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 kellett + everybody talks too much

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Kelly Ward
Kelly Ward
le second souffle
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ÂGE : 37 ans (30/09/83), ne lui mentionnez même pas la quarantaine
SURNOM : Lee, elle préférera d'ailleurs cela à son prénom complet, un brin trop fifille à son goût
STATUT : divorcée de Chad début 2017, elle oscille entre son besoin d'introspection et des sentiments d'antan, jamais oubliés, éternellement à sens unique
MÉTIER : host de son talk show culinaire "Chop & Talk with Kelly Ward", vous pouvez la voir tous les vendredis sur Network 10. Sommelière de métier, elle a ouvert sa propre cave à vins, Divino, en centre-ville en mars. Elle ne se serait jamais vue businesswoman, mais faut croire que ça lui colle à la peau plus qu'elle ne veut bien l'admettre.
LOGEMENT : #24 latimer road, logan city, un voisinage (presque) irréprochable
kellett + everybody talks too much Tumblr_oqogivrAZ01uutgwwo2_400
POSTS : 1553 POINTS : 140

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Banale, conformiste, sans faux plis, sans drama. Fille unique, ses parents sont témoins de Jéhovah. Vit dans une bulle de clichés et de stéréotypes. Traverse une foule de remises en question liées à son divorce et sa stérilité. Souriante, trop gentille, ne sait pas dire non. Ne donne jamais son avis, n’aime pas débattre. Elle conçoit une partie de ses robes, ne le mentionne jamais. A une incroyable mémoire. Maîtrise le small talk comme personne. A un chien, Tobey le Beagle. Excommuniée, elle n'a plus le droit de parler à ses parents.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
kellett + everybody talks too much PQOw3qX
CHELLY + You start to wonder why you're here not there and you'd give anything to get what's fair, but fair ain't what you really need.
Chad #5

kellett + everybody talks too much RhHPkt3
KELLSSAN + Now my heart feel like an ember and it's lighting up the dark, I'll carry these torches for ya that you know I'll never drop.
Hassan #6

kellett + everybody talks too much B5ZT2i7
KELLOAN + We're the best of friends Insisting that the world keep turning our way And our way, is on the road again
Kelloan #11

kellett + everybody talks too much 6prs
NEIGHBOURHOOD DRAMA + Bennett - Emily

Sofia

(6/5)

kellett + everybody talks too much 0eef

RPs TERMINÉS : Kane #1 - Joanne - Hassan #1 - Leena #1 - Chad #1 - Kane #2 - Casey - Kane #3 - Hassan #2 - Evelyn - Joanne #2 - Hassan #3 - Chad #2 - Casey - Amos - Hassan #4 - Spencer - Chad #3 - Kane #4 - Leena #2 - Amos #2 - Hassan #5 - Chad #4

kellett + everybody talks too much Rn9djud
ROA : Kelloan #1 - Kelloan &Kane &Liam - Kelloan #2 - Kelloan #3 - Kelloan #4 - Kelloan #5 - Kelloan #6 - Kelloan #7 - Kelleen - Kelloan #8 - Kelloan #9 - Kelloan & Friends - Kelloan #10 - WE WON !

abandonnés : Clarence
AVATAR : keira knightley
CRÉDITS : loonywaltz - joseph pour le beagle ♥
DC : jamie, lou & marcus
PSEUDO : loonywaltz
Fluide/non-binaire (iel/ellui)
INSCRIT LE : 21/10/2017
https://www.30yearsstillyoung.com/t17234-kelly-you-look-so-fresh-from-the-cleaner https://www.30yearsstillyoung.com/t11382-i-feel-safe-in-the-5-am-light https://www.30yearsstillyoung.com/t21065-kelly-ward#837692 https://www.30yearsstillyoung.com/t18695-kelly-ward

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Message(#) Sujet: kellett + everybody talks too much kellett + everybody talks too much EmptyDim 21 Fév - 16:08



