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 (Amelyn #41) ► Skies on Fire

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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
le mont des vanités
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ÂGE : 34 ans (23.12.1986) - capricorne ascendant scorpion
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Elle a un coeur finalement et elle l'a mis entre les mains d'Amos. La grossesse n'était pas prévue au programme, elle la dissimule tant que c'est encore possible.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Copropriétaire avec Amos de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021.
LOGEMENT : Avec Amos, dans un vieil entrepôt transformé en luxueux loft au 721 Daisy Hill Road à Logan City. L'adresse de leur logement est un secret que le couple garde jalousement.
(Amelyn #41) ► Skies on Fire Npvl
POSTS : 19697 POINTS : 10460

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › terrorisée par la solitude, elle l'a longtemps fuie dans les bras d'inconnus avant de tomber amoureuse d'Amos › a récupéré le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle
RPs EN COURS :
(Amelyn #41) ► Skies on Fire 75d82c2c37b882e371ff586ea0e0b75e85da754b
amelyn #58 & #59 & #48 I don't know just how it happened, I let down my guard, swore I'd never fall in love again but I fell hard. You came into my crazy world like a cool and cleansing wave. Before I knew what hit me, baby, you were flowing though my veins. I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of. ☽ 1234567891011121314151617181920212223242526272829303132333435363738394041424344454647484950515253545556575859

(Amelyn #41) ► Skies on Fire Ubj6
spencer #1 You know there's still a place for people like us, the same blood runs in every hand. Take another walk out of your fake world, please put all the drugs out of your hand. You'll see that you can breathe without no back up, so much stuff you got to understand.

(Amelyn #41) ► Skies on Fire B6fb1cb466973b6ee80fa251209ee74621998ab8
sasha #2 Cause I was born, I was born to the night. In the night, I survive all the poison, the pleasure, the highs. Dusk 'til dawn, in the city where the wild things are. When the wolves are out, no doubt they're cryin' out my name.

(Amelyn #41) ► Skies on Fire Dywz
Destiny was for fools. She would not wait for her life to happen. She would make it happen.

(07) sasha #2 (2019)taylor brothers & cogabriellespencer #1amos #58amos #59chad #2

UNIVERS ALTERNATIFS :

(03) zombie amelynamelyn UA #3leolyn #2 (UA la faucheuse)

(Amelyn #41) ► Skies on Fire 9435847c0657cbf122d08ab57dc71844

RPs TERMINÉS : liste tenue à jour dans ma fiche de liens

POUR INFO :
dialogues en indianred.
j'écris à la première personne du singulier et au présent.
+ crédits complets dans mon moodboard

AVATAR : Lady Gaga
CRÉDITS : bambieyes (avatar) loonywaltz (UB) & harley (crackship)
DC : Megan Monroe, l’œil de la tempête (ft. Sydney Sweeney)
PSEUDO : stairsjumper
Femme (elle)
INSCRIT LE : 21/02/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t23235-raelyn-the-badest-thing-around-town-5 https://www.30yearsstillyoung.com/t23281-raelyn-if-you-re-a-strong-female-you-don-t-need-permission https://www.30yearsstillyoung.com/t23333-raelyn-blackwell https://www.30yearsstillyoung.com/t24159-raelyn-blackwell

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Message(#) Sujet: (Amelyn #41) ► Skies on Fire (Amelyn #41) ► Skies on Fire EmptyLun 1 Mar - 18:10



Skies on fire
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #41) ► Skies on Fire 873483867

Il ne peut pas dormir sans moi et, sans lui, je dysfonctionne. Il a remplacé la plus violente de mes addictions, a pris en un an beaucoup plus de place que je n’aurais imaginé en allouer à quelqu’un d’autre que moi-même. Au terme de notre escapade à Paris, je suis rentrée avec la certitude de ne pas avoir envie de me passer de sa présence à ses côtés, de la chaleur de son corps contre le mien la nuit, de ses baisers, de son souffle contre ma peau : de lui tout simplement, mêlée à l’inquiétude que, peut-être, le destin se préparait à me jouer un mauvais tour et que, peut-être, j’allais pourtant devoir apprendre à le faire. Si nous avons évité le sujet de notre dispute pendant le reste du séjour, nous ne nous sommes réconciliés convenablement que le soir du nouvel an, emportés par l’émotion de la soirée et l’envie de la passer dans les bras l’un de l’autre. Elle était douce cette délivrance, elle a apporté avec elle son lot de soulagement auquel je m’accroche comme si ma vie en dépendait. Pourtant habituée à préférer arracher le pansement d’un coup quelles que soient les circonstances, je me complais dans le déni lorsqu’il s’agit des problèmes qui ont trait à mon couple. Lui, je le rêve solide comme le roc alors qu’il est pourtant secoué par la tempête de nos angoisses. En tête des miennes, la certitude de plus en plus prégnante de ne pas être sa priorité. Et qu’en est-il des siennes ? Le pensait-il réellement, que je ne suis pas prête pour lui au quart de ce qu’il ferait pour moi ? Est-ce comme ça qu’il me voit ? N’avons nous pas réglé depuis longtemps nos soucis d’équité ? Ne l’ai-je pas pardonné à plusieurs reprises quand je n’aurais pardonné personne d’autre ? N’ai-je pas changé pour lui ? N’ai-je pas prouvé que je l’aimais, quand bien même les mots n’ont jamais passé la barrière de mes lèvres ? Est-il question de sacrifices ? Mais que me reste-t-il à sacrifier quand, pour l’instant, je n’ai plus que nous ? Les autres pans de mon existence se sont écroulés et si j’ambitionne de les rebâtir sur des fondations plus solides, le tout ne ressemble pour l’instant qu’à un château de cartes, un vague projet qui attend son heure pour être concrétisé. Si cela devait nous nuir, j’abandonnerais tout sur le champ. J’espère ne jamais être confrontée à la nécessité de faire ce choix, mais je le ferai pour lui, puisque je réalise jour après jour que mon bonheur ne dépend pas du Club, mais de sa place à mes côtés. Je veux reprendre le gang, je veux rendre à Mitchell la monnaie de sa pièce, mais je ne m’engagerais pas dans cette voie là si j’avais peur de le perdre en retour.

Est-ce de ça qu’il est question ? J’ai cogité et ressassé dans l’avion mais, en posant le pied sur le sol australien, j’ai enfoui ces questions un peu plus profondément pour qu’elles cessent de me parasiter. Au contraire, j’ai profité de ce début d’année à sa compagnie, j’ai profité de notre retour sur le bateau dans lequel nous nous sommes enfermés sans honte pendant plus de quarante huit heures, j’ai profité du plaisir coupable de rechercher un nouvel endroit pour vivre à ses côtés. Et ce soir n’échappe pas à la règle : alanguie contre lui sur le sofa, je l’observe faire défiler la page de résultats sur un site de locations. Je l’arrête de temps à autre d’une remarque ou d’une question, d’un sourire ou d’une moue boudeuse quand le bien affiché me déplait et, surtout, j’oublie à ses côtés que le temps file et que la nuit tombe. Je l’oublie jusqu’à ce que son téléphone sonne et qu’il décroche, se redressant pour échanger avec son interlocuteur dans la cuisine. Si j’ai toujours la crainte qu’il s’agisse de sa complice - je garde notre dispute à Paris en travers de la gorge - j’apprends aussi de mes erreurs en terme de délicatesse et je comprends de toute façon rapidement qu’il ne s’agit pas d’elle, mais de l’un de ses frères. Par souci pour son intimité, je débranche mon cerveau de la conversation pour continuer à parcourir les lofts et appartement sur l’ordinateur qu’il a laissé sur mes genoux en se levant. Lorsqu’il met fin à la conversation et revient vers moi, je lui tends le portable avec un sourire aux lèvres. « Qu’est ce que tu penses de celui-là ? Le quartier a l’air tranquille et les volumes sont magnifiques. » Immenses, en d’autres termes. Si je me sens bien sur le bateau, la sensation d’avoir un endroit à appeler chez moi n’est pas complète et après quatre mois passés dans un espace aussi exigu, j’en ai besoin, de me sentir à nouveau pleinement chez moi quelque part. Chez nous. Je ne note son air préoccupé que lorsqu’il attrape l’ordinateur entre ses mains pour le déposer sur la table basse. « Quelque chose ne va pas ? » Alors qu’il se rassoit, surpris ou hébété, je ne sais pas, je cherche d’instinct son avant bras pour le caresser doucement. « Qu’est ce qu’il se passe ? »






(Amelyn #41) ► Skies on Fire 1949770018:
 
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Amos Taylor
Amos Taylor
les raisins de la colère
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ÂGE : 44 ans (02/05/1977)
SURNOM : Quelle idée !
STATUT : Elle a gommé ses ratures, effacé ses coquilles. Elle lui a rappelé que derrière le tragique se terrent parfois de belles histoires d'amour.
MÉTIER : Propriétaire d'un casino que Raelyn a appelé "Octopus"
LOGEMENT : Il vit depuis janvier avec Raelyn au 721 Daisy Hill Road à Logan City, dans un loft dont il tait l’adresse.
(Amelyn #41) ► Skies on Fire 6rNDln61_o
POSTS : 3740 POINTS : 2015

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Il ne cuisine pas, mais il sait faire à manger › C'est un excellent nageur › Après l'accident, il n'a plus plongé pendant des années. Il a recommencé récemment grâce à Raelyn › Alcoolique notoire. Il arrive qu'il l'admette.
RPs EN COURS : (Amelyn #41) ► Skies on Fire BmXhphe3_o
Amelyn 485557UA 2 (chp 3)DZDS ▬ Every breath you take and every move you make, every bond you break, every step you take, i'll be watching you.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1314151617181920212223252627282930313233343536373839404142434445464748495051525354555657


(Amelyn #41) ► Skies on Fire RlLeW9k7_o
Taylor family Liam 4 › ▬ By faith, being moved by the fear of God, he made ready an ark for the salvation of his family
Chad 1Liam 3Liam 4Chad 3

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UNIVERS ALTERNATIFS :

(4/5)Amelyn DSUA 2 (chp 3)Amelyn DZLenoreLou

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RPs EN ATTENTE : Marius › Casey › Cian › Chad









RPs TERMINÉS : Liste mise à jour dans la fiche de liens.


