AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Besoin d'un coup de main pour t'intégrer ?
Clique ici pour trouver un parrain et relever les défis du nouveau !
Le forum a besoin de vous pour vivre
N'oubliez pas de voter autant que possible.
Le Deal du moment : -41%
🚿 Lot de 12 gels douche DOP « Douceurs ...
Voir le deal
15.99 €

 Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Muiredach MacLeod
Muiredach MacLeod
le râleur au grand coeur
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 50 ans [21 mars 1972]
SURNOM : S'essayer avec son prénom devrait être punissible de mort. Il ne l'a jamais aimé. Il risque plus de se retourner sur MacLeod que sur toute tentative de diminution de son prénom.
STATUT : Divorcé depuis décembre 2018, remarié à son travail depuis.
MÉTIER : Inspecteur de police à la brigade criminelle
LOGEMENT : #50 Sherwood Road (Toowong)
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Tumblr_mhd8hk9yxZ1rl8m99o1_500
POSTS : 1221 POINTS : 0

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Ça ne m'intéresse pas.
PETIT PLUS : n'a jamais été doué pour les politesses – parle couramment le gaélique écossais – se traine un accent écossais à tout casser – cache très bien un cœur de guimauve sous une montagne de droiture et de froideur – aurait brisé toutes les lois pour ses enfants (et tuerait pour les revoir) – a été convaincu par son ex que c’est de sa faute si elle l’a trompé – a couvert une grosse bourde professionnelle en raison de sa culpabilité – son médecin lui dit qu’il fait de l’arythmie, ses cachets lui disent la même chose, mais il vous affirme qu'il va bien. il va donc bien.
RPs EN COURS : [/10 libre - on va faire semblant que ça compte la balise]
Alexa #1 - Billie #1 - Caitriona #1 - Casey #1 - Catherine #1 - Drew #1 - Isla #2 - Isla (UA #1) - Maisie #1 - Marceline #1 - Ornella #1 - Yasmine #1
RPs TERMINÉS : Terminé
2022
Adriana #1 - Antone #1 - Cesar #1 - Charlie #1 - Clément #1 - Halston et Diana #1 - Isla #1 - Jake #1 -

Abandonné:

AVATAR : David Tennant
CRÉDITS : Avatar : Harley
DC : Poppy Gardner (la violoniste chaotique)
PSEUDO : MissPiggy
Femme (elle)
INSCRIT LE : 05/12/2021
https://www.30yearsstillyoung.com/t41824-muiredach-hate-hate-hate-double-hate-loooooooathe-entirely-the-grinch#2086640 https://www.30yearsstillyoung.com/t41895-muiredach-sticks-and-stones-may-break-your-bones-but-words-can-break-heart https://www.30yearsstillyoung.com/t42803-muiredach-macleod#2151530 https://www.30yearsstillyoung.com/t42411-club-tricot-defi-12-moi

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Empty
Message(#) Sujet: Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] EmptyLun 21 Fév 2022 - 18:02



Ce n’était pas sa première faute professionnelle. Mais en découvrant les vitres défoncées de la voiture de service, elle avait eu la claire et nette impression qu’elle venait de commettre la dernière erreur dans ce genre. La terreur s’était emparée d’elle alors qu’elle avait découvert que l’autoradio n’était plus dans le véhicule. Elle avait méticuleusement fouillée la voiture dans l’espoir vain que ça ne se soit pas produit, que la pire erreur ne se soit pas produite. Et entre les lèvres, elle avait fini par étouffer un juron quand elle l’avait réalisé. Le collier était manquant. Leur preuve. La seule preuve concrète qui liait le suspect principal à la petite Aurora Hemingway, 8 ans, évaporée dans la nature parce qu’elle n’avait pas su se retenir devant les yeux doux du technicien de scène de crime.  

Elle n’avait pas pensé avant de composer le numéro de mon numéro, celui de son époux des vingt-trois dernières années. La voix de la femme au bout du fil était un fin filet. Chaque mot, chaque virgule, chaque inspiration laissait filtrer la panique qui avait brusquement pénétré dans ses veines. Son débit était rapide et enterra le « MacLeod » qui avait franchi mes lèvres en décrochant le fil. Et si sa panique la rendait incohérente, les mots qu’elles prononcèrent me firent plutôt l’effet d’une gifle à travers le visage. À travers les larmes de crocodile que j’entendais couler à l’autre bout du fil comme un torrent, je finis par faire le lien entre le collier que l’on avait tant cherché à trouver pour le coincer cette ordure qui avait brutalement agressé et tuée un enfant, sa disparition et son infidélité.

Je lui avais simplement dit de se présenter au poste et que l’on en discuterait en personne. Parce que ce n’était pas le genre de discussion que l’on avait au téléphone. Parce que je voulais qu’elle m’explique en plein visage pourquoi elle avait fait ça. Comment… comment avait-elle pu me faire ça ? M’avouer au bout du fil qu’elle avait perdu des preuves dans une enquête pour meurtre, une enquête pour laquelle on bossait depuis si longtemps, une affaire qui avait peut-être des chances de m’amener la promotion après laquelle je courais depuis tant d’années… Pour une affaire de couchette. Alors que l’on avait deux magnifiques enfants à la maison. Alors que l’on ne s’engueulait pas. Alors que je l’aimais encore. Alors qu’elle était la meilleure chose qui m’était arrivée. Alors qu’elle m’avait confié que ça durait depuis des années.

J’aurais aimé être en colère et hurlé. Mais j’étais comme pétrifié dans un échange qui m’atteignait au plus profond de ma virilité alors qu’elle était là devant moi. Et que tout l’amour que je ressentais pour elle, elle qui m’avait donné les plus beaux enfants du monde, elle qui avait la patience d’endurer mes silences, elle qui avait l’endurance pour me materner quand c’était nécessaire parce qu’inlassablement je finissais par me négliger par amour pour ce métier, se transformait en une colère entre ces mots amers.

De mon « Pourquoi tu as foutu en l’air vingt-trois ans de mariage ? » qui souleva sa colère causée par ma froideur au lit (elle le savait pourtant que j’oubliais ce genre de chose savec les années) jusqu’à son «  Il y a quelque chose qui ne marche pas chez toi. En vingt-trois ans, tu n’as jamais fait d’efforts. Je n’aurais pas besoin d’aller voir ailleurs si tu étais capable d’agir comme un homme au moins une fois de temps en temps. » il y avait de la colère et de la putain d’amertume dans l’air. Elle me tourna les talons et s’en alla.

Elle était là la décision que j’avais à prendre. La couver encore une fois de plus pour une autre erreur procédurale qui aurait dû lui coûter sa carrière ou choisir que mon cœur d’homme blessé par son aveu choisissait de se protéger. Le « je vais arranger ça » qu’elle voulait entendre n’a pas franchi mes lèvres. Mais ce ne fut pas ça qui se produisit. Plutôt que de la laisser partir et de me démerder avec son désordre. J’ai pris la décision. Je l’ai rattrapé par le bras au détour, ces années à aller chercher mes enfants à l’école en courant auront au moins servi à ça. « Tu vas assumer tes responsabilités. Jenkins est encore dans son bureau. Il attend les preuves. Tu vas aller lui expliquer pourquoi elles ne sont plus là et qu’un meurtrier d’enfant va s’en tirer. Et moi. Je rentre. Parce que nos enfants nous attendent. Tu dors où tu veux ce soir, mais pas à la maison. Je viderais tes placards. Et tu viendras les chercher quand je ne serais pas là. » grondais-je avant de la distancier de grandes enjambées.

