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 (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te

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Auden Williams
Auden Williams
le complexe de Dieu
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ÂGE : 40 ans. (25/12/1980)
SURNOM : A troqué 'Dieu' pour 'papa' lorsqu'il s'adresse à Sloan, histoire d'être certain que ce soit bien son premier mot.
STATUT : Officiellement, il est marié. Officieusement, allez vous faire foutre.
MÉTIER : Il crève d'envie de peindre de nouveau depuis que son état de santé l'en empêche. Le meilleur peintre d'Australie reprend du poil de la bête.
LOGEMENT : #517, Bayside, son ombre prend la forme d'un Léo quelque peu étouffant.
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POSTS : 14301 POINTS : 255

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Italo-américain, regroupe les défauts de chaque pays › Handicapé sentimental › Ne vit que pour l’art, sous toutes ses formes › Ne boit pas, ne fume pas › Ambidextre › A reçu un enseignement religieux et passe son temps à l’outrepasser › Père de Damon (2000) et Sloan (2020) › Peur des hauteurs, claustrophobie › Un poil misanthrope › Tatoué › Incapable de rester en place › (trop) Rancunier, s'exprime par les poings au lieu des mots › N'a aimé qu'une seule femme, elle lui a brisé le coeur (et lui la clavicule) › A toujours fui les hommes qu'il commençait à apprécier de trop
RPs EN COURS : (10)marius #4giovanni #3cesar #2saül #22ezra #9damon #10basilereeseeliana #2james #2


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famiglia › i will take the blow for you and i've had recurring nightmares that i was loved for who i am, but missed the opportunity to be a better man.

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williagni › io c'ho vent'anni e non mi frega un cazzo. c'ho zero da dimostrarvi. non sono come voi che date l'anima al denaro dagli occhi di chi è puro siete soltanto codardi. e anche se ho solo vent'anni dovrò correre, per me.

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willton › io, ho scritto pagine e pagine, ho visto sale poi lacrime. questi uomini in macchina non scalare le rapide. scritto sopra una lapide 'in casa mia non c'è dio'. del vento senti l'ebrezza con ali in cera alla schiena.

RPs EN ATTENTE : otto #3

RPs TERMINÉS : (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te 25dxp5w4

cf. fiche de liens
AVATAR : Louis Garrel
CRÉDITS : malificient (avatar) › harley (gif profil, williams & willton) › loonywaltz (ub)
DC : Charlie, Lily, Swann & Rhett
PSEUDO : Kaelice
Femme (elle)
INSCRIT LE : 29/05/2019
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Message(#) Sujet: (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te EmptyMar 26 Oct - 20:20



Mes mains tremblent sans que cela ne soit dû au manque d’une drogue ou à la peur - ah, ah, quelle idée, la peur. Mes mains tremblent simplement parce qu’elles n’ont pas tenu un pinceau entre les mains depuis bien trop longtemps ou alors si, d’accord, j’ai déjà essayé pendant des soirées entières de le garder entre les doigts, face à une toile, en priant un Dieu en qui je ne crois pas pour que cela suffise à me donner de l’inspiration. La pâleur de ladite toile prouve bien que cela n’a pas été le cas, et il en est de même des dessins ou de toute autre forme d’art qui ne prend absolument pas vie. Peu importe le lieu, peu importe la matière, peu importe le moment de la journée. Rien n’y fait. Ce n’est pas un mal qui peut se soigner d’un claquement de doigts, et c’est encore moins quelque chose que je compte dévoiler à mon entourage ni même au reste du monde. Je me débrouille seul, comme toujours, et je trouverai des solutions seul, comme toujours. Ce n’est pas une fin en soit, ce n’est qu’une période de ma vie qui me donnera plus d’imagination encore pour le futur.

Un lieu comme un autre, un amant comme un autre. Léo permet de limiter la casse, mais il ne me donne pas la moindre inspiration. Du moins, il ne m’en donne plus. Dessiner les traits de son visage suffisait à me rendre heureux, dans le temps, mais aujourd’hui ce n’est plus du tout ce que je désire de lui. Il va et vient comme si cela avait toujours été son rôle, je ne me mêle pas de son mariage et il a arrêté de questionner le mien. J’imagine que, aussi étrange que cela puisse paraître, chacun y trouve son compte. A la seule différence que, comme je le disais, il ne peut pas subvenir à tous mes besoins et répondre à toutes mes envies. J’ai besoin de dessiner, de créer, de faire quelque chose. L’année passée, c’est un poignet brisé qui m’en avait empêché. K.O. technique contre lequel je me suis battu, la douleur étant éternellement reléguée au second plan. Contre le manque de goût, d’idées, d’envie, ça je ne peux rien. Et j’aurais été le premier à me moquer du premier artiste à qui ce serait arrivé, pourtant, raison pour laquelle ce secret en reste un. James lui-même n’a pas à le savoir ; un amant comme un autre, comme je disais. Et, enfin, mon doigt qui en vient à appuyer sur l’interrupteur de la sonnette.

J’aurais pu passer par sa secrétaire directement dans les bureaux de Weatherton, mais suivre le chemin imposé par les lois de la société serait bien mal me connaître. Si je veux voir James, je vais directement chez lui, et ce n’est pas un privilège que j’ai gagné après l’avoir vu nu. Cela n’a même rien à voir avec tout ceci mais habitude oblige, j’aime faire revenir en mémoire ce genre de souvenirs lorsque je retrouve de vieilles connaissances, cela a toujours un quelque chose d’amusant. Avec lui, pourtant, je ne pourrais pas lui mentir au point de lui faire croire qu’il n’a toujours été question que d’aspect charnel de la chose. Il est un artiste avant toutes choses et c’est bien là ce qui m’a fait m’intéresser à lui. L’artistique prône toujours sur l’humain, et si le reste du monde pouvait penser dans cet ordre alors ils arrêteraient de tomber amoureux devant la moindre bouche en cœur. Si son esprit d’artiste est ce qui m’a un jour rapproché de lui, c’est exactement ce que je viens rechercher aujourd’hui. Je connais sa renommée, je connais son travail et, par-dessus tout, je connais son talent. Bien que je moque souvent la facilité héréditaire avec laquelle il a gagné son poste, je ne peux pas nier qu’il mérite aujourd’hui sa couronne. La mode est une forme d’art barbare, certes, mais la sienne vaut au moins un coup d'œil. Pas au point d’assister à l’entièreté de ses défilés mais disons que j’arrive à faire des efforts. “Ciao bella.” Je rigole et nargue d’un sourire faux contre le microphone allumé de l’interrupteur. Dieu sait pourquoi je lui parlais italien, à l’époque. Je suis certain que son niveau est toujours le même depuis le temps, c’est-à-dire qu’il ne comprend pas les moindres mots s’échappant de ma bouche dès qu’ils ne sont pas ‘ciao bella’, justement. Ou peut-être que si, j’ai des souvenirs d’insultes apprises lors de nuits interminables. “Je me suis dit que j’avais peut-être une chance de te trouver ici passé vingt deux heures.” Parce que les jours fériés, les week-ends, les vacances et encore moins les heures de travail n’ont la moindre signification pour nous. Le travail, c’est sept jours sur sept et vingt quatre heures sur vingt quatre. Le trouver chez lui relève du miracle. “Je pourrais ajouter que j’espère ne pas te déranger mais c’est faux. Faut qu’on parle.” Qu’il soit occupé ou non en cet instant, il n’a qu’à dégager du temps libre dès maintenant (et dégager quelqu’un au besoin, si jamais il n’est pas seul). Il faut qu’on parle et il faut que je m’assure qu’il a changé l’horrible agencement et choix de tableaux sur ses murs. Mais oui, nous devons parler, de tableaux mais pas seulement. En réalité, il est sans doute mon dernier espoir mais je ne me risquerai pas à le lui préciser. Il est ce genre de personnage de film dont tout le monde anticipe déjà qu’il tournera mal si on a le malheur de lui donner trop de pouvoir entre les mains. James Weatherton en a déjà bien assez naturellement.



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Dernière édition par Auden Williams le Mer 12 Jan - 23:27, édité 1 fois
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James Weatherton
James Weatherton
le gant de velours
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(james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te 7vHkInU ÂGE : trente-et-un ans (17/08/90)
SURNOM : Birdie le surnomme Dracula, il est vrai qu'il ne prend pas souvent le soleil.
STATUT : il s'insinue constamment dans ses pensées. lui, sa plus grande faiblesse.
MÉTIER : styliste et directeur artistique d'une maison de haute couture, Weatherton.
LOGEMENT : #40 Latimer Road, une maison de caractère à Logan City. son chat réserve en général un accueil chaleureux (non) à ses visiteurs.
(james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te 2743
POSTS : 2374 POINTS : 1180

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : australien par son père, canadien par sa mère › compte les personnes dont il est vraiment proche sur les doigts d'une main mais ne donne pas sa confiance à la légère › son compagnon est mort trois ans plus tôt dans un accident de moto, il vit depuis un deuil silencieux › peu enclin à montrer ce qu'il ressent, il s'est forgé une carapace dont il est difficile de venir à bout › les femmes le fascinent et lui inspirent la majeure partie de ses créations › plus souvent fourré dans son atelier que n'importe où ailleurs › se sent seul mais préférerait se faire couper une jambe que de l'admettre.
RPs EN COURS :
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jarchie #12 & #13i think i'm drowning, asphyxiated. i wanna break this spell that you've created. you're something beautiful, a contradiction. i wanna play the game, i want the friction. you will be the death of me.

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gina (scénario libre)everyone has to feel loneliness, are we the ones who create this? i can steal the pain in your heart. i steal in the running night. i swim in the lakes of tears on your face. be the only sound in silence and let me be your voice forever.

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willton #2faces in the crowd will smile again and the devil may cry at the end of the night. they will parade upon your victory, you'll put a smile upon their faces. the world will be yours for the taking, the story you birth will be ageless. just learn to love pain and be patient.

(james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te Omzv
weatherburryremember those walls i built? well, baby they're tumbling down. and they didn't even put up a fight, they didn't even make a sound. i found a way to let you in, but i never really had a doubt. standing in the light of your halo, i got my angel now.

(james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te CGMzpgAG_o
weatherton (pré-liens libres)fashion should be a form of escapism, and not a form of imprisonment. - Alexander McQueen


(09/08) archie #12 (fb 2007)shiloh #2madison #2saddiearchie #13mabelauden #2swann (ua gnogni ft. bébou) › diana

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RPs EN ATTENTE : itziar #2 › halston #3 › lou #3 › eliana
RPs TERMINÉS : (2021) archie #4archie #6archie #7shiloh #1archie #8event open houseraphael #1archie #9 & mad #1archie #10channing #1mila #1eddie #1 & gabrielle #1archie #11lou #2raphael #2birthday party (halston #2 & eddie #2)auden #1

(2020) archie #1archie #3itziar #1 (secret santa)lou #1birdie #1

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(ua slasher) eddie #3michaelaauden #2


(james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te 4tta

AVATAR : cody fern.
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PSEUDO : nairobi, charlotte.
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INSCRIT LE : 26/11/2020
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Message(#) Sujet: Re: (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te EmptyLun 8 Nov - 19:55



il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te.

Son téléphone sonnait dans le vide depuis plusieurs minutes, et James n'avait même pas besoin d'en scruter l'écran pour savoir très exactement qui était au bout du fil. Il n'y avait que son père pour oser l'appeler à cette heure, peut être parce qu'il présumait – à raison, c'est vrai – que son fils n'oserait pas insulter copieusement ni raccrocher au nez de l'unique parent aimant et responsable sur qui il ait jamais vraiment pu compter. C'était précisément la raison pour laquelle il ne décrocherait pas, réfléchissant déjà à l'excuse qu'il lui servirait demain matin lorsque son père serait doublement remonté contre lui. Doublement, oui, parce qu'il y avait pour une fois une meilleure raison à cet appel que le besoin compulsif de Norman Weatherton de s'assurer que son fils n'avait pas l'intention de passer toute la nuit éveillé à peaufiner ses derniers croquis – ce qu'il n'avait fait qu'un nombre très raisonnable de fois, dirait James. Car s'il pensait pouvoir annuler son rendez-vous avec son nouvel avocat sans que son père n'en sache rien, c'était mal connaître les ressources dont disposaient l'homme d'affaires – et sa détermination. Mais c'était aussi oublier qu'il était celui qui fait des pieds et des mains pour lui dégoter ce rendez-vous et s'était probablement endetté d'une partie d'une golf au beau milieu des négociations, le connaissant. Son père tout craché. Et tant pis si James lui avait répété des dizaines de fois que tout ça était bien vain puisqu'il n'avait toujours aucune envie de porter plainte contre les voyous qui l'avaient agressé quatre mois plus tôt et à cause de qui il avait terminé à l’hôpital. C'était à ses yeux une affaire classée et sur laquelle il n'avait pas le moindre désir de s'étendre, surtout alors qu'il était jusqu'ici parvenu à amoindrir son impact sur sa carrière et sa réputation. Son dernier défilé parisien avait rencontré le succès mais ça n'aurait peut être pas été le cas si tout le milieu avait su qu'on l'avait tabassé et laissé inconscient en pleine rue. Tout le monde n'aurait parlé que de ça et sa nouvelle collection, elle, serait passée inaperçue pendant qu'on l'aurait scruté et placé au cœur de toutes les discussions. James avait une image à préserver et ça n'était pas sans raison s'il s'était remis au travail dès que les médecins l'avaient jugé en état, ne voyant à partir de là aucune raison pour s'attarder sur un épisode qui ne constituait pas vraiment sa plus grande fierté. Non, vraiment, il ne voulait plus y penser.

S'il était rare qu'il quitte l'atelier et retrouve le confort de sa demeure à peine sa journée officiellement terminée, il avait donc ce soir une bonne raison de ne pas risquer de croiser son père sur le parking – et pas seulement parce qu'il jouait suffisamment avec ses nerfs le reste du temps pour que ce dernier puisse un jour être tenté de l'écraser. Une bonne raison, aussi, de dédier sa soirée à faire exactement ce qu'il aurait fait s'il était resté au bureau, à ceci près que son chat serait sûrement plus heureux de lui tenir compagnie que sa jeune assistante, qu'il malmenait peut être légèrement pour ses débuts à Weatherton et qui savait au moins maintenant où elle avait mis les pieds. Le nez plongé dans des esquisses qu'il peaufinerait jusqu'au milieu de la nuit avant de leur trouver les pires défauts demain à son réveil, James s'était servi un verre de vin dont il avait déjà vidé les trois quarts. Organisé et méthodique à l'atelier, il s'autorisait une plus grande liberté de création lorsqu'il n'avait aucune apprentie à qui donner le meilleur exemple : il s'évertuerait toujours de paraître infaillible mais était prêt à reconnaître que lui aussi avait parfois besoin d'un stimulant pour produire de quoi asseoir sa réputation. Et il suffisait de le connaître pour ne pas s'étonner qu'il ait choisi la compagnie d'une bouteille hors de prix – la seule qui lui ait toujours été parfaitement fidèle, après tout. Les autres, eux, n'avaient fait qu'aller et venir dans sa vie et réchauffer sa carapace de glace pour mieux l'abandonner à son sort à chaque fois qu'il avait été tenté de baisser sa garde. Qu'ils aient délibérément choisi de partir, de s'amuser des sentiments qu'ils faisaient naître en lui ou lui aient été arrachés par un sombre coup du destin, le constat était chaque fois le même : les gens finissaient par vous décevoir, mais le vin lui jamais.

Une pensée qui aurait presque pu annoncer la visite qui suivit, alors que James n'attendait personne à cette heure et surtout pas le retour d'un fantôme de son passé.  “Ciao bella.” S'il aurait pu reconnaître sa voix entre mille, c'est surtout le timbre arrogant de celle-ci qui lui fit un instant rouler des yeux d'un air pourtant amusé : Auden Williams n'avait pas changé, et pas seulement pour ce qui était de lui souffler des mots d'italien au moment les plus impromptus. James ne nierait pas que ça avait un certain charme à l'époque – tout comme le peintre, lui, n'en avait il est vrai jamais manqué – mais s'il y avait bien une chose qu'il avait apprise à son contact c'est qu'il valait toujours mieux se méfier lorsqu'Auden débarquait à votre porte avec un sourire jusqu'aux oreilles et le regard de quelqu'un qui ne venait pas vous rendre visite par hasard. « Ça alors, un revenant. » Et sans doute pouvait-il s'estimer heureux qu'il ait daigné utiliser l'interphone au lieu de son propre numéro de téléphone – le connaissait-il seulement encore ? Ou l'avait-il effacé des années en arrière, lorsqu'il avait tout aussi lâchement disparu du paysage ? Des questions qui resteraient sans doute en suspend, James ne comptant pas donner à son ancien amant la satisfaction de voir combien l'arrêt abrupt de leur liaison l'avait poussé à se questionner à l'époque. “Je me suis dit que j’avais peut-être une chance de te trouver ici passé vingt deux heures.” Bien sûr, personne mieux qu'Auden ne pouvait probablement mieux comprendre qu'il ait plus urgent à faire que de dormir ou profiter de sa soirée en ville. Ils étaient des artistes, et la passion ne se reposait jamais. “Je pourrais ajouter que j’espère ne pas te déranger mais c’est faux. Faut qu’on parle.” Décidément fidèle à lui-même, Auden se décidait brusquement à réapparaitre et se figurait qu'il pouvait exiger une discussion. Soupirant, James songea qu'il aurait de toute façon tout le mal du monde à s'en débarrasser. « Et je pourrais te faire remarquer que ce n'est pas une heure décente pour s'inviter chez quelqu'un, mais on sait tous les deux que tu t'en moques. » De ça comme de beaucoup d'autres choses, mais ça n'était pas un trait de son caractère qu'il irait lui reprocher alors qu'il considérait le partager avec l'italien à bien des niveaux. Auden et lui s'étaient toujours beaucoup ressemblés et ça n'avait fait que rendre les choses un peu plus plaisantes et amusantes à l'époque. Le blond, lui, avait toujours posé sur le peintre un regard aussi admiratif que séduit. « Alors reste pas dehors. De toute façon mon amant du soir est attaché aux barreaux du lit, il ira nulle part. » Et sur ce trait d'humour à peine ironique compte tenu du vrai programme de sa soirée et du fait qu'il la passait bel et bien seul, James déverrouilla le portail et gagna la porte d'entrée pour y attendre l'italien tandis qu'il remontait l'allée. Bras croisés sur le torse, il le dévisagea sans montrer d'émotion. « Je suppose que c'est pas juste une visite de courtoisie alors vas-y, dis-moi ce qui t'amène. » Puisqu'ils devaient parler et qu'il n'était sûrement pas venu discuter politique et météo. Surtout après tout ce temps. « Et pour quelle raison tu t'es subitement souvenu de mon adresse alors que tu semblais l'avoir oublié jusqu'ici. » Et il y a quatre ans, lorsqu'il avait fait une brève mais intense apparition dans sa vie et n'avait rien trouvé de mieux à faire que de couper court à leur liaison lorsque James commençait malgré lui à s'habituer à sa présence. Peut être pas au point d'avoir un jour cru qu'ils pourraient partager davantage que de longues nuits charnelles et de toutes aussi longues discussions autour de leur art, mais suffisamment pour lui en avoir voulu, oui. Qu'il soit prêt ou non à le reconnaître aujourd'hui ne changeait rien à cet état de fait. Après Alessandro, Auden était après tout le premier à lui avoir fait ressentir autre chose qu'une souffrance abyssale et probablement que s'il avait su que cette parenthèse se refermerait brusquement, il en aurait profité davantage.



