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 and the hopes they all turn to fears (kieran)

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Otto Lazzari
Otto Lazzari
la mort dans la peau
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ÂGE : trente-huit ans (02.06).
SURNOM : bus.
STATUT : marié, la nostalgie ayant remplacé l'amour depuis bien longtemps.
MÉTIER : responsable de la branche cambriolage pour le club (quand il est pas trop occupé à fuir les forces de l’ordre).
LOGEMENT : #666, carmody road (toowong), avec une chambre de trop.
and the hopes they all turn to fears (kieran) Ffb5474b3dedf880c449f70ae17c1de32c0e2a9e
POSTS : 422 POINTS : 60

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : italien exilé en australie depuis 2015 › marié à la femme de sa vie, à son âme sœur, mais ne sait plus agir pour la faire rester à ses côtés › a perdu sa fille unique dans un accident de la route en 2017, alors qu’un chauffeur ivre a percuté la voiture dans laquelle ils se trouvaient tous les deux › addict à la cocaïne et à l’alcool depuis, les chemins qu’il a choisi pour s’en sortir dans la vie ne sont pas sans conséquences sur sa santé › frère biologique de saül, a décidé de se débarrasser de l’'autre' frère de son aîné à coup d’une balle dans l’abdomen (échec total).
RPs EN COURS : (six) present: kieran › murphy #3raelyn #3saül #2spencer | past: saül
RPs EN ATTENTE : channing #2 › serena › spencer #2
RPs TERMINÉS :
look at all the lonely people:

auden › auden #2channingmurphymurphy #2 › raelynraelyn #2don't call me at all

oh no:

AVATAR : robert pattinson.
CRÉDITS : corleone (avatar), nobodys (profil gif), RENEGADE (signature icons).
DC : ezra beauregard, le coeur navré (ft. sam claflin) › damon williams, les illusions perdues (ft. rudy pankow) › ruben hartfield (ft. harry styles).
PSEUDO : luleaby.
INSCRIT LE : 13/06/2021
https://www.30yearsstillyoung.com/t39133-

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Message(#) Sujet: and the hopes they all turn to fears (kieran) and the hopes they all turn to fears (kieran) EmptyVen 8 Oct - 16:07



and the hopes they all turn to fears

***

Le doux bruit de la serrure venant céder aux outils la travaillant au corps depuis les dix dernières minutes, Otto ne connaissait pas mieux. Il connaissait chaque cliquetis par coeur, et à chaque fois qu’il pouvait les entendre, il semblait être l’homme le plus heureux du monde; après tout, ces dits-bruits signifiaient qu’ils venaient d’avoir accès à un endroit qui leur était interdit, à un endroit où ils n’étaient en rien attendu. Cette sensation là était particulière aussi, tout aussi délectable cependant. Savoir que vous pénétriez dans l’intimité d’une personne sans que cette dernière ne soit au courant de rien, sans qu’elle ne puisse venir réprimander votre geste puisque votre présence n’était en rien connue d’autres personnes que l’équipe constituée par vos soins. Savoir que vous alliez pouvoir poser votre regard sur des biens qui semblaient hors de portée jusqu’alors, et qu’ils allaient plus que rapidement être votre. Otto n’était pas un gentil garçon, il ne l’avait jamais réellement été; civilisé, courtois éventuellement, l’expérience avait fait que les bonnes manières avaient fini par être retenues par la petite tête brûlée, qu’enfant, il était. Gentil n’était pas l’adjectif qui lui correspondait le mieux, qui venait sublimer son teint, et il s’en accommodait bien. Cela lui avait permis de venir faire fortune dans un domaine qui ne demandait pas de l’être, gentil. Seuls les vrais requins se faisaient une place parmi les plus grands, et donc désormais une place aux côtés de Otto Lazzari.

Le bruit des pas de l’équipe formée en cette douce nuit de début de printemps se faisaient discrets au sein de la demeure complètement endormie. Les repérages, effectués sur plusieurs jours auparavant, avaient été des plus faciles: un couple, ayant désormais des enfants assez âgés pour ne plus vivre sous leur toit, avait profité des belles journées retrouvées pour s’offrir quelques jours de congés bien mérités. Ils allaient sûrement déchanter lorsqu’ils comprendraient la somme réelle que leur auraient couté ces quelques jours d’escapade, mais là n’était en rien le problème d’Otto. Ses préoccupations à lui s’orientaient vers le butin, les gains finaux. Ils se devaient d’agir vite, bien, et de façon efficace. Les hommes à ses côtés ne le savaient peut-être pas encore pour tous, mais s’ils voulaient ressortir tous d’ici avec leurs deux bras, deux jambes et leurs deux couilles surtout, ils avaient intérêt à respecter les indications à l’oeil et à ne faire aucun écart. « Une minute. » Avant que l’alarme ne vienne se mettre à brailler dans toute la maison. Un hochement de tête en direction de l’un de ses hommes, et le tour était réglé en moins de temps qu’il n’en fallut au système automatique pour se rendre compte que la porte d’entrée avait été ouverte sans autorisation. « Trente minutes. » Là était le temps que Otto donnait à ses hommes pour faire leur boulot. Plus de trente et le jeu ne devenait plus intéressant, à ses yeux; rester plus longtemps serait presque synonyme d’installation dans une demeure qui ne leur appartenait en rien, alors que le but était de rester dans la discrétion, et non dans l’exposition de faits. Parfois - souvent -, les propriétaires des biens dérobés mettaient plusieurs jours, voire plusieurs semaines, avant de s’apercevoir de quoi que ce soit. Il fallait juste savoir faire correctement son travail.

Et l’homme chargé de faire la reconnaissance ne l’avait guère fait correctement, son travail, puisque le plancher de l’étage se mit à grincer à peine quelques minutes après qu’ils soient tous entrés dans le maison. Comme au radar, les mâchoires d’Otto vinrent se crisper et ses oreilles se tendre; il ne s’était jamais fait attraper, et ce n’était pas aujourd’hui que cette histoire là commencerait. Un regard noir vers l’homme repartant avec un membre manquant ce soir plus tard, et il se mit à circuler dans le plus grand des silences à travers la maison. Les pas se faisaient de plus en plus proches de l’escaliers menant à l’étage, mais l’italien ne vint rien risquer pour le moment; il préférait laisser la personne - puisque les bruits étaient bien trop important pour que cela soit simplement un animal - agir le plus naturellement possible avant de venir signaler sa présence. L’escaliers fut franchi, alors que les yeux d’Otto venait détailler la silhouette de l’homme semblant se rendre désormais vers la cuisine. Ses hommes avaient déserté la maison à peine leur avait-il donné le signal; ils ne reviendraient que lorsque leur supérieur leur en donnerait l’ordre, que lorsqu’il aurait estimé la situation maitrisée. Otto était désormais seul dans la demeure face à l’inconnu semblant ne pas se douter un seul instant que ses minutes étaient peut-être comptées. La main de Otto vint caresser la crosse du flingue glissé dans son dos, un fin sourire s’étirant déjà de trop sur ses lèvres. En une mouvement, moins longtemps qu’il n’en fallait pour expirer l’air de ses poumons, il se trouvait tapi dans l’ombre de l’inconnu de la maison, son visage à quelques centimètres de sa nuque. « Vous avez pas choisi la bonne soirée pour vous pointer ici. »


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Kieran Halstead
Kieran Halstead
les cicatrices de la mémoire
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and the hopes they all turn to fears (kieran) IAeu3cF ÂGE : trente-deux (14.07). on évite le sujet, merci.
SURNOM : agnes par sa soeur, « kiki » par les autres (couché, grrrrhhhh).
STATUT : célibataire, commence (enfin) à comprendre qu'il doit apprendre à s'aimer avant d'aimer les autres. la tâche est plus difficile que prévue.
MÉTIER : illustrateur (fauché) en freelance et prof (dépité) d’arts visuels.
LOGEMENT : 178 oxlade drive (fv), avec raphael, dans une colocation 100% malaise.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : placé en foyer, proche des familles qui l’ont élevé, considère qu’il a une infinité de parents et frères/sœurs ≈ souffre de cette absence d’identité propre ≈ réservé, maladroit, optimiste, vit dans un monde imaginaire ≈ vient de quitter sa fiancée, prend le mauvais rôle de cette rupture, soulagé malgré sa phobie de la solitude ≈ essaie de reprendre confiance en lui, de renouer avec ses proches, de retrouver sa place ≈ préfère la compagnie des pop et des jeux vidéo aux humains ≈ du talent au bout des doigts, aucune motivation d’en faire quelque chose ≈ trop mou, trop paresseux, trop paumé.
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4 (noël 2016), #6 , #7 & ua #2 (married) ⊹ cause i killed someone for you. you have to understand that the one i killed is me. changing what i was for what you wanted me to be, i followed your direction, did everything you asked. i hope that makes you happy, cause there's just no turning back. would you love me more if i killed someone for you?

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halloway #2 (fb) ⊹ i sat alone, in bed till the morning, i'm crying, "they're coming for me" and i tried to hold these secrets inside me, my mind's like a deadly disease.

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kieyer #3 ⊹ close your eyes and think of me and soon i will be there to brighten up even your darkest night. you just call out my name and you know wherever i am i'll come running, to see you again.

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hally #9 ⊹ mess me up, yeah, but no one does it better, there's nothin' better, that's just the way you make me feel.

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Message(#) Sujet: Re: and the hopes they all turn to fears (kieran) and the hopes they all turn to fears (kieran) EmptyDim 31 Oct - 19:29




@OTTO LAZZARI & KIERAN HALSTEAD ⊹⊹⊹ Two hundred miles to clear Chasin' a sound I hear, When the call brings them all to tears And the hopes they all turn to fears.

Far Cry 6 n’a rien d’innovant, se veut même carrément vu et revu, à un scénario digne d’une mauvaise série B ; mais ce manque de profondeur est contrebalancé par le plaisir qu’à Kieran a dézinguer un camp à l’aide d’un lance-missile, sans mission proposée pour justifier l’acte. Le simple fait qu’il est un joueur ayant sérieusement besoin de se changer les idées en enchaînant les mutineries est une raison bien suffisante pour justifier son attrait pour un jeu qui n’en vaut pas la peine, alors que le voilà  parti pour un marathon qui durera autant de temps que nécessaire pour terminer le jeu. Seulement quatre petites heures à son compteur pour l’instant ; qui pourront se dédoubler, se tripler, peu importe, puisque la maison est à lui pour le week-end. Les Cornwells ont bien compris qu’ils pouvaient compter sur lui pour garder celle-ci, certains diront parce qu’il n’a pas de vie et d’autres simplement parce qu’il a besoin de quitter la tension qui règne dans son appartement partagé avec Raphael. Chaque excuse est bonne pour s’éloigner du jeune homme et des pensées qu’il provoque, n’est-ce pas, Kieran ? Il fait mine de pas m’entendre alors qu’il assassine un nouveau civil qui n’a rien demandé. Et non, je ne compte pas lui faire la morale, même à un Kieran qui a parfois des difficultés à faire la différence entre la vie qu’il mène au milieu de ses jeux et de ses rêves et celle qui l’attend dans la réalité. Jamais il ne lèvera le petit doigt auprès de quiconque, même s’il est un tueur de masse dans un univers alternatif. Si ça peut lui faire du bien de m’imaginer, d’imaginer Autumn ou encore Ichabod à la place des visages virtuels qu’il croise, grand bien lui fasse. C’est presque dommage, dans un sens, que ça ne lui donne pas plus d’idées dans la vie réelle, si vous voulez mon avis, ah ah. Bon, n’appelez pas la police, j’exagère et j’ai suffisamment confiance en Kieran pour savoir qu’il ne fera rien de ces idées qui s’imposent parfois à lui. Combien de fois a-t-il rêvé de faire disparaître Autumn, malgré tout l’amour qu’il lui porte ? Et Ichabod, on en parle ? Pas vraiment, en réalité, puisque Kieran est complètement perdu face à son faux frère et l’argent qu’il lui a laissé en quittant la ville. Un argent qu’il n’a pas encore touché parce qu’il est persuadé qu’il s’agit encore une fois d’une mauvaise blague du plus vieux ou, à défaut, d’un test. Il aurait préféré que son bourreau d’enfance et sa fille, sa filleule, ne disparaissent pas et qu’il reste fauché, Kieran, incapable de gérer son argent de manière raisonnable ou pour des projets qui pourraient en valoir le coup. Principalement parce qu’il ne considère pas être à la hauteur du moindre projet et c’est un autre débat.

C’est une jeune femme blonde qu’il élimine sans la moindre pitié et qu’il massacre avec un peu trop de plaisir quand il songe à Eve, la raison pour laquelle il a mis de côté ces longues nuits de jeux pendant des mois. La peur de voir son pseudo, la peur de la voir en ligne ou d’entendre sa voix après le rejet dont il a été victime – un rejet qui, je t’assure Kieran, n’est que pour le mieux. Mais elle a disparu, la Zimmer, au même titre qu’elle a quitté la ville : plus aucune nouvelle après cet appel skype qui lui a déchiré le cœur en deux, plus aucun message et encore moins la simple assurance qu’elle est derrière sa console, quelque part, connectée au même moment que lui. C’est comme si elle n’avait jamais existé, comme si leurs échanges et leurs sentiments ne méritaient même pas des nouvelles de temps à autre, comme s’il ne méritait pas qu’elle s’intéresse à la manière dont elle l’a laissé après lui avoir piétiné le cœur à de nombreuses reprises. La gorge de Kieran se serre quand il songe à nouveau à toutes les traces laissées par la jeune femme et le game over qui s’affiche sur l’écran le convainc de faire une pause. S’il pouvait en faire de même avec ses sentiments et émotions, il ne serait pas contre, raison pour laquelle il se dirige dans un premier temps jusqu’à la salle de bain pour y fouiller l’armoire à pharmacie, puis la cuisine dans l’espoir d’y trouver de quoi noyer son chagrin. Il ne m’écoute pas, Kieran, quand je lui dis que c’est une très mauvaise idée et à cet instant, moi-même je n’ai pas conscience d’à quel point c’est vrai. Ce n’est que lorsqu’une voix résonne à son oreille que son sang et le mien se glacent et que, pour une fois, je suis pris au dépourvu, prêt à céder à la même panique qui caractérise notre protagoniste. « Vous avez pas choisi la bonne soirée pour vous pointer ici. » Dans d’autres circonstances, j’aurais accentué le fait que ce n’est pas lui qui a tort de se pointer ici, mais l’humour et la désinvolture ne sont assurément pas une solution, tout comme celle qui consiste à se tourner pour faire face à cet homme inconnu. La bouche de Kieran s’entrouvre sans qu’il ne parvienne à articuler quoi que ce soit, son cœur tambourinant dans sa poitrine, prêt à exploser alors qu’il essaie péniblement de se raisonner. Cette maison a connu des tas d’enfants ; dont certains se faisaient un malin plaisir à le torturer, il n’est simplement pas le seul à avoir eu l’idée d’occuper sa soirée ici, c’est une certitude à laquelle il s’accroche. « C’est... si c’est une de tes blagues, Harry, je... c’est pas terrible, hein... » Mais ce n’est pas la voix d’Harry. Pas plus que ça ne semble être une blague. Pas plus qu’il ne semble vraiment prendre la mesure de ce qu’il se passe.



