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 You must follow the signs (ft. Damon)

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Message(#) Sujet: You must follow the signs (ft. Damon) You must follow the signs (ft. Damon) EmptyLun 24 Mai - 21:13




You must follow the signs
Gary &   @Damon Williams  
◊ ◊ ◊

J’évite mon appartement depuis que Diego y a emménagé, trouvant n’importe quel prétexte pour n’avoir à rentrer que lorsqu’il serait couché ou de garde à l’hôpital. Ce soir ne fait pas exception à la règle, j’erre dans les rues de Brisbane à la recherche d’un truc à faire. Quelque chose qui pourrait me permettre de tuer les quelques heures qu’il me reste avant que mon colocataire se décide à quitter mon loft pour aller bosser. C’est assez perturbant d’avoir le sentiment d’être sans domicile fixe tout en payant un loyer. L’odeur du café me fait pousser les portes d’une grande chaine commerciale, le caissier me demande mon prénom que je lui donne avant de le regarder écrire mon pseudonyme sur un grand gobelet. J’me mords la langue lorsqu’il dépose le verre sur le côté du comptoir. « C’est Garret avec un seul T, G-a-r-r-e-t, six lettres, pas sept. » Il me regarde perplexe, gêné par le ton que je viens d’employer. « Laissez-tomber, c’est pas grave. » Je passe ma carte sur le lecteur et prends le ticket de caisse. En réalité si, c’est grave, parce que ça fait une lettre en plus et que sept n’est pas un chiffre pair. Parce qu’en plus de ne pas être un multiple de 2, la prononciation de ce nombre me ramène toujours à Seth. « Le caramel machiato pour Garret » Je m’avance et attrape ma commande en remerciant le barista. Y’a des jours comme celui-ci où tout semble merdique, comme si le monde entier s’était mis à comploter contre une seule et même personne. Ça fait longtemps que je ne crois plus en Dieu, même s’il m’arrive de l’imaginer assis sur son petit nuage en train de se frotter les mains en marmonnant des trucs du genre « alors qu’est-ce que je vais bien pouvoir prévoir pour le petit Oxton aujourd’hui ? » quelque chose comme ça. Je sors du café, ma boisson à la main et me dirige en direction de Logan City. Le soleil commence tout juste à se coucher, laissant apparaitre une nuance de couleurs orangées dans le ciel. Un couple m’arrête pour me demander gentiment de les prendre en photo. Photo qui finira certainement aux oubliettes lorsqu’un des deux mettra fin à leur relation. J’attrape le téléphone et prends plusieurs clichés. La golden hour aura eu raison de moi, même s’ils ont eu l’amabilité de me faire utiliser dix minutes du temps qu’il me reste encore à écouler. Ils disparaissent dans le centre culturel et je leur enjambe le pas. La bibliothèque est de loin l’endroit le plus sain où il m’est été donné de me réfugier depuis l’arrivée de Gutiérrez. Je fais un signe de la main à Cooper qui est bien trop occupé à scanner les livres d’une vieille dame pour pouvoir me voir.

Je connais cet endroit comme ma poche, il m’est arrivé de passer des heures à faire de l’ordre dans les rayons. Parce que les gens sont des flemmards, qu’ils préfèrent déposer les livres n’importe où plutôt que de prendre le temps de les remettre à leurs places. C’est souvent ça avec l’être humain, utiliser des choses seulement lorsque c'est dans son intérêt et puis s’en débarrasser lorsqu’il finit par se lasser. Je sillonne une rangée à la recherche d’un livre égaré et il ne me faut pas longtemps pour mettre la main dessus. L’alchimiste de Paulo Coelho est posé sur une table, je souris lorsque je vois le bouquin parce qu’il fait partie de ma liste des livres à lire dans une vie. Un conte philosophique que j’ai longtemps snobé par peur d’être déçu, de ne pas me retrouver dans tous les bons commentaires que j’ai pu lire à son sujet. Peut-être que c’est le moment après tout et puis c’est pas comme si j’avais mieux à faire. Je m’installe à la table et sors un crayon ainsi que mon fluo jaune de mon sac. Il est interdit d’écrire sur les livres de la médiathèque, je sais que c’est mal et je me suis longtemps retenu mais cette fois-ci j’ai envie de jouer avec le feu. Au pire des cas si je me fais prendre, je n’aurais qu’à le repayer. Un classique de ce genre ne doit pas coûter bien cher et puis Cooper est une ancienne connaissance, peut-être même qu’il fermera les yeux pour cette fois. Alors je me mets à lire, sirotant par moment mon café glacé.

Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un page turner, mais j’aime à quel point certains passages peuvent me faire réfléchir. Je ne sais pas si ça fait écho à tout le monde, mais ils me parlent et c’est déjà ça. Je passe le fluo sur le premier passage que je trouve intéressant puis troque le feutre contre mon crayon à papier. Mon regard se perd un instant sur le monde qui m’entoure et je me remets à écrire. Une question personnelle qui restera probablement sans réponse. Il ne me faut pas longtemps pour surligner une autre phrase, là encore le passage m’inspire et je fais parcourir la pointe de mon crayon sur la page jaunie par le temps. Une deuxième question à laquelle je ne suis même pas sûr de pouvoir répondre. J’aurais aimé être neurochirurgien quand j'étais petit, mais à bien y penser, je sais plus si c’était parce que je voulais à tout prix voir de la fierté dans les yeux de mon père ou si c’était parce que j’avais vraiment envie d’en apprendre plus sur le cervelet, de comprendre ce qu’il avait bien pu arriver à mon cerveau pour qu’il se mette à m’faire buter sur des syllabes. Les heures passent et il m’arrive de simplement stabiloter lorsque le passage ne nécessite aucune note ou bien d’écrire quelque chose lorsqu’il m’intrigue assez pour avoir envie de coucher mes pensées sur papier. Je suis tellement à fond dans ma lecture que je me surprends à sursauter lorsque le son de mon réveil se fait entendre. Diego a quitté mon appartement, il est l’heure pour moi de partir. Je me lève et manque de rentrer dans Cooper. « Encore ici, tu vas finir par prendre racine mon pote ! » qu’il me dit en rigolant. « On est sur le point de fermer» J’attrape ma boisson que je jette dans l’une des poubelles et range mes stylos dans mon sac. « Oui, j’allais partir. Dis-moi Coop’, est-ce que tu peux me rendre un service ? » Il fronce les sourcils pour unique réponse. Ma main vient caresser ma nuque, un peu gêné par ce que je m’apprête à lui demander. Je lui explique alors que j’ai écrit des choses dans le livre ainsi que quelques instructions et qu’il se pourrait bien qu’un jour quelqu’un vienne le lui rapporter en main propre. « Si ça arrive, est-ce que tu pourras garder le livre jusqu’à ce que je repasse par ici ? » Il hésite un moment avant de finalement accepter. « Ok mais tu seulement si t’arrives à m’avoir des places pour le prochain match de Hockey ! » Je ris et lui tends ma main pour officialiser notre accord. Je sais pas trop dans quoi je viens de me lancer, ni même si quelqu’un sera assez fou pour répondre aux notes que j’ai pu laisser mais si y’a bien quelque chose que j’ai retenu de la première partie de ce livre c’est qu’il faut savoir faire attention aux signes.
 


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Damon Williams
Damon Williams
les illusions perdues
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ÂGE : vingt-et-un ans, le début d'une nouvelle ère (04.07).
SURNOM : le petit cappuccino frappé, a.k.a 'pleurnichard' (Saül, 2021).
STATUT : on lui a promis que ça rapporterait aussi trois bonheurs que ce soit un mariage forcé plutôt qu'un mariage d'amour.
MÉTIER : sera diplômé en sciences politiques à la fin du mois, mais n'a aucune idée de ce qu'il souhaite faire par la suite. met un pied trop de fois par semaine à la michaell hills en attendant de construire son avenir de ses propres mains.
LOGEMENT : #61 st paul's terrace (spring hill), là où la vue devient imprenable sur la ville la nuit tombée. là également où les masques tombent et où megan et lui n'ont plus besoin de jouer au petit couple parfait.
never be so polite, you forget your power (never wield such power, you forget to be polite)
POSTS : 3129 POINTS : 320

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : né cosimo, se faisant appeler damon depuis plus de cinq ans désormais › les liens du sang, c'est toujours compliqué, mais dans sa famille ça l'est d'autant plus. en effet, son père est son oncle et son oncle son père (bon courage pour suivre) › étudiant à la colombia university de new-york, il est officiellement venu en australie au début de l'été 2020 pour se rapprocher des siens. officieusement, ce sont ses problèmes de comportement qui ont poussé l'administration à lui demander de s'éloigner pour quelques temps › parle couramment l'anglais et l'italien.
RPs EN COURS :
You must follow the signs (ft. Damon) DcVdfvo
sait compter deux par deux et lacer ses chaussures.

