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 Oh, I believe in yesterday | ruben #1

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Grace Craine
Grace Craine
le meilleur des mondes
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Oh, I believe in yesterday | ruben #1 Hu5cwsy ÂGE : 29 ans (10.06). La trentaine arrive, lentement mais sûrement.
SURNOM : Gracie par Ruben. Personne ne se risque à lui donner de surnom.
STATUT : Fiancée à un infidèle. Grace n'a aucune idée qu'elle est cocue.
MÉTIER : Chirurgien pédiatrique au St. Vincent Hospital. Ne vous mettez pas entre elle et sa carrière.
LOGEMENT : Un somptueux loft au #404 Water Street, avec Ruben. Elle rêve d'un chat, ou d'un enfant.
Oh, I believe in yesterday | ruben #1 Giphy
POSTS : 3477 POINTS : 60

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : cocue jusqu'à l'os • n'a jamais aimé personne d'autre que son fiancé • taiseuse, autoritaire, droite dans ses bottes • d'apparence froide, un vrai petit rayon de soleil dans le cœur • observatrice, attention à vos secrets • méprise une bonne partie de sa famille
RPs EN COURS : rosaliearianeruben #2

Oh, I believe in yesterday | ruben #1 11de3092b20dce3e1b3de60195d21335d389f6db
RUBEN ☾ You live in my dream state, relocate my fantasy. I stay in reality. You live in my dream state. Any time I count sheep, that's the only time we make up, make up. You exist behind my eyelids, my eyelids - now, I don't wanna wake up.

Oh, I believe in yesterday | ruben #1 PTG0MPpE_o
CRAINES ☾ And I wonder why I tear myself down to be built back up again. Oh, I hope somehow, I'll wake up young again. All that's left of myself, holes in my false confidence. And now I lay myself down and hope I wake up young again.
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RPs TERMINÉS : ruben #1
AVATAR : Suki Water(melon sugar)house
CRÉDITS : @saaya (av.) + jamie (ub)
DC : Saül le crocodile & Murphy la fouine.
PSEUDO : Ocy aka ravioli zinzin
INSCRIT LE : 22/04/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t43187- https://www.30yearsstillyoung.com/t43208- https://www.30yearsstillyoung.com/t43517-grace-craine

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Message(#) Sujet: Oh, I believe in yesterday | ruben #1 Oh, I believe in yesterday | ruben #1 EmptyMar 15 Fév 2022, 08:52



Ils n'ont pas regardé en traversant et c'est en riant qu'ils arrivent au bas du loft. Quelques minutes auparavant, elle n'avait pas de bague au doigt. Quelques minutes avant, Ruben s'est agenouillé devant Grace pour lui faire une demande digne d'un conte de fées. Elle n'a pas réalisé tout de suite, lui a presque demandé de se redresser. La honte, tout de même. Un gars comme lui qui se met à genoux devant une fille comme elle. Ils forment un couple qui ne s'agenouille pas, devant rien. Certainement pas pour une petite bague de rien du tout et une union qu'ils prendront de toute façon par-dessus la jambe. Ils sont un couple idéal, le genre qui fait raconter tout un tas d'histoires merveilleuses et qui file aux Maldives à la première contrariété, le genre sur lequel on dit "Ruben et Grace ? c'est fait pour durer". Ils sont un couple merveilleux, un couple qui court sous la pluie sans regarder les feux ni les voitures, qui rit en arrivant à la maison. Un couple formé par deux amis, un couple que rien ne sépare.

Sauf les mensonges.

Grace enlève ses chaussures dans l'entrée et bondit dans les bras de son amoureux. Grace est une adolescente, sous ce toit qui est le leur depuis quelque temps maintenant. Grace n'a peur du regard de personne, pas quand elle est bien à l'abri dans le loft et que personne n'est là pour l'observer. Pas de Rory à l'horizon, pas de Rosalie et ses piques amères, pas non plus de Wendy pour rouler les yeux au ciel. Personne. Le petit écosystème qu'elle forme avec Ruben est en sécurité, sous ce toit. « C'est bête ce restaurant, j'avais fait de la mousse au chocolat. » C'est bête et impromptu, comme toutes les aventures qu'ils vivent depuis qu'ils sont ensemble. Enfin, depuis quelque temps, la routine s'est doucement installée, Grace profitant de ses dernières années d'études pour se poser un peu.

En attendant, c'est sur la bague qu'elle pose ses yeux, la trouvant soudain ridiculement grosse. Plusieurs fois, elle ferme et rouvre sa main sur cette bague qui enserre désormais son annulaire. « Tu es sûr ? » Elle réalise à l'instant combien la question semble étrange, posée ainsi. Quand elle reporte ses yeux dans ceux de Ruben, ils sont pourtant emplis d'un doute qui ne la quittera plus. « Pour la bague. Je veux dire, tu es sûr de la couleur ? » Un petit sourire se glisse sur ses lèvres alors qu'elle la contemple encore. Bien sûr qu'elle ne parle pas de la bague. Elle ne compte pas en temps que bijoux. Elle compte en temps qu'union, en temps que symbole et tout ce qu'il amène. Elle compte comme une promesse. Une promesse que l'un d'eux n'est pas prêt à tenir.


You, the last speaker of your language. One day, I might understand it. This old heart won't turn into another. This old life won't take me to another. You, the last musing of the morning when the world no longer is calling. Send me into the long night with all your little joys, little joys, see you in the sunlight, I don't wanna cry this time. I wanna fight.




Oh, I believe in yesterday | ruben #1 3972209998:
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Ruben Hartfield
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ÂGE : trente ans.
SURNOM : (rhube) ben.
STATUT : fiancé, comme si lui passer la bague au doigt était la solution parfaite à ses problèmes.
MÉTIER : neurochirurgien fraîchement diplômé, exerçant au st vincent’s hospital.
LOGEMENT : loft au #404 water(melon sugar) street, sur spring hill.
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POSTS : 894 POINTS : 6675

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : quatrième enfant de la fratrie Hartfield, a toujours tout fait pour exister par lui-même, loin de l’ombre de ses aînés › neurochirurgien récemment diplômé, il ferait tout pour protéger sa carrière, au dépend de ses proches › a été anéanti par la disparition de son grand frère Jackson début 2020, mais ne l’a pas montré à personne, préférant assumer une fausse culpabilité seul dans son coin › a fauté une nuit avec une étudiante de la faculté, et plutôt que d’assumer auprès de sa petite-copine, il l’a demandé en mariage.
RPs EN COURS : (onze) - present: caitrionaevelyn #2grace #2grace #3murphyrhett #3 › rhett #4roryswannchez anggun
RPs EN ATTENTE : ethel
RPs TERMINÉS : evelyngracerhettrhett #2
AVATAR : harry styles.
CRÉDITS : vesnaproduction (avatar), khadijha (profil gif), loonywaltz (userbars).
DC : ezra beauregard, le cœur navré (ft. sam claflin) › damon williams, les illusions perdues (ft. rudy pankow) › otto lazzari, la mort dans la peau (ft. robert pattinson).
PSEUDO : luleaby.
INSCRIT LE : 04/02/2022
https://www.30yearsstillyoung.com/t42899-and-so-the-battleships-will-sink-beneath-the-waves-ruben https://www.30yearsstillyoung.com/t31212-whatever-helps-you-sleep-at-night https://www.30yearsstillyoung.com/t43548-ruben-hartfield