:l: :

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Otto Lazzari
Otto Lazzari
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Message(#) Sujet: Re: and the hopes they all turn to fears (kieran) and the hopes they all turn to fears (kieran) EmptyJeu 11 Nov - 18:02



and the hopes they all turn to fears

***

Des maisons, Otto en avait visité plus d’une sans que l’avis des propriétaires soit demandé avant d’y accéder. Il n’en était en rien à son premier rodéo et des situations semblables à des épines dans le pied, il en avait vécu plus d’une. Cependant, il n’avait pas accédé au poste qu’il occupait aujourd’hui en paniquant à la moindre embuche ou en rebroussant chemin lorsque les règles du jeu en venaient à changer en cours de route. Aujourd’hui ne ferait pas office d’exception - et de toutes façons, il avait besoin de se changer les idées. Ces derniers jours - ces derniers temps même s’il se voulait tout à fait honnête -, il avait les doigts qui démangeaient et les idées qui s’embrouillaient. Des plans et des affaires, il en menait mille de front toutes en même temps, et il savait surtout que la plus excitante de toutes ne mettrait pas bien longtemps avant de pointer le bout de son nez. Autant profiter des missions comme celle de ce soir pour venir pratiquer un art ou deux, pour venir répéter une réplique et une autre pour voir si ces dernières sonnaient bien une fois dites à haute voix.

Alors, lorsque le présence d’une personne externe à son équipe se manifesta, Otto ne vint en rien perdre la face. Ordonnant silencieusement à ses hommes de se retirer, ces derniers ne vinrent faire aucun commentaire et en vinrent disparaitre plus vite que leurs ombres. Il restait là seul, tapi dans l’ombre, observant un instant supplémentaire les faits et gestes de l’homme qui venait d’entrer dans la cuisine. C’était apaisant, c’était plaisant, ce moment juste avant que l’hôte se rende compte qu’il n’était finalement ni seul, ni en sécurité, dans sa propre maison. Il avait fait ses recherches pourtant, Otto, et était persuadé qu’initialement, personne ne devait se trouver présent ce soir. Peu lui importait - il viendrait réorganiser les pièces sur l’échiquier. Se pointant dans le sillage de la silhouette de l’inconnu, les mots qu’il vint prononcer au creux de son oreille, à fleur de peau de son cou, se firent entendre avec autant de sérieux que possible mais il était impossible de venir y ôter la pointe d’amusement qui se frayait un chemin à travers les tissus de l’italien. Il trouvait ça existant, que de venir tourmenter les âmes innocentes. « C’est... si c’est une de tes blagues, Harry, je... c’est pas terrible, hein… » Le rire d’Otto ne mit pas un instant de plus avant d’imposer sa présence. Tout doucement, comme s’il prenait son temps, seul l’imposteur de cette maison - qui n’était forcément pas lui d’après son point de vue - pouvait l’entendre; s’il s’était tenu un mètre plus loin, il aurait pu louper le chant italien provoquer par le rire d’Otto. « Je sais pas qui est Harry… » Il venait prononcer ses mots avec une lenteur exagérer, de celle qui vous faisait augmenter la pression artérielle en un rien de temps. « Mais non, je suis pas Harry. » Un sourire à faire peur au pire des carnivores vint se glisser sur ses lèvres. L’autre n’avait prononcé qu’une poignée de mots, mais il pouvait déjà sentir la peur transpercer à travers tous les pores de sa peau.

« Devons nous attendre Harry avant de commencer les festivités ? » Il était patient, Otto - pas le moins du monde en réalité -, il pourrait attendre un deuxième invité avant d’ouvrir le festival. « J’aimais bien l’idée qu’on soit que tous les deux, mais j’attendrais s’il faut attendre. » Le problème étant dans cette situation qu’il était parti pour faire un travail vite fait, mais bien fait. Le problème ayant de la chair humaine sous ses yeux venait contrecarrer ses plans, et il se devait de recomposer la mélodie. Devait-il commencer par jouer un peu avec le jeune homme, en lui donnant par exemple l’espoir de se trouver une sortie de secours aussi rapidement qu'il était arrivé dans la cuisine ? Ou devait-il directement lui faire comprendre que même en venant crier de tout l’air disponible dans cette somptueuse maison, il était désormais à la merci de l’homme s’étant introduit ici sans y être au préalable invité ? Approchant son visage encore un peu plus de l’homme, ne s’étant en rien retiré de l’ombre que ce dernier projette avec le peu de lumière présente dans la maison, le souffle d’Otto se répercutait désormais directement sur son épiderme. « Parce-que j’avais prévu de faire la fête, moi, ce soir. » Il avait depuis longtemps lâché la crosse de l’arme cachée dans son dos; aux premiers mots que l’autre avait prononcé, il avait directement compris qu’il n’en aurait pas besoin ce soir: son imagination et ses mains devraient suffire pour réussir à ressortir d’ici le sourire aux lèvres.


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Kieran Halstead
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CRÉDITS : cristalline (ava), bastillefillthesilence & andreeds (gifs), cham, harley, bleeding_light & mandown (crackships), loonywaltz (ub).
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Message(#) Sujet: Re: and the hopes they all turn to fears (kieran) and the hopes they all turn to fears (kieran) EmptyJeu 2 Déc - 1:52



Évidemment qu’il ne s’agit pas de Harry. Kieran l’a su à la première syllabe prononcée par l’inconnu, dont la voix va de pair avec son attitude ; il ne laisse pas place au doute quant à ses intentions, que Kieran maintient à distance dans une volonté de conserver un minimum de contenance – alors que, pour une fois, il aurait toutes les raisons du monde de mouiller son pantalon. Pourtant, son esprit créatif travaille déjà à cent à l’heure afin de lui proposer divers scénarios quant à l’issue de leur rencontre – et ils sont loin d’être agréables pour le jeune homme. J’essaie de les balader, mais je n’y arrive pas, et pour une fois ce n’est pas la volonté de Kieran qui est plus forte que la mienne, mais la panique que nous partageons. Cet homme est, au mieux, un cambrioleur. Au pire, un désaxé. Et entre ces deux extrêmes, une multitude d’autres perspectives sont envisagées et craintes, face auxquelles je n’arrive pas à faire barrage, parce que je suis moi-même dans l’incertitude de la situation. Il a souvent rêvé de jouer au héros, Kieran, pourtant. De parvenir à défendre la veuve et l’orphelin ou, à défaut, lui-même, dans des gestes chorégraphiés et techniques qui feraient de lui un surhomme. Il arrive à battre n’importe quel adversaire dans ses rêves de gloire ; mais justement, ce ne sont que des rêves. Dans la réalité, son cœur menace d’exploser à tout moment et ses yeux s’humidifient déjà sous une panique compréhensible, alors que ses muscles sont aussi tendus qu’inactifs ; il ne parvient plus à bouger, encore moins lorsque le souffle de l’étranger derrière lui vient glacer sa peau. Il est près de lui. Il est si près qu’il n’aurait qu’à tendre le bras pour encercler son cou et l’étouffer ; à lever la main pour qu’un couteau s’enfonce entre ses reins, à n’avancer que d’un pas pour réussir à le propulser contre le mur à côté d’eux et à lui faire perdre connaissance. Il n’a aucun doute sur ses capacités, car le ton de sa voix est suffisamment explicite quant à tout ce que cet homme est en mesure de faire ; et le reste de ses paroles n’aident pas le dessinateur à être plus rassuré – et moi non plus, par extension. « Je sais pas qui est Harry… » Un instant, les yeux de Kieran se ferment alors qu’il semble se délecter à prendre son temps ; signe que l’issue de cette rencontre ne sera pas connue avant un certain temps, même s’il peut l’imaginer. Il sortira de cette maison blessé, traumatisé, il ne sait pas encore quelle option semble avoir la préférence de l’inconnu ; mais il se languit et Kieran, lui, s’angoisse. « Mais non, je suis pas Harry. » Il s’en veut de sentir une larme rouler le long de sa joue, signe d’une faiblesse évidente, d’une victoire déjà acquise par l’homme qui lui glace le sang sans qu’il ne connaisse son identité. Ce n’est pas Harry, c’est la seule certitude, c’est celle qu’il avait dès le départ, mais il a cru, naïvement, que jouer au plus idiot pourrait, une fois encore, le sauver. Ça ne sera pas le cas ce soir.

Il se sent faiblir, Kieran, à mesure que les secondes défilent et que son rythme cardiaque augmente ; il sent la crise d’angoisse qui pointe le bout de son nez au moment le moins opportun. Il n’imagine pas prendre le dessus sur cet homme, c’est là-aussi une autre certitude, mais il ne veut pas lui donner d’autres raisons de prendre l’avantage ou de se délecter de sa faiblesse. Il en viendrait presque à le supplier de mettre fin à son calvaire tout de suite, de l’assommer contre le mur le temps qu’il fasse son affaire et que Kieran se satisfasse d’avoir une gueule en biais pendant quelques jours. Il lui offre son nez, sa mâchoire, son arcade ; tout ce qu’il peut briser, déboîter, ouvrir sur son visage si cela peut lui permettre de mettre fin à son calvaire le plus tôt possible. Et je ne m’oppose même pas à sa mutilation volontaire, parce qu’il s’agit-là d’une option qui aurait le mérite de l’aider à en finir avec cette situation au plus vite.

« Devons nous attendre Harry avant de commencer les festivités ? » Mais cet homme n’a aucune envie de précipiter les choses ; c’est ce que je comprends, c’est ce que je fais comprendre à un Kieran qui n’est plus vraiment là, dont les muscles ne cessent de se contracter au point où il en oublie de respirer. L’air ne circule plus, ses pensées non plus, il n’y a plus que ma voix dans sa tête, la sienne a été réduite au silence au moment où je l’ai aidé à faire ce terrible constat. Cet homme ne vient pas seulement cambrioler la maison. Il y a cru, pourtant. Ça semblait évident et le calcul n’était pas difficile à faire en prenant en compte sa présence dans une maison qui n’est pas la sienne, située dans un quartier aisé et à l’imposante devanture donnant un indice quant aux moyens des propriétaires. Il a toutes les raisons du monde de s’arrêter sur cette maison en particulier ; il en a beaucoup moins de torturer l’occupant des lieux de la sorte, d’autant quand celui-ci ne représente pas une menace – il n’a même pas son portable sur lui. « J’aimais bien l’idée qu’on soit que tous les deux, mais j’attendrais s’il faut attendre. » Un hoquet mélangé à de nouvelles larmes ne cessent de donner l’avantage à cet inconnu, qui est pourtant au courant de celui-ci en vue de la délectation dont il fait preuve à chaque syllabe prononcée, à chaque mot glacial renvoyé dans les oreilles de Kieran, à chaque souffle contre sa peau pour accentuer sa présence près de lui, là où il peut l’atteindre, là où il le fera. J’essaie d’atténuer cette idée qui prend de plus en plus de place, alors qu’il s’est mis en mode survie, Kieran, ne répondant plus de grand-chose, ne maîtrisant plus sa respiration qui s’accélère et se saccade de plus en plus. « Parce-que j’avais prévu de faire la fête, moi, ce soir. » Il ferme les yeux, se mord les lèvres jusqu’au sang pour tenter d’empêcher de nouvelles larmes de rouler le long de ses yeux, même si ses supplications parviennent de moins en moins à être silencieuses. Il n’est pas là pour cambrioler la maison. Mais il refuse encore d’assumer les raisons de sa présence, bien trop terrifiantes pour être verbalisées ou même pensées. « Je... je n’ai pas vu... » Il débute, d’une voix déjà brisée avant même que les festivités prévues par l’inconnu ne commencent, incapable de réfléchir à ses mots, s’exprimant à vif, dans une probable vaine tentative de le convaincre d’annuler la mission qu’il semble s’être fixée. « ... votre visage... je, je ne l’ai pas vu. » Il répète une seconde fois, le seul fait à son avantage, comme je l’accentue moi-aussi pour l’aider à s’exprimer, à se défendre. Kieran, s’il y a un jour où tu dois essayer de le faire, c’est aujourd’hui. Ton intégrité physique en dépend. « Prenez... ce que vous voulez et... vous pourrez partir, je... je n’ai pas vu votre visage. » Dos à lui, il ne l’a pas vu. Il n’a aucune idée de son apparence et le seul son de sa voix ne suffira pas à lui faire payer ses actes – de toute évidence, Kieran n’aura pas l’intention de le faire, ou peut-être qu’il n’en aura simplement pas la possibilité.

@Otto Lazzari  :shocked:



:l: :

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Message(#) Sujet: Re: and the hopes they all turn to fears (kieran) and the hopes they all turn to fears (kieran) EmptyDim 16 Jan - 5:03



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***

tw: violence.

Le hoquet de peur et les larmes de l’autre homme venait parfaitement illustrer la peur que était instaurer Otto, et ce dernier était on ne pouvait plus ravi de l’effet. Ce n’était pas dans ses plans orignaux, que de venir torturer de la sorte l’occupant de ces lieux - tout autant car il ne devait pas être là, que parce-qu’avec ses hommes à ses côtés, il ne se serait pas risqué à ce type de jeu. Cependant, ceux qui l’avaient accompagné étaient désormais partis, suite aux ordres du Lazzari, et ne pourraient être témoins de la suite de cette opération. Personne d’autre que lui ne saurait exactement ce qu’il se passerait ici, ce serait donc dommage de ne pas en profiter. Le sourire d’Otto vint prendre encore davantage de place sur son visage - oui, ce serait vraiment dommage de ne pas en profiter. Après tout, cela pourrait lui servir en quelques sortes de répétitions - il dit réfréner le rire satisfait qui menaçait de s’échapper d’entre ses lèvres.

