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 'cause this is slasher, slasher night (robin & jameson)

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Phoenix Ellsworth
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ÂGE : Trente-six années estampées sur la gueule.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, le cœur six pieds sous terre et la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur pro, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui boniche dans un club de boxe de quartier. J'peux vous dire que mon ego en a pris un sacré coup.
LOGEMENT : Redcliff, dans un studio pas franchement salubre. Tout seul comme un con depuis que les services sociaux ont embarqué ma petite.
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POSTS : 1027 POINTS : 0

PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige je suis rarement sobre.
RPs EN COURS : Jaimie (fb)Robin #2Sid #2 (fb)Aisling #3

Dimension Slasher › Robyn & Jaimie
Dimension Fantôme › Dame JamesonL'bon vieux Hawthorne

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Leila › i'm sorry daughter but your father's not the same. I can look into your eyes, and I'll swear that I will change. But tomorrow is tomorrow so forgive me if I stay. You can hide beneath the covers while I hide behind the pain.

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Robin › i'm tired of being what you want me to be, feeling so faithless, lost under the surface. Don't know what you're expecting of me, put under the pressure of walking in your shoes. Every step that I take is another mistake to you and every second I waste is more than I can take. I've become so numb, I can't feel you there. › 1 (fb)

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Jaimie › follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home. › 2

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Sid › another clever word sets off an unsuspecting herd and as you step back into line, a mob jumps to their feet. now dance, fucker, dance, man, he never had a chance, and no one even knew it was really only you, and now you steal away, take him out today, nice work you did, you're gonna go far, kid › 1 (fb)

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Aisling › we've been chasing our demons down an empty road, been watching our castle turning into dust escaping our shadows just to end up here, once more › 1 (fb)2

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there's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

RPs EN ATTENTE : Sohan › Jaimie (ra) › Sid #3
AVATAR : Charlie Hunnam
INSCRIT LE : 22/03/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t7942-phoenix-ellsworth-you-don-t-run-not-when-you-re-with-us-you-stand-your-ground-and-fight#283931 https://www.30yearsstillyoung.com/t8138-phoenix-signed-and-sealed-in-blood-i-would-die-for-you

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Message(#) Sujet: 'cause this is slasher, slasher night (robin & jameson) 'cause this is slasher, slasher night (robin & jameson) EmptySam 6 Nov 2021 - 21:38



cause this is slasher, slasher night
You're with your baby and you're parked alone, on a summer night. You're deep in love but you're deeper in the woods. You think you're doin' alright, did you hear that voice? Did you see that face? Or was it just a dream? This can't be real, that only happens, babe, on the movie screen. @robin-hope berry @jameson winters

1982. Les riffs bourrins d’Iron Maiden qui se targuent d’être running free s’échappent de la radio grésillante de Ryder et couvrent avec difficulté les complaintes enthousiastes de Rick Springfield qui du côté du gymnase a plutôt l’air d’en pincer pour Jessie’s girl. Calé sur le lavabo des chiottes du lycée, les cheveux blonds en vrac écrasés contre les carreaux griffonnés d’obscénités, Phoenix entend un méli-mélo des deux chansons que son cerveau bituré peine à distinguer. Ça le dérange pas. Il aurait préféré écouter Survivor, mais Ryder est un métalleux et en sa qualité de métalleux il ne peut écouter que du heavy et du trash, c’est la loi. Ça le dérange pas. Il fume. Et quand t’es défoncé, Rick Maiden, ça passe crème.

- Nan nan nan, Shining c’est un chef d’œuvre, mec !
- Shining c’est un tueur qui tue personne, mec
- T’as rien compris ! C’est la psychologie derrière qui fait bader !
- N’empêche que vendredi 13 tu t’fais quand même moins chier
- Tu t’fais chier de rien du tout !
- Et Marcie est canon
- Ah, ça, Marcie est canon

Meilleurs potes depuis la primaire, ces deux-là pourraient pas être plus différents et pourtant ils finissent toujours pas se retrouver sur les points importants. Ils ont même été un groupe ensemble - un garage band aussi nul que populaire auprès des filles qui a duré jusqu’à ce que le chanteur et le batteur lâchent l’affaire sous notice officielle que leurs nanas voulaient plus qu’ils répètent. En vérité ils en avaient surtout marre que Phoenix se tape toutes leurs meufs, régulières comprises. C’est pas sa faute, au blond. Charmeur désinvolte, il aime faire le mariole. C’est de son âge. Ça marche sur la prof d’anglais et ça marche sur les filles du lycée. C’est pas une flèche, mais il a du charme. Easy going le garçon, facile à fréquenter. Trop peu de neurones en circulations pour se prendre la tête sur quoi que ce soit, Shining compris. Son attitude désinvolte et ses regards bleutés compensent son manque de loquacité. Sa moto, son skate et sa basse font le reste.

Autour d’eux, les toilettes des garçons ont pris des airs de hammam poisseux et collants avec les volutes de fumées blanches qui n’en finissent pas de les envelopper. Ils se passent la fiole remplie de whiskey du père de Ryder, parlent films, albums et bécanes et fument pétard sur pétard au lieu d’aller danser avec leurs meufs pendant la soirée la plus importante de leurs vie : le bal de promo.

Mais eh, ils sont là, c’est déjà ça. Et puis ils se sont éclipsés que dix minutes, ou quinze, ou trente. Il fait chaud, les carreaux froids dans son dos sont pas de trop. Alors il ferme les yeux une seconde, ou quinze, ou trente, et quand il les rouvre, c’est le noir complet. Il met quelques instants à réaliser qu’il est pas devenu aveugle mais que toutes les lumières ont sautés.

- Ouh-ouh-ouuuuh, qu’ils minaudent alors, l’esprit embrumé, le rire facile. Quand les lumières deviennent rouges ça s’arrange pas, leurs onomatopées, jusqu’à ce que Phoenix décide finalement qu’il est temps de rejoindre les autres, jette son mégot par la fenêtre étroite en hauteur et saute sur ses pieds, Ryder - son blouson en cuir, son t-shirt du p'tit groupe Metallica et ses longs cheveux - sur ses talons. Dans les couloirs du lycée, ils se bousculent et font du bruit, c’est la bonne humeur du début de soirée. Ça chahute.

Dans le gymnase, amoncellement de paillettes, de sueur et de visages rougeâtres. Phoenix se traine au milieu de tout ça avec nonchalance. La panique et les murmures autour de lui le traverse sans l’impacter le moins du monde. Il y a les mécontents les paniqués les amusés les indécis. On dit que l’entrée est bloquée, on dit qu’une fille s’est fait tuer. La bonne blague, on est pas dans un movie les gars faut r’venir à la réalité. Pas mal la prank n’empêche, il est presque déçu de pas y avoir pensé.

Evidemment, c’est près de l’estrade qu’il repère la petite silhouette de sa sœur, avec sa couronne qui repose sur sa touffe de cheveux blonds impeccablement brushingué, son doigt maigrichon qui s’entortille dedans, sa robe de princesse et son pied qui tapote furieusement sur le sol à cause de sa colère qu’elle a déjà du mal à pas laisser exploser. Elle est toujours Reine du Bal, Robyn, elle vit pour se faire admirer, cette vieille blague doit la dégouter.

- ... bouh !

Il lui glisse à l’oreille comme un connard avant de la contourner. Elle va rager, aucun doute, c’est toujours comme ça les jumeaux Berryworth. Ils échouent sans relâche à s’apprivoiser, se haïssent et s’attendrissent en simultané. Mais il y pense déjà plus, son regard attiré par autre chose. Parce que sans surprise, là où il trouve Robyn, il trouve aussi Jaimie. La nouvelle, comme tout le monde l’appelle encore, des mois après. Avec ses longues mèches brunes emmêlées et ses airs de premières de classe toujours un brin en colère et / ou effarouchée. Ils les retrouvent toujours soudé au coude ces derniers temps. Jaimie étant le nouveau jouet préféré de Robyn.

- Eh j’veux pas vous affoler mais en règle générale c’est toujours le weird quiet kid au fond d’la classe qui a des pulsions meurtrières cachées et qui finit par buter tout le monde… j’sais de qui on devrait s’méfier.

Il affiche son plus beau sourire d’enfoiré et passe son bras autour des épaules de la brune, l’écrase contre son torse et embrasse son front pour la saluer. Son shampoing au patchouli lui chatouille agréablement le nez. Faut bien avouer, il adore la taquiner. c’est à cause de son côté intello coincée, l’appel du défis, allez savoir. Ou peut-être sa façon adorable de tourner la tête quand elle rougit, ou d’avoir régulièrement le nez plongé soit dans un bouquin soit derrière son appareil photo, ou ses yeux verts qui se perdent dans le vague quand elle est prise dans ses pensées énigmatiques. Il sait pas, il s’en fou, il sait juste qu’elle est cute la gamine. Mais là elle a son regard indéchiffrable.

- Quoi ? il demande, clueless. Ils ont déjà joué in the air tonight ?

C’est cheesy enough sans être trop cheesy alors c’est sûr elle aurait voulu danser dessus et maintenant elle est rogne parce qu’il était pas là, c’est ça ?

Starseed




The pictures tell the story, this life had many shades. I'd wake up every morning and before I'd start each day I'd take a drag from last nights cigarette that smoldered in it's tray, down a little something and then be on my way.

