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 ANWOOD ◊ HERE COMES THE SUN

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Anouch Whistler
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ÂGE : 35 ans
SURNOM : Aucun
STATUT : Mariée à Scott Whistler
MÉTIER : Agent de star (impresario, diront les plus vieux) et d'artiste en tous genres pour la "Whistler Productions", la boîte créée par son mari après le flop d’un film dont il aura été le réalisateur et, elle, l’actrice principale. Acceptant que, peut-être, il n’était pas fait pour ça, il a fondé cette société dans laquelle Anouch a investi des billes
LOGEMENT : A venir
ANWOOD ◊ HERE COMES THE SUN Jc0Ojnc5_o
POSTS : 27 POINTS : 0

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : A venir
RPs EN COURS :
(4/5)
EvelynCianScottLiam


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Anscott #1I woke up in Montecito, I was thinkin' about my life. And the questions made more questions, starin' out into the night. You dare to call me crazy, have you looked around this place ? I did it all to make you love me and to feel alive. I should walk away, oh, I should walk away, but I think I'll stay.

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Anwood #1In the car, I just can't wait to pick you up on our very first date. Is it cool if I hold your hand ? Do you like my stupid hair ? Would you guess that I didn't know what to wear? I'm just scared of what you think, you make me nervous so I really can't eat.

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Evelyn #1You with the sad eyes, don't be discouraged. Oh I realize it's hard to take courage. In a world full of people you can lose sight of it all. But I see your true colors shining through. I see your true colors and that's why I love you.

RPs EN ATTENTE : Clément
RPs TERMINÉS : Liste des sujets tenue à jour dans ma fiche de liens

Megan
AVATAR : Angela Sarafyan
CRÉDITS : avatar (labxnairs)
DC : Amos Taylor, les raisins de la colère.
PSEUDO : Ci.
Femme (elle)
INSCRIT LE : 11/03/2022
https://www.30yearsstillyoung.com/t43698-anouch-la-fleur-et-le-fusil#2208221 https://www.30yearsstillyoung.com/t43787-anouch-que-de-temps-perdu-a-gagner-du-temps

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Message(#) Sujet: ANWOOD ◊ HERE COMES THE SUN ANWOOD ◊ HERE COMES THE SUN EmptyMer 16 Mar 2022 - 13:47