NaNoWriMo 2021

(onze) - present: angus #3auden #5eliana › elise #5léo #2megan #7saül #7call me by your name | past: saül #3what the folks | alternative: murphy

RPs EN ATTENTE :
angus #4 (fb) › ivy #2 (début mars, retrouvailles) › ivy #3 (fin mars, italie) › marcus #2

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chronologie des sujets à jour (OUI) dans ma fiche de liens.

evermore:
 


what did the buffalo say to his son when he left for college ?:
 


AVATAR : rudy pankow.
CRÉDITS : stairsjumper (avatar), RENEGADE (signature icons), nobodys (gif), loonywaltz (userbars).
DC : ezra beauregard, le coeur navré (ft. sam claflin) et otto lazzari, la vengeance dans la peau (ft. robert pattinson).
PSEUDO : luleaby.
INSCRIT LE : 01/11/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t34617-take-me-to-the-lakes-where-all-the-poets-went-to-die-damon https://www.30yearsstillyoung.com/t31212-whatever-helps-you-sleep-at-night https://www.30yearsstillyoung.com/t34908-damon-williams

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Message(#) Sujet: Re: You must follow the signs (ft. Damon) You must follow the signs (ft. Damon) EmptyLun 31 Mai - 9:19




you must follow the signs

***

Un instant. Ou, au pire, vraiment pas longtemps -  c’était le temps que Damon s’était promis de passer ce matin par la bibliothèque. Il avait énormément de travail qui l’attendait à la Michael Hills aujourd’hui, en plus des deux heures de cours auxquelles il se devait d’assister en fin de journée - pas que cela l’enchantait réellement, mais c’était une option qu’il avait lui-même choisie d’ajouter à son horaire alors il ne se voyait pas louper ce cours là. Parcourant rapidement les rayons du lieu sacré, comme il aimait à le penser, à peine quelques minutes après l’ouverture des portes, ses doigts venaient se balader sur les tranches des oeuvres bien rangées en rayon. Quelques uns des bouquins qu’il vint prendre étaient pour les cours, d’autres étaient pour son propre plaisir personnel. Damon était un féru de lecture en tous genres, pouvant passer des heures et des jours le nez plongé dans de bons ouvrages, à en oublier le temps qui s’écoulait en dehors de l’histoire lue.

L’Alchimiste, de Paulo Coelho. Un conte qu’il avait déjà lu il y avait quelques années de cela - il n’aurait su dire à quel moment exactement, mais il savait que ses yeux avaient déjà parcouru les lignes de cet ouvrage. Aujourd’hui, il l’avait glissé dans son sac à dos afin d’avoir un exemplaire sous la main pour venir rédiger un devoir pour l’université. La plupart des livres qui lui appartenaient étant restés dans son appartement de New-York, il n’avait pas voulu racheter un livre qu’il possédait déjà et c’était dit que pour quelques jours, emprunter celui de la bibliothèque serait amplement suffisant. Il était déjà tard lorsqu’il vint ouvrir le livre, son bureau illuminé seulement par la petite lampe se trouvant sur un coin de la planche de bois. Rapidement, Damon put comprendre que l’exemplaire de l’oeuvre qu’il avait dans la main n’avait rien en commun avec les autres qu’il avait pu voir à la bibliothèque. Un petit plaisantin s’était amusé à laisser, à travers les lignes et au fil des pages, des annotations sur ce qu’il avait pu lire; il avait couché ses pensées directement sur le papier du bouquin, usant même du surligneur pour référer plus facilement les passages qui l’avait marqué. Un petit sourire se glissa sur les lèvres du Williams lorsqu’il vint y prêter davantage attention. Est-ce que toi aussi t’as passé la majorité de ton enfance à vouloir plaire à tes parents ? fut la première annotation qui vint faire réellement écho dans les pensées du blond. Bien sur qu’il avait passé la majorité de son enfance à faire en sorte de plaire à ses parents; il continuait, même lorsqu’il clamait le contraire, à le faire encore aujourd’hui. L’admiration de la part de son père, surtout, était quelque-chose qui avait énormément importé pour le jeune Cosimo au fil des années.

Après être resté les yeux rivés sur cette simple annotation, et puis sur celles qui avaient suivi tout au long du récit, Damon avait pris un instant de réflexion. Beaucoup des passages mis en avant par ce mystérieux G.O venaient résonner en lui, plus qu’il aurait aimé avouer. Et puis, il ne s’appelait en rien Richard, n’avait pas un penchant malsain pour attirer les petits enfants dans ses filets, et était ouvert d’esprit. Quel mal y avait-il à venir répondre à cet inconnu, de la même façon qu’il avait lancé le dialogue, à venir apposer ses propres annotation dans le bouquin ? Attrapant son stylo après quelques minutes de réflexion, Damon vint tourner les pages jusqu’à retomber sur la première fois que l’écriture de G.O se faisait voir à travers les lignes de Paulo.
Citation :
Est-ce que toi aussi t’as passé la majorité de ton enfance à vouloir plaire à tes parents ?
La majorité de mon enfance et trop de jours encore maintenant. A croire qu’ils sont ceux de qui il faut obtenir la validation sacrée tout au long de notre vie.
Citation :
Si oui, tu rêvais de faire quoi quand t’étais môme ?
Chef d’entreprise, pour ‘faire comme papa’. Et toi ? Quel est le rêve qui a hanté tes nuits d’enfant ?
Citation :
J’y comprends pas grand chose à cette histoire de légende personnelle, mais j’ai trouvé ce livre sur la table de la médiathèque alors peut-être que c’est un signe.
Un petit sourire vint se glisser sur les lèvres de Damon. Oh, il y connaissait quelque-chose en terme de légende personnelle, d’attentes manquées et de réalité bafouée. Bien trop, d’après son propre avis, pour un si jeune âge. Sa légende personnelle ne pourrait plus jamais atteindre les objectifs qu’il avait étant enfant, et la version qu’il représentait en tant qu’adulte ne voulait surtout plus les accomplir. Attrapant son style, il vint finalement répondre à ce dernier commentaire.
Citation :
Si t’as passé la moitié de ton enfance comme moi à vouloir satisfaire tes parents, tu as déjà abandonné la quête de ta légende personnelle. Parfois c’est pour le mieux, mais souvent c’est parce-qu’on préfère se concentrer sur les choses inutiles que la vie nous oblige à faire afin de survivre.
Les mots qu’il venait de coucher sur le papier venaient ternir ce dernier d’une ombre qui ne reflétait en rien son intention première. Il fut à deux doigts de venir rayer ce qu’il avait écrit, mais se ravisa. Après tout, si cet inconnu ne trouvait pas satisfaction à sa réponse, cette correspondance des plus insolites prendrait fin et Damon ne perdrait rien - puis qu’il n’avait rien gagné pour le moment. Eteignant la lumière, il finit par se laisser glisser dans son lit, alors que minuit était déjà passé depuis un petit temps déjà.

« Cooper ? » Il se trouvait idiot, présentement, à venir quémander pour quelqu’un qu’il ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam, au comptoir de la bibliothèque. Ou plutôt, il avait une vague idée de qui il se retrouvait à appeler, à force de venir trainer dans le coin, mais n’en avait aucune certitude. Après avoir attendu peut-être une ou deux poignées de secondes, un visage qui lui était effectivement familier vint se présenter à lui de l’autre côté du comptoir d’emprunt de livres. « C’est moi que t’appelles ? » Il semblait autant surpris que Damon de se retrouver dans cette situation. Le Williams finit par venir sortir le livre qu’il était censé venir lui redonner, avec un petit sourire gêné accroché aux lèvres. « C’est écrit dedans que je dois te le rendre une fois l’avoir lu, alors… » Alors je ne sais pas trop pourquoi mais j’obtempère comme le bon petit que j’ai toujours été aurait été la suite parfaite à sa phrase, mais il n’en dit rien - il espérait que le prénommé Cooper comprenne la suite de l’idée. Ce dernier vint d’ailleurs désormais afficher un grand sourire. « Yep. Je sais quoi en faire en suite. » Attrapant le bouquin, il vint lui faire un petit clin d’oeil avant de disparaitre dans les corridors de la réserve de la bibliothèque - surement pour aller bruler le livre, maintenant qu’il était complètement abimé par deux idiots ayant décidé de démarrer une correspondance à l’intérieur. Rapidement, Damon fut à l’extérieur du bâtiment, un petit sourire autant idiot que satisfait accroché aux lèvres.



:rainbow::
 


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Message(#) Sujet: Re: You must follow the signs (ft. Damon) You must follow the signs (ft. Damon) EmptyJeu 3 Juin - 18:47




