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 (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te

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Auden Williams
Auden Williams
le complexe de Dieu
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ÂGE : 40 ans. (25/12/1980)
SURNOM : A troqué 'Dieu' pour 'papa' lorsqu'il s'adresse à Sloan, histoire d'être certain que ce soit bien son premier mot.
STATUT : veni, vidi, amavi.
MÉTIER : Artiste qui ne crée plus rien depuis des mois, il préfère se voiler la face et se dire qu'il aura à nouveau l'idée du siècle demain.
LOGEMENT : #517, Wellington Street, Bayside, sans Ginny mais avec Sloan.
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POSTS : 13141 POINTS : 2420

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Italo-américain, regroupe les défauts de chaque pays ☼ Handicapé sentimental ☼ Ne vit que pour l’art, sous toutes ses formes ☼ Ne boit pas, ne fume pas ☼ Ambidextre ☼ A reçu un enseignement religieux et passe son temps à l’outrepasser ☼ Père de Damon (2000) et Sloan (2020) ☼ Peur des hauteurs, claustrophobie ☼ Un poil misanthrope ☼ Tatoué ☼ Incapable de rester en place ☼ (trop) Rancunier, s'exprime par les poings au lieu des mots ☼ La vérité, c'est que Ginny lui a brisé le coeur (et lui son omoplate)
RPs EN COURS : (08)marius #4léo #11giovanni #3cesar #2james #1angus #3otto #2eliana (fb 1999)



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famiglia › i will take the blow for you and i've had recurring nightmares that i was loved for who i am, but missed the opportunity to be a better man.

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eliana › io c'ho vent'anni e non mi frega un cazzo. c'ho zero da dimostrarvi. non sono come voi che date l'anima al denaro dagli occhi di chi è puro siete soltanto codardi. e anche se ho solo vent'anni dovrò correre, per me.

RPs TERMINÉS : (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te 25dxp5w4

cf. fiche de liens
AVATAR : Louis Garrel
CRÉDITS : frenchandfurious (avatar) › harley (gif) › loonywaltz (ub)
DC : Charlie, Lily, Swann & Rhett
PSEUDO : Kaelice
Femme (elle)
INSCRIT LE : 29/05/2019
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Message(#) Sujet: (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te EmptyMar 26 Oct 2021 - 19:20



Mes mains tremblent sans que cela ne soit dû au manque d’une drogue ou à la peur - ah, ah, quelle idée, la peur. Mes mains tremblent simplement parce qu’elles n’ont pas tenu un pinceau entre les mains depuis bien trop longtemps ou alors si, d’accord, j’ai déjà essayé pendant des soirées entières de le garder entre les doigts, face à une toile, en priant un Dieu en qui je ne crois pas pour que cela suffise à me donner de l’inspiration. La pâleur de ladite toile prouve bien que cela n’a pas été le cas, et il en est de même des dessins ou de toute autre forme d’art qui ne prend absolument pas vie. Peu importe le lieu, peu importe la matière, peu importe le moment de la journée. Rien n’y fait. Ce n’est pas un mal qui peut se soigner d’un claquement de doigts, et c’est encore moins quelque chose que je compte dévoiler à mon entourage ni même au reste du monde. Je me débrouille seul, comme toujours, et je trouverai des solutions seul, comme toujours. Ce n’est pas une fin en soit, ce n’est qu’une période de ma vie qui me donnera plus d’imagination encore pour le futur.

Un lieu comme un autre, un amant comme un autre. Léo permet de limiter la casse, mais il ne me donne pas la moindre inspiration. Du moins, il ne m’en donne plus. Dessiner les traits de son visage suffisait à me rendre heureux, dans le temps, mais aujourd’hui ce n’est plus du tout ce que je désire de lui. Il va et vient comme si cela avait toujours été son rôle, je ne me mêle pas de son mariage et il a arrêté de questionner le mien. J’imagine que, aussi étrange que cela puisse paraître, chacun y trouve son compte. A la seule différence que, comme je le disais, il ne peut pas subvenir à tous mes besoins et répondre à toutes mes envies. J’ai besoin de dessiner, de créer, de faire quelque chose. L’année passée, c’est un poignet brisé qui m’en avait empêché. K.O. technique contre lequel je me suis battu, la douleur étant éternellement reléguée au second plan. Contre le manque de goût, d’idées, d’envie, ça je ne peux rien. Et j’aurais été le premier à me moquer du premier artiste à qui ce serait arrivé, pourtant, raison pour laquelle ce secret en reste un. James lui-même n’a pas à le savoir ; un amant comme un autre, comme je disais. Et, enfin, mon doigt qui en vient à appuyer sur l’interrupteur de la sonnette.

J’aurais pu passer par sa secrétaire directement dans les bureaux de Weatherton, mais suivre le chemin imposé par les lois de la société serait bien mal me connaître. Si je veux voir James, je vais directement chez lui, et ce n’est pas un privilège que j’ai gagné après l’avoir vu nu. Cela n’a même rien à voir avec tout ceci mais habitude oblige, j’aime faire revenir en mémoire ce genre de souvenirs lorsque je retrouve de vieilles connaissances, cela a toujours un quelque chose d’amusant. Avec lui, pourtant, je ne pourrais pas lui mentir au point de lui faire croire qu’il n’a toujours été question que d’aspect charnel de la chose. Il est un artiste avant toutes choses et c’est bien là ce qui m’a fait m’intéresser à lui. L’artistique prône toujours sur l’humain, et si le reste du monde pouvait penser dans cet ordre alors ils arrêteraient de tomber amoureux devant la moindre bouche en cœur. Si son esprit d’artiste est ce qui m’a un jour rapproché de lui, c’est exactement ce que je viens rechercher aujourd’hui. Je connais sa renommée, je connais son travail et, par-dessus tout, je connais son talent. Bien que je moque souvent la facilité héréditaire avec laquelle il a gagné son poste, je ne peux pas nier qu’il mérite aujourd’hui sa couronne. La mode est une forme d’art barbare, certes, mais la sienne vaut au moins un coup d'œil. Pas au point d’assister à l’entièreté de ses défilés mais disons que j’arrive à faire des efforts. “Ciao bella.” Je rigole et nargue d’un sourire faux contre le microphone allumé de l’interrupteur. Dieu sait pourquoi je lui parlais italien, à l’époque. Je suis certain que son niveau est toujours le même depuis le temps, c’est-à-dire qu’il ne comprend pas les moindres mots s’échappant de ma bouche dès qu’ils ne sont pas ‘ciao bella’, justement. Ou peut-être que si, j’ai des souvenirs d’insultes apprises lors de nuits interminables. “Je me suis dit que j’avais peut-être une chance de te trouver ici passé vingt deux heures.” Parce que les jours fériés, les week-ends, les vacances et encore moins les heures de travail n’ont la moindre signification pour nous. Le travail, c’est sept jours sur sept et vingt quatre heures sur vingt quatre. Le trouver chez lui relève du miracle. “Je pourrais ajouter que j’espère ne pas te déranger mais c’est faux. Faut qu’on parle.” Qu’il soit occupé ou non en cet instant, il n’a qu’à dégager du temps libre dès maintenant (et dégager quelqu’un au besoin, si jamais il n’est pas seul). Il faut qu’on parle et il faut que je m’assure qu’il a changé l’horrible agencement et choix de tableaux sur ses murs. Mais oui, nous devons parler, de tableaux mais pas seulement. En réalité, il est sans doute mon dernier espoir mais je ne me risquerai pas à le lui préciser. Il est ce genre de personnage de film dont tout le monde anticipe déjà qu’il tournera mal si on a le malheur de lui donner trop de pouvoir entre les mains. James Weatherton en a déjà bien assez naturellement.