HERE COMES THE SUN
Anwood #1

@Cían Atwood  
Avec le temps, Cian et moi avons espacé les contacts jusqu'à ce qu’ils deviennent sporadiques : un message quand on est ivres, un autre pour la Noël ou pour souhaiter un joyeux anniversaire. Chacun d’entre eux obtient toujours réponse, mais pas le dernier. Il était anodin. Peut-être même qu’il n’appelait pas à être commenté. Toutefois, le silence d’Atwood m’a dérangée. Il m’a inquiété assez longtemps pour que j’actionne la mécanique de la rumeur. J’ai appuyé sur le bouton pour qu’elle vienne à moi et, pour ce faire, j’ai contacté notre réseau de connaissances communes pour, en apparence, prendre des nouvelles. Sauf que je me suis arrangée pour que la conversation se penche sur mon ancien amant, l’air de ne pas y toucher. Certains m’ont agacé : ils n’ont pas de nouvelles. D’autres m’ont cependant alerté en empruntant la voix propre de ceux qui annoncent les mauvaises nouvelles. « Tu n’es pas au courant ?» m’a rétorqué l’épouse - son nom n’a aucune importance - d’un de ses frères d’armes. «On raconte qu’il a eu un accident, qu’il est en convalescence, à l’hôpital. C’est plutôt grave de ce que j’ai entendu. Il est paralysé ou défiguré, je ne sais plus trop.» Ces détails ont induit en moi de la peur et des doutes. Y-a-til du vrai dans son discours ou est-il le fruit de la bêtise de l’Homme ? On sait qu’il est par essence capable de tout exagéré et qu’une érosion de la rétine peut devenir, dans sa bouche, la perte définitive d’un œil. Pour ne pas vaciller au téléphone, je me suis accrochée par mes certitudes, mais en raccrochant, la panique m’a rattrapée. Que faire ? Prendre la route jusqu’à l’appartement de mon ex ? Contacter tous les hôpitaux de la région en me faisant passer pour sa soeur pour obtenir, non pas des informations sur son état, mais découvrir dans quel établissement il est soigné ? L’idée me semble faisable. Portée par le souci, j’ai même trouvé qu’elle était excellente, si bien que je me suis collé à téléphoner à tous les centres de soin. Au bout du troisième, j’ai pensé : “bingo”. Saint-Vincent Hospital. C’était presque couru d’avance. Alors, sans réfléchir, sans me poser plus de questions par rapport à Scott et sa probable frustration que je me sois déplacée jusqu’au chevet de Cian - il le déteste - j’ai ramassé mon sac, une veste légère et j’ai grimpé dans ma voiture bien résolue à obtenir le numéro de la chambre. Ce fut un vrai jeu d’enfant : la réceptionniste n’a pas rechigné à fouiller son PC pour me fournir l’information. Soulagée - il est conscient, au contraire, on m’aurait interdit l’accès - j’ai emprunté l’ascenseur et, devant la porte du blessé, j’ai frappé doucement à la porte. Elle est ouverte. J’en déduis que je peux entrer quoique je m’avance à pas de loup. « Toi, tu as la tête de celui qui rumine…»ai-je lancé à l’homme que je n’ai plus vu depuis si longtemps que je n’oserais compter. «Mais, tu n’es pas défiguré. Je pourrais prévenir toutes les femmes de tes potes qu’elles exagèrent. Et, moi, je suis soulagée.» Je ne le cache pas en m’installant, sans y être invitée, dans l’un des fauteuils de la chambre. «Je suis content de te voir, même si j’aurais préféré que ça soit dans des circonstances différentes. Pourquoi tu ne m’as pas prévenue ?» Le cas échéant, s’il n’avait pas voulu que je sois là, il aurait répondu à mon dernier texto, je ne me serais pas transformée en Sherlock Holmes. «Qu’est-ce qui t’est arrivé ? »




    La fleur et le fusil

    Dans la vie, il y a parfois des gens sortis de nulle part qui marquent à jamais votre existence. Le destin les place sur votre chemin et, comme par magie, ils influencent votre comportement parfois au point de changer votre façon d'être.Ils tissent sur vous une toile qui vous retient prisonnier de leur essence. endlesslove
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Cían Atwood
Cían Atwood
le raz de marée
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ANWOOD ◊ HERE COMES THE SUN MTtf4TM ÂGE : 41 ans - (21.04.1980)
SURNOM : cici par sa nièce (et le reste de la planète), mais Cían c'est très bien.
STATUT : il a perdu la mémoire et plus rien ne fait sens.
MÉTIER : amiral au sein de la Royal Navy, pilote de l'aéronautique navale. en arrêt prolongé suite à son accident
LOGEMENT : actuellement une chambre d'hôpital au St Vincent, sinon un loft à spring hill, #51
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GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : amnésique, il ne se souvient pas des deux dernières années de sa vie › Irlandais pur souche, est à Brisbane depuis 1996 › a perdu sa petite sœur il y a 27 ans. c’était un accident, mais Cian se sent responsable et ne s’en ai jamais réellement remis, ses remords alimente une colère qu'il ne sait plus gérer › parle gaélique et jure constamment dans cette langue › considère sa nièce comme sa fille › a fait le tour du monde en naviguant avec la navy › il n'a jamais eu de chance en amour › les enfants de ses amis tiennent une place toute particulière dans sa vie
RPs EN COURS : (06)holden #1autumn #2trent #1martin #1clément #7oakley #11charlie #12thomas #16amos #6anouch #1

ANWOOD ◊ HERE COMES THE SUN DoNsL59
atwoods ☽ if you ever find yourself stuck in the middle of the sea. i'll sail the world to find you. if you ever find yourself lost in the dark and you can't see. i'll be the light to guide you. you can count on me like one, two, three. i'll be there. and i know when i need it, i can count on you like four, three, two. and you'll be there.

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thomas ☽ if i was dying on my knees. you would be the one to rescue me. and if you were drowned at sea, i'd give you my lungs so you could breathe. i've got you brother.