You must follow the signs
Gary &   @Damon Williams  
◊ ◊ ◊

La sonnerie de mon portable me sort du sommeil dans lequel j’ai fini par sombrer quelques heures auparavant. J’ouvre un œil, tâtonne la table de chevet à la recherche de ce satané téléphone, objet du crime qui m’a sauvagement extirpé des bras de Morphée. La photo de Cooper s’affiche sur mon écran. « T’es sérieux de m’appeler à 8h du mat ? » Ma voix est encore enrouée, je soupire et me tourne sur le dos. Il a intérêt de me sortir une bonne excuse s’il veut pas me voir débarquer à la bibliothèque en caleçon, prêt à lui faire une scène devant toute une assemblée. « Quelqu’un a mordu à l’hameçon. » Il est défoncé ou quoi ? Il faut un moment à mon cerveau pour traduire l’information. Je me lève et m’assois sur le rebord du lit. « T’es pas sérieux ? J’arrive. » Il n’a pas le temps de répondre que j’ai déjà raccroché bien trop excité à l’idée d’aller le retrouver. « Ok Google, joue-moi Millions Pieces de Bastille » J’entre rapidement sous la douche, laissant l’eau chaude effacer toute trace d’une nuit passée à braver l’insomnie.  « La Bastille ou Bastille Saint-Antoine, anciennement fort et bastide Saint-Anthoine lez Paris,  est une forteresse construite… » Je grogne, m’essuie rapidement les mains et cherche la chanson sur mon téléphone portable. Il ne me faut pas longtemps pour sortir de la douche. Quatre chansons, tout au plus. J’enfile des vêtements propres et attrape la laisse de Murphy sur le passage. « On va faire un tour Murph’ » Je le regarde frétiller la queue et venir s’assoir près de la porte d’entrée me laissant juste le temps de mettre mes rollers et d’attacher la laisse au bandana qui lui sert de collier. J’ai l’air con à m’emballer pour si peu, peut-être qu’il n’y aura aucune réponse dans le livre, peut-être même que le bouquin est tombé entre les mains d’un petit rigolo qui s’est amusé à écrire des insultes sur les pages de l’Alchimiste. Si tel est le cas, alors je jure de ne plus jamais me fier aux signes. Je me laisse guider par Murphy, lui priant de ralentir à chaque passage piéton. « Tu vas finir par m’envoyer à l’hosto, ralentis bon sang ! » J’évite un énième poteau et manque de rentrer dans une mamie. « Excusez-moi, pardon ! » Je lève une main,  l'air navré, mais je peux déjà l’entendre critiquer la nouvelle génération. J’espère ne jamais devenir aussi grognon lorsque je serai vieux. Non pas que j’ai un truc contre les personnes âgées mais bordel qu’est-ce qu’elles peuvent se montrer barbantes par moment. J’ouvre la porte du centre culturel, raccourcissant la longueur de la laisse qui me sépare de mon compagnon. L’entrée aux chiens est interdite, mais j’en ai pour deux secondes et il est hors de question que je le laisse sans surveillance. J’ai pas confiance en l’être humain contrairement à Murphy qui serait capable de se faire la malle avec le premier venu. « Psst.. Cooper ! » J’essaye d’attirer son attention sans avoir à rentrer dans la bibliothèque, mais il ne m’entend pas, le bougre. Bien trop occupé à papillonner avec une dame qui m’a l’air beaucoup trop âgée pour lui. « COOPER » Murphy se met à aboyer, il tourne la tête dans notre direction, accompagné de plusieurs paires d’yeux qui nous fusillent du regard. Je lui fais signe de venir me rejoindre, ne pouvant pas aller plus loin. « Ça va pas de gueuler comme ça, tu veux me faire virer ? » Je grimace, tandis que Murphy lui saute dessus pour quémander quelques caresses. « Bon dis-moi tout, c’est qui ?  Un mec, une fille ? Jeune ou trop âgé ? » Le ton de ma voix trahie mon impatience. Je pose ma main sur sa bouche avant qu’il ne puisse en placer une. « Non, ne dis rien, j’veux pas savoir. » Est-ce que j’ai vraiment envie de savoir ? Est-ce que ça change quelque chose ? Pas vraiment. J’ai même pas encore lu ce que cette personne a bien pu écrire, peut-être que ses réponses ne me donneront pas envie de creuser plus ou peut-être qu’après ça je ne pourrai pas m’en empêcher d’avoir envie de lui parler. Il retire ma main de ses lèvres et souffle en me tendant le livre. « J’compte pas te dévoiler son identité, démerde-toi tout seul.» Quelle raclure. J’attrape le livre que je mets dans la poche de ma veste en jean et lui passe les deux tickets du match de Hockey que je lui avais promis. « Cligne deux fois des yeux si tu penses que j’pourrais bien m’entendre avec. » Il me regarde d’un air blasé, sans bouger la moindre de ses paupières. « Une fois ? »  Je soupire et tire légèrement sur la laisse pour faire comprendre à Murphy qu’il est temps pour nous d'y aller. « T’es franchement pas drôle ! » Il sourit, j’suis presque sûr que ça lui plait de détenir une information que je n’aurai sûrement jamais en ma possession. À tel point qu’il aurait probablement continué à servir d’intermédiaire sans les billets de hockey. Je quitte les lieux, traversant la route qui me sépare du parc pour le plus grand bonheur de Murphy qui se met à se dégourdir les pattes. Quant à moi, je prends place sous un arbre et entame ma lecture.


Citation :
La majorité de mon enfance et trop de jours encore maintenant. A croire qu’ils sont ceux de qui il faut obtenir la validation sacrée tout au long de notre vie.
 
On est d’accord. Les hommes naissent « libres et égaux » qu'ils disent, seulement devant la loi et là encore, je ne suis pas sûr que ce soit le cas pour être honnête. C’est un peu comme remporter le pactole à la loterie, certains sont assez chanceux pour tomber sur la famille gagnante et puis y’a les autres. T’es toujours en recherche de la validation sacrée ou t’as fini par laisser tomber ?



Citation :
Chef d’entreprise, pour ‘faire comme papa’. Et toi ? Quel est le rêve qui a hanté tes nuits d’enfant ?

Chef d’entreprise, dis-moi pas que tu collectionnes les costards trois pièces ou les tailleurs ? Et t’as fini par le réaliser ce rêve de gosse ? Je voulais devenir neurochirurgien, rien à voir avec le métier de mon géniteur qui est fiscaliste. Le cerveau m’a toujours intrigué, je rêvais de découvrir les secrets cachés derrière le cervelet. Spoiler Alert : J'ai lamentablement échoué, enfin non puisque pour pouvoir échouer, il faut d’abord avoir essayé.

Citation :
Si t’as passé la moitié de ton enfance comme moi à vouloir satisfaire tes parents, tu as déjà abandonné la quête de ta légende personnelle. Parfois c’est pour le mieux, mais souvent c’est parce-qu’on préfère se concentrer sur les choses inutiles que la vie nous oblige à faire afin de survivre.

Quand j’étais gamin, je pensais que survivre était synonyme de vivre mieux. Sans doute parce que le préfixe sur- me renvoyait l’image d’être au-dessus. Je voyais un peu ça comme le dernier niveau d’un jeu vidéo, tu vois ?  Et puis j’ai grandi et j’ai compris que c’était surtout le level de la dernière chance, celui où tu te retrouves plus qu’avec un demi-cœur de vie pour finir la partie. Je sais pas trop si je suis en train de vivre ou survivre, tout ce que je sais c’est que j’ai beau dire que je m’en moque, y’a toujours des choses que je m’interdis de faire parce que c’est pas au goût de mes vieux. Quelles sont ces choses inutiles dont tu parles, celles que t’as été obligé de faire ?  Et y a-t-il des trucs que tu t’interdis de faire par peur de décevoir ? Tout ça pour dire que la seule quête qu’on a l’air de connaitre toi et moi, c’est celle de l’enfant parfait et elle ne casse pas trois pattes à un canard si tu veux mon avis. On devrait peut-être demander un remboursement ?


Je passe le reste de la matinée à lire quelques en pages en plus de ce bouquin, bouquin qui me parle beaucoup plus que ce que je n’aurais pensé. Je souligne un passage, avant d’en souligner un deuxième, couchant sur papier la moindre de mes pensées. Et ça fait du bien, de pouvoir parler sans filtre, sans avoir peur que mes paroles soient déformées, amplifiées ou répétées. J’attrape les deux premiers cailloux que je trouve sur le sol et écris quelque chose au marqueur sur chacun d’entre eux avant de les mettre dans ma poche et d’appeler Murphy pour faire le chemin inverse, direction la bibliothèque.

 


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STATUT : on lui a promis que ça rapporterait aussi trois bonheurs que ce soit un mariage forcé plutôt qu'un mariage d'amour.
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Message(#) Sujet: Re: You must follow the signs (ft. Damon) You must follow the signs (ft. Damon) EmptyMer 16 Juin - 21:09




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***

Il avait réussi à patienter une semaine avant de se pointer de nouveau à la bibliothèque. Damon s’était dit qu’une semaine, si la personne derrière les initiales G.O voulait répondre à ses annotations, elle aurait eu le temps de le faire. Une semaine, c’était bien, c’était raisonnable.

La journée s’était annoncée chargée, et il dut courir à travers la rue à peine fut-il garé devant la bibliothèque pour réussir à y entrer avant que les portes ne se ferment définitivement pour la journée. « Eh non, c’est fermé maintenant ! » Reprenant son souffle un instant, ses mains posées sur ses cuisses et le dos légèrement vouté, Damon vint finalement relever son visage vers celui qu’il savait déjà être Cooper - il avait reconnu sa voix à travers le peu de mots qu’il venait de lui adresser. « Désolé Cooper, mais je pouvais pas attendre demain pour passer. » Là où il pensait qu’il allait desceller des traits énervés sur le visage du jeune homme, ce dernier vint dessiner un petit sourire amusé alors qu’il finissait de fermer les portes de la bibliothèque. « T’en as mis du temps pour revenir, j’ai cru que t’avais abandonné l’affaire. » Un petit air surpris se fit voir sur le visage de l’italien. « Ah ouais ? » Cela voulait-il dire que ce mystérieux G.O lui avait pris et redonné le livre dans un temps bien plus record que ce qu’il avait laissé comme liberté ? « Bouge pas, je vais te chercher ça. » Apparemment, quelqu’un s’amusait autant que les deux principaux concernés. Le dit-Cooper ne mit pas longtemps à faire l’aller-retour jusqu’à un endroit encore mystérieux aux yeux de Damon, le fameux livre en mains - avec quelque-chose qui semblait accroché au dos de ce dernier. « Je vais finir par vous faire payer le livre, parce-que c’est quand même de la destruction de bien public. » A écouter les mots du jeune homme, Damon n’hésita pas un seul instant. Plongeant sa main dans la poche de son jeans, il vint en sortir un billet de vingt dollars qu’il plaça dans la main de Cooper - les mauvaises habitudes liées à l’argent tombant du ciel avaient la vie dure -, avant de repartir aussi rapidement qu’il était arrivé de la bibliothèque. « On te revaudra ça ! » Il lui parlait comme s’il connaissait Cooper depuis des années, alors qu’ils étaient encore des inconnus une semaine plus tôt. Il l’entendit dire quelque-chose au loin, mais ne s’attarda pas sur ses paroles, alors qu’il remontait en voiture - si Cooper regardait la marque et le modèle de sa voiture, il comprendrait rapidement la non-hésitation de Damon quant à lui glisser le billet de vingt pour rembourser le livre-messager.

