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 a hazy shade of winter ♡ jaimie

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Laoise McLoughlin
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ÂGE : quarante-six ans.
SURNOM : lili, parfois, par ceux qui arrivent aussi à prononcer son prénom.
STATUT : divorcée et résolument célibataire.
MÉTIER : artiste peintre reconnue, prof d'art.
LOGEMENT : une petite maison à moitié rénovée qui abrite aussi son studio, au #77, third avenue, dans logan city.
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POSTS : 103 POINTS : 0

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Fan invétérée de Ghost depuis que l’un de ses élèves lui a fait découvrir le groupe, elle ne perd jamais une occasion d’assister à l’un de leurs concerts. Elle s’amuse énormément de leur pseudo-satanisme, qui lui semble être un excellent moyen de faire un doigt d’honneur métaphorique à l’éducation religieuse qu’elle a reçue.
RPs EN COURS : [4/5] aislingjaimie #2 (f.b.)martin
RPs EN ATTENTE : wolfie
RPs TERMINÉS : arthurcaelanginny #1jaimieraphael
AVATAR : jennifer connelly.
CRÉDITS : alegria (avatar) + astra (signature)
DC : sid, le tatoueur au coeur tendre
Femme (elle)
INSCRIT LE : 26/11/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t27647-i-m-learning-to-be-brave-in-my-beautiful-mistakes-laoise#1186043 https://www.30yearsstillyoung.com/t27751-everything-you-touched-i-loved-o-laoise https://www.30yearsstillyoung.com/t33555-laoise-mcloughlin

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Message(#) Sujet: a hazy shade of winter ♡ jaimie a hazy shade of winter ♡ jaimie EmptySam 28 Aoû 2021 - 21:53




a hazy shade of winter
In the meadow we can build a snowman and pretend that he's a circus clown. We'll have lots of fun with Mister Snowman. Yes, until the storm knocks him down. And later on, we'll conspire as we dream by the fire to face unafraid, the plans that we've made when we were walking in a winter wonderland.

En grignotant mon sandwich, je regarde les flocons cotonneux qui virevoltent à l’extérieur. Même s’ils sont légers comme des plumes, ils finissent invariablement par se poser sur le sol et épaissir l’épais tapis blanc qui recouvre le sol. J’ai déjà vu de la neige à Dublin. Il y a quelques années, une tempête avait même paralysé la ville pendant quelques jours. Pourtant, ça n’a rien à voir avec l’hiver ici. Depuis notre arrivée, il est tombé chaque jour quelques centimètres de neige. Je ne me lasse pas d’observer le paysage. J’aime m’asseoir sur le rebord coussiné de la grande baie vitrée du salon et embrasser du regard les arbres touffus, la blancheur vierge, les oiseaux bruns ou colorés qui dénotent dans ce décor tout en teintes de gris. Surtout, j’essaie d’immortaliser à jamais dans mon esprit la silhouette des montagnes imposantes à l’horizon qui semblent veiller sur nous comme des gardiennes silencieuses. J’envie Jaimie de vivre ici et de pouvoir profiter de ce décor enchanteur à tous les jours. Ce que je ne lui envie pas, en revanche, c’est son horaire de ministre. Si, au début, j’étais contente d’avoir reçu la permission d’Auntie… de Mrs. Winters – ma tante n’avait pas particulièrement aimé que je lui rappelle notre lien de parenté et s’était contentée de me corriger froidement sous le regard mortifié de ma mère qui avait insisté pendant tout le voyage sur l’importance d’accorder du respect à nos hôtes – la permission de suivre Jaimie dans ses études du matin, j’ai rapidement déchanté. Non pas que la matière me paraisse particulièrement difficile vu les cinq années qui nous séparent (encore qu’elle soit bien avancée pour son âge), mais ces cours occupent la moitié de nos journées alors que nous devrions pouvoir savourer nos vacances. J’ai toujours trouvé que mes parents étaient exigeants envers moi, mais à comparer avec ce que ceux de Jaimie lui font subir, ce n’est vraiment rien. Je dois peut-être assister… eh bien, religieusement à la messe dominicale, mais au moins j’ai le droit de prendre congé de temps en temps.

M’arrachant à la blancheur du paysage qui commence à me brûler les rétines, je balaie du revers d’une main délicate les miettes tombées sur mon pull. Je m’assure de les recueillir dans mon assiette, peu encline à l’idée de les envoyer sur le tapis. J’ai peut-être l’imagination trop fertile, mais personne ne me convaincra qu’il n’y a pas de donjon caché dans ce manoir sombre et que ma tante ne se ferait pas un malin plaisir de m’y enfermer jusqu’à la fin de notre séjour à la première offense. Assise en face de moi, les jambes arquées devant elle, Jaimie est plongée dans la lecture d’un roman trop avancé pour son âge. Le silence confortable me pousse à récupérer ma propre copie abandonnée de Jane Eyre et je replonge pour une quatrième fois dans les malheureuses aventures de la petite orpheline. Cependant, elles ne réussissent pas à me captiver comme elles le font d’habitude. J’ai dû mal à me concentrer. En constatant que je lis et relis le même paragraphe depuis trop longtemps sans en avoir compris le moindre mot, je jette l’éponge. En poussant un long soupir, je repose soigneusement ma copie à côté de moi et enroule mes bras autour de mes jambes. Pour ne pas alourdir mes bagages, j’ai décidé de laisser dans ma chambre à Dublin mes cahiers et mes fusains. Je regrette ma décision. J’aurais adoré croquer sur le vif les paysages féériques. Peut-être même me risquer à retracer de mémoire les traits harmonieux d’Aodhan et tirer parti du foyer dans lequel crépitent presque toujours des flammes orangées pour me débarrasser en toute sécurité de mes ébauches et ainsi protéger mon gros bonheur secret. Je m’ennuie de lui. Même si j’avais hâte à ce voyage, je savais que j’allais souffrir de ne pas le voir pendant presque trois semaines. À nouveau, je soupire. Les yeux verts de ma cousine jaillissent par-dessus son bouquin. Elle m’observe d’un air ni tout à fait amusé ni tout à fait agacé. Visiblement, elle n’a pas de mal à se concentrer, elle, et je la dérange. Je ne me laisse pas décourager pour autant. « J’en ai marre de lire. On ne fait que ça depuis ce matin. » Étrangement, alors que chez moi je peux me perdre pendant des heures dans mes romans sans m’ennuyer une seconde, ici je me lasse plus facilement. Je crois que c’est parce qu’il y a Jaimie. Je n’ai pas l’habitude d’avoir la compagnie d’une personne de mon âge ou presque avec qui je m’entends bien et j’ai l’intention d’en profiter autant que possible. « J’ai envie de dessiner. Non, de chanter! Ou peut-être de danser… » Une énergie exubérante circule dans mes veines, me donne envie de faire… quelque chose. N’importe quoi, sauf rester assise sur ce rebord de fenêtre tout l’après-midi. Une idée me traverse l’esprit et je me redresse, soudainement pleine d’enthousiasme. « Tu crois qu’on pourra décorer le sapin du petit salon ce soir ? » J’ai dû me retenir de sauter de joie en voyant qu’un troisième conifère parfumé était apparu dans la maison pendant la nuit. En découvrant, surtout, ses branches épineuses encore nues. J’avais aussitôt supplié ma mère d’intercéder auprès de sa sœur pour nous permettre à ma cousine et moi de le décorer. Même si nous n’avons pas encore reçu sa réponse, j’espère toujours qu’elle sera positive et je rêve déjà d’accrocher les boules dorées et les guirlandes scintillantes parmi les épines vertes.




God, where the hell are you hiding? My hands are in the air and I'm excited. I've been on the run, so I'm not coming Sunday. It's alright, I'll probably talk to you at midnight. God, I could never be like you. I can't change, I can't change and I don't want to. I've been on the run, so I'm not coming Sunday. It's alright, I'll probably talk to you at midnight. • midnight, tyler glenn.
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Jameson Winters
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ÂGE : A l'aube de la quarantaine
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Succombe parfois aux plaisirs sans lendemain.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une immense villa bien trop vide.
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POSTS : 6327 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
RPs EN COURS : Phoenix [f.b.]Gaby [f.b. #2]Christmasbin [7]Archie [2]Laoise [f.b.]

Réalités alternatives ↠ Zombinson [d.z.]Bloody Gaby [d.f.]Bosie me boy [d.f.]Witchy Robin [d.f.]Slasher Night

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PHOENIX — I want to heal, I want to feel like I'm close to something real, I want to find something I've wanted all along: somewhere I belong. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.

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ROBIN — Her eyes look sharp and steady into the empty parts of me. Still my heart is heavy with the scars of some past belief.

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LAOISE — We've been gone for such a long time that I'm almost afraid to go home. A long road is a long, dragged-out imagination where things can go wrong, but we keep rolling on.

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GABRIEL — I'll keep your heart safe in the palms of my hands until it can beat on its own again.

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KYTE — Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins.