► EVERYBODY TALKS TOO MUCH
@Bennett Giller & KELLY WARD

Never thought I'd live To see the day When everybody's words got in the way

“Vous êtes bonne amie avec les Giller, hm ?” Oui, elle l’était. Elle connaissait Emily depuis longtemps et avait rencontré Bennett lorsqu’ils se marièrent. Elle appréciait leur compagnie indépendamment l’un de l’autre de temps en temps. Ils étaient tous deux des personnes décentes. De bons voisins. De bons amis. “Mais vous êtes plus proche du mari, hm ?” La manière dont Mrs Pettinger soufflait ses points d’interrogation du bout du nez commença doucement à irriter Kelly comme le bruit d’un moustique tournant autour de sa tête. Elle plissa les yeux, incertaine de comprendre le but de la question -ou de vouloir le comprendre. Elle qui pensait recevoir une confidence saisissait qu’elle faisait partie du ragot. D’un mouvement de tête, les cheveux ondulants sur ses épaules, la brune attendait des détails supplémentaires sur ce que sa voisine entendait par là, sur ce qu’elle était supposée répondre à pareille vague interrogation. “Eh bien, vous semblez passer beaucoup de temps ensemble, juste tous les deux.” Son sang ne fit qu’un tour tandis que son estomac se nouait de stupéfaction. “C’est ce qui se dit en tout cas.” Ses joues rosirent, mélange de honte et d’agacement. “On pourrait se poser des questions.” Ce “on” raidit tous les muscles de son corps. Ses mains se crispèrent sur la paire de gants de jardinage couverts de terre qu’elle portait un peu plus tôt pour arranger ses fameux bégonias. On pouvait bien se mêler de ses affaires. On ferait mieux de s’occuper de son propre mariage. On ne devrait pas autant afficher une mine réjouie à l’idée d’avoir enfin trouvé de quoi faire une tâche sur l’image trop parfaite de la miss Ward. On ferait mieux de reculer d’un pas et cesser d’écraser sa pelouse impeccablement tondue à cinq millimètres de hauteur -pas un de plus. “Bennett et moi sommes juste amis.” fut ce qui traversa ses lèvres ornées du plus gracieux des sourires, la voix douce, le ton calme, le regard serein. Lee n’avait rien à se reprocher, rien à cacher. Pourtant, à la manière dont sa voisine la détailla avant de s’en aller, elle sut qu’elle avait prononcé exactement les mots qu’un coupable dirait. En tout cas aux oreilles de quelqu’un s’étant déjà fait son idée.

Mince.” De retour du travail quelques jours plus tard. La robe de la sommelière fut attrapée par la portière de sa coccinelle lorsqu’elle l’avait claquée, l’esprit distrait. Coincée là, l’air bête, son regard glissa le long des trottoirs de la rue à la recherche d’une silhouette susceptible d’être témoin du spectacle comique qu’elle offrait malgré elle. La seule personne qu’elle trouva fut Bennett, à moins de cent mètres, avançant dangereusement dans sa direction d’un pas déterminé. Re-mince. Rapidement, Kelly rouvrit la voiture, se dégagea et fit claquer ses talons le long de son allée de garage jusqu’à sa porte d’entrée. Elle s’était promise de ne plus être vue de nouveau en sa compagnie si Emilie n’était pas avec eux dans l’espoir que la rumeur disparaisse avec le temps. Elle était parfaitement capable de sacrifier quelques conversations autour d’un verre de vin avec lui au nom de sa réputation. Elle pouvait également annuler un futur baby-sitting de Jonah -et tous les prochains- pour marquer la distance pendant un temps. Mais l’avouer était une autre paire de manches, et la brune n’avait pas le courage de faire face à la moindre confrontation. Dans la précipitation de ses mouvements, sa dextérité habituelle lui fit faux bond et ses clés lui glissèrent des mains -évidemment. “Flûte.” Immédiatement baissée, ses doigts devenus moites la ralentirent un peu plus. Lorsqu’elle se redressa dans un tintement de trousseau, son voisin l’avait quasiment rejointe. Impossible de lui échapper sans démontrer clairement son intention de le fuir lâchement -et cela non plus, elle ne l’admettrait pas tout haut. Alors son masque de bonne voisine se calqua immédiatement à son visage tandis qu’elle faisait volte-face en sa direction, anticipant son arrivée d’un “Hey, Bennett !” le plus chaleureusement du monde. “J’adorerais avoir le temps de papoter mais je ne fais qu’un saut et je file.” prétendit-elle, toute à son aise dans l’improvisation d’excuses montées de toutes pièces. Lee n’aimait pas mentir, mais elle estimait que parfois cela était préférable à certaines vérités et discussions inconfortables. Et elle ne voulait pas être celle qui devrait expliquer que le voisinage le croyait infidèle à son épouse ; aussi mal cela la faisait sentir, un bobard valait mieux que cette position.