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Robin-Hope Berry
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ÂGE : trente six voyages autour du soleil
SURNOM : rob, robinou, robin des bois, carotte, la p'tite lapine, allons-y gaiement !
MÉTIER : artiste, curatrice à la galerie d'art, bénévole dans un refuge pour animaux.
LOGEMENT : cottage feuillu charmant et bordélique à logan city, peuplé des nombreuses créatures recueillies en chemin, vous êtes les bienvenues !
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POSTS : 6087 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : hippie rêveuse dans l'âme ☽ fouillis intrépide & survolté, furieux de tout vivre & tout essayer ☽ orpheline trouvée à la naissance, a grandi en foyers ☽ cœur cabossé, cicatrice au creux du décolleté ☽ (hyper) sensible, optimiste, lunatique, excentrique, impulsive & passionnée ☽ l’art comme éxutoire ☽ d'un extrême à l'autre ☽ fervente protectrice des animaux, de la nature & des plus démunis ☽ vit pour les aventures spontanées, la créativité, les concerts de rock, les cookies vegan, la liberté, les conversations avec des êtres authentiques & les roucoulements de chats ღ
RPs EN COURS : gaby (fb)aisling 2phoenix 2aisling 3gaby 3casey (fb)lilyjaimie 7

dimension slasher : slasher night (phoenix & jaimie)dimension zombies : zombinsonkyte rôdingdimension fantômes : lady jamesonbloody gabydimension momie : j'te vengerai roger

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phoenix ☽ 25 (ds) › when the world's not perfect, when the world's not kind, if we have each other then we'll both be fine, i will be your sister, and i'll hold your hand, you should know i'll be there for you. ☽ 1 (fb)3 (ua)

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jameson ☽ 3 (dz)5 (df)6 (ds)christmassie 7 › hitched a ride with the wind and since he was my friend i just let him decide where we'd go, when a flower grows wild, it can always survive. wildflowers don't care where they grow. ☽ 124 (ua)4

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aisling ☽ 23 › it feels like a perfect night for breakfast at midnight, to fall in love with strangers, ah ah ah ah, yeah, we're happy, free, confused and lonely at the same time, it's miserable and magical, oh yeah, tonight's the night when we forget about the deadlines, it's time! ☽ 1 (fb)

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gaby ☽ 1 (fb)2 (df)4 › you look like a movie, you sound like a song, my god this reminds me of when we were young. let me photograph you in this light in case it is the last time that we might be exactly like we were. ☽ 3 (mpr)

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kyte ☽ 3 (dz)4 (dm) › no act of kindess, no matter how small, is ever wasted. ☽ 1 (fb)2 (fb)


RPs EN ATTENTE : joseph (fb teotfw) ☽ gaby (librairie) ☽ birdie ☽ jenson ☽ muire
AVATAR : rachel mcadams
CRÉDITS : (ub) jamie / (présentation liens profil) queen birdie <3
PSEUDO : birdiesnow
INSCRIT LE : 08/03/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t7659-robin-hope-berry-fall-seven-times-stand-up-eight https://www.30yearsstillyoung.com/t8093-robin-hope-life-is-a-daring-adventure-or-nothing-at-all https://www.30yearsstillyoung.com/t19923-robin-hope-berry https://www.30yearsstillyoung.com/t25303-robin-hope-berry

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Message(#) Sujet: Re: 'cause this is slasher, slasher night (robin & jameson) 'cause this is slasher, slasher night (robin & jameson) EmptySam 5 Mar 2022 - 21:17



TW: homophobie, bullying.
cause this is slasher, slasher night
I always feel like somebody's watchin' me, and I have no privacy. I always feel like somebody's watchin' me, who's playing tricks on me? @Jameson Winters @Phoenix Ellsworth

1982. Le vent claque contre les fenêtres du lycée et son cœur claque contre sa poitrine. Elle n’est pas stressée. Robyn Berryworth n’est jamais stressée. Elle observe, dirige et obtient ce qu’elle veut. Aussi loin que remonte ses souvenirs, elle a toujours obtenu ce qu’elle voulait. Elle a compris très tôt comment le monde fonctionnait et comment charmer tout ceux à qui elle s’adressait. Petite, ses richissimes parents lui offraient systématiquement les poupées de porcelaines qu’elle réclamait - les plus belles, celles qui lui ressemblaient, avec de parfaites boucles blondes, de grands yeux bleus, de malicieuses fossettes. Elles l’amusaient un temps, et puis quand elle ne voulait plus jouer avec, elle les balançaient dans les escaliers. Depuis, sa silhouette s’est allongée, svelte et musclée, son besoin de tout contrôler s’est amplifié, sa démarche est devenue celle d’une adolescente bien dans sa peau et elle vit entourée de sa bande de meilleures amies qui font tout ensemble et lui obéissent au doigt et à l’œil et d’un groupe de garçons qui lui lèchent les bottes. Mais dedans, elle sait qu’elle a quelque chose de différent. Elle ne sait pas exactement quoi, mais elle sait parfaitement le camoufler derrière ses sourires de façade et les rumeurs qu’elle balance sur tout le monde pour qu’on ne balance rien sur elle. Elle sait tourner les situations à son avantage, manipuler tout le monde tout en conservant une bonne image générale. Toujours. Tout. Contrôler.

Et ce soir, tout se déroule comme prévu : elle s’est préparée chez elle avec ses sbires ses amies, elles ont fait les choses bien, avec le maquillage de Cassie et les robes qu’elles ont toutes choisies ensemble, et puis elles sont arrivées en voiture (pas de limousine tacky. C’est Robyn qui conduit. Robyn conduit toujours), mais leur entrée n’est pas passée inaperçu, évidemment, elles ont fait leur effet. Les têtes se sont dévissées, les yeux se sont arrondis, elle a pavané devant tout le monde, ses sbires sur les talons. Et puis elle a dansé sur « Always gonna love you » de Gary Moore avec Josh - son petit ami et futur roi du bal de promo - sous le regard envieux de tous. Après quoi elle est montée sur scène, plus rayonnante que n’importe quelle boule à facettes. Et d’ici quelques instants la couronne scintillante trouvera place sur sa jolie tête de poupée, comme à chaque bal chaque année. Tout se passe comme prévu. Alors pourquoi est-elle nauséeuse ? Son regard parcourt l’assemblée des lycéens qui s’agglutinent devant la scène et la regarde avec des yeux brillants d’admiration.

Elle ignore pourquoi son esprit tient à noter qu’elle n’est pas là. Tant mieux, si elle n’est pas là. Elle n’aura pas à subir son look grotesque et ses réflexions débilos. Rien que de penser à leur dernière interaction elle sent ses yeux rouler vers l’arrière de son crâne.

- Wow, vous allez à une convention de Barbie toutes les quatre ? Max, sa guitare électrique sur les genoux, ses cheveux noirs ébouriffés en pique dans tous les sens autour de sa tête, ses fringues gothique punk, son anneau argenté sur la lèvre inférieure - assise à la désinvolture devant chez elle, et donc, malheureusement, juste en face de chez Robyn.
- Non, on va au bal de promo ! avait répondu Cassie qui ne comprend jamais ce qu’il se passe.
- Et toi tu vas à ton cours pour ceux qui savent pas s’habiller sans avoir l’air de clodo ? Tu devrais courir, tu vas être en retard ! Pas sa remarque la plus cinglante, mais l’idiote l’agaçait tellement que même son sens de la répartie se carapatait. La queen bee était quand même drôle, à en juger par les rires de Cassie et Kaylie derrière elle. Elle n’entendait pas Jaimie, mais elle espérait qu’elle riait aussi.
- Je suppose que personne ne t’as invité, Maxyn ? avait minaudé Kaylie de sa voix doucereuse et moqueuse.
- Pourquoi, t’as envie d’le faire ? Elles avaient arrêté de rire immédiatement, Cassie parce qu’elle devait réfléchir à ce que ça signifiait, Kaylie parce qu’elle n’en avait pas besoin. Robyn ne savait pas pourquoi en cet instant son estomac s’était noué. Par dégout, probablement. Elle avait laissé échapper un bref éclat de rire méprisant :
- Confonds pas tes rêves avec la réalité, freak.
- A plus, Barbie !
Elle l’avait ignoré. S’était approché du grand frère de la clodo, James - étudiant en droit plus que respectable et accessoirement son deuxième petit ami, et elle l’avait embrassé. Elle ignore pourquoi à cet instant elle avait tenu à regarder Max pour jauger sa réaction, mais sa mine crispée l’avait comblé de bonheur.


Des cris d’orang-outan à sa gauche la tire brusquement de ses pensées et elle tourne la tête pour voir nul autre que John se hyper bruyamment parce qu’il vient d’être nommé Roi du bal de promo. John, c’est les abdos d'un dieu et le GPA de quelqu'un qui ne va jamais en classe – autrement dit il est aussi crétin qu’il est canon. Et il s’est encore noyé dans son déo AXE. Robyn roule des yeux. C’est sûrement ça qui lui fout la nausée. Ou le fait qu’elle n’a mangé qu’un cookie de la journée. Oui, c’est sans doute ça. Une pensée en emmenant une autre :
- Kaylie, va me chercher un paquet de m&ms.
- Mais… la cérémonie a commencé !
Elle inspire, agacée de devoir expliquer ce qui est pourtant une évidence et fait de nouveau face à son amie avec un sourire froid :
- Kaylie, tout le monde sait que tu ne vas pas être élue, et je meurs de faim, j’ai besoin de magnésium, tu n’as pas envie que je tombe dans les pommes quand on me remettra la couronne sur la tête, si ? Alors va au distributeur, et ramène-moi un paquet de m&ms. D’accord ?
La mine déconfite de son amie se mue aussitôt en sourire forcé, il fallait faire bonne impression, toujours, il fallait que Robyn l’apprécie.
- Tout de suite !
- Excellent !
Elle repousse sa longue chevelure blonde derrière ses épaules et reprend son allure de reine en devenir. Robyn a toujours eu du mal à créés des connexions profondes avec les autres femmes. Elle les voit comme de la compétition ou comme des subordonnées. Elle ne se préoccupe pas des sentiments de ses amis, les micro-manage autant qu’elle micro-manage son apparence.

