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 (Amelyn #52) ► Road to acceptance

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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
le mont des vanités
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ÂGE : 34 ans (23.12.1986) - capricorne ascendant scorpion
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Elle a un coeur finalement et elle l'a mis entre les mains d'Amos. La grossesse n'était pas prévue au programme, elle la dissimule tant que c'est encore possible.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Copropriétaire avec Amos de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021.
LOGEMENT : Elle a emménagé avec Amos dans un viel entrepôt transformé en luxueux loft au 721 Daisy Hill Road à Logan City. L'adresse de leur logement est un secret que le couple garde jalousement.
(Amelyn #52) ► Road to acceptance SyiawIsh_o
POSTS : 19097 POINTS : 1995

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › terrorisée par la solitude, elle l'a longtemps fuie dans les bras d'inconnus avant de tomber amoureuse d'Amos › a récupéré le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle
RPs EN COURS :
(Amelyn #52) ► Road to acceptance 75d82c2c37b882e371ff586ea0e0b75e85da754b
amelyn #53 & #52 & #48 I don't know just how it happened, I let down my guard, swore I'd never fall in love again but I fell hard. You came into my crazy world like a cool and cleansing wave. Before I knew what hit me, baby, you were flowing though my veins. I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of. ☽ 1234567891011121314151617181920212223242526272829303132333435363738394041424344454647484950515253

(Amelyn #52) ► Road to acceptance 63d015140268caed28c4f4ce9e8aad886f78280d
teddy You know there's still a place for people like us, the same blood runs in every hand. Take another walk out of your fake world, please put all the drugs out of your hand. You'll see that you can breathe without no back up, so much stuff you got to understand.

(Amelyn #52) ► Road to acceptance B6fb1cb466973b6ee80fa251209ee74621998ab8
sasha #2 Cause I was born, I was born to the night. In the night, I survive all the poison, the pleasure, the highs. Dusk 'til dawn, in the city where the wild things are. When the wolves are out, no doubt they're cryin' out my name.

(Amelyn #52) ► Road to acceptance DXLfZASt_o
Destiny was for fools. She would not wait for her life to happen. She would make it happen.

(08) sasha #2 (2019)taylor brothers & coalec #5gabrielleamos #52amos #53 › otto › solas

UNIVERS ALTERNATIFS :

(03) zombie amelynamelyn UA #2leolyn #2 (UA la faucheuse)

(Amelyn #52) ► Road to acceptance 2a32e5efa5401b7bcc9094194e0200c2

RPs TERMINÉS : liste tenue à jour dans ma fiche de liens

POUR INFO :
dialogues en indianred.
j'écris à la première personne du singulier et au présent.
+ crédits complets dans mon moodboard

AVATAR : Lady Gaga
CRÉDITS : cristalline (avatar) loonywaltz (UB) & harley (crackship)
DC : Megan Monroe, l’œil de la tempête (ft. Sydney Sweeney)
PSEUDO : stairsjumper
Femme (elle)
INSCRIT LE : 21/02/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t23235-raelyn-the-badest-thing-around-town-5 https://www.30yearsstillyoung.com/t23281-raelyn-if-you-re-a-strong-female-you-don-t-need-permission https://www.30yearsstillyoung.com/t23333-raelyn-blackwell https://www.30yearsstillyoung.com/t24159-raelyn-blackwell

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Message(#) Sujet: (Amelyn #52) ► Road to acceptance (Amelyn #52) ► Road to acceptance EmptyMer 15 Sep - 13:58



Road to acceptance
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #52) ► Road to acceptance 873483867

Trois jours, ce n’est pas grand chose, pas assez pour nous couper entièrement de la réalité mais, dans la nôtre et avec nos responsabilités, c’est tout ce que nous avons. Ces dernières, elles se sont rappelées bien trop rapidement à nous et, avec elles, la charge de me trouver un nouveau garde du corps. Si je n’ai pas envisagé l’espace d’une seule seconde rester sans protection - ce serait idiot et je ne le suis pas, j’ai conscience de ne plus être en sécurité nul part à l’extérieur du loft avec Mitchell et Aberline dans les rues - je ne pensais pas non plus qu’Amos était sérieux lorsqu’il a affirmé que, tant que j’évolurai seule, il ne me lâcherait pas d’une semelle. Puis-je encore me considérer comme une femme accomplie et indépendante s’il me faut une escorte dès que je mets un pied dehors ? Peut-il me considérer comme telle s’il est l’escorte en question ? J’ai chassé ces questions au profit d’une certitude : j’aime l’avoir à mes côtés. Bien sûr, cette dernière semaine, j’ai remarqué qu’il était tendu et plus à cran qu’en temps normal. Il ressemble à un prédateur prêt à bondir sur le moindre danger potentiel qui m’accoste, et sa définition de danger semble brouillée. A-t-il simplement peur qu’il m’arrive quelque chose ou bien ma grossesse a-t-elle redistribué les cartes en le rendant plus inquiet et sous tension qu’autrefois ? Se fait-il du souci pour moi ou surtout pour cet enfant que je porte ? Je me doute que la réponse la plus probable est les deux et tout dans son attitude me confirme qu’il faut que nous prenions une décision.

