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 le billet de trop (Andhra)

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Message(#) Sujet: le billet de trop (Andhra) le billet de trop (Andhra) EmptyDim 19 Sep - 22:50




LE BILLET DE TROP      

Il y a peu, le maire a décidé de se lancer dans un grand projet d’aide à l’innovation et la création. Le projet rassemble un ensemble de questionnements environnementaux ou sociaux. Bref , tout plein de sujets qu’il est pertinent de soulever quand des élections approchent. Cela permet tant de se mettre dans la poche les citoyens les plus engagés tout en se rapprochant des entreprises les plus importantes de la ville. En d'autres mots : une opportunité non négligeable pour Blake.

La mairie avait alors soigneusement organisé cet événement afin d’exposer au mieux ses intentions. S’était ainsi réuni autour de tables de buffet, une multitude de politiciens et chefs d’entreprises afin de prétendre, le temps d’un instant, servir les mêmes intérêts, dans une hypocrisie dissimulée, mais communément acceptée.
La salle grouillait de personnes importantes et Siede en avait parfaitement conscience. Ce type d'événement était le terrain de jeu parfait pour exercer sa maîtrise de l’art des small talks et des sourires aimables. Blake magne cet art avec agilité, bien plus encore, il aime jouer à ce jeu qui n'est qu'un jeu de séduction après tout. Son assistant avait même pris soin de lui faire une fiche sur chacune des personnalités présentes ici ce soir, alors autant dire qu’il était chargé à bloc.
Une main dans sa poche de costume, l’autre avec une coupe de champagne entre les doigts, le politicien se laissait aller d’une conversation à une autre avec toute l’aisance et l'assurance qu’on lui connaît.

Malgré la vive conversation dans laquelle il prenait part, son attention s’égara quelques secondes. Quelques secondes seulement, mais qui avaient suffit à attirer son regard ailleurs, sur quelqu'un d'autre.
Il l’a tout de suite vu quand elle était entrée. Elle avait quelque chose qui faisait que ses entrées pouvaient difficilement passer inaperçues, peut-être parce qu’elle détonnait trop au milieu de tous ces vieux hommes blancs en costume.
Blake avait rencontré Andhra Martel dans ce même cadre il y a quelques mois. Son nom vous dit sûrement quelque chose car il s’agit de la chargée des relations publiques de l'incontournable groupe LVMH. Sa présence avait été particulièrement remarquée par le politicien. Non pas qu’il soit du genre à courir après les jupes de ces dames pourtant, il s’était bel bien retrouvé sous les mêmes draps que la demoiselle. Et ce, à plusieurs reprises.

Ainsi, aujourd’hui encore, Andhra Martel était au rendez-vous. Cette fois-ci, pourtant, quelque chose avait changé. La dernière nuit qu’ils avaient passée ensemble s'était soldée par un billet. Oui, un billet. Ils ne se doivent rien, il en est bien conscient. Mais enfin, un billet ? Vraiment ? Autant dire que son égo avait été malmené. Et voir la jeune femme à l’autre bout de la salle le lui rappelait.



@Andhra Martel
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Message(#) Sujet: Re: le billet de trop (Andhra) le billet de trop (Andhra) EmptyLun 20 Sep - 21:23




LE BILLET DE TROP      

( outfits ) Noyée dans la foule, perdue dans une marée humaine d'hommes persuadés de pouvoir changer le monde ou qui cherchent à s'en convaincre. Regards pesants qui se posent sur sa silhouette frêle et filiforme alors que la démarche féline, Andhra, progresse dans la foule, fait fi de la masse jusqu'à ce qu'on la hèle, un peu à la manière d'un taxi. Mortimer, un homme bedonnant et dégarnit avec qui, au fil du temps, une amitié s'est tissée, non sans coups de sang et coups de gueule, des années qu'il est employé par la mairie, une planque selon la jeune libanaise, mais il ne partage pas son avis et c'était un point de discorde entre ces deux-là. S'il lui était arriver de la traiter d'enfant gâtée et d'incompétente, il n'en pensait rien et trouvait toujours le moyen de se faire pardonner. Soulagée que ce soit lui qui l'accueille ce soir. A quoi allait donc servir cette réunion, le détail avait échappé à la jeune femme, la seule chose qui lui était resté, c'était que le groupe auquel elle était dévouée depuis des années se servait de sa plastique pour attirer le client, pratique pour LVMH que la chargée des relations publiques ne soit pas un petit étron.

On lui proposa de se présenter, engageant une conversation qu'elle jugea rapidement peu intéressante auprès d'une tripotée d'homme de pouvoir au regard libidineux et à l'égo surdimensionné. Se permit, la brune, un bref écart, une fuite par un regard, balayant l'endroit de ses prunelles ébènes croisèrent l'acier d'un homme qu'elle connaissait bien, qu'une de ces soirées l'avait fait rencontrer. Monsieur Blake Siede. Toujours parfaitement habillé, pas un cheveux de travers et l'échine dressée, fier comme un paon au milieu de toute cette basse cour. Ne put s'empêcher de se mordre la lèvre inférieure en l'observant, sans lui sourire avant de ne détourner le visage pour retourner à sa conversation. Provocation dites-vous ? Possible. Une chose est sure, c'est que la dernière fois qu'ils se sont croisés, après avoir partagé la nuit, la belle s'est envolée au petit matin ne laissant sur la table de chevet qu'un billet à l'effigie de John Monash.

Pourquoi avait-elle agit ainsi ? Oh, la femme est un océan de secret et Andhra ne fait pas exception à la règle. Peut-être n'avait-elle rien trouvé de mieux pour capter l'attention du quadragénaire. L'indigner afin de le marquer, en un sens. Après avoir vidé pas loin de trois flûtes de champagne qu'elle jugea médiocre, la belle se détacha du troupeau de bœufs savants dont l'ambition première semblait être de gouverner le monde pour s'en aller fumer une cigarette, blonde qu'elle glissa entre son majeur et son annulaire. Mortimer, quand à lui, semblait la chaperonner, voulait prendre soin de l'agneau aux dents de loup qu'il affectionnait tant en allant jusqu'à lui proposer de lui présenter encore quelques hommes dont le profil pourrait intéresser sa compagnie. Si elle accepta, le bout de ses ongles pianotant sur le cristal de son verre trahissait son impatience à aller prendre un bol d'air. De nouvelles présentations, mais non loin de la nouvelle troupes de bouffons bien habillés se trouvaient la bande de bourgeois ventripotents parmi laquelle Siede se trouvait. Dénotait d'ailleurs. Question de charisme sans doute et alors qu'elle tentait d'analyser les raisons pour lesquelles l'homme avec qui il lui était arrivé de coucher de manière récréative méritait plus que tous les autres de se faire élire, elle fut incapable de se montrer attentive si bien que la chargée des relations publiques s'éclipsa en prenant à peine le temps de s'excuser.

"Le champagne est immonde," souligna t-elle à l'adresse de Blake, s'approchant lentement, elle l'avait remarqué depuis un certain temps sans avoir envie de lui accorder plus que le regard glacial lancé précédemment. "Messieurs," les a t-elle salué dans un sourire poli alors qu'elle se plantait auprès de Blake, glissant sa main libre sur le bras de ce dernier pour s'y accrocher. Si le débat faisait rage quelques minutes plus tôt, sa présence les fit taire presque immédiatement, toujours en adresser un regard à l'homme auquel sa main venait de se cramponner elle l'attira à doucement en arrière : "Je me permets de vous emprunter Monsieur Siede quelques instants." là, la libanaise adressa un regard appuyé à celui qu'elle tentait d'emporter avec elle. Un peu à la manière du Kraken qui aspire les navires par le fond. Il n'oserait pas refuser, le pourrait-il ? "Ils t'ennuient et j'ai envie d'en prendre un pour taper sur tous les autres, viens fumer avec moi." proposition lancée d'une voix douce, à mi-voix afin que seulement lui puisse l'entendre. Puis, son briquet n'était pas dans sa pochette. Non, elle n'a jamais manqué de culot et semble occulter le fait qu'elle l'a payé pour la dernière nuit qu'ils ont passé ensemble, elle aurait cherché à le froisser volontairement ? C'est fort probable, oui.



