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 we will get another day to begin again (livake)

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AuteurMessage
Jacob Copeland
Jacob Copeland
le calme après la tempête
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ÂGE : 41 ans. (13/11)
SURNOM : Jake pour les intimes, monsieur Copeland pour les autres.
STATUT : séparé depuis janvier. il a développé une certaine forme d'amour pour la bouteille, depuis.
MÉTIER : patron de copeland estate (agences immobilières), mis de côté pour le moment. rester à la maison semble être la meilleure chose à faire.
LOGEMENT : #13 parkland boulevard, spring hill. il rêve de nouveaux horizons, de s’en aller de cette maison.
we will get another day to begin again (livake) 9a27ff320acf3d353686d0afbd4fa2afba5a21a9
POSTS : 2788 POINTS : 40

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : né à new york, vit à brisbane depuis qu’il est bambin › en couple depuis quinze ans, marié depuis cinq, en perdition depuis – presque – trois › père endeuillé, empli de culpabilité : elle est décédée dans un accident de voiture où il était le conducteur › vivait déjà pour son travail, encore plus depuis ces événements.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : we will get another day to begin again (livake) Mrc0bcHg_olivake #5 & #8 when the world was ending, we'd hold on to the past 'cause it's all we thought that we would ever see. but then sun came right back and the birds sang as if nothing had happened. and it's alright, it's okay, we will get another day to begin again. i don't know how, i don't know why but i know that i will try to begin again, to begin, to live and love and breathe again

we will get another day to begin again (livake) CleanSameAllosaurus-size_restrictedwoodland #1 & #2 & #3 when the water's just too deep, getting chased by the shark. when the pressure's just too much and you feel it in your heart.  i'll come for you, you know that i'll save you

we will get another day to begin again (livake) Tumblr_oieh2oukmH1qeyqvxo3_250coperkampf #5 we've taken different paths and travelled different roads. i know we'll always end up on the same one when we're old. and when you're in the trenches, and you're under fire i will cover you. if i was dying on my knees, you would be the one to rescue me. and if you were drowned at sea, i'd give you my lungs so you could breathe, i've got you brother

we will get another day to begin again (livake) Rflojacadele #3 nobody said this would be easy, nobody said this would be hard. nobody gave me a rulebook to follow and my soul's not hollow. you see, we gotta find our place and we'll go there now, cause it can't, you can't, we can't get no satisfaction

(18/07)
(kevin ne sait toujours pas compter)
amos#2rosalielaureljordon#7anaalma#2maysawyer#2alfieisaac
(FBs) yasmine#2
(UAs) livakealmamay#2

RPs TERMINÉS : we will get another day to begin again (livake) Tumblr_ohid67DlIa1r63q61o8_400junerosa  we have had the time of our lives, and i will not forget the faces left behind. it's hard to walk away from the best of days, but if it has to end, i'm glad you have been my friend in the time of our lives
AVATAR : justin hartley.
CRÉDITS : ecstaticruby (ava), astra (signa), loonywaltz (ub), olivia & adèle (crackship), sntrose (gifs).
DC : rudy gutiérrez & craig silva.
PSEUDO : beaulafolie (momo).
INSCRIT LE : 11/04/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t30309-garde-le-sourire-plus-rien-n-est-grave-jacob https://www.30yearsstillyoung.com/t37410-jacob-nos-desirs-font-desordre https://www.30yearsstillyoung.com/t33208-jacob-copeland#1468072

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Message(#) Sujet: we will get another day to begin again (livake) we will get another day to begin again (livake) EmptyLun 10 Mai 2021 - 8:58



