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 PTSD is the new PMS (Alfie)

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Maze Crawley
Maze Crawley
le retour aux sources
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ÂGE : 32 ans (17.07.89)
SURNOM : L'élue la surnomme Bambi
STATUT : Time will pick you up and serve you well, time will be the healer once again
MÉTIER : Wedding planner à l'agence Pearson
LOGEMENT : Provisoirement du côté de Bayside pour tenter de dresser l'insolent perroquet d'Anwar
PTSD is the new PMS (Alfie) 2zvn
POSTS : 647 POINTS : 30

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Britannique , batteuse à ses heures perdues - Diabétique de type 1 - Sa fascination pour Noël n'a d'égal que sa passion pour Michael Bublé - Place à tort et à travers des références à la Pop Culture. Wait for it. - Perdue et traumatisée après s'être retrouvée au coeur d'un trafic d'êtres humains
RPs EN COURS : PTSD is the new PMS (Alfie) 6w2u
Ninoël - Funny how life had its little ways of surprising you. Little quirks of fate.

PTSD is the new PMS (Alfie) W5dy
Mavi #2 - Now darling if you fall, I'll be there to hold you 'cause I gave you my soul long time ago.

PTSD is the new PMS (Alfie) Skfp
Anwar #3 - Anwar (ua) - Forever united here somehow. You got a piece of me and honestly my life would suck without you.

PTSD is the new PMS (Alfie) U7ht
Evelyn - You're the Sandy Cohen to my Ryan Atwood. I might be lost but my logical brain knows without a doubt that I'm better with you. You're home.

PTSD is the new PMS (Alfie) Vsst
Wren #4 - Wren (fantôme) - Wren (ua) - You're never going to get over it, but you'll get used to it. Just let yourself feel what you need to feel, even if it hurts.

PTSD is the new PMS (Alfie) Sg62
Heather #2 - There's nothing like the deep breaths after laughing that hard. Nothing in the world like a sore stomach for all the right reasons.

PTSD is the new PMS (Alfie) Ruwz
Malfie - If you think that you can save me, break me down, and tame me, here's your chance to do some damage, savage.

Louisa (zombie) -

HH Christmas love ft Jess:
 


RPs EN ATTENTE : Gabriel, Cade
RPs TERMINÉS : Wren #2 - Anwar #2 - Evelyn #2 - Diana - Kane #2 - Adèle - Norah - Ninaze #3 - Martin - Evelyn #3 - Diana #2 - Anwar #4 - Lara - Heather #1

PTSD is the new PMS (Alfie) Tenor
AVATAR : Inbar Lavi
CRÉDITS : cristalline (avatar), endlesslove (sign), loonywaltz (ub)
DC : Tom Sawyer Harding
INSCRIT LE : 07/04/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t30221-that-gal-was-a-mystery-wrapped-in-an-enigma-and-crudely-stapled-to-a-ticking-fcking-time-bomb https://www.30yearsstillyoung.com/t30617-maze-she-was-either-going-to-hit-somebody-or-start-a-blog https://www.30yearsstillyoung.com/t30410-maze-crawley

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Message(#) Sujet: PTSD is the new PMS (Alfie) PTSD is the new PMS (Alfie) EmptyMer 17 Mar - 21:50



 
lately, I'm a mess. i think that i'm depressed. sometimes it's the best that I can do to just get out of my bed. i'm still a wreck the last time I checked. maybe i just gotta realize that this is a— fuck, whatever.

Maze avait dû se faire violence pour ne pas rester à comater au fond de son lit. Cela avait déjà été son activité principale de la journée et son cerveau -peu compatissant avec son état d’esprit du jour- n’avait cessé de lui répéter qu’elle pourrait au moins faire quelque chose de son samedi soir. Cela faisait plusieurs mois qu’elle était revenue à Brisbane maintenant, et si certains jours elle parvenait à se convaincre sincèrement du fait que sa situation s’était améliorée et qu’elle commençait à aller mieux et à remonter la pente, d’autres jours lui donnaient l’impression de la redescendre pour aller s’écraser à pleine vitesse contre un mur qui l’attendait bien sagement et fidèlement à chaque nouvelle rechute. Son samedi faisait partie de ces jours-là. Elle se revoyait encore quelques mois auparavant, à laisser les larmes couler silencieusement sur ses joues, assise à même le sol dans un coin de sa chambre à se confronter à des souvenirs qu’elle ne parvenait pas à effacer de sa mémoire. Mais cela faisait un moment qu’elle n’avait plus de larmes à verser. Les réparties cinglantes, l’humour douteux et la motivation qui la caractérisaient habituellement laissaient place à une profonde apathie qu’elle accueillait maintenant comme une vieille amie qui lui rendait visite bien trop souvent à son goût. En de rares occasions, elle parvenait à la mettre à la porte et à se ressaisir, mais la majeure partie du temps elle ne pouvait que se résoudre à la laisser entrer et à attendre qu’elle daigne bien repartir pour lui rendre un semblant de vie normale. Maze se rendait bien compte qu’elle changeait de comportement et d’état d’esprit du jour au lendemain sans explication, tout comme elle était parfaitement consciente du fait qu’il lui arrivait de ressentir une tempête de sentiments exacerbés un jour, et un vide sidéral le lendemain. Cela faisait longtemps qu’elle avait abandonné toute idée de stabilité.
Elle ne ressentait strictement rien ce soir-là. Et elle ne voulait rien ressentir. Mais elle était néanmoins parvenue à trouver la force de sortir de son lit pour enfiler des chaussures et une veste et sortir prendre l’air. Elle n’était pas persuadée que cela lui ferait du bien, mais elle aurait au moins la conscience tranquille en ayant l’impression d’avoir tenté de faire quelque chose de sa journée. A peu près. Vide de sentiments, vide de toutes pensées, elle sillonnait les rues le regard perdu dans le vague, observant les commerces à côté desquels elle passait sans véritablement les regarder. Jusqu’à ce que l’un d’eux finisse malgré tout par attirer son attention. Un bar. Un simple bar. Maze s’était figée presque instantanément face au bâtiment. Elle n’était pas rentrée dans ce type d’établissement depuis son enlèvement. Pas toute seule tout du moins. Elle ne se rappelait que trop bien que c’était à cause d’un simple et stupide verre qu’elle n’avait pas suffisamment surveillé que quelqu’un était parvenu à la droguer. Et même si les probabilités pour que cela se reproduise alors qu’elle faisait maintenant excessivement attention à tout ce qu’elle ingurgitait étaient infimes, elle ne pouvait s’empêcher de se dire que cela restait une possibilité malgré tout. Après tout, elle était diabétique et s’était faite enlever…les statistiques habituelles ne jouaient pas vraiment en sa faveur. Elle avait un don pour défier tous les pronostics.
Mais ce soir-là, le bar semblait lui lancer un défi provocateur et malsain. Elle en avait assez de vivre dans la peur permanente que quelque chose tourne mal. Elle ne pouvait pas attendre d’avoir sans cesse quelqu’un à ses côtés pour s’assurer qu’elle était en sécurité. C’était avec cette idée fermement ancrée dans sa tête qu’elle avait passé la porte de l’établissement d’un pas déterminé. Là au moins sa journée lui paraitrait effectivement un minimum rentabilisée. Elle alla s’installer à une table dans un coin, très légèrement à l’écart des autres, avant de commander une consommation. Son regard balaya ensuite la salle, scrutant chaque visage, essayant de détecter un potentiel danger, examinant les sorties qui s’offraient à elle. Attrapant le verre que le barman venait de déposer sur sa table, elle secoua finalement sa tête en soupirant en se rendant compte de ce qu’elle était en train de faire et de la paranoïa qui l’habitait. Pourquoi se trouverait-elle dans un bar, seule, précisément le soir où une catastrophe allait se produire ? Les pronostics étaient une nouvelle fois-là pour la contredire. Des bruits de tabourets qui tombaient et des éclats de voix se firent soudain entendre derrière elle. Des clients trop alcoolisés menaçaient vraisemblablement d’en venir aux mains. Des gens s’étaient déjà amassés autour d’eux pour tenter de les stopper mais cela ne résultait qu’en un attroupement inquiétant et animé. La réaction de Maze ne s’était pas faite attendre. Au premier tabouret tombé, elle avait sursauté. Aux cris qui avaient suivi, c’était son verre qui lui avait échappé des mains pour venir répandre son contenu sur la table en bois. La brune était maintenant debout à observer la scène qui se déroulait beaucoup trop proche d’elle. Elle paniquait et était incapable de réfléchir correctement. Où étaient les sorties qu’elle avait repérées tout à l’heure ? Elle n’avait qu’une envie : partir en courant. Pourtant ses jambes semblaient figées, elle était littéralement tétanisée par la situation. Se retrouver au milieu d’une foule avait déjà tendance à mettre ses nerfs à rude épreuve. Se retrouver au milieu d’une foule alcoolisée et violente finissait de l’achever. Elle n’était même plus en mesure de se dire que la prochaine fois -si prochaine fois il y avait- elle resterait au fond de son lit.

code by EXORDIUM.


Spoiler:
 


"That gal was a mystery"
wrapped in an enigma and crudely stapled to a ticking f*cking time bomb.


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Dernière édition par Maze Crawley le Dim 22 Aoû - 21:21, édité 1 fois
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Alfie Maslow
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le jardin du vice
le jardin du vice
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PTSD is the new PMS (Alfie) IAeu3cF ÂGE : trente-six ans (01.11).
SURNOM : alfie en est déjà un.
STATUT : récemment célibataire, rattrape le temps perdu en ne restant jamais plus de deux soirs dans les mêmes draps.
MÉTIER : anthropologue de formation ; consultant pour la justice et dans la santé, lecturer à l'université. détruit sa vie à temps plein, aussi.
LOGEMENT : au revoir la petite amie et la filleule, il dispose de l’apt. #95 à toowong pour lui tout seul, bien qu’il n’y soit que très peu.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : enfant unique, parents très religieux ≈ rescapé d’un accident de voiture qui a tué son premier amour ≈ passionné par son métier, le vrai (anthropologue de terrain) ≈ se déplace en skate ou vélo ≈ excellent pianiste ≈ trouble tdah jamais diagnostiqué ≈ impulsif, borderline, toxique, tout est un jeu pour lui ≈ cicatrices le long du dos, sur le torse et brûlure sur l’entier de la paume gauche ≈ de retour à brisbane depuis trois ans, il rêve de fuir à nouveau ≈ deux agressions en deux ans et un ptsd qui prend de plus en plus de place au quotidien ≈ addict, a replongé début 2021.
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alfiana #7 ⊹ i'm sliding into something you won't understand, but don't give up on me 'cause i'm just in a rut, i'm climbing but the walls keep stacking up.

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anabel ⊹ no matter how big and bad you are, when a six year old hands you a toy phone, you answer it.

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aleph #5 (1994) ⊹ i know i'll be alright, but i'm not tonight, i'll be lying awake counting all the mistakes i've made, replaying fights. i know i'll be alright, but i'm not tonight, i lost a friend.