AVATAR : Bradley cooper
CRÉDITS : Tearsflight (avatar) Sunflower (gif) Clem (code signature)
DC : Nope
PSEUDO : Ci!
Femme (elle)
INSCRIT LE : 16/12/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t28495-amos-taylor-my-senses-have-been-stripped https://www.30yearsstillyoung.com/t28558-amos-taylor-ace-of-spades https://www.30yearsstillyoung.com/t29131-amos-taylor

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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #41) ► Skies on Fire (Amelyn #41) ► Skies on Fire EmptyMer 17 Mar - 21:41






SKIES ON FIRE


Le silence enduit nos maux d’une substance visqueuse, poisseuse au toucher, mais c’est l’option que j’ai choisie Ne pas revenir sur notre querelle parisienne, ravaler douleur et orgueil, dénier le risque qu’est de s’asseoir sur un tonneau de dynamite, se contenter de quelques aveux au terme d’une nuit d’ivresse pour panser nos blessures, refuser d’admettre que, tôt ou tard, ce différend nous explosera au visage, qu’il aura raison peut-être raison de nous. Feindre d’oublier pour s’abandonner au désir et à l’amour le soir du Nouvel an, comme si l’étreinte creuserait le trou dans lequel enterré ce problème aussi vieux que notre relation, plus entêtant qu’une ritournelle de kermesse. J’adopte les comportements d’un idiot et je l’assume puisque c’est plus facile d’encaisser ou de me taire que de mesurer l’impact d’une mise au point sur mon couple fragile. Je m’accorde donc sur le diapason d’une présomption : nous sommes sur la même longueur d’ondes, tacitement d’accord que cette conversation, nous n’en voulons pas. Plus de couteaux aiguisés à tirer de leur fourreau. Chaque discussion sur ce propos menace de nous meurtrir de nous abîmer et, de crainte d’être forcé par la fatalité d’avorter nos projets, on ignore la rupture qui nous pend au nez. Nous préférons embarquer sur un même navire et naviguer ensemble sur les eaux troublées ou sereines de la vie à deux. Alors, de retour de notre escapade, nous nous attelons chaque soir à cette même tâche : dégoter sur le net l’appartement qui nous accueillera, nous couvera, qui concentrera à lui seul tous les critères utiles à notre bonheur et qui, plus tard, en témoignera. Nous épluchons la toile comme un buveur écume les bars durant ses nuits de ribote. Nous le cherchons sans relâche, ce bijou d’architecture que nous pressentons telle une fin appréciable pour nos emmerdes. Moi, je prie pour que nous le trouvions avant que la chance ne nous file entre les doigts, avant que chante pour nous le glas si, d’aventures, nous ne parvenions pas à semer les causes de notre conflits derrière nous, très loin derrière, en nourrissant l’espoir fou qu’il s s’étranglent sous le joug de l’effort, qu’ils meurent, qu’ils disparaissent. Bien sûr, il faudrait un miracle, non pas pour nous installer dans d’autres murs que ceux du bateau, mais pour nous soustraire à ce désaccord récurrent. Sauf que dévisager cette réalité existe que jôte mes oeillères solidement vissée au bout de mon nez. J’ai décidé d’être aveugle et sourd aux mises en garde de mon cœur et ça fonctionne. C’est d’autant plus efficace quand roule la molette d’une souris d’ordinateur sous mon index et que Raelyn se love au creux de mes bras. C’est imparable tant que nous sommes animés par ce commun desseins. Dès lors, l’âme tranquille, mais pas tout à fait serein, je commente nos trouvailles. Je relève les défauts ou m’exclame sur leur contraire. Tantôt je grimace, tantôt je souris. De temps en temps, je badine à propos de l’étroitesse d’une baignoire devant le cliché d’une pièce d’eau ridiculement petite, je dérobe un baiser du bout des lèvres ou à pleine bouche. Je suis conscient des périls qui nous menacent, mais plus nous approchons de notre but, plus je suis en liesse. Rien ne semble en mesure de perturber ma faiblarde quiétude, si bien que je ris encore malgré l’irritation provoquée par les vibrations de mon téléphone portable.

Ma bonne humeur s’efface sous l’assaut violent du ton alarmiste de mon frère. Zach est ce que je qualifierais de force tranquille. Je ne suis pas de nature expansive. Mon cadet ne l’est pas davantage. Comment, dans ces conditions, empêcher mon pouls de filer à toute allure ? Je n’aime pas ce que j’entends. Je déteste l’incertitude. Je n’apprécie pas beaucoup plus l’injonction - “j’ai besoin d’aide” - qui ne présage rien de bon. Ce SOS traduit un fait : le malaise de ma mère n’est pas sans gravité. La pudeur familiale lui interdit simplement de s’épancher par téléphone. Quant à la mienne, elle coince dans ma jugulaire toutes questions, y compris les plus pertinentes. Je ne demande pas comment elle va où ce qu’avancent les médecins. J’annonce, simplement, d’une voix ferme que je vais arriver, que je vais rentrer pour l’aider, le plus vite possible… “lorsque Raelyn sera à l’abri” ai-je songé sans l’exprimer. Dans ma tête, alors que j’approche du sofa, j’ordonne mes idées. Je ficelle des solutions de repli afin que je quitte Brisbane en la sachant en sécurité. A contrario, je ne dormirai pas tranquille… si tant est que je m’autorise à décoller de la Marina pour endosser mon rôle de fils ou de frère auprès de ma famille. Pensif, je ne distingue rien de la description du bien que récite mon enthousiaste complice. Je ne perçois que cette émotion-là, celle qui m’empêche de trouver les mots idoines pour lui confier mon inquiétude. Elle la comprendra, je le sais. Il n’en reste pas moins que partir aussi précipitamment ne compte pas parmi nos plans les plus immédiats. Force est également d’admettre que je suis anormalement pensif, que mes traits se sont fermés et que mon regard, vitreux, observe sans voir l’écran qui gît sous mes pupilles écarquillées par le tracas. « S’il te plaît, prends rendez-vous. » ai-jeté à la volée sans formuler la moindre remarque. L’attitude éveille les soupçons, forcément, et si son interrogation est légitime, je tourne vers ma partenaire des sourcils froncés. « Je n’ai pas bien compris. Juste qu’il est arrivé un truc à ma mère. » Quand ? Hier ? Ce matin ? Dans l’après-midi ? Depuis combien de temps suis-je tenu dans le secret ? « Zach gère pas ou c’est grave et il n’a pas pu me le dire. » Par manque d’informations ? Pour me ménager ? A quel point est-ce grave ? « Et qu’il faut que je rentre… mais je ne sais pas bien quand. » ai-je avoué, mal à l’aise d’avoir cruellement manqué de curiosité par lâcheté : j’ai redouté l’étourdissement qui suit les mauvaises nouvelles. « Il avait l’air… dépassé. Je crois que c’est plus grave que ce qu’il a bien voulu dire. Alors, maintenant je suppose.Ou en tout cas, le plus vite possible… dès que...  » Le fond de ma pensée, je l’ai conservé pour moi et je l’ai modifié. Rae rabâche souvent qu’elle est capable de veiller seule sur elle. Cette fois, nul doute cependant qu’elle ne bénéficie pas d’un éventail de résidence où loger durant mon absence. «Dès qu’on aura préparé nos affaires. » Non pas qu’elle soit forcée de m’accompagner ou que ça soit de bon ton de le lui proposer : je crois que, si sa présence me ferait du bien, je ne lui infligerais pas une rencontre avec mes proches en pareilles circonstances ou avant qu’elle n’y soit prête. Je n’ai pas besoin qu’elle soit adoubée par les seigneurs en la demeure Taylor pour être convaincu de l’étendue de nos sentiments respectifs et mutuels à la fois. Ce qui, en revanche, est important à mes yeux : c’est qu’elle survive à mon absence dans l’éventualité où Mitchell reniflerait mon absence et en profitait pour frapper par vengeance.





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Raelyn Blackwell
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PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › terrorisée par la solitude, elle l'a longtemps fuie dans les bras d'inconnus avant de tomber amoureuse d'Amos › a récupéré le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #41) ► Skies on Fire (Amelyn #41) ► Skies on Fire EmptyMer 17 Mar - 22:09



Skies on Fire
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #41) ► Skies on Fire 873483867

Si je ne laisse pas traîner d’oreille indiscrète dans sa direction pour surprendre le contenu de sa conversation, il n’en reste pas moins vrai que je ne peux m’empêcher quelques coups d'œil. Je note ses froncements de sourcil, l’air perdu qui se dessine sur son visage et je m’interroge avec toutefois la ferme intention de ne faire aucune remarque s’il ne m’en parle pas : j’ai appris de mes erreurs et je n’ai pas envie de nous pousser dans nos travers : ceux où je suis blessée et sarcastique, où il se braque et où nous finissions inlassablement par nous jeter des horreurs au visage. Ce schéma je n’en veux plus et, si je n’ai pas encore compris comment désamorcer ce genre de situation, je choisis de les éviter. Lorsqu’il raccroche, je me borne à me concentrer sur l’écran de l’ordinateur et le loft - certes sublime mais qui a du mal à garder mon attention - dont les photos défilent sous mes yeux. « S’il te plaît, prends rendez-vous. » Je hoche la tête, mais je note qu’il a l’air plus absent que réellement distant. Si j’interprète bien, ce n’était pas Olivia au bout du fil ni un quelconque allié dans sa quête de vengeance. Quelque chose le préoccupe, l’inquiète et le laisse presque hagard, et je ne peux pas l’ignorer plus longtemps, même au nom de la quiétude de mon couple. Alors je referme doucement l’écran de l’ordinateur pour le poser sur la table basse. « J'appellerai demain... » Je ne le quitte pas des yeux avant de me jeter à l’eau, faisant fi des risques : j’estime mince celui qu’il me reproche ma curiosité tant il a l’air démuni face à une situation dont je ne sais rien.