Dans la foule, elle croise le regard de Jaimie, « la nouvelle ». Malgré l’acharnement de Cassie sur sa tignasse brune anarchiste, elle aurait besoin d’un coup de brosse. Et ses yeux de repos. Aussitôt la nerd lui fait un coucou enthousiaste de la main et Robyn y répond par un petit sourire faux cul en agitant le bout de ses doigts. Ensuite elle soupire et entortille une mèche de cheveux autour de son indexe. Pas par nervosité, juste par habitude.

Jaimie, cette nerd lambda à qui il y a à peine deux mois elle aurait sans doute ri au nez si elle lui avait demandé de lui prêter un stylo en cours d’histoire. Et aujourd’hui cette nerd lambda a ses pantoufles brodés de ses initiales qui l’attende sagement au manoir Berryworth. C’est que, vous voyez, Jaimie fait partie du club de losers photographie du lycée. Elle déambule toujours dans les couloirs avec son appareil photo autour du cou et on va pas se mentir, c’est la raison pour laquelle Robyn est venue lui parler en premier lieu. Ordinairement elle préférerait mourir que d’être surprise à lui parler en public et elle n’accorde pas une seconde de son temps aux gens comme elle à moins de vouloir quelque chose - en l’occurrence, de magnifiques photos de son magnifique visage dans le yearbook. Elle s’était avancé vers elle d’un pas nonchalant, sourire aux lèvres. « Pourquoi j'te connais pas ? » avait-elle lancé sur le même ton à la fois cool et cucul qu’elle utilisait quand elle voulait charmer. Comme si elles étaient amies, le genre d’amies qui restent collées au téléphone le soir à rigoler sous les draps pour étouffer leurs voix. Oui, sa démarche était totalement intéressée quand elle lui avait proposé de s’assoir avec elle et les filles à la cafétéria pendant le déjeuner, puis de trainer avec elles au centre commercial, puis quand elle s’était mise à l’inviter à ses soirées, puis à venir dormir chez elle. Robyn ne sait pas très bien à partir de quand, au milieu de tout ça, elle avait commencé à ressentir le besoin d’impressionner la nouvelle, et de la protéger du suicide sociale qu’elle frôlait régulièrement. Elles passaient des journées ensembles au mall et à la plage, s’échangeaient des regards complices quand Cassie disait quelque chose de stupide, le genre de regard que Robyn n’échangeait jamais avec Kaylie qui en mourrait pourtant d’envie. Mais Jaimie est différente. Elle dégage quelque chose de différent, de sauvage. Ce regard qu’on saisit parfois quand on conduit sur une route de campagne la nuit et qu’on se retrouve face à un animal pris dans le faisceau des phares. Ce regard entier d’une créature qui sera plus libre que vous ne pourrez jamais le concevoir. Et puis, c’était une artiste, et Robyn est plutôt fière de son talent. Plus encore, Jaimie est… gentille. Pas faussement mignonne comme Robyn peut prétendre de l’être, ou du genre désespérée qui a besoin de validation comme Kaylie. Non, elle est sincèrement gentille. Robyn se dit que de toute la clic, c'est sans doute Jaimie qui a le plus de conscience. Elle fait pas sa garce juste pour être une garce et elle ne vous fera pas sauter à la dernière minute parce que quelque chose de mieux pour son statut social est arrivé. Et puis, elle est aussi vive d’esprit. Capable suivre et aiguiller Robyn dans ses schémas de pensées, ce qui n’est pas pour lui déplaire. Parce que la vérité, c’est qu’une part de la véhémence de la blonde vient du fait qu’elle se fait profondément chier. Ce rôle de jolie poupée de porcelaine venimeuse comme une vipère qu’elle joue à la perfection et qui lui apporte le statut social qu’elle désire… il l’ennuie à crever. Elle ne l’avouera jamais bien sûr, pas même à elle-même. Mais sa méchanceté parle pour elle, son intérêt tabou pour les choses atypiques, pour Jaimie, pour cette idiote de punk gothique en face… Mais elle est aussi terrifiée que cette amitié soit à nouveau perçue comme déviante alors elle ne manque jamais une occasion de la taquiner cruellement. Malgré tout, elle se sent étrangement protectrice de cette fille bizarre et socialement attardée. Elle veut l’empêcher de se ridiculiser. Des gens comme elle. Des gens qui font semblant d’être gentils mais disent des choses horribles dans ton dos, des gens qui forment des cercles où ils ne laissent entrer personne, qui aiment regarder les autres se débattre pendant qu’on propage sur eux des rumeurs. Au fond d’elle, Robyn respecte cette capacité à être hors norme, à être du côté des moqués plutôt que des moqueurs, ça demande une certaine forme de courage. Ça non plus, elle ne l'avouera jamais. Alors elle s'est assurée de passer en revue dix fois la liste des wannabe désespérés et des losers en devenir et des who-even-are-you’s pour s’assurer que Jaimie garde un cercle respectable. Elle a décidé qu’elle était sa poupée personnelle, lui achète des vêtements, la coiffe, tout ce que son petit cœur désire, et la brune n’a qu’à la laisser faire. Elle est à elle. Enfin, c'était le cas jusqu’à ce que son abruti de stoner de frère jumeau remarque que son nouveau jouet sa nouvelle amie avait une paire de seins gros comme ça et décide de la galocher sans plus attendre, la lui volant au passage. Robyn avait bien tenté de le menacer, mais tout ça passait au-dessus de la tête de Phoenix, et ce n’est pas comme si elle allait réellement bousiller la réputation de son frère en prenant le risque de s’éclabousser au passage.  

Elle secoue la tête et ses boucles flottent autour de son visage. Ça y est, le grand moment est arrivé : on prononce son nom, elle mime la surprise par coquetterie, avance d’un pas gracile vers le centre de l’estrade sous un tonnerre d’applaudissements pour récupérer la précieuse couronne, s’assurant d’être dans son meilleur angle pour les photos de Jaimie. Des points noirs remplissent brièvement sa vision. Que fait cette idiote de Kaylie ? Elle a réussi à se pommer dans les couloirs du lycée qu’elle fréquente depuis trois ans ou quoi ?

Comme pour lui répondre, les lumières s’éteignent brutalement, suivi de la musique, plongeant le gymnase dans un silence obscure. Le sourire de Robyn se crispe. Des « Ouuuuh » immatures volent dans l’assemblée, jusqu’à ce qu’un cri strident retentissent dans le couloir. Un cri glaçant, d’autant plus que Berryworth jurerait reconnaître la voix… de Kaylie. Pour le coup, le silence est total pendant une seconde. Et puis les lumières rouges de sécurité se rallument, et c’est la panique. Les gens courent dans tous les sens, se bousculent, hurlent. Alors le proviseur Gunzburg arrache le micro des mains de Robyn qui n’a même pas pu faire son beau discours et il se met à gueuler : « SIIIIIILEEEEENCE ! QUE TOUT LE MONDE GARDE SON CALME, IMMEDIATEMENT ! » Elle se bouche les oreilles. Crétin, les enceintes ne fonctionnent plus, par-contre il lui a bien bousillé les tympans. Ça a le mérite d'être efficace, cependant, car les élèves se figent et il en profite pour expliquer que lui et les chaperons vont voir quel plaisantin est derrière tout ça, que tout rentrera bientôt dans l’ordre, un peu de patiente, en attendant aller boire un coup, et patati et patata.