« Je... je n’ai pas vu... » Haussant un sourcil, amusé, mais ne se reculant pas pour autant, Otto vint faire preuve d’une patience peu habituelle, en n’ajoutant pas un mot, en laissant le temps nécessaire à l’apeuré de venir compléter sa phrase. Oh, il pouvait sentir la peur qui parcourait la moindre parcelle de son épiderme, la moindre fibre nerveuse de son corps. S’en était exultant. « ... votre visage... je, je ne l’ai pas vu. » - « Je sais. » Les paroles d’Otto étaient calmes, posées. Il faisait en sorte, de son côté, de ne pas laisser transparaître ses émotions - même si, pris au piège, l’autre homme avait rapidement du comprendre que des deux, l’italien était celui étant parfaitement à l’aise. « Prenez... ce que vous voulez et... vous pourrez partir, je... je n’ai pas vu votre visage. » Cette fois-ci, un petit rien vint s’échapper d’entre les lèvres du Lazzari - il ne pouvait pas tout le temps tout retenir, surtout pas lorsque qu’une telle vision s’offrait à vous. « Je comptais pas attendre ton feu vert. » Dieu, que ça l’énervait en revanche de voir que son accent italien ressortait d’autant plus lorsqu’il se trouvait dans ce type de situation, où l’excitation était un brin trop présente. « Si je m’amuse correctement, je repartirais avec ce qu’il me fait plaisir et tu auras toujours pas vu mon visage. » Mais avant de venir faire ses courses à travers la maison, Otto avait d’autres plans en tête; des plans qui s’étaient implantés en seulement quelques instants, alors qu’ils partageaient cette passionnante discussion faisant guise d’introduction. « Mais avant ça… »

Ce fut à ce moment là qu’il fut possible d’apercevoir le vrai sourire carnassier d’Otto Lazzari. Il avait toujours eu un quelque-chose dans le comportement différent, dans les regards et les sourires aussi. Mais jusqu’alors, cela pouvait être mis sur le dos d’une consommation quelque peu trop développée de produits illicites, tout autant que licites - l’alcool n’aidait pas à garder un esprit clair et sain non plus. Aujourd’hui, cela se devait d’être mis sur le dos d’autre chose, de bien plus qu’une mauvaise habitude. Otto Lazzari venait de faire céder une barrière, une défense dans son esprit, et ce n’était en rien bon signe - que ce soit pour lui ou pour le petit main affolé derrière lequel il se tenait toujours. « J’espère que tu aimes bien jouer. » Parce-que l’entraînement qu’avait Otto en tête ne demandait pas de courir, mais juste de bien aimer jouer. Un jeu quelque peu étrange, certes, et où seul l’italien allait s’amuser. Mais il n’était pas obligé de venir préciser cette partie là de suite, hein ? Non, il n’était pas obligé - et cela le rendrait déjà hilare d’avance, rien que d’y penser. Montant sa main dans un silence presque religieux le long de son corps, la mettant à hauteur désormais à hauteur de la tête du chien apeuré, Otto vint attraper les cheveux du jeunes hommes pour lui tirer la tête en arrière. Il viendrait apercevoir son visage et c’était tant pis: l’envie de venir le reporter à la police lui passerait rapidement, il s’en assurerait. « C’est pas gentil d’interrompre les gens pendant qu’ils travaillent, tu sais. » Désormais, l’italien lui parlait comme à un enfant. « T’étais pas censé être ici aujourd’hui, dommage pour toi. » Il vint laisser entendre son petit rire, cette fois-ci, venant plonger son regard perçant dans celui de l’autre craintif. Le visage tordu d’excitation, et à l’envers, d’Otto devait être affreux à voir. Il y avait fort à parier que certaines des veines de son front en venant à ressortir, à se faire voir. Quelle horreur.

« On a pas assez de place pour jouer là, si t’es bloqué contre le comptoir. » Ne lâchant pas les cheveux du gamin, venant le dégager des meubles de la cuisine - ces derniers pouvaient devenir dangereux pour l’un comme pour l’autre d’ailleurs -, Otto repoussa l’individu d’un coup sec, afin de ne faire chanceler et à terme perdre son équilibre. « T’as déjà eu peur de mourir ? » Otto n’avait pas peur de la mort, lui.


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Kieran Halstead
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Message(#) Sujet: Re: and the hopes they all turn to fears (kieran) and the hopes they all turn to fears (kieran) EmptyLun 31 Jan - 21:56




tw : violence & pensées suicidaires

Piégé dans sa tête, je suis incapable de raisonner ; ce qui raisonne, à l’inverse, et la voix de son père biologique et un rire strident qui l’accompagne depuis quelques instants, à mesure qu’il prend conscience de la menace que représente ce type et du danger réel qui s’annonce. Ah, qu’il se ficherait bien de son fiston, à le voir ainsi tétanisé, incapable d’émettre le moindre mouvement alors qu’il n’est retenu que par la peur et non pas par l’homme derrière lui. Ah qu’il accentuerait le fait que son foutu gosse n’a pas évolué avec les années, et qu’il est toujours ce petit paumé qui voit du danger bien souvent imaginaire et qui a le cerveau trop vide pour se raisonner et diminuer son rythme cardiaque et ses tremblements. Mais tu ne dois pas l’écouter, cette voix, Kieran. Car le danger est réel ; parce que cet homme n’aurait pas pris le temps de s’adresser à toi s’il se fichait de ta présence en ces lieux, s’il n’avait pas d’autres idées en tête. Il n’a jamais eu la mésaventure de surprendre un cambriolage, mais il s’est toujours imaginé qu’une fois pris sur le fait, le coupable ne prendrait pas le temps d’acheter le silence des occupants, bien trop occupé à fuir les lieux. Ce type ne fuit pas. Ce type n’a même pas paniqué un instant et tous les scénarios de Kieran s’effondrent. Non, pire encore, ils sont remplacés par d’autres, à l’issue qui lui est défavorable. Mais je sais que t’as un instinct de survie, Kieran. Je sais que tu l’as déjà utilisé à plusieurs reprises et je suis désolé que tu sois obligé de le réactiver aujourd’hui ; mais tu peux survivre. La léthargie de laquelle tu es prisonnier n’est qu’un état temporaire. Toute cette situation n’est que temporaire ; il ne pourra pas te garder éternellement, il ne pourra pas rester ici éternellement. Ce n’est qu’une question de temps, qui semble sans fin, c’est vrai, mais qui, je te l’assure, se terminera. Il se terminera et l’on pensera aux conséquences ensemble en temps voulu, pour l’instant, Kieran, rappelle-toi de ce que je te dis : c’est temporaire, même si tu as l’impression d’être bloqué dans un espace-temps qui s’est arrêté.

Et tout n’est pas à perdre. Tu n’as pas vu son visage, c’est un fait. C’est surtout une raison pour qu’il profite de cet avantage et disparaisse, car tu ne seras jamais en mesure de témoigner contre lui. Des hommes à l’accent italien, il en existe de milliers à Brisbane, jamais il ne sera retrouvé sur la seule base de ce constat. « Je sais. » Sa voix est calme et le sang de Kieran se glace. Il ne sait pas ce qu’il espérait, mais s’il y a un contexte dans lequel il ne voulait pas être écrasé sous la confiance de son interlocuteur, c’est bien celui-ci. Et il y a cette voix, qui résonne, encore, encore, encore. Tu pourrais bouger, Kieran. Tu n’es pas pris au piège, il ne te tient même pas. T’es vraiment qu’une flippette et rien ne peut te sauver, ah, qu’est-ce que t’es pathétique ! Mais écoute-moi, Kieran. Écoute ma voix, écoute la tienne et cesse de te culpabiliser alors qu’il s’agit du dernier sentiment dont tu as besoin à cet instant. T’es en mode automatique, t’es en mode survie ; et tu réagis comme tu le peux dans un environnement menaçant. Certains rient, certains courent, certains s’évanouissent, toi, tu es simplement paralysé – comme d’autres avant toi. Ça ne rend pas la situation plus justifiée et encore moins l’attitude de cet homme plus légitime ; je sais que tu voudrais lutter contre l’effet de sidération qu’impose ton corps, mais tu ne peux pas. Il a décidé pour toi et plus que jamais, ton corps et ton âme se décomposent en deux parties distinctes.

Et il rit. Il rit derrière lui. Et Kieran laisse échapper une nouvelle larme en tentant vainement de réprimer les sanglots qui nouent sa gorge. Il t’a pas encore touché, t’es vraiment pitoyable, gamin. T’as de grandes jambes, tu pourrais courir, mais faut croire qu’on peut pas faire plus faible que toi. Tes jambes sont du coton, Kieran, tu ne pourrais pas courir sans t’effondrer. Tes larmes sont automatiques, la traduction d’un trop plein d’angoisse que tu n’arrives plus à gérer. C’est humain, et non pas pitoyable. Fais-le taire, Kieran, fais-le taire parce que ton père ne peut rien t’apporter de bon, si ce n’est te faire culpabiliser d’une situation à laquelle tu n’y peux rien. « Je comptais pas attendre ton feu vert. » Mais malgré tout, il l’a eu. Kieran pourrait même proposer d’être enfermé dans un placard pour lui permettre de mieux dévaliser les biens qu’il le ferait s’il n’avait pas peur d’user de mots qu’il pourrait retourner contre lui. Les Cornwells vont te tuer, quand ils vont découvrir les vols. Non, Kieran. Je suis sûr qu’ils seront surtout heureux de savoir que tu n’as rien et que tu t’es protégé avant de protégé leurs biens. « Si je m’amuse correctement, je repartirais avec ce qu’il me fait plaisir et tu auras toujours pas vu mon visage. » Il n’a pas mentionné dans quel état lui allait se trouver à la fin de cette conversation. Il ne l’a pas mentionné, Kieran et non, ça ne veut pas dire qu’il l’ignore, qu’il ne veut pas le partager, mais simplement que tu n’entre pas dans l’équation. Il va te ficher une peur bleue, mais ça s’arrêtera-là. Les battements de son cœur n’arrivent pas à s’adoucir, l’air ne rentre pas mieux dans ses poumons ; mais les scénarios catastrophiques s’atténuent très légèrement. Il ne se voit plus mort, mais seulement assommé ; il n’est pas sûr que ce soit mieux, mais ce n’est certainement pas pire. « Mais avant ça… » Les yeux de Kieran se ferment de longues secondes, inquiet d’être confronté à la suite. T’es plus un putain de gosse, Kieran, sois un homme et regarde ton sort dans les yeux. Mais il n’y arrive pas. Il n’arrive plus à ouvrir les yeux alors qu’il s’imagine déjà sous la menace d’un couteau, d’une quelconque arme à feu ou d’un poing lui arrivant sur la pommette sans qu’il n’ait pu l’anticiper. « J’espère que tu aimes bien jouer. » Ses yeux demeurent aussi clos que ses lèvres, tandis que ses joues s’humidifient en silence. Sa tête tente péniblement de basculer de gauche à droite pour marquer son opposition ; c’est à peine s’il arrive à la bouger de quelques millimètres.
Il a compris, Kieran, cette fois-ci. Il a compris que le type n’en avait rien à faire des valeurs dans cette maison et que les seuls biens dont il veut le déposséder sont son âme et sa raison.

L’homme ne le touche pas, mais l’air qu’il perçoit derrière lui suite aux mouvements de l’homme ne fait qu’accentuer son angoisse ; lançant un compte à rebours qui prend presque instantanément fin quand la main ferme de l’homme se glisse dans ses cheveux qui font également partie de ce dont il veut le priver ; ce ne sont que des cheveux, ce n’est pas grave. Mais des épis se détachent de son crâne et le tiraillement provoqué par cet arrachage provoque un léger cri de surprise autant que de nouvelles larmes. Il se mord aussitôt la lèvre, jusqu’à en faire gouter du sang ; l’homme l’a dit, il veut jouer. Il ne s’arrêtera pas en si bon chemin et il n’a pas le droit de fondre en larmes dès maintenant ; car ce n’est que le début du jeu, Kieran le comprend et Kieran n’a surtout aucune envie de lui donner des arguments pour s’en délecter encore plus. Il a ri, quelques instants plus tôt, il a ri de la situation dans laquelle il l’a plongé, nulle doute qu’il sera hilare de voir ses joues humides et ses yeux brillants.

La seule douleur n’est pas le motif derrière ses hoquets mouillés et si ses yeux sont embrumés, c’est en partie le constat qu’il fait lorsque la force de l’homme arque sa silhouette en arrière. Il a croisé son visage. Même si sa vision est floue, il a perçu ses yeux bleus qui glissent pourtant du côté du gris ; les reflets roux dans sa tignasse châtain ; ses lèvres fines d’entre lesquelles s’échappent cet accent italien et cette mâchoire carrée qui se dessine encore mieux sous son sourire carnassier. Il l’a vu, et il ne peut plus se raccrocher à l’absence de détails pour l’identifier afin de garantir sa survie. « C’est pas gentil d’interrompre les gens pendant qu’ils travaillent, tu sais. » « Je-je... voulais pas. » Il n’avait pas l’intention de le déranger et probablement que s’il avait eu conscience de ce qu’il se tramait au rez, il n’aurait jamais descendu cet escalier. Il se serait caché dans un placard et aurait attendu que le moment se passe ; comme il attend que celui-ci se termine, la tête toujours maintenue en arrière et le regard qui n’ose pas appuyer celui de l’homme – peut-être qu’il oubliera ainsi qu’il a vu ses traits et que ceux-ci sont déjà imprégnés dans son esprit. « T’étais pas censé être ici aujourd’hui, dommage pour toi. » « Je-je... dirais rien, je... » Je me tairai ; mon silence est garanti. Mais pour quelle raison, au juste, Kieran ? À cause de la peur ? Par nécessité de rester en vie ? Il tente d’ignorer son regard et pourtant il n’arrive plus à le fuir quand ses billes claires percent les siennes. La vision lui soulève aussitôt le cœur, horrifié par ce qu’il lit dans ses yeux : il ne va pas le lâcher. Il ne va pas le laisser partir. Et, pire encore, il va probablement le tuer.