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alfly #6, #7 & #8 ⊹ y'know, i always try to settle you when i'm away 'cause we struggle sometimes, if it means that we get through.

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noralfie ⊹ out of the blue, into the black. they give you this but you pay for that. once you're gone, you can never come back.

(08/06)lily & joseph (ua)halsey #1 (2012)maze #1
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(abandonnés)
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Message(#) Sujet: Re: PTSD is the new PMS (Alfie) PTSD is the new PMS (Alfie) EmptyMar 6 Avr - 19:59



@MAZE CRAWLEY & ALFIE MASLOW ⊹⊹⊹ so for a while things were cold, they were scared down in their holes, the forest that once was green was colored black by those killing machines.

Il n’est pas parti.
Il n’a pas pu partir.

Ce jour-là, à l’aéroport, à quelques minutes de l’embarquement, il n’a pas été en mesure de monter dans cet avion supposé signifier un nouveau départ. Au contraire, c’est un retour en arrière qui s’est opéré, alors même qu’il n’attendait qu’une chose : fuir cette ville qui lui a apporté tant de problèmes depuis qu’il a reposé le pied sur le sol australien. Les derniers mois ont marqué un ménage dans son entourage, comme une façon de leur signifier que cette fois-ci, il ne reviendrait pas et qu’il ne fallait plus l’attendre. L’oublier, dans un sens. Mais s’il peut forcer les autres à en faire ainsi en disparaissant de leur vie, il ne peut mettre au placard ces images qui se sont rappelées à lui à quelques minutes seulement de quitter le pays. L’embuscade, les cris, l’enlèvement, les coups, la captivité, les morts, les semaines de soins intensifs, les mois de rééducation. Alfie a passé deux longues années à prétendre que ça ne l’a pas impacté, qu’il est bien plus fort que ça et que le simple fait de ne pas avoir peur de la mort est une raison suffisante pour ne pas se laisser bousculer par le fait de l’avoir vue d’aussi près. À un détail : elle ne lui fait pas peur quand les conditions sont maîtrisées par lui-même, ce qui n’a pas été le cas lors de ce terrain. Il n’a rien pu contrôler ; des gestes de ses bourreaux à la mise à mort de ses collègues devant ses yeux – il n’a pu que fermer ceux-ci sur le moment. Et pourtant, une fois revenu, supposément en sécurité, il n'a pas pu s’autoriser à les fermer – les images reviennent, toujours. Elles accompagnent chaque minute de son quotidien, de son réveil à ses (vaines) tentatives de trouver le sommeil. Elles accompagnent un bruit de pétard dans la rue, les balades en forêt qu’il doit à Anabel, la vision de son dos lacéré qui ne cicatrisera jamais correctement, les travaux écrit en compagnie de Hugh qu’il défend désormais sans le principal concerné, les espaces clos dans lequel il doit rester sans possibilité de quitter les lieux, l’odeur de la pluie et d’un feu de fortune, ... La liste est interminable pour toujours le même résultat : il ne peut plus fermer les yeux. Il n’ose plus, il n’y arrive plus, il ne le veut plus.

Tu es en sécurité, ici. C’est ce qu’on lui a répété à son retour, c’est ce que le personnel médical a mis en application, c’est ce que Jules lui a prouvé jour après jour, au point où il a effectivement lâché sa garde petit-à-petit, au point de considérer que, peut-être, ils n’avaient pas tort. Qu’à défaut de pouvoir fermer les yeux, il pouvait au moins s’autoriser à vivre. Et lorsqu’il a commencé enfin à y reprendre goût, il a fallu que quelqu’un s’empresse de lui en faire passer l’envie. Vivre n’a alors plus été une option, mais survivre est devenue une nécessité. Et si cette seconde agression a été bien moins violente que celle subie à l’étranger, ses conséquences ont été bien plus désastreuses : elle a réanimé les précédentes, jamais totalement assumées, ni même exprimées, tout en mettant en évidence qu’il n’est pas plus en sécurité chez lui qu’à l’autre bout du monde. La découverte de l’identité de son agresseur, en la personne de son meilleur ami, a fini par achever Alfie de faire des efforts et de s’accrocher à cette stabilité supposément réconfortante et sécurisante. Elle n’a plus de sens ; alors à quoi bon tenter de la maintenir ? Il a éloigné ses proches, il est retombé dans ses vieux travers, il n’aspire plus qu’à quitter cette ville de malheur et à ne jamais revenir, pour se saborder sans aucune honte, en ne comptant que sur la seule personne qui sera toujours à ses côtés : lui-même.

Mais il n’a pas pu partir.
Il le voulait plus que tout, ce n’est pas la question. Il n’a simplement pas pu.

À l’entente du dernier appel, il aurait dû songer à tout ce qu’il s’apprêtait à quitter ; il n’a pensé qu’à tout ce qu’il pourrait retrouver. Et si la situation se répétait ? Et si leur place était à nouveau menacée ? Et si son travail était un facteur suffisant pour s’en prendre à lui ? Ce ne sont pas les visages de Jules, Anabel ni même ses parents qui se sont imprégnés dans son esprit, c’est celui, inerte, de Hugh, c’est celui, haineux, du type qui a pressé la détente devant lui, ce sont ceux, inquiets, des autorités qui l’ont retrouvé, c’est le sien, traumatisé, qu’il croise quelques fois dans le miroir. Ses pas ne l’ont alors pas guidé jusqu’au sas qu’il devait emprunter, mais jusqu’aux toilettes où il a fui pour y rendre le contenu de son estomac entre deux respirations saccadées. Il a été aussi réactif qu’il avait l’impression d’être inerte, son cœur tambourinant dans sa poitrine alors que ses poumons, eux, ne semblaient plus être capables de fonctionner correctement. Il a eu mal à la gorge et à la tête à force d’essayer de gagner de l’air alors que, paradoxalement, il n’arrêtait pas d’en expulser à un rythme effréné. Ses muscles s'étaient tendus, sa conscience égarée quelque part entre le passé et le présent, incapable de prendre connaissance du lieu où il a disparu pendant quelques secondes, les deux se mêlant dans un souvenir qui a tout d’une anticipation. L’appel s’est alors terminé, son téléphone a sonné de nombreuses fois en peu de minutes, l’avion est parti et c'en était fini. En un claquement de doigts, en une crise d’angoisse, il a piétiné tout ce pour quoi il a travaillé depuis des mois et probablement sa carrière toute entière quand il a fallu justifier d’une désertion aussi inattendue.

Il ne l’a pas vraiment fait. Il a prétexté une urgence familiale de dernière minute, laissant planer le doute quant à savoir qui de son père ou sa mère il s’apprêtait à enterrer – tout en sachant que les deux se portent comme des charmes. Il a donné son congé le temps d’un semestre, dans la précipitation, en sachant qu’il a ainsi bousillé toutes ses chances d’être promu professeur associé, autant que ses chances d’être à nouveau convié un jour au travail de terrain alors que ça a toujours été sa seule raison d’exercer, sa seule raison de vivre et que cette dernière bribe de volonté venait d’être jetée aux ordures comme un vulgaire détritus sans importance alors qu’il y a consacré sa vie. Le constat est amer ; mais il n’a pas pu. Il n’a pas pu et au-delà d’une carrière de plus de dix ans qui prend l’eau en dix minutes, c’est une fragilité masquée depuis presque trois ans qui lui explose à la figure. Et comme à chaque fois que les choses explosent sans qu’il ne le veuille, la solution miracle lui semble toute trouvée. C’est également plus de dix ans de sobriété qui s’envole, mais ce constat est peut-être le plus acceptable, parce que c’est aussi plus de dix ans d’envies réprimées qui s'exprime enfin.

Alors il n’a pas pu partir.
Une fois la porte de ce bar passé, il n’a pas pu partir. Il n’y a plus cette voix dans un coin de sa tête qui lui souligne de la mauvaise idée de la chose, de la tentation que cela représente, du danger dans lequel il plonge volontairement; parce qu’il ne voit plus les choses ainsi. C’est une certaine liberté qu’il exprime, c’est surtout une envie d’aller mieux, dans le fond et peu importe s’il faut passer par le contraire pour y arriver. Il n’est pas parti et il n’exprime aucun regret, alors qu’il se serait flagellé un an auparavant pour ne serait-ce avoir osé commander un seul verre d’alcool.
Il n’en est qu’au troisième, ce qui n’est pas beaucoup même après des années d’abstinence – c’est comme le vélo, il faut croire, ça ne s’oublie pas. Comme la facilité avec laquelle il a avalé son premier comprimé trois heures auparavant, signifiant qu’il sera bientôt pour lui d’enchaîner sur le suivant s’il veut que les effets ne s’arrêtent jamais. Ils ne doivent pas s’arrêter et l’effet de bien-être qu’il ressent ne masque pas toute la douleur, mais a le mérite de le faire résister à la fatigue.  
Et l’euphorie provoquée par l’artifice ne manque pas de le faire rire à outrance quand deux coqs semblent prêts à se battre pour une sombre histoire de... de quoi, au juste ? Il n’en sait rien, Alfie, n’attendant que le moment où ils passeront aux choses sérieuses, son regard qui glisse d’un éméché à un autre ; pour finalement s’arrêter sur la jeune femme derrière eux. Il la reconnaît aisément pour l’avoir côtoyée à quelques reprises ; et  c’est sans aucune hésitation qu’il fait les quelques pas qui le séparent de Maze avec un franc sourire sur les lèvres, alors qu’il débute par « tu mises sur lequel ? Je suis sûr que le petit a l’air intello est plein de... » Surprises. C’est le cas de le dire, alors que son regard ne reconnaît que trop bien l’expression reconnaissable dans le regard pourtant vitreux de Maze et que le sien s’arrête sur ce verre désormais éparpillé sur la table, sur le silence dont elle fait preuve, sur cette veine dans son cou qui traduit de la tension de ses muscles, de ses yeux légèrement écarquillés qui démontrent de la panique. Il n’a pas signé pour ça, il n’est pas là pour prendre en charge la jeune femme, pourtant il ne peut pas détourner les talons, parce que cette situation est bien trop familière. Il voudrait le nier, mais il n’y arrive pas alors qu’il fronce ses sourcils. « Maze ? » Il l’interpelle, claquant des doigts devant son nez, tandis que sa silhouette se place devant elle, barrant la vision des deux ivrognes prêts à en découdre ; et soudainement il ne se souvient même plus de leurs têtes ni de leur existence, tout simplement.



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Maze Crawley
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Message(#) Sujet: Re: PTSD is the new PMS (Alfie) PTSD is the new PMS (Alfie) EmptyLun 3 Mai - 20:58



 
lately, I'm a mess. i think that i'm depressed. sometimes it's the best that I can do to just get out of my bed. i'm still a wreck the last time I checked. maybe i just gotta realize that this is a— fuck, whatever.