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James Weatherton
James Weatherton
le gant de velours
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SURNOM : Birdie le surnomme Dracula, il est vrai qu'il ne prend pas souvent le soleil.
STATUT : il s'insinue constamment dans ses pensées. lui, sa plus grande faiblesse.
MÉTIER : styliste et directeur artistique d'une maison de haute couture, Weatherton.
LOGEMENT : #40 Latimer Road, une maison de caractère à Logan City. son chat réserve en général un accueil chaleureux (non) à ses visiteurs.
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POSTS : 2137 POINTS : 1385

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : australien par son père, canadien par sa mère › compte les personnes dont il est vraiment proche sur les doigts d'une main mais ne donne pas sa confiance à la légère › son compagnon est mort trois ans plus tôt dans un accident de moto, il vit depuis un deuil silencieux › peu enclin à montrer ce qu'il ressent, il s'est forgé une carapace dont il est difficile de venir à bout › les femmes le fascinent et lui inspirent la majeure partie de ses créations › plus souvent fourré dans son atelier que n'importe où ailleurs › se sent seul mais préférerait se faire couper une jambe que de l'admettre.
RPs EN COURS :
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jarchie #12 (fb) & #13i think i'm drowning, asphyxiated. i wanna break this spell that you've created. you're something beautiful, a contradiction. i wanna play the game, i want the friction. you will be the death of me.

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weathertini #1everyone has to feel loneliness, are we the ones who create this? i can steal the pain in your heart. i steal in the running night. i swim in the lakes of tears on your face. be the only sound in silence and let me be your voice forever.

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weatherburryremember those walls i built? well, baby they're tumbling down. and they didn't even put up a fight, they didn't even make a sound. i found a way to let you in, but i never really had a doubt. standing in the light of your halo, i got my angel now.

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weatherton (pré-liens libres)fashion should be a form of escapism, and not a form of imprisonment. - Alexander McQueen


(10/08) lou #2raphael #2birthday party (halston #2 & eddie #2)archie #12 (fb 2007)shiloh #2madison #2ginasaddieaudenarchie #13

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AVATAR : cody fern.
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Message(#) Sujet: Re: (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te EmptyLun 8 Nov 2021 - 18:55



il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te.

Son téléphone sonnait dans le vide depuis plusieurs minutes, et James n'avait même pas besoin d'en scruter l'écran pour savoir très exactement qui était au bout du fil. Il n'y avait que son père pour oser l'appeler à cette heure, peut être parce qu'il présumait – à raison, c'est vrai – que son fils n'oserait pas insulter copieusement ni raccrocher au nez de l'unique parent aimant et responsable sur qui il ait jamais vraiment pu compter. C'était précisément la raison pour laquelle il ne décrocherait pas, réfléchissant déjà à l'excuse qu'il lui servirait demain matin lorsque son père serait doublement remonté contre lui. Doublement, oui, parce qu'il y avait pour une fois une meilleure raison à cet appel que le besoin compulsif de Norman Weatherton de s'assurer que son fils n'avait pas l'intention de passer toute la nuit éveillé à peaufiner ses derniers croquis – ce qu'il n'avait fait qu'un nombre très raisonnable de fois, dirait James. Car s'il pensait pouvoir annuler son rendez-vous avec son nouvel avocat sans que son père n'en sache rien, c'était mal connaître les ressources dont disposaient l'homme d'affaires – et sa détermination. Mais c'était aussi oublier qu'il était celui qui fait des pieds et des mains pour lui dégoter ce rendez-vous et s'était probablement endetté d'une partie d'une golf au beau milieu des négociations, le connaissant. Son père tout craché. Et tant pis si James lui avait répété des dizaines de fois que tout ça était bien vain puisqu'il n'avait toujours aucune envie de porter plainte contre les voyous qui l'avaient agressé quatre mois plus tôt et à cause de qui il avait terminé à l’hôpital. C'était à ses yeux une affaire classée et sur laquelle il n'avait pas le moindre désir de s'étendre, surtout alors qu'il était jusqu'ici parvenu à amoindrir son impact sur sa carrière et sa réputation. Son dernier défilé parisien avait rencontré le succès mais ça n'aurait peut être pas été le cas si tout le milieu avait su qu'on l'avait tabassé et laissé inconscient en pleine rue. Tout le monde n'aurait parlé que de ça et sa nouvelle collection, elle, serait passée inaperçue pendant qu'on l'aurait scruté et placé au cœur de toutes les discussions. James avait une image à préserver et ça n'était pas sans raison s'il s'était remis au travail dès que les médecins l'avaient jugé en état, ne voyant à partir de là aucune raison pour s'attarder sur un épisode qui ne constituait pas vraiment sa plus grande fierté. Non, vraiment, il ne voulait plus y penser.

