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 coming home | robariel (2)

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Message(#) Sujet: coming home | robariel (2) coming home | robariel (2) EmptySam 15 Mai - 20:37




Brisbane, mars 2021.

C'est d'abord l'odeur familière qu'elle retrouve en poussant la porte, et la lumière du soleil qui inonde ses yeux. Un sourire trouve refuge sur son visage fatigué, presque vieilli par ces mois d'absence. Par ces mois de traitement, de thérapie, de rehab. Par l'abandon de ses vices, par la lutte contre son poison, contre ses problèmes dont elle n'a jamais pu se défaire. Reprendre le chemin habituel du cottage fait étrangement battre son coeur. La dernière fois qu'elle en est partie, tout était flou. Elle n'imaginait pas voir au-delà de la douleur et de la peur - et voici qu'elle revient avec l'automne australien et le soleil timide. Elle pose son sac au sol, qui ne contient pas grand chose. Elle n'avait rien à prendre que le strict nécessaire, et elle n'a jamais fait dans les collections inutiles. Ni dans le sentimental.

Elle a quitté le cottage une nuit de décembre, l'esprit perdu, défaitiste. Elle est partie avec ce qu'il lui restait de lucidité pour prendre une bonne décision, pour tenter de mettre un terme au cercle vicieux entretenu depuis son adolescence, sans grand espoir d'y arriver. Et puis les semaines loin du monde l'ont petit à petit transformé, gommant les coins les plus saillants de sa colère, réduisant ses pulsions d'addiction, les rendant toutes les deux, sinon complètement sous contrôle, au moins inoffensives. Elle commence à peine à tracer sa route et le chemin promet d'être long. Tous ses repères sont à recréer et elle commence par le plus simple: rentrer chez elle. Ariel sait déjà que ce sera difficile, que la sécurité du centre et son entre-soi ne sont plus son filet de sécurité, et changer d'environnement à nouveau sera déconcertant. Mais elle y croit - elle doit y croire. Pour la première fois de sa vie, elle remonte la pente: ce n'est pas pour abandonner maintenant.

Le bruit des pattes de chat sur le sol attire son attention, et Mulder passe une tête curieuse dans le couloir. Ariel sourit, envahie d'une bouffée de nostalgie et de gratitude. « Hello, you. I missed you, » dit-elle doucement au petit chat qui la regarde avec un brin de méfiance dans le regard. Après tout, elle l'a abandonné - comme Scully, comme le reste. Elle a fui, tout simplement. « Mulder, c'est moi, je suis de retour. » Elle tend la main, le museau noir de Mulder vient doucement renifler le bout de ses doigts pour reconnaître une odeur familière. Si tant est qu'il y en ait une: Ariel a l'impression que plus rien n'est familier à propos d'elle. Elle n'en est qu'au début du changement. Mais finalement la silhouette féline émet un doux ronronnement, et s'avance pour recevoir les caresses de sa maîtresse partie trop longtemps. « There you go, good boy. » Elle se relève ensuite, observe la situation autour d'elle: tout paraît trop calme. « Dis-moi Mulder, tu as vu Robin? Je suis surprise qu'elle ne soit pas là. » Pas qu'elle s'attende à une haie d'honneur, mais le cottage semble bien trop paisible pour ne pas être suspicieux. Et lorsqu'un bruit de chute retentit dans la maison, elle a sa réponse. « Robin?! Est-ce que tout va bien? » Et il y a dans l'air comme une sensation réconfortante d'être rentrée à la maison.
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Robin-Hope Berry
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ÂGE : trente six voyages autour du soleil
SURNOM : rob, robinou, robin des bois, carotte, la p'tite lapine, allons-y gaiement !
MÉTIER : artiste, curatrice à la galerie d'art, bénévole dans un refuge pour animaux.
LOGEMENT : cottage feuillu charmant et bordélique à logan city, peuplé des nombreuses créatures recueillies en chemin, vous êtes les bienvenues !
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POSTS : 6010 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : hippie rêveuse dans l'âme ☽ fouillis intrépide & survolté, furieux de tout vivre & tout essayer ☽ orpheline trouvée à la naissance, a grandi en foyers ☽ cœur cabossé, cicatrice au creux du décolleté ☽ (hyper) sensible, optimiste, lunatique, excentrique, impulsive & passionnée ☽ l’art comme éxutoire ☽ d'un extrême à l'autre ☽ fervente protectrice des animaux, de la nature & des plus démunis ☽ vit pour les aventures spontanées, la créativité, les concerts de rock, les cookies vegan, la liberté, les conversations avec des êtres authentiques & les roucoulements de chats ღ
RPs EN COURS : gaby (fb)aisling 2phoenix 2aisling 3gaby 3casey (fb)lily