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Message(#) Sujet: Re: Oh, I believe in yesterday | ruben #1 Oh, I believe in yesterday | ruben #1 EmptyMar 15 Fév 2022, 19:45



Ruben ne paraissait jamais idiot - il n’aimait pas du tout l’air que cela pouvait lui donner, et les idées que ça pouvait donner aux autres de le voir de la sorte. Il n’avait jamais vraiment aimé l’idée que les autres puissent le prendre pour un idiot, car cela lui rappelait son frère, et quelle plaie a ses yeux que de lui ressembler. Il ne voulait pas ressembler à Rhett, puisque lui avait fait les efforts nécessaires dans la vie pour ne pas terminer idiot. Il préférait entendre dire qu’on le trouvait joyeux, ou inconscient, voire aventurier. Mais en rien il ne venait faire en sorte de paraître idiot - sauf quand il était à ses côtés. Grace était la seule qui pouvait le voir idiot, et il n’en avait rien à faire. Elle était également celle qui pouvait le voir triste, qui pouvait aussi le voir dans toutes les autres nuances de couleurs qu’il possédait. Parce-que à ses côtés, rien n’avait plus d’importance que de l’aimer. C’était peut-être le genre de réflexion qu’il aurait du avoir quelques semaines plus tôt, quand il avait joué à l’idiot pour de vrai, justement. L’amour qu’ils se portaient l’un-l’autre, qu’importe les petites lettres qui s’alignaient en fin du contrat et le définissant, aurait du être suffisant depuis bien longtemps désormais. Et il avait fallu qu’il vienne risquer de tout perdre pour être idiot le temps d’une nuit.

Alors, il était venu redoubler d’efforts. Il était venu faire ce qui lui semblait de plus fou, et ce qui lui semblait être en même temps paradoxalement d’une justesse parfaite quant à la situation dans laquelle ils se trouvaient elle et lui désormais: il lui avait demandé de l’épouser. Après tout, ce n’était que la suite logique. Ce n’était que la chose suivante à venir cocher dans le tableau de leur vie commune. Ça devrait être tout ça et bien plus encore - seulement, il s’agissait là de Grace et Ruben, le couple parfait mais le couple qui avait d’abord décidé de réussir leurs carrières avant de réussir quoi que ce soit d’autre. La demander en mariage était quelque-chose qu’il n’avait en réalité pas prévu de faire de suite, Ruben, mais quelque-chose pour laquelle il s’était senti obligé. Jamais, il n’agissait sous ce ressentiment là. Jamais, mais là c’était quelque-chose qui était nécessaire. Au détour d’un couloir de l’hôpital d’abord, il était venu lui poser la question une fois - c’était ce qui leur ressemblait le mieux, en réalité, malgré l’écran de fumée qui était en train de s’épaissir, faisait office de devanture pour leur couple. La seconde fois, c’était ce soir, où il était venu mettre un genoux à terre, dans un beau restaurant, parce-qu’elle méritait une demande à la hauteur de sa beauté, Grace. Il était venu se montrer idiot aux yeux de tous parce-que malgré tout, être idiot pour elle était une idée qui le satisfaisait. Pour elle, il pouvait au moins et au mieux être un idiot amoureux.

« C'est bête ce restaurant, j'avais fait de la mousse au chocolat. » La jeune femme était venue se réfugier dans ses bras à peine avaient-ils passé le seuil de leur loft. Un rire vint s’échapper des lèvres de Ruben - parce-qu’il était vrai que c’était là la partie la plus importante de la soirée, cette mousse au chocolat. « Je lui ferai sa fête demain, t’inquiète pas. » Il vint voler un baiser, et un second, à la blonde dans ses bras à la place; parce-que ça ça lui semblait être bien plus important que la mousse au chocolat. Cependant, l’attention de Grace se vit être absorbée plutôt rapidement par la bague qui ornait désormais sa main gauche. « Tu es sûr ? » Il vint délicatement froncer les sourcils. Là où il entendait un double sens dans la question de la jeune femme, il aurait préféré ne pas avoir son esprit se remplissant de mille et y’en questions, de réflexions qui n’étaient en rien en accord avec les gestes et les démonstrations d’amour qu’il avait eu ces derniers jours. Et oh, qu’il n’aimait en rien le regard que Grace vint planter dans le sien. Depuis quand possédait-elle cette nuance là, dans ses iris ? « Pour la bague. Je veux dire, tu es sûr de la couleur ? » Ses yeux étaient désormais plissés, sondant le regard de sa belle comme s’il venait sonder son âme au passage - comme il regardait un scanner cérébral qui lui paraissait un brin complexe. « Si elle te plaît, je suis sur de la couleur. » Mais… « Mais si la couleur te plaît pas, alors j’irai l’échanger à la première heure demain. » Peut-être qu’un brin d’humour se trouvait dans le fond de ses paroles, en réalité - mais le cœur n’y était pas.

Car la vérité était celle-ci: il entendait le sous-entendu, le double sens, dans le ton que prenait la voix de Grace. Et il n’aimait pas, la seconde chose que cette dernière venait souligner sans en prononcer le moindre mot de trop. « Tu sais bien que je fais jamais rien sans être sur de moi. » Ce n’était même pas se vanter que de commencer sa réponse de la sorte, pour Ruben - c’était seulement une exposition de faits. Il ne se lançait jamais tête baissée dans une aventure s’il n’était pas sûr que cette dernière vaille le coup. « Est-ce que c’est parce-que jusqu’à maintenant, je t’ai toujours dit que c’était pas ma priorité que tu poses cette question ? » Il était franc, Ruben, et cela avait toujours bien fonctionné entre eux de la sorte. Il ne changerait pas son style de jeu aujourd’hui. « Tu l’as déjà souligné l’autre jour, ça. Tu doutes ? » Promis, sa voix était douce et il ne cherchait pas à démarrer un incendie, il ne voulait pas faire de cette soirée un incident domestique - mais sans le vouloir, et s’en réellement réussir à faire autrement, il se plaçait doucement mais sûrement sur la défensive.




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Message(#) Sujet: Re: Oh, I believe in yesterday | ruben #1 Oh, I believe in yesterday | ruben #1 EmptyMar 15 Fév 2022, 20:36



Quand Grace a connu Ruben, elle n'aurait su dire ce qui lui avait plu chez ce garçon rieur, volontaire et plein de vie. Peut-être était-ce ces trois qualités mêlées. Peut-être était-ce encore autre chose qui les avaient poussé l'un vers l'autre. Nul n'aurait su dire. De toute façon, cela n'était pas aussi important que ce qu'il se passait en ce moment même. Si Ruben avait fauté, Grace ne s'en doutait absolument pas et de toute façon, douter de son fiancé ne l'intéressait pas. Elle n'avait jamais été jalouse, seulement un peu méfiante. Quand ils étaient en médecine ensemble, la jeune femme avait plusieurs fois menacé de scalper certaines filles qui risquaient de s'approcher de son amoureux. Mais quelle petite amie ne fait pas ça, pas vrai ? Grace est jalouse comme les autres, à un niveau qui ne la pousse pas à fouiner partout où elle le pourrait - partout où elle le devrait - et les secrets de Ruben sont bien gardés. Elle n'a pas été éduquée dans l'irrespect des limites d'autrui, de toute façon. Et rien, pas même un soupçon, ne la pousserait à commettre une telle chose. Savoir, oui. Fouiner, non.