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Message(#) Sujet: Re: (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te EmptyMar 9 Nov - 17:15



Ciao bella, est ce que c’est vraiment là tout ce à quoi j’ai pu penser, après des années de silence qu’un sourire en coin de ma part - qu’il ne voit sûrement même pas - n’aura rien pour excuser ? Déjà, je ne sais pas si James rêve de mettre fin à mes jours en m’empoisonnant, me découpant en petits morceaux ou en me décapitant. J’imagine que cela dépendra du temps qu’il a devant lui et du degré de souffrance qu’il veut m’infliger. « Ça alors, un revenant. » Et c’est quand les choses commencent comme ça que je peux déjà anticiper toute l’amertume qu’il s’efforcera de me cracher au visage tout au long de la soirée ; parce que oui, je compte bien rentrer et ne pas déjà repartir, quoique James en pense. Si je n’avais pas un tel ego et une certaine habitude à me dessiner comme maître absolu et sans contexte de toutes choses, je pourrais sans doute avouer qu’il a raison de me faire un accueil en demi-teinte. Pourtant, ce n’est bien sûr pas le cas et je me retiens de tout commentaire du genre, souhaitant attendre un peu avant de réellement me montrer cinglant à son égard. Il a un peu trop mon avenir entre ses mains pour que je ne joue avec le feu. “A peine en avance pour Halloween.” Comme quoi, même moi je suis capable de me montrer un tant soit peu raisonnable lorsque la situation l’impose. En attendant, je comble les vides et lui fait rapidement comprendre, sans le moindre doute possible, que ma venue chez lui n’a rien à voir avec le fruit du hasard ni même une quelconque envie de renouer avec le passé - bien que cette dernière idée n’ait rien pour me déranger. « Et je pourrais te faire remarquer que ce n'est pas une heure décente pour s'inviter chez quelqu'un, mais on sait tous les deux que tu t'en moques. » Je m’en moque autant qu’il s’en serait moqué, lui aussi, si les rôles avaient été échangés. Nous sommes faits du même bois mais cela ne l’empêche pas de moquer mon attitude, trop semblable à la sienne pour qu’il ne tente plus que de l’ironie à mon égard. “Ça t’avait jamais dérangé, jusque-là.” Je chante donc, n’ayant aucun remord à utiliser nos souvenirs communs pour parvenir à mes fins ce soir. Après tout, mes mots n’ont rien d’un mensonge et je ne compte plus les fois où je suis venue chez lui bien trop tard pour cela n’ait quoi que ce soit de décent, tout ça pour qu’il en fasse de même dans ma propre maison. Nos ressemblances ont leurs limites et si j’aurais été capable de nier en bloc une chose par simple plaisir de contradiction, je doute sérieusement qu’il s’adonnera au même jeu ce soir. Pas avec moi. Pas sur ce sujet bien précis. De toute façon, son emploi du temps consiste un peu trop à rester dans les bureaux de Weatherton pour que j’ai le moindre créneau “d’heure décente” à laquelle venir chez lui. Et non, comme je l’ai déjà dit, je ne m’abaisserai pas à passer par une quelconque assistante et à avoir mon nom noté dans un agenda. Comme il l’a très bien dit lui-même, je me moque de toute façon éperdument de l’heure à laquelle je viens sonner chez lui. Il ne dort pas assez pour qu’il y ait le moindre risque que je le réveille - et quand bien même, on en revient toujours au même point: je m’en moque.

Me balançant d’un pied à l’autre, j’en viens à douter l’espace d’une seconde qu’il puisse réellement m’ouvrir. Et honnêtement, je ne me vois pas escalader les murs, parce que James aurait clairement été capable d’adopter un Doberman ou bien un Malinois de compagnie pour venir botter le cul des gens tels que moi. Sans façon, je me contente de souffler de soulagement lorsqu’un bruit familier m’annonce le déverrouillage de la grille. « Alors reste pas dehors. De toute façon mon amant du soir est attaché aux barreaux du lit, il ira nulle part. » Mains dans les poches et dos droit, je ne me fais pas prier pour remonter l’allée aussitôt, mon regard fixant déjà la porte d’entrée. Sa silhouette s’en détache rapidement, éternellement la même. Si je suis un fantôme à ses yeux, ce soir, lui est un véritable vampire immunisé contre les effets du temps (et détestant les humains) (et vivant la nuit). Arrivé à sa hauteur, je laisse mon regard dériver sur sa silhouette l’espace d’une simple seconde, m’assurant qu’il s’agit toujours de lui, en chair et en os. Un sourire à peine perceptible prend place sur mon visage, je le cache en décidant seul d’entrer à l’intérieur de sa maison, ne lui accordant pas plus d’attention alors que je passe à ses côtés. “J’espère que ton amant est aussi bâillonné, ça m’agaçerait vraiment d’être dérangé.” J’annonce, sur le même ton qu’il m’avait faussement annoncé son existence, il y a de ça quelques secondes. Si mon regard ne se porte plus sur James, il scrute pourtant chaque recoin de sa demeure, jouant au jeu des sept différences, critiquant sans mal l’ajout de certaines pièces de décoration.

« Je suppose que c'est pas juste une visite de courtoisie alors vas-y, dis-moi ce qui t'amène. »
Je t’ai connu plus accueillant, James.

« Et pour quelle raison tu t'es subitement souvenu de mon adresse alors que tu semblais l'avoir oublié jusqu'ici. » Cette fois-ci, il regagne aussitôt mon attention et plus aucun meuble ne m’intéresse le moins du monde. Désormais tous deux éclairés par la lumière du salon, je reporte mon regard sur loin, un sourire amusé au coin des lèvres. Celui-ci, je ne cherche pas le moins du monde à le lui cacher. “Alors c’est ça ? Tu m’en veux parce que j’ai arrêté de te donner de l’attention ?” Des dizaines de variantes se sont bousculées dans mon esprit, certaines faisant de lui ‘le centre de mon attention’ alors que j’estime qu’il ne l’a jamais été. Il est un esprit intelligent, un artiste qui mérite qu’on s’intéresse à son travail et un être humain aussi détestable que je peux l’être, mais certainement pas le centre de quoi que ce soit. Preuve en est, j’ai été capable de tourner la page et passer à autre chose et je ne doute pas un seul instant qu’il en a fait de même, derrière son numéro de garçon éploré. Si je continue de lui faire face, attendant sérieusement une réponse de sa part, il existe pourtant une part de moi qui refuse de déjà aborder ce sujet avec lui. Nous le ferons peut-être un jour, et à ce moment-là je me montrerai franc avec lui, mais en attendant je ne perds pas de vue la raison de ma visite ici. Je n’ai jamais été du genre nostalgique et je suis pas con au point de croire que le passé peut être réparé. Si les choses prennent fin, c’est qu’il y a une raison. Toujours. “Peu importe. J’ai vu ton défilé, à Paris. C’était pas mauvais. Pour des habits, je veux dire.” Il sait ce que je pense de son milieu, il sait à quel point je trouve que son talent est gâché à ainsi être utilisé pour tenter de rendre acceptables des bouts de tissus. Il pourrait créer de bien plus belles choses, si seulement il le voulait, si seulement il n’était pas autant occupé à prouver qu’il mérite sa place dans l’entreprise. Ces mots sont sûrement les meilleurs compliments qu’il aura entendu de ma part, pourtant. “Et j’ai pensé à y apporter mes idées. Une collaboration, en somme.Pourquoi ne pas l’avoir proposé avant, Auden ? Parce que le travail n’a pas à être mêlé à des sentiments, jamais, et qu’à le lui proposer je sais que nous y aurions tous les deux perdu. Désormais, il a évolué de son côté et moi du mien, alors je peux me permettre de lui soumettre la proposition les yeux dans les yeux, plus sérieux que jamais, déjà prêt à occuper son bureau de mes propres dessins et idées dès que j’aurai son go.J’ai apporté mes crayons.” Pas mes esquisses, pas mes idées non plus. J’ai essayé, mais rien n’a réussi à sortir de mon esprit pour être posé sur papier. Je sais avoir besoin de cette collaboration pour retrouver le chemin de la peinture et de l’art en général mais je sais aussi avoir besoin de l’accord oral et définitif de James pour cela, ne pouvant accepter de possiblement poser sur papier des créations qui ne verront pas le jour.



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James Weatherton
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MÉTIER : styliste et directeur artistique d'une maison de haute couture, Weatherton.
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Message(#) Sujet: Re: (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te EmptyJeu 18 Nov - 8:50



il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te.

Auden Williams était donc en vie et non pas coulé dans du béton quelque part en ville. La nouvelle aurait certainement pu réjouir James si cette visite surprise ne se chargeait pas de lui rappeler que l'italien n'avait même pas daigné lui servir la moindre explication lorsqu'il avait coupé tout contact, des années plus tôt. Si au moins James avait eu l'occasion de lui lancer un vase à la figure ce jour-là, probablement qu'il se serait senti beaucoup mieux. Peu importe.A peine en avance pour Halloween.” Mais à peine en retard pour les trois Halloween précédents. Un commentaire que James veillerait cependant à garder pour lui, et pas uniquement parce qu'il avait toujours accordé bien peu d'importance à ce genre de fêtes. S'il est vrai que ce manoir avait toujours eu un coté lugubre et que son propriétaire y vivait comme un vampire qu'on voyait sortir de chez lui au petit matin pour ne rentrer qu'à la tombée de la nuit, les enfants du voisinage, eux, avaient appris à passer leur chemin. « J'ai pas de friandises mais je devrais pouvoir trouver un peu de mort aux rats au fond d'un placard. » La ligne de ses lèvres s'étira légèrement sans qu'Auden ne puisse directement en être témoin, et James songea que ce qui en aurait fait fuir d'autres ne lui donnerait probablement envie que de s'inviter davantage. Le peintre avait toujours été le dernier à juger son apparente froideur et sa capacité à faire une impression souvent mitigée à toute personne croisant sa route, parce qu'ils étaient faits du même bois et que c'était précisément en ça qu'il s'était toujours autant retrouvé en lui. Les années avaient beau eu passer et lui avoir réalisé qu'il n'était rien de plus qu'une distraction de courte durée pour le peintre, il leur suffisait aujourd'hui d'échanger trois mots à travers un interphone pour comprendre que certaines choses n'étaient pas vouées à changer. Qu'eux, en l’occurrence, ne changeraient jamais. “Ça t’avait jamais dérangé, jusque-là.Touché. C'est vrai, quelques années en arrière l'heure tardive n'aurait pas le moins du monde découragé James d'inviter Auden à finir la soirée chez lui. Parce qu'il se sentait seul et éprouvait l'urgent besoin de combler un vide que rien d'autre au monde ne semblait pouvoir compenser. C'était ça son excuse, sans doute. Ça, la raison pour laquelle chaque soirée passée avec le peintre lui donnait l'impression d'une bouffée d'air frais après une trop longue apnée. Que n'aurait-il pas donné pour en savourer une seule de plus. Finalement, pareil au plaisir que pouvait procurer le goût de la nicotine sur les lèvres, ce petit jeu était devenu un peu trop addictif et lui, sans doute, un peu trop dépendant. Parce qu'aussi fugaces avaient été ces moments, il y repensait avec bien trop de rancœur au fond du ventre pour prétendre qu'aucun d'eux n'avait compté. Autant de raisons pour lesquelles il se contenta de marmonner, sans un mot de plus.

Si une part de lui hésita à le laisser dehors, une autre ne put complètement s'y résoudre. Auden aurait vite fait de camper devant son portail jusqu'à ce qu'il daigne ouvrir, ameutant tout le voisinage au passage. Et puis, il avait daigné faire le déplacement après plusieurs années sans même l'honorer d'un coup de téléphone, James mentirait s'il prétendait que sa curiosité n'était pas suffisamment piquée pour qu'il veuille au moins entendre ce qu'il avait à dire. La silhouette du peintre s'engouffra bientôt à l'intérieur de sa demeure, remplissant l'entrée d'un parfum un peu trop familier tandis que les yeux du blond le suivaient silencieusement. “J’espère que ton amant est aussi bâillonné, ça m’agaçerait vraiment d’être dérangé.” Ah oui, cette histoire d'amant. Une belle connerie qui n'avait pour but que de cacher une solitude de toute évidence un peu trop marquée. Après tout, le seul homme à avoir touché sa peau depuis lui envoyait des signaux brouillés chaque fois que le créateur avait le malheur de s'en rapprocher. A croire que la simplicité l'avait fui le jour où il avait enterré son premier amour, qui ne s'était pas contenté d'emporter avec lui le peu de couleurs et de lumière qui régissaient autrefois sa vie. « S'il sait ce qui est bon pour lui, il se taira. » Il le saurait tout du moins s'il était bien réel, mais ça n'était qu'un détail accessoire et qui n'avait aucun besoin d'être formulé tout haut. Quand bien même il y aurait eu quelqu'un pour l'attendre dans sa chambre, Auden n'en aurait de toute façon eu que faire. Quel que soit le motif de sa venue, il n'aurait pas sonné à sa porte s'il comptait se contenter d'une visite en coup de vent. De plus, il lui avait sans doute suffi d'un seul coup d’œil pour noter qu'en réalité, il n'interrompait rien. Si ce n'est James dans un de ses élans créatifs. “Je t’ai connu plus accueillant, James.” Sans aucun doute, des années en arrière ce n'est pas à un accueil glacial qu'Auden aurait été confronté, mais ce soir les bras qui si souvent s'étaient enroulés autour du cou de l'italien restaient croisés sur le torse de James. « Je pensais que tu avais l'habitude d'être accueilli chez les gens avec un lance-pierre. Ça devrait pas trop te changer. » Il releva en lui décochant un bref regard. C'était loin d'être une mauvaise chose aux yeux d'un homme qui n'avait lui-même pas l'habitude de laisser aux autres une chaleureuse première impression. S'il est vrai qu'il avait fait office d'exception à la règle et s'était souvent montré plus accueillant avec lui qu'avec bien d'autres, sa fierté en avait pris un coup lorsqu'il avait disparu et Auden était le mieux placé pour savoir qu'elle avait toujours été démesurée.

Pour autant, ce n'était pas le moment de ressasser le passé. James ne voyait que de mauvaises raisons de s'étendre sur un sujet bien trop périlleux pour qu'il s'y aventure d'entrée de jeu. “Alors c’est ça ? Tu m’en veux parce que j’ai arrêté de te donner de l’attention ?” Bien sûr qu'il lui en voulait, James avait été habitué dès son plus jeune âge à ce que ses moindres envies soient réalisées – l'avantage d'être fils unique, dirons-nous. Si ses relations avec les hommes avaient toujours eu un coté tragique – pour ne pas dire que l'un était mort et les autres tous plus difficiles à suivre les uns que les autres – il avait acquis à l'âge adulte une certaine dextérité pour obtenir d'eux tout ce qu'il voulait et s'était même parfois montré assez inatteignable pour leur causer de faux espoirs avec un certain amusement. Ici, pourtant, il n'était pas celui qui avait sonné la fin de la partie. « Tu penses peut être que je peux pas en trouver ailleurs ? » Cette fois il se tourna complètement vers Auden, son regard planté dans le sien alors que plusieurs mètres les séparaient. C'était encore la réponse la plus sûre qu'il puisse donner et une part de lui brûlait de savoir ce que l'italien oserait répondre. “Peu importe. J’ai vu ton défilé, à Paris. C’était pas mauvais. Pour des habits, je veux dire.” Bien qu'à peine perceptible, la surprise se lut sans doute l'espace d'un instant sur le visage de James. Il n'était pas sans savoir quelle aversion avait toujours eu Auden pour le milieu de la mode, lequel n'avait jamais été digne à ses yeux de rivaliser avec la peinture. Il était donc la dernière personne qu'il imaginait se tenir au courant de son actualité, quand bien même son ego s'en trouvait inévitablement flatté. « Si j'avais su que tu t'infligerais ça, je t'aurais moi-même envoyé une invitation. » Il était peu probable qu'Auden ait fait le déplacement jusqu'à Paris, cela dit, auquel cas il n'aurait sûrement pas raté l'occasion de faire une apparition remarquée à l'issue du défilé. “Et j’ai pensé à y apporter mes idées. Une collaboration, en somme.” Oh. C'était donc ça, la raison de sa venue. Au fond ça avait tout de logique, le travail étant la seule chose qui aurait plausiblement pu le conduire à sonner à sa porte ce soir. Intrigué, James devait reconnaître qu'il avait subitement envie de connaître la suite. Qu'est-ce qui pouvait bien avoir germé dans l'esprit du peintre pour qu'il soit venu le trouver, lui ? « Tu voudrais collaborer à une collection de vêtements, toi ? Je pensais que c'était contraire à ta religion. » Celle qui voulait qu'il ait toujours posé un regard critique sur la mode, justement. Le revirement avait de quoi surprendre même un homme comme lui. “J’ai apporté mes crayons.” Ses crayons, pas ses dessins. Auden n'avait peut être pas voulu trop s'avancer avant même de savoir s'il daignerait lui ouvrir la porte et James ne pourrait pas lui reprocher d'avoir gardé quelques réserves. Lui-même n'était pas encore sûr de lui ouvrir, il y a encore une poignée de minutes. Tout ce qu'il espérait c'était de ne pas avoir à le regretter. « En général on vient me voir avec du concret, mais je suppose que ça devrait pas me surprendre que tu fasses rien comme tout le monde. » Une lueur de malice éclaira brièvement son regard clair tandis que James aligna quelques pas en direction du séjour. Récupérant le verre de vin qu'il avait abandonné à son sort sur une commode, il le porta à ses lèvres avant de faire de nouveau face au peintre. « Cela dit, j'admets que tu as piqué ma curiosité. » Suffisamment en tout cas pour qu'il soit prêt à baisser les armes et à écouter en détail ce qu'il avait à dire. Ce qui était déjà beaucoup quand on le connaissait autant qu'Auden. « Puisque tu es là et qu'on sait tous les deux que tu repartiras pas avant de m'avoir parlé de tes idées, on peut passer au salon pour en discuter. » A défaut d'être un hôte chaleureux, il lui éviterait au moins de rester planté au milieu de l'entrée. « Je te propose pas un verre de vin. » Si du vin aurait été plus propice à accueillir l'idée d'une hypothétique collaboration, James n'était pas sans savoir qu'Auden ne buvait quasiment jamais. C'était l'une des choses qui l'avaient même toujours fasciné chez lui, qu'il soit capable d'un tel self-control dans certaines situations et d'un tel lâcher prise dans d'autres. Un paradoxe amusant pour un homme décidément en marge du reste. « Dommage, il est italien. » Le vin, s'entend. Et c'était un gage de qualité avéré, tout comme il ne porterait que des costumes estampillés italiens s'il ne les réalisait pas lui-même pour les revêtir ensuite, et avec tout autant de précision et de savoir-faire. « Quant au tour du propriétaire, on a depuis longtemps dépassé ce stade. » Il lui intima donc de le suivre jusqu'au salon et s'installa sur l'un des canapés après avoir rangé quelques dessins qui traînaient là. Ça n'était pas comme si Auden découvrait cet endroit pour la première fois, il avait sans doute vu cette maison sous toutes ses coutures et saurait voir que peu de choses y avaient changé.