dimension slasher : slasher night (phoenix & jaimie)dimension zombies : zombinsonkyte rôdingdimension fantômes : lady jamesonbloody gabydimension momie : j'te vengerai roger

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phoenix ☽ 25 (ds) › when the world's not perfect, when the world's not kind, if we have each other then we'll both be fine, i will be your sister, and i'll hold your hand, you should know i'll be there for you. ☽ 1 (fb)3 (ua)

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jameson ☽ 3 (dz)5 (df)6 (ds) › hitched a ride with the wind and since he was my friend i just let him decide where we'd go, when a flower grows wild, it can always survive. wildflowers don't care where they grow. ☽ 124 (ua)4

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aisling ☽ 23 › it feels like a perfect night for breakfast at midnight, to fall in love with strangers, ah ah ah ah, yeah, we're happy, free, confused and lonely at the same time, it's miserable and magical, oh yeah, tonight's the night when we forget about the deadlines, it's time! ☽ 1 (fb)

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gaby ☽ 1 (fb)2 (df)4 › you look like a movie, you sound like a song, my god this reminds me of when we were young. let me photograph you in this light in case it is the last time that we might be exactly like we were. ☽ 3 (mpr)

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kyte ☽ 3 (dz)4 (dm) › no act of kindess, no matter how small, is ever wasted. ☽ 1 (fb)2 (fb)


RPs EN ATTENTE : joseph (fb teotfw) ☽ gaby (librairie) ☽ birdie ☽ jenson
AVATAR : rachel mcadams
CRÉDITS : (ub) jamie / (présentation liens profil) queen birdie <3
PSEUDO : birdiesnow
INSCRIT LE : 08/03/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t7659-robin-hope-berry-fall-seven-times-stand-up-eight https://www.30yearsstillyoung.com/t8093-robin-hope-life-is-a-daring-adventure-or-nothing-at-all https://www.30yearsstillyoung.com/t19923-robin-hope-berry https://www.30yearsstillyoung.com/t25303-robin-hope-berry

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Message(#) Sujet: Re: coming home | robariel (2) coming home | robariel (2) EmptyVen 4 Juin - 18:39


coming home
you're dripping like a saturated sunrise, you're spilling like an overflowing sink, you're ripped at every edge but you're a masterpiece, and now you're tearing through the pages and the ink, @ariel james