S'il était rare qu'il quitte l'atelier et retrouve le confort de sa demeure à peine sa journée officiellement terminée, il avait donc ce soir une bonne raison de ne pas risquer de croiser son père sur le parking – et pas seulement parce qu'il jouait suffisamment avec ses nerfs le reste du temps pour que ce dernier puisse un jour être tenté de l'écraser. Une bonne raison, aussi, de dédier sa soirée à faire exactement ce qu'il aurait fait s'il était resté au bureau, à ceci près que son chat serait sûrement plus heureux de lui tenir compagnie que sa jeune assistante, qu'il malmenait peut être légèrement pour ses débuts à Weatherton et qui savait au moins maintenant où elle avait mis les pieds. Le nez plongé dans des esquisses qu'il peaufinerait jusqu'au milieu de la nuit avant de leur trouver les pires défauts demain à son réveil, James s'était servi un verre de vin dont il avait déjà vidé les trois quarts. Organisé et méthodique à l'atelier, il s'autorisait une plus grande liberté de création lorsqu'il n'avait aucune apprentie à qui donner le meilleur exemple : il s'évertuerait toujours de paraître infaillible mais était prêt à reconnaître que lui aussi avait parfois besoin d'un stimulant pour produire de quoi asseoir sa réputation. Et il suffisait de le connaître pour ne pas s'étonner qu'il ait choisi la compagnie d'une bouteille hors de prix – la seule qui lui ait toujours été parfaitement fidèle, après tout. Les autres, eux, n'avaient fait qu'aller et venir dans sa vie et réchauffer sa carapace de glace pour mieux l'abandonner à son sort à chaque fois qu'il avait été tenté de baisser sa garde. Qu'ils aient délibérément choisi de partir, de s'amuser des sentiments qu'ils faisaient naître en lui ou lui aient été arrachés par un sombre coup du destin, le constat était chaque fois le même : les gens finissaient par vous décevoir, mais le vin lui jamais.

Une pensée qui aurait presque pu annoncer la visite qui suivit, alors que James n'attendait personne à cette heure et surtout pas le retour d'un fantôme de son passé.  “Ciao bella.” S'il aurait pu reconnaître sa voix entre mille, c'est surtout le timbre arrogant de celle-ci qui lui fit un instant rouler des yeux d'un air pourtant amusé : Auden Williams n'avait pas changé, et pas seulement pour ce qui était de lui souffler des mots d'italien au moment les plus impromptus. James ne nierait pas que ça avait un certain charme à l'époque – tout comme le peintre, lui, n'en avait il est vrai jamais manqué – mais s'il y avait bien une chose qu'il avait apprise à son contact c'est qu'il valait toujours mieux se méfier lorsqu'Auden débarquait à votre porte avec un sourire jusqu'aux oreilles et le regard de quelqu'un qui ne venait pas vous rendre visite par hasard. « Ça alors, un revenant. » Et sans doute pouvait-il s'estimer heureux qu'il ait daigné utiliser l'interphone au lieu de son propre numéro de téléphone – le connaissait-il seulement encore ? Ou l'avait-il effacé des années en arrière, lorsqu'il avait tout aussi lâchement disparu du paysage ? Des questions qui resteraient sans doute en suspend, James ne comptant pas donner à son ancien amant la satisfaction de voir combien l'arrêt abrupt de leur liaison l'avait poussé à se questionner à l'époque. “Je me suis dit que j’avais peut-être une chance de te trouver ici passé vingt deux heures.” Bien sûr, personne mieux qu'Auden ne pouvait probablement mieux comprendre qu'il ait plus urgent à faire que de dormir ou profiter de sa soirée en ville. Ils étaient des artistes, et la passion ne se reposait jamais. “Je pourrais ajouter que j’espère ne pas te déranger mais c’est faux. Faut qu’on parle.” Décidément fidèle à lui-même, Auden se décidait brusquement à réapparaitre et se figurait qu'il pouvait exiger une discussion. Soupirant, James songea qu'il aurait de toute façon tout le mal du monde à s'en débarrasser. « Et je pourrais te faire remarquer que ce n'est pas une heure décente pour s'inviter chez quelqu'un, mais on sait tous les deux que tu t'en moques. » De ça comme de beaucoup d'autres choses, mais ça n'était pas un trait de son caractère qu'il irait lui reprocher alors qu'il considérait le partager avec l'italien à bien des niveaux. Auden et lui s'étaient toujours beaucoup ressemblés et ça n'avait fait que rendre les choses un peu plus plaisantes et amusantes à l'époque. Le blond, lui, avait toujours posé sur le peintre un regard aussi admiratif que séduit. « Alors reste pas dehors. De toute façon mon amant du soir est attaché aux barreaux du lit, il ira nulle part. » Et sur ce trait d'humour à peine ironique compte tenu du vrai programme de sa soirée et du fait qu'il la passait bel et bien seul, James déverrouilla le portail et gagna la porte d'entrée pour y attendre l'italien tandis qu'il remontait l'allée. Bras croisés sur le torse, il le dévisagea sans montrer d'émotion. « Je suppose que c'est pas juste une visite de courtoisie alors vas-y, dis-moi ce qui t'amène. » Puisqu'ils devaient parler et qu'il n'était sûrement pas venu discuter politique et météo. Surtout après tout ce temps. « Et pour quelle raison tu t'es subitement souvenu de mon adresse alors que tu semblais l'avoir oublié jusqu'ici. » Et il y a quatre ans, lorsqu'il avait fait une brève mais intense apparition dans sa vie et n'avait rien trouvé de mieux à faire que de couper court à leur liaison lorsque James commençait malgré lui à s'habituer à sa présence. Peut être pas au point d'avoir un jour cru qu'ils pourraient partager davantage que de longues nuits charnelles et de toutes aussi longues discussions autour de leur art, mais suffisamment pour lui en avoir voulu, oui. Qu'il soit prêt ou non à le reconnaître aujourd'hui ne changeait rien à cet état de fait. Après Alessandro, Auden était après tout le premier à lui avoir fait ressentir autre chose qu'une souffrance abyssale et probablement que s'il avait su que cette parenthèse se refermerait brusquement, il en aurait profité davantage.