It's empty in the valley of your heart The sun, it rises slowly as you walk Away from all the fears And all the faults you've left behind







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Bennett Giller
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ÂGE : 37 ans, l'approche tranquille de la quarantaine, esprit libéré de la crainte des années.
SURNOM : Ben pour les intimes, et c'est à peu près tout.
STATUT : Son mariage l'a sauvé à beaucoup d'égards. Ils l'ont sauvé : elle et Jonah, né le 7 juillet 2018.
MÉTIER : Sculpteur de rêves, ciseleur d'illusions, polisseur d'images en trois dimensions. Il voue sa vie à l'art du volume, pétrit les formes pour les dompter, cherche dans ses doigts le contour d'un autre monde.
kellett + everybody talks too much 3257255356_1_7_yGi58REq
POSTS : 115 POINTS : 550

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : n'est rien sans ses proches, essaye de les mériter ▲ fait semblant d'avoir arrêté de fumer et de boire depuis la naissance de son fils ▲ amoureux de la nature ▲ calme et cartésien jusqu'à ce que ses vieux défauts ressurgissent ; vanité, arrogance, colère, il les collectionne. ▲ a trouvé sa voie tardivement mais se sait fait pour l'art ▲ défendra ses amis dans le tort ▲ sujet aux cercles vertueux comme aux cercles vicieux, multiplicateur d'émotions ; son silence est trompeur
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : Archie + Ginny 6 + Kelly + Helena + Emily + Chloe + Ginny 8 + Auden 3 + Ginny 9

(9)
RPs TERMINÉS : Ginny (fb) + Ginny 2 + Ginny 3 & Auden + Ginny 4 (fb) + Ginny 5 (fb) + Auden + Ginny 7 (fb) + Eddie
AVATAR : Joseph Gordon-Levitt
CRÉDITS : Balaclava
DC : 0
INSCRIT LE : 21/12/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t35764-bennett-deserts-fall-in-love-with-the-rain https://www.30yearsstillyoung.com/t35848-they-shall-prove-god-wrong-bennett

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Message(#) Sujet: Re: kellett + everybody talks too much kellett + everybody talks too much EmptyMar 23 Fév - 18:46


Bennett sociabilisait peu, dans le voisinage, sauf par l’intermédiaire de son épouse ; la culture de l’hospitalité, de la curiosité spontanée pour le reste du monde n’étaient pas spécialement de son ressort. Si bon gré, mal gré, leur famille avait fini par faire partie du cliché, de l’instantané coloré des rues toutes droites et des habitants heureux, c’était moins par la minutie avec laquelle il soignait ses relations que par sa passivité générale, qui l’empêchait d’en détériorer aucune. Réseauter pour réseauter mangeait un temps que Bennett n’avait pas, à équilibrer vie de famille, profession et gestion émotionnelle sur le fil du quotidien. Stabilité, donc ; cordialité, services mutuels, indifférence à l’occasion. Quelques exceptions désagréables allaient contre cette loi, lui attirant des remarques lorsque l’insonorisation de l’atelier était encore imparfaite ; quelques exceptions sympathiques, parmi lesquelles certaines avaient fini par devenir régulières dans son paysage mental. De toute façon, le microcosme externe lui importait beaucoup moins que l’intérieur de sa maison ; ni ermite, ni prodigue d’attention au bruit qui courait les rues. Bennett vivait ainsi avec tous les avantages de faire partie d’une zone respectable, sans l’inconvénient d’entretenir lui-même cette respectabilité. Et puis c’était de l’urbain aéré, pas compressé comme les appartements qu’il avait pu habiter plus au nord ; traversant nonchalamment le parc, il débouche sur sa rue quelques instants plus tard. On peut sortir, samedi ? Fait la voix d’Emily dans sa tête en même temps que le sculpteur consulte sa notification ; à une poignée de minutes de rentrer chez lui, la vague impression d’avoir oublié quelque chose le saisit sans s’éclairer. Le hasard faisant bien les choses dans certains univers, la silhouette embarrassée de Kelly s’interpose entre Bennett et la direction de son logement ; une des exceptions sympathiques dans le décor qui lui permettait d’être lui-aussi un homme décent, une personne consensuelle, loin de vieilles casseroles que personne ici n’était en mesure de deviner. (Elle ne le remarque pas ?) Le signe de main de Bennett est perdu pour l’œil humain – qu’à cela ne tienne, elle se coince dans sa voiture, s’extirpe à grande peine, assez pour qu’il ne la perde pas de vue. Qu’elle perde ses moyens et enchaîne les maladresses n’est pas un détail qui échappe à l’œil aiguisé de Bennett ; mais faute de raisons de s’y attarder, le trentenaire se contente d’arriver à sa hauteur au moment où le léger contretemps voiturier se trouve réglé. Comme tout chez la jeune femme – manières discrètes, convenues, tirée à quatre épingles. Quelques années de connaissance n’avaient pas suffi à dissiper totalement l’impression de stéréotype qui pouvait parfois s’en dégager. Mais l’entrée de Bennett dans le voisinage avait aussi été celle de l’apprentissage tardif des normes sociales qui devaient lui permettre de s’intégrer dans le paysage de la bonne petite vie sans faire de vagues ; une rédemption longuement poursuivie, acquise par le silence des accrocs dans le foyer Giller. Quand bien même ? Le scandale lui paraissait d’échelle ridicule, le commérage, une crainte absurde au vu de la monotonie dans laquelle il s’enfonçait malgré lui.