La panique tordait les traits de son visage. Pourtant, Maze ne bougeait pas d’un centimètre. Pour les gens extérieurs, elle devait sembler effrayée mais néanmoins absorbée par la scène qui se déroulait devant ses yeux. Pourtant il n’en était rien. Elle percevait les mouvements et l’effervescence autour d’elle, les cris et les éclats de voix parvenaient bien à ses oreilles, mais c’était de toutes autres images que celles du bar qui défilaient dans sa tête. Des images qu’elle passait chaque misérable seconde de sa vie à tenter d’enfouir le plus profondément dans sa mémoire à défaut de pouvoir les effacer définitivement. Les semaines qu’elle avait passées attachée dans un lieu sombre et insalubre, sans savoir où elle allait, sans savoir si quelqu’un la cherchait. Toutes les fois où elle avait du donner le change et laisser croire qu’elle avait le diable au corps, se débattant violemment et empêchant quiconque de la toucher pour l’emmener ailleurs, alors même que d’autres femmes autour d’elle ne trouvaient pas la force d’en faire autant et se laissaient emmener pour ne revenir que des heures plus tard, le regard plus vide que jamais et toute trace d’espoir de sortir de là semblant définitivement les avoir abandonnées. C’était ces images là qui s’imposaient à elle dès que quelqu’un élevait un peu trop la voix où qu’elle ressentait un stress soudain. Maze n’avait jamais été du genre à paniquer et à perdre ses moyens. Bien au contraire, son ancien travail lui imposait de garder son sang froid en toute circonstance afin de pouvoir faire face à n’importe quel problème de dernière minute. Cette compétence dont elle était pourtant si fière à l’époque semblait l’avoir complètement abandonnée à présent. Elle avait quelques fois des sursauts de prise de conscience qui lui permettaient de se ressaisir l’espace d’un instant, d’outrepasser ce que sa peur et son anxiété lui dictaient pour tenter d’aller mieux et de retrouver un semblant de ce qu’elle avait pu être avant toute cette histoire. C’était d’ailleurs précisément ce sursaut qui l’avait amenée dans ce bar ce soir-là. Tout comme c’était maintenant sa peur et son anxiété qui venaient de violemment reprendre le contrôle. « tu mises sur lequel ? Je suis sûr que le petit a l’air intello est plein de... » Son esprit était partagé entre de sombres souvenirs et l’élaboration approximative de plans pour tenter de prendre la fuite le plus rapidement possible. Tant et si bien qu’elle n’avait prêté aucune attention à ces mots qui lui étaient destinés. La brune n’avait pas remarqué la présence d’Alfie près d’elle. Son champ de vision était toujours focalisé sur la scène qui se déroulait devant elle ; Maze était incapable de s’en détacher. Avait-elle donc perdu toute trace d’instinct de survie ? N’importe quelle personne sensée se sentant en danger aurait pris ses jambes à son cou, ou se serait au moins écartée. Elle, de son côté, était tout simplement paralysée et incapable de bouger un orteil. On avait connu mieux pour s’en sortir ; Maze n’avait plus qu’à espérer ne jamais se retrouver face à un lion au milieu de la savane africaine. Quoi qu’elle ne doutait pas du fait qu’elle ferait certainement un délicieux repas pour le fauve, il fallait voir le côté positif des choses. « Maze ? » Premier son de cloche qui sembla la ramener quelque peu dans le moment présent. « Que… » Son regard fit brusquement le point sur les doigts qui venaient de claquer sous son nez, la faisant instantanément reculer d’un pas en arrière en réaction. A quel moment quelqu’un avait-il pu s’approcher à ce point d’elle sans qu’elle ne s’en aperçoive ? Les traits de son visage et son expression semblaient maintenant partagés entre une anxiété grandissante et une profonde incompréhension quant à la situation dans laquelle elle se trouvait. Elle était revenue très brutalement à la réalité du bar, la démarche d’Alfie ayant eu le mérite d’effacer les images qui se succédaient de manière macabre dans sa tête. Et s’il avait eu la bonne idée de se déplacer de telle sorte à cacher la bagarre qui avait débuté toute cette histoire, Maze ne semblait pas plus rassurée pour autant. Son regard était ancré dans celui du brun et pourtant elle était incapable de le reconnaître. Les neurones de son cerveau prenaient tout leur temps à se connecter. Sa voix : elle la connaissait. Et il savait vraisemblablement qui elle était aussi puisqu’il connaissait son nom. Ce visage : elle l’avait déjà croisé à plusieurs reprises. Réfléchis, Maze.
Ses lèvres étaient entrouvertes depuis de longues secondes maintenant, sans qu’aucun mot ne s’en échappe. Elle avait l’impression que son cœur allait exploser dans sa poitrine tellement il s’était emballé au moment où cette silhouette était apparue devant ses yeux sans crier gare. Et en même temps qu’elle commençait à y voir plus clair et à assembler les pièces du puzzle, sa respiration se calmait à son tour. Elle inspira puis expira profondément pour remettre de l’ordre dans ses idées. « Alfie. » Evidemment qu’elle le connaissait ; elle l’avait croisé à plusieurs reprises lors des concerts des Street Cats dont elle s’était évidemment fièrement auto-proclamée groupie ultime auprès d’Anwar. Les traits de son visage se détendirent enfin, sans pour autant effacer complètement l’anxiété qui l’habitait. Elle réalisait petit à petit à quel point son comportement devait paraître étrange et se demandait déjà comment elle allait pouvoir sauver les apparences. Avec un peu de chance, Alfie aurait déjà eu l’occasion de réaliser par le passé qu’elle pouvait se montrer parfois excentrique, et toute cette situation ne le surprendrait pas plus que ça. Toute excuse, aussi lamentable et peu convaincante soit elle, était bonne à prendre. « Je…excuse-moi, j’étais perdue dans mes pensées. » Lamentable et peu convaincant disait-on, mais elle était incapable de trouver mieux pour l’instant. Son cerveau n’était pas encore en état de fonctionner à plein régime. Les premiers mots d’Alfie lui revinrent vaguement en mémoire. N’ayant pas été au summum de la pleine conscience à ce moment-là, elle n’était même pas certaine qu’il les ait bien prononcés, mais elle était prête à tenter le tout pour le tout pour détourner la conversation et paraître aussi normale que possible. « Hum, oui le petit à l’air intello a effectivement l’air de pouvoir prendre le dessus. » La vérité était qu’elle n’en savait strictement rien. Il aurait bien pu se retrouver face à un The Rock ambulant prêt à l’aplatir dans la minute qu’elle ne l’aurait pas remarqué. Maze était incapable de décrire, même de manière évasive, les deux hommes qui étaient à l’origine de toute cette histoire. Chacun de ses muscles était encore tendu sous le coup du stress et elle jugea bon de relâcher quelque peu ses épaules pour essayer de ressembler à autre chose qu’à une corde de guitare sur le point de casser. Son regard quitta finalement celui d’Alfie pour se poser sur la table à laquelle elle était encore tranquillement assise quelques minutes auparavant. Ses lèvres se tordirent en une grimace déconfite en constatant que son verre et son contenu étaient pitoyablement renversés sur le bois. Sauver les apparences s’avérait être de plus en plus difficile à chaque nouvelle seconde qui s’écoulait. Elle fit un signe accompagné d’une expression désolée en direction du serveur qui hocha simplement la tête et s’empara d’un torchon pour éponger ce qui pouvait encore l’être. Il ne semblait pas plus énervé que ça, probablement habitué à ce genre d’accidents. « J’ai toujours été très maladroite. » Une nouvelle excuse pour tenter d’expliquer pourquoi son verre était ainsi renversé. Mais cette fois-ci, l’excuse avait le mérite d’être vraie et fondée.  Elle aurait parfaitement pu expliquer la situation dans d’autres circonstances. « On peut peut-être s’installer dans un coin moins mouvementé, et je peux te payer un verre ? » Son regard s’était à nouveau fixé dans celui d’Alfie alors qu’elle tentait de garder un contrôle total de sa voix pour ne pas laisser place à la moindre trace d’hésitation pouvant trahir son inquiétude.  "C’est un plaisir de t’avoir revu, mais je dois y aller. Salut." Voilà les mots qu’elle aurait réellement voulu prononcer pour pouvoir s’enfuir lâchement et retourner se cloitrer dans sa chambre pour les jours à venir. Mais elle s’était abstenue, ayant encore l’espoir de pouvoir sauver un minimum la face.  

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"That gal was a mystery"
wrapped in an enigma and crudely stapled to a ticking f*cking time bomb.


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Message(#) Sujet: Re: PTSD is the new PMS (Alfie) PTSD is the new PMS (Alfie) EmptyMar 18 Mai - 0:45


Il n’a pas la pleine maîtrise de toutes ses capacités, à cet instant, Alfie, mais ça ne l’empêche pas d’avoir conscience de ce qu’il se passe face à lui. Son ivresse pourrait l’amener au seuil du coma éthylique, son addiction à deux doigts de l’arrêt cardiaque qu’il serait pourtant en mesure d’identifier tous les signes qui se présentent à lui, parce qu’il les vit lui-aussi. Oh, probablement qu’il surinterprète l’attitude de Maze, peut-être qu’il se fait des idées parce qu’il a besoin d’identifier toutes ces choses chez autrui plutôt que chez lui, et peut-être qu’il aurait voulu détourner les yeux plutôt que d’écouter son sixième sens qui, pourtant, n’a jamais été bien fiable. Mais il y a ces bris de verre sur le sol, il y a ce regard terrorisé et cette tétanie qu’il ne connaît que trop bien pour l’avoir encore vécue quelques semaines auparavant, il y a cette sensation d’être en-dehors de soi, il y a toutes ces choses qui résonnent alors même qu’il n’en sait rien, Alfie. Si ça se trouve, Maze est simplement fatiguée après une longue journée, perturbée parce qu’elle a identifié un des deux protagonistes de la soirée comme étant une connaissance, surprise que cet idiot de Maslow qui lui a plus souvent adressé la parole pour la taquiner qu’autre chose se mette sur son chemin ; les raisons peuvent être nombreuses, pourtant cette intuition ne le quitte pas alors qu’il en est persuadé ; aucune de ses explications ne justifie l’état dans lequel se trouve Maze à cet instant. Il ne faut pas être un médium pour le percevoir et n’importe quel joyeux luron, même avec un taux d’alcoolémie élevé, saurait que quelque chose ne se passe pas bien s’il acceptait de détacher son regard de la bataille d’égo près du bar pour s’intéresser au reste, pour croiser le visage décomposé de la jeune femme et comprendre que ce qu’il se passe dans son esprit n’a rien à voir avec des paris stupides sur l’heureux vainqueur de ce combat de coqs. Il y a cette intuition qui ne le quitte pas et qui, pourtant, lui hurle aussi de faire demi-tour ; parce qu’elle pourrait être totalement concentrée sur sa liste de courses qu’il en serait de même pour un Alfie qui a l’impression de faire face à un miroir alors qu’il plonge son regard dans les yeux vitreux de la jeune femme. Il y a quelque chose en elle qui le renvoie à sa propre situation et ça n’a rien d’agréable, bien au contraire, c’est tout l’inverse et Alfie n’a pas signé pour ça. Il est venu ici pour s’enivrer, pour oublier toutes les images qui se rappellent tous les jours, constamment à lui, qui prennent toujours plus de place, qui le terrifient et fragilisent cette carapace qu’il a mis tant d’années à construire au point où elle en est devenue une seconde nature, il ne peut concevoir qu’elle se brise aujourd’hui. Il ne peut l’imaginer et pourtant s’il acceptait de prendre conscience des choses qui l’entourent, il comprendrait que la jeune femme n’est qu’un élément parmi d’autres et qu’il n’a pas tant besoin d’elle pour être renvoyée à toutes ces images, à cette situation, à ces peurs. Un miroir n’est pas plus important qu’un simple craquement de branche, qu’une simple pièce dans laquelle il ne trouve pas d’issue et tant d’autres choses qui le renvoient à une période qu’il préférerait oublier, à une période qui est si flou que parfois il s’autorise à y croire, qu’il l’a oubliée.