Ensuite Robyn est poussée hors de la scène. Vous auriez vu son regard, elle aurait pu le tuer. Avec un mouvement sec de la main, elle remet une mèche de cheveux en arrière et croise les bras. Aussitôt, ses sbires s’agglutinent autour d’elle et John passe un bras autour de ses épaules. Elle le voit avec horreur se rapprocher de son visage et elle le stoppe juste à temps d’un « Gloss ! » accompagné d’une petite main méprisante entre eux. Ouf, c’était moins une. L’embrasser devant tout le monde d’accord mais il y a des limites. Heureusement, le bellâtre est interpelé par ses bros et Robyn en profite pour se faufiler jusqu’à Jaimie. Elle enroule son bras autour du sien et lui glisse sur le ton de la confidence « Cette ambiance me fout la chaire de poule. » Puis elle s’écarte et se tourne vers elle avec nonchalance. « Laisse-moi te dire un truc : je sais qui est derrière tout ça. » Le cerveau de Robyn passe automatiquement en mode analyse. « Si quelqu’un cherche à ruiner le bal de promo, c’est une attaque personnelle, et qui a des raisons de me saboter ? » Elle la regarde avec insistance comme si Jaimie était sensé donner la réponse. « Josh ! Il m’a encore appelé hier soir, il était bourré et il chouinait, il était genre, vraiment flippant ! J’étais genre ‘pourquoi t’es aussi obsédé par moi?’ C’était carrément pathétique ! » Josh, son ex petit ami, roi de mettre sa casquette à l’envers et roi de penser qu’il est grave canon quand il est grave banale. Enfin, il était canon quand il sortait avec Robyn, mais depuis qu’elle l’a largué il est trop pathétique. La dépression, sans doute. « Je croyais que Josh avait une nouvelle petite amie ? » lance Cassie qui apparaît derrière elles. Robyn laisse échapper un bref éclat de rire moqueur. « Puh-lease, tu passes pas à autre chose après Robyn Berryworth. Je suis comme la bouteille, t’as besoin d’un programme à douze étapes pour briser le sort. Bref, deuxième suspect : Max la lesbo. Elle est complètement obsédée par moi. Le soir je la vois qui me regarde à travers sa fenêtre, j’te jure elle me fait peur. » Elle insiste en écarquillant les yeux puis met son doigt dans sa bouche pour mimer celle qui vomit. « Ok et dernier suspect… Phoenix. Jaimie, toi et moi on l’aime, mais tu sais aussi bien que moi à quel point il aime faire des blagues de merde et - »
- Bouh !
- AAH !
Ce souffle lugubre dans son oreille lui a arraché un bref cri suraiguë et elle fait volte-face pour découvrir le visage crétin conquérant gaillard de nul autre que son slacker de jumeau - quoi qu’elle aurait aussi pu le reconnaître au nuage de weed qui flotte autour de lui.
- UUUGH ! Mais t’es con ou quoi ? C’est pour ça que t’as aucun ami ! Faut que t’arrête d’être toi !
Elle fulmine en le claquant tandis que son cœur bat la chamade. Mais il ne bronche même pas, son sourire goguenard sur les lèvres, il se dirige tout droit vers Jaimie. Robin souffle comme un taureau enragé. Crétin. Avec son look de surfeur stoner ridicule, difficile de croire qu’ils ont partagé le même ventre. Il quitte son palais et va zoner comme un loubard lambda, c’est pathétique. Il est pourtant bel homme, pourquoi faut-il qu’il s’amochisse comme ça ? S’il ne réussissait pas miraculeusement à être plutôt populaire malgré tout, elle aurait franchement honte de lui. Elle lui ordonne quand même de ne pas rentrer au lycée en même temps qu’elle et de rester toujours à au moins 20m, mesure de sécurité. Les jumeaux Berryworth aux parents trop laxistes, elle qui manipule tout le monde, lui qui sort jusqu’à pas d’heure, fume, fout sa vie en l’air.
- Eh j’veux pas vous affoler mais en règle générale c’est toujours le weird quiet kid au fond d’la classe qui a des pulsions meurtrières cachées et qui finit par buter tout le monde… j’sais de qui on devrait s’méfier.
- Venant du junkie freak debilos qui réapparaît conveniently quand toutes les lumières sont éteintes.
Elle répond du tac o tac, bras croisés. Forcément ce geek passe aussitôt en mode film d'horreur. Ce n’est pas son genre de prédilections, mais elle doit bien avouer avoir déjà regardé quelques slashers avec son frère et ne pas avoir détesté. Même si elle les trouve ridicules et prévisibles, évidemment. De nombreuses loi demeurent, parmi lesquelles : si tu prends de la drogue, soit t’es le tueur, soit tu crèves. Quoi qu’il en soit ce n’est évidemment pas Jaimie l’auteure de cette blague pourrie. Elle est loyale à Robyn. Et comme l’attaque était évidemment contre elle, ça ne peut pas être une de ses amies. Par ailleurs en dépit de ce qu’elle vient de dire, elle sait qu’elle peut retirer Phœnix de la liste des suspects aussi : il aurait tellement mal fait celui qui est innocent qu’on aurait tout de suite vu qu’il était coupable. Il est donc innocent.
- Quoi ? Ils ont déjà joué in the air tonight ?
Robyn hausse un sourcil et leur jette un coup d’œil. Pourquoi il lui demande ça ? Jaimie a l’air contrarié ? Elle n’a pas remarqué. C’est elle qui est contrariée. Un loser vient de faire foirer son moment de gloire ! Parlant de losers… son regard s’attarde sur un pauvre type qui se croit tout droit sorti des Lost Boys et s’est pointé en jean rangers veste en cuir et t-shirt d’un groupe obscure plein de sang, quelle faute de goût. « Trop cool, ton t-shirt ! » Elle échange un regard avec Cassie et elles se mettent à pouffer. Ryder pique un phare et repart d’où il est venu. « Attends je rêve pas, il a des canines ! Beurk, rien que de penser que quelqu’un pourrait être assez naze pour se coller des fausses dents j'en frémi d’horreur ! » « Beurk ça me soulève le cœur je sais même pas si j’ai le temps de courir aux toilettes. C’est lui le gros tas de monstre qui bouffe tout le monde ! » renchérie Cassie avec une main devant la bouche et le nez froncé. Robyn a un sourire angélique et les yeux qui luisent de méchanceté : « Nan, c’est juste un loser. Mais dans ce scénario, c’est écrit : le premier à crever ce sera lui ! »

Spoiler:





please picture me in the weeds. before i learnt civility i used to scream ferociously any time i wanted.

:gayheart::
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Jameson Winters
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ÂGE : A l'aube de la quarantaine
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Succombe parfois aux plaisirs sans lendemain.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une immense villa bien trop vide.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
RPs EN COURS : Phoenix [f.b.]Gaby [f.b. #2]Christmasbin [7]Archie [2]Laoise [f.b.]

Réalités alternatives ↠ Zombinson [d.z.]Bloody Gaby [d.f.]Bosie me boy [d.f.]Witchy Robin [d.f.]Slasher Night

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PHOENIX — I want to heal, I want to feel like I'm close to something real, I want to find something I've wanted all along: somewhere I belong. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.

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ROBIN — Her eyes look sharp and steady into the empty parts of me. Still my heart is heavy with the scars of some past belief.

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LAOISE — We've been gone for such a long time that I'm almost afraid to go home. A long road is a long, dragged-out imagination where things can go wrong, but we keep rolling on.

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GABRIEL — I'll keep your heart safe in the palms of my hands until it can beat on its own again.

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KYTE — Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins.



RPs EN ATTENTE : Gaby Irlande ↟ Robin [4] ↟ Robin & Phoenix [r.a. 2] ↟ Finnley [2]
AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : Birdiesnow (avatar), anaëlle. (signature), loonywaltz (UB)
DC : Kyte le vieux fou & Aisling l'effeuilleuse prude
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
INSCRIT LE : 08/03/2016
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Message(#) Sujet: Re: 'cause this is slasher, slasher night (robin & jameson) 'cause this is slasher, slasher night (robin & jameson) EmptySam 12 Mar 2022 - 19:19




cause this is slasher, slasher night
A chill runs up your spine and crawls into your brain, The freezing touch of fear. It's driving me insane although you cannot fight, you're dragged from the silence where you hide... Till' you scream - @Phoenix Ellsworth + @Robin-Hope Berry
1982 – Il y a des éclats de couleur et des flashs de lumière, des basses qui résonnent et de grandes banderoles. Ce soir, c’est tout le lycée qui revêt sa parure de fête pour célébrer la nuit la plus importante de l’année. Il y a des couples qui se forment et d’autres qui se défont à la lueur des projecteurs, des amitiés qui s’étiolent devant le miroir des toilettes ou se créent autour du banc des oubliés, et puis des chaperons mal sapés qui auraient surement préféré se trouver ailleurs plutôt que devoir empêcher les rebelles auto-proclamés de renverser une fiole de liqueur chourrée à leur daron dans le cocktail de jus de fruit. Et au milieu de toute cette agitation, il y a Jaimie, engoncée dans une robe en satin violette aux épaulettes bouffantes, choisie par sa nouvelle amie Robyn parce que ça « fait ressortir la couleur de tes yeux » - d’ailleurs recouverts d’une ombre à paupière flashy et les cheveux soigneusement relevés par les soins de Cassie « parce que tes tifs peuvent pas être plus touffus que tes épaulettes ». Un sourire aux lèvres, les sourcils froncés de concentration, elle s’imprègne de la soirée à travers la lentille de son appareil photo. Les décorations, les éclats de rire, l’euphorie générale, l’ennui, les drames. Parce que l’ombre l’attire autant que la lumière, et c’est la vérité qu’elle cherche à imprimer sur sa pellicule, pas un filtre édulcoré.

Ses doigts effleurent l’objectif, ses yeux fouillent distraitement la foule à la recherche d’une dégaine familière, des cheveux blonds en bataille, un sourire charmeur. Phoenix a promis qu’il viendrait, promis qu’ils danseraient, même si son truc à lui c’est plutôt de traîner derrière le lycée quand tout le monde se tasse à l’intérieur. Il est cool comme ça, Phoenix. La nonchalance à l’état pur avec une bonne dose de charme. Le genre de mec qui ne l’aurait jamais remarquée, dans son ancien lycée. Parce que Jaimie, elle est plutôt du genre à observer les autres de l’extérieur sans vraiment participer, à capturer des bribes de leur histoire comme si ça lui permettait un peu d’en faire partie. Mais tout a changé le jour où Robyn est venue l’aborder au détour d’un couloir, un sourire radieux sur son visage de poupée parfait, les yeux brillants d’intelligence et d’un feu dévorant qu’elle n’a jamais vu ailleurs. Populaire, adulée de tous, aussi crainte qu’elle est enviée, la blonde donne le ton et lance les tendances, décide ce qui est sensass ou craignos, érige ou détruit les réputations. Jaimie ignore ce qui l’a poussée à venir lui parler. Elle sait juste que depuis, exit la table des solitaires et les soirées monotones à relire Jane Austen dans sa chambre. Elle a désormais une vie sociale si chargée qu’elle en a parfois le vertige et ses parents ne pourraient pas être plus fiers – et inquiets. Mais ça c’est inévitable, car Mr Winters s’inquiète toujours de tout, même s’il tente parfois de se prouver qu’il est en réalité un sacré aventurier, le plus souvent de manière drastique et inopinée. Comme la foi où il a postulé sur un coup de tête pour cette promotion qui l’a entraîné lui et sa famille à l’autre bout de la planète. Jaimie lui en a voulu pendant un temps. Les étendues de sables n’apaisent pas son cœur comme les montagnes enneigées qu’elle a dû quitter, et le temps australien ne se prête pas autant aux vêtements confortables qu’elle se plait à porter. Ces mêmes vêtements que Robyn l’encourage progressivement à remplacer à chaque virée shopping qui la fait sentir à la fois pataude et intégrée. Et puis elle a d’autres choses pour se changer les idées. Les soirées pyjama avec ses nouvelles amies, les réunions du journal du lycée pour préparer les éditions, et plus récemment, les rendez-vous avec Phoenix, les frites qu’ils mâchonnent à l’arrière de sa voiture et les baisers qu’elle lui offre bien volontiers pour ne pas avoir à regarder les scènes d’horreur qui s’affichent plus loin sur l’écran.

