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 we sold our souls but couldn’t buy salvation (alfly #8)

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Lily Keegan
Lily Keegan
la pomme de discorde
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ÂGE : 35 ans (16.03.1986)
SURNOM : "Maman" est celui dont elle rêve. Les enfants à l'hôpital l'appellent Blanche Neige.
STATUT : Mariée sous les caméras du pays en février 2020, elle est devenue veuve dans l'anonymat le plus total en juillet 2021.
MÉTIER : Assistante de direction à l'Association Beauregard. Infirmière de formation, elle retrouve le chemin de l'aile pédiatrique dès qu'elle le peut. A la mort de Matt, elle a décidé de reprendre le flambeau et devenir la propriétaire du DBD.
LOGEMENT : #112 Third Avenue, Logan City.
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POSTS : 5508 POINTS : 1150

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Menteuse compulsive › A toujours raison et quiconque affirme le contraire a tort › Ultra-conformiste › A seulement l’air d’un ange mais est loin d’en être un › “Famille” est tatoué en morse sur son poignet droit, symbole qu'elle partageait avec son mari › Rêve de fonder une famille › A longtemps nié l’existence de son frère Joseph parce qu’il est un junkie que leur père battait
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : (10)alfie #6 (fb 2009)alfie #7ezra #5eliotnoa #2joseph #11alfie #8serena (fb 2018)dbd crew

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uaalfie #5 & joseph #7 (hannibal)

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keegans › hey brother, there's an endless road to re-discover. hey brother, do you still believe in one another? if the sky comes falling down, for you there's nothing in this world i wouldn't do.

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mcregard › standing still in a stampede. can you spare me all of the ceremony? let's not pretend because i don't even know me. i've been dead on my feet. this is déjà vu, still sinking like a stone.

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alfly › bursting through a blood red sky, a slow landslide and the world we leave behind. when i fall to my feet wearin' my heart on my sleeve, all i see just don't make sense. you are the port of my call, you shot and leavin' me raw. now i know you're amazing.

RPs EN ATTENTE : lily&nono #2 › benedetta › robin-hope › scarlett #3

RPs TERMINÉS : we sold our souls but couldn’t buy salvation (alfly #8) Tumblr_m6o73tfQBU1r2df8ao1_500
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(2021) matt #26jacksonmatt #27joseph #8matt #28scarlettdani'seddie #1alfie #4noa #1cleo'smatt #29 lilymatt'sjoseph #9 & matt #32matt #31 & scarlett #2

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Lily parle en palevioletred.
AVATAR : Alexandra Daddario
CRÉDITS : tearsflight (avatar) › loonywaltz (ub)
DC : Charlie, Auden, Swann & Ichabod
PSEUDO : Kaelice
Femme (elle)
INSCRIT LE : 05/10/2019
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Message(#) Sujet: we sold our souls but couldn’t buy salvation (alfly #8) we sold our souls but couldn’t buy salvation (alfly #8) EmptyMar 20 Juil 2021, 01:19


On dit du deuil qu’il se compose de différentes étapes mais Lily n’a pas été prévenue qu’il ne s’agissait pas d’une course, qu’elle n’avait pas à toutes les passer dans un temps imparti. Elle n’a pas non plus été tenue au courant desdites étapes, préférant plutôt créer les siennes. Elles n’ont pas de nom et ne sont qu’une suite illogique de sentiments paradoxaux, partagés avec des personnes qui n’ont rien demandé. La tristesse, c’est Joseph qui s’y est collé. Il a eu le droit à une part de déni, aussi, à une tentative de paraître forte alors qu’elle ne l’était pas le moins du monde. Le reste de la tristesse et toutes les larmes allant avec ont été données à Noa, la première qu’elle a officiellement avertie de la mort de son mari, l’ami de la Jacobs. Elle est aussi sa patronne, Noa, sa patronne qui lui a donné sa journée pour qu’elle fasse autre chose, peu importe quoi tant que cela ne se résume pas à pleurer dans les locaux de l’association. Officiellement, elle l’a occupée à gérer tout ce qui devait l’être ainsi qu’à en informer tous les proches du McGrath. Officieusement, elle n’a eu la force de rien, retrouvant des souvenirs de son mari en tous lieux et en toutes choses. Il n’est plus là mais continue de l’être à sa façon, et elle n’aurait jamais pu anticiper que les choses puissent être douloureuses à ce point. Alors, au lieu d’errer, elle s’est terrée.

