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 You don't have to run (cameya #2)

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Freya Vranken
Freya Vranken
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You don't have to run (cameya #2) 7vHkInU ÂGE : vingt-sept pétales de roses. (deux décembre)
SURNOM : frey, pour les intimes.
STATUT : célibataire, freya est incapable de se perdre dans les effluves de l'amour et s’applique à entretenir le mystère. la vérité est toute autre, son cœur n’appartient qu’à un seul homme : rafael, le grand-frère qu’elle admire au-delà du raisonnable, défend envers et contre tous et qu’elle adule de façon démesurée. il est celui qu’elle place sur un piédestal et dont personne n’arrive -et n’arrivera jamais- à la cheville.
MÉTIER : détentrice d’un diplôme en histoire de l’art, elle exerce dans le centre culturel du QAGOMA depuis 2019. chargée d'événementiel, freya a rapidement su se forger une réputation et un réseau solide dans lequel gravitent collectionneurs, journalistes, commissaires d’expositions et galeristes partenaires.
LOGEMENT : #71 st pauls terrace, dans le quartier de spring hill. un loft qu'elle occupe seule avec son chat du bengal ; zeus.
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POSTS : 1660 POINTS : 485

TW IN RP : deuil, adoption.
GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
CODE COULEUR : #A092BE
RPs EN COURS : (07) letosimeyazoeya #3cameya #3las posadasedisonshiloh (secret santa)

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zoeya #3 ⊹ when i was young i would look in the mirror. didn't know it then but now it couldn't be clearer. that i remember being filled with such wonder. ☽ 12
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cameya #3 ⊹ 'cause we were just kids when we were separated. i know we'll be alright this time. honey, just hold my hand. i see my future in your eyes. i have faith in what i see. i'm dancing in the dark, with you between my arms. Barefoot on the grass, listening to our favorite song. ☽ 12
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simeya ⊹ uc. ☽

RPs EN ATTENTE :
(scénario & pré-lien)
rafael, le grand frère

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rafael (scénario libre) ⊹ 'cause we were just kids when we were separated. i know we'll be alright this time. honey, just hold my hand. i see my future in your eyes. i have faith in what i see. i'm dancing in the dark, with you between my arms. Barefoot on the grass, listening to our favorite song. ☽

gaïa, jordan, you ?

RPs TERMINÉS : cameya #1zoeya #1freddya #1nanowrimoeleonora #1zoeya #2cameya #2
AVATAR : taylor marie hill.
CRÉDITS : © harleystuff (avatar) ; rampld (gif) ; vocivus (sign) loonywaltz (userbars).
DC : .
PSEUDO : itsafreenzy ; céline.
Femme (elle)
INSCRIT LE : 27/10/2021
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Message(#) Sujet: You don't have to run (cameya #2) You don't have to run (cameya #2) EmptyMer 16 Mar - 15:16




You don’t have to run
Freya Vranken & @Cameron Lewis You don't have to run (cameya #2) 873483867

Sa poitrine régulièrement soulevée par son souffle et, les yeux brillants, telles des pierres précieuses, Freya arpentait l’asphalte du Mainly Boat Harbour. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle cherchait réellement si ce n’était le nom d’un voilier blanc de douze mètres de long, avec la coque ornée d’une calligraphie méticuleusement peinte d’un vernis lapis-lazulis : l’Octopussy. Elle regrettait presque la conversation téléphonique qu’elle avait eue avec la génitrice des Lewis, quelques minutes plus tôt, et qui l’avait encouragée à se rendre sur le complexe touristique pour y retrouver l’un de ses fils. D’une douceur sans pareille et particulièrement impliquée dans le quotidien de ses enfants, Ana Maria œuvrait dans l’ombre depuis l’accident de celui qui avait toujours été – elle en mettrait sa main à couper – son préféré. Elle était devenue experte dans l’art d’insuffler ses envies les plus profondes aux proches de Cameron, qu’importe le degré, pour le contraindre à se réapproprier son monde et retrouver sa pétillance légendaire. La suédoise entendait encore chacune des nuances de sa voix chantante, au creux de son oreille : « Je suis vraiment désolée Freya, il est parti il y a moins d’une heure en direction de la Marina. Tu devrais l’y rejoindre, il sera content de te voir. » Si seulement elle savait…