Citation :
On est d’accord. Les hommes naissent « libres et égaux » qu'ils disent, seulement devant la loi et là encore, je ne suis pas sûr que ce soit le cas pour être honnête. C’est un peu comme remporter le pactole à la loterie, certains sont assez chanceux pour tomber sur la famille gagnante et puis y’a les autres. T’es toujours en recherche de la validation sacrée ou t’as fini par laisser tomber ?
J’aurais préféré répondre que j’ai laissé tomber, mais c’est pas le cas. Je crois que inconsciemment, cette recherche de validation sacrée est tellement ancrée en moi que j’arriverai jamais réellement à m’en débarrasser. Si t’as des conseils, je suis preneur, d’ailleurs. T’as décidé de prendre quel chemin de ton côté ?
Citation :
Chef d’entreprise, dis-moi pas que tu collectionnes les costards trois pièces ou les tailleurs ? Et t’as fini par le réaliser ce rêve de gosse ? Je voulais devenir neurochirurgien, rien à voir avec le métier de mon géniteur qui est fiscaliste. Le cerveau m’a toujours intrigué, je rêvais de découvrir les secrets cachés derrière le cervelet. Spoiler Alert : J'ai lamentablement échoué, enfin non puisque pour pouvoir échouer, il faut d’abord avoir essayé.
Et si, j’en ai une armoire pleine à craquer. Pour toutes les occasions se trouve un costume différent - les dires de mon père, pas les miens, hein. Mais avec le boulot, j’ai pas le choix. J’ai pas réalisé ce ‘rêve de gosse’, mais j’ai quand même suivi une voie qui s’en approche - la recherche de reconnaissance, tout ça. Pourquoi tu n’as pas tenté de ton côté de poursuivre ton rêve ?
Citation :
Quand j’étais gamin, je pensais que survivre était synonyme de vivre mieux. Sans doute parce que le préfixe sur- me renvoyait l’image d’être au-dessus. Je voyais un peu ça comme le dernier niveau d’un jeu vidéo, tu vois ?  Et puis j’ai grandi et j’ai compris que c’était surtout le level de la dernière chance, celui où tu te retrouves plus qu’avec un demi-cœur de vie pour finir la partie. Je sais pas trop si je suis en train de vivre ou survivre, tout ce que je sais c’est que j’ai beau dire que je m’en moque, y’a toujours des choses que je m’interdis de faire parce que c’est pas au goût de mes vieux. Quelles sont ces choses inutiles dont tu parles, celles que t’as été obligé de faire ?  Et y a-t-il des trucs que tu t’interdis de faire par peur de décevoir ? Tout ça pour dire que la seule quête qu’on a l’air de connaitre toi et moi, c’est celle de l’enfant parfait et elle ne casse pas trois pattes à un canard si tu veux mon avis. On devrait peut-être demander un remboursement ?
Demander un remboursement n’est pas une mauvaise idée, tu sais. Mes vieux n’accepteraient jamais, même pire j’oserais jamais leur demander, mais c’est une idée qui me plait. Ca demanderait d’annuler toutes les choses inutiles que j’ai fait dont tu parles, à commencer par répondre à leurs attentes. Etre toujours poli, savoir sourire quand il faut, apprendre à vivre loin d’eux parce-qu’apparemment c’est pour mon bien. J’aurais préféré vivre dans un deux pièces à côté d’une voie ferrée plutôt que de côtoyer les écoles dans lesquelles ils m’ont envoyé pour être avec eux quand j’étais enfant. Et clairement, toute ma vie est dirigée d’une façon ou d’une autre par les choses que je ne peux pas faire par peur de les décevoir.

Damon vint s’arrêter un instant dans son écrire. De l’autre côté de la porte de sa chambre, il entendit sa colocataire rentrer - surement de soirée, vu l’heure avancée qu’il était. Il attendit qu’elle regagne sa propre chambre avant de pencher de nouveau son attention sur le bouquin qu’il tenait entre ses mains. Rien que l’endroit où il habitait présentement ne répondait à aucune des attentes de ses parents. C’était peut-être d’ailleurs l’une des seules choses qu’il s’autorisait à faire qui n’allait pas leur sens - et seulement parce-qu’ils n’étaient pas au courant de cet arrangement. Il vint soupirer, longuement. A partir de quand sa vie avait-elle pris ce tournant ? Avait-il déjà seulement la possibilité de faire autrement ?

Citation :
J’ai toujours trouvé ça dingue, à quel point une action pouvait changer le cours d’une vie. Comme s’il y avait une infinité de possibilités. Là, par exemple, je t’écris ce message, mais si j’avais choisi de ne pas le faire, alors une autre version de moi serait probablement encore en train de pioncer. J’aurais perdu trois heures de plus à dormir, ce qui aurait aussi engendré une autre version de mon chien, Murphy, qui ne serait pas en train de courir après les pigeons et donc une autre version de des dits pigeons et ainsi de suite. Et la tienne ? Que serait-elle en train de faire ?

L’italien vint se reculer un instant dans sa chaise de bureau. Que serait-il en train de faire en ce moment-même, s’il n’avait pas décidé de répondre aux écrits de ce G.O - de qui les paroles résonnaient toujours davantage dans son esprit ?

Citation :
Je serais surement en train de clôturer un dossier ou deux en attente, que j’avais pris du boulot pour les terminer chez moi. Ou alors, en train de lire un bouquin différent. Je crois que malheureusement, ma soirée n’aurait pas été bien différente.

Triste, bien que vraie, constatation. Plutôt que de continuer de lire les annotations dans le bouquin, Damon décida d’aller rejoindre Morphée. La conversation épistolaire à travers ce livre lui donnait matière à réfléchir, assez pour qu’il n’ait pas envie de finalement se miner le moral plus que ça pour aujourd’hui. La version alternative de lui-même n’existait pas, et n’existerait probablement jamais. Il était coincé dans une vie qui ne lui plaisait presque sous aucun angle, et ne saurait probablement également jamais en sortir. Les notions implantées dans son esprit par Saül et Elise avaient pris racine depuis tant d’années qu’il peinait parfois à différencier ses propres idées des leurs. Le sommeil eut du mal à le gagner, ce soir là.

Citation :
Si Cooper n’a pas perdu le petit pochon que j’ai scotché au dos du libre, alors normalement tu devrais y trouver deux pierres. On est pas obligé de les appeler Ourim et Tounim, mais peut-être qu’un jour elles pourront te servir. Sait-on jamais, si t’es indécis comme moi alors y’a de grandes chances pour qu’elles te soient utiles, sinon tu pourras toujours les remettre à quelqu’un dans le besoin. PS: si t’as dans l’idée d’utiliser les pierres pour savoir si tu dois me répondre ou non, sache que si tu pioches la noire, c’est qu’il faut recommencer jusqu’à ce que tu tombes enfin sur la blanche. G.O

Damon avait joué toute la matinée avec les-dites pierres dans les mains. Le cours proposé dans l’amphithéâtre de la faculté ne l’avait aucunement intéressé, il avait préféré lire et relire les passages écrits par la main de G.O plutôt que de prendre des notes. Il n’avait pas besoin de ce cours, de toutes façons, la plupart des choses évoquées il les avait déjà vu et utilisé sur le terrain. Même si la pratique ne lui donnait pas le droit à l’erreur - voilà ce qui arrivait, quand vous vous retrouvez être le fils du grand patron -, il ne souhaitait pas se pencher sur la théorie aujourd’hui. Mais peut-être qu’un jour elles pourront te servir. Damon n’était pas du genre indécis, mais il faisait partie de ces personnes influencées par d’autres gravitant autour de lui. Peut-être pourrait-il utiliser ces pierres pour jouer sur ce côté là de son quotidien ?

Citation :
Merci pour les pierres, je vais les garder précieusement et les utiliser dès que l’occasion parfaite se présentera - ce qui n’a pas été le cas pour savoir si je devais te répondre ou non. D.W

Là dessus, la réponse avait été évidente pour lui dès le début.

Lorsque la sonnerie se fit entendre à travers l’amphithéâtre, Damon ne perdit pas un instant de plus à être assis sur son fauteuil et prit directement la direction de la bibliothèque. Cette dernière était bondée, contrairement à son habitude, et il eut du mal à retrouver la trace de Cooper - il eut même peur, pendant un instant, de se rendre compte qu’il ne travaillait pas aujourd’hui. « T’as mis moins de temps pour revenir cette fois-ci. » - « On se connait pas, mais tu vas pas être longtemps mon pote si tu continues comme ça. » Aucune chance qu’il vienne croire le moindre mot de la phrase de l’italien, tant il était peu convainquant. « Tu sais que le livre vaut moins de vingt dollars. » - « Quoi ? » - « Tu m’as donné vingt dollars hier, mais le livre vaut moins que ça. J’ai pris la liberté de garder la monnaie. » Damon vint lever les yeux au ciel, mais avec un petit sourire en coin cette fois-ci. « Tu peux garder la monnaie, j’en ai pas besoin. J’ai un service à te demander, de toutes façons… » Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase que déjà, Cooper faisait demi-tour et se remit à travailler comme si le blond n’était pas à ses côtés. « Eh, tu vas où ? » Il se mit à accélérer le pas pour le suivre. « Quelque-part où vous serez deux grands garçons et où vous aurez appris à vous débrouiller tous seuls. »« Promis, c’est pas grand chose ! » Cooper s’arrêta de façon si abrupte que Damon faillit lui rentrer dedans. Il vint lui tendre une carte de visite. « Tu pourras m’envoyer un message, quand le livre te reviendra de nouveau, que je vienne le chercher ? » L’autre jeune homme vint prendre la carte de visite sans même lui répondre, levant les yeux au ciel au passage.