« Je n’ai pas bien compris. Juste qu’il est arrivé un truc à ma mère. » A mon tour de froncer les sourcils. Si je ne comprends rien des affaires de famille - la mienne ne compte pas et je ne m’inquiéterai jamais pour eux - je suis toutefois capable de comprendre que pour Amos, elles représentent beaucoup. Je suis également capable de percevoir de l’inquiétude dans sa voix et je me tais pour lui laisser de la place. « Zach gère pas ou c’est grave et il n’a pas pu me le dire. Et qu’il faut que je rentre… mais je ne sais pas bien quand. » Je hoche la tête doucement sans le quitter des yeux. Doucement, je tends une main dans sa direction dans l’espoir qu’il la saisisse et que la chaleur de ma peau le réchauffe et l’apaise autant que possible. « Il avait l’air… dépassé. Je crois que c’est plus grave que ce qu’il a bien voulu dire. Alors, maintenant je suppose.Ou en tout cas, le plus vite possible… dès que... Dès qu’on aura préparé nos affaires. » Doucement, j’enroule mes doigts autour des siens et caresse le dos de sa main de mon pouce. Mon autre main glisse le long de son cou pour épouser la forme de sa mâchoire, et je réfléchis. Nos affaires ? Je n’envisage pas une seule seconde qu’il souhaite que je l’accompagne : je suis un sujet tabou pour les siens et je doute qu’il ait envie de m’agiter sous le nez de sa mère alors qu’elle traverse des instants compliqués. Non, s’il ne souhaite pas que je reste sur le bateau, c’est qu’il est question de ma sécurité, j’en suis persuadée. Sauf que mon domicile n’est plus une option non plus : face au risque que Mitchell flaire nos plans ou ait vent de mes récents rendez-vous avec certains de ses fournisseurs, il a été décidé que je n’y mette plus les pieds. J’ai rassemblé mes effets personnels et ils ont été emportés dans un garde meuble avec le mobilier que je souhaitais conserver, dans l’attente d’une solution plus définitive. J’ai toujours la clé, mais retourner vivre là-bas reviendrait à me coller une cible sur le front. « Tu penses qu’ici c’est risqué ? » Nous ne nous sommes jamais posé la question, mais il n’a pas tout à fait tort : Alec et d’autres ont déjà vu le bateau et connaissent son existence. A partir de là, combien seraient capables de m’y débusquer ? « Je peux prendre une suite à l’Emporium quelques jours. Autant de jours qu’il te faudra en fait. » Je n’ai pas l’intention de lui mettre la moindre pression : sa famille arrive en haut de sa liste de priorité, il a besoin d’être avec les siens. « Hé… Ça va bien se passer. » Pour sa mère, je n’en sais rien. Mais je ne veux pas qu’il se préoccupe de ma sécurité quand je suis capable de le faire toute seule. Je ne veux pas être un boulet à son pied qui le retiendrait alors qu’il ressent le besoin de rejoindre les siens. Il me manquera et laissera un trou béant à la place de mon cœur aussi longtemps qu’il sera loin de moi, mais je le gèrerais sans que ça n’ait à l’impacter. Évidemment, ce sera compliqué pour moi et, je le devine, pour lui aussi. Depuis août, nous ne nous sommes pas quittés plus de quelques heures et avons appris à apprécier le plaisir coupable de vivre en autarcie. Même à Paris, nous avons passé plus de temps juste tous les deux et à l'abri de regards que mêlés à la foule de la ville lumière.

Alors je n’ai pas envie de le laisser partir, mais je me redresse et lui adresse un sourire encourageant. « Viens, on ferait mieux de se dépêcher. » Si j’avais su, je n’aurais pas défais ma valise parisienne. « Je vais prendre le strict nécessaire et si tu dois rester là-bas plus longtemps que prévu, j’aviserais. » Acheter de nouveaux vêtements n’a jamais consisté un calvaire à mes yeux. Dans la chambre, j’attrape ma valise et je la dépose sur le lit. J’attrape quelques vêtements du coin de l’œil pour les y laisser tomber sans prendre le temps de les plier soigneusement, trop occupée à le garder dans mon champ de vision du coin de l'œil.






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Amos Taylor
Amos Taylor
les raisins de la colère
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ÂGE : 44 ans (02/05/1977)
SURNOM : Quelle idée !
STATUT : Elle a gommé ses ratures, effacé ses coquilles. Elle lui a rappelé que derrière le tragique se terrent parfois de belles histoires d'amour.
MÉTIER : Propriétaire d'un casino que Raelyn a appelé "Octopus"
LOGEMENT : Il vit depuis janvier avec Raelyn au 721 Daisy Hill Road à Logan City, dans un loft dont il tait l’adresse.
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GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Il ne cuisine pas, mais il sait faire à manger › C'est un excellent nageur › Après l'accident, il n'a plus plongé pendant des années. Il a recommencé récemment grâce à Raelyn › Alcoolique notoire. Il arrive qu'il l'admette.
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #41) ► Skies on Fire (Amelyn #41) ► Skies on Fire EmptyMer 17 Mar - 22:16





SKIES ON FIRE
A croire les miens immortels, je suis frappé d’une stupeur ankylosante. Au téléphone, je n’ai posé aucune question. j’ai enchaîné les “ok”, “très bien” et “d’accord” en automate et c’est dans ce même état que je retrouve ma place aux côtés de Raelyn. Ma curiosité s’agite alors en moi à retardement puisqu’elle est motivée par la sienne. Je n’ai aucune réponse à fournir et, le souhaiterais-je, je ne peux pas rappeler Zach qui doit certainement boucler les derniers maillons de la chaîne téléphonique. Je ne peux pas non plus admettre mon inquiétude tout de go au risque de lui donner du corps et je m’y refuse. Certes, elle plane autour de moi tel un spectre auquel Rae est sensible. Elle transparaît également dans mes explications décousues, mais n’ai-je pas le droit de me réjouir qu’elle n’ai pris qu’une seule forme ? La sécurité de Rae est ma priorité. Tout autre est encore abstrait et ça me convient. Sans cela, je m’éparpillerais en omettant un essentiel : l’avenir. Ma complice en est la clé de voûte et quoique j’aime ma mère, bien que la famille tienne dans mon cœur une place particulière, je ne les autorise pas à me parasiter. Je me dois de trier les bons grains de l’ivraie parmi les solutions qui s’offrent à moi pour préserver celle que j’adore de nos ennemis et de l’absence. Elles sont maigres, c’est donc vite fait. Rapidement, j’ai exclu le bateau, le loft et la possibilité d’assigner l’ancien bras droit d’une ordure dans une chambre d’hôtel. Elle y serait trop exposée. L’Emporium est le premier endroit que Mitchell râtisserait, quand bien même ma dulcinée n’y croiserait pas un visage familier. Dès lors, désormais loin de l’appartement qui a remporté tous les suffrages de ma dame, à des années lumières de ce qui m’attend réellement sur Kilcoy, je rejette l’éventualité sans pour autant me mettre en mouvement. «Pas ici, non. Pas là-bas non plus. Ce serait plus confortable...» Bien plus qu’un studio plus étroit que la pièce à vivre de ce navire. « Mais je ne serai pas tranquille. »ai-je confessé, l'œil hagard, cherchant dans ma force de caractère des ressources bien cachées pour réfléchir avec cohérence et me lever enfin de ce fauteuil. Je suis paralysée par la simple idée de plier bagages. J’ai peur de partir et de signer par conséquent nos derniers moments ensemble. Je redoute qu’un lâche l’arrache à ma vie sans crier gare. Je crains de m’en aller en toutes connaissances de cause et de rentrer trop tard, encore. Trop tard, toujours.