L’ignorance est le meilleur des mépris. Si Jacob ne le savait pas encore, il a pu l’expérimenter durant un long mois. Aujourd’hui, il est capable d’écrire un livre sur les bons et les mauvais côtés d’une cohabitation avec une personne que l’on fait semblant de ne pas voir. Il peut l’affirmer tout de suite : le chapitre sur le positif ne comporte qu’une page, qu’une ligne. En effet, ce qu’il y a de bien à ne plus avoir de comptes à rendre, c’est que l’on évite les reproches et les disputes. Toutes les autres pages contiennent le négatif, décrivent à la perfection la souffrance continuelle qui le suit depuis la St Valentin. Si on en est là, c’est de ta faute, pas de la mienne. Cette phrase se répète en boucle dans son crâne depuis le lendemain de cette soirée-là. Elle lui rappelle à quel point il n’a pas assuré, à quel point il a enfoncé le couteau, à quel point il s’est amusé à le tourner sur lui-même, encore et encore. Il s’est protégé et s’est assuré de ne pas discuter avec elle en se cachant derrière son piteux état ; s’il n’était pas capable d’être sérieux comme il le prétendait, il n’aurait pas dû être capable d’être aussi cruel. Cette histoire, c’est le parfait exemple du serpent qui se mord la queue. Il s’est empoisonné lui-même et il est incapable de s’en sortir. Son seul remède, c’est elle. Le problème, c’est qu’il a eu un mois pour peser le pour et le contre, pour se persuader qu’elle était le problème – même si elle est également la solution. Alors, il n’a rien dit. Il n’a pas fait un pas en avant, il n’a pas essayé d’arranger les choses, il n’est pas redevenu cet homme trop insistant, trop imposant. Il a continué de s’effacer, doucement mais sûrement, jusqu’à ne plus savoir où était sa place. Il a appris la dureté des silences, celle des regards qui se croisent et qui s’évitent, celle des soupirs qui font comprendre que l’autre n’est pas désiré dans la même pièce. Ça pouvait venir d’elle, ça venait aussi et surtout de lui. L’éviter pour ne pas succomber. L’éviter pour ne pas se heurter, encore. L’éviter pour surmonter. L’éviter jusqu’à penser pouvoir l’oublier, alors même qu’elle était à quelques mètres de lui, parfois avec une seule cloison pour les séparer. En vain, puisqu’elle était toujours là. Et que de plus en plus souvent, ses yeux ont eu du mal à se décrocher d’elle. Il avait toujours l’impression d’être en train de faire quelque chose de mal, quelque chose qu’on lui avait interdit : comme un voyeuriste, il se sentait constamment en danger. Il avait la sensation d’avoir perdu le droit de la regarder ainsi, de l’attendre comme il le faisait. C’est pourquoi il luttait à chaque fois pour abandonner et quitter la pièce, car oui, encore, l’ignorance est le meilleur des mépris. Leur histoire est une boucle sans fin, un cercle vicieux duquel il ne savait plus s’échapper.

