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 (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence

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Mia McKullan
Mia McKullan
le roman inachevé
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ÂGE : 31 ans, née le 26 mai 1990
SURNOM : Mia c'est suffisamment court non?
STATUT : she loves him like never she loved someone before but secrets weigh her down
MÉTIER : Journaliste pour le Brisbane Times mais aussi auteur, ayant sorti son premier roman en juillet 2020.
LOGEMENT : Elle habite normalement au #97 St Pauls Terrace à Spring Hills avec son meilleur ami Knox Baxton, mais depuis avril, elle vit chez Alec à Toowong.
(Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence Jyri
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GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Née & a grandi à Brisbane ∆ Son père est parti lorsqu'elle avait 15 ans ∆ A étudié à Melbourne ∆ A voyagé pendant deux ans ∆ Journaliste, son but ultime est de devenir écrivain & illustratrice ∆ Passionée de surf depuis petite, elle est incapable de remonter sur une planche depuis son accident ∆
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Message(#) Sujet: (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence EmptySam 10 Juil - 9:51



Don't blame me for the heavy silence 

Juin 2021. Installée depuis une bonne vingtaine de minutes sur ce banc, je ne vois pas réellement le temps passé tant mes pensées divaguent. Les jambes croisées, une cup de thé dans la main, je regarde l’horizon sans prêter attention aux détails. Cette vue, je la connais comme ma poche. Une vue admirée des millions de fois quand j’étais gamine. Une vue qui me replonge d’ailleurs dans de lointains souvenirs, où tout était bien plus facile. Des souvenirs dont la résonnance était cristalline et joyeuse, connotant avec les pensées bien plus sombres, bien plus tristes de mon présent. Sombres suite à ce coup de feu qui a atteint cette épaule désormais guérie, ne portant guère plus qu’une légère marque qui ne laissera personne penser que quelque chose de grave s’est passé. Tristes parce que, suite à ça, la peur, l’angoisse ont rythmés mon quotidien. L’enfermement aussi, l’éloignement d’avec mes proches. L’impossibilité de leur dire le pourquoi du comment quand ils ignorent tout. Et qu’ils vont devoir rester dans cette ignorance parce que ce secret ne sera jamais trahi. Le secret porté par Alec que j’ai décidé d’aimer et de protéger en ne disant rien. Je ne le blâme pas pour ce qui s’est passé, comment aurait-il pu prévoir que son frère allait prendre sa revanche sur moi ? Je sens sa culpabilité présente dans son regard à chaque instant depuis presque deux mois maintenant. Je sens aussi cette nécessité qu’il a de me protéger, refusant que je quitte son cocon, devenu quelque peu le mien depuis. Je ne le blâme pas pour ce qui s’est passé, mais peut-être qu’il y a une certaine amertume quand je sens que je m’éloigne de mes proches. Knox tout d’abord, avec qui je ne vis plus depuis ce fameux soir, qui a toutes les raisons du monde de m’en vouloir puisque je n’ai pas tenu ma promesse. Celle d’être à ses côtés, lui qui doit affronter le retour de sa maladie depuis des mois. J’ai l’impression d’être devenu involontairement égoïste et sans cœur. Je pense aussi à mon père, que j’évite depuis la dernière fois où nous nous sommes vus, début avril. Evidemment qu’il s’interroge, je le sens les peu de fois où j’ai eu le courage de répondre à ses appels. Mais le mensonge face à lui m’est insupportable. Je ne sais pas jusqu’à quel point je vais pouvoir tenir, et même si je sais que je ne lui dirai rien, j’ai peur de le voir. Pourtant, ce soir, la raison me pousse a finalement le faire venir me rejoindre dans ce lieu qui a été notre point de repère pendant des années. Je sens encore la gravure de nos deux initiales en dessous de l’assisse que je caresse subtilement du bout du doigt. Le message a été envoyée, je lui ai demandé de me rejoindre là où il sait, sans plus de précision.

Des pas derrière moi me feront sursauter alors que l’agitation d’Otis, le chien d’Alec, se manifeste à mes pieds. C’est ce qui fera me retourner pour voir mon père s’approcher et, malgré l’appréhension, un sourire sincère s’affiche sur mes lèvres, heureuse de le voir. Je me lève alors qu’il arrive à ma hauteur pour le saluer « Bonsoir papa ». Je m’approche et vient à passer mes bras autour de sa nuque en l’étreignant peut-être un peu plus que je ne peux le faire d’habitude. Un baiser sur sa joue et je me recule. Comme je vois qu’il lorgne sur Otis, un sourire au coin des lèvres me fera ajouter « Rassure-toi, j’ai pas adopté un chien ou je ne cherche pas à t’en faire adopter un… ». Je marque une pause, un sourire un peu plus malicieux se dessinant « Quoi que, j’en connais une qui serait heureuse d’avoir un petit chien à s’occuper ». Je ne parle évidemment pas de moi, mais de Bonnie, cette petite fille à laquelle il est beaucoup attaché, et réciproquement. « Je te présente Otis… C’est le chien d’Alec » je reprends alors plus sérieusement.  J’essaye peut-être en faisant ça de repousser le moment où il va me demander comment je vais, surtout après deux mois sans se voir. Je redoute aussi les questions qu’il me posera nécessairement pour comprendre pourquoi j’ai quelque peu disparu ces dernières semaines…
 
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Andrew McKullan
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Message(#) Sujet: Re: (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence EmptyMer 14 Juil - 17:09



Don't blame me for the silence


Juin 2021

Andrew aurait bien pris le temps de respirer l’odeur des fleurs qui émanait du jardin botanique, ou même pris quelques instants pour s’arrêter au planétarium, mais il était bien trop occupé à tirer sur sa cigarette, les sourcils froncés, marchant d’un pas plutôt lent. Le café qu’il avait pris sur le chemin commençait à refroidir dans sa main gauche. Les sentiments qui l’assaillaient à ce moment-là étaient très variés. Un mélange de colère et de culpabilité. Mia n’avait pas donné de nouvelles pendant plusieurs longues semaines. Au début, Andrew avait mis ça sur le compte de la vie quotidienne. Elle devait être trop occupée. Elle avait d’autres chats à fouetter. Mais plus les jours passaient, et plus ses quelques mots évasifs, voire ses non réponses, à ses nombreuses invitations, avaient commencé à l’inquiéter. Il avait comme l’impression de revivre ce qu’il avait subi - certains diraient choisi - pendant ces quinze années à l’étranger. Zéro contact avec sa fille, et le peu de mots échangés lors des anniversaires ou des fêtes de fin d’année n’étaient que banalités sans intérêt. Alors il s’inquiétait. Qu’avait-il fait de mal, cette fois ? Il avait essayé de renouer le contact plusieurs fois, mais rien n’avait été utile. Mia avait fermé la porte. Jusqu’à aujourd’hui, où elle l’avait invité à leur endroit favori.
Andrew avait toujours aimé venir ici. L’odeur des feuilles mouillées quand il avait plu, Mia qui insistait pour prendre son vélo à chaque fois qu’il faisait une virée jusqu’ici. En fin de journée, Andrew finissait souvent par repartir avec le vélo sous le bras, la petite boudant les bras croisés parce que c’était beaucoup trop dur de pédaler après s’être goinfrée de donuts sur un banc. Ils avaient passé un certain temps ici. Que ce soit tous les deux ou avec Mary, d’ailleurs. C’était leur refuge. Andrew était venu quelques fois tout seul. Il avait toujours trouvé l’endroit apaisant. Il arrivait souvent à réfléchir un peu plus ici qu’ailleurs. A poser ses idées. Il espérait que l’endroit aiderait à calmer les mœurs entre lui et Mia, puisqu’il n’avait concrètement aucune idée de ce qu’elle allait bien pouvoir lui dire. Sa cigarette écrasée, Andrew respira un bon coup.