Il fut un temps, le cynisme aurait été la première arme de Bennett en face de cette existence soigneusement disposée ; constatant les bienfaits de la normalité, il s’était résolu, dans une certaine mesure, à faire confiance au pouvoir de l’apparence, et à ne pas se formaliser du caractère un peu trop voyeur du quartier. Avec un verre de rouge pris de temps en temps auprès de la sommelière, qui n’avait rien d’inquiétant même pour les esprits les plus puritains, et quelques autres liens réguliers, l’assimilation de Bennett dans le paysage local n’était pas remarquable, ni critiquable. Mais Kelly devance rapidement sa réflexion, d’un salut enthousiaste – trop, sans doute. « Hey, Bennett ! » C’était l’inconvénient de Kelly, cette constance dans la voix et l’attitude qui empêchait les pourtant performantes capacités de lecture du sculpteur de lui être d’une quelconque utilité. Les failles des expressions faciales, le faiblissement de l’inflexion, une tournure alambiquée ; les trahisons ordinaires de la pensée, perçant dans le langage corporel et verbal, n’échappaient pas à Bennett. Kelly, habituellement, formait l’une des exceptions à cette règle – et par défaut, par routine, il avait choisi de croire qu’elle était sincère, que sa manière d’être parfois trop lisse n’avait aucune raison sourde à laquelle il valait la peine de s’intéresser. Au-delà, sa compagnie était agréable. « J’adorerais avoir le temps de papoter mais je ne fais qu’un saut et je file. » Habituellement ; mais il suffit de clés qui tombent et d’un air curieusement heureux de le voir pour que Bennett se rappelle. Elle filait, mais pas si vite, n’est-ce pas ? « T’as laissé un gilet à toi la dernière fois, ça fait une semaine que j’essaye de te croiser, » lâche-t-il, désignant par-dessus son épaule la direction du numéro 48, où Kelly, en habituée, avait pu jouer les sauveuses en évitant à Emily et lui de se procurer une baby-sitter d’urgence. En voisin exemplaire, il se propose évidemment de remédier à la présence insignifiante de ce vêtement sur son porte-manteau. « Tu vas quelque part ? Ça prendra deux minutes. » Un saut ferait amplement l’affaire, c’était l’histoire de quelques dizaines de mètres, elle n’était quand même pas si pressée – quoique le doublet chute de clés et portière paraissait vaguement suspect. « Ou alors tu peux le reprendre samedi, tu étais libre, pas vrai ? » Cochant la case de ce détail oublié – il n’avait pas souvenir d’une confirmation, mais il avait dû mal s’exprimer tantôt ; loin d’imaginer que la jeune femme ferait faux bond au bambin ; loin d’imaginer qu’on pouvait vouloir l’éviter. Que Kelly, en tout cas, qui lui avait toujours semblé une personne de peu de grief, et qui incarnait la voisine sans problèmes par excellence, veuille l’éviter.