Il était deux heures du matin quand je pourrais la porte de notre résidence dans Logan Park. Un courant d’énergie plein de colère, de tristesse et de rage m’enveloppait. Elle avait visé sous la ceinture. À un endroit qui faisait mal. Plus mal que ce que je voulais bien admettre. J’avais toujours été plus le genre à me boire un bon verre de rouge, mais ce fut sur la bouteille de Whisky que mon père m’avait offert peu avant son décès que je portais ma décision. Tant pis pour le service demain. Je n’étais même pas sûr de rentrer tant la honte était forte. Le premier verre fut descendu d’un seul trait et sans glaçon. Il fut suivi d’un deuxième verre tout aussi généreux, mais dans lequel flottèrent deux solitaires glaçons. Je me laissais retomber dans le sofa de notre salon et un hoquet de tristesse me submergea en réalisant l’horreur de ce qui venait de se produire. Je me ressaisis brusquement et essuyai machinalement mes larmes lorsque la tignasse de ma fille se pointa dans le passage. Je déglutis lentement et pris une autre petite gorgée du liquide ambré. « Je m’excuse ma grande. Je ne t’ai pas réveillée… n’est-ce pas ? » demandais-je en ramenant mes grandes jambes sur le sofa.
@Isla MacLeod :l:


There is sometime so much to say

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] 3VlZbhk
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] OfFbxmO
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Hod8yO6
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] YtxTUla
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] 118942police2
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] L1zV3Kz

Spoiler:

Revenir en haut Aller en bas
Isla MacLeod
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : vingt-cinq ans. (13/10/96)
SURNOM : isla, c'est déjà court non? quoi que alsi sur les plateformes.
STATUT : en couple avec l'idée d'être heureuse dans cette relation...
MÉTIER : étudiante en médecine, en pause depuis trop longtemps.
LOGEMENT : dans la maison familiale avec son petit frère et sa mère toujours partie en cavale. (#502, Logan City)
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Tumblr_oswt55QMdK1s6n23no1_400
POSTS : 763 POINTS : 0

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : consomme beaucoup plus de vins qu'elle peut le prétendre...
RPs EN COURS : (toi?)



RPs TERMINÉS : (antone) x (muiredach) x (alba) x (antone#2) x (evelyn) x (mila) x (adriana) x (muiredach#2) x (jake) x (muiredach#3)
AVATAR : ellie bamber.
CRÉDITS : @onelife.
DC : aucun.
PSEUDO : onelife.
Femme (elle)
INSCRIT LE : 29/01/2022
https://www.30yearsstillyoung.com/t42794-desespoir#2150967 https://www.30yearsstillyoung.com/t43567-what-if#2201431 https://www.30yearsstillyoung.com/t43025-isla-macleod#2163749 https://www.30yearsstillyoung.com/t43692-isla-macleod#2207995

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Empty
Message(#) Sujet: Re: Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] EmptyDim 27 Fév 2022 - 21:14





(( beauty from the pain. ))

@muiredach macleod
♡ ♡ ♡
Les études en médecine me faisait atrocement souffrir, mais j'étais beaucoup trop têtue pour le laisser paraître et encore plus pour l'admettre. Ce n'était pas une discipline facile, je devais bien l'avouer, mais jamais je n'aurais pensé que ça puisse me causer tant de mal. J'adorais les défis, les challenges et généralement, je ne reculais devant rien, mais cette fois c'était bien la première fois où j'étais à deux doigts d'abandonner. Je me doutes que mes parents ne seraient pas fiers de l'apprendre, mais c'était ma réalité. À peine la vingtaine commencé, j'imaginais déjà mes cinq prochaines années sous les manuels scolaires, les examens de pratique et les licences à passer. Ça laisserait très peu de temps pour une quelconque vie sociale... Heureusement que j'avais mon amoureux... Lui qui était déjà en troisième année de fac, il pouvait très bien me comprendre et m'épaulait du mieux qu'il le pouvait... C'était mon partenaire d'études, mon complice de ces nuits blanches passées à réviser... C'était sans aucun doute l'amour de ma vie... Aujourd'hui, néanmoins, il n'avait pas pu venir passer la soirée avec moi. Il travaillait sur un projet en équipe et ne rentrerait que très tard... Mes parents travaillaient également, j'étais seule à la maison, Alistair passant la soirée chez un ami... J'étais donc tranquille pour retranscrire mes notes de cours au propre et ainsi faire mon étude en étant le plus concentrée possible.

La fin d'après-midi avait passé on ne peut plus rapidement, probablement plus que ce à quoi je m'attendais. Tellement que lorsque je releva la tête vers mon ordinateur pour voir l'heure, il était déjà passé dix-huit heures trente. Bon, il était peut-être temps que je fasses une petite pause, non ? Il fallait bien que je m'alimente un peu... Je descendis alors à la cuisine, sachant très bien ce que j'allais me faire. Je pris un chaudron dans l'armoire et le remplis d'eau afin de la faire bouillir sur le rond de poêle. Pendant ce temps, je fouillai dans les armoires à la recherche de ce mets typique de mes jours de paresse. Si ma mère me voyait manger cette horreur bourrée de sodium, elle me renierait certainement. Une fois que mon eau attendit le point d'ébullition, je mesurais une quantité suffisante de ramen et les mis à cuire. Après seulement deux minutes, je les retirais de l'eau, les égouttant rapidement et les plaçant dans un bol. Je mis les assaisonnements nécessaires et mélangeais doucement pour ne pas que les ramen se déforment. Je savais que ce n'était pas la meilleure alimentation, mais c'était tellement réconfortant... J'avais pris un peu du surplus d'eau pour faire un bouillon, j'y avais même rajouté du sel et du poivre... Ah ! C'était parfait ! J'avais pris le bol entre mes mains et j'étais remontée aussitôt à ma chambre pour ne pas perdre plus de temps que nécessaire, me remettant tout de suite à mon étude, avalant une bouchée à chaque page que je finissais de retranscrire.

J'avais vraisemblablement dû m'endormir parce que lorsque je repris connaissance, il faisait noir et tout était silencieux. Je pris mon téléphone pour consulter l'heure. Ah bah oui, évidemment, je m'étais assoupie. J'avais deux notifications : un texto d'Ali qui me disait qu'il resterait à dormir chez son ami - il l'avait aussi envoyé aux parents. Et mon amoureux qui m'envoyait un texto de support et d'amour. Je souris. Je poussa la chaise sur laquelle j'étais assise et m'extirpa de mon bureau. Je pris mon bol de ramen vide et descendit les marches pour aller le mettre dans l'évier. Seulement, je n'avais pas entendu mon père entrer... Il était dans le salon, dans l'obscurité quasi totale. Je m'avança vers lui lentement, encore à moitié endormie. « Je m’excuse ma grande. Je ne t’ai pas réveillée… n’est-ce pas ? » Je souris avant de secouer la tête. Il me laissa de la place sur le sofa et je vins m'installer près de lui. « Oh non, ne t'en fais pas... Je révisais... Ou du moins, avant que je ne m'endorme sur l'ordinateur... ». Je souris de nouveau. Il savait que mes études me rendait un peu parano, que je voulais être la meilleure de toute, même si c'était fichtrement plus difficile que ce à quoi je m'attendais. Je ne voulais pas m'avouer vaincue. Pas maintenant. Les enseignants disent tous que c'est la première année la plus difficile et décisive parce que la matière est nouvelle et c'est du bourrage de crâne... Je pris une grande inspiration avant de ne remarquer le verre d'alcool qui déguisait la table basse du salon. Sans sous-verre... Maman ne serait pas fier. « Ça va, papa ? » Il devait avoir eu une sacrée journée pour que celle-ci se termine par un verre de fort... Sans doute cette enquête qui leur demandait beaucoup d'efforts, de ressources et de temps. Ça faisait plusieurs mois que mes deux parents bossaient dessus... Même s'ils étaient tenus au secret professionnel, il n'était pas rare que j'aperçoive des bribes de leur conversation. Il devait y avoir eu des développements dans l'enquête, si je m'en tenais au désespoir que traduisait un verre de whisky bu en solitaire un vendredi dans la nuit...


face down.