Il n’eut pas besoin de chercher très longtemps sa fille, puisqu’il savait très exactement où elle se trouvait. Assise sur leur banc, celui à la peinture écaillée, celui qui préserve leurs initiales, elle sursauta lorsqu’il arriva derrière elle. Andrew ne lit aucune animosité sur son visage, renforçant ses interrogations. Mia s’avança vers lui, le prenant dans ses bras pour le saluer. Andrew ne put s’empêcher lui aussi de resserrer son étreinte, déposant un baiser sur le front de sa princesse. Son cœur se serre quelque peu dans sa poitrine. Il sait que quelque chose cloche, mais il n’arrive pas à mettre le doigt dessus.  Il est bien vite coupé dans ses pensées par une bête qui semble bien moins perturbé que lui par des questionnements philosophiques. « Rassure-toi, j’ai pas adopté un chien ou je ne cherche pas à t’en faire adopter un…Quoi que, j’en connais une qui serait heureuse d’avoir un petit chien à s’occuper. Je te présente Otis… C’est le chien d’Alec ». Andrew s’abaisse au niveau du chien, lui caressant la tête. “Hello, buddy !”. Il se redresse, fronçant le nez en observant sa fille. “M’en parle pas, elle a failli nous ramener un écureuil du parc, l’autre jour…”. Il repensait à la petite Bonnie qui avait couru dans tous les sens pour essayer d’attraper la bestiole qui ne s’était bien entendu pas laissé faire. Il songea que s’il l’avait amené par ici, il aurait sûrement dû redoubler de vigilance, comme il le faisait avec Mia lorsqu’elle se penchait trop près du bord. Il tourna la tête vers sa fille, essayant de faire la conversation, avant de commencer avec les sujets qui fâchent. “Qu’est-ce que tu fais avec le chien d’Alec, d’ailleurs ? Il s’est cassé une jambe, ton copain ?”. Bien que ça ne le regardait pas, il était quand même curieux.

Une gorgée de café plus tard, la main sur son paquet de cigarettes, il en sortit une du paquet, certain qu’il avait besoin d’un peu de fumée goudronnée pour affronter ses démons...ou ceux de Mia. Il ne savait même pas par où commencer. Pourquoi tu ne m’as pas appelé ? Est-ce que tu m’en veux ? Qu’est-ce que je peux faire pour arranger les choses ? Autant de questions, pourtant simples, qui tourbillonnaient dans sa tête, mais qu’il n’arrivait pas à prononcer. C’était stupide, puisqu’il ne savait même pas s’il avait quelque chose à se reprocher. Mais il connaissait trop bien les McKullan. Andrew tira une latte sur sa cigarette, tout en s’asseyant sur le banc. Comme toujours, la vue depuis l’endroit avait quelque chose d’apaisant. Il fixa l’horizon, sans rien dire au début. Le silence qui régnait ne faisait que confirmer ce qu’il pensait, quelque chose clochait. “Tu te souviens quand on venait ici, tous les deux ? Avec ta bicyclette. Tu me parlais pendant des heures des choses les plus insignifiantes de ta journée. Et tu voulais toujours ramener une brindille ou un caillou”.  Il tourna la tête vers elle. “J’imagine que si tu m’as fait venir ici aujourd’hui, après deux mois sans me parler, c’est que tu as quelque chose à me dire”. Le ton était volontairement cynique. “Tu peux tout me dire, tu sais. Enfin, presque tout, oublie pas que je vieillis”. Il sourit légèrement. Il songea que la colline était sacrément haute, et que si jamais Mia avait envie de le jeter d’ici, il ferait une sacrée chute vers le bas. Mais au moins, la vue était belle.


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Message(#) Sujet: Re: (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence EmptyVen 16 Juil - 14:50


Don't blame me for the heavy silence 

Juin 2021. L’endroit m’apaise déjà. Je sens la brise venir caresser mes joues et ferme les yeux quelques secondes. Un fin sourire apparait sur mes lèvres quand je me revois, enfant, en train de courir autour de ce même banc, mon père tentant de m’attraper pour me stopper en me disant que je risque de finir par tomber. Je me souviens de ce caillou en forme de cœur que j’ai trouvé ce même jour, me penchant pour le ramasser et le donner immédiatement à mon père. Je ne me souviens plus en revanche des petits mots que j’ai pu lui adresser pour accompagner mon geste. Ce petit caillou était resté des années durant sur son bureau qu’il avait dans la maison familiale. Une sorte de symbole représentant cette relation si fusionnelle que nous avions lui et moi. Mais comme à chaque fois que mes yeux sont clos, la réalité me rattrape vite, celle du cauchemar qui ne cesse de se répéter, nuit après nuit, et duquel je ne parviens plus à me défaire. Ce même cauchemar qui m’a obligé et qui m’oblige encore à rester distante avec mes proches. Pourtant, ce soir, alors que le soleil commence à décliner sur la ville, j’ai convié mon père à me rejoindre. Il est temps que j’arrête de l’éviter, il est temps que je retrouve un semblant de vie normale et surtout, que je reprenne le dessus sur tout ça. Alors qu’il approche, je me lève du banc et vient à l’étreindre. Il a toujours ces mêmes gestes à mon égard, celui de me déposer un baiser sur mon front après une longue étreinte. J’entame la discussion en utilisant Otis, le chien d’Alec, pour briser le silence bien trop pesant qui finira par s’instaurer à un moment ou à un autre. « Hello, buddy ! M’en parle pas, elle a failli nous ramener un écureuil du parc, l’autre jour… ». Sa remarque me fait sourire, imaginant bien la petite Bonnie courir après le petit animal et, surtout, supplier mon père de le ramener à la maison « Tu devrais peut-être te préparer à cette éventualité alors » fais-je en désignant l’animal d’un signe de tête, toujours le sourire au coin des lèvres. « Qu’est-ce que tu fais avec le chien d’Alec, d’ailleurs ? Il s’est cassé une jambe, ton copain ? ». La remarque me fait arquer un sourire non sans pouffer un peu de rire « Il m’a supplié pour que je le prenne avec moi. Comment tu veux résister à un regard pareil en même temps » je réponds en me penchant légèrement pour venir le gratouiller sous sa gueule « Je parle d’Otis pas d’Alec évidemment » j’ajoute avec un sourire amusé. « Sinon Alec va bien, ne t’en fais pas ». Je viens reprendre place sur le banc, invitant mon père en faire de même.  