Du moins, ça, c’est ce qu’il croyait. C’est ce qu’il croit toujours, ce soir, en s’asseyant sur le canapé à côté d’elle. S’il y a une pièce qu’ils acceptent de se partager de temps en temps, c’est bien le salon. Parce que la télévision a toujours réuni tous les foyers, même le Copeland-Marshall, aussi unique puisse-t-il être. Elle est à une extrémité, il s’est mis à l’autre. La distance est grande et maîtrisée, il a du mal à oublier l’époque où elle était moindre ; il préférait quand elle s’installait sur lui plutôt qu’à côté. Son visage est tourné en direction de l’écran mais ses yeux, eux, se tordent pour pouvoir la regarder, elle. Ses lèvres s’ouvrent légèrement mais aucun son ne sort, ce n’est pas naturel, il est incapable de le faire ainsi. Et pourtant, il en meurt d’envie. De lui souhaiter un joyeux anniversaire, malgré tout, ou d’au moins exprimer à haute voix qu’il espère qu’elle n’en a pas passé un trop mauvais. Lui prouver à travers une simple phrase qu’il pense encore à elle, qu’il tient encore à elle, qu’il est incapable d’ignorer les dates qui sont importantes. Il y a cinq jours, ils ont vécu leur troisième anniversaire de deuil séparément. Comme toutes les autres années, c’est vrai, il préfère être loin et elle, elle est dans son monde, ce jour-là. Mais cette année, leur séparation n’était pas effective qu’au travers de leurs corps, il y avait leurs pensées, aussi. Les siennes, du moins : aucune n’a été tournée en sa direction, trop préoccupé par son propre mal-être pour s’en rajouter une couche. Sa bouche se referme alors qu’un simple souffle en est sorti. Ça ressemblait plus à un soupir qu’à une tentative de communication. Ses yeux retrouvent une position plus confortable et, plutôt que de se tordre, ils s’usent sur l’écran bien trop grand qu’il y a en face de lui. Il ne peut pas juste prononcer deux mots. C’est pour ça qu’il se lève, sans rien dire, sans la regarder, et qu’il rejoint la cuisine. Ses idées fusent dans tous les sens, il n’arrive pas à en attraper une au vol pour se concentrer que sur celle-ci. C’est pourquoi ses pieds et mains prennent le relai ; tandis qu’il pense, il s’active à ouvrir les placards pour sortir plat et ingrédients. Il se le répète : il ne peut pas juste prononcer deux mots et espérer que ça suffise à éteindre le brasier entre eux. Ce n’est même plus une métaphore, il y pense en regardant la légère marque qui s’est installée sur son pouce suite à leur dernière altercation ; elle a jeté l’allumette dans le verre quand il a voulu l’attraper. Sur le coup, il n’a ressenti aucune douleur, elle était déjà bien trop importante à l’intérieur pour s’exprimer physiquement. C’est le lendemain qu’il s’est rendu compte de la brûlure et, depuis, ça s’est atténué pour ne laisser place qu’à une légère cicatrice. Cette soirée, il risque de ne vraiment jamais l’oublier, lui qui avait bon espoir que ce soit comme elle l’avait dit : je me souviendrai de tout demain, contrairement à toi. Il se rappelle de tout, c’est peut-être pour ça qu’il cherche tant à se rattraper, ce soir. Il ne compte pas lui présenter des excuses et prétendre avoir tous les torts. Il n’est pas optimiste au point de croire qu’ils vont se réconcilier sur une simple préparation d’une dizaine de minutes. Mais il est suffisamment lucide pour savoir que ça ne va pas ressembler à un acte désintéressé, que s’il va au bout, il sera obligé d’assurer ensuite. Il n’y a rien de pire que de lancer une idée dans la tête de quelqu’un et d’ensuite aller à son encontre. S’il fait un pas en avant, il peut ralentir, au pire s'arrêter, mais interdiction formelle de reculer. Le blond prend une grande inspiration, un dernier temps pour réfléchir, et sa voix résonne enfin dans la cuisine. Olivia, tu peux venir, s’il te plaît ? Il parle suffisamment fort – pour ne pas dire qu’il est en train de crier – histoire qu’elle l’entende. Quand elle arrive, il y a le plat parsemé de chips sur le plan de travail, le guacamole de côté. Il n’a que deux choses entre les mains : le bol qui contient ce qui va devenir la sauce salsa et le dernier ingrédient manquant, le tabasco. La dernière fois, j’ai eu la main trop lourde et on a toussé pendant plus d’une heure. Tu peux le faire ? Il lui tend en se pinçant les lèvres, l’espoir au fond des yeux. Il sait qu’elle sait, et il espère qu’elle va prendre le train en marche, qu’elle va faire le seul effort qu’il lui demande. Il est grand temps de réveiller leur dialogue, même si ça inclut de déterrer de vieux souvenirs et d’anciennes habitudes. Il lui propose un voyage dans le temps, il la ramène il y a quelques années, quand ils veillaient non pas pour savoir lequel des deux allait parler en premier mais pour surmonter les nuits courtes que leur infligeait leur fille. Ces moments, aussi éprouvants ont-ils pu être à l’époque, il sait qu’elle les chérit autant que lui, à l’heure actuelle. Voilà ce que dit son regard, tout et rien : il espère, c’est tout.

