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 (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME

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Amos Taylor
Amos Taylor
les raisins de la colère
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ÂGE : 43 ans (02/05/1977)
SURNOM : Quelle idée !
STATUT : Elle a gommé ses ratures, effacé ses coquilles. Elle lui a rappelé que derrière le tragique se terrent parfois de belles histoires d'amour.
MÉTIER : Il gère, à l'essai et pour le compte du Club, un casino clandestin.
LOGEMENT : Il vit depuis janvier avec Raelyn au 721 Daisy Hill Road à Logan City, dans un loft dont il tait l’adresse.
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POSTS : 3438 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Il ne cuisine pas, mais il sait faire à manger › C'est un excellent nageur › Après l'accident, il n'a plus plongé pendant des années. Il a recommencé récemment grâce à Raelyn › Alcoolique notoire. Il arrive qu'il l'admette.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME E3c7
Amelyn 40UA 2DZ ▬ Every breath you take and every move you make, every bond you break, every step you take, i'll be watching you.
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Taylor family Liam 4Chad 3 ▬ By faith, being moved by the fear of God, he made ready an ark for the salvation of his family
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Olivia ▬ If this world makes you crazy and you've taken all you can bear. You call me up because you know, I'll be there and I'll see your true colors.
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UNIVERS ALTERNATIFS :


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RPs EN ATTENTE : Olivia › Ariane › Ezra › Ichabod › Jack › Molly › Sasha


RPs TERMINÉS : Liste mise à jour dans la fiche de liens.


PSEUDO : Ci!
AVATAR : Bradley cooper
CRÉDITS : Lux Aeterna (avatar) Sunflower (gif) Livia (code signature)
DC : Edward Rhodes
INSCRIT LE : 16/12/2019
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Message(#) Sujet: (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME EmptyDim 21 Fév - 21:43






DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME


Les férus de tourisme nous jugeraient sévèrement pour notre oisiveté. Qui, à Paris, traînerait au lit jusqu’à pas d’heure ? Qui sortirait pour quelques heures à peine et serait heureux de retrouver le confort de sa chambre avant la tombée de la nuit ? Quels amoureux ne transformeraient pas leur séjour pour se rouler dans le romantisme et s’en mettre plein les mirettes ? Lesquels pousseraient un soupir de soulagement en s’enfermant en solitaire dans la suite, si ce n’est Rae et moi ? Ce n’est pas la lassitude de notre ville australienne qui nous maintient à l’écart du monde extérieur. Ce n'est pas non plus - ou pas tout à fait - par méfiance vis-à-vis des autres que nous les fréquentons peu. L’explication la plus probante à notre routine, c’est qu’à un moment donné au cours de notre histoire, nous avons fusionné. Quand ? Je l’ignore. Pourquoi ? Certainement parce que c’est rassurant. Mais, à ces questions, je ne cherche aucune réponse. Je me contente de cette réalité : nous sommes devenus l’essentiel de l’autre. Nous le sommes au même titre que respirer, boire, manger ou dormir. Nous ne craignons ni nos silences ni la récurrence de nos ébats puisque nous nous réinventons et que nous nous soignons l’un l’autre de nos addictions par compensation. Est-ce sain ? Peu de chance. Mais, nous nous aimons. Nous nous dévouons nos coeurs et n’est ce pas louable ? N’est-ce pas la panacée ? N’est-ce pas là de quoi anoblir notre couple auto-centré au point de trouver cette marotte normale ? Nous blâmera qui voudra, ce mode de vie en autarcie participe à notre bonheur et moi, j’y trouve mon compte. Il met en cage ma peur de la perdre. Il tient en laisse ma jalousie. Ici, à Paris, il m’autorise même à réclamer sans exiger que nous coupions nos téléphones pour quarante-huit heures, deux jours désormais révolus. Quoiqu’elle m’embête, j’ai des obligations en tant que fils, frère ou ami. Aussi, au petit matin, alors que ma complice sommeillait encore, j’ai adressé autant de messages que nécessaire afin de ne froisser personne et me vider la tête de cet impératif bienséant. J’ai veillé à n’oublier personne et, le coeur plus léger qu’une plume, j’ai profité d’une balade - courte, cela va sans dire - sans m’inquiéter de mes proches et des fêtes de Noël qui se déroulent sans moi, à l’autre bout du monde, à Kilcoy. J’ai même marivaudé avec ma dulcinée de la première seconde jusqu’à celle où nous sommes finalement rentrés. Sans surprise, je n’ai rien trouvé de mieux pour nous réchauffer - dehors, il neige - que d’initier un peau à peau qui, normalement, aurait dû s’achever sous la douche italienne toute de marbre conçue. C’était le plan de départ, mais mon portable a vibré une fois de trop contre le parquet. Rangé au fond de la poche d’un jean abandonné à terre à côté des bas nylon de Rae, j’ai vaillamment tenté d’ignorer que j’étais rappelé à l’ordre par mon existence terre à terre. Au terme de la quatrième tentative, agacé par le bruit incessant des vibrations, irrité par l’insistance de mon futur interlocuteur, il m’a semblé judicieux d’interrompre un baiser prometteur au profit de ma curiosité. C’était trop alarmant pour que j’assume mon indifférence. « Bouge pas de là. Je vais faire couler un peu d’eau. Elle sera plus vite chaude.  » me suis-je donc défilé non sans un dernier baiser sur les lèvres d’une Rae en lutte avec la contrariété. Sans doute s’imagine-t-elle que je cherche à la prendre pour une idiote, mais elle se trompe. J’estime que je suis le larron qui profite d’une occasion pour rassurer mon prochain interlocuteur et pour parfaire le décor de nos jeux favoris. En quittant le matelas, je n’ai pas saisi l’ampleur de la méprise qui suivrait. Récupérer mon téléphone était une mauvaise idée. M’enfermer dans la salle de bain et décrocher à une Olivia à mi-chemin entre l’enthousiasme et l’agacement, une erreur monumentale. J’étais loin de me figurer que je signais les prémices non pas d’une querelle, mais d’une réelle dispute, une que je redoutais à cause de ce qu’elle met en évidence notre désaccord le plus notable, notoire et destructeur : mes projets de vengeance. Au contraire, je me serais abstenu de m’étendre en promesse auprès de mon amie. Je me souviens parfaitement la déchirure de mon cœur quand la silhouette de Raelyn, bras croisés sur sa poitrine, m’est apparue dans l’encadrement de la porte de la salle de bain. Je m’en rappelle distinctement parce que j’ai deviné qu’elle ne se rallierait pas à ma cause dès lors qu’elle est frustrée et froissée. « Qu’est-ce qui se passe ? Tu as faim ? Tu veux qu’on descende ? » ai-je proposé, innocemment, pas assez bête pour considérer que la pirouette sera acclamée, mais assez con pour ne pas percer l’abcès moi-même, je l’ai dévisagée et j’ai regretté aussitôt mon excès de mauvaise foi. Je l’ai regretté, vraiment, et pourtant, je me suis renfrogné d’emblée, optant pour la défensive et non pour l’attaque. Qui sait, peut-être cette soirée n’est-elle pas complètement perdue...si tant est que je reste là, assis sur le rebord de la baignoire, histoire de ne pas commettre l’audace de la prendre dans mes bras comme si j’étais hermétique à son humeur.


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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
le mont des vanités
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ÂGE : 34 ans (23.12.1986)
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Elle a mis son cœur entre les mains d'Amos : elle est de nouveau sienne, elle n'a plus peur cette fois.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021.
LOGEMENT : Elle a emménagé avec Amos dans un viel entrepôt transformé en luxueux loft au 721 Daisy Hill Road à Logan City. L'adresse de leur logement est un secret que le couple garde jalousement.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › terrorisée par la solitude, elle l'a longtemps fuie dans les bras d'inconnus avant de tomber amoureuse d'Amos › a décidé en novembre 2020 de chasser Mitchell du Club et d'en récupérer le contrôle coûte que coûte
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
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amelyn #40 I don't know just how it happened, I let down my guard, swore I'd never fall in love again but I fell hard. You came into my crazy world like a cool and cleansing wave. Before I knew what hit me, baby, you were flowing though my veins. I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of.
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halsyn #5 & #6Let's play pretend, let's act like it comes naturally. It ain't easy growin up in World War three, can we work it out ? Can we be a family ?

