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 (neil) born in a broken home

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AuteurMessage
Carl Flanagan
Carl Flanagan
les romances imaginaires
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ÂGE : 22 ans (04.01.2000) ♑︎
SURNOM : il a fini par s'habituer à Carlito (et n'a de toute façon pas son mot à dire), Wacko Carlito sur les réseaux sociaux en raison de ses déboires télévisuels
STATUT : prisonnier du one itis, il traque les proies de ses obsessions amoureuses avec lesquelles il se raconte de folles histoires et se brise le cœur tout seul
MÉTIER : garçon au pair et serveur au Death Before Decaf', il tente de se faire oublier après un passage très (trop) remarqué par une télé-réalité
LOGEMENT : #530 Wellington Street (Bayside) avec Talia, son compagnon et leur fille Maya
(neil) born in a broken home	 8M6OXtfV_o
POSTS : 1346 POINTS : 0

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : irlandais dépaysé ☆ famille disloquée dont il est le chat noir : père parti, mère dépressive depuis sa naissance remariée avec une brute et frère qui aurait pu finir paraplégique par sa faute ☆ prêt à tout pour exister dans la vie de son père, cette recherche d'attention l'a mené trop loin ☆ incapable de faire parler de lui autrement qu'en mal, une sinistre réputation lui colle à la peau depuis que son one itis et ses pratiques de stalker ont été dévoilés au grand jour ☆ zéro confiance en lui et une paranoïa de tous les instants, rempli de doutes et de contradictions
RPs EN COURS :
(neil) born in a broken home	 GOsyIzCT_o
flanagans (scénario libre) › can we work it out ? can we be a family ? i promise i'll be better, mommy i'll do anything, daddy please don't leave. i ran away today, ran from the noise, ran away. don't wanna go back to that place, but don't have no choice, no way. it ain't easy growin up in world war III.

(neil) born in a broken home	 9GzCnU2
maisie #2 › when i am down and, oh my soul, so weary. when troubles come and my heart burdened be. then, i am still and wait here in the silence, until you come and sit awhile with me. ☆ 1

(neil) born in a broken home	 Ezk8M42
wendy #1 › just when i thought all was lost, you changed my mind. you gave me hope, you showed that we could learn to share in time. when we sing another little victory song, precious friend, you will be there, singing in harmony.

(neil) born in a broken home	 V3pq2Qe
murphy #2 › ah, dreamy lips, set in motion, flashing. ah, breathless hush, a-poundin' soft, lasting. oh, glossy mouth, a taste untamed, a-moving. carousel, up and down, just like you. ☆ 1

(neil) born in a broken home	 OpiywuIN_o
naomi #2 › running fast through a fairy tale, dark woods, starless night. feel cold air in my lungs, full moon, you follow me. pierce me like an arrow, beneath the blanket of night, longing for flight. ☆ 1

(neil) born in a broken home	 Bjk7MBT
talia › the life i lead is not the kind that gives a woman peace of mind, i only hope someday you'll find that you can believe in me. ☆ 1

(neil) born in a broken home	 MdZFUl2
lily › closer to the edge tonight, standin' on the ledge, so why. hold you, reach out your hand to save me, i'm damaged if you dare tonight but it feels like no one cares, so why. ☆ 1

(neil) born in a broken home	 ZWFOg8D
faust (scénario libre) › i don't know what it's like to be you, i don't know what it's like but i'm dying to. if i could put myself in your shoes, then i know what it's like to be... you.


house of secrets (télé-réalité)
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(murphy #3, leilani, amaya, lily #2, you ?)


RPs TERMINÉS : (2022) murphy #1 (fb)naomi #1lily #1talia #1maisie #1mitsuko

ab. connorneil

AVATAR : fionn whitehead
CRÉDITS : @homemade (avatar) + @loonywaltz (userbars) + @harley (gifs) + @ethereal (bannières profil)
DC : eddie yang (ft. lee know)
PSEUDO : ladyfame (clémence)
Femme (elle)
INSCRIT LE : 13/12/2021
https://www.30yearsstillyoung.com/t41966-carl-merry-crisis-and-happy-new-fear https://www.30yearsstillyoung.com/t42089-carl-one-thousand-lonely-stars-hiding-in-the-cold https://www.30yearsstillyoung.com/t42109-carl-flanagan https://www.30yearsstillyoung.com/t42110-carl-flanagan https://ladyfamestuff.tumblr.com/

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Message(#) Sujet: (neil) born in a broken home (neil) born in a broken home	 EmptySam 22 Jan 2022 - 19:08