Evidemment, une petite voix me souffle que mes appréhensions ne sont pas rationnelles. Elle me chante le péan mélodieux que ça ne risque rien, qu’elle sera à l’abri dans les quelques mètres carrés qui m’auront servi de refuge lors de mon arrivée à Brisbane. Elle me répète que Raelyn est indépendante, qu’elle n’a pas attendu que j’investisse sa vie pour veiller sur elle. Malheureusement, c’est plus que moi et je reste là, assis au bord du sofa, le pied frappant le sol au rythme filant de mon pouls. Je brille par mon inaction et par ce regard fuyant qui balaie tantôt la pièce tantôt les traits rassurants de mon âme sœur. C’est pathétique et, surtout, de ma faute. J’en veux à mon manque cruel de loquacité et à cette pudeur qui m’a empêché de questionner mon frère comme si le tracas était un sujet tabou. C’est si facile avec Raelyn. Il lui suffit d’une œillade, d’une caresse le long de ma mâchoire ou sur le dos de ma main pour me ramener. Pourquoi est-ce si compliqué avec mes cadets ? Pourquoi est-ce que je m’entête à me caparaçonner entre les murs d’une forteresse solide ? Pourquoi la porte est-elle fermée à double tour ? Pourquoi n’ai-je confié la clé qu’à celle qui me promet déjà que tout ira bien, que mon sang ne doit pas virer au bleu d’encre ? Et, pourquoi me retrancher derrière un mensonge en affirmant que “je sais”? «Je sais que tout se passera bien, mais pas ici, pas au loft et pas à l’hôtel.» ai-je précisé sans oser confier ce qui trotte dans ma tête. C’est cet immeuble décâti que ma vengeance s’est dessinée au fil des mois. Ce deux-pièces a été témoin de la naissance d’un Machiavel. Il l’a enfanté sous le regard compatissant d’une Olivia en souffrance qui, comme moi, s’est transformée à chaque fois que nous ourdissions des plans cruels d’une vendetta dramatique pour mon couple. Ces lieux ont été le théâtre de tout ce qui nous oppose, Rae et moi, et l’y conduire me plonge dans le bain d’une culpabilité nouvelle. Je n’ai jamais voulu blesse la femme qui se redresse, qui m’invite à la suivre jusqu’à la chambre. A ce stade de notre histoire, je me suis estimé vierge de manipulations impardonnables ou reprochables à long terme. Aujourd’hui, je n’en suis plus convaincu et, si je la suis, si je m’appuie contre le chambranle, je réalise peu à peu que, peut-être, je risque de rouvrir des plaies mal cicatrisées. Nous en relèverons ? Va-t-elle, durant ces heures solitaires, ressasser mes comportements ? Mes erreurs ? Nos disputes ? La dernière en date va-t-elle l'attraper par le collet et l’étrangler ? J’ai mal de l’envisager et de la laisser à des kilomètres de ce qui me traverse l’esprit. Je souffre d’autant plus que je suis envahie par une bouffée de reconnaissance qui étreint mon cœur avec trop de vigueur. « Je ne veux pas que tu avises. Je ne veux pas laisser quoi que ce soit au hasard. » ai-je lancé en cheminant vers elle. J’assume de l’interrompre en saisissant sa main pour l’attirer contre moi. Je n’ai pas besoin de ses bras parce que je redoute le pire pour ma mère. J’en suis avide parce que je reconnais, parmi les mille émotions difficiles à définir qui s’entrechoquent dans ma tête, cette peur incessante de la perdre. Dès lors, le visage enfoui dans son cou, je me suis entêté du parfum de sa peau. Je lui ai chuchoté des remerciements d’être aussi conciliante quand la famille n’est pour elle qu’un appendice inutile. J’ai soupiré ma gratitude, mes sentiments et, tandis que mon corps divorçait du sien à contre coeur, un frisson m’a parcouru l’échine, un courant électrique plus désagréable que le désir ou la convoitise, celui qui martèle cette réalité : aussi longtemps que durera mon exil, elle me manquera, je ne me sentirai pas entier. « Je vais faire un sac aussi. Et puis, on va là où je vivais avant… avant le bateau.» ai-je déclaré, penaud, surveillant sa réaction du coin de l’oeil, mon corps frôlant toujours le sien alors que je ramasse un sac au fond d’un tiroir. J’y enfonce des fringues au hasard, un peu comme elle : il ne convient pas de plaire, mais d’être présentable. « J’ai pas encore renoncé au bail… C’est un petit studio qui ne me coûte presque rien. » Un boniment serait sur l’instant confortable, mais ça ne me ressemblerait pas. « C’est aménagé, modestement… c’était un pied à terre acceptable pour ce que j’avais à faire...» A quoi bon nommer les activités qui m’ont gardé éloigné de toute honnêteté vis-à-vis d’elle… elle devine, je le pressens. « Hormis l’ex-femme de mon frère, mais elle ne viendra pas te déranger, elle doit déjà être au courant. Si elle veut des nouvelles, ce n’est pas moi qu’elle appellera ou qu’elle viendra voir. Et, Liv aussi. Hormis elles, personne ne sait que ce studio existe.» Kelly m’y avait rendu visite une fois après mon accident. Pour le reste de la fratrie, mon arrivée dans la métropole a été discrète. Je me suis déplacé plus souvent que le contraire. « Je vais te laisser le numéro de Liv aussi. Au cas où…» Si elle était en danger, appeler un membre du Club équivaudrait à se tirer une balle dans le pied : rien ne prouve que tous sont dignes de confiance. Toutefois, je ne précise pas : elle en a conscience. La mécanique des coudes dérouillée, nos affaires ont été vite bouclées. Bien trop à mon goût. Beaucoup trop pour mes nerfs. J’ai claqué le coffre de ma voiture avec force. Ma portière a subi le même sort. Seul le code de la route est digne d’être respecté : les limitations de vitesse retardent la minute fatidique où j’embrasserai Raelyn une dernière fois avant une paire de jours, peut-être même de semaines.




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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
le mont des vanités
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ÂGE : 34 ans (23.12.1986) - capricorne ascendant scorpion
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Elle a un coeur finalement et elle l'a mis entre les mains d'Amos. La grossesse n'était pas prévue au programme, elle la dissimule tant que c'est encore possible.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Copropriétaire avec Amos de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021.
LOGEMENT : Avec Amos, dans un vieil entrepôt transformé en luxueux loft au 721 Daisy Hill Road à Logan City. L'adresse de leur logement est un secret que le couple garde jalousement.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › terrorisée par la solitude, elle l'a longtemps fuie dans les bras d'inconnus avant de tomber amoureuse d'Amos › a récupéré le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle
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amelyn #58 & #59 & #48 I don't know just how it happened, I let down my guard, swore I'd never fall in love again but I fell hard. You came into my crazy world like a cool and cleansing wave. Before I knew what hit me, baby, you were flowing though my veins. I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of. ☽ 1234567891011121314151617181920212223242526272829303132333435363738394041424344454647484950515253545556575859

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spencer #1 You know there's still a place for people like us, the same blood runs in every hand. Take another walk out of your fake world, please put all the drugs out of your hand. You'll see that you can breathe without no back up, so much stuff you got to understand.

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sasha #2 Cause I was born, I was born to the night. In the night, I survive all the poison, the pleasure, the highs. Dusk 'til dawn, in the city where the wild things are. When the wolves are out, no doubt they're cryin' out my name.

(Amelyn #41) ► Skies on Fire Dywz
Destiny was for fools. She would not wait for her life to happen. She would make it happen.

(07) sasha #2 (2019)taylor brothers & cogabriellespencer #1amos #58amos #59chad #2

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(03) zombie amelynamelyn UA #3leolyn #2 (UA la faucheuse)

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POUR INFO :
dialogues en indianred.
j'écris à la première personne du singulier et au présent.
+ crédits complets dans mon moodboard

AVATAR : Lady Gaga
CRÉDITS : bambieyes (avatar) loonywaltz (UB) & harley (crackship)
DC : Megan Monroe, l’œil de la tempête (ft. Sydney Sweeney)
PSEUDO : stairsjumper
Femme (elle)
INSCRIT LE : 21/02/2019
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #41) ► Skies on Fire (Amelyn #41) ► Skies on Fire EmptyMer 17 Mar - 22:16



Skies on Fire
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #41) ► Skies on Fire 873483867

A le voir hagard et résolument perdu je m’interroge et je tente de le ramener à moi de simples gestes : mes doigts autour des siens, une caresse sur sa joue ou un regard rassurant. J’oublie que je ne comprends pas que l’on puisse se mettre dans tous ses états pour une mère ou un quelconque membre de notre famille : je les laisserais crever la gueule ouverte s’ils m’appelaient à l’aide mais ce n’est pas de moi qu’il est question, mais de mon amant, alors je n’ai pas besoin de comprendre. Il est ma famille à présent, alors si c’est important pour lui, je ne pose pas de question « Pas ici, non. Pas là-bas non plus. Ce serait plus confortable… Mais je ne serai pas tranquille. » Mon côté le plus indépendant pourrait s’insurger. Seulement, il y a des batailles qu’il convient de ne pas mener puisqu’elles n’en sont pas : Amos ne tente pas de me couper les ailes et je le sais dévoré par une peur irrationnelle, celle de me perdre, puisque je suis assaillie des mêmes craintes le concernant parfois même sans fondement. Mon besoin d’indépendance n’a rien à faire là et n’a pas la moindre raison de s’insurger, de préciser que je sais prendre soin de moi même et que je n’ai besoin de personne pour ça. Tout ça, il en est parfaitement conscient. Tout ça, il le sait et je sais également que je n’ai plus besoin de combattre pour qu’il le respecte. « Je sais que tout se passera bien, mais pas ici, pas au loft et pas à l’hôtel. » Je n’entrevois pas d’autres solutions que celle là si ce n’est une que refuserais en bloc s’il avait l’audace de la proposer : je n’ai pas besoin qu’il demande encore à son alliée de jouer pour moi le rôle de baby sitter. Il y a une limite à ce que je suis prête à accepter pour qu’il parte rassuré de me savoir en sécurité, et m’abaisser à nouveau à ça en fait partie. Alors, si je m’interroge, je ne dis rien : je me suis promis d’arrêter de présager le pire, puisque cela souvent été source de tensions inutiles entre nous. « Je ne veux pas que tu avises. Je ne veux pas laisser quoi que ce soit au hasard. » La solution, je n’arrive pas à deviner s’il la cherche ou s’il j'entrevoist déjà sans oser la proposer. Je n’ai pas la prétention de lire en lui comme dans un livre ouvert mais je le lis habituellement bien et, aujourd’hui, le texte semble être écrit dans une langue que je baragouine à peine.