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sasha #1 Cause I was born, I was born to the night. In the night, I survive all the poison, the pleasure, the highs. Dusk 'til dawn, in the city where the wild things are. When the wolves are out, no doubt they're cryin' out my name

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Destiny was for fools. She would not wait for her life to happen. She would make it happen

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RPs EN ATTENTE : geo #1 › finnley #2
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CRÉDITS : inconnu (avatar) loonywaltz (UB) & harley (crackship)
DC : Lucia Whitemore, le sacre du printemps (ft. Phoebe Dynevor)
INSCRIT LE : 21/02/2019
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME EmptyLun 22 Fév - 10:03




DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME 873483867

Notre bulle, j’aimerais nous y enfermer. Elle m’est tant devenue nécessaire ces derniers jours que je serais en droit de douter de ma santé mentale, de la nôtre, et certains se demanderaient certainement si elle est saine, cette façon de faire. Ne devrions nous pas profiter de ce que la ville a à offrir à chaque instant où nous sommes éveillés ? Ne devrions nous pas rentrer tous les soirs, une fois la nuit tombée, les jambes endolories et les pieds fatigués d’avoir arpenté Paris à la recherche de toutes les merveilles que la capitale a à offrir ? Bien sûr, nous ne passons pas toutes nos journées enfermés dans notre chambre d’hôtel. Nous disséminons quelques balades - à deux, toujours exclusivement à deux - dans nos journées avec parcimonie. La ville lumière mérite sa réputation, ou bien est-ce la période des fêtes qui la rend plus magique encore, mais c’est de pouvoir profiter de quelques jours avec Amos et coupés du monde qui me ravit. A partir de là, ne pas jeter un œil à mon téléphone n’a pas eu des allures d’effort. Je l’ai abandonné dans un compartiment de ma valise le premier jour, et ne l’ai sorti que quelques heures pour capturer quelques clichés en le conservant hors ligne.

A ses côtés je me redécouvre ou, plutôt je laisse la part belle à des pans de ma personnalité qui ne s’expriment qu’avec lui. Lui chercher un cadeau de substitution - le scaphandre dégoté sur la foire aux antiquités est resté à Brisbane - sans qu’il ne s’en rende compte a été ma mission des deux premiers jours et, la veille, lorsqu’il a déballé le papier cadeau et ouvert la boite en velours contenant deux boutons de manchettes en forme de gouvernail, j’aurais juré être fébrile. M’inquiéter de si oui ou non mon cadeau plaira ne me ressemble pas. M'enivrer du plaisir d’offrir non plus. Mais avec lui, ces choses deviennent naturelles et, si je ne l’avouerais pas à voix haute, je me sens apaisée à ses côtés, je me sens plus entière que je ne l’ai jamais été.

Si nous nous appliquons à mettre le nez dehors au moins tous les jours, souvent autour du déjeuner, nous passons toutes nos fin d’après midi offert l’un à l’autre, que ce soit sous les draps, dans la baignoire, face à la cheminé ou sur le sofa. Aujourd’hui, les mains encore glacées à cause de notre virée dans l’hiver parisien, nous entreprenons de nous réchauffer sagement, pour l’instant, faisant la part belle à l’immense lit de la suite. Le téléphone qui vibre au fond de la poche de son jean abandonné avec ma veste et mes bas, je l’entends à peine. J’ai perçu le son, mais je l’ignore au profit de nos baisers annonciateurs d’un corps à corps brûlant. Je l’ignore au profit de ses mains qui, déjà, glissent dans ma nuque ou caressent mes cuisses. Je l’ignore mais visiblement il n’y parvient pas et lorsqu’il se détache de moi et m’abandonne à mon désir et ma frustration, je reste idiote et interdite. « Bouge pas de là. Je vais faire couler un peu d’eau. Elle sera plus vite chaude. » Il dépose un dernier baiser sur mes lèvres mais le mal est fait : je suis vexée puisque je devine ses intentions. Les choses auraient pu s’arrêter là, j’aurais pu m’agacer quelques minutes avant de le rejoindre avec bon cœur si toutefois il ne s’était pas isolé pour décrocher. Non content de disparaître dans la salle de bain, il referme la porte, et je suis projetée face à une certitude qui me blesse : il ne veut pas que j’entende le contenu de sa conversation. Il a interrompu un prometteur échange pour un autre dont il me tient à l’écart et, si je mets quelques minutes à me redresser, je suis hébétée et réalise à peine, la moutarde me monte au nez et la colère remplace bien vite la surprise. Décidée à m’imposer ou en tout cas à mettre des mots sur ce que je pense, j’entreprends de le rejoindre à l’intérieur, sans me soucier du fait qu’il se soit isolé, mais je m’arrête net devant la porte. Le surnom qu’il a prononcé un peu plus fort, je l’ai reconnu. C’est avec elle qu’il est au téléphone et, si je n’essaye pas réellement de tendre l’oreille pour capter des bribes de conversation, il hausse à nouveau le ton et une phrase en particulier me parvient. « J’attends le bon moment pour en reparler avec elle. » Mes dents se serrent et, s’il raccroche rapidement pour me rejoindre, le mal est fait. J’attends qu’il raccroche, et lorsque le silence m’indique qu’il l’a fait, je pousse la porte de la salle de bain. Il ne récolte, à la place d’une phrase, qu’un regard noir de ma part et une posture qui communique mon ressenti : je l’observe bras croisés sous ma poitrine. « Qu’est-ce qui se passe ? Tu as faim ? Tu veux qu’on descende ? » Agacée, je hausse les épaules avant d’entrer dans la pièce et de me placer face au miroir. Pour occuper mes mains et non sans lui jeter des coups d’oeils réguliers dans le miroir, je commence à brosser mes cheveux. « Tu aurais dû ouvrir l’eau avant. L’eau qui coule, ça couvre les conversations. » Et puisqu’il a fermé la porte, nul doute que celle ci il aurait préféré m’en tenir à l’écart. Deux coups de brosses, un regard qui prouve que je suis froissée de plus. « Olivia ne pouvait pas attendre quelques minutes, c’est ça ? » Que ce soit elle le rend d’autant plus coupable à mes yeux. S’il avait décroché pour sa mère ou ses frères dans une situation identique, j’aurais été froissée mais l’état d’esprit aurait été éphémère : il m’aurait conquise sans mal à l’aide de quelques baisers et nous aurions repris là où nous nous en étions. « Quelle est la limite ? Pour que tu ne lui répondes pas, il faut que je sois entièrement nue ou bien il faut que nous soyons déjà en train de faire l’amour ? » Si mes doigts serrent un peu trop fort la brosse, si je tire un peu trop sur mes cheveux lorsque je rencontre un noeud, c’est que lorsqu’il s’agit d’elle, il ne m’en faut que peu pour imploser, puisque sa proposition, celle que j’ai refusée, reste à ce jour un point de désaccord entre nous que j’avais espéré ne pas emmener jusqu’à Paris.







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Amos Taylor
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME EmptyMar 23 Fév - 6:54






DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME


Me dérober au refuge de ses bras un temps, celui du coup d’oeil sur mon téléphone, d’un autre pour ouvrir effectivement l’eau et reparaître le suivant sans qu’il ne lui semble trop long m’aurait-il valu cette mine rembrunie ? En mon for intérieur, j’en doute : j’ai déconné.  A sa place, mon ego se serait révolté si bien que je la considère sa moue boudeuse. J’étais même prêt à en tenir compte, à me lever de mon assise d’émail pour serrer Raelyn dans mes bras, l’embrasser et lui formuler d’humbles excuses si elles les avaient jugées nécessaires. Mais, le sarcasme, je ne peux pas : ça m’horripile. A moins d’avoir envie de se disputer avec moi, c’est de loin l’approche à éviter, la plus détestable à mon sens. Elle bride ma volonté à me distinguer en efforts. Elle bâillonne ma bonne foi parce que je me sens comme un gosse qu’on aurait pris en défaut - ce qui est somme toute vrai - et que l’on confronterait à ses responsabilités dans le but de l’humilier, de l’écraser et de lui rappeler qui décide. Alors, je me braque. Je referme mon cœur dès lors que je nourris la certitude que Liv contribue à alourdir le poids d’un problème plus profond que mon abandon. Me serais-je entretenu avec mon père qu’elle ne m’aurait pas attaqué aussi abruptement et, en plus d’être insultant pour l’adulte que je suis, c’est injuste. Au regard de mes urgences, c’est à nouveau la preuve irréfutable, non pas de son égoïsme - avec moi, elle ne l’est pas et l’image qu’elle parfait pour les autres ne m’intéresse pas : je ne suis pas concerné - mais de ce que son bonheur est et restera sa priorité. Mes besoins ? Il ne compte que s’ils servent les nôtres. A défaut, elle s’en méfie et ma déception est si grande que j’envisage de la renvoyer dans ses buts à l’aide d’un silence indifférent. A une époque, je n’aurais pas hésité : je me serais redressé, dignement et j’aurais quitté la pièce en la négligeant. Encore aujourd’hui, j’aurais muté en monstre d’indifférence envers quiconque m’aurait assailli avec si peu de délicatesse. Sauf que je tiens à Raelyn plus qu’en mon orgueil, plus qu’en moi-même. « Je l’aurais fait si j’avais des choses à cacher. Je sais comment on garde les secrets. » lui ai-je rétorqué, sourcils froncés, de la colère imbibant ma salive et empoisonnant le verbe. L'allusion est une injure puisqu'elle nous renvoie vers les mois précédents ma révélation.