Great Scott! C’est aujourd’hui ! C’est aujourd’hui c’est aujourd’hui ! Bon sang comment j’ai pu oublier ? C’est écrit ici, en gros, sur la porte de frigo, avec des cœurs partout ! Et la maison est sans dessus dessous, shit shit shit! (ok, indubitablement la maison est toujours sans dessus dessous, mais là il y a des bouteilles d’alcool et vestiges de fêtes partout et ça ne va pas du tout !) Sous le coup du stresse, je commence à m’agiter inutilement de droite à gauche, me grignotant les doigts, déplaçant les objets plus que ne les rangeant, quand soudain « Tout va bien ? » « AH ! » Le sursaut qui me fait friser la crise cardiaque, je manque de me cogner contre la vieille armoire de l’entrée et pose dramatiquement une main sur mon cœur affolé. Dans le salon, Diego se déplie du hamac et vient me rejoindre. J’avais oublié qu’il était là « Tu m’as fais flipper ! » Il embrasse mon cou « Ma copine rentre de rehab aujourd’hui il faut que tout soit clean » « Ta copine ? » « Tu peux me passer la bouteille de rhum et le carton de pizza s’il te plaît ? » Je fonce d’un bout à l’autre de la maison, ramassant bouteilles de bière et verre de vin rouge au passage, gratouillant têtes de chat gazouillant dans mes pattes et récupérant le carton que Diego me tend gentiment. Il se penche pour arranger les livres sur la table basse et je le regarde avec les yeux ronds « Qu’est ce que tu fais ? » « Hm, je t’aide ? » « Hors de question ! tu sens comme un baril de whiskey et elle sera là d’une minute à l’autre, shoo ! shoo ! » J’ignore son petit regard rieur désinvolte insolent et je lui lance son jean qui traînait sur le piano. Il le rattrape au vol et commence à se diriger vers la porte d’entrée mais je le rattrape : « Oh non attends, attends ! » Il se retourne « Tu peux donner quelques croquettes aux chats, s’il te plaît ? Moitié croquette moitié pâté en fait, et le spécial digestion pour Let it be, c’est la petite noire à poile long, te fait pas avoir, elle est très charmeuse » Quant à moi je fonce dans ma chambre pour enfiler la première robe qui me tombe sous la main, galère à fermer mes boutons de manchettes, asperge du parfum à la mandarine partout (moi comprise), m’étouffe quand j’en mets dans ma bouche, ouvre toutes les fenêtres pour aérer, note avec entrain que c’est une splendide et rayonnante journée, reviens en courant dans la cuisine pour enfourner les cookies que j’avais eu la présence d’esprit de préparer la veille, mes chaussette glissant sur le sol, dérapage parfait.

Ensuite les premières notes de Under pressure de Queen et Bowie s’élèvent depuis l’étage et quand je monte, je vois Diego près du tourne disque, le vinyle crépitant, et on échange un regard doux et amusé. Alors je souffle un coup et me laisse tenter par quelques pas de danse avec lui pour relâcher la pression. Ariel était partie depuis décembre dans un centre spécialisé pour recoller son petit cœur cabossé loin de la gnôle qui est pas très efficace comme colle et elle m’a cruellement manqué. J’ai eu le droit de lui envoyer quelques messages, quelques photos de foxy et scully grignotant mes chaussures, de mon potager qui grandit fièrement, de mes débuts de sculpture chaotiques, de ma joyeuse tête avec une barbe à papa pendant une fête foraine ou à un concert en disant que c’était pas pareil sans elle et que dés qu’elle reviendra on ira tout enflammer en trinquant à la lemonade pastèque. J’ai pu lui écrire quelques bêtises oui, mais pas beaucoup, une idée du programme, pour faire une vraie coupure je suppose, ou bien ils avaient peut-être peur que tout ça lui donne envie de faire le mur, allez savoir, moi je trouvais ça important qu’elle perde pas contacte avec le monde de dehors, mais peut-être que je confondais les centre de rehab et les prisons… Au fond, temps qu’ils prenaient soin d’elle, moi ça m’allait, j’étais prête à faire museau, parce qu’elle mérite ça d’être aussi libre que son âme, de s’élancer dans tous les beaux nouveaux départs dont elle a besoin, et je suis là en arrière fond avec mes pompons pour l’encourager dans tout ça, mais bigre ce qu’elle m’a manqué ! Diego me fait tourner sur moi-même et je souris tout grand jusqu’à ce que j’entende le cliquetis reconnaissable des morceaux de bois suspendus devant la porte d’entrée et je bondis au plafond. « C’est elle ! C’est elle ! Vite ! » je chuchote ultra speed en le poussant vers la fenêtre de ma chambre « T’es sérieuse ? » il s’esclaffe et je dois dire que ça m’amuse un peu trop de le faire partir comme ça comme un amant. Il joue le jeu, se retourne pour m’embrasser et je referme la fenêtre fière de mon coup, sauf qu’ensuite il perd l’équilibre et tombe sur le petit toit en dessous. Je pousse un cri de souris horrifiée en me pensant la pire personne au monde. « Robin?! Est-ce que tout va bien? » « Euuuuh oui oui ! » je claironne d’une voix suraiguë. Je m’agite encore inutilement mais ensuite je vois Diego se redresser à la désinvolture, sauter sur la terre ferme, saluer quelqu’un à l’intérieur de la maison d’une petite courbette et s’en aller en sifflotant, encore en caleçon et avec son jean par dessus l’épaule comme une petite veste du dimanche. Well... that went almost according to plan. Je pouffe, les doigts sur les lèvres.