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Message(#) Sujet: Re: You must follow the signs (ft. Damon) You must follow the signs (ft. Damon) EmptyDim 4 Juil - 23:27




You must follow the signs
Gary &  @ @Damon Williams  
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« Tout ça pour dire que j’ai son numéro de téléphone. » Il sourit fièrement, comme à chaque fois qu’il est trop heureux à l'idée d’avoir quelque chose que je ne possède pas. « Tout ça pour dire quoi ? Tu m’as donné aucune info, rien du tout, même pas une miette. » Tout ça pour se la péter, c’est tout ce qu’il sait faire depuis que je suis venu lui rendre visite à la bibliothèque avec un café glacé pour le remercier de faire perdurer mes échanges avec l’anonyme. « Je savais que pas tu t'étais découvert un talent caché pour garder les secrets. » C’est vrai quoi, y’a pas plus balance que lui et je parle pas de son signe astrologique. C’est le premier à tout me raconter, même les potins de la vieille qui bosse avec lui. Et là, alors que je suis à un rien de me mettre à le supplier, il se décide à ne rien lâcher ? C’est quel genre de sadisme ? « Depuis que tu m’as offert deux places pour un match de hockey. » Ouais et j’espère bien que les Mighty Roos perdront pour la énième fois de la saison, juste histoire de l’entendre râler. C’est son équipe préférée, ce que je comprendrai jamais si ce n’est pour faire preuve d'un peu de patriotisme. Je suis pour les Canadiens de Montréal, y’a pas mieux comme team et il aura beau me sortir n’importe quel argument en faveur de notre équipe nationale, je n’en démordrai pas. « T’as aucune notion de l’amitié Cooper. » que je lâche pour tenter de le faire culpabiliser ce qui n’a pas vraiment l’air de marcher. Il lève les yeux aux ciels, mime mon désarroi avant de sortir le livre de la poche arrière pour le faire glisser sur la table. « Tiens, je te donne ça c’est déjà pas mal. » J’attrape le bouquin que je dépose devant moi. C’est surtout ce qu’il s’est engagé à faire avant de revenir sur ses mots quelques jours plus tôt pour me forcer à l’accompagner à la marche des fiertés. Marche qui s’est terminée en garde à vue. « En même temps ça m’appartient. » Il fait bouger son index de gauche à droite ce qui me fait soupirer. Je l’entends déjà me dire que le livre vient de la bibliothèque ce qui par conséquent prouve qu'il n’est pas à moi mais à tout le monde et ainsi de suite. « Non, il appartient à l’anonyme. Il l’a même payé plus cher encore que son prix initial. » Je fronce les sourcils, pourquoi est-ce que la personne derrière les échanges aurait payé le livre ? « Tu t’es fait du fric sur son dos ? » Ce serait la cerise sur le gâteau. « J’ai peut-être mentionné une bêtise en rapport avec la destruction de bien public, mais c’est ton anonyme qui m’a refilé un billet. » Pendant un moment j’ai bien cru qu’il avait proposé de lui offrir des renseignements à mon sujet. Sa version est un peu mieux que celle que j'avais en tête même si, le connaissant, il n’a pas dû insister beaucoup pour lui rendre son argent. « Bon allez, retourne bosser que je puisse me plonger dans ma lecture. » Il se lève en me faisant un signe de la main, celui qu’il a un jour inventé et qui lui donne l’air d’être encore plus bête que ce qu’il ne l’est déjà. Je secoue la tête face à ses conneries, on a toujours été plus ou moins proche mais c'est l’Alchimiste qui a fini par réellement nous rapprocher.

Citation :
J’aurais préféré répondre que j’ai laissé tomber, mais c’est pas le cas. Je crois que inconsciemment, cette recherche de validation sacrée est tellement ancrée en moi que j’arriverai jamais réellement à m’en débarrasser. Si t’as des conseils, je suis preneur, d’ailleurs. T’as décidé de prendre quel chemin de ton côté ?

Je suis pas sûr d’être le mieux placé pour te conseiller, fais ce que je dis mais ne fais pas ce que je fais... Pour commencer, est-ce que t’aimes la personne que t'es devenue ? Est-ce que t’arrives à te regarder dans le miroir et à te dire que la personne que tu vois dans le reflet te représente à la perfection ou est-ce qu’elle ressemble à une inconnue ?

Conseil du jour :
- Oublie le costume, au moins le temps d’une journée.

Quant à moi, j’ai décidé de couper les ponts avec mon géniteur. Il habite à Sydney, donc j’ai plus à lire la déception sur son visage ce qui en soi est une bonne chose. Disons juste que ça aide, même si ça ne m’empêche pas d’entendre sa voix ou d’imaginer ce qu’il dirait s’il me voyait faire quelque chose qui n’est ni en accord avec la religion qu’il m’a inculqué, ni avec ce qu’il avait prévu pour moi.

Citation :
Et si, j’en ai une armoire pleine à craquer. Pour toutes les occasions se trouve un costume différent - les dires de mon père, pas les miens, hein. Mais avec le boulot, j’ai pas le choix. J’ai pas réalisé ce ‘rêve de gosse’, mais j’ai quand même suivi une voie qui s’en approche - la recherche de reconnaissance, tout ça. Pourquoi tu n’as pas tenté de ton côté de poursuivre ton rêve ?

C’est drôle parce que je dis la même chose pour la musique. D’ailleurs t’as le temps d’en écouter entre deux changements de costumes ou pas du tout ? Bon c’est déjà mieux que rien, tu sembles avoir trouvé un juste milieu entre reconnaissance et légende personnelle même si on ne devrait pas avoir à changer de voie pour les beaux yeux de ses parents.

Je marque un temps d’arrêt à sa dernière question, mordillant le bout de mon crayon. La réponse, je la connais, mais je suis pas certain d’être prêt à en parler même avec quelqu’un qui n’aura aucun moyen de s’en servir contre moi. Et d’un autre côté, je repense aux conseils de mon thérapeute, à tous ces moments où il m’a répété que pour pouvoir passer à autre chose, il était important de pouvoir en parler.

Citation :
Disons qu’avant de me lancer, je me suis rendu compte à quel point le cursus de médecine pouvait être couteux et que d’une certaine façon je me suis retrouvé endetté avant même d’avoir eu la chance de pouvoir essayé. Aujourd’hui c’est trop tard pour la neurochirurgie, mais parfois je me dis que ça ne l’est pas pour les soins infirmiers et puis je finis par mettre l’idée de côté et reprendre le train-train de ma journée.

Je bois une gorgée de mon café glacé, relisant ma phrase à plusieurs reprises. Au mieux, il saura lire entre les lignes et au pire des cas, il me prendra pour un mec complètement fauché, ce qui n’est pas loin d’être la vérité.

Citation :
Demander un remboursement n’est pas une mauvaise idée, tu sais. Mes vieux n’accepteraient jamais, même pire j’oserais jamais leur demander, mais c’est une idée qui me plait. Ca demanderait d’annuler toutes les choses inutiles que j’ai fait dont tu parles, à commencer par répondre à leurs attentes. Etre toujours poli, savoir sourire quand il faut, apprendre à vivre loin d’eux parce-qu’apparemment c’est pour mon bien. J’aurais préféré vivre dans un deux pièces à côté d’une voie ferrée plutôt que de côtoyer les écoles dans lesquelles ils m’ont envoyé pour être avec eux quand j’étais enfant. Et clairement, toute ma vie est dirigée d’une façon ou d’une autre par les choses que je ne peux pas faire par peur de les décevoir.
 
Je sais pas comment tu fais pour arriver à toujours te montrer poli, ça doit demander un self-control de malade. Tu sors jamais d’injures ? Même quand ça fait dix fois que t’essayes d’insérer la clé usb dans ton pc ? Ou quand tu commandes un menu au Mcdo et qu’on oublie de te mettre les sauces que t’as payé ? Enfin pour ça faudrait déjà que tu manges dans des fast-food et je veux pas juger trop vite mais ça n’a pas l’air d’être le restaurant préféré de ta famille. Pour les faux sourires, je connais ça aussi. Ces faux sourires qui finissent pas devenir tellement faciles à simuler avec le temps. T’as connu l’internat ? Je peux te poser une autre question ? (Je demande par politesse, mais je compte bien le faire avant d'avoir ta réponse.) T’es pas un prince caché venu d’un autre pays ?

J’ai envie de te dire d’arrêter de vivre pour eux et de commencer par vivre pour toi, mais je suis pas même pas capable de le faire moi-même. Par contre, tu peux commencer par dire non à une de leurs demandes et remettre la faute sur Tounim.