A terme, je m'en voudrai peut-être de cette provocation. Sur l'instant, j'ai la mâchoire serrée. Un tic nerveux l’anime, mais je ne bronche ni ne hausse le ton. Je me bats avec ma vanité pour me maintenir en équilibre et ne surtout pas perdre mon sang-froid, mais n’est-ce pas un exploit quand ma complice est plus froide qu’un glaçon ? Plus effrontée que la bienséance ne l’y autorise ? A quoi rime-t-elle, cette mise en scène ? Que cherche-t-elle à gagner en jouant les marâtres de contes de fée ? Mon adhésion ? Aucune chance. Comment peut-elle donc se figurer que son angle d’attaque lui fera remporter ma voix ? N’est-elle pas consciente que notre équilibre est fragile ? Que notre couple est un funambule ivre qui progresse avec précaution sur un fil mal tendu et que seul l’attachement sentimental et l’engagement amoureux le garde de se briser le cou sur le sol rocailleux de mes obsessions et de ses obstinations ? En sous-entendant que, sur l’échelle de mes priorités, Liv, mon amie et la pierre angulaire d’années de travail à la faveur du sacre de ma vengeance, est à traiter en bagatelle, Raelyn presse le mauvais bouton. Elle n'œuvre pas pour la paix et, quoique je me désole que nous nous querellons ici, à Paris, malgré le cocon romantique dans lequel il nous enveloppe, ma frustration dame le pion à ma bienveillance. « Pourquoi ? Tu ne pouvais pas, toi ? Deux minutes, c’était déjà trop ?» ai-je répliqué, tapotant l'écran de mon téléphone enfermé entre mes doigts. Je suis aussi condescendant qu’elle ne l’est depuis les faits.

Certes, ils me sont reprochables, je n’en disconviens pas, mais pas comme ça. Désormais, elle n’obtiendra plus que mon insolence, une qui frôle l’impudence et le péremptoire quand j’ajoute: « Te fous pas de ma gueule, Rae. C’est pas le problème et tu le sais.» Mensonge ! L’identité de mon interlocutrice est de l’huile jetée sur le feu ardent de sa contrariété, c’est du poison sur son cœur jaloux. Sauf que je préfère souffrir de mille supplices que de l’admettre. « Si elle insiste, c’est que c’est important pour moi, pas pour elle. À partir de là, je décroche et j’attends que tu le comprennes, d’autant plus que, maintenant que tu écoutes au porte, tu dois savoir de quoi il en retournait, non ? » Autrement dit : ne peux-tu pas comprendre ? Est-ce trop demandé d’accepter qu’un ébat avorté et reporté à quelques minutes à peine, c’est un maigre sacrifice ? Peut-être l’aurait-elle moins vécu si elle me soutenait dans ma démarche, mais que vaut-elle face aux frères Strange ? « Tu n'as pas l'impression que c'est de ça dont il faudrait parler ? Redessine tes limites avant de me demander des comptes sur les miennes. C'est le plus urgent. Après, on en reparlera. Fin de l’histoire.» En apparence, je clos le débat, mais je n’aspire pas à ce que Rae se taise. Ce serait mal la connaître et ça m’arrange bien. Je veux qu’elle enrage parce que je fulmine. Je brûle de rage, plus contre moi que contre elle, mais là encore, je choisis d’être plus fier qu’honnête. « Tu as un de ses putains de culot, je n’en reviens pas. Et tu t’étonnes que je sais pas comment t’aborder quand il s’agit de te parler de moi, de ce qui compte pour moi. » ai-je donc poursuivi en quittant la salle de bain.

J’ai ramassé mon jeans au sol et je l’ai enfilé, soucieux de la court-circuiter, de lui adresser le message que ses “punitions” ne me remuent pas. C’est faux évidemment. Et, déjà je me sers un verre, tout prêt à renouer avec de vieilles habitudes qu'elle raréfie pour nettoyer mon gosier du goût âpre de l’amertume. Dans ma tête, un compte à rebours s’enclenche. Par souci d’avoir raison, je le commence à soixante.  Soixante secondes, c’est le temps qu’il lui faudra pour me rejoindre au salon et m’envoyer par les mots des couteaux acérés. Soixante secondes, voire un peu moins, parce qu’il y a une part d’iniquité dans mon propos, mais je ne le remarque plus au profit d’une certitude : nous fonçons droit dans le mur si, tout ce qui a trait à mon projet et, par extension, à Olivia, débouche systématiquement sur une dispute.


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Raelyn Blackwell
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le mont des vanités
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ÂGE : 34 ans (23.12.1986)
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Elle a mis son cœur entre les mains d'Amos : elle est de nouveau sienne, elle n'a plus peur cette fois.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021.
LOGEMENT : Elle a emménagé avec Amos dans un viel entrepôt transformé en luxueux loft au 721 Daisy Hill Road à Logan City. L'adresse de leur logement est un secret que le couple garde jalousement.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › terrorisée par la solitude, elle l'a longtemps fuie dans les bras d'inconnus avant de tomber amoureuse d'Amos › a décidé en novembre 2020 de chasser Mitchell du Club et d'en récupérer le contrôle coûte que coûte
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME EmptyMar 23 Fév - 10:42



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« Je l’aurais fait si j’avais des choses à cacher. Je sais comment on garde les secrets. » Un rire bref et cynique s’échappe de ma gorge, et je quitte un instant son reflet des yeux pour observer le mien, le temps d’encaisser la remarque qui me paraît bien mesquine. Je ne suis pas idiote : c’est à notre histoire qu’il fait référence, c’est ce souvenir là qu’il invoque pour me prouver que je n’aurais jamais rien su s’il avait voulu s’en préserver. C’est vrai, je ne peux le nier sans passer pour une hypocrite mais le constat me rend amère : il sait me mentir. « Quand on a rien à cacher on ne disparaît pas dans une autre pièce. » L’aurait-il fait si l’appelant avait été son père, l’un de ses frère ou un ami qui ne trempe pas dans ses projets de vengeance ? L’aurait-il fait s’il avait été question de n’importe qui d’autre ? J’en doute, et je suis effarée qu’il ne réalise pas à quel point l’action en elle-même était insultante.

Evidemment, je sais parfaitement que le sarcasme est la meilleure façon de le braquer et je n’aurais pas répondu autre chose si j’avais voulu provoquer une dispute. Je sais qu’il abhorre cette part détestable de ma personnalité : celle qui face à un conflit, qu’il me touche ou non, se réfugie dans une tour d’ivoire ou rien ne semble m’attendre et enfile un masque de froideur. Je n’aime pas me disputer avec lui, mais force est de constater que je veux le faire réagir, je veux qu’il comprenne que je suis en colère et que j’ai le droit de l’être. « Pourquoi ? Tu ne pouvais pas, toi ? Deux minutes, c’était déjà trop ? » J’encaisse la remarque sans un bruit, mais à nouveau elle me fait l’effet d’un uppercut, d’un coup bien plus violent que le précédent porté juste contre les os de ma mâchoire. Elle me blesse puisqu’elle corrobore ces frustration et peines que je nourris en silence depuis des mois : sa vengeance, personnifiée par Olivia, arrive tout en haut de l’échelle de ses priorités et je n’occupe qu’une place de bonne seconde. Il ne l’avait jamais autant illustré qu’il ne l’illustre aujourd’hui, jamais autant assumé qu’il ne le fait de cette phrase assassine. J’exagère, j’interprète des mots que la colère lui dicte, mais l’esprit déjà pourri de cette certitude je n’entends que ça : quand elle me sonne, c’est toi qui attend. « Je vois. Je sais à quoi m’attendre au moins. » Je ravale ma fierté au détriment d’une remarque que je veux lancée sur le ton de la conversation, mais je peine à masquer ma frustration.

« Te fous pas de ma gueule, Rae. C’est pas le problème et tu le sais. » Le problème, c’est que dès qu’il est question d’elle et de tes projets, je me sens reléguée au second plan. Spectatrice d’une situation qui m’échappe, douée pour palabrer et débattre, je suis bien plus démunie lorsqu’il s’agit d’ouvrir mon coeur et je la ravale, cette remarque qui l’aiderait peut-être, dans un contexte plus calme, à comprendre mes réactions. « Si elle insiste, c’est que c’est important pour moi, pas pour elle. À partir de là, je décroche et j’attends que tu le comprennes, d’autant plus que, maintenant que tu écoutes aux portes, tu dois savoir de quoi il en retournait, non ? » « Tu crois que je t’espionne ? » La brosse déposée sur le côté de la vasque, je l’observe avec au fond de l'œil, un air déçu et désabusé. Pense-t-il que je me suis levée pour lui rattraper et coller mon oreille à la porte ? S’imagine-t-il que j’ai ralenti ma respiration pour faire le moins de bruit possible et ne pas être prise en faute ? « Tu n'as pas l'impression que c'est de ça dont il faudrait parler ? Redessine tes limites avant de me demander des comptes sur les miennes. C'est le plus urgent. Après, on en reparlera. Fin de l’histoire. » Fin de l’histoire. La messe est dite mais il me connaît mal s’il suppose que j’en resterais là, que je le laisserais me réduire au silence et décider que le sujet est clos, que j’ai été jugée et déclarée coupable de ne pas le comprendre, de ne jamais le comprendre. « Tu as un de ses putains de culot, je n’en reviens pas. Et tu t’étonnes que je sais pas comment t’aborder quand il s’agit de te parler de moi, de ce qui compte pour moi. » Je quitte son reflet des yeux pour m’appuyer contre le lavabo et l’observer d’un regard noir tandis qu’il quitte la pièce. Il s’échappe après une remarque blessante, une qui sous-entend qu’il ne peut rien me confier, que l’on ne peut rien me dire et j’entends simplement qu’il n’a pas confiance en moi et mes réactions. C’est injuste puisqu’il n’était pas question de ça : il était question du contexte, il était question de l’ordre de ses priorités et pas de la teneur de la conversation, bien que les bribes que j’en ai reçues m’aient heurtée tout autant.