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Message(#) Sujet: Re: (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te EmptyMar 9 Nov 2021 - 16:15



Ciao bella, est ce que c’est vraiment là tout ce à quoi j’ai pu penser, après des années de silence qu’un sourire en coin de ma part - qu’il ne voit sûrement même pas - n’aura rien pour excuser ? Déjà, je ne sais pas si James rêve de mettre fin à mes jours en m’empoisonnant, me découpant en petits morceaux ou en me décapitant. J’imagine que cela dépendra du temps qu’il a devant lui et du degré de souffrance qu’il veut m’infliger. « Ça alors, un revenant. » Et c’est quand les choses commencent comme ça que je peux déjà anticiper toute l’amertume qu’il s’efforcera de me cracher au visage tout au long de la soirée ; parce que oui, je compte bien rentrer et ne pas déjà repartir, quoique James en pense. Si je n’avais pas un tel ego et une certaine habitude à me dessiner comme maître absolu et sans contexte de toutes choses, je pourrais sans doute avouer qu’il a raison de me faire un accueil en demi-teinte. Pourtant, ce n’est bien sûr pas le cas et je me retiens de tout commentaire du genre, souhaitant attendre un peu avant de réellement me montrer cinglant à son égard. Il a un peu trop mon avenir entre ses mains pour que je ne joue avec le feu. “A peine en avance pour Halloween.” Comme quoi, même moi je suis capable de me montrer un tant soit peu raisonnable lorsque la situation l’impose. En attendant, je comble les vides et lui fait rapidement comprendre, sans le moindre doute possible, que ma venue chez lui n’a rien à voir avec le fruit du hasard ni même une quelconque envie de renouer avec le passé - bien que cette dernière idée n’ait rien pour me déranger. « Et je pourrais te faire remarquer que ce n'est pas une heure décente pour s'inviter chez quelqu'un, mais on sait tous les deux que tu t'en moques. » Je m’en moque autant qu’il s’en serait moqué, lui aussi, si les rôles avaient été échangés. Nous sommes faits du même bois mais cela ne l’empêche pas de moquer mon attitude, trop semblable à la sienne pour qu’il ne tente plus que de l’ironie à mon égard. “Ça t’avait jamais dérangé, jusque-là.” Je chante donc, n’ayant aucun remord à utiliser nos souvenirs communs pour parvenir à mes fins ce soir. Après tout, mes mots n’ont rien d’un mensonge et je ne compte plus les fois où je suis venue chez lui bien trop tard pour cela n’ait quoi que ce soit de décent, tout ça pour qu’il en fasse de même dans ma propre maison. Nos ressemblances ont leurs limites et si j’aurais été capable de nier en bloc une chose par simple plaisir de contradiction, je doute sérieusement qu’il s’adonnera au même jeu ce soir. Pas avec moi. Pas sur ce sujet bien précis. De toute façon, son emploi du temps consiste un peu trop à rester dans les bureaux de Weatherton pour que j’ai le moindre créneau “d’heure décente” à laquelle venir chez lui. Et non, comme je l’ai déjà dit, je ne m’abaisserai pas à passer par une quelconque assistante et à avoir mon nom noté dans un agenda. Comme il l’a très bien dit lui-même, je me moque de toute façon éperdument de l’heure à laquelle je viens sonner chez lui. Il ne dort pas assez pour qu’il y ait le moindre risque que je le réveille - et quand bien même, on en revient toujours au même point: je m’en moque.

Me balançant d’un pied à l’autre, j’en viens à douter l’espace d’une seconde qu’il puisse réellement m’ouvrir. Et honnêtement, je ne me vois pas escalader les murs, parce que James aurait clairement été capable d’adopter un Doberman ou bien un Malinois de compagnie pour venir botter le cul des gens tels que moi. Sans façon, je me contente de souffler de soulagement lorsqu’un bruit familier m’annonce le déverrouillage de la grille. « Alors reste pas dehors. De toute façon mon amant du soir est attaché aux barreaux du lit, il ira nulle part. » Mains dans les poches et dos droit, je ne me fais pas prier pour remonter l’allée aussitôt, mon regard fixant déjà la porte d’entrée. Sa silhouette s’en détache rapidement, éternellement la même. Si je suis un fantôme à ses yeux, ce soir, lui est un véritable vampire immunisé contre les effets du temps (et détestant les humains) (et vivant la nuit). Arrivé à sa hauteur, je laisse mon regard dériver sur sa silhouette l’espace d’une simple seconde, m’assurant qu’il s’agit toujours de lui, en chair et en os. Un sourire à peine perceptible prend place sur mon visage, je le cache en décidant seul d’entrer à l’intérieur de sa maison, ne lui accordant pas plus d’attention alors que je passe à ses côtés. “J’espère que ton amant est aussi bâillonné, ça m’agaçerait vraiment d’être dérangé.” J’annonce, sur le même ton qu’il m’avait faussement annoncé son existence, il y a de ça quelques secondes. Si mon regard ne se porte plus sur James, il scrute pourtant chaque recoin de sa demeure, jouant au jeu des sept différences, critiquant sans mal l’ajout de certaines pièces de décoration.

« Je suppose que c'est pas juste une visite de courtoisie alors vas-y, dis-moi ce qui t'amène. »
Je t’ai connu plus accueillant, James.

« Et pour quelle raison tu t'es subitement souvenu de mon adresse alors que tu semblais l'avoir oublié jusqu'ici. » Cette fois-ci, il regagne aussitôt mon attention et plus aucun meuble ne m’intéresse le moins du monde. Désormais tous deux éclairés par la lumière du salon, je reporte mon regard sur loin, un sourire amusé au coin des lèvres. Celui-ci, je ne cherche pas le moins du monde à le lui cacher. “Alors c’est ça ? Tu m’en veux parce que j’ai arrêté de te donner de l’attention ?” Des dizaines de variantes se sont bousculées dans mon esprit, certaines faisant de lui ‘le centre de mon attention’ alors que j’estime qu’il ne l’a jamais été. Il est un esprit intelligent, un artiste qui mérite qu’on s’intéresse à son travail et un être humain aussi détestable que je peux l’être, mais certainement pas le centre de quoi que ce soit. Preuve en est, j’ai été capable de tourner la page et passer à autre chose et je ne doute pas un seul instant qu’il en a fait de même, derrière son numéro de garçon éploré. Si je continue de lui faire face, attendant sérieusement une réponse de sa part, il existe pourtant une part de moi qui refuse de déjà aborder ce sujet avec lui. Nous le ferons peut-être un jour, et à ce moment-là je me montrerai franc avec lui, mais en attendant je ne perds pas de vue la raison de ma visite ici. Je n’ai jamais été du genre nostalgique et je suis pas con au point de croire que le passé peut être réparé. Si les choses prennent fin, c’est qu’il y a une raison. Toujours. “Peu importe. J’ai vu ton défilé, à Paris. C’était pas mauvais. Pour des habits, je veux dire.” Il sait ce que je pense de son milieu, il sait à quel point je trouve que son talent est gâché à ainsi être utilisé pour tenter de rendre acceptables des bouts de tissus. Il pourrait créer de bien plus belles choses, si seulement il le voulait, si seulement il n’était pas autant occupé à prouver qu’il mérite sa place dans l’entreprise. Ces mots sont sûrement les meilleurs compliments qu’il aura entendu de ma part, pourtant. “Et j’ai pensé à y apporter mes idées. Une collaboration, en somme.Pourquoi ne pas l’avoir proposé avant, Auden ? Parce que le travail n’a pas à être mêlé à des sentiments, jamais, et qu’à le lui proposer je sais que nous y aurions tous les deux perdu. Désormais, il a évolué de son côté et moi du mien, alors je peux me permettre de lui soumettre la proposition les yeux dans les yeux, plus sérieux que jamais, déjà prêt à occuper son bureau de mes propres dessins et idées dès que j’aurai son go.J’ai apporté mes crayons.” Pas mes esquisses, pas mes idées non plus. J’ai essayé, mais rien n’a réussi à sortir de mon esprit pour être posé sur papier. Je sais avoir besoin de cette collaboration pour retrouver le chemin de la peinture et de l’art en général mais je sais aussi avoir besoin de l’accord oral et définitif de James pour cela, ne pouvant accepter de possiblement poser sur papier des créations qui ne verront pas le jour.