@Olivia Marshall :l:



i'm falling apart, i'm barely breathing with a broken heart that's still beating. in the pain, there is healing
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Olivia Marshall
Olivia Marshall
la loyauté partielle
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ÂGE : trente-six ans. (22/03)
SURNOM : Olivia continue de résonner sobrement dans la bouche de son père. Liv est adopté par le plus grand nombre.
STATUT : ensemble depuis seize ans, mariés depuis six. séparés depuis peu mais ça lui semble déjà peser comme une éternité.
MÉTIER : inspectrice de police, unité criminelle de Brisbane. ancienne militaire de l’australian army.
LOGEMENT : #13 parkland boulevard, spring hill. en coup de vent, toujours. peut-être plus pour longtemps, d’une façon ou d’une autre.
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POSTS : 4941 POINTS : 10

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : flic borderline ; mère orpheline d’une petite fille depuis mars 2018 ; couple en perdition ; fume trop ; boit trop ; ancienne enfant battue ; ancienne militaire ; addict au sport ; diplômée en sciences politiques ; a toujours un paquet d’allumettes et un autre de chewing-gum à la menthe sur elle ; motarde ; passionnée de littérature ; possède une collection de bonnets et chapeaux ; a un chien de rhodésie, Loki ; père général et mère dépressive ; fière avant toute chose ; infidèle à son mari ; loyale à en mourir sinon ; rongée par le deuil.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : (12/5) jacob (5) (8) ; jack ; kyte (1) ; liam (1) ; yasmine (3) ; charlie ; joseph (4) ; erika ; amos (6) ; dz amos ; dm jacob (4)

RPs EN ATTENTE : hannah (2) ; birdie (2)

RPs TERMINÉS : we will get another day to begin again (livake) Mrc0bcHg_o
jacob (1) (2) (3) (6) (7)we’re still alive but we’re barely breathing ; just praying to a god that we don’t believe in. please believe that i will find my way back to us.

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amos (1) (2) + raelyn (3) (4) (5)life cuts deep, let me help pick up the pieces. you're not alone, i'm by your side. don't you know, i'll walk through fire with you. no matter what, we’ll make it right.

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erikacall it a clan, call it a network, call it a tribe, call it a family : whatever you call it, whoever you are, you need one.

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josephwhat will mess you up most in life is the picture of how it was supposed to be.

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charlierespect is earned, honesty is required, trust is gained, loyalty is returned.

seth ; joseph (fb. 1) (2) (3) ; lex ; yasmine (1) (2) ; dominic ; jo (1) (2) ; blaze (1) ; hannah (1) ; anwar ; anastasia ; marius (1) ; halsey (1) ; raelyn (2) ; birdie (1) ; edge ; livakinauden ; chloe (1) ; thomas+ezra ; dm amos


AVATAR : Sophia Bush
CRÉDITS : code signature (astra). ub (loonywaltz)
DC : non.
INSCRIT LE : 16/01/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t28494-pathetic-fallacy-liv https://www.30yearsstillyoung.com/t28607-look-up-here-im-in-danger-o-liv https://www.30yearsstillyoung.com/t28667-olivia-marshall

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Message(#) Sujet: Re: we will get another day to begin again (livake) we will get another day to begin again (livake) EmptyLun 17 Mai 2021 - 5:56