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Auden Williams
Auden Williams
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PETIT PLUS : Italo-américain, regroupe les défauts de chaque pays › Handicapé sentimental › Ne vit que pour l’art, sous toutes ses formes › Ne boit pas, ne fume pas › Ambidextre › A reçu un enseignement religieux et passe son temps à l’outrepasser › Père de Damon (2000) et Sloan (2020) › Peur des hauteurs, claustrophobie › Un poil misanthrope › Tatoué › Incapable de rester en place › (trop) Rancunier, s'exprime par les poings au lieu des mots › N'a aimé qu'une seule femme, elle lui a brisé le coeur (et lui la clavicule) › A toujours fui les hommes qu'il commençait à apprécier de trop
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famiglia › i will take the blow for you and i've had recurring nightmares that i was loved for who i am, but missed the opportunity to be a better man.

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williagni › io c'ho vent'anni e non mi frega un cazzo. c'ho zero da dimostrarvi. non sono come voi che date l'anima al denaro dagli occhi di chi è puro siete soltanto codardi. e anche se ho solo vent'anni dovrò correre, per me.

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willton › io, ho scritto pagine e pagine, ho visto sale poi lacrime. questi uomini in macchina non scalare le rapide. scritto sopra una lapide 'in casa mia non c'è dio'. del vento senti l'ebrezza con ali in cera alla schiena.

RPs EN ATTENTE : otto #3

RPs TERMINÉS : (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te 25dxp5w4

cf. fiche de liens
AVATAR : Louis Garrel
CRÉDITS : malificient (avatar) › harley (gif profil, williams & willton) › loonywaltz (ub)
DC : Charlie, Lily, Swann & Rhett
PSEUDO : Kaelice
Femme (elle)
INSCRIT LE : 29/05/2019
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Message(#) Sujet: Re: (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te EmptyJeu 18 Nov - 15:50



« J'ai pas de friandises mais je devrais pouvoir trouver un peu de mort aux rats au fond d'un placard. » Il est charmant, James. Il l’a toujours été, en réalité, au point où on parle toujours de lui en tant que ‘ce charmant James Weatherton’ et tous ceux qui oseraient dire le contraire ne sont que de vulgaires menteurs. Après tout, je ne vois décemment pas quels autres adjectifs pourraient lui être associés, si ce ne sont peut-être des synonymes de ce dernier. Accueillant, charmant, chaleureux, voilà toujours la façon dont je l’ai vu. Oh, peut-être que ça a quelque chose à voir avec le fait que sa chambre est la pièce que je connais le mieux dans toute sa demeure. Chaleureux, cela lui convient un peu plus que charmant, en réalité, bien que ce soit une facette indéniable de sa personnalité (et de ses traits, surtout), et j’y repense avec un sourire aux lèvres alors qu’il est encore occupé à m’en vouloir comme un vulgaire adolescent au coeur brisé. Comme s’il en avait un, de cœur. Les grands artistes ne perdent pas de temps avec ce genre de futilités, tout comme nous ne perdons pas non plus de temps à avoir des amis. “Je reconnais ta bonté d’âme.” Bla, bla, bla. Ce ne sont que des mots pour patienter alors que je supporte bien mal qu’un stupide portail se dresse entre lui et moi, aussi peu que je n’accepte pas d’attendre qu’il daigne vouloir appuyer sur un interrupteur pour me laisser remonter l’allée. Dans le temps, le processus se voulait bien moins long. Dans le temps, je venais aussi avec un objectif différent.

La seule chose qui ne change pas, c’est le sourire arrogant qui trouve place sur mes lèvres lorsque je me dresse sur le pas de la porte, ne m’y attardant pourtant pas pas bien longtemps. Mes yeux s’assurent rapidement qu’il a toujours deux bras, deux jambes et deux yeux éternellement clairs ; le reste m’importe peu, tant qu’effectivement son amant inventé ne risque pas de ne nous déranger. « S'il sait ce qui est bon pour lui, il se taira. » Ma tête dodeline à peine lorsque mes yeux se reposent déjà sur lui un bref instant. Nous n’avons pas de mal à tomber d’accord et voilà au moins une chose qui ne change pas, peu importe l’année. Une part de moi s’amuse qu’il ait trouvé nécessaire de s’inventer un amant, une autre part voudrait déjà lui annoncer que nous ne jouons plus dans la même cour à en juger par mon alliance. En faisant ça, pourtant, je deviendrais tout autant un menteur que lui. Ce n’est pas cette idée qui me rebute, mais bien le fait d’avoir à enrober une réalité dans laquelle je n’apprécie pas vivre. « Je pensais que tu avais l'habitude d'être accueilli chez les gens avec un lance-pierre. Ça devrait pas trop te changer. » Il ne se contente pas de penser, James, il sait. Il a eu le droit à des confessions, il a tout vu et vécu de ses propres yeux aussi. Beaucoup pourraient se plaindre qu’il triche et moi je trouve que c’est amusant d’observer à quel point les liens entre humains changent rapidement. “T’es sûrement le seul à continuer de me laisser entrer, lance-pierres ou non.” Peu de personnes à l’ego abîmé et au cœur brisé osent encore faire ce genre de choses, bien souvent anxieuses à l’idée que l’histoire se répète. Et je ne peux pas leur en vouloir, elles ont bien raison.

Je ressens le besoin de venir confirmer mon hypothèse, ce qui passe invariablement par une question railleuse et un ton hautain. Tu m’en veux parce que j’ai arrêté de te donner de l’attention ? C’est égoïste de lui demander une telle chose, surtout alors qu’il ne faut pas avoir le moindre diplôme ni même capacité à lire en autrui pour connaître la réponse. « Tu penses peut être que je peux pas en trouver ailleurs ? » Oh, James. Une langue de vipère mais un cœur fait de tout sauf de pierre. “Comment se porte l’amant bâillonné ?” Il pourrait trouver de l’attention n’importe où, mais personne ne pourrait le satisfaire autant que je m’appliquais à le faire. Il ne peut pas se contenter de ce que le commun des mortels a à lui offrir, il le sait tout autant que moi et seul son ego l’empêche de l’admettre. Mon regard n’hésite pas un seul instant à soutenir le sien, fait de cette éternelle teinte que je n’arrive pas à associer à quoi que ce soit d’existant. Il a posé une question à laquelle je ne pouvais que lui donner une mauvaise réponse, c’est un couteau planté en plein cœur qu’il a lui-même placé avec précision contre son torse. Et si je n’avais pas un but précis en venant ici ce soir, je me serais parfaitement appliqué à lui prouver tout ce qu’il a manqué ces dernières années autant que toutes les sortes d’attentions qu’il a pu un jour recevoir de ma part.

Mais peu importe. Je ne suis pas venu ici pour discuter avec lui, encore moins pour ressasser un passé révolu. C’est ce que font les fillettes dans leurs journaux intimes et je suis trop occupé à penser à l’avenir pour donner plus d’attentions à de telles choses. La transition n’est pas recherchée, je ne fais pas dans la finesse: c’est son domaine. Pour le moment, je me contente encore de lui annoncer que son travail a pu évoluer et que ce n’était, ma foi, pas si atroce que ça que d’observer son défilé parisien. Je passe outre sa surprise, décidant de me concentrer uniquement sur ce qui importe. « Si j'avais su que tu t'infligerais ça, je t'aurais moi-même envoyé une invitation. » Et si j’avais voulu aller voir le défilé à Paris, je me serais effectivement procuré une invitation au premier rang. Comme il s’en doute sûrement, ce n’était pas mon souhait, et je reste encore évasif sur mes raisons. “Je ne voyage plus jusqu’à nouvel ordre, garde ta générosité.” Sloan supporte mal l’avion et il est tout simplement hors de question que je le laisse sous la garde de mon frère plus que quelques heures. Ce qui est aussi hors de question, c’est qu’il soit un sujet de discussion entre nous, pour le moment encore. « Tu voudrais collaborer à une collection de vêtements, toi ? Je pensais que c'était contraire à ta religion. » A cela je n’ai rien à redire, pour une fois. La mode ne me passionne pas et c’est justement la raison pour laquelle je ne me suis jamais immiscé de trop dans son univers. J’apportais mon regard de peintre, mon avis, mais jamais rien de plus. Maintenant, pourtant, la donne vient de changer et si mettre un pied dans son monde est tout ce dont j’ai besoin pour mieux retrouver le mien, alors je suis prêt à tenter l’expérience. “Tu penses mal, James, alors arrête de prendre cette initiative.” Ma réponse se veut plus abrupte que prévue, bien moins amusée que toutes celles que j’avais pu avoir jusque-là aussi. Il sait que je ne joue plus dès qu’il touche une corde sensible et le moment n’est pas encore venu de lui expliquer les choses telles qu’elles sont. Il y a de toute façon fort à parier qu’il ne viendra jamais.

J’annonce avoir mes crayons, quelques mots qui auraient pu sortir de la bouche d’un enfant. Il comprendra ce que ça veut dire, tout comme il saura que le temps des petites discussions prend déjà fin. Ma priorité est et a toujours été l’art, même sous sa forme la plus primitive qu’est la mode. « En général on vient me voir avec du concret, mais je suppose que ça devrait pas me surprendre que tu fasses rien comme tout le monde. » Sa malice m’aide à calmer mes nerfs pour une seconde au moins. “En général, personne ne vient te voir en portant le nom d’Auden Williams.” Je suis différent du reste de l’humanité sous bien des aspects, si ce n’est peut-être tous. James n’a pas besoin de davantage de précisions à ce sujet, il a suffisamment d’expérience. Je l’observe retrouver son verre de vin, éternelle habitude qui semble toujours faire partie de sa vie. Le contraire m’aurait étonné. « Cela dit, j'admets que tu as piqué ma curiosité. » Si tel n’avait pas été le cas, je l’aurais su au moment où il m’aurait fermé la porte au nez et où je n’aurais pas pu me sauver d’une quelconque façon. Je sais qu’il a changé, depuis le temps, tout comme j’anticipe déjà qu’il serait bien plus difficile de le faire succomber une seconde fois.

« Puisque tu es là et qu'on sait tous les deux que tu repartiras pas avant de m'avoir parlé de tes idées, on peut passer au salon pour en discuter. » J’hoche la tête, mes idées m’accordant enfin avec les siennes. J’aurais pu proposer qu’on en parle dans sa chambre, mais il ne faudrait pas venir troubler la quiétude de son amant. J’espère pour lui qu’il a décidé de faire une sieste parce que je vais réclamer l’attention de James pendant bien longtemps encore. « Je te propose pas un verre de vin. » Non, toujours pas, quoi que j’ai tendance à être à nouveau penché sur la bouteille désormais. Je ne boirai pas par pur plaisir de le contredire, pourtant. « Dommage, il est italien. » Amusés, mes yeux remontent brièvement dans les siens. Il est le premier à se plaindre d’avoir été abandonné et le premier à jouer avec le feu aussi. “Je prendrai un café.” La nuit sera longue, si jamais il ne l’avait pas déjà compris. Mon sourire s’étire à peine, fier d’un rien. “Comme d’habitude.” Noir, sans sucre. Il a l’habitude, il saura quoi faire. Peu importe à quel point il pourra tenter de se convaincre que je ne suis personne à ses yeux, je prendrai plaisir à lui prouver le contraire. « Quant au tour du propriétaire, on a depuis longtemps dépassé ce stade. » - “Evidemment.” Je l’observe ranger ses croquis, laissant mes prunelles s’attarder quelques instants sur les dessins que je juge intéressants, nouveaux, qualitatifs. Il les dépose sur un coin de la table et je les ramène entre mes mains juste ensuite, retrouvant ma place à même le tapis. Même pour dessiner, je n’ai jamais su faire les choses comme tout le monde, et le faire en étant assis sur un fauteuil ou un canapé a tout pour me donner la nausée. “J’ai entendu dire que Weatherton a dessiné la robe de mariée de la future Williams. Nos deux noms sont éternellement liés, il faut croire.” Mes yeux cherchaient lesdits dessins mais ils sont sûrement soigneusement rangés ailleurs. Dommage, j’aurais au moins pu me faire une idée de la robe de Megan, puisque je ne compte pas me rendre à son mariage et celui de mon fils. Finalement, je ne sais que gagner du temps pour ne pas dépasser le stade où je lui donne mes idées pour qu’on se concentre sur la réalisation. C’est cette deuxième partie qui me pose justement problème. “Tu comprends bien que je ne te propose pas une simple collaboration, pas vrai ? Je veux que les créations soient présentées au prochain défilé Haute Couture à Paris.” A la prochaine Fashion Week, pour être précis, laquelle aura lieu dans trois mois à peine. J’ai besoin de challenge, de deadlines, de nombreuses heures à passer sur des dessins tard le soir et tout autant de temps à hurler sur des sous-fifres incompétents. “Je ferai quelque chose de grandiose et plus personne n’ignorera qui est la maison Weatherton.” C’est une promesse, une de celles que je ne briserai jamais.



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jarchie #12 & #13i think i'm drowning, asphyxiated. i wanna break this spell that you've created. you're something beautiful, a contradiction. i wanna play the game, i want the friction. you will be the death of me.

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Message(#) Sujet: Re: (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te EmptySam 27 Nov - 21:04



il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te.

Il n'y avait bien qu'un homme comme Auden pour déceler le moindre sérieux ou amusement dans sa voix. Ils se connaissaient trop bien, avaient même partagé bien plus que d'innocentes conversations comme c'était le cas ce soir, et Auden pouvait se vanter d'avoir infiltré l'intimité du créateur au moment où il l'aurait probablement refusée à n'importe qui d'autre. Une part de lui avait toujours refusé de se l'avouer, par orgueil, mais quelques années en arrière c'était ces moments volés en compagnie du peintre qui avaient contribué à rallumer sa flamme intérieure. Celle qui aurait pu s'éteindre avec le décès d'Alessandro mais qui avait trouvé un autre moyen de subsister lorsque les yeux de l'italien étaient injectés de désir et qu'il n'avait besoin de rien d'autre pour se sentir exister. “Je reconnais ta bonté d’âme.” Oh, cette bonté d'âme qui lui valait de considérer l'idée de le faire entrer quand une partie de lui se satisferait presque autant de le laisser dehors. « On oublie trop souvent de la souligner. » Probablement parce qu'il ne faisait aucun effort pour se rendre plus sympathique qu'il ne l'était avec les trois quarts de ses semblables. Il suffisait de voir combien d'entre eux s'étaient bousculés à son chevet lors de son séjour à l'hôpital. Certains étaient venus lui apporter des fleurs, pour se donner bonne conscience sans doute, mais la plupart avaient savouré chaque minute de leur nouvelle liberté. Auden, lui, n'avait pas changé. Toujours doté d'une prestance que peu possédaient, même avec tous les efforts du monde, et qui était évidemment en partie due à ses gênes italiens. James avait assez glissé ses doigts dans ses boucles sombres pour le savoir, et il n'était pas naïf au point de n'avoir jamais remarqué que l'accent d'Auden ressortait toujours plus lorsqu'ils étaient tous les deux étendus dans ses draps. “T’es sûrement le seul à continuer de me laisser entrer, lance-pierres ou non.” Sur ce point il ne lui donnerait pas tort, Auden sachant sûrement dès l'instant où il avait sonné que James ne résisterait pas à l'envie de lui ouvrir, précisément parce qu'il ne se rangeait pas dans le même panier que les autres et ne saurait se satisfaire d'avoir cette conversation sans pouvoir fixer le peintre droit dans les yeux. Il y avait peut être une part de nostalgie là-dedans, le besoin de se rappeler le bon vieux temps ou d'anesthésier une rancœur qui n'en était pas véritablement une. C'était Auden, après tout, et il aurait du flairer la fin avant même le début du film.

Tout comme il aurait certainement du anticiper la question que le peintre ne manquerait pas de lui poser, peut être parce qu'il tirait un certain plaisir à avoir confirmation que oui, une part de James était ressortie frustrée de la manière dont les choses s'étaient interrompues entre eux. Capter l'attention des autres n'avait jamais été compliqué pour le blond, pourtant bien peu d'âmes en ce monde avaient su le convaincre d'abaisser ses barrières. Auden en faisait partie, et c'était ça qui avait rendu cette fin aussi amère. Comment était-il censé apprendre à offrir sa confiance quand on lui donnait continuellement des raisons de se flageller de l'avoir fait ? Offrir son cœur et perdre sa moitié n'était pas suffisant, il avait fallu qu'il s'attache malgré lui à la compagnie d'Auden. Et au final, pour le même résultat. “Comment se porte l’amant bâillonné ?Enflure. Bien sûr qu'Auden avait vu clair dans son jeu et compris dès l'instant où il avait mentionné l'existence de cet amant mystère qu'il n'existait que dans une réalité où James serait réellement du genre à le crier sur tous les toits. N'importe quelle histoire qu'il aurait pu broder restait sans doute moins sordide que de lui avouer que ces lieux restaient déserts, la plupart du temps, ou seulement habités par la silhouette du styliste qui les hantait à la nuit tombée. « Comme un charme. Tu veux lui tenir compagnie ? » Son regard soutint le sien tandis qu'une lueur malicieuse y brillait. C'était un jeu auquel ils avaient longtemps joué et James n'aurait pas pensé qu'il lui serait si facile de retrouver le naturel de leurs échanges, toujours teintés d'insolence et de provocation. C'était ce qui lui plaisait à l'époque et ce qu'il avait regretté par la suite. Un jeu qu'il avait fini par perdre, mais un jeu qui lui avait toujours provoqué un plaisir et une soif de revanche indescriptibles.

