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 say something, i'm giving up on you [Otto]

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AuteurMessage
Serena Lazzari
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ÂGE : trente six ans. (01.05.1985)
STATUT : Mariée à l'amour de sa vie, dans une union qui coule inexorablement sans qu'elle y trouve ce qui pourra les sauver du désastre.
MÉTIER : Médecin travaillant en pédiatrie, à soigner les petits bobos de ses jeunes patients, le sourire et les yeux bienveillants.
LOGEMENT : Dans cet appartement bien trop silencieux, au #666, carmody road, quartier de toowong.
POSTS : 467 POINTS : 305

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : say something, i'm giving up on you [Otto]  Btk5
Otto ; Et chaque meuble se souvient, dans cette chambre sans berceau, des éclats des vieilles tempêtes. Plus rien ne ressemblait à rien, tu avais perdu le goût de l'eau et moi celui de la conquête

***

Otto ; Raymond ; Wyatt ; Martin ; Lily (FB) ; Nicole
AVATAR : Holliday Grainger.
CRÉDITS : cristalline ❤︎ (avatar).
DC : Pas de Dc à l'horizon
PSEUDO : Silmarillion.
Femme (elle)
INSCRIT LE : 15/07/2021
https://www.30yearsstillyoung.com/t39632-i-saw-the-good-in-all-of-your-bad-serena https://www.30yearsstillyoung.com/t39707-wait-to-die-wait-to-live-wait-for-an-absolution-that-would-never-come-serena

say something, i'm giving up on you [Otto]  Empty
Message(#) Sujet: say something, i'm giving up on you [Otto] say something, i'm giving up on you [Otto]  EmptyMar 20 Juil - 11:42



Si seulement, mon cœur était fait de pierres…
L’aube se lève à peine lorsque je sors de ma voiture, le teint blafard et la mine fatiguée. Je viens d’enchaîner une nuit d’urgence qui n’était pas du tout prévue au planning. Le genre de nuit qui me fait remettre en question ma vie entière, à me demander si c’était vraiment une bonne idée de suivre la voie de la médecine.
Pourtant, au départ, j’étais prête à partir, après avoir bossé et pris soin de mes petits patients. J’ai eu des interventions bénignes et beaucoup de rendez-vous, de la paperasse aussi. Et c’était une bonne journée. Quand j’ai enlevé ma tenue pour revêtir ma tenue de tous les jours, je me disais finalement  que c’était une assez bonne journée.
Et puis, ça a été la débandade. Une urgence liée à un patient que j’ai vu le matin même, il s’est mis à cracher du sang, le cœur montant dans les tours et finalement, je n’ai eu d’autre choix que d’agir vite, l’emmenant au bloc pour être ouvert encore sur la table d’opération. Je n’ai pas paniquée et j’ai fait preuve de mon sang froid habituel pour gérer la situation. Et puis, il y a eu une autre urgence. Et encore une autre. Et… Tiens, il est quatre heures du matin et je viens de finir ma journée, enfin... Je ne sais même pas, d’ailleurs, comment j’ai fait pour ne pas provoquer d’accident. J’ai baillé à m’en décrocher la mâchoire, durant le chemin, en ne rêvant que de mon lit. La seule chose positive dans tout ça, c’est que la fatigue m’a empêché de réfléchir plus. Je suis crevée, un point c’est tout.

Et je veux dormir jusqu’à la la fin des temps si cela m’est possible.
L’état est tellement second que je ne pense même pas à Otto, ni à la possibilité de le rencontrer au détour de la cuisine. Je sais qu’il travaille de nuit mais c’est tout. Et que nous nous croisons, si ce n’est dire réellement que nous nous évitons.  
Je ne sais pas quoi dire et c’est tout là le problème. La situation perdure, s’enlise et je ne sais toujours pas comment l’améliorer. Les mots se bloquent dans ma gorge et je n’arrive pas à parler. Si je m’écoutais, je fondrais en larmes puis je me jetterais dans ses bras. Mais quelque chose m’en empêche. Une sensation qui me saisit à la base de ma colonne vertébrale, m’envahit d’un insoutenable frisson. Comme un signal d’alerte ou autre chose, je n’en sais rien. Otto me manque et je n’arrive pas à savoir quoi faire. Il n’est que l’ombre de lui-même, j’en ai conscience. Et si je m’interdis de le lui faire savoir, c’est aussi parce que je suis tétanisée à l’idée qu’il me renvoie la balle, qu’il me jette en pleine figure le fait que moi-même suis dans un triste état.
Un corps qui survit avec un cœur malheureux. Avec mon chagrin qui ne part pas. Avec cette maison vide de cette troisième âme qui manque. Qui manque tellement.
Son souvenir semble s’éloigner chaque jour. Et je le refuse. Je m’accroche à tout ce qui fait qu’un jour, j’ai été sa maman. Je m’accroche à tout et n’importe quoi si bien que j’ignore que la solution se trouve en celui qui partage mon lit. Celui que je dévisager le matin alors que je me réveille et qu’il vient de s’endormir. Celui dont je voudrais toucher la peau, réveiller pour me blottir contre lui, lui dire que je l’aime et que je ne lui en veux pas. Que je l’aime et que je veux qu’il reste avec moi pour toujours. Que je l’aime et que nous pourrons surmonter ça.
Celui aussi qui me crée la peur de ma vie quand j’entre chez nous, et que je découvre sa silhouette dans la pénombre du jour naissant, dans le salon. Je ne suis pas d’une nature bruyante et le petit cri que je pousse ne réveillera pas le reste de la population. Mais je sais reconnaître Otto de mille et une manières. Sa taille. Sa carrure. La forme de sa chevelure. J’allume la lumière. Son visage aux traits aussi ravagés sur les miens par la souffrance. « Bon sang, Otto, j’ai eu la peur de ma vie ! » Je n’ai pas pu m’empêcher de lui parler en anglais, quand d’ordinaire nos conversations prennent la saveur de ma douce Italie. La fatigue et le cœur qui bat si fort, y sont pour beaucoup. Je ne fais même pas attention, c’est pour dire … « Tu es arrivé il n’y a pas longtemps, c’est ça ? » Je pose mon sac sur le buffet, jette mes clés dans ce panier empli de fourbi. « Ma journée s’est éternisée et s’est transformée en nuit de travail… » Je suis mal à l’aise, un peu trop nerveuse ce qui me pousse à babiller plus qu’autre chose. Je ne pensais pas que je le croiserais. Je pensais que je serais rentrée avant lui. Mais non. Je n’ai pas eu ce temps.
Il est là, face à moi et je ne sais pas quoi lui dire.
@Otto Lazzari   say something, i'm giving up on you [Otto]  2413006148



dying swan
Les mots ne sèchent pas les pleurs,
Les mots ne réparent pas les coeurs,
Le rêve s'endort.
Mais pas l'espoir.
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