Un certain silence s’installe et je guette mon père du coin de l’œil alors qu’il sort son paquet de cigarettes et vient s’installer à mes côtés. Une habitude que je lui avais remarquée il y a de ça quelques mois alors que nous nous étions retrouvés pour le feu d’artifice de l’Australian Day. Une mauvaise habitude qu’il avait du prendre au fil des années du fait des nombreux tracas qu’il a pu connaitre. Faire une remarque à ce sujet me démange cette fois encore, mais je ne dis rien, incapable de prononcer un mot, même si ce serait encore un excellent moyen encore de repousser l’inévitable. « Tu te souviens quand on venait ici, tous les deux ? Avec ta bicyclette. Tu me parlais pendant des heures des choses les plus insignifiantes de ta journée. Et tu voulais toujours ramener une brindille ou un caillou ». Ma tête se tourne lentement vers lui, comprenant alors le sous-entendu « J’imagine que si tu m’as fait venir ici aujourd’hui, après deux mois sans me parler, c’est que tu as quelque chose à me dire (…) tu peux tout me dire, tu sais. Enfin, presque tout, oublie pas que je vieillis ». La culpabilité me saisit alors, sentant mon cœur s’accélérer ainsi que mon estomac se nouer. Bien sûr que j’aurai quelque chose à lui dire, bien sûr que je sais que je peux tout lui dire. Mais c’est aussi ça le problème. C’est que, cette fois, je ne le peux pas. Même si je meurs d’envie de lui dire, de lui raconter ce qui s’est passé deux mois plus tôt, je ne le peux pas. Parce que je ne veux pas l’inquiéter, parce que je ne veux pas qu’il soit mêlé à tout ça, parce que je ne veux pas qu’il se fasse une mauvaise opinion d’Alec. Et tout simplement parce que je ne veux pas révéler qui il est vraiment… Je sais qu’il ne le comprendra pas, comment le pourrait-t-il quand il verrait que sa fille est constamment exposée au danger ? Je soupire alors, reportant mon regard sur l’horizon avant que mes lèvres se délient « Il y a un caillou en particulier que tu as conservé longtemps, il ne t’a pas dérangé celui-là » dis-je en premier lieu, un mince sourire en coin. « Je ne t’ai pas pas parlé pendant deux mois, papa. Tu exagères un peu… » je me permets de dire alors qu’il n’a pas totalement tort « C’est juste que… j’ai eu besoin de prendre un peu de recul…». Me voilà en train d’utiliser ce mensonge, le même que j’ai pu sortir à de nombreuses personnes déjà « …de faire une pause, notamment au travail, en freinant un peu le rythme et en essayant de me concentrer aussi sur mon nouveau roman » qui n’a pas avancé d’un iota « Je me suis installée chez Alec, on en a profité pour partir quelques jours au Whitsunday pour nous retrouver aussi ». Je n’aime pas la tournure que prend mon explication, ce qui explique mon deuxième soupir « Quoi qu’il en soit, je ne cherchais pas à t’éviter si c’est ce que tu crois. Je n’ai rien à te reprocher non plus, j’avais juste besoin… d’un peu de temps… » Je me sens lamentable de mentir de la sorte, surtout peu crédible et pas convaincu que mon père puisse mordre à l’hameçon. Je l’espérais, car je serai incapable de lui expliquer les choses autrement…  

 
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Message(#) Sujet: Re: (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence EmptyDim 25 Juil - 12:04



Don't blame me for the silence


Juin 2021

Andrew ne le répèterait jamais assez, mais l’endroit avait quelque chose de presque thérapeutique. Le bruit du vent dans les arbres, l’odeur des plantes environnantes, le soleil qui donnait des reflets dorés aux chemins et aux pierres qui traînaient là...On en oubliait presque les cris des enfants qui venaient s’amuser ici le week-end ou en fin de journée. Et surtout, on en oubliait presque ses propres tracas. Même si le ventre d’Andrew était toujours noué, et sa gorge toujours un peu sèche malgré le café qu’il avait dans les mains, la simple sensation de se retrouver ici avec sa fille suffisait à calmer quelque peu ses inquiétudes. Et il devait bien avouer que le chien - Otis s’il en croyait Mia - n’y était pas pour rien non plus. Il mentionna l’écureuil que Bonnie avait absolument voulu ramener, auquel il avait bien entendu était ferme et catégorique : non, on ne ramènerait pas un écureuil, ni chez lui, ni au centre. Mia l’invita à se préparer à cette possibilité. Andrew ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel. “Hors de question que le centre ou ma maison deviennent une ménagerie ou un zoo...Une tortue, à la rigueur, ça prend pas de place et c’est lent..”. Il les connaissait, les petits du centre, et il savait que s’il commençait à leur amener un seul bestiau, ils en voudraient dix autres. Alors il se devait d’être strict à ce sujet. Mais il devait bien avouer que les yeux presque larmoyants du chien dont Mia avait la garde aurait pu suffire à le faire changer d’avis. Il le caressa sur le dessus de la tête, écoutant attentivement Mia lui expliquer qu’elle n’avait pas pu résister à la demande d’Alec en voyant la bouille de l’animal. Andrew sourit, retournant les yeux vers sa fille au moment où elle lui signifiait qu’Alec allait bien. “Fais attention, c’est le début des ennuis”. Ses propos ponctués d’un clin d'œil, il se voulait volontairement taquin. Après le chien, l’emménagement - et Andrew ignorait encore à quel point il avait raison - puis le mariage et les enfants. Le début d’une vie paisible et idyllique...mais aussi potentiellement d’un ramassis d’emmerdes. En tout cas, s’il se fiait à sa propre expérience.

Les retrouvailles passées, c’est autre chose que les deux McKullan retrouvent. Le silence, ponctué de quelques nuées bleutées de la cigarette du vieux. Malgré la sérénité des lieux, l’ambiance est devenue plus pesante. Andrew aurait voulu éviter d’en parler, mais il doit bien se rendre à l’évidence. Il ignore pourquoi Mia a été distante tout ce temps, et si quelque chose cloche avec lui, il a bien droit de le savoir. Perdu dans ses pensées et les souvenirs, le vieux relance la conversation, espérant que sa fille sera honnête avec lui. « Il y a un caillou en particulier que tu as conservé longtemps, il ne t’a pas dérangé celui-là ». Andrew ne peut s’emoêcher de sourire face à cette remarque, secouant la tête en fixant l’horizon. Elle avait raison. Le caillou en forme de coeur que Mia avait rapporté d’une de ses expéditions sur le mont avait trôné fièrement sur son bureau pendant des années. A vrai dire, Andrew s’était toujours demandé s’il ressemblait vraiment à un coeur, il aurait plus dit que c’était un simple ovale mal dessiné, mais il n’avait jamais rien dit à Mia, préférant lui laisser le bénéfice du doute et, surtout, laisser libre court à ses rêveries et à son imagination. Il tourna la tête vers elle. “Je l’ai toujours, tu sais. Je ne sais pas comment j’ai réussi à ne pas le perdre entre tous ces déménagements...J’avais même hésité à m’en faire un porte-clé !”. Le caillou résidait désormais dans le tiroir de sa table de nuit. Certains préféraient y laisser une Bible, lui était plutôt adepte de ce morceau qui n’avait de gris que la couleur.

Mia sembla alors prendre une inspiration, comme si ce qu’elle allait dire ensuite n’était pas aussi plaisant que cette histoire de vieille pierre. « C’est juste que… j’ai eu besoin de prendre un peu de recul…(...) …de faire une pause, notamment au travail, en freinant un peu le rythme et en essayant de me concentrer aussi sur mon nouveau roman. (...) Je me suis installée chez Alec, on en a profité pour partir quelques jours au Whitsunday pour nous retrouver aussi. (...) Quoi qu’il en soit, je ne cherchais pas à t’éviter si c’est ce que tu crois. Je n’ai rien à te reprocher non plus, j’avais juste besoin… d’un peu de temps… ». Andrew fronça les sourcils, laissant son regard perdu au loin. Il ne savait pas ce qu’il était censé retenir de tout ça. Et il n’aimait pas ces explications. Trop évasives. Pas assez détaillées. Comme si elle essayait de se justifier de quelque chose sans vraiment dire quoi. Quelque chose clochait, il en était certain. Peut-être qu’il suffirait qu’il creuse un peu. Dans tout le tas d’informations, il n’avait réussi à isoler qu’une seule information à peu près claire. Sans lâcher l’horizon du regard, sa clope toujours à la main, il répondit d’un ton presque monotone. “Tu as emménagé avec Alec ?”. Sa théorie des emmerdes s’avérait vraie plus tôt que prévu. Andrew se leva du banc, ayant subitement envie de marcher. Il sentait une forme d’agacement monter en lui. Il ne savait pas trop pourquoi. Peut-être parce qu’elle avançait dans sa vie et qu’elle ne lui avait rien dit. Peut-être parce que ça faisait deux mois qu’il attendait impatiemment des nouvelles de sa fille et qu’elle n’avait jamais rien dit. Il s’approcha légèrement du bord, fixant le bas de la colline, restant attaché à sa cigarette comme s’il s’agissait d’une corde qui l’empêcherait de vaciller dans le vide. Il continua sur sa lancée, la pointe d’agacement se faisant sentir dans sa voix, mais toujours sans regarder sa fille. “Je sais pas, Mia, peut-être qu’informer ton vieux père que tu étais en train d’emménager avec ton compagnon, ça aurait été une piste intéressante. Peut-être que de le tenir informé sur ce nouveau roman, ça l’aurait intéressé aussi”. Il se tourna cette fois vers elle, les bras ballants. “Je suis pas revenu ici pour que tu vives ta vie sans m’en informer. J’ai passé quinze ans de ma vie à être dans le flou sur ce que tu faisais, j’ai dû m’assurer d’avoir quelqu’un qui surveillait tes moindres faits et gestes pour n’avoir ne serait-ce qu’un aperçu de ta vie”. Son ton se fit un peu plus suppliant, tandis qu’il tirait de nouveau sur sa cigarette. “Ne me mets pas à l’écart, Mia. Plus maintenant”. Il marqua une légère pause, fixant sa fille. “Et ne me prends pas pour un abruti, je suis ton père. Je vois bien qu’il y a quelque chose qui te trotte dans la tête”. Il ignorait ce que c’était. Peut-être simplement la couleur des rideaux du salon qu’elle partageait avec Alec. Ou peut-être autre chose. Mais il était son père, et il estimait qu’il avait le droit de savoir. A tort, peut-être, et surtout à ses risques et périls.