☾ born in a broken home
Are you happy out there in this great wide world ? Do you think about your sons ? Do you miss your little boy ? When you lay your head down, how do you sleep at night ? Do you even wonder if we're all right ?
@NEIL FLANAGAN ☆ CARL FLANAGAN


août 2020

30 000 foutus dollars. Si on lui avait dit qu’il ressortirait de cet enfer les poches pleines d’argent il ne l’aurait pas cru, Carl. On en aura vu des choses aberrantes dans cette émission, des éliminations pour le moins injustes ou des couples sortant de nulle part nés pour la plupart sur fond de stratégie, mais le fait qu’un garçon comme lui ait été envoyé en finale c’est un petit peu la blague de l’année. Non seulement Carl n’a pas joué le jeu une seconde et s’est avéré être le plus gros touriste de la saison, mais il a aussi (et surtout) un nombre incalculable de scandales à son nom quand il retrouve sa liberté après plus de trois mois d’aventure. Les garçons comme lui ne sont pas censés être ceux que le public fait survivre jusqu’au bout mais le phénomène a dépassé tout le monde, personne n’aurait pu prévoir l’ampleur que les choses prendraient, lui le dernier. Cette célébrité à double tranchant, qui lui rapporte d’un côté beaucoup d’argent et qui ruine complètement sa vie de l’autre, Carl n’en prend véritablement conscience qu’une fois à l’extérieur où il pensait naïvement retrouver la petite vie tranquille qu’il menait avant de s’embarquer dans cette expérience - expérience qui devait juste lui permettre d’attirer l’attention de son père, aux yeux duquel il a l’impression de ne plus exister depuis longtemps. Ce n’était pas censé déraper autant ou il n’était pas censé déraper autant, plutôt. Parce qu’il ne risquait pas de faire ressortir le meilleur de lui-même dans un tel cadre, Carl disposait même du terrain idéal pour rechuter de la plus violente des façons. Et ça n’a pas raté, le garçon est aujourd’hui la risée des réseaux sociaux avec tout ce que ça implique. Son nom en tendances depuis des semaines, des photos volées du "monstre" dans sa nouvelle vie circulant sans qu’il n’y puisse rien et puis les insultes et railleries habituelles, auxquelles il n’est pas sûr de pouvoir s’habituer un jour. Carl est une cible de choix et celui sur lequel beaucoup d’internautes ont envie de taper depuis quelques temps. On rit de lui autant qu’on le condamne et un mois après sa sortie il en vient presque à regretter ces mois passés à Coles Bay coupé du monde, là où l’acharnement qu’il subissait était finalement moindre par rapport à ce qu’il expérimente aujourd’hui. Il se plaignait beaucoup de comment les autres candidats le traitaient mais au moins ils vivaient avec lui et le connaissaient, ici ce sont des milliers d’inconnus qui s’en prennent à lui et il y a quelque chose d’angoissant dans le fait de ne pas savoir qui se cache derrière ce qu’il lit. Cet anonymat offert par internet l’arrange bien quand il peut personnellement s’en servir pour épier les autres mais il lui plait d’un coup beaucoup moins lorsqu'il en fait lui-même les frais. C’est tendance de se défouler sur le gros weirdo de la télé, certains se servent même de son nom pour gonfler leur petite communauté, quant aux memes et comptes parodiques sur le désormais tristement célèbre Wacko Carlito ils n’ont pas tardé à voir le jour et il en fleurit tous les jours, un peu partout. C’est drôle pour tout le monde sauf pour lui et face à tout ça Carl se demande quand ça s’arrêtera, si toutefois ça s’arrête un jour.

Il donnerait vraiment tout pour qu’on l’oublie, pas un jour ne passe sans qu’il ne rêve de redevenir le garçon qu’il était avant de signer pour la pire expérience de sa vie. Celui sur lequel on ne se retournait pas dans la rue, dont le nom n’évoquait rien à personne et dont les petites pratiques n’étaient surtout pas connues. Parce qu’il a causé sa propre perte le jour où le stalker en lui s’est révélé, à partir de là sa réputation était faite et son nom associé au pire pour certainement plusieurs années. Il aurait pu se réfugier chez lui en Irlande, là où les retombées de l’émission n’ont pas été aussi importantes et où il aurait pu retrouver du boulot avec bien plus de facilité qu’ici, mais Carl n’a pas fait tout ça pour renoncer à son grand projet, qui est un peu le projet de sa vie si on l’écoute. Se rapprocher de son père, coûte que coûte, un plan dont la première étape consistait à attirer son attention et pour ça au moins son objectif doit être atteint. Difficile de passer à côté du bonhomme en ce moment, vu le retentissement du programme Carl veut croire que quelqu’un a forcément parlé de sa participation à son père mais est-ce vraiment la façon dont il souhaitait exister à ses yeux ? N’a-t-il pas été beaucoup trop loin pour récolter l’attention d’un père qui ne s’est jamais vraiment retourné sur lui et qui n’a pas été pressé non plus de le contacter quand il a appris qu’il se trouvait en Australie ? Vu sous cet angle le bonhomme parait en attendre trop et c’est de toute façon toujours le cas, avec lui. Il s’accroche, sûrement à rien mais s’il ne court pas après cette quête de reconnaissance et ne cherche pas à combler les cases vides de son passé il craint que sa vie n’ait plus vraiment de sens ou d’utilité à être simplement vécue. Avancer sans but il en est incapable Carl, au même titre que se contenter de ce que la vie lui a donné (et parfois repris) alors au besoin d’exister aux yeux de son père s’ajoute finalement le besoin de se sentir exister tout court, même s’il n’a jamais voulu que ce soit de cette façon.