Je suis pas certain que ce soit une bonne idée, ils le prendraient probablement pour un fou s’il venait à remettre ça sur le dos d’une simple pierre, mais y’a un début à tout et c’est toujours mieux que de se laisser guider par les caprices de personnes adultes.

Citation :
Je serais surement en train de clôturer un dossier ou deux en attente, que j’avais pris du boulot pour les terminer chez moi. Ou alors, en train de lire un bouquin différent. Je crois que malheureusement, ma soirée n’aurait pas été bien différente.

C’est triste de lire ça, de se dire que même en étant chez lui, il est finalement toujours enfermé dans ce job qu’il n’a pas forcément choisi. Est-ce qu’il dort en costume ? Je l’imagine bien piquer du nez sur son bureau sans prendre le temps d’ôter son déguisement.

Citation :
Conseil du soir :

- Commande Mcdo et n’hésite pas à sortir ton meilleur juron s’il manque ne serait-ce qu’une sauce à ton menu. Et par juron, j’entends pas un truc du style « Saperlipopette qu’en est-il de mon supplément sauce deluxe ? »

J’exige un compte rendu détaillé, que ce soit pour la journée sans costume (si tant est que le défi ait été accepté) ainsi que sur le Mcdo et puis sur toutes les choses dont t'auras envie de me parler.

Citation :
Merci pour les pierres, je vais les garder précieusement et les utiliser dès que l’occasion parfaite se présentera - ce qui n’a pas été le cas pour savoir si je devais te répondre ou non. D.W

J’observe un moment ses initiales, D.W. Je peux rayer de ma liste Harry de Sussex, William de Cambridge et Marius Borg Høiby. C’est d’ailleurs les trois garçons qui me viennent à l’esprit lorsqu’il est question de princes.

Citation :
Tu sais que si on colle nos initiales ça fait GODW, je sais pas si c’est un signe de Dieu mais ça me fait rire. Quant au W, y’a plein de possibilités, ça peut être God’s Wishes, God’s Whisper, God’s way ou –et c’est ma version préférée- God, Whathefuck.

Je ferme le livre et me lève pour aller rejoindre Cooper qui n’est pas loin de finir sa journée. « L’anonyme t’a donné combien pour le livre ? » Cooper fronce les sourcils un moment mettant de côté les la pile qu’il était en train de ranger. « T’es toujours bloqué sur cette histoire d’argent ? Il m’a donné vingt dollars. » Je sors un mon portefeuille de la poche arrière de mon jean et glisse un billet de dix à l’intérieur du livre. « N’y pense même pas.» Que je lui dis lorsqu’il attrape le bouquin et que ses yeux se posent sur le marque-page improvisé.

 


BY PHANTASMAGORIA

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Damon Williams
Damon Williams
les illusions perdues
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ÂGE : vingt-et-un ans, le début d'une nouvelle ère (04.07).
SURNOM : le petit cappuccino frappé, a.k.a 'pleurnichard' (Saül, 2021).
STATUT : on lui a promis que ça rapporterait aussi trois bonheurs que ce soit un mariage forcé plutôt qu'un mariage d'amour.
MÉTIER : sera diplômé en sciences politiques à la fin du mois, mais n'a aucune idée de ce qu'il souhaite faire par la suite. met un pied trop de fois par semaine à la michaell hills en attendant de construire son avenir de ses propres mains.
LOGEMENT : #61 st paul's terrace (spring hill), là où la vue devient imprenable sur la ville la nuit tombée. là également où les masques tombent et où megan et lui n'ont plus besoin de jouer au petit couple parfait.
never be so polite, you forget your power (never wield such power, you forget to be polite)
POSTS : 3129 POINTS : 320

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : né cosimo, se faisant appeler damon depuis plus de cinq ans désormais › les liens du sang, c'est toujours compliqué, mais dans sa famille ça l'est d'autant plus. en effet, son père est son oncle et son oncle son père (bon courage pour suivre) › étudiant à la colombia university de new-york, il est officiellement venu en australie au début de l'été 2020 pour se rapprocher des siens. officieusement, ce sont ses problèmes de comportement qui ont poussé l'administration à lui demander de s'éloigner pour quelques temps › parle couramment l'anglais et l'italien.
RPs EN COURS :
You must follow the signs (ft. Damon) DcVdfvo
sait compter deux par deux et lacer ses chaussures.

NaNoWriMo 2021

(onze) - present: angus #3auden #5eliana › elise #5léo #2megan #7saül #7call me by your name | past: saül #3what the folks | alternative: murphy

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INSCRIT LE : 01/11/2020
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Message(#) Sujet: Re: You must follow the signs (ft. Damon) You must follow the signs (ft. Damon) EmptyMar 27 Juil - 13:13




you must follow the signs

***

Numéro inconnu.
Il a glissé un billet de dix en retour dedans, et promis j’y ai pas touché cette fois ci.

Damon avait autant levé les yeux au ciel lorsqu’il avait lu le message s’afficher sur son écran de téléphone qu’il était venu étirer un petit sourire. Cooper était un sacré numéro, mais au moins il était naturel avec lui alors qu’ils ne se connaissaient pas. Mais surtout: il avait tenu une parole qu’il avait jamais donné en venant prévenir l’italien que le livre était de nouveau disponible pour lui. Bien sur qu’il n’avait mis qu’un instant à se rendre à la bibliothèque par la suite, faisant un détour sur le chemin qui le ramenait à la Michael Hills au retour de sa pause déjeuner. « Je vais finir par te comparer à un Labrador tellement tu reviens vite ici, maintenant. » Damon vint lui jeter un regard noir. « Très drôle, Cooper. » Toute comparaison à un bon petit chien venait lancer une slave de frissons le long de l’échine du jeune homme. Il détestait ça - il avait juste l’impression d’être de nouveau face à ses parents et à leurs ordres auxquels il obéissait sans hésiter un seul instant. Cooper dut comprendre qu’il avait été trop loin cette fois ci, cependant. « Désolé, c’était pas malin de ma part. Tiens. » Le livre fut de nouveau entre les mains de Damon, et alors un dilemme se posa à lui: il était supposé retourner travailler, mais avait une envie folle surtout de venir lire les nouvelles lignes tracées à l’encre à l’intérieur du livre. « Tu devrais l’ouvrir, c’est vraiment intéressant. » Les yeux bleus de l’italien ne mirent pas longtemps avant de venir sonder ceux de l’employé. « Parce-que tu lis ce qu’on écrit ? » Le brun vint hausser les épaules, faisant demi-tour afin de retourner travailler. « Disons que j’ai hâte de voir ce que tu vas répondre à l’une des questions, parce-qu’elle est vraiment intéressante ! » Oh, qu’il allait le tuer s’il continuait comme ça. Regardant encore un instant Cooper retourner à ce qu’il avait à faire, Damon finit par rester un bon petit Labrador et retourna au bureau pour le reste de la journée.

Citation :
Je suis pas sûr d’être le mieux placé pour te conseiller, fais ce que je dis mais ne fais pas ce que je fais... Pour commencer, est-ce que t’aimes la personne que t'es devenue ? Est-ce que t’arrives à te regarder dans le miroir et à te dire que la personne que tu vois dans le reflet te représente à la perfection ou est-ce qu’elle ressemble à une inconnue ?

Les bureaux de la Michael Hills étaient vides depuis presque une heure désormais, et pour une fois Damon faisait partie des personnes étant restées plus tard que l’heure officielle. Il avait non seulement eu du travail, mais il n’avait pu s’empêcher de venir lire l’écriture de G.O avant même de rentrer chez lui. Un regard circulaire autour de lui, de façon rapide, put lui permettre de venir répondre assez rapidement à la première question qu’on venait lui poser - il vint échapper un petit rire lassé, en parallèle. Non, il n’aimait pas la personne qu’il était devenu. Ce n’était pas un crime, mais simplement une constatation qui faisait quelque peu mal à l’égo.

Citation :
La personne dans le miroir m’est complètement inconnue. C’est horrible à dire, mais je n’aime pas la personne que je suis devenue. Je m’étais jamais posé la question jusqu’à aujourd’hui, et je pense que ça avait rapport avec la réponse qui allait avec la question. Des vêtements, en passant par la posture et la coupe de cheveux, rien ne me représente réellement.

Après avoir écrit ces quelques mots, Damon vint vérifier d’un regard que personne ne se situait autour de lui et lorsque ce fut constatation faite, il vint retirer la cravate qui entourait son cou comme un noeud entoure celui d’un condamné.

Citation :
Conseil du jour :
- Oublie le costume, au moins le temps d’une journée.

Quant à moi, j’ai décidé de couper les ponts avec mon géniteur. Il habite à Sydney, donc j’ai plus à lire la déception sur son visage ce qui en soi est une bonne chose. Disons juste que ça aide, même si ça ne m’empêche pas d’entendre sa voix ou d’imaginer ce qu’il dirait s’il me voyait faire quelque chose qui n’est ni en accord avec la religion qu’il m’a inculqué, ni avec ce qu’il avait prévu pour moi.

A défaut d’oublier le costume pour aujourd’hui, il oublierait la cravate pour le reste de la soirée - et c’était déjà là une amélioration considérable.

Citation :
Tu as eu raison, je pense. Au moins, tu es libre de pouvoir venir vivre ta vie comme bon te semble désormais. Et l’écho de sa voix dans ta tête permet juste de conforter cette idée.