« Que… » Et il ne sait plus vraiment s’il s’inquiète ou s’il la déteste, alors que les mots suspendus ne font qu’accentuer son impression et lui causer un malaise persistant alors qu’il recherchait tout l’inverse en venant ici. Il n’a jamais aucune difficulté à détourner les talons lorsque la situation ne l’arrange pas, lorsqu’il se sait sur un terrain glissant ou qu’il n’a aucune envie de perdre de l’énergie à jouer les psychologues de comptoir. Il a toujours privilégié ses propres intérêts avant ceux des autres, n’en a jamais eu honte et aujourd’hui ne devrait pas faire exception à la règle alors qu’il devrait s’autoriser à laisser Maze en proie à ses propres démons pour ne pas être forcé d’affronter indirectement les siens. Il devrait la laisser se débrouiller seule, parce que tout ceci ne le concerne pas et il n’y a aucune raison que ça ne le concerne – après tout, il n’est pas vraiment ami avec la jeune femme et elle n’est personne pour lui. Oui, il devrait faire toutes ces choses et pourtant ses pieds sont incapables de quitter le sol, autant que son regard est incapable de quitter le sien. Peut-être que la manière dont elle s’y accroche sans lui donner l’impression de saisir la pleine conscience de  ce qu’il se passe autour d’elle résonne encore une fois en lui d’une façon qu’il ne préférerait pas, mais toujours est-il que le résultat est ce qu’il est ; et qu’il est incapable de la laisser dans son apparente détresse. Il ne sait pas vraiment l’expliquer, peut-être que les gens comme eux possèdent un radar qui implique de se reconnaître les uns les autres et même si cette explication est ridicule, c’est la seule qui semble cohérente. « Alfie. » Il n’a pas été aussi soulagé d’entendre son surnom depuis longtemps, alors qu’un faible sourire se dessine sur ses lèvres. [color:9d2e=6600cc]« Je…excuse-moi, j’étais perdue dans mes pensées. » « T’inquiète pas. » Le faible sourire sur ses lèvres ne le quitte pas alors qu’il la laisse revenir à elle, incapable de réduire au silence cette petite voix dans sa tête qui ne cesse de lui dire qu’il y a quelque chose d’autre, quelque chose qu’il est en mesure de comprendre. Mais il n’est pas certain de vouloir l’emmener sur ce chemin, autant qu’il ne veut pas lui-même s’y attarder. « Hum, oui le petit à l’air intello a effectivement l’air de pouvoir prendre le dessus. » Il en a presque oublié cette histoire alors qu’il tourne la tête pour apercevoir le petit intello en question, n’ayant plus vraiment le moindre intérêt pour ce combat. Cela aurait pu faire un bon divertissement s’il était réceptif, mais il ne l’est plus et il n’est pas sûr de le redevenir avant d’ôter les doutes qui l’entourent concernant Maze. Elle est peut-être revenue à elle, mais la pâleur de son visage autant que son regard encore fuyant, la crispation qu’il perçoit dans ses muscles et son air hagard ne l’aident pas à imaginer qu’il s’agit simplement d’une fuite de pensées comme tout un chacun en connait. « J’ai toujours été très maladroite. » S’écartant légèrement pour ne pas déranger le nettoyage, il relève les yeux vers Maze lorsqu’elle reprend la parole. « On peut peut-être s’installer dans un coin moins mouvementé, et je peux te payer un verre ? » Son regard passe en revue le bar, alors qu’il n’est pas sûr qu’ils puissent trouver un coin moins mouvementé. Il n’est plus vraiment sûr de vouloir être là, de toute évidence. « T’es sûre que tu veux rester là ? » Qu’il finit par s’oser à demander une fois le serveur reparti, alors qu’il fait preuve d’une inquiétude qu’il ne dirige pas à l’égard d’autrui, d’ordinaire. « C’est sûrement indiscret, mais tant pis. » Il ne s’excusera pas, il ne s’excuse jamais, Alfie. « T’as l’air vachement pâle pour quelqu’un qui était juste dans ses pensées. Alors bon, je veux bien croire que la vision de ce dieu grec devant toi puisse t’avoir chamboulée, mais quand même, tu me flattes, Maze. » Cette fois-ci, c’est un rire qu’il s’autorise, signe qu’il ne fait que retrouver, par moment, son bagout et sa lourdeur qui le caractérisaient avant que Joseph n’essaie de réduire son crâne en poussières. À cette simple pensée, son sourire disparaît et il ressent un mélange d’émotions qu’il aimerait s’interdire, un cocktail qui n’est jamais synonyme de réussite, encore moins ce soir, encore moins dans de telles circonstances, encore moins face à quelqu’un dont il est plus proche qu’il ne l’aurait jamais cru. « Tu es sûre que ça va ? » Un air sérieux à nouveau sur le visage, il l’interroge, n’ayant aucune difficulté à aller droit au but. Est-ce que tu es sûre de ne pas avoir vu un fantôme, Maze ? Et à quoi il ressemble, le tien ?  

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Message(#) Sujet: Re: PTSD is the new PMS (Alfie) PTSD is the new PMS (Alfie) EmptyLun 14 Juin - 21:43



 
lately, I'm a mess. i think that i'm depressed. sometimes it's the best that I can do to just get out of my bed. i'm still a wreck the last time I checked. maybe i just gotta realize that this is a— fuck, whatever.