Olivia Marshall & @Jacob Copeland ✻✻✻ Un mois, déjà. Ça n’avait rien d’une surprise, les guerres avaient toujours été plus faciles à débuter qu’à finir ; les termes d’une armistice difficiles à esquisser, encore fallait-il que tous les partis s’y emploient. Fallait-il que les frontières de ces derniers acceptent de se mêler, de s’emmêler, s’entrelacer même pour que le point d’accord soit effleuré, caresse sur un hématome n’en finissant plus de bleuir et de faire perdre tout sens au mot et aux couleurs, violacé médiocre tirant vers le noir funèbre, passant par le vert lugubre sans jamais prendre la peine d’explorer les teintes plus claires, moins ternes et capables de faire renaître l’espérance, même minime. J’étais prête à me contenter d’une accalmie factice, baume nécessaire à l’apaisement de nos maux. En lieu et place de cela, il se montrait ainsi, à peine, en une présence-absence troublante qu’il n’avait jamais mieux maitrisé que ces temps-ci, ne se faisant guère plus entendre car, il fallait l’admettre, trop avait été dit et rien ne pouvait être repris. Les ombres de sa silhouette se dessinent à mes côtés, mon visage reposant dans la paume de ma main, l’autre ne cessant de distraitement flatter l’encolure de Loki que pour faire défiler sur l’écran du téléphone des messages vides de sens, des vœux d’usage au milieu d’autres, me touchant un peu plus sans que je ne sois capable de percevoir de quelle façon et à quel point. L’hors-champ me fatigue, je n’ai plus l’impression que de pouvoir le voir qu’ainsi néanmoins, des moitiés de corps, des fragments de lui, éclats de visage comme sur l’instant alors qu’il ne bouge pourtant pas. Décalé, décentré, je brode autour et j’esquisse ses traits de mémoire et par cœur lorsque lui semble réinventer chaque jour de nouvelles formes de désagrégation et d’effacement de soi, de moi aussi ; de nous, tout simplement. Métaphore de ce qu’était devenu notre mariage – s’il devait en rester un, il n’avait pas été très clair à ce sujet. Et je devais l’avouer, je ne m’y étais pas tentée non plus depuis la dernière fois. Dernière ? Le mot avait son importance, j’ignorais seulement à quel point, me gardais bien de l’interroger sur quoique ce soit lorsque ses dernières réponses continuaient encore de poursuivre leur chemin sous ma peau malmenée par leurs percées ; de ça non plus, il n’en saurait rien. Aux ressentiments et désillusions persistant suite à notre affrontement, je ne leur avais offert comme unique compagnie qu’une sobriété tranchant désormais avec chacun de ses excès, et je ne voulais pas mesurer nos tourments mais, pour avoir expérimenté les deux, ils me paraissaient ainsi plus éreintants. J’étais partie ce soir-là et plus aucun n’avait ressemblé à ce dernier, depuis. Des bruits parasites et nul mot échangé, voilà ce qui avait survécu. Pas plus d’occupations futiles ou de convenances dérisoires ; je les aurais détestées, toutes sans exceptions pour oser habiller notre relation d’un déguisement insultant au possible et n’ayant jamais été le nôtre ; et pourtant.

Face au noir et au silence, les choses possédaient cette capacité que l’on ne découvrait pas à devenir criantes ; et intolérables. Ça n’était pas normal de regretter les brûlures encore vives aux cicatrices sur le point de blanchir, pas plus que de se surprendre à préférer l’attaque au repli stratégique. Je pouvais briser s’il s’agissait de fuir ensuite sans chercher à remettre en place ce qui venait de s’effondrer. Je ne savais pas m’excuser platement, n’étais pas capable de m’essorer le cœur de pardons et d’explications, pas plus que de me mettre en tort et de proposer réparation. Il avait brisé, lui aussi. Il avait trahi, lui aussi. Un mot de trop et je me savais capable de raviver des braises dont nous souffrions encore ; et ça n’était pas normal, non, d’espérer que le nous demeurait vrai, tenace. Je m’étais abstenue alors, m’empêchant de nous enfermer à nouveau dans l’inanité de nos colères, luttant contre la conviction absurde qu’il n’y avait qu’ainsi qu’il nous aurait été possible de palper ce qui demeurait vivant sous l’épiderme à vif. À l’ignorance appuyée, je préférais encore les heurts me permettant de croire, encore un peu, que nous n’étions pas perdus, que nous n’allions pas mourir, pas tout de suite, pas aussi facilement. Lorsqu’ignorais, j’éliminais ; et à mon détachement ne tardaient jamais à supplanter mon absence totale d’intérêt et l’impossibilité d’une nouvelle chance. Je n’étais pas détachée, je ne trouvais aucune satisfaction à l’ignorer lorsque rien ne me paraissait plus insoutenable que de retourner dix pas en arrière et trois ans en avant. Le gel était supposé avoir fondu, il avait pris son temps : je le percevais de retour entre nous, plus épais et infranchissable que jamais sans qu’aucun droit ne me soit désormais accordé de tenter de le briser : que la cohabitation ne nous induise pas en erreur, la séparation demeurait effective, rien n’était plus clair que cela. Il inspire et je ne frémis pas, cille à peine plus lorsque ses jambes se déplient et que les miennes restent immobiles, fléchies sous les pans du large sweat que je porte. Il ne la perçoit pas, ainsi, la chair de poule qui s’éveille et colonise ma peau comme un coup de vent glacé alors qu’à son soupir, ne se succèdent rien d’autre qu’un nouveau souffle inaudible et un silence qu’il emporte en s’éloignant finalement. Sa présence m’est insupportable, son absence demeure inconcevable. Je ne trouve pas plus de lien logique au sein des secondes se bousculant désormais en une urgence infiniment lente une fois la solitude retrouvée, bercée au loin de cliquetis familiers dans une autre pièce, un autre endroit, un autre espace pourvu que l’on ne doive pas le partager. C’est bien ça, Jacob ? Je n’en savais plus grand-chose, développais avec ce qu’il ne me donnait pas et refusais de l’obliger à quoique ce soit de confessions ou autres marques de foi qu’il ne voulait de toute évidence pas recevoir, ça n’était pas mon genre : j’étais là et ne partais plus, cela n’avait peut-être plus rien de suffisant mais cela devrait compter.