When you push her around? Do you feel better now, as she falls to the ground? --

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] 3VlZbhk
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Ac1UarQ
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Xc1pTzg

:rainbow: :
Revenir en haut Aller en bas
Muiredach MacLeod
Muiredach MacLeod
le râleur au grand coeur
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 50 ans [21 mars 1972]
SURNOM : S'essayer avec son prénom devrait être punissible de mort. Il ne l'a jamais aimé. Il risque plus de se retourner sur MacLeod que sur toute tentative de diminution de son prénom.
STATUT : Divorcé depuis décembre 2018, remarié à son travail depuis.
MÉTIER : Inspecteur de police à la brigade criminelle
LOGEMENT : #50 Sherwood Road (Toowong)
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Tumblr_mhd8hk9yxZ1rl8m99o1_500
POSTS : 1221 POINTS : 0

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Ça ne m'intéresse pas.
PETIT PLUS : n'a jamais été doué pour les politesses – parle couramment le gaélique écossais – se traine un accent écossais à tout casser – cache très bien un cœur de guimauve sous une montagne de droiture et de froideur – aurait brisé toutes les lois pour ses enfants (et tuerait pour les revoir) – a été convaincu par son ex que c’est de sa faute si elle l’a trompé – a couvert une grosse bourde professionnelle en raison de sa culpabilité – son médecin lui dit qu’il fait de l’arythmie, ses cachets lui disent la même chose, mais il vous affirme qu'il va bien. il va donc bien.
RPs EN COURS : [/10 libre - on va faire semblant que ça compte la balise]
Alexa #1 - Billie #1 - Caitriona #1 - Casey #1 - Catherine #1 - Drew #1 - Isla #2 - Isla (UA #1) - Maisie #1 - Marceline #1 - Ornella #1 - Yasmine #1
RPs TERMINÉS : Terminé
2022
Adriana #1 - Antone #1 - Cesar #1 - Charlie #1 - Clément #1 - Halston et Diana #1 - Isla #1 - Jake #1 -

Abandonné:

AVATAR : David Tennant
CRÉDITS : Avatar : Harley
DC : Poppy Gardner (la violoniste chaotique)
PSEUDO : MissPiggy
Femme (elle)
INSCRIT LE : 05/12/2021
https://www.30yearsstillyoung.com/t41824-muiredach-hate-hate-hate-double-hate-loooooooathe-entirely-the-grinch#2086640 https://www.30yearsstillyoung.com/t41895-muiredach-sticks-and-stones-may-break-your-bones-but-words-can-break-heart https://www.30yearsstillyoung.com/t42803-muiredach-macleod#2151530 https://www.30yearsstillyoung.com/t42411-club-tricot-defi-12-moi

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Empty
Message(#) Sujet: Re: Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] EmptyVen 4 Mar 2022 - 23:54



Au fond de moi, j’avais toujours su que quelque chose clochait dans mes relations avec autrui. Ce soir-là, pourtant, l’image qui me revenait en tête, c’était celle de cette première rentrée scolaire quand j’avais cinq ans. Quarante ans (ou presque) après les faits, je me rappelais encore vaguement cette excitation que j’avais ressentie lorsque ma mère était revenue d’Inverness avec mon sac à dos rouge et mes cahiers lignés. De cette douce excitation quand j’avais écrit avec une écriture ronde et maladroite mon nom sur mes cahiers, parce que je voulais tant ressembler à Rud, mon aîné. J’avais soif de savoirs, soif de connaissances. J’avais à peine fermé les yeux la nuit avant cette première rentrée. C’était encore mieux à mes yeux que d’attendre pour les cadeaux du réveillon. De ces petits pas aériens d’enfant (courant et gambadant) qui m’avaient accompagné jusqu’à l’entrée de la cour d’école, tirant la main de ma mère derrière moi. Une main chaude et rassurante comme le toutou qui dormait encore avec moi dans mon lit – même si je n’avais pas envie d’en parler. C’était l’école. C’était sérieux. J’étais grand maintenant. Pas question de parler de la veilleuse dans un coin de la chambre ni de mon dinosaure en peluche que j’avais depuis le berceau et qui était un cadeau de ma grand-mère. La réalité me rattrapa alors que je posais le pied sur le seuil de la cour d’école. C’est qu’elle était pleine, remplie d’enfants. Des petits (comme moi), des moyens (comme mon frère) et des géants. Pas beaucoup que je connaissais déjà. Il y en avait quelques-uns que j’avais déjà croisés au parc avec ma nounou. Certains que je n’aimais pas beaucoup parce qu’ils réécrivaient sans cesse les règles du jeu au fur et à mesure que l’on y jouait. J’avais eu vraiment peur. Ma mère s’était faite rassurante. Mais il lui avait fallu user de persuasion pour que je relâche ma prise et que j’accepte d’aller vers les autres enfants. Mais ce n’était pas tous les enfants qui avaient envie d’entendre un véritable discours sur les dinosaures comme je n’allais pas tarder à l’apprendre.

J’avais tellement trouvé cela ardu de m’intégrer à travers mes pairs et ça ne s’était pas réellement amélioré avec l’âge. Me faire des amis avait toujours été difficile. Ça semblait si naturel à mon frère, comme une seconde nature. Alors qu’il me fallait toujours calculer, poser et réfléchir. Ne pas trop en dire. Écouter. Poser des questions. Faire taire cette petite voix qui me faisait douter de toutes mes interactions. Rares étaient les amis qui traversaient les époques. Je n’avais que trois ou quatre personnes que je considérais sincèrement comme des amis : Jake et Sisco étaient du nombre. Même si je savais très bien que je pouvais compter sur eux et que j’aurais pu les appeler, je n’avais pas le courage de le faire en ce jour.

Qu’est-ce que j’aurais dit de toute façon ?
Qu’est-ce que j’allais dire de toute façon ?
Comment l’expliquer aux enfants?

La tromperie de ma femme avait laissé un goût amer dans ma bouche que même le whiskey n’arrivait pas à chasser. Pourquoi avait-elle dit que je ne l’avais jamais aimé ? Je ne m’étais jamais imaginé bâtir une famille de toute pièce avant qu’elle n’entre dans ma vie. Elle et son caractère de feu. Elle et sa patience rassurante. Et pourtant, je m’étais entiché d’elle, un peu comme on s’endort : d’abord tout doucement, puis d’un coup sec. J’avais aimé son intelligence, sa patience, sa tendresse. J’avais adoré les enfants qu’elle m’avait donnés. Et pour être honnête, je les adorais encore. Même si j’étais terrorisé par la discussion que l’on aurait à avoir.

Je n’avais même pas réalisé que la lumière du salon était éteinte et que la scène devait avoir l’air glauque jusqu’au moment où ma fille s’y était retrouvée à me regarder. J’avais eu ce réflexe d’avoir espéré ne pas l’avoir réveillé, ne pas l’avoir dérangé. Je le savais fort bien que ces études prenaient une place folle dans sa tête. Je ne souhaitais pas que la tempête que je ressentais dans ma tête vienne aussi prendre de la place dans la sienne. Je me tournais machinalement vers la petite lampe de lecture pour tourner le petit interrupteur dessus et baigner la pièce de sa légère lumière. J’aurais pourtant dû écouter la réponse à la question que j’avais posée, mais les oreilles me bourdonnaient presque à cause des questions dans ma tête.

Je reviens brusquement à ma place lorsqu’elle s’adressa à moi. D’une voix douce, elle me demanda un simple « Ça va, papa ? ». Je sentais ma gorge serrée. Opaque. J’étais incapable d’ouvrir mes lèvres. Je sentis simplement les larmes jaillirent de mes yeux comme un torrent qui ravageait tout sur son passage. J’étouffais dans ma main une plainte qui me semblait étrangement ressembler à celle d’un animal blessé, mais qui ressemblait à un vrai « non », hoqueté péniblement, hachuré. Je perdais contrôle sur mes émotions, cadeaux du coup émotionnel que je venais d’encaisser du poids des quatre longs mois d’enquêtes qui venaient de se terminer en queue de poisson. Le craquage était réel, sans masque ni orgueil. Une admission de faiblesse et de fatigue. C’était confus. « C’est fini… Ta mère… Erreur… Procédure… Va s’en tirer… Fini… » Normalement cette tempête qui me secouait se produisait quand j'étais seule. Mais aucune phrase complète ne réussissait à franchir mes lèvres. Que des mots hoquetés entre deux sanglots alors que je me repliais sur mon siège.
@Isla MacLeod :l:


There is sometime so much to say

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] 3VlZbhk
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] OfFbxmO
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Hod8yO6
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] YtxTUla
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] 118942police2
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] L1zV3Kz

Spoiler:

Revenir en haut Aller en bas
Isla MacLeod
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : vingt-cinq ans. (13/10/96)
SURNOM : isla, c'est déjà court non? quoi que alsi sur les plateformes.
STATUT : en couple avec l'idée d'être heureuse dans cette relation...
MÉTIER : étudiante en médecine, en pause depuis trop longtemps.
LOGEMENT : dans la maison familiale avec son petit frère et sa mère toujours partie en cavale. (#502, Logan City)
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Tumblr_oswt55QMdK1s6n23no1_400
POSTS : 763 POINTS : 0

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : consomme beaucoup plus de vins qu'elle peut le prétendre...
RPs EN COURS : (toi?)