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MÉTIER : Journaliste pour le Brisbane Times mais aussi auteur, ayant sorti son premier roman en juillet 2020.
LOGEMENT : Elle habite normalement au #97 St Pauls Terrace à Spring Hills avec son meilleur ami Knox Baxton, mais depuis avril, elle vit chez Alec à Toowong.
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Message(#) Sujet: Re: (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence EmptySam 7 Aoû - 22:28


Don't blame me for the heavy silence 

Juin 2021. « Hors de question que le centre ou ma maison deviennent une ménagerie ou un zoo… Une tortue, à la rigueur, ça prend pas de place et c’est lent… ». Cette remarque ne manque pas de me faire rire doucement, sûrement parce que j’estime que celle-ci n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. L’idée d’amener un petit animal chez mon père, ne serait-ce qu’un petit poisson rouge, pour faire plaisir à Bonnie, me semble être une excellente idée qu’il trouvera, lui, mauvaise. Mon sourire est d’ailleurs un peu amusé mais je ne réponds rien à sa remarque, ne laissant rien présager de bon pour lui. Il me demande ensuite comment va Alec, sûrement surpris de me voir en compagnie de son chien, sans lui. Je lui dis qu’il va très bien « Fais attention, c’est le début des ennuis ». La remarque me fait tourner la tête vers lui, en arquant un sourcil, pas certaine de saisir réellement ce qu’il veut me dire mais ne cherchant pas à comprendre davantage. Surtout quand, malgré tout, les ennuis, et sûrement pas ceux auxquels il pense, étant bien loin de s’imaginer ce qu’il en est réellement, ont pu déjà commencer.

Le silence s’installe. Je me sens mal à l’aise, je ne sais quoi lui dire quand il y a, pourtant, tant à dire. Expliquer mon propre silence pendant presque deux mois, alors que nos rapports étaient au beau fixe la dernière fois que nous nous sommes vus, début avril, et qu’il m’a fait part de son souhait d’adopter Bonnie, ne va pas être une chose aisée. Je m’apprête d’ailleurs à les entendre mais c’est les souvenirs qui reviennent dans sa mémoire, et dans la mienne par la même occasion, me partageant un souvenir d’enfance. Mais ce souvenir d’enfance est aussi ponctué d’un sous-entendu et d’un reproche, celui de la facilité que j’avais, enfant, de lui parler de tout… « Je l’ai toujours, tu sais. Je ne sais pas comment j’ai réussi à ne pas le perdre entre tous ces déménagements… J’avais même hésité à m’en faire un porte-clé ». « Je suis ravie de savoir que tu l’as toujours » je réponds doucement, un moyen sûrement détourner d’amortir les reproches qu’il va pouvoir me faire sur mon silence. Un moyen surtout de lui montrer que je ne lui reproche rien et que ce morceau de caillou, soi-disant en forme de cœur, est toujours significatif pour moi, représentant l’amour que j’ai pu ressentir et que je ressens toujours à son égard. Mais je sais que ce commentaire ne sera pas suffisant. Si j’estime qu’il exagère en signifiant que je ne lui ai pas adressé la parole pendant deux mois, je lui donne tout de même une explication sur les raisons de ce silence. Une explication bancale, qui n’a aucun sens, surtout quand, entre temps, j’ai pu emménager chez Alec et que c’est le genre de nouvelles qu’on partage à ses proches en général. « Tu as emménagé avec Alec ? ». Et c’est d’ailleurs l’unique chose qu’il semble retenir, pour l’instant, me laissant échapper un soupir, alors que j’hoche simplement la tête en guise de réponses. Je le vois alors se lever du banc, mon regard le suivant dans son mouvement. Je connais mon père par cœur, et malgré son absence pendant toutes ces années, je sais que, lorsqu’il commence à faire les cent pas, cela n’est pas bon signe. C’est avec un peu de crainte que je le fixe alors que je reste assisse sur le banc « Je sais pas, Mia, peut-être qu’informer ton vieux père que tu étais en train d’emménager avec ton compagnon, ça aurait été une piste intéressante aussi. Peut-être que de le tenir informé sur ce nouveau roman, ça l’aurait intéressé aussi ». Je le sais et il a toutes les raisons de me le reprocher « Je suis pas revenu ici pour que tu vives ta vie sans m’en informer. J’ai passé quinze ans de ma vie à être dans le flou sur ce que tu faisais, j’ai dû m’assurer d’avoir quelqu’un qui surveillait tes moindres faits et gestes pour n’avoir ne serait-ce qu’un aperçu de ta vie ». Si la première remarque m’attriste, celle-ci me fait naitre un sentiment partagé entre la culpabilité et la colère. Une colère justifiée par son absence pendant quinze ans, un fossé qu’il a lui-même creusé entre nous, par choix. Me reprocher de ne pas tout lui dire désormais me semble injuste, et si mon regard a trouvé le sol quelques instants plus tôt, il est désormais posé sur lui, les sourcils froncés « Ne me mets pas à l’écart, Mia. Plus maintenant ». Je n’ai pas le temps de lui répondre, alors que je m’apprête à le faire, qu’il enchaine « Et ne me prends pas pour un abruti, je suis ton père. Je vois bien qu’il y a quelque chose qui te trotte dans la tête ». Je hais ce sentiment. Je hais ce mensonge face à mon père, je hais Mitchell Strange de m’avoir fait subir ça, injustement. A ce moment, j’en veux peut-être aussi à Alec d’avoir cette vie-là, quand les choses sont bien plus compliquées que je ne le pensais, surtout, face à mes proches. Heureuse à ses côtés, je le suis, mais avec l’incident qu’il y a eu presque deux mois plus tôt, je me rends compte que mon quotidien n’est désormais plus le même… et peut-être que je ne suis plus tout à fait la même depuis aussi. Assisse toujours sur le banc, je daigne enfin lui répondre « Tu n’as pas le droit d’exiger que je te tienne informer désormais, parce que c’est toi, et uniquement toi, qui a décidé de partir quinze ans en arrière. Ne me reproche pas le fossé qui s’est creusé entre nous pendant toutes ces années quand tu es le seul fautif, papa ». J’ai besoin de commencer par-là, parce qu’autant, je veux bien entendre ses reproches concernant mon silence ces dernières semaines, autant je ne peux pas entendre les reproches concernant ces quinze dernières années. Si l’agacement peut se lire sur mon visage, le ton est pourtant neutre et posé, même si certains mots sont plus accentués que d’autres. Un soupir passe la barrière de mes lèvres avant de reprendre « Mon emménagement chez Alec s’est fait du jour au lendemain » et sur ce détail là, ce n’était pas un mensonge « et rien n’est définitif » parce qu’en réalité, si je suis allée chez lui, c’est uniquement pour qu’il puisse me protéger de son frère, et, à aucun moment, nous n’avions parlé d’un emménagement permanent, même si je sais qu’Alec ne me laissera pas repartir pour l’instant, et peut-être même jamais, pour s’assurer que je vais bien. Quant à moi, je n’ai pas envie de retourner dans mon appartement quand, rien que passer le pas de la porte, me ramène au souvenir de Mitchell assis sur mon canapé, arme à la main. Je soupire, encore, me levant du banc, m’approchant à mon tour du bord « Quant à mon roman, je suis au point mort… Et j’en suis pas fière, alors je pense que tu peux comprendre pourquoi je ne t’en ai pas parlé ». Mon regard est porté sur l’horizon, même si cette phrase aussi est une vérité. Mais je sens qu’il va me demander pourquoi, et, face à cette question, je serai incapable d’y répondre honnêtement. Je n’ai d’ailleurs pas réagi à sa dernière remarque, celle où il me dit, et à raison, sentir qu’il y a autre chose. Bien sûr qu’il me connait malgré tout, il est mon père et sait reconnaitre chaque expression sur mon visage et surtout, les interpréter. Mon regard s’attriste, toujours incapable de trouver celui de mon père, désormais à mes côtés. « Il y a bien autre chose… Mais je ne veux pas que tu t’inquiètes pour autant, je vais bien ». J’amortis la demi-vérité, celle qu’Alec m’a suggéré de dire quand je lui ai fait part que le secret était bien trop lourd à porter face à mes proches, que je ne supportais plus de devoir prétendre que tout allait bien quand ce n’était définitivement pas le cas. Mon cœur s’accélère dans ma poitrine, prenant mon courage par deux mains pour lui faire face cette fois « Un soir, en rentrant chez moi, un homme m’a abordé. Je l’ai repoussé et il s’en est pris violemment à moi. Alec est arrivé à ce moment là et l’a fait fuir. Et même si je n’ai rien eu, que je vais bien physiquement… » Je marque une pause, nécessaire, ma gorge se nouant « moralement, j’ai dû mal à passer au-dessus… ». C’est dur de l’avouer à voix haute, même si cette histoire n’est pas la vraie, mais elle reste suffisamment proche de ce qui s’est passé pour être un tantinet honnête avec mon père. Je crains sa réaction, mon regard a trouvé le sol à nouveau, tentant de garder mon calme, de ne pas flancher pour ne pas inquiéter davantage mon père.   
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Message(#) Sujet: Re: (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence EmptySam 28 Aoû - 11:00