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oakley ☽ dark blue, dark blue. have you ever been alone in a crowded room? when i'm here with you, i said the world could be burning, burning down


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Message(#) Sujet: Re: ANWOOD ◊ HERE COMES THE SUN ANWOOD ◊ HERE COMES THE SUN EmptyLun 21 Mar 2022 - 21:13


Les yeux fixés sur le mur blanc, je cherche à faire abstraction du bip incessant des machines qui m’entoure. Dans le creux de ma jambe, sur le flanc et courant tout autour de mon mollet, la douleur se fait vive, éternel rappel de cet accident qui ne fait guère de sens. C’était, il y a plus d’un mois de cela, la nuit tombait sur Brisbane et je conduisais ma moto sous une pluie battante. Ce sont les maigres détails que j’ai réussi à récolter auprès de l’ambulancier qui est arrivé en premier sur les lieux. Personne ne sait répondre à toutes les questions qui m’assaillent depuis mon réveil, pas même Autumn qui pourtant était là. Le film se rejoue sans cesse dans un noir le plus complet et une incompréhension qui fait naître l’angoisse, mais à chaque fois un détail ne faillit jamais : je me souviens de ces prunelles bleu océan. Pas juste pendant l’accident, mais comme si la jeune femme avait toujours été présente. Le sentiment ne me quitte pas qu’importe ce qu’elle a bien pu m’affirmer. J’ai la sensation de la connaître, elle, sans même me souvenir du reste. Mais ce n’est pas ce qui importe quand je secoue la tête pour tenter de retrouver ma concentration. Je me fiche bien de la couleur de ses yeux ou de la signification de sa présence, je veux comprendre ce qui m’a poussé à être sur ma moto un soir de déluge. Rien de tout cela ne fait sens, j’ai toujours été assez casse-cou, mais pas au point de m’entraîner dans une telle situation. Les orages sont souvent violents par ici, jamais je n’aurais intentionnellement pris ma moto par un temps pareil. Est-ce que j’étais déjà en route avant que la pluie ne commence ? Est-ce que j’ai accéléré pour rentrer ? C’est impossible, j’ai été retrouvé sur une route dans la direction opposée de mon appartement. Alors qu’est-ce que je faisais là ? Et pourquoi personne ne semble être en capacité de me répondre ? Si je me concentre assez longuement, je vais bien finir par me souvenir. Aller fait un effort Cian, tu étais sur ta moto, c’est forcément pour aller quelque part. Mais où ? Je n’avais pas laissé de message à Thomas ou bien même à Charlie, donc je ne me rendais pas chez eux. Est-ce que je voulais juste faire un tour pour m’aérer l’esprit ? Mais sous une telle pluie battante ?

Rien ne fais sens à mesure que je me bats contre le brouillard épais qui dissimule le moindre de mes souvenirs. La liste des questions ne cesse de s’agrandir sans qu’aucune réponse ne vienne égayer ma bataille. À fixer le mur, j’ai la sensation d’être pris d’un vertige incontrôlable. « Toi, tu as la tête de celui qui rumine… » Un sursaute me prends tandis que mon cou craque à la vitesse où ma tête se tourne vers la personne qui vient de parler. C’est un tout autre torrent de questions qui m’assaille lorsqu’il me faudra juste une demi-seconde pour reconnaître ce visage. « Anouch ? » Tout paraît si familier dès l’instant où son regard croise le mien et pourtant, j’ai la sensation que cela fait bien des années que l’on ne s’était pas retrouver. « Mais, tu n’es pas défiguré. Je pourrais prévenir toutes les femmes de tes potes qu’elles exagèrent. Et, moi, je suis soulagée. » Un ricanement m’échappe. « T’aurais trop pleuré ma belle gueule. » C’est ce qu’elle disait avant, que j’avais une belle gueule, assez pour la faire flancher un peu trop souvent. Elle n’a pas vraiment changé Anouch, toujours aussi resplendissante. « Je suis content de te voir, même si j’aurais préféré que ça soit dans des circonstances différentes. Pourquoi tu ne m’as pas prévenue ? » Rien ne sonne comme un reproche, mais tout me fait remettre en question mes convictions à notre sujet. « Je me souvenais plus vraiment si on se parlait encore. » Dans mes souvenirs, nos échanges, c’était bien trop espacer, fait de quelques maigres messages pour les événements importants. Rien de bien plus, pour respecter l’entente cordiale que l’on s’était juré dès le jour où elle s’est mariée. « Qu’est-ce qui t’est arrivé ? » - « Accident de moto. » Elle connaissait l’engin, j’ai acheté ma première bécane alors que l’on venait tout juste de se mettre ensemble. « Une jambe en miette, des côtes cassées et une mémoire qui joue au gruyère. » que je soupire longuement avant de tendre la main vers elle. J’ai besoin du contact, m’assurer que c’est bel et bien elle, qu’en réalité rien n’avait su altérer notre complicité. « Je me souviens pas des deux dernières années. » Et c’est toujours aussi dur à avouer.