RPs TERMINÉS : (antone) x (muiredach) x (alba) x (antone#2) x (evelyn) x (mila) x (adriana) x (muiredach#2) x (jake) x (muiredach#3)
AVATAR : ellie bamber.
CRÉDITS : @onelife.
DC : aucun.
PSEUDO : onelife.
Femme (elle)
INSCRIT LE : 29/01/2022
https://www.30yearsstillyoung.com/t42794-desespoir#2150967 https://www.30yearsstillyoung.com/t43567-what-if#2201431 https://www.30yearsstillyoung.com/t43025-isla-macleod#2163749 https://www.30yearsstillyoung.com/t43692-isla-macleod#2207995

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Empty
Message(#) Sujet: Re: Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] EmptySam 5 Mar 2022 - 16:01




(( beauty from the pain. ))

@muiredach macleod
♡ ♡ ♡
Dieu seul savait depuis combien de temps je dormais sur le clavier de mon ordinateur. J'avais l'impression que ma tête était dans un brouillard. Vous savez cette impression étrange lorsqu'on se réveille d'une sieste et qu'étrangement, nous perdons la notion du temps et de l'espace qui nous entoure ? Il m'avait fallu une bonne demi-douzaine de minutes pour me repérer. J'étais dans ma chambre, à l'étage de la maison familiale, et je retranscrivais mes notes de cours pour faire mon étude vue de l'examen de la semaine prochaine. Je repris peu à peu mes esprits avant de descendre au salon.

Il n'était pas rare que je vois mes parents consommer de l'alcool, mais généralement, ça s'arrêtait après un ou deux verres de vin. Rien de trop dramatique. Ils ont toujours eu une tête sur les épaules et savaient tous les deux que l'alcool pouvait très vite devenir un vice. Al et moi n'avons jamais été témoins d'une fête trop arrosée où les mots dépassent la pensée. Par contre, j'avais déjà vu le voisin lors d'un barbecue abuser un peu trop du whisky et être un peu trop en forme, si vous voyez ce que je veux dire. Lorsqu'on consomme trop d'alcool, on peut rapidement devenir quelqu'un d'autre. Ou du moins, celui qu'on est sans filtre. On peut soit avoir l'alcool triste ou l'alcool heureux... Dans les deux cas, l'un n'est pas mieux que l'autre, parce que même l'alcool heureux peut faire des dégâts. Ce soir, c'est mon père qui m'offrait un spectacle funeste auquel je n'avais jamais assistée avant. Nos parents, on a beau les mettre sur un piédestal, il n'en reste pas moins que ce sont de simples humains. Avec leur complexité respective. Peut-être avait-il eu une grosse journée et il n'avait rien trouvé de mieux à faire que de boire pour oublier ? Je m'empressai de prendre place sur le sofa et lui demandant le plus sincèrement du monde comment il allait. Certes, beaucoup aurait pu dire que ma question n'était pas légitime puisque visiblement, il ne semblait pas aller, mais je préférais encore lui demander directement plutôt que d'assumer à sa place.

Avant que je n'eus le temps de me préparer mentalement, mon père éclata en sanglots devant mes yeux ébahis. Il étouffa un « non » qui ne manqua pas de me pincer le cœur. C'était la première fois que je voyais mon père dans cet état, lui qui était toujours impassible, inébranlable. Je posa ma main dans son dos, comme pour lui faire sentir ma présence, mon soutient. « C’est fini… Ta mère… Erreur… Procédure… Va s’en tirer… Fini… » Je fronça les sourcils, essayant de décortiquer le sens de tous ces mots qu'il venait de prononcer. Cela semblait si déconstruit, si décousu. « Papa... Je ne suis pas certaine de comprendre... Prends ton temps, explique-moi... » Je ne voulais pas lui mettre de pression, mais je voulais qu'il sache que j'étais là et disposée à l'écouter s'il en ressentait le besoin. Mon père n'a jamais été un homme très démonstratif ou communicateur, alors je me doutais bien que ça lui demanderait tout son petit changes pour m'expliquer la situation... Si son problème était comme un gâteau, on irait une bouchée à la fois. On pouvait même commencer par le glaçage, s'il le fallait. Une chose était certaine, je voulais être présente pour mon père autant qu'il l'avait toujours été pour moi...


face down.

When you push her around? Do you feel better now, as she falls to the ground? --

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] 3VlZbhk
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Ac1UarQ
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Xc1pTzg

:rainbow: :
Revenir en haut Aller en bas
Muiredach MacLeod
Muiredach MacLeod
le râleur au grand coeur
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 50 ans [21 mars 1972]
SURNOM : S'essayer avec son prénom devrait être punissible de mort. Il ne l'a jamais aimé. Il risque plus de se retourner sur MacLeod que sur toute tentative de diminution de son prénom.
STATUT : Divorcé depuis décembre 2018, remarié à son travail depuis.
MÉTIER : Inspecteur de police à la brigade criminelle
LOGEMENT : #50 Sherwood Road (Toowong)
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Tumblr_mhd8hk9yxZ1rl8m99o1_500
POSTS : 1221 POINTS : 0

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Ça ne m'intéresse pas.
PETIT PLUS : n'a jamais été doué pour les politesses – parle couramment le gaélique écossais – se traine un accent écossais à tout casser – cache très bien un cœur de guimauve sous une montagne de droiture et de froideur – aurait brisé toutes les lois pour ses enfants (et tuerait pour les revoir) – a été convaincu par son ex que c’est de sa faute si elle l’a trompé – a couvert une grosse bourde professionnelle en raison de sa culpabilité – son médecin lui dit qu’il fait de l’arythmie, ses cachets lui disent la même chose, mais il vous affirme qu'il va bien. il va donc bien.
RPs EN COURS : [/10 libre - on va faire semblant que ça compte la balise]
Alexa #1 - Billie #1 - Caitriona #1 - Casey #1 - Catherine #1 - Drew #1 - Isla #2 - Isla (UA #1) - Maisie #1 - Marceline #1 - Ornella #1 - Yasmine #1
RPs TERMINÉS : Terminé
2022
Adriana #1 - Antone #1 - Cesar #1 - Charlie #1 - Clément #1 - Halston et Diana #1 - Isla #1 - Jake #1 -

Abandonné:

AVATAR : David Tennant
CRÉDITS : Avatar : Harley
DC : Poppy Gardner (la violoniste chaotique)
PSEUDO : MissPiggy
Femme (elle)
INSCRIT LE : 05/12/2021
https://www.30yearsstillyoung.com/t41824-muiredach-hate-hate-hate-double-hate-loooooooathe-entirely-the-grinch#2086640 https://www.30yearsstillyoung.com/t41895-muiredach-sticks-and-stones-may-break-your-bones-but-words-can-break-heart https://www.30yearsstillyoung.com/t42803-muiredach-macleod#2151530 https://www.30yearsstillyoung.com/t42411-club-tricot-defi-12-moi

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Empty
Message(#) Sujet: Re: Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] EmptySam 5 Mar 2022 - 22:23



J’aurais dû amener ma tristesse jusqu’à la douche pour aller pleurer dessus, troquer mon complet pour un ensemble de sport et mes vieux souliers de course usés pour m’aventurer dans la nuit noire et courir jusqu’à ce que le sang qui battait dans mes jambes trouve le moyen de vider ma tête de toutes les pensées possibles qui la traversait en une spirale infernale. À la place, je m’étais écrasé sur le sofa avec déjà un verre et demi de fort dans le corps. La question naïve de ma fille qui soulignait une évidence avait déclenché un moment de faiblesse. Je cherchais vainement le moyen de reprendre le contrôle sur mes émotions et sur mes pensées, mais j’avais sincèrement l’impression que je ne pouvais absolument rien faire pour empêcher ce qui était l’inévitable crise de larmes.