RPs EN ATTENTE : Gaby Irlande ↟ Robin [4] ↟ Robin & Phoenix [r.a. 2] ↟ Finnley [2]
AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : Birdiesnow (avatar), anaëlle. (signature), loonywaltz (UB)
DC : Kyte le vieux fou & Aisling l'effeuilleuse prude
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
INSCRIT LE : 08/03/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t7655-jaimia-winters-you-were-expecting-me-to-be-a-man-my-father-was-too https://www.30yearsstillyoung.com/t13536-jameson-winters-lone-wolf-looking-for-her-pack https://www.30yearsstillyoung.com/t12178-jameson-winters

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Message(#) Sujet: Re: a hazy shade of winter ♡ jaimie a hazy shade of winter ♡ jaimie EmptySam 11 Déc 2021 - 20:27




a hazy shade of winter
In the meadow we can build a snowman and pretend that he's a circus clown. We'll have lots of fun with Mister Snowman. Yes, until the storm knocks him down. And later on, we'll conspire as we dream by the fire to face unafraid, the plans that we've made when we were walking in a winter wonderland.

Les après-midis d’hiver ont toujours été mes préférés. J’aime me pelotonner sur l’immense canapé en velours sombre après l’étude matinale et bouquiner jusqu’à ce que le soleil se couche au loin derrière la crête des montagnes. J’aime profiter des biscuits et du chocolat chaud préparés par la gouvernante pour accompagner mes lectures et regarder les reflets rosés du soleil envelopper la forêt de conifères enneigés avant qu’ils ne disparaissent sous le voile velouté d’une nuit criblée d’étoiles. J’aime m’imprégner de l’immensité de ce pays rude et encore sauvage que je commence tout juste à apprivoiser. Alors quand la nostalgie de la terre que j’ai dû abandonner menace mon cœur d’un peu trop prêt, je me hisse à la fenêtre et regarde la neige tomber. J’observe la vallée, le lac et les sentiers menant à la nature intouchée où je rêve de me perdre pour mieux me retrouver, comme Buck dans l’appel de la forêt. Mais cet hiver, ma petite routine est toute perturbée.
 
La joie qui m’a aussitôt envahie quand j’ai appris que ma cousine et sa famille passeraient trois semaines chez nous pour les fêtes s’est tristement étiolée à son arrivée. Oh, je l’ai toujours adorée. Grande, belle, douce et intelligente, Laoise est tout ce que je voudrais déjà être. J’aime l’observer à la dérobée, suivre avec soin ses centres d’intérêt et m’y essayer avec témérité pour prétendre ne serait-ce qu’un instant que je ne suis plus une gamine. Sauf que cette année, tout jusqu’à l’odeur de ses vêtements me rappelle constamment un ailleurs que je n’ai plus le droit de retrouver. C’est dans son accent chantant et si familier que je n’ai plus le droit d’utiliser pour mieux m’intégrer à notre nouvelle nation, les lieux qu’elle me décrit et que j’aimais tant arpenter, l’uniforme réglementaire qu’on aimait tant détester mais qui en vient à me manquer. Et je lui en veux d’avoir encore accès à ce lieu dans lequel je n’ai plus le droit d’exister, cette bulle d’insouciance et de vie où j’ai laissé tant d’aventures et d’amitiés.

Mais ce n’est pas sa faute à elle et je le sais bien au fond. Même que je suis plutôt contente d’avoir quelqu’un avec qui partager mon quotidien, tout compte fait. Car depuis qu’elle est arrivée et s’est proposé de suivre mes leçons matinales, Laoise m’a offert quelque chose que j’avais presque oublié : la camaraderie et la complicité. Un petit souffle de vie qui fait mon bonheur durant ces longues heures studieuses… et complique paradoxalement mes instants de tranquillité. Comme en cet instant, alors que je peine à m’immerger dans mon chapitre des Raisins De La Colère tant je ne peux m’empêcher de constater qu’elle ne fait que soupirer et papillonner à mes côtés. Mon regard quitte les petits caractères imprimés pour aller se poser sur ma cousine. Ses grands yeux verts pétillant d’une lueur qui ne me dit rien qui vaille, elle semble relativement satisfaite d’avoir attiré mon attention. « J’en ai marre de lire. On ne fait que ça depuis ce matin. » Elle lance comme si c’était un problème. J’ai bien envie de lui répliquer qu’on est plutôt chanceuses de ne pas devoir faire des équations mais je m’abstiens. Pour ne pas paraître ringarde, peut-être, ou par curiosité. Car je sens qu’elle est sur le point de me proposer une idée que je n’aurai pas envie de refuser.  

« J’ai envie de dessiner. » Ah. Mes lèvres se tordent de déception. Car je n’ai rien d’une artiste, et sa passion pour le dessin et bien le domaine où je n’ai jamais osé la suivre. Ma moue dépitée se change toutefois en sourire alors qu’elle poursuit avec une exubérance dont je n’ai plus l’habitude. « Non, de chanter! Ou peut-être de danser… » Cette fois, je laisse échapper un petit éclat de rire. J’ignore quel étrange courant la traverse mais il m’amuse. Pire, il semble contagieux, car je sens désormais une drôle d’énergie bourdonner dans mes veines et crépiter à l’extrémité de mes doigts. J’ai presque envie de l’imiter quand elle se lève d’un bond. Mais je reste sagement assise sur le divan, mon livre entamé posé sur mes cuisses, un pouce entre les pages m’implorant de reprendre ma lecture. « Tu crois qu’on pourra décorer le sapin du petit salon ce soir ? » Le grand sapin est installé depuis une semaine déjà, ma mère tenant à ce que nos invités puissent s’extasier sur sa beauté et admirer les décorations alourdissant ses branches dès leur arrivée. Les autres sont arrivés quelques jours plus tard, prêts à égayer les salons moins fréquentés. Comme celui qui se dresse à côté de la cheminée et que Laoise lorgne depuis qu’on s’est installées. « C’est Ms Maple qui fait ça tous les ans. » Je réplique par automatisme. La déception que je vois dans le regard de ma cousine me pousse toutefois à ajouter : « Mais elle est gentille, si on lui demande elle nous laissera peut-être l’aide ! » Distraitement, mes doigts coincent la ficelle entre les pages du bouquin que je n’ai plus envie de lire.

Un bruit de pas dans le couloir me pousse au silence et à l’immobilité. Les lèvres pincées, j’échange un coup d’œil joueur avec ma cousine et retient mon souffle tandis qu’ils semblent hésiter, avant de finalement s’éloigner. Je devrais reprendre ma lecture, attendre sagement l’heure du goûter et noter dans mon carnet mes analyses afin de pouvoir présenter quelque chose à mon professeur demain matin. Je devrais, ouai. Mais je n’en ai pas envie. Car la présence de Laoise réveille quelque chose qui hiberne en moi depuis bien trop longtemps. Un petit souffle rebelle encore fébrile qui ne demande qu’à être libéré. Du reste, j’ai relativement confiance en ma capacité à improviser une étude sur un chapitre passé qui fera oublier à Mr Forsythe ma maigre avancée. Le cœur battant, je repose mon livre sur la table en regardant la nature à l’extérieur et laisse son appel sauvage me transporter. « Et si on allait jouer dans la neige ? » Nos regards se croisent et ni de une, ni de deux, nous nous faufilons hors de la pièce en pouffant, un doigt glissé devant nos lèvres pour inciter l’autre à la discrétion alors même que notre fourberie empire notre hilarité.

Au cœur du manoir, notre escapade devient un jeu d'aventures. Planquées derrière les grandes colonnes boisées et le mobilier, nous évitons le personnel de maison trop préoccupé par les fêtes à organiser pour nous remarquer. En quelques minutes, nous avons atteint la penderie où nos affaires d’extérieur sont accrochées. Le rire aux lèvres, nous chipons nos manteaux et nos mitaines, enroulons une écharpe autour de notre cou et enfonçons un bonnet sur nos oreilles avant de filer par la porte réservée aux domestiques. « Vite, faut pas s’faire repérer ! » Je couine pour une touche de drame avant de courir dans la poudreuse pour me retrancher derrière un renflement cotonneux. Je sais bien que je ne risque pas grand-chose en défiant les plans écris pour moi. Après tout, ma mère s’est probablement déjà désintéressée du petit emploi du temps qu’elle a préparé avec mes professeurs et je ne serais pas surprise qu’elle ignore si je suis censée lire ou m’aérer. En fait, nous n’aurions de véritables problèmes que si nous allions nous aventurer par-delà le lac, loin du regard des adultes qui pourraient vouloir nous surveiller depuis les grandes portes fenêtres. Alors forcément, c’est précisément là que j’ai envie d’aller. « La dernière arrivée à la forêt est une poule mouillée ! » Je lance en m’élançant sur le terrain vague, les joues rosées et les yeux pétillants de vie. Le cœur animé du même élan qui me portait lorsque je dévalais les collines boueuses derrière notre petite maison de Dublin en compagnie de Kyllian et Dean sous le regard calme d’Aodhan qui nous observait distraitement depuis la cabane où il préférait se percher.


follow in no footsteps listen for the true guides

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start.