Je ne voyage plus jusqu’à nouvel ordre, garde ta générosité.” James lui lança cette fois un regard plus bref, teinté d'interrogation. Il aurait simplement pu lui dire qu'il n'avait aucune envie de se déplacer jusqu'à Paris pour se rendre à son défilé, James l'aurait cru sans même poser plus de questions. « Ne me dis pas que tu es persona non grata auprès de toutes les compagnies aériennes. T'as vraiment du leur casser les pieds. » Bien sûr qu'il avait décelé dans sa voix qu'Auden n'avait pas l'intention de s'étendre sur ses raisons, mais James ne serait pas James s'il ne s'amusait pas à titiller là où le commun des mortels percevait normalement des limites infranchissables. Il y a encore quelques années, il aurait recouru à des moyens bien différents pour tenter d'obtenir des informations, mais aucun d'eux n'incluait de rester entièrement habillé et c'était bien là qu'était tout le problème. A défaut de pouvoir ce soir se permettre de tels subterfuges, il sondait son regard comme s'il risquait d'y lire le début d'une réponse. Auden était subitement beaucoup moins joueur, presque piqué par chacune de ses remarques alors que James redécouvrait avec un certain plaisir les différentes teintes que pouvait prendre le visage du peintre en fonction de son humeur. Son regard, lui, s'était encore assombri. “Tu penses mal, James, alors arrête de prendre cette initiative.” S'il détestait qu'on lui donne des ordres, il respecterait son choix en l'honneur du temps qu'ils avaient passé ensemble et de tout le bien qu'Auden lui avait fait sans même probablement en avoir été conscient. Il lui avait évité de sombrer à une époque où bien peu de choses savaient encore le maintenir à la surface et pour ça, il gardait pour lui une estime indescriptible. Ne comptez pas sur lui pour l'avouer, cependant.

Auden venait donc avec des idées, ou tout du moins le matériel nécessaire pour les matérialiser. Il n'y avait rien que James trouve plus fascinant que d'infiltrer l'esprit de l'artiste le temps de savoir ce qu'il avait précisément en tête, mais il mentirait s'il disait avoir cru un jour qu'Auden viendrait le trouver pour lui faire une telle proposition. La mode n'avait jamais été digne d'autre chose que de lui arracher des soupirs de désintérêt, et ce n'était pourtant pas faute d'avoir parfois passé de longues heures à discuter d'art ensemble. Entre deux échanges où ils avaient encore bien mieux à faire. “En général, personne ne vient te voir en portant le nom d’Auden Williams.” Il n'avait pas tort, il recevait peu de visites aussi inattendues que la sienne et ça n'était pas uniquement parce qu'il recevait peu de visites, tout court. « Heureusement pour le reste de l'humanité, il n'en existe qu'un seul comme toi. » Le reste de l'humanité ne l'incluant donc pas, James s'étant toujours plu à penser que les hommes comme Auden Williams gagneraient à être inventés s'ils n'existaient pas. Il partageait bien trop de similitudes avec le peintre et était captivé depuis le premier instant par chaque mot acerbe qui sortait de sa bouche. Sa franchise à toute épreuve et son absence de scrupules le rendaient bien plus intéressant à ses yeux que le commun des mortels : il aurait probablement connu une adolescence bien plus épanouissante s'ils s'étaient rencontrés une dizaine d'années plus tôt. Son regard amusé retrouva finalement le sien au moment où ils passèrent au salon pour poursuivre la discussion. Pas de vin pour Auden, non, et James capitulait bien plus facilement qu'à l'époque où il n'aurait pas lâché le morceau avant de lui avoir fait abandonner ses principes le temps d'un soir. Là encore, en usant d'autre chose que de simple mots. “Je prendrai un café. Comme d’habitude.” Auden était fidèle à des habitudes que James ne connaissait que trop bien, raison pour laquelle il ne feignit même pas de s'en étonner même après plusieurs années. Ça l'avait peut être amusé le temps de quelques minutes, mais il savait tous les deux que l'italien avait passé bien trop de temps sous ce toit pour qu'il puisse avoir oublié tous les détails qui le concernaient. « Je reviens dans une minute, essaie de pas foutre le feu en mon absence. » Et c'est après lui avoir lancé un dernier regard en coin que le créateur disparut dans la cuisine adjointe au séjour. Au moins, cette fois, il était certain que le peintre n'aurait pas disparu à son retour. C'est lui qui était venu le trouver pour lui proposer une collaboration, il avait bien trop d'intérêts à rester.

Réapparaissant après deux minutes, James tendit sa tasse de café à Auden avant de se réinstaller dans le canapé. Noir, sans sucre. Ses doigts s'enroulèrent quant à eux autour de son verre de vin tandis que ceux du peintre farfouillaient parmi les dessins disposés sur sa table basse. S'il cherchait à s'assurer qu'il n'avait pas perdu la main en son absence, il n'aurait que trop de preuves que ça n'était pas le cas. “J’ai entendu dire que Weatherton a dessiné la robe de mariée de la future Williams. Nos deux noms sont éternellement liés, il faut croire.” Une idée qui lui tira un bref rictus amusé. Auden ne manquait vraiment pas de culot, voilà ce que fut sa première pensée. Mais il n'avait pas tort, quand on y réfléchissait, l'univers semblait décidé à le remettre sur sa route coûte que coûte. « Une de nos couturières s'en est personnellement occupée, en effet. La mariée et elle sont très amies, je crois. Et elle est très douée. » Le talent de Shiloh ne saurait en aucun cas être mis en doute, et James ne disait pas seulement ça parce qu'il l'avait prise son aile dès son premier jour à Weatherton puis lui avait à nouveau tendu la main à son retour. Même à lui, il lui arrivait d'être charitable. « Autrement, tu sais que je m'en serais occupé avec joie. On en parle partout comme d'un très grand mariage. » Dans tous les sens du terme, sans aucun doute, mais la Haute Société en particulier n'avait plus que ce mariage à la bouche. James ne pouvait s'empêcher d'en être secrètement admiratif : deux personnes si jeunes qui étaient amoureuses au point de vouloir s'unir devant tous leurs proches, ça forçait finalement un certain respect. Il avait accompagné suffisamment de mariées dans l'essayage de leur robe pour savoir que ces moments-là faisaient peser une immense pression sur leurs épaules. “Tu comprends bien que je ne te propose pas une simple collaboration, pas vrai ? Je veux que les créations soient présentées au prochain défilé Haute Couture à Paris.” Relevant un regard teinté d'intérêt vers celui d'Auden, il secoua la tête. « J'en attendais pas moins de toi. Et tu me vexerais si tu me pensais pas assez malin pour capitaliser sur une collaboration avec Auden Williams. » Bien sûr que c'était dans son intérêt d'en profiter et qu'il comptait faire en sorte qu'on parle de cette collaboration pour les dix prochaines années. Auden était un artiste dont il avait toujours admiré les œuvres, il mentirait s'il disait qu'il n'attraperait pas un coupe-papier bien aiguisé s'il osait lui dire après tout ça que sa proposition avait finalement tout d'une blague. “Je ferai quelque chose de grandiose et plus personne n’ignorera qui est la maison Weatherton.” James savait tout ça, l’abnégation faisait partie des nombreuses choses qu'ils avaient toujours eu en commun. « Justement, pourquoi porter précisément ton choix sur Weatherton ? » Pourquoi lui, après tout ce temps ? Sa question n'avait rien d'anodine, et il se devait de la lui poser. « Il y a beaucoup de couturiers qui t'auraient sûrement déjà baisé les pieds si tu leur avais fait ce genre de proposition. » Aucun qui ne soit aussi doué et passionné que l'était James, mais Auden aurait pu trouver de quoi donner vie à ses idées rien qu'en cherchant. « Tu n'as pas peur qu'à travailler ensemble, l'un de nous finisse par étriper l'autre ? » Une lueur amusée dans le regard, James finit par baisser les yeux sur les mains du peintre, qu'il n'observait pas seulement pour y deviner les longues heures de travail qu'elles avaient abattu. « Jolie alliance, au fait. » C'était ce détail que son regard avait noté voilà plusieurs minutes mais qu'il choisissait de ne mentionner que maintenant, son verre distraitement porté à ses lèvres tandis que ses yeux retrouvaient les siens. Qui aurait cru qu'on ferait un jour de lui un homme honnête.



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ÂGE : 40 ans. (25/12/1980)
SURNOM : A troqué 'Dieu' pour 'papa' lorsqu'il s'adresse à Sloan, histoire d'être certain que ce soit bien son premier mot.
STATUT : Officiellement, il est marié. Officieusement, allez vous faire foutre.
MÉTIER : Il crève d'envie de peindre de nouveau depuis que son état de santé l'en empêche. Le meilleur peintre d'Australie reprend du poil de la bête.
LOGEMENT : #517, Bayside, son ombre prend la forme d'un Léo quelque peu étouffant.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Italo-américain, regroupe les défauts de chaque pays › Handicapé sentimental › Ne vit que pour l’art, sous toutes ses formes › Ne boit pas, ne fume pas › Ambidextre › A reçu un enseignement religieux et passe son temps à l’outrepasser › Père de Damon (2000) et Sloan (2020) › Peur des hauteurs, claustrophobie › Un poil misanthrope › Tatoué › Incapable de rester en place › (trop) Rancunier, s'exprime par les poings au lieu des mots › N'a aimé qu'une seule femme, elle lui a brisé le coeur (et lui la clavicule) › A toujours fui les hommes qu'il commençait à apprécier de trop
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famiglia › i will take the blow for you and i've had recurring nightmares that i was loved for who i am, but missed the opportunity to be a better man.

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williagni › io c'ho vent'anni e non mi frega un cazzo. c'ho zero da dimostrarvi. non sono come voi che date l'anima al denaro dagli occhi di chi è puro siete soltanto codardi. e anche se ho solo vent'anni dovrò correre, per me.

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willton › io, ho scritto pagine e pagine, ho visto sale poi lacrime. questi uomini in macchina non scalare le rapide. scritto sopra una lapide 'in casa mia non c'è dio'. del vento senti l'ebrezza con ali in cera alla schiena.

RPs EN ATTENTE : otto #3

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cf. fiche de liens
AVATAR : Louis Garrel
CRÉDITS : malificient (avatar) › harley (gif profil, williams & willton) › loonywaltz (ub)
DC : Charlie, Lily, Swann & Rhett
PSEUDO : Kaelice
Femme (elle)
INSCRIT LE : 29/05/2019
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Message(#) Sujet: Re: (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te EmptyMer 1 Déc - 14:43



Tu sais que tu passes en taille 11 quand t'as vraiment trop merdé

Je déteste le goût de déjà vu. Recommencer les choses n’est pas dans mes habitudes et retrouver des figures du passé l’est encore moins. Pourtant, James a tout d’une Madeleine de Proust qui, ma foi, n’a rien d’horrible et bien au contraire. Ses paroles acerbes sont rassurantes, ses reproches me rappellent pourquoi mon art est ce qu’il est et ma personnalité tout autant. Il est piquant sans que ce ne soit uniquement son ego blessé qui me parle et c’est une chose que j’ai toujours apprécié chez lui ; quand bien même son incapacité à ployer le genou lors de certaines de nos disputes m’a, dans le temps, donné quelques envies de meurtre. Je suis heureux qu’il ait assez de courage et de grande gueule pour toujours dire ce qu’il pense, même face à moi. Ceux qui ne le font pas n’ont pas une durée de vie bien longue à mes côtés ; ils sont ennuyants, tous. Pas James. James est un artiste, James a un regard brillant, et James prend encore le temps de m’ouvrir la porte alors que j’ai joué avec le feu et qu’il est le seul à s’en être retrouvé brûlé. Pourtant, un remerciement m’arracherait la gueule, alors je me contente d’ironie et préfère encore souligner sa fausse bonté d’âme - dont il n’a pourtant jamais manqué à mon égard, sans que cette affirmation ait quoi que ce soit d’ironique désormais. « On oublie trop souvent de la souligner. » Et on aura qu’à dire que c’est pour remettre les choses en ordre que je suis de retour dans sa vie et son appartement, pas vrai ? C’est une réponse qui contentera tous les fans d’histoires romancées, lesquels ne tomberont que de plus haut encore lorsqu’il comprendront que ce n’est pas le genre auquel appartient la nôtre. Ce n’est qu’une collaboration, voilà tout. Une collaboration qui m’est nécessaire et une collaboration qui saura aiguiser sa curiosité et sa créativité (tout autant que sa patience). Gagnant gagnant.

Pour le moment, pourtant, il est le seul à aborder des sujets délicats. Il le sait, pourtant, qu’il ne peut pas s’en sortir indemne s’il commence déjà à évoquer cette époque révolue pendant laquelle les nuits passées seul étaient devenues bien rares. Non pas que j’en garde de mauvais souvenirs, bien au contraire, mais puisque je suis le seul à y avoir mis fin abruptement sans lui donner la moindre explication, il devrait se douter qu’elle n’arrivera pas aujourd’hui comme par miracle. Un jour je la partagerai, sans aucun doute, mais pas ce soir. Ce soir, mes priorités sont toutes autres et se trouvent à peine être parsemées de répliques amusées à son encontre. Comment se porte l’amant bâillonné ? Son faux amant bâillonné, le signe qu’il ne supporte pas aussi bien la solitude qu’il voudrait le faire croire à tout un chacun, au point où il s’invente des amants l’attendant dans le noir et n’existant qu’au travers de ses mots. L’insulte se lit dans ses yeux et les miens ne pensent pas un seul instant à se détourner de son regard. Je n’ai jamais pris la décision de tout arrêter de gaieté de cœur et si un tel aveu n’en appelait pas une infinité d’autres, j’aurais sûrement pris la peine de le partager avec lui pour alléger son cœur. Comme quoi, je ne suis pas un monstre avec tout le monde et à chaque règle ses exceptions. « Comme un charme. Tu veux lui tenir compagnie ? » Son regard brille de malice, mon visage se pare d’un sourire fin. “Je ne fais pas dans la seconde main.” Pour quelqu’un qui n’existe pas, nous parlons tout de même beaucoup de lui. Ce sont autant de secondes passées à tourner autour du pot et à se jauger l’un l’autre pour savoir qui craquera le premier. Pas moi, en tout cas ; certainement pas moi. Le passé est révolu, je ne suis certainement pas venu jusqu’à chez lui pour parler menottes et bâillonnage. Nous avons plus important à faire et lorsqu’il aura ramassé son ego, James le comprendra lui aussi.

Un peu trop violemment sans doute, je lui explique à ma façon que je ne serais de toute manière pas venu jusqu’à Paris, qu’il m’ait lui-même invité ou non. Laisser mon fils à Saül pour une soirée me coûte déjà bien assez, je ne me vois pas le faire pour plusieurs jours consécutifs. Pourtant, il est encore bien trop tôt pour que je lui annonce l’existence d’un (second) mini-moi en ce monde et je me dois de m’assurer qu’il est toujours l’homme que j’ai connu avant d’oser à plus de confessions à son égard. Puisqu’il semble bien l’avoir compris, son regard curieux n’essaye pas de poser davantage de questions et il préfère encore changer subtilement de sujet, me reprochant un différend avec les compagnies aériennes. Rien de nouveau là-dedans, vous me direz. « Ne me dis pas que tu es persona non grata auprès de toutes les compagnies aériennes. T'as vraiment du leur casser les pieds. » - “T’as jamais remarqué la similitude entre les prénoms Karen et Auden ?” Trois lettres en commun, j’imagine que ça doit y être pour quelque chose. C’est au moins un sourire amusé que je lui tends avant de mettre un terme à cette discussion aussi rapidement que l’aurait fait un gamin vexé qu’on vienne lui faire un reproche. Tu penses mal, James, alors arrête de prendre cette initiative. Et si James est
fougueux et impétueux, il ne l’est pas au point d’oser venir répondre à cet ordre. Le silence se fait aussitôt, mon regard ayant gagné en noirceur et le sien en incompréhension. Je viens en terrain conquis pour parler de tout et son contraire mais il est encore hors de question que le sujet de ma personne soit abordé sans que je puisse le contrôler totalement. Retour à la case départ pour James, aussi douloureux cela puisse-t-il être pour lui ce ne sont pas mes affaires. Le temps a passé, les choses changent. Il retrouvera sans doute bien vite ses marques, je ne m’en fais pas pour lui. Rares sont ceux qui ont pu me côtoyer autant de temps et cherchent encore à le faire. D’habitude, ils se contentent simplement de m’insulter de tous les noms, le tout étant pleinement justifié.

A venir chez lui sans rien à lui présenter, je sais que je joue à un jeu dangereux qu’il pourrait déceler à chaque seconde. Je ne fais que feindre mon assurance, en comparaison à toutes ces fois où je me savais être le meilleur et le plus doué de la pièce, peu importe de qui elle pouvait bien se composer. Ce soir, il l’est bien plus que moi, mais j’insiste sur le fait que tout soit purement temporaire. « Heureusement pour le reste de l'humanité, il n'en existe qu'un seul comme toi. » Heureusement, oui. J’aurais bien du mal à le contredire à ce niveau-là, surtout alors qu’il me sort de la colère qui commençait peu à peu à monter en moi. Mon regard ne se veut pas aussi amusé que le sien mais l’intention y est. Je ne repartirai pas avant même de lui avoir expliqué la raison de ma venue. « Je reviens dans une minute, essaie de pas foutre le feu en mon absence. » - “Ne me donne pas d’idées, James.” Je réponds comme si de rien n’était, comme si je ne pouvais simplement pas me contenter de le remercier en avance de me servir une tasse de café. Nous n’avons jamais réellement donné dans la normalité, lui ou moi, de toute façon. Du regard, c’est son chat que je cherche sans pour autant arriver à le trouver, en venant donc rapidement à la conclusion qu’il se trouve sûrement en compagnie de l’amant bâillonné, quelque part dans sa chambre. A défaut de renouer avec lui, c’est auprès des dessins de son maître que je trouve de quoi m’occuper, ne prenant pas la peine de lui demander si je peux les observer de plus près pour effectivement le faire. Le bruit de la machine à café couvre celui des feuilles glissant les unes sur les autres et même lorsqu’il revient dans le salon avec mon café en main, je ne cherche pas à tout remettre en ordre ni même arrêter ce que j’étais en train de faire. J’ai toujours été curieux de ses créations et il le sait, quand bien même je ne les estime pas autant qu’il en est pour la peinture.