La crise n’était que plus spectaculaire parce que mes émotions ne savaient ressortir que lorsqu’elles étaient trop pleines. J’avais toujours eu une nette difficulté à les identifier. Celles qui étaient les plus extrêmes m’étaient aisées : distinguer la tristesse de la joie était naturellement une chose aisée. Mais la tempête, qui faisait rage en moi, mélangeait des sentiments toutes en teintes : de la colère, de la déception, de la tristesse, de la honte avec une vague pointe d’amertume qui laissait dans ma bouche un goût amer. La réponse avait été honnête et franche. Mais il fallait que le trop-plein que je n’avais pas pu laisser sortir sur la route s’évacue quelque part. C’était ici et maintenant que ça se faisait. Et je n’avais aucune place pour me cacher, pour protéger ma fille de ce que je traversais, de ce que nous allions traverser comme famille. J’étais pris au dépourvu devant la triste réalité de la vie.

Pris au dépourvu et incapable de faire taire les sanglots. Même le contact de sa main sur mon épaule ne réussissait pas pour autant à me rassurer et à m’apaiser. La phrase hachurée n’était d’aucune utilité. Mais pourquoi est-ce que parler c’était si difficile en ce moment? Ça l’était toujours… mais ça me semblait en ce jour sombre retenir de la torture. Et pourtant, sa voix se voulait calme et douce. Je savais fort bien que je devais m’expliquer : je ne pouvais pas me décomposer de la sorte et la laisser seule avec l’état dans lequel j’étais. Mais j’avais besoin de temps, pour que ce curieux mélange de sentiment que je ressentais ne sorte pas sous la forme d’un orage à saveur d’ouragan. Je ne voulais pas malgré tout ternir l’image de sa mère. Que la colère que je sentais au fond de moi et qui m’avait mené à mettre mon pied à terre pour la première fois dans les vingt-quatre ans de relation avec Margaret ne vienne ternir l’image qu’Isla avait d’elle.

Les minutes pour que je me ressaisisse semblaient avoir l’allure d’heures. Interminable, je tendis la main vers la boîte de mouchoirs que l’on gardait toujours dans la pièce, essuyais mes yeux, mouchais mon nez. Je roulais le morceau de papier en une petite boule. Mes yeux n’osaient pas s’accrocher (ne serait-ce qu’à proximité de) ceux de ma fille. J’hésitais encore plutôt pendant un moment. Je tendis ma main pour ramasser le verre. J’en bus une autre longue rasade. C’était boire trop vite, boire de manière irresponsable. Je le savais très bien. Et j’élevais mes enfants pourtant avec des principes qui étaient si différents de ceux que j’appliquais à cet instant précis. Je gardais le verre entre mes mains et fis doucement tourner les glaçons dans le verre : « Ta mère va fort probablement perdre son emploi ce soir. » Ma voix n’était qu’un murmure. Pour peu, le son des glaçons qui s’entrechoquaient contre la paroi de verre aurait bien pu tout enterrer. C’était factuel et presque neutre (si ce n’était que le tremblement de ma voix que l’on entendait presque en continu). « Elle ne reviendra pas à la maison ce soir… ni aucun autre soir pour être honnête. » Encore là un fait implacable. Neutre. Comme celui que j’avais dit dans le bureau en me surprenant moi-même. « Dès demain, je vais contacter un avocat spécialisé en divorce. Et nous allons divorcer. »  Et je réussis à prononcer le mot sans me noyer à nouveau dans mes larmes amères et perdues. Je n’osais même pas la regarder de peur que son regard me fasse perdre le peu de contenance que j’avais repris. Le plus gros de la trame venait d’être lancé. En un trait, je finis ce qui était mon deuxième verre dont les glaçons n’avaient même pas encore commencé à fondre.
@Isla MacLeod:l:


There is sometime so much to say

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] 3VlZbhk
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] OfFbxmO
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Hod8yO6
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] YtxTUla
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] 118942police2
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] L1zV3Kz

Spoiler:

Revenir en haut Aller en bas
Isla MacLeod
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : vingt-cinq ans. (13/10/96)
SURNOM : isla, c'est déjà court non? quoi que alsi sur les plateformes.
STATUT : en couple avec l'idée d'être heureuse dans cette relation...
MÉTIER : étudiante en médecine, en pause depuis trop longtemps.
LOGEMENT : dans la maison familiale avec son petit frère et sa mère toujours partie en cavale. (#502, Logan City)
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Tumblr_oswt55QMdK1s6n23no1_400
POSTS : 763 POINTS : 0

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : consomme beaucoup plus de vins qu'elle peut le prétendre...
RPs EN COURS : (toi?)



RPs TERMINÉS : (antone) x (muiredach) x (alba) x (antone#2) x (evelyn) x (mila) x (adriana) x (muiredach#2) x (jake) x (muiredach#3)
AVATAR : ellie bamber.
CRÉDITS : @onelife.
DC : aucun.
PSEUDO : onelife.
Femme (elle)
INSCRIT LE : 29/01/2022
https://www.30yearsstillyoung.com/t42794-desespoir#2150967 https://www.30yearsstillyoung.com/t43567-what-if#2201431 https://www.30yearsstillyoung.com/t43025-isla-macleod#2163749 https://www.30yearsstillyoung.com/t43692-isla-macleod#2207995

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Empty
Message(#) Sujet: Re: Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] EmptyLun 7 Mar 2022 - 21:10





(( beauty from the pain. ))

@muiredach macleod
♡ ♡ ♡
Je n'avais jamais vu mon père dans un tel état. Pour être tout à fait honnête, je ne savais pas vraiment comment agir dans ce genre de situation. Je fixais le vide devant moi, essayant de contenir toutes ces pensées négatives et ces questions qui fusaient de tout bord tout côtés. Quoi ma mère ? Qu'est-ce qui était fini ? Je connaissais mon père et je savais que ce n'était pas l'homme le plus bavard qui soit, alors je devais laisser venir ses confessions sans les forcer. Tout ce que je pouvais faire pour l'instant, c'est d'être près de lui et lui montrer mon soutient. Il ne fallait pas être aveugle pour voir qu'il en aurait bien besoin, juste à voir l'état dans lequel il était présentement... Ça n'annonçait rien de bon, mais je ne devais pas le brusquer avec mes questionnements et ma paranoïa qui grandissait à vue d’œil avec le peu de mots qu'il avait utiliser précédemment pour décrire la situation. Calmement, je pris toutefois la parole pour lui demander plus de détails, de préférence sous forme de phrases complètes, mais sans lui mettre la pression, je mentionnas qu'il pouvait prendre tout le temps qu'il lui serait nécessaire pour bien articuler ses idées. L'homme près de moi pris une grande inspiration avant de prendre un mouchoir pour s'essuyer les yeux et se moucher le nez. Sa main se tendit ensuite vers le verre. Je déglutis. N'avait-il pas déjà assez bu pour ce soir ? Je ferma doucement les yeux un court instant avant de les rouvrir. Qui étais-je pour juger ? Mon père n'est pas alcoolique ! Si un verre (ou trois) peuvent l'aider à passer à travers ce qui semblait être une rude épreuve, ainsi soit-il.

« Ta mère va fort probablement perdre son emploi ce soir. » Je fronce les sourcils, incrédule. Mon père faisait tourner les glaçons dans son verre, rendant l'attente et ce moment encore plus insoutenable. J'étais déjà sous le choc, mais je me doutais qu'à voir la mine basse de mon père, ce n'était que la pointe de l'iceberg. « Elle ne reviendra pas à la maison ce soir… ni aucun autre soir pour être honnête. » Il ne fallu qu'une fraction de seconde à mon cerveau pour analyser ces dernières paroles prononcées sur le pilote automatique de mon père. « Quoi ? » Avais-je bien entendu ? Ébahis, sous le choc, j'essayais de trouver le regard de mon paternel en vain. Il évitait tout contact... Pouvais-je lui en vouloir ? Probablement pas... « Dès demain, je vais contacter un avocat spécialisé en divorce. Et nous allons divorcer. ».