@anouch whistler :l: :l:



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Anouch Whistler
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Message(#) Sujet: Re: ANWOOD ◊ HERE COMES THE SUN ANWOOD ◊ HERE COMES THE SUN EmptyVen 1 Avr 2022 - 12:35






HERE COMES THE SUN
Anwood #1

@Cían Atwood  
Nombreux penseraient que ma place n’est pas dans cet hôpital et, pour cause, ce que Cian et moi avons vécu ensemble est digne des romances hollywoodiennes qui font rêver les gamines et pleurer dans les chaudières. Ma présence ne serait pas non plus tolérable pour le quidam parce que je suis une femme mariée, engagée depuis des lustres et que j’assomme mon époux avec mon désir d’enfant. Sauf que je me fiche bien de ce que penserait les croquants bien appris prompt au jugement. Cian a compté. Scott me ment de plus en plus souvent. Il réveille toute cette lâcheté dont j’ai honte puisque je refuse de creuser pour découvrir la vérité qu’il me cache. Qui, dans ces conditions, oserait me reprocher de me presser à la porte de cette chambre d’hôpital ? Qui pour me condamner alors que j’y pénètre avec, sur les lèvres, un sourire étiré et rassuré : il n’est pas aussi mourant que la rumeur ne le prétend. Il a même tous ses membres. L’observant avec attention et sans curiosité malsaine, je jurerais que le physique est moins douloureux que le psychologique. La preuve en est, il est perdu dans ses pensées. Je les imagine tourner en boucle, en rond, avoir des ratées comme un vieux disque rayé et j’interromps le schéma éhontément pour annoncer ma présence. [color:9111=#slateblue]« En chair et en os. » lui ai-je répliqué en me désignant tout entière d’un geste de amples de la main. J’aurais souhaité le retrouver autrement, mais je n’en suis pas moins heureuse de le voir et je suis incapable de le cacher. [color:9111=#slateblue]« C’est pas tout à fait faux. J’aurais pleuré pour toutes celles qui n’auront pas pu en profiter avant de décider que j’aurais au moins été une privilégiée. » ai-je jeté sur le ton de l’humour avant de me choisir un siège que j’ai approché de son lit. « Et, je suis contente aussi. J’ai l’impression que c’était hier et il y a une éternité à la fois. C’est étrange comme sensation. » Je confesse sans être mal à l’aise. Qu’avons-nous à cacher à un vieil amant .qui a partagé notre intimité pendant des mois ? Qui a essuyé à distance les larmes quand il nous manquait trop ? Pourquoi donc l’a-t-il fait d’ailleurs ? Pourquoi ne m’a-t-il pas prévenu de son accident ? La réponse est éloquente : qui sommes-nous exactement ? Que sommes-nous l’un pour l’autre ? Le mystère est entier et je capitule sans me défendre. « Oui. Je comprends. Disons qu’à l’avenir, en espérant que ça ne soit plus pour un accident, tu pourras considérer que tant que je t’enverrais des messages quand je suis bourrée, c’est qu’on se parle encore. Pareil pour ton anniversaire. » J’ai ponctué le tout d’un clin d’œil et, désolée par les causes de son état, je baisse la tête. « Je savais que ça finissait par arriver. C’est un cercueil sur deux roues, ce machin. » Si j’étais sa copine, j’insisterais pour qu’il la vende de ce pas. Sur l’heure, j’ose à peine l’évoquer. « Que disent les médecins pour ta jambes ? » Les côtes fêlées, c’est long, mais un moindre mal. « Et ta mémoire ? ça implique quoi ? » Je chuchote en glissant ma main vers le sienne, celle qu’il me tend. Le contact de nos deux paumes me laisse tout sauf indifférente. Il induit une vague de chaleur, un élan de nostalgie. Il érige en moi un building d’affection à son égard. « Deux ans ? Tu as oublié deux ans de ta vie ? » Egoïstement, je suis heureuse de ne pas faire partie des effacées, mais altruiste, j’ai mal pour lui. « Et, tu ne connais personne qui peut t’aider à refaire des liens ? C’est provisoire ? Est-ce que tu te souviens au moins si tu étais heureux ? » Ce que je lui ai, par ailleurs, toujours souhaité.