:l::

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Laoise McLoughlin
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Message(#) Sujet: Re: a hazy shade of winter ♡ jaimie a hazy shade of winter ♡ jaimie EmptyDim 16 Jan 2022 - 0:48




a hazy shade of winter
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La voix trop posée pour son âge de ma cousine a tôt fait de tempérer mon enthousiasme. « C’est Ms Maple qui fait ça tous les ans. » Je plisse le nez, déçue. Triste un peu aussi pour Jaimie qui, de toute évidence, ne connaît pas la joie toute simple de décorer un sapin en famille. Et puis je songe à sa mère, plus froide que l’iceberg qui a causé le naufrage du Titanic, et à son mari, plus sympathique mais atteint d’un syndrome de la disparition aigüe dès que le téléphone sonne, et je me dis qu’après tout, il vaut peut-être mieux que ça soit la domestique qui s’occupe des sapins. Après tout, elle s’occupe aussi de Jaimie. Je dois avoir mal camouflé ma déception car Jaimie s’empresse d’essayer de l’atténuer. « Mais elle est gentille, si on lui demande elle nous laissera peut-être l’aider ! » Il n’en faut pas plus pour me redonner espoir. Il est vrai que Ms Maple est gentille. C’est elle qui, au retour de la messe, m’a déniché parmi les garde-robes fournies du manoir en me voyant frissonner dans mon manteau en feutre trop léger pour le froid canadien. Et puis la façon dont Jaimie referme soigneusement son bouquin le fait penser qu’elle va peut-être l’abandonner pour de bon au profit d’une activité qui me permettra de mieux dépenser mon énergie.

Le bruit sourd de pas maladroits semblant s’approcher du salon dans lequel nous nous terrons interrompt mes réflexions. Figée sur place comme une bête aux aguets, Jaimie attend en silence. Je l’imite par réflexe sans trop savoir ce qu’on essaie d’éviter. Un instant, je crois qu’elle est sur le point de reprendre sagement sa lecture et que je n’aurai d’autre choix que de me replonger moi aussi dans Jane Eyre, mais dès que les pas se sont éloignés, elle abandonne son bouquin sur la table. « Et si on allait jouer dans la neige ? » Enfin, je perçois dans le regard qu’elle tourne vers moi un peu de l’espièglerie enfantine qui y brillait autrefois. Séduite par son idée, je m’empresse d’acquiescer d’un hochement de tête accentué par mes bouclettes sauvages qui s’agitent dans tous les sens.

Telles deux espionnes dans un roman d’Ian Fleming, nous nous glissons dans l’ombre des grandes pièces trop sombres, invisibles aux yeux des employés qui ont visiblement assez de tâches à faire sans avoir à s’intéresser à deux gamines qui rasent les murs. Au tournant d’un couloir, je manque de heurter de plein fouet Jaimie, qui s’était brusquement arrêtée le temps de s’assurer que la voie est libre. Enfin, c’est la liberté du petit hall des domestiques, où sont entreposés nos vêtements d’hiver. J’enfile mon épais manteau et mes bottes, imite Jaimie qui a déjà noué son foulard autour de son cou et enfonce la tuque assortie sur ma tête en tentant d’y regrouper soigneusement mes mèches rebelles pour bien couvrir mes oreilles.

La lourde porte de bois est heureusement bien huilée et elle ne laisse échapper aucune plainte grinçante pour prévenir les autres occupants de la maison que nous sommes sorties. Après quelques pas à peine, je m’arrête, sidérée par le froid qui me glace les joues et la blancheur aveuglante du tapis de neige qui s’étend à perte de vue devant nous, entrecoupé par la surface lisse du lac gelé qui reflète les rayons de soleil comme un miroir lumineux. « Vite, il faut pas se faire repérer ! » Portée par l’écho, la voix de Jaimie se réverbère autour de moi. Je retrouve mes esprits et lui emboîte le pas, fascinée par l’effort impressionnant que je dois déployer pour courir dans la neige épaisse. Je rattrape facilement ma cousine, mais je suis à peine arrivée à sa hauteur qu’elle redouble de vitesse en me défiant : « La dernière arrivée est une poule mouillée ! » Elle bondit déjà en avant. Je la suis en restant deux ou trois pas derrière elle, trop heureuse de sentir l’air pur et cristallin gonfler mes poumons à chaque inspiration pour me soucier de la compétition. Le vent froid me cingle le visage et je dérape maladroitement en grimpant la colline qui mène à la forêt, mais je retrouve mon équilibre avant de m’étaler de tout mon long sur le sol duveteux.

Jaimie a gagné. Lorsque je la rejoins, elle s’est arrêtée dans une petite clairière. Un sourire aux lèvres et un rire au fond de la poitrine qui ne demande qu’à jaillir de mes lèvres, je ne peux m’empêcher de lever le nez pour observer les arbres qui s’élèvent si hauts qu’ils semblent vouloir effleurer le ciel pour recueillir un peu de son bleu sur leurs cimes. L’odeur des conifères plein les narines, j’inspire profondément. « C’est magnifique… » que je souffle en tournant lentement sur moi-même. Une boule de neige vient s’exploser contre mon manteau, suivie du ricanement enjoué de ma cousine. Déterminée à ne pas être la seule cible, je me penche aussitôt pour recueillir à mon tour une poignée de neige. Trop poudreuse, elle colle à mes mitaines plutôt que de se transformer en une boule parfaite comme je l’espérais et, au final, c’est un nuage que je catapulte en direction de Jaimie. Seuls quelques flocons se rendent jusqu’à elle, soufflés par la brise. Je ne me laisse pas décourager pour autant. J’évite de justesse un deuxième tir en me penchant, récupère autant de neige que mes mains peuvent en contenir et la comprime de toute mes forces. Cette fois, c’est une boule bien formée qui s’écrase contre le bras de Jaimie. « Ha ! Un point pour moi… » Ma victoire est de courte durée. Presque aussitôt, un troisième amas de neige m’atteint en plein visage. Le froid mordant me surprend et je crachote maladroitement en secouant la tête pour tenter de chasser les flocons qui se sont immiscés dans ma bouche, mes narines et mes yeux.

Lorsque j’ouvre enfin les paupières, Jaimie est debout devant moi, l’air inquiet sous ses joues rouges. C’est plus fort que moi, j’éclate de rire, amusée par sa tête d’enterrement. « Ça serait plus impressionnant si tu avais vraiment voulu viser ma tête ! » Je lui tire la langue sans le moindre remords jusqu’à ce que la silhouette d’un énorme sapin aux branches lourdes et basses attire mon attention. « Oh j’ai une idée, viens ! » Je l’attrape par la main et l’entraîne avec moi plus profondément dans la forêt, vers ce géant silencieux qui m’appelle. « Je parie que la vue est superbe d’en haut… » Les sourcils froncés de concentration, je me glisse sous une branche pour m’approcher du tronc. Comme je l’espérais, l’arbre est encore plus imposant de si près et si fourni qu’il sera facile à escalader malgré nos bottes et nos manteaux encombrants. Je me hisse sur une première branche, puis saute sur une deuxième. Lentement mais sûrement, je continue à grimper jusqu’à ce que les branches, qui deviennent de plus en plus étroites, ne me le permettent plus. Je me perche alors sur la dernière grosse branche, une jambe pendue de chaque côté pour pouvoir m’accrocher à l’écorce rugueuse. Quelques secondes plus tard, Jaimie vient me rejoindre et s’installe en face de moi. Émerveillée, j’observes les environs. La blancheur immaculée qui recouvre les arbres sombres. Au loin, les montagnes qu’on entraperçoit à travers la forêt. Les nuages de vapeur qui s’échappent de nos bouches à chaque expiration. « J’avais raison… On se croirait seules au monde ici. » Avec un froncement de sourcil, je songe que cette impression serait encore plus vive si j’étais assise en solitaire sur cette branche. Un instant, je scrute le visage de Jaimie. Je ne sais trop ce qui me pousse à le faire, une ombre sur ses traits, peut-être, mais je ne peux m’empêcher de lui demander : « Ça te fait quoi de vivre ici ? » Je ne parle pas seulement du décor féérique qu’elle a la chance de voir à tous les jours, mais aussi du fait que ses parents l’ont forcée à laisser tout ce qu’elle connaissait derrière. Du fait qu’on ne s’est plus trop parlé depuis qu’elle a quitté l’Irlande non plus, à cause de la distance. On s’écrit parfois des lettres, mais ce n’est pas comme à l’époque où on se voyait plusieurs fois par année.




God, where the hell are you hiding? My hands are in the air and I'm excited. I've been on the run, so I'm not coming Sunday. It's alright, I'll probably talk to you at midnight. God, I could never be like you. I can't change, I can't change and I don't want to. I've been on the run, so I'm not coming Sunday. It's alright, I'll probably talk to you at midnight. • midnight, tyler glenn.
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Jameson Winters
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ÂGE : A l'aube de la quarantaine
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Succombe parfois aux plaisirs sans lendemain.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une immense villa bien trop vide.
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POSTS : 6327 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
RPs EN COURS : Phoenix [f.b.]Gaby [f.b. #2]Christmasbin [7]Archie [2]Laoise [f.b.]