Mais assez badiné, Ariel est ici ! Je dévale alors les escaliers en retirant mes gants de cuisine et avant même qu’elle ait le temps de faire un pas de plus dans la maison je lui ai déjà sauté au cou « Arieeeeeeeel ! T’es là t’es là t’es là » je jubile en couvrant sa joue de bisous « Bienvenue chez toi mon aigre douce pailleté, bienvenue au premier jour du reste de ta vie it’s gonna be amaaaaaziiiiiing ! » je chantonne en la serrant dans mes bras, me balançant un peu de droite à gauche, et je ne jette pas des confettis au dessus de nos têtes juste parce que je n’en ai pas sous la main mais le cœur y est. Elle sent toujours elle, elle sent la maison « Tu nous as atrocement manqué ! » et, joignant le geste à la parole, je porte Mulder qui tournait dans nos jambes et je le dépose dans les bras d’Ariel « Look baby, mommy’s here ! » je claironne encore, l’œil un peu brillant tout de même, puis décide enfin de m’écarter pour la laisser respirer, sans pour autant me détacher de mon immense sourire, les doigts agrippés les uns dans les autres. « T’as l’air bien ! T’as une belle peau ! Les cookies seront près dans vingt minutes. C’était comment ? Tu veux un thé ? Ah non, café ! J’vais faire ça ! » Je la bombarde de mon amour et de mes questions, sans penser qu’elle a peut être envie d’un peu de calme. Oh, si c’est le cas, je peux aller lui faire couler un bain et rester assise à côté avec mon immense sourire pendant qu’elle s’y détend, aucun problème. Si je me concentre très fort, je pourrais peut être même ne pas trop parler ! (Pot de colle vous avez dit ?) Dans la cuisine et dans mon enthousiasme, je renverse un peu trop de café dans le filtre et des petits grains se répandent partout autour. Hello, welcome home baby!



please picture me in the weeds, before i learnt civility i used to scream ferociously any time i wanted.

:renne::
 
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Message(#) Sujet: Re: coming home | robariel (2) coming home | robariel (2) EmptySam 26 Juin - 23:33


Elle n'a aucune idée de la scène et du chaos qui se déroulent lorsqu'elle entre dans la maison, seulement le bruit de chute pour l'aiguiller, et, quelques minutes plus tard, une silhouette étrangère qui se glisse à la fenêtre - et qui n'est définitivement pas Robin. À la place la silhouette en question a un sourire charmeur et une désinvolture irrésistible: Ariel ne se prive pas de regarder l'étranger prendre le chemin de la sortie, suivant distraitement des yeux le jean posé sur l'épaule, et les muscles du dos qui roulent sous le rythme dansant de sa démarche... euh.

Pas le temps de revenir à la réalité: c'est la réalité qui revient à elle en la prenant dans ses bras comme une tornade. La maison. La maison, c'est aussi Robin et son amour débordant, et pour une fois, l'australienne ne se fait pas prier. Fuck that. Elle se laisse aller dans l'étreinte de Robin, abandonne sa réserve, se laisse volontairement contaminer par sa joie. Elle a tellement de choses à craindre pour le futur, mais pas maintenant - plus tard. Le "bienvenue chez toi" lui réchauffe leur coeur, fait fondre ses dernières réserves. « J'peux pas croire que j'y suis... enfin! » Toutes ces nuits loin de chez elle, de cette chambre et ce cottage arc-en-ciel qu'elle a appris à apprivoiser, elle n'aurait pas pensé que ça lui manquerait autant. À son plus mal, elle n'était qu'un fantôme dans la maison, qu'une présence torturée et fuyante qui n'avait pas conscience d'avoir trouvé son refuge. Mais maintenant, c'est différent. C'est effectivement le premier jour du reste de sa vie, et Ariel donnerait ce qu'il lui reste pour faire en sorte que la prophétie de Robin devienne vraie: elle aussi veux du merveilleux... « Vraiment j'arrive pas à y croire. Vous m'avez manqué aussi, terriblement. » Elle passe ses doigts dans la fourrure noire de Mulder, juste assez pour démarrer ses ronronnements.