S’il a fini ce n’est pas mon cas et force est de constater que si je sais comment et où piquer pour le faire sortir de ses gonds, il n’est pas mauvais à ce jeu là non plus. Il est rhabillé quand je le rejoins dans la chambre et plutôt que de remettre mes bas, je me défais de ma robe sous ses yeux pour enfiler des vêtements plus confortables. Un pantalon noir et un pull blanc choisis tout deux au hasard plus tard, je braque à nouveau mes pupilles dans les siennes. « C’est toi qui a un putain de culot. Juste toi et moi, pas de téléphone, laisser nos affaires australiennes à Brisbane, je pensais que ça nous concernait tous les deux. De toute évidence je me suis trompée, c'était que pour moi. » Et c’est ce que je lui reproche le plus finalement, bien que ce soit injuste : d’avoir fait éclater notre bulle alors que j’y étais bien, qu’elle me permettait d’oublier mes angoisses et mes frustrations. « Si tu me crois capable de coller mon oreilles à la porte pour écouter tes conversations, qu’est ce que tu veux que je rajoute de plus ? » J’écarte les bras en signe de croix, signe d’impuissance. « Mais si tu as envie de reparler de ça, je suis toute ouïe. Dis moi. Dis moi de quoi tu voulais reparler avec moi, ce pourquoi tu attendais le bon moment. Parle moi des plans que tu fais avec elle et sans moi. » Je n’ai, pour l’instant, que peu haussé le ton mais ma colère transpire à travers chacun de mes mots. Elle n’est pas le résultat de ma fierté, mais bien de la peine qui naît de différents constats : celui sempiternel de ne pas être sa priorité et celui, plus récent, que je suis le mauvais parent, celui auquel on ne peut rien confier, celui auquel on ne fait pas confiance et que l’on craint. « A moins que tu le penses, qu’on ne peut pas discuter avec moi. » Parce qu’en effet : s’il attend de moi que je comprenne qu’il interrompe un moment avec moi à son profit à elle, au profit de ses obligations, il peut attendre encore longtemps.








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Amos Taylor
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MÉTIER : Il gère, à l'essai et pour le compte du Club, un casino clandestin.
LOGEMENT : Il vit depuis janvier avec Raelyn au 721 Daisy Hill Road à Logan City, dans un loft dont il tait l’adresse.
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PETIT PLUS : Il ne cuisine pas, mais il sait faire à manger › C'est un excellent nageur › Après l'accident, il n'a plus plongé pendant des années. Il a recommencé récemment grâce à Raelyn › Alcoolique notoire. Il arrive qu'il l'admette.
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME EmptyMar 23 Fév - 15:37






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Et face à son argument poids plume, j’ai tiqué, consterné. Il n’est pas valable par l'expérience : je ne me suis jamais isolé ou écroué entre quatre murs quand je détenais de sales petits secrets. Je n’ai même jamais entretenu de conversations liées à ma vengeance en sa présence et Dieu sait si, chemin faisant, nous nous voyions souvent. Autant dire que réprimer un rire jaune à l’instar de ses sarcasmes  ou une grimace moqueuse a relevé de l’exploit. Je me suis plutôt rabattu sur un hochement de tête signifiant : “mais bien sûr.” Je dis pourtant : « C’est n'importe quoi. » ponctué d’une pointe de mépris. Il n’est pas éloquent. Il est à peine plus édifiant qu’une goutte de couleur dans de l’aquarelle blanche, une tâche noire et minuscule sur le drap blanc immaculé de mon respect pour elle, une auréole presque imperceptible à l‘oeil nu, mais que sa fierté remarquera. Elle n’aime pas que je la méjuge, Raelyn. Elle se sent alors sous-estimée, tout comme je le suis en pareilles circonstances et, en d’autres temps, c’est louable. ça l’est quand je n’utilise pas son besoin d’être adulée contre elle. Mon but, il est fallacieux. Je retourne la situation à mon avantage pour m’exempter de toutes excuses et, pour ce faire, ma mauvaise foi crève les plafonds du tolérable. Dans le fond, mon attitude et profondément stupide. Ce schéma est toujours identique. Je suis injuste à cause du cynisme, je me défends au détriment de la correction et, à terme, après quelques verres - beaucoup - et une fugue, je m’en veux de l’avoir ouvertement manipulée. Je me sens doublement coupable parce que ces comportements, ils sont indignes de moi, indignes de nous. Toutefois, quoique je sois lucide sur mon travers et ses conséquences, c’est plus fort que moi. Je cracherais volontiers des horreurs malhonnêtes afin qu’elle réagisse avec violence. Hausserait-elle le ton que j’en serais ravi. En attendant, je me galvanise de son air hébété sous prétexte qu’il me rassure : elle est en colère elle-aussi et, tant qu’il persiste entre nous, à l’heure des conflits, des émotions aussi passionnelles que notre amour, alors, je respire. Je soupire d’aise dans l’intimité de mon être : on est en bonne santé. Ma démarche est malsaine, mais le mur au bout du chemin si nous ne répondons pas à la question qui nous divise, il est encore loin. Ne serait-ce pas une bonne raison pour arrondir les angles ? Assurément. J’ensuis incapable par bêtise. « Ce n’est pas ce que j’ai dit. J’ai dit que si tu sais que c’était Liv, c’est que tu étais derrière la porte. » ai-je corrigé, jouant avec les mots puisqu’il est une différence entre mes allusions et ma vérité. En général, ça la rend dingue et, bien que je ne jubile jamais, la satisfaction supplante toutes notions de discernement ou de correction. Elle est d’autant plus savoureuse que j’ai à peine atteint le palier de la demi-minute qu’elle était déjà là, au salon, toutes griffes dehors et prête à me cracher au visage d’un ton égal son plaidoyer. « Juste toi et moi, pendant quarante-huit heures, c’est ce que j’ai proposé et le délai est écoulé. N’arrange pas la vérité, ça ne te ressemble pas. » Cette manie est mon rôle, mon job, mon costume, pas le sien. C’est mon fardeau communicationnel, celui qui parasite et retarde nos réconciliations et que j’en sois conscient n’en est que plus insultant d’audace. Que puis-je y faire cependant ? Renoncer ? Faire marche-arrière ? Impossible.

C’est impensable puisque mon moteur dépasse la faute qui m’était au départ imputable. Je ne me bats plus vraiment pour l’égo du type mal appris qu’on a réduit par sarcasme au statut de gamin. Je guerroie à cause de ma conversation avec une Olivia déçue par mon inaction et qui clame haut et fort que c’est peine perdue, que je le sais, que c’est à cause de cette conviction que je m’abstiens de réitérer son offre auprès de ma complice. J’en suis là parce qu’elle conclut par un “Toi, tu étais prêt à tout arrêter pour elle, mais elle ? Que fait-elle pour toi ?” Ma réponse, elle est toujours identique : énormément. Sauf que c’est l’histoire de Pierre qui crie au loup et que plus personne ne croit. J’ai l’impression, face à mon amie, d’être un vieux disque rayé et ça m’attriste. Je suis chagriné de manquer de moyens pour la convaincre qu’elle nous mésestime. Je suis abattu parce que la réaction de Rae abonde dans le sens de la policière… à moins que j’aie fini par m’en persuader seul d’avoir espéré que ma dulcinée pèle d’elle-même la pomme de notre discorde. « Et je te répète que ce n’est pas ce que j’ai dit. Ce dont je te crois capable, maintenant que tu sais de quoi il en retourne, c’est provoquer cette dispute pour ne surtout pas évoquer le problème. Je crois aussi que si tu es en train de me demander d’en parler là, c’est parce que c’est pratique si tu veux te dédouaner de la responsabilité d’un refus de plus parce que… tu comprends, ce n’était pas ta faute, tu étais contrariée. » ai-je ironisé sur les derniers mots. Furieux, j’ai avalé mon verre cul-sec, sans un regard pour elle qui s’est changée. Quand ? Je ne m’en souviens pas tant je suis aveuglée par une colère sourde, une colère qui s’exprime d’un ton trop calme pour ne pas présager d’une tempête. « Mais, je ne marche pas. Je refuse. C’est trop confortable pour toi parce que non. Non, on ne peut pas discuter avec toi si ce qu’on a à dire ne va pas dans ton sens, ce qui sera forcément le cas.» Mais, comment gérer dans ce cas ? Dois-je rester ? Partir ? essayer ? Ce serait peine perdue. Alors, je me ressers un whisky. M’assommer, c’est oublier. Oublier, c’est rebâtir la bulle dans laquelle nous nous sommes vautrés depuis les premières heures de notre séjour rapidement, aussi vite que possible. Ce n’était ni le lieu ni le moment d’aborder les sujets qui fâchent.