« Olivia, tu peux venir, s’il te plaît ? » La tête de Loki se redresse puis se penche, la voix de son maître l’interpelle lui aussi mais il n’en comprend guère plus le sens que moi. Je le rassure néanmoins, enveloppe son poitrail de mon bras pour nicher mon visage dans son cou l’espace d’un instant avant de lâcher un sourire bref à sa tentative d’attraper la capuche dans mon dos. Je me demandais s’il demeurait capable de sentir, dans les mailles du tissu, l’odeur de son propriétaire initial ou si, m’étant approprié le sweat presque dix ans auparavant, ne percevait-il plus que la mienne désormais. Je me demandais s’il n’y avait que moi, oui, à feindre être capable de porter son odeur sans jamais le lui dire, sur la peau, dans les cheveux, au creux du corps. Je ne lui dirais pas, pas plus que je ne le lui rendrais à présent que nous n’étions plus ensemble. Officiellement, ce qui était devenu à moi restait à moi ; il s'agissait d'une bien maigre et mesquine consolation. « La dernière fois, j’ai eu la main trop lourde et on a toussé pendant plus d’une heure. Tu peux le faire ? » Mon dos rencontre le mur qui borde la porte pour lui faire face et mes pieds nus s’ancrent dans le sol alors que mes pupilles passent de l’une à l’autre de ses mains, du comptoir à son visage. La scène était familière, d’un autre temps, celui vécu à la lumière d’une lune montante, celles des promesses de la nuit que nous étions encore capables de nous souffler sans jamais dire un mot. « Je suis sûre que tu sauras t’en tirer. » Elles avaient été mes heures préférées, celles qu’il désirait recréer, car elles nous appartenaient. Je m’étais surprise à ne plus les penser si révolues que cela dernièrement ; ça n’était que le fait de m’apercevoir qu'il en était peut-être de même pour lui qui me fit doucement sourire et incliner la tête pour l’observer, perdu. Ce qui ressemblait à un refus n’en était pas un, une suspension uniquement pour dépasser l’étonnement et faire taire le doute, l’orgueil plus facile à abattre que prévu avant que je ne me décale et m’approche du réfrigérateur pour l’ouvrir, les gestes mécaniques et la passivité presque lointaine. Comme s'il suffisait simplement de se regarder agir, marionnette silencieuse et cantonnée à un rôle qu’elle pensait oublié. Simplement, oui. « Je m’occupe des tomates mais pour l’oignon, on souffre à deux. » Les mots n’ont rien d’opaques, il saurait comment les lire, remonter derrière le décor pour voir la vérité – les serments – autant que leur légèreté. Ça avait toujours été le pacte, les yeux embués de fatigue prêts à s’emplir de larmes qui nous feraient rire. Il était facile de renouer avec les habitudes, de dégager le plan de travail et de couper en deux les tomates crues sans jamais les épépiner car il fallait aller vite et ne surtout pas faire plus de bruit que nécessaire. Les raisons de notre silence étaient tout autre aujourd’hui et je raclais lentement la planche de bois du tranchant du couteau pour le colmater d’autre chose. « Je ne pensais plus entendre ta voix un jour. » La vérité glisse avec autant de facilité que la pulpe dans le bol en céramique alors que je ne cherche toujours pas à attraper son regard du mien ; « Celui-là encore moins. » Celui-là ou un autre, après tout. Les dates s’effaçaient, s’annulaient et n’étaient plus censées vouloir dire grand-chose, n’est-ce pas ; s’il le disait, j’écouterais peut-être.