@blake siede le billet de trop (Andhra) 2154485008
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Message(#) Sujet: Re: le billet de trop (Andhra) le billet de trop (Andhra) EmptyMer 22 Sep - 13:43




Il s’était réveillé d’une nuit d’ébats, alors que la belle s’en était déjà allée, Blake avait retrouvé un vulgaire billet de 100 à ses côtés. C’était bien la première fois qu’une femme se comportait ainsi avec lui. Si c’est en partie le fort tempérament de la jeune femme qui l’avait séduit, il se doit désormais de l’endosser. Dès qu’elle avait fait irruption dans la pièce, il l’avait tout de suite remarquée, mais il n'avait pas ressenti de l’envie de se manifester tou de suite auprès d'elle. Au contraire, il s’était dit qu’au vu de la manière dont ils s’étaient quittés, il avait bien envie de voir comment est ce qu’elle voyait les choses.

Après s'être fait cette réflexion, il s’était replongé dans la conversation qui n’avait pas l’air d’avoir beaucoup évoluée depuis. Ils discutaient économie mais rien d’intéressant, seulement des généralités connues de tous. Malgré tout, Blake surpassait ses sentiments premiers, et se mêlait à nouveau à la conversation. Les hommes étaient des personnalités importantes alors Blake se plut à se lancer dans son jeu de séduction. Des remarques perspicaces lancées entre deux plaisanteries, Blake voulait laisser un peu de son empreinte auprès de ces messieurs.
Lorsqu’il s'autorisa à divaguer de courtes secondes du groupe, son regard s’accrocha avec celui de la belle au loin. Pire encore, si celle-ci était en train de se mordiller la lèvre cherchant très certainement à le rendre fou. Quelque chose dans le regard de l’homme s’était presque aussitôt assombri. Ça fonctionnait.

Son intérêt pour la conversation était devenu minime. Il observait le champagne amer tournoyé dans la coupe qu’il remuait en pensant à un moyen de quitter ces messieurs. C'est alors qu'il reconnut une voix féminine familière qui s’était approchée,  “Le champagne est immonde”, puis il sentit une main se glisser à son bras tandis que la belle saluait ses pairs. Un très léger sourire, presque satisfait, s’était dessiné sur ses lèvres, alors que la jeune femme avait pris l’initiative de le rejoindre, sourire qui se dissipa aussi rapidement qu’il n’était venu. “Je me permets de vous emprunter Monsieur Siede quelques instants.”. Pile au bon moment, parfait il n'aurait pas à user de stratagèmes pour s'éclipser. Elle avait raison, il s'ennuyait et n'allait certainement pas la contredire. “Tu sais quoi.. j’aurais presque eu envie d’assister à ce spectacle, mais j’ai l’impression de perdre un peu plus d’espérance de vie à chaque minute passée avec eux" glissa-t-il près de son oreille afin qu’elle seule puisse l’entendre. Il exagérait à peine. D’un signe de tête, il salua les hommes alors qu’il invitait la libanaise en direction de la terrasse.

La terrasse n'avait pas été aménagé pour l'évènement et à tort car la vue qu'elle offrait était à couper le souffle. Ils étaient ainsi tous concentrés à l'intérieur à profiter pleinement des tables de buffet permettant au politicien de flâner dans ce petit espace ouvert, oui, il a du mal à rester sur place. Il en profita d’ailleurs pour verser le reste du liquide pétillant qu’il peinait à consommer dans le pot d’une pauvre plante. En espérant qu’elle n’en pâtisse pas trop...RIP. “Je te rejoins sur le champagne, il est infâme.

Il finit par se rapprocher la jeune femme dont il put admirer la silhouette souligné à merveille par la robe d'un rouge éclatant qui épousait ses courbes. Il appréciait ce qu'il voyait, mais n'en toucha pas un mot pour autant. Un léger sourire s'étira sur ses lèvres alors qu'il sortit son vieux et fidèle briquet de sa poche de costume qu’il alluma avant de le rapprocher de la libanaise. “J’apprécie ta compagnie, mais il va falloir que je te facture tout le temps qu’on passe ensemble maintenant.” lâcha-t-il, sarcastique, en plantant son regard dur dans le sien.



@Andhra Martel le billet de trop (Andhra) 4052937387
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Message(#) Sujet: Re: le billet de trop (Andhra) le billet de trop (Andhra) EmptyMer 22 Sep - 19:47


Elle retint un rire en pressant ses doigts contre ses lèvres alors qu'il acquiesçait, ce serait trop dire qu'elle le connaissait bien, mais elle ne put s'empêcher de le penser, un peu. Ils s'écartèrent lentement de la foule, se sont lentement éloignés de la bande de séniors qui reprenaient le fil de leur conversation là où Andhra les avaient interrompus, non sans que certains d'entre aient jeté de drôles de regards dans la direction du duo. Se laisse guider la brune, jusqu'à accéder à la terrasse déserte et prit le temps de soigneusement refermer la porte vitrée derrière eux. Le nez levé vers le politicien, la brune ne put s'empêcher d'esquisser un sourire à sa remarque, mais son geste lui arracha un léger rire alors qu'elle venait de caler sa cancéreuse entre ses lippes rouge passion, regard rieur. Sentiment étrange de liberté, de ne pas avoir à rendre de compte, agréable impression que justifier son acte ne sera aucunement nécessaire. Ca lui a traversé l'esprit à la chargée des relations publiques, que son geste ait été si insultant que Blake préférerait ne jamais l'évoquer, par honte, à cause de son égo masculin ébranlé.

La féline s'était lentement approchée de la balustrade pour s'y appuyer brièvement alors que son comparse semblait faire les cent pas, regard en biais qu'elle avait lancé dans sa direction, se demandant l'espace d'un instant s'il n'avait pas consommé de substances illicites pour être aussi actif, mais elle s'abstint, Andhra, de poser la question. Non, elle se contentait d'attendre patiemment, admirait la vue en silence dans l'attente qu'il ne se rapproche pour lui offrir le feu qu'elle attendait, n'en possédant pas elle-même.

Longue inspiration prise quand elle tira sur sa cigarette pour faire rougeoyer le foyer, répondant au sourire du propriétaire du briquet avant de se redresser. Si son visage s'apprêtait de nouveau à se tourner vers l'imprenable vue qu'offrait le balcon, sa course fut stoppée par la remarque ironiquement acerbe de celui qui se tenait près d'elle. Et, au lieu de se tourner vers le paysage, la belle fit lentement volte-face à Siede, appuyant ses reins contre le parapet de pierre, sans lâcher son regard aussi glaçant puisse t-il avoir été. Sourire qui étire lentement ses lèvres alors qu'un fin filet de fumée s'échappait de ses narines, verre de champagne à demi vide qu'elle lâche par dessus la rambarde, sa cigarette rejoignit ses lèvres alors qu'elle se redressait pour s'approcher un peu plus de Blake pour se permettre d'ajuster le nœud de sa cravate. "Oh, tu fais preuve de sarcasme maintenant, alors que je viens tout juste de te délivrer des griffes de tes concurrents ?" lui demanda t-elle faussement innocente, sa main libre repris sa cigarette pour balancer la cendre au vent, "Tu disais avoir l'impression de sentir ton espérance de vie diminuer en leur présence et je peux t'assurer que quelque cheveux blancs ont poussés, juste là...-" du bout de l'ongle, la trentenaire pointa la tempe de l'homme amer en riant à demi, "...-Depuis la dernière fois que nous nous sommes vus," le sourire s'envola rapidement et le visage poupin de la petite brune se durcit soudain sans jamais que son regard ébène ne se détache de l'acier glacial de son amant.