Impossible de retourner chez elle de peur que Joseph y soit encore. Impossible d’aller voir Ezra sans tout lui déballer, et elle n’en a toujours pas la force nécessaire. Plus tard, elle s’en voudra d’avoir laissé les heures défiler autant ; pour le moment, elle n’est capable de rien d’autre. Dans le trio infernal de son cœur, il reste pourtant une personne. Une qui n’en a rien à faire de savoir ce qu’il advient de Matt, une qu’il sera aisé de faire taire, une qui ne lui fera pas la moindre leçon de morale et qui, au contraire, ne devrait qu’être occupé à servir les mêmes desseins qu’elle. Dans son esprit se forme un plan qui n’a rien d’une bonne idée et tout d’une nécessité. Elle a besoin de lui. Une fois de plus. Il n’y a qu’Alfie qui puisse tenir ce rôle là à ses côtés.

Elle n’a pas regardé s’il avait retiré le nom de Jules sur la boîte aux lettres. La Lily de la veille n’aurait pas manqué un tel détail, celle d’aujourd’hui n’en a rien à faire de savoir où il en est dans une relation amoureuse qui a toujours été en dent de scie, quoi qu’on en dise. Peu importe toute la sympathie qu’elle peut porter à l’australienne (et toute la compassion qui s’y glisse bien souvent), elle n’est qu’une tierce personne dont le sort ne lui importe finalement que très peu. Pour ne pas dire ‘pas du tout’. Face à Alfie qui plus est, elle ne risque pas de faire le poids, et ni son prénom ni son visage n’interféreront avec les intentions de la brune désormais face à la porte de l'anthropologue. Ses joues sont sèches, ses yeux quoi qu’un peu rouges ne semblent pas porter davantage de marques de sa tristesse. Il saura la reconnaître bien au-delà de ces démonstrations pathétiques, elle n’en doute pas un seul instant, et c’est une des raisons qui l’amènent à vouloir le faire taire avant qu’il ne s’ose au moindre commentaire. Silencieusement, elle prie et l’insulte dans le même élan, espérant simplement qu’il soit chez lui, pour une fois. Sans quoi, elle ne saurait plus quoi faire de cette journée interminable qui ne fera qu’en appeler une autre qui le sera tout autant.

La poignée s’abaisse, la porte s’ouvre et ses yeux suivent chaque mouvement avec une attention nouvelle, celle d’une jeune femme qui préfère se concentrer sur tout sauf ce qui importe réellement. Le visage du brun est la dernière chose qui attire son attention, elle se contente de s’offrir une respiration puis une seconde pour déjà faire un pas en sa direction. Aucun mot ne sort de sa bouche, elle n’a de toute façon préparé aucun discours. Lily n’a aucune idée de quoi lui dire, voilà la seule vérité. A défaut, elle ressent surtout le besoin irrépressible de nier une réalité plus dérangeante que jamais. Ses lèvres pincées ne se décollent l’une de l’autre que pour venir trouver les siennes, pour la première fois depuis vingt ans. Elle craint encore qu’il ne fasse le moindre mouvement de recul ou, pire encore, qu’il la repousse, alors elle appose contre sa hanche une main qui n’est dotée d’aucune force. Il fera toujours ce dont il a envie, Alfie, et elle sait que ses envies n’ont aucun poids dans l’équation, elle ne se berce pas d’illusions sur ce sujet au moins. Sur tous les autres, elle dessine une réalité moins douloureuse, plus colorée, plus vivante aussi. Elle reprend une histoire vieille de vingt ans, en réécrit les contours, supprime les chapitres qu’elle n’a pas appréciés et notamment celui où Alfie s’en va pour ne jamais revenir. Les choses reprennent là où elles auraient dû le faire, il y a longtemps de cela, et cela se concrétise par une Lily mettant son ego de côté pour accepter ce qui semble être, à cet instant, la seule vérité : elle veut être à ses côtés. Non, pire encore. Elle a besoin d’être à ses côtés. Ses lèvres pressent les siennes, ses mains trouvent refuge contre sa chair et ses pas, eux, demandent muettement à ce qu’ils se frayent à nouveau un chemin au sein de l’appartement.