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DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME 873483867

« Ce n’est pas ce que j’ai dit. J’ai dit que si tu sais que c’était Liv, c’est que tu étais derrière la porte. »
« Joue pas avec les mots. »

Ne me prends pas pour une conne. Voilà ce que j’aurais pu dire à la place tant je m’insurge dès qu’il tente d’user de ce genre de subterfuge. J’ai à chaque fois l’impression qu’il insulte mon intelligence et je ne réagis jamais bien dans ce genre de situation. Surtout pas lorsqu’il y ajoute une pointe de mépris, une que j’ai ressentie aussi bien dans ses mots insultants - c’est n’importe quoi - que dans le regard qu’il a posé sur moi. On pourrait croire que nous nous connaissons assez pour ne pas rentrer dans le jeu de l’autre : le mien consiste à me murer dans le sarcasme et la fausse indifférence, le sien à piquer, à blesser pour récolter une réaction même excessive. On pourrait croire qu’avec le temps nous avons appris à désamorcer du premier coup ce genre de réaction mais force est de constater qu’il tombe dans mon piège de la même façon que je tombe dans le sien : comme des débutants.

Je le rejoins, je le suis et puisqu’il s’est rhabillé je l’imite. La surprise passée, l’hébétement disparu laisse place à la colère. Celle qu’il provoque, celle qu’il recherche, celle avec laquelle il aime jouer pour chasser ma prétendue insensibilité. « Juste toi et moi, pendant quarante-huit heures, c’est ce que j’ai proposé et le délai est écoulé. N’arrange pas la vérité, ça ne te ressemble pas. » « Le délai est écoulé ? » Le délai est écoulé et il s’est jeté sur son téléphone. Le délai est écoulé et la formulation me laisse un goût amer au fond de la gorge.  « Si c’était une corvée il fallait pas me le demander. » Si je suis en colère, ce n’est pas ma fierté qui s’anime. Je suis blessée à cause de ce que je retire comme impression de ses mots. Je suis blessée et je le communique en haussant la voix, en fronçant les sourcils et en fuyant vers le salon. Au passage, je le bouscule de l’épaule, violemment et volontairement, et je ne me retourne que lorsqu’il m’interpelle à nouveau. « Et je te répète que ce n’est pas ce que j’ai dit. Ce dont je te crois capable, maintenant que tu sais de quoi il en retourne, c’est provoquer cette dispute pour ne surtout pas évoquer le problème. Je crois aussi que si tu es en train de me demander d’en parler là, c’est parce que c’est pratique si tu veux te dédouaner de la responsabilité d’un refus de plus parce que… tu comprends, ce n’était pas ta faute, tu étais contrariée. » Oh oui je me retourne. Je me retourne et je m’insurge d’être dépeinte comme une lâche, je m’insurge d’être dépeinte comme une femme qui n’assume pas ses prises de position et les cache derrière de la frustration pour se dédouaner. « Mais, je ne marche pas. Je refuse. C’est trop confortable pour toi parce que non. Non, on ne peut pas discuter avec toi si ce qu’on a à dire ne va pas dans ton sens, ce qui sera forcément le cas. » Je l’observe finir son verre d’un trait, je l’observe le remplir à nouveau.  « T’as raison, ressers-toi un verre. » A mon tour de me draper dans ma fierté. A mon tour d’utiliser une pointe de dédain à peine distinguable mais belle et bien présente dans le seul but de le piquer, dans le seul but de riposter à hauteur de l’attaque.

Puisque cela me touche. Cela me touche de l’imaginer tourner comme un lion en cage dès qu’il doit m’aborder. Cela me touche de l’imaginer devoir réfléchir chaque phrase en se demandant comment je l’interprèterais, cela me touche d’être dépeinte comme la harpie de notre relation, celle qui ne sait pas écouter quand avec lui j’ai l’impression de déployer des efforts jamais déployés.  « Tu t’écoutes ? Tu t’entends retourner la situation quand c’est toi qui t’es comporté comme un goujat ? » Consternée, sur le bord de l’implosion, je passe une main sur mon visage.  « J’ai presque envie de t’applaudir. Sauf que tu me dépeins comme une lâche et je te jure que ça me donne envie de... » De t’arracher les yeux. De t’ôter ce faux sourire suffisant qui accompagne ton ironie. Je ferme les yeux l’espace d’une seconde, je prends une grande inspiration pour tenter de rattraper mes mots avant qu’ils ne dépassent ma pensée.  « J’ai pas besoin d’une dispute pour me dédouaner. J’ai pas besoin de me cacher derrière ça pour justifier mes prises de position. » Agacée de voir qu’il a obtenu ce qu’il voulait : je me justifie sur ce que je suis alors que je ne devrais pas le faire ou en tout cas pas dans la situation présente, pas alors qu’il s’est mal conduit, je vois rouge. Je respire fort, bruyamment et plus rapidement. J’oublie que derrière ses attaques se terre un vrai mal être, un qui fait écho au mien, un qui pourrait le prendre par la main et l’attirer contre lui. Un qui pourrait, si nous trouvions la force d’avoir une vraie discussion à cœur ouvert et de nous montrer vulnérables, nous soulager tous les deux. A la place, je ne m’attarde que sur les aspects les plus critiques, les plus insultants que j’entends ou crois entendre dans ses mots.  « Qu’est ce que tu fais encore là si on ne peut pas discuter avec moi ? » Il s'est rhabillé, il veut partir, il n'attend que ça non ?






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Amos Taylor
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SURNOM : Quelle idée !
STATUT : Elle a gommé ses ratures, effacé ses coquilles. Elle lui a rappelé que derrière le tragique se terrent parfois de belles histoires d'amour.
MÉTIER : Il gère, à l'essai et pour le compte du Club, un casino clandestin.
LOGEMENT : Il vit depuis janvier avec Raelyn au 721 Daisy Hill Road à Logan City, dans un loft dont il tait l’adresse.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Il ne cuisine pas, mais il sait faire à manger › C'est un excellent nageur › Après l'accident, il n'a plus plongé pendant des années. Il a recommencé récemment grâce à Raelyn › Alcoolique notoire. Il arrive qu'il l'admette.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME EmptyMer 24 Fév - 17:44






DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME
Elle me démasque sans peine et sans grande surprise pour moi. Je n’en suis pas à mon coup d’essai quand il s’agit de détourner une phrase pour lui prêter un sens différent. C’est par ailleurs toujours à mon avantage et dans un même but : faire sortir Raelyn de ses gonds. Je me souviens alors que je compte assez pour la blesser, assez que, malgré tout, elle ne me dégage pas dès la première erreur en invoquant que notre histoire est en toc, qu’elle n’en vaut pas la peine, qu’elle n’est qu’une perte de temps. Je me rappelle également que, si je ne me l’explique toujours pas, j’ai réussi là où d’autres avant moi ont échoué : la garder. J’ai troqué la casquette d’amant de passage pour le plus noble des couvre-chefs. Depuis, j’entrevois sa frivolité d’antan comme une quête éperdue, non pas d’amour, mais de frissons, de sensations effrayantes et incontrôlables dont on devient accro, des sentiments passionnés qui nous aident à rester vivantes. C’est ce qu’elle a trouvé dans notre couple. Celui-là, il nous éveille sur notre chance parce qu’est rare et précieux, c’est douloureux et le contraire à la fois, c’est une succession de paradoxes qui nous maintient en alerte puisqu’elle est belle, notre association. Elle est éclatante, aveuglante et parfois, comme aujourd’hui détonante. Lorsque nos deux caractères entrent en collision, l’atmosphère est électrique. Le ciel au- dessus de nos têtes s’habille de nuages orageux. Le vent souffle une bourrasque tellement violente qu’elle balaierait tout sur son passage.

Ce n'est pas nouveau. Nos disputes, elles sont assimilables à une explosion qui bifferait une ville de la carte à cause de nos provocations mutuelles, à notre don commun et inné de tout exagéré dans les moments délicats. « Encore une fois, je n’ai pas dit que c’était une corvée. Si le délai ne te convenait pas, il fallait le dire, Rae. Histoire de changer un peu.» L’empreinte de l’irritation est surjouée. Une fois de plus, mon culot est remarquable : de nous deux, elle est celle qui communique avec aisance. Moi, j’apprends, et uniquement avec elle, mais qu’à cela ne tienne : c’est “Hiroshima, mon amour” dans la chambre. Je lui cherche des poux et elle me le rend bien, quoique pas forcément comme elle l’escomptait. Au plus j’appuie là où ça fait mal, au plus elle s’illustre par la colère et ça pourrait me faire redescendre d’avoir atteint le mile de mes desseins. Je pourrais arrêter ce manège avant que les chevaux de bois eux-mêmes attrapent la nausée. Sauf que ma complice s’arme d’ironie, encore, et nos humeurs se transforment en maladie contagieuse. Comme elle lève le ton, inévitablement, j’y viendrai moi aussi. Je le hausserai après avoir avalé mon second verre d’une traite, mon corps tourné dans sa direction, mes pupilles figées dans les siennes pour lui adresser un message, un seul : va te faire foutre. Toi et ton commentaire mal assumé sur mon alcoolisme, allez au Diable. L’aimerais-je moins que mes lèvres auraient libéré l’insulte. Au lieu de ça, je la nargue d’un sourire coloré de superbe. Imbécile parmi les idiots, je suis fier de moi, fier d’être coupable de ce dont elle m’accuse, fier de transformer mes torts en secret, fier de la déstabiliser, fier qu’elle s’insurge, qu’elle se débatte avec les mots à cause de l’injustice de la situation, la mienne.