"Est-ce que tu vas me ramener chez toi ce soir ?" était-elle en train de changer de sujet ? Cigarette fumante entre les doigts, c'est seulement après sa question que ses prunelles finirent par aller voguer quelque part entre la soirée organisée à l'intérieur et les plantes qui ornaient les fenêtres. Une fois de plus, la chaleureuse Andhra laissa place à cette poupée froide et distante, pourtant la trentenaire n'avait pas bougé d'un centimètre, était restée adossée au parapet de pierre blanc. "Ou mes finances te préoccupent tellement que tu vas me laisser repartir au bras d'un de ces..." nouvelle bouffée de nicotine fut inhalée sans que la frêle féline ne daigne adresser ne serait-ce qu'un coup d'œil à Blake, elle ne parvint pas à trouver de terme correct pour définir tous ces hommes riches massés à l'intérieur. "D'ailleurs," qu'elle saloperie elle fait quand même, à changer de sujet, passer du coq à l'âne, jouer les innocentes. Elle m'épuise. Là elle s'est penchée vers le grand brun au regard pâle en battant des cils, esquissant un petit sourire, de nouveau, elle feint l'innocence. "Tu ne m'as pas rappelée," a t-elle lâché, moue boudeuse sur son visage juvénile. Blake ne rappelle jamais, si ? Est-ce que c'est pour cela que la Martel a souhaiter donner une leçon au pauvre Siede ? Hm.



@blake siede  le billet de trop (Andhra) 4251317097
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Message(#) Sujet: Re: le billet de trop (Andhra) le billet de trop (Andhra) EmptyJeu 23 Sep - 20:20




La jeune femme qui balançait son champagne par dessus la rambarde, lui arracha un léger sourire amusé. Il se laissa dompter par ma belle qui ajustait sa cravate, alors que de sa hauteur il l’observait. Assez proche, pour sentir à pleine narine la fumée qui s'échappait de sa bouche, il se tâtait à s’en griller une aussi, mais puisqu’il était encore et toujours dans sa dynamique d’arrêter de fumer, il chassa à contre cœur cette idée de sa tête. Un petit rire jaune s’échappa. “Merci, Andhra, de m’avoir délivré des griffes de mes concurrents” répondit-il sur le même ton que la libanaise. Éventuellement, il s’en serait délivré, ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne mette en place un stratagème, toutefois il est vrai qu'être emprunté par le demoiselle était une raison bien plus sympathique de s'éclipser.
La vue de cheveux blancs avait toujours pour effet de le mettre dans un état second. Et ce cheveux blanc, signe du temps qui passe bien trop vite si vous voulez son avis. Alors que la jeune femme pointait du doigt, sa tempe qu’elle disait grisonnante, celui-ci profita pour passer une main dans sa chevelure et la remettre en place presque par automatisme. Il rigola à moitié. Décidément, on part sur une ambiance salée aujourd’hui. Il acquiesça, laissant apercevoir un air amusé à travers ses traits durs, comme s’il admettait que la pique qu’il venait de recevoir avait fait son effet.
Avant qu’il ne réponde, la brune le devança par une interrogation qui, peut être, lui avait trotté dans l’esprit depuis qu’elle était là. “Est ce que tu vas me ramener chez toi ce soir ?”. Est ce qu'après son geste, il devrait la ramener ce soir ? “Est ce que tu veux que je te ramène chez moi ce soir ?”. C'est aussi qu'il avait bien envie de l’entendre le dire. Puis, c’était une question légitime, la libanaise n’était pas non plus des plus faciles à lire.
Et de manière inopinée, la brune avait installé une certaine distance, comme elle savait si bien le faire, comme si quelque chose s'était placé entre eux. En réponse de quoi, il se remit à se mouvoir, installant lui aussi une distance, mais physique celle ci. “Je les trouve plutôt sympathiques finalement.” Il haussa les épaules. “Qui sait ? Tu trouveras peut être ton bonheur avec l’un d’eux puis… ” lâcha-t-il, ne pouvant réfréner son sarcasme.
D’ailleurs” “D’ailleurs ?” l’interrogea-t-il alors qu’il s’était immobilisé devant elle les mains dans les poches attendant patiemment la suite de sa phrase. "Tu ne m'as pas rappelée,". Il lui retourna le léger sourire adressé, et lâcha comme si ça demandait beaucoup d’effort : "J’ai beaucoup de trucs à faire en ce moment”. Ce n’est pas faux, les élections lui prennent absolument tout son temps du matin au soir. Puis même la nuit. Disons le, il vit, mange et dort "élection” ces derniers temps. ”Puis, je ne suis pas du genre à rappeler non plus…-“. Là encore, une vérité. Blake n’est pas vraiment du genre à rappeler, et ce, même en temps normal. Non pas qu’il cherche à jouer le mec mystérieux ou autre chose du genre. Seulement, qu’il se dit qu'il est à un moment de sa vie, où il préfère que les choses soient casual. Il préfère que les choses lui tombent dessus, plus qu’il ne cherche à les provoquer. Du moins, dans ce domaine de sa vie.. “-...Tu m’en veux ?” dit-il amusé en observant la mine boudeuse de la jeune femme.




@Andhra Martel
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Message(#) Sujet: Re: le billet de trop (Andhra) le billet de trop (Andhra) EmptyVen 24 Sep - 18:08


Conversation houleuse, réponses sarcastiques, amères qui laissent entrevoir le goût qu'à laissé le billet de 100 posé sur la table de chevets la dernière nuit passée ensemble. Est ce que tu veux que je te ramène chez moi ce soir ? elle a arqué un sourcil, faisant de son mieux afin de ne rien laisser transparaître sur son faciès juvénile. Retourner ses propos contre elle, voilà une belle technique, malheureusement il ne répondit pas à sa question. Evidemment elle avait une petite idée de sa réponse en tête, enfin, elle espérait qu'elle la tenait, qu'elle ne se trompait pas. Après tout, il était devenu habituel pour les deux amants de se retrouver en tête à tête après ce genre de soirées et au vue du programme politique qui se mettait en branle, il y avait fort à parier que leurs petits rendez-vous discrets pourraient, potentiellement, être amenés à se multiplier. Un rire lui échappa par les narines alors qu'elle balançait la cendre de sa cigarette dans le vent, sans quitter le grand brun du regard - grand, tout est relatif quand on mesure 1 mètre 67.

Lent hochement de tête alors qu'il parle de la sympathie que lui inspirent tous ces vieux bourgeois prêt à vendre leur âme pour diriger un petit bout du monde dans l'espoir d'en obtenir le contrôle un jour, à moins que cela ne soit qu'une question d'influence acquise et de pouvoir. Jeu auquel Andhra ne souhaitait pas jouer, le pouvoir ne l'intéressait pas, c'était d'ailleurs ça qui l'intriguait quand à son attirance pour Blake, parce qu'à aucun moment l'hypothétique carrière politique n'a joué un rôle dans ce qui lui plut chez lui. Alors quoi ? Regard ébène toujours planté sur le poivre et sel fier dans son costume sombre. Qui sait ? Tu trouveras peut être ton bonheur avec l’un d’eux puis… elle se redressa à ces mots, se demandant ce qu'il cherchait à insinuer au juste ? Était-elle une chercheuse d'or à ses yeux, à l'affût du moindre porte monnaie un peu garnit qu'elle trouverait dans la poche d'un de ces hommes. C'était ça alors, il s'imaginait qu'Andhra avait envie de ça, était attirée par le pouvoir ?