C'est comme si en une demi-seconde, le sol venait de s'effondrer sous mes pieds et toutes mes fondations volaient en éclats de poussière. Divorcer ? Mes parents allaient divorcer ? Comment était-ce possible ? Et comment avais-je pu ne rien voir venir ? Les pensées se bousculèrent les unes sur les autres, ne laissant même pas le temps à mon esprit rationnel de les décortiquer. J'avais tant de questions, tant d'incompréhensions. C'était incohérent, tout à fait inattendu. Et pourtant, tout ce qui me semblait juste à faire, c'était de venir diminuer la distance qui séparaient nos deux corps, celui de mon père et le mien. « Papa. » soupirais-je en appuyant ma tête contre son épaule, venant me blottir contre lui. Si c'était lui qui, ce soir, venait m'annoncer cette triste nouvelle, c'était forcément parce que ma mère y était pour quelque chose... Elle venait de perdre son emploi à la police, avait-il dit... En quoi les deux évènements pouvaient être liés ? Je pris une grande inspiration. Là n'était pas l'essentiel. L'essentiel, c'était de prendre soin d'une de mes fondations. Elles volaient peut-être en éclat à l'heure actuelle, mais je me devais de prendre soin de lui. Si ce n'est que pour lui rendre la pareille de toutes les fois où il m'a soutenu. « Ne t'en fais pas, tu es fait fort. » dis-je, comme pour le rassurer. « Comme un sycomore. Tu sauras t'en relever. » faisant référence à cette arbre égyptien qui est imputrescible, qui ne moisi pas. Je ne savais pas quoi dire de plus, ne sachant encore absolument rien des détails ou des raisons pourquoi une si grande décision avait été prise ce soir... Tout ce que je savais, comme dit précédemment, c'est que je serais là pour mon père, pour le soutenir. Et s'il fallait que du haut de mes vingt et un ans, je prenne le rôle de la médiatrice, alors allons-y gaiement.


face down.

When you push her around? Do you feel better now, as she falls to the ground? --

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] 3VlZbhk
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Ac1UarQ
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Xc1pTzg

:rainbow: :
Revenir en haut Aller en bas
Muiredach MacLeod
Muiredach MacLeod
le râleur au grand coeur
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 50 ans [21 mars 1972]
SURNOM : S'essayer avec son prénom devrait être punissible de mort. Il ne l'a jamais aimé. Il risque plus de se retourner sur MacLeod que sur toute tentative de diminution de son prénom.
STATUT : Divorcé depuis décembre 2018, remarié à son travail depuis.
MÉTIER : Inspecteur de police à la brigade criminelle
LOGEMENT : #50 Sherwood Road (Toowong)
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Tumblr_mhd8hk9yxZ1rl8m99o1_500
POSTS : 1221 POINTS : 0

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Ça ne m'intéresse pas.
PETIT PLUS : n'a jamais été doué pour les politesses – parle couramment le gaélique écossais – se traine un accent écossais à tout casser – cache très bien un cœur de guimauve sous une montagne de droiture et de froideur – aurait brisé toutes les lois pour ses enfants (et tuerait pour les revoir) – a été convaincu par son ex que c’est de sa faute si elle l’a trompé – a couvert une grosse bourde professionnelle en raison de sa culpabilité – son médecin lui dit qu’il fait de l’arythmie, ses cachets lui disent la même chose, mais il vous affirme qu'il va bien. il va donc bien.
RPs EN COURS : [/10 libre - on va faire semblant que ça compte la balise]
Alexa #1 - Billie #1 - Caitriona #1 - Casey #1 - Catherine #1 - Drew #1 - Isla #2 - Isla (UA #1) - Maisie #1 - Marceline #1 - Ornella #1 - Yasmine #1
RPs TERMINÉS : Terminé
2022
Adriana #1 - Antone #1 - Cesar #1 - Charlie #1 - Clément #1 - Halston et Diana #1 - Isla #1 - Jake #1 -

Abandonné:

AVATAR : David Tennant
CRÉDITS : Avatar : Harley
DC : Poppy Gardner (la violoniste chaotique)
PSEUDO : MissPiggy
Femme (elle)
INSCRIT LE : 05/12/2021
https://www.30yearsstillyoung.com/t41824-muiredach-hate-hate-hate-double-hate-loooooooathe-entirely-the-grinch#2086640 https://www.30yearsstillyoung.com/t41895-muiredach-sticks-and-stones-may-break-your-bones-but-words-can-break-heart https://www.30yearsstillyoung.com/t42803-muiredach-macleod#2151530 https://www.30yearsstillyoung.com/t42411-club-tricot-defi-12-moi

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Empty
Message(#) Sujet: Re: Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] EmptySam 12 Mar 2022 - 21:02



Le désamour avait une amertume qui n’avait d’égal que la douceur de ces premiers jours – ces moments précieux et teintés d’une romance tendre. Que je le veuille ou non, j’avais jeté un coup d’œil sur mon jonc de mariage, qui ressemblait à la bague dont on avait fait remplacé la sélénite par un diamant quand notre situation financière n’avait plus été de jeunes adultes qui s’étaient peut-être engagé un peu trop vite sur le chemin de cet amour qui était pour durer toujours. Le matin même avant cette apocalypse sans préavis, j’avais encore été certain que j’aimais Margaret. Il y avait nos échanges passionnés, ces moments de tendresse, ces baisers déposés dans le cou. Pire, j’étais certain qu’elle avait pour moi la même affection, la même douceur. Après tout… pourquoi aurait-elle eu ces habitudes comme de m’amener à manger parce qu’elle le savait que je tendais à l’oublier, de me rendre ces baisers délicats?

Quatre heures plus tôt, je n’aurais pas cru que je me retrouverais assis sur le divan de notre maison familiale à tenter de retenir une apocalypse dans ma tête. Si me marier n’avait jamais réellement fait partie du plan, je m’y étais fait à cette vie de famille qui nous portait sur ses successives vagues de routine : la rentrée des enfants à la fin de l’été, les compétitions de sport de mon fils (celle de ma fille qui avait depuis cessé). C’est con, mais j’avais sincèrement espéré pouvoir vivre dans cette espèce de statu quo pour l’éternité : mes parents aussi ne s’étaient jamais engueulés devant mon frère et moi. Ils avaient eu leurs différends, c’était d’une évidence sans équivalent. Personne n’est marié cinquante-cinq ans sans qu’il n’y ait anguille sous roche.

Je ne m’étais pas imaginé que mon mariage viendrait grandir la statistique des couples séparés et des enfants qui se retrouvaient ballottés entre deux parents. Je relativiserais un autre jour en me disant que la situation aurait pu être pire si les enfants étaient jeunes. Ils étaient grands et ils comprendraient. Sauf que cette situation semblait venir de nulle part. Ma réaction de ce soir, en elle-même, en était le criant témoin. Je ne perdais jamais autant le contrôle de mes émotions que ce que j’avais fait en ce moment. J’avais tout lancé en un coup sec. Des mots qui avaient trop aisément déboulé hors de ma bouche avec une allure de fait indubitable. Machinalement, je faisais tourner mon alliance sur mon annulaire avec un geste lent de mon pouce. J’étouffais à nouveau des larmes qui menaçaient de couler alors qu’elle venait se blottir dans mes bras et me dire que j’étais assez fort. Je vidais le fond de mon deuxième verre de la soirée en me demandant si ce n’était pas une soirée à trois verres – ce que je n’avais pas fait depuis ma jeune vingtaine. Pas l’ombre d’un sourire sur mon visage et des larmes immobiles qui menaçaient de retomber. « Je suis désolé, mais je ne suis pas si fort que ça ce soir. » Ce soir, j’étais putrescible, fragile et en train de me décomposer devant la dure réalité, devant la réalisation qui s’échappa de ma gorge comme un murmure. « Je pensais vraiment que ça lui convenait notre relation… »

Mais c’était absurde. Particulièrement absurde que je me retrouve à mêler ma fille à nos histoires qui ne concernaient que sa mère et moi. Elle n’avait pas à savoir ce qui s’était passé ce soir. Non. Malgré mon envie de la prendre et de la traîner dans la boue, d’expliquer tout ce que j’avais compris de cette histoire. Mais ce n’était pas ce que je voulais donner comme image à ma fille déjà que ce n’était pas la tournure des événements que je voulais. Ravalant mon amertume, je commençais. « Oh! Je m’excuse. Tu es notre enfant. Tu n’as pas à te retrouver coincée entre ta mère et moi. »  Moi qui étais pourtant si avare de mots d’habitude, même auprès de mes enfants qui m’avaient significativement plus loquace que bien des gens dans mon entourage, je me retrouvais quand même à avoir la langue déliée (probablement que les deux verres aidaient. « Je… non. Je vais refuser d’être ce genre de père. Je vais être la grande personne. » Et ça aurait été bien comme laïus si je m’étais arrêté à cet endroit. Mais j’étais sur une pente glissante. « À défaut de pouvoir dire que je suis un mauvais père, elle pourra dire que je suis un mari négligent et moins qu’un homme. » Et il me fallut un instant pour que les mots qui venaient de franchir mes lèvres se répercutent jusqu’à mes oreilles. On s’en allait vraiment dans ce chemin? Visiblement.
@Isla MacLeod :l:


There is sometime so much to say

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] 3VlZbhk
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] OfFbxmO
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Hod8yO6
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] YtxTUla
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] 118942police2
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] L1zV3Kz

Spoiler:

Revenir en haut Aller en bas
Isla MacLeod
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : vingt-cinq ans. (13/10/96)
SURNOM : isla, c'est déjà court non? quoi que alsi sur les plateformes.
STATUT : en couple avec l'idée d'être heureuse dans cette relation...
MÉTIER : étudiante en médecine, en pause depuis trop longtemps.
LOGEMENT : dans la maison familiale avec son petit frère et sa mère toujours partie en cavale. (#502, Logan City)
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Tumblr_oswt55QMdK1s6n23no1_400
POSTS : 763 POINTS : 0

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : consomme beaucoup plus de vins qu'elle peut le prétendre...
RPs EN COURS : (toi?)



RPs TERMINÉS : (antone) x (muiredach) x (alba) x (antone#2) x (evelyn) x (mila) x (adriana) x (muiredach#2) x (jake) x (muiredach#3)
AVATAR : ellie bamber.
CRÉDITS : @onelife.
DC : aucun.
PSEUDO : onelife.
Femme (elle)
INSCRIT LE : 29/01/2022
https://www.30yearsstillyoung.com/t42794-desespoir#2150967 https://www.30yearsstillyoung.com/t43567-what-if#2201431 https://www.30yearsstillyoung.com/t43025-isla-macleod#2163749 https://www.30yearsstillyoung.com/t43692-isla-macleod#2207995

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Empty
Message(#) Sujet: Re: Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] EmptySam 9 Avr 2022 - 21:50





(( beauty from the pain. ))

@muiredach macleod
♡ ♡ ♡
Lorsqu’on est jeune, on se fait une image, un portrait de ce à quoi ressemble (ou doit ressembler) une famille modèle, parfaite. On s’imagine des normes, des règles à suivre pour que la famille dans laquelle on est venu au monde se rapproche le plus de notre idéal. Lorsqu’on pense à une famille parfaite, on pense forcément à deux êtres humains en parfaite symbiose, encore ensemble, marchant main dans la main et ayant conjointement à cœur l’éducation de leurs enfants. On s’imagine qu’ils sont encore éperdument amoureux, comme le premier jour… Et dans cette vision, je me plaisais à penser qu’Alistair et moi étions plus proches, plus soudés, malgré nos sept ans d’écart. Et que tous les quatre, nous participions à davantage d’évènements ou sorties pour exposer aux yeux de tous notre famille si parfaite. J’étais quand même réaliste et très terre à terre dans mes rêveries. Je sais que mon père n’est pas l’homme aussi expressif et bout en train que toutes les petite filles peuvent rêver d’avoir. Ma mère n’est pas non plus derrière les fourneaux h24 à cuisiner de bon petit plats ou des desserts hallucinants pour toute la maisonnée… C’est une femme de carrière, qui a à coeur son métier et ses obligations professionnelles… Mais malgré tout cela, malgré toutes les petites choses qui font de mes parents et de mon frère les personnes qu’elles sont, j’ai toujours considéré ma famille comme étant parfaite. ou imparfaitement parfaite, à quelques moments, même.

De retrouver mon père au salon ce soir, dans cet état d’esprit qui frôlait la démesure, ça me mettait toute à l’envers. D’aussi loin que je me souviennes, mes parents ont toujours été amoureux. Ou du moins, c’est ce que je pensais. Certes, ils n’étaient pas toujours en train de se dire de petits mots doux ou de s’embrasser devant tout le monde, mais c’était leur façon à eux de vivre cet amour. Je n’aurais jamais pensé que ce n’était plus le cas, que ce n’était plus suffisant… Parce que ce soir, mon père venait de m’annoncer que c’était terminé. Que ma mère déménagerait forcément dans les jours qui viennent et que mon père allait entreprendre des démarches pour divorcer officiellement. C’était tout un revirement et même si je n’arrivais pas à joindre les deux bouts de l’histoire pour avoir une compréhension de l’ensemble de la situation, je me blottis dans les bras de mon père pour lui offrir mon soutien ou au mieux, ma présence qui se voulait réconfortante. Je mentionna à mon paternel qu’il était fort, qu’il n’avait pas à en douter. Que quoi qu’il se produit dans les jours, les semaines ou les mois à venir, il aurait la capacité de tout affronter. Sa réponse me fit bien du chagrin, mais elle était parfaitement compréhensible. « Je suis désolé, mais je ne suis pas si fort que ça ce soir. » Aux vues des circonstances, c’est parfaitement compréhensible… C’était un mauvais moment à passer, et pour être franche, je me doutais bien que les prochaines semaines allaient être encore pire pour lui, pour nous… « Je pensais vraiment que ça lui convenait notre relation… » Pour la énième fois ce soir, je fronce les sourcils en entendant la voix de mon père prononcer ces paroles. Son discours était nébuleux et laissait place à n’importe laquelle des interprétations, aussi farfelues et improbables soient-elle… J’ai toujours eu tendance à penser au pire, même si j’ai toujours été une personne terre à terre. Je peux me faire mille et uns scénarios dans ma tête, mais lorsqu’il en vient à poser des gestes, commettre des actions, j’ai toujours su être rationnelle. Leur relation lui convenait ? Alors leur mariage n’était qu’un arrangement ? Sans amour ? Mes pensées allaient de gauche à droite en passant par les recoins les plus sombres de mon esprit. Mes idéaux d’une famille parfaite n’étaient-ils que plus faux les uns les autres ? Je fus prise d’un étourdissement, même dans les bras de mon père, celui qui avait toujours su me réconforter. Je me sentais soudainement si petite, si impuissante et pourtant, si intriguée par tout ce mystère qui planait désormais au-dessus de nos têtes. Est-ce que les MacLeod n’était qu’une façade heureuse qui renfermait des secrets encore plus tragiques que ceux que l’on peut imaginer ?

Un silence tomba dans la pièce, si bien qu’on pu entendre les gargouillements du réfrigérateur dans la cuisine. Il faisait sombre et c’était trop calme, c’était quasiment comme le calme avant la tempête. Mon paternel reprit enfin la parole et sembla mener un combat avec sa conscience. Il ne voulait pas être ce genre de père qui monte ses enfants contre l’autre parent… Je lui en était très reconnaissante, mais j’avais tout de même envie de savoir, de connaître sa version des faits… Au moment opportun, je demanderai à maman sa version et je serai ainsi capable de me faire une vue d’ensemble du problème, mais après la dernière phrase de Muiredach, je compris que ma mère avait possiblement touchée une corde sensible… Ça semblait violent, même… « Papa... De quoi parles-tu exactement, quand tu dis que tu croyais que cette relation lui convenait ? Un mari négligent ? Moins qu'un homme ? » Je m’étais décollée du torse de mon roc pour venir plonger mon regard dans le sien, même s’il avait de la difficulté à le soutenir. Honte ? Alcool ? Les deux, sans doute… « Qu'est-ce qu'elle t'a dit exactement pour te mettre dans un état pareil ? » Parce que oui, ça devenait de plus en plus évident que ma mère avait une grande partie de responsabilité dans ce divorce... Et on finirait par aller au fond de cette histoire. Je n'avais plus dix ans, on n'avait plus besoin de me couver, de me surprotéger...


face down.