solosands




How deep is too deep ? ☽ Black has depth. It’s like a little egress, you can go into it, and because it keeps continuing to be dark, the mind kicks in, and a lot of things that are going on there become manifest. And you start seeing what you're afraid of.

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DC : rudy gutiérrez & craig silva.
PSEUDO : beaulafolie (momo).
INSCRIT LE : 11/04/2020
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Message(#) Sujet: Re: we will get another day to begin again (livake) we will get another day to begin again (livake) EmptyAujourd'hui à 8:37


Je suis sûre que tu sauras t’en tirer. Elle a raison. Il a eu la main trop lourde qu’une seule fois. Le reste du temps, il a toujours parfaitement réussi cette préparation. Et le moment qui suivait l’était tout autant ; parfait. Ils mangeaient et rigolaient silencieusement, en attendant que leur fille se rendorme. La fatigue avait beau être présente, elle ne s’immisçait pas pour gâcher ces moments-là. Elle les rendait plus forts encore, lutter contre la fatigue à deux était bien plus plaisant que seul. Immédiatement, les souvenirs se rappellent à lui. C’est lui qui a initié cette marche, c’est également lui qui va devoir lutter contre toutes les parcelles de son corps pour ne pas faire machine arrière. Elle s’avance dans la cuisine et reprend ses marques comme si leur dernière nuit d’éveil datait d’hier. Comme si June ne faisait toujours pas ses nuits, comme si leurs traits tirés n’était lié qu’à ça. Il y a énormément de différences entre être de jeunes parents et être un couple fraîchement séparé qui doit cohabiter, mais ce soir, il ne voit que les similitudes : la fatigue et, finalement, le besoin de se retrouver. Il n’y a rien de bon à vouloir s’appuyer sur la personne que l’on cherche à repousser, mais c’est pourtant le cas de Jacob, ce soir. Et si elle a répondu présente à son appel de la sorte, c’est que le sentiment doit être partagé, c’est qu’il est temps de mettre un terme à cette guerre froide. Je m’occupe des tomates mais pour l’oignon, on souffre à deux. Il hoche sa tête doucement, de haut en bas. Un accord silencieux qu’il lui accordait déjà autrefois, prenant parfois la responsabilité de souffrir seul. Et à cette époque, il avait essayé toutes les techniques magiques : porter des lunettes, mâcher un chewing-gum, boire un grand verre d’eau et d’autres encore. Et chaque fois, ses yeux remplis de larmes montraient qu’elles étaient toutes plus inefficaces les unes que les autres. Il le prenait avec le sourire, même s’il avait toujours la fâcheuse habitude de se gratter les yeux pour faire passer la douleur – sans s’être lavé les mains au préalable, évidemment, rendant la chose plus délicate encore. Des rires, il s’en remémore des tonnes, il arrive encore à les entendre jusque-là. Alors qu’actuellement, le seul bruit dans la pièce est celui du couteau tenu par Olivia et appuyé sur la planche. Je ne pensais plus entendre ta voix un jour. Celui-là encore moins. Les yeux d’Olivia restent braqués sur le bol qu’elle s’occupe de remplir, alors que ceux de Jacob passent de ses mains à son visage. Il aimerait qu’elle lâche ce qu’elle est en train de faire, qu’elle se concentre sur lui : mais c’est peut-être plus simple de s’exprimer s’il ne doit pas, en plus de ça, confronter son regard. Je ne pensais pas non plus. Entendre la voix de sa femme ou qu’elle entende la sienne : les deux possibilités fonctionnent dans cette réponse, à elle de choisir celle qui lui convient, celle qu’elle veut entendre. Il