Elle aurait pu dire quelque chose. Elle aurait pu expliquer, demander. Mais ça n’aurait pas été Lily, parce que c’est de cette façon qu’elle se serait exposée à la possibilité d’une refus de sa part, ce qu’elle ne peut accepter. Il est Alfie, elle est Lily, et s’ils n’ont jamais été réellement amis, ennemis, amants et encore moins en couple, elle sait au moins qu’il y a toujours eu ce quelque chose qui n’a jamais connu de lendemains - et ça, elle sait que cela n’a rien d’une mauvaise chose. Elle était amoureuse de lui, il y a une vie de ça, et quand bien même ses sentiments n’avaient rien de semblables avec ceux qu’elle éprouve (conjuguer au passé lui est encore impossible) pour Matt, n’en reste pas moins qu’ils ont existé. Elle ne demande pas à ce qu’ils se marient pour s'autoriser un baiser, elle ne demande même rien du tout, en réalité. Sauf un peu de temps, un peu d’attention, et une opportunité de nier la réalité et s’engouffrer dans un tout autre chose qui n’engage à rien. Qui d’autre que le Maslow pour prendre part à cette expérience à ses côtés ? Il est le meilleur sujet autant que le pire, parce qu’il pourrait tout faire voler en éclats à n’importe quel instant si l’envie venait à lui prendre, raison supplémentaire pour laquelle Lily referme déjà la porte derrière eux. Ses lèvres dérivent à la commissure de ses lèvres tout au pire, mais elle n’a plus rien de l’adolescente fragile et hésitante qu’il a connu.

Lily est désormais celle qui prend les devants, jetant un regard nouveau dans un appartement qu’elle n’a que très peu connu, ne cherchant que sa chambre. Ses principes sont morts avec son mari, elle a besoin d’oublier toute sa douleur pour la transformer en autre chose, peu importe quoi. Maintenant, le sous entendu est sûrement clair ; il l’est d’autant plus qu’elle ne laisse jamais plus de quelques secondes s’écouler avant de venir l’embrasser de nouveau. Il ne sera jamais lui mais il a au moins la qualité - ou appelez ça comme vous le voulez - d’être un homme cher au cœur de la Keegan. La suite d’événements est prévisible dans un tel contexte, elle l’est bien moins si on se souvient du nom des deux personnages et du lien complexe qui les unit depuis la première heure. Quand bien même, elle consiste en une Lily le faisant s'asseoir sur le bout du matelas, d’un moment d’inattention général sans savoir qui de lui ou d’elle a retiré son haut le premier, ni même qui a anticipé avant l’autre le même geste pour le bas. Finalement, ses doigts courent bien plus aisément contre sa peau qu’elle redécouvre en même temps que des cicatrices qu’elle ne connaissait pas, avant. Celles-là, elle ne s’en aventure pas trop près ; elles font partie de la réalité indésirable qu’elle tente de gommer et oublier de toutes ses forces. Son esprit s’occupe d’une toute autre manière, bien plus sensuelle. Son corps se dégage à peine du sien, simplement pour venir se placer au centre du lit, ses doigts autour de l’avant-bras d’Alfie lui intimant de se rapprocher. Elle retrouve ses lèvres par automatisme, découvert récemment, et voué à expirer tout aussi rapidement. Dans un autre monde, tout ceci aurait pu exister sans qu’elle ressente un immense poids sur le cœur et qu’une boule se forme soudainement dans sa gorge, la forçant à reculer soudainement pour se dégager de son emprise. Il n’a jamais rien fait de mal - pas ce soir, du moins - mais même en laissant les choses aller rapidement, Lily a trop eu le temps d’y penser pour ne pas être rattrapée par la réalité : ce n’est pas la bonne chose à faire. Elle l’aime sincèrement, mais pas de cette façon.