Évidemment, la part raisonnable de mon cœur se déteste déjà. Elle me supplie de ne rien aggraver pour préserver cet orgueil qui, sur l’heure, oscille entre l’allégresse et l’exultation. Elle me prie de faire un pas dans la bonne direction au lieu de m’obstiner. Je suis cependant assourdi par ma susceptibilité. Je ne suis pas un goujat, tout du moins, pas de façon récurrente. J’outrepasse parfois les limites, mais c’est accidentel. Aujourd’hui, ça l’était et j’aurais aimé qu’elle me passe cette bévue au lieu de s’engouffrer dans mes failles. « Un goujat ? » l’ai-je apostrophée sans délicatesse tant je suis outré par son manque d’indulgence, celui qui provoque en elle des envies qu’elle tait. Elle les ébauche, par les mots et par le geste, mais elle ne les assume pas. Dès lors, attendu que moa jauge de patience frôle le maximum, je devine que lui faire cracher le morceau sera l’objet de mon obstination. « Envie de quoi ? De faire plus que de me bousculer d’un coup d’épaule ? » ai-je jeté une première fois, l’interrompant alors que je l’entends pourtant. J’entends qu’elle est radicale au point que toute querelle soit inutile ou qu’elle se sent traduite en procès d’intention devant ma cour avec pour chef d'accusation d’être lâche. J’entends, mais je répète : « Envie de quoi, Raelyn ? », me défendant au préalable. « Tu ne sous-entends pas que je suis lâche quand tu comptes le nombre de verres que je bois ? Tu n’essaies pas de me dire que je noie le souci dans l’alcool ? Alors, je te le redemande : envie de quoi ? Réponds si tu n’es pas lâche ? » J’aurais réitéré mille fois sans me fatiguer, sans me démonter. Or, je lache prise : je n'ai plus vraiment le choix.

Au lieu d’accéder à ma requête, elle m'a assommé d’un uppercut. Je reconnais mes mots dans les siens. Une après-midi, sur le bateau, alors que le même sujet nous opposait, je la lui ai posée, cette question. Mais, n’était-ce pas mon droit ? Est-ce le sien ? Cette notion de sacrifice, celle où je suis le pendant du couple disposé à la compromission me saute à la gorge et je me raidis aussitôt. Mon timbre s’adoucit alors que la colère est supplantée par l’hébètement et, surtout, l’affliction. En une phrase, Rae a mis un coup de pied dans la fourmilière qu’est ma confiance en moi et l’essaim en sort avec une lassitude à des lieues de ce que je ressens. Je suis blessé, chagriné, mais je ne décoche aucun poignard de son étui pour lui rendre la pareille. J’annonce, sincère, une vérité nue qui me heurte : « J’attendais un miracle. J’attends que tu sois capable de faire pour moi le quart de ce que je fais pour toi, mais je crois que je perds mon temps.» Aussi ai-je décidé, sur-le-champ, de le gaspiller ailleurs, loin d’elle : j’ai ramassé ma veste et j’ai claqué la porte derrière moi.



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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
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SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Elle a mis son cœur entre les mains d'Amos : elle est de nouveau sienne, elle n'a plus peur cette fois.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021.
LOGEMENT : Elle a emménagé avec Amos dans un viel entrepôt transformé en luxueux loft au 721 Daisy Hill Road à Logan City. L'adresse de leur logement est un secret que le couple garde jalousement.
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PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › terrorisée par la solitude, elle l'a longtemps fuie dans les bras d'inconnus avant de tomber amoureuse d'Amos › a décidé en novembre 2020 de chasser Mitchell du Club et d'en récupérer le contrôle coûte que coûte
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amelyn #40 I don't know just how it happened, I let down my guard, swore I'd never fall in love again but I fell hard. You came into my crazy world like a cool and cleansing wave. Before I knew what hit me, baby, you were flowing though my veins. I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of.
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halsyn #5 & #6Let's play pretend, let's act like it comes naturally. It ain't easy growin up in World War three, can we work it out ? Can we be a family ?

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sasha #1 Cause I was born, I was born to the night. In the night, I survive all the poison, the pleasure, the highs. Dusk 'til dawn, in the city where the wild things are. When the wolves are out, no doubt they're cryin' out my name

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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME EmptyJeu 25 Fév - 10:07



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Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME 873483867

« Encore une fois, je n’ai pas dit que c’était une corvée. Si le délai ne te convenait pas, il fallait le dire, Rae. Histoire de changer un peu. » Sa mauvaise foi atteint des limites, mon exaspération pas loin derrière elle lorsqu’il sous-entend que, de nous deux, je suis celle qui communique mal et rumine ses frustrations. Évidemment, il y a des sujets que je ne sais comment aborder avec lui, ceux qui me blessent, ceux qui m’inquiètent et même parfois me font peur : cette angoisse qui grandit en silence mais non sans faire de dégât en fait partie. Mais, malgré ça, je reste dans mon couple le parti le plus à l’aise avec la communication quand il me faut parfois déployer des efforts considérables pour l’amener à me parler. Je lève les yeux au ciel, excédée et surtout déçue que quelque chose qui était à l’origine si beau - lui et moi coupés du monde dans la capitale française, liés par une promesse de ne pas laisser l’extérieur venir troubler notre équilibre - se transforme finalement en un concours d’ego, de fierté et de mauvaise foi.

Je lève le ton et c’est contagieux, ça l’est tout autant la passion dans nos plus beaux moments. D’un coup d’épaule volontaire - j’aurais pu passer l’encadrement de la porte sans même le frôler - je rejoins le salon pour tenter de fuir je ne sais trop quoi. C’est peine perdue et je le sais d’avance : je ne peux me protéger de ma colère, pas plus que de la sienne. Je ne peux nous protéger de ses conséquences puisque lorsque nous explosons, nous explosons toujours fort et non sans faire de dégâts. « Un goujat ? » « C’est ce que j’ai dit. » Je lui adresse un regard noir en croisant mes bras sous sa poitrine. Le mot est fort, mais à mon sens mérité dans le cas présent. Aurait-il su le reconnaître, n’aurait-il pas tenté de retourner la situation pour faire de moi la coupable que je me serais calmée, que je l’aurais laissé me prendre dans ses bras en enroulant les miens autour de son corps. Seulement là, ma passion se transforme en violence et si je la contient - elle n’est pas vraiment ma signature - c’est avec peine : comme souvent, il prouve qu’il est le seul capable de me faire perdre ma tempérance et ma mesure. Je ne sais pas être détachée lorsqu’il est question de lui, je ne sais que faire semblant et pas bien longtemps. « Envie de quoi ? De faire plus que de me bousculer d’un coup d’épaule ? » Coincés  et à l’abri sous mes épaules, mes doigts se contractent et mes points se resserrent quand je tente pourtant de faire appel à ma raison pour garder mon calme. « Envie de quoi, Raelyn ? Tu ne sous-entends pas que je suis lâche quand tu comptes le nombre de verres que je bois ? Tu n’essaies pas de me dire que je noie le souci dans l’alcool ? Alors, je te le redemande : envie de quoi ? Réponds si tu n’es pas lâche ? » J’ai conscience que ma réflexion était un coup bas : un coup bas que je ne pense même pas au demeurant. Je ne le perçois pas comme un alcoolique. Je n’ai que faire de le voir enchaîner les verres de scotch lorsque nous sommes loin de la tempête. Je ne l’ai pas choisi parce qu’il m’a assuré être un modèle de vertue : je l’ai choisi parce que j’étouffe sans lui, parce que je ne peux plus concevoir un lendemain où je ne me réveillerais pas à ses côtés. Je n’ai invoqué ses problèmes avec la boisson que pour le toucher, que pour lui faire du mal puisque le besoin est contagieux et que, lorsqu’une querelle nous oppose, je perd ma faculté à garder la tête froide en toute circonstance. Je le regrette déjà évidemment, mais mon visage conserve un air dur et fermé à la discussion. « C’est toi qui interprète. » Il n’interprète que parce que c’est ce que j’ai laissé penser, mais je décide qu’il n’est pas le seul à avoir le droit de jouer avec les mots en abusant de mauvaise foi. « Tu veux savoir ce que j’allais dire ? Que j’avais envie de t’arracher les yeux, parce que tu es injuste. » Et que je déteste lorsqu’il l’est avec moi. Il n’a, à mes yeux, pas le droit d’invoquer nos désaccords et nos blessures parce qu’il sent qu’une dispute ne tournera pas à son avantage. Il n’a pas le droit de les amener jusqu’ici à Paris nos problèmes, surtout pas quand il m’a laissé croire à une trêve temporaire le temps de notre séjour. « J’attendais un miracle. J’attends que tu sois capable de faire pour moi le quart de ce que je fais pour toi, mais je crois que je perds mon temps. »  Sa remarque me laisse bouche bée et, sur l’instant je n’entends qu’une seule chose : je perds mon temps. Est-ce donc ce qu’il a l’impression de faire avec moi ? Est-ce ce qu’il pense, au-delà de notre dispute ? La plupart de mes attaques ne reposent sur rien : je ne le vois pas plus comme un alcoolique que comme une goujat, mais les siennes, plutôt que motivées par la colère, me semblent libérées par son ire. Elles me donnent l'impression d’avoir été ruminées, d’avoir patiemment attendu leur heure pour me sauter au visage. Il ne peut pas me parler. Je ne suis pas prête au quart de ce qu’il fait pour moi. Il perd son temps. « Tu crois que tu perds ton temps... » Ma colère, retombée comme un soufflet et chassée par la violence de ses mots, laisse place à un état de choc. Je souffle cette dernière phrase dans un murmure sans réussir à le quitter des yeux. Je l’observe, incrédule, attraper sa veste, me tourner le dos et claquer la porte derrière lui. Je retiens mes larmes, je les ravale mais elles me restent en travers de la gorge.