J’attrape la tasse brûlante du bout des doigts et la pose presque aussitôt sur la table, prenant simplement soin de ne pas tâcher ses dessins d’une quelconque marque de caféine. Je ne respecte pas beaucoup de choses dans la vie, mais son travail en fait partie. Mes yeux quittent un instant ses coups de crayons colorés pour se porter sur son verre qui l’est tout autant, la vue du vin animant mes lèvres d’un simple sourire. Certaines choses ne changeront jamais, comme la collaboration de nos deux noms à différents niveaux, en témoigne la robe de Megan dessinée par la maison qu’il dirige désormais. C’était un détail bien trop immense pour que je ne puisse pas l’aborder face à lui, les yeux dans les yeux. « Une de nos couturières s'en est personnellement occupée, en effet. La mariée et elle sont très amies, je crois. Et elle est très douée. » La mariée peut être amie avec qui elle veut, autant dire que ce ne sont pas mes affaires. Ironiquement, elle peut même aimer qui elle veut, puisque mon frère a au moins eu le courage de porter à ma connaissance l’aspect totalement arrangé du mariage. Jusqu’à preuve du contraire, elle n’aime pas mon fils ; j’imagine qu’elle a pourtant été grisée par la vue de sa robe de mariée et les heures de travail qu’elle a dû demander. « Autrement, tu sais que je m'en serais occupé avec joie. On en parle partout comme d'un très grand mariage. » J’esquisse un rire bref. “L’ex femme de mon frère flambe tout l’argent qu’elle a gagné au divorce, ouais.” Flamber l’argent des autres, voilà au moins un domaine dans lequel Elise est douée, à défaut de savoir faire quoi que ce soit de ses dix doigts. Ça, au moins, elle sait y faire, et personne n’en doutera après avoir vu tout ce qu’elle a préparé pour les jeunes mariés et son fils, la prunelle de ses yeux. “Ils ne feront pas long feu, t’as bien fait de pas perdre ton temps avec cette robe.” Il aura d’autres occasions de montrer son talent ; de bien meilleures, s’il veut mon avis. Bientôt, si on doit parler des derniers Williams, ce ne sera plus que pour savoir combien Megan aura, à son tour, gagné au divorce. Une histoire de famille, sans doute, et je n’ai pas l’impression de lui faire part d’un quelconque secret en lui dévoilant l’avenir que je leur imagine: triste, gris, terne.

Mais assez parlé d’eux. Je sais que la question brûle les lèvres de James: pourquoi est-ce que je suis là ? Pour créer, pour travailler, pour faire quelque chose. Je ne peux pas me permettre de le faire avec le premier venu, tout comme je sais que le premier venu n’aurait pas le moins du monde été capable de redonner vie à une flamme intérieure menaçant à chaque seconde de s’éteindre une bonne fois pour toutes. Jamais ma créativité n’avait été aussi basse, jamais je n’avais connu ce sentiment horrible se résumant à un manque d’imagination. J’ai connu ce que c’était que de vouloir créer quand mon corps en était incapable, doux poignets (pluriel) brisés du Noël de l’an 2019 obligent, mais jamais l’inverse. Mes mains tremblent d'excitation, l’hémisphère droit de mon cerveau n’accuse aucun signe de vie. Et pourtant, même dans des instants tels que celui-ci, je ne peux pas me permettre de lui montrer la moindre faiblesse, encore moins de revoir mes rêves à la baisse. James le sait: le meilleur ou rien ; tel est notre motto. Ainsi, j’exige un défilé à Paris, sous les yeux des professionnels du monde entier et des plus grands de tous les milieux. « J'en attendais pas moins de toi. Et tu me vexerais si tu me pensais pas assez malin pour capitaliser sur une collaboration avec Auden Williams. » Qu’il capitalise, je m’en moque. Il est une entreprise, pas moi. Je ne l’empêcherai pas de faire son travail, je ne le jugerai pas non plus. Tant qu’il accepte simplement de travailler avec moi sans que personne n’en vienne à tuer l’autre, c’est tout ce que je demande. La mort fait parler, mais après qu’elle soit arrivée, plus personne ne peut rien créer et c’est bien ça le problème. “T’es pas stupide, je le sais bien.” Ça m'arracherait la gueule d’effectivement avouer qu’il est malin, mais James l’a sûrement déjà compris. Rien que le fait que ce soit avec lui que je veuille mener à bien cette collaboration tend à prouver un certain nombre de choses et tout autant de non-dit, sujets qu’il n’arrive apparemment pas à garder pour lui si j’en crois la question qu’il me renvoie rapidement. « Justement, pourquoi porter précisément ton choix sur Weatherton ? » Je me doutais qu’il se posait cette question mais ce que je n’avais pas anticipé, c’est qu’il puisse réellement me la poser. Néanmoins, cela ne me dérange pas, bien au contraire. J’affiche un sourire amusé, mes yeux ne quittant pas les siens alors que je goûte enfin au café qu’il m’a préparé. Mon absence de réponse immédiate le pousse à préciser le fond de sa pensée, sans que je ne juge que ce soit utile. Je le connais assez pour le deviner par moi-même. « Il y a beaucoup de couturiers qui t'auraient sûrement déjà baisé les pieds si tu leur avais fait ce genre de proposition. » Il tend une perche bien trop immense pour que je remette réellement le terme de baiser dans son contexte en ce qui nous concerne, mais croyez moi, j’y ai pensé sérieusement pendant une seconde au moins. “Ce n’est pas Weatherton que je choisis.” Parce que je me moque éperdument de Weatherton, de son héritage familial, des personnes qui y travaillent. Pour preuve, j’ignore complètement le nom de la couturière avec qui la mariée Williams s’est liée d’amitié tant cela m’intéresse peu, pour ne pas dire pas. “C’est toi. Peu importe où tu travailles ou le nom que tu portes.” Quand bien même, ironiquement, Weatherton est justement le sien. Pourtant, il comprendra ce que je veux dire, il saura que ce n’est pas la renommée de sa maison qui m’attire et certainement pas le travail réalisé par son père avant lui pour poser les fondements de la maison de haute couture. Mon regard sonde le sien sans émotion ; je ne suis pas en train de lui baiser les pieds. Il pose une question, je lui donne une réponse sincère et sans fioritures. “Parce que je sais ce dont t’es capable, voilà tout.” Pas en souvenir du passé, qu’on soit bien clairs là-dessus. Nous en avons sans doute largement profité à l’époque, aujourd’hui je cherche en lui un collaborateur capable de rester droit malgré mes crises de colère et mes reproches à tout va, malgré mes poings que j’ai sans doute un peu trop tendance à laisser se refermer pour mieux s’écraser contre des objets, quand ce ne sont pas des visages. Il sait tout ça, il l’a déjà supporté une fois, il pourra le refaire. Mieux encore, il saura me redonner le goût de créer, et il est sûrement le seul à pouvoir le faire. Si je dois supporter des reproches, ce sera de sa part, et certainement pas venant de quelqu’un d’autre.

« Tu n'as pas peur qu'à travailler ensemble, l'un de nous finisse par étriper l'autre ? » - “Je joue Rimbaud et tu fais Verlaine, ça te va ?” J’ai oublié qui tire sur qui, mais je sais que Rimbaud était aussi peu doué que moi pour garder sa colère pour lui, alors disons que c’est un point commun un peu trop immense pour que je puisse passer à côté. De plus, la comparaison m’amuse et je ne cherche pas à le cacher. La mort ne me fait pas peur, tant qu’elle me permet de créer autant que possible. Combien d'œuvres ont été faites en son nom, dans sa peur, et à la mémoire de proches disparus ? “Même avec ça, je sais que tu n’abandonneras pas l’idée.” Même en sachant qu’on mettra la patience de l’autre à rude épreuve, que les nuits seront longues et les journées bien trop courtes, qu’il subsistera grâce au vin et moi au café, le tout pour nous donner encore plus de raisons de s’agacer et s’insulter l’un l’autre ; je sais que la simple idée de faire quelque chose que personne n’a jamais vu jusqu’à aujourd’hui suffira pour qu’il continue à se battre. On aura qu’à se tuer après : c’est Verlaine qui a tiré sur Rimbaud, pour information. L’amant bâillonné fera une parfaite Mathilde, celle qu’on prend et qu’on jette dès lors que je, Rimbaud, ne donne plus assez d’attention à lui, Verlaine. « Jolie alliance, au fait. » Sombre connard.

Mes yeux retrouvent immédiatement les siens, remontant rapidement jusqu’à lui alors qu’il se joue de moi et ralentit le moindre de ses mouvements, même celui se résumant à boire un stupide verre de vin. Je m’énerve d’un rien et surtout du fait qu’il ait remarqué ce détail, comme si je n’avais pas simplement pu penser à retirer l’alliance. Je le voudrais, mais je n’ai pas la force ni même le courage de la retirer de mon annulaire et la lui lancer pour qu’il puisse l’observer de plus près, s’assurer qu’elle soit vraie, et ne plus jamais en reparler ensuite. “Ginny.” Je n’avais pas prononcé son prénom depuis des semaines et le faire ce soir m’arrache la gueule, pour être honnête. A lui, pourtant, ce prénom pourra sonner comme familier, comme celle que j’ai toujours surnommé gamine, celle dont je me plaignais des peintures trop enfantines, celle dont je parlais tout le temps, justement, sans toutefois laisser planer le moindre doute sur notre relation: pas grand chose d’intéressant. Celle qui a fait de moi quelqu’un de bien pour un temps au moins, et qui m’a donné un fils absolument parfait. Il saura tout ça, plus tard, quand le moment sera venu. Il mérite de savoir. Pas maintenant, simplement, voilà tout. Difficilement, je fais coulisser l’anneau pour le poser dans un coin de la table, la marque de bronzage sur mon doigt prouvant bien qu’il s’y tenait depuis quelques temps déjà. “Sûrement la seule personne sur Terre qui me déteste plus que toi.” Autrement dit, elle appartient au passé. Je mime l’assurance dans mes mots, y ajoute un sourire qui sonne faux, remonte des yeux mal assurés dans les siens simplement pour tenter de lui prouver que ce sujet ne me touche pas autant que ce qu’en dit la réalité des choses. Ginny, la seule personne sur Terre que je ne me suis pas décidé à abandonner quand les sentiments commençaient à prendre place ; mais la seule aussi qui l’a fait, une fois qu’ils étaient parfaitement installés. “Tu m’en voudras pas de pas t’avoir invité au mariage, apparemment c’est pas vraiment la norme de retrouver ses ex à ce moment-là.” Il n’était pas invité simplement parce qu’il n’y a jamais eu de cérémonie, voilà tout. Je sais que j’aurais trouvé ça amusant de le forcer à venir en costard cravate à un événement tel que mon mariage, peu importe les convenances. Parce que oui, bien sûr qu’il serait venu. “T’as peut être pas d’alliance mais j’espère que t’as personne dans ta vie non plus et que t’as bien compris qu’à partir de maintenant, tout ton temps libre vient d’être renommé ‘travailler avec Auden’.” Je ne fais pas dans la demie mesure tout comme je ne fais pas les choses à moitié. Notre collaboration sera parfaite et cela n’aura rien du fruit du hasard, seulement de nombreuses heures de travail entre nos deux esprits. Nous avons autant de points communs que de divergences et c’est bien ce qui fera notre force, donnant raison à toutes les heures de sommeil dont nous ne profitons de toute façon pas en temps normal non plus. “J’ajoute une dernière condition. On travaille chez moi. J’ai un fils, et j’ai pas envie qu’il se souvienne un jour avoir croisé tes amants bâillonnés.” Il aurait été au courant à un moment ou à un autre, autant que cela se fasse de suite et de ma propre bouche. Je ne changerai pas les habitudes de Sloan pour s’aligner à mes projets d’avenir ; nous travaillerons donc chez moi. Cela n’aura rien de nouveau pour James non plus, il connait déjà les lieux.



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James Weatherton
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SURNOM : Birdie le surnomme Dracula, il est vrai qu'il ne prend pas souvent le soleil.
STATUT : il s'insinue constamment dans ses pensées. lui, sa plus grande faiblesse.
MÉTIER : styliste et directeur artistique d'une maison de haute couture, Weatherton.
LOGEMENT : #40 Latimer Road, une maison de caractère à Logan City. son chat réserve en général un accueil chaleureux (non) à ses visiteurs.
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GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : australien par son père, canadien par sa mère › compte les personnes dont il est vraiment proche sur les doigts d'une main mais ne donne pas sa confiance à la légère › son compagnon est mort trois ans plus tôt dans un accident de moto, il vit depuis un deuil silencieux › peu enclin à montrer ce qu'il ressent, il s'est forgé une carapace dont il est difficile de venir à bout › les femmes le fascinent et lui inspirent la majeure partie de ses créations › plus souvent fourré dans son atelier que n'importe où ailleurs › se sent seul mais préférerait se faire couper une jambe que de l'admettre.
RPs EN COURS :
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jarchie #12 & #13i think i'm drowning, asphyxiated. i wanna break this spell that you've created. you're something beautiful, a contradiction. i wanna play the game, i want the friction. you will be the death of me.

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gina (scénario libre)everyone has to feel loneliness, are we the ones who create this? i can steal the pain in your heart. i steal in the running night. i swim in the lakes of tears on your face. be the only sound in silence and let me be your voice forever.

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willton #2faces in the crowd will smile again and the devil may cry at the end of the night. they will parade upon your victory, you'll put a smile upon their faces. the world will be yours for the taking, the story you birth will be ageless. just learn to love pain and be patient.

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weatherburryremember those walls i built? well, baby they're tumbling down. and they didn't even put up a fight, they didn't even make a sound. i found a way to let you in, but i never really had a doubt. standing in the light of your halo, i got my angel now.

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Message(#) Sujet: Re: (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te EmptySam 11 Déc - 20:04



il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te.

Je ne fais pas dans la seconde main.” C'est subtilement que le coin de ses lèvres s'étira tandis que James le dévisagea quelques secondes. Si beaucoup de leurs échanges avaient parfois pu lui sembler absurdes, en grande partie parce qu'Auden et lui se livraient bien souvent à une bataille d'ego jusqu'à ce que l'un tombe à court d'argument et invite l'autre à le rejoindre dans son lit, ça n'avait encore rien de comparable avec le fait d'évoquer un amant qui de toute manière n'existait que dans l'esprit du blond. Auden n'était pas dupe, et l'idée qu'il le connaisse beaucoup trop bien pour être à un seul moment tombé dans le panneau l'agacerait presque autant que de ne pas réellement pouvoir lui prouver qu'il était allé de l'avant, lui aussi. Qu'il n'avait pas passé ces dernières années à attendre après des nouvelles, à espérer en vain voir son nom s'afficher sur son téléphone et à s'offusquer de ne même plus recevoir d'attention de sa part pour son anniversaire. Bien sûr qu'il avait fait tout ça, au moins les premiers temps, et bien sûr qu'une part de lui continuait de le maudire de l'avoir chassé de son paysage comme une veste passée de mode. Mais James préférerait se faire arracher les deux mains plutôt que de l'admettre, et dieu sait pourtant qu'il n'imaginait pas sa vie sans pouvoir tenir un crayon ou une aiguille. « Tu n'es pas non plus du genre à remuer le passé. » Et pourtant tu es là. Il prononça ces mots sans se leurrer sur la véritable nature de cette visite, n'étant pas assez aveuglé par son besoin d'attention pour confondre nostalgie et manque sincère. Autrefois il n'aurait eu qu'un pas à faire pour faire flancher la volonté du peintre et renouer avec un jeu dont ils avaient toujours écrit les règles, mais aujourd'hui il se devait d'imaginer qu'une vitre immense se tenait devant lui pour lui rappeler que le passé, justement, se devait d'être laissé à sa place. Peu importe à quel point l'italien avait pu représenter une parenthèse luxuriante au milieu d'un désert triste et froid. Toutes les fleurs venaient un jour à faner, et la terre n'en redevenait que plus aride encore.

Auden, lui, n'aurait sans doute eu que peu d'intérêt à faire presque vingt-quatre heures d'avion pour rejoindre Paris et assister en personne à son défilé. Quand bien même ce n'était visiblement pas seulement une question d'envie, James ne doutait pas que ses priorités auraient été ailleurs. “T’as jamais remarqué la similitude entre les prénoms Karen et Auden ?” Cette fois c'est une esquisse plus amusée qui fendit ses lèvres. Tout viendrait donc de là, des colères monstres qu'il pouvait parfois piquer à l'arrogance démesurée dont il pouvait faire preuve auprès de presque chaque figure d'autorité. James dodelina de la tête sans plus ajouter quoi que ce soit, contenant déjà péniblement les questions que soulevait à elle seule l'attitude du peintre. Le sarcasme avait toujours été leur rempart pour éviter d'avoir à évoquer certains sujets trop sérieux ou personnels et c'était bien là l'unique lâcheté dont on puisse accuser deux hommes d'une franchise aussi prononcée que la leur. Auden ne désirait pas s'étendre sur la question et une part de James se promettait déjà de revenir à la charge, un jour, par esprit de contradiction autant que parce qu'il avait toujours eu plaisir à disséquer le moindre mystère entourant l'italien. Simplement pas aujourd'hui, pas ici et pas comme ça. Le regard du peintre était bien trop sombre et sa mine bien trop indéchiffrable pour que la moindre de ses tentatives ne résulte pas par un échec, et James détesterait devoir s'avouer vaincu après avoir tout juste disputé la première manche. Si quelqu'un savait comment fonctionnait Auden et comment éviter que la bombe humaine qu'il représentait vous explose entre les mains, c'était lui. Il l'avait assez souvent désamorcé pour en connaître les moindres mécanismes et savoir s'écarter juste à temps pour se préserver de son impact. Ce n'était pas le bon moment, voilà tout, et il faut croire qu'il estimait suffisamment leurs souvenirs communs pour ne pas s'entêter juste par fierté. “Ne me donne pas d’idées, James.« Tu n'as jamais eu besoin qu'on te souffle ce genre d'idées. » Parce qu'il était Auden Williams et qu'il aurait déjà fait craquer l'allumette s'il avait la moindre intention de réduire cette maison en fumée.