Citation :
C’est drôle parce que je dis la même chose pour la musique. D’ailleurs t’as le temps d’en écouter entre deux changements de costumes ou pas du tout ? Bon c’est déjà mieux que rien, tu sembles avoir trouvé un juste milieu entre reconnaissance et légende personnelle même si on ne devrait pas avoir à changer de voie pour les beaux yeux de ses parents.

On ne devrait pas avoir a changé de voix pour les beaux yeux de ses parents, mais Damon serait incapable de le faire pour les siens non plus. Et puis, techniquement, il n’avait pas changé de voix pour ses parents: il l’avait forgé autour de leurs attentes et en fonction de l’image qu’ils attendaient de leur fils. Il vint balayer ces quelques pensées d’un revers de la main avant de venir reprendre son stylo.

Citation :
J’écouterai avec plaisir tes recommandations.

Citation :
Disons qu’avant de me lancer, je me suis rendu compte à quel point le cursus de médecine pouvait être couteux et que d’une certaine façon je me suis retrouvé endetté avant même d’avoir eu la chance de pouvoir essayé. Aujourd’hui c’est trop tard pour la neurochirurgie, mais parfois je me dis que ça ne l’est pas pour les soins infirmiers et puis je finis par mettre l’idée de côté et reprendre le train-train de ma journée.

Sur cette partie là, malheureusement, Damon ne pouvait comprendre les mots de la personne de l’autre côté de cette correspondance. Il avait eu la chance de grandir dans un monde où l’argent n’avait jamais été un soucis à évoquer, même de loin, et où il avait eu accès à tout ce dont il avait besoin. Les études de médecine n’aurait été qu’une formalité, un choix comme un autre, si ses parents lui avaient laissé ce dernier. Ca n’avait pas été le cas, mais les écoles dans lesquelles il s’était rendu depuis petit rejoignaient tout de même la catégorie de l’école que G.O n’avait pu rejoindre.

Citation :
Je suis désolé que t’aies pas pu poursuivre ton rêve d’enfant.

Comme si cela pourrait changer les choses et régler ses soucis, que de savoir qu’un inconnu était désolé que les choses ne se soient pas déroulées exactement comme il l’aurait voulu.

Citation :
Tu devrais pas t’arrêter en si bon chemin pour autant et continuer vers cette autre voix qui s’offre à toi.

Citation :
Je sais pas comment tu fais pour arriver à toujours te montrer poli, ça doit demander un self-control de malade. Tu sors jamais d’injures ? Même quand ça fait dix fois que t’essayes d’insérer la clé usb dans ton pc ? Ou quand tu commandes un menu au Mcdo et qu’on oublie de te mettre les sauces que t’as payé ? Enfin pour ça faudrait déjà que tu manges dans des fast-food et je veux pas juger trop vite mais ça n’a pas l’air d’être le restaurant préféré de ta famille. Pour les faux sourires, je connais ça aussi. Ces faux sourires qui finissent pas devenir tellement faciles à simuler avec le temps. T’as connu l’internat ? Je peux te poser une autre question ? (Je demande par politesse, mais je compte bien le faire avant d'avoir ta réponse.) T’es pas un prince caché venu d’un autre pays ?

J’ai envie de te dire d’arrêter de vivre pour eux et de commencer par vivre pour toi, mais je suis pas même pas capable de le faire moi-même. Par contre, tu peux commencer par dire non à une de leurs demandes et remettre la faute sur Tounim.

Oh, la question sur le prince: c’était surement de cette partie là que Cooper parlait, plus tôt dans la journée, lorsque Damon était passé chercher le livre à la bibliothèque. Un petit rire, accompagné d’un sourire allant parfaitement dans le décor, vint se faire entendre à travers le bureau désormais vide et plongé dans le noir de la tour de verre. On ne lui avait jamais posé la question, jusqu’à aujourd’hui. Parce-que dans le milieu duquel il venait, il était normal d’agir comme il le faisait et d’avoir une vie comme celle qu’il menait, sans pour autant descendre d’une quelconque branche royale.

Citation :
Je suis toujours poli quand il le faut, pas forcément réellement tout le temps, j’avoue tout. Je sors des injures, promis. Mais pas devant n’importe qui. Parce-que selon les situations, cela pourrait nuire à l’image de ma famille et je peux pas me permettre de faire ça - et oui, c’est aussi chiant que ça en a l’air. Il m’est déjà arrivé de manger des fast-food, mais c’est pas une habitude non. T’as vu juste sur ce point là. Comment ça se fait que tu connaisses aussi bien les faux sourires de ton côté ? J’ai connu l’internat oui, l’internat pour garçons même si tu veux tout savoir. Et, au risque de te décevoir, non je suis pas un prince caché venu d’un autre pays.

Damon ne vint cependant pas répondre, volontairement, à la dernière partie du passage écrit par G.O sur l’idée de venir enfin contredire ses parents. Il se savait parfaitement incapable d’agir de la sorte, et préférait pour le moment laisser les choses comme elles étaient plutôt que de perturber l’équilibre précaire dans lequel sa famille se trouvait ces derniers temps.

Citation :
Conseil du soir :

- Commande Mcdo et n’hésite pas à sortir ton meilleur juron s’il manque ne serait-ce qu’une sauce à ton menu. Et par juron, j’entends pas un truc du style « Saperlipopette qu’en est-il de mon supplément sauce deluxe ? »

J’exige un compte rendu détaillé, que ce soit pour la journée sans costume (si tant est que le défi ait été accepté) ainsi que sur le Mcdo et puis sur toutes les choses dont t'auras envie de me parler.

Un bruit provenant de l’autre côté de la porte du bureau vint faire sursauter Damon, qui avait complètement oublié qu’il se trouvait encore dans les locaux des bureaux pour venir écrire sa correspondance. Fermant le livre et le glissant dans son sac, il vint ouvrir la porte afin de voir qui se trouvait encore ici à une heure pareille. Que ne fut pas la surprise - qui n’en était pas vraiment une, en réalité -, de tomber sur son père au détour d’un couloir. Les pas de Damon vinrent s’arrêter de façon nette, alors qu’il vint retenir son souffle un instant. Comme s’il était coupable de quelque-chose, comme s’il avait quelque-chose à se reprocher, alors que tel n’était en rien le cas. « Tu rentres tard, mon garçon. » Il était de bonne humeur, Damon vint alors se détendre quelque peu, s’autorisant à respirer de nouveau, haussant les épaules. « J’avais du travail à terminer. » Serait-ce un sourire presque satisfait qu’il vint entrapercevoir sur les lèvres de Saül ? « Tu as oublié de remettre ta cravate pour sortir du bâtiment. » Alors, les mots écrits par G.O vinrent résonner en lui. Par contre, tu peux commencer par dire non à une de leurs demandes: ici serait le moment parfait pour agir de la sorte. Cependant, alors que les yeux de Damon venaient se plonger dans ceux de son père et qu’il y voyait toute l’autorité qu’il possédait sur lui à travers ses azurs, il vint mentalement chasser la petite voix au fond de lui pour venir hocher péniblement la tête. « J’avais oublié que je l’avais retiré. » Ce fut avec la corde autour du cou qu’il passa les grandes portes du bâtiment, quelques minutes plus tard.

Citation :
Pourquoi ne pas m’accompagner manger ce McDo sans costume, plutôt qu’attendre que je te fasse un compte-rendu ?

Il n’avait pas ressorti le livre de son sac, la veille au soir, lorsqu’il était rentré dans son appartement, comme s’il se sentait coupable de ne pas avoir été apte à simplement dire à son père qu’il ne remettrait pas sa cravate. Mais dans la nuit, l’idée était venue aussi simple qu’une évidence: plutôt que de venir décrire toutes ces scènes, pourquoi ne pas l’inviter à venir les partager avec lui ? Les choses seraient plus simples ainsi.

Citation :
Comme je suis à peu près sur que Cooper ne le fera pas si je lui demande (et je sais que tu lis ces lignes Cooper), je te glisse là ma carte pour que tu aies mon numéro de téléphone (et Cooper, si t’y touches, t’es un homme mort).

Citation :
Tu sais que si on colle nos initiales ça fait GODW, je sais pas si c’est un signe de Dieu mais ça me fait rire. Quant au W, y’a plein de possibilités, ça peut être God’s Wishes, God’s Whisper, God’s way ou –et c’est ma version préférée- God, Whathefuck.
Je vote pour God whathefuck.