Réalités alternatives ↠ Zombinson [d.z.]Bloody Gaby [d.f.]Bosie me boy [d.f.]Witchy Robin [d.f.]Slasher Night

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PHOENIX — I want to heal, I want to feel like I'm close to something real, I want to find something I've wanted all along: somewhere I belong. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.

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ROBIN — Her eyes look sharp and steady into the empty parts of me. Still my heart is heavy with the scars of some past belief.

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LAOISE — We've been gone for such a long time that I'm almost afraid to go home. A long road is a long, dragged-out imagination where things can go wrong, but we keep rolling on.

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GABRIEL — I'll keep your heart safe in the palms of my hands until it can beat on its own again.

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KYTE — Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins.



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AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : Birdiesnow (avatar), anaëlle. (signature), loonywaltz (UB)
DC : Kyte le vieux fou & Aisling l'effeuilleuse prude
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
INSCRIT LE : 08/03/2016
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Message(#) Sujet: Re: a hazy shade of winter ♡ jaimie a hazy shade of winter ♡ jaimie EmptySam 12 Fév 2022 - 21:02




a hazy shade of winter
In the meadow we can build a snowman and pretend that he's a circus clown. We'll have lots of fun with Mister Snowman. Yes, until the storm knocks him down. And later on, we'll conspire as we dream by the fire to face unafraid, the plans that we've made when we were walking in a winter wonderland.

J’ai les poumons en feu quand j’atteins la lisière de la forêt. Ça fait un contraste agréable avec mes joues glacées. Sous les arbres, tout est plus calme et mystérieux, les sons comme étouffés par la neige qui s’effondre par moments pour s’écraser sur le sol dans un crissement mat et étrangement réconfortant. Le cœur battant, je réponds à cet appel du monde sauvage et m’enfonce parmi les conifères avec l’impression de rentrer à la maison. Car ma place est ici, parmi les animaux farouches et l’immensité silencieuse de la nature. J’aime me dire que je suis une fille de la montagne et des forêts. Ça me donne l’impression d’avoir un truc que les autres n’ont pas, un secret délicieux qui ne pourra jamais m’être retiré. Ignorant le froid, je retire un gant et appuie ma paume contre l’écorce rugueuse d’un grand arbre. Je ne m’y abrite qu’une seconde avant de déboucher dans la clairière pour présenter mon visage au ciel blanchâtre. Les yeux brillants, je me retourne pour voir où est Laoise, esquisse une petite moue en voyant qu’elle ne court plus. J’ai gagné, mais je ne le mérite pas. J’aurais préféré qu’elle me batte à plates coutures et savoir combien me donner la prochaine fois, mais son sourire joyeux me donne rapidement envie de lui pardonner. « C’est beau hein ? » Que je lance avec une pointe de fierté. « C’est magnifique… » Je hoche la tête, satisfaite, la laisse tourner en regardant la cime des arbres alors que mes yeux à moi glissent vers leur racines, recouvertes d’un manteau immaculé bien trop tentant. Un sourire chafouin au coin des lèvres je me penche discrètement, rassemble un peu de neige entre mes paumes et la presse tranquillement jusqu’à obtenir une jolie boule bien compacte que j’envoie aussitôt en direction de ma cousine. La stupeur qui s’affiche sur ses traits m’arrache un rire ravi qui ne fait que s’accentuer alors qu’elle se change en un air de défi. Sa main plonge dans la neige à ses pieds, envoie dans ma direction une pluie enneigée douce et légère comme une brise d’hiver. J’éclate de rire me penche aussitôt pour contre attaquer, prends moins le temps de former ma bouler qui se désintègre sur son épaule sans même la gêner. Il faut dire qu’elle est concentrée, trop occupée à presser entre ses mains son prochain projectile. Qu’à cela ne tienne, je ne perds pas de temps et prépare le mien. On se redresse presque en même temps et on se défie à peine du regard avant de lancer nos boules. Celle de Laoise m’atteint la première et explose sur mon bras. « Ha ! Un point pour moi… » Elle n’a toutefois pas le temps de savourer cette victoire que ma riposte l’atteint en plein visage. « Flûte ! » Une main plaquée sur ma bouche, je franchis les quelques mètres qui nous séparaient et m’approche de ma cousine. J’ai la gorge serrée et le cœur qui bat trop vite. « Ça va ? » Je lance en l’observant pour tenter de voir si je l’ai blessée. Je ne sais pas trop si je m’attendais à ce qu’elle pleure ou s’énerve mais je suis certainement surprise de la voir éclater de rire. « Ça serait plus impressionnant si tu avais vraiment voulu viser ma tête ! » Elle réplique sans perdre une seconde, tirage de langue à la clef. Je secoue la tête, laisse échapper un ricanement nerveux. J’aimerais trouver une réplique cinglante pour me défendre, mais elle ne m’en laisse pas l’occasion car son attention s’est déjà barrée dans une autre direction. « Oh j’ai une idée, viens ! » Elle prend ma main et je me laisse guider, curieuse de découvrir ce qu’elle a en tête, toujours prête à la suivre dans une nouvelle aventure, surtout une qui m’entraînerai plus loin encore des sentiers battus.

« Je parie que la vue est superbe d’en haut… » On s’est arrêtée aux pieds d’un immense sapin qu’elle regarde d’un œil envieux. « On saura pas tant qu’on aura pas tenté. » C’est un truc que mon père dit souvent ça, et comme ça fait enrager ma mère, qui a plutôt tendance à tout prévoir et planifier, j’aime bien l’utiliser. L’adage semble lui plaire, car ma cousine s’attaque directement à la montée. Quoi qu’elle l’aurait peut-être fait dans tous les cas. Toujours est-il que je ne compte pas me laisser dépasser. Je la défierais bien une fois de plus à coups de la la dernière arrivée en haut est une poule mouillée mais je dois me rendre à l’évidence : je n’ai aucun moyen de la doubler. Alors je me concentre sur les sensations grisantes que me procurent cette ascension. J’aime sentir l’odeur de la sève et la morsure du vent, j’aime la façon dont mon esprit se vide pour laisser mon corps se concentrer, et puis ce sentiment de victoire joyeux quand je dépasse la cime des arbres environnants. Les sourcils froncés de concentration, je rejoins Laoise sur la branche qu’elle a choisie et m’installe confortablement à ses côtés. « Wow. » Je ne peux m’empêcher de lâcher, soufflée par la beauté impressionnante de la vallée forestière qui s’étend à nos pieds. « J’avais raison… On se croirait seules au monde ici. » A la voir comme ça en haut de cet arbre que je n’aurais pas forcément pensé à escalader, je n’ai aucun mal à croire que Laoise est aussi un peu une fille de la forêt. Alors je hoche vivement la tête, heureuse de partager un petit bout de mon secret. Heureuse pour une fois de ne pas être toute seule à le porter au milieu de cette immensité. « Ça te fait quoi de vivre ici ? » Sa question me surprend tellement que mon premier réflexe est de hausser les épaules, comme je le fais chaque fois qu’on me demande si mon pays natal me manque et si celui que j’ai rejoint à l’autre bout du monde me semble déjà être le mien. « Bof, ça m’fait trop rien. » J’esquive pour ne pas creuser ce qui fait mal, ne pas laisser les autres voir que je ne suis pas aussi solide que je le croyais, qu’il y a une petite fêlure au fond de moi qui s’agrandit et que je préfère ignorer. « J’adore les plaines et la forêt, c’est trop beau en hiver et puis tu devrais voir tous les animaux que j’peux trouver en été ! » Je lance avec enthousiasme, les doigts plantés dans ma branche comme je me raccroche à tout ce qui me semble familier pour ne pas sombrer. « Mais y’a pas grand monde autour. » J’ajoute avec un petit rire. L’immense propriété de mes parents est aux portes de la ville, un choix stratégique qui permet à mon père d’en sortir plus aisément pour ses voyages professionnels. Quant à ma mère, disons qu’elle apprécie le fait de ne plus avoir à converser avec ses voisins de palier. « Alors parfois, la bande des collines me manque un peu. » Je finis par ajouter d’une voix neutre, les yeux rivés sur mes pieds qui s’agitent mollement au-dessus du vide. J’ai déjà parlé à Laoise du groupe de copains avec qui je jouais dans les dunes. Il y a le fonceur, l’intello, le courageux, le peureux, et puis moi, la justicière – forcément. Quand je suis partie, ils ont tous promis que j’aurais toujours ma place dans la bande. Au début, on s’écrivait. Et puis leurs réponses se sont faites plus rares jusqu’à devenir inexistantes. La dernière carte que j’ai reçue de Kyllian date de Noël dernier. Et ça fait mal, mais je crois bien qu’il m’a oubliée. Alors moi aussi j’ai arrêté de leur en envoyer. « Enfin, c’était stupide de toutes les façons. » J’ajoute avec un froncement de sourcils déterminé, martèle ces mots sur mon cœur en me disant que je finirai bien par y croire. « C’est un truc de gamins. » J’ajoute avec un sourire complice, persuadée qu’elle me comprendra, elle, parce qu’elle n’est plus une gamine justement. Sauf que j’ignore de quoi parlent les gens qui ne sont plus des gamins, sans être des vieux cons comme nos parents. Alors je prends un instant pour réfléchir à tout ce qu’elle a pu me dire depuis qu’elle est arrivée, dans l’espoir de trouver un indice qui pourrait m’aider à choisir adéquatement notre prochain sujet de discussion. Je ne trouve pas, j’abandonne, alors je lance le premier truc qui me passe par la tête. « Dis, tu pensais à quoi tout à l’heure ? » A la façon dont elle me regarde de ses yeux ronds, je comprends que j’ai intérêt à apporter quelques précisions pour obtenir une réponse à ma question. « Quand on lisait, t’arrêtais pas de regarder par la fenêtre en souriant. »  


follow in no footsteps listen for the true guides

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start.