Bien sûr, allongée contre lui et avant de m’endormir, j’ai disséminé quelques questions dans nos conversations toute cette semaine. Je lui ai demandé s’il se voyait élever un enfant dans l’univers dans lequel nous évoluons parce que je l’y ai attiré ou si c’est tout bonnement de la folie. Je lui ai demandé ce que ses parents penseraient s’il devenait à nouveau père. Je lui ai demandé si, avec une autre, il aurait pu l’envisager. Ces interrogations ne suivent pas un schéma de réflexion précis, mais affluent dans mon esprit sans fil conducteur. Elles ont toutes une chose en commun cependant : pour l’instant, je parle toujours de cet enfant au conditionnel. Il ne me presse pas mais le temps si et, si nous avons encore plusieurs semaines avant d’être mis au pied du mur par la règlementation en termes d’avortement, je ne veux pas que nous en arrivions là. Je ne veux pas d’un facteur extérieur qui nous presse et nous angoisse. Rien que l’idée de retourner dans cette clinique et de remplir à nouveau ce fichu formulaire me fait froid dans le dos et me fait ressentir une pique au cœur : est-ce un signe ? J’ai l’impression de ne plus être certaine de rien mais mon corps et mes sensations n'auraient-ils pas compris ce que mon cœur veut avant moi ? Lorsqu’il dort, j’observe mon amant en essayant de retranscrire ses traits sur le visage d’un nourrisson, sans grand succès : je n’ai jusque là pas été entourée de nouveaux nés. Pourtant, j’arrive à voir ces yeux, ces grandes billes bleues avec lesquelles un petit garçon ou une petite fille aux cheveux châtains me dévisagerait.

Ce que je n’imaginais pas, c’est qu’un incident nous serve d’aide pour amorcer une vraie conversation au sujet de cet enfant et une décision. Que ce soit un accrochage presque anodin mais d’une violence notable soit la flamme qui allume la mèche. C’est idiot : nous nous garons sur la marina pour rejoindre le catamaran lorsqu’un homme me bouscule et continue son chemin sans daigner se retourner alors que je porte une main à mon épaule endolorie et que je me retourne pour apercevoir le coupable, le souffle presque coupé par l’incident. Moi aussi, à fleur de peau et impulsive depuis plusieurs semaines, je ne rate pas cette occasion d’agresser verbalement le malpropre. Je jure, laisse échapper un ”putain” qui n’était pas voué à arriver jusqu’à ses oreilles, avant de l’interpeller. « T’as un problème avec le concept de ligne droite ou avec la politesse, j’arrive pas à être bien sûre. » Evidemment, c’est idiot. La plupart de mes congénères, même accompagnées d’un homme, se seraient tues pour éviter l’esclandre. Moi, j’ai une bien trop grande gueule pour mon gabarit et ça n’est plus à prouver. Le type, qui fait approximativement la taille de mon compagnon, se retourne et un regard mauvais sur le visage, parcourt les quelques mètres qui nous séparent pour s’approcher un peu trop près de moi et m’agresser verbalement. Je ne cille pas mais sens presque sa mauvaise haleine lorsqu’il m’insulte et, alors qu’il était encore au niveau de la voiture, Amos réagit. Il avale la distance qui nous sépare et attrape le type par le col pour le secoue comme s’il était à peine plus lourd qu’une plume et, surprise par la violence de sa réaction, je recule d’un pas. Je le sens prêt à en découdre et ça m’inquiète : je ne veux pas d’ennuis que nous aurions pu éviter si j’avais su garder ma langue dans ma poche. Alors qu’il fait reculer son adversaire pour le plaquer contre un mur en béton, je le rattrape rapidement pour poser un bras sur son épaule. « Amos... » D’une voix douce, je tente de le ramener à mois. J’espère qu’il laissera filer l’abruti qui semble sur le point de se faire dessus et qu’il reprendra ses esprits rapidement : il est si vindicatif qu’il m’inquiète presque, je me demande comment je suis passée à côté de ce qui semble tant le préoccuper. Lorsqu’il lâche finalement l'inconnu qui détale sans demander son reste, j’attrape son poing fermé entre mes mains et je tente de l’ouvrir, pour détendre ses doigts. « Qu’est ce qu’il te prend ? C’est qu’un idiot qui avait trop bu... » Pas un leader de gang ou un agresseur tentant de s’en prendre à moi. Pas un sbire de Lou ou Mitchell en personne. « Viens, on va sur le bâteau. » Puisque c’était notre direction initiale, nous avons tous les deux pensé que cela nous ferait du bien de passer la fin de journée au large et avec le bruit des vagues comme seule berceuse, pour changer un peu de la frénésie du casino.






(Amelyn #52) ► Road to acceptance 1949770018:
 
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Amos Taylor
Amos Taylor
les raisins de la colère
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ÂGE : 44 ans (02/05/1977)
SURNOM : Quelle idée !
STATUT : Elle a gommé ses ratures, effacé ses coquilles. Elle lui a rappelé que derrière le tragique se terrent parfois de belles histoires d'amour.
MÉTIER : Propriétaire d'un casino que Raelyn a appelé "Octopus"
LOGEMENT : Il vit depuis janvier avec Raelyn au 721 Daisy Hill Road à Logan City, dans un loft dont il tait l’adresse.
(Amelyn #52) ► Road to acceptance KWoQ3cfI_o
POSTS : 3659 POINTS : 550

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Il ne cuisine pas, mais il sait faire à manger › C'est un excellent nageur › Après l'accident, il n'a plus plongé pendant des années. Il a recommencé récemment grâce à Raelyn › Alcoolique notoire. Il arrive qu'il l'admette.
RPs EN COURS : (Amelyn #52) ► Road to acceptance BmXhphe3_o
Amelyn 485253UA 2 (chp 2)DZ ▬ Every breath you take and every move you make, every bond you break, every step you take, i'll be watching you.
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Taylor family Liam 4 › ▬ By faith, being moved by the fear of God, he made ready an ark for the salvation of his family
Chad 1Liam 3Liam 4Chad 3

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UNIVERS ALTERNATIFS :


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RPs EN ATTENTE : Kelly › Stacey › Marius › Casey › Cian






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AVATAR : Bradley cooper
CRÉDITS : Lannisters (avatar) Sunflower (gif) Livia (code signature)
DC : Edward Rhodes
PSEUDO : Ci!
Femme (elle)
INSCRIT LE : 16/12/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t28495-amos-taylor-my-senses-have-been-stripped https://www.30yearsstillyoung.com/t28558-amos-taylor-ace-of-spades https://www.30yearsstillyoung.com/t29131-amos-taylor

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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #52) ► Road to acceptance (Amelyn #52) ► Road to acceptance EmptyJeu 16 Sep - 12:29