fallait que je le fasse. Il prononce ces quelques mots en fixant l’oignon devant lui, sans pour autant y toucher. Il n’a pas envie de revenir sur tout ce qui a été dit, sur tout ce qui a été fait. Pas ce soir, pas alors que le dialogue ne fait que de reprendre entre eux. Ce serait déterrer la hache de guerre pour l’enfoncer encore plus profondément quelques secondes après : ça n’aurait pas le moindre intérêt. C’est ton anniversaire. Il pose de nouveau ses yeux sur elle. Je ne l’ai pas manqué une seule fois en seize ans, je n’ai pas l’intention de louper celui-ci… ni les prochains. Sa phrase ne leur assure aucun avenir pour autant : il ne dit pas comment il se voit, dans un an, avec elle. Il peut aussi bien lui souhaiter en tant que mari qu’en tant qu’homme divorcé. La réflexion s’arrête là, car il ne veut pas se lancer sur ce terrain non plus. Trop glissant, trop dangereux. Tu te souviens pourquoi ce plat-là et pas un autre ? La version officielle c’est parce qu’il fallait quelque chose de facile à faire, quelque chose qui ne nécessite pas énormément d’ustensiles et qui ne fasse pas de bruit. Mais il a oublié s’il y a une autre excuse, quelque chose qui leur appartient à eux, ou s’ils sont vraiment tombés sur ça par hasard. La rappeler à ça, c’est le but de cette soirée : pas parler du reste, de ce qui fait mal, de ce qui fait qu’ils en sont là aujourd’hui. Juste du passé, de celui qui fait du bien, de celui qui démange presque tellement on aimerait le rappeler à soi. J’ai pas de cadeau. Il admet, toujours sans détacher ses yeux d’elle. Comme s’il avait eu l’autorisation de la regarder après des semaines à être obligé de détourner le regard, après des semaines à avancer dans le noir. Normalement, il a toujours un petit quelque chose. Loin d’être matérialistes dans leur couple, il lui a plus offert des souvenirs – de belles soirées – que de beaux bijoux ou autre. Mais ce soir, il n’a rien. Une part de lui-même lui dit que faire ce premier pas, c’était ça, son cadeau. Mais cette partie-là préfère ne pas s’exprimer à haute voix : il ne lui fait pas un faveur, il s’en fait une à lui-même. La retrouver, il en a besoin. Pour sa survie, pour la leur, parce que le temps est long sans elle mais à la fois trop court pour se permettre cette ignorance. Non, ils ne vont pas se réconcilier ce soir, se pardonner et se remettre ensemble. Non, il ne risque pas d’abandonner ses nouveaux vices dès demain matin. Non, tout ne va pas rentrer dans l’ordre dans les jours qui vont suivre. Mais oui, ce soir peut être le début de quelque chose s’ils le veulent réellement tous les deux. T’as passé une bonne journée, au moins ? Est-ce que ses collègues se sont souvenus de ce jour spécial ? Est-ce qu’elle a été gâté même si beaucoup préfèrent penser que ce n’est qu’une journée comme les autres ? Il aimerait revenir à ces années où elle lui racontait ses journées, où il n’y avait pas autant de secrets, où tout était plus simple une fois June déposée dans son lit. Est-ce que tu fais toujours ce truc dégoûtant avec le lait ? Un petit sourire se glisse sur ses lèvres, cette fois. Tremper les nachos dans du lait, quelle idée. Il a toujours pris plaisir à la charrier sur cette pratique qu’il jugeait étrange, et elle avait toujours les mots pour le faire taire. Une repartie plaisante bien que stridente, qu’il cherche à réanimer, là encore.

@Olivia Marshall :l:



i'm falling apart, i'm barely breathing with a broken heart that's still beating. in the pain, there is healing
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