:l::

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Laoise McLoughlin
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ÂGE : quarante-six ans.
SURNOM : lili, parfois, par ceux qui arrivent aussi à prononcer son prénom.
STATUT : divorcée et résolument célibataire.
MÉTIER : artiste peintre reconnue, prof d'art.
LOGEMENT : une petite maison à moitié rénovée qui abrite aussi son studio, au #77, third avenue, dans logan city.
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GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Fan invétérée de Ghost depuis que l’un de ses élèves lui a fait découvrir le groupe, elle ne perd jamais une occasion d’assister à l’un de leurs concerts. Elle s’amuse énormément de leur pseudo-satanisme, qui lui semble être un excellent moyen de faire un doigt d’honneur métaphorique à l’éducation religieuse qu’elle a reçue.
RPs EN COURS : [4/5] aislingjaimie #2 (f.b.)martin
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Message(#) Sujet: Re: a hazy shade of winter ♡ jaimie a hazy shade of winter ♡ jaimie EmptySam 19 Fév 2022 - 21:38




a hazy shade of winter
In the meadow we can build a snowman and pretend that he's a circus clown. We'll have lots of fun with Mister Snowman. Yes, until the storm knocks him down. And later on, we'll conspire as we dream by the fire to face unafraid, the plans that we've made when we were walking in a winter wonderland.

L’air un peu boudeur, Jaimie hausse les épaules. Je ne crois pas une seconde à sa nonchalance, mais je ne la contredis pas, même quand elle me répond sur le même ton indifférent. « Bof, ça m’fait trop rien. » Elle a beaucoup grandi depuis la dernière fois où je l’ai vue, je ne la connais peut-être plus aussi bien qu’avant, mais je sais encore reconnaître quand elle se replie vers l’intérieur comme si elle rentrait dans une forteresse pour cacher ce qu’elle pense et ressent vraiment. « J’adore les plaines et la forêt, c’est trop beau en hiver et puis tu devrais voir tous les animaux que j’peux trouver en été! » Je ne doute pas un instant qu’elle aime véritablement explorer la nature qui l’entoure. Pourtant, ça me fait comme un pincement au cœur désagréable de l’imaginer courir parmi les herbes hautes sans avoir d’autres confidents que les grenouilles et les écureuils. La forêt est peut-être l’échappatoire parfaite à sa famille oppressante, mais ce n’est pas comme avoir des amis à qui parler. Comme pour faire écho à mes pensées, elle souffle : « Mais y’a pas grand-monde autour. » Par réflexe, j’observe les arbres qui s’étendent à parte de vue autour de nous. Dire qu’il n’a pas grand-monde, c’est l’euphémisme du siècle. En fait, il n’y a personne. Je me fais peut-être des idées, mais j’ai l’impression que le petit rire que Jaimie laisse échapper pour ponctuer sa remarque sonne faux. Peut-être parce que je sais qu’à sa place, j’aurais du mal. Je n’ai rien contre l’idée de m’occuper en solitaire, c’est vrai, mais c’est aussi que je ne suis jamais vraiment toute seule. La nuance est importante. « Alors parfois, la bande des collines me manque un peu. » Encore ce ton parfaitement neutre, comme si elle parlait de la météo. Pourtant, l’éclat de tristesse qui brille dans son regard fixé à l’écorce rugueuse de la branche ne ment pas, même si elle le recouvre aussitôt d’une couche de détermination froide. « Enfin c’était stupide de toutes les façons. » Les lèvres pincées, je l’observe d’un œil circonspect. Pour une rare fois, je lui trouve une ressemblance avec sa mère. Je parierais que ce n’est pas un hasard. Ça ressemble aux conseils qu’elle offre d’un ton glacial à sa fille les rares fois où elle daigne lui accorder sa royale attention. Je ne serais pas du tout surprise d’apprendre que c’est elle qui lui a mis ces mots dans la bouche. Ou alors c’est que leur connexion lui manque vraiment, assez pour qu’elle tente de réécrire le souvenir de leurs aventures pour avoir moins mal. « C’est un truc de gamins. » Les dents serrées, je me retiens de l’attraper par les épaules. J’aurais envie de la secouer, de lui rappeler qu’elle est une gamine et qu’elle n’a pas besoin d’être mature et raisonnable et sage comme un adulte. Les mains crispées autour de la branche, je me contente d’un soupir discret qui se noie rapidement dans le sifflement de la brise. « C’est normal qu’ils te manquent, » que je lui souffle quand même, comme si j’espérais contrecarrer l’influence néfaste des adultes qui s’amusent à la faire grandir trop vite. Malheureusement, ma remarque est elle aussi emportée par la brise, étranglée par le silence qui grandit entre nous.

Comme Jaimie, je balance mes jambes dans le vide, fascinée par la sensation de liberté que je ressens en voyant le sol si loin de mes pieds. Je devrais sûrement ressentir une petite pointe d’angoisse à l’idée que seule cette branche épaisse nous sépare de l’amoncellement de neige dans lequel nous nous écraserions au moindre faux mouvement, mais je n’y arrive pas. « Dis, tu pensais à quoi tout à l’heure ? » D’un coup, mon regard revient se poser brusquement sur ma cousine, comme si elle avait tiré sur un élastique pour le ramener à elle. Parce qu’évidemment, je me souviens parfaitement du sujet principal qui a occupé mes pensées toute la matinée et je n’avais pas prévu d’en parler à qui que ce soit. Se méprenant sans doute sur la raison derrière mon air de lapin coincé dans les phrases d’une voiture, elle précise : « Quand on lisait, t’arrêtais pas de regarder par la fenêtre en souriant. » Elle a raison, évidemment. Incapable de me concentrer sur ma lecture, je ne cessais de me laisser distraire par les paysages enneigés et l’ambiance romantique ranimait forcément le souvenir de la dernière fois où j’ai vu Aodhan avant les vacances de Noël et notre départ. D’abord, j’ai le réflexe de balayer la question. Les dents enfoncées dans ma lèvre inférieure, je la chasse du revers d’une main nonchalante. « Oh… je sais plus trop, rien d’important. Je crois. » Sauf que c’est loin d’être mon mensonge le plus convaincant et ma cousine est bien évidemment beaucoup trop intelligente pour ne pas remarquer l’inflexion pleine d’hésitation qui enrobe mes paroles. Sa petite moue déterminée habituelle se teinte de défi et j’ai l’impression qu’elle n’attend que l’occasion idéale pour creuser. Nerveusement, je pince les lèvres. « Ok, c’est pas tout à fait vrai… » que je conviens finalement. Étrangement, j’ai envie de confier mon gros secret à Jaimie. Jusqu’à maintenant, il n’y a que mon amie Niamh qui le connaît parce qu’elle m’aide à le garder… eh bien, secret, justement. Mais je n’ai personne à qui en parler vraiment et Jaimie, avec sa maturité évidente malgré son jeune âge, me semble tout à coup la candidate parfaite, surtout que je sais que je peux lui faire confiance. Je laisse donc un sourire timide s’étirer sur mes lèvres. « Je pensais à Aodhan. C’est mon ami, on va à l’école ensemble. » Notre horaire étant pratiquement identique, c’est dans la salle de classe qu’on s’est rencontrés. J’ai été séduite par son esprit combatif et son envie de débattre de tout et de tien avec tout le monde, même les professeurs les plus récalcitrants. Par ses grands yeux bleus, ses traits harmonieux, ses taches de rousseur et sa tignasse toujours décoiffée aussi, mais on dirait que ça me semble moins honorable de le reconnaître. Je n’hésite qu’une seconde avant de céder au regard curieux de Jaimie, qui semble me demander mais encore ? « C’est mon amoureux aussi… » Je l’ai murmuré tout bas, si bas que je ne serais pas étonnée d’apprendre que ma cousine n’a presque entendu. C’est comme si j’avais peur d’attirer les foudres de Dieu sur notre relation en parlant trop fort… ou, pire, que l’écho ne porte ma révélation jusqu’au manoir et aux oreilles de mes parents. Saisie d’un stress inconfortable tout à coup, je pose une main sur le bras de Jaimie, croise son regard et tente d’insuffler dans le mien tout le sérieux de la situation. « Mais tu ne peux pas le dire à qui que ce soit, c’est un secret ! Mes parents ne le savent pas. » D’abord parce que je mourrais évidemment de honte s’ils devaient apprendre à quelles activités parascolaires Aodhan et moi aimons nous adonner pendant nos séances d’étude clandestines. Ensuite, parce que juste de savoir que j’ai un copain leur donnerait envie de m’enfermer à double tour dans ma chambre. Enfin, parce que j’ai commis le pire affront possible dans notre famille : non contente de la déshonorer par mes actions en m’abandonnant entre les bras d’un garçon qui n’est pas mon mari, je suis aussi tombée amoureuse d’un protestant. Bien évidemment, je me garde de préciser tout ça à Jaimie. Elle a beau être mature pour son âge, elle n’a que dix ans. Sans compter qu’à mon avis, ce n’est pas le genre de sujets couverts par son tuteur ou sa gouvernante. Je me concentre donc sur la question qu’elle m’avait posée à l’origine. « Je pensais à lui parce que j’ai hâte de le retrouver. » J’ai les joues rouges tout à coup, je les sens qui me brûlent, et ça n’a rien à voir avec le froid…