ROAD TO ACCEPTANCE


Se vider la tête, trois jours durant. Ne pas penser qu’elle a dégagé Geo et, qu’une fois rentré, je prendrai son rôle par intérim parce que la sécurité de Raelyn est mon sacerdoce, celui dont elle n’a pas vraiment besoin - elle n’a de cesse de me le répéter - mais qui obsède puisque sans elle mon coeur battrait mais ma vie s’arrêterait ? Ne pas attendre non plus de discussion sérieuse autour du bébé et, surtout, ne pas réfléchir aux conséquences de cette décision que nous serons tôt ou tard amené de prendre. Car il y en aura. C'est évident. Que nous tranchions en faveur de l’avortement ou à pour l’aventure, intérieusement, nous seron fondamentalement changé, bousculé par l’un dans notre qutodien et par l’autre, dans l’image que nous reflètera les miroirs. Dès lors, oui, cette parenthèse s‘est quelquefois apparentée à un exercice de force entre la nécessité d’en profiter au maximum et l’émergence de nos soucis dans mon esprit et c’est dommage. Je ne suis pas rentré de notre escapade aussi ressourcé que je ne l’avais espéré. Bien sûr, la première nuit, j’étais trop exténué par l’effort de conduire une moto pour m’en tracasser. Les muscles de mes bras endoloris, je me suis endormi contre mon médicament naturel à peine allongé. Toutefois, quand au terme d’un après-midi tranquille, l’heure d’enfiler mes différents couvre-chefs sur le crâne a sonné, je me suis tendu. La nervosité m’a envahi et, j’ai suivi ma protégée dans ses pérégrinations, la mâchoire crispée. Très souvent, j’ai serré les poings faute à des dangers qui n’existaient que dans mon cerveau malade d’effroi pour elle, pour moi, pour nous et pour l’enfant qu’elle porte.  

Inconsciemment, j’ai rapidement compris que cette grossesse ne me rebutait pas. Investir l’habit du garde du corps aura précisé l’idée, plus encore que Rae, chaque nuit, n’est que question, preuve qu’elle y pense. Celle concernant notre mode de vie et l’univers qui gravite autour de nous m’a mis particulièrement mal à l’aise. Ce n’est ni dans cet environnement ni avec des horaires décalés que je me serais figuré avec un poupon. Ceci étant, c’est ce que Raelyn est et ce que j’ai accepté en l’état de la suivre sur ce sentier. J’ai donc décrété que ça n’avait pas d’importance, qu’un enfant grandissant dans l’amour se fiche bien du métier de ses parents. Ça n'avait rien d’un mensonge pour l’endormir. Au moment où les mots ont quitté mes lèvres, j’en étais convaincu et je le suis toujours. Tout comme je me moque du jugement de ma mère, de mes frères ou même de Sarah. Tout comme je sais qu’avec une autre, jamais je ne me serais infligé cette impression, même fugace, que je crée de la concurrence à Sofia. Il est passé, ce ressenti. Il a été remplacé par des tracas plus pragmatiques. Comment protéger deux êtres qui compteront plus que moi-même avec un Mitchell en liberté et une Lou furieuse. Comment ne pas sombrer dans la paranoïa et ne pas devenir ce que je déteste chez le précité ? Et par quelle audace me présumerais-je capable de sérénité quand une semaine à ses côtés avec, pour objectif, prémunir ma complice de tout danger s’est distinguée par une rixe inutile à cause d’une futilité ?

Un type lambda, vraisemblablement bourré, ce qui aurait dû éveiller mon indulgence, a bousculé ma partenaire et j’ai vu rouge sur fond de panique. Pourquoi ? Je ne me l’explique pas. Suis-je fier d’avoir malmené ce pauvre gars ? Pas le moins du monde. Me suis-je fait peur ? Assurément. Je l'ai rattrapé en deux enjambées parce qu’il a insulté ma complice et, s’il m’a paru menaçant physiquement, je n’oserais le jurer. Je n’ai pas attendu qu’il le soit pour l’attraper par le collet en deux enjambées. Portait-il une chemise ? Un t-shirt ? Un polo ? Je l’ignore. J’ai été aveuglé par une rage folle, une que je n’ai pas été en mesure de contrôle sans Rae. Si elle n’était pas intervenue, j’aurais roué de coups le misérable maintenu prisonnier par ma volonté entre un mur et mon corps contracté tel un animal en séance de chasse. Il ne lui a pas fallu grand-chose, à ma dulcinée. La douceur de son timbre s’est frayé un chemin de mes tympans à mes neurones avec une facilité déconcertante. Mais, est-ce normal ? Est-ce bien à elle de me maîtriser parce que j’ai accumulé tant de tensions sur ces cinq jours que je ne réfléchis plus comme un être humain cohérent ? Alors que ma victime s’échappe sans m’offrir mon dû. Je lui ai hurlé qu’il devait présenter des excuses à la dame, à MA dame… et ma frustration qu’il s’en soit tiré à si bon compte alimente ma colère. Nul doute que sans la honte, je me serais défendu qu’elle me réprimande comme un gosse… Je n’aurais pas rassemblé les restes de ma raison pour ouvrir mon poing et lui montrer mes paumes, quoique sa détermination ait rencontré des difficultés. Je ne l’aurais pas non plus suivie sur le bateau. Je ne suis pas penaud. Je suis en pleine remise en question. Je le répète : je me suis effrayé moi-même. J’en viens à me demander par quelle mouche j’ai été piqué et à quel moment cela s’est produit. Comment répondre à sa légitime interrogation si je n’en sais rien ? Je n’ai que de vagues hypothèses que je n’aspire qu’à noyer dans un verre de whisky. Je m’en suis servi un dès que nous avons foulé le parquet de la cabine du catamaran. Je l’ai avalé tout de go et, à nouveau j’ai rempli mon verre par deux ou trois fois. J’ai bu seul, pour m’assommer mon ire ancienne afin qu’elle arrête de brailler que j’aurais dû courser cet impudent, qu’il aurait fait un souffre-douleur acceptable pour me défaire de tout ce que j’ai accumulé ces derniers jours. Quand elle s’est tue enfin, mon émotion, je me suis laissé tomber sur le canapé et j’ai pris ma tête entre mes mains, une seconde ou deux, avant de formuler un peu sèchement. « J’avais pas envie.» Passer du temps avec Raelyn ne me dérange pas. Je souffre également d’une tendance à n’avoir foi qu’en moi et en nous… mais…. « Je vais trouver quelqu’un. Pas du Club. Comme convenu.» Quelqu’un qui m’est loyal et dévoué. « Mais, je voulais pas. C’est pas à un étranger  de faire ce que je suis supposé faire moi.» Protéger ma famille, qu’elle s’agrandisse ou non…. « Encore moins pour le moment.» Autrement dit, tant que tu attendras mon enfant. Or, je dois me faire une raison : je ne suis pas à la hauteur de cette tâche. J’ai échoué hier. Je suis prédisposé à recommencer et je balise. Je balise et je cherche de quoi me persuader que je me trompe, que c’est normal, parce que mon histoire est une succession de traumatismes et que celle-là, elle permet à l’émotionnel de m’engloutir tout entier.