Chaleur désagréable lui montait aux tempes, d'un geste rageur sa cancéreuse suivi le même chemin que sa flûte de mauvais champagne, toujours en silence. J’ai beaucoup de trucs à faire en ce moment sourcil qui s'arque une fois encore alors que ses mains, posées à plat sur le parapet de pierre, lui servait à s'appuyer. Dieu qu'elle se montrait attentive, dangereusement à l'écoute, à la manière d'un prédateur ayant repéré un mouvement à proximité, prêt à bondir et achever la pauvre bestiole ayant eut le malheur de se trouver là.  Puis, je ne suis pas du genre à rappeler non plus…Tu m’en veux ? Plus un battement de cil, ses paupières grandes ouvertes pendant qu'un rictus semblable à un sourire amer déformait les traits de son visage, était-elle certaine d'avoir bien comprit ce qu'il racontait. Se permettait-il de jouer lui aussi avec les nerfs de la libanaise ? Est-ce utile de préciser qu'il s'aventure là sur une pente savonneuse ? S'est penché en avant la brune, tendit son bras vers lui pour glisser ses doigts au niveau de la taille de son pantalon pour l'attirer à elle fermement, une fois qu'il fut à bonne distance, elle s'assied sur le garde-fou de pierre en obligeant Blake à s'approcher d'avantage. Tu m’en veux ? Tss. Les cuisses hâlées qui se referment sur ses hanches, pris au piège sous le regard glacial et sombre de la brunette qui semble vouloir remporter la bataille. "Tu sais, si l'unité de mesure référente pour un coup de fil était une partie de jambe en l'air avec toi, alors sache que c'est tout aussi rapide." Nez levé vers lui, un sourire carnassier habillait désormais ses lèvres : "Dis-moi, tu en as fais bon usage, de ton billet ?" phalanges qui ne se détachent pas de la bordure du joli pantalon à pinces qu'avait revêtit Siede, sa seconde main elle vient épouser la mâchoire du quadragénaire avant de se refermer dessus, sans force. "...Tu m'en veux ?" l'a t-elle questionné d'une voix doucereuse en battant des cils cette fois, lèvres rouge passion qui se posent lentement et brièvement sur les siennes. Tu es laide Andhra quand tu es mauvaise.



@blake siede  :facepalm:
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Message(#) Sujet: Re: le billet de trop (Andhra) le billet de trop (Andhra) EmptyDim 26 Sep - 13:55



Avec subtilité, il avait tenté de titiller là où ça déplait. Peut-être était-ce là, l’effet recherché par notre cher Siede, mais voilà maintenant qu’il fallait encaisser le revers de la médaille. Visiblement, ses mots n’avaient pas plu à la jeune femme qui telle une mante religieuse l’attirait à elle par la taille de son pantalon à pince, pour ensuite mieux resserrer l’étau que formaient ses cuisses autour de lui. Beau joueur, Blake se laissa attraper mais à son tour, l’homme l'emprisonna de ses deux mains qu’il avait appuyé sur la pierre de chaque côté de la trentenaire. Ses prunelles bleus ne quittaient jamais les siennes de peur de manquer ne serait-ce qu’une expression du visage de son interlocutrice, il était attentif à chacun de ses mots, à chacun de ses gestes. C’est ainsi qu’il avait pu observer son regard s’assombrir et devenir glacial un peu plus à chacun de ses mots. "Tu sais, si l'unité de mesure référente pour un coup de fil était une partie de jambe en l'air avec toi, alors sache que c'est tout aussi rapide.” provoqua un léger rictus sur le visage de l’homme. Puis la belle se soucia du sort de son billet… Oui c’est vrai, où était donc ce fameux billet? Il n’en était pas sûr mais puisqu’il n’y ’avait pas touché depuis, le billet devait très certainement toujours gésir sur sa table de chevet.

La main de la jeune femme ne quittait pas sa taille et l’autre finit par entourer sa mâchoire. Et l’espace d’un instant, ses lèvres furent capturées par un baiser qui ranima certaines choses en lui. La brunette avait l’ascendant et Blake n’était absolument pas disposé à abandonner cette bataille, alors il surenchérit.  “C’est marrant parce que ça n’avait pas l’air de te déplaire… mais peut être que je me trompe”, lâcha-t-il faussement alors qu’une main quitta la pierre pour remonter le long de la cuisse de la brunette. Une main qui, manifestement, se rappelait le chemin, souvenirs de caresses posées ici-même quelques jours plus tôt. “Tu m’en veux ?”. Oui, évidement. ”hm, tu comprends bien qu’on ne me paye pas moi”. Très vite sa main baladeuse s'ennuya, elle alla alors s’égarer un peu plus haut, sous le tissu rouge cette fois, venant jouer avec la limite de la décence. Il avait définitivement envie de la ramener ce soir, mais peut-être qu’il devrait marquer le coup et prouver son ascendant dans cette petite bataille auxquels les deux se livraient “Andhra.”, souffla-t-il contre ses lèvres alors qu’il s’était approché à nouveau. Il lui rendit un bref et chaste baiser parce qu’un seul n’était pas suffisant. “Je vois bien que je t'ai énervé, c'est dommage..." lâcha-t-il sur un ton faussement désolé. A ce moment, ses traits s'étaient durcis : "Si seulement ce billet n'avait pas été déposé ” ajouta-t-il.
Le politicien se recula de quelques pas et s'essuya les lèvres, soucieux de ne pas se re-présenter devant tout ce beau monde avec des traces de rouge à lèvre. Il devrait certainement prendre la parole plus tard ; et bien que le rouge soit une très jolie couleur sur elle, il n’est pas certain de le porter aussi bien. Quand il remit en place son costume, il eut une rapide pensée pour les personnes encore à l’intérieur dont il espérait que l’attention n’avait été attirée par ici.




@Andhra Martel
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Message(#) Sujet: Re: le billet de trop (Andhra) le billet de trop (Andhra) EmptyDim 26 Sep - 16:30


hm, tu comprends bien qu’on ne me paye pas moi. tant de sous entendus que la libanaise prit immédiatement pour elle, susceptible dites-vous ? Non, mais certains propos dans la bouche de personnes particulières pouvaient facilement peser plus lourd, titiller des points plus sensibles. Et si la brune s'efforçait de garder un visage impénétrable, les caresses de Blake ne la laissaient pas de marbre, pire, son épiderme chaude contre sa chair eut pour effet de lui faire entre ouvrir les lèvres alors que la fière trentenaire ne lâchait pas le regard d'acier, froid, du brun. Le corps se souvient. En mémoire remontaient un tas de scènes passées durant lesquelles les amants s'adonnaient à tout un tas de pratiques condamnées dans certain pays, chaleur agréable et diffuse dans son corps alors que ses reins semblaient s'embraser. Maudit corps, maudite âme. Je vois bien que je t'ai énervé, c'est dommage... Si seulement ce billet n'avait pas été déposé Mais elle en déposerait un à chaque fois, tant qu'il ne prendrait pas sur lui de téléphoner. Quand avait-elle instauré cette règle ? La fois passée. Non, elle se refusait d'être la femme que l'on sonne par envie et dont on oubli jusqu'à l'existence tant que le besoin ne s'en fait pas sentir. i'm not the one for a good time call.

La tigresse le laissa se libérer de son emprise en prenant une profonde inspiration, lèvres qu'elle mordit comme pour savourer le baiser qu'il lui avait rendu et ça, malgré les mots qu'il put avoir. Se donner une brève trêve à elle-même pour se concentrer sur le peu de choses positives qui ressortait de tout cela. Combat de coqs que le duo se livrait, tout aussi fiers que ces fossiles vaniteux parqués à l'intérieur du bâtiment. Non, elle ne s'excuserait pas pour ces 100 balles, pire, elle recommencerait pour lui montrer qu'on ne la domine pas, non. Non. Prunelles brunes qui se durcissent quand elle remarque que le politicien essuie ses lèvres, narines qui trésaillent sous la colère qui montait en elle comme une casserole de lait prête à déborder, langue qu'elle glissait sur ses dents alors qu'elle quittait son parapet de pierre pour s'approche de Siede. Pulpe de son pouce qui s'écrase au coin de ses lèvres alors qu'elle fait disparaître une trace de rouge : "Estimes-toi heureux que ma flûte de champagne soit passée par dessus le garde fou...-" a -elle commencé d'une voix douce, trace de maquillage essuyée, elle se permit d'ajuster de nouveau sa cravate avant de lisser les pans de sa veste, sourire éteint sur le visage. "-...Tu es passé à rien de la recevoir en pleine face." plat de ses mains qui tapotèrent son torse alors qu'elle le quittait pour retourner à l'intérieur, dans la fosse aux serpents.