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Message(#) Sujet: Re: a hazy shade of winter ♡ jaimie a hazy shade of winter ♡ jaimie EmptyLun 21 Mar 2022 - 17:54




a hazy shade of winter
In the meadow we can build a snowman and pretend that he's a circus clown. We'll have lots of fun with Mister Snowman. Yes, until the storm knocks him down. And later on, we'll conspire as we dream by the fire to face unafraid, the plans that we've made when we were walking in a winter wonderland.

C’est normal qu’ils te manquent. Je n’ai pas réagi aux mots de Laoise. Je crois que sur le moment je les ai même laissé ricocher contre la glace fragile qui entoure mon cœur pour ne pas les laisser s’y insinuer. Mais alors que le silence nous enrobe, ils me reviennent naturellement. Perturbants. Parce que j’ai toujours associé la faiblesse aux sentiments. Rassurants. Parce que je ne peux nier que nos jeux me manquent, et j’ai du mal à ignorer la tristesse qui se loge dans ma gorge quand je les imagine s’amuser sans moi, mon souvenir se troublant peu à peu dans leur mémoire. C’est plus facile de me dire que ça ne compte pas vraiment. Que je m’en fiche complètement. Que je n’ai besoin de rien ni de personne. Rien à part peut-être la nature qui m’entoure et m’offre dans son immensité sa compagnie discrète et la plus parfaite solitude. Mais je n’ai pas envie d’y penser. Pas quand Laoise se tient si près de moi et qu’on partage ce perchoir qu’elle a trouvé. Pas quand je peux m’amuser à fouiner derrière ses grands yeux verts pour tenter de découvrir ce qu’ils voyaient en se perdant sur l’étendue crémeuse recouvrant la prairie et la forêt. « Oh… je sais plus trop, rien d’important. Je crois. » Elle balaie l’air d’une main discrète, le regard bien trop vif pour la nonchalance qu’elle adopte. « Oh, allez ! » J’insiste en glissant mes moufles sous mes cuisses pour tenter de contrer un peu le froid de la branche qui tente de s’infiltrer à travers le tissu épais de mon pantalon pour mordre ma chair. « Ok, c’est pas tout à fait vrai… » Elle me dévisage avec un air mi embêté, mi complice. Et moi je jubile, parce que son hésitation met ma curiosité en éveil, et ma question à moitié innocente vient de se transformer en une quête de vérité bien trop excitante, comme un genre de chasse au trésor. Ses sourcils sombres délicatement froncés, elle semble soupeser ses options. Je la dévisage avec une sagesse teintée d’impatience, sent mon cœur s’emballer quand une lueur nouvelle s’allume dans ses yeux et dessine un sourire sur ses lèvres. « Je pensais à Aodhan. C’est mon ami, on va à l’école ensemble. » Mon sourire répond au sien, parce que je crois savoir où vont ces confidences. Et je crois surtout que cet ami lui plait bien, si je me fie à ses joues rosies et la façon dont elle cherchait son visage dans la neige plus tôt ce matin. « C’est mon amoureux aussi… » Attends, quoi ? Elle l’a murmuré si bas, je suis convaincue de mal avoir entendu et pourtant… à la façon dont elle évite mon regard, à la façon dont ses dents tirent les petits peaux sur ses lèvres transies de froid, je sais que j’ai bien compris. Je ne m’attendais pas à ça. J’entends les filles parler des garçons autour de moi, je les entends rêver et s’imaginer une relation. Des trucs lointains qui les font pouffer mais qu’elles ne pourchassent jamais. Mais Laoise oui. Quelques années nous séparent, c’est vrai, n’empêche que je suis franchement impressionnée, et un peu intimidée. Je ne sais pas si je devrais rigoler et la taquiner, me pencher vers elle et lui demander plein de détails, ou bien attendre qu’elle m’en dise davantage.

Je ne sais pas et ça m’embête, mais je n’ai pas le temps de m’en soucier outre mesure car elle pose une main pressante sur mon bras et cherche mon regard, les yeux tout pleins d’un sérieux teinté de… peur. « Mais tu ne peux pas le dire à qui que ce soit, c’est un secret ! Mes parents ne le savent pas. » J’entends ses craintes, elles résonnent dans chacun de ses mots. La gorge un peu nouée, je secoue la tête. « T’inquiète, je dirai rien. » Ça, je n’ai aucun mal à l’affirmer. Je suis douée pour garder les secrets. Les miens, et ceux des autres. Du reste, je la comprends, je n’aurais pas envie que mes parents l’apprennent si j’en pinçais pour un gars de mon école. Pire, si c’était mon amoureux. Mais derrière l’inquiétude de Laoise, il y a autre chose. Et puis je me souviens quelques bribes de conversations à table, le discours très pieux de ses parents, et la réflexion qu’avait sortie mon père un soir alors qu’on revenait d’un souper dans la famille de ma cousine. « S’ils sont comme ça maintenant, ils vont la mettre sous cloche quand elle sera adolescente. » C’était après que les parents de Laoise se soient inquiétés que j’ai des amis garçons que je retrouvais tous les soirs, puis affolés que mes parents semblaient n’en avoir rien à cirer. On n’a pas eu la même éducation elle et moi. Ses parents sont stricts là où les miens sont laxistes, et inversement. Pourtant, dans le sang, j’ai l’impression qu’on se ressemble plus qu’il n’y parait. Et ça me plait. « Je pensais à lui parce que j’ai hâte de le retrouver. » Elle rougit en disant ça, prend un air timide et doux que je ne lui ai jamais vu, un air qui lui va bien et qui me fait rigoler. « Si j’avais un amoureux, je pense que moi aussi j’aurais envie de le retrouver. » Je souffle derrière mes moufles, heureuse de ce secret qui nous lie et qu’on ne partage qu’avec l’arbre qui nous soutient et les rongeurs qu’il abrite certainement dans son tronc. « Il te manque beaucoup ? » J'en profite pour lui demander, comme pour mieux comprendre toutes les émotions qui se tapissent sous ses mots et dans son coeur. « J’ai un ami qui s’appelle Aodhan. » Je lui confie sans y réfléchir en reportant mon regard vers l’horizon. « Enfin j’avais. Tu l’aurais bien aimé. » Ce n’est pas une coïncidence si originale. En Irlande tout le monde porte le même nom, quand ce n’est pas le même nom de famille. C’est toujours à l’origine de blagues dont personne ne semble se lasser, et la sources de quiproquos aux conséquences parfois dramatiques mais le plus souvent cocasses. « J’me demande c’que ça fait d’avoir un amoureux. » Les paroles m’échappent avant que j’ai le temps de les doser. Avant que je ne me rappelle que j’essayais d’avoir l’air mature et de savoir ce que je faisais. Mais je sais admettre quand je suis totalement dépassée. Et en cet instant, ma curiosité vient passablement empiéter sur le rôle que je me plaisais à jouer. « Comment t’as su, que t’étais amoureuse de lui ? Et comment t’as su qu’il l’était lui aussi ? » Je lui demande alors, déterminée à percer ces mystères qui m’éludent encore… et qui continueraient de me dépasser pour encore un bon nombre d’années. « Il t’a déjà offert des fleurs et écrit des poèmes ? » Les questions m’échappent aussi rapidement que ma curiosité se creuse. Parce que j’ai beau entendre les filles de ma classe rêver de l’amour, et j’ai beau lire des romans qui abordent le sujet, j’ai du mal à m’imaginer, concrètement, ce que font un gars et une fille qui s’aiment. Ce qu’ils font de différent. Enfin… je ne suis pas totalement naïve non plus, j’ai quelques idées. Mais les gestes m’intriguent bien moins que les démonstrations d’affection et les pensées.  