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MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Copropriétaire avec Amos de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021.
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PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › terrorisée par la solitude, elle l'a longtemps fuie dans les bras d'inconnus avant de tomber amoureuse d'Amos › a récupéré le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle
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teddy You know there's still a place for people like us, the same blood runs in every hand. Take another walk out of your fake world, please put all the drugs out of your hand. You'll see that you can breathe without no back up, so much stuff you got to understand.

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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #52) ► Road to acceptance (Amelyn #52) ► Road to acceptance EmptyJeu 16 Sep - 14:59



Road to acceptance
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #52) ► Road to acceptance 873483867

Rejoindre le bâteau, c’est ma façon de tenter de le ramener à moi. De tout temps, le catamaran a été un fidèle allié de notre couple et, aujourd’hui, je l’envisage comme un baume apaisant pour le courroux d’Amos. Dehors et alors qu’il a empoigné l'inconnu par le col de son t-shirt, je n’ai pas anticipé ni compris sa réaction. J’ai envenimé une situation qui n’avait pas besoin de l’être en interpellant le malpoli qui m’a bousculé. Je me serais abstenue si j’avais su que mon partenaire réagirait de la sorte. Était-il menaçant, l’homme éméché ? Il m’a donné l’impression d’être plus vindicatif que réellement dangereux. Une chose est certaine, il n’avait rien d’un envoyé de mes pires ennemis pour me supprimer rapidement et efficacement. Il s’agissait simplement d’un pauvre bougre qui avait un peu bu et qui a essuyé mon légendaire sale caractère. Ma colère envers lui est retombée comme un soufflé dès lors qu’Amos a réagi si violemment : il n’existe plus, seul compte mon compagnon et ma volonté de le ramener à moi. Je me fiche que le malotru ait détalé sans demander son reste et comme un malpropre : il n’est rien ni personne et, alors que mes doigts luttent pour desserrer le poing d’Amos, la tension dans ses biceps et dans les muscles de son avant bras me surprend. Ils sont durs comme de la pierre alors que j’enroule mes doigts autour de son bras. Il a largement surréagi et je m’interroge. Je devrais être alertée. Je devrais me rendre compte que ma sécurité devient une obsession qui le dévore mais, sur l’heure, je mets cet accrochage sur le compte du stress de la grossesse et de cette décision qui tarde à venir. M’en veut-il, d’avoir tant de questions à me poser et à partager avec lui ? C’est d’un enfant que nous parlons, et je doute qu’il puisse me reprocher d’avoir besoin de plus de quelques jours pour arriver à me situer. J’ai vécu trente quatre ans en pensant que je ne serai jamais mère. Cette grossesse accidentelle me pousse à remettre en question et bouleverser toutes mes certitudes, n’est-il pas normal que j’ai du mal à ne pas perdre pied ?

S’il se laisse entraîner jusqu’à la cabine du catamaran, il ne prononce pas un mot durant le court trajet. Une fois arrivés, il se sert un verre, puis deux et même trois avant que me parvienne à nouveau le son de sa voix. Moi, appuyée contre la cloison, je l’observe sans un mot et sans le presser : je le connais assez pour savoir qu’il doit redescendre avant que je ne puisse le ramener à moi, à nous. Lorsqu’il se laisse tomber sur le canapé et qu’il prend sa tête dans ses mains, je l’interprète comme un signal. Doucement, je décolle mon dos du mur pour m’asseoir à côté de lui. Sans le brusquer, je porte mes doigts à son visage pour caresser sa pommette du dos de mon index. « J’avais pas envie. » Je fronce les sourcils et, doucement, je penche la tête sur le côté. « Pas envie quoi ? » Si je m’exprime avec douceur, c’est de savoir comment il fonctionne. En plus d’un an et demi, j’ai appris à le connaître et à savoir comment désamorcer ses coups de sang et ses réactions les plus vives. « Je vais trouver quelqu’un. Pas du Club. Comme convenu. » Je ne fais pas le lien et, au contraire, il me semble divaguer et enchaîner des idées qui n’ont pas de sens. Pourtant, j’attends, avec pour seul son qui trouble le silence le bruit de ma respiration. « Mais, je voulais pas. C’est pas à un étranger de faire ce que je suis supposé faire moi. Encore moins pour le moment. » D’un coup, je comprends mieux. Je pousse un long soupir et mes doigts glissent de sa joue jusqu’à sa nuque. Ils s’enroulent autour d’elle et je caresse sa peau du bout du mon pouce.