Mais je connais mieux celle qu’il chante à mon oreille en m'attirant à lui pour enfouir son visage dans mon cou. Celle qu’il me parle en laissant ses doigts glisser dans mes cheveux et le long de ma colonne vertébrale, en respirant fort pour s’enivrer de mon parfum et en me soufflant des remerciements : il n’a pas envie de me quitter. Je n’aime pas plus l’idée que lui, j’ai peur que ces quelques jours l’aident à remettre de l’ordre dans ses idées, un ordre qui remettrait notre histoire en question si bien que je le sers aussi certainement un peu trop fort. Lorsque nos corps se séparent, j’ai envie de le retenir mais si je laisse mes doigts glisser le long de son bras et de son avant bras, je finis par lâcher sa main à regret : les siens ont besoin de lui. « Je vais faire un sac aussi. Et puis, on va là où je vivais avant… avant le bateau. » C’est dont ça ce à quoi il pensait ? Ce qu’il n’osait pas me partager ? Je me doute qu’il vivait quelque part avant d’acquérir ce bien et je ne comprends pas tout de suite ce qui fait naître chez lui comme ce que je devine être de l’embarras. « J’ai pas encore renoncé au bail… C’est un petit studio qui ne me coûte presque rien. C’est aménagé, modestement… c’était un pied à terre acceptable pour ce que j’avais à faire... » « Ce que tu avais à faire…. » Je répète, pensive et réalisant tout ce qui se cache derrière ces quelques mots. En arrivant en ville, c’est à son enquête qu’il a dédié ses journées. C’est à fouiner à la recherche d’infos sur le Club, sur les Strange, et certainement sur moi. C’est à notre chute et à la mienne qu’il a dévoué le temps passé là bas et si j’en retire des sentiments contraires, je me concentre sur la voix qui me souffle de relativiser. Il va s’en aller, il va me quitter et je n’ai pas envie qu’il emporte avec lui le souvenir d’une dispute, une de plus, une qui achèverait peut-être de le convaincre que nous ne valons pas la peine puisqu’à ses yeux je ne le comprends pas ou ne l’accepte pas. « Hormis l’ex-femme de mon frère, mais elle ne viendra pas te déranger, elle doit déjà être au courant. Si elle veut des nouvelles, ce n’est pas moi qu’elle appellera ou qu’elle viendra voir. Et, Liv aussi. Hormis elles, personne ne sait que ce studio existe. » Je hoche la tête doucement avant de me concentrer à nouveau sur ma valise pour éviter de réfléchir. Comme à chaque fois, qu’il désigne la brune par un diminutif qui témoigne de leur complicité me hérisse le poil mais je me tais, attrapant le débardeur ou la robe qui me tombe sous la main. « J’irai. Laisse moi simplement le double des clés du bateau, au cas où j’aurais besoin d’y récupérer quelque chose. » Ou au cas où j’aurais besoin de m’y réfugier même s’il me semble peu probable que l’on me déterre au studio. « Je vais te laisser le numéro de Liv aussi. Au cas où… » Je grince des dents en fermant ma valise. Je ne l’utiliserai pas, est-ce utile de le préciser ? Non, c’est même dangereux au regard du sujet de notre dernière dispute : elle n’en était pas le cœur mais elle a pourtant été le combustible. Ma valise terminée, je m'arrête un instant pour observer ses mains qui tremblent en jetant des vêtements à la hâte dans la sienne, et j’entreprends à nouveau de l’apaiser en arrêtant son geste. J’enroule mes doigts autour de son avant bras et je cherche son regard du mien. « Je suis pas en danger Amos. Et j’ai survécu trente-quatre ans, tu peux me faire confiance. Je te promets que je ne ferai rien d’idiot. » Je l’attire à moi pour déposer un baiser sur ses lèvres et, alors qu’elles se séparent, je tente de me répéter qu’il ne s’agit pas d’adieu, que ce n’est pas un des derniers que nous échangeons. « Prêt ? » J’attrape ma valise et, alors que je la charge dans la voiture et m’installe sur le siège passager, je reste silencieuse, le regard braqué sur la route.

Ce sont mes angoisses que je tente de chasser. C’est cette tristesse inexplicable que j’essaye d’ensevelir puisque, c’est sûr, je me le répète, nous nous reverrons vite. Sans notre dispute, sans ces désaccords qui nous rongent et que nous ne faisons que recouvrir pour les dissimuler, je serais certainement moins déchirée. Seulement, lorsque la voiture se gare au pied d’un immeuble qui ne paye pas de mine dans une rue que je devine proche de la gare de Redcliffe, mon cœur se serre. Cet au revoir, je n’en veux pas. Je le vis comme une déchirure et il m’inquiète. J’ai peur que se rapprocher des siens l’éloigne de moi : je ne fais pas partie de cet univers. Alors, sans oser ouvrir la portière, je me retourne vers lui, toujours aussi fébrile.. « Tu me fais visiter avant de partir ? »







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PETIT PLUS : Il ne cuisine pas, mais il sait faire à manger › C'est un excellent nageur › Après l'accident, il n'a plus plongé pendant des années. Il a recommencé récemment grâce à Raelyn › Alcoolique notoire. Il arrive qu'il l'admette.
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #41) ► Skies on Fire (Amelyn #41) ► Skies on Fire EmptyMer 17 Mar - 22:18





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Elle me répète, Raelyn, et mon estomac est une fois de plus prisonnier de la tenaille qu’est l’angoisse. Que se cache-t-il derrière ce commentaire sibyllin ? De l’amertume ? De la fatalité ? Est-elle en train de ressasser ? De se souvenir que j’ai partagé son quotidien en étant le détenteur d’un secret dévastateur pour son avenir ? Se rapPelle-t-elle que ma vengeance est au centre de mes préoccupations et qu’elle pèse lourd sur la quiétude de notre couple ? Réalise-t-elle que je peux être tenu pour responsable si elle a plongé le nez dans la cocaïne ? Lutte-t-elle contre la certitude que mon projet est une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes ? Qu’il nous enveloppe d’une aura malfaisante et qu’il est la cause de notre insécurité sentimentale et, aujourd’hui, physique ? Mais, à ce stade, je crains autant qu’elle soit tuée des mains crasseuses et crapuleuses de Mitchell que de voir notre couple périclité quand je serai loin d’elle, à prendre soin de mes proches. Bien sûr, Raelyn est vaillante, capable de s’occuper d’elle. Elle l’affirme et, moi, je confirme d’un hochement de tête. Si j’ajoute que c’est surtout pour mon cœur que je prends ces précautions - pas question qu’il se brise - c’est pour le bien de son orgueil. Je le caresse dans le sens du poil parce que je ne suis pas à l’aise dans mes baskets.

Sans mon besoin de rendre justice, Raelyn pourrait retrouver le loft en toute sérénité durant mon absence. Le souhaiterait-elle qu’elle pourrait demeurer ici, sur le catamaran, cet havre de paix où nous avons vécu nos plus belles réconciliations et nos plus beaux moments. Au lieu de ça, et par ma faute, elle se prépare à affronter un univers qui lui est étranger, à apprivoiser l’histoire de l’endroit et, une chance pour moi, les murs ne parlent pas. Ils n’auraient rien à narrer qui redorerait mon blason. Au contraire, il le ternirait, m’enfoncerait et, tout à coup, je doute et j’ai honte. Je doute du bien-fondé de mon entreprise. J’ai honte d’être aussi égoïste, honte d’avoir concédé à la mémoire de ma fille le droit de contrôler mes faits et gestes et de modifier mon sens des valeurs. Des non-dits, il y en a encore et l’heure n’est pas aux révélations. A quel moment mes traits de caractère ont cessé de tourner en orbite autour de l’honnêteté ? En serrant dans mes bras ma complice, je remercie le ciel d’avoir nettoyé le deux-pièces par le vide avec le soutien de Liv et Maeve. Sauf que ce n’est pas correct. Il est tant de cartes, de plans et de dossiers dans le conteneur loué à la femme d’affaires incriminants pour ma bonne foi, tant de vérités que Raelyn ignore encore. Nul doute qu’elle y trouverait de quoi me détester et ça me fait peur. J’ai peur au point d’étouffer à chaque fois que je comble de vêtements l’espace de mon sac de voyage. Et si je ne reproduisais jamais à l’inverse ces mêmes gestes ? Si ce baiser que je prolonge était le dernier à cause de ce maudit studio ? En ouvrant la porte, vais-je béer celle de l’imagination de Raelyn ? Plus j’y pense, plus je rassemble de quoi dédramatiser l’appel de Zach. Je n’ai pas entendu de mots comme “hôpital” ou “pronostics vitaux engagés”. Il s’est montré évasif, mon cadet, rien ne m’oblige à précipiter mon retour au bercail. Je ne suis pas prêt pour ça, pas prêt à fermer mon sac, à suivre Rae et à grimper en voiture. Je m’exécute parce que je ne parviens pas à collecter assez de sang-froid pour peser le “pour” et le “contre” de l’éventualité efficiente de rester à Brisbane un jour de plus.