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James Weatherton
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Message(#) Sujet: Re: (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te EmptyJeu 18 Nov 2021 - 7:50



il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te.

Auden Williams était donc en vie et non pas coulé dans du béton quelque part en ville. La nouvelle aurait certainement pu réjouir James si cette visite surprise ne se chargeait pas de lui rappeler que l'italien n'avait même pas daigné lui servir la moindre explication lorsqu'il avait coupé tout contact, des années plus tôt. Si au moins James avait eu l'occasion de lui lancer un vase à la figure ce jour-là, probablement qu'il se serait senti beaucoup mieux. Peu importe.A peine en avance pour Halloween.” Mais à peine en retard pour les trois Halloween précédents. Un commentaire que James veillerait cependant à garder pour lui, et pas uniquement parce qu'il avait toujours accordé bien peu d'importance à ce genre de fêtes. S'il est vrai que ce manoir avait toujours eu un coté lugubre et que son propriétaire y vivait comme un vampire qu'on voyait sortir de chez lui au petit matin pour ne rentrer qu'à la tombée de la nuit, les enfants du voisinage, eux, avaient appris à passer leur chemin. « J'ai pas de friandises mais je devrais pouvoir trouver un peu de mort aux rats au fond d'un placard. » La ligne de ses lèvres s'étira légèrement sans qu'Auden ne puisse directement en être témoin, et James songea que ce qui en aurait fait fuir d'autres ne lui donnerait probablement envie que de s'inviter davantage. Le peintre avait toujours été le dernier à juger son apparente froideur et sa capacité à faire une impression souvent mitigée à toute personne croisant sa route, parce qu'ils étaient faits du même bois et que c'était précisément en ça qu'il s'était toujours autant retrouvé en lui. Les années avaient beau eu passer et lui avoir réalisé qu'il n'était rien de plus qu'une distraction de courte durée pour le peintre, il leur suffisait aujourd'hui d'échanger trois mots à travers un interphone pour comprendre que certaines choses n'étaient pas vouées à changer. Qu'eux, en l’occurrence, ne changeraient jamais. “Ça t’avait jamais dérangé, jusque-là.Touché. C'est vrai, quelques années en arrière l'heure tardive n'aurait pas le moins du monde découragé James d'inviter Auden à finir la soirée chez lui. Parce qu'il se sentait seul et éprouvait l'urgent besoin de combler un vide que rien d'autre au monde ne semblait pouvoir compenser. C'était ça son excuse, sans doute. Ça, la raison pour laquelle chaque soirée passée avec le peintre lui donnait l'impression d'une bouffée d'air frais après une trop longue apnée. Que n'aurait-il pas donné pour en savourer une seule de plus. Finalement, pareil au plaisir que pouvait procurer le goût de la nicotine sur les lèvres, ce petit jeu était devenu un peu trop addictif et lui, sans doute, un peu trop dépendant. Parce qu'aussi fugaces avaient été ces moments, il y repensait avec bien trop de rancœur au fond du ventre pour prétendre qu'aucun d'eux n'avait compté. Autant de raisons pour lesquelles il se contenta de marmonner, sans un mot de plus.

Si une part de lui hésita à le laisser dehors, une autre ne put complètement s'y résoudre. Auden aurait vite fait de camper devant son portail jusqu'à ce qu'il daigne ouvrir, ameutant tout le voisinage au passage. Et puis, il avait daigné faire le déplacement après plusieurs années sans même l'honorer d'un coup de téléphone, James mentirait s'il prétendait que sa curiosité n'était pas suffisamment piquée pour qu'il veuille au moins entendre ce qu'il avait à dire. La silhouette du peintre s'engouffra bientôt à l'intérieur de sa demeure, remplissant l'entrée d'un parfum un peu trop familier tandis que les yeux du blond le suivaient silencieusement. “J’espère que ton amant est aussi bâillonné, ça m’agaçerait vraiment d’être dérangé.” Ah oui, cette histoire d'amant. Une belle connerie qui n'avait pour but que de cacher une solitude de toute évidence un peu trop marquée. Après tout, le seul homme à avoir touché sa peau depuis lui envoyait des signaux brouillés chaque fois que le créateur avait le malheur de s'en rapprocher. A croire que la simplicité l'avait fui le jour où il avait enterré son premier amour, qui ne s'était pas contenté d'emporter avec lui le peu de couleurs et de lumière qui régissaient autrefois sa vie. « S'il sait ce qui est bon pour lui, il se taira. » Il le saurait tout du moins s'il était bien réel, mais ça n'était qu'un détail accessoire et qui n'avait aucun besoin d'être formulé tout haut. Quand bien même il y aurait eu quelqu'un pour l'attendre dans sa chambre, Auden n'en aurait de toute façon eu que faire. Quel que soit le motif de sa venue, il n'aurait pas sonné à sa porte s'il comptait se contenter d'une visite en coup de vent. De plus, il lui avait sans doute suffi d'un seul coup d’œil pour noter qu'en réalité, il n'interrompait rien. Si ce n'est James dans un de ses élans créatifs. “Je t’ai connu plus accueillant, James.” Sans aucun doute, des années en arrière ce n'est pas à un accueil glacial qu'Auden aurait été confronté, mais ce soir les bras qui si souvent s'étaient enroulés autour du cou de l'italien restaient croisés sur le torse de James. « Je pensais que tu avais l'habitude d'être accueilli chez les gens avec un lance-pierre. Ça devrait pas trop te changer. » Il releva en lui décochant un bref regard. C'était loin d'être une mauvaise chose aux yeux d'un homme qui n'avait lui-même pas l'habitude de laisser aux autres une chaleureuse première impression. S'il est vrai qu'il avait fait office d'exception à la règle et s'était souvent montré plus accueillant avec lui qu'avec bien d'autres, sa fierté en avait pris un coup lorsqu'il avait disparu et Auden était le mieux placé pour savoir qu'elle avait toujours été démesurée.