« On a pas assez de place pour jouer là, si t’es bloqué contre le comptoir. » Il veut jouer, surtout, quand la poigne de l’autre le traîne de force pour l’éloigner du comptoir avant de s’ôter de ses cheveux dans un geste rapide ; l’emprise qu’il avait sur lui fait place à une légèreté retrouvée qui lui fait aussitôt perdre son équilibre alors qu’il s’écrase au sol. Ses deux mains en avant pour amortir la chute, Kieran se retourne aussitôt, s’asseyant sur le carrelage dans une certaine précipitation par nécessité de ne pas quitter des yeux celui qu’il ne voulait pourtant pas regarder quelques instants plus tôt. Il veut jouer. Il veut jouer et s’il lui fait dos, il ne pourra pas anticiper ses prochains gestes ; peut-être, que dans le fond, ce ne serait pas plus désagréable pour ne pas manquer de faire exploser son cœur qui tambourine dans sa cage thoracique à cause de cette adrénaline qui n’est pas de celle qu’il aurait voulu ressentir. Sa tête lui fait mal et il n’a pas besoin de porter sa main à sa celle-ci pour comprendre que les mèches qui ont été arrachées dessinent désormais des mosaïques de sang sur son crâne. « T’as déjà eu peur de mourir ? » Se reculant jusqu’à heurter le meuble derrière lui, Kieran se recroqueville sur lui-même, ses genoux remontés contre son torse, sa tête prête à se glisser dans le maigre espace dans l’éventualité où il devrait protéger son visage – oh, Kieran, s’il n’y avait que ça que ce type pouvait atteindre.

Et si seulement il n’avait pas posé cette question. Celle à laquelle je ne voulais pas qu’il soit confronté, vers laquelle je ne voulais pas que ses pensées s’activent. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse aux oreilles de ce type ; s’il répond par l’affirmative, il se délectera. S’il répond par la négative, il accentuera ses méfaits. Kieran sera inévitablement perdant, s’il en fallait encore une preuve. Et non, Kieran, je t’interdis de croire qu’il y a une possibilité où tu seras gagnant. Parce que ce n’est pas un jeu, contrairement à ce qu’il dit. S’il doit te donner la mort, il le fera en s’assurant de ta souffrance. Et n’as-tu pas déjà eu la preuve qu’il pouvait faire mal ? Alors qu’est-ce que ce sera quand il voudra vraiment te faire mal ? Est-ce que tu l’accueilles toujours avec autant de légèreté, cette éventualité ? Cette possibilité que quelqu’un s’en occupe pour toi, à défaut d’avoir le courage pour le faire toi-même ? Le jeune homme relève les yeux vers son bourreau, soutient son regard. Et cette fois-ci, il n’y a pas d’hésitation dans sa voix. « Je vais mourir ? » Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Mais Kieran a choisi la plus dangereuse d’entre elles.

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Message(#) Sujet: Re: and the hopes they all turn to fears (kieran) and the hopes they all turn to fears (kieran) EmptySam 12 Fév - 16:50



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***

tw: violence physique et verbale.

Promis, lorsque Otto était arrivé dans cette demeure, en première intention, il était vraiment présent pour récolter un petit butin et repartir ni vu, ni connu. Là était vraiment la mission, il n’était rien venu inventer sous qui savait quel prétexte. D’ailleurs, il allait devoir repartir avec quelque-chose entre les mains, il ne pourrait rentrer de cette soirée bredouille. En revanche, ce n’était plus sa principale occupation, son animation première, que d’imaginer à l’avance le montant de sa récolte. A partir du moment où il était venu entendre la moindre latte de parquer craquer, qu’il avait senti qu’ils n’étaient finalement pas seuls dans cette maison ce soir, ses plans avaient radicalement changés; ils s’étaient vu être complexifiés et surtout, plus à la portée de n’importe qui. Ils étaient uniquement fait pour lui, son simple plaisir - et bien sur, le gamin qui s’était retrouvé dans ses pattes sans avoir rien demandé; mauvais endroit, mauvais moment.

Otto se sentait exactement là où il se devait d’être, exactement à faire les choses qui étaient attendues de lui. Il fallait voir ça comme une répétition, aujourd’hui, comme une dernière mise en scène afin de repérer les détails manquants, de venir filer un peu mieux les différents actes, avant la grande représentation. Cette dernière arrivait à grands pas, elle pointait le bout de son nez dans un coin du calendrier, et il fallait que tout soit parfait. Il n’était pas question de venir livrer un spectacle de qualité médiocre: il fallait que la seule personne qui serait présente avec lui ce soir là puisse voir une représentation digne de ce nom… puisque ce serait la dernière chose qu’elle venait avant de passer l’arme à gauche. « Je-je... voulais pas. » Ah, il savait parler, lui ? Depuis quelques minutes, les seules choses qu’il avait été apte à faire avaient été pleurer, renifler, et une nouvelle fois pleurer. Otto ne pensait même pas que ses cordes vocales étaient toujours en été état de fonctionnement - et pourtant, il n’y avait pas touché, promis. « Tu voulais pas ? Tu voulais pas interrompre ? » S’il venait prêter à sa voix un air quelque-peu compréhensif, le regard qu’il présentait depuis quelques minutes désormais parlait pour le reste de son comportement. Ce regard, qu’il ne soupçonnait pas avoir quelques semaines encore plus tôt. Il avait toujours su que ce dernier n’était pas des plus aimables à regarder; mais ces derniers temps, lorsqu’il croisait son reflet dans le miroir, il pouvait voir que ce dernier s’était paré d’un voile différent, d’une nuance quelque peu accentuée désormais. Et c’était à ce regard là que Kieran avait le droit, alors qu’Otto ne prenait même plus soin de venir lui cacher son visage. « Je-je... dirais rien, je... » Oh, pauvre petit: là n’était même plus la question. Otto ne se demandait même plus s’il viendrait parler ou non, il savait parfaitement que ce ne serait pas le cas. Quand vous lisez dans le regard de la personne en face de vous qu’elle est prête à terminer votre vie en un claquement de doigts, vous n’aurez presque plus jamais envie rien que de venir parler. L’italien n’en avait rien à faire de risquer de complètement retourner l’esprit du gamin qu’il tenait littéralement entre ses mains, puisque pour lui là n’était pas l’objectif de cette journée. Non, Kieran était un entraînement - et il se fichait allègement de savoir ce qu’il adviendrait une fois qu’il aurait passé la porte, les poches pleines et les mains qui auraient arrêté de le démanger.

Pour se faire, il fallait laisser un peu court à son imagination. Et pour aller dans cette direction, il lui fallait un peu plus de place. Venant tirer avec une violence non nécessaire sur les cheveux de Kieran, il vint envoyer valser le jeune homme à l’autre bout de la pièce. Il entendit son corps heurter le sol - le son lui fut doux aux oreilles. Désormais, l’autre animal était au sol, à sa merci - comme s’il c’était pas déjà le cas jusqu’alors. Otto vint alors se retourner, pour lui faire face. Le sourire qu’il exhibait venait parcourir de part en part, d’une oreille à l’autre, son visage. Et toujours ce regard, qui ne lâchait plus son nouveau jouer. Comme un loup en pleine chasse. As-tu peur de mourir ? La question avait déjà été posée plus d’une fois à Otto, à différent stades de sa vie. La réponse avait toujours été la même: il n’avait pas peur de la mort, c’était la vie qui pouvait être effrayante. Kieran avait-il peur de la mort ? « Je vais mourir ? » Le rire d’Otto vint résonner jusque dans les entrailles de la demeure dans laquelle ils se trouvaient ce soir. Toute personne normalement constituée aurait répondu Oui sur le champ, sans une hésitation. Les plus courageux - plus fous - auraient répondu non en pensant impressionner l’adversaire de la sorte. Il y avait un quelque-chose dans le regard du gamin à ses pieds, désormais recroquevillé sur lui-même, de différent des autres gens.

Venant faire quelques pas en avant, d’une lenteur exagérée, Otto finit par s’accroupira face à son jeu d’une soirée. « Tu voudrais mourir ? » Apres tout, ça pourrait être aussi simple que ça. Dans un monde où les libertés étaient différentes, ça aurait pu être sa proposition de ce soir. Si le petit voulait en finir, si cette chiffe-molle ne supportait pas affronter la vie, dans un autre monde l’italien n’aurait pas hésité à finir le travail avant de s’éclipser de la maison. Ils n’étaient pas dans ce monde là, et il ne pouvait se permettre ça. « C’est pour les faibles, de demander à mourir. T’es qu’un putain de faible, c’est ça ? Hein ? Qu’une putain de serpillère ? » Oh, il aurait pu le deviner dès le premier regard en réalité; mais son problème n’était pas ce dernier, lui voulait simplement jouer. « Tu sais ce qu’on fait aux faibles comme toi, dans mon monde ? » D’une main, Otto vint attraper l’un des bras de Kieran pour dégager son visage qu’il tentait de cacher, de protéger - peu lui importait. « Ils nous servent de chair à canon. Tu veux être de la putain de pâté pour chiens ? » La question était réthorique, bien sûr, alors que déjà Otto attrapait de nouveau les cheveux du gamin afin de venir lui frapper l’arrière du crâne contre le meuble devant lequel il s’était réfugié. « Tu sais ce qu’on fait aux enculés de ton espèce, hein ? » Sauf que là où cela devait être un simple entraînement, une simple distraction, quelque-chose venait de changer dans le comportement - et l’esprit - de Otto. Quelque-chose qui, s’il portait un regard critique sur lui-même, pourrait lui rappeler son propre père. Il vint finalement attraper Kieran par le tee-shirt avant de le dégager de sa cachette qui n’en était pas une, afin de l’envoyer valser un peu plus loin, afin de venir se relever et de pouvoir venir lui asséner un coup de pied dans le flanc. « Tu pourras pleurer comme un bâtard que j’en aurais rien à foute. T’es à mes pieds, merdeux. » Littéralement, à ses pieds, alors qu’il crut entendre un côté de rompre sous le deuxième coup qu’il lui portait.


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Kieran Halstead
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Message(#) Sujet: Re: and the hopes they all turn to fears (kieran) and the hopes they all turn to fears (kieran) EmptyVen 25 Fév - 1:20



tw : violence physique, verbale et pensées suicidaires.

Et il ne sent plus rien, Kieran, quand l’homme accroche sa main à ses cheveux pour mieux balancer son corps contre le sol telle la marionnette qu’il est en train de devenir entre ses mains. Certains diront qu’il l’a toujours été aux yeux des autres – seulement jamais aussi concrètement, alors que celui qui dicte les règles le fait de la plus violente des manières. Ses cheveux arrachés, son dos qui heurte le carrelage glacé, sa tête qui subit le même sort. La douleur qui se propage de sa nuque à ses tempes, sur l’entier de son crâne, de son corps lorsque elle électrise sa colonne vertébrale. Il devrait hurler. Il devrait hurler et supplier qu’on l’épargne, implorer le seigneur et un fond de pitié qu’il ne décèle pas chez son bourreau. Pourtant, ses lèvres demeurent scellées et ses yeux mouillés tentent de retenir les larmes qui ne demandent qu’à glisser le long de ses joues. Oui, il pourrait hurler. Il pourrait supplier, il pourrait implorer, mais tout ceci implique de donner de la valeur à son existence, à sa vie ; et voilà un point sur lequel Kieran ne sera probablement jamais catégorique, malgré tous mes efforts. Et bien sûr qu’il a mal, le brun. Bien sûr que s’il écoutait son corps, cette souffrance prendrait peu-à-peu le contrôle. Et si d’ordinaire je me plains que son esprit est toujours plus fort ; je ne sais qu’en penser à cet instant. Car c’est bien ça, le problème. S’il n’écoute pas son corps, c’est parce que ses pensées sont plus fortes ; mais elles ne sont pas celles auxquelles je voudrais qu’il s’accroche.

Je vais mourir ? C’est cette question qui le maintient à distance de la douleur, qui l’empêche de la considérer, alors qu’il aurait toutes les raisons de le faire. C’est elle qui met ce voile entre la réalité et un triste fantasme, qu’il n’a jamais osé verbaliser à qui que ce soit et qui, face à cet homme, prend désormais tout son sens. Est-ce que je vais mourir ? Kieran n’a même pas envie de savoir s’il va mettre fin à sa vie. Il veut simplement savoir si cette souffrance va enfin s’arrêter. Et il ne parle même pas de celle que cet italien lui inflige, avec fureur, à chaque fois qu’il le touche – physiquement ou, pire encore, verbalement. Il a autant de force et de pouvoir dans ses mains qu’il n’en a dans ses mots et je ne sais pas vraiment lesquels font le plus mal, dans le fond. Les mots, probablement. Ce sont toujours les mots qui font le plus mal, que Kieran songe. Parce qu’il a appris à encaisser les coups, notre protagoniste et, qu’avec cette triste habitude, il a compris une chose : le corps cicatrise toujours. Les mots, eux... ils restent. Ils restent, ils s’infiltrent et ils s’accrochent – et jamais ils ne peuvent être délogés une fois qu’ils ont trouvé un cocon aussi chaleureux que l’esprit de Kieran. Il les loge, il les nourrit, il les développe, en y pensant encore et encore, en les rendant plus forts, en leur permettant de toujours prendre plus de place et de pouvoir – qui voudrait se passer d’une telle autorité ? Ils en deviennent un système à part entière qui prend le dessus sur celui de Kieran et c’est peut-être la raison pour laquelle j’existe, dans le fond. Mais c’est surtout la raison pour laquelle je veux qu’ils disparaissent. Je veux qu’il les oublie, tous ces mots, Kieran et cet inconnu ne me facilite pas la tâche en les intégrant dans son crâne d’une telle violence.