Bien sur qu'elle voulait rentrer à son bras, évidemment que ça lui arrachait la gueule, littéralement et le fond de sa gorge brulait. Sur son passage elle laissa la porte vitrée ouverte, passant une main dans ses cheveux pour ajuster sa coiffure et sauta sur le premier serveur qui portait des flûtes d'alcool pour en saisir une et disparaître dans la foule, se mêler aux politiciens. Ce serait de la torture, d'autant plus que Blake allait certainement prendre la parole et elle devrait faire le silence comme tous les autres moutons de l'assistance pour l'observer. Une main posée sur son estomac elle ingurgita d'une traite son verre avant d'en réclamer un nouveau, se permit même d'envoyer paître un politicien qui lui adressa la parole. Fulminante, Andhra avait besoin de rassembler ses esprits, regard jeté par dessus son épaule, dans la direction du balcon pour observer l'élégant Blake regagner la grande salle. Pour sur qu'elle pourrait, la brune, faire un scandale, parce qu'après tout, ce qu'ils désiraient tous autant pouvaient-ils être, c'était d'éviter les fresques publiques. Si l'idée peut paraître charmante, Andy n'avait en aucun cas envie de faire subir quoi que ce soit de ce genre à Blake, pourquoi ? Hm. Je n'ai pas de réponse à vous fournir et l'histoire reste encore à écrire, toujours était-il que le torturer en privé lui convenait pour l'heure.

Pourquoi s'était-elle enfuie comme une furie ? Pour témoigner au quadragénaire son mécontentement ? Il en avait conscience. C'est qu'elle commençait à regretter leur interlude, qu'elle jugeait bien trop courte, sur le balcon, s'en voulait de n'en avoir profité d'avantage. Nouvelle coupe de champagne en main, la brune décida d'aller se fondre dans un groupe d'homme dont la conversation tournait autour du climat inquiétant alors qu'on annonçait que les prises de paroles allaient commencer. Fulminante, Andhra tentait tant bien que mal d'entrer dans la conversation, d'en suivre son cours, mais au lieu de ça, elle préféra rire doucement et de manière poli a intervalles réguliers tout en s'abstenant de chercher le brun du regard dès qu'elle en avait l'occasion. L'un d'eux d'ailleurs, se permit de passer sa main dans le dos de la libanaise tout en continuant sa conversation, geste qui ne finit pas de l'énerver, mais pour l'image, elle se força à ne rien dire. Préoccupée par la conversation houleuse qui s'était tenue plus tôt. L'envie de ses lèvres, sa proximité... Putain. Bien sur qu'elle rentrerait à son bras ce soir... Hein ?



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Message(#) Sujet: Re: le billet de trop (Andhra) le billet de trop (Andhra) EmptyMar 28 Sep - 20:34




Le message était bien passé maintenant. Non, Blake n’avait pas apprécié le geste de la libanaise. Toujours est-il qu’il demeurait une méprise entre les deux fiers. Si bien que les voûtes verbales auraient pu durer encore bien longtemps si la brune n’avait pas de manière impromptu mis fin à leur entrevue. Peut être qu’ils tournaient en rond, peut être qu’ils ne se comprendraient jamais finalement. “Estimes-toi heureux que ma flûte de champagne soit passée par-dessus le garde-fou. Tu es passé à rien de la recevoir en pleine face” l’avait-elle averti avant de quitter la terrasse. Elle n’aurait pas osé, si ? Sa silhouette s’éloignait peu à peu en direction de la salle de réception pendant que le politicien, délaissé, tentait de comprendre les motivations de la belle. Il fut même traversé par une envie de s’en griller une tant tout cela lui prenait l’esprit bien plus que ça ne devrait, mais s’il s’était abstenu plus tôt, ce n’était pas pour le faire maintenant. Il est vrai qu’il avait éprouvé un certain plaisir à constater que son touché n’avait pas laissé la libanaise de marbre. Mais c’est tant l’incompréhension de son geste, que la fierté mal placée du politicien qui avaient mis sous silence son envie d’avoir la trentenaire à ses côtés ce soir. Les mains enfoncées dans ses poches de costume, l’homme captura une dernière fois la vue, tentant de faire taire ses pensées qui divaguaient encore ; il réajusta ses manchettes de chemise, prêt à retourner dans l'arène.

Dès qu’il eut passé le seuil de la terrasse, ses traits durs s’étaient comme légèrement adoucis afin d’arborer une mine peut-être plus accessible pour les conviés. Directement accaparé par un groupe d’hommes, il en fut aussitôt arraché par un membre de son équipe : “Monsieur, où étiez-vous ? On vous cherche depuis tout à l’heure.” C’est qu’ils ne devaient pas l’avoir beaucoup cherché, se dit-il. “Il est l’heure d’introduire la présentation, on vous attend près de l’estrade”. L’homme remercia son interlocuteur avant de prendre le chemin de la scènette, mais alors que son entrevue à ciel ouvert résonnait encore dans son esprit ; au loin, son regard s’était figé sur la main qui glissait au dos de la libanaise. Ah. C’est donc sur ce terrain qu’elle avait choisi d’aller ? C’était donc pour s’amuser de lui avec un autre homme qu’elle avait écourté leur conversation ? Il l’avait presque invité quelques minutes à se tourner vers d’autres hommes, c’est vrai, ils ne doivent rien après tout, pourtant curieusement cela venait titiller quelque chose de pas très agréable. Un certain agacement peut-être. Distrait mais toujours dans le contrôle, il ne laissait pas ses traits de visage le trahir.

Et comme pris d’un élan d’adrénaline, il s'arma de son sourire le plus lisse et le plus charmeur, et attrapa à la volée le micro qu’un technicien lui tendait pour monter sur l'estrade. Que le spectacle commence. “Mesdames et messieurs soyez les bienvenues. Nous sommes ravis de voir, qu’une fois encore, vous soyez si nombreux à répondre présent au rendez vous, merci.” Il se baladait avec aisance sur la petite scène, dévoilant alors ses capacités de présentateur.“J'ose espérer que vous ne vous êtes pas retenus sur les buffets, nous avons fait venir le meilleur traiteur de la ville. ... Oui, Députée Carter vous pouvez vous lâcher sur les amuses-bouches ” avait-il visé directement une connaissance dans la foule, accompagné d'un clin d'oeil dont on pouvait se douter des motivations. La foule s'était déridée, après de courtes explications du projet et s’être permis quelques plaisanteries à hauteur du politicien qu’il était, il laissa enfin la parole aux différents intervenants. “Je vous prie maintenant, de bien vouloir accueillir la brillante, Jane Hurley.’ Il céda alors le micro sous les applaudissements du public, donnant alors le coup d’envoi du défilé des intervenants qui s’en suivit.





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Message(#) Sujet: Re: le billet de trop (Andhra) le billet de trop (Andhra) EmptyVen 1 Oct - 23:22


Le grésillement du micro avait coupé l'élan de celui qui s'était permis de poser ses sales pattes sur la libanaise, paluche qui prenait ses aises en se permettant de descendre un peu trop au sud de sa taille. L'attention nouvellement portée sur la petite scène prête à accueillir ceux qui, bientôt, feront de longs et grands discours aussi passionnants qu'un épisode de soap opéra, quoi que, se dit la brune, les soap opéras ont tout de même quelques intrigues et rebondissements qui valent la peine d'être suivis. Ainsi elle en profita pour se détacher de celui qui aurait aimer conquérir un territoire que Andhra n'avait aucunement envie de lui céder. Regard ébène porté sur celui qui prend le micro, se déplace avec une aisance déconcertante et qui, contre toute attentes passionne la jeune femme. A la manière d'une papillon de nuit porté vers une source de lumière, elle peine, la chargée des relations publiques, à décrocher son regard de l'élégant et charismatique Blake, mais sa fierté la ramène à la raison.

Alors elle le singeait tout en allant piocher dans les plats posés en évidence, engloutissait rageusement quelques petits four alors qu'elle répétait certains de ses mots. Siede avait bien choisit sa carrière, c'est qu'il parlait divinement bien, maniait les mots à la manières d'armes, quelle éloquence. Alors qu'il faisait le spectacle, amusait la galerie, la brune elle, se flagellait mentalement de donner tant d'importance à une relation qui n'en était pas une. Non, non, ce n'en était pas une, la preuve étant qu'il ne trouvait pas le temps de la rappeler, mais profiter d'une soirée en sa compagnie ne le gênait pas. Alors elle profita que l'attention de tous soit portée sur l'estrade pour embarquer une bouteille de mauvais champagne et un plateau de petits fours pour disparaître.