C’est de sa fierté d’homme, de conjoint et de père de l’enfant que je porte qu'il s’agit. Il souffre de m’imaginer en danger et, surtout, de ne pas être assez pour nous protéger. « Hey. » Doucement, j’attrape le bout de son menton de ma main libre pour tenter de redresser son regard et de l’attraper du mien. Le bleu de ses yeux est délavé, et sa pupille rougit, à cause de l’alcool et de la colère : son regard me renverse dès que j’y plonge le mien. « Personne te demande d’être sur tous les fronts à la fois. » Certainement pas moi : au contraire, je me sentirais étouffée s’il agissait comme un parent protecteur et sévère avec moi. « Personne te demande de veiller sur moi où que je sois et à chaque moment de la journée. » Ce n’est pas le boulot d’un partenaire de vie : peu de femmes ont besoin d’une telle protection, je suis consciente d’être un cas à part et d’avoir des activités professionnelles et un statut qui complique tout. « Ni pour le moment, ni jamais. C’est pas sur tes épaules que ce poids doit reposer. » Au contraire, je préfère compartimenter pour ne pas nous abîmer. A lui qui partage mon intimité, je ne veux réserver que les plus beaux moments. Je ne peux pas que l’angoisse qu’il m’arrive quelque chose et la responsabilité de me garder en vie lui incombent. Je ne peux pas parce que, j’en suis persuadée, il finirait par développer du ressentiment envers moi et mon mode de vie. « Et personne n’attend de toi que tu fasses les frais des dommages collatéraux de mon sale caractère. » J’esquisse un sourire léger, je tente de faire allusion au type de tout à l’heure sur le quai avec plus de légèreté et un peu d’humour. Je sens ses muscles se détendre et si je ne fais aucun pari quant à l’état de ses nerfs, j’en profite pour enrouler mes bras autour de ses épaules, l’attirer jusqu’à moi et nicher mon visage au creux de son cou.







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Amos Taylor
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ÂGE : 44 ans (02/05/1977)
SURNOM : Quelle idée !
STATUT : Elle a gommé ses ratures, effacé ses coquilles. Elle lui a rappelé que derrière le tragique se terrent parfois de belles histoires d'amour.
MÉTIER : Propriétaire d'un casino que Raelyn a appelé "Octopus"
LOGEMENT : Il vit depuis janvier avec Raelyn au 721 Daisy Hill Road à Logan City, dans un loft dont il tait l’adresse.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Il ne cuisine pas, mais il sait faire à manger › C'est un excellent nageur › Après l'accident, il n'a plus plongé pendant des années. Il a recommencé récemment grâce à Raelyn › Alcoolique notoire. Il arrive qu'il l'admette.
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #52) ► Road to acceptance (Amelyn #52) ► Road to acceptance EmptyJeu 16 Sep - 16:28







ROAD TO ACCEPTANCE

Je me suis efforcé de dénouer la tension qui bande les muscles de mon bras armé prêt à décocher un coup de poing. J’ai tout donné pour faciliter la tâche de la patiente et douce jeune femme qui s’emploie à me ramener vers elle, non pas dans ses filets, mais dans cette bulle d’ouate protégée de remparts solides où il fait bon vivre, où la quiétude est notre alliée, là où nous nous réfugions et nous nous aimons à l’abri du monde extérieur. Je n’ai pas été capable d’y pénétrer dès le premier pas dans la catamaran. Lui qui est pourtant notre jardin d’éden, notre havre de paix en pleine tempête, il ne me pousse pas violemment dans le moelleux des bras de Raelyn. J’ai d’abord besoin d’un verre, d’un autre et d’un suivant. J’ai besoin de temps pour redescendre. Combien ? Je ne sais pas. Il m’a semblé que Rae n’a patienté contre la cloison que quelques secondes, mais je ne confierais pas ma main à des cochons affamés. J’aurais peur qu’il la croque. Le temps est une donnée mathématique que les émotions rend muables et j’en ai perdu toute notion. Je n’ai pas été capable de raccrocher le wagon lorsque je me suis avachi dans le canapé. La seule locomotive qui m’incite à ouvrir la bouche, de ma voix coutumièrement basse et toujours tachées des restes de ma colère - elle est tenace - j’ai craché les mots qui me venaient à l’esprit sans les relier par un fil conducteur. J’ai confessé “n’avoir pas envie”, mais sans préciser ce qui me rebute tant. La réponse n’est survenue que plus tard, au terme de quelques longs soupirs destinés à chasser le besoin d’un whisky supplémentaire : j’ai mal l’estomac, à moins que ça ne soit plus bas, dans un organe tout aussi crucial que le précédent. Je ne peux pas m’en plaindre, pas maintenant,. Je n’ai pas envie que mes douleurs ne perturbent le flot de questions de Raelyn sur sa grossesse. Pour moi, elles présagent qu’elle marchent vers notre bébé et non pas à reculons vers sa vie de célibataire. Quel débile ferais-je si je la court-circuitais ? Je préfère donc m’arrêter à ce que j’aurais souhaité pour nous. Je l’exprime par ribes. Mes mots sont les pièces d’un puzzle qu’il faut assembler alors qu’il manque certaines pièces. Au contraire, elle comprendrait d’emblée, Rae. Elle me lirait sans la moindre difficulté. Or, elle approche, mais c’est encore tiède.