Pour autant, ce n'était pas le moment de ressasser le passé. James ne voyait que de mauvaises raisons de s'étendre sur un sujet bien trop périlleux pour qu'il s'y aventure d'entrée de jeu. “Alors c’est ça ? Tu m’en veux parce que j’ai arrêté de te donner de l’attention ?” Bien sûr qu'il lui en voulait, James avait été habitué dès son plus jeune âge à ce que ses moindres envies soient réalisées – l'avantage d'être fils unique, dirons-nous. Si ses relations avec les hommes avaient toujours eu un coté tragique – pour ne pas dire que l'un était mort et les autres tous plus difficiles à suivre les uns que les autres – il avait acquis à l'âge adulte une certaine dextérité pour obtenir d'eux tout ce qu'il voulait et s'était même parfois montré assez inatteignable pour leur causer de faux espoirs avec un certain amusement. Ici, pourtant, il n'était pas celui qui avait sonné la fin de la partie. « Tu penses peut être que je peux pas en trouver ailleurs ? » Cette fois il se tourna complètement vers Auden, son regard planté dans le sien alors que plusieurs mètres les séparaient. C'était encore la réponse la plus sûre qu'il puisse donner et une part de lui brûlait de savoir ce que l'italien oserait répondre. “Peu importe. J’ai vu ton défilé, à Paris. C’était pas mauvais. Pour des habits, je veux dire.” Bien qu'à peine perceptible, la surprise se lut sans doute l'espace d'un instant sur le visage de James. Il n'était pas sans savoir quelle aversion avait toujours eu Auden pour le milieu de la mode, lequel n'avait jamais été digne à ses yeux de rivaliser avec la peinture. Il était donc la dernière personne qu'il imaginait se tenir au courant de son actualité, quand bien même son ego s'en trouvait inévitablement flatté. « Si j'avais su que tu t'infligerais ça, je t'aurais moi-même envoyé une invitation. » Il était peu probable qu'Auden ait fait le déplacement jusqu'à Paris, cela dit, auquel cas il n'aurait sûrement pas raté l'occasion de faire une apparition remarquée à l'issue du défilé. “Et j’ai pensé à y apporter mes idées. Une collaboration, en somme.” Oh. C'était donc ça, la raison de sa venue. Au fond ça avait tout de logique, le travail étant la seule chose qui aurait plausiblement pu le conduire à sonner à sa porte ce soir. Intrigué, James devait reconnaître qu'il avait subitement envie de connaître la suite. Qu'est-ce qui pouvait bien avoir germé dans l'esprit du peintre pour qu'il soit venu le trouver, lui ? « Tu voudrais collaborer à une collection de vêtements, toi ? Je pensais que c'était contraire à ta religion. » Celle qui voulait qu'il ait toujours posé un regard critique sur la mode, justement. Le revirement avait de quoi surprendre même un homme comme lui. “J’ai apporté mes crayons.” Ses crayons, pas ses dessins. Auden n'avait peut être pas voulu trop s'avancer avant même de savoir s'il daignerait lui ouvrir la porte et James ne pourrait pas lui reprocher d'avoir gardé quelques réserves. Lui-même n'était pas encore sûr de lui ouvrir, il y a encore une poignée de minutes. Tout ce qu'il espérait c'était de ne pas avoir à le regretter. « En général on vient me voir avec du concret, mais je suppose que ça devrait pas me surprendre que tu fasses rien comme tout le monde. » Une lueur de malice éclaira brièvement son regard clair tandis que James aligna quelques pas en direction du séjour. Récupérant le verre de vin qu'il avait abandonné à son sort sur une commode, il le porta à ses lèvres avant de faire de nouveau face au peintre. « Cela dit, j'admets que tu as piqué ma curiosité. » Suffisamment en tout cas pour qu'il soit prêt à baisser les armes et à écouter en détail ce qu'il avait à dire. Ce qui était déjà beaucoup quand on le connaissait autant qu'Auden. « Puisque tu es là et qu'on sait tous les deux que tu repartiras pas avant de m'avoir parlé de tes idées, on peut passer au salon pour en discuter. » A défaut d'être un hôte chaleureux, il lui éviterait au moins de rester planté au milieu de l'entrée. « Je te propose pas un verre de vin. » Si du vin aurait été plus propice à accueillir l'idée d'une hypothétique collaboration, James n'était pas sans savoir qu'Auden ne buvait quasiment jamais. C'était l'une des choses qui l'avaient même toujours fasciné chez lui, qu'il soit capable d'un tel self-control dans certaines situations et d'un tel lâcher prise dans d'autres. Un paradoxe amusant pour un homme décidément en marge du reste. « Dommage, il est italien. » Le vin, s'entend. Et c'était un gage de qualité avéré, tout comme il ne porterait que des costumes estampillés italiens s'il ne les réalisait pas lui-même pour les revêtir ensuite, et avec tout autant de précision et de savoir-faire. « Quant au tour du propriétaire, on a depuis longtemps dépassé ce stade. » Il lui intima donc de le suivre jusqu'au salon et s'installa sur l'un des canapés après avoir rangé quelques dessins qui traînaient là. Ça n'était pas comme si Auden découvrait cet endroit pour la première fois, il avait sans doute vu cette maison sous toutes ses coutures et saurait voir que peu de choses y avaient changé.