Don't blame me for the silence


Juin 2021

Le rire de Mia, à la suite de sa remarque sur la tortue, résonne aux oreilles d’Andrew comme un vieux souvenir. Toujours aussi cristallin, Andrew ne peut s’empêcher de sourire, malgré sa morosité en venant ici. Il craignait que Mia ne prenne cela trop au sérieux et qu’elle débarque avec un quelconque animal chez lui, un de ces jours. Et il craignait d’autant plus qu’il n’arriverait pas à convaincre Bonnie de s’en séparer. Il imaginait déjà la scène, Bonnie et son nouveau compagnon, les yeux brillants, suppliant Andrew de bien vouloir le lui laisser, parce qu’il était vraiment trop mignon. Il espérait sincèrement que Mia ne tenterait pas le diable et qu’elle garderait ses amis à poils, à plumes ou à tout autre revêtement dans un coin. Le vieux n’aurait jamais le courage de briser le cœur de la petite Bonnie. La conversation dérive sur Alec, et Mia semble perplexe face à sa remarque sur les ennuis. Andrew était peut-être l’un des mieux placés pour savoir que c’était souvent comme ça qu’un couple commençait à prendre ses marques. Et un couple c’était...compliqué, pour faire court.

Leurs rires laissent bientôt place à un silence, silence un peu trop pesant. Le bruit des feuilles aux alentours ne suffit pas à faire taire les mots qui virevoltent dans la tête d’Andrew à ce moment-là. Leur discussion autour du caillou qui trône toujours chez Andrew, l’odeur de sa cigarette, la nicotine qui emplit beaucoup trop ses poumons ne suffisent pas non plus. Le silence de sa fille pendant plusieurs mois est incompréhensible pour lui. Surtout quand tout allait si bien. Du moins, c’est ce qu’il pensait. Les virées en magasin, les dîners en tête à tête, les visites chez l’un et chez l’autre. Andrew avait l’impression d’avoir retrouvé sa fille. Et du jour au lendemain...plus rien. Comme une ombre qui aurait filé trop vite derrière un mur, une poussière envolée sous un balai. Il avait beau avoir retourné la situation une bonne dizaine de fois dans sa tête, il ne comprenait toujours pas ce qu’il avait bien pu faire pour mériter cela. Ou peut-être était-ce quelque chose qu’il n’avait pas fait justement ? L’annonce de l’emménagement avec Alec fut la goutte d’eau de trop. Levé du banc, le regard à la fois perdu dans le vide et dans l’immensité de la ville qui s’étend sous leurs pieds, le vieux craque. Il voulait comprendre. « Tu n’as pas le droit d’exiger que je te tienne informé désormais, parce que c’est toi, et uniquement toi, qui a décidé de partir quinze ans en arrière. Ne me reproche pas le fossé qui s’est creusé entre nous pendant toutes ces années quand tu es le seul fautif, papa ». Andrew ravale sa fierté en même temps qu’il inspire un nouveau panache de fumée. Sa fille avait raison d’être en colère contre lui et il ne pouvait effectivement pas lui reprocher ce fossé - ou peut-être ce gouffre - qui s’était creusé entre eux. Mais il détestait l’entendre dire. A chaque fois qu’il l’entendait de sa bouche, c’était comme si la plaie béante qu’il avait au creux de la poitrine se rouvrait un peu plus. Alors il ne dit rien et il la laissa continuer. Il l’entendit parler de cet emménagement précipité avec Alec qui n’avait peut-être pas vocation à durer. Son roman inachevé dont elle ne voulait pas parler. “Tu aurais dû m’en parler, Mia. Je suis là pour ça”. Son ton s’était radouci. Il ne comprenait pas qu’elle ne lui ait rien dit. Il pensait qu’ils avaient réussi à retrouver un certain niveau de confiance et qu’elle avait compris qu’elle pouvait tout lui dire. Qu’il serait son oreille, son épaule pour pleurer.

Mais il y avait autre chose. Il le savait, mais il ne pourrait pas mettre le doigt dessus sans que Mia l’aide un peu. Sans qu’elle lui dise clairement ce qui n’allait pas. S’il avait su ce qui allait suivre, peut-être n’aurait-il rien demandé. Parfois, il valait mieux vivre dans l’ignorance la plus totale. Quand il l’entendit dire qu’il ne fallait pas qu’il s’inquiète, qu’elle allait bien, son estomac se tordit en un million de nœuds. Parce qu’il savait très bien qu’il allait s’inquiéter. « Un soir, en rentrant chez moi, un homme m’a abordé. Je l’ai repoussé et il s’en est pris violemment à moi. Alec est arrivé à ce moment là et l’a fait fuir. Et même si je n’ai rien eu, que je vais bien physiquement…moralement, j’ai dû mal à passer au-dessus… ». L’un des poings d’Andrew se serra contre lui. La mâchoire crispée, il ne dit rien sur le moment. Le simple fait que quelqu’un avait osé toucher sa fille suffisait à faire bouillir son sang. Le fait que quelqu’un ait seulement pensé à l’aborder le foutait en rogne. Personne ne touchait à sa fille. Il écrasa sa cigarette consumée dans sa main, manquant de se brûler avec la cendre encore chaude. “Pourquoi tu ne m'en a pas parlé ? Il t’a touché ? Il t’a frappé ? Il t’a fait du mal ?”. La colère grondait en lui comme un volcan qui menaçait d’entrer en éruption. C’était une bonne chose qu’Alec fut là au moment où ce connard avait osé aborder sa fille. De ce qu’Andrew avait vu de lui, c’était une montagne de muscles, et il ne doutait pas qu’il ait réussi à le repousser. “Il t’a touché ?” répéta Andrew, comme pour se convaincre lui-même de ce qu’il avait entendu. “Tu le connaissais ? Tu as vu à quoi il ressemblait ? Tu as prévenu la police ?”. Les questions sortaient de sa bouche comme s’il était à un interrogatoire. Il avait besoin de compenser l’énervement grandissant. “Par pitié dis-moi que tu as été voir quelqu’un ensuite. Un médecin, quelque chose”. De nouveau, il suppliait presque. Il espérait que sa fille avait fait ce qu’il fallait. “Et si tu sais qui c’est, Mia, tu as intérêt à me dire qui c’est. Il est hors de question que je laisse dans la nature quelqu’un qui a touché à ne serait-ce qu’un cheveu de ma fille”. Il s’arrangerait pour que cette personne disparaisse de la surface de la terre. Ou au moins, qu’elle ne recommence plus. Personne ne touchait à sa fille. Personne.