Talons aiguilles rouges qui cliquetaient contre l'asphalte brune, elle quittait la mairie pour se diriger vers les voituriers en quête de quelque chose de bien précis. Champagne qu'elle offrit à l'employé après qu'il lui ait indiqué où trouver ce qu'elle désirait, démarche féline et déterminée, Andhra cherchait du regard un modèle de voiture luxueux bien précis, ainsi que son conducteur. Ses doigts continuaient de piocher les mets qu'elle avait subtilisés sur leur plateau argenté alors qu'elle surpris le chauffeur en train de fumer une cigarette, les pieds sur le tableau de bord, portière ouverte, yeux rivés sur son smartphone en train de regarder un match de foot. "Je ne dirais rien si tu me rends un service." la faveur en question comprenait de faire disparaître le plateau d'argent, un grand verre d'eau et l'accès à la banquette arrière du véhicule.

Combien de temps allait-elle patienter à l'arrière ? Andhra n'en avait aucune idée, pire quand elle réalisa qu'il était plus que probable que Blake ne regagne son véhicule avec à son bras une autre femme et cette simple idée eut pour effet de lui donner des maux d'estomac. Pitié, seigneur, si vous existez, se dit-elle en passant ses mains sur son visage, pitié faites qu'il ne soit pas accompagné. Si non ? Si non quoi Andhra hm ? Ils ne se devaient rien, elle le savait et en avait conscience, pourtant ça ne l'empêcha pas de déposer un vulgaire billet sur la table de chevet du politicien, pour le piquer, le marquer. Ils ne se devaient rien, mais peut-être la libanaise aimerait que ça soit le cas. A quoi jouait-elle ? Il avait été clair quand il dit que sa campagne lui prenait tout son temps. Non, il ne volait pas la rappeler, il n'en avait rien à foutre, Andhra. Bras et jambes croisées, elle attendit patiemment que Blake ait envie de regagner son chez lui, en profita pour jeter un coup d'œil au match pour s'occuper et consomma deux cigarettes avant que Siede ne pointe le bout de son nez. "Tu vas me ramener chez toi ce soir." lui a t-elle annoncé quand la portière s'est ouverte, elle, s'est penchée sur la banquette de cuir pour mieux le voir.



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Message(#) Sujet: Re: le billet de trop (Andhra) le billet de trop (Andhra) EmptyMer 6 Oct - 22:10




Encore près de l’estrade, Blake écoutait de son long ce qu’il se disait sur l’estrade. Malgré toute l’attention qu’il portait aux différentes interventions qui s'enchainaient, son esprit ne cessait de faire résonner en lui la précédente conversation qu'il avait eut avec la libanaise, donnant lieu à une dispute interne entre son regard qui voulait la chercher au milieu de la foule et son esprit qu'il l'y empêchait. Un homme près de lui qui se permit de commenter à son oreille sur ce qui était dit plus haut alors qu'il l'avait arraché de ses pensées, il n'eut en retour qu’un faible sourire pincé de la part du Siede distrait.

Le politicien se ménageait près de la scène, attendant patiemment de pouvoir donner le coup final aux présentations. Et enfin, les différentes personnalités mirent fin à leur défilé sur l’estrade, et Blake prit une dernière fois la parole afin de remercier tous ceux qui avaient donné de leur temps ou de leur argent pour ce Grand projet. La salle ayant été réservée pour la soirée, il les avait tous invités à poursuivre les festivités, même si lui s'en garderait bien. De la hauteur de la scène, il céda enfin à la chercher du regard mais tant cet instant fut bref, il ne parvint à la distinguer. Peut-être avait-elle déjà quitter les lieux. Pire encore, peut-être était-elle partie aux bras de l'homme qui il l'avait vu plus tôt. De son côté également, il avait le sentiment d'avoir rempli son devoir pour la soirée, et n’avait qu’une envie celle de rentrer chez lui. Rentrer seul, lui allait parfaitement bien. Loin de l’image de coureur de jupons que certains aiment lui coller, pas une fois ne lui avait traversé l'idée de trouver une demoiselle qu’il pourrait ramener à ses bras ce soir à défaut d’accueillir la femme aux billets insolents. Bien au contraire. La journée avait été longue et une certaine fatigue s’était accumulée.  Son entrevue lui avait suffisamment accaparée l'esprit, d’une manière dont il ne se serait pas douter, ramener une inconnue n’était pas dans ses projets. 

Son acte de présence avait bien été remarqué, et il avait pu échanger avec toutes les personnes qu’il avait dans le viseur, il était donc temps pour de s'éclipser. Il s’était ainsi contenté de saluer ses associés, “On se fait un point demain.”, un hochement de tête, une poignée de main, et le voilà dehors.

Ses chaussures italiennes descendaient les escaliers de la mairie, alors que la nuit était déjà bien noire et calme en total contraste avec le brouhaha permanent de la salle de réception. Distraitement sur son téléphone, ses chaussures s’arrêtent devant la voiture de son chauffeur et alors qu’il ouvrait la portière il décela à l’intérieur à travers l'obscurité une silhouette familière. “Tu vas me ramener chez toi ce soir. ces quelques mots qui l’avaient fait aussitôt arquer un sourcil en même temps qu’un léger rictus s’était étiré au coin de ses lèvres face à tant de fermeté. Il se contenta de hocher légèrement la tête, peut être encore sonné par l’autorité dont avait fait preuve la jeune femme tout en claquant la portière. Le politicien fit alors le tour de la voiture pour rejoindre l’autre côté de la banquette. "Bonsoir Arthur, j’espère que je ne vous ai pas trop fait attendre", adressa-t-il à son chauffeur, plus par politesse que par réelle considération alors qu’il étudiait la libanaise à l’autre bout de la banquette. Peut être est-ce juste de dire que sa présence dans la voiture lui faisait plaisir. "Est ce que je peux savoir à quel genre de chantage vous avez eu droit pour lui avoir accepté qu'elle attende avec vous ?" l’interrogea-t-il alors qu’il continuait à scruter la jeune femme, car naturellement à aucun moment, il ne comptait montrer clairement son enchantement face à sa présence. La résidence du politicien n’était pas très éloignée de la mairie, dans ce même quartier de Spring Hill. Amené à s’y rendre plusieurs fois par jour, il avait investi il y a quelques années dans ce superbe loft, si bien que très vite, ils seraient arrivés. Alors qu’il regardait la jeune femme dont la lumière jouait sur son visage, dévoilé par courte intervalle à chaque réverbère qui passait, "Je pensais que tu rentrerais avec ton ami" plaça-t-il placidement.





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Message(#) Sujet: Re: le billet de trop (Andhra) le billet de trop (Andhra) EmptyLun 11 Oct - 19:50


Prunelles brunes qui glissaient jusque l'autre côté de la banquette alors que le politicien y prenait place, ne put s'empêcher de craindre qu'il ne la jette hors de sa voiture quelques instants, les premiers, quand son regard d'acier s'était posé sur elle, fort heureusement pour la libanaise, il n'en fit rien. Elle était naturellement soulagée qu'il ne la chasse pas de son véhicule et se contente de faire le tour du carrosse de la soirée pour simplement prendre place et se comporter comme ci cela était tout naturel pour lui. Esquisse d'un sourire satisfait qui étirait faiblement les lèvres rouges de la jeune femme. Naturellement, une fois installé, son regard brun s'était détourné de lui, forcée de regarder mélancoliquement par la fenêtre, elle feint un quelconque intérêt pour le décors qui défilait lentement. Tout Andhra en somme, s'imposer, puis feindre l'indifférence, ainsi agissait-elle avec Blake, sans pouvoir trouver de bonne raison de le faire si ce n'est l'envie de créer chez lui une réaction, de provoquer quelque chose qui lui prouverait, par a + b qu'ils se doivent quelque chose. A t-elle envie d'avoir à lui rendre des comptes ? Surement oui, sans quoi elle l'aurait sans scrupules laisser rentrer seul ce soir.