Maze était devenue experte dans l’art du mensonge. Mais la personne à laquelle elle mentait le mieux et le plus souvent, c’était bien elle. Elle était évidemment suffisamment lucide pour réaliser qu’elle n’allait pas bien. Pourtant elle préférait enfouir cette prise de conscience au fond d’elle-même et lui préférait un déni certain et non-négociable. Cette façon de faire relevait presque de l’instinct de survie ; admettre que ça n’allait pas impliquait selon elle de laisser la porte ouverte à des démons et des images qu’elle tentait tant bien que mal d’effacer de sa mémoire. Sans succès. Elle refusait catégoriquement de les affronter, persuadée que les moments de bonheur finiraient par être présents en nombre suffisant pour parvenir à lui faire remonter la pente et retrouver celle qu’elle était avant, sans qu’elle n’ait besoin de se replonger dans un passé cauchemardesque et indésirable. Et bien qu’elle ait la chance d’être entourée et soutenue, elle en revenait toujours au même point : elle pensait aller mieux, décidait de s’adonner à une activité quelconque qui lui permettrait de retrouver un semblant de vie normale, parvenait à maintenir l’illusion quelques minutes -quelques heures quand elle était chanceuse-, et finissait irrémédiablement par voir cette calme parenthèse éclater d’une manière ou d’une autre. C’était exactement ce qui s’était produit ce soir-là. Maze s’était menti à elle-même en se convaincant qu’elle pouvait sortir et entrer dans ce bar pour aller de l’avant et affronter ses démons. Le pire étant qu’elle était sincèrement parvenue à s’en convaincre avant de se retrouver une nouvelle fois complètement démunie face à un aléa de la vie pourtant loin d’être inhabituel. Des ivrognes prêts à en venir aux mains, elle en verrait encore beaucoup malheureusement. Elle ne pouvait pas continuer de se laisser ainsi déstabiliser, mais elle ne savait pas comment s’y prendre pour y remédier. Ou tout du moins elle n’était pas prête à y remédier si la solution impliquait un quelconque retour en arrière qui l’obligerait à se plonger dans ses souvenirs. Que ce serait-il passé si Alfie n’avait pas été présent ce soir-là ? Combien de temps aurait-elle mis avant de reprendre ses esprits ? Et aurait-elle seulement réussi à surmonter la tétanie qui l’avait assaillie pour quitter le bar et rentrer chez elle ? Ces questions ne se posaient plus. Le fait que le jeune homme ait surgi devant elle lui avait permis de remettre les pieds sur terre, et ce visage qu’elle connaissait avait par ailleurs le mérite de la rasséréner quelque peu alors que la foule d’inconnus autour d’elle commençait à devenir beaucoup trop oppressante pour ses nerfs. Mais la présence d’Alfie n’avait pas que des avantages. Il était aussi témoin de son comportement à présent, forçant Maze à trouver un énième mensonge à raconter pour tenter de dissimuler la gravité de la situation. « T’inquiète pas. » C’est tout juste si elle ne lâcha pas un soupir de soulagement en constatant qu’il ne posait pas davantage de questions. Elle était encore perturbée par ce retour abrupt à la réalité et elle était bien incapable de déterminer si elle se montrait convaincante ou non dans ses propos. Son corps ne tremblait pas, elle n’était pas sur le point de s’effondrer, et si elle avait l’infime conviction qu’hurler lui aurait fait beaucoup de bien elle n’en fit rien et parvenait au moins à donner le change en apparence. Ou tout du moins c’est ce qu’elle pensait. Poussant le mensonge un peu plus loin, Maze avait proposé à Alfie de boire un verre, quand tout ce dont elle rêvait était de sortir de cet endroit et de rentrer. Mais agir de la sorte ne lui aurait pas permis de corroborer son plan. Aussi était-elle à présent en train de scanner la salle du regard à la recherche d’une table loin de toute agitation. Autant dire qu’une telle quête relevait du Saint Graal au beau milieu d’un bar à une heure pareille. Evidemment que c’était bondé. Evidemment qu’il y avait du bruit, des gens, des éclats de voix, du mouvement. L’angoisse la tenaillait mais elle ne pouvait décemment plus faire marche arrière à présent. « T’es sûre que tu veux rester là ? » Ses yeux quittèrent la salle pour venir se poser dans ceux d’Alfie, surprise par sa question. Était-elle anodine ? Une simple inquiétude suite à la scène qui venait d’avoir lieu ? Peut-être n’avait-il finalement pas plus envie qu’elle de rester encore dans ce bar. « C’est sûrement indiscret, mais tant pis. » Ses sourcils se froncèrent légèrement alors que l’illusion qu’elle pensait être parvenue à maintenir jusqu’à présent commençait doucement à craqueler. Pourtant, le déni reprenait encore une fois le dessus, lui soufflant qu’elle ne s’était pas si mal débrouillée jusqu’à présent et qu’Alfie s’apprêtait certainement à lui poser une question étrange mais néanmoins totalement indépendante de la situation dont il venait d’être témoin. Comme pour les démons qu’elle refusait d’affronter, Maze savait au fond d’elle qu’il n’en était rien et qu’elle n’allait pas aimer la suite de cette conversation, mais elle refusait une nouvelle fois de se heurter à une réalité qui ne lui convenait pas. Malheureusement pour elle, elle n’avait pas d’autre choix que d’attendre que le couperet tombe. Les doigts de sa main droite s’étaient refermés sur eux-mêmes, ses ongles attaquant la paume de sa main avec la pression qu’elle exerçait dessus. Un réflexe dont elle ne s’était pas rendue compte, un moyen inutile pour garder son calme et appréhender ce qui allait suivre. « T’as l’air vachement pâle pour quelqu’un qui était juste dans ses pensées. Alors bon, je veux bien croire que la vision de ce dieu grec devant toi puisse t’avoir chamboulée, mais quand même, tu me flattes, Maze. » Cette fois-ci l’illusion était définitivement réduite à néant. Son numéro n’avait pas pris et elle se sentait assaillie par plusieurs sentiments qui se succédaient les uns après les autres. La surprise et son imperceptible haussement de sourcils en découvrant qu’Alfie n’était pas du genre à y aller par quatre chemins. La tristesse qui se lisait dans un léger sourire trop crispé pour être sincère, accompagné d’un regard fuyant. Non seulement il avait vu bien plus clair dans son jeu qu’elle ne le pensait, mais il la contraignait par la même occasion sans le savoir à accepter la réaction qu’elle venait d’avoir comme ce qu’elle était : une crise d’angoisse et des séquelles qu’elle ne parvenait vraisemblablement pas à camoufler mais qu’elle continuait pourtant d’essayer de nier coûte que coûte. Ce sourire triste s’était néanmoins étiré un peu plus suite à sa plaisanterie qui avait le mérite de désamorcer quelque peu cette situation qui menaçait de devenir trop intime et gênante pour la britannique. Elle n’était pas prête à se confier car cela impliquait d’une part d’être cette fois-ci sincère, et d’autre part de potentiellement accabler quelqu’un qui n’avait rien demandé avec des cicatrices et des problèmes qui n’auraient dû être que les siens. Mais si elle l’ignorait encore, elle n’était pas la seule à devoir se battre avec des fantômes du passé ce soir-là. Elle avait vu son sourire disparaître assez brusquement avant qu’elle n’ait eu le temps de répondre, sans raison, et il lui semblait maintenant avoir un homme en proie à plusieurs sentiments face à elle. Elle s’était trop coupée du monde pour affirmer avec certitude qu’elle se reconnaissait dans le comportement qu’Alfie venait d’avoir, mais elle sentait au fond d’elle que quelque chose n’allait pas. Ni chez elle, ni chez lui. Finalement, elle avait ouvert la bouche pour répliquer mais aucun mot ne s’était échappé de ses lèvres. Pour la simple et bonne raison qu’elle ne savait pas comment réagir face à une lecture aussi lucide de la situation et au caractère sérieux que cette conversation venait de revêtir. Son regard vint se poser de manière distraite sur le sol du bar alors qu’elle tentait vainement de déterminer comment se sortir de là. Une énième pirouette ? Un nouveau mensonge peu crédible ? « Tu es sûre que ça va ? » Ses yeux vinrent se poser une nouvelle fois dans ceux d’Alfie. Quand on connaissait Maze, le fait qu’elle ne dise rien depuis plusieurs secondes était déjà un bon indicateur pour savoir que la réponse à cette question était un simple "non". Mais il ne la connaissait justement pas suffisamment pour détenir cette information. Alors pourquoi touchait-il si juste dans son analyse et ses questions quand n’importe qui d’autre aurait accepté de boire un verre sans chercher plus loin ? Elle continuait de le fixer, silencieusement, comme cherchant à trouver les réponses à ses questions dans son regard. Son air était cette fois-ci sérieux ; ça n’était définitivement pas une question anodine, posée par pure politesse. Elle finit par soupirer avant d’enfin retrouver l’usage de la parole pour lui répondre : « Non, je veux pas rester là. » Rien de plus. Elle répondait à rebours à sa première question. Elle avait attrapé son sac à main et en avait sorti un billet au montant beaucoup trop élevé pour la seule consommation qu’elle avait prise et qui jonchait maintenant misérablement le sol du bar. Tant pis, cela rattraperait tous les pourboires oubliés de la soirée. Les économies n’étaient pas vraiment sa préoccupation principale à cet instant. Sans un mot, sa main droite vint se poser sur l’avant-bras d’Alfie pour l’entraîner vers la sortie. Elle prenait soin de ne toucher personne, se faufilant entre les tables sans quitter la porte de sortie des yeux, comme si sa vie en dépendait. La dernière fois qu’elle avait quitté un bar aussi précipitamment, c’était avec Nino. Et elle avait à l’époque réussi à embarquer une bouteille de vin au passage. De l’alcool, elle en aurait cruellement eu besoin justement, mais elle ne pouvait pas risquer de se voir interdire tous les bars de Brisbane à agir comme une délinquante des bacs à sable.
Elle ne lâcha le bras d’Alfie qu’une fois dehors. L’air était frais, salvateur. Elle ferma les yeux et prit une profonde inspiration pour calmer ses nerfs. Ses épaules s’affaissèrent de quelques centimètres et elle prit conscience que tous ses muscles avaient été crispés jusqu’à cet instant. Le sentiment d’oppression que l’ambiance du bar avait provoqué en elle commençait à s’estomper doucement. Mais Maze ne s’était pas arrêtée, elle avait continué de marcher pour s’éloigner de la scène qu’elle venait de vivre. Comme si mettre une distance et une barrière physique entre elle et ce bar pourrait également lui permettre d’éloigner les sentiments indésirables qui l’avaient envahie. Croisant les bras sur sa poitrine en guise d’énième réaction défensive, un léger sourire vint néanmoins s’afficher sur son visage au moment où elle prit enfin la parole : « J’aurais adoré te confirmer que c’était bien la vision du dieu grec que tu es qui m’a perturbée. » Elle lui lança un regard en biais, amusé, avant de venir se reconcentrer sur un point fictif à l’horizon. « Mais ça fait surtout quelque temps que j’ai développé une tendance agoraphobe. Ce qui explique l’état dans lequel tu m’as surprise. » En partie. Ca n’était de loin pas toute la vérité, ça n’était même pas un quart des raisons pour lesquelles elle avait réagi de la sorte. Mais ça n’était pas un mensonge non plus pour autant. « Et en ce qui concerne ta dernière question : non, ça ne va pas. » Elle n’avait pas l’intention de s’épancher dans de détails sordides, mais elle était maintenant bien consciente que cela ne servait à rien de maintenir des illusions qu’Alfie avait de toutes façons déjà percées à jour. « Mais on ne peut pas toujours aller bien de toutes façons, n’est-ce pas ? » Elle avait tourné légèrement la tête vers lui. Sa question n’était pas directe, mais elle sous-entendait malgré tout qu’elle se demandait à son tour si lui allait bien de son côté. « J’ai quelques proches qui savent ce qui se passe dans ma vie actuellement… » Elle était prête à concéder qu’il y avait un contexte à toute sa situation, sans pour autant en dire davantage sur celui-ci. « …et ils sont, à mon plus grand regret, en mesure d’analyser mes réactions et la sincérité de mes propos. Mais qu’une personne qui ne sait rien ou peu de choses de moi soit capable de lire à travers moi…ça me dépasse. » Son regard se fit plus inquisiteur, interrogateur. Ça n’était pas une question, mais c’était tout comme. Alfie s’était montré assez direct dans le bar, sans pour autant lui annoncer de but en blanc qu’il voyait clair dans son jeu et qu’elle pouvait laisser tomber son numéro. Mais Maze était persuadée d’avoir lu autre chose dans sa façon d’être, de se comporter, et de s’inquiéter. Il semblait avoir détecté chez elle bien plus qu’elle n’était prête à l’admettre. Pourquoi ? L’empathie avait ses limites. Il devait y avoir une autre explication. Elle était perturbée, intriguée, mais aussi quelque peu énervée qu’il ne l’ait pas laissée s’en tirer comme ça, comme n’importe qui d’autre l’aurait fait à sa place.
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wrapped in an enigma and crudely stapled to a ticking f*cking time bomb.


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Message(#) Sujet: Re: PTSD is the new PMS (Alfie) PTSD is the new PMS (Alfie) EmptyMar 22 Juin - 0:06


Il y a des mots qu’il n’utilise pas, Alfie. De ceux qui sont bannis parce que leur simple évocation bouscule toutes les certitudes qu’il tente (péniblement) de maintenir. Oui, il va bien. Non, il n’a pas besoin de parler. La situation dans laquelle il s’est retrouvé quelques années plus tôt ne l’a pas affecté. L’agression dont s’est rendu coupable Joseph n’est qu’un lointain souvenir. Il arrive à vivre sa vie sans que ces deux événements ne reconfigurent celle-ci, merci pour lui. Il n’est pas traumatisé, s’il doit vraiment poser des mots sur la situation – dont le mot interdit. Il joue sur ses connaissances, sur son éducation, sur ses études universitaires et son arrogance qui font évidemment de lui quelqu’un qui a toujours raison, quoi qu’on en dise. Il déteste avoir tort – et cette bataille s’engage avec tout le monde, y compris lui-même. Dès que l’idée lui vient en tête, même une minute, une seconde, c’en est déjà trop : il ne donnera jamais raison à cette impression, peu importe si elle naît elle-même de toutes celles qu’il subit au quotidien. L’impression de ne jamais être en sécurité, l’impression que rien n’est terminé, l’impression d’être revenu à ce jour de novembre où tout son monde a perdu du sens, l’impression qu’il n’est jamais totalement seul, l’impression que tout autour de lui lui rappelle les démons contre lesquels il tente de reprendre le dessus sans jamais y parvenir seul. Il y a bien cette béquille qui le soutient depuis quelques temps, ces vieux travers dans lesquels il est retombé sans se soucier des conséquences : les bénéfices immédiats sont suffisamment importants pour que jamais il ne se pose de questions sur le bienfait de la méthode utilisée. Il en trouve, lui, des bienfaits et c’est la seule chose qu’il recherche. Chaque chose en son temps ; d’abord les images doivent disparaître de son esprit, les sons cesser de bourdonner dans ses oreilles, les douleurs fantômes de le torturer inutilement, le ressentiment se transformer en pardon ou, à défaut, en acceptation. Il y a toutes ces choses qui sont évidentes un jour ; et qui le lendemain deviennent risibles. Alfred Maslow ne peut pas être traumatisé, hors de question. Alfie a toujours pris le dessus, peu importe les événements dans sa vie ; il s’est toujours montré plus fort qu’eux parce qu’il les a trop souvent provoqués – comment pourrait-il alors s’en plaindre ? Il s’est toujours vanté de se sentir vivre lorsqu’il danse avec la mort, mais le dernier tango avec celle-ci l’a laissé épuisé, usé, marqué ; plus rien n’est comme avant alors qu’il ne demande que ça.