Et pour l'heure, elle n'a aucune matière à douter. Quel homme infidèle irait demander sa petite-amie en mariage juste après une tromperie ? Personne. (Ruben.) Le prénom se chuchotera peut-être dans les couloirs, où Grace sera bientôt connue comme la fiancée du docteur Hartfield. Qui ne connaît pas ce couple qui frise la perfection et qui sème la jalousie partout où il passe ? C'est contre les lèvres de Ruben que Grace étouffe un rire, persuadée qu'il fera de la mousse au chocolat un lointain souvenir dès qu'il mettra la main dessus. C'est qu'elle l'aime, son Ruben. Elle l'aime comme elle est capable d'aimer, sans trop de mots ni de démonstrations. Point trop n'en faut. Mais les doutes reviennent toujours, quelle que soit « Si elle te plaît, je suis sur de la couleur. Mais si la couleur te plaît pas, alors j’irai l’échanger à la première heure demain. » « Non ! Non. Elle est très bien. » qu'elle murmure, opinant du chef. Les yeux de Grace vont de la bague aux prunelles de son fiancé. Il décèle certainement le doute dans les yeux de la jeune femme parce que ses sourcils se froncent. Il a cette mine qu'elle lui connaît bien. Doucement, elle ose poser une main contre la joue de Ruben, essayant au passage de dissiper ces petites rides d'expression qui se forment sur sa peau. « Tu sais bien que je fais jamais rien sans être sur de moi. » Elle le sait. Elle le sait ô combien parfaitement, au première loge pour assister à toutes les prises de décision même les plus moindres. « Est-ce que c’est parce-que jusqu’à maintenant, je t’ai toujours dit que c’était pas ma priorité que tu poses cette question ? » La voilà qui se détache de Ruben et qui soupire.

« Tu l’as déjà souligné l’autre jour, ça. Tu doutes ? » « De toi ? Jamais. » Mais d'elle ? Peut-être. Ce n'est pas non plus dans ses habitudes, à Grace, qui a pour usage de ne jamais se remettre en question. Ni elle-même, ni ses décisions. Sur ce point, Ruben et Grace sont semblables pour la simple et bonne raison qu'ils n'ont jamais de vraie motif pour remettre en question des décisions prises à la hâte. Grace n'en prend tout simplement jamais, des décisions à la hâte. Des décisions pour leur couple, elle en prend tout le temps. Des tas. Jamais de quoi douter. Mais un mariage ? C'est autre chose. C'est quelque chose dont ils n'ont jamais vraiment parlé, trop concentrés sur leurs carrières respectives. Lentement mais sûrement, Grace se dirige vers la cuisine où elle met à bouillir de l'eau. Elle ne sait pas combien la symbolique est forte et combien cette bouilloire - sa tête - menacera d'exploser dans quelques instants. « Est-ce que tu l'as fait parce que tu en as assez eu d'entendre que je voulais autre chose ? » Ses doigts attrapent une tasse et une seule. « Ou est-ce que c'est pour les taxes ? » D'un autre mouvement, elle attrape le miel. Toujours sur le ton de la conversation, Grace plante ses yeux dans ceux de Ruben. « Ou est-ce que c'est pour moi ? » Il n'y a pas de bonne réponse à ces questions là. C'est un piège, Ruben. « Je me demande juste. » qu'elle postule, les mains levées devant elle. Comme pour désamorcer une bombe. Ou pour supplier on ne sait quel dieu.


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Message(#) Sujet: Re: Oh, I believe in yesterday | ruben #1 Oh, I believe in yesterday | ruben #1 EmptyVen 25 Fév 2022, 18:42



« Non ! Non. Elle est très bien. » La bague était très bien, alors pourquoi pouvait-il voir ce voile d’hésitation parer le regard de Grace ? Pourquoi pouvait-il déceler un quelque-chose qui d’avance ne lui plaisait pas dans ses paroles, avant même qu’elle n’ait eu besoin de prononcer le moindre mot ? Et ce n’était pas la douceur de sa main contre la joue du jeune homme qui allait changer quoi que ce soit à l’inquiétude qui venait s’installer en lui désormais - il aimait ce contact léger, pourtant puissant, mais pas en cet instant, pas dans cette situation.

Dans n’importe quel autre couple, cette étape importante des fiançailles aurait été l’occasion de venir sabrer le champagne, d’en parler à tous leurs proches dans la foulée, de jouer au jeune couple éperdument amoureux - pourquoi cela devait-il se transformer en conversation compliquée entre eux deux ? Certes, l’origine de cette demande n’était pas des plus roses, ni des plus innocentes - mais des deux, Ruben était le seul à connaître ce détail. Grace n’avait pas à douter de la certitude de son désormais fiancé quant à l’idée de venir se marier. Et pourtant, pourtant, dans le fond de son regard il pouvait déceler cette pointe d’hésitation. D’avance, il n’aimait guère la direction que prenait la soirée, sans savoir d’avance vers quoi ils s’en allaient. « De toi ? Jamais. » Même s’il ne pouvait se permettre de le montrer, cette première réponse vint rassurer Ruben. Elle ne doutait pas de lui, c’était déjà ça de pris. « Mais tu doutes quand même. » Elle n’avait pas besoin de l’exprimer à haute voix, il pouvait le lire sur le moindre trait de son visage. « Dis moi ce qui te fait douter, Gracie. » Parce-que s’il n’aimait pas la direction que prenait cette conversation, ce n’était pas pour autant qu’il ne s’y dirigeait pas tête baissée. Et à la façon dont la demoiselle en était venue à se détacher de lui, à venir se diriger vers la cuisine, à se préparer un the - un seul -, la réponse qu’elle allait lui fournir, il ne l’aimait pas, Ruben. « Est-ce que tu l'as fait parce que tu en as assez eu d'entendre que je voulais autre chose ? » Un instant, un seul vraiment, il vint fermer les yeux. « Gracie… » Il vint les rouvrir pour regarder sa dame continuer de s’activer. « Ou est-ce que c'est pour les taxes ? » Leurs regards vinrent s’accrocher. Il n’aimait guère l’ambiance électrique qui venait de s’installer, là, dans la cuisine. Lui qui était venu mettre un genou à terre pour justement s’extirper de toutes situations similaires à celle sous ses yeux, se retrouvait bloqué à son propre jeu - et il n’aimait pas ça, être pris de court de la sorte. « Ou est-ce que c'est pour moi ? Je me demande juste. » Et là où elle vint lever les mais devant elle, lui vint lever les yeux au ciel. C’était ridicule - comment pouvait-elle penser ça ? Même si son geste n’était pas dénué tant que ça de mauvaises intentions, elle n'aurait pas du en arriver à douter de la sorte.

Il resta un instant à venir la regarder, à tenter de venir déceler dans son regard une autre nuance que celle de l’hésitation, de la remise en question. Mais pour le moment, il se heurtait à un mur - il n’aimait pas ça. « J’ai pas pu avoir ton frère alors je me suis dit que miser sur la petite sœur n’était pas une mauvaise idée. » Dans toute autre situation, il savait que ce type de blague serait venue au moins lui tirer un petit sourire - il n’avait jamais été question de ce type de relation entre Rory et lui, les deux hommes le savaient et Grace parfaitement aussi. Dans toute autre situation, il savait d’avance qu’elle aurait entendu l’ironie et le sarcasme dans sa voix. Mais aujourd’hui ? Il n’était sûr de rien. « Tu veux que je réponde quoi à cette question, Gracie ? Pour quelle autre raison que pour toi je serai venu te demander ta main, hein ? » Et si d’ordinaire, Ruben était plutôt quelqu’une de jovial et qui prenait bien des situations à la rigolade, aujourd’hui ne faisait pas partie de ces occasions là. Il y avait bien plus - bien trop - en jeu à son avis. Il ne mentait pas: il était venu lui demander sa main parce-qu’il l’aimait vraiment et que peut-être qu’il n’en était pas venu à cette conclusion par les bons chemins, mais le résultat était le même. Il aimait Grace et ne saurait faire autrement qu’avec elle à ses côtés. « Qu’est-ce qui te fait douter comme ça, d’un coup ? Est-ce finalement ça t’intéresse pas plus que ça ? » S’il n’était pas à l’aise avec les questions qu’elle venait lui poser, autant lui retourner ces dernières, non ? « Tu peux dire non, même maintenant, tu sais. Je t’en voudrais pas. » Peut-être un peu mais pas beaucoup.