Les regards rivés vers lui sont curieux aux abords de l’école alors que Carl se tient légèrement en retrait dans l’espoir d’apercevoir son père, tout en priant pour ne pas voir sa femme à la place. Si c’est elle qui vient récupérer les enfants tout le plan du bonhomme tombera à l’eau et il n’aura plus qu’à retenter sa chance un autre jour, sûrement même dès le lendemain car sa détermination ce jour-là n’a d’égal que son inconscience. Carl ne voit pas ce qu’il peut y avoir de mal à débarquer dans la vie de son père après douze ans en forçant une rencontre, il l’a peut-être bien suivi au préalable pour connaitre l’école de ses enfants et ses petites habitudes, oui, mais si vous lui demandez il vous dira qu’il l’a fait avec de bonnes intentions. Et c’est vrai que ses intentions sont bonnes, c’est juste la manière de faire qui, elle, ne l’est pas. Son père n’est pas venu vers lui après sa sortie de l’émission et Carl se demande ce qu’il doit encore entreprendre pour qu’il le regarde enfin, et cesse de prétendre qu’il n’existe pas. Il ne veut pas se dire qu’il a fait tout ça pour rien compte tenu des lourdes retombées pour lui, il préfère donc penser que son père est trop occupé et qu’il n’a juste pas encore trouvé le temps pour lui faire signe. Quand il s’agit de lui trouver des excuses Carl n’est jamais le dernier, même si en réalité il cherche surtout à se rassurer en se racontant ce qui l’arrange, car il n’est sans doute pas prêt à regarder la réalité en face cette fois encore. Un troupeau d’enfants sort de l’école et Carl n’a aucun mal à reconnaitre son père parmi les parents présents pour les accueillir, car son allure n’a pas du tout changé malgré les années écoulées. Il est exactement comme dans ses souvenirs et son cœur se resserre en réalisant qu’autrefois c’est lui qu’il venait chercher à l’école. Une pensée douloureuse très vite chassée par l’objectif qu’il garde en tête, aller à sa rencontre quoi qu’il lui en coûte car il a bien trop attendu ce moment pour le laisser filer. Le garçon presse donc le pas jusqu’à lui avant qu’il ne s’éloigne et se place dans son dos, pour finalement faire entendre sa voix dans un élan de courage qu’il doit aller chercher très loin en lui. « Papa ? » Ce mot lui arrache la moitié de la gorge tant il a perdu l’habitude de le formuler et ce regard qu’il croise juste après que Neil se soit retourné le chambarde d'autant plus. Les enfants à ses côtés Carl les ignore dans un premier temps, se fichant bien de les troubler en se présentant comme le fils de leur père, dont ils ne connaissent peut-être même pas l’existence après tout. « Ça fait tellement longtemps. » Il tremble et réfrène déjà les larmes qui commencent à lui monter aux yeux, car ces retrouvailles Carl les a imaginées bien trop de fois pour ne pas être tombé dans l’idéalisation d’un tel moment avec le temps. Il pourrait lui dire qu’il lui a manqué et qu’il n’a pas cessé de penser à lui pendant ces douze ans mais le garçon a peur, peur de ne jamais entendre que la réciproque est vraie. Ce retour est sûrement un peu brusque mais il s’est dit qu’il avait plus de chance d’obtenir son attention s’il l’approchait à l’extérieur, car s’il s’était directement présenté à son domicile Carl aurait pris le risque de se voir claquer la porte au nez. Il y a pensé et cette idée l’a terrifié, il ne sait pas s’il aurait pu le supporter. « Tu- tu m’as vu à la télé ? » Cette question lui brûle la langue alors il ne tarde pas à la poser, semblant même saisir la première occasion pour s’en débarrasser. Ici ou ailleurs il n’est définitivement pas monsieur tout le monde et les regards déviant vers eux tout autour le prouvent encore bien, des parents semblent l’avoir reconnu et les messes basses vont déjà bon train pendant que Carl ne voit et n’entend rien d’autre que son père. Son monde ne tourne plus qu’autour de lui et pourtant il est bien forcé d’admettre qu’ils sont loin d’être seuls, car les enfants de son second mariage profitent de cet échange depuis le début et ont l’air de se demander d’où il peut bien sortir. « Ils ont.. grandi, hum. » il remarque quand même, démontrant un bref intérêt pour ces petites têtes blondes qu’il a appris à détester avec les années. Il n’y peut rien Carl, il a toujours considéré qu’ils lui avaient volé son père alors il est incapable de ressentir autre chose que de l’aversion à leur égard et pourtant il aime les enfants, simplement pas ceux-là. Il ne les a jamais vus mais son père parlait d’eux parfois dans ses lettres, quel âge peuvent-ils bien avoir d’ailleurs, huit ans ? Peut-être même neuf ou dix, il n’en sait trop rien car les concernant Carl a cessé de compter depuis longtemps.