Cette tâche, elle est ardue. Le trajet jusqu’à Redcliff n’a pas suffi à ce que je tranche. Je n’entrevois aucune objection à m’attarder encore un peu avec complice, pas même le profit d’agir enfin en bon fils. Mais, sur l’échelle de mes priorités trône en maître sur le dernier échelon qu’il est normal que j’installe Raelyn, que je prenne le temps de lui dire au revoir et de nous rassurer, tous les deux, puisqu’elle n’en mène pas bien large. Elle fait illusion, mais sa main sur ma cuisse de la Marina au Studio en a révélé plus long que tous les mots. « Je te fais visiter et je bois un café, sinon, je partirai trop vite à mon goût. » ai-je donc déclaré en quête d’excuses pour m’éterniser plus d’un quart d’heures. J’en dénombre plus que mes dix doigts ne peuvent compter , à commencer par déminer, sans nous disputer, les bombes armées et dissimulées dans chaque recoin de cette grotte. “Sans nous disputer”... dans ces mots gisent tout l’enjeu puisque je ne supporterais pas que nous nous déchirions avant une séparation qui a un début, mais dont la fin est incertaine. « C’est pas le grand luxe, mais je n’en ai pas pour longtemps. Je vais rentrer vite. C’est l’histoire d’un jour ou deux.» J’y crois à cette ineptie. J’y crois autant que mes bras qui l’entourent. J’y crois grâce à la promiscuité de nos deux corps enlacés au milieu de ces quelques mètres carrés fraîchement et rapidement visités. « Et tu risques pas de te perdre en plus contrairement à ce loft. Visite-le pendant que je suis pas là. Comme ça, on gagnera du temps. » Ma voix est sans appel, mais mes yeux sondent les siens. Va-t-elle refuser ? Est-elle déjà en train d’opérer une marche-arrière à cause de l’endroit, de ce qu’il renferme en mauvaises ondes et de ce qu’elle m’aime déjà beaucoup moins de m’en vouloir à nouveau ? Je prie pour qu’elle me dise “oui.” Je n’ose par ailleurs briser le silence presque solennel qui nous entoure alors que mon front repose sagement contre le sien.

A quoi pense-t-elle ? Me les posera-t-elle, les questions qui lui taraudent peut-être l’esprit ? Est-ce l’aveu de faiblesse d’un pleutre que d’admettre que je suis mort de trouille à l’idée de la perdre ? Que j’ai peur de ne pas la retrouver la prochaine fois que je foulerai ce linoléum ? Que je brûle de la supplier de m'accompagner, mais que je m'abstiens de peur qu'elle refuse ? Dans l’ignorance, je soupire avant de l’inonder de promesses tacites formulées à travers un baiser. Il lui dit ô combien je suis fou d’elle, ô combien elle va me manquer. Elle manque déjà à mes mains qui cherchent le grain de sa peau sous son débardeur. « Je te donnerai des nouvelles aussi souvent que possible. Je sais pas trop ce qui m’attend, mais je te laisserai pas sans. Promis. » Il y a comme un goût de déjà-vu au travers de ces mots : j’ai l’impression de partir en mer pour une mission suicide et c’est dérangeant. C’est un lest supplémentaire sur les épaules de mes appréhensions. « Et j’ai entendu… que tu ferais attention à toi. Je l’ai entendu et je sais que c’est vrai.» Ce qui, par ailleurs, ne m’empêche pas d’être inquiet pour elle et pour cette autre femme dans ma vie qui tient un rôle particulier. Ce souci-là, il me prend soudainement à la gorge tandis que je sens vibrer mon téléphone dans ma poche. Ce doit être Chad ou Liam. Probablement le second qui, à en croire le message reçu au préalable dans la voiture, me propose que nous roulions à deux. Le message sous-jacent, c'est que je me berce d'âneries : c'est grave et je ne serai pas rentré demain.  « Je crois qu’il va vraiment falloir que je décolle. » ai-je chuchoté, la mort dans l’âme, mes lèvres tout contre les siennes... Je ne peux plus faire semblant que rien ne s’est produit de triste ou d’inquiétant à quelques centaines de kilomètres d’ici.




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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
le mont des vanités
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ÂGE : 34 ans (23.12.1986) - capricorne ascendant scorpion
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Elle a un coeur finalement et elle l'a mis entre les mains d'Amos. La grossesse n'était pas prévue au programme, elle la dissimule tant que c'est encore possible.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Copropriétaire avec Amos de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021.
LOGEMENT : Avec Amos, dans un vieil entrepôt transformé en luxueux loft au 721 Daisy Hill Road à Logan City. L'adresse de leur logement est un secret que le couple garde jalousement.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › terrorisée par la solitude, elle l'a longtemps fuie dans les bras d'inconnus avant de tomber amoureuse d'Amos › a récupéré le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle
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amelyn #58 & #59 & #48 I don't know just how it happened, I let down my guard, swore I'd never fall in love again but I fell hard. You came into my crazy world like a cool and cleansing wave. Before I knew what hit me, baby, you were flowing though my veins. I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of. ☽ 1234567891011121314151617181920212223242526272829303132333435363738394041424344454647484950515253545556575859

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spencer #1 You know there's still a place for people like us, the same blood runs in every hand. Take another walk out of your fake world, please put all the drugs out of your hand. You'll see that you can breathe without no back up, so much stuff you got to understand.

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sasha #2 Cause I was born, I was born to the night. In the night, I survive all the poison, the pleasure, the highs. Dusk 'til dawn, in the city where the wild things are. When the wolves are out, no doubt they're cryin' out my name.

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Destiny was for fools. She would not wait for her life to happen. She would make it happen.

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POUR INFO :
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j'écris à la première personne du singulier et au présent.
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #41) ► Skies on Fire (Amelyn #41) ► Skies on Fire EmptyMer 17 Mar - 22:19



Skies on Fire
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Durant la totalité du trajet, ma main sur sa cuisse témoigne de mes craintes et de mon état d’esprit. J’ai peur pour nous, j’ai peur que loin de moi il réalise que nos différends se sont mués en obstacles insurmontables, j’ai peur qu’il réalise qu’en un an il s’est assez battu, trop battu et que nous n’en valons peut-être pas la peine. Est-ce la cause de son silence ? Est-ce la réflexion qu’il est en train d’amorcer pendant que nous cheminons jusqu’à Redcliffe et tandis qu’il se garre. Je détache mes doigts à regrets sans pour autant les poser sur la poignée de la portière passager. Je n’ai pas envie de quitter l’habitacle. Je n’ai pas envie d’amorcer une séparation qui me terrorise. « Je te fais visiter et je bois un café, sinon, je partirai trop vite à mon goût. » Tu partiras dans tous les cas trop vite au mien. Ce sont les mots que souffle le baiser que je dépose sur ses lèvres. C’est ce que crie le regard que je lui lance en m’engouffrant à sa suite dans l’immeuble et en montant avec une lenteur calculée les marches qui mènent au troisième étage, celui où nous nous arrêtons. Mon corps frôle le sien lorsqu’il tourne la clé dans la porte d’entrée de l’appartement, et je retrouve ses bras dès qu’il referme la porte derrière nous. Je ferme les yeux un instant, je profite de la chaleur de son torse contre mon dos, et je laisse ma tête s’appuyer contre lui. « C’est pas le grand luxe, mais je n’en ai pas pour longtemps. Je vais rentrer vite. C’est l’histoire d’un jour ou deux. » Un jour ou deux. Est-il aussi nerveux que moi ? Est-il inquiet parce qu’il pressent un changement de cap dans ses sentiments ou parce qu’il en craint un dans les miens ? Je ne sais que penser, je tente de chasser ces idées noires en me retournant entre ses bras et en passant les miens autour de sa nuque. « Et tu risques pas de te perdre en plus contrairement à ce loft. Visite-le pendant que je suis pas là. Comme ça, on gagnera du temps. » « Ouh, ça risque de m’occuper au moins cinq minutes ça. » Un sourire étire mes lèvres et je me hisse sur la pointe des pieds pour lui voler à nouveau un baiser. A chaque fois, je tente de me convaincre qu’il s’agit du dernier et que lorsque nos lèvre se sépareront je parviendrai à le laisser partir, mais une fois de plus je ne parviens pas à me détacher de lui. « Je te donnerai des nouvelles aussi souvent que possible. Je sais pas trop ce qui m’attend, mais je te laisserai pas sans. Promis. » « Je sais que tu feras au mieux. » Et de mon côté, il sait aussi que, si je n’ai pas l’intention de rester enfermée entre ces quatres murs, je serai prudente. Je sortirai lorsque c’est nécessaire en restant à chaque fois sur mes gardes. Ne l’ai-je pas déjà quitté le temps d’une soirée ou d’un après-midi dans le cadre d’un rendez-vous professionnel ? Ici, la seule différence c’est qu’à mon retour, je ne pourrai pas me lover contre lui sur le canapé. « Et j’ai entendu… que tu ferais attention à toi. Je l’ai entendu et je sais que c’est vrai. » Mais il est inquiet. Et je devine qu’une fois que son plan sera en marche, qu’une fois qu’il aura agi contre Mitchell et moi pour reprendre le Club, ses inquiétudes grandiront. A quel point ? Deviendront-elles oppressantes ? Se transformeront-elles en insulte à l’égard de ma liberté ?