C'est une pointe de fierté qui l'espace d'un instant brilla dans le regard de James tandis qu'il mentionna la création de Shiloh, à l'origine de la robe de mariée que porterait d'ici peu la future Madame Williams. S'il est certain qu'il aurait relevé ce même défi avec un certain plaisir, James avait respecté le désir de son employée de s'en occuper seule, comprenant que ça lui tenait à cœur. Si l'amitié restait un concept assez abstrait à ses yeux, voir Shiloh entreprendre ce projet seule n'avait pu que forcer l'admiration de celui qui l'avait pris sous son aile. Le mariage serait célébré en grandes pompes, tout le monde aurait les yeux rivées sur cette robe. “L’ex femme de mon frère flambe tout l’argent qu’elle a gagné au divorce, ouais.” Oh, voilà encore quelqu'un que le peintre semblait porter haut dans son cœur. L'image tira à James un bref rictus, ne pouvant s'empêcher d'y voir le reflet de la femme que son père avait un temps épousé et qui accessoirement lui servait aussi de mère. Si leur divorce avait été aussi facile, c'est parce qu'elle s'en était tirée avec un gros chèque entre les mains et n'avait eu après ça que peu de scrupules à disparaître de sa vie. “Ils ne feront pas long feu, t’as bien fait de pas perdre ton temps avec cette robe.” Il aurait en vérité volontiers perdu son temps à faire de cette robe la plus remarquable création que quiconque aurait un jour pu contempler, et ce quelle que soit l'issue annoncée de cette union. Ce genre de détails lui importaient généralement bien peu, tout comme de savoir que le marié culbutait la demoiselle d'honneur ou que la mariée avait failli tout annuler la veille du grand jour. La seule chose qui importait à ses yeux lorsqu'il s'occupait de la confection d'une robe était les chaussures que la mariée choisirait de porter avec. « Et dire qu'on dit de moi que je suis cynique. » Et il l'était sans le moindre doute, tout autant qu'imperméable à ces choses pleines de bons sentiments qui attendrissaient le commun des mortels. Auden, lui, ne faisait même pas semblant de croire à cette union quand bien même elle concernait son neveu – dont il ne doutait pas qu'il voulait le bonheur, malgré tout. Ils étaient les mêmes, tous les deux, et quiconque les inviterait à ce genre d'occasions ne s'attendrait pas à les voir danser au milieu des autres invités. Ou seulement pour crier « Au feu! et semer la panique. « Cela dit, la robe aurait valu quatre fois son prix une fois revendue si elle avait porté l'écusson Weatherton. Fais passer le mot à la future promise la prochaine fois qu'un Williams se fera passer la bague au doigt. » Il devait bien encore y avoir quelqu'un à marier dans cette famille, et ça n'était sûrement pas non plus les prétendantes qui viendraient à manquer.

Auden en vint finalement aux faits, levant le voile sur la raison de sa présence, et c'est un James plus captivé qu'il aurait cru l'être qui accueillit ses propos. Ce serait mentir que d'affirmer qu'il n'avait jamais pensé à unir leurs deux talents pour créer quelque chose d'unique, pour autant sa proposition apparaissait plus surprenante après ces quelques années de silence. Auden n'était donc pas venu remuer le passé, ou tout du moins la partie où ils s'égaraient dans les mêmes draps, et c'était probablement de loin l'option la plus sage. Bien décidé à maintenir ce soir les limites qu'il franchissait à l'époque avec le peintre, James était en revanche bien trop lucide pour laisser passer l'occasion de collaborer avec lui. S'il n'avait besoin de personne pour briller, Auden n'était pas non plus n'importe quel artiste. “T’es pas stupide, je le sais bien.” Il le savait mieux que quiconque, c'est vrai. Rien que pour avoir arpenté cet endroit bien plus que de raison. Auden connaissait non seulement l'artiste qui reprenait ses croquis parfois jusqu'au beau milieu de la nuit, mais il connaissait aussi l'homme derrière ces dessins. Celui qui même par orgueil n'irait jamais refuser une collaboration avec le peintre, non pas seulement parce qu'il avait toujours admiré son travail mais parce qu'il était aussi bien trop conscient de tout ce qu'ils pourraient s'apporter. Auden l'avait longtemps stimulé comme peu en avaient été capables et James savait que si deux personnalités comme les leurs pouvaient faire trembler les murs à la moindre divergence de point de vue, c'est justement dans la passion brute et indomptable qui les animait qu'ils seraient capables du meilleur. Ils créeraient une œuvre majeure, ensemble. C'était enfin le bon moment pour ça, James le sentait, quand bien même il ne résista pas à l'envie de lui poser la seule question qui lui brûlait encore les lèvres. Pourquoi lui, aujourd'hui, et après tout ce temps ? Pourquoi pas un de ces jeunes créateurs qui se feraient un plaisir de lui dérouler le tapis rouge et accéderaient à la moindre de ses requêtes, au moindre de ses caprices, en courbant l'échine ? Parce que ce serait trop facile, sans doute. Amusant l'espace d'une seconde, puis dénué du moindre challenge, de la moindre exaltation. La facilité n'avait jamais fait partie de leurs quêtes et que c'est en ça qu'ils se ressemblaient autant. “Ce n’est pas Weatherton que je choisis.” Son regard s'ancra à celui d'Auden tandis que ses doigts s'enroulaient doucement autour de son verre. “C’est toi. Peu importe où tu travailles ou le nom que tu portes.” Auden n'avait jamais eu que faire de Weatherton, c'est vrai, tout comme James savait qu'il avait pour autant toujours démontré de l'intérêt pour son art. Un intérêt souvent teinté de remarques acerbes et d'un mépris à peine voilé pour le monde si superficiel de la mode, mais un intérêt que James avait toujours su apprécier à sa juste valeur. Ils n'avaient pas toujours été d'accord sur tout, Auden ne s'était même jamais privé de lui dire qu'il avait bien trop de talent pour se contenter de dessiner des robes que des bonnes femmes porteraient un jour. Mais ils se comprenaient, mieux que quiconque sans doute, dans ce besoin viscéral qu'ils avaient toujours eu de créer.Parce que je sais ce dont t’es capable, voilà tout.” Un fin sourire étira la commissure de ses lèvres. Bien sûr qu'une part de lui n'en attendait pas moins d'Auden, et bien sûr que ces mots-là avaient plus de valeur dans sa bouche que dans celle de beaucoup d'artistes que James avait pu rencontrer. Parce qu'il était Auden Williams et qu'il avait toujours été plus doué que n'importe qui pour lui inspirer admiration et exaspération en même temps. « Ça fait beaucoup de mots pour dire que je suis le meilleur couturier que tu connaisses. » Il va sans dire qu'Auden avait l'interdiction formelle de faire les yeux doux à la concurrence, tel que l'avait toujours sous-entendu l'accord tacite qui les liait depuis des années. James n'avait pas le moindre scrupule à revendiquer le monopole, pas décidé à partager l'intérêt de l'italien avec quiconque sous peine de s'armer de sa paire de ciseaux la plus pointue. « J'aurais pas accepté de bosser avec le premier peintre venu, moi non plus, pour ce que ça vaut. » Il n'aurait pas accepté de collaborer avec quiconque qui n'aurait pas été l'italien, en vérité. Mais Auden avait suffisamment appris à lire entre ses lignes pour s'en douter rien qu'à la façon dont son regard s'attarda dans le sien. James était difficile et intraitable, ça n'avait rien de nouveau, et il usait et abusait volontiers des services de ses assistants pour envoyer balader à sa place bon nombre de propositions. S'il est vrai qu'Auden jouissait d'un privilège de taille en lui soumettant la sienne dans son propre salon, en buvant un café que le blond lui avait servi en personne, son talent aussi était incomparable à d'autres et la raison première à la réponse affirmative que James prononcerait d'ici une poignée de minutes.

Parce que même la perspective de s'étriper ne saurait donner envie au blond de reculer, bien au contraire. Travailler dans le calme et la bonne entente ressemblerait tout aussi peu à l'un qu'à l'autre, et surtout ce serait bien moins intéressant à conter ensuite aux nombreux journalistes qui s'intéresseraient de près à cette collaboration. “Je joue Rimbaud et tu fais Verlaine, ça te va ?« Rimbaud a inspiré ses plus beaux vers à Verlaine, j'espère que tu sais que j'en attends pas moins de toi. » En remplaçant cette histoire de vers par des coups de crayons. Ce qui, dans le langage de James, voulait bien évidemment dire que ça lui allait. Le parallèle était d'autant plus intéressant qu'ils avaient certainement plus en commun avec les deux hommes qu'avec bon nombre de leurs contemporains, aujourd'hui. « Compte sur moi pour te tirer dessus si ça peut assurer à cette collaboration de faire parler d'elle. » Et eux d'entrer dans l'Histoire. La réplique avait beau s'accompagner de ce fin sourire en coin que l'italien reconnaîtrait aisément, elle n'en était pas moins prononcée avec sérieux. Si aujourd'hui sa rancœur à l'égard d'Auden n'était pas assez grande pour justifier qu'il pointe l'embout d'un pistolet dans sa direction, ils savaient tous les deux combien les choses pourraient déraper une fois qu'ils seraient pris dans leurs tourbillons créatifs habituels. Une union comme la leur aurait vite fait de semer le chaos derrière elle et eux de s'envoyer vases et couteaux à la figure pendant qu'ils s'insulteraient de tous les noms. La routine. “Même avec ça, je sais que tu n’abandonneras pas l’idée.” Pour sûr, Auden le connaissait trop bien pour en douter un seul instant. « Aucun risque. » Il était bien trop emballé pour même songer à revenir sur sa réponse, et il était probable qu'il s'impatiente rapidement de mettre ce projet sur pieds. Auden savait ce qu'il faisait en lui proposant cette collaboration : James s'y donnerait corps et âme, sacrifiant la moindre heure de sommeil au profit d'une cause bien plus grande et noble. « Ça tombe bien, un certain peintre m'a appris toutes les insultes italiennes possibles et imaginables. » Un certain peintre qui aurait même l'honneur de se les voir balancées lorsque la tension serait à son maximum, tel un maître qui verrait son élève appliquer scrupuleusement ses enseignements. L’œil malicieux, James était déjà impatient.

Le silence qui suivit trancha pourtant avec l'ambiance d'il y a une seconde, lorsque son regard s'attarda quelques secondes de trop sur l'alliance portée par le peintre. James avait attendu le bon moment pour la mentionner, le ton entremêlé de curiosité et, peut être, d'une pointe de reproche. La réaction d'Auden fut pourtant bien différente de celle qu'il avait anticipé, et son regard ne brillait plus de malice comme il y a encore quelques minutes. Il paraissait vide, au contraire. Triste, et lointain. Ça non plus, il ne l'avait pas prédit. “Ginny.” Son regard s'arrêta quelques secondes dans le sien. Bien sûr, ce prénom n'était pas anodin dans la bouche d'Auden et même un être aussi autocentré que James n'ignorait pas ce qu'elle avait toujours symbolisé pour lui. De nombreuses fois il lui avait parlé d'elle, quoi qu'en des termes peu souvent élogieux, et une part de lui n'était pas si surprise d'apprendre que ce mépris déguisé avait de toute évidence fini par se changer en tout autre chose. “Sûrement la seule personne sur Terre qui me déteste plus que toi.” Si tant est qu'il y ait la moindre haine dans le regard qu'il posait sur Auden. « Peut être bien qu'elle ne t'agaçait pas tant que ça, finalement. » Portant de nouveau son verre à ses lèvres, James se contentait ici d'un constat pur et simple. Ginny avait bien des défauts si l'on en croyait le Auden d'il y a quelques années, mais force est de constater qu'elle avait aussi bien plus à offrir que ce qu'il avait toujours prétendu. James ne l'avait jamais rencontré mais s'imaginait maintenant une femme capable de faire naître un sentiment aussi fort que l'amour – car il était forcément question de ça si l'italien s'était laissé passer la bague au doigt – et donc assurément bien plus intéressante que tout ce qu'il avait jamais pu imaginer à son sujet. « La lune de miel est déjà finie ? » Est-ce qu'elle aussi, il l'avait planté un beau jour sans plus donner de nouvelles ? Non, probablement pas. Parce qu'il n'avait sans doute jamais parlé de lui comme il parlait aujourd'hui de son épouse, et à juste titre. Il suffisait à James d'entendre résonner le nom de la jeune femme pour comprendre qu'il n'aurait pas pu livrer bataille même s'il avait voulu, même s'il avait un jour été question de ça. Sa douceur, sa naïveté et toutes ces choses qui faisaient tellement horreur à Auden avaient probablement fini par le séduire. L'adoucir, peut être. Tout comme Alessandro avait pu avoir ce pouvoir sur lui à l'époque où James ne laissait pourtant personne venir à bout de sa carapace. Il était tombé amoureux d'un cœur pur, lui aussi, et c'est un constat quelques peu amer qu'il ne pouvait s'empêcher de faire tandis que son regard plongeait silencieusement dans celui du peintre. Les hommes comme eux n’abattaient leurs barrières que pour mieux en souffrir ensuite, comme si l'univers tenait à leur rappeler qu'il y avait bien trop d'orgueil et de noirceur dans leur cœur pour pouvoir y accueillir une lumière aussi pure et innocente. “Tu m’en voudras pas de pas t’avoir invité au mariage, apparemment c’est pas vraiment la norme de retrouver ses ex à ce moment-là.” James contint un rire, ne pouvant que trouver la scène délicieuse grotesque. « Je pensais qu'on invitait justement ses exs pour mettre un peu d'animation entre le plat principal et la pièce montée. Quel est l'intérêt de porter des toasts, sinon ? » Si personne ne tremblait sur sa chaise en attendant de savoir ce qui pourrait bien sortir de la bouche de celui qu'on avait chargé de faire un discours. Si habituellement les témoins étaient ceux qui relevaient ce genre de défi, Auden était bien trop inconventionnel pour se contenter d'un toast récité et plein de bons sentiments. Dommage, ils ne sauraient jamais quels vers très inspirés James aurait pu débiter. Pour sûr qu'il aurait su faire un effort même là où les mariages et leurs banquets interminables l'ennuyaient au plus haut point. Parce qu'il aurait été question d'Auden et que même si l'idée de le voir se plier à l'exercice stupide du mariage lui aurait tiré quelques remarques sarcastiques, il n'aurait pas pu résister à l'envie de se montrer juste sous son nez et de lui rappeler qu'il était celui qui quelques temps plus tôt glissait ses doigts dans ses cheveux. Bien sûr que son orgueil aurait été jusque là, et bien sûr qu'Auden n'en aurait pas été surpris un seul instant.

T’as peut être pas d’alliance mais j’espère que t’as personne dans ta vie non plus et que t’as bien compris qu’à partir de maintenant, tout ton temps libre vient d’être renommé ‘travailler avec Auden’.« T'as du culot, pour un type qui s'est souvenu de mon existence il y a moins d'une heure. » Il n'allait bien évidemment ni confirmer ni infirmer ses suppositions, cette histoire d'amant inventée de toute pièce se suffisant à elle-même. Il n'avait pas d'alliance, c'est vrai, et l'homme pour qui il nourrissait des sentiments avait un talent certain pour souffler le chaud et le froid à chacune de leurs rencontres. Il ne mentionnerait pas Archie, leur relation sans queue ni tête et sa tendance à revenir vers lui, malgré tout, presque à chaque fois qu'il se languissait d'un regard de sa part – pourtant autant chargé de désir que de mépris, là encore. Qu'Auden l'imagine s'ennuyer au point de s'inventer des amants de passage était encore moins humiliant, surtout face au constat que la vie sentimentale de l'italien avait été bien remplie depuis leur dernier échange. « Je suis marié à mon travail, c'est bien suffisant. » Et si cette conversation lui avait appris une chose, c'est qu'il était sans doute bien inspiré de ne laisser personne lui mettre la bague au doigt. Auden s'y était visiblement risqué, et pour quel résultat ? L'homme qu'il avait devant lui avait beau afficher une désinvolture fidèle à celle qu'il lui avait toujours connu, James n'était pas dupe. Il avait perçu dans son regard une émotion différente lorsqu'il avait mentionné Ginny et s'il aurait longtemps pu douter que le peintre soit capable d'aimer quiconque à part lui-même, ses doutes venaient à être lentement dissipés. Il souffrait, sans doute, et c'était loin d'être une mauvaise chose alors qu'ils se lanceraient d'ici peu dans une collaboration de haute volée. Souffrir, c'était bien ce que James faisait en silence depuis assez d'années pour savoir que le mal que vous procurait la perte de l'être aimé ne n’anesthésiait jamais complètement mais était bien souvent la meilleure compagnie de tout artiste. Auden avait un talent fou et s'il était déjà capable de sur surpasser en temps normal, la douleur qu'il éprouvait lui vaudrait de créer quelque chose de plus grand encore. “J’ajoute une dernière condition. On travaille chez moi. J’ai un fils, et j’ai pas envie qu’il se souvienne un jour avoir croisé tes amants bâillonnés.” Cette fois sa surprise fut bien plus difficile à contenir. Un fils, maintenant ? Est-ce qu'après la femme et l'enfant, il avait aussi le reste de la panoplie du charmant père de famille, avec grande maison et clôture blanche intégrée ? « Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait d'Auden Williams ? » Bien sûr qu'il tombait des nues, l'homme qu'il invitait chez lui des années en arrière était à mille lieux du portrait qu'il s'en faisait aujourd'hui. Lui, l'artiste volage et intrépide était maintenant un homme presque rangé. Merde alors.« Je pensais qu'on était d'accord pour dire que des hommes comme nous avaient l'interdiction formelle de se reproduire. » De toute évidence Auden n'avait pas eu cette partie-ci du memo, forçant James à se poser des questions qu'il n'aurait jamais cru se poser. Comment était-il, avec son fils ? La paternité avait-elle réveillé un coté aimant jusqu'ici bien enfoui chez le peintre ? Son regard sondait le sien comme si une réponse risquait de s'y trouver. « On ira chez toi, dans ce cas. Mais s'il fait ses dents ou a la fâcheuse manie de pleurer à tout va, préviens-moi. » Et d'un geste un brin trop dramatique, il passa une main dans ses cheveux blonds. « J'apporterai une corde. » Le ton était donné. Il renonçait à ses amants imaginaires, il ne comptait pas en plus ressortir de chez l'italien avec une migraine carabinée. Auden avait l'autorisation de lui taper sur les nerfs, pas sa progéniture.



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Auden Williams
Auden Williams
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ÂGE : 40 ans. (25/12/1980)
SURNOM : A troqué 'Dieu' pour 'papa' lorsqu'il s'adresse à Sloan, histoire d'être certain que ce soit bien son premier mot.
STATUT : Officiellement, il est marié. Officieusement, allez vous faire foutre.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Italo-américain, regroupe les défauts de chaque pays › Handicapé sentimental › Ne vit que pour l’art, sous toutes ses formes › Ne boit pas, ne fume pas › Ambidextre › A reçu un enseignement religieux et passe son temps à l’outrepasser › Père de Damon (2000) et Sloan (2020) › Peur des hauteurs, claustrophobie › Un poil misanthrope › Tatoué › Incapable de rester en place › (trop) Rancunier, s'exprime par les poings au lieu des mots › N'a aimé qu'une seule femme, elle lui a brisé le coeur (et lui la clavicule) › A toujours fui les hommes qu'il commençait à apprécier de trop
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williagni › io c'ho vent'anni e non mi frega un cazzo. c'ho zero da dimostrarvi. non sono come voi che date l'anima al denaro dagli occhi di chi è puro siete soltanto codardi. e anche se ho solo vent'anni dovrò correre, per me.