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Oh, I believe in yesterday | ruben #1 Yagaw4lr
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AVATAR : Suki Water(melon sugar)house
CRÉDITS : @saaya (av.) + jamie (ub)
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PSEUDO : Ocy aka ravioli zinzin
INSCRIT LE : 22/04/2019
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Message(#) Sujet: Re: Oh, I believe in yesterday | ruben #1 Oh, I believe in yesterday | ruben #1 EmptyMer 02 Mar 2022, 20:50



Elle doute, Grace. Elle doute mais elle ne sait pas de quoi. De Ruben ? Non, il a toujours été son point d'ancrage, son phare. Du plus loin qu'elle se souvienne, elle n'a jamais été liée qu'à lui. C'est Ruben depuis toujours. Ruben avant tout, avant elle-même. Ruben partout, tout le temps. Elle ne se voit qu'en lui, qu'avec lui, que par lui. On ne les voit de toute façon pas séparés l'un de l'autre. Il n'y a bien qu'avec sa famille que Grace retrouve un semblant d'autonomie. Et ce n'est pas qu'il la prive de sa liberté, c'est même tout le contraire. C'est avec lui qu'elle se sent vivre. Ruben a donné à Grace de quoi respirer. Il a donné un sens à ses errances, a tracé un chemin pour eux quand elle ne savait plus où aller. Ruben est rassurant. Ruben, c'est la maison. L'endroit où elle se sent le mieux, la personne avec laquelle elle se sent le plus en sécurité. Alors, pourquoi se sent-elle comme morcelée ? Il y a quelque chose dans les yeux de Ruben. Elle ne doute pas de lui mais du geste. Elle ne doute pas de ses intentions, mais des conséquences. Elle ne sait pas de quoi elle doute, en fait.

Parce que les choses viennent comme une évidence. Parce que c'est ainsi que va la vie. C'est ainsi que doivent être Ruben et Grace, sur un chemin si parfaitement logique et tracé qu'il en devient quotidien et routinier. Pas lassant, pas ennuyeux. Juste parfaitement prévisible. « Mais tu doutes quand même. » Grace ne répond pas, retire doucement sa main de la joue de Ruben. Sa moue parle pour elle et derrière ce regard sans expression apparente, Grace retient un regard égaré. « Dis moi ce qui te fait douter, Gracie. » « Je déteste ce surnom. » qu'elle tranche, peut-être trop net. Trop froide. Trop certaine. Il n'y a que Ruben pour l'employer et Ariane, parfois, parce qu'elle a appris comment l'utiliser. Elle a appris que ça agaçait la blonde au plus haut point. Elle a appris ce que Ruben n'a pas l'air d'apprendre. « Gracie… » Et dans sa bouche, le soupir sonne comme une caresse apaisante. Elle s'en veut presque, Grace, de balayer le mot d'un revers de la main. Bras croisés, Gracie fait des ronds, comme un poisson dans un bocal. Comme un lion en cage. Piégée.

Alors, Ruben s'arrête et Ruben réfléchit. Grace s'adosse au frigo et les deux jeunes gens se regardent en chien de faïence. C'est à celui qui osera le premier. Oser quoi ? Nous verrons bien. « J’ai pas pu avoir ton frère alors je me suis dit que miser sur la petite sœur n’était pas une mauvaise idée. » Oser ça. L'humour au pire moment, c'est aussi un trait de Ruben. C'est aussi quelque chose que Grace ne sait pas faire, cassante au possible et dans les instants les plus inappropriés. La face sociale de Grace, c'est Ruben. Contre lui, elle n'étouffe pas. Elle n'a qu'à regarder en arrière pour le voir, dans sa zone de confort. Et Grace est un animal vite dépaysé. Sur le trait d'humour, elle ne renchérit pas, ayant seulement des mots amers à la bouche. Ses yeux ne lâchent pas Ruben et elle attend, Grace, patiente, qu'un faux pas soit fait assez fort. « Tu veux que je réponde quoi à cette question, Gracie ? Pour quelle autre raison que pour toi je serai venu te demander ta main, hein ? » La blonde en voit des tas, des raisons. « Nos âges, la vie, ma famille, la tienne, les trucs législatifs. J'en vois des tas, des raisons. » C'est peut-être comme cela qu'elle aurait fait sa demande, en présentant les choses ainsi. Parce que, sur le plan législatif, tout aurait été plus facile. Parce que sa mère aurait peut-être trouvé la paix, avec une fille équilibrée. Parce que, arrivés à un certain âge, c'est ce que font les couples. Des tas et des tas de raisons, toutes sauf les plus évidentes. Mine renfrognée, Gracie pose les yeux sur sa bague de fiançailles. Elle est jolie, s'accorde parfaitement à la couleur de ses yeux. Elle est comme tout ce que fait Ruben : parfaitement parfait.

« Qu’est-ce qui te fait douter comme ça, d’un coup ? Est-ce finalement ça t’intéresse pas plus que ça ? » « Tu dis ça comme si je passais mon temps à te supplier de m'épouser. » La réplique sonne glaciale. Grace finit par se détourner pour se sortir un verre à vin et un seul. « Tu peux dire non, même maintenant, tu sais. Je t’en voudrais pas. » « Tu m'en voudras. Pas tout de suite, mais tu finiras par m'en vouloir. » Elle plonge, délicate, ses lèvres dans le vin rouge dont elle vient de se servir une bonne quantité. « Est-ce que tu en as parlé à quelqu'un ? » Est-ce qu'elle en parlera ? Non. Elle n'a personne à qui en parler. Son infirmière de bloc préférée remarquera peut-être l'anneau qu'elle épinglera à sa blouse, pour ne pas le perdre ni le cacher. Comme une marque d'appartenance. L'idée l'aurait enchantée hier, mais depuis que cette étrange sensation s'est installée en elle, Grace a la nausée. « C'est parce que je t'ai parlé du bébé, pas vrai. » Oh elle comprend, maintenant.

Elle avait évoqué la chose dans un murmure, un matin, en rentrant de garde. Quand il avait naturellement posé sa main sur son ventre, elle l'avait chuchoté à Ruben. Elle lui avait dit qu'au lieu de faire de la place pour un chat, ils devraient en faire pour un enfant. Elle n'est pas enceinte, Grace, mais ce matin là, en sentant la main de Ruben sur sa peau, elle a presque senti la vie fleurir en elle. Elle s'est imaginée, dans un demi sommeil, la peinture sur les murs et le berceau au milieu de la pièce. Elle a pensé tout haut un désir qu'elle gardait enfoui depuis une éternité. C'est un sujet que Ruben et elle n'avaient jamais abordé, pas parce qu'ils étaient mal à l'aise d'en discuter mais parce que l'occasion ne s'était jamais présentée.