La musique change, l’éclairage aussi. Le moment culminant de la soirée est sur le point de se produire. Concentrée, Jaimie joue des coudes pour se rapprocher de l’estrade où ses nouvelles amies sont agglutinées. Les filles sur le podium sont toutes resplendissantes mais elle n’a d’yeux que pour Robyn. Charismatique, confiante, rayonnante. Elle croque un cliché sur le vif. La future reine quelques instants avant d’être couronnée. Car tout le monde sait qu’elle seule peut remporter cette compétition de popularité. C’est dans les rumeurs qui se propagent au détour des casiers, dans les regards admiratifs et intrigués qui la suivent lorsqu’elle passe dans les couloirs, sur les lèvres de celles qui voudraient lui ressembler, de ceux qui rêvent de l’inviter à une date. Robyn fascine. Robyn attire la convoitise et les rivalités, même si rien ne semble parvenir à la détrôner. Elle projette un halo tout autour d’elle et Jaimie s’y complait un peut trop. Parce qu’être dans l’ombre de Robyn, c’est toujours être plus en lumière que n’importe qui dans ce fichu lycée. Et pour une fille qui n’a jamais connu que les recoins discrets de la cour de récré, c’est vraiment chanmé. Le nom de sa nouvelle amie retentit dans le gymnase. Gracieuse, elle place une main devant ses lèvres. Ses grands yeux pétillent sous les éclairages vifs alors qu’elle s’avance sur la scène. La caméra l’adore. Les photos seront belles, impactantes. Et alors que Jaimie presse le bouton pour capturer l’instant où elle accepte sa couronne scintillante, la pellicule n’absorbe qu’un voile d’obscurité. D’abord, c’est le silence complet. Les sourcils froncés, la photographe retient son souffle, gênée par le bourdonnement assourdissant de son appareil troublant le calme oppressant qui règne sur le gymnase. Et puis il y a ce cri. Un hurlement à glacer le sang et les os. Le cœur de Jaimie se contracte dans sa poitrine, ses yeux fouillent les ténèbres dans l’espoir d’accrocher un regard familier jusqu’à ce que les visages autour d’elle se teintent de rouge. Des traits rongés par l’angoisse, des rires crispés, de la colère. Des émotions brutes qui feraient de beaux portraits. La pensée disparaît aussitôt qu’elle l’a traversée. Gagnée par la panique générale, Jaimie évite les groupes qui se bousculent et se faufile vers l’estrade où les adultes se sont rassemblés, autour du Proviseur Gunzburg qui se jette sur scène pour rétablir l’ordre et la discipline à travers un hurlement à la cohérence mitigée mais au succès incontesté. Un silence nerveux retombe sur l’assemblée, troublé de murmures chargés d’excitation où la réalité se mêle à la fiction.

Agitant les épaules pour chasser un frisson, Jaimie les ignore et contourne la scène pour rejoindre ses amies. Les bras croisés, une moue butée sur son visage parfait, Robyn semble outrageusement désappointée. Son émotion brute offre un cliché auquel la photographe ne peut résister. Après tout, Victoria voudra certainement documenter l’évènement dans le HS Brisbane Times. L’instant d’après, Robyn s’est glissée jusqu’à elle et son bras complice s’enroule déjà autour du sien. « Cette ambiance me fout la chair de poule. » Un rire nerveux lui échappe. « On se croirait dans un film d’horreur ! » N’empêche qu’elle se sent déjà plus rassurée, moins isolée. Car personne n’oserait s’en prendre à la reine du bal de promo… pas vrai ? Visiblement, son amie n’est pas sur la même longueur d’ondes car elle enchaîne aussitôt : « Laisse-moi te dire un truc : je sais qui est derrière tout ça. Si quelqu’un cherche à ruiner le bal de promo, c’est une attaque personnelle, et qui a des raisons de me saboter ? » Perplexe, Jaimie fronce les sourcils et entrouvre les lèvres sans parvenir à trouver un nom assez satisfaisant pour valoir la peine d’être prononcé. Heureusement, Robyn ne l’attendait pas tant, plutôt satisfaite de pouvoir continuer son raisonnement : « Josh ! Il m’a encore appelé hier soir, il était bourré et il chouinait, il était genre, vraiment flippant ! J’étais genre ‘pourquoi t’es aussi obsédé par moi ?’ C’était carrément pathétique ! » Josh n’est pas une lumière, et il peut être cruel quand il se met en tête de prouver qu’il est l’alpha du lycée. Mais de là à orchestrer toute cette mise en scène pour saboter le sacre de Robyn… elle n’est pas certaine qu’il ait les connexions neuronales nécessaires pour mettre en place un plan si élaboré. Elle n’a pas le temps de faire part de ses doutes que Cassie intervient, vite rembarrée par la reine du lycée. « Puh-lease, tu passes pas à autre chose après Robyn Berryworth. Je suis comme la bouteille, t’as besoin d’un programme à douze étapes pour briser le sort. Bref, deuxième suspect : Max la lesbo. Elle est complètement obsédée par moi. Le soir je la vois qui me regarde à travers sa fenêtre, j’te jure elle me fait peur. » Les premières paroles lui arrachent un rire sincère, qui fane un peu sur la fin de sa réflexion. Car Robyn est aussi agréable qu’elle est cinglante, et les élans de moquerie dont elle est capable lui font parfois un petit malaise, tant elle détesterait en être la cible. « Ok et dernier suspect… Phoenix. » Attends, comment ça ? Les sourcils froncés, Jaimie interroge son amie du regard, qui lui confie alors d’un ton rempli de sérieux : « Jaimie, toi et moi on l’aime, mais tu sais aussi bien que moi à quel point il aime faire des blagues de merde et - » « Bouh. » Elle ne l’a pas vu arriver et sa voix basse la prend par surprise. Pourtant, c’est le cri de Robyn qui la fait sursauter. « UUUGH ! Mais t’es con ou quoi ? C’est pour ça que t’as aucun ami ! Faut que t’arrête d’être toi. » Il ricane, fier de sa bague. Elle voudrait désapprouver mais il est trop difficile de lutter contre la petite satisfaction qui grandit dans sa poitrine alors qu’il se dirige vers elle. Du bout des doigts, elle repousse une mèche rebelle, de l’autre main, elle lisse sa robe, espère surprendre dans son regard un éclat d’appréciation, une pointe de tendresse. Mais dans ses grands yeux bleus ne pétille qu’un brin de raillerie alors qu’il se met aussitôt en tête de la chambrer. « Eh j’veux pas vous affoler mais en règle générale c’est toujours le weird quiet kid au fond d’la classe qui a des pulsions meurtrières cachées et qui finit par buter tout le monde… j’sais de qui on devrait s’méfier. » Elle lève les yeux au ciel et laisse échapper un petit grognement offusqué, se laisse à peine amadouer par le bras qu’il enroule autour de ses épaules pour la serrer contre sa poitrine. « Venant du junkie freak debilos qui réapparaît conveniently quand toutes les lumières sont éteintes. » Renchérit Robyn, cinglante. Jaimie ricane, mais son rire sonne faux à ses propres oreilles. Parce que les accusations croisées des jumeaux lui rappellent la réalité. Les lumières qui ne se sont toujours pas rallumées. L’air nerveux des professeurs. Et ce cri encore gravé en elle comme un tremblement nerveux. N’empêche qu’avec le bras de Phoenix ainsi enroulé autour de ses épaules, elle se sent un peu moins vulnérable, un peu moins exposée. Même s’il n’a pas pu s’empêcher de l’accuser… « Quoi ? Ils ont déjà joué in the air tonight ? » Il s’étonne, se méprenant sur sa mine rembrunie. « Non… enfin oui mais c’est pas ça. » Evidemment qu’elle aurait voulu danser avec lui sur cette chanson, parce qu’elle passait à la radio le soir de leur première sortie. Mais elle ne l’aurait jamais avoué, aurait plutôt haussé les épaules comme si elle s’en fichait tout en lui glissant qu’il y a d’autres slow sur lesquels se rattraper. Mais pas ce soir, pas maintenant… « Je veux dire, t’as entendu ce cri ? C’était terrifiant. » Parlant de terrifiant… Du coin de l’œil, elle capte Robyn et Cassie, qui ont décidé de s’intéresser au style de Ryder pour passer le temps. Le pauvre en prend vraiment pour son grade. L’envie d’intervenir l’effleure, mais elle abandonne bien rapidement l’idée. Car défier Robyn en public relève davantage de la folie que du courage. Alors elle relève plutôt les yeux vers Phoenix, les bras croisés sur sa poitrine. « Et puis t’étais où, sérieusement ? »