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Message(#) Sujet: Re: (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence EmptyDim 5 Sep - 0:16


Don't blame me for the heavy silence 

Juin 2021. Je n’ai rien à lui reprocher. Je suis heureuse qu’il soit enfin de retour dans ma vie, parce que toutes ces années loin de lui n’ont pas été évidente. Même si je n’ai de cesse montrer le contraire, même si je n’ai pas su lui démontrer le peu de fois où il me donnait de ses nouvelles, ce fossé qui s’est instauré entre nous est une chose sur laquelle je n’ai jamais réussi à passer. Mon père a toujours été tout pour moi. Mes meilleurs souvenirs d’enfance restent ceux que nous avons partagé ensemble. Il m’a toujours fait sentir importante, celle pour qui il aurait été capable de décrocher la lune, sa petite princesse, la prunelle de ses yeux. Je me suis toujours sentie en sécurité en présence de mon père, et lorsqu’il est parti à l’aube de mes quinze ans, j’ai perdu pied. Un déséquilibre duquel je n’ai jamais réussi à me remettre tant il était ce pilier dont je ne pouvais me passer. Avec le temps, j’ai su m’en détacher, faire avec ou plutôt sans… Mais il y a toujours eu ce vide, cette présence qui me manquait à des moments cruciaux de ma vie. Avec son retour en septembre dernier, ce vide s’est comblé au fil des mois. Même si mon accueil n’a pas été des plus chaleureux, ça a même été tout le contraire, j’ai ressenti un certain soulagement en sachant qu’il venait s’installer à nouveau à Brisbane. Même si la rancune était toujours présente, et l’est toujours malgré tout, son retour était quelque chose que j’attendais depuis… toujours. Et s’il a fallu du temps pour que nous apprenions à retrouver un semblant de complicité, nous avons finalement réussi. Je lui ai permis de refaire partie de ma vie, l’invitant à voir l’appartement que je partageais avec Knox, l’accueillant plusieurs fois dans les locaux du Brisbane Times pour lui montrer, avec une certaine fierté, ce que je faisais, lui montrant l’envers du décor de ces articles qu’il semble attaché à lire à chacune de leur parution. Les moments de nostalgie retrouvés au gré des souvenirs qui nous revenaient en tête alors que nous passions devant cette librairie qui m’a vu grandir, que je fréquente toujours et qui m’a soutenu lors de la parution de mon premier roman. Les quelques éclats de rire alors que je me moquais gentiment de lui et qu’il gardait son air renfrogné et préoccupé alors que je l’aidais, sans le savoir au début, à choisir une nouvelle décoration pour accueillir la petite Bonnie. Bref, chaque instant passé dernièrement avec mon père a été parfait et, aujourd’hui, je comprends qu’il s’interroge. Il s’interroge, s’inquiète et surtout perd patience, ne comprenant pas pourquoi sa fille reste distant avec lui. Et malgré ce reproche que je lui balance à la figure avec une facilité déconcertante, je n’ai envie que d’une chose : me réfugier dans ses bras et qu’il me dise que tout va bien aller. Parce que rien ne va, en dehors de l’écriture de ce foutu roman que je ne parviens pas à écrire « Tu aurais dû m’en parler, Mia. Je suis là pour ça ». Je sais, papa, j’ai envie de lui répondre alors que mon regard vient à trouver le sien, celui-ci s’attristant. Je m’en veux de le mettre à l’écart. Je m’en veux et c’est peut-être pour ça que je décide de lui dire une partie de la vérité, qui lui permettra de comprendre pourquoi, ces dernières semaines, je me suis éloignée…

« Pourquoi tu ne m’en a pas parlé ? Il t’a touché ? Il t’a frappé ? Il t’a fait du mal ». Les questions fusent et en réalité alors que mon regard se lève timidement vers lui, comme si j’avais réellement quelque chose à me reprocher dans cette histoire alors qu’il n’en était rien. Je vois qu’il se crispe, je lis la colère dans son regard, l’entend à travers le ton qu’il adopte et ses poings qui se resserrent. Je n’ai pas le temps de lui répondre qu’il poursuit « Il t’a touché ? ». Il insiste, a besoin d’en savoir plus et pourtant, je vais devoir rester vague à ce sujet. Comment dire à mon père que l’homme en question a, en réalité, braqué une arme sur ma tempe, à menacer plusieurs fois d’appuyer sur la gâchette pour qu’Alec assiste à un spectacle désolant duquel il ne serait jamais parvenu à se remettre ?  « Il m’a juste…bousculé, mais non il ne m’a pas touché, il ne m’a pas frappé… Je vais bien ». Je tente de le rassurer, à ce sujet. J’évite évidemment de lui dire que je me suis retrouvée avec une balle dans l’épaule, au milieu de mon salon, en sang et en pleurs. Ma gorge se noue un peu plus davantage alors que je ravale difficilement. « Tu le connaissais ? Tu as vu à quoi il ressemblait ? Tu as prévenu la police ? ». Je reste figée sur place alors que mon père me pose bien trop de questions que mon cerveau m’est du temps à assimiler. C’est difficile pour moi de le canaliser et c’est peut-être pour ça que je préfère ne pas lui répondre, surtout lorsqu’il fait référence à la police, ce qui m’arrange finalement, le laissant terminer « Par pitié dis-moi que tu as été voir quelqu’un ensuite. Un médecin, quelque chose (…) Et si tu sais qui c’est, Mia, tu as intérêt à me dire qui c’est. Il est hors de question que je laisse dans la nature quelqu’un qui a touché à ne serait-ce qu’un cheveu de ma fille ». Bien sûr que je sais qui c’est, mais jamais je ne lui dirai. Non pas pour protéger cette ordure dont je n’en ai strictement rien à faire, mais parce que je ne tiens pas à ce que mon père se retrouve en face de ce malade de Mitchell Strange. J’ai bien vu de quoi il était capable, homme sans pitié, ou plutôt monstre sans pitié et je n’accepterai pas que mon père se trouve mêlé à tout ça. Et d’ailleurs, un frisson parcourt mon corps à cette idée, prenant peut-être conscience que cette acceptation que j’ai à l’égard de la vie d’Alec me met en danger tout comme elle peut mettre mes proches en danger. Une certaine angoisse naissante, nouvelle se manifeste en moi que je tente de canaliser, de camoufler, pour que mon père ne puisse la discerner. Je m’approche alors d’un pas, puis de deux vers lui. J’attrape alors ses deux mains, faisant preuve d’un calme déconcertant quand lui, pourtant, est dans tous ses états « Alec a fait le nécessaire… J’ai vu un ami à lui médecin juste après et tout va bien, je te le promets… ». Ça me crève le cœur de lui mentir de la sorte mais je n’ai pas le choix « Quant à l’homme en question… je ne le connais pas ». Et il ne devrait plus m’approcher, du moins, je l’espère, maintenant que le Club veille à ma protection. Cela ne m’empêche pas cependant de regarder plusieurs fois derrière moi alors que je rentre seule le soir ou que j’ouvre la porte de mon appartement à Spring Hills, bien que je m’y rende que très rarement désormais, ou même lorsque j’ouvre la porte d’entrée de la maison d’Alec. De peur de le revoir à nouveau installer sur le canapé, m’attendant, arme à la main.