« C'est pour me faire patienter. » Elle fait volte face, affrontant Ruben du regard, verre en main. Ses lèvres sont rougies du tanin de la boisson. Et contre le verre, la bague brille, presque moqueuse.


You, the last speaker of your language. One day, I might understand it. This old heart won't turn into another. This old life won't take me to another. You, the last musing of the morning when the world no longer is calling. Send me into the long night with all your little joys, little joys, see you in the sunlight, I don't wanna cry this time. I wanna fight.




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Ruben Hartfield
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ÂGE : trente ans.
SURNOM : (rhube) ben.
STATUT : fiancé, comme si lui passer la bague au doigt était la solution parfaite à ses problèmes.
MÉTIER : neurochirurgien fraîchement diplômé, exerçant au st vincent’s hospital.
LOGEMENT : loft au #404 water(melon sugar) street, sur spring hill.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : quatrième enfant de la fratrie Hartfield, a toujours tout fait pour exister par lui-même, loin de l’ombre de ses aînés › neurochirurgien récemment diplômé, il ferait tout pour protéger sa carrière, au dépend de ses proches › a été anéanti par la disparition de son grand frère Jackson début 2020, mais ne l’a pas montré à personne, préférant assumer une fausse culpabilité seul dans son coin › a fauté une nuit avec une étudiante de la faculté, et plutôt que d’assumer auprès de sa petite-copine, il l’a demandé en mariage.
RPs EN COURS : (onze) - present: caitrionaevelyn #2grace #2grace #3murphyrhett #3 › rhett #4roryswannchez anggun
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Message(#) Sujet: Re: Oh, I believe in yesterday | ruben #1 Oh, I believe in yesterday | ruben #1 EmptyVen 04 Mar 2022, 08:50



« Je déteste ce surnom. » Ce n’était pas pour autant qu’il allait s’arrêter de l’utiliser. Il savait qu’elle n’appréciait pas particulièrement le surnom qu’il lui avait accordé des années plus tôt désormais, mais c’était là une petite touche d’affection qu’il appréciait particulièrement avoir envers elle. Ce n’était peut-être pas grand chose, mais aux yeux du jeune Hartfield, cela représentait beaucoup. Lui non plus n’appréciait pas particulièrement que l’on vienne l’appeler Ben, mais selon la personne qui se trouvait en face de lui, il aimait l’intention qui se trouvait derrière cette initiative. Et puis, il y avait bien d’autres choses mises sur la table présentement pour qu’il s’attarde sur un stupide surnom. Elle viendrait remettre sur le sujet sur le tapis à un autre moment si elle voulait, mais aujourd’hui Ruben préférait se concentrer sur le doute venant emplir le regard de Grace face à lui. Il préférait venir étudier l’hésitation dans ses mots, la posture qu’elle avançait à se tenir ainsi dans la cuisine, la façon dont il semblait se jeter un froid entre eux. Il n’aimait pas ça, il en venait même d’avance à détester la tournure que prendrait cette discussion. Mais il ne vint pour autant en rien en réchapper d’avance, préférant lever les yeux au ciel un instant et soupirer par la même occasion, optant pour l’humour qui ne viendrait avoir aucun effet plutôt que de fuir ce qui se tramait sous ses yeux. « Nos âges, la vie, ma famille, la tienne, les trucs législatifs. J'en vois des tas, des raisons. » - « Ce sont pas ces raisons là qui m’ont décidé à t’épouser. » A ce petit jeu, à celui qui était en train malgré lui de s’installer entre eux, Ruben avait l’impression qu’aucune réponse fournie de sa part ne pourrait être correcte et que la seule issue qu’il aurait serait de perdre. C’était plus un sentiment que quelque-chose de concret, mais cela s’immiscerait sous sa peau et il avait plus à tirer de l’accepter maintenant.

Parce-que qu’importe les paroles qu’il s’appliquait à venir apporter, les raisons pourtant justes malgré tout qu’il venait présenter à Grace, il lisait dans son regard que quelque-chose d’autre la tracassait. Il aurait aimé être apte à deviner avant même qu’elle ait besoin de prononcer d’autres mots de quoi il s’agissait, mais il était pour le moment impuissant et la seule chose qu’il pouvait faire était de lui demander directement si les signaux qu’il avait intercepté n’étaient finalement pas les bons. Peut-être que ce n’était plus son souhait, à la blonde, de venir unir son avenir à celui de Ruben de la sorte. Peut-être qu’il était en train de creuser sa tombe sans s’en apercevoir d’autant plus en venant mettre un genoux à terre. « Tu dis ça comme si je passais mon temps à te supplier de m'épouser. » Les lèvres du jeune homme se pincèrent en une ligne fine, alors que Grace en venait à lui tourner le dos. L’instant d’après, sa main frottait ses yeux. Le début de soirée s’était si bien déroulé qu’il en était quelque peu déboussolé que ça en vienne à se dérouler de la sorte. « Je pensais que ça te ferait plaisir que je partage maintenant cette envie avec toi. Tu m’as jamais supplié mais de nous deux, t’as toujours été celle déjà prête à se marier. » Le discours de Ruben avait toujours été quelque peu différent - jusqu’à temps qu’il ait besoin de sauver les apparences, ou plutôt de s’assurer qu’elles ne viennent pas être teintées d’une ombre au tableau. « Tu m'en voudras. Pas tout de suite, mais tu finiras par m'en vouloir. » - « Si je te dis que j’en voudrais pas, Gracie, t’as aucune raison de penser le contraire. » Il lui en voudrait peut-être si elle découvrait la véritable raison qui avait poussé le chirurgien à agir de la sorte - il lui en voudrait à elle parce-qu’il serait plus simple que de venir admettre qu’il était celui ayant commis l’erreur. Mais si elle décidait finalement de ne pas accepter cette bague, de ne as accepter ces fiançailles, il ne lui en voudrait pas; il viendrait respecter son choix, car de toutes façons il n’y avait pas d’autres version des prochaines années à venir sans Grâce à ses côtés et respecter son choix lui semblait être primordial pour accéder à un tel avenir. « Est-ce que tu en as parlé à quelqu'un ? » Elle ne pouvait le voir, mais un instant le jeune homme vint froncer les sourcils - il ne comptait guère d’où venait le besoin d’obtenir une telle réponse, mais il vint obtempérer. « A un ou deux copains, oui. » Mais il voulait d’abord venir en parler à Rory, pour s’assurer qu’il n’apprenne pas la nouvelle dans son dos, avant de venir publiquement - façon de parler - exposer la nouvelle.