:rainbow::
 




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Message(#) Sujet: Re: You must follow the signs (ft. Damon) You must follow the signs (ft. Damon) EmptyDim 1 Aoû - 17:59




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◊ ◊ ◊

La sonnette se met à retentir alors que je suis en train de me rincer la tête à l’eau chaude. Y’a rien à faire, la migraine ne veut pas passer et le bruit aiguë qui se fait entendre depuis le salon n’arrange pas les choses. Je me dépêche de sortir de la douche me séchant rapidement avant d’entourer ma taille d’une serviette humide. Pas de Diego à l’horizon, ce qui me permet d’exhiber quelques parcelles de ma peau sans outrepasser l’une des règles de la colocation. Un œil dans le judas, j’observe Cooper, le doigt toujours enfoncé sur le bouton de cette foutue sonnette. « Qu’est-ce que tu fous là toi ? » C’est une main derrière le dos qu’il se faxe dans l’embrasure de la porte pour s’inviter chez moi, un sourire taquin accroché aux lèvres. « Assis-toi. » qu’il me dit d’un air bien trop sérieux ce qui me fait froncer les sourcils. Je m’exécute sans même essayer d’en savoir plus parce que je le connais et qu’il ne lâchera rien tant que je n’aurais pas fait ce qu’il m’a demandé. « Accouche, j’ai pas ton temps. » C’est faux, j’ai même toute la journée devant moi cependant je ne compte pas la passer avec Cooper. « Ferme les yeux » Je soupire, quel gamin. « C’est mort, tu m’as pris pour ton pantin. » - « Ferme les yeux ou t’auras pas le droit à la surprise. » Il jette un coup d’œil à ce qui se trouve derrière son dos et je suis pas con, je sais que ce qu’il tient dans la main vaut largement plus que de ne rien voir pendant dix secondes alors je ferme les yeux jurant de ne plus jamais faire appel à lui pour me rendre un quelconque service. J’entends le bruit du papier ce qui me donne envie d’ouvrir un œil pour l’espionner, mais je ne me fais rien, me prêtant à son jeu débile. « Tiens mon pote. Je vais faire une partie de call of duty pendant que tu te plonges dans ce qui m'a tout l'air d'être ta dernière lecture. » J’ouvre les yeux pour y découvrir ce bouquin que je connais par cœur. Le ton de sa phrase me laisse à penser que ce que je vais y lire n’a rien d’un happy ending. « Qu’est-ce que tu sous-entends par dernière lecture ? Il t’a dit un truc ? » J’attrape son bras lorsqu’il tente de s’échapper pour prendre place sur le canapé. « Lis et tu verras. » - « D’accord alors bouge de chez moi. Tu sais très bien comment t’es quand tu joues à call of, tu pleures, tu te plains, tu gueules bref tu saoules quoi. » Il me lance un regard noir avant de se lancer dans un long monologue sur ô combien il est doué à ce jeu, que s’il meurt c’est parce qu’il tombe toujours sur une équipe de bras cassés, qu’il déteste les petits de douze ans qui se prennent pour des professionnels et les snipers, surtout les snipers. Je lève les yeux au ciel, attrape mon livre et me lève pour m’enfermer dans ma chambre. Je peux toujours l’entendre parlementer sur son niveau de jeu alors j’attrape mon casque et lance la dernière playlist que je viens de créer.

Citation :
La personne dans le miroir m’est complètement inconnue. C’est horrible à dire, mais je n’aime pas la personne que je suis devenue. Je m’étais jamais posé la question jusqu’à aujourd’hui, et je pense que ça avait rapport avec la réponse qui allait avec la question. Des vêtements, en passant par la posture et la coupe de cheveux, rien ne me représente réellement.

Je regarde le mur en face de moi, celui qui est recouvert de poster old school de vieux classiques cinématographiques. C’est différent pour moi, je peux m’habiller comme je l’entends, me lever le matin sans prendre la peine de me coiffer et montrer mon majeur à n'importe qui. Cependant ce n’est pas pour autant que le reflet dans le miroir représente qui je suis vraiment. Si mon sourire pouvait parler, il sonnerait probablement faux et puis y’a ces tocs que je tente constamment de cacher, ce péché qui m’habite et que j’ai de plus en plus de mal à réprimander. J’essaye d’imaginer le visage qui peut bien se cacher derrière cette écriture appliquée, mais la seule chose que je peux voir c’est un costume trois pièce, des cheveux plaqués à la perfection et une prestance infaillible.

Citation :
Tu as eu raison, je pense. Au moins, tu es libre de pouvoir venir vivre ta vie comme bon te semble désormais. Et l’écho de sa voix dans ta tête permet juste de conforter cette idée.

Je ris, si seulement y’avait que l’écho de sa voix que j’entendais. Mon doigt vient appuyer quatre fois sur l’un des boutons de mon ordinateur afin d’augmenter le son de la musique pour cacher les cris de Cooper.

Citation :
Je suis désolé que t’aies pas pu poursuivre ton rêve d’enfant. Tu devrais pas t’arrêter en si bon chemin pour autant et continuer vers cette autre voix qui s’offre à toi.

J’y ai déjà pensé, bien trop de fois à vrai dire seulement j’ai plus les moyens de m’offrir ce genre d’études. Je pourrais demander un prêt à Abby ainsi qu’à mes vieux, mais à quoi bon ? Je connais la chanson, je vais me pointer dans cette université et tout ce que je vais y voir c’est le fantôme de Seth et tous les souvenirs qui vont avec. Je suis pas assez fort pour ça et puis j’ai pas envie de croiser son père à chaque fois que je me rendrais à l’hôpital pour bosser.

Citation :
Je suis toujours poli quand il le faut, pas forcément réellement tout le temps, j’avoue tout. Je sors des injures, promis. Mais pas devant n’importe qui. Parce-que selon les situations, cela pourrait nuire à l’image de ma famille et je peux pas me permettre de faire ça - et oui, c’est aussi chiant que ça en a l’air. Il m’est déjà arrivé de manger des fast-food, mais c’est pas une habitude non. T’as vu juste sur ce point là. Comment ça se fait que tu connaisses aussi bien les faux sourires de ton côté ? J’ai connu l’internat oui, l’internat pour garçons même si tu veux tout savoir. Et, au risque de te décevoir, non je suis pas un prince caché venu d’un autre pays.

Sa promesse sur les injures me fait sourire, comme s’il tentait désespérément de se convaincre que c’est bien le cas, qu’il lui arrive d’être comme tout le monde par moment. On m’a souvent répété que l’argent faisait le bonheur mais y’a qu’à lire ses mots pour comprendre que c’est bien plus compliqué que ça. L’argent a un prix oui, mais non, il n’est pas toujours synonyme de bonheur. Je relis sa dernière phrase à plusieurs reprises et plus je la relis et plus je suis soulagé.

Citation :
Pourquoi ne pas m’accompagner manger ce McDo sans costume, plutôt qu’attendre que je te fasse un compte-rendu ?

Je referme le livre sans même avoir lu la question dans son entièreté et je reste là, pendant bien vingt minutes, à fixer le mur en me rongeant les ongles.

Citation :
Comme je suis à peu près sur que Cooper ne le fera pas si je lui demande (et je sais que tu lis ces lignes Cooper), je te glisse là ma carte pour que tu aies mon numéro de téléphone (et Cooper, si t’y touches, t’es un homme mort).

« COOPER ! » J’attrape le bouquin et me rue dans le salon. « T’as lu nos échanges ?! » que je lui balance alors que j’attrape la télécommande pour éteindre la tv. « MAIS. T’es malade, j’étais en train de gagner ! » qu’il grogne alors qu’il se tourne vers moi déposant la manette sur la table d’un geste désinvolte. « Alors, tu vas le manger ce mcdo oui ou non ? » Quel enfoiré. Je décroche enfin la carte pour y découvrir l'identité qui se cache derrière les initiales de D.W, Damon Williams même son nom a du style. « Non, j’peux pas. Tu l’as vu toi et tu me connais, on fera tâche dans un Mcdo, c’est sûr. » J’ai envie de m’assoir mais mes jambes en décident autrement. « Et puis on s’est déjà tout dit, qu’est-ce qu’on pourrait bien se raconter de plus ? » que je demande plus à moi-même alors que je me retrouve à faire les cents pas dans la cuisine. « T’es vraiment une mauviette Oxton. » Je montre mon majeur à Cooper qui me sourit en retour. « Il est cool, puis c’est qu’un Mcdo. Tu pourras toujours te plaindre de la texture des potatoes et lui demander son avis sur le sujet. » Je ris en imaginant la scène, bordel dans quelle merde je me suis encore foutu. «T’as pas envie de le voir ? » Oui et non. Oui parce que j’ai envie de pouvoir mettre un visage sur ce costume trois pièces et non, parce qu’il en connait peut-être plus que la plupart des gens que je côtoie. « J’sais pas. » Il m’envoie un coussin dans la gueule ce qui n’a pas l’air de me remettre les idées en place. « EUREKA » qu’il gueule, me faisant sursauter. « T’as qu’à lui proposer de venir avec toi au concert de X Ambassadors ! » Je secoue la tête, comme si Damon était du genre à écouter ce genre de musique même si l’idée n’est pas mauvaise en soi. Ça me laisserait quelques jours pour me préparer à l’éventualité d’une rencontre et puis c’est l’un des seuls évènements qui ne laissent pas de places aux blancs. J’attrape mon portable et enregistre son numéro dans mes contacts. Cooper se lève pour venir se mettre positionner derrière moi tel un petit diable au dessus de mon épaule. « Envoie-lui un message. T’as peur de quoi au juste ?  Au pire il te traite de sale pauvre et tu lui rayes sa voiture de gosse de riche.» Au pire y’a des blancs, on sait pas quoi se dire, je m’empiffre de potatoes pour ne pas avoir à parler la bouche pleine et je le sème parmi la foule du concert en prétextant devoir aller aux toilettes.

Numéro inconnu.
Salut,

C’est le mec qui t’a écrit quelques mots dans l’Alchimiste. J’suis partant pour un Mcdo si t’es toujours ok pour le partager avec moi et ce, sans costume. Je te propose même de prolonger la soirée en allant voir X Ambassadors, il se trouve que j’ai une place en plus et personne pour m’y accompagner (non pas que tu sois la roue de secours et j'ai des amis, je te jure). T’es pas forcé d’accepter, on peut très bien se contenter d’un fast food. Tiens-moi au courant !

Post-scriptum : Le fait que tu ne sois pas un prince ne m’a pas déçu, j’en suis même plutôt soulagé.

Post-scriptum bis : Y’a Cooper qui te passe le bonjour.

Garret Oxton  


 


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