Durant les heures qui suivent, je tourne comme un lion dans sa cage. Que fait-il ? Avec qui ? Que sous-entendait-il en agissant de la sorte ? Qu’il allait arrêter de le perdre son temps ? Quand me reviendra-t-il ? Je me déteste de me poser cette question et, pour l’oublier, mais malgré tout incapable de descendre au bar de l’hôtel ou d’aller m’ennivrer dans un établissement de nuit que la ville a certainement à offrir, j’appelle le service de chambre et leur demande de me faire monter leur bouteille de scotch la plus chère. Je chasse nos problèmes de la façon que je maîtrise le mieux, la moins saine de toute : boire jusqu’à l’ivresse. Il s’agit d’une science exacte, une qui me trahit rarement et lorsqu’il pousse à nouveau la porte de la suite, je n’ai pas la moindre idée de l’heure qu’il est est. Il fait nuit depuis longtemps et, quelque part en cours de route, j’ai pris la décision de passer la nuit sur le canapé. J’ai enfilé une nuisette, à l’envers peut-être, et me suis traînée sur le divan avec un couverture dénichée dans l’un des placards. Ivre, je ne suis pas certaine de ne pas rêver son retour et, si quelques phrases inintelligibles m’échappent, elles se ressemblent toutes. Perd son temps, la voilà ma litanie et lorsque je sens un bras passer sous mon épaule pour me redresser, je me débats bien mollement. Je rouvre les yeux au terme d’une bataille contre l’alcool qui embrume mon esprit. Je pose mes iris verts sur Amos, mais est-ce seulement bien lui ? Suis-je en train de le rêver ? L’hypothèse est convaincante puisque, quelque part entre mon deuxième et mon troisième vert, la colère s’est évanouie pour laisser place au manque et à la peine. « Amos ? » Ses mains s'agrippent et je lâche prise : je le laisse me redresser et m’asseoir. « Qu’est ce que tu fais ? »







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Taylor family Liam 4Chad 3 ▬ By faith, being moved by the fear of God, he made ready an ark for the salvation of his family
Chad 1Liam 3Liam 4Chad 3

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Olivia ▬ If this world makes you crazy and you've taken all you can bear. You call me up because you know, I'll be there and I'll see your true colors.
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME EmptyJeu 25 Fév - 15:19






DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME


J’aurais pu décrire ma fuite comme un acte de piété ou de bonté. Grâce à elle, Raelyn n’aura pas à m’arracher les yeux et, moi, je n’aurai pas à lui confirmer ce que mon timbre a traduit en horreur. J’ai fait fi de toute notion de lâcheté étant donné que, persister à débattre dans les cris, nous aurait peut-être abîmé. Il est des comportements à éviter, principalement lorsque du fiel s'agglutine sous mon palais. Je l’aurais bien craché, pourtant. Je l’aurais bien brusquée et blessée sans scrupule, ma complice. Ma colère était si édifiante qu’en plus d’être bienveillant, cet abandon était presque salvateur et courageux, presque plus que le premier verre servi par un barman endimanché. L’aurais-je regardé que j’aurais remarqué qu’il cherchait le contact du regard pour étrenner son anglais. Moi, je n’y prête aucune attention. Elle, elle est attirée par la  sobre et inopinée compagnie que m’a offert le hasard : Ariane. Ce que nous nous sommes racontés l’un l’autre m’a apaisé un peu sans pour autant m’empêcher de ruminer dès que je fus à nouveau seul.

D’abord, j’ai songé à la clôture brusque de cette dispute, à mes mots que j’ai enfin pesés. J’ai soustrait du plateau de la balance les poids de la colère, mais ils n’en restent pas moins lourds, mes aveux. Convaincu que Raelyn ne changera pas son fusil d’épaule, je suis déjà enseveli par cette vague de déception qui, pour le moment, n’est qu'une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Que je puisse perdre mon temps, par contre, c’est une déclaration discutable, mais je l’attends, son virage et j’espère qu’il ne prendra pas l’allure d’un miracle. J’aimerais qu’il soit naturel et spontané. Je le rêve parce que, sans lui, il conviendra de douter de la pérennité de notre histoire. Ma confiance en elle, en nous et en moi sera divisée par deux. J’oscillerai perpétuellement entre complicité et distance. Je me préparerai, chaque jour que dieu crée à ce prochain et inévitable conflit sur lequel je ne m’esquinterai pas les reins. A quoi bon ? Je n’y croirai plus. Certes, j’en souffrirai. Peut-être que je ne me relèverai pas de cette rupture complètement. Mais, je concède à laisser au héros de Cervantès le soin de se mesurer à ses moulins à vent, au Candide de Voltaire d’être naïf et, par conséquent, imbécile heureux, à ma place. Moi, je ramasserai à ses pieds les débris de mon orgueil, récupèrerai d’entre ses doigts les morceaux de mon cœur épris et morcelé qu’elle acceptera de me rendre et je m’en irai. Je prendrai la poudre d’escampette pour notre bien à tous les deux. Vivre avec un homme méfiant est source d’angoisse. Cohabiter avec une femme qui nous aura piétiné est la meilleure façon de perdre tout amour propre, autrement dit, de se détester. Ô, bien entendu, derrière ce pessimisme latent, mon amour pour elle bondit pour être remarqué : il a des choses à dire. Il tente de me ramener vers nos plus beaux moments de partage.

Ils sont nombreux, je n’en disconviens pas. L’affection - et c’est faiblement exprimé - les déplie tous en éventail les uns après les autres et moi, je leur souris. Je me remémore également sa joie en ce jour d’anniversaire et la mienne en recevant pour cadeau des boutons de manchette en forme de gouvernail. Coulé d’or blanc, ils ont fait scintillé mes yeux avec pudeur. Elle m’a touché, un peu comme cette passion qui nous consume quotidiennement et qui nous a souvent conduit hors des murailles du château fort de nos limites. N’a-t-elle pas pardonné mes mensonges, Rae ? C’est incontestable. Toutefois, j’ai toléré beaucoup moi aussi. J'ai donné de ma personne pour nettoyer notre ardoise. J’ai fait amende honorable de ses erreurs en admettant en partie les miennes. C’est ensemble que nous avons tondu à ras le passé avec pour objectif de nous reconstruire. Est-ce donc folie que de souhaiter un soupçon d’abnégation de sa part ? D’aspirer à ce qu’elle m’accepte dans ma globalité ? Que ses mains deviennent ouvrières au même titre que les miennes quand j’ai sacrifié ma morale pour redorer son blason dans le milieu du crime ?  Je le polirais avec elle si elle n’était pas un frein à mes propres besoins. Néanmoins, consterné, refusant de me persuader que mes rêves sont chimères et que je l’ai idéalisée non pas au regard de ce qu’elle est - qu’est-elle, d’ailleurs ? Je ne sais plus -  mais du noble sentiment, j’ai rangé mon mesureur dans un placard de mon cerveau. Sur sa porte, j’ai placardé un écriteau à taille démesurée sur lequel on peut lire, en lettres grasses, capitales et peintes du rouge de l’avertissement : "à n’ouvrir sous aucun prétexte"... maintenant que je ne jouis plus que d’une option pour la garder auprès de moi : me taire et accepter.

L’idée m’a poursuivie du bar à l’ascenseur, du couloir à la chambre et du hall de cette dernière au salon. Elle a contribué à me faire tanguer tout au long du trajet puisque je ne suis pas seulement ivre d’alcool, mais bien de cette tristesse née de la fatalité. J’ignore si je suis capable de renoncer à l’honneur de Sofia et au mien en tant que père. Cependant, en découvrant ma dulcinée allongée sur le sofa, mon cœur a bondi dans ma poitrine. Il a tressauté avant d’être entenaillé par les serres de ces questions :  sont-ce là nos derniers moments de quiétude ? Dois-je adresser des adieux poignants à nos projets à deux ? Ne vaut-il mieux pas, le cas échéant, boire ces instants-ci jusqu’à la lie ? Les savourer lentement et sans gaspiller la moindre miette ? Les apprécier tel un condamné à mort devant son dernier repas ? Si, bientôt, pour me tenir à flots, seuls les souvenirs me demeurent, alors, j’entends à ce que Raelyn dorme près de moi, dans le canapé ou ailleurs, tant qu’elle repose au creux de mes bras. Les conséquences de ma beuverie ou sa vaniteuse résistante, j’en fais mon affaire. Qu’ai-je à craindre de toute façon ? Le mal est déjà fait : il est partout entre nous. Il embaume l’atmosphère de la suite. Rae ne pourrait me blesser davantage sans que je n’en finisse blasé. Dès lors, dénué de toute hésitation, j’ai entrepris de la soulever, bien que ça soit un échec cuisant.