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Auden Williams
Auden Williams
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ÂGE : 40 ans. (25/12/1980)
SURNOM : A troqué 'Dieu' pour 'papa' lorsqu'il s'adresse à Sloan, histoire d'être certain que ce soit bien son premier mot.
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MÉTIER : Artiste qui ne crée plus rien depuis des mois, il préfère se voiler la face et se dire qu'il aura à nouveau l'idée du siècle demain.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Italo-américain, regroupe les défauts de chaque pays ☼ Handicapé sentimental ☼ Ne vit que pour l’art, sous toutes ses formes ☼ Ne boit pas, ne fume pas ☼ Ambidextre ☼ A reçu un enseignement religieux et passe son temps à l’outrepasser ☼ Père de Damon (2000) et Sloan (2020) ☼ Peur des hauteurs, claustrophobie ☼ Un poil misanthrope ☼ Tatoué ☼ Incapable de rester en place ☼ (trop) Rancunier, s'exprime par les poings au lieu des mots ☼ La vérité, c'est que Ginny lui a brisé le coeur (et lui son omoplate)
RPs EN COURS : (08)marius #4léo #11giovanni #3cesar #2james #1angus #3otto #2eliana (fb 1999)



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famiglia › i will take the blow for you and i've had recurring nightmares that i was loved for who i am, but missed the opportunity to be a better man.

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eliana › io c'ho vent'anni e non mi frega un cazzo. c'ho zero da dimostrarvi. non sono come voi che date l'anima al denaro dagli occhi di chi è puro siete soltanto codardi. e anche se ho solo vent'anni dovrò correre, per me.

RPs TERMINÉS : (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te 25dxp5w4

cf. fiche de liens
AVATAR : Louis Garrel
CRÉDITS : frenchandfurious (avatar) › harley (gif) › loonywaltz (ub)
DC : Charlie, Lily, Swann & Rhett
PSEUDO : Kaelice
Femme (elle)
INSCRIT LE : 29/05/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t24284-auden-canicule-en-ete-mamie-va-y-passer https://www.30yearsstillyoung.com/t37070- https://www.30yearsstillyoung.com/t24386-auden-williams https://www.30yearsstillyoung.com/t24554-auden-williams

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Message(#) Sujet: Re: (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te EmptyJeu 18 Nov 2021 - 14:50



« J'ai pas de friandises mais je devrais pouvoir trouver un peu de mort aux rats au fond d'un placard. » Il est charmant, James. Il l’a toujours été, en réalité, au point où on parle toujours de lui en tant que ‘ce charmant James Weatherton’ et tous ceux qui oseraient dire le contraire ne sont que de vulgaires menteurs. Après tout, je ne vois décemment pas quels autres adjectifs pourraient lui être associés, si ce ne sont peut-être des synonymes de ce dernier. Accueillant, charmant, chaleureux, voilà toujours la façon dont je l’ai vu. Oh, peut-être que ça a quelque chose à voir avec le fait que sa chambre est la pièce que je connais le mieux dans toute sa demeure. Chaleureux, cela lui convient un peu plus que charmant, en réalité, bien que ce soit une facette indéniable de sa personnalité (et de ses traits, surtout), et j’y repense avec un sourire aux lèvres alors qu’il est encore occupé à m’en vouloir comme un vulgaire adolescent au coeur brisé. Comme s’il en avait un, de cœur. Les grands artistes ne perdent pas de temps avec ce genre de futilités, tout comme nous ne perdons pas non plus de temps à avoir des amis. “Je reconnais ta bonté d’âme.” Bla, bla, bla. Ce ne sont que des mots pour patienter alors que je supporte bien mal qu’un stupide portail se dresse entre lui et moi, aussi peu que je n’accepte pas d’attendre qu’il daigne vouloir appuyer sur un interrupteur pour me laisser remonter l’allée. Dans le temps, le processus se voulait bien moins long. Dans le temps, je venais aussi avec un objectif différent.

La seule chose qui ne change pas, c’est le sourire arrogant qui trouve place sur mes lèvres lorsque je me dresse sur le pas de la porte, ne m’y attardant pourtant pas pas bien longtemps. Mes yeux s’assurent rapidement qu’il a toujours deux bras, deux jambes et deux yeux éternellement clairs ; le reste m’importe peu, tant qu’effectivement son amant inventé ne risque pas de ne nous déranger. « S'il sait ce qui est bon pour lui, il se taira. » Ma tête dodeline à peine lorsque mes yeux se reposent déjà sur lui un bref instant. Nous n’avons pas de mal à tomber d’accord et voilà au moins une chose qui ne change pas, peu importe l’année. Une part de moi s’amuse qu’il ait trouvé nécessaire de s’inventer un amant, une autre part voudrait déjà lui annoncer que nous ne jouons plus dans la même cour à en juger par mon alliance. En faisant ça, pourtant, je deviendrais tout autant un menteur que lui. Ce n’est pas cette idée qui me rebute, mais bien le fait d’avoir à enrober une réalité dans laquelle je n’apprécie pas vivre. « Je pensais que tu avais l'habitude d'être accueilli chez les gens avec un lance-pierre. Ça devrait pas trop te changer. » Il ne se contente pas de penser, James, il sait. Il a eu le droit à des confessions, il a tout vu et vécu de ses propres yeux aussi. Beaucoup pourraient se plaindre qu’il triche et moi je trouve que c’est amusant d’observer à quel point les liens entre humains changent rapidement. “T’es sûrement le seul à continuer de me laisser entrer, lance-pierres ou non.” Peu de personnes à l’ego abîmé et au cœur brisé osent encore faire ce genre de choses, bien souvent anxieuses à l’idée que l’histoire se répète. Et je ne peux pas leur en vouloir, elles ont bien raison.

Je ressens le besoin de venir confirmer mon hypothèse, ce qui passe invariablement par une question railleuse et un ton hautain. Tu m’en veux parce que j’ai arrêté de te donner de l’attention ? C’est égoïste de lui demander une telle chose, surtout alors qu’il ne faut pas avoir le moindre diplôme ni même capacité à lire en autrui pour connaître la réponse. « Tu penses peut être que je peux pas en trouver ailleurs ? » Oh, James. Une langue de vipère mais un cœur fait de tout sauf de pierre. “Comment se porte l’amant bâillonné ?” Il pourrait trouver de l’attention n’importe où, mais personne ne pourrait le satisfaire autant que je m’appliquais à le faire. Il ne peut pas se contenter de ce que le commun des mortels a à lui offrir, il le sait tout autant que moi et seul son ego l’empêche de l’admettre. Mon regard n’hésite pas un seul instant à soutenir le sien, fait de cette éternelle teinte que je n’arrive pas à associer à quoi que ce soit d’existant. Il a posé une question à laquelle je ne pouvais que lui donner une mauvaise réponse, c’est un couteau planté en plein cœur qu’il a lui-même placé avec précision contre son torse. Et si je n’avais pas un but précis en venant ici ce soir, je me serais parfaitement appliqué à lui prouver tout ce qu’il a manqué ces dernières années autant que toutes les sortes d’attentions qu’il a pu un jour recevoir de ma part.