Je l’ignore et, tant qu’il me tient contre lui, tant que ses mains trouvent refuge contre ma peau, je m’en moque en j’oublie. J’oublie que nos lendemains seront certainement plus compliqués encore qu’une séparation forcée de quelques jours. J’oublie mais tout me revient dès lors qu’il décolle son front du mien et recule son visage de quelques centimètres. Mon cœur rate un battement, et le mauvais pressentiment qui me prend à la gorge m'étouffe autant qu’il me tétanise. « Je crois qu’il va vraiment falloir que je décolle. » Je déglutis, avant de hocher la tête doucement. Sans voix, je ne sais qu’ajouter. Le prier de ne pas s’inquiéter pour moi ? Je l’ai déjà fait. Lui rappeler qu’il peut m’appeler autant qu’il veut, plusieurs fois par jour s’il le souhaite ? Il le sait et ne s’en privera pas. Alors, j’enferme ses doigts entre les miens pour monter le dos de sa main jusqu’à mes lèvres et y déposer un baiser. J’aimerais avoir les mots pour lui dire combien il va me manquer. En cet instant, j’aimerais être de celles qui savent déclamer leurs sentiments sans rougir ou sans se sentir prise à défaut. Moi, je ne parviens qu’à l’observer remonter la bride de son sac sur son épaule en silence. Je suis prise d’un haut le cœur lorsqu’il fait demi tour et, alors que ses doigts se referment sur la poignée de la porte d’entrée, j’ai l’impression qu’un électrochoc me parcourt la colonne vertébrale. « Amos... » Il se retourne et je sens ma volonté faillir. Il se retourne, plonge son regard bleu dans le mien, et je n’ai plus l’impression d’être cette femme forte et sûre d’elle qui parle de prendre le contrôle du Club. Si mes mains ne tremblent pas, c’est uniquement parce que j’ai la présence d’esprit de les enrouler autour de mon corps et ma voix témoigne de ma fébrilité. « Je… Ce que tu as dis quand tu es sorti du taxi. Ce jour là, après Lou. » Quand il m’a jeté au visage qu’il m’aimait, presque plus comme une insulte et un reproche qu’une déclaration. « Tu le penses encore ? » Malgré nos différends ? Malgré les obstacles ? Malgré mes erreurs ? Je pensais le savoir, je pensais de pas avoir besoin de l’entendre pour en être sûre, mais j’ai si peur de le perdre que je ne suis plus certaine de rien. Je me mords la lèvre, je ressers un peu plus mes bras contre mon corps, avant de laisser échapper une confession dans un souffle. « Parce que moi... Je t’aime toujours. » Je n’ai même jamais cessé de l’aimer.

Je l’aime. Je l’aimais lorsque nous nous sommes séparés, je l’aimais lorsque j’ai laissé d’autres que lui me toucher, et je l’ai aimé à chaque fois que nous étions pourtant occupés à nous déchirer. Je ne doute plus de la force de mes sentiments depuis longtemps, j’ai simplement douté d’être capable de les formuler, moi qui prononce certainement ces mots là à haute voix pour la première fois de ma vie. Fébrile, je dépose mon cœur entre ses mains, persuadée que je m’effondrerais s’il ne s’en saisit pas.






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Amos Taylor
Amos Taylor
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ÂGE : 44 ans (02/05/1977)
SURNOM : Quelle idée !
STATUT : Elle a gommé ses ratures, effacé ses coquilles. Elle lui a rappelé que derrière le tragique se terrent parfois de belles histoires d'amour.
MÉTIER : Propriétaire d'un casino que Raelyn a appelé "Octopus"
LOGEMENT : Il vit depuis janvier avec Raelyn au 721 Daisy Hill Road à Logan City, dans un loft dont il tait l’adresse.
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #41) ► Skies on Fire (Amelyn #41) ► Skies on Fire EmptyMer 17 Mar - 22:20





SKIES ON FIRE
Abattu par mes appréhensions, j’ai quitté le bateau sans m’imaginer capable de lui sourire. J’aurais aimé, pourtant. Dans la voiture, j’ai même profité d’un stop pour tenter l’expérience. A défaut d’être éloquent, je me suis rabattu sur un baiser posé au creux de sa main, consolé en la couvant d’un regard à mi-chemin entre peur et espoir, la peur de vivre avec elle mes derniers moments et l’espoir de faire erreur, d’être simplement manipulé par les traumas de ma vie d’hier. Autant dire que je suis le premier étonné de pouffer pour un malentendu. « Te moque pas. C’est pas un loft… Et je parlais pas d'ici, mais de celui que tu as repéré ce matin.» ai-je corrigé, amusé, mais l’humeur alourdie d’affliction. L’heure de partir approche dangereusement. Bientôt, la pulpe de mes doigts quittera sa peau, mon bras se dénouera de la chute de ses reins, je serai privé de sa présence. Il n’est pas question de gâcher la moindre seconde de ce contact sécurisant. Alors, j’embrasse et je caresse. Je joins nos fronts et nos lèvres. Je m’interdis d’envisager de ce que ces instants soient les derniers, mais je m’en imprègne comme s’il s’agissait d’une fatalité. J’en nourris mon âme et mon cœur pour tenir le coup lorsque des kilomètres nous sépareront Deux heures de route- voire un peu moins - ce n’est pas le bout du monde. Quelques jours ne sont pas un siècle non plus. Mais, Dieu que c’est douloureux, douloureux au point que je promets de lui écrire et de l’appeler. En clair, je fais le serment de lui éviter tout tracas me concernant, pour elle, mais aussi pour moi. J’aspire à contenir le doute avant qu’il ne l’envahisse à cause de l’ambiance du studio, de l’énergie négative qu’il aura emmagasinée pendant des mois. En général, je ne suis pas sensible à toutes ces âneries. Mais, comment ne pas s’interroger quand, depuis Paris, je suis habité par un mauvais pressentiment ? Comment ne pas considérer que ce départ inopiné pourrait être le signe que la rupture est proche ? En toute franchise, je l’accepterais sans renâcler si, d’aventures, je n’étais pas dévoré par l’intensité de mon amour pour elle. Or, il m’étouffe, ces sentiments. Ils entravent ma trachée : je respire mal, je ne vis plus, je survis. Comme elle cependant : j’en suis convaincu. Elle sème les preuves que nos maux sont contagieux tout autour de moi, de nous. Ce baiser sur le dos de ma main en est une supplémentaire et je piétine. Je recule d’un pas pour entamer ma sortie, mais je peine à lui tourner le dos. J’avance vers la porte à la cadence d’un cortège funèbre et, tandis qu’elle me retient, je prie pour qu’elle propose de m’accompagner. Je ne peux pas l’y inviter : son aversion pour toute notion de famille tendrait vers un refus et que pourrais-je bien faire de ma déception après cela ? Comment la gérer si je n’ai pas le loisir de la panser auprès d’elle ? J’ai consciemment choisi de ne pas prendre ce risque, même si ça me démange, même si je l’aurais volontiers interrompue pour lui balancer mon offre tant que j’en ai le courage. Sauf que ses traits défaits m’alertent. Je la connais assez pour deviner qu’elle s’apprête à aborder un sujet important mais lequel ? Olivia ? Paris ? Ma vengeance ? Quoi ? D’instinct, je me tais. Mes doigts serrés sur l’anse de mon sac porté en bandoulière, ma nervosité enfle dans ma gorge. Je ne suis pas certain d’aimer ce que j’entends : ma déclaration, le taxi, Lou. Toutes ces évocations convergent vers un même point et je panique. J’ai les mains moites et le cœur battant vraisemblablement pour de mauvaises raisons. Elle n’entreprend pas d’éclairer sa lanterne en trouvant enfin des réponses à toutes ces questions que j’ai éludées faute à mes obsessions. Ce qui l'inquiète, c’est ce qu’il demeure de cet amour que ma colère et ma peine ont craché au plus mauvais moment.

Dans mon souvenir, elle me l’a souvent reproché : je ne m’en suis jamais défendue. Aujourd’hui, que fait-elle ? Qu’initie-t-elle ? Cette redoutée dispute qui, fatalement, me retiendra ? Ouvrir ce tiroir est-il une manœuvre désespérée pour me retenir ? J’aimerais. J’aimerais lui crier : “demande-moi de rester. Dis-moi que es fragile. Mens-moi en prétextant que si je traverse l'encadrement de cette porte, tu te poudreras le nez”. J’ai envie de renchérir d’un “je m’en fous si c’est faux, je n’attends que ça pour me dévouer à nous plutôt qu’au Taylor, sans quoi la culpabilité m’écraserait, mais pas si c’est pour toi.” Persuadé du pire, je rebrousse chemin d’un pas vers elle avant d’être assommé par sa question. Elle est à mille lieues de mes présomptions et, si mon rythme cardiaque s’agite, je demeure inerte au milieu de l’unique pièce à vivre du studio. Ma langue est collée à mon palais et, aveugle parmi les borgnes, je suis le faible roseau sous le vent : je hausse les épaules. Bien sûr, le geste, il ne prétend pas que je m’en moque. Il atteste d’une évidence qui transpire de tous mes regards, de tous mes actes, de mes silences évocateurs et de mes sacrifices moraux. Est-il seulement assez expressif quand ma complice suggère que, comme moi, elle est morte de trouille à l’idée de ma désertion ? Non ! Il perd sa verve tacite alors que Raelyn fait fi de sa vanité pour me souffler une confession qui m’achève. Que répondre ? Moi aussi ? Je suis trop ému pour formuler une phrase, aussi courte soit-elle. Je suis trop effaré pour me contenter d’une banalité. Je ne suis toutefois pas prêt à conjuguer le plus beau des verbes dans ces conditions.