Est ce que je peux savoir à quel genre de chantage vous avez eu droit pour lui avoir accepté qu'elle attende avec vous ? un sourcil s'arqua alors qu'elle se mordait la lèvre inférieure, bref regard lancé en direction du rétroviseur intérieur, prunelles de la libanaise et du chauffeur qui se croisent rapidement avant que l'intérêt de l'employé ne se reporte sur celui qui le paye. Puis son attention se concentre de nouveau à l'extérieur, consciente que le politicien la regardait. Une drôle d'atmosphère régnait dans l'habitacle, indescriptible, mélange de son envie elle, de la joie d'avoir une nouvelle fois l'occasion de passer un moment avec lui tout en sachant qu'un tas de non-dit les entouraient tous deux. Je pensais que tu rentrerais avec ton ami. Il y eut un court silence pendant lequel la petite brune pencha la tête sur le côté pour adresser à Siede un coup d'œil, bout de sa langue qu'elle fit glisser sur sa lèvre supérieure, paupières qui papillonnaient, un peu à la manière d'une enfant prise sur le fait, mais consciente qu'on ne lui en tiendra pas rigueur. Capricieuse vilaine petite Martel. "Tu m'as pourtant proposé de me ramener chez toi ce soir," répondit la jeune femme sur le même ton qu'il avait employé en posant sa question. Andhra glissa ses doigts dans ses cheveux avant de se redresser. Peut-être que c'est ce qu'il attendait d'elle, là l'image qu'il se faisait de la chargée des relations publiques, qu'elle rentre au bras d'un autre politicien. S'imaginait-il que ce qui l'attirait chez lui, c'était le pouvoir, chose que tout bon politicien s'imaginait posséder.


"Je n'ai pas eu le temps," ni l'envie d'ailleurs, "-de répondre à ta requête sur le balcon." le véhicule commençait à ralentir, le domicile de Siede se trouvait juste là. D'un simple geste elle débouclait sa ceinture, s'aidant de ses mains, à la force de ses bras, la libanaise se traîna jusque Blake pour en faire de même, profitant du moment pour déposer un nouveau baiser sur ses lèvres, plus tendre, plus long que le précédent qu'ils ont échangé. "Mais je peux toujours m'en aller si c'est ce que tu désires." c'est la pulpe de son pouce qui vint essuyer les lèvres de Blake alors que le chauffeur ouvrait la portière de la jeune femme. Nouveau bref sourire qu'elle lui adressa avant de sortir de la voiture en ajustant sa robe et sa coiffure. Elle remercia le chauffeur tout en faisant face au bâtiment dans lequel logeait le charmant brun. Ne put s'empêcher, la trentenaire, de tendre la main en direction de son amant afin qu'il la prenne et parviennent tous deux - si dieu le veut - dans son charmant et luxueux loft.



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Message(#) Sujet: Re: le billet de trop (Andhra) le billet de trop (Andhra) EmptySam 23 Oct - 3:13




Alors que son parfum avait rempli l’intérieur de la voiture, Blake observait la brune qui feignait un soudain intérêt pour les paysages brisbanais. Il se demandait pourquoi diable était-elle là. Il était persuadé qu’avec la personnalité qu’elle avait, elle pouvait tout avoir et qui elle voulait ; mais ce soir c’était dans sa voiture à lui qu'elle se trouvait. Et la raison lui échappait. Peut-être qu’il n’était pas le seul avec qui elle faisait ça. Ils ne parlaient jamais des personnes qu’ils fréquentaient respectivement, du moins lorsqu’ils le faisaient c’était toujours de façon très évasive, ne rassasiant pas sa curiosité. Peut être était ce mieux ainsi, c’est vrai, surement que l’ignorance était plus tolérable à ce que la belle pourrait lui apprendre car qui sait ? Peut être même qu’il n’était ni le premier, ni le dernier politicien a tombé sous les charmes de la libanaise. Le pouvoir, l’argent ou même la notoriété étaient des facteurs qui avaient de tendance à fausser l’authenticité de ses relations. 

Alors qu’elle, ne daignait le regarder, Blake lui tentait de trouver les réponses à ses questions, peut-être qu’il trouverait quelque part au creux de son cou dont sa robe rouge laissait entrevoir sa peau ; ou bien le long de ses jambes élancées. "Tu m’as pourtant proposé de me ramener chez toi ce soir". Il lève la mine vers son visage, voilà qu’il s’était égaré. Pas faux. Il l’avait bien invité d’une certaine manière, même si au final elle ne lui avait pas vraiment laissé le choix. « Je n’ai pas eu le temps de… » . La brune déposa alors un baiser sur ses lèvres plus démonstratif que le précédent qui ressemblait à une promesse pour plus. « Mais je peux toujours m’en aller … ». C’est qu’elle le prenait par les sentiments maintenant. «  Maintenant que tu es là.. ce serait dommage que tu repartes déjà » répondit-il sarcastiquement, comme s’ils n’avaient pas passé la soirée à tourner autour de la question. 

Alors que la jeune femme lui essuyait le rouge de ses lèvres, son chauffeur - qu’il avait presque oublié un instant - invita la demoiselle à descendre.  Des remerciements à l’intention du chauffeur et le politicien l’imita. Par réflexe, il rattacha les boutons de sa veste avant de rejoindre la libanaise. Une main tendue en sa direction, à laquelle il n'hésita pas à entrelacer ses doigts. 
Ancien entrepôt transformé en luxueux lofts, Blake invita la brune à rejoindre l’ascenseur. De son mètre 87, il épiait la libanaise qui lui faisait alors face. Il se permit de remettre en ordre une mèche indisciplinée qu’il avait remarquée plus tôt mais qu’il s’était abstenu de replacer, en même temps il lança « Finalement je suis plutôt conciliant comme personne. C’était plutôt mal parti, mais on en finit encore chez moi. ». Il s’était rapproché dangereusement d’elle -les ascenseurs avaient souvent cet effet chez les gens-, son parfum venait une fois encore chatouiller ses narines. « J'espère que ça ne finira pas comme la dernière fois …  Hein, ça ne finira pas comme la dernière fois ? ». Entre la question et l’interrogation, il lui demandait surtout confirmation, car pas sûre que son ego le supporterait à nouveau

Loft au plafond haut offrant de grandes baies vitrées, vaste espace dont l'intérieur était ordonné comme à son habitude, dans lequel il ne passait que peu de temps si ce n’est ses nuits. L'ascenseur arrivé à niveau, le politicien l'entraina à son chez lui dont la brune était déjà familière.



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Message(#) Sujet: Re: le billet de trop (Andhra) le billet de trop (Andhra) EmptyDim 24 Oct - 19:19


Maintenant que tu es là.. ce serait dommage que tu repartes déjà. Doigts qui s'entrelacent et le palpitant qui manque un battement, s'emballe un peu, parce qu'elle n'était pas certaine, la libanaise, qu'il voudrait d'elle parce qu'il a ses raisons de vouloir la laisser livrée à elle même sur ce trottoir, ne serait-ce que pour lui inculquer le respect. Qu'aurait-elle fait à sa place ? Hm. Ca pour sur qu'elle lui aurait donné une bonne leçon, par fierté, pour le plaisir d'avoir l'impression d'asseoir son pouvoir, l'espoir de le voir revenir vers elle, bien que Blake ne soit jamais revenu, ça non, Andhra seule trouvait le moyen de lui traîner dans les pattes pour quémander l'attention qu'elle estimait mériter de sa part, c'est à dire : sa sollicitude toute entière. Si elle baisse un instant le regard, le détache des prunelles d'acier du politicien, c'est pour mieux se noyer dans ces dernières alors qu'il se permit de glisser une mèche de cheveux rebelle derrière son oreille. Finalement je suis plutôt conciliant comme personne. un sourcil s'arque, rictus qui étire une partie de ses lippes alors qu'elle l'interroge du regard. Bien sur qu'il est, il en fallait bien un sur deux, sans quoi, dieu seul sait comment leur soirée aurait pris fin, la rancunière et fière petite enfant gâtée ne se serait pas laissée faire. Capricieuse dites-vous ? Possible. C’était plutôt mal parti, mais on en finit encore chez moi. Si elle s'enquit silencieusement de comprendre pourquoi ces mots sortaient de sa bouche à lui, l'air qui habillait son visage désormais était tout autre, ne put s'empêcher de battre des cils en lâchant un rire sec. Vexée peut-être, qu'il s'imagine avoir remporté cette bataille alors que, s'il y avait bien un vainqueur, c'était la chargée des relations publiques et non pas le politicien.