Ses gestes précipités l’amènent au fond du lit, contre le mur froid sur lequel elle laisse reposer son dos, le corps recroquevillé. Ses doigts enserrent le drap, le ramènent à elle jusqu’à couvrir son corps dénudé et sa poitrine qui l’est tout autant. Un instant plus tôt elle voulait tout, désormais elle se retrouve tremblante et déboussolée, incapable du moindre mot. Ses lèvres ont articulées des excuses muettes, des ‘attends’ et des ‘non’ qui n’ont jamais été portés jusqu’à ses oreilles, à jamais perdus dans sa gorge. “Désolée.” Mot rare venant d’elle, il est pourtant le seul qu’elle soit capable de formuler. Ses yeux s’occupent en observant les motifs du drap, pour ne pas avoir à faire face à la réaction d’Alfie, quelle qu’elle puisse être.



    i think i'm missing a piece of the puzzle. i could drown when i'm just stood in a puddle. a jet black reservoir sits beneath these scars. it's all i've ever known. i keep on preaching but i'm so phony holy. i see the smoke but i don't move a muscle. i look up at the stars but don't see so far.

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Alfie Maslow
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le jardin du vice
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ÂGE : trente-six ans (01.11).
SURNOM : alfie en est déjà un.
STATUT : récemment célibataire, rattrape le temps perdu en ne restant jamais plus de deux soirs dans les mêmes draps.
MÉTIER : anthropologue de formation ; consultant pour la justice et dans la santé, lecturer à l'université. détruit sa vie à temps plein, aussi.
LOGEMENT : au revoir la petite amie et la filleule, il dispose de l’apt. #95 à toowong pour lui tout seul, bien qu’il n’y soit que très peu.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : enfant unique, parents très religieux ≈ rescapé d’un accident de voiture qui a tué son premier amour ≈ passionné par son métier, le vrai (anthropologue de terrain) ≈ se déplace en skate ou vélo ≈ excellent pianiste ≈ trouble tdah jamais diagnostiqué ≈ impulsif, borderline, toxique, tout est un jeu pour lui ≈ cicatrices le long du dos, sur le torse et brûlure sur l’entier de la paume gauche ≈ de retour à brisbane depuis trois ans, il rêve de fuir à nouveau ≈ deux agressions en deux ans et un ptsd qui prend de plus en plus de place au quotidien ≈ addict, a replongé début 2021.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : we sold our souls but couldn’t buy salvation (alfly #8) 32d2b6573f403138155d8d7f37ca8eddda957578
alfiana #7 ⊹ i'm sliding into something you won't understand, but don't give up on me 'cause i'm just in a rut, i'm climbing but the walls keep stacking up.

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anabel ⊹ no matter how big and bad you are, when a six year old hands you a toy phone, you answer it.

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aleph #5 (1994) ⊹ i know i'll be alright, but i'm not tonight, i'll be lying awake counting all the mistakes i've made, replaying fights. i know i'll be alright, but i'm not tonight, i lost a friend.

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alfly #6, #7 & #8 ⊹ y'know, i always try to settle you when i'm away 'cause we struggle sometimes, if it means that we get through.

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noralfie ⊹ out of the blue, into the black. they give you this but you pay for that. once you're gone, you can never come back.

(08/06)lily & joseph (ua)halsey #1 (2012)maze #1
RPs EN ATTENTE : jules #8 (fb) › caelan › diana #2 › casey › edward #2 › alex #2
RPs TERMINÉS : lily (1998)lily #3 (2001)harvey #3 (2001)ariane #2 (2010) norah #2 (2015)stephen #1 (2017)evaariane #1 (& jules)leonardojoeyjules #1joseph & julesnorah #1tad #1harvey #1tad #2hassanharvey #2kanejules #2jules, leah & stephen jules #3joseph #2anwarjules #4alex #1dimitri joseph #3leah #1emmanorah #3elwynjules #5diana #1lily #2joseph #4lily #4norah #4jules #6edward #1nathanaelnorah #5

(abandonnés)
romy (au)james (1994)calie (2006)nadia eleonoralily stephen #2leah eirlystad #3leah #2tad #4jacob
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CRÉDITS : bonnie (ava), myellenficent (gifs), loonywaltz (ub), jojo rabbit (dessin)
DC : le roux de secours (finnley coverdale) et les cicatrices de la mémoire (kieran halstead)
PSEUDO : leave
INSCRIT LE : 01/02/2019
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Message(#) Sujet: Re: we sold our souls but couldn’t buy salvation (alfly #8) we sold our souls but couldn’t buy salvation (alfly #8) EmptyDim 01 Aoû 2021, 21:36