you want it darker
––– There's a lover in the story But the story's still the same There's a lullaby for suffering And a paradox to blame but it's written in the scriptures, you want it darker φ  we kill the flame –––––––––––––
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Message(#) Sujet: Re: kellett + everybody talks too much kellett + everybody talks too much EmptyLun 22 Mar - 17:52



► EVERYBODY TALKS TOO MUCH
@Bennett Giller & KELLY WARD

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Bien sûr, Dieu, l’univers, le karma ou qu’importe ce en quoi vous croyez n’allait pas laisser Kelly s’en sortir avec sa lâcheté inavouée. Bien sûr que sa robe allait se prendre dans la portière de sa voiture, et bien sûr que ses clés allaient lui échapper des mains. Tout ce que le Seigneur avait eu la bonté de lui épargner fut de lui briser un talon quelque part le long de son allée et peut-être lui fouler la cheville afin de la punir de la grande stratégie d’évitement qu’elle avait mentalement mise au point. Non, Lee ne pourrait pas fuir, pas cette fois, et en son fort intérieur, quelque part, elle savait d’ors et déjà que ses meilleures excuses et ses plus grands sourires ne lui permettraient pas d’esquiver l’éléphant dans la pièce bien longtemps. Cependant, il n’y avait aucun mal à gagner du temps -autant que possible d’ailleurs. Peut-être que Bennett se laisserait avoir par un de ses écrans de fumée, peut-être se lasserait-il rapidement de se battre contre les pirouettes de sa voisine. Il ne lui restait plus qu’à prier intérieurement pour l’une ou l’autre de ces options, car il était hors de question de rapporter aux oreilles du brun la rumeur dont elle avait eu vent. Il n’était pas une personne intéressée par les ragots de quartier et probablement que sans elle et Emily, il ne ferait pas grand cas de s'intégrer à la communauté. Et c’était sans doute tant mieux pour lui. Si colporter quelques gossips sans incidence pouvait être une distraction comme une autre dans un coin comme Logan City, être la cible d’une sérieuse rumeur avait aisément le pouvoir d’affecter le quotidien. Lee n’avait ni les épaules, ni le courage de se battre contre le courant. En revanche, elle savait exactement comment envoyer ces murmures aux oubliettes, et c’était ce qu’elle comptait faire. Bennett n’avait pas besoin de savoir. Emily n’avait pas besoin de savoir.

Oui, avec un peu de chance, le brun tournera les talons en un rien de temps. Incapable de se montrer rude avec un voisin, l’australienne n’osa pas le couper ni lui claquer la porte au nez en insistant fermement sur son excuse de femme pressée. Elle était toujours patiente, toujours disponible, toujours aimable, et bien que le masque tirait parfois, elle ne paraissait jamais fatiguée de l’arborer. « T’as laissé un gilet à toi la dernière fois, ça fait une semaine que j’essaye de te croiser. » Lee avait tiré un trait sur ce gilet à la seconde où elle avait entrepris d’installer de la distance entre elle et les Giller. Elle ne manquait pas de cardigans, elle ne lâcherait pas une larme pour un bout de tissu. C’était un dommage collatéral supplémentaire de sa volonté de les préserver tous. “J’ai été très occupée. Essayer de monter un business, c’est pas de tout repos.” répondit-elle, usant d’un prétexte qui n’avait rien d’une fumisterie. Cela faisait bien des mois que la sommelière s’était promise d’avancer dans son projet d’ouvrir une cave à vin en centre-ville mais seulement quelques semaines qu’elle avait véritablement mis le pied à l’étrier. Elle avait enfin trouvé le local idéal où projeter sa vision et débutait d'importants travaux afin de la réaliser. En parallèle, l’offre d’une productrice était parvenue à elle et la réflexion à ce propos tournait chaque seconde de chaque jour dans un coin de son esprit. En somme, miss Ward était devenue une personne occupée, mais son énergie naturelle lui faisait tenir le cap sans effort. « Tu vas quelque part ? Ça prendra deux minutes. Ou alors tu peux le reprendre samedi, tu étais libre, pas vrai ? » Flûte, zut, crotte de biquette. “Oui, non, à ce propos…” Voilà une conversation que l’australienne aurait mille fois préféré gérer au téléphone, bien en sécurité entre les murs de son foyer tandis que Bennett serait de l’autre côté de la rue d’où il ne pourrait pas lui lancer de regard déçu, surpris ou vexé susceptible de la faire culpabiliser. Mais samedi approchait, et se confirmer ce soir pour mieux annuler le lendemain demandait deux fois plus de trempe que d’arracher le pansement à la première occasion. “Je suis vraiment désolée, je ne vais pas pouvoir garder Jonah, je…” À toute allure allaient les engrenages dans son cerveau, tentant de monter une bonne raison de toutes pièces. Elle n’était définitivement pas douée pour le mensonge, Kelly. Avait-elle seulement besoin d’une excuse ? Elle n’était plus une enfant qui devait faire signer son billet d’absence par l’administration de l’école. “J’ai un empêchement.” fit-elle donc, la voix grinçante sur la fin, nécessitant qu’elle s’éclaircisse la gorge. Bennett allait devoir se contenter de cela. “Et si Emily aime le gilet, qu’elle le garde, d’accord ?” elle renchérit avant de commencer à triturer ses clés, signifiant subtilement à son voisin qu’ils devaient écourter la conversation et son intention de rentrer chez elle. Nerveusement, son regard noisette se posait de temps en temps sur la rue en quête d’une silhouette suspicieuse, quelqu’un qui les verrait ensemble et userait de cette simple vision hors contexte pour alimenter un peu plus les ouï-dire. Son sourire se crispait de gêne. Vraiment, il devait partir.