J'espère que ça ne finira pas comme la dernière fois… Un conseil Blakey, si le silence est le meilleur des mépris, une Andhra silencieuse ne peut qu'annoncer une tempête, à méditer. Hein, ça ne finira pas comme la dernière fois ? Elle s'en amuse la brune, de le voir plein d'espoir, tantôt autoritaire et sur de lui, pour finalement laisser transparaître son manque d'assurance latent. S'il ne risquait pas de retrouver un billet sur sa table de chevet demain matin ? Seigneur, elle même ignorait encore la réponse, mais de le voir craindre que ça ne se reproduise l'amusait au point de ne parvenir à laisser échapper un nouveau rire cristallin alors qu'elle tapotait la joue chaude de celui qu'elle prenait plaisir à torturer, tout autant qu'elle se savait être torturée par lui. Une petite clochette retentit alors, indiquant qu'ils avaient atteint leur étage, le luxueux loft de Siede qui, comme toutes les fois passées, était parfaitement rangé, donnait des airs de logement témoin tant chaque choses était à sa place. Avant de sortir de la cage d'ascenseur, la petite libanaise se permit de défaire les boutons de la veste de Blake, s'abstint de déposer un nouveau baiser sur ses lèvres, à défaut, ses prunelles brunes les fixèrent un moment.

Son premier réflexe fut de se déchausser, laisser traîner ses escarpins près de l'entrée pour fouler le sol du salon de ses pieds nus et vernis du même rouge que ses lèvres, le même que sa robe. "Avoir envie de coucher avec moi ne fait pas de toi un homme conciliant," Tout en balayant l'endroit d'un regard, sa main vint nerveusement jouer avec la bretelle de sa robe. Consciente qu'elle était libre de déambuler où bon lui semblait en ces lieux, la libanaise prit néanmoins le temps, un peu à la manière des poissons que l'on change d'endroit, de s'acclimater avant de s'aventurer par delà le salon. "C'est bien ce qui m'a amenée ici, non ?" s'est mordu la lèvre inférieure en se tournant vers le propriétaire de ce splendide loft dans lequel, Andhra ne se lassait pas de mette les pieds. L'odeur même de bois neuf et de musc lui avait manqué, parfum d'un homme rangé qui avait le don de la faire dérailler. "Mais j'aimerais comprendre pourquoi, après t'avoir payé..." d'une démarche assurée et lente la petite brune s'avançait, lentement, vers son amant. "Tu n'as pas renoncé à l'idée de me fréquenter," elle a secoué la tête, comme-ci le dernier mot prononcé lui avait échappé. "Enfin, de me 'voir' plutôt." La nuance avait son importance et pas des moindres, peut-être pas pour Blake, mais la jeune femme, elle, y prêtait attention. Parce qu'ils ne se fréquentaient pas, non, il se retrouvaient à des soirées organisées, par 'hasard' et passaient la nuit ensemble, mais jamais l'un n'avait cherché à voir l'autre en dehors de ce cadre-ci. Non Andhra, il ne te rappellera pas. Plantée à seulement quelques centimètres de lui, ses doigts pianotent doucement sur son torse avant de se rejoindre sur les boutons de sa chemise qu'ils détachent lentement, bout de la langue qui glissent sur ses lèvres peintes couleur passion, regard détourné du sien, faussement concentrée sur la tâche qu'elle s'est fixée : le débarrasser de ses vêtements et lui tirer les vers du nez.



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Message(#) Sujet: Re: le billet de trop (Andhra) le billet de trop (Andhra) EmptyMar 26 Oct - 4:08





Avoir envie de coucher avec moi ne fait pas de toi un homme conciliant”, remarque qui fit naître un petit rictus amusé chez le quadragénaire. De l’entrée, il observait la belle prendre ses aises dans son espace et même jouer avec les bretelles de sa robe, robe qui était désormais de trop ; alors qu’il retirait la veste qu’elle avait pris soin de déboutonner plus tôt. 

"C'est bien ce qui m'a amenée ici, non ?" C’est à peine s’il avait entendu la question, aguiché par la lèvre qu’elle se risquait à mordre devant lui. N’était ce pas là, la base de leur contrat tacite que de passer la nuit sous les draps ? Aucune promesse d’une partie ou de l’autre n’avait été formulée, et ils avaient toujours été satisfaits de cela. Pourtant il sentait qu’au moindre mot de travers, les griffes de la libanaise seraient de sorties. Blake desserra le nœud de sa cravate avant de l’ôter totalement. Il passa derrière la jeune femme dont il s’était assez approché à en effleurer sa nuque du bout de son nez et dont le souffle s’écrasait contre sa peau. Ses mains se perdirent sur sa taille et ses hanches, avant de cheminer plus bas encore, pour caresser l’intérieur de ses cuisses. Puis il se permit de descendre la fermeture éclair de sa robe, ce qu’il avait eut envie de faire depuis le début mais que les règles de bienséance l’avaient empêché de faire plus tôt et il fit glisser les bretelles avec lesquelles elle l’avait nargué plus tôt, laissant enfin tomber au sol le tissu écarlate. 


Mais la brune tenta d’en savoir plus, et Blake le prit comme une volonté de lui rappeler que la bataille avait été perdue de son côté. "Mais j'aimerais comprendre pourquoi, après t'avoir payé, tu n'as pas renoncé à l'idée de me fréquenter. Enfin, de me 'voir' plutôt.". Les mots ont un sens, et en bon politicien, Blake remarqua son choix de mot, alors que de derrière encore, son regard se posa sur elle, pour tenter de déceler l’intention derrière cette correction, en vain.  “Qu’est ce que tu aurais envie que je te réponde ? » lui demanda-t-il sincèrement alors qu’une de ses mains était arrivée au niveau de ses dessous. « C’est juste que je n’ai pas envie de laisser cet incident entacher toute…”. Il fit mine de chercher le juste mot alors que sa main s’invitait sous sa lingerie dans l’espoir peut-être de décontenancer un peu la chargée des relations. “… l’amitié que j’ai pour toi”. Puis il continua, se lançant dans une réflexion « Je n’ai pas renoncé à te voir certainement pour la même raison qui motive ta présence ici. Tu m’as clairement fait comprendre que tu voulais passer la nuit chez moi. Pourquoi ? » la somma-t-il.  


Au fond la remarque de la trentenaire était juste, c’était une bataille perdue pour Blake. Elle t’a payé, et malgré tout elle était chez toi. Une autre femme, dans des circonstances similaires n’aurait pas été traité aussi bien. Pilule difficile à avaler pour le politicien. Est ce que le Siede serait en train de s’assagir ? Hors de question. Alors Blake souffla le chaud : ”J’avais envie de passer la nuit avec toi” concéda-t-il simplement, avant de souffler le froid en rompant brutalement ses caresses ; ses mains quittèrent la chaleur de sa peau, abandonnant la trentenaire au milieu de la pièce presque totalement dévêtue, contrastant avec lui qui était encore habillé qui s'éloignait. Il quitta l’espace du salon pour se rapprocher d’un placard de la cuisine ouverte dont il sortit grossièrement deux verres de cristal, puis une bouteille de whisky hors de prix. Comme si son palais ne pouvait tolérer de rester sur la note médiocre qu’avait été ce champagne de mauvais goût. Il s’en versa, en réfléchissant à l'issu qu’il aimerait voir cette soirée prendre. Puis il marqua un temps d’arrêt pour regarder la jeune femme plus loin, alors qu’un air plus amusé s’était dessiné sur son visage alors qu'il réalisait toute la gymnastique intellectuelle qu’avait suscité un billet. “Qu’est ce que je vais bien pouvoir faire de toi Andhra Martel ?”. 





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