@LILY KEEGAN & ALFIE MASLOW ⊹⊹⊹ for God's sake why am i driving in the wrong lane, trouble is my middle name. but in the end i'm not too bad, can someone tell me if it's wrong to be so mad about you.


tw/drogues
Il n’a jamais été maniaque, Alfie, mais à en croire la table basse devant lui, il est admis de douter de ce trait de caractère à la manière dont chaque chose est à sa place ; et la manière dont il prend le temps de s’assurer que tout le matériel est intact, propre et à sa portée pour ne pas avoir à être dérangé au milieu d’un rituel bien rodé, qu’il aurait voulu oublier avec les années, mais qui lui est revenu en mémoire en une seule prise. Il a peut-être été plus vigilant, plus maladroit aussi, lorsqu’il a basculé à nouveau dans ses vieilles habitudes ; mais elles portent bien leur nom et elles sont rapidement devenues aussi maîtrisées qu’elles l’étaient par le passé. C’est d’abord sa ceinture qu’il défait pendant qu’il en est encore capable, puis la cuillère qu’il nettoie avec les cotons à sa droite et l’alcool à sa gauche. Le gaz du briquet n’est jamais vide et il s’en assure une nouvelle fois en faisant glisser celle-ci sous le métal du service. Un sourire victorieux s’affiche sur ses lèvres, non pas à l’idée que le geste soit aussi automatique qu’il l’était il y a dix ans, mais parce qu’il sait, qu’enfin, dans quelques minutes les pensées parasitaires sont balayées, par la force, peut-être, mais elles auront le mérite de n’exister plus que vaguement et c’est toujours mieux que d’y être perpétuellement confrontés depuis des semaines. Elles ne se taisent jamais, jamais. Même dans les moments comme celui-ci, alors qu’il fait tout pour les réduire au silence, elles ne disparaissent jamais et persistent à exister dans un coin de sa tête, comme sa propre ombre dont il ne pourrait jamais se dissocier. Dans le fond, la vérité n’est pas très éloignée de la métaphore ; elles sont une partie intégrante de sa vie, de lui-même et c’est ce qu’il se refuse à accepter. Le faire équivaudrait à leur donner du pouvoir, du contrôle et Alfie Maslow n’a jamais aimé partager celui-ci avec qui que ce soit ; Alfie Maslow a aussi toujours utilisé les méthodes les plus discutables pour gagner, à la différence que cette fois-ci elles l’atteignent directement. Mais il  a le pouvoir, il a le contrôle, alors il reste le grand gagnant de cette défaite qu’il s’inflige jour après jour.

Le filtre à cigarettes s’imprègne du liquide qui mettra fin à ses souffrances et l’attente lui semble interminable tandis qu’il rapproche toujours plus la flamme du métal pour accentuer le processus. Un dernier regard, une dernière vérification, une ultime seconde d’attente pour remplir la seringue volée dans la pharmacie de ses parents (les vieilles habitudes reviennent comme au premier jour, on a dit), Alfie devient ce qu’il n’est jamais d’ordinaire : un modèle de patience et de concentration alors que le bout de l’aiguille se rapproche enfin de cette veine qui accueillera le paradis, en un geste aussi lent qu’il est contrôlé ; il n’est pas suffisamment stupide ou inexpérimenté pour agir dans la précipitation et risquer des conséquences qui l’obligeraient à sacrifier de tels moments de plaisir. C’est un plaisir ; et ça doit le rester ; peu importe si cela est discutable et discuté, il ne vise que son propre bien et son bien réside dans la sensation qui sera la sienne d’ici une trentaine de secondes, et non celle qui pourrait suivre s’il décide de brûler les étapes. Le contrôle et la maîtrise, encore et toujours.