Un “je t’aime”, c’est un cadeau. Un “je t’aime”, ça s’enrobe au minimum d’un joli paquet cadeau, ça se savoure d’une étreinte tantôt tendre tantôt sulfureuse. Ce n’est pas à consommer à la dérobée entre midi en deux. Un “je t’aime”, ça nécessite également une réaction. Dès lors, j’agis. Je fonds sur elle pour embrasser ses lèvres longuement, ses paupières à plusieurs reprises, son front et le bout de son nez avec douceur. Me débarrassant de mon sac - je l’ai jeté au hasard sur le sofa convertible - mes mains ont redessiné ses courbes recouvertes d’un tissu dérangeant mais nécessaire. Je me fais violence pour ne pas la déshabiller, brûler avec elle d’une même passion et l’insulter en partant comme dormirait un chien repu après la curée. « Je...» ai-je tenté le souffle court à trop l’embrasser, à la désirer plus que jamais. Malheureusement, rien ne m’est venu. Mon courage s’envole faute d’énergie : j’en dépense trop pour être raisonnable au nom du respect. « Je dois m’en aller. Mon frère m’attend. Je dois passer le chercher.» Mon coeur s’étant fendu, j’ai imaginé l’état du sien et je l’ai serrée un peu plus fort. Je l’ai contaminée de mon émoi, me suis enivré du sien. J’ai embrassé son cou, sa mâchoire, son menton et, une fois de plus, sa bouche. « Je suis déjà en retard.» me suis-je justifié sans pour autant m’éloigner de la chaleur de son corps. J’ai peur d’avoir froid. Je crains qu’elle m’en veuille aussi. Je suis hanté par l’anxiété et convaincu d’être un lâche. J’y songe alors que je nous sépare, malgré moi, presque trop brusquement avant que toute bravoure me quitte. J’y songe juste avant d’ouvrir la porte et d’en franchir le seuil. J’y pense et, cette fois, c’est moi qui la hèle. J’interpelle Raelyn pour asseoir cette vérité : « Oui…. Evidemment que oui, je le pense toujours.» C’est tout ce dont je suis capable… Plonger mon regard dans le sien et confirmer ma maladroite déclaration… et, déjà, je regrette d’être si peu expansif.




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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
le mont des vanités
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ÂGE : 34 ans (23.12.1986) - capricorne ascendant scorpion
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Elle a un coeur finalement et elle l'a mis entre les mains d'Amos. La grossesse n'était pas prévue au programme, elle la dissimule tant que c'est encore possible.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Copropriétaire avec Amos de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021.
LOGEMENT : Avec Amos, dans un vieil entrepôt transformé en luxueux loft au 721 Daisy Hill Road à Logan City. L'adresse de leur logement est un secret que le couple garde jalousement.
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PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › terrorisée par la solitude, elle l'a longtemps fuie dans les bras d'inconnus avant de tomber amoureuse d'Amos › a récupéré le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle
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Destiny was for fools. She would not wait for her life to happen. She would make it happen.

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UNIVERS ALTERNATIFS :

(03) zombie amelynamelyn UA #3leolyn #2 (UA la faucheuse)

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RPs TERMINÉS : liste tenue à jour dans ma fiche de liens

POUR INFO :
dialogues en indianred.
j'écris à la première personne du singulier et au présent.
+ crédits complets dans mon moodboard

AVATAR : Lady Gaga
CRÉDITS : bambieyes (avatar) loonywaltz (UB) & harley (crackship)
DC : Megan Monroe, l’œil de la tempête (ft. Sydney Sweeney)
PSEUDO : stairsjumper
Femme (elle)
INSCRIT LE : 21/02/2019
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #41) ► Skies on Fire (Amelyn #41) ► Skies on Fire EmptyMer 17 Mar - 22:21



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Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #41) ► Skies on Fire 873483867

« Te moque pas. C’est pas un loft… Et je parlais pas d'ici, mais de celui que tu as repéré ce matin. » Je le cherche, j’use de moqueries bénignes pour alléger l’atmosphère irrespirable de la pièce et, avec lui, je ris de ce malentendu. Je me fiche bien d’avoir été prise à défaut, ce qu’il importance c’est que, l’espace d’un instant, j’oublie qu’il passera la porte dans quelques minutes pour rentrer voir les siens et que je n’appartiens pas à ce monde là. J’oublie la petite voix qui me souffle qu’une fois là bas, il se souviendra de ses valeurs et de ses principes, et réalisera qu’ils sont à des kilomètres des miens et que nos différences sont trop écrasantes, même au regard de la force de nos sentiments. Evidemment, moi je m’en fiche. Mais qu’en en est-il de lui ? A quel moment réalisera-t-il quel genre de personne je suis ? Quand comprendra-t-il qu’il a beau m’aimer, il ne peut pas fermer les yeux sur tout ? Quand courbera-t-il l’échine face à nos différends ? Je l’ignore et, tandis qu’il m’embrasse, je parviens presque à la faire taire, cette voix. « J’irai le voir, tu auras même le droit à un rapport détaillé à ton retour. »

Tant qu’il me tient contre lui je suis capable de prétendre que je n’ai pas peur, mais dès qu’il me lâche, je me retrouve sans voix. Je suis incapable de lui souhaiter de faire bonne route, incapable de lui dire au revoir, incapable de lui rappeler qu’il me manquera, et qu’il peut m’appeler à toute heure du jour ou de la nuit. Je ne parviens qu’à l’observer s’éloigner, tétanisée, mortifiée lorsque ses doigts se posent sur la poignée de la porte d’entrée. Ce geste, il me fait l’effet d’un électrochoc et, prise d’un mauvais pressentiment, je l’interpelle. Je ne maîtrise plus mes paroles : j’ai besoin de savoir pour être certaine qu’une fois seule, il ne fera pas marche arrière sur notre histoire. J’ai besoin de savoir que ses sentiments sont restés intacts malgré ces derniers mois difficiles, j’ai besoin de savoir que, loin de moi, il ne remettra pas tout en question.

La confession me fait un drôle d’effet. Je mesure la puissance de ces si petits mots lorsqu’ils passent la barrière de mes lèvres et je respire mal, de peur de lui sembler ridicule. Arrivent-ils trop tard ? Ai-je raté le coche et laissé passer ma chance ? Je ne veux pas y croire puisque, sans la peur de le perdre, je n’aurais pas douté de la force de ses sentiments. Nous sommes de ceux qui n’ont pas besoin de parler : je les lis dans ses yeux autant que, j’en suis persuadée, il lis les miens dans mon regard. J’ai dit ”je t’aime toujours” et l’ajout du toujours n’est pas anodin. Il confie que, même lorsque nous nous déchirions dans ce taxi, je partageais ses nobles sentiments. Il confie que ni la drogue, ni les autres hommes que j’ai invité à froisser mes draps, ni nos violentes disputes n’ont altéré ce que je ressens pour lui. Face à son haussement d’épaule, je manque d’air et, si je tente de faire bonne figure, j’ai l’impression de m’effondrer. Que signifie-t-il ? ”Tu m’as rejeté, à quoi tu t’attendais ?” ou bien ”Tu as raté le coche ma grande.” ? Je regrette ma faiblesse immédiatement, et je l’aurais regretté pendant des jours et des semaines s’il n’avait pas parcouru la distance qui nous sépare pour m’attirer contre lui et m’embrasser. Je m’abandonne à son étreinte et je m’abandonne à ses baisers : cela me semble bien plus simple que d’affronter le poids et la portée de mes mots. Réalise-t-il qu’il est le premier à les entendre ? Que même à Aaron, que j’ai pourtant aimé, je n’ai pas réussi à ouvrir mon coeur de la sorte ? Qu’il est mon exception à tellement d’égards ?  Lorsque nos lèvres se séparent, que son front se pose doucement contre le mien, je respire fort et j’attends. J’attends et mes yeux le supplient de m’offrir une réponse plus éloquente que ce haussement d’épaule qui m’a fait mal. « Je... » Mes doigts s’enroulent autour de sa nuque et mes yeux restent vrillés dans les siens. « Je dois m’en aller. Mon frère m’attend. Je dois passer le chercher. » Mon cœur trébuche dans ma poitrine lorsqu’il m’offre sa réponse. Je l’interprète comme une façon délicate de changer de sujet, une alternative moins violente à un ”Je suis désolé, mais ce n’est plus mon cas” qui aurait réduit mon coeur en miette. Ma mâchoire se contracte sous l’effet de la frustration et, je dois l’admettre, de la surprise, puisque j’ai espéré. J’ai espéré qu’il me confirme que rien n’a changé, qu’il m’a jeté ces mots au visage de la pire des façon, mais que cela n’altère en rien leur sincérité. « Je suis déjà en retard. » Il me sert contre lui avant de s’éloigner, mais je reste muette de me sentir éconduite. Quelle solution s’offre à nous, maintenant que j’ai laissé échapper cette confession, s’il ne partage pas mes sentiments ? Faire semblant que je n’ai rien dit ? Prétendre que rien ne s’est passé et poursuivre notre histoire sur une note plus légère ? J’enroule à nouveau mes bras autour de mon corps en le regardant s’éloigner, le cœur en miette et mon amour propre au  trente-sixième dessous.

Il se retourne une fois arrivé à la porte, et je reste suspendue à ses lèvres. « Oui…. Evidemment que oui, je le pense toujours. » Le soupir de soulagement que je pousse est audible et, je ferme les yeux un instant. Je ne les rouvre que pour plonger mes yeux dans les siens une dernière fois en hochant la tête, muette à cause de l’émotion. Il le pense toujours. Il le dit, et je le crois. Doucement, mon cœur se relève de sa chute, et je réalise que la pudeur d’Amos est le grand coupable de ce malentendu. Evidemment, c’est assez pour me rassurer. Evidemment ça me suffit pour mieux respirer mais, lorsque la porte se referme et qu’il disparaît, il me manque déjà. Moi, je me laisse tomber sur le sofa et je prends ma tête entre mes mains, je me focalise sur ma respiration pour ralentir le rythme effréné des battements de mon cœur, et je me saoule de ses mots pour tenter de me rassurer. Rien n’a changé. Et rien ne changera parce qu’il est loin et auprès des siens, je tente de m’en persuader pour combattre mes angoisses.


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