Alors non, il ne peut pas être traumatisé, Alfie. Il ne le peut pas ; les autres le peuvent. Maze l’est, sûrement. C’est ridicule, probablement, d’interpréter une situation de la sorte – ça l’est et pourtant c’est son quotidien. Loin de la spontanéité qui le caractérisait il n’y a encore pas si longtemps, chaque minute de sa journée est organisée, chaque geste parfaitement réfléchi. Il n’y a plus de place pour la surprise ; parce que la surprise amène avec elle l’inconnu. Un inconnu qu’il a souvent recherché, un inconnu qui est désormais indésirable quand il s’attaque à lui. Il ne sait jamais ce qu’il va se passer, comment il va réagir, comment les autres vont réagir, comment il va s’en sortir. Il ne sait pas si en entrant dans un bar il va croiser le sosie d’un collègue mort à sa place, il ne sait pas en utilisant le lavabo dans sa cuisine si les sensations fantômes de ses os écrasés contre le carrelage vont se rappeler à lui, il ne sait pas si en marchant dans la rue le bruit d’un pétard pour la fête nationale ne va pas le faire disjoncter parce qu’il se rappelle les coups de feu. Il ne sait jamais rien, tout est toujours inconnu ; sauf les réactions de Maze, celles qu’il identifie bien plus qu’il ne le devrait. Oui, peut-être qu’il surinterprète, peut-être qu’il devrait s’en excuser : mais cette surinterprétation est devenue son quotidien, à tel point qu’il ne fait plus l’effort de la nier. Il s’adapte, Alfie, comme il l’a toujours fait dans le fond. Non, le problème ne vient pas de ses difficultés, voyons. Il a juste décidé d’être plus attentif aux autres et à ce qui l’entoure, évidemment. Aucune inquiétude à avoir, si lui-même n’en a pas, n’est-ce pas ?

Il n’en a pas et pourtant l’inquiétude qui transparaît à l’égard de Maze le caractérise : elle est égoïste, elle n’est pas bienveillante, elle ne pense qu’à ses propres intérêts. Il a toujours eu besoin de parfaits pantins à contrôler pour s’épanouir, Alfie. Il a compensé le manque de pouvoir qu’il avait plus jeune en dominant les autres ; en les manipulant pour leur donner l’image qu’il attend d’eux. Oh, désolé, Maze. Maze devient le pantin de son propre traumatisme, le miroir qu’il devra briser pour ne plus s’y confronter, peu importe si sa réaction est simplement due à la fatigue ou à quelque chose de plus profond. Elle ne pourrait avoir qu’une pensée émue pour son animal de compagnie décédé le mois dernier que le résultat serait le même : il oublie sa détresse en se focalisant sur celle d’autrui ; et dans un sens c’est déjà plus que tout ce dont il est capable pour les autres en temps normal. Quelle chanceuse. Il ne la connait pas beaucoup et pourtant son silence est parlant ; il se justifie en pensant qu’il le serait pour n’importe qui. Les questions sont simples, appellent à des réponses qui le sont tout autant et que, pourtant, elle ne parvient pas à verbaliser. Elle se mure dans un silence et l’expression fait sens : il vise à la protéger, ou peut-être à le maintenir à distance. Peu importe, encore une fois, puisqu’il se fiche bien des raisons qui l’amènent à se sentir ainsi, à cet instant, du moment qu’elles lui permettent de ne plus penser aux siennes. Même dans sa bienveillance, il est égoïste, Alfie. « Non, je veux pas rester là. » Et l’effet miroir s’accentue encore un peu plus. Il ne veut pas rester là. Mais elle ne le souhaite pas non plus, surtout, elle ne le veut pas et finalement sa fuite à lui n’a plus vraiment d’importance puisqu’il ne s’agit plus que de celle de la jeune femme. Fermer les yeux sur la situation, se détacher de ses émotions ; es-tu sûr que tu n’es pas traumatisé, Alfie, même quand tous les éléments l’attestent ? C’en devient de plus en plus pesant et la nécessité d’avoir un autre moyen de se changer les idées devient de plus en plus grandissant, autant que l’empressement de la jeune femme pour quitter ce bar.

Certains s’épanouissent dans le silence, lui, c’est dans le bruit qu’il y trouve une forme de paix. Le bruit des autres empêche de penser aux bruits de ses pensées et Alfie est de plus en plus mal à l’aise loin de l’effervescence du bar, loin des médicaments liquides à portée de mains dans lesquels il tente de trouver une forme de guérison. « J’aurais adoré te confirmer que c’était bien la vision du dieu grec que tu es qui m’a perturbée. » Elle a lâché son bras et il ne l’a même pas remarqué. Elle a répondu à sa blague et il ne s’en souvient même pas. C’est fou, comme quelques minutes peuvent changer un individu. C’est fou comme une seule situation pour remettre en cause tout l’équilibre d’un individu, c’est fou comme le cerveau humain est fragile. Et il ne le voit toujours pas, Alfie. Il n’aurait pas dû l’accompagner. Peu importe ce qu’il a cru lire dans ses yeux, peu importe ce à quoi il avait besoin de se raccrocher, il n’aurait pas dû sortir de l’effervescence rassurante du bar pour se retrouver dans la quiétude dangereuse des rues. « Mais ça fait surtout quelque temps que j’ai développé une tendance agoraphobe. Ce qui explique l’état dans lequel tu m’as surprise. » « D’accord. » Il est où, le Alfie éloquent qui donne son avis sur tout, et surtout sur ce qui ne le concerne pas ? Celui qui a mille pensées en même temps et qui ne parvient pas à les garder pour lui ? Oh, elles sont là, les mille pensées. Mais elles sont contenues, jusqu’à prendre le risque de les laisser exploser quand le moment sera le moins opportun. Il se concentre à nouveau sur le visage fuyant de la jeune femme ; sur ses traits se lit tout ce qu’il reconnaît autant que tout ce qu’il veut ignorer. Il ne sait simplement pas si c’est la réalité ou si c’est son esprit qui lui joue des tours, comme trop souvent. Il n’y a plus vraiment de frontière entre ce qui est vrai et ce qu’il imagine. « Et en ce qui concerne ta dernière question : non, ça ne va pas. » Alors il avait raison. Il avait raison et si d’ordinaire il aurait fanfaronné à l’excès, à cet instant ce n’est rien de plus que le silence qui fait office de réponse. « Mais on ne peut pas toujours aller bien de toutes façons, n’est-ce pas ? » Il écoute, Alfie, mais il n’entend pas. Il écoute la concernant, il n’entend pas comme il le devrait face à cette phrase qui est pourtant une évidence. « On peut le prétendre. » Ce n’est probablement pas la réponse qu’elle espérait, c’est pourtant la plus sincère, celle qui a franchi ses lèvres sans même qu’il ne se reprenne. On peut le prétendre, oui. Je ne fais que ça, Maze, si tu savais à quel point c’est épuisant. « J’ai quelques proches qui savent ce qui se passe dans ma vie actuellement… » « Ils savent, mais ils ne comprennent pas. » Il note, avant que son rythme cardiaque s’emballe légèrement ; c’est le genre de phrases aussitôt suivie d’un mais, d’un de ceux qui ne va pas plaire, d’un de ceux qui va faire mal. « …et ils sont, à mon plus grand regret, en mesure d’analyser mes réactions et la sincérité de mes propos. Mais qu’une personne qui ne sait rien ou peu de choses de moi soit capable de lire à travers moi…ça me dépasse. » Il n’a pas pensé à ça, Alfie, il n’a pas pensé que son désir de trouver quelqu’un comme lui par envie de se sentir moins seul, autant que par nécessité de ne pas avoir à se regarder lui-même dans la situation le rendrait aussi transparent aux yeux des autres, tout comme Maze l’a été aux siens. Il voudrait lui mentir, il pourrait lui mentir aisément, lui dire qu’il ne s’agit que d’une simple impression, basée sur une chance qui a été de son côté-là à cet instant. Juste du hasard, rien de plus. « C’est mon boulot, d’étudier l’être humain. » D’étudier son histoire, son intérêt, ses actes, ses comportements. Mais ses réactions ? Ce n’est qu’une petite part du métier. Celle qui, pourtant, pour se préserver, devient la plus importante de toute. « Ou alors c’est juste un coup de chance d’avoir vu juste du premier coup. » Juste du hasard, rien de plus ; le sujet est clos. Mais les clôtures ne peuvent pas tenir éternellement et même les meilleures barrières finissent par s’affaisser un jour, souvent au moment le moins opportun. Face à une quasi inconnue, par exemple. Et pourtant, en y réfléchissant bien, le timing n’aurait pas plus être optimal. Elle ne connaît rien de lui, dans le fond, autant qu’il ne connaît rien d’elle à part cet élément commun qu’ils semblent partager sans oser le verbaliser. « Ou peut-être que je connais ça. » Il ajoute, presque dans un murmure sans oser reporter son attention sur elle, lui qui pourtant ne quitter jamais le regard des autres. « Choisis l’option que tu préfères. » Et il adoptera l’attitude qui convient.

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Maze Crawley
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Message(#) Sujet: Re: PTSD is the new PMS (Alfie) PTSD is the new PMS (Alfie) EmptyJeu 15 Juil - 23:48



 
lately, I'm a mess. i think that i'm depressed. sometimes it's the best that I can do to just get out of my bed. i'm still a wreck the last time I checked. maybe i just gotta realize that this is a— fuck, whatever.