Elle peut respirer, se laisser aller, se laisser guider par les compliments de Robin et son enthousiasme qui la mènent jusqu'à la cuisine. « Je crois que personne ne m'avait jamais dit ça, » rit-elle à la remarque beauté de son amie. « Je crois que la cure a tout désintoxiqué... J'ai gagné un foie, de l'espérance de vie et une belle peau, si j'avais su j'y serais allée plus tôt. » Ou pas. « Et tu m'as fait des cookies - Robin, t'es la meilleure. Sans dec. J'suis tellement contente de t'avoir. » Et l'ouragan autour d'elle importe peu, tant que c'est quelque chose de bien. Le calme, elle l'aura plus tard, quand elle se sera réappropriée son environnement, ses habitudes, sa vie en-dehors d'un univers artificiel. Elle n'a pas le temps de dire qu'un café fera ben l'affaire que l'odeur envahit la pièce et que les grains échappent à Robin pour couler de tous les côtés, sauf à la place prévue. « Au moins tout n'a pas changé en mon absence, c'est déjà ça, » dit-elle en souriant. Ariel attend patiemment que le café soit récupéré, filtré, et prêt, fumant dans sa tasse et que Robin soit à côté d'elle, posée aussi - dans la mesure du possible - avant de raconter son histoire.

« C'était... long. Bizarre. Clairement moins pire que ce que j'avais imaginé. Mais difficile. » Elle marque une pause, puis un sourire naît sur ses lèvres. « J'me suis mis tout le monde à dos la première semaine et j'ai passé le reste du mois à essayer de me barrer par tous les moyens possibles. Et puis après j'ai fini par me faire des potes, et ça allait mieux. Merci d'ailleurs, pour tes messages. Ça m'a toujours fait chaud au coeur. On n'avait pas tellement le droit de communiquer avec l'extérieur, sauf quand on se comportait bien - ce qui était évidemment tout le temps mon cas... presque. » Sale gosse un jour, sale gosse toujours, et dans l'équation, surtout au début, l'alcool ne faisait pas grosse différence. « Le sevrage, c'était l'enfer. Maintenant, ça va mieux. Mais j'suis abonnée aux cocktails virgin à vie, aux jus de fruits, au coca. » Et c'est tenant de raconter, maintenant, d'autant plus que l'odeur des cookies se joint au café pour embaumer la cuisine. « Le plus étonnant, c'était la diversité des profils, tu sais. À quel point on était tous dans la même merde alors qu'on venait de milieux complètement différents. Mais ça va, maintenant. J'ai envie d'aller mieux, je crois que c'est ce qui compte. » Ça, et se détacher de sa vie d'avant.
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Robin-Hope Berry
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Message(#) Sujet: Re: coming home | robariel (2) coming home | robariel (2) EmptySam 17 Juil - 21:29


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you're dripping like a saturated sunrise, you're spilling like an overflowing sink, you're ripped at every edge but you're a masterpiece, and now you're tearing through the pages and the ink, @ariel james