Evidemment, assise à mes côtés, me noyant de sa douceur et m’apaisant de ses caresses lorsqu'elle m’intime d’une pression sous mon menton à relever la tête bien haute, elle me fait un bien fou. C’est indéniable. Seulement, ça ne change pas grand-chose. Elle réalise à peine l’étendue de mes peurs et des prescrits ataviques qui appesantissent mes épaules. J’en suis prisonnier et force est d’admettre qu’il ne s’agit pas uniquement de sa sécurité, mais de préserver ce que j’ai réussi à retrouver en bonheur à ses côtés. S’il est une chaîne, elle en est le maillon fort. L'enfant, dont le sort est toujours incertain, et lui aussi une donnée de l’équation et il n’est pas question que le destin, bien connu pour être malin, prenne le contrôle sur son sort en nous l’arrachant violemment. Je serais dévoré par la sensation d’avoir failli à ma tâche ou de ne pas mériter d’être père, ni hier ni aujourd’hui, et toute trace de soulagement de la part de ma complice m’insulterait, me peinerait. Mais, comment l’expliquer quand je ne suis plus qu’un morceau de moi, un morceau de tarte qui aurait été découpé en parts inégales par un gourmand ? La première étape est certainement d’entendre et de réfléchir à ses propos les uns après les autres pour en détromper certaines et avaliser les autres. ça me semble intelligent. Néanmoins, le bât blesse déjà. Je ne sais pas quoi faire de sa première assertion puisque mon seul modèle masculin l’était, lui, sur tous les fronts. Il a mené mille batailles pour sa nichée et son ranch. Il ne compte aucun disparu à son compteur et son entreprise se porte bien. Seul un miracle pourrait me convaincre que je ne suis rien de plus qu’un raté face à cet homme. Sofa est morte et je tombe dans les excès aujourd’hui parce que je ne suis pas tout à fait remis. Est-ce un terrain pour avoir un enfant ? . Bill serait honteux s’il apprenait mon erreur et s’il avait vent que je me la pose réellement, cette question. « D’une certaine manière, si. Et c’est pour ça que j’ai mal réagi. Je l’ai vu te cogner et toi faire une mauvaise chute. C’est ce que j’ai anticipté.» A tort, je l’admets. Son “agresseur” n’avait les reins que pour cracher des insultes et la pointer d’un doigt tremblant. « Parce qu’il était plein et je sais comment ça peut se passer dans ces situations-là. J’ai rien vu, mais je l’ai vu. Je ne sais pas comment l’expliquer. Ce que je sais, c’est que si c’était arrivé….» J’aurais pioché la carte prison de mes démons sans avoir la chance, cette fois, de repasser par la case départ, de ne jamais plus la retrouver. « Et je sais ça, que tu es une grande fille, que tu sais t’occuper de toi toute seule. Mais, Mitchell est en ville. On n’a aucune idée de ce qu’il manigance et si je n’ai pas peur de lui, si je sais que tu saurais comment t’y prendre… j’ai pas envie que tu prennes des risques inutiles pour le moment et j’aurai voulu pouvoir être là, pouvoir me faire confiance.» Sauf qu’à ce rythme, j’aurai passé à tabac la moitié de la ville. « Et s’il n’est pas supposé reposer sur mes épaules, il incombe à qui alors ? » A un inconnu ? A la mère seule parce qu’elle est femme indépendante ? « C’est quoi mon rôle dans tout ça si je ne peux pas veiller sur ceux que j’aime.» L’utilisation du pluriel est un acte manqué auquel je ne prête aucun cas. Je suis trop spontané - ce qui est somme toute rare en général - pour réaliser qu’il est lourd de mes envies inconscientes, d’autant que je suis à un cheveu de trancher pour l’avortement. « Ton sale caractère m’amuse. J’aime bien quand tu les mouches comme ça… tous ces petits cons-là....» La situation a déjà été vécue cent fois et à chaque fois, je suis bouffi de superbe, amusé et plus amoureux que jamais d’elle et de sa répartie. Dans ses bras - puisqu’elle m’enlace - je me souviens d’un fait précis qui nous a valu un fou rire. A mon tour, je souris un peu mais ce n’est pas bien brillant. « Je n’arrive pas à trouver le juste milieu dès qu’il s’agit de toi.» Et par extension, du nouveau né que nous n’avons pas encore rayé de la carte qui mène à notre cap. « Je sais qu’il existe pourtant, mais je le trouve pas.» ai-je conclu, une prière dissimulée derrière l’affirmation : “apprends-moi”




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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
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ÂGE : 34 ans (23.12.1986) - capricorne ascendant scorpion
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Elle a un coeur finalement et elle l'a mis entre les mains d'Amos. La grossesse n'était pas prévue au programme, elle la dissimule tant que c'est encore possible.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Copropriétaire avec Amos de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021.
LOGEMENT : Elle a emménagé avec Amos dans un viel entrepôt transformé en luxueux loft au 721 Daisy Hill Road à Logan City. L'adresse de leur logement est un secret que le couple garde jalousement.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › terrorisée par la solitude, elle l'a longtemps fuie dans les bras d'inconnus avant de tomber amoureuse d'Amos › a récupéré le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle
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amelyn #53 & #52 & #48 I don't know just how it happened, I let down my guard, swore I'd never fall in love again but I fell hard. You came into my crazy world like a cool and cleansing wave. Before I knew what hit me, baby, you were flowing though my veins. I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of. ☽ 1234567891011121314151617181920212223242526272829303132333435363738394041424344454647484950515253

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Destiny was for fools. She would not wait for her life to happen. She would make it happen.

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dialogues en indianred.
j'écris à la première personne du singulier et au présent.
+ crédits complets dans mon moodboard