When you push her around? Do you feel better now, as she falls to the ground? --

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] 3VlZbhk
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Ac1UarQ
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Xc1pTzg

:rainbow: :
Revenir en haut Aller en bas
Muiredach MacLeod
Muiredach MacLeod
le râleur au grand coeur
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 50 ans [21 mars 1972]
SURNOM : S'essayer avec son prénom devrait être punissible de mort. Il ne l'a jamais aimé. Il risque plus de se retourner sur MacLeod que sur toute tentative de diminution de son prénom.
STATUT : Divorcé depuis décembre 2018, remarié à son travail depuis.
MÉTIER : Inspecteur de police à la brigade criminelle
LOGEMENT : #50 Sherwood Road (Toowong)
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Tumblr_mhd8hk9yxZ1rl8m99o1_500
POSTS : 1221 POINTS : 0

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Ça ne m'intéresse pas.
PETIT PLUS : n'a jamais été doué pour les politesses – parle couramment le gaélique écossais – se traine un accent écossais à tout casser – cache très bien un cœur de guimauve sous une montagne de droiture et de froideur – aurait brisé toutes les lois pour ses enfants (et tuerait pour les revoir) – a été convaincu par son ex que c’est de sa faute si elle l’a trompé – a couvert une grosse bourde professionnelle en raison de sa culpabilité – son médecin lui dit qu’il fait de l’arythmie, ses cachets lui disent la même chose, mais il vous affirme qu'il va bien. il va donc bien.
RPs EN COURS : [/10 libre - on va faire semblant que ça compte la balise]
Alexa #1 - Billie #1 - Caitriona #1 - Casey #1 - Catherine #1 - Drew #1 - Isla #2 - Isla (UA #1) - Maisie #1 - Marceline #1 - Ornella #1 - Yasmine #1
RPs TERMINÉS : Terminé
2022
Adriana #1 - Antone #1 - Cesar #1 - Charlie #1 - Clément #1 - Halston et Diana #1 - Isla #1 - Jake #1 -

Abandonné:

AVATAR : David Tennant
CRÉDITS : Avatar : Harley
DC : Poppy Gardner (la violoniste chaotique)
PSEUDO : MissPiggy
Femme (elle)
INSCRIT LE : 05/12/2021
https://www.30yearsstillyoung.com/t41824-muiredach-hate-hate-hate-double-hate-loooooooathe-entirely-the-grinch#2086640 https://www.30yearsstillyoung.com/t41895-muiredach-sticks-and-stones-may-break-your-bones-but-words-can-break-heart https://www.30yearsstillyoung.com/t42803-muiredach-macleod#2151530 https://www.30yearsstillyoung.com/t42411-club-tricot-defi-12-moi

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Empty
Message(#) Sujet: Re: Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] EmptyVen 13 Mai 2022 - 14:45


En apparence, j’étais un bâtiment de brique et d’acier : une structure inébranlable sur lequel le vent pouvait souffler sans faire craquer la construction. Imperturbable sur la plus sanglante de toutes les scènes de rime. Capable de regarder un suspect dans les yeux sans montrer la moindre émotion. La plupart du temps, de toute façon, je n’étais jamais réellement certain de ce que je ressentais : les émotions simples (peur, colère, tristesse, dégoût et joie) étaient presque faciles à identifier. Cependant, celles qui se perdaient en demi-teintes émotives? Je n’avais jamais réellement été doué pour les comprendre, pour les identifier chez autrui. C’était donc facile d’être un mur : plus facile de réprimer ce que l’on ne comprend pas que de tenter de l’exprimer.

Cependant, ce soir-là, les fondations avaient été trop profondément secouées. Des fissures étaient apparues dans la façade et un simple regard permettait de le voir. La détresse que je ressentais était réelle. J’essayais vainement d’expliquer à ma fille quelque chose de cohérent, qui n’avait, cependant, à mes yeux absolument rien de logique.

L’amour n’est pas un sentiment logique. Il n’a rien de rationnel. Je n’arrivais pas à placer de manière exacte sur une ligne du temps le moment exact où j’avais commencé à aimer Margaret : ça s’était fait tout naturellement. Au détour des conversations, de cette amitié qui s’était tissée lentement mais sûrement à l’académie de police. Sans qu’on le réalise réellement. Je l’avais toujours trouvée ravissante, intelligente, débrouillarde et dégourdie. Beaucoup plus extravertie que moi. La tendresse s’était installée dans les maladresses. Le mariage s’était imposé de lui-même en raison de ses croyances auxquelles je n’avais jamais réellement trouvé ma place. Ma famille était aux antipodes de la sienne : avec ma mère qui s’était battue pour avoir sa place en médecine, avec mes parents qui n’avaient jamais été particulièrement pieux.

Pourtant, elle avait dit que je ne l’avais jamais aimée. Cette idée me semblait si absurde. Je l’avais aimée. Ça se voyait dans ces légers baisers échangés au détour d’une machine à café, dans ces éclats de rire à ces blagues que je ne comprenais pas toujours, dans ces soirs à s’endormir blottis l’un contre l’autre, dans ces enfants qu’elle avait tricotés et qui me remplissaient d’une si grande fierté. Cependant, je n’avais jamais compris pourquoi le devoir marital était une tâche imposée, une lourde et pénible obligation si on en voulait mon avis. Pourtant, je le réalisais bien qu’au poste bon nombre de blagues portaient sur cet humour aux tendances grivoises qui m’indifférait depuis toujours.

Au fond, elle avait probablement raison. J’étais clairement une partie du problème. Le fait que je ne voyais pas pourquoi c’était si important, si formidable, si extraordinaire : c’était une partie du problème. Une petite partie sous la pointe du glacier. Par contre, si elle m’en avait parlé… est-ce que ça aurait pu changer quelque chose? J’aurais sans doute fourni des efforts supplémentaires, pour lui plaire et pour la faire se sentir désirable et désirée. Probablement pas pour mon petit plaisir personnel. La voix de ma fille me sortit de ce tourbillon qui m’emportait dans une espèce de spirale qui n’avait potentiellement pas de fin. J’en oubliais probablement pendant un instant que c’était à mon enfant que je parlais, à ma grande fille adulte et qu’elle n’avait sans doute aucune envie de réellement avoir la vérité toute crue lancée au visage. « Elle a dit des vérités qui avaient besoin d’être dites au fond, mais qui ne sont pas faciles à absorber. Qu’elle m’a trompé… Cependant, en même temps, il ne faut pas vraiment s’en étonner… après tout, ça faisait au moins quatre ans que je ne lui avais pas fait l’amour. », dis-je. Les mots sortirent de mes lèvres, sans que je tente de les arrêter dans leurs courses vers le monde extérieur. Et ils furent suivis par un autre torrent rapide sans que je sois capable de le contrôler. « Tu sais quoi? Si elle me n’avait pas dit que ça faisait aussi longtemps. Bah, je n’aurais pas réalisé que ça faisait depuis notre voyage pour nos dix-huit ans de mariage. » En fait, nous aurions pu faire dormir dans des chambres séparées depuis ce moment que ça n’aurait rien changé dans notre vie de couple et que ça m’avait toujours convenu personnellement : « Elle a raison, dans le fond. C’est être un mari négligent et être un piètre amant. Je veux dire, je le vois bien au poste combien tout tourne autour de ça. Les gens s’entretuent pour des affaires de couchettes. Ils se laissent aller à des instincts, font des blagues sur ça, en parlent constamment. Je n’ai tellement jamais compris l’intérêt qu’il y a pour ça. Si elle n’avait pas été entreprenante, on ne vous aurait probablement jamais fait ton frère et toi. » Et ce fut à ce moment que je réalisais ce que je venais de déballer une grosse partie de notre vie sexuelle, de mon rapport curieux avec la sexualité à ma fille. Sans tabous, sans rien. Je me relevais et j’allais de nouveau vers la bouteille de fort. Probablement pour ne pas qu’elle voit le rouge qui était venu teinter mes joues alors que je réalisais que j’avais admis avoir un problème avec ce qui se passait entre deux draps. C’était un problème à quatre verres.
@Isla MacLeod :l:


There is sometime so much to say

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] 3VlZbhk
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] OfFbxmO
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Hod8yO6
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] YtxTUla
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] 118942police2
Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] L1zV3Kz

Spoiler:

Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Empty
Message(#) Sujet: Re: Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018] Empty


Revenir en haut Aller en bas
 

Beauty from the pain [Isla (UA #1) - 30 mars 2018]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
30 YEARS STILL YOUNG :: 
voyager vers d'autres horizons.
 :: hors du temps :: univers alternatifs
-