Ce qu’il ne maîtrise pas, à l’inverse, ce sont ces facteurs extérieurs qui mettent à mal sa quiétude, forcément repoussée alors que le sursaut, lui non plus, n’a pu être maitrisé. Les battements de son cœur qu’il était supposé calmer s’accentuent drastiquement, autant que sa respiration qu’il aurait dû réduire à (presque) néant. La tranquillité qu’il voulait s’offrir est remplacée par cette hyper vigilance devenue trop habituelle et par la crainte d’une visite qu’il associe à Joseph autant au visage de celui qui a été son bourreau à des milliers de kilomètres d’ici. La peur lui noue l’estomac, l’automatisme dicte ses pas et la colère conditionne la réaction qu’il s’apprête à avoir face à l’intrus dont la visite ne fait que donner du sursis à ses tourments. La porte s’ouvre à la volée, le discours enragé prêt à être déverser ; c’est pourtant le mutisme qui s’empare de lui lorsqu’il fait face à la silhouette de Lily qui, pourtant, devrait être la première sur laquelle il est supposé passer ses nerfs. Évidemment qu’elle est là à ce moment précis, évidemment que si quelqu’un se doit de chambouler ses plans il s’agit d’elle, évidemment qu’elle joue à la moralisatrice même lorsque le hasard fait son œuvre ; Alfie est persuadé que ce n’en est pas un et à cet instant il la maudit probablement plus qu’il ne la jamais fait, avant de la remercier comme il ne l’a jamais fait non plus lorsqu’au lieu d’un discours tout aussi préparé que le sien ce sont ses lèvres qui se pressent contre les siennes. Un geste qui devrait le surprendre, l’interroger, lui donner envie de la repousser, de l’insulter, de la moquer, de se vanter, peu importe ; un geste dont il ne devrait pas lui laisser le contrôle de le poursuivre ou non. Pourtant, l’opposition dont il fait preuve est similaire à celle qu’il n’a pas su partager par la parole quelques instants plus tôt et Lily guide le reste car il s’agit bien de la seule condition où il concède à laisser les pleins pouvoirs à quelqu’un d’autre. C’est Lily, pourtant et ce seul prénom devrait l’encourager à ne jamais, jamais, lui donner autant de contrôle ; cette même Lily qui, finalement, lui permet d’en avoir lui-aussi, d’une façon seulement différente que celle qu’il comptait s’infliger. La colère fait place à une certaine euphorie dont elle n’est pas l’entière responsable, caractérisée par ses lèvres qui répondent aux siennes sans s’interroger plus que de raison. Il a vu ses yeux rouges, il a vu ses traits fatigués, il analyse un comportement qui n’a rien d’anodin. D’autres n’auraient pas cherché le contact comme il le fait à cet instant, répondant au sien, ses mains posées sur ses hanches. Ils auraient probablement eu honte de profiter d’une situation comme celle-ci, mais Alfie n’est pas le reste du monde et la honte ne l’atteint pas. Il en profite, peut-être, lui ne voit les choses que de la façon dont elles se sont présentées : Lily était à sa porte, Lily n’a pas dit le moindre mot et à préférer passer à l’action, Lily n’émet aucune résistance quant à ses mains qui balaient son corps et ses lèvres qui s’accrochent aux siennes. Il n’a pas à se sentir honteux de quoi que ce soit face à une femme libre de ses propres décisions – même si elles sont mauvaises. Les regrets seront ceux de la brune, pas les siens et c’est amplement suffisant pour qu’il ne se pose d’autres questions sur une situation qui est pourtant aussi surprenante qu’évidente. Ce sont leurs esprits qui se sont cherchés au cours des dernières années ; c’est désormais leurs corps qui se lient et Alfie n’y voit aucun inconvénient, peu importe si cela témoigne d’une certaine faiblesse de sa part. Il l’est déjà, au quotidien, de toute évidence, il n’est plus à un dommage prêt ; d’autant que le dommage s’appelle Lily Keegan, que ses lèvres et sa peau sont aussi douces que dans ses souvenirs, qui datent, mais qui sont de ceux qu’il est heureux de ne jamais avoir pu effacer.