(neil) born in a broken home	 3282948665:

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Message(#) Sujet: Re: (neil) born in a broken home (neil) born in a broken home	 EmptyMer 26 Jan 2022 - 23:54



born in a broken home
I thought I wanted legacy, I thought I wanted fame
I didn't know I'd lose all my loved ones in exchange
Left 'em all behind, and, yeah, for that I am ashamed
But that's the price I'm paying till I'm buried in my grave




Cela ne pouvait pas être vrai. Et pourtant, à chaque expresso, rien ne semblait le réveiller de ce foutu cauchemar. Il n'en revenait pas - ça ne pouvait être qu'un mauvais tour? Les yeux bleus rivés sur la télé, cherchant quelconque indice qui lui confirmerait que non, ce type n'était pas son fils, ne pouvait pas l’être. L'écran avait beau être en 4k, il observait chaque pixel, chaque petit rectangle de couleur, avec la plus grande attention; il examinait chaque mèche de cheveux bruns, chaque expression faciale, chaque mouvement nerveux. Et pourtant, Neil l’aurait reconnu n’importe où.
Carl, son fils, à l’accent indubitablement irlandais, au physique maladroit qui lui rappelait le sien- d’antan, ses yeux verts, devenus nerveux. Les vidéos qu’on lui avait reporté montraient des comportements surprenants, préoccupants, maladifs. Il ne savait pas à quel point tout ce qu’il y voyait était la vérité - mais selon April, le programme était supposé ne pas avoir de scripte.  

Le mal au ventre rivalisait avec ce maux de tête incessant, qui l’avait pris d’assaut depuis le tout début de cette mésaventure - depuis qu’on lui avait fait savoir qu’un Flanagan était débarqué sur ce fichu programme, et y faisait parler de lui - pour les pires raisons.

Neil ne comprenait pas comment, quand, pourquoi. Que faisait son fils en Australie? Depuis quand? Pourquoi n’avait-il pas signalé son départ d’Irlande, comme toute logique l'exigeait, et son arrivée en continent océanien? Pourquoi n’avait-il même pas partagé son envie de venir le visiter? Et surtout, pourquoi était-il inscrit à ce cirque? Pour quelle raison? Pour de l’argent? Avant même de l’avoir contacté? « Peut-être qu’il veut se faire remarquer?» - c’était la première remarque qu’avait faite April, à toute cette histoire. Un propos qui avait tout à fait choqué Neil, pour ne pas dire humilier. Se faire remarquer, pour … ça?

Il se rappelle de s’être tourné vers sa femme, tant de questions aux lèvres, et si peu d’éloquence pour toutes les poser : “ I-ils s’y inscrivent volontairement? “
“ Oui, je pense bien que oui, Maya me l’a confirmé. Attends, que je cherche sur Google.”


Sa femme avait eu beaucoup de patience pour lui, les deux premières semaines après qu’il l’ait appris. Puis à partir de la troisième, alors qu’il ne dormait que très peu, elle lui avait supplié de lâcher l’affaire. Les lettres que son fils lui avait envoyées pendant des semaines, il n’en avait même pas lue une. Il ne regardait pas l'émission, mais c’était plutôt les vidéos qui venaient à sa rencontre, qu’on lui envoyait d’on ne sait où, ou que ce fichu algorithme tenait à le tirailler (Neil n’était pas le plus habitué aux réseaux sociaux).



Un mois après la supposée fin de cette émission, qui était venue chambouler sa vie privée d’une façon qu’il n’aurait jamais vu venir, les pensées de Neil n’étaient plus si tournées vers son fils aîné. Non pas que l’ombre de cette affaire n’ait pu totalement quitter son inconscient - mais elle était devenue, au fil des jours, une arrière-pensée, une sorte de fantôme - ou plutôt, une sorte d’épée-fantôme, qui le suivait, le hantait, promettait de s’abattre un jour sur lui…

La routine s'imposait, le boulot aussi venait de s’intensifier particulièrement, avec cette époque fastidieuse qui approchait à grand pas; le prix des immeubles augmentait chaque jour, la trésorerie qui exigeait d’autant plus que tout soit en ordre, en vue de l’approche des dates finales pour les  déclarations fiscales. Neil plongeait dans son monde de gestion comme le vrai workaholic qu’il était devenu.

À la maison, les choses avec April ne s’étaient pas améliorées. Certes, il avait été un peu brusque, la mémoire de Patsy contrôleuse encore une plaie qui n’avait jamais bien fermé - mais il attendait de April aussi un peu de compréhension. Elle n’avait jamais posé trop de questions au sujet de son ex-femme, Carl et Keefe, car elle savait que c’était un sujet délicat, derrière lequel il se cachait lâchement. L’admettrait-il ? Sûrement pas maintenant. Mais en rajouter à présent, alors qu’il avait l’impression que tout partait dans l’absurde, c’était vraiment trop exiger de lui - d’un homme qui ne voulait pas faire face à sa réalité.