Elle n’entend pas vraiment sa réponse, leur conversation troublée par le retour précipité de Mr Burke. Pâle comme un linge, il s’agite nerveusement alors qu’il s’entretient à mi-voix avec les autres adultes et le proviseur. Ce dernier lève d’ailleurs les mains, comme pour tenter de l’apaiser, ce qui a plutôt l’effet opposé. « ME CALMER ? MAIS Y’AVAIT DU SANG PARTOUT JE TE DIS ! FAUT SE TIRER D’ICI, METTRE LES GOSSES A L’ABRI ! » Ses mots claquent dans le gymnase et un murmure traverse la marée d’étudiants comme un frisson d’angoisse. « QUE TOUT LE MONDE GARDE SON CALME ! » Insiste et répète courageusement leur brave proviseur. « RESTEZ EN GROUPE ET DIRIGEZ VOUS CALMEMENT VERS LA SORTIE. » Des masses de lycéens se déplacent, des noms résonnent dans l’obscurité alors que les groupes cherchent à retrouver l’ami manquant pour compléter leur clique. L’évacuation a tout juste le temps de commencer quand Mrs Summers revient en courant, essoufflée « Monsieur le principal, toutes les issues sont fermées ! » La nuque un peu raide, Jaimie lance un coup d’œil en direction de Robyn. Elle a tout entendu elle aussi, à en croire la lueur qui s’allume dans son regard. Peu à peu, la rumeur de propage, des premiers rangs jusqu’aux derniers. Et alors c’est l’hystérie la plus totale. Les gens hurlent, la foule s’agite. Sur la piste de danse, les adolescents courent dans toutes les directions, se pressent vers les ouvertures pour débarquer dans le hall, cognent contre les portes. Les robes se déchirent, les verres et les tables se renversent, les gens se trouvent pris dans la mêlée. Un type affolé dégomme Cassie qui s’écrase contre Jaimie et la projette contre le mur. « Hey ! » Elle proteste, le souffle coupé, le regard ombrageux braqué sur le gars qui détalle aussitôt, tandis qu’elle aide Cassie à se relever. « Quel idiot ! Il a renversé un truc sur ma robe ! » Se lamente cette dernière en évaluant les dégâts. Toujours appuyé contre le mur, le coude de Jaimie rencontre une poignée sur laquelle il s’enfonce. Une porte s’ouvre dans son dos, la déséquilibre, menace de la faire chuter à nouveau. Elle se raccroche à Phoenix et à ses réflexes pour se rattraper, attends tout juste d’être à nouveau sur pieds pour partager à ses amis son idée. « Venez ! Je suis sûre qu’on peut sortir par la porte de secours derrière les vestiaires, elle ferme mal et ils ne l’ont toujours pas fait réparer. » Connaître tous ces petits détails de maintenance, c’est l’un des avantages insoupçonnés de faire partie du club du journal du lycée. Ensemble, ils se glissent dans le couloir, laissent derrière eux professeurs dépassés et lycéens affolés. La porte se referme derrière eux dans un clic, et les lumières rouges illuminent par intermittence les couloirs sombres et déserts qui s’étendent à gauche et à droite.  « On devrait y arriver plus vite si on passe par la cantine. » Elle chuchote d’une voix tout de suite moins assurée. Car le moindre bruit de leur pas résonne entre ces murs déserts, et qui sait ce qui se tapit dans les ombres que l’éclairage d’urgence ne peut dissiper. « Ouuhouuuuh » Chantonne alors John avec un ricanement nerveux. Jaimie frisonne, mais pas à cause de lui. Elle voudrait juste qu’il se taise, qu’ils restent le plus discret possible. « Chut ! » Elle siffle alors prestement, parce que s’il y a vraiment un tueur qui erre dans le lycée, elle n’a aucune envie de lui indiquer exactement où les trouver. Son regard se pose sur elle, la dévisage sans que le moindre signe d'intelligence ne vienne l'éclairer. « C'est qui celle là ? » Il demande à la cantonade pour la douzième fois de l'année. Elle lève les yeux au ciel, abandonne l'idée de lui révéler une fois encore son identité. Car les circuits ne connectent pas trop dans sa tête, à John. Non content de sa petite blague, voilà qu’il s’approche d'ailleurs de Robyn par derrière pour enfoncer ses doigts taquins dans ses côtes.    
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follow in no footsteps listen for the true guides

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start.

:l::

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Phoenix Ellsworth
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ÂGE : Trente-six années estampées sur la gueule.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, le cœur six pieds sous terre et la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur pro, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui boniche dans un club de boxe de quartier. J'peux vous dire que mon ego en a pris un sacré coup.
LOGEMENT : Redcliff, dans un studio pas franchement salubre. Tout seul comme un con depuis que les services sociaux ont embarqué ma petite.
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PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige je suis rarement sobre.
RPs EN COURS : Jaimie (fb)Robin #2Sid #2 (fb)Aisling #3

Dimension Slasher › Robyn & Jaimie
Dimension Fantôme › Dame JamesonL'bon vieux Hawthorne

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Leila › i'm sorry daughter but your father's not the same. I can look into your eyes, and I'll swear that I will change. But tomorrow is tomorrow so forgive me if I stay. You can hide beneath the covers while I hide behind the pain.

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Robin › i'm tired of being what you want me to be, feeling so faithless, lost under the surface. Don't know what you're expecting of me, put under the pressure of walking in your shoes. Every step that I take is another mistake to you and every second I waste is more than I can take. I've become so numb, I can't feel you there. › 1 (fb)

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Jaimie › follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home. › 2

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Sid › another clever word sets off an unsuspecting herd and as you step back into line, a mob jumps to their feet. now dance, fucker, dance, man, he never had a chance, and no one even knew it was really only you, and now you steal away, take him out today, nice work you did, you're gonna go far, kid › 1 (fb)

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Aisling › we've been chasing our demons down an empty road, been watching our castle turning into dust escaping our shadows just to end up here, once more › 1 (fb)2

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there's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

RPs EN ATTENTE : Sohan › Jaimie (ra) › Sid #3
AVATAR : Charlie Hunnam
INSCRIT LE : 22/03/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t7942-phoenix-ellsworth-you-don-t-run-not-when-you-re-with-us-you-stand-your-ground-and-fight#283931 https://www.30yearsstillyoung.com/t8138-phoenix-signed-and-sealed-in-blood-i-would-die-for-you

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Message(#) Sujet: Re: 'cause this is slasher, slasher night (robin & jameson) 'cause this is slasher, slasher night (robin & jameson) EmptyMer 23 Mar 2022 - 23:20



cause this is slasher, slasher night
You're with your baby and you're parked alone, on a summer night. You're deep in love but you're deeper in the woods. You think you're doin' alright, did you hear that voice? Did you see that face? Or was it just a dream? This can't be real, that only happens, babe, on the movie screen. @robin-hope berry @jameson winters

- UUUGH ! Mais t’es con ou quoi ? C’est pour ça que t’as aucun ami ! Faut que t’arrête d’être toi !
Elle s’emporte la p’tite, elle rage, elle essaie de le blesser, mais il a la lueur dans le regard et le sourire en coin qui veulent dire qu’elle ferait même pas peur à chihuahua - avec qui elle a beaucoup en commun, d’ailleurs, la petite gueule ronde et les jappements enragés en tête de liste. Elle a beau terroriser le lycée tout entier profs compris, Phœnix la voit comme ça, un chihuahua. Et l’image le fait marrer. Par-dessus son épaule il lui envoie un clin d’œil suivi d’un bisou et puis son attention se détourne d’elle. Il la capte plus. Tendant plutôt le bras vers sa petite amie pour la taquiner sur sa supposée qualité de sociopathe en herbe.
- Venant du junkie freak debilos qui réapparaît conveniently quand toutes les lumières sont éteintes. Les glapissements de sa sœur qu’il ignore comme un con joyeux, parce qu’il essaie de comprendre pourquoi Jaimie lui réserve pas un accueil tellement plus chaleureux alors qu’il arrivait tout conquérant dans le gymnase. Pourtant il aurait juré de la voir roucouler quand il l’a écrasé contre lui, juste là. Il a zappé « leur chanson, c’est ça ? Il sait pas ce que c’est « leur chanson », mais y en a sûrement une, c’est toujours une historie de chanson. Right?
- Non… enfin oui mais c’est pas ça.
Elle va pas l’aider, come on, il est paumé là.
- Je veux dire, t’as entendu ce cri ? C’était terrifiant.
- Naah, il se marre à la désinvolture en cambrant le dos en arrière, sa bouche encore étirée dans une expression bien trop amusée pour que cette soirée parte pas sous un bon signe, et puis il resserre son étreinte autour des épaules de sa petite amie et se penche vers elle. T’inquiètes, j’te protégerai, qu’il souffle à son oreille, pour faire le mec, se dit que c’est le genre de trucs qui fait frissonner les filles.
C’est con mais c’est vrai, il adore la voir flipper. Enfin, il adore pouvoir la rassurer quand elle flippe, pour être plus exacte. C’est pas pour rien qu’il l’emmène régulièrement mater des films d’horreurs au ciné. C’est pas tellement que c’est un féru d’hémoglobine - même si ça le fait marrer - mais nan : c’est surtout pour sentir Jaimie se coller contre lui quand elle a peur, cacher son visage contre son épaule, resserrer ses doigts autour de son bras. Il la trouve tellement adorable comme ça, il se sent tellement fort. Et ça lui fait un truc, à Phoenix, un truc qui le fait errer dangereusement près de la frontière où se confonde l’affection, le désir, et l’amour. Parce que dans ces moments, il a vraiment l’impression d’être amoureux, le con. Ça lui ait déjà arrivé quelques fois, entrelacé sous les draps avec Miss Rivers ou d’autres nanas du lycée, mais c’est la première fois que ça lui fait tout habillé. Plus étrange encore, il veut connaître Jaimie. Savoir des trucs débiles sur elle, comme sa couleur préférée ou la musique qu’elle écoute le soir pour s’endormir. Et la regarder réviser pendant qu’il s’amuse à balancer une balle en l’air et la rattraper en silence, la tête à l’envers et les pompes sur son lit, même ça, étrangement, il aime bien.