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Laoise McLoughlin
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ÂGE : quarante-six ans.
SURNOM : lili, parfois, par ceux qui arrivent aussi à prononcer son prénom.
STATUT : divorcée et résolument célibataire.
MÉTIER : artiste peintre reconnue, prof d'art.
LOGEMENT : une petite maison à moitié rénovée qui abrite aussi son studio, au #77, third avenue, dans logan city.
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GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Fan invétérée de Ghost depuis que l’un de ses élèves lui a fait découvrir le groupe, elle ne perd jamais une occasion d’assister à l’un de leurs concerts. Elle s’amuse énormément de leur pseudo-satanisme, qui lui semble être un excellent moyen de faire un doigt d’honneur métaphorique à l’éducation religieuse qu’elle a reçue.
RPs EN COURS : [4/5] aislingjaimie #2 (f.b.)martin
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Message(#) Sujet: Re: a hazy shade of winter ♡ jaimie a hazy shade of winter ♡ jaimie EmptySam 2 Avr 2022 - 9:38




a hazy shade of winter
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Le sérieux avec lequel Jaimie a accepté de garder mon secret me rassure, tandis que la lueur de curiosité espiègle qui s’est allumée dans son regard me ravit. « Si j’avais un amoureux, je pense que moi aussi j’aurais envie de le retrouver, » me souffle-t-elle comme une confidence. « Il te manque beaucoup ? » Je fais signe que oui parce que c’est vrai. Il me manque énormément. On a rarement l’habitude de se voir si peu. Normalement, on arrive à passer du temps ensemble quelques fois par semaine. J’aurais envie de lui raconter en détail mon voyage. Je sais qu’il adorerait que je lui décrive les paysages époustouflants, qu’il les trouverait aussi inspirants que moi. Qu’il aimerait entendre le récit des aventures dans lesquelles je me lance avec ma cousine. Je note tout dans mon journal – à défaut de pouvoir raconter mes amours, comme je suis presque certaine que ma mère jette un coup d’œil à mes écrits de temps en temps pour savoir ce qui se passe dans mon jardin secret – pour pouvoir lui dire tout ce qui s’est passé à mon retour, mais ce n’est pas pareil. Souvent, je me prends à espérer qu’il soit ici avec moi, qu’il puisse partager en direct ces moments magiques au lieu de les vivre par procuration, et alors je rêve au jour béni où je serai enfin adulte et mariée à Aodhan, pour qu’on n’ait plus besoin de vivre notre amour en cachette. Ça me semble si loin encore, pourtant, et parfois je m’inquiète de ce que je deviendrai s’il ne m’épouse pas. Après tout, si je n’ai pas hésité à me donner à lui, c’est parce que je voyais nos avenirs s’écrire ensemble et j’ignore ce que je ferais si ce n’était pas le cas.

La voix de Jaimie m’arrache à mes pensées avant qu’elles ne prennent un tournant trop angoissant. « J’ai un ami qui s’appelle Aodhan. » Elle a l’air toute songeuse tout à coup, et son regard se charge de tristesse quand elle ajoute : « Enfin j’avais. Tu l’aurais bien aimé. » Solennellement, je hoche la tête, certaine que je l’aurais effectivement aimé si elle me l’avait présenté. Je ne doute pas un instant qu’il devait avoir un petit quelque chose d’extraordinaire pour avoir réussi à gagner et à garder l’amitié un peu farouche de ma cousine. Même si je ne peux m’empêcher de penser qu’il ne doit pas être aussi intelligent que je le pense s’il a cessé d’écrire à Jaimie. Peut-être que je suis naïve, mais je trouve que quelque chose d’aussi bête que la distance ne devrait pas avoir raison d’une amitié véritable. « J’me demande c’que ça fait d’avoir un amoureux. » Il y a dans son ton une curiosité enfantine qui me donne envie de sourire, mais je sais qu’aux yeux de Jaimie la fière qui essaie tant d’avoir l’air grande, ce serait un affront terrible. J’aborde donc son questionnement avec tout le sérieux dont je suis capable. « Comment t’as su, que t’étais amoureuse de lui ? Et comment t’as su qu’il l’était lui aussi ? » Je pense à nos jeux de regards dans les couloirs. Il me plaisait depuis longtemps sans que j’ose trop l’approcher. C’est lui qui avait fait les premiers pas. Je revois son petit air frondeur et plein de défi chaque fois qu’il me contredisait en classe, juste pour le plaisir de me voir m’échauffer et de plonger dans un débat qui faisait tourner en bourrique les professeurs. Sa tête un peu débraillée, aussi, le jour où il s’est arrêté à mon casier pour me proposer d’aller manger une glace après l’école. Mon regard avait dit oui très fort alors même que ma bouche lui rappelait que je n’étais pas le genre de fille à traîner seule avec un garçon. Sauf que je l’avais quand même suivi tout au fond de la cour d’école le lendemain et que je ne l’avais pas repoussé quand il s’était penché pour m’embrasser. « Il t’a déjà offert des fleurs et écrit des poèmes ? » La question me surprend, me tire du souvenir délicieux de ses lèvres pleines pressées contre les miennes et de mon cœur qui battait si fort dans ma poitrine que j’en avais les jambes molles et la tête toute étourdie, comme si elle était devenue un ballon gonflé à l’hélium et prêt à s’envoler.

Troublée, je m’éclaircis la gorge. « J’aime pas trop les fleurs, et puis c’est pas tellement discret, donc non. Mais il m’a écrit des poèmes. » Parce qu’il a l’âme d’un poète, mon bel Aodhan. C’est un rêveur qui a toujours la tête dans les nuages et qui déteste redescendre. Alors je le laisse me tirer vers le haut, m’inviter parmi ses rêveries et ses mots jolis, même si j’aimerais parfois qu’il garde les deux pieds sur terre avec moi. Surtout quand j’essaie de lui parler de nous et de notre avenir. « Je ne sais pas trop comment j’ai su que j’étais amoureuse de lui… » Je fonce les sourcils en cherchant les mots qui expliqueraient le mieux le mélange d’émotions qui pétille dans ma poitrine chaque fois que je pense à Aodhan. « Je le trouvais très beau. Il a des yeux tellement bleus si tu savais… et puis son sourire, il est irrésistible. Et il a de belles épaules aussi et des taches de rousseur partout. » Partout, ouais. Je laisse échapper un petit rire gêné, embarrassée par le souvenir de son corps que je connais un peu trop bien et, surtout, à l’idée que ma cousine comprenne que je ne parlais pas seulement de son visage. J’espère qu’elle est encore à l’âge innocent où on ne sait encore rien des ébats auxquels aiment s’adonner les adultes. En même temps, je ne me fais pas trop d’illusions. À son âge, j’en savais déjà pas mal, grâce aux renseignements que j’avais glanés dans mes lectures trop avancées. Et puis, elle grandit dans un environnement bien moins oppressant que le mien, où les idées qui vont à l’encontre du catholicisme un peu fondamentaliste et bien rétrograde de mes parents sont encouragées plutôt que violemment rejetées. « Chaque fois qu’il me parlait, j’avais le cœur qui battait très fort et les mains moites. Et puis j’adorais être avec lui et quand on n’était pas ensemble, j’arrêtais pas de penser à lui. » Ça, ça n’a pas changé. Il occupe toujours aussi souvent mes pensées. « Alors un jour il m’a invitée, et j’ai compris qu’il m’aimait bien aussi. Surtout quand il m’a embrassée. » La dernière chose que je veux, c’est que la conversation ne dévie vers le genre d’activité auxquelles on aime bien s’adonner ensemble. Or, je connais assez la curiosité insatiable de Jaimie pour savoir que c’est ce qui risque d’arriver. Je tente donc de ramener la conversation vers elle. « T’as déjà eu envie d’embrasser quelqu’un ? » Je ne sais vraiment pas à quelle réponse m’attendre. À son âge, elle croit peut-être encore que les garçons sont des créatures étranges et un peu dégoûtantes. Ou alors elle a commencé à découvrir qu’en fait, ils sont des humains étrangement attirants. Je n’écarte pas non plus la possibilité que ça soit pas les garçons qui l’intéressent, même si mes parents auraient sûrement une ou deux choses à dire sur la question. « Ton Aodhan à toi, peut-être ? » que je hasarde en haussant les sourcils, l’air taquine.




God, where the hell are you hiding? My hands are in the air and I'm excited. I've been on the run, so I'm not coming Sunday. It's alright, I'll probably talk to you at midnight. God, I could never be like you. I can't change, I can't change and I don't want to. I've been on the run, so I'm not coming Sunday. It's alright, I'll probably talk to you at midnight. • midnight, tyler glenn.
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Jameson Winters
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ÂGE : A l'aube de la quarantaine
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Succombe parfois aux plaisirs sans lendemain.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une immense villa bien trop vide.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
RPs EN COURS : Phoenix [f.b.]Gaby [f.b. #2]Christmasbin [7]Archie [2]Laoise [f.b.]