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« D’une certaine manière, si. Et c’est pour ça que j’ai mal réagi. Je l’ai vu te cogner et toi faire une mauvaise chute. C’est ce que j’ai anticipé. » Je prends une profonde inspiration et, ma main contre sa joue, je caresse doucement sa peau. « C’est pas arrivé. » Et ça n’arrivera pas. Il ne m’arrivera pas d’accident tragique, ni aujourd’hui, ni tant que je fais attention et je ne suis pas une imprudente. Tant que je n’ai pas de nouveau garde du corps, il m’accompagne dans tous mes déplacements et dès lors que je quitte le Casino ou le loft. Je ne suis plus jamais seule et, si sa présence ne m’a jamais dérangée, je suis persuadée que nous avons besoin de ne pas être l’un sur l’autre en permanence de la sorte. Si être en charge de ma sécurité fait de lui une telle cocotte minute prête à exploser à chaque instant, nous avons raison de chercher une personne de confiance pour occuper ce rôle. « Parce qu’il était plein et je sais comment ça peut se passer dans ces situations-là. J’ai rien vu, mais je l’ai vu. Je ne sais pas comment l’expliquer. Ce que je sais, c’est que si c’était arrivé…. » - « Tu étais à quelques mètres seulement. Il n’a même pas eu le temps de m’approcher. C’est pas arrivé, et ça n’arrivera pas. » Confier cette charge à quelqu'un dont c’est le métier est la meilleure de solution et j’ai encore espoir qu’ainsi, il parviendra à chasser cette obsession de son esprit. « Et je sais ça, que tu es une grande fille, que tu sais t’occuper de toi toute seule. Mais, Mitchell est en ville. On n’a aucune idée de ce qu’il manigance et si je n’ai pas peur de lui, si je sais que tu saurais comment t’y prendre… J’ai pas envie que tu prennes des risques inutiles pour le moment et j’aurai voulu pouvoir être là, pouvoir me faire confiance. » - « Prendre des risques inutiles ? Amos je ne mets pas un pied dehors sans escorte. » Et si j’ai exagéré en provoquant un homme imbibé d’alcool, je sais encore faire la distinction entre quelqu’un qui présente un sérieux danger et quelqu’un qui n’est mêlé ni de près ni de loin à notre univers. Il s’agissait d’un pauvre con qui avait trop bu et nul doute qu’il ne reparlera pas à une femme de la sorte de si tôt. « Je travaille pas dans un bureau. Je suis pas chargée de communication ou comptable. Alors je vais pas te dire que mon mode de vie ne comporte aucun danger mais je suis entourée pour pallier ça. Par toi, par la sécurité lorsque nous sommes au casino… Au loft, l’anonymat nous protège... » Personne ne connaît notre adresse et nous avons signé le contrat avec des identités d'emprunt. « Croire être en parfaite sécurité c’est se mettre en danger. » Puisque l’on en devient imprudent. « Mais c’est pas ce que je fais. Je suis sur mes gardes, tout le temps. » Mes récents coups de sang - ma façon de m’adresser à ce type ou bien celle dont j’ai remercié Geo - ne veulent rien dire et ne sont que l’image de ma nervosité liée à cette grossesse. En temps normal, il me sait attentive et prudente, il me sait réfléchie plus qu’impulsive.

« Et s’il n’est pas supposé reposer sur mes épaules, il incombe à qui alors ? C’est quoi mon rôle dans tout ça si je ne peux pas veiller sur ceux que j’aime. » Parfois, juste parfois, j’oublie que mon compagnon a été élevé avec des valeurs archaïques. Parfois, j’oublie que, le connaissant, il n’y a rien de surprenant à ce qu’il imagine l’homme comme chargé de protéger son foyer. Est-ce que cela m’irrite ? Non, mais qu’en sera t-il lorsque cela en deviendra une obsession ? « J’enfonce peut-être une porte ouverte mais je te demande rien de plus d’être là pour moi. Pas pour me servir de garde du corps. Pas pour assurer ma sécurité. Juste pour moi. Pour me tenir dans tes bras et m’aimer comme je suis. » J’esquisse un demi-sourire en ajoutant. « Pour ce qui est de me coller au train pour toutes mes allées et venues, quelqu’un dont c’est le métier fera très bien l’affaire. Laisse-moi agacer quelqu’un d’autre au quotidien et garde le reste pour toi. » Les plus belles choses qui font de nous un couple à part, j’en ai la certitude.



« Ton sale caractère m’amuse. J’aime bien quand tu les mouches comme ça… tous ces petits cons-là.... » Je laisse échapper un léger rire amusé avant de secouer la tête et de l’attirer à moi pour nicher mon visage dans son cou. Sur ma peau, je sens son souffle lorsqu’il se confie finalement. « Je n’arrive pas à trouver le juste milieu dès qu’il s’agit de toi. » Je ne le trouve pas toujours non plus, dans mon cas de figure lorsqu’il est question de possessivité et de jalousie. « Je sais qu’il existe pourtant, mais je le trouve pas. » - « On va le trouver. » Je souffle contre sa peau sans déloger mon visage de sa nuque. « C’est une question d’équilibre et tu en as besoin.  » Moi aussi, pour ne pas me sentir oppressée. « Comment ce sera sinon, quand ma grossesse sera visible ? Quand il ou elle sera là ? Tu sera au bord de l’AVC et je peux pas te perdre non plus. » Quand il ou elle sera. Il n’y a plus de conditionnel associé à cet enfant. Je le réalise presque en même temps que je le lui dis.






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ROAD TO ACCEPTANCE

Aucun drame n’est survenu, c’est vrai. Toutefois, ça pourrait n’être qu’un coup de chance et non une évidence parce que ce gars n’avait de menaçant que l’alcool coulant dans ses veines. Rien ne laisse présager qu’il est impossible qu’une nuit, un type plus vindicatif déguisé en clochard pour le bien de sa couverture ne réagira pas avant que je ne les parcourt, ces quelques mètres qui nous séparaient. Ce n’est pas à négliger, mais Raelyn est rationnelle et consciente de son exposition. Elle a une mire collée dans le dos - sans doute autant que moi - et elle ne l’oublie pas. De par sa douceur, elle me réapprend d’ailleurs que son instinct ne lui a jamais fait faux-bond, sauf pour moi. En désespoir de cause, je me convainc que j’ai été l’exception qui a confirmé cette règle : son intuition est sans faille puisqu’elle l’a maintenue en vie bien avant mon apparition dans sa vie. Mais, où suis-je supposé me situer dans notre couple ? Quel est mon rôle au quotidien par rapport à son milieu ? Est-il vrai qu’il ne se dissimule pas d’échec derrière le plaisir de se contenter d’aimer, de choyer, de consoler, de rire ensemble, de jouer comme des adolescents et d’écouter l’être que l’on chérit ? Dans les faits, je n’attends pas plus de Raelyn. Si je suis plus exigeant avec moi-même, demeure-t-il du sens prôner l’équité ? Ne passe-t-elle pas par l’acceptation que nos besoins sont réciproques et suffisants ? Dans ce cas, peut-être est-il bon que je pèse mes mots pour éviter les malentendus qui débouchent systématiquement sur une dispute. Je n’ai pas l'énergie pour me défendre de bonne ou de mauvaise fois ce soir. Dès lors, je corrige : « Non, je ne dis pas que c’est toi qui prend des risques inutiles, mais moi. Je sens que si je contredis le bon sens pour ma fierté parce que c’est ce que demande mon ego, tout ce que je vais gagner, c’est attirer l’attention sur nous.» Et par extension, sur nos activités et je refuse d’être le maillon faible qui provoquera la chute du Club après le mal que je me suis donné pour que ma complice se sente légitime pour ramasser les rênes abandonnées par son ancien dirigeant. Je m’y oppose fermement et garde donc l’esprit ouvert. « Je sais aussi que cette escorte, tu l’acceptes en partie pour moi, pas seulement pour toi, parce que tu n’en as pas toujours besoin. Je ne vais pas le cacher, mais ça me casse les couilles de ne pas pouvoir le faire moi. » ai-je expliqué, sans fausse pudeur, grâce à l’alcool et à cette nécessité de ne rien cacher.