J’aimerais mourir. Il ne veut pas que le temps passe plus vite Kieran, il ne s’agit pas non plus d’une tentative désespérée de mettre fin au suspense que l’homme prend plaisir à instaurer. C’est un désir, c’est une volonté, qui est enfin à sa portée. Il s’est toujours trouvé bien peu courageux, au point de ne pas céder à l’envie de commettre cet acte – mais aucune loi n’interdit d’avoir un peu d’aide, n’est-ce pas ? À quoi tu joues, exactement, Halstead ? Est-ce que tu serais capable de le supplier de le faire ? Il l’aimerait, mais il ignore s’il s’agit d’une perspective envisagée par cet homme. Tous les indices semblent répondre par l’affirmative, alors que je tente encore et toujours de ne pas y voir la même finalité que Kieran veut y voir. Et c’est difficile, si vous voulez tout savoir. Car on dit du danger qu’il permet de retracer l’historique de son existence ; il y a ces stupides clichés qui mettent en évidence les moments les plus importants d’une vie – et que faire, quand celle-ci n’a aucune saveur ni la moindre importance ? Kieran ne voit rien. Pas de visages, pas de souvenirs, pas de regrets ; seulement la perspective d’une paix qu’il a trop longtemps cru impossible à atteindre. Mais ce n’est pas ainsi que tu dois y accéder, Kieran. Ecoute-moi. Il y a d’autres chemins, plus longs, c’est vrai, mais bien moins douloureux. Ceux que l’on doit emprunter, parce que tu ne seras pas seul, ah, ça, non, crois-moi. Je serai là, et même quand ça ne sera plus le cas, toutes les autres voix seront également réduites au mutisme – parce que je serai la dernière debout, la dernière qui aura besoin de s’assurer que tu prends ces mêmes chemins dans les meilleures conditions, avec l’assurance que tu arriveras au bout de ceux-ci. Mais pas ainsi. Pas comme ça. Pas en étant le dommage collatéral, pas en étant réduit au silence dans l’indifférence générale – et surtout pas la tienne, Kieran.

« Tu voudrais mourir ? » Le bourreau s’est accroupit et pour la première fois depuis d’interminables minutes et Kieran n’a pas peur. Tu devrais. Putain, tu devrais avoir peur, Kieran. Continue d’avoir peur, je t’en supplie. Je n’ai jamais valorisé ce sentiment que j’ai encore essayé de maîtriser quelques minutes plus tôt, mais il ne doit pas s’exprimer ainsi. Il ne peut pas s’exprimer ainsi. Ne lui réponds pas. Ne lui donne pas sa foutue réponse, Kieran, parce que tu ne pourras jamais revenir en arrière. Aussitôt la permission prononcée, que tu n’auras plus aucune maîtrise sur ce qu’il va se passer. Oui, mais pendant une seconde, j’aurai du contrôle comme jamais j’en ai eu. Non, n’essaie pas de me donner tort, gamin, pas maintenant, pas comme ça. Ce n’est pas du contrôle. C’est de la facilité. C’est différent. Il y a un instant de silence entre sa question et la réponse qui ne vient pas, durant laquelle Kieran s’ose à croiser le regard de son bourreau. Ses yeux l’affirment pour lui : oui. Oui, je le voudrais. Il est persuadé qu’il va céder à sa demande ; sans quoi il n’aurait jamais posé la question en premier lieu. Qu’il vient de lui faciliter la tâche, ah ça oui, on ne peut pas faire plus beau cadeau à un psychopathe que de lui offrir une victime consentante. Il va s’en saisir et il va jouer. C’est ce qu’il souhaitait, n’est-ce pas ? Kieran ne voulait pas prendre part au jeu et le voilà pourtant qui se proclame adversaire – ou plutôt, perdant tout désigné. Et jamais, jamais, je n’aurais cru remercier ce type, lorsqu’il reprend la parole, lorsque ses attaques sont encore plus douloureuses que tous les coups qu’il pourrait porter. « C’est pour les faibles, de demander à mourir. T’es qu’un putain de faible, c’est ça ? Hein ? Qu’une putain de serpillère ? » « Non, je, je... non. » Il ne l’est pas. Il n’est pas faible, Kieran et cet homme ne le connaît pas pour affirmer cela. Bien sûr, c’est l’image qu’il doit renvoyer, accentuée par ses supplications silencieuses, mais c’est très loin d’être la faiblesse. Je n’aime pas le dire, parce que je n’aime pas lui donner raison ; mais d’autres auraient baissé les bras bien plus tôt que notre protagoniste. Il a essayé. Je sais que t’as essayé, Kieran. Et c’est pour ça que tu ne peux pas abandonner maintenant. « Tu sais ce qu’on fait aux faibles comme toi, dans mon monde ? » Ce qu’il sait, d’instinct, c’est qu’il va regretter de connaître la réponse à sa question ; ce qu’il sait aussi, c’est qu’il va frapper, encore. Et encore. Et encore. Jusqu’à ce que, peut-être, indirectement, il lui offre ce qu’il souhaite. Mais ce ne sera pas sans douleur, Kieran. C’est toujours ce que tu veux ? Ses bras viennent se glisser contre son visage, une fraction de secondes seulement, alors que l’autre les dégage rapidement pour continuer d’avoir une vue dégagée sur l’œuvre qu’il est toujours en train de façonner. « Ils nous servent de chair à canon. Tu veux être de la putain de pâté pour chiens ? » « Non, je... s’il vous plait... » Il l’est déjà. Depuis son premier souffle ; il y a les proies, et il y a les prédateurs. Et il n’a jamais fait partie de la seconde catégorie, comme il le confirme à ce moment précis, quand l’homme attrape encore une fois ses cheveux. Il se sent déjà prêt à se lever au même rythme qu’il tirera sur ceux-ci, conscient qu’il en arrachera encore si Kieran décide de rester immobile. Mais il ne tire pas sa tignasse, non, pas cette fois-ci. Ou très légèrement, seulement pour donner l’impulsion nécessaire lui permettant d’abattre le crâne de Kieran contre le meuble derrière lui. La douleur est vive, électrique et se répand encore plus rapidement, le cri d’effroi qui s’échappe d’entre ses lèvres, lui, est aussi automatique qu’il n’est brisé. Il lui faut quelques instants pour être en mesure de bouger à nouveau et si un instant il est tenté de relever la tête, je lui interdis de le faire. Qu’il continue de s’appuyer contre ce placard, la distance entre son crâne et celui-ci est réduite ; les prochains coups n’en feront que moins mal. « Tu sais ce qu’on fait aux enculés de ton espèce, hein ? » Il aurait pu lui répondre. Il aurait pu lui répondre cette fois-ci comme les précédentes ; mais à quoi bon ? L’homme pose des questions dont il connaît déjà les réponses et toutes les tentatives de Kieran de les deviner ne sauront jamais aussi satisfaisantes que celles qu’il a déjà en tête. Il ne pourra rien faire pour diminuer sa rage, tout comme il n’a jamais pu diminuer celle de son père par le passé. Dans les deux cas, Kieran ne voit qu’une solution à cette situation dont il ne peut échapper : l’acceptation. Il se résout à accepter ce qu’il va se passer, il se résout à souffrir, à avoir mal, à voir le temps s’arrêter, à ravaler ses larmes, son sang et sa douleur. Ses yeux se ferment un instant, car la seule chose qu’il ne peut pas anticiper sont les actes de l’italien, à l’exception peut-être de cet attrait qu’il a pour ses cheveux – mais cette fois-ci, c’est bien de son t-shirt qu’il se saisit pour mieux le balancer à l’opposé de la pièce. Même s’il envisageait de se défendre, il serait bien incapable de le faire. Le type fait bien deux fois son poids, a des muscles qui se devinent et, surtout, une adrénaline provoquée par sa colère face à laquelle Kieran ne peut rivaliser. Non, lui, c’est la tétanie qui coule dans ses veines et qui bloquent l’ensemble de ses muscles, l’empêchant d’émettre le moindre mouvement même s’il le souhaitait. Il aurait pu essayer de courir, par exemple, mais ses jambes tremblent tellement qu’il sait pertinemment qu’elles ne supporteront pas son poids. Il doit subir, et attendre. C’est peut-être le pire, dans tout ça. Bien plus que les mots, finalement, alors que l’homme se relève et qu’il tente péniblement de se traîner du peu de force dont il dispose pour gagner quelques secondes. Elles ne sont pas précieuses, ces secondes. Elles ne le sont pas, à l’instant même où le pied de l’homme vient s’abattre contre son flanc, le faisant toussoter un instant sous le choc. « Tu pourras pleurer comme un bâtard que j’en aurais rien à foute. T’es à mes pieds, merdeux. » Et il l’était. Il l’était au point où ses pieds vinrent rencontrer une seconde fois sa cage thoracique, où cette fois-ci la violence du coup coupe sa respiration pendant un instant qui lui semble une éternité. Sa bouche entrouverte, à la recherche d’air, ses yeux qui s’écarquillent en comprenant qu’il ne le trouve pas. Et cette fois-ci, il a mal, Kieran. Il a mal et il ne peut rien faire. Il a mal et il ne peut qu’accepter que ce n’est que le début. Il a mal et ça ne s’arrêtera pas. Pas plus que les larmes qui coulent sur ses joues, maintenant qu’il n’a plus la force de les retenir, ne s’arrêtent plus. Ses sanglots se mêlent à des gémissements de douleur à chaque geste qu’il fait, qui soulève son abdomen et déplace sa côte cassée, brûlant l’ensemble de son corps, de ses poumons à sa gorge. « S’il vous plait... » Et c’est peut-être le plus difficile, de prononcer ces quelques mots entre deux vaines tentatives de respirer, entre deux grimaces causées par le supplice qu’il endure et qui ne prendra pas fin tant que l’autre ne l’aura pas voulu. T’as toujours l’impression d’avoir le contrôle, Kieran ?

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Message(#) Sujet: Re: and the hopes they all turn to fears (kieran) and the hopes they all turn to fears (kieran) EmptySam 12 Mar - 20:37



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***

tw: violence physique et verbale, drogue.

Il y avait quelque-chose dont le gamin devant lui ne se rendait pas bien compte, mais qui était pourtant bien réelle: les supplications ne serviraient jamais à rien. Pas avec Otto, pas dans cette situation. Malheureusement pour lui, l’italien avait appris très jeune que venir pleurnicher et supplier quelqu’un qui avait l’ascendant physique sur vous n’était pas une manière de faire très efficace. Il se souvenait de toutes les fois où il avait tenté de se sortir d’entre les griffes de son père en le suppliant d’arrêter, en lui promettant qu’il viendrait désormais faire attention à ses faits, gestes et paroles, en venant prier pour que cela fonctionne. Cela n’avait jamais fonctionné - alors, le jeune garçon qu’il était à l’époque s’était renforcé, avait pris sur lui et avait arrêté de croire que quelqu’un d’autre viendrait le sauver: il était le seul à pouvoir faire en sorte de s’en sortir dans ce monde, il ne pourrait jamais compter sur personne d’autre et il était temps d’arrêter de supplier quiconque que ce soit le cas. Kieran aurait du comprendre que c’était ainsi qu’il fonctionnait des l’instant où il avait pu croiser son regard. Il aurait du lire dans ses azurs que la pitié ne faisait pas partie de son vocabulaire et qu’il n’y avait pas de situation où se montrer faible serait pour lui un avantage.

Pourtant, Otto l’avait lu dans son regard, alors que leurs visages n’étaient séparés que de quelques centimètres, que le souffle de l’italien pouvait venir se répercuter sur l’épiderme de son cadet: il attendait avec une impatience difficile à dissimuler qu’il vienne mettre fin à son existence. Pourquoi aurait pu être une question intéressante à poser; il n’avait guère la patience pour ce type de discussion, mais peut-être qu’elle aurait été divertissante. Des tas de gens attendaient en réalité secrètement que leur vie arrive à terme plus rapidement que la nature l’avait prévu, mais n’osaient le dire à haute voix. Le regard de Kieran présentement venait hurler cette vérité à pleins poumons sans pour autant qu’un seul mot n’ait besoin d’être prononcé. Et ce fut peut-être ce qui vint davantage énerver Otto, l’espace d’un instant. Il était déjà de l’autre côté d’une ligne qu’il n’aurait dû franchir aujourd’hui, mais ce type de comportement n’allait pas jouer en la faveur du gamin. Ce type de comportement ne ferait qu’envenimer la situation, et il allait découvrir bien trop rapidement comment.

Car Otto ne vint pas attendre un instant de plus pour laisser progressivement la colère et la rage qu’il ressentait en son sein - et qui, de base, n’avait en réalité rien à faire avec le Halstead à ses pieds, littéralement désormais -,  s’extérioriser, se faire voir. Rapidement, quelque peu trop d’ailleurs, il vint éjecter le corps du jeune homme de l’autre côté de la pièce, vint déchaîner coups de pieds au pluriel contre son flanc, avant qu’il ne vienne entendre de nouveaux sa voix fluette à travers le bruit que faisaient les pensées dans son esprit. « S’il vous plait… » Et là où ses mots étaient venus se gorger d’agressivité jusque maintenant, se fut un rire sorti d’outre-tombe qui vint se faire entendre côté italien. De ces rires qu’on aurait aimé ne jamais entendre - un brin trop enjoué, emprunt d’une certaine tristesse également qu’il n’aurait voulu exposer, mais surtout d’une agressivité qu’il ne saurait le lâcher. Il venait en rire, de tout ça, car de toutes façons c’était plus fort que lui et qu’il ne saurait réfréner cette réaction s’apparentant clairement à de l’émotionnel en cet instant. « S’il vous plaît… » Qu’il vint imiter la voix faible de Kieran, parodiant cette dernière, entre deux slaves de rires. « Y’a vraiment que les putain de faibles pour venir supplier les plus forts. » Un pas en avant, et il vint s’accroupir devant le corps désormais quelque peu - vraiment si peu - mal en point de Kieran. Les larmes qui coulaient sur le visage du gamin vinrent lui faire lever les yeux au ciel. Les larmes, autant que les supplications, n’étaient pas quelque-chose qu’il tolérait avec facilité. La seule personne qui avait jamais eu le droit de pleurer de fragilité devant lui avait été sa fille, sa toute petite - et cette dernière n’était plus à ses côtés pour qu’il puisse être témoin des diamants que pouvaient produire ses yeux. Personne d’autre ne devrait avoir le droit de produire ces brillants là, désormais.