Et il allait venir ajouter cette précision à ses paroles, il allait venir demander à Grace où elle voulait en venir avec une telle question, il voulait de nouveau s’interroger sur les doutes qui l’animaient - lorsqu’elle vint lui couper l’herbe sous le pied. « C'est parce que je t'ai parlé du bébé, pas vrai. » A peine les mots de la jeune femme furent finis d’être prononcés que déjà, les yeux de Ruben venaient s’écarquiller comme deux soucoupes. « C'est pour me faire patienter. » Un instant, et un second alors qu’elle vint faire volte face et que ses yeux s’accrochèrent aux siens, Ruben resta sans voix. De tout ce qu’elle aurait pu lui sortir comme inquiétude, comme hésitation, il ne s’était pas un seul instant attendu à ce qu’elle vienne mettre ce sujet là sur le tapis. « Tu rigoles j’espère ? » Sa voix était murmure, tellement la surprise était réelle de son côté. Jusqu’à aujourd’hui, il n’avait même plus souvenance qu’ils aient eu cette discussion là tous les deux, car pour lui le sujet était clôt et ne reviendrait pas en débat de suite. Ne vous trompez pas: il avait en mémoire la saveur particulière que ce matin là avait apporté chez lui; cependant, apparement, la trace laissée par cette dernière n’avait pas eu la même importance pour Grace et pour lui. Ce n’était pas que Ruben ne voulait pas avoir d’enfant, c’était simplement que ses plans n’en incluaient pas avant un petit paquet d’années, un lustre ou deux même pour être juste. Sa carrière comptait bien trop à ses yeux pour venir la compromettre de la sorte, et il n’était pas question à ses yeux que Grace vienne sacrifier la sienne pour que lui puisse continuer d’avancer, tout ça pour élever un enfant. C’étaient des choses à remettre à plus tard, à reporter jusqu’à temps qu’ils se soient tous les deux épanouis personnellement. Cependant, cette certitude avait été remise en question ce matin là lorsque Grace lui avait avoué avoir envie d’un enfant. Ce matin là, alors qu’elle rentrait de garde et que son réveil à lui ne mettrait pas bien longtemps avant de sonner, il avait pour la première fois vu son monde être remis en question. « T’entends ce que tu dis ? » Ce qu’elle osait suggérer, aussi, par la même occasion. « T’es pas un enfant que je tente d’occuper ou de distraire avec un nouveau jouet moins brillant que celui que tu voulais sur ta liste de Noël, Grace. » Et alors que sa voix vint se briser légèrement lorsqu’il vint prononcer le prénom de la blonde, l’instant d’après le Hartfield venait à son tour se servir un verre de vin - après tout, qu’ils aient cette conversation à armes égales.

« Te demander en mariage et le fait que tu veuilles un enfant sont deux choses bien différentes. » Ses lèvres vinrent tremper dans le vin, ses yeux dans deux de la jeune femme à ses côtés. « Et on a déjà eu cette conversion là, tu sais très bien ce que j’en pense. » Parce-que ce matin là, alors que seules la douceur et la légèreté avaient été initialement invitées dans leur conversation, une certaine brutalité avait malheureusement surgi dans les propos du jeune homme. Un peu contre son gré, en réalité - en rien n’était l’intention de venir blesser d’une quelconque façon Grace de son côté. Mais son avis sur la question étant bien différent du sien, le bât avait forcément fini par blesser. « Je veux pas d’enfants, Grace. Ou pas maintenant, pas avant quelques années au minimum. Ce serait qu’un poids pour nous deux. » Le ton qu’il employait se voulait rassurant, se voulait apaisant, mais le contenu de ses propos était toujours autant tranchant. Sur cette affaire, ce n’était pas aujourd’hui qu’il changerait d’avis; pour le mariage, la question en devenait différente car maintenant plus que jamais, il avait besoin que la Craine croit en son amour sincère. Il vint boire une nouvelle gorgée de vin. « Tu penses vraiment que je te demanderais en mariage par défaut parce-que j’ai pas pu te donner la réponse que t’attendais à la question des enfants, sérieusement ? » S’il ne viendrait pas le montrer directement en cet instant, le fait que la jeune femme ait pu envisager les choses de la sorte venait le blesser. S’il y avait bien quelque-chose qu’il avait toujours été envers elle, c’était honnête - en tous cas à propos de ce qu’il ressentait envers elle et les sujets qu’ils pouvaient ensemble aborder. Qu’elle puisse penser si peu de lui en cet instant venait réellement lui faire mal au cœur.




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Grace Craine
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SURNOM : Gracie par Ruben. Personne ne se risque à lui donner de surnom.
STATUT : Fiancée à un infidèle. Grace n'a aucune idée qu'elle est cocue.
MÉTIER : Chirurgien pédiatrique au St. Vincent Hospital. Ne vous mettez pas entre elle et sa carrière.
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Message(#) Sujet: Re: Oh, I believe in yesterday | ruben #1 Oh, I believe in yesterday | ruben #1 EmptyVen 04 Mar 2022, 16:21



Qu'importe les réponses qu'il peut apporter, Ruben n'aura jamais raison. Pas avec Grace, pas alors qu'elle le défie du regard de donner de meilleures raisons qu'elle à leurs épousailles. Il n'y en a pas vraiment, des raisons, de toute façon. Grace en énonce une flopée à son fiancé - que le mot est étrange - qui les balaie toutes d'un revers de la manche. « Je pensais que ça te ferait plaisir que je partage maintenant cette envie avec toi. Tu m’as jamais supplié mais de nous deux, t’as toujours été celle déjà prête à se marier. » Oui, Grace est prête depuis longtemps. Elle est prête depuis l'instant où elle a compris qu'avec Ruben , les choses seraient bien plus sérieuses qu'avec ses autres petits amis. Elle n'en avait pas eu beaucoup, toujours trop concentrée sur ses études ou sur les difficultés de sa famille. Grace n'a jamais vraiment pensé à elle, on ne le lui reproche jamais. Rosalie dirait peut-être qu'elle est égoïste, mais elle connaît mal sa sœur. Avec Ruben, sa véritable personnalité ressort au grand jour, et Grace s'autorise enfin à penser à elle. Pas à sa carrière, qu'elle dissocie parfaitement de ses propres besoins, qu'elle dévoue aux autres plus qu'elle ne l'attribue à son côté carriériste, mais bien à elle et à elle seulement. Oui, ce mariage, elle l'envisage depuis qu'elle a compris qu'elle pouvait exprimer ce besoin à Ruben. Elle a vite compris, Grace, qu'il n'avait pas les mêmes envies qu'elle. Un mariage, pour quoi faire ? Ce sont des jours à poser, une organisation complexe à mettre en oeuvre, tout un aspect de la famille que Grace est entraînée à gérer depuis qu'elle est gamine. Être un enfant du milieu, ça a l'avantage que les parents ne sont pas vraiment concernés par son sort, bien que Grace ait montré très tôt qu'elle était digne de l'intérêt de ses parents. Ils reposent tant d'espoirs sur elle, désormais, que c'en est gênant. Ruben ne peut-il pas comprendre cela ? « Si je te dis que j’en voudrais pas, Gracie, t’as aucune raison de penser le contraire. » Gracie fait la moue et hausse les épaules. Elle est convaincue qu'il finira par lui en vouloir, planifiera ses gardes en fonction des siennes pour la croiser le moins possible. Elle sait comment il se venge, Ruben, même s'il n'en a pas lui-même conscience. Elle ne se fait pas des idées, quand elle le croise moins souvent dans les couloirs de l'hôpital.

Détournée du point d'intérêt que représente Ruben, Grace se sert un verre de vin. Placide, elle débouche la bouteille d'un coup sec et s'occupe à présent de remplir un verre à pied - pas plus haut que le bord. Elle en a besoin, de ce grand verre. Une fois que Ruben aura laissé tomber l'idée de se réconcilier avec elle pour la soirée, Grace viendra s'en servir un autre, et puis un autre, au diable la garde du lendemain matin. « A un ou deux copains, oui. » L'hôpital est donc au courant. Grace opine du chef et trempe ses lèvres dans la boisson, comptant ses dernières secondes de liberté. Dès demain, elle sera assaillie de questions et de gentilles moqueries. Ruben ? Oh non, adieu la liberté ! Alors, c'est pour quand la cérémonie ? Tu as déjà fait ta liste de vœux ? Et le bébé ? C'est pour quand ?