Je suis beaucoup trop calme, bien trop. Et lorsque je croise à nouveau le regard de mon père, cette fois, je suis incapable de me contenir. Des larmes déferlent sur mes joues, incontrôlable, alors que ma vue devient trouble. Mes bras viennent alors se nouer autour de la taille de mon père, me réfugiant dans ses bras, le besoin oppressant de retrouver une certaine sécurité. Pourtant, la culpabilité aussi me ronge, celle où par cette étreinte, je tente de m’excuser de lui mentir de la sorte. Parce qu’il ne connaitra jamais la vérité, parce qu’il le faut, et surtout, parce qu’il faut que je l’épargne de celle-ci. Mon étreinte se resserre un peu plus « Je… je suis désolée papa ». Je me recule un petit peu tout en trouvant son regard « Je ne voulais pas… je ne voulais pas t’inquiéter… ». Une pause nécessaire, comme pour retrouver mon souffle « Je pensais que ça allait aller, mais… ». Mais il fallait que je me rende à l’évidence, ça ne pouvait pas passer du jour au lendemain. Je me recule un peu plus, tentant de contenir mes larmes, essuyant les dernières qui tentent de s’aventurer.  « Je ne voulais pas te mettre à l’écart de tout ça, je… j’avais juste besoin de temps. Je suis désolée de t’avoir laissé penser que je te reprochais quelque chose à nouveau… ».
 
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Message(#) Sujet: Re: (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence EmptyDim 12 Sep - 15:23



Don't blame me for the silence


Juin 2021

Andrew savait qu’il n’avait pas toujours été tout blanc. Il savait qu’il avait quitté le pays précipitamment, et qu’il aurait peut-être dû y réfléchir plus. Mais l’air était devenu trop étouffant, trop angoissant, pour pouvoir rester. Il avait été plus simple de partir. Et ce qui lui avait permis de tenir, c’était de savoir qu’il reverrait sa fille un jour. Que même s’il ne trouvait pas ce qu’il était venu chercher, même s’il n’arrivait pas à combler le trou béant qui s’agrandissait dans sa poitrine, il aurait toujours un endroit où revenir. Qu’il pourrait toujours retrouver les cheveux blonds comme les blés de sa princesse, son rire qui le transportait, ses yeux dans lesquels il pouvait se perdre pendant des heures. Il était conscient qu’il n’avait jamais été le père de l’année, ou peut-être fut un temps. Et qu’il avait loupé des évènements cruciaux dans la vie de sa fille. Mais maintenant il était là. Maintenant il était là, et c’était peut-être tout ce qui comptait. Il voulait qu’elle puisse compter sur lui et qu’il puisse compter sur elle. Il voulait qu’il soit celui qu’elle appelle au milieu de la nuit quand rien n'allait. Il voulait être là. Juste là.
Quand il comprit que quelque chose clochait et que Mia ne lui avait rien dit, il en était profondément blessé. Il ne pouvait lui en vouloir, elle avait pris l’habitude de ne plus rien lui dire, toutes ces années. Mais maintenant, c’était différent. Il était disponible. Présent pour elle. Et elle savait qu’il voulait faire partie de sa vie. Il ne put s’empêcher de s’emporter quand il comprit que quelqu’un lui avait potentiellement fait du mal. Savoir que quelqu’un avait osé poser le regard ou la pulpe de son doigt était déjà trop. Il posait trop de questions, il parlait trop, comme tout bon McKullan qui se respectait.

« Il m’a juste…bousculé, mais non il ne m’a pas touché, il ne m’a pas frappé… Je vais bien ». Andrew fronça le nez. Il n’était pas convaincu par ce que sa fille avançait. Il n’était pas certain qu’elle se soit mise dans cet état pour une simple bousculade. Personne ne se mettait dans un état pareil pour une simple bousculade. Et encore moins sa fille. Sa fille était forte. Sa fille ne se laissait pas marcher dessus. Il releva les yeux vers elle. Son regard était dur. “Je n’en crois pas un mot”. Il ne pensait pas qu’elle allait bien, non. Et cette histoire de bousculade… “Où est passée la Mia qui rembarrait tous les mecs dans la cour de récré ? Celle qui leur balançait des ballons à la figure quand elle se faisait emmerder ?”. Il marqua une légère pause. “Je n’en crois pas un mot, parce que tu ne te serais pas laissée faire pour une vulgaire histoire de bousculade”. Mais il ne pouvait pas forcer sa fille à lui raconter la vérité. Il aurait beau poser toutes les questions qu’il voulait, si elle avait décidé de ne pas répondre, il n’obtiendrait aucune information supplémentaire. Il la laisse lui prendre les mains, l’écoutant parler d’Alec qui avait fait le nécessaire. Du médecin qu’elle avait vu. Il secoua doucement la tête, amer. “Si Alec a tout fait, alors…”. Il devait se faire à l’idée que sa fille n’était plus une enfant et qu’elle ne viendrait plus pleurer à sa porte quand elle avait besoin d’aide. Mais il se refusait à penser qu’elle ne lui ait rien dit. Surtout quand elle avait eu besoin de voir un médecin pour une prétendue bousculade. C’était comme la voir filer entre ses doigts sans qu’il puisse y faire quoi que ce soit, comme un mirage qui disparaissait au fur et à mesure. “Tu me donneras le nom de ton médecin, que je vérifie s’il est fiable. Peut-être que je le connaissais”. Peut-être pas. Mais il voulait s’assurer que sa fille n’avait pas été voir n’importe qui.

Les larmes commencent à dévaler le long des joues de sa fille. Le cœur d'Andrew se serre un peu plus. Il était plutôt amusant de constater comme un lieu, au fil des ans, ramenait les mêmes sentiments. Il se revoyait assis là, quelques années auparavant. Mia qui pleurait parce qu’elle avait un caillou dans sa chaussure, Mia qui pleurait parce qu’elle avait fait une chute à vélo, Mia qui pleurait parce que ses amies ne l’avaient pas invitée au dernier anniversaire. Andrew qui venait souvent ici tout seul, crier sa colère et cacher ses pleurs. Ce banc était en quelque sorte leur catalyseur. Aujourd’hui, Mia pleurait pour tout autre chose. « Je… je suis désolée papa. Je ne voulais pas… je ne voulais pas t’inquiéter… Je pensais que ça allait aller, mais…Je ne voulais pas te mettre à l’écart de tout ça, je… j’avais juste besoin de temps. Je suis désolée de t’avoir laissé penser que je te reprochais quelque chose à nouveau… ». Andrew releva les yeux vers sa fille, incapable de rester impassible plus longtemps. Il s’approcha d’elle, l’entourant de ses bras pour la serrer tout contre lui. Il lui déposa un baiser sur le front, comme il avait l’habitude de le faire. “C’est pas grave, va…”. Il resta quelques instants contre elle, la berçant sans y penser. Puis il glissa ses mains sur les deux joues de sa fille, la forçant à le regarder droit dans les yeux. “Mais promets moi que tu ne me laisseras plus jamais en dehors de tout ça. Je ne veux plus être mis à l’écart”. Perdu dans ses yeux, il avait l’impression de ne plus entendre le bruit du vent dans les arbres. “Tu es la prunelle de mes yeux, Mia. Tu sais que je crèverais pour toi”. Nouvelle pause. “Je t’aime plus que tout, ma princesse”. Il déposa un nouveau baiser sur son front, ses paroles s’inscrivant dans le vent comme une promesse, un murmure.