Ce soir, je me suis comparé à un fou en avalant mon whisky et je crains que la limite entre l’homme sain et l’aliéné soit de plus en plus mince. J’ai donc à cœur de me justifier de crainte qu’elle ait eu peur de mon excessivité, Raelyn. J’y tiens également parce que je ne veux pas lui rappeler son ex et pour couper les ailes à mes réflexes. Cet échec-là, il se trouvera vite une place parmi les autres et, tôt ou tard, elles finiront toutes par gangréner et tout gâcher. Alors, je confesse que ma place est difficile à trouver parce que mon éducation me course. « Tu as raison, je le sais bien. Mais, ce n’est pas évident. ça l’était pas hier, alors maintenant.» Je sous-entends la grossesse que je ne cite pas pour ne pas l’influencer. Alors, pour assurer mes arrières, je lui ai rapporté une vérité dont l’origine tient à mon enfance. « Tous les matins, avant de prendre le bus scolaire, mon père m’a demandé de veiller sur mes frères à l’école. Ma mère insistait sur Chad de son côté parce qu’il n’avait pas avalé une armoire à glace à l'époque. Il était plus chétif et Liam avait tout de l’intello qu’on aurait envie de racketter. Je les ai surveillés, tout le temps, dans l’ombre, c’est difficile de se déprogrammer, tu sais. » Même si, je le répète : « Et ça n’enlève rien à la confiance que j’ai en toi. La question n’est pas là. Elle tient aussi à …» Sofia, que je refuse de nommer sous prétexte qu’elle serait un point de liaison entre ma frénésie du quart d’heure passé et le monde que ma dulcinée porte aujourd’hui. Or, il n’est pas question que ma complice soit impactée, en bien ou en mal, dans sa décision, pour la mauvaise excuse que je suis tétanisé à l’idée de reproduire les mêmes erreurs ou de ne pas être à la hauteur. Aussi, ai-je préféré appeler Raelyn à l’aide en la ramenant contre moi. J’ai puisé dans l’odeur familière de son parfum et de son shampoing pour déverser mes confidences. Je me suis ressourcé grâce à ses gestes de tendresse et j’ai trouvé auprès d’elle de quoi déposer sur la table l’étendue de ma faiblesse, qui finalement, se résume à elle. Je me suis exécuté sans m’encombrer de honte. J’ai tu le “SOS” trop radical, mais il est limpide et, dans ses bras, protégé par la nuit - aucun de nous n’a songé à allumer - je me sens en sécurité face à ce qu’elle pourrait déchanter et m juger lâche, pleutre, peu fiable ou que sais-je encore. « A deux ? » me suis-je enquis alors que, tacitement, elle accepte de me secourir avant que l’obsession ne me dévore. C’est une chance à mon sens qu’elle me déchiffre jusqu’à déceler mes besoins. Cela en est une autre qu’elle m’ait gardé auprès d’elle durant mes confessions sans utiliser le reproche, mais la prévenance. Je n’aurais su que faire du nouveau mode de conjugaison qu’elle emploie pour parler de notre enfant. Bien entendu, j’en ai une vague idée, mais je n’ose m’y fier et, si je reprends des couleurs, je recule tout de même pour sonder son regard brillant sous un rai de lune. « Quand elle sera visible ? Quand il ou elle sera là ? » Je la répète sous le ton de l’interrogation. Ma voix reste en suspens jusqu’à ce que je renchérisse. « L'inenvisageable est sérieusement envisagé ? Tu l’as fait exprès ou c’est une façon de parler, pour accentuer qu’en effet, je perds les pédales et qu’il faut agir vite ? » Etait-ce inconscient ? Le cas échéant, est-ce un bon signe ? Ai-je en revanche le droit de me réjouir ? « C’est ce qui vent de se passer qui t’a influencée ? Parce que ça existait déjà avant la grossesse et ça existera encore après, avec ou sans enfant.» Lui, il est un facteur supplémentaire, pas un élément déclencheur. Si elle fouille sa mémoire, ma partenaire s’en rendra compte d’elle-même. « Je ne suis pas sûr de bien comprendre ce que tu me dis, du coup, je ne sais pas trop comment réagir. Je… je veux que tu sois convaincue avant de prendre une décision. On est pas pressés je te l’ai dit et je le pensais.» Je suis frileux, parce qu’en matière de coup dans l’eau, nous avons déjà donné elle et moi. Les exemples sont légion et se raccourcissent en un mot : dans un taxi, à son chevet à l’hôpital, dans son appartement ou sur le catamaran… Notre amour a rencontré son lot de désillusions que nous avons surmontées et de doutes que nous avons déjoués. Dès lors, bien que je sache qu’il est sincère, je suis sur l’instant trop fatigué d’avoir vécu aux aguets près d’une semaine pour les fausses joies ou les discours moralistes bienvenus mais qui, sur l’instant, me paraîtrait cruel au vu de mes confessions et, Raelyn, la mienne, celle qui n’existe qu’auprès de moi, elle n’est pas capable de ça, pas avec moi.





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