Et même durant les instants où leurs lèvres ne se scellent pas, le silence ne se brise pas, tandis qu’Alfie en oublie toutes les raisons pour lesquelles il voulait lui crier dessus en ouvrant la porte de cet appartement afin qu’elle le quitte au plus vite et ne se concentrent plus que sur celles qui visent à la convaincre de rester à l’intérieur de celui-ci, à l’intérieur de cette chambre où les pas de la jeune femme l’ont guidé par la force (si agréable) des choses. Assis sur le matelas, sa peau nue désormais contre celle d’une Lily qui lui dévoile un visage aussi séduisant qu’inquiétant, il calque ses mouvements et ses actes sur les siens ; ce combat entre eux en fond et la volonté de justifier chacun de ses gestes par le fait d’avoir été le second à se les permettre ; Lily a été la première, Lily a déclenché la guerre autant qu’elle a déclenché la paix, Lily ne pourra pas s’en plaindre pour avoir fait de même, Lily a été la plus faible des deux avant lui, Lily a pris l’avantage et il s’est contenté de le reprendre. Sa bouche dessine les contours d’une silhouette qu’il n’a jamais oubliée, avec une aisance qui n’a rien à voir avec l’expérience et tout avec des souvenirs considérés comme heureux, peu importe le contexte dans lequel ils se sont véritablement produits par le passé. Ses doigts en font de même, imprégnant les formes et imperfections d’une femme qui à tour à tour eu tous les rôles et qui revient à l’un des premiers qu’il a pu lui donner ; celle qui atteignant son cœur, mais pas pour le blesser ni le panser comme cela a été le cas le reste du temps, mais simplement pour le réchauffer contre son gré. Contre le sien, aussi, a priori, alors que les regrets ne semblent pas vouloir attendre le lendemain et que, déjà, elle se détache de lui. Un instant, il songe au fait que le jeu tordu qu’il a instauré vient d’être retourné contre lui et c’est la fierté qui l’envahit. Puis, le constat que Lily n’était pas juste une distraction, mais un remède et qu’elle vient de renoncer à ce rôle qu’il lui a donné au moment même où elle a scellé leurs lèvres. La colère délaissée auparavant se réactive ; et même le “Désolée.” Étranglé qu’elle glisse du bout des lèvres ne parvient pas à diminuer sa rancœur. Elle n’est pas dû à la fin abrupte d’un acte qui n’avait pas commencé, mais bien à la manière dont elle s’est jouée de ses souvenirs pour mieux les accentuer ; et déjà, Alfie est à nouveau confronté à ceux-ci alors qu’ils prennent toujours plus de place et d’ampleur. Elle devait être la solution et non le problème. Et si elle a passé des années à lui rejeter des fautes qui n’étaient pas (toujours) les siennes, c’est désormais lui qui se permet d’agir ainsi et de la blâmer pour tout et surtout ce sur quoi elle n’a aucun pouvoir. Il en aurait des choses à en dire, à cet instant, une rage à déverser et des confessions à faire ; pourtant seul un « Dis-le. » accusateur s’échappe d’entre ses lèvres. Il ne sait pas exactement ce qu’il y a à dire, mais il sait qu’il y a quelque chose. C’est la seule raison derrière toute la surprise qu’elle a provoquée, autant que la rancœur dont elle est à l’origine ; et ce n’est pas tant une volonté d’être l’oreille attentive qui recevra ses confessions que le fait de l’obliger à se justifier et à verbaliser ce qui ne doit pas l’être (elle a préféré les actions) qui dicte sa demande qui a tout d’une obligation.



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Lily Keegan
Lily Keegan
la pomme de discorde
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SURNOM : "Maman" est celui dont elle rêve. Les enfants à l'hôpital l'appellent Blanche Neige.
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mcregard › standing still in a stampede. can you spare me all of the ceremony? let's not pretend because i don't even know me. i've been dead on my feet. this is déjà vu, still sinking like a stone.

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alfly › bursting through a blood red sky, a slow landslide and the world we leave behind. when i fall to my feet wearin' my heart on my sleeve, all i see just don't make sense. you are the port of my call, you shot and leavin' me raw. now i know you're amazing.