« J'peux pas croire que j'y suis... enfin! Vraiment j'arrive pas à y croire. Vous m'avez manqué aussi, terriblement. » je me pince les lèvres pour m’empêcher de sourire trop grand mais je souris trop grand quand même tant pis. C’est vraiment une journée splendide ! Les rayons de soleil inondent la maison et répandent des faisceaux arc-en-ciel partout, les chats roucoulent joyeusement autour de nous, Diego s’est pas cassé les jambes en sautant par la fenêtre et par dessus tout Ariel se tient devant moi et elle est sublime et je lui ai manqué ! « Je crois que personne ne m'avait jamais dit ça » qu’elle pouffe de sa voix feutrée quand je complimente sa jolie peau et je fais mine de lever les yeux au ciel. « Ça c’est parce qu’ils étaient trop occupés à fondre devant tes yeux de sirène my dear! » je glousse en m’activant dans la cuisine pour préparer son café. C’est qu’elle peut-être intimidante Ariel parfois, j’imagine bien que devant sa beauté et son charisme on puisse rester sans voix. « Je crois que la cure a tout désintoxiqué... J'ai gagné un foie, de l'espérance de vie et une belle peau, si j'avais su j'y serais allée plus tôt. » je répond en rigolant, un rire un peu crétin qui vient du fond de la gorge, les yeux fixés sur elle. Elle a toujours cette façon de parler sans broncher qui manque jamais de me dépouiller, humour presque anglais, où on sait jamais vraiment si elle plaisante, si c’est sarcastique ou si elle est sérieuse à crever. Moi je suis plutôt team ‘wow I did not mean to make that face out loud’ alors les gens qui font de l’esprit subtilement, c’est toujours très fascinant. « Et tu m'as fait des cookies - Robin, t'es la meilleure. Sans dec. J'suis tellement contente de t'avoir. » « Aw » je roucoule coquettement en détournant les yeux, émue, mes joues prenant une tinte rosée. Dans mon émoi (et ma maladresse universelle) je renverse trop brusquement le café qui s’échappe de mes doigts passoires pour se rependre sur le plan de travail et sur le sol et partout. Oups. Mais elle est pas agacée, Ariel, elle prend tout ça avec légèreté. Faut dire que ça repend une sacrée bonne odeur dans le logis, aussi. « Au moins tout n'a pas changé en mon absence, c'est déjà ça, » elle sourit et je glousse encore. C’est sûr qu’avec ma folie frénétique de rajouter des meubles dépareillés chinés en brocante par ci par là et changer les peintures et bricoler des arbres à chat sur tous les murs et rajouter des balançoires à la place des chaises dans la cuisine, ça peut donner le vertige côté changement, mais l’âme de La Maison reste toujours la même. C’est que je ne voulais pas trop changer ses habitudes, comme en elle tout serait sans doute déjà très chamboulé. « J’ai pas touché à ta chambre d’ailleurs, elle est intacte tel que tu l’as laissé à la chaussette sur le bord du lit près » j’annonce fièrement et puis je fronce un peu les sourcils. « Je sais pas si c’était très malin d’ailleurs ? » Un doigt sur les lèvres, je me tâte à prétendre une urgence et foncer tout nettoyer de fond en comble pour éviter les tentations au cas où une bouteille furtive aurait été laissé dans un placard hagard… mais ce serait louche. J’hausse les épaules « … bon, au pire on montera ensemble et on s'tiendra prête à bondir pour annihiler toute source potentielle de danger » je laisse échapper un rire de gamine en m’imaginant la scène. Je dis n’importe quoi. Elle s’en sortira très bien.