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willton › io, ho scritto pagine e pagine, ho visto sale poi lacrime. questi uomini in macchina non scalare le rapide. scritto sopra una lapide 'in casa mia non c'è dio'. del vento senti l'ebrezza con ali in cera alla schiena.

RPs EN ATTENTE : otto #3

RPs TERMINÉS : (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te 25dxp5w4

cf. fiche de liens
AVATAR : Louis Garrel
CRÉDITS : malificient (avatar) › harley (gif profil, williams & willton) › loonywaltz (ub)
DC : Charlie, Lily, Swann & Rhett
PSEUDO : Kaelice
Femme (elle)
INSCRIT LE : 29/05/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t24284-auden-canicule-en-ete-mamie-va-y-passer https://www.30yearsstillyoung.com/t37070- https://www.30yearsstillyoung.com/t24386-auden-williams https://www.30yearsstillyoung.com/t24554-auden-williams

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Message(#) Sujet: Re: (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te EmptyVen 17 Déc - 17:23



« Tu n'es pas non plus du genre à remuer le passé. » A mon tour de sourire, amusé. Nous nous ressemblons sur beaucoup de points, mais il faut avouer que James est plus sentimental que je ne le suis. Ou tout du moins, il le montre bien plus que moi - ce qui, toutes proportions gardées, ne semble effectivement pas bien difficile à faire. Je ne risque pas de lui expliquer les raisons de mon départ précipité de sa vie aussi rapidement et facilement, là où lui s’applique à appuyer le fait qu’il se soit senti trahi et en ait été blessé. Même derrière ces mots-là, j’y lis toujours la même chose. Sous sa fausse modestie, se donnant l’étiquette de ‘passé’, c’est ce qu’il continue de faire. J’agis sans lui donner davantage d’importance, ce n’est pas une discussion qui mérite notre attention aujourd’hui. “Tu n’es pas le passé.” Oh, peut-être que je devrais moi aussi faire l’effort de me montrer plus subtil, parfois, mais je n’ai bien souvent pas assez de patience pour cela. Je parle sans mâcher mes mots, sans chercher à rassurer ou conforter autrui non plus. Il tente une nouvelle fois de me reprocher mon départ et mon retour soudains, là où j’estime qu’il devrait simplement garder pour lui ses émotions tant qu’il n’a pas en main toutes les pièces du puzzle. Son amant qui n’existe pas n’a jamais été le sujet de cette discussion, pas alors que pour ma part j’existe bel et bien et que cette étiquette m’allait bien mieux au teint. Qu’il comprenne ce qu’il veut dans mes paroles ; qu’il pense qu’il n’a pas eu assez d’importance dans ma vie au point de ne pas pouvoir être notifié ou bien que je lui donne soudainement une place sur un piédestal. Peu m’importe. Le moyen ne m’importe pas, tant que nous arrivons au but que je m’apprête à lui présenter.

Les commentaires que je porte sur le mariage de Damon et Megan semblent amuser la galerie ; la galerie se résumant à James et à lui seul. Il n’y a que face à lui qu’il aurait osé de tels commentaires, tenant à garder l’image de la famiglia soudée face au reste du monde. « Et dire qu'on dit de moi que je suis cynique. » Il l’est, c’est un fait dont il ne peut pas s’extirper simplement parce que je suis affreusement pire, parfois. D’autres, c’est lui qui gagne haut la main, mais n’allez pas le lui répéter. Sa seule réponse m’arrache un rictus amusé. Je sais qu’il n’en a rien à faire de savoir qui dilapide l’argent de qui, au fond. Ce ne sont que des explications inutiles au sujet d’un mariage inutile et d’une robe qui n’a même pas pu être façonnée de ses mains. A peu de choses près, on pourrait ressembler à deux amis rattrapant le temps perdu autour d’un verre. Ô que cette image m’ennuie déjà. « Cela dit, la robe aurait valu quatre fois son prix une fois revendue si elle avait porté l'écusson Weatherton. Fais passer le mot à la future promise la prochaine fois qu'un Williams se fera passer la bague au doigt. » L’argent l’intéresse bien plus que cela n’a jamais été mon cas. Plus depuis que j’en ai assez pour subvenir à mes besoins et ceux de ma famille, du moins. Il est un chef d’entreprise, ça aussi c’est un fait, et c’est une place qui aurait tout pour m’ennuyer alors que de son côté, c’est celle qu’il a longtemps convoitée. Après tout, peu importe, c’est sa vie et la sienne seule et si jamais un dernier Williams venait à se marier (il ne reste que Savannah sur laquelle reposer tous ces espoirs), alors je glisserai son nom pour le choix de la robe. Et personne ne le refusera, ni même ne fera semblant d’y réfléchir. “Il te reste de l’espoir avec Savannah, elle adorerait te rendre fou avec des broderies à tout va.” Je précise son nom sans craindre un seul instant qu’il ne sache pas de qui je parle. Il sait tout ce qu’il y a à savoir sur ma famille, confidences sur l’oreiller ou Dieu sait où encore. Savannah voudrait une robe classique au possible, longue et d’un blanc éclatant. Mais puisqu’elle passerait entre les mains de James, elle n’aurait rien de classique et tout se jouerait dans les centaines de détails qu’il ajouterait et sur lesquels il passerait des heures, à en oublier de dormir et à s’en faire mal aux mains et au dos. J’ai déjà l’image en tête, la forme, les tissus, James oscillant entre extrême patience et colère noire ; et pourtant ma sœur n’a pas le moins du monde prévu de se marier. Pourtant, elle est celle sur laquelle nous aurions tous parié initialement.

James connaissait la réponse à sa question, j’en suis persuadé. Il me connaît assez pour connaître ma façon de pensée et s’il n’arrivera jamais à anticiper le degré de mes réactions, il peut au moins le faire pour leur teneur. Et lorsqu’il me demande la raison pour laquelle je choisis la maison Weatherton, aujourd’hui et maintenant, il sait pertinemment qu’il pose mal ses mots. Je me fiche de cette maison comme de toutes les autres. Il pourrait être devenu indépendant ou travailler dans une boîte minable que je serais tout de même allé le voir ; j’aurais simplement adapté mes reproches et mon ironie à la situation. C’est avec lui que je veux travailler, il le sait sans pour autant pouvoir en connaître les raisons exactes pour le moment encore. Il ne sait pas que son nom est d’autant plus évident comme collaborateur que parce qu’il est le seul en ce monde avec qui je pourrais, éventuellement, en cas de besoin, même si ça m’arracherait le cœur et l’ego, montrer mes faiblesses. Ma faiblesse. Seule et unique, nul besoin de pluriel. Je n’arrive plus à créer et cela ne sortira jamais d’entre ces murs, confession qui arrivera à un moment ou à un autre et laquelle je sais qu’il gardera. Parce qu’il comprendra mieux que personne toutes les conséquences qu’elle a sur mon mental et dans ma vie de façon générale. En attendant, ma réponse a au moins le capacité de flatter son ego et je le lui accorde volontiers, ne cherchant même pas à me montrer tranchant après coup. Il a de quoi sourire, il ne doit son talent et sa personnalité à personne et ce sont justement ces deux choses qui me font revenir vers lui aujourd’hui. « Ça fait beaucoup de mots pour dire que je suis le meilleur couturier que tu connaisses. » Le seul, surtout, et ce n’est que par chance qu’il s’est aussi avéré être très talentueux. A mon tour d’esquisser un sourire amusé. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu à faire à quelqu’un de sa trempe et, pour tout dire, ça me manquait terriblement. « J'aurais pas accepté de bosser avec le premier peintre venu, moi non plus, pour ce que ça vaut. » Je sais. L’accord entre nous est tacite. Il n’a peut-être aucune valeur monétaire mais il n’en est pas moins important pour autant. Il n’est pas seulement le seul couturier avec qui j’ai envie de travailler, il est aussi et surtout le seul artiste répondant à cette description. Même Ginny a eu besoin de quinze années de patience pour que je veuille associer mon nom au sien, artistiquement parlant. Mon sourire ne meurt pas ; il n’a pas besoin que je lui réponde non plus. Nous venons de faire bien mieux que de signer un accord de partenariat et ces mots-là ont bien plus de valeur que n’importe quelle tâche d’encre couchée sur papier. "Ça vaut beaucoup." Il fait des efforts, j'essaye de ne pas trop m'accrocher à la figure du connard de base.

Je ne suis pas un nom que l’histoire oubliera, il ne l’est pas non plus. Ainsi, nous comparer à des figures du passé me semble logique et sans doute la seule véritable chose à faire. Rimbaud et Verlaine existent chacun pour leurs œuvres, pour ce qu’ils ont laissé, et leur histoire n’est qu’une anecdote faisant le tour de la table lors de quelques repas entre amis. Nous avons une table et si je ne pense pas réellement à le considérer uniquement comme un ami (à quoi servent les amis si ce n’est à mieux vous trahir ensuite ? James n’est pas comme ça), cela ne m’empêche pas pour autant de faire cette comparaison. Nous serons donc assimilés à des poètes, quand bien même nous ne faisons rimer que les insultes. « Rimbaud a inspiré ses plus beaux vers à Verlaine, j'espère que tu sais que j'en attends pas moins de toi. » Je lui inspirerai ses plus beaux vers et bien plus encore, je n’ai pas le moindre doute à ce sujet. “Tes plus beaux vers, je n’en demande pas moins.” Il ne peut pas se contenter d’être simplement bon lorsqu’il s’agit de s’inspirer de moi ; il se doit d’être le meilleur. C’est ce que j’attends de lui en retour, sans craindre un seul instant qu’il puisse peiner à répondre à mes attentes. « Compte sur moi pour te tirer dessus si ça peut assurer à cette collaboration de faire parler d'elle. » Bang bang, my baby shot me down, oh quel cliché romantique. Pourquoi tout le monde en vient toujours à tirer sur tout le monde ? Nous ne sommes même pas en Amérique. “Et moi pour ne pas te donner la satisfaction d’avoir ma peau.” Je n’essaye même pas d’aller contre son idée. Si cela peut aider à ma collaboration, je n’ai même honnêtement rien contre. Tout ce qui va dans le sens de l’art et de la création va en mon sens aussi. Mon sourire en coin se veut amusé, sachant par avance qu’il n’en viendra pas jusque-là. Il est quelqu’un de bien, au fond, lui. Toutefois, je précise ce qui se doit de l’être. “Cette collaboration n’aura pas besoin de ça pour qu’on parle d’elle.” C’est une promesse de plus. Nous n’aurons pas besoin d’artifices, nous n’aurons pas besoin de personne d’autre pour que cette collaboration soit reconnue à sa juste valeur. Je laisse mes mots planer en terminant le café préparé quand, lui, son verre semble se remplir au fur et à mesure qu’il le porte à ses lèvres. « Ça tombe bien, un certain peintre m'a appris toutes les insultes italiennes possibles et imaginables. » Mes yeux remontent dans le clair des siens sans plus de cérémonie. Il va sans dire que j’ai su utiliser comme il se doit le temps passé à ses côtés, et cela est bien sûr allé de pair avec quelques cours d’italien, tout ce qu’il y avait de plus utile à connaître. Au-delà des insultes, rien ne vaut réellement la peine de s’y attarder. “Toutes ? Petit vaniteux.” Nous verrons bien qui aura le dernier mot et la dernière insulte et à cet instant seulement, il comprendra qu’il ne connaît pas tout ce qu’il y a à savoir. Je ne pouvais pas me permettre de lui transmettre tout mon savoir, j’avais besoin de toujours avoir une utilité à ses yeux, quand bien même elle se résumait sans doute à le rendre nostalgique de l’accent chantant de son ex-petit-ami. Cela ne m’a jamais empêché d’exister par moi-même à ses yeux, j’imagine.

L’alliance roule autour de mon doigt lorsque James la mentionne sans que je ne m’y sois attendu. Après quelques secondes de silence, pourtant, je consens à lui donner le prénom de celle qui partage une bague semblable. Ce n’est qu’ensuite que mon regard remonte dans le sien, le menaçant sans un mot de se tenir à carreau. Le sujet est sensible, il y gagnerait bien plus que la pire des insultes s’il l’abordait dans le mauvais sens. « Peut être bien qu'elle ne t'agaçait pas tant que ça, finalement. » Bien sûr, il a longtemps entendu parler d’elle. Jamais pendant de longues minutes ni même secondes mais son nom sortait de ma bouche presque à chaque jour, inlassablement. Elle recevait mes reproches mais jamais ma colère, Ginny. Il aura fallu que je lui passe la bague au doigt pour que cela soit différent. J’esquisse un sourire nostalgique et je le déteste pour ça. « La lune de miel est déjà finie ? » Voilà ce dont je parlais, lorsqu’il était question d’aborder le sujet dans le mauvais sens. Il peut se moquer de moi, mais certainement pas de nous - et encore moins d’elle, mais j’imagine qu’il le sait déjà, ça. Il n’aura pas de réponse, il n’aura pas les détails non plus. C’est une histoire qui ne le regarde pas. Il en sait déjà bien trop. Mon visage se referme, je l’observe boire une gorgée supplémentaire, me replaçant contre le fauteuil derrière moi. Des yeux, je cherche le chat que j’ai toujours connu ici. « Je pensais qu'on invitait justement ses exs pour mettre un peu d'animation entre le plat principal et la pièce montée. Quel est l'intérêt de porter des toasts, sinon ? » - “Tu vaux mieux que de jouer au fou du roi.” Il n’est pas là pour amuser l’audience, pas même moi. Cela n’a jamais été son rôle principal, ce n’était qu’une chose supplémentaire dont il était capable. Peut-être que si nous avions réellement organisé une réception alors il aurait été invité, mais c’est un détail qui ne mérite pas d’être porté à son attention. La vérité que je lui raconte entre deux moqueries est la seule qui en vaille la peine. “Tu peux encore avoir espoir que ton ex t’invite à son mariage.” Le seul que je lui connaisse, celui dont j’ai oublié le nom quand bien même il porte la mélodie de mon pays d’origine. Peu importe, il comprendra tout seul et sans plus d’indices. Lui comme moi ne jouons pas dans la cour des sentiments, le terme ex n’est pas assimilé à beaucoup de figures. Je doute même qu’il puisse être associé à nous mais James n’a pas semblé s’en plaindre, alors passons.

Puisqu’il a lui-même lancé le sujet du mariage, je me permets d’y ajouter ma propre touche, mes propres exigences aussi. Si de mon côté l’alliance que je porte ne me détournera pas du travail, alors il doit en être de même du sien, que ce soit pour des histoires sérieuses ou non. Il aura tout le temps de reprendre ses aventures lorsque nous aurons terminé. « T'as du culot, pour un type qui s'est souvenu de mon existence il y a moins d'une heure. » L’éternel refrain de l’artiste abandonné ; c’est dans la peine que les artistes créent leurs plus belles œuvres. Que ce soient des vers ou des tenues. “Je devais te le remémorer.” Bien sûr que j’ai du culot. J’en ai autant que je sais toujours ce que je veux, et désormais il fait partie de ce plan. J’aurai besoin de ses idées autant que de son talent et tout son temps, et lui ne répond toujours pas à ma question. Peu importe que ce soit pour cacher un amour véritable ou un désert, je n’en ai absolument rien à faire et cela ne me concerne pas. Tant qu’il est encore capable de prioriser les choses en me donnant en tête de liste. « Je suis marié à mon travail, c'est bien suffisant. » Je ne le lâche pas des yeux, ne pouvant m’empêcher de totalement croire ses paroles. Le crayon glisse entre mes doigts frénétiquement, le temps de me laisser réfléchir sans pour autant que je n’en vienne à aucune conclusion. Ces mots me suffisent pour le moment, je saurai m’en contenter.

Pour moi, aborder n’importe quel sujet est bien plus facile que tout ce qui touche à ma famille et plus encore à mon fils. M’immiscer dans sa vie, m’imposer, exiger une place qui n’a jamais officiellement été la mienne ; c’est facile. Simplement lui avouer qu’un mini-moi a vu le jour il y a de ça un an à peine, ça l’est beaucoup moins. Et c’est aussi bien moins entendable pour James, lui qui peine à cacher sa surprise sans que je ne puisse lui en vouloir. « Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait d'Auden Williams ? » Le sourire que j’esquisse est sincèrement amusé, mes yeux se reposent un instant sur le sol comme le font toutes les personnes timides. Ce n’est pas mon cas, le contexte est simplement particulier. « Je pensais qu'on était d'accord pour dire que des hommes comme nous avaient l'interdiction formelle de se reproduire. » Oh, si seulement il savait. Nous avons beaucoup de choses à rattraper, lui et moi. “Non, ça c’est parce que tu as bien trop peur qu’on ait des enfants qui deviennent amis et qu’on soit obligés de se supporter jusqu’à la fin de nos jours.” A ma connaissance, ce pseudo accord ne concerne que ma personne, dans la mesure où je doute qu’il sache à quoi ressemble le corps d’une femme dans la vraie vie. Encore une fois, pourtant, cela ne me regarde pas et m’intéresse encore moins, tant que je sais que je suis à son goût. Je l’étais lorsque j’étais un éternel célibataire, oiseau volage sans enfant et artiste de renom. Et finalement, dans tout ça, je pense que la seule chose qui ait changé aujourd’hui soit mon statut de père ; preuve en est qu’une alliance ne m’empêche pas d’être à nouveau célibataire, quand bien même Ginny porte toujours officiellement mon nom. Bientôt, tout ce qui la concerne ne sera plus de mon ressort non plus. « On ira chez toi, dans ce cas. Mais s'il fait ses dents ou a la fâcheuse manie de pleurer à tout va, préviens-moi. » - “Tu vas finir par l’aimer et tu détesteras avouer que j’ai eu raison, aujourd’hui.” Sloan n’est pas un gamin difficile, encore moins capricieux. A observer le monde de ses grands yeux clairs, personne ne peut décemment rien lui reprocher, et je ne dis pas tout ça simplement parce qu’il est mon fils et que je resterai éternellement fier de lui. « J'apporterai une corde. » Il a mal prononcé ‘des cadeaux pour ton fils’ mais je ne lui en veux pas, c’est ce qui finira tôt ou tard par se passer, quand il aura pris pour habitude de venir chez moi après ses heures du bureau, sans même faire semblant d’avoir des comptes à rendre à son chat, ici. L’histoire du faux amant ne peut pas être éternellement reconduite. "Ton matériel serait plus utile." A moins qu'il veuille les petits pinceaux d'aquarelle de Ginny, ce qui, je doute, puisse le contenter. "Et des capotes. On sait jamais. C'est toujours utile." Je me devais d'y faire allusion, ne jouez pas aux étonnés. C'est aussi le parfait moyen pour moi de l'entraîner sur un autre sujet, maintenant qu'il sait tout ce qu'il y a à savoir sur ma vie privée. Les détails n'ont pas leur place dans cette discussion-ci, pas alors qu'elle se devrait tournée autour de notre travail et d'une main tremblante d'excitation qui serait pourtant incapable de tracer le moindre trait. Le sourire en coin que je lui adresse a tout pour cacher la misère. "Tu viens après le mariage ?" Après le mariage tout ira mieux ; après le mariage, je peindrai. Après le mariage, on pourra enfin commencer, quitte à ce que les choses n'aillent pas aussi rapidement que je l'aurais voulu.