Le bébé.

« Tu rigoles j’espère ? » Et elle serre, Grace, le verre qu'elle tient en main. Voilà la tempête, avec ses secousses irréelles et ses remous meurtriers. Voilà le sujet qu'elle n'aurait jamais dû aborder et qu'elle avait mis en sourdine en son propre coeur, convaincue de ne pas pouvoir survivre à une nouvelle conversation tournant autour d'un enfant potentiel. Qu'il serait beau, pourtant, ce petit miracle. Tandis que Ruben s'excite et renvoie la balle à sa fiancée, Grace se déconnecte. Elle imagine à nouveau ce bambin à la douce odeur lactée, à la peau veloutée et aux cheveux d'ange. La main droite serrée autour du verre, Grace joue du pouce de la main gauche avec la bague de fiançailles nouvellement acquise. « T’entends ce que tu dis ? » Et le voilà ce ton grinçant, piqué au vif, auquel Grace ne trouve rien à redire. Elle n'est qu'observatrice d'un Ruben qui vient se servir à son tour en munition pour la soirée. Ce qui devait être un moment de calme et de volupté entre les deux amoureux se transformait doucement en guerre meurtrière. « T’es pas un enfant que je tente d’occuper ou de distraire avec un nouveau jouet moins brillant que celui que tu voulais sur ta liste de Noël, Grace. » Où est Gracie ? Elle se tasse à côté de Ruben et croise les jambes, finissant presque le premier verre servi quelques instants plus tôt.

Elle affronte pourtant le regard de son fiancé, le menton haut. Grace n'a jamais été du genre à s'excuser pour si peu. Elle boude quand elle est fâchée. Elle dit "tout va bien" et "fais ce que tu veux", elle hausse les épaules et les sourcils, elle tourne sèchement les pages de son livre et lance des "ouais" à la cantonade. Et surtout, elle boit. Pour tourner la page, pour s'occuper les mains, pour refaire les disputes dans sa tête - en boucle. « Te demander en mariage et le fait que tu veuilles un enfant sont deux choses bien différentes. » Pour Grace, c'est le même engagement. La suite logique suivie par ses parents - même de façon chaotique, même si sa mère était cocue etcétéra. C'est un chemin de vie qu'aucun des enfants Craine n'a suivi jusque ici de façon raisonnable et peut-être qu'elle veut soigner quelque chose, Gracie. « Et on a déjà eu cette conversion là, tu sais très bien ce que j’en pense. » « J'ai pas oublié. » Elle n'a pas envie de réentendre ces mots que Ruben avait eu ce matin là. Il ne l'a pas vue retenir ses larmes, entre les draps. Il ne l'a pas vue se convaincre, devant le miroir, que son ventre porterait un jour la vie. « Je veux pas d’enfants, Grace. Ou pas maintenant, pas avant quelques années au minimum. Ce serait qu’un poids pour nous deux. » Sur le verre, la main de Grace blanchit désormais d'un degré de plus. Un poids. Elle serre les dents, Grace. Elle encaisse à nouveau les mots durs, dits sur un ton affreusement doux, d'un fiancé convaincu par le poids que représenterait un bambin. « Tu penses vraiment que je te demanderais en mariage par défaut parce-que j’ai pas pu te donner la réponse que t’attendais à la question des enfants, sérieusement ? »

Entre les doigts de Grace, le verre se brise en mille morceaux. Elle soupire et se penche pour attraper les larmes brillantes qui jonchent le sol sous ses pieds encore chaussés. Sa main droite, sa précieuse main droite dont elle prend tant soin est couverte de vin mêlé de sang. Seul son index est coupé, fort heureusement. « On devrait briser là cette discussion. » qu'elle postule, tâchant le sol d'hémoglobine. Elle ne semble pas s'en apercevoir, ramassant machinalement tous les bris. « Je n'en parlerais pas trop fort à l'hôpital, si j'étais toi. Les gens posent des questions très gênantes. » Debout, les mains pleines de verre, Grace plante ses yeux dans ceux de Ruben. « Et j'en ai marre de leur dire que je ne veux pas d'enfants tout de suite. » Bientôt, le personnel de l'hôpital fera silence quand Grace entrera dans la pièce alors qu'ils sont tous en train de parler bébé. Elle les imagine, tous, la dévisageant affreusement comme si elle était une sorte de monstre. Une femme privilégiant sa carrière à l'éducation d'un bambin. « Je vais aller chez ma mère, ce soir. » Mieux que de dire des choses horribles et mieux que de voir le regard désolé de Ruben. Mieux que d'entendre son ton doux, sa voix qui n'a voulu blesser personne. Elle est meurtrie, pourtant, Grace. La plaie causée par la discussion du matin de la dernière fois est encore grande ouverte. « J'aimerais mieux que tu n'essaies pas de m'en dissuader. » Ils ont assez discuté comme cela. Dans la poubelle, Grace évacue le verre, le sang et le vin.


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PETIT PLUS : quatrième enfant de la fratrie Hartfield, a toujours tout fait pour exister par lui-même, loin de l’ombre de ses aînés › neurochirurgien récemment diplômé, il ferait tout pour protéger sa carrière, au dépend de ses proches › a été anéanti par la disparition de son grand frère Jackson début 2020, mais ne l’a pas montré à personne, préférant assumer une fausse culpabilité seul dans son coin › a fauté une nuit avec une étudiante de la faculté, et plutôt que d’assumer auprès de sa petite-copine, il l’a demandé en mariage.
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RPs EN ATTENTE : ethel
RPs TERMINÉS : evelyngracerhettrhett #2
AVATAR : harry styles.
CRÉDITS : vesnaproduction (avatar), khadijha (profil gif), loonywaltz (userbars).
DC : ezra beauregard, le cœur navré (ft. sam claflin) › damon williams, les illusions perdues (ft. rudy pankow) › otto lazzari, la mort dans la peau (ft. robert pattinson).
PSEUDO : luleaby.
INSCRIT LE : 04/02/2022
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Message(#) Sujet: Re: Oh, I believe in yesterday | ruben #1 Oh, I believe in yesterday | ruben #1 EmptySam 12 Mar 2022, 20:49



« J'ai pas oublié. » La réponse de Grace ne mit qu’un temps, pas un instant de plus, à se faire entendre. Elle n’avait pas oublié le contenu des paroles de Ruben lorsqu’ils en étaient déjà venus à discuter enfants tous les deux. La conversation surprise, celle que le jeune homme n’aurait pas désiré avoir avant quelques années - et bien sûr qu’elle s’en souvenait. Alors, pourquoi venir mettre le doigt dessus alors qu’elle pouvait exactement prévoir la façon dont il viendrait réagir à l’idée de remettre le sujet sur le tapis ? Pourquoi venir remuer seule le couteau dans cette plaie, alors qu’il avait oublié de son côté qu’elle existait ? Il ne voulait pas que la discussion prenne cette direction là, car il savait que Grace en finirait blessée: les réponses qu’il aurait à lui apporter ne seraient de nouveau que déceptions. Il ne pourrait pas lui apporter des nouvelles différentes de celles qu’il lui avait murmuré au creux de l’oreille, alors que la lumière filtrait à peine à travers la fenêtre de leur chambre à coucher. Il ne pourrait pas venir satisfaire ce désir qu’elle gardait niché dans un coin de son cœur - pas tout de suite, du moins. Et il voulait qu’elle comprenne que ce n’était pas contre elle, que ce n’était pas un combat qu’il établissait entre eux, mais qu’une faille existait dans le système et qu’il ne s’était pas attendu à ce qu’elle leur fasse face de cette façon et surtout, de façon si précoce.