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Message(#) Sujet: Re: ANWOOD ◊ HERE COMES THE SUN ANWOOD ◊ HERE COMES THE SUN EmptyMer 4 Mai 2022 - 21:05


Chaque nouvelle personne qui franchit le pas de cette porte amène avec elle un lot de questionnement et de remise en question que j’ai bien du mal à confronter la plupart du temps. Durant un court instant, tout semble comme suspendu sur le fil de ma mémoire, vais-je me souvenir ou faudra-t-il broder pour ne pas heurter les sentiments de mon visiteur ? C’est un jeu que je déteste avec ferveur et qui provoque une bouffée d’angoisse dès que la porte vient à s’ouvrir sans être annoncé par le nom d’un énième docteur en visite. « En chair et en os. » La visite du jour s’annonce bien différente lorsque je reconnais immédiatement la jolie brune qui s’aventure dans cette triste chambre d’hôpital. L’angoisse demeure malgré tout, au plus profond de moi, je sais que rien ne pourrait profondément changer entre nous, et pourtant, je n’ai aucun souvenir vif de notre dernière rencontre. « C’est pas tout à fait faux. J’aurais pleuré pour toutes celles qui n’auront pas pu en profiter avant de décider que j’aurais au moins été une privilégiée. » Un rire m’échappe face à ce qui semble être notre complicité immuable. « Me voilà rassuré. » que je murmure autant pour prolonger la blague que parce qu’il s’agit du sentiment dominant dans cette conversation que j’appréhende nerveusement. Elle est venue, mais qui l’a tenu au courant ? J’avais promis, depuis bien longtemps, de ne jamais réellement ébruiter les prolongations d’une amitié qui ne semblait faire grâce qu’à nos yeux dans une dynamique qu’aucun de nous n’a jamais réellement su expliquer. Anouch fait partie des piliers, ceux que je n’appelle que rarement, mais qui répondront toujours présent, qu’importent les épreuves du temps, il faut croire. « Et, je suis contente aussi. J’ai l’impression que c’était hier et il y a une éternité à la fois. C’est étrange comme sensation. » - « Tu n’as pas vraiment changer. » Le souvenir des traits de son visage est resté intact, toujours ce même sourire en douceur et cette façon si particulière de poser ses mots à chaque prise de paroles. Elle n’est rien d’une vieille amie qui serait un peu gêné d’oser venir demander des nouvelles, en deux minutes, elle a déjà pris sa place Anouch. Celle qui lui revient de droit, le privilège d’en savoir plus que les autres et le pouvoir de deviner au-delà de mon air bougon que l’accident n’est que la façade de tout ce qui se joue dans ma vie en ce moment. « Oui. Je comprends. Disons qu’à l’avenir, en espérant que ça ne soit plus pour un accident, tu pourras considérer que tant que je t’enverrais des messages quand je suis bourrée, c’est qu’on se parle encore. Pareil pour ton anniversaire. » Il faut croire que c’est moi qui oublie les règles que je me suis temps de fois m'évertuer à lui répéter, les rôles s’inverses d’une drôle de manière. « On se parlera toujours, je crois. » Je ne cherche en rien à provoquer quelque chose ou à réanimer la moindre flamme, il ne s’agit là que d’une conclusion inviolable. Le lien existera toujours un peu même au travers de quelques messages manqués et dans la politesse d’un anniversaire souhaité. « J’aurais dû t’appeler. » Probablement dès mon réveil afin de retrouver cette sensation de stabilité qui se veut si familière. Elle était nécessaire.