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James Weatherton
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(james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te 7vHkInU ÂGE : trente-et-un ans (17/08/90)
SURNOM : Birdie le surnomme Dracula, il est vrai qu'il ne prend pas souvent le soleil.
STATUT : il s'insinue constamment dans ses pensées. lui, sa plus grande faiblesse.
MÉTIER : styliste et directeur artistique d'une maison de haute couture, Weatherton.
LOGEMENT : #40 Latimer Road, une maison de caractère à Logan City. son chat réserve en général un accueil chaleureux (non) à ses visiteurs.
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GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : australien par son père, canadien par sa mère › compte les personnes dont il est vraiment proche sur les doigts d'une main mais ne donne pas sa confiance à la légère › son compagnon est mort trois ans plus tôt dans un accident de moto, il vit depuis un deuil silencieux › peu enclin à montrer ce qu'il ressent, il s'est forgé une carapace dont il est difficile de venir à bout › les femmes le fascinent et lui inspirent la majeure partie de ses créations › plus souvent fourré dans son atelier que n'importe où ailleurs › se sent seul mais préférerait se faire couper une jambe que de l'admettre.
RPs EN COURS :
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jarchie #12 & #13i think i'm drowning, asphyxiated. i wanna break this spell that you've created. you're something beautiful, a contradiction. i wanna play the game, i want the friction. you will be the death of me.

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gina (scénario libre)everyone has to feel loneliness, are we the ones who create this? i can steal the pain in your heart. i steal in the running night. i swim in the lakes of tears on your face. be the only sound in silence and let me be your voice forever.

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weatherburryremember those walls i built? well, baby they're tumbling down. and they didn't even put up a fight, they didn't even make a sound. i found a way to let you in, but i never really had a doubt. standing in the light of your halo, i got my angel now.

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Message(#) Sujet: Re: (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te (james) il tempo brucerà tutti i fogli che parlano di te EmptyMer 12 Jan - 22:22



il tempo brucerà tutti i fogli che parlan di te.

Tu n’es pas le passé.” Du coin de l’œil, James observa d'un air impassible les traits de l'italien. Quoi que ces mots signifient précisément de la bouche d'Auden, le blond ne s'abaisserait pas à le lui demander. Pas aujourd'hui, du moins, et alors qu'il avait déjà effleuré l'idée que le départ précipité de son ancien amant ait pu le blesser dans son orgueil. Montrer ses cartes n'était habituellement pas un risque que le créateur aimait prendre avec ceux qui continuaient d'avoir de l'importance à ses yeux, et c'était d'autant plus vrai qu'Auden le connaissait assez pour retourner la moindre de ses confessions contre lui. Mais au nom de ce qu'ils avaient partagé et de la place que le peintre avait tenu dans sa vie à l'époque où James n'avait presque personne d'autre à qui se raccrocher, il avait consenti à en dire et en montrer un peu plus. Le reste, il ne le lui confierait pas aussi facilement, rien que parce qu'il subsistait toujours un risque qu'Auden prenne à nouveau ses jambes à son cou. James avait peut être été assez idiot pour s'attacher à lui trois ans plus tôt, il ne l'était cependant pas assez pour retomber dans ses bras à peine l'italien réapparu dans sa vie. A l'époque les choses étaient bien plus simples et une part de lui le regrettait peut être, mais c'est à force de perdre les personnes qu'il estimait que James apprenait à se protéger davantage. Tout avait commencé avec sa mère et c'était depuis une histoire vouée à se répéter, inlassablement. Alors s'il paraissait imperturbable face aux sourires carnassiers d'Archie et aux traits d'esprits revigorants d'Auden, une part de lui attendait sans doute de savoir lequel tirerait un trait sur lui le premier. Il y avait des âmes destinées à s'unir devant l'autel et d'autres vouées à mener une existence à jamais solitaire. Pour autant James n'était pas certain d'envier ces femmes qu'il habillait régulièrement pour le plus beau jour de leur vie, et pas seulement parce que la plupart lui apparaissaient comme profondément casse-pieds. Le mariage, si tant est qu'il en ait jamais rêvé un jour, se dessinait surtout à lui comme une cage dans laquelle on acceptait sciemment de s'enfermer par amour. Le grand amour était-il à ce point merveilleux pour qu'il mérite de renoncer à sa propre liberté ? Il aurait peut être été tenter de répondre oui, quelques années en arrière. “Il te reste de l’espoir avec Savannah, elle adorerait te rendre fou avec des broderies à tout va.« Savannah ? Oh, oui, ça me dit quelque chose. » Et le coin de ses lèvres s'étira juste assez pour qu'il ne parvienne pas complètement à feindre un tel désintérêt pour la fratrie d'Auden, dont James avait suffisamment entendu parler pour ne puisse presque rien ignorer sur leur compte. Les confessions de l'italien sur sa famille l'avaient toujours fasciné et assister au feuilleton Williams depuis l'intérieur de son lit avait toujours été palpitant aux yeux d'un James pour qui les relations fraternelles avaient toujours revêtu un certain mystère.

Qu'auden demande à travailler avec lui et lui seul, peu importe le nom qui pouvait bien se trouver sur sa carte d'identité autant que sur la porte de son bureau, valut évidemment à l'ego de James d'en être flatté. Il lui en fallait habituellement bien plus que ça, seulement ces mots ne lui étaient pas non plus soufflés de la bouche du premier venu. C'était Auden, un homme qu'il portait non seulement en haute estime – encore aujourd'hui – et un artiste dont le talent n'avait toujours eu d'égal que l'audace dont il savait faire preuve. Il l'admirait profondément pour ça, depuis le premier jour, sans jamais avoir même pris la peine de lui cacher à quel point – peu importe la façon dont il avait pu lui témoigner ladite admiration. Les mots n'avaient jamais été au centre de leurs échanges et c'était d'autant plus vrai qu'ils exprimaient l'un et l'autre leur talent bien autrement, s'étant toujours compris aussi pour cette raison. Alors ces mots-là n'étaient pas dénués de sens et encore moins de symbolique. Ils représentaient beaucoup plus que de simples lettres mises bout à bout, justement parce que les hommes comme eux apprenaient à peser leurs mots. Il avait pesé les siens, après tout, en s'adressant en retour à l'italien. "Ça vaut beaucoup." Et James n'avait pas cherché à lui rendre la pareille, c'était en ça qu'Auden pouvait être certain qu'il le pensait. N'importe qui d'autre aurait pu venir le trouver avec une proposition alléchante et un trop-plein de culot qu'il y aurait réfléchi à deux fois avant de seulement considérer la question, mais c'était différent quand il s'agissait du peintre. Que son nom soit associé au sien n'était pas l'unique but que James poursuivait, ce qu'il voulait avant tout c'était créer en compagnie d'Auden. Bâtir quelque chose d'unique, à leur image, et dédier s'il le fallait chaque seconde de son temps à ça. Il ne voulait pas seulement d'une collaboration réussie, de quelques bonnes critiques distillées dans les journaux. Ce qu'il voulait c'était atteindre une excellence que personne n'avait touché du doigt avant eux. Surprendre, épater, révolter, et ne surtout laisser personne indifférent devant ce qu'ils auraient créé. Parce qu'ils savaient tous les deux que n'importe quelle forme de mépris valait bien mieux que ça. “Tes plus beaux vers, je n’en demande pas moins.” Et c'est plus que largement ce qu'il obtiendrait de lui, James n'avait pas à lui en faire la promesse pour qu'Auden s'en doute rien qu'au regard entendu qu'il reposa dans le sien. Contrairement à ce que certains pourraient être tentés de penser à la vue de son nom, il avait eu à batailler pour mériter sa place, parce que son père ne lui avait jamais offert le moindre passe-droit. Auden non plus ne lui ferait aucun cadeau, et l'italien savait déjà que ce serait réciproque. Qu'ils se pousseraient dans leurs retranchements, parfois au péril de leur intégrité physique et mentale, mais pour des résultats qui en vaudraient largement la peine. “Et moi pour ne pas te donner la satisfaction d’avoir ma peau.« Je te sais bien trop robuste pour ça. » D'autres avaient déjà du s'y essayer avant lui et d'autres s'y essaieraient sans doute après. A ceci près que James n'avait pas réellement l'intention d'avoir sa peau. Être prêt à toutes les extrémités pour stimuler le peintre et lui vouloir le moindre mal étaient deux choses bien différentes et James n'irait pas jusqu'à égratigner un visage qu'il avait si souvent contemplé. La médiocrité était certes pire que la mort, mais Auden n'avait justement rien de médiocre. “Cette collaboration n’aura pas besoin de ça pour qu’on parle d’elle.” James porta ses lèvres à son verre, secouant doucement la tête. « Je sais bien. Je me contentais de te rappeler que je ne comptais pas me lancer là-dedans à la légère. » Et il savait bien qu'Auden non plus, c'était l'une des raisons pour lesquelles James n'avait pas pensé un seul instant à refuser. Ils réaliseraient de grandes choses, tous les deux, parce qu'ils étaient aussi passionnés qu'ils étaient perfectionnistes. Chacun dans son domaine, ils mettaient toujours leurs tripes sur la table pour exceller. “Toutes ? Petit vaniteux.” La ligne de ses lèvres s'étira dans une esquisse amusée. Oh, des insultes en italien il avait bien plus de chances d'en apprendre de la bouche d'Auden que de celle d'Alessandro, et c'était peut être aussi en ça qu'il était parvenu à le guérir de ses pensées les plus sombres quand rien n'y était parvenu. « Tu serais surpris de savoir à quel point j'étais attentif, y compris dans ces moments-là. » Et il n'avait sûrement pas à lui faire quelconque dessin, le sourire au coin de ses lèvres se chargeant de faire passer le message.

James ne s'y était pas trompé lorsqu'il avait mentionné la présence de l'alliance autour de l'annulaire du peintre : le sujet était sensible, et Auden visiblement pas désireux de s'étendre dessus. Et à défaut de pouvoir précisément relier les pièces du puzzle entre elles le créateur comprenait au moins que Ginny avait laissé des traces, sans doute indélébiles, dans le cœur de l'italien. Il ne pourrait pas l'en blâmer même s'il en avait envie, ne connaissant peut être lui-même que trop bien ce sentiment – celui du vide qui suivait le départ de l'être à qui on était prêt à dédier sa vie. Les circonstances étaient peut être différentes mais le résultat, lui, restait le même. Ils étaient deux hommes esseulés qui avaient perdu à cette loterie stupide qu'était l'amour. Et le pire, c'est qu'ils ne se seraient sans doute pas risqués à y jouer plusieurs années en arrière, convaincus que ça avait tout d'un ramassis de conneries. James ne lui ferait pas l'affront de creuser davantage, percevant dans l'expression de son visage qu'il n'en tirerait rien de bon. Au lieu de ça, il paraissait plus approprié de plaisanter sur son hypothétique présence au mariage du brun, lequel ne l'avait de toute façon pas invité. Non pas qu'il en soit vexé, encore moins peiné. Il n'aurait fait que lui adresser des félicitations pleines de sarcasme et aurait secrètement espéré qu'il retrouverait le chemin jusqu'à ses draps si tôt revenu à la raison. Voilà pourquoi le convier aurait eu tout d'une mauvaise idée, sur ce point-là au moins Auden s'était montré lucide. “Tu vaux mieux que de jouer au fou du roi.” James haussa simplement les épaules. C'était vrai et il ne se serait assurément plié à l'exercice du toast que pour se rappeler au bon souvenir d'Auden au meilleur moment qui soit. “Tu peux encore avoir espoir que ton ex t’invite à son mariage.” James esquissa cette fois un rictus. Si seulement. « Je pourrais. » Non, il ne pourrait pas. « Rien que pour lui rappeler ce qu'il a perdu. » Ha, ha. Pour peu, James parviendrait presque à se convaincre lui-même qu'il pouvait plaisanter sur le sujet sans sentir sa gorge se serrer en réalisant que cette option-là aurait encore été préférable à la réalité dans laquelle il vivait depuis près de quatre ans. Une réalité dans laquelle Alessandro, lui, ne vivait plus. Mais c'était un détail qu'Auden ignorerait jusqu'à preuve du contraire, ou jusqu'à ce que le créateur estime pouvoir pousser le jeu des confessions jusque là. L'italien ignorait déjà tout à l'époque où James s'était bien gardé de lui confier qu'il s'était initialement rapproché de lui parce que quelque chose dans son allure lui rappelait l'homme qu'il avait aimé et perdu. Ce n'était pas une chose qu'il aurait pu lui confier au gré de leurs rencontres, alors que tout ce que cherchait précisément James c'était à noyer sa peine et compenser ce vide d'une manière ou d'une autre. Puis lorsqu'il s'était attaché à lui comme il ne pensait jamais le faire, pris à son propre jeu. Viendrait forcément le moment où il lui dirait tout, ne serait-ce que parce qu'il n'avait jamais eu l'intention d'en faire son secret, mais pas ce soir. “Je devais te le remémorer.” Et Auden Williams avait effectivement du culot à revendre, ce qui n'avait jamais été pour lui déplaire mais ne signifiait pas pour autant qu'il se confierait à lui sur le fiasco qu'était aujourd'hui sa vie sentimentale. Qu'il le pense sincèrement marié à son boulot était préférable à n'importe quelle autre interprétation qui le forcerait à lui parler d'Archie, du reste, et ce ne serait même pas si loin de la vérité.

De toute façon, tout ce qu'il pourrait choisir de lui révéler à cet instant aurait été aussitôt éclipsé par cette révélation que James ne pensait pas entendre un jour de la bouche de l'italien. Il avait donc un fils, et c'était là probablement la preuve qu'il ne s'était pas contenté de mettre toute son énergie dans son art ces dernières années, contrairement à lui. Sans doute qu'il devrait l'envier pour ça, et peut être était-ce effectivement une pointe d'envie qu'il sentait lui chatouiller le ventre. Pas parce qu'il désirait lui-même des enfants – grand dieu, non – mais parce qu'il n'avait même pas la satisfaction de servir à Auden autre chose que l'exacte même version du James qu'il avait connu trois ans plus tôt. “Non, ça c’est parce que tu as bien trop peur qu’on ait des enfants qui deviennent amis et qu’on soit obligés de se supporter jusqu’à la fin de nos jours.” Pour un peu, Auden lui tirerait presque un sourire sincère. Comme si la paternité à elle seule ne suffirait pas à le terroriser. « Tu ferais moins le malin s'ils décidaient carrément de se marier. Et avec tes gênes en plus des miens tu peux être sûr qu'ils nous pondraient un mini tyran. » S'il avait du avoir une fille. Cette partie-là ne serait pas vraiment pour lui déplaire, à vrai dire, rien que parce qu'il serait curieux de voir leur descendance tout ravager sur son passage. Auden pouvait plaisanter autant qu'il voulait, les chances pour qu'ils se retrouvent un jour dans cette situation étaient heureusement proches du néant et James était de toute façon prêt à parier que la progéniture de l'italien ne serait pas en reste en grandissant. Rien que s'il avait le quart de la prétention et de l'impulsivité de son père, il pourrait filer des sueurs froides aux pires crapules de ce monde. Pour un peu, James l'apprécierait presque déjà. “Tu vas finir par l’aimer et tu détesteras avouer que j’ai eu raison, aujourd’hui.Pour un peu, seulement. « Je demande à voir ça. » Auden, lui, ne doutait de rien. Il savait pourtant que James était aussi à l'aise avec les enfants qu'avec les futures mariées sanglotantes : son tact n'était pas la première de ses qualités et sa patience arrivait (trop) vite à bout. Et s'il pourrait être tenté de faire des efforts pour le fils du peintre, il ne parierait pas pour autant à l'avance sur les résultats. "Ton matériel serait plus utile." « Je comptais pas venir sans. » Il l'avait dit, il comptait s'impliquer pleinement dans cette collaboration et ça ne changerait pas sous prétexte qu'il retrouverait l'italien chez lui en présence de son fils. C'était à l'enfant de s’accommoder de sa présence et non l'inverse – c'est ce qu'il se plaisait à croire, du moins. "Et des capotes. On sait jamais. C'est toujours utile." James étouffa un rire, à demi-surpris seulement. Ah, voilà le Auden qu'il connaissait. « Et c'est moi qui suis vaniteux ? » Il demanda dans un sourire suffisant, le connaissant trop bien pour savoir qu'il n'aurait de toute façon pas terminé cet échange sans avoir glissé ce genre d'allusions au passage. C'était de bonne guerre, sans doute, et James ne nierait pas qu'à l'époque il n'aurait pas eu à batailler beaucoup plus pour obtenir de lui tout ce qu'il désirait. "Tu viens après le mariage ?" « D'accord. » Il l'avait fait poireauter pendant plusieurs années alors James pouvait bien patienter encore quelques semaines avant de se mettre au boulot. «  Fais une photo avec les mariés, que j'ai la preuve que t'y es bien allé. » Juste une manière de sous-entendre, rictus au coin des lèvres, qu'il n'avait vraiment pas l'air transcendé à l'idée de ce mariage. Seulement s'agissant de celui de son neveu, son absence aurait tendance à faire tâche et James savait qu'il ferait un effort. « Je te redonne mon numéro de téléphone, au cas où tu l'aurais perdu. » Effacé était sans doute un terme bien plus approprié. Parce qu'il avait beaucoup de prétention, James, mais pas celle de croire qu'un Auden marié et père de famille pouvait se rappeler de son numéro de téléphone après plusieurs années. Il aimait croire qu'il lui avait laissé un souvenir indélébile, mais James devait reconnaître au peintre une certaine capacité à aller de l'avant lorsque lui avait plutôt fait du surplace. Non pas qu'il aurait fait un bon candidat pour le mariage, de toute façon.



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