Et cette idée vint lui ôter assez rapidement toute envie de rire, désormais. « Tu pourras geindre, tu pourras pleurer, tu pourras supplier. Ça servira jamais à rien. Qui aurait envie de venir sauver quelqu’un comme toi, de toutes façons, hein, raclure ? »

Se relevant, Otto vint soupirer quelque peu. Fermant les yeux, il se devait de se recentrer un instant. De toutes façons, le tapis qu’était devenu Kieran n’irait pas bien loin et ne pouvait pas s’échapper. En revanche, l’italien se rendait bien compte qu’il était sur le point de dévaler une pente assez raide pour qu’il n’existe pas de possibilité de venir la remonter ensuite. Tout ça était en train de devenir presque un problème, ou tout du moins une situation quelque-peu dérangeante - rien qu’une bonne ligne de cocaïne ne pouvait pas résoudre, en tous cas, d’après son point de vue. Sortant un sachet de la poche de son jeans, il vint prendre position sur le comptoir de la cuisine comme si de rien n’était. Un, deux - et déjà, la poudre venait se répandre à travers son système, venait raviver la moindre fibre qui semblait ne plus désirer rester en ligne, lui permettait de se remettre les idées en places surtout. Et, avec bien sûr, l’idée suivante: pendant un instant, il s’était trouvé idiot de venir s’inquiéter pour celui dont il ne connaissait en réalité même pas le nom et qui était toujours en train de gémir à même le sol de sa propre cuisine. « C’est vraiment dommage pour toi que tu aies tenu à intervenir alors qu’on t’avait pas sonné. T’aurais pu passer une bonne soirée. » A défaut, c’était Otto qui se permettait d’en profiter. Parce-que même s’il semblait énervé - et c’était le cas, ne négligez pas cette idée -, il existait toute une partie de lui grandement excitée à l’idée de pouvoir agir de la sorte. Car s’il pouvait agir comme ça avec ce merdeux, cela voulait dire que le grand jour n’était plus très loin et que bientôt, il pourrait enfin laisser aller ses idées et ses émotions sur un homme qui en valait la peine.

Le bruit de la lame de couteau se retirent du fourreau résonna dans toute la cuisine. « C’est presque dommage que tu sois venu ici aujourd’hui, j’avais besoin de tenter quelque-chose et tu vas être l’homme de la situation. » Un nouveau petit rire, beaucoup plus strident cette fois ci, s’échappa d’entre les lèvres de l’italien alors qu’il se tournait de nouveau vers Kieran. « Imagine, toi, être l’homme de la situation. » Son rire se fit un instant plus puissant alors qu’il venait réduire à néant la distance entre eux deux. De sa main libre, Otto vint dégager celle de Kieran se tenant un peu trop près de l’objectif qu’il s’était fixé - à savoir un endroit situé entre le flanc et l’abdomen du gamin, pas très loin de l’endroit où un bruit d’os mal en point s’était fait entendre. Et parce-qu’il voulait être sûr d’avoir l’attention toute et entière de l’autre, afin de lui rappeler qui donnait les ordres ici et qui venait les exécuter comme un putain de chien - comme s’il avait besoin d’agir de la sorte -, Otto vint briser en les retournant les deux doigts de Kieran que la sienne tenait fermement. D’un geste, avec une lenteur exagérée. « Maintenant que j’ai toute ton attention… » Comme si c’était pas déjà le cas avant - il était quelque peu dramaqueen. « Hésite pas à me communiquer ce que tu ressens quand je fais ça. » Ses yeux venant de porter de ceux de Kieran à son flanc, Otto vint alors enfoncer avec une lenteur bien trop exagérée la lame de couteau dans la chair de celui qui n’avait rien demandé. Là, juste sur le côté un peu, en dessous de la rate mais au dessus du rein, juste pour tester avec quelle résistance la peau pouvait venir protester contre un tel geste. « Hésite pas à tout me décrire. » L’excitation dans sa voix n’était même pas chose qu’il cherchait à masquer.


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Message(#) Sujet: Re: and the hopes they all turn to fears (kieran) and the hopes they all turn to fears (kieran) EmptyMer 23 Mar - 21:08



tw : violence physique, verbale et pensées suicidaires.

« S’il vous plaît… » L’imitation se mêle au rire froid de son bourreau et il ne sait même plus pourquoi il supplie, Kieran. « Y’a vraiment que les putain de faibles pour venir supplier les plus forts. » Et qu’est-ce qu’il peut faire d’autre ? Allongé à terre, le crâne au bord de l’explosion, le visage écorché, l’abdomen abimé, Kieran n’est que l’ombre de lui-même. Et il s’en veut. Je perds mon énergie en même temps que lui, mais j’entends qu’il s’en veut, Kieran, d’avoir aussi mal, de ne pas réussir à se défendre, de ne pas donner tort au sadique devant lui, qui le jauge de toute sa splendeur avant de s’accroupir à sa hauteur. Le mouvement de recul est presque instinctif ; et il aimerait tellement mettre ce réflexe à profit pour tenter de fuir – peu importe s’il n’atteindra probablement pas l’autre bout de la cuisine, il pourra au moins se féliciter d’avoir essayé. Mais je te connais Kieran, et je sais que tu trouveras alors une autre raison de t’en vouloir. Pas assez rapide, pas assez solide, pas assez fort, les raisons seront nombreuses. Et c’est ironique, autant que tragique, quand on y pense. La manière dont la souffrance que cet homme lui inflige est finalement équivalente à celle qu’il se porte à lui-même. La seule différence est que l’italien a décidé de l’exprimer, quand Kieran s’essaie encore à l’ignorer, à défaut de pouvoir la réprimer.  Accroupi face à lui, Kieran ne peut que constater, une fois encore, de la brillance dans les yeux de l’homme. D’une brillance qu’il n’aurait jamais pensé apercevoir dans pareilles circonstances, face à une vérité qui est tout autant insoutenable : il prend son pied. Ce type prend son pied, quand lui est au bord du précipice, il rit de sa peur, il s’enthousiasme de l’anesthésie qu’il lui inflige.  « Tu pourras geindre, tu pourras pleurer, tu pourras supplier. Ça servira jamais à rien. Qui aurait envie de venir sauver quelqu’un comme toi, de toutes façons, hein, raclure ? » Et l’italien n’a pas besoin de marquer son épiderme de sa colère pour que la plaie soit intolérable. Parce que c’est ça, le vrai problème, dans le fond. Si ses pensées ne se dirigent vers personne, si aucune image ne permet de rendre plus supportable ce qu’il vit, c’est parce qu’il n’y a rien, ni personne, qui puisse l’aider à surmonter tout ça. Ni maintenant, ni après – alors, vraiment, est-ce que ce criminel ne voudrait pas mettre fin à tout ça, pour faciliter les choses ? Le brun réfléchit trop, beaucoup trop, pour une situation comme celle-ci et je n’ai même plus la force de m’y opposer. Et bientôt, il n’en aura probablement plus lui non plus. C’est déjà le cas, en réalité, alors qu’il n’a pas besoin de baigner dans une mare de sang pour qu’il soit affaibli, alors que la douleur de sa cage thoracique provoquée par la fracture de cette côte rend ses respirations de plus en plus difficiles. Chaque bouffée d’oxygène relève du supplice à chaque fois que son abdomen se soulève péniblement, à chaque sifflement qui s’échappe d’entre ses lèvres. Mais son bourreau lui tourne le dos un instant et sans même y songer à deux fois, sans même que je n’aie besoin de lui donner l’impulsion, il tente laborieusement de traîner sa silhouette devenue lourde sur le sol de cette cuisine. Il s’en fiche bien de ne pas pouvoir contenir ses larmes ; elles ne sont plus liées à une quelconque pitié, mais bien à cette torture que représente le moindre mouvement, qui mouille ses joues autant qu’elle déforme les traits de son visage. « C’est vraiment dommage pour toi que tu aies tenu à intervenir alors qu’on t’avait pas sonné. T’aurais pu passer une bonne soirée. » Et il ne peut plus se poser de questions, Kieran, il n’a plus le droit de se laisser maltraiter par les mots de cet homme et les issues qu’il lui suppose – il en est là où il en est, désormais, et rien ne pourra changer cela. Et s’il en vient à douter, les décharges électriques qui partent de sa cage thoracique pour s’infiltrer dans les muscles de ses bras qui traînent son corps en sont un rappel conséquent. Chaque aspiration est un défi ; mais chaque aspiration est précieuse et Kieran tente, maladroitement, de modérer le rythme de sa respiration. Il doit la ralentir, et même s’il a envie d’expirer profondément pour tenter de se débarrasser de cette sensation d’asphyxie, il n’a pas le droit. Il n’a pas plus le droit de céder à la panique plus que ce n’est déjà le cas, à cette crise d’angoisse qu’il contient de plus en plus difficilement et qui menace de réduire à néant tous ses efforts ; parce que si elle explose, il ne pourra s’en prendre qu’à lui-même quand il étouffera. « Je-je dirai rien. » Il articule péniblement entre deux saccades, dans l’ultime espoir de convaincre cet homme qu’il ne représentera pas une menace une fois qu’il aura quitté cette maison ; il se taira, il le fera sans sourciller si cela peut lui permettre de mettre fin à tout ça. Sa main glisse le long de son abdomen, ses doigts effleurent avec délicatesse son t-shirt, il n’appuie pas, Kieran, mais le seul contact du tissu contre sa peau est déjà suffisant pour qu’il prenne conscience que toute l’adrénaline du monde et tous les espoirs possibles n’arriveront pas à arranger les faits : il se traîne, il n’avance presque pas et l’homme n’aura pas besoin de plus de trois pas pour réussir à le rattraper. C’est perdu d’avance, il ne peut qu’accepter et attendre que celui en position de force décide du sort qui sera le sien. « C’est presque dommage que tu sois venu ici aujourd’hui, j’avais besoin de tenter quelque-chose et tu vas être l’homme de la situation. » Non, non, non. Il a causé bien assez de dégâts pour se satisfaire de son œuvre et tourner les talons. « Imagine, toi, être l’homme de la situation. » Kieran est à terre, ne représente pas une menace ; il peut accepter encore un coup ou deux pour s’assurer d’une tranquillité retrouvée, mais la froideur dans sa voix, mêlée à cette réjouissance incongrue qui fait désormais place à un sadisme assumé, annoncent bien plus que cela. Son réflexe consiste à garder sa main contre lui, dans le vain espoir d’atténuer un peu de la force d’un coup qu’il anticipe.

Et qui ne vient jamais. Il en a même oublié cette perspective quand son regard se reporte sur l’inconnu qui a réduit la distance entre eux. En réalité, il ne le voit plus, ce type. Il ne voit que sa main, l’objet qu’il tient avec fermeté dans celle-ci et la lame si près de lui qu’il en aperçoit son propre reflet. Et il a gagné, l’italien. Il a gagné alors qu’aucun sanglot ne coule plus sur les joues de Kieran, quand le choc de ce qu’il comprend peu-à-peu interdit désormais toute réaction, quand sa tétanie n’est plus uniquement liée à sa souffrance et aux difficultés de prendre le dessus sur son corps. Il a un couteau. Il est l’homme de la situation. Est-ce que c’est le moment où sa vie est censée enfin défiler ? Est-ce que le danger est assez imminent, cette fois-ci ? Il n’a pas le temps de réfléchir plus, Kieran, quand déjà l’italien s’empare de la main qui vise à protéger son abdomen de sa folie ; et s’il anticipait la fracture d’une seconde côte, il ne s’attendait pas à ce que ses doigts deviennent la cible de son bourreau, quand celui-ci les retourne, ironiquement, d’une main experte. Le geste est facile, à la porte de tous, mais la lenteur exagérée de l’homme autant que l’éclat dans ses prunelles ne laissent plus place au doute quant au fait qu’il n’est pas le premier à subir son courroux. Qu’il maîtrise son sujet, là où il vient, d’un geste, de priver Kieran du sien : il ne dessinera plus. Pour combien de temps, il l’ignore et ce n’est pas la question qu’il se pose à cet instant, pas plus qu’il ne s’interroge sur ce couteau tant son utilisation devient de plus en plus claire au fil des secondes, interminables, durant lesquelles l’homme semble prendre plaisir à jouer avec lui, à provoquer l’accélération des battements de son cœur autant que de cette respiration qu’il ne contrôle déjà plus. Ce serait presque le début d’une mauvaise blague, la manière dont il a l’impression que son abdomen est lacéré de coups de couteau dès qu’il respire – alors que celui-ci n’a pas encore franchi la barrière de sa peau. Kieran ne s’interroge même plus tant l’issue devient claire, et sa peur n’est même plus dirigée vers la manière dont l’autre décidera de mettre un terme à sa vie, ni aux tortures qu’il lui fera endurer pour cela. Sa peur n’est désormais plus qu’orienté vers une chose ; et ses doigts qu’il a l’impression de ne plus sentir alors qu’ils sont pourtant la cause d’un hurlement de douleur strident qui perce le silence brièvement installé en ces lieux. Un autre suit, encore un troisième, mais aucune supplication, alors que le manque d’air réduit bien vite le partage bruyant de sa souffrance – il n’y arrive plus. Il n’arrive plus à respirer, pas plus qu’il n’arrive à se raisonner quant à ce qu’il va advenir de lui dans les prochaines minutes. Il y a juste sa respiration, de plus en plus rythmée, causant un sifflement de plus en plus sonore de par cette côte qui, paradoxalement, ne lui fait plus mal maintenant que la douleur s’est concentrée sur sa main. « Maintenant que j’ai toute ton attention… » Dans un dernier élan de stupidité, d’adrénaline ou simplement de désespoir, les mains de Kieran viennent péniblement se positionner devant lui dans l’espoir de repousser l’homme. « Non...non, non... » Mais il n’y arrive pas, bien sûr qu’il n’y arrive pas, entre un crâne qui semble de plus en plus comprimé sous le coups précédents, d’un corps qui se met peu-à-peu en veille puisque le système pulmonaire ne répond plus et cette douleur, cette foutue douleur, qui se propage tel un virus dans l’ensemble de son corps, insupportable et si vive que l’état de choc n’est plus une excuse pour réprimer les sanglots, qui sont autant liés à l’acte que l’italien s’apprête à commettre que les fourmillements douloureux qui se propagent dans la main de Kieran en essayant maladroitement de le tenir à l’écart. « Hésite pas à me communiquer ce que tu ressens quand je fais ça. » Il y met toute sa force et il se flagellera plus tard – si tant est qu’il s’en sorte – que ça n’aura probablement pas été assez, qu’il aurait pu, qu’il aurait , faire mieux, sans considérer que compte tenu des circonstances, c’est déjà beaucoup. Mais ce sont ces mêmes circonstances qui le poussent à baisser les bras, littéralement, trop invalidé par le calvaire qu’il vit déjà et qui ne fait que commencer , les os cassés, les coups, ce n’était rien en comparaison de cette lame qui s’appuie contre sa chair, enfonçant son épiderme dans le creux de son estomac au point d’en déformer momentanément la silhouette de Kieran en obligeant celle-ci à s’affiner jusqu’à ce qu’enfin, après d’interminables secondes, la lame parvienne à percer la barrière de sa peau. « Hésite pas à tout me décrire. » Ce n’est qu’un gémissement qui s’échappe d’entre ses lèvres, mécanique, qui ne tient presque plus d’un soulagement immédiat, vite regretté, que d’un vrai cri de douleur. C’est un soupir qui suit, de ceux comparables à un dernier souffle et, tristement, c’est enfin le moment où il reprend le contrôle sur a respiration. Car chacune d’entre elle relève du supplice et sa côte n’est même plus la responsable ; le coupable n’est pas plus cet homme qui tient l’arme entre ses mains que celle-ci à moitié enfoncée dans son abdomen et qui, dès qu’il a le malheur de reprendre son oxygène, l’oblige à sentir les crans de la lame qui frottent, s’accrochent et lèsent un peu plus sa peau. Le poids de sa tête l’oblige à baisser le regard sur ce qu’il refuse encore d’admettre ; ce n’est pas possible, il y a encore une demi-heure il hurlait des obscénités à son co-équipier à travers son micro et, désormais, il a un couteau enfoncé dans le flanc. Ça n’a pas de sens, c’est irréel et c’est peut-être ce fait autant que le rush d’adrénaline dans ses veines empêchent la douleur d’être aussi réelle que celle de ses os brisés en deux. Ce n’est pas qu’il ne sent rien, Kieran, c’est qu’il ne sent pas assez par rapport à ce qu’il se passe. C’est comme si, finalement, ce type lui avait rendu service, autant par les précédentes blessures infligées que par l’état de choc dans lequel il s’est plongé en découvrant ce couteau de cuisine prêt à être utilisé sur lui, quand il a compris qu’il n’était qu’un putain de cobaye et qu’il a pris conscience qu’il ne sortirait pas de cette maison vivant. C’était abstrait, comme désir ; et désormais, c’est foutrement réel et c’est aussi angoissant qu’apaisant. Il n’imaginait pas que les choses se termineraient ainsi, qu’il finirait par être humilié de la sorte dans sa propre maison, qu’il sera probablement laissé pour mort dans son propre sang et que l’affaire sera classée comme un simple cambriolage ayant mal tourné – mais elle vont se terminer. C’est la certitude à laquelle il s’accroche. « C’est... ça fait mal, je... stop... » Il ne suppliera pas, cette fois-ci, il se contentera de formuler une demande ; tout comme il obéit aux ordres. Non pas par docilité, mais par instinct de survie – et il ment, Kieran et toutes ces années à gratifier les autres des mensonges les plus anodins prennent enfin sens, quand il n’a pas de difficulté à soutenir le regard de l’homme, quand il peut s’aider de ses yeux rougis et de ses joues mouillées, de ses hoquets qui se mêlent à ses gémissements pour accentuer la crédibilité de son imposture. Car la douleur n’est pas encore si réelle, mais il n’a aucune envie de découvrir jusqu’où va son seuil de tolérance. Le couteau est planté dans son abdomen, le sang commence à tâcher le tissu de son vêtement, la plaie s’accentue toujours un peu plus, c’est un début d’histoire suffisant pour être racontée, et suffisant aussi pour ne pas avoir la volonté de découvrir le chapitre suivant. « Arrêtez. » Il demande une ultime fois, alors que dans ses yeux défilent tout, sauf les supplications que l’autre ne voulait plus entendre - et ce n'est même pas pour lui qu'il s'y abstient.