Circuler librement à l’extérieur semblait tout naturel, comme un droit fondamental acquis dès la naissance et dont on pouvait jouir jusqu’à nos derniers jours tant était qu’on se comportait comme la raison et la justice le demandaient. De la même manière qu’on ne réalisait jamais si bien que le fait de respirer par le nez n’était pas une évidence jusqu’au moment où on se retrouvait soudain avec un rhume carabiné obstruant nos sinus, l’être humain ne songeait pas à la chance qu’il avait de pouvoir marcher simplement dans la rue, quand il le voulait et comme il l’entendait. Il n’y pensait pas jusqu’à ce qu’il se retrouve soudain privé de cette liberté du jour au lendemain. Maze oubliait rarement cette vérité depuis son enlèvement…mais elle avait toutefois commis l’affront ce soir-là d’espérer pouvoir agir comme une personne lambda, qui n’aurait pas eu besoin de se confronter à cette réalité puisqu’elle ne se serait jamais retrouvée dans une situation dans laquelle sortir n’était plus une option. Mais ces quelques minutes dans le bar bondé, dans un espace trop exigu, avaient suffi à lui remettre les pieds sur terre. Dans son monde à elle qui n’était résolument plus le même que celui des gens qui l’entouraient. Le plus grand des espaces n’aurait pas suffi à la faire se sentir à l’aise à partir du moment où ce dernier restait délimité par quatre murs. Alors elle profitait du vent, de l’air sur son visage, du fait qu’il y ait peu de personnes dans la rue à cette heure-ci. Elle n’abandonnerait pas l’idée de pouvoir un jour retourner avec plus d’aisance dans des endroits clos. Sa volonté pour y parvenir lui faisait parfois défaut, mais elle finissait malgré tout toujours par ressurgir. Mais pour cette fois, Maze la soupçonnait de ne pas faire de réapparition avant plusieurs mois, le temps de se remettre de ses émotions et de tous les sentiments désagréables qu’elle ressentait encore au creux de son ventre. Alfie semblait avoir accepté son histoire d’agoraphobie. Si cela lui semblait étrange pour quelqu’un qui avait si précisément mis le doigt sur tout ce qui la dérangeait quelques minutes auparavant, elle ne chercha pas à comprendre pour l’instant. S’il lui laissait un quelconque répit, elle n’allait pas laisser passer cette occasion. Mais son comportement et sa clairvoyance dérangeant continuaient de l’intriguer, aussi n’avait-elle pas résisté à l’idée de se lancer dans une conversation qui s’annonçait potentiellement troublante. Tout du moins pour elle. Le serait-elle aussi pour Alfie ? « On peut le prétendre. » Elle jeta un coup d’œil dans sa direction, ses sourcils se fronçant légèrement alors qu’elle tentait de comprendre ce qui pouvait bien se cacher derrière de tels propos. Mais il restait stoïque, impossible à lire ou à pénétrer d’une quelconque manière que ce soit. « Vraiment ? Sur le long terme ? Si t’as trouvé la recette, elle m’intéresse. » Son humeur était changeante et si elle était en mesure de donner le change la plupart du temps, il arrivait inévitablement un moment où elle ne parvenait plus à sauver les apparences. Alors si Alfie avait trouvé le secret pour toujours laisser croire qu’on allait bien, elle était prête à payer cher pour entrer dans la confidence et pouvoir l’exploiter à son tour. Mais de son côté, pourquoi aurait-il donc eu besoin de cacher comment il se sentait réellement ? Ces quatre mots en guise de réponse étaient lapidaires, pourtant, ajouté à l’énergie qu’il dégageait présentement, ils suffisaient à Maze pour déduire que donner l’illusion qu’il allait bien n’était pas l’histoire d’une journée pour lui. C’était vraisemblablement quelque chose de malheureusement plus pérenne, qui s’était installé sur le long terme et qui n’était pas prêt de plier bagages de sitôt. « Ils savent, mais ils ne comprennent pas. » Elle se stoppa quelques secondes dans sa phrase mais aussi dans sa course. Son regard se fixa sur Alfie. Sors de ma tête. Elle avait besoin de savoir pourquoi il tapait si juste à chacune de ses remarques, pourquoi il semblait comprendre chacun de ses mots alors qu’elle s’efforçait de rester évasive. Elle crevait d’envie de lui demander de but en blanc quelle épreuve il avait eu à affronter pour en être là aujourd’hui. Mais la bienséance et le savoir-être dont elle disposait encore l’en empêchaient. Pour l’instant. Finalement, qu’avait-elle à perdre à lui poser clairement les questions qui lui brûlaient les lèvres ? A mettre des mots sur ce qu’ils ne faisaient qu’effleurer ? Elle ne savait pas exactement ce qu’Alfie cherchait à faire, elle n’était même pas sûre à 100% qu’il cherchait à faire quoi que ce soit, mais il jouait avec ses nerfs déjà à vif par ce qui venait de se passer dans le bar. Elle était capable de rester calme, de ne pas brusquer les choses…mais jusqu’à un certain point seulement. Ils ne se connaissaient pas vraiment, et l’idée de finir par potentiellement perdre patience et exploser nerveusement devant lui ne l’enchantait guère, mais elle n’avait rien à perdre. Si c’était ce qui devait arriver pour qu’elle puisse avoir des réponses, alors qu’il en soit ainsi. « C’est mon boulot, d’étudier l’être humain. » Cela pouvait effectivement expliquer en partie ses réactions et son sens de l’observation, mais ça ne pouvait pas être la seule raison à son comportement. « Psy ? Sociologue ? Thanatopracteur ? » Elle avait lancé cette dernière proposition -somme toute probable- avec une pointe de provocation dans le ton qu’elle avait employé. Qu’il s’estime heureux, elle s’était au moins abstenue de proposer Dame pipi qui, pourtant, était une personne qui devait en savoir un rayon sur le comportement humain étant donné la mixité sociale au milieu de laquelle elle évoluait au quotidien. « Ou alors c’est juste un coup de chance d’avoir vu juste du premier coup. » Il continuait de jouer dangereusement avec ses nerfs, la bienséance à laquelle elle tentait de se tenir commençait à l’abandonner petit à petit. « Oui bien sûr. Et moi je suis la Reine d’Angleterre. » A tout bien y réfléchir, cette idée lui plaisait assez. La vie de château, les corgis, des centaines de pièces dans lesquelles se cacher pour éviter d’adresser la parole à quiconque, quelques sorties publiques occasionnellement pour faire bonne figure, de grandes fêtes de Noël à organiser, un gigantesque lit confortable dans lequel se morfondre jour après jour.
Elle n’avait pu retenir un léger soupir d’exaspération en reportant son attention devant elle. Très bien, qu’il garde ses secrets, elle garderait les siens. Cette conversation tout comme cette soirée ne risquaient pas d’aller bien loin. Son visage s’était refermé tel celui d’une enfant qu’on venait tout juste de vexer. Elle aurait bien volontiers voulu passer à autre chose, mais leurs échanges et les réflexions d’Alfie ne faisaient que tourner obstinément en boucle dans sa tête. Il l’avait titillée une fois de trop. Elle fit volteface et ouvrit la bouche, résolument prête à lui dire ce qu’elle pensait de tout ça et à lui demander de cesser cet espèce de jeu malsain dans lequel ils étaient tous les deux bloqués. Mais, fuyant son regard, il fut plus rapide qu’elle pour jouer le coup suivant : « Ou peut-être que je connais ça. » Surprenant. Honnête. Cela eut au moins le mérite de la laisser sans voix quelques secondes. La tension qui menaçait de la faire exploser encore quelques secondes auparavant retomba progressivement alors que paradoxalement l’angoisse qu’elle était parvenue à étouffer jusque là en profita pour refaire surface. Il ne l’évoquait toujours qu’à moitié, mais avec ces quelques mots Alfie venait malgré tout de rendre soudain leurs problématiques respectives beaucoup plus concrètes. « Choisis l’option que tu préfères. » L’option qu’elle préférait était, comme d’habitude, la fuite. Maze se comportait une nouvelle fois comme une véritable contradiction ambulante. Elle avait été sur le point d’hausser le ton pour en savoir plus, et maintenant qu’Alfie lui offrait une porte d’entrée vers des réponses à ses questions, elle hésitait à sauter le pas et pensait même au contraire à reculer de plusieurs pas en arrière. La confusion se lisait dans son regard alors qu’elle continuait de l’observer. Elle avait l’étrange et désagréable impression que les bouleversements auxquels il semblait soudain être en proie étaient en train de ricocher sur elle. La brune avait toujours été d’un naturel profondément empathique avec les autres, parfois à l’excès, souvent au point de reléguer ses propres intérêts et besoins au second plan. Mais se montrer empathique nécessitait d’avoir un minimum d’énergie. Or de l’énergie, elle n’en avait justement plus depuis plusieurs mois. Seuls quelques sentiments positifs parvenaient à se frayer un chemin à travers la tempête d’anxiété, de stress et de mélancholie qu’elle était devenue. Elle n’était plus en mesure de gérer ses émotions correctement, alors lui demander de faire preuve d’un quelconque sentiment envers autrui relevait trop souvent de l’impossible. Pourtant ils étaient là. Elle n’avait aucune idée de ce qui se passait dans la tête d’Alfie, mais elle voulait le savoir. Elle avait l’intime conviction de pouvoir le comprendre. « Qu’est-ce que tu veux dire par "ça" …Qu’est-ce que tu penses connaître ? » Elle avait abandonné toute idée de subtilité. Son comportement était le même que le sien, ses mots continuaient de raisonner comme s’il était dans sa tête, elle connaissait en partie la réponse à cette question et pourtant elle ne voulait pas le reconnaître. Elle avait besoin de l’entendre de sa bouche pour pouvoir oser admettre quoique ce soit de plus véridique que les mensonges qu’elle avait enchaînés dans le bar. Se confier lui demandait un effort surhumain et quand elle parvenait enfin à le faire, elle en revenait toujours au même point : cela ne changeait rien à sa situation, retour à la case départ. A quoi bon ressasser des souvenirs qu’elle aurait voulu oublier quand cela ne lui permettait même pas d’avancer ?
Alfie avait beau chercher à la fuir du regard, elle ne le quittait en revanche plus des yeux de son côté. Les traits de son visage étaient toujours sévères, fermés, à la hauteur de la gravité de cette discussion suite au tournant qu’elle venait de prendre. « Ne joue pas avec moi Alfie s’il te plait. Pas à ce jeu. Pas sur ce terrain. » Son ton s’était apaisé, ses mots raisonnaient à la fois comme une douce et amère supplique. Si elle se trompait du tout au tout, si elle se faisait des idées depuis le début, alors c’était le moment pour lui de l’admettre et de les faire profiter tous les deux de la porte de sortie qu’elle venait d’entrouvrir.
code by EXORDIUM.




"That gal was a mystery"
wrapped in an enigma and crudely stapled to a ticking f*cking time bomb.


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Alfie Maslow
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le jardin du vice
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PTSD is the new PMS (Alfie) IAeu3cF ÂGE : trente-six ans (01.11).
SURNOM : alfie en est déjà un.
STATUT : récemment célibataire, rattrape le temps perdu en ne restant jamais plus de deux soirs dans les mêmes draps.
MÉTIER : anthropologue de formation ; consultant pour la justice et dans la santé, lecturer à l'université. détruit sa vie à temps plein, aussi.
LOGEMENT : au revoir la petite amie et la filleule, il dispose de l’apt. #95 à toowong pour lui tout seul, bien qu’il n’y soit que très peu.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : enfant unique, parents très religieux ≈ rescapé d’un accident de voiture qui a tué son premier amour ≈ passionné par son métier, le vrai (anthropologue de terrain) ≈ se déplace en skate ou vélo ≈ excellent pianiste ≈ trouble tdah jamais diagnostiqué ≈ impulsif, borderline, toxique, tout est un jeu pour lui ≈ cicatrices le long du dos, sur le torse et brûlure sur l’entier de la paume gauche ≈ de retour à brisbane depuis trois ans, il rêve de fuir à nouveau ≈ deux agressions en deux ans et un ptsd qui prend de plus en plus de place au quotidien ≈ addict, a replongé début 2021.
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Message(#) Sujet: Re: PTSD is the new PMS (Alfie) PTSD is the new PMS (Alfie) EmptyJeu 16 Sep - 16:21