Les correspondances qu’il avait troquées avec Carl étaient pour lui suffisantes, en vue de ne pas se sentir si coupable. Au moins, il n’avait pas coupé tout contact - ça, jamais! - sauf avec Patsy, avec qui il se refusait catégoriquement de parler. Il n’avait d’ailleurs plus son numéro, ni email, et c’était très bien ainsi. Son fils aîné lui avait de toute façon toujours donné de nouvelles, comme il l’avait fait promettre lors de ses petits six ans. Au fil des années, il lui avait avoué tout plein d'événements énormes dans sa vie, sans trouver (encore, se disait-il) une brèche pour inviter ses fils, - ne sachant pas comment vraiment s’y prendre pour ramener des éléments du passé à son présent. Toujours et encore - comme du sel sur une balafre à peine cicatrisée.

Ce jour-là, c’était sa semaine de récupérer Ava et Shaun à l’école. Donc une fois sorti du bureau et goûté acheté, le père de famille était particulièrement dépassé. Plus il tentait de se dépêcher - et moins il semblait aller vite.

Enfin sur les lieux, mission qu’il appelait “trouver ses petits démons''. Shaun avait développé cette habitude de ne pas vouloir immédiatement quitter l’école, sous prétexte que son groupe d’amis voulait jouer aux astronautes dans le terrain de football, libre seulement à ces heures- là. Et dire qu’il n’avait que 9 ans, et que l’adolescence n’avait même pas commencé à montrer la pointe de son nez.

Quant à Ava, elle, elle était toujours ravie de retrouver son père parmi les adultes; ce fut la première des deux qu’il trouva, ses petits chignons d’un côté et d’autre de sa petite tête blonde, les yeux biens ronds et bleus comme son père. Du haut de ses six ans et taquine comme jamais, elle lui faisait déjà le rapport de tous les gros-mots qu’elle avait entendu au cours de la journée, et qu’elle vantait ne pas avoir répété.  

“ Et pourtant, tu viens de me les dire! “ - rouspéta-t-il, secrètement amusé par l’audace de la petiote, lui prenant par la main pour aller trouver l’aîné.
“ Je ne l’ai PAS dit papa! Je te raconte! ”

Elle tenait ce caractère sans doute de sa mère, toujours une réponse prête aux lèvres. Shaun ne tarda pas, car ses amis avaient dû malencontreusement tous rentrer à la maison. Puis il faut dire que Neil était arrivé un peu plus tard qu’à son habitude, éternelle raison: le traffic. Un petit grognement en guise de salut, il eut malgré lui un sourire aux lèvres en espionnant le sac de boulangerie que tenait son père en main.

“Je suis passé à Little Paris, je vous ai pris des croissants pour le goûter, mais PAS question de les manger dans la voiture, vous les gardez pour qu’on mange ensemble.”

Ava hocha aussitôt de la tête, toujours prête à plaire, s’adossant à son père et lui tenant son index. Shaun haussa des sourcils et fit mine d’être triste, mais ouvrit chemin devant eux.

Mission enfants accomplie. Il était maintenant question d’environ 30 minutes pour qu’ils arrivent et pour qu’il envoie ce fichu dossier qui n’avait pas compressé correctement, à temps de sa sortie. Puis il lui fallait téléphoner à April, elle était parano quand elle n’avait pas de nouvelles des gosses, avec toutes ces histoires de garderies - et puis… « Papa? » Une voix, trop grave pour être celle d’un enfant, trop proche pour qu’il n’en attribue pas d’importance. Avec sa hâte habituelle, et peut-être aussi de son instinct de père, le regard qu’il jetait derrière lui était méfiant, fermé. Le coup de théâtre.

Derrière lui, là, à cet instant. Il crut qu’il allait faire un arrêt cardiaque, à cette approche fantôme. Comme si le passé s’était soudainement érigé, juste en face de lui, et lui donnait une deuxième chance. « Ça fait tellement longtemps.» ajoute le jeune homme, les lèvres tremblantes. Il aurait vraiment tout donné pour ne pas se remémorer des petits yeux verts. Six ans, les petits cailloux tournant dans ses petites mains. En un flash, il se remémora tout ceci. Les mêmes lèvres, bien dessinées, mais adultes, entourés de quelques indices de barbe. Les cheveux, toujours pareils, un peu plus longs quand même, mais toujours bordéliques, façon Flanagan. Il était haut, plutôt maigrichon, son visage si semblable au sien. Un homme. Tous les pixels au monde, rien n’avait préparé Neil à voir son fils aussi grand. Plusieurs secondes s'écoulèrent ainsi, sans que le père sache réagir, ni que dire.