@Otto Lazzari  and the hopes they all turn to fears (kieran) 1813521864 je viens de réaliser que je te taggais avec un petit coeur à chaque fois alors que t'es juste en train de défoncer mon perso OKLM donc j'adapte à la situation maintenant



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Otto Lazzari
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Message(#) Sujet: Re: and the hopes they all turn to fears (kieran) and the hopes they all turn to fears (kieran) EmptyJeu 28 Avr - 10:15



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***

tw: violence physique et verbale.

Tu n’es qu’un bon à rien, un merdeux. Les mots de son père avaient longtemps résonné dans la boite crânienne d’Otto. Ils étaient longtemps restés là, sans qu’il n’y prête réellement attention, mais tout en ayant la plus grande importance de sa vie. C’était comme une chanson dont vous ne pouviez vous débarrasser, comme une rengaine faite pour anéantir tous vos espoirs à tout moment d’une vie. Pas que le père Lazzari était venu choisir avec précision et parcimonie les mots qu’ils employaient auprès de son fils afin de s’assurer que ces derniers soient moteur et source d’inspiration pour l’adulte qu’il deviendrait, mais plutôt qu’il était venu lui dire ce qui lui passait par la tête alors que les cannettes de bières jonchaient le sol aux côtés du canapé du salon. Son père avait abandonné le fils prodige, le premier, celui qui réussirait dans la vie pour se retrouver coincé avec un gringalet qui ne savait même pas lacer ses chaussures correctement et qui ne savait pas faire la différence entre deux intonations que prenait la voix de son paternel - celle qui annonçait le début d’une mauvaise soirée et celle qui indiquait simplement qu’il désirait une nouvelle boisson. T’as foutu ma vie en l’air faisait également partie du répertoire des phrases d’accroches, de celles que son père venait le plus répéter. Oh, il pourrait toutes les citer - et même dans l’ordre alphabétique s’il le fallait -, Otto. Il les connaissait mieux qu’il n’avait pu connaître la moindre poésie à réciter lorsqu’il côtoyait encore les bancs de l’école. De temps à autres, dans un sommeil qui se voulait un brin plus profond, dans un moment où il se laissait aller à abaisser complètement sa garde, il entendant encore la voix de son père résonner dans son crâne. Pendant des années, il avait été convaincu que ce dernier avait raison, qu’il ne venait que mettre le doigt sur des évidences qu’il n’avait su relever seul. Après tout, il n’était pas de ceux qu’on choisissait en premier pour former les équipes pendant les jeux de ballon-prisonnier, Otto, mais c’était parce-qu’effectivement il n’était pas doué de ses dix doigts et encore moins de ses deux mains. C’était parce-qu’il n’en valait pas la peine, parce-que son existence sur cette terre n’était qu’un fardeau pour quiconque pouvait le croiser. Et un jour, la main de son père contre sa joue avait été de trop. Un jour, il avait décrété qu’il était temps d’arrêter d’être traité de la sorte, qu’il ne désirait plus encaisser les coups des mots et des mains sans réagir. Un jour, il avait décidé qu’il ne prendrait plus en comptes les paroles de son père comme unique religion. Cependant, les dégâts étaient déjà faits et ils étaient peut-être irréversibles - ils étaient restés enfouis de longues années, ils étaient restés à l’abris des regards et des inquiétudes. Seule Serena faisait partie du cercle restreint de ceux étant au courant du type d’enfance qu’Otto avait pu vivre, de la façon dont ses parents avaient laissé leur marque à tout jamais dans le comportement et l’esprit de leur fils.

Otto avait pendant trop longtemps cru qu’effectivement, dans la vie jamais rien de bon ne pourrait lui arriver car il n’en valait pas la peine. Pendant de trop longues années, il était resté persuadé qu’il ne s’en sortirait pas car c’était ainsi qu’il avait été habitué aux choses. Alors, à partir du moment où il avait pu, où il avait compris, qu’il pouvait reprendre le contrôle de son avenir et de la destinée qui lui avait incombé, les choses s’étaient améliorées - du point de vue de l’italien. L’homme qui était désormais face à lui, qui s’étendait de tout son long sur le sol froid de la cuisine, réduit à se trouver à la merci d’un type qui avait décidé qu’aujourd'hui était le jour où les choses arrêteraient d’avoir un semblant de stabilité, ne partageait surement pas l’avis d’Otto et dirait surement que les choses étaient en train d’empirer. Toute personne saine d’esprit aurait eu en tant que ligne de conduite, de pensée, l’idée que les choses étaient en train de prendre une tournure en rien normale et des plus déroutantes. Pourtant, alors que la lame venait embrasser la chair du corps de Kieran, alors que le mordant du couteau venait déchirer l’épiderme afin de se faire sa place dans ce nouveau monde, il n’avait guère l’impression de voir autant dans les gestes, que dans les paroles, que dans l’étincelle que portait son regard un quelconque regret de la tournure des événements. Ou en tous cas, l’italien aurait pu s’en apercevoir si sa propre haine et soif d’une vengeance en rien destinée à l’intention de Kieran n’avait pas depuis trop de minutes pris le dessus sur ses gestes et ses pensées. « Dis moi ce que ça fait, dis moi tout. » Parce-que si la soupape de sécurité avait cédé, il ne faisait rien pour tenter de canaliser ce qui sortait de ce puits de noirceur à l’intérieur de son coeur, à l’intérieur de son âme. Il préférait venir embrasser cette sensation d’adrénaline qui s’emparait de ses veines, de ses chairs alentours, qui venait perfuser son tissu épidermique comme s’il avait toujours manqué d’une drogue encore inconnue au bataillon. « C’est... ça fait mal, je... stop... » Mais les mots de Kieran ne parvenaient même pas jusqu’aux oreilles d’Otto. Il avait beau répéter et exiger que le gamin sous ses mains en rien expertes en chirurgie décrive avec une perfection n’existant que dans ses rêves les plus fous ce qu’il pouvait ressentir à l’insertion de la lame dans son abdomen, il n’écoutait même pas la réponse. La seule chose qui venait embuait son esprit était la réaction potentiel de Modesto lorsque viendrait bientôt son tour. Viendrait-il supplier également de son côté, viendrait-il gaspiller son souffle pour tenter de sauver sa misérable vie ? Aurait-il ce même regard implorant une pitié qui n’existait guère dans l’histoire personnelle du Lazzari, ou viendrait-il déverser toute sa haine en retour à travers ses yeux ? Oh, Otto espérait secrètement que ce serait la seconde solution: il voulait que Modesto en vienne à le détester, de la même façon que lui-même ne l’avait jamais porté dans son coeur, de la même façon qu’il avait pu lui gâcher la vie pendant toutes ces années.

« Arrêtez. » Entendu comme un murmure dans la nuit, comme l’écho d’un dernier espoir, comme cette bouteille qu’on rêverait de jeter à la mer. Perçu d’une distance paraissant tellement grande que Otto ne comprit pas de suite que cette simple demande - en rien suppliée, pour une fois -, lui était adressée. L’image de Modesto qui s’effaçait de devant ses yeux, alors que la chaleur du sang s’écoulant du flanc du gamin se glisser le long de ses doigts. Le reflet de ce dernier lui procurait un plaisir coupable, lui donnait envie de ne jamais rompre le contact visuel qu’il venait d’établir. A ses yeux, il n’y avait rien de plus beau que du sang s’écoulant en dehors des tissus prêts à l’accueillir. Ce serait d’autant plus beau lorsque ce serait celui de Modesto qu’il viendrait obliger à alimenter autre chose que les veines de cet abruti. Alors, et seulement à ce moment là, les yeux azurs de l’italien vinrent de nouveau se planter dans ceux de Kieran. Pendant un instant, il avouerait volontiers, il avait oublié que c’était ce gamin là qu’il avait entre ses mains tant l’existence de Kieran n’apportait rien à la sienne, si ce n’était une occasion de venir se faire la main. Alors, inspirant lentement mais profondément, prenant cet instant afin de réussir à remettre quelques unes de ses idées en place, Otto finit par venir étirer un petit sourire, d’une finesse qui se voulait trop belle pour être vraie. « Tu veux que j’arrête ? D’accord. » Le ton portant ses paroles étaient uniforme, presque dénué de toutes émotions - alors que pourtant, en son sein, elles tourbillonnaient, s’entrechoquaient, ravageaient ses fibres nerveuses. Réussirait-il à rester aussi calme, le jour où les choses ne seraient plus répétitions mais grande soirée d’ouverture d’un théâtre où seuls deux acteurs étaient attendus, à huit clos ? Venant lâcher la lame du couteau sans pour autant la retirer de son emplacement, Otto vint lever les mains en l’air comme pour clamer son innocence - personne dans cette pièce ne pourrait jamais venir le croire, mais la question n’était pas là; ce geste allait juste de concert avec le sourire dont ses lèvres n’arrivaient pas à se débarrasser. « J’arrête là, promis. » Car de toutes les promesses qu’il pourrait faire ce soir, c’était là la seule qu’il comptait tenir. Désormais, il avait les éléments qui l’intéressaient, le reste n’avait plus aucune importance - et le sort de l’homme se vidant de son sang sous ses yeux était le cadet de ses soucis. « Tu as fait ta part, de toutes façons, j’ai plus besoin de toi. » Il vint cependant soutenir son regard encore un instant, venant lui montrer de façon plus ou mois consciente qu’on pouvait avoir été méprisé une bonne partie de sa vie et pourtant ne plus avoir peur de s’assumer par la suite. Otto avait beau avoir eu un démarrage quelque peu problématique, avait beau avoir été considéré comme sans importance par ceux qui lui avaient donné la vie, ce n’était pas pour autant qu’aujourd’hui il était ce qu’ils avaient pu envisager pour lui. Il était devenu pire que ça - mais ça, il ne pouvait le voir, car même le reflet d’un miroir pouvait être altéré par l’image prédisposée dans notre esprit. « J’espère que tu comprendras un jour. » Personne ne saurait jamais comprendre quoi, mais Otto lui semblait être d’accord avec lui-même car ce fut dans un rire amusé qu’il vint se relever et enjamber le corps de Kieran, tenant encore dans le royaume des vivants au moment où il quittait la pièce.


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Kieran Halstead
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and the hopes they all turn to fears (kieran) IAeu3cF ÂGE : trente-deux (14.07). on évite le sujet, merci.
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STATUT : célibataire, commence (enfin) à comprendre qu'il doit apprendre à s'aimer avant d'aimer les autres. la tâche est plus difficile que prévue.
MÉTIER : illustrateur (fauché) en freelance et prof (dépité) d’arts visuels.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : placé en foyer, proche des familles qui l’ont élevé, considère qu’il a une infinité de parents et frères/sœurs ≈ souffre de cette absence d’identité propre ≈ réservé, maladroit, optimiste, vit dans un monde imaginaire ≈ vient de quitter sa fiancée, prend le mauvais rôle de cette rupture, soulagé malgré sa phobie de la solitude ≈ essaie de reprendre confiance en lui, de renouer avec ses proches, de retrouver sa place ≈ préfère la compagnie des pop et des jeux vidéo aux humains ≈ du talent au bout des doigts, aucune motivation d’en faire quelque chose ≈ trop mou, trop paresseux, trop paumé.
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4 (noël 2016), #6 , #7 & ua #2 (married) ⊹ cause i killed someone for you. you have to understand that the one i killed is me. changing what i was for what you wanted me to be, i followed your direction, did everything you asked. i hope that makes you happy, cause there's just no turning back. would you love me more if i killed someone for you?