Un soupir s’exhala d’entre ses lèvres tandis qu’elle prenait conscience qu’elle venait de mettre la tête dans la gueule du lion. Pire encore, elle y avait sauté à pieds joints. Elle avait obtempéré, un sourire factice habillant sa figure angélique, se gardant d’admettre que l’idée de se retrouver face à lui l’intimidait au-delà des mots ; et lui procurait aussi bien d’autres émotions. Si elle suivait les élans de son corps, Freya tournerait les talons à l’instant, ne se donnant même pas la peine d’aller au bout ; mais son esprit lui hurlait de s’en abstenir. Alors elle se pinçait les lèvres à la recherche du trois-mâts, tombant sur des modèles si différents et similaires, que les dimensions pourraient faire trembler tous les barons saoudiens du pétrole. Lequel était-ce ? Comment parviendrait-elle à le reconnaître ? Pourquoi Ana Maria ne lui avait-elle pas donné plus de précisions sur son emplacement ? « Octopussy. Octopussy. Octopussy. » murmurait-elle, ses iris céruléennes déchiffrant l’ensemble des coques. Après se l’être répété en boucle une bonne dizaine de fois, la jeune femme réfléchit. Tout ce que ce nom lui inspirait était ce genre de mollusques de l’ordre des octopodes, au corps souple, aux huit bras pourvus de ventouses et au sang translucide quoique bleuâtre. Ce n’était vraiment pas un nom flatteur. Mais, entre les sorcières de Salem et le titre qu’il avait attribué à son voilier, il était plus qu’évident que l’inventivité n’était pas la qualité première du fils Lewis – si tant est qu’il en ait –.

Freya finit par arriver jusqu’à lui, guidée par la caisse de résonnance de sa guitare acoustique et, l’extraordinaire justesse de ses notes. C’est à ce moment qu’elle réalisa qu’elle ne l’avait jamais entendu s’exprimer au travers des cordes, même du temps où il était valide. Il se tenait légèrement adossé – probablement pour se maintenir en équilibre –, les traits animés par ce que la suédoise devinait être de la passion. Zoya avait peut-être raison sur ce point ; en ce qui concernait le domaine artistique et notamment la musique, Cameron semblait bourré de talent. Lorsqu’il plongea son regard dans le sien, s’apercevant de sa présence, elle se sentit gênée ; à la manière d’une voleuse qui viendrait d’être prise la main dans le sac. Son bras traça dans l’air un geste souple et subtil pour le saluer de la main. « Salut. » lança-t-elle timidement. Elle le contempla quelques secondes, dans cette posture, la guitare sous le bras, songeant combien il était agréable de le voir dans son élément – ou en tout cas, dans ce qui semblait l’être –.

« Je…Je ne voulais pas t’interrompre. » commença-t-elle la gorge nouée.  La suédoise n’avait pas envie de tourner autour du pot avec lui, sachant pertinemment que cela ne ferait qu’empirer leur relation qui ne tenait déjà plus qu'à un fil. Dans un claquement de talons hauts, elle le rejoignit sur le pont du voilier, révélant d’abord sa taille, soulignée d’une ceinture de cuir blanche, puis ses jambes interminables et, enfin, les brides qui lui enserraient les chevilles. « Tu as oublié ton téléphone chez moi l’autre soir et j’ai pensé que tu voudrais le récupérer. Bien sûr, je me doute que tu en as sans doute un autre, depuis le temps, mais il était tombé sous l’assise du canapé et je ne m’en suis pas rendue compte. » Ses doigts effleurèrent les siens tandis qu’elle lui remettait le smartphone dont l’écran, désespérément sombre, ne laissait planer aucun doute quant à l’état de chargement de la batterie ; complètement vide. « J’ai téléphoné chez toi. Ta mère m’a dit que je te trouverais ici. » précisa-t-elle.

La jeune femme fit un pas en arrière, embarrassée par cette proximité et repensa, l’espace d’un instant, à l’échange qu’ils avaient eu dans son living room et aux propos qu’elle avait tenus – largement influencés par le fruit d’un cépage de haute qualité –. « C’est donc ça, l’Octopussy ? Très bon choix, il a l’air chouette. » Elle avait conscience de combien ce trois-mâts comptait pour lui, des heures qu'il avait passé à le rêver, et surtout, de combien il en avait bavé depuis juillet dernier ; ses échecs, ses déceptions. Elle n’imaginait pas une seule seconde aborder ces sujets en sa présence, quand elle savait que toutes ces confidences ne lui avaient été faites que par d’autres. « C’est quand même dommage que son nom me fasse penser à un poulpe. » En revanche, elle n'avait jamais mâché ses mots.



As long as i can feel the beat.
il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.  ✻ (j. vranken)

:l::
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Cameron Lewis
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la jambe de bois
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SURNOM : Cam, Camo, Kamikaze, etc. Le choix ne manque pas.
STATUT : En couple avec Charlie depuis octobre, la tête remplie de questions
MÉTIER : Guitariste et choriste dans un groupe de musique post-hardcore appelé The Sand Witches
LOGEMENT : 86 agnes street, bayside
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Originaire de Brisbane, a deux frères et une sœur ∆ A une petite fille nommée Hannah, née le 13 janvier 2020 ∆ A un doberman de 5 ans nommé Dallas ∆ Possède un voilier surnommé Octopussy sur lequel il organisait des fêtes ∆ Amateur de jeux de société, de tir à l’arc et de paintball ∆ Jambe gauche amputée sous le genou depuis juillet 2021
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Lewis ∆ Admit it, eating stolen chocolate from your sibling's share tasted much better than yours!

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Cameya ∆ Just because we don't talk doesn't mean I don't think about you. I'm just trying to distance myself because I know I can't have you.

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Lewinett