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Bennett Giller
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Message(#) Sujet: Re: kellett + everybody talks too much kellett + everybody talks too much EmptyJeu 1 Avr - 1:32


Kelly était là sans être là, connaissait la maison de longue date, pouvait, semble-t-il, prétendre à quelque chose d’un peu mieux que l’espèce de flagornerie aux visages de cire qu’étaient les conversations de voisins. Pourtant, elle s’effaçait, elle reculait, passait d’ombre à poussière d’air tandis que ses expressions vacillaient à tenter de masquer les signes de plus en plus évidents. « J’ai été très occupée. Essayer de monter un business, c’est pas de tout repos. » Le contraste entre l’empressement de Kelly et la placidité de Bennett devient de plus en plus grotesque à mesure que toutes les petites manipulations semblent converger vers une situation où Bennett serait un intrus, et Kelly une personne qu’il dérangeait. Voilà qu’il était insistant, les critères s’en déforment avec la rapidité des réactions de l’œnologue, ses phrases courtes et informatives, son refus d’engager la conversation plus en avant. Et après tout, Bennett ne courrait pas après les gens. Mais paradoxalement, signifier à l’artiste un refus net de communiquer était bien plus susceptible de fonctionner qu’emprunter les détours et les prétextes dans lesquels Kelly s’enfonçait. « D’ailleurs, comment ça se – » Non, pas de conversation, décidément… «  Oui, non, à ce propos… » Les hésitations succèdent au truchement avec la limpidité que n’avaient pas les paroles de Kelly, au rythme d’une vaste confusion ; l’absence de sixième sens de Bennett était loin de le rendre aveugle au mouvement étrange de fuite ou d’anxiété qui semblait se saisir de son interlocutrice. Peut-être l’effet de… monter un business, je ne sais pas, ça rend les gens fous, on ne sait jamais bien. Les crânes sont opaques, quoique Bennett aimait à se croire très compétent dans la cryptographie des figures ; se pensait en mesure d’assigner une définition à chaque détail que sa passion d’analyse des êtres et des choses le poussait à déchiffrer en permanence ; et Kelly était nerveuse, parce que quelque chose la rendait nerveuse, et quelque chose devait être sa carrière. Ce qu’il fallait démontrer. Ce qu’elle voulait qu’il démontre. « Je suis vraiment désolée, je ne vais pas pouvoir garder Jonah, je… » Légèrement surpris, le fin de trentenaire n’a pas même le temps de la dispenser d’explications qu’elle reprend, broderies au bout des doigts, curieusement décidée à tisser des excuses là où un message en amont aurait probablement suffi… après tout, ça faisait une semaine qu’il essayait de la croiser. Le succès c’est très relatif, le rêve américain, lui toujours à deux doigts de rater sa vie, etc, etc. Quand même. « J’ai un empêchement. » « Ah. » Si Kelly était passée maître dans les techniques de la diplomatie sociale, Bennett avait la sincérité juste moins que tranchante, fuyante et visible, camouflée dans les plis d’une toge d’indifférence dont il n’était guère difficile d’entrevoir la couleur réelle. Il trouverait quelqu’un d’autre, c’était tout à fait ordinaire qu’on se désiste pour motifs impérieux ; ou il ne trouverait personne, parce qu’on était jeudi et que samedi approchait dangereusement. Enfin, il trouverait, puisqu’il devrait trouver. « Et si Emily aime le gilet, qu’elle le garde, d’accord ? » Pas con à ce point, non. Les mensonges, ou les vérités méconnaissables d’être bariolées de fard et d’outrages, tenaient encore sans cette dernière sortie, tellement fuyante, étrange à souhait, jurant à la fois avec la tranquillité que Kelly s’efforçait de garder et la logique de cet univers pourtant terriblement simple, peut-être simpliste, où elle venait chercher son gilet, à cinq minutes à pied. Peut-être moins.