Le café fume dans la machine, j’en renverse dans sa tasse préférée et j’oublie qu’il n’est pas mon ami et m’en sers aussi. Ensuite je m’assois à côté d’elle sur la chaise-balançoire, change de position deux-trois fois, cale un pied sous mes fesses, appuie mon menton sur ma main, braque mes yeux bleutés sur elle. C’est bon, je suis prête ! Elle met quelques secondes à prendre la parole, Ariel, faut dire que le sujet n’est pas des plus simples, et puis sa langue se délie et elle explique que c’était bizarre, la cure, long, moins difficile qu’elle l’avait imaginé, mais difficile quand même. Et puis un petit sourire mutin étire ses lèvres. « J'me suis mis tout le monde à dos la première semaine et j'ai passé le reste du mois à essayer de me barrer par tous les moyens possibles. » j’éclate de rire « That’s my girl » j’avais fais la même chose à l’HP. Je me demande d’ailleurs si on se serait bien entendu, si on s’était rencontré comme ça. Mais c’est une question stupide : évidemment, qu’on serait devenues amies ! Une fille comme Ariel on en croise pas à tous les couloirs blancs qui sentent l’alcool désinfectant, je me serais collée à elle comme un poulpe et je l’aurais pas lâché, on aurait fait les 400 coups, ça aurait été épique et bien moins triste ! « Et puis après j'ai fini par me faire des potes, et ça allait mieux. » Je souris, émue comme une mère poule dont le poussin revient de son premier jour d’école avec ses nouveaux amis « Merci d'ailleurs, pour tes messages. Ça m'a toujours fait chaud au coeur. On n'avait pas tellement le droit de communiquer avec l'extérieur, sauf quand on se comportait bien - ce qui était évidemment tout le temps mon cas... presque. » « Evidemment » je répète en portant ma tasse à mes lèvres, yeux en croissant de lune. « Le sevrage, c'était l'enfer. Maintenant, ça va mieux. Mais j'suis abonnée aux cocktails virgin à vie, aux jus de fruits, au coca. » « Ou jus de fruit au coca » je renchérie, songeuse, car tous les coups sont permis. N’empêche, j’imagine assez bien l’enfer de son sevrage. J’ai vu bon nombre d’amis passer par là, les visages blêmes, les sueurs froides, les crises de violences, les douleurs physiques et psychiques qui se mélangent et se répondent et s’amplifient, l’envie de replonger qui est toujours là à tirer sur la manche à chaque seconde de chaque instant. L’enfer, oui, ça semble approprié. « Le plus étonnant, c'était la diversité des profils, tu sais. À quel point on était tous dans la même merde alors qu'on venait de milieux complètement différents. » J’hoche la tête. Phœnix avait dit la même chose à propos des réunions DDA. « We’re all in the same game, just different levels, dealing with the same hell, just different devils’ » que je songe car à part l’art, les citations c’est ce qui m’aide le mieux à comprendre et exprimer le monde. Pas de discrimination, cette fourberie se faufile dans toutes les blessures, toutes les failles, et elle prend de plus en plus de place jusqu’à ce qu’on ne sache plus où commence la personne et où finie l’addiction. Parce qu’une addiction, au fond, c’est aussi le manque d’un amour qu’on essaie de combler comme on peut. Et Ariel a pas eu la vie tendre.

« Mais ça va, maintenant. J'ai envie d'aller mieux, je crois que c'est ce qui compte. » ce qu’elle me fait plaisir à vouloir le meilleur pour elle et à y croire autant que moi j’y crois. J’essuie discrètement une petite larme au coin de mon œil, un poil de chat sans doute « Oui ! Tout ira bien maintenant ! » j’affirme avec assurance car les étoiles sont alignées puis je saute sur mes pieds et je fais encore un bisou sur sa petite tête blonde. « J’suis trop fière de toi » et j’ai le coeur tout gonflé de cette fierté et d’amour quand je glisse vers le four pour récupérer nos cookies de la victoire. « T’as encore des étapes à suivre du coup ou t’es complètement libérée ? Genre, des réunions hebdomadaire, des pardons à donner, tout ça, tout ça ? » chaque procédure est différente, parfois on vous lâche dans la nature, parfois on vous tient encore un peu la main, je ne sais pas trop lequel Ariel préférerait. « Ouch c’est chaud c’est chaud c’est chaud » je secoue la main et sautille nerveusement pour déposer au plus vite les cookies dans une petite assiette vintage pour la présentation, avec deux verres de lait de soja, et je dépose le tout devant nous. « Je crois qu’ils sont croustillants et fondants à souhait ! Ils sont sortis aussi tes amis ? T’as rencontré quelqu’un de spécial au fait ? (sourire mutin, œil plissé en coin) Attention j’crois que c’est brûlant. Eh j’viens d’y penser mais Diego fait des cocktails de folies à ses heures perdues, j’le mettrai sur l’affaire, tu verras il nous fera tous les meilleurs virgin Bloody Mary et inventions farfelues que t’as jamais goûté ! » je ricane et je croque dans un cookie avant de la recracher aussitôt dans ma main. C’était effectivement brûlant, alors je le trempe dans mon verre de lait et je continue comme si de rien n’était, le flot de parole toujours incessant tellement je suis contente de la retrouver : « Alors qu’est ce que t’as envie de faire de toute cette nouvelle liberté ? Road trip en skate autour de l’Australie accrochée en fourbe derrière les voitures ? héhé » et puis pour lui laisser le temps d’en caser une tout de même je décide de prendre sur moi et plonge ainsi le nez dans mon café.



please picture me in the weeds, before i learnt civility i used to scream ferociously any time i wanted.

:renne::
 
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