Son premier réflexe inconscient avait été celui de bouger Ava contre soi, un geste rassurant sur sa petite épaule, alors qu’elle se serrait contre sa jambe, comme pour s’y réfugier.  « Tu -tu m’as vu à la télé? » Cette question. Une question qu’il prit presque comme provocatrice. Et qui lui tombait assez mal. Encore mention de ce foutu programme et il croyait faire une scène. D’ailleurs, beaucoup de gens se tournaient maintenant vers eux. Ce qui l’énèrva d’autant plus.

“ Oui, je t’ai vu à la télé. ” Il n’avait pas prévu sa voix, aussi durcie. Neil ne réussissait pas à comprendre ces intentions, si forcées, si soudaines. Puis, comment savait-il que l’école…? « Ils ont grandit. » À la mention des enfants, Ava se raidit d’autant plus. Shaun était retourné sur ses pas, scrutant le brun d’un regard méfiant.

“ C’est qui, papa? ”

Neil ne se ressaisit pas de suite. Encore perdu, quelque part entre le passé et le présent. Il pouvait voir les yeux brillants de Carl, en reconnaître la lueur; il aurait voulu le prendre dans ses bras. Mais même, il ne le connaissait simplement … pas. L’approche forcée, le nerfs à vifs, tout cela lui tombait très mal. Il se rappela des vidéos du concours, de ce qu’il y avait vu. Des propos obsessionnels, des comportements préoccupants. Les gens autour d’eux s'intensifiaient à les remarquer tous quatre, ‘Wacko Carlito’ étant chuchoté.

“ Qu’est-ce que tu fais? Ici? ”

À tout vous dire, il ne savait pas s’il voulait dire ici, à l’école de ses enfants, ou ici en Australie.  
 


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Carl Flanagan
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Message(#) Sujet: Re: (neil) born in a broken home (neil) born in a broken home	 EmptyVen 4 Fév 2022 - 19:37




☾ born in a broken home
Are you happy out there in this great wide world ? Do you think about your sons ? Do you miss your little boy ? When you lay your head down, how do you sleep at night ? Do you even wonder if we're all right ?
@NEIL FLANAGAN ☆ CARL FLANAGAN


Le temps semble s'arrêter au premier regard que son père jette vers lui, et son cœur n'est pas tellement en reste. Plus rien ne semble vivre, ni exister autour d'eux alors que Carl se sent subitement démuni face à cette rencontre qu'il a imaginé bien trop de fois en douze ans, soit durant plus de la moitié de sa vie. Et il a beau avoir joué cette scène à de très nombreuses reprises dans sa tête pendant toutes ces années à présent que les choses sont concrètes c'est comme s'il repartait de zéro, sans savoir quoi dire ni quoi faire. Le temps écoulé a visiblement été clément avec Neil qui n'a presque pas changé, tandis que Carl a de son côté bien grandi, et pris de nombreux centimètres depuis leur ultime échange père-fils avant que la distance et un profond sentiment d'abandon ne se soient mis entre eux. Il devait avoir dix ans à l'époque et se dire que les nouveaux enfants de son père doivent avoir quasiment le même âge aujourd'hui éveille en lui beaucoup d'amertume. Ce sont eux qui ont profité de sa présence quand lui en était privé, ce sont eux qui ont bénéficié de son amour au quotidien quand lui devait se contenter d'une lettre par mois. Carl aurait toutes les raisons du monde d'en vouloir à son père pour ce chaos qu'il a laissé derrière lui en quittant l'Irlande il y a douze ans, et pour cette longue absence qui l'a fait grandir avec de nombreux manques. Le garçon n'a pourtant pas mis longtemps avant d'accourir vers son paternel, car le besoin d'exister à ses yeux sera toujours tellement plus fort que la moindre rancœur. Il pardonne facilement Carl, on peut lui briser le cœur un million de fois quand il aime il revient toujours. Tirer un trait sur son père il en serait incapable, quand bien même ce dernier n'a pas franchement honoré ce rôle suite à son départ l'enfant en lui ne cessera probablement jamais de rechercher son attention et son amour. Une recherche désespérée qui l'a conduit dans un jeu où il n'avait à l'origine pas du tout sa place, un système qui n'était aucunement adapté à un garçon comme lui mais qui semblait être un bon moyen de se faire un peu remarquer. On peut dire que l'objectif est largement atteint mais pas comme il l'aurait souhaité, l'idée n'était pas de devenir ce phénomène décrié de toutes parts, il n'était même pas censé survivre plus de deux semaines dans ce jeu. Aujourd'hui c'est bien Carl qui se présente face à son père mais c'est le Wacko que ces gens autour d'eux remarquent, eux. Tout est encore si frais, sa sortie du programme semble dater d'hier et il a peut-être bien commis une nouvelle erreur en tentant de revenir vers Neil si vite après ça. Encore faut-il que son père soit au courant de sa participation mais là-dessus le garçon est rapidement fixé. « Oui, je t’ai vu à la télé. » Sa voix tombe si lourdement que Carl a un léger mouvement de recul. Pourquoi est-ce que ça ne sonne pas comme une bonne chose dans la bouche de son père ? Peut-être parce qu'il n'ignore pas non plus sa petite réputation, et qu'il n'y a rien de plus perturbant que de retrouver son fils dans une telle tourmente. Carl n'a pas songé une seule seconde à l'embarras qui pourrait être celui de Neil, il ne s'est pas dit que réapparaitre comme une fleur avec un tel scandale sur le dos ne serait pas tellement bien venu et c'est bien ça son problème, il ne pense jamais à rien. « D'accord parce que.. comme tu m'as pas écrit de lettre, j'ai pensé que la production s'était peut-être trompée en te contactant. » Tellement plus commode d'envisager une erreur de leur part plutôt que d'imaginer que son père n'avait peut-être simplement pas envie de lui écrire, ni d'être associé à tout ça. « Les autres candidats en avaient reçu de leurs proches, on n'était pas beaucoup à ne rien avoir. » Il hausse les épaules dans une petite moue triste, lui qui s'était dit que son père perpétuerait la tradition des lettres qu'ils s'envoyaient autrefois il aurait au final mieux fait de demander à la production de contacter sa mère, ou son petit frère.