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halloway #2 (fb) ⊹ i sat alone, in bed till the morning, i'm crying, "they're coming for me" and i tried to hold these secrets inside me, my mind's like a deadly disease.

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kieyer #3 ⊹ close your eyes and think of me and soon i will be there to brighten up even your darkest night. you just call out my name and you know wherever i am i'll come running, to see you again.

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hally #9 ⊹ mess me up, yeah, but no one does it better, there's nothin' better, that's just the way you make me feel.

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INSCRIT LE : 01/03/2020
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Message(#) Sujet: Re: and the hopes they all turn to fears (kieran) and the hopes they all turn to fears (kieran) EmptyMer 18 Mai - 16:31




tw : violence & pensées suicidaires

On dit du danger qu’il permet de se confronter à ces derniers instants. De les voir défiler, évidemment, de les évaluer, aussi. De se souvenir des bonnes choses comme de regretter les mauvaises. Est-ce parce que Kieran n’est pas en danger de mort imminente ou parce qu’il n’a rien de suffisamment important à se remémorer qu’il est incapable d’une telle rétrospective ? Est-ce parce qu’il n’attend que ça, finalement, au point où il ne prend pas la peine de faire le point sur celle-ci dans l’impatience qu’elle se termine ? Est-ce la dernière lueur d’un espoir qu’il a perdu au moment même où cet homme a levé la main sur lui pour la première fois ? Il n’est pas en danger de mort, quand on y réfléchit bien, c’est certain. L’inconnu ne s’est pas saisi du premier couteau dans son champ de vision pour tracer l’horizon sur sa gorge, tout comme il n’a pas pressé la détente de ce pistolet qu’il a pu apercevoir au creux de son dos, suffisamment furtivement pour refuser d’y croire – pour se rassurer, surtout. Il a bien frappé sa tête contre le placard, assez fort pour que le bruit sourd de son occipital se heurtant au bois massif résonne dans le silence de la cuisine, mais il ne s’est pas acharné au point de briser sa boîte crânienne et de faire de son contenu une bouillie éparpillée à même le sol. Et si quelques insultes ont accompagné les nombreux coups, aucune menace de mort distinctement exprimée n’a été formulée – au contraire, il n’a pas hésité à lui rire au nez quand il a formulé son souhait le plus sincère, refusant de lui l’accorder. L’inconnu ne sera pas félicité pour autant sous prétexte qu’il se met au travers de Kieran et de son désir, n’allez pas croire, car la méthode n’a rien d’indolore ; et ce n’est pas en s’acharnant ainsi sur sa tête que les idées y rentreront avec plus de facilité. Au contraire, il est incapable de penser, de réagir, de bouger, Kieran, alors que tout lui échappe, son crâne si brûlant qu’il en hurlerait si les sanglots réprimés dans sa gorge ne l’empêchaient pas d’émettre le moindre son. Au milieu de ce feu alimenté par la rage de l’italien, un instant de répit est offert à Kieran lorsqu’un frisson glisse lentement le long de sa nuque, le soulageant brièvement quant à des sensations qui ne sont pas encore totalement anesthésiées par la violence des coups ; avant que la réalité le frappe encore plus violemment que les poings de l’homme face à lui : c’est du sang. C’est du sang qu’il sent couler le long de sa peau. Est-ce que Kieran devrait en perdre une quantité déraisonnable pour qu’il se sente enfin légitime à être terrorisé, cessant de se cacher derrière l’excuse que ça pourrait être pire ? Ça pourrait l’être, oui. Mais la situation est désastreuse ; et c’est bien suffisant pour qu’il ait une excuse quant à songer à ce qui l’attend si ce déferlement de haine ne cesse pas très rapidement. Et il ne cessera pas, c’est évident, alors que l’homme aurait eu mille occasions de quitter cette maison et de ne prendre aucun risque. Ni d’être aperçu, ni d’être identifié. C’en est une autre de certitude ; le fait qu’il a toutes les raisons de considérer l’issue la plus fatale puisqu’il a eu l’occasion et le temps d’imprimer les traits de cet homme dans son esprit, le condamnant aussitôt. Un seul regard aurait suffi, en réalité : on oublie rarement quelqu’un qui laisse une telle marque sur soi. Et des marques, il va en avoir, Kieran. Il y aura évidemment les visibles, celles de son visage malmené par la force de l’autre, de ce crâne qui a violemment heurté le sol avant d’être projeté volontairement contre le placard derrière lui. Il y aura ces hématomes à l’abdomen, encore invisibles mais dont il ressent déjà la douloureuse formation sous son épiderme. Il y aura cette côte, dont il a senti la craquelure sous la fureur du coup porté contre lui, et la douleur qui a électrisé tout son abdomen. Et il y aura les autres, toutes celles invisibles, qui sont pourtant portées avec tout autant de brutalité par le biais de mots de l’homme qui lui fait face et dont il n’ose soutenir le regard.

Ce n’est que lorsque la brillance de la lame attire son œil qu’il comprend que toutes ces souffrances ne sont en rien en comparaison de celle qui l’attend. L’homme s’approche avec une lenteur exagérée, un sourire démesuré, comme s’il s’apprêtait à mettre un point final au spectacle qu’il a mis en scène depuis qu’il est entré ici et dont Kieran est l’acteur malgré lui. Ses mains tentent vainement de s’opposer au dessein que l’homme a prévu pour lui, mais la douleur de ses fractures est trop vive pour lui permettre de s’y opposer avec la vigueur que la situation exige. Cette fois, ça y est ; le danger de mort semble imminent – et pourtant, ses pensées sont toujours aussi vides de sens. Il n’y a personne, il n’y a rien d’autre que cette envie d’accélérer le temps pour se réveiller de ce cauchemar – ou ne pas se réveiller du tout. Les dernières supplications ont autant d’effet que les premières ; la lame vient à la rencontre de son abdomen et, après d’interminables minutes, pénètre celui-ci sans y avoir été autorisée au préalable. La douleur n’est pas aussi vive qu’il l’aurait cru, probablement ralentie par l’adrénaline d’un geste qu’il n’aurait pensé côtoyer qu’à travers l’écran d’une télévision et jamais s’exprimer dans la réalité – et encore moins sur sa propre personne. « Dis moi ce que ça fait, dis moi tout. » Et c’est peut-être le plus douloureux, dans le fond. Ces questions qui resteront sans réponses quant à savoir l’intérêt derrière l’acte de cet homme, la fascination dont il fait preuve. Non pas pour lui – il a bien compris que ça aurait pu être n’importe qui d’autre – mais pour les blessures qu’ils infligent avec un plaisir similaire à celui qu’on pourrait en tirer d’une relation sexuelle. C’est ça, son truc, c’est ça qui l’excite, et dans la tête d’un Kieran qui n’a jamais outrepassé les règles, qui n’a jamais eu une pensée plus virulente qu’une autre, ça n’a pas de sens, ça ne peut s’expliquer – et ça ne pourrait probablement jamais l’être tant c’est un plaisir irrationnel. « Ça fait mal, ça... ça brûle. » Qu’il tente de répondre dans un élan de survie, dans une volonté de ne pas s’emmurer dans un mutisme qui, cette fois-ci, ne serait pas à son avantage. Il veut avoir les détails de l’inexplicable, de sensations que Kieran n’a jamais ressenties, n’aurait jamais pensé être amené à le faire un jour, alors devoir poser des mots sur des choses qui pouvaient être exprimées seulement par des intonations de douleurs ou des larmes silencieuses relèvent de l’impossible. Comment décrire un couteau qui perce l’épiderme ? Les muscles ? Se perd quelque part au milieu de son abdomen ? Les crans qui continuent de faire saigner sa chair ? La lame froide qui provoque des frissons de par le contraste avec le sang chaud qui commence à couler ? La sensation de ne pouvoir bouger sans accentuer les dégâts, de cette impression d’avoir une bombe à retardement qui se balade à l’intérieur de lui-même dès qu’il a le malheur de respirer ? Il l’ignore, tout comme il désire ignorer les sensations liées à la répétition d’un tel acte pour le motiver à le décrire. Une fois lui suffit ; quitte à se contenter d’affirmations banales pour tenter de satisfaire son bourreau. Le regard de ce dernier happé plus bas que ses yeux, Kieran n’ose pas imaginer ce qui lui traverse l’esprit, ni les raisons pour lesquelles il semble s’être déconnecté de la scène pour admirer son œuvre. Il en veut encore, c’est ça ? Ça ne lui suffit pas et il songe au prochain coup qu’il va lui porter ? À la manière dont il va mettre fin à tout ça ? « Tu veux que j’arrête ? D’accord. » Le sourire sur ses lèvres le refroidit autant que le premier qu’il a pu déceler. La seconde option. Il va mettre fin à tout ça, il n’y a que pour cette raison qu’il peut envisager de céder face à la demande de Kieran. Le manche du couteau désormais libéré, il aurait dû se sentir presque apaisé, Kieran, mais ce n’est pas le cas. Il n’ose porter les yeux plus bas, contempler l’arme qui git encore à moitié à l’intérieur de lui, et cette seule pensée lui provoque un haut le cœur. « J’arrête là, promis. » Il n’arrêtera pas là. Il n’arrêtera pas là, il en est certain ; ses sourires, ses rires, son plaisir, ses menaces, il ne peut pas se contenter d’un seul coup de poignard alors que tout le corps de Kieran n’est qu’une toile vide qui ne demande qu’à être lacérée de part et d’autres. « Tu as fait ta part, de toutes façons, j’ai plus besoin de toi. » Il n’a plus besoin de lui. Il vient de le dire. Il va mette un terme à tout ça parce qu’il n’est plus d’aucune utilité. Son regard qui se plonge dans celui qui peine à rester alerte de Kieran, les secondes lui semblent interminables alors qu’il essaie de sonder ses intentions. Mais il n’y a rien. Rien qu’il ne puisse lire ; aucun scénario qui ne puisse sembler concret. Il n’a pas plus anticipé les gestes de son agresseur quand il a commencé à frapper ; pourquoi est-ce qu’il y arriverait maintenant ? « J’espère que tu comprendras un jour. » À cet instant, Kieran a envie d’y croire, sans savoir qu’il ne comprendra pas plus demain qu’il ne le fera dans six mois. Ses yeux se ferment, dans une volonté de ne pas voir le coup final lui être porté, malgré la tension insupportable dans ses muscles dans l’attente du verdict.

Allongé sur le lit de ses os brisés, le rire du diable qui résonne dans son esprit, les secondes se transforment en minutes sans que rien ne se passe. Puis la porte d’entrée claque et il faut encore quelques instants au dessinateur pour s’oser à réhabituer ses prunelles à la lumière artificielle de la pièce. Du regard, il cherche l’homme dont il n’oubliera jamais le visage, sans parvenir à le trouver. Il a disparu ; et avec lui l’espoir d’une issue douloureuse, peut-être, mais surtout définitive. Elle ne s’en vient pas, pas plus que la silhouette ne finit par réapparaître. Et ce qui devrait être vu comme un soulagement relève d’une angoisse profonde en réalisant qu’il est seul, oui. Qu’il n’est plus avec son bourreau, peut-être, mais qu’il est désormais accompagné de ce couteau planté dans son ventre sur lequel il finit par poser un regard. La lame a été aspirée par son abdomen tandis que le manche git à l’extérieur, vestige de l’acte abominable dont l’autre s’est rendu coupable sans pour autant émettre le moindre regret. Plus que ce manche qui le confronte à la réalité de sa situation, c’est surtout le sang qui teinte de plus en plus son t-shirt, trace une lignée sur son pantalon avant de terminer sa course sur le sol sur lequel il commence à se répandre. Il tourne de l’œil un instant en prenant conscience de l’écoulement qui ne s’arrête pas ; tente de se ressaisir à la recherche de son téléphone... qui est resté à l’étage. L’échec de sa précédente tentative de fuir cette pièce bien ancrée en mémoire, il n’essaie même pas de faire le moindre mouvement, si ce n’est d’appuyer sa tête contre le placard derrière lui avec bien plus de délicatesse que l’autre homme l’a obligé à le faire précédemment. Sa seule main en état vient dangereusement à la rencontre de ce couteau qu’il est tenté d’ôter pour arriver plus rapidement à l’issue, plutôt que d’agoniser des heures durant dans cette cuisine où personne ne viendra le chercher. Mais il tatillonne à l’aveugle, Kieran, ses doigts qui glissent sur quelque chose de visqueux au niveau de la blessure, le désir de croire qu’il ne s’agit que de sang alors qu’il est toujours incapable de baisser les yeux. Sa main tremblante finit par rencontrer le sol lorsqu’il lâche prise, lorsque l’adrénaline ne suffit plus comme anesthésiant et que, désormais seul face à son sort et non plus en état d’alerte quant à sa survie, il réalise qu’il n’a menti qu’à moitié. Ça brûle. Ça brûle. Ce n’est pas la petite brûlure qui suit les coupures, équivalent à un briquet qu’on s’amuserait à faire passer sur sa peau pour tester sa résistance. Il a été poussé dans un véritable feu, Kieran, qui commence à s’attaquer à sa peau. Elle ne fond pas, pourtant, même s’il a cette impression, même s’il voudrait hurler alors que chaque parcelle de son corps se réveille peu-à-peu. Mais sa cage thoracique est elle-aussi douloureuse, cette côté brisée qui l’empêche de respirer comme il le devrait, et l’empêcher d’hurler pour appeler à l’aide ou, à défaut, au moins se sentir soulagé. Ce ne sont que des grognements presque étouffés qui ne s’échappent d’entre ses lèvres, les traits de son visage qui se déforment face à cette douleur telle qu’il ne l’a jamais expérimentée auparavant. C’était indescriptible auprès de cet homme, ça l’est toujours à cet instant, et même si Kieran semble en avoir de moins en moins conscience, sédaté par son propre manque d’air, elle est vive, trop vive, au point où ses paupières finissent par s’alourdir et son corps abandonne le combat – à moins qu’il ne l’ait fait délibérément.

@Otto Lazzari  and the hopes they all turn to fears (kieran) 3028674457



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