Le whisky démultiplie la fatigue. il transforme la force d’un homme robuste en celle d’un jeune gamin en culottes courtes. Ceci étant, je m'obstine. Je choisis de la redresser pour gagner un point d’appui plus stable et, malheureusement, je la réveille.Je la préférais belle endormie que revancharde harpie. « Comme si j’allais te laisser dormir dans le divan. » ai-je ronchonné d’une voix pâteuse, le verbe bas. Je ne suis pas certain que ça soit intelligible, mais qu’importe, j’ajoute : «On est pas des gosses...» Sous-entendu, on ne proteste plus par la punition : c’est horripilant et peu efficace, vraiment. Pas plus que mes tentatives, en comparaison, que mon équilibre, ma délicatesse ou ma douceur : je fais banqueroute rapidement. Bien sûr, suite à un regain de vigueur, son corps s’est décollé du cuir pleine peau du sofa. Sauf que je ne marche plus droit et, le décor, je ne l’ai pas apprivoisé. Quand bien même, l’abus de malt l’a déplacé, si bien que j’ai trébuché sur le pied de la table ou de son lit de fortune. En toute honnêteté, je ne saurais dire : j’évalue mal la distance parcourue. A contrario, on a chuté lourdement... je le sais. Ce drame-là, il n’a pas échappé à ma conscience. Je me suis avachi au sol, entraînant avec moi ma frustrante partenaire quoique j’aie consacré les ultimes bribes de mon discernement pour ne pas l’écraser de mon poids.  J’y suis arrivé et, si moi, je me suis fait mal - l’avenir m’éclairera - je n’ai pas tant ri d’être amusé par la situation. Je me suis esclaffé tristement d'être aussi pitoyable lorsque j’ai majoritairement l’alcool digne et d’avoir songé : “bon sang, mais qu’as-tu fait de moi.”


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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
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ÂGE : 34 ans (23.12.1986)
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Elle a mis son cœur entre les mains d'Amos : elle est de nouveau sienne, elle n'a plus peur cette fois.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021.
LOGEMENT : Elle a emménagé avec Amos dans un viel entrepôt transformé en luxueux loft au 721 Daisy Hill Road à Logan City. L'adresse de leur logement est un secret que le couple garde jalousement.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › terrorisée par la solitude, elle l'a longtemps fuie dans les bras d'inconnus avant de tomber amoureuse d'Amos › a décidé en novembre 2020 de chasser Mitchell du Club et d'en récupérer le contrôle coûte que coûte
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amelyn #40 I don't know just how it happened, I let down my guard, swore I'd never fall in love again but I fell hard. You came into my crazy world like a cool and cleansing wave. Before I knew what hit me, baby, you were flowing though my veins. I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of.
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halsyn #5 & #6Let's play pretend, let's act like it comes naturally. It ain't easy growin up in World War three, can we work it out ? Can we be a family ?

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sasha #1 Cause I was born, I was born to the night. In the night, I survive all the poison, the pleasure, the highs. Dusk 'til dawn, in the city where the wild things are. When the wolves are out, no doubt they're cryin' out my name

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Destiny was for fools. She would not wait for her life to happen. She would make it happen

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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME EmptyVen 26 Fév - 10:07



DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #40) ► DON’T LET THE SUN GO DOWN ON ME 873483867

Mon (mes) verres de whisky et un paquet de cigarette comme compagnie, j’ai cogité une bonne partie de la soirée. Accoudée à la fenêtre et gelée ou bien en tailleur sur le divan, j’ai ressassé ses mots, oubliant que c’était tout sauf l’objectif du verre dans ma main : lui, il était supposé m’aider à lâcher prise. Force est de constater que dès lors qu’il s’agit d’Amos et si je maîtrise toujours la théorie, je suis recalée à l’épreuve pratique. Pourtant spécialiste dans le domaine, il s’agit cette fois de nous et je ne peux relativiser. Je ne peux me dire que rien n’est grave et qu’il peut aller se faire foutre. Je n’en suis pas capable puisqu’il m’est devenu vital le brun, autant que de me nourrir et de respirer, plus que ce foutu verre dans ma main. Il a supplanté mes addictions en en devenant une à son tour, une dont je n’ai pas la moindre envie de me sevrer.

Alors qu’entendait-il par ”je crois que je perds mon temps ?” Sonnait-il la fin trébuchante de notre relation ? A-t-il à ses yeux quitté la chambre d’hôtel libéré de toute obligation me concernant ? Je ne crois pas à la seconde hypothèse et je refuse d’adhérer à la première : nous sommes beaux tous les deux, nous sommes beaux même dans nos tempêtes et il ne peut pas baisser les bras. Je réalise avec amertume - parce que cela ne me ressemble pas - que s’il le faisait je m’accrocherais pour deux. Je m'évertuerais à lui faire réaliser que c’est du gâchis, que nous valons mieux que d’être tué dans l'œuf à cause de disputes qui ne semblent pas trouver de solution. Certains points nous opposent et alors ? Je nous vois comme une priorité et mon coeur se lamente de ne pas être perçue comme telle.

Quelque part entre deux cigarettes et au beau milieu d’un verre, je perds le fil de mes pensées. Je n’éloigne pas celles qui me tourmentent pour autant, non, je fais pire que mieux en entrant dans un état de semie conscience ou je divague autour de nos problèmes. Je ressasse toujours, mais mes phrases manquent de corps et de sens à présent. Je crois même m’être assoupie au chaud sous la couverture que j’ai dénichée, un verre en équilibre sur l’accoudoir lorsqu’il me réveille en enroulant ses doigts autour de mon bras. Peu alerte - la faute  à l’alcool et la fatigue - je le laisse me redresser avant de parvenir à formuler une question. Il a bu lui aussi. L’information se fraye un chemin dans mon esprit enveloppé de brume. Je l’entends à son ton grognon et je le perçois dans ses gestes maladroits. Avec qui ? En bonne compagnie ? S’est-il confié ? S’est-il lamenté, me dépeignant comme fatigante, égoïste, et pas prête à faire un quart de ce qu’il a fait pour moi pour lui ? « Comme si j’allais te laisser dormir dans le divan. » Un coup d’oeil autour de moi me rappelle le contexte, je me suis endormie sur le canapé pour fuir la chambre, parce que j’ai eu mal au coeur à chaque fois que mon regard s’est posé sur le matelas vide. « On est pas des gosses... » Je grommelle quelques phrases inintelligibles, je me débats mollement et, sans surprise puisque je reste un poids plume pour lui malgré son ébriété, il parvient à me décoller du canapé. Un bras dans mon dos, il glisse le second sous mes genoux et je n’ai d’autres choix que de m’agripper à son t-shirt en quête d’équilibre. La pièce tangue, est-ce ma vision altérée par l’alcool ou son pas chancelant ? Je l’ignore, mais cela suffit à me convaincre de ne plus lutter : je n’en ai plus envie de toute façon. Pas alors que je sens la chaleur de sa peau à travers son t-shirt. Pas alors que son parfum me chatouille le nez. Pas alors que je n’ai qu’une envie : fermer les yeux et basculer ma tête contre son torse. Fermer les yeux et enfouir mon visage dans son cou.


Fermer les yeux et sentir le sol se dérober sous ses pieds. La chute était prévisible, mais elle me surprend pourtant. Elle était prévisible mais, dans une position qui ne me permet pas de me réceptionner convenablement, je ne peux rien faire de plus qu’enrouler un bras autour de son cou pour tenter de me retenir. Il lâche mes jambes quelque part avant de heurter le sol, et je comprends qu’il tente de m’éviter le choc qui ne s’épargne pas. Nous heurtons le sol mais à part une fesse endolorie - je récolterai certainement un bleu qui s’effacera en quelques jours - je m’en sors indemne. Le temps semble suspendu jusqu’à ce que son rire actionne à nouveau le bouton play. Le mien se joint à la danse, et je m’appuie non sans difficulté sur mes avant bras pour me redresser. Il en fait de même et, à genoux, je laisse ma main se perdre sur la ligne de sa mâchoire. Je caresse sa joue, profitant de cette accalmie, et sans parvenir à réfréner quelques rires supplémentaires : la situation est toujours aussi triste, mais je suis ivre. « Et le sol c’est mieux que le canapé ? » Un éclat de rire teinté de tristesse et d’appréhension plus tard, je tente de me redresser en tirant sur son poignet. « Viens. Le lit est pas si loin, je te le promets. » Nous y parvenons en effet, quoique j’ignore qui porte l’autre, qui soutient et qui s’appuie. Moi, je me laisse tomber sur le matelas dès que je l’atteins, l’entrainant avec moi, les jambes encore suspendues dans le vide, le visage tourné vers le plafond. Je reste là quelques secondes pour reprendre mon souffle avant de tourner la tête pour planter mes yeux dans les siens. « Je te demandais ce que tu faisais encore là dans la pièce tu sais... Pas avec moi. » Pas dans ma vie. J’ai compris que le message était mal passé mais sur l’instant, ma colère m’a empêché de faire la traduction. « Je veux pas que tu partes. » Je respire mal sans toi. Je dysfonctionne.







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