Carl finit par admettre l'existence de ces enfants aux côtés de son père, qu'il ne considèrera toutefois jamais comme ses demi-frères et sœurs. Il s'y refuse catégoriquement, pour lui ce ne sont rien de plus que des petites créatures qui ont gagné un père quand lui en a perdu un. Cette seconde famille il la réprouve sans même la connaitre et pourtant il donnerait tout pour savoir de quoi est faite leur vie, et pour voir de ses propres yeux le bonheur auquel lui n'a jamais eu droit. Il suppose, tout du moins, que son père mène une vie des plus épanouies depuis qu'il s'est débarrassé du premier foyer qu'il avait construit mais il aimerait au fond de lui entendre que ça n'est pas le cas, parce qu'il trouverait injuste que tout ce petit monde vive paisiblement pendant que sa mère, son frère et lui ont connu des années compliquées entre l'absence de Neil et la violence de son successeur. « C’est qui, papa ? » Ce petit garçon dont la voix s'élève récolte automatiquement un regard noir de sa part, car le fait de l'entendre appeler son père papa lui est insupportable. Et ce qui l'est, aussi, c'est que Neil reste étrangement silencieux face à la question de sa progéniture. « Tu lui réponds pas ? » lance Carl en serrant doucement les poings, ses yeux fermement ancrés dans ceux de son père alors qu'il semble pendu à ses lèvres. Est-ce qu'il lui accordera au moins ça, ce n'est même pas sûr. Oserait-il le présenter comme son fils là où sa présence ne manque pas d'attirer l'attention des curieux et autres sceptiques ? Si Neil est à cheval sur son image c'est un risque qu'il ne prendra peut-être pas, et c'est une réalité que Carl ne pourra pas affronter parce qu'il lui ferait terriblement mal au cœur s'il niait publiquement leur lien de parenté aujourd'hui. « Qu’est-ce que tu fais ? Ici ? » Carl est tenté de lui répondre qu'il est bien forcé de faire le premier pas vers lui puisque Neil n'a pas cherché à le contacter une seule fois depuis sa sortie du jeu, il y a un mois. Il pourrait aussi lui dire qu'il n'a pas trouvé d'autre moyen de se faire une petite place dans sa vie, en admettant qu'il soit prêt à lui en faire une, ce qui n'est une nouvelle fois pas du tout garanti. Des réponses il pourrait en formuler des tas mais comme les choses sont toujours beaucoup plus claires dans sa tête, ce qu'il parvient au final à formuler paraît bien confus en comparaison. « Je voulais te parler, et puis.. retrouver ce qu'on avait.. avant. » Quand Neil était encore un père pour lui, mais ça c'était une autre époque. Carl a la preuve juste devant ses yeux que son père ne l'a pas attendu pour poursuivre sa vie et y inclure de nouveaux enfants, mais il lui en faudra beaucoup plus pour qu'il cesse enfin de s'accrocher. « Ça m'a manqué.. » Tu m'as manqué, des mots que Carl ravale sans parvenir à les sortir parce qu'ils font beaucoup trop mal. « D'ailleurs j'ai bien réfléchi et je pense rester en Australie pour qu'on puisse se voir plus souvent, t'en dis quoi ? J'ai pas trop envie de rentrer en Irlande pour le moment, je préfère découvrir le pays que t'as choisi ! » Il est drôlement enthousiaste en présentant les choses de cette façon, sans doute parce qu'il parvient encore à croire qu'il n'a pas fait tout ça pour rien. Une façon de lui dire que maintenant qu'il est là Carl ne compte plus vraiment partir, même si rester en Australie signifie aussi entretenir le phénomène qui l'entoure car ici il n'arrivera certainement pas à se faire oublier facilement. Il pourrait laisser le temps aux choses de se tasser mais il ne peut pas se résoudre à rentrer chez lui alors qu'il a enfin retrouvé son père, il faut croire que la perspective d'une vie ruinée par sa vilaine réputation est finalement moins effrayante que celle de le perdre à nouveau.