« Je savais que ça finissait par arriver. C’est un cercueil sur deux roues, ce machin. » - « Soit heureuse, elle ne pourra plus jamais circuler. » Un rire m’échappe malgré la douleur que cela me provoque dans les côtes. La moto a souvent été un sujet de conflit, il n’en sera plus désormais puisque cette dernière se trouve à la casse. « Que disent les médecins pour ta jambe ? » C’est bien le genre de conversation que je préfère ne pas avoir, mais il est bien complexe de l’éviter lorsque tout le monde cherche à comprendre ce qui a bien pu m’arriver. « Ils m’ont opéré deux fois, maintenant, il faut attendre. » Voir et attendre. Bientôt, commencera la rééducation et il paraît que l’on pourra en tirer des conclusions. « Personne ne veut réellement se prononcer. » Autrement dit, personne ne m’a promis que j’allais pouvoir remarcher normalement ou même, reprendre le sport un jour. La douleur me rappelle à chaque instant que rien ne sera simple, après tout, on ne se remet pas facilement d’un membre qui vient de subir de multiples fractures. « Et ta mémoire ? ça implique quoi ? » - « Un trou noir. » Et encore le mot me paraît si faible face au néant qui me fait face dès que je tente de fouiller dans les méandres de ma mémoire. Ses doigts, qui viennent s’entrelacer aux miens, apaisent l’angoisse qui commençait à monter. La chaleur de sa peau me revient comme si nous ne nous étions jamais séparés, c’est la même familiarité, la même douceur qui s’en dégage. Anouch est là, appuyant sa présence d’un regard qui se veut rassurant, qui chuchote à l’angoissé que je suis, parfois, de lâcher un peu la rampe. On se passe bien des mots dans ce genre d’instant volé, une pression de ma paume contre la sienne viendra traduire les remerciements et autres mots jamais vraiment prononcés dans le perpétuel désir de passer pour un dur à cuire. « Deux ans ? Tu as oublié deux ans de ta vie ? » Sa réaction est tout ce qu’il y a de plus naturelle, sans filtre. Deux ans de vide, cela impressionne, on ne croit voir cela que dans les films. « En me réveillant, je pensais que l’on était en Septembre 2019… » Et par conséquent, j’ai oublié tout ce qu’y en avait suivi. « Et, tu ne connais personne qui peut t’aider à refaire des liens ? C’est provisoire ? Est-ce que tu te souviens au moins si tu étais heureux ? » Mon regard vient croiser le sien, ne retenant que la dernière de ses questions. Elle a toujours voulu que je sois heureux Anouch, comme si elle se tenait responsable du moindre de mes malheurs dès l’instant où elle avait décidé de rompre notre relation. Une nouvelle fois, je serre sa main pour tenter de la rassurer elle quand mes paroles ne le seront pas. « Je crois pas que je l’étais vraiment… » Je ne saurais expliquer ce sentiment qui perdure de manière floue. « Il y a trop de zones d’ombre, je saurais pas vraiment te l’expliquer. » Il se passait quelque chose en tout cas, quand tous mes proches semblent marcher sur des œufs depuis mon réveil et que je surprends bien trop souvent des messes basses à mon égard. « Je pensais être en couple, mais en fait, il s’agit juste de la fille qui a été témoin de l’accident et qui a appelé les secours. » Autumn ne cesse de me répéter que nous ne nous connaissions pas avant cet instant, qu’importe le feeling que je ressens en sa présence. « Je pose des questions, mais personne me répond vraiment… » Je sais que les médecins voudraient que je prenne mon temps, mais je n’ai jamais été quelqu’un de très patient. « Il paraît que ma mémoire pourrait très bien revenir comme pas du tout. » Est-ce qu’elle ressent cette foutue colère qui me ronge dès que l’on aborde le sujet ? « Donc me voilà cloué dans un lit pour une durée indéterminé, incapable de savoir si je pourrais de nouveau piloter un jour et avec deux ans de ma vie en moins. » Avec elle, il n’existe plus de barrières. « Je suis fatigué. »



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Anouch Whistler
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STATUT : Mariée à Scott Whistler
MÉTIER : Agent de star (impresario, diront les plus vieux) et d'artiste en tous genres pour la "Whistler Productions", la boîte créée par son mari après le flop d’un film dont il aura été le réalisateur et, elle, l’actrice principale. Acceptant que, peut-être, il n’était pas fait pour ça, il a fondé cette société dans laquelle Anouch a investi des billes
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Anscott #1I woke up in Montecito, I was thinkin' about my life. And the questions made more questions, starin' out into the night. You dare to call me crazy, have you looked around this place ? I did it all to make you love me and to feel alive. I should walk away, oh, I should walk away, but I think I'll stay.