Mais là, elle a pas l’air très amadouée par sa virilité protectrice. Bras croisés, elle semble toujours aussi contrariée.
- Et puis t’étais où, sérieusement ?
Elle lui en veut ? Il soupire. Se dit avec une perspicacité toute relative que ça doit quand même être à cause de in the air tonight. Comme les filles qui disent qu’elles veulent rien pour la St Valentin et qui t’arrachent la gueule le jour j si t’as le culot de les avoir écouté. Faut être malin parfois, lire entre les lignes. Phœnix aime bien se targuer de comprendre les nanas, mieux que ses potes en tout cas, mais faut bien avouer, il est souvent largué. Il veut pas se prendre la tête avec elle, c’est tout ce qu’il sait. Il est là maintenant, non ?
- Bah j’étais- il commence avec le pouce en arrière pour désigner les chiottes mais il a pas le temps de finir sa phrase que -
- ME CALMER ? MAIS Y’AVAIT DU SANG PARTOUT JE TE DIS ! FAUT SE TIRER D’ICI, METTRE LES GOSSES A L’ABRI !
Phoenix entend vaguement quelqu’un gueuler. Il se passe une main sur la nuque, il crève de chaud, tire sur sa cravate pour la desserrer. Ils racontent quoi les viocs ?
- QUE TOUT LE MONDE GARDE SON CALME ! RESTEZ EN GROUPE ET DIRIGEZ VOUS CALMEMENT VERS LA SORTIE.
- Wow, ils sont à fond… il commente en frottant son indexe sur ses yeux rougis.
A les entendre on croirait que les aliens viennent de débarquer au bahut. Faut doser les gars. N’empêche qu’avec tout ça ils ont réussi à créer un mouvement de panique, et quand les gamins en grandes pompes commencent à courir dans tous les sens, Phoenix pousse instinctivement Jaimie derrière lui pour la mettre à l’abris de l’hystérie collective. Ça empêche pas un gars de se la jouer rugbyman on meth en dégommant tout le monde comme des quilles sur son passage, y compris Cassie qui valdingue aussi sec sur sa brune.  
- Mec come on... il fait mollement en levant la main mais le gars est déjà parti dégommer d’autres quilles plus loin. Aucune galanterie, il trouve ça minable. Les femmes et les enfants d’abord, mec. Bon allegedly ils sont tous mineurs ici… mais les femmes quoi ! La main de Jaimie se refermant autour de son bras attire son attention.
- Venez ! Je suis sûre qu’on peut sortir par la porte de secours derrière les vestiaires, elle ferme mal et ils ne l’ont toujours pas fait réparer.
Il capte pas tout ce qu’elle raconte, mais il est pas contre se casser d’ici. Trop de monde, trop de bruit, ça lui prend la tête. Il commence déjà à reculer, se laissant embarqué par sa nana quand il repère Ryder un peu plus loin alors il met ses doigts dans sa bouche et fait un bon gros sifflement accompagné d’un signe de la main pour capter son atention. RIP les oreilles de Jaimie.
- Ramène toi gros !

D’autres les imitent et Phoenix repère la touffe de cheveux et le regard exaspéré de sa sœur au milieu de tout ça. Il prend pas la peine de vérifier qui d’autres. Il prend soin de garder contact avec Jaimie par contre, si c’est pas visuel, au moins une main sur la hanche.
- On devrait y arriver plus vite si on passe par la cantine.
Elle a vraiment envie de se casser on dirait. Ça le dérange pas, ils pourront aller se caler chez Ryder ou au skate park avec des bons pétards et de la bonne musique. Les couloirs sont plongés dans le silence et une obscurité rougeâtre qui rend tout carrément stylé. Il regarde la nuque de Jaimie, l’envie de faire glisser ses cheveux sur le côté et de l’embrasser par derrière dans le cou le traverse.
- Ouuhouuuuh, braille un type pour casser son fantasme.
- Chut ! peste la brune, autoritaire, et Phoenix sent un sourire amusé étirer ses lèvres. Elle est tellement sérieuse.
- C'est qui celle là ? l’autre est confus.
Au même moment Ryder le bouscule pour rejoindre Phoenix, sourcils froncés, son regard allant de droite à gauche.
- J’ai perdu Donna. On s’est prit la tête. Elle s’est cassée.
- T’inquiète mec, elle est entrain de spliffer sur le parking. Avec ce bordel elle va avoir la peur de sa vie et se jeter à ton cou, mec.
Ses paroles semblent apaiser son ami qui se laisser même aller à un p’tit sourire. Phoenix lui donne un coup de coude, Ryder tente de lui rendre amicalement la pareille mais avec sa force d’ours il manque de faire valser le blond jusqu’à l’autre bout du couloir. Heureusement il se rattrape de justesse en sautillant sur un pied et lâche un nouveau ricanement qui raisonne dans le couloir. C’est un regard noir qu’il vient de capter sur le visage de Jaimie là ? Avec un sourire à deux balles, il se rapproche d’elle mais au même moment un énorme fracas se fait entendre au bout du couloir. Il tourne la tête mais ne voit rien. Il entend par contre, des pas, lents, suivis d’un bruit métallique, comme une barre de fer qui raclerait contre le mur. Il jette un coup d’œil amusé à Ryder qui veut dire « on va voir ? » mais ce dernier fait non de la tête.
- Dépêchez-vous ! Dépêchez-vous d’ouvrir cette porte putain ! crachote un petit putois derrière et il semble reconnaître le petit frère intello d’une de ses ex. Isaac c’est ça ?
Phoenix suit son regard des yeux et voit les portes de la cuisine.
- Alors toi déjà, tu restes dehors. Il lance comme un connard alors qu’il tire sur la poignée pour ouvrir à Jaimie pendant que l’autre se fait littéralement dessus. Après vous, mademoiselle, il s’incline comme un gentleman – mais comme faut pas pousser son plus il tient la porte à personne d’autre et rentre direct après elle. Il passe à nouveau son bras autour de ses épaules parce qu’elle a pas l’air au top. Ça va princesse ?
- ELLES- ELLES SONT FERMÉES ! LES PORTES SONT FERMÉES !
Devant eux, le petit putois qui s’époumone en s’agitant sans succès sur les portes du réfectoire. Soit il a une force de mouche, soit c’est bel et bien verrouillé, auquel cas tranquille frérot, y a d’autres sorties hein faut pas se chier dessus pour si peu.

Starseed




The pictures tell the story, this life had many shades. I'd wake up every morning and before I'd start each day I'd take a drag from last nights cigarette that smoldered in it's tray, down a little something and then be on my way.

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Robin-Hope Berry
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ÂGE : trente six voyages autour du soleil
SURNOM : rob, robinou, robin des bois, carotte, la p'tite lapine, allons-y gaiement !
MÉTIER : artiste, curatrice à la galerie d'art, bénévole dans un refuge pour animaux.
LOGEMENT : cottage feuillu charmant et bordélique à logan city, peuplé des nombreuses créatures recueillies en chemin, vous êtes les bienvenues !
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : hippie rêveuse dans l'âme ☽ fouillis intrépide & survolté, furieux de tout vivre & tout essayer ☽ orpheline trouvée à la naissance, a grandi en foyers ☽ cœur cabossé, cicatrice au creux du décolleté ☽ (hyper) sensible, optimiste, lunatique, excentrique, impulsive & passionnée ☽ l’art comme éxutoire ☽ d'un extrême à l'autre ☽ fervente protectrice des animaux, de la nature & des plus démunis ☽ vit pour les aventures spontanées, la créativité, les concerts de rock, les cookies vegan, la liberté, les conversations avec des êtres authentiques & les roucoulements de chats ღ
RPs EN COURS : gaby (fb)aisling 2phoenix 2aisling 3gaby 3casey (fb)lilyjaimie 7

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jameson ☽ 3 (dz)5 (df)6 (ds)christmassie 7 › hitched a ride with the wind and since he was my friend i just let him decide where we'd go, when a flower grows wild, it can always survive. wildflowers don't care where they grow. ☽ 124 (ua)4

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aisling ☽ 23 › it feels like a perfect night for breakfast at midnight, to fall in love with strangers, ah ah ah ah, yeah, we're happy, free, confused and lonely at the same time, it's miserable and magical, oh yeah, tonight's the night when we forget about the deadlines, it's time! ☽ 1 (fb)

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gaby ☽ 1 (fb)2 (df)4 › you look like a movie, you sound like a song, my god this reminds me of when we were young. let me photograph you in this light in case it is the last time that we might be exactly like we were. ☽ 3 (mpr)

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Message(#) Sujet: Re: 'cause this is slasher, slasher night (robin & jameson) 'cause this is slasher, slasher night (robin & jameson) EmptyJeu 21 Avr 2022 - 19:43



slasher night
I always feel like somebody's watchin' me, and I have no privacy. I always feel like somebody's watchin' me, who's playing tricks on me? @Jameson Winters @Phoenix Ellsworth