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Message(#) Sujet: Re: (neil) born in a broken home (neil) born in a broken home	 EmptyMar 15 Fév 2022 - 21:35



born in a broken home
I thought I wanted legacy, I thought I wanted fame
I didn't know I'd lose all my loved ones in exchange
Left 'em all behind, and, yeah, for that I am ashamed
But that's the price I'm paying till I'm buried in my grave




La production ne s’était pas trompée en envoyant des lettres, non. Encore heureux. Le scandale aurait pu être pire, si les lettres avaient été reçues ailleurs, dévoilant toute une nouvelle dimension des Flanagans.  Une nouvelle facette de « Wacko Carlito ». La présence du père ici en Australie, le deuxième mariage de celui-ci, des enfants au mélange - il y avait tout pour plaire aux tabloïdes. Qui sait comment sa réputation pourrait en souffrir ? Et sa place au sein du Walker Group ? Sa relation déjà tendue avec la mère de ses deux enfants mineurs ?

Pourtant Neil n’avait ouvert aucune d’elles - mais il avait suffisamment d’imagination pour supposer ce qu’il y avait dessus. La curiosité ne l’avait pas longtemps mordu - il aurait préféré ne rien recevoir, et April avait voulu les garder pour ne pas qu’il s'énerve, mais il l’en avait empêché. Seul lui savait où elles étaient - c’était mieux ainsi.

La voix de son fils résonna à nouveau, chaque syllabe semblait le heurter, il ne s’attendait pas non plus à l'écouter, cette voix de jeune homme! L’accent irlandais prononcé était comme des cendres sur sa propre langue.  
La mention des lettres ne lui arracha aucune réponse. Aussi nauséeux qu’il était au sujet, il ne prendrait aucun plaisir à lui annoncer ici qu’il ne les avait même pas lues. Le voir sur une émission pareille le choquait assez, mais encore plus ce qu’il y avait appris sur son fils, au fond ce presque-inconnu que voici ; les images défilaient sous ses yeux, comme si elles se juxtaposaient à ce moment-là sur Carl, devant lui.

«Tu lui réponds pas?» La question sonnait comme un défi. Les lèvres de Neil se serrèrent quelque peu. Shaun s’était raidit à ses côtés, ses mains fermement agrippées aux poignées de son cartable, regardant son père pendant quelques secondes, mais les reposant sur le jeunot bizarre, qui ne lui semblait pas si inconnu que cela. Ava quant à elle, se tenait immobile, fixant d’un air neutre l’interlocuteur de son père.

S’il y avait quelque chose à répondre, ce n’était sûrement pas ici, au beau milieu de la semaine, le traffic qui s'intensifiait à chaque minute qui écoulait, les devoirs de Shaun qui l’attendaient certainement, April qui se ferait du soucis s’il ne lui répondait pas aux SMS… liste interminable.  L’adrénaline du moment commençait à le dominer. La posture trop nonchalante de Carl même l'irritait.

“ Ce que j’ai à répondre, ne sera certainement pas ici. “ N'étais-ce pas une évidence pour lui? Croyait-il vraiment que les choses se passaient tel que dans les films? S'attendait-il vraiment à un 'voici votre grand frère, que je n'ai révélé qu'à Shaun, d'ailleurs, bravo Ava tu as un autre frère que voici, allons manger des croissants tous ensemble' !?

Ses yeux remarquèrent les parents qui les croisaient maintenant. Il en reconnaissait quelques-uns, leurs expressions sympathiques puis devenues confuses, ressentant la situation tendue qui s’était installée en pleine cours d’honneur de l’école. Certains étaient même des clients. Neil leur offrit un sourire pressé, les congédiant du regard, et retournant son attention frustrée vers son fils adulte, qui avait continué de parler sans pour autant considérer que le moment était inopportun.  

“ Je veux dire, que fais-tu ici? ” Son regard soulignait leurs place au milieu de la cour ; il voulait maintenant bel et bien signifier l’école, ainsi que le moment choisi. Sans parler de l'invasion de son espace et de sa routine. “ Tu me traques aussi maintenant? ”  

Était-ce une manigance de Patsy? Envoyer son aîné pour récolter des informations? Le ricanement de cette dernière sonna dans ses pensées, comme s'il n'était pas suffisamment agité. C’était elle tout craché. Maintenant que les graines du doute avaient été plantées, il était difficile de les ignorer. Cette logique lentement prenait racine dans son esprit.

“ Écoute, il faut que tu me donnes le temps de digérer tout ce qui vient de se passer. Ce n’est pas le moment. Je ne sais pas comment tu as su que je serais ici, aujourd'hui...” le mot effrayant lui traversa l'esprit, mais il ne savait pas comment le lui placer. “ Tu te rends compte de la situation dans laquelle tu me mets ? ”

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