Réalités alternatives ↠ Zombinson [d.z.]Bloody Gaby [d.f.]Bosie me boy [d.f.]Witchy Robin [d.f.]Slasher Night

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PHOENIX — I want to heal, I want to feel like I'm close to something real, I want to find something I've wanted all along: somewhere I belong. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.

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ROBIN — Her eyes look sharp and steady into the empty parts of me. Still my heart is heavy with the scars of some past belief.

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LAOISE — We've been gone for such a long time that I'm almost afraid to go home. A long road is a long, dragged-out imagination where things can go wrong, but we keep rolling on.

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GABRIEL — I'll keep your heart safe in the palms of my hands until it can beat on its own again.

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KYTE — Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins.



RPs EN ATTENTE : Gaby Irlande ↟ Robin [4] ↟ Robin & Phoenix [r.a. 2] ↟ Finnley [2]
AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : Birdiesnow (avatar), anaëlle. (signature), loonywaltz (UB)
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INSCRIT LE : 08/03/2016
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Message(#) Sujet: Re: a hazy shade of winter ♡ jaimie a hazy shade of winter ♡ jaimie EmptyMer 11 Mai 2022 - 19:02



a hazy shade of winter
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Les yeux de Laoise reviennent se poser sur moi. Songeurs, comme si elle flottait loin dans ses pensées et que ma question la tirait de sa douce errance. « J’aime pas trop les fleurs, et puis c’est pas tellement discret, donc non. Mais il m’a écrit des poèmes. » Je ravale ma déception me dit qu’il aurait quand même pu lui offrir une rose ou ne serait-ce qu’un pétale. Mais bon si elle n’aime pas les fleurs… Philosophe, j’en conclue qu’un poème est certainement plus personnel, plus romantique, alors je finis par acquiescer avec une moue approbatrice. « Je ne sais pas trop comment j’ai su que j’étais amoureuse de lui… Je le trouvais très beau. Il a des yeux tellement bleus si tu savais… et puis son sourire, il est irrésistible. Et il a de belles épaules aussi et des taches de rousseur partout. » Elle termine sa description sur un petit rire et je l’imite sans trop savoir pouvoir en calant mes mains sous mes cuisses pour les soulager de la morsure fraiche de l’écorce. Parce qu’elle ne peut pas parler de ça, pas vrai ? Le regard porté vers l’horizon, je pince les lèvres et essaie plutôt de me le représenter. Un beau garçon aux yeux bleus, couvert de tâches de rousseurs, au sourire irrésistible. L’image de Kylian se dessine instinctivement dans mon esprit, aussitôt suivie du pincement qui m’étreint le cœur chaque fois que je pense à lui. Les sourcils froncés, je le chasse farouchement, refuse d’admettre que son silence me heurte, que notre éloignement plante dans mon cœur une bien triste vérité : les gens viennent et partent, alors autant rester seule, parce que moi, je ne m’abandonnerai jamais. Mais je ne suis pas seule. Pas aujourd’hui du moins, et la voix de Laoise ne tarde pas à me le rappeler. « Chaque fois qu’il me parlait, j’avais le cœur qui battait très fort et les mains moites. Et puis j’adorais être avec lui et quand on n’était pas ensemble, j’arrêtais pas de penser à lui. » Je me prends à sourire, parce que je trouve ça follement romantique, parce que je suis un peu gênée. Je n’ai pas l’habitude d’entendre parler de sentiments. Du moins pas en dehors des pages dans lesquelles je me plonge pendant des heures. Et en cet instant, ma cousine me fait penser à une de ces héroïnes au destin fascinant et parfois tragique et au cœur éperdument épris. « Alors un jour il m’a invitée, et j’ai compris qu’il m’aimait bien aussi. Surtout quand il m’a embrassée. » Sauf que cette histoire d’amour, Laoise la vit, sa confession vient me le prouver. Je la dévisage, la bouche entrouverte comme pour tenter d’articuler un son. Mais je suis trop sidérée pour trouver les mots appropriés. Parce qu’embrasser quelqu’un, c’est quelque chose. Beaucoup de contes se terminent ainsi, sur un baiser et toutes les promesses d’avenir qu’il contient. Je m’en satisfais, même si je ne peux m’empêcher d’être toujours un peu frustrée et de me demander et après ?  

« T’as déjà eu envie d’embrasser quelqu’un ? » La question me désarçonne. J’ouvre de grands yeux, partagée entre l’envie de laisser échapper un non ! bien senti et celle de me faire passer pour plu mature que je ne le suis, hausser les épaules avec une nonchalance qui dirait peut-être ouai, comme tout le monde pas vrai ? « Ton Aodhan à toi, peut-être ? » Ses yeux se plissent et se chargent d’une lueur mutine tandis que son insinuation me ramène brutalement à la réalité. « Ew non ! » Je lâche alors par réflexe, sans même avoir le temps de réfléchir. Mince, j’ai l’air sacrément gamine et beaucoup moins cool que je l’espérais. Je me reprends rapidement, me redresse comme pour me faire un peu plus grande tandis que j’entreprends de lui expliquer : « Je veux dire… l’Aodhan que je connais est beaucoup plus vieux que moi. C’était un ami, c’est tout. » Je hausse les épaules cette fois, tente de ne pas plisser le nez alors que je m’imagine l’embrasser. Il est beau, c’est vrai, et depuis l’instant où mon regard s’est posé sur lui, assis tout seul sur nos collines, il m’a intriguée. Discret, réservé, il ne manquait pourtant pas de charisme et ne s’est pas laissé intimider quand la bande lui a demandé de dégager. Il faut dire que les collines, c’était notre territoire, et comme on n’avait pas grand-chose, ça nous semblait beaucoup, trop important pour être partagé. Surtout avec un gars bizarre assis en plein milieu avec une pile de bouquins. Il a dit qu’il ne dérangeait personne, mais que nous, on faisait beaucoup trop de bruit à piailler. Ça n’a pas plût à Kylian, mais moi ça m’a amusée. Parce qu’il avait un certain courage derrière ses airs d’intello, et parce que j’aimais bien le livre qu’il lisait. « Si t’es sur la colline tu joues, c’est obligé. » J’avais alors avancé en croisant les bras, le menton relevé comme pour le défier. Il a soupiré, ce qui m’a profondément déçue. Mais l’instant d’après il refermait son livre et nous étudiait. « D’accord. Vous jouez aux aventuriers c’est ça ? Je serai le bibliothécaire qui vous donne des informations pour vos excursions. » J’avais souri, Kylian aussi, et le reste de la bande s’était exclamé que c’était une bonne idée. Ainsi a commencé notre amitié. On se roulait sur les collines en criant et on rampait parfois vers lui avec une blessure imaginaire, une plante inconnue, une morsure douteuse. Il relevait les yeux de son livre, fronçait les sourcils avec sérieux et nous inventait un traitement ou une menace qui ne faisaient que rendre nos jeux plus passionnants. Je l’aimais bien, Aodhan. Mais je n’ai jamais eu envie de l’embrasser, non. « J’ai déjà embrassé quelqu’un d’autre par contre. » Je lui confie alors avec un petit air d’importance. « Bon c’était pas pour de vrai, c’était pour jouer. » Le sourire intéressé qu’elle m’adresse me redonne un peu confiance dans l’intérêt de mon histoire et m’encourage à la continuer. « Mon fiancé s’en allait dans une expédition dangereuse et me disait d’être brave et on devait se faire nos adieux et faire semblant de s’embrasser sauf que nos lèvres elles se sont vraiment touchées. » Je me souviens du petit moment de recul qu’on a eu tous les deux, de ses grands yeux étonnés accrochant les miens. De l’instant de flottement suivi des hululement irritants du reste de la bande, et de la façon dont on s’était écartés en riant et en jurant, se frottant la bouche de nos manches pour faire comme si c’était dégoûtant. Je me souviens aussi de son souffle sur mon visage, et de l’odeur de sa peau. Je me souviens que c’était doux, et que j’étais bien moins horrifiée par cet accident que je ne l’avais laissé entendre. « C’était rigolo et c’était stupide en plus, parce qu’après je décidais de partir avec lui en me cachant dans un tonneau sur le bateau ! » Je précise avec un petit rire satisfait, ravie des scénarios dans lesquels on aimait tous se plonger. J’ai essayé de jouer toute seule quand je suis arrivée ici. Mais ce n’était plus pareil. Alors je lis, je découvre tout ce que je peux sur la nature, les montagnes et le grand nord. Et parfois, je me faufile hors de la demeure de mes parents et me glisse jusqu’à la forêt. Je n’ai plus besoin de faire semblant de vivre des péripéties. Je ne suis plus une enfant qui s’imagine des dangers sur la pente douce de ses collines. Je plonge entre les sapins et les rochers escarpés et là-bas, je vais la chercher. L’aventure, la vraie.
   


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