1982. « ME CALMER ? MAIS Y’AVAIT DU SANG PARTOUT JE TE DIS ! FAUT SE TIRER D’ICI, METTRE LES GOSSES A L’ABRI ! » Robyn tourne la tête vers Mr Burke, les yeux plissés, ses ongles tapotant légèrement ses avant-bras. Il est dans tous ses états et repend aussitôt une vague de murmures angoissés moqueurs perplexes dans tout le gymnase. Elle se doute bien que tout ceci n’est qu’une vaste mascarade, mais ça n’empêche pas un frisson glacial de parcourir son échine. « QUE TOUT LE MONDE GARDE SON CALME ! RESTEZ EN GROUPE ET DIRIGEZ VOUS CALMEMENT VERS LA SORTIE. » rugit le proviseur dont les vieux réflexes de commando semblent revenir au galop. Malheureusement pour lui (et pour Robyn) il ne se trouve pas face à des hommes d’armes entrainés et pondérés mais à une bande d’ado stupides et hystériques qui entendent « calmement » et comprennent « en courant dans tous les sens comme des dératés ». « Monsieur le principal, toutes les issues sont fermées ! » Ces quelques mots, et c’est la panique générale. A l’instant même où le mouvement de foule commence, John se jette devant Robyn pour la protéger, les bras légèrement écartés, comme à ses entrainements de rugby : il est prêt. Et il en fait des tonnes. En sa qualité de mâle alpha du lycée, il prend ce job très au sérieux. Bien que dans leur couple, ça ne fait aucun de doute qui est l’alpha, il tient quand même à ce rôle de héro sans peur et sans reproche et ainsi quand un type manque de frôler Robyn il le chope vigoureusement par le col et le balance… sur Cassie. Qui s’écrase sur Jaimie. Et ils se rétament tous comme des dominos. « Watch it, freak ! » elle aboie, le regard noir. C’est dans son instinct de chef de meute de prendre soin de ses amies, malgré les horreurs qu’elle leur fait subir. Le plus souvent son aide se manifeste en piégeant le gars qui les ont trompés, en ruinant la réputation de leurs rivales ou en inventant des mensonges qui lui viennent le plus naturellement du monde pour persuader leurs parents de les laisser faire ce qu’elles veulent. Mais s’il faut humilier des abrutis ou distribuer quelques baffes au cas de dernier recours elle n’est pas contre non plus (d’ailleurs, le plus souvent, elle préférerait. Les hommes ne savent pas la chance qu’ils ont….) « Quel idiot ! Il a renversé un truc sur ma robe ! » Robyn fronce le nez. Elle déteste être bousculée. Pour qui se prennent tous ces figurants ? C’est complètement aberrant. Elle ne veut pas se ridiculiser comme eux en y croyant car c’est évidemment un canular mais d’un autre côté elle n’a pas non plus envie de crever si c’est vrai. Elle n’est pas du genre à paniquer de toute manière, alors elle reste en mode observation à regarder tout le monde avec irritation. L’air de rien, son regard parcourt la foule à la recherche de Kaylie. Come on you idiot, where are you? « Venez ! Je suis sûre qu’on peut sortir par la porte de secours derrière les vestiaires, elle ferme mal et ils ne l’ont toujours pas fait réparer. » Ses prunelles bleutées se reportent sur Jaimie qui semble passer en mode commando elle aussi. Tout ça est tout bonnement ridicule. Elle ne se fait néanmoins pas trop prier pour se tirer d’ici, secoue sa soyeuse chevelure blonde puis avance tête haute vers la porte que sa nerd d’amie vient d’ouvrir pour elle - John en mode garde du corps over zélé sur ses talons. Dans la foulée, elle jette un coup d’œil à son reflet dans la vitre. Heureusement, même dans cette affreuse lumière rouge, elle reste canon. « On devrait y arriver plus vite si on passe par la cantine. » Robyn soupire, elle commence à s’ennuyer et elle n’a aucune envie de sentir la friture. Si elle chope le responsable de cette mascarade, elle le tue. La porte se referme derrière eux et un étrange silence flotte dans le couloir. Comme s’ils étaient carrément passé dans une autre dimension. Silence aussitôt troublé par un « Ouuhouuuuh » de son immature de petit ami. « Chut ! » siffle Jaimie, pas commode. Robyn hausse un sourcil. « C'est qui celle là ? » Ses yeux roulent dans leurs orbites et sa tête suit le même mouvement tant elle est lasse. Elle ne compte plus le nombre de fois où John a demandé directement ou à la cantonade qui était Jaimie depuis qu’elles traînent ensemble. Les première fois Jaimie gloussait et répétait son nom comme si c’était un oubli, ou peut-être même une petite blague entre eux. Puis en voyant son regard vide elle avait fini par réaliser qu’il lui demandait bel et bien pour la troisième fois en quelques semaines de décliner son identité. Ce coup-ci, elle n’en a pas envie. Du coin de l’œil Robyn le voit se rapprocher d’elle avec les doigts en avant et elle lui lâche un regard noir qui signifie « n’y pense même pas ». Il s’esclaffe mais obéit, et finit par passer son bras autour des épaules de sa petite amie, lui caressant gentiment le bras en distribuant des sourires Colgate à droite à gauche. Capitaine de l’équipe de football américain du lycée, John n’est pas un mauvais bougre, à proprement parler, il a rarement l’intention de blesser les gens quand il s’exprime, c’est un brave type, l’énergie d’un labrador. Robyn ne pense pas qu’il dise des choses dans le simple but de décontenancer ou humilier son interlocuteur, comme elle. Il est juste profondément stupide. Son regard vide et son sourire béat parcourt le couloir puis se repose sur Jaimie. « Non, sérieusement, t’es qui ? » il reprend après l’avoir fixé quelque seconde. « C’est Jaimie ! La nerd du club photo qui vient d’Alaska ! » répond Cassie qui essaie toujours de nettoyer sa robe avec la veste d’un type de l’équipe de foot. Presque Cassie. Presque. « Riiight » fait John en se penchant en arrière, mais son regard ne témoigne aucun signe d’intelligence. Ensuite ses boys l’appellent à nouveau et il retourne chahuter avec eux. Robyn n’est pas mécontente qu’il la lâche un peu. Ses yeux glissent vers son frère qui plaisante avec son loser de pote et elle se demande comment un type pareil peut avoir une petite amie. Donna n’est pas vilaine en plus. Des piercings partout sur la face qui doivent la faire biper à tous les aéroports du monde mais ce n’est pas comme si elle avait l’argent de voyager de toute manière.  

Un éclat de verre au bout du couloir la tire brusquement de ses pensées. Comme si quelqu’un venait de casser une vitre. Tout le monde se fige un instant, elle tend l’oreille et entend des pas résonner en échos, accompagnés d’un bruit désagréable comme une craie sur un tableau. Ou un couteau sur un mur…  « Dépêchez-vous ! Dépêchez-vous d’ouvrir cette porte putain ! »  Ew. C’est quoi ça ? Robyn grimace comme si une limace venait de lui tomber sur la main. Mais ce n’est pas une limace. C’est un nobody du club photo qui transpire à grosses goutes et inonde sa chemise ajustée sur-mesure. Ce qui est encore bien pire ! Un de ces inadaptés sociaux qui jouent à des « jeux vidéos » sur ordinateur et pire encore… à des « jeux de rôles ». Un jour qu’elle cherchait Jaimie, Robyn avait pénétré dans l’arrière salle du club photo pour trouver ces losers autour d’une table avec des capes et des capuches à agiter des dés en bramant être des nains paladins. Elle était restée interdite une seconde, puis elle avait éclaté de rire. C’était si embarrassant pour eux. Une chance qu’elle existe pour conseiller Jaimie de les fuir comme la peste : elle aurait ruiné son avenir. Ça n’empêche pas le crétin de coller aux basques de son amie malheureusement et elle a déjà dû le regarder avec insistance quelques secondes pour qu’il se décide enfin à se casser. A l’occasion elle a même dû lui signaler « bouge ! » pour qu’il percute. Lent à la détente. Comme si elle allait trainer avec lui. Plutôt crever tiens. « Alors toi déjà, tu restes dehors. » Robyn sent le coin de ses lèvres frémir. La méchanceté de son frère l’amuse parfois. « Après vous, mademoiselle » mais il n’en reste pas moins un crétin fini. Elle roule des yeux, d’autant plus qu’il ne lui tient pas la porte et que John doit se jeter en avant pour qu’elle n’ait pas à le faire elle-même. Il en profite d’ailleurs pour saluer ses bros qui décident d’aller voir d’où vient le bruit. Lui doit rester avec sa reine. « Ça va princesse ? » « Non ! » elle répond sans réaliser que la question ne lui est pas adressé, ou parce qu’elle s’en moque plutôt : elle mérite bien de se plaindre plus que quiconque ici ! J’ai froid, je m’ennuie, je suis dans une cantine craignos avec une bande de minables le soir du bal de promo et en plus ça pue ici ! » elle ajoute en jetant un coup d’œil insistant en direction Ryder qu’elle suspecte d’être à l’origine de cette dernière partie. « Bouge pas ! » se précipite John en retirant sa veste de costume pour la mettre sur les épaules de sa petite amie. Elle la resserre autour de son cou, se refusant néanmoins à y glisser les bras : elle aurait l’air d’une naine ridicule ! Non mais sérieusement, c’est quoi cette odeur ? « ELLES- ELLES SONT FERMÉES ! LES PORTES SONT FERMÉES ! » Loser Transpirant qui panique et qui hurle. « Tait toi le thon ! » Elle dit sèchement, shocking him into silence. Elle fait signe à John de tirer sur les portes et en le regardant échouer lamentablement elle constate qu’elles sont belles et bien verrouillées. Alors elle fixe le nerd avec insistance comme s’il aurait déjà dû comprendre ce qu’il était censé faire « Eh bah cherche la clé ! » elle ordonne alors, agacée de devoir tout expliquer. Il pique un phare et gémi elle ne sait trop quoi avant de s’exécuter. « C’est qui lui ? » John, son sourire colgate, son indexe pointé vers Loser Transpirant. Robyn prend une grande inspiration et se tourne vers Jaimie avec un sourire contrôlé et hypocrite. « Jaimie, ce plan est nul. T’as dit qu’il y avait une porte qui fermait mal, elle est où ? » « HIIIIIIIIIIIIIIIIII » le cri étranglé de Cassie dans la cuisine les coupe aussitôt. Elle a dû y aller pour essayer de nettoyer sa robe avec l’eau du robinet et s’éclabousser au passage, douée comme elle est. « Ugh. Cassie ! » Elle appelle en roulant des yeux pour la ramener au près d’elle. Au pied! Comme la blonde continue de gémir Robyn se rapproche avec prudence et ses sourcils se froncent quand elle voit les lettres rouges sanguinolentes peintes d’une écriture tremblante contre le mur de la cuisine. « You can hide but you can’t run »  Elle lit tout haut « Wow, original. C’est pas censé être l’inverse normalement ? Eh Halloween c’était y a sept mois bande de dégénérés ! »  Pourrir son bal de promo de la sorte, God ! N’ont-ils pas honte ?!




please picture me in the weeds. before i learnt civility i used to scream ferociously any time i wanted.

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