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Message(#) Sujet: Re: (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence (Andrew #7) Don't blame me for the heavy silence EmptyJeu 16 Sep - 7:07



Don't blame me for the heavy silence 

Juin 2021. Je suis obligée de lui en parler. Je ne peux pas continuer à prétendre que tout va pour le mieux quand ce n’est pas le cas. Je l’ai ignoré pendant presque deux mois, ma réaction face à son appel il y a de ça quelques jours pour mon anniversaire a été totalement indifférente et froide, similaire à mes réactions chaque année lorsqu’il m’appelait, parfois en vain, de l’autre bout du monde. Ce n’est pas ce que je veux, il est enfin de retour à Brisbane, les choses se sont apaisées entre nous et je n’ai pas envie de le tenir éloigné à nouveau. Et pourtant… pourtant, même si je passe aux aveux, ceux-ci ne sont que mensonges. Aucun homme ne m’a « juste bousculé » dans la rue alors que je rentrais chez moi. Ça a été bien pire. Bien pire et je ne peux pas le révéler à mon père auquel cas les choses prendraient des proportions catastrophiques.  Quand je vois sa réaction face à ce que j’ai bien voulu lui dire, je n’ose imaginer ce qu’elle serait s’il apprenait que je me suis retrouvée avec une arme braquée sur ma tempe… Cependant, mon père semble douter de mes dires et mon estomac se tord quand je vois son regard dur sur moi « Je n’en crois pas un mot ». Mon regard tente de croiser le sien mais j’en suis incapable, regardant l’horizon « Où est passé la Mia qui rembarrait tous les mecs dans la cour de récré ? Celle qui leur balançait des ballons à la figure quand elle se faisait emmerder ? (…) Je n’en crois pas un mot, parce que tu ne te serais pas laissée faire pour une vulgaire histoire de bousculade ». Il a raison. Il a raison car jamais auparavant je ne me laissais impressionner. Moi et mon éternel caractère, ayant tendance à m’emporter bien trop vite, jamais impressionné, jamais du genre à me laisser écraser par quiconque. Papa si tu savais… si tu savais que j’ai tenté de lui tenir tête au départ mais lorsqu’il m’a menacé de son arme, je n’ai plus eu d’autres choix que de me taire… me taire ou continuer à lui répondre et peut-être que je ne serai plus là en train de te parler... Voilà la réponse que j’aimerai lui donner mais qu’il n’entendra jamais. Je me retrouve muette, un long instant, parce que je ne sais pas quoi lui répondre. Je ne sais pas quand je ne peux pas lui dire la vérité et que j’ai l’impression que même avec la meilleure volonté du monde, je suis incapable de lui mentir… « C’est ce qui s’est passé. J’ai préféré me taire plutôt que de continuer à lui tenir tête… ça aurait pu être pire autrement ». C’est tout ce que je me contente de répondre, tentant d’être crédible en étant ferme dans mes propos. « Si Alec a tout fait, alors… » Je la sens l’amertume, se rendant compte sûrement qu’Alec a pris beaucoup de place dans ma vie, peut-être un peu trop au point qu’il a l’impression que je le laisse à l’écart. Il n’est pas le seul à le penser, il ne sera pas le premier ni le dernier. Mais je préfère le laisser penser ça, plutôt que chercher à me battre avec lui à ce propos… « Tu me donneras le nom de ton médecin, que je vérifie s’il est fiable. Peut-être que je le connaissais ». Je ne m’attendais pas à cette question-là et je commence à balbutier en lui répondant « Je… je ne sais pas, papa… Je n’ai pas retenu son nom… il était jeune, tu n’as pas pu le connaitre ». La remarque blessera surement mais c’est la seule solution que j’ai pour être certaine qu’il ne cherchera pas à fouiner dans ses lointains souvenirs. Surtout que l’homme qui m’a soigné avait peut-être son âge et que, tout autant, il le connaissait réellement. Mais il est hors de question que je mette mon père sur la piste de ce médecin, et de toute manière, j’ignore totalement l’identité de l’homme, mes pensées étant perdues dans le néant lorsqu’il a procédé à mes soins, la douleur bien trop vive, me revenant alors que je porte ma main sur mon épaule.

Il y a ce point de non-retour que j’atteins, celui où je suis incapable de contenir plus longtemps mes larmes. Je ne supporte plus le mensonge, je ne supporte plus de repousser mon père de ce fait. Alors, je m’excuse. Je m’excuse de lui faire penser qu’il y est pour quelque chose, que je cherche à l’éloigner à nouveau. Ce n’est pas le cas. Il s’approche alors de moi, comme il l’a toujours fait depuis mon enfance, dès l’instant où une larme commençait à dévaler sur mes joues, et m’entoure de ses bras réconfortants. Il me serre contre lui, mes bras se nouent autour de sa taille et je laisse ma tête reposer contre son torse, tentant d’étouffer mes sanglots au mieux, tentant de reprendre le contrôle « C’est pas grave va… ». Je ne me défais pas de son emprise, au contraire, je reste longuement blottit, son étreinte m’apaisant, me faisant oublier quelques instants tout ce qui a pu se passer. Comme lorsque j’étais enfant, il a encore ce pouvoir de me calmer rien qu’en me prenant tout contre lui. Je sens ses mains se poser sur mes joues pour m’inciter à le regarder dans les yeux, ce que je fais « Mais promets-moi que tu ne me laisseras plus jamais en dehors de tout ça. Je ne veux plus être mis à l’écart ». J’hoche la tête doucement et pourtant, je sais que cette promesse je ne vais pas la tenir. Il y a forcément des choses pour lesquelles je vais le laisser à l’écart… « Tu es la prunelle de mes yeux, Mia. Tu sais que je crèverais pour toi ». Les mots qu’ils prononcent me déchire le cœur, n’en doutant pas une seule seconde « Je t’aime plus que tout, ma princesse ». « Je… je t’aime aussi, papa ». Je ne parviens pas à rester plus longtemps mon regard dans le sien, me blottissant à nouveau dans ses bras, pour m’apaiser le cœur. Un cœur déchiré, un esprit embrumé, traumatisé, je me sens perdue et le réconfort que je trouve dans les bras de mon père m’évite de m’effondrer totalement devant lui. Après quelques instants, je me recule un peu, trouvant à nouveau son regard alors que j’essuie les dernières larmes qui s’échappent « Merci… » je murmure alors « merci d’être revenu ». Ma gorge se serre à nouveau par cette confession, celle où je lui avoue que je suis heureuse qu’il soit à nouveau ici, à Brisbane. Parce que c’est dans des moments comme ceux-ci où je me rends compte que je suis heureuse de l’avoir à nouveau, même s’il reste beaucoup de non-dits. Mais sa seule présence suffit à me réconforter un temps soit peu, me sentant libérée d’un poids… en partie. Je glisse ma main dans la sienne, portant mon regard sur l’horizon, restant silencieuse alors que je sens Otis venir à mes côtés, me donnant un petit coup de tête sur les jambes pour me signifier sa présence. Je le caresse doucement avant de reporter mon attention sur mon père « Je vais y aller… » je me pivote alors vers lui, gardant toujours ma main dans la sienne « Mais cette fois, je te promets de te rappeler rapidement, tout comme je répondrai à tes appels ». Les paroles sont sincères mais je suis incapable, ce soir, de rester plus longtemps. Mon téléphone vibre dans ma poche, je l’extirpe alors, voyant un message d’Alec auquel je ne répondrai qu’après avoir quitté mon père « Au revoir papa ». Je me mets sur la pointe des pieds, viens à déposer un baiser sur sa joue, lâchant lentement alors sa main avant de tourner les talons. Mes larmes rouleront à nouveau alors que je ne lui fais plus face, me concentrant sur la réponse que je fais à Alec, lui demandant, sûrement pour la première fois, de rentrer dès qu’il le peut car la rencontre et surtout la demi-vérité dite à mon père ont été très difficile et que je ne suis pas certaine de pouvoir rester seule jusqu’à ce qu’il rentre…  

 
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