Mais peu importe. Je ne suis pas venu ici pour discuter avec lui, encore moins pour ressasser un passé révolu. C’est ce que font les fillettes dans leurs journaux intimes et je suis trop occupé à penser à l’avenir pour donner plus d’attentions à de telles choses. La transition n’est pas recherchée, je ne fais pas dans la finesse: c’est son domaine. Pour le moment, je me contente encore de lui annoncer que son travail a pu évoluer et que ce n’était, ma foi, pas si atroce que ça que d’observer son défilé parisien. Je passe outre sa surprise, décidant de me concentrer uniquement sur ce qui importe. « Si j'avais su que tu t'infligerais ça, je t'aurais moi-même envoyé une invitation. » Et si j’avais voulu aller voir le défilé à Paris, je me serais effectivement procuré une invitation au premier rang. Comme il s’en doute sûrement, ce n’était pas mon souhait, et je reste encore évasif sur mes raisons. “Je ne voyage plus jusqu’à nouvel ordre, garde ta générosité.” Sloan supporte mal l’avion et il est tout simplement hors de question que je le laisse sous la garde de mon frère plus que quelques heures. Ce qui est aussi hors de question, c’est qu’il soit un sujet de discussion entre nous, pour le moment encore. « Tu voudrais collaborer à une collection de vêtements, toi ? Je pensais que c'était contraire à ta religion. » A cela je n’ai rien à redire, pour une fois. La mode ne me passionne pas et c’est justement la raison pour laquelle je ne me suis jamais immiscé de trop dans son univers. J’apportais mon regard de peintre, mon avis, mais jamais rien de plus. Maintenant, pourtant, la donne vient de changer et si mettre un pied dans son monde est tout ce dont j’ai besoin pour mieux retrouver le mien, alors je suis prêt à tenter l’expérience. “Tu penses mal, James, alors arrête de prendre cette initiative.” Ma réponse se veut plus abrupte que prévue, bien moins amusée que toutes celles que j’avais pu avoir jusque-là aussi. Il sait que je ne joue plus dès qu’il touche une corde sensible et le moment n’est pas encore venu de lui expliquer les choses telles qu’elles sont. Il y a de toute façon fort à parier qu’il ne viendra jamais.

J’annonce avoir mes crayons, quelques mots qui auraient pu sortir de la bouche d’un enfant. Il comprendra ce que ça veut dire, tout comme il saura que le temps des petites discussions prend déjà fin. Ma priorité est et a toujours été l’art, même sous sa forme la plus primitive qu’est la mode. « En général on vient me voir avec du concret, mais je suppose que ça devrait pas me surprendre que tu fasses rien comme tout le monde. » Sa malice m’aide à calmer mes nerfs pour une seconde au moins. “En général, personne ne vient te voir en portant le nom d’Auden Williams.” Je suis différent du reste de l’humanité sous bien des aspects, si ce n’est peut-être tous. James n’a pas besoin de davantage de précisions à ce sujet, il a suffisamment d’expérience. Je l’observe retrouver son verre de vin, éternelle habitude qui semble toujours faire partie de sa vie. Le contraire m’aurait étonné. « Cela dit, j'admets que tu as piqué ma curiosité. » Si tel n’avait pas été le cas, je l’aurais su au moment où il m’aurait fermé la porte au nez et où je n’aurais pas pu me sauver d’une quelconque façon. Je sais qu’il a changé, depuis le temps, tout comme j’anticipe déjà qu’il serait bien plus difficile de le faire succomber une seconde fois.

« Puisque tu es là et qu'on sait tous les deux que tu repartiras pas avant de m'avoir parlé de tes idées, on peut passer au salon pour en discuter. » J’hoche la tête, mes idées m’accordant enfin avec les siennes. J’aurais pu proposer qu’on en parle dans sa chambre, mais il ne faudrait pas venir troubler la quiétude de son amant. J’espère pour lui qu’il a décidé de faire une sieste parce que je vais réclamer l’attention de James pendant bien longtemps encore. « Je te propose pas un verre de vin. » Non, toujours pas, quoi que j’ai tendance à être à nouveau penché sur la bouteille désormais. Je ne boirai pas par pur plaisir de le contredire, pourtant. « Dommage, il est italien. » Amusés, mes yeux remontent brièvement dans les siens. Il est le premier à se plaindre d’avoir été abandonné et le premier à jouer avec le feu aussi. “Je prendrai un café.” La nuit sera longue, si jamais il ne l’avait pas déjà compris. Mon sourire s’étire à peine, fier d’un rien. “Comme d’habitude.” Noir, sans sucre. Il a l’habitude, il saura quoi faire. Peu importe à quel point il pourra tenter de se convaincre que je ne suis personne à ses yeux, je prendrai plaisir à lui prouver le contraire. « Quant au tour du propriétaire, on a depuis longtemps dépassé ce stade. » - “Evidemment.” Je l’observe ranger ses croquis, laissant mes prunelles s’attarder quelques instants sur les dessins que je juge intéressants, nouveaux, qualitatifs. Il les dépose sur un coin de la table et je les ramène entre mes mains juste ensuite, retrouvant ma place à même le tapis. Même pour dessiner, je n’ai jamais su faire les choses comme tout le monde, et le faire en étant assis sur un fauteuil ou un canapé a tout pour me donner la nausée. “J’ai entendu dire que Weatherton a dessiné la robe de mariée de la future Williams. Nos deux noms sont éternellement liés, il faut croire.” Mes yeux cherchaient lesdits dessins mais ils sont sûrement soigneusement rangés ailleurs. Dommage, j’aurais au moins pu me faire une idée de la robe de Megan, puisque je ne compte pas me rendre à son mariage et celui de mon fils. Finalement, je ne sais que gagner du temps pour ne pas dépasser le stade où je lui donne mes idées pour qu’on se concentre sur la réalisation. C’est cette deuxième partie qui me pose justement problème. “Tu comprends bien que je ne te propose pas une simple collaboration, pas vrai ? Je veux que les créations soient présentées au prochain défilé Haute Couture à Paris.” A la prochaine Fashion Week, pour être précis, laquelle aura lieu dans trois mois à peine. J’ai besoin de challenge, de deadlines, de nombreuses heures à passer sur des dessins tard le soir et tout autant de temps à hurler sur des sous-fifres incompétents. “Je ferai quelque chose de grandiose et plus personne n’ignorera qui est la maison Weatherton.” C’est une promesse, une de celles que je ne briserai jamais.



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