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Anwood #1In the car, I just can't wait to pick you up on our very first date. Is it cool if I hold your hand ? Do you like my stupid hair ? Would you guess that I didn't know what to wear? I'm just scared of what you think, you make me nervous so I really can't eat.

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Evelyn #1You with the sad eyes, don't be discouraged. Oh I realize it's hard to take courage. In a world full of people you can lose sight of it all. But I see your true colors shining through. I see your true colors and that's why I love you.

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Message(#) Sujet: Re: ANWOOD ◊ HERE COMES THE SUN ANWOOD ◊ HERE COMES THE SUN EmptyMar 17 Mai 2022 - 18:07






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Anwood #1

@Cían Atwood  
J’en fait des tonnes parce que c’est lui. J’aurais pu faire un tour sur moi-même, exécuter une pirouette digne d’une danseuse pour que Cian m’adresse l’un de ses plus beaux sourires. A une époque, ils avaient le don de me faire craquer. Quand je ne croyais plus en nous - faute à ses absences répétées -  ils me ramenaient à lui, toujours. Ils arrivaient à me persuader que l’océan et sa passion pour les bateaux n’étaient pas son unique priorité, que je trônais en tête de liste parmi ces dernières. Je me trompais, évidemment. Je me berçais d’illusions et, malgré tout, je n’ai jamais été capable de lui en vouloir ou de le blâmer et, surtout, à cause de cette grimace qui illumine ses traits et ses yeux bleus. Aujourd’hui, il m’offre mieux, l’Irlandais. C’est un éclat de rire que je récolte et, alors qu’il tinte à mes oreilles comme des milliers de petites clochettes, je l’imite de bon coeur. Je ris à gorge déployée en m’approchant de son lit d’hôpital. D’instinct, je m’assois sur le matelas où je laisse traîner ma main sans intention particulière. Le geste n’avait rien d’une manigance, d’une manipulation pour favoriser un contact qui m’apaiserait de mes angoisses, celles qu’il devine et celle dont il ignore tout. Pourtant, je ne bronche pas quand il s’en saisit. Pas de mouvement de recul. Pas d’émotion proche de la culpabilité à l’égard de Scott. Pour être honnête, je pense à mon mari de façon fugace et, quoique ça soit déplacé, je n’en ai cure. Je suis tout au convalescent, trop heureux de le trouver en vie et entier. Nul ne lui aura raboté une jambe ou un bras et je suis soulagée. «Toi non plus… contrairement à ce qui se dit.» Le compliment sonne juge puisqu’il est semblable à la photo de lui que j’ai gravée dans mes souvenirs avant de m’en séparer pour tourner la page sur notre histoire et ainsi me consacrer à mon mariage. Alors, qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi, en empruntant la route jusqu’ici, j’étais transie d’une angoisse étouffante ? Pour quelle raison ai-je la sensation de respirer à nouveau d’entendre le son de sa voix et de récolter des confidences qui, j’en suis certaine, il ne partagerait qu’avec quelques élus triés sur le volet. Comment, dans ces conditions, ne pas hocher de la tête en signe d’assentiment : il fera toujours partie de ma vie, de façon assumée ou plus discrète, ça n’aura pas d’importance. Cian, il est un pilier de mon existence parce qu’à ses côtés, j’ai appris à aimer, à souffrir, à pleurer pour autre chose que des bêtises. J’ai grandi, mûri, vécu une passion destructrice aux allures de drogue et je m’en suis tirée. J’ai dit stop malgré les contre-indications de mon coeur craignant de trop souffrir. D’une certaine manière, étant donné que je ne traîne pas dans mes valises de l’amertume, je lui dois beaucoup et être à ses côtés dans ces moments compliqués est, à mon sens, mon droit et mon rôle. «Tu aurais dû, oui. Mais, je comprends que tu ne l’aies pas fait.» Mon état civil est un frein. Je présume qu’il aura souhaité m’éviter les ennuis qui succèdent à la jalousie. « Et, j’espère vraiment que tu n’auras pas l’envie de racheter un de ses cercueils sur deux roues. Tu as le pied marin, toi. La preuve. » Je désigne sa jambe infirme avant de retrouver ma gravité. Je sais son accident, mais quelles en seront les séquelles ? Que disent-ils ces hommes et ses femmes en blouse blanche qui usent souvent des langages que les néophytes ne peuvent comprendre afin de creuser un fossé entre eux et leur patientèle ? Est-ce la cause de leur silence ? Apprendre que d’aucuns n’ont le courage de poser un réel diagnostic m’agace et je ne le dissimule pas : je n’y arriverais pas. « A quoi bon faire autant d’années d’étude si c’est pour laisser tout le monde dans le flou ? » Et, par cette expression générique, j’englobe ses proches et moi… bien entendu. Je considère que, bien au-delà des circonstances qui exigent que nous maintenions entre nous des “kilomètres”, je compte parmi ceux-ci. Dès lors, je ne me plie à aucun tabou. Je quitte la sphère physique et entre dans celle du psychologique, la plus douloureuse vu que ses hématomes sont invisibles à l’oeil nu. Or, ils sont là. Ils s’étendent tant et si bien qu’ils ont effacés deux ans d’une vie bien remplie.