Le bruit des clés a le son qu’on fait pour chasser les animaux ; les yeux qui déraillent pour mieux suivre la voix, achèvent d’altérer sensiblement la présomption d’innocence que nourrissait jusqu’ici Bennett à l’égard de la théorie de la fuite. « Je peux l’apporter. Mais tu devrais peut-être pas y aller dans cet état, » lâche-t-il, toujours planté sur ses jambes comme s’il était vissé au trottoir plutôt que de s’évaporer, ainsi qu’elle le lui signifiait subtilement. Peu importait où était y, peu importait si Bennett avait compris qu’il n’y avait pas de y, ou s’il se contentait de vérifier par prospection la curieuse impression qui se faisait en lui. « Ça va ? » T’as l’air sacrément angoissée pour une discussion aussi peu palpitante sont les mots qui ne passent pas la frontière, mais Bennett n’était pas encore au stade de la sollicitude, et la nécessité d’écarter le soupçon qu’elle ne faisait pas semblant d’être angoissée pour l’éviter n’était pas très loin. C’est le boulot, c’est la cave, c’est la crise économique, c’est la météo parfaite. C’est Bennett, évidemment que c’est Bennett. ‘Qu’elle le garde, d’accord ?’ Et à jamais, aurait-elle pu ajouter dans le même souffle, sans rompre aucune continuité. « Tu… » veux que je parte, mais les gens semblaient décidés à lui couper la parole aujourd’hui : fort dommage, parce que Bennett et son aspiration particulière aux mots clairs étaient fort à même de trancher ce genre de nœuds conversationnels par la force, à défaut d’en remonter les fils. « Bonjour ! Belle journée, pas vrai ? » Le sourire gracieux de cette chère Donna Caldwell du numéro vingt-neuf, peignée à une mode qui ne lui évoquait aucun terme, si ce n’était ancien, s’attache à chacun des deux interlocuteurs avant de disparaître dans l’urgence d’un empêchement ; empêchement qui ôtait probablement à madame Caldwell toute possibilité d’intervenir plus en avant dans leur conversation. Prunelles d’un jade sale sur lui, elle, lui encore, puis plus rien. Bennett ne connaissait pas la femme qui venait de les saluer en coup de vent, si ce n’était d’apparence, de l’autre côté de la rue ; il confond alors naturellement l’étincelle de complicité luisant dans ses iris verdâtres avec cette bienveillance guindée des gens qui parlent pour ne rien dire. En somme, l’intervention de cette autre voisine n’avait eu aucune conséquence dramatique sur l’état d’esprit du sculpteur, qui se retourne néanmoins vers Kelly, une fois l’oiseau envolé. « Tu la connais ? » Parce que lui n’avait strictement rien fait pour mériter cette salutation appuyée ; mais Kelly si sociable, Kelly si versée dans le réseautage et la vie de quartier, devait avoir des connections particulières qui faisaient qu’on la saluait avec une telle emphase. Belle journée, haussement de sourcils, les avait dévisagés tour à tour, une fois, puis deux. Avait jeté un coup d’œil par-dessus son épaule en s’éloignant. Tout sourire. Tout bienveillance. Elle, en tout cas, avait l’air de les connaître.

Spoiler:
 


you want it darker
––– There's a lover in the story But the story's still the same There's a lullaby for suffering And a paradox to blame but it's written in the scriptures, you want it darker φ  we kill the flame –––––––––––––
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