Être à l’extérieur ne l’aide pas à être plus serein, bien au contraire. Chaque visage inconnu se transforme en nouvel ennemi publique, chaque bruit environnant est perçu comme une menace et il ne peut même plus compter sur le réconfort d’un verre ou d’une pilule avalée à l’abri des regards. Il est soumis à celui de Maze et finalement il ne s’agit pas tant d’un manque d’intimité qu’une impression de lui offrir une multitude d’éléments qu’il n’a jamais offert à personne jusqu’ici. Il ne dit pas grand-chose, pourtant, Alfie, se contente de souligner qu’à défaut d’aller bien, on peut le prétendre. Un constat qui fait office de vérité et qui n’a jamais été partagée avec quiconque jusqu’ici, pas même Juliana du temps où ils étaient ensemble. Non, justement, il a préféré prétendre Alfie sans jamais se questionner sur cette méthode. Il a prétendu que leur couple allait bien, il a prétendu qu’ils arriveraient à surmonter leurs difficultés. Et puis, il a prétendu qu’il désirait autre chose, il a prétendu qu’il ne l’aimait plus. Il a prétendu dans l’espoir d’arriver à s’en convaincre, mais aujourd’hui, face à Maze, en quelques mots il admet que cette stratégie, aussi valorisée qu’elle ait pu l’être par le passé, n’a finalement pas grand-chose d’efficace. Testée, approuvée et désormais rejetée, bien qu’il semble le conseiller à Maze. Il se maudirait, Alfie, s’il se voyait, à cet instant. Le regard qui sonde chaque visage qu’il croise, les sens en alerte et les discours qui n’ont plus rien d’assuré ; bien au contraire. Il se décompose, il s’affaiblit et il se déteste pour ça, l’anthropologue, pour cet état de faiblesse qui n’est pas supposé lui ressembler, encore moins auprès d’inconnus. D’ordinaire, ceux-ci sont des cibles privilégiées, celles qu’il n’a pas peur d’humilier, pour lesquels il n’a aucun intérêt et qu’il se vante de piétiner par simple satisfaction d’avoir laissé sa marque sur eux, ceux auprès desquels il peut aller loin, le plus loin possible, sans remords : il ne les reverra jamais. Et à cet instant, Maze est rangée dans cette catégorie, aidée par le fait que les Street Cats étant dissous, il y a peu de risques que leurs chemins se croisent autrement que par un malheureux hasard, comme c’est le cas ce soir. Il n’a de toute manière pas l’intention que la situation se répète puisqu’il l’a déjà catégorisée et que les quelques révélations qu’il se permet viennent de condamner la jeune femme malgré elle. Hors de question d’être sujet à ce regard posé sur lui et cet effet miroir de plus en plus désagréable alors qu’il ne parvient même pas à expliciter comment ils ont pu en arriver là. C’était une soirée supposée être amusante, supposée lui changer les idées et certainement pas l’y confronter sous un nouvel angle, le pire de tous : celui de la compréhension. Pas de la prétention de comprendre, mais bien d’une compréhension qui, là-aussi, n’a même pas été explicitée. « Vraiment ? Sur le long terme ? Si t’as trouvé la recette, elle m’intéresse. » Ou du moins, elle l’est à sa façon, alors que leurs discours se rencontrent et n’en forment bientôt plus qu’un seul. Ce qu’elle dit, il aurait pu le dire il n’y a pas si longtemps. Ce sont des mots qui auraient pu s’échapper d’entre ses lèvres et c’est détestable, pour un Alfie qui a toujours prôné la volonté de surprendre et de ne jamais être prévisible pour quiconque (pas même lui, au final). « C’est pas tellement le genre de recettes que tu partages. Ce qui fonctionne sur moi ne fonctionnera pas sur toi. » Et vice-versa. Il aurait pu se lancer dans une métaphore soulignant que ce qu’il aime cuisiner n’a probablement rien à voir avec ses goûts à elle, pour le même résultat : c’est trop individuel, c’est trop personnel, pour qu’il existe une solution universelle, sans quoi tous les problèmes de l’univers seraient réglés depuis bien longtemps. Et ce serait terriblement ennuyeux, qu’Alfie songe, lui qui a toujours aimé le défi ; et pourtant, il n’a pas été chercher bien loin concernant sa propre solution, se contentant de plonger dans ce qui marchait par le passé et qui est, il en a conscience, d’une facilité presque humiliante pour un homme comme lui. Il ne prononce jamais ce mot, mais c’est bien la drogue qui l’aide à tenir et quand il se confronte à ce terme, il se réconforte en accentuant le fait qu’il ne s’agit que d’une béquille, qu’il n’a pas totalement replongé et qu’il en a besoin pour aller mieux, pour trouver ce qui serait véritablement considéré comme une solution acceptable. Le problème, c’est qu’il n’en cherche pas.

Il ne sait pas ce qu’il se passe dans sa vie et ne lui demande finalement pas plus de détails, néanmoins il y a un point sur lequel il semble certain : entre savoir et comprendre, la différence est importante pour les gens comme eux. Combien de fois Jules a-t-elle souligné qu’elle ne pouvait pas comprendre s’il ne s’expliquait pas ? Pourtant, malgré tous les détails en mains, elle n’aurait pu que savoir et jamais ne se mettre à sa place. Car c’est une place que même lui peine à identifier, alors les autres, ceux qui n’ont rien vécu de comparable à ce qu’il a vécu en l’espace de deux ans, eux, leurs discours n’ont aucun sens et n’en auront jamais. C’est probablement la raison pour laquelle il a cessé de les écouter, après des mois passés à jouer la bienséance (fait rare pour lui) et à (faire sembler d’)apprécier leur bienveillance. Et il a beau considérer Maze comme une inconnue pour son propre bien, le fait est que, de plus en plus, elle se rapproche de celle à qui il peut tout dire ; même s’ils ne disent rien, dans le fond. C’est complexe et ça lui donne envie de fuir autant que de rester près de la jeune femme, qui tente de formuler des hypothèses sur sa compréhension qui n’a rien de feinte. Il ne se retourne pas alors qu’il a perçu la silhouette de Maze en retrait, se contente d’un rire sans saveur à sa dernière suggestion. « Psy ? Sociologue ? Thanatopracteur ? » Il aurait fait un très mauvais psychologue (quelle connerie, ce métier), un très bon sociologue par contre et un encore meilleur thanatopracteur. « Anthropologue. » Là, par contre, ça se corse : Alfie n’a plus la sensation d’être capable dans son domaine, alors même qu’il s’est toujours considéré comme l’un des meilleurs dans celui-ci. Ses certitudes se sont effondrées, les unes après les autres et il n’est pas sûr de pouvoir les retrouver alors qu’elles seraient salvatrices. Sans son métier, sans sa passion, il n’est plus grand-chose, Alfie, alors il n’a pas vraiment d’autres choix que d’exercer dans le privé (c’est encore une façon de se rassurer quant à ce lien qui se fait entre Maze et lui, qui est aussi fascinant que déstabilisant). « Oui bien sûr. Et moi je suis la Reine d’Angleterre. » « Ça donnerait presque envie d’y vivre. » Il souligne en détournant le regard sur elle un instant. D’y vivre à nouveau, pour le trentenaire qui a passé une partie de ses études au pays d’Elizabeth. Il en garde un merveilleux souvenir, les anglais(es) étant bien plus ouverts que ses compatriotes australiens. La mentalité de là-bas lui manque, mais tout est mieux que l’Australie, que Brisbane, à cet instant ; il est forcément biaisé. Mais avec une Reine comme Maze à la tête du pays, l’envie de voyager d’Alfie ne serait pas la seule chose qu’il voudrait combler, c’est certain.

Finalement, il ne tourne plus en rond alors qu’il émet une dernière hypothèse qui se veut être, cette fois-ci, la plus sincère de toutes, face à une Maze qui semble perdre patience. Il ne le dévoile pas pour la satisfaire, ni même pour soulager sa conscience en verbalisant les choses pour une fois dans sa vie. Il aurait dû se sentir plus léger, plus à l’aise d’en discuter, soulagé de trouver une camarade d’infortune avec qui partager ce que personne ne partage, justement. Mais il ne voit aucune différence, Alfie, le cœur toujours aussi serré et la mémoire toujours aussi lourde. Une preuve, s’il en fallait encore une, que rien ne peut être expié naturellement et qu’il aurait dû poursuivre cette soirée entre lui et ses mauvaises habitudes, pour s’assurer une quiétude que Maze ne cesse de mettre à mal malgré elle. « Qu’est-ce que tu veux dire par "ça" …Qu’est-ce que tu penses connaître ? » Elle demande des précisions et lui, il se plonge dans un mutisme qui lui ressemble de plus en plus. Ce n’est pas tant qu’il veut tout garder pour lui (pour la première fois, il envisage le fait de ne pas le faire), c’est qu’il ne sait pas par où commencer. La première ou la seconde attaque ? Les blessures physiques ou les cicatrices mentales ? Sa capacité à l’autodestruction ou sa capacité à avoir peur de tout ? Et en fond, il y a ce doute qu’il ne peut réduire au silence ; celui qui souligne que, peut-être, Maze ne sait rien de tout ça et que sa nécessité de partager son mal-être avec quelqu’un (de préférence innocent) implique de voir des indices là où il y en a pas. N’est-ce pas ce que fait son cerveau au quotidien, de toute évidence ? De voir des choses là où elles n’existent pas ? De les rendre si réelles qu’il finit par y croire ? Peut-être que la scène dans le bar n’était due qu’à une fatigue passagère, une surprise innocente, à plein d’autres justifications superficielles. La peur d’un soudain retour à la réalité, alors qu’il vit en décalage avec celle-ci depuis si longtemps, lui serre l’estomac comme jamais auparavant, lui faisant réaliser que le point de non-retour semble atteint. Celui où il n’a plus d’espoir, plus rien à se raccrocher, autant que celui où il veut absolument trouver quelque chose à quoi s’accrocher. « Ne joue pas avec moi Alfie s’il te plait. Pas à ce jeu. Pas sur ce terrain. » Son regard finit par se poser sur le sien après l’avoir soigneusement évité de longues minutes. Le silence, lui, n’est pas encore rompu par sa bouche qui ne parvient pas à s’ouvrir, empêchée par toutes ses pensées qui percutent les unes les autres, là-haut, à l’abri de l’opinion des autres et de leur fausse compréhension. Mais celle de Maze, pourtant, lui semble plus sincère que jamais. Ses supplications, aussi et il ne saurait l’expliquer, mais ce qu’il y lit dans ses yeux ne lui permet, en réalité, aucun doute.

Finalement, il affiche un sourire nerveux, avant de reprendre la parole avec hésitation dans un premier temps, avant que ses mots s’affirment peu-à-peu. « Sursauter à un bruit que personne autour de toi ne trouve suspect. » Un pétard au sol, un verre qui se brise au sol. « Être totalement tétanisé quand tout est normal. » Prendre l’avion, sortir dans un bar. « Ne pas savoir comment expliquer les choses aux autres. » Briser toute relation autour de soi, inventer des excuses à son attitude. « Devoir gérer ce que d’autres appellent un traumatisme. » Deux agressions qui ont l’ont presque laissé pour mort, et elle, c’est quoi son traumatisme ? Le mot est prononcé, mais jamais Alfie n’admettra qu’il puisse s’appliquer à sa situation, non. Ce sont les autres qui utilisent ce terme, certainement pas lui. Le chemin de l’acceptation est encore long, mais Maze le rend moins compliqué, toujours malgré elle.

@Maze Crawley :l:



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