Deux ans. C’est long deux ans. Deux ans, c’est des jours mornes, des joies, des coups de gueule, des rencontres et j’en passe. Deux ans, c’est une éternité. Dépitée, je baisse le regard et serre sa main avec plus de vigueur. Que dire ? Que convient-il de faire alors que je n’ai pas les outils utiles à renouer le fil de son histoire ? La première question qui me vient concerne alors son bonheur et, sans filtre, je l’interroge, mes pupilles chagrinées - cette fois, je le cache - figées aux siennes. J’aspire à recevoir la vérité nue, brute, authentique. Je ne triche jamais avec Cian. Il ne m’a jamais dupée non plus. Il me le prouve sur l’heure et je pousse un soupir à mi-chemin entre la désolation et l’apaisement : il ne me ment pas. « Ta fatigue est normale, tu sais. Tu es en train de te battre pour recoller les morceaux. Je suis sûre que tu questionnes tout le monde pour t’aider à le faire, mais si tu n’étais pas heureux, est-ce que c’est nécessaire ? » J’occulte Eavan que j’ai détesté de toute mon âme par jalousie ou par possessivité : je n’ai jamais réussi à distinguer le bon grain de l’ivraie lorsqu’il s’agissait de ce couple, de mon point de vue, mal assorti. Il se pourrait même que je l’ai enviée sans m’autoriser à l’admettre et à le ressentir, les choses étant ce qu’elles étaient pour Cian, pour Scott, pour moi. « Les gens qui courent après le souvenir alors qu’ils sont là ne sont jamais épanouis, Cian. Le tien a disparu, tu crois que tu vas finir comment si tu regardes pas devant toi, mais toujours par-dessus ton épaule pour te confronter au néant ? » Je ne veux pas le vexer, si bien que mes déclarations sont douces, prononcées avec le ton non surjoué de mon inquiétude. «Tu es fait pour naviguer. C’est ça qui a toujours dicté tes choix. Concentre-toi là dessus. Fais honneur à ce que tu es et mets toutes les chances de ton côté, histoire qu’on ne t’enlève pas ça.» Histoire de ne pas nous avoir sacrifié pour rien, ai-je songé sans le confesser. Ce serait inconvenant, ça nous enverrait à tous les deux le message que, peut-être, je n’ai clôturé qu’un chapitre, mais le roman et je m'y refuse. Je refuse de l'imaginer. Je refuse de l'envisager...




    La fleur et le fusil

    Dans la vie, il y a parfois des gens sortis de nulle part qui marquent à jamais votre existence. Le destin les place sur votre chemin et, comme par magie, ils influencent votre comportement parfois au point de changer votre façon d'être.Ils tissent sur vous une toile qui vous retient prisonnier de leur essence. endlesslove
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