La seule faille qui le dérangeait pourtant, en cet instant, ce n’était pas leurs avis divergents sur la question des enfants. Sur ce point là, ils finiraient par trouver une solution - un terrain d’entente. Ce qui le dérangeait, en revanche, c’était que Grace en vienne à penser qu’il venait mettre un genoux à terre uniquement pour compenser son manque de concession concernant les enfants. Il ne venait pas faire l’un pour éviter de devoir courber l’échine pour le second. Il ne venait pas lui demander sa main simplement car cela lui semblait plus simple ou plus pratique - pas tout à fait du moins, ou pas dans le sens qu’elle venait mettre en avant. La raison du jeune homme n’était pas de celles qu’il pouvait se permettre de discuter à haute voix, mais elle n’était en aucun une dont l’esprit de Grace était remplie. Et ça lui faisait mal, à Ruben, de voir qu’elle pouvait venir penser ainsi de lui. Qu’elle pouvait imaginer un seul instant qu’il viendrait là simplement l’occuper en jouant de ses sentiments et émotions de la sorte par la même occasion. Qu’elle pouvait se dire que l’amour seul ne saurait suffire pour qu’il en vienne à faire une telle demande. Et alors que le verre venait se briser entre ses doigts, qu’elle saurait en arriver à se faire mal de sa la sorte pour une discussion qui ne valait sûrement pas cette peine là. Alors bien sûr, Ruben vint sursauter en venant témoigner cette scène. Le bruit venant d’abord lui assourdir les tympans, les faire crisser. Ses yeux qui ne surent faire autre chose qu’accrocher le moindre morceau brillant, d’autant plus de ceux qui se situaient encore entre les doigts d’une Grace qui ne semblait en rien perturbée par cet incident. « Grace ! » - « On devrait briser là cette discussion. » Elle était déjà penchée en avant, déjà en train de ramasser les morceaux jonchant le sol - il ne savait juste plus s’il y avait uniquement du verre désormais ou si elle en profitait pour ramasser les morceaux qui étaient encore à sauver de cette soirée tournée catastrophe. « Laisse le verre Grace, je vais m’en occuper… » Il savait pourtant que ses mots n’auraient aucun impact et qu’elle ne les écoutait déjà plus depuis plusieurs minutes. Parce-que ceux d’avant ne lui plaisait pas et qu’elle était partie, entêtée, dans l’idée qui lui trottait dans l’esprit désormais.

« Je n'en parlerais pas trop fort à l'hôpital, si j'étais toi. Les gens posent des questions très gênantes. » Il ne fit même pas en sorte de venir cacher le soupire qui s’échappa d’entre ses lèvres. « Ça les regarde pas. » Vrai: la vie privée de Grace Craine et de Ruben Hartfield n’était en rien quelque-chose qui regardait le reste du personnel de l’hôpital. « Ils peuvent dire ce qu’ils veulent. » Faux: la réputation du chirurgien était quelque chose qu’il tenait trop à cœur pour envoyer toute cette affaire balader d’un revers de la main. Il ne viendrait pas le formuler de la sorte en cet instant, parce-que ce n’était réellement pas sa préoccupation principale, mais il savait par contre que la blonde face à lui saurait lire entre les lignes. « Et j'en ai marre de leur dire que je ne veux pas d'enfants tout de suite. » Il vint pincer les lèvres, Ruben. « T’as pas à te justifier, ça les regarde pas. » Vrai: oui; mais ils savaient tous les deux que le quotidien ordinaire ne se déroulait pas de façon aussi simple que ça. « Tu saignes, Grace, fais attention s’il te plaît. » Et même si elle ne semblait pas le percevoir, même si elle semblait déjà dans une partie de la conversation à laquelle il n’avait pas accès, il fallait que la demoiselle se concentre un instant supplémentaire sur l’instant présent car elle risquait de se faire bien plus mal que ça si elle continuait de mettre ses mains dans le verre de la sorte. Ruben vint alors se baisser, de mettre à sa hauteur, vint se pencher pour mettre littéralement la main à la patte à son tour également - mais il fut rapidement coupé dans son élan. « Je vais aller chez ma mère, ce soir. » A la place, il vint glisser son regard sur le visage de sa douce. « J'aimerais mieux que tu n'essaies pas de m'en dissuader. » Il vint ouvrir et fermer la bouche en un instant, alors qu’elle se relevait déjà, emmenant avec elle jusque là poubelle les débris causés par le verre et ceux de leur conversation de paire avec. La seule chose qui restait pur Ruben à observer désormais, c’était le sol taché de rouge et de carmin. Grace avait décidé que cette conversation n’irait pas plus loin et qu’il fallait même mieux sortir de cet maison qui ne semblait pas lui faire l’effet d’un foyer ce soir, plutôt que de rester et de continuer quoi que ce soit.

« Si tu préfères. » Fut cependant la réponse de Hartfield. Il n’était pas d’accord, mais il ne pouvait se permettre de s’exprimer de la sorte. Il ne désirait pas en rester là même si la conversation ne semblait mener nulle part, mais il ne pourrait être satisfait ce soir. Il aurait préféré qu’elle reste à ses côtés ce soir et cette nuit, mais il allait devoir faire face à la froideur des draps d’un lit où elle ne dormirait pas dedans ce soir. Il n’était en accord avec aucun des éléments qu’apportait la conclusion de cette soirée - mais il ne viendrait pas à l’encontre du désir de Grace de laisser tout ça en plan. Il venait déjà de lui rappeler qu’il le faisait déjà pour des pans bien plus importants de leur vie à tous les deux, il ne pouvait se permettre de dépasser la moindre autre ligne ce soir. Soupirant, il vint se relever à son tour. « T’auras qu’à lui demander si elle veut qu’on apporte le dessert pour dimanche soir par la même occasion. » Comme si rien ne se serait passé, comme si tout allait parfaitement bien. Le ton de Ruben en cet instant pourrait tromper, parce-qu’il ne désirait pas montrer à quel point il était présentement blessé. Ce n’était pas par pudeur - il ne voulait simplement pas que Grace sorte de chez eux ce soir en portant ses émotions à lui en plus sur les épaules. Faisant quelques pas en direction de la jeune femme, contournant la tâche dont la couleur jurait avec celle du carrelage de la cuisine, le jeune homme vint s’arrêter face à la blonde avant de plonger un instant ses yeux dans les siens. Il avait du mal à supporter la situation dans laquelle ils venaient de glisser sans préavis mais ce n’était pas le moment de venir abattre des cartes sur un tapis de jeu déjà plié. « Laisse moi juste jeter un œil à ta main et après je te laisse tranquille. » Parce-que cela n’avait rien à voir avec le reste; et même si elle était tout à fait apte à venir voir par elle-même si tout allait bien, il ne souhaitait déroger à l’idée de venir la protéger et prendre soin d’elle - chose à laquelle il n’excellait pas ces derniers temps. Ensuite, elle pourrait partir en claquant la porte même si elle le souhaitait, et il ira s’allonger pour compter les secondes s’écoulant jusqu’au moment où son réveil viendrait résonner dans cette chambre anormalement vide.




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