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AVATAR : Alexandra Daddario
CRÉDITS : tearsflight (avatar) › loonywaltz (ub)
DC : Charlie, Auden, Swann & Ichabod
PSEUDO : Kaelice
Femme (elle)
INSCRIT LE : 05/10/2019
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Elle devrait avoir une sensation de brûlure là où se sont posées les mains et les lèvres d’Alfie, mais elle s’en veut de ne ressentir qu’un peu de chaleur alors que son corps tout entier semble froid et sans vie, comme s’il ne souhaitait que ressembler à celui de son défunt mari. Lily marmonne des excuses, se blottit entre les coussins, ramène les draps contre son corps qui a trouvé le moyen de se dénuder sans qu’elle soit capable de se souvenir de où ni même de quand. Ses yeux cherchent du réconfort dans ceux d’Alfie, comme elle en avait plus tôt cherché dans leur étreinte charnelle. Tout était bien plus simple quand elle ne lui demandait pas son avis et le laissait encore moins décider de la suite des choses : il est évident qu’il n’aurait jamais repoussé Lily Keegan venant s’offrir à lui. La première partie du plan s’est déroulée sans encombre, mais la seconde connaît des difficultés auxquelles elle ne s’était pas préparée. La première étant son propre besoin de mettre fin à l’expérience plus vite que prévu. « Dis-le. » Son ton est froid, distant et sévère. Elle fronce des yeux par automatisme, gagnant ainsi du temps dans son incompréhension. Il n’y a aucune logique dans cette suite d'événements et son esprit pragmatique arrive encore moins à anticiper le futur des choses. Avec Alfie comme protagoniste principal, la jeune femme aurait dû se douter du manque de fiabilité de son plan.

Refusant qu’il la mette de côté à son tour, elle ne cherche pas les mots qui pourraient au mieux traduire sa pensée et son état d’esprit mais bien ceux qui pourraient le plus lui plaire - le moins lui déplaire, à défaut. Pour la première fois depuis bien longtemps, elle préfère ployer le genou plutôt que de risquer quoi que ce soit. Son ego a été abandonné à la porte de l’appartement, elle ne sait même pas quand est-ce qu’elle pourrait bien le reprendre. Elle a besoin de gagner du temps, raison pour laquelle ses remords se font silencieux l’espace d’un instant alors qu’elle préfère faire un pas en avant pour de nouveau se rapprocher du brun. Ses lèvres trouvent à nouveau les siennes, infiniment plus tendrement cette fois-ci. Elle regrette bien des choses déjà arrivées ce soir, mais le fait de l’avoir utilisé pour tenter d’alléger sa propre conscience aura été la plus grande de ses erreurs. La Lily qui aimait tendrement le grand et beau Alfie n’est jamais morte, elle trouve ses réminiscences dans ce baiser partagé à défaut de pleinement revivre. Son cœur, déjà pris, est trop meurtri pour être capable de penser à n’importe quel homme qui ne soit pas celui avec qui elle partage son alliance, momentanément abandonnée sur la commode à ses côtés. “Qu’est-ce que tu veux entendre ?” Ses cheveux décoiffés cachent largement son visage et retombent sur sa poitrine. Quoi qu’il veuille entendre, elle sait ne plus rien avoir à perdre. Sa tête recule de quelques centimètres seulement ; son corps ne se donne pas autant de peine.

Contre le bras du brun, les doigts de l’infirmière glissent prudemment sur les marques, encore fraîches, laissées contre sa chair. Le garrot ne laisse aucun doute quant à la suite qu’il prévoyait, en tête à tête avec son bras. La ceinture a sans doute été ôtée en hâte au moment où elle a toqué à la porte puisqu’elle ne distingue aucune trace de piqûre récente. Lily préfère se concentrer sur ces faits plutôt que de penser à tout le reste. Aucune leçon de morale ne franchit la barrière de ses lèvres et elle en pense tout aussi peu à ce propos. “Tu allais prendre quoi ?Est-ce que je peux en avoir, moi aussi ? Ce n’est pas seulement son ego qu’elle a laissé à la porte mais bien son être tout entier et tout ce qui la caractérise par la même occasion.



    i think i'm missing a piece of the puzzle. i could drown when i'm just stood in a puddle. a jet black reservoir sits beneath these scars. it's all i've ever known. i keep on preaching but i'm so phony holy. i see the smoke but i don't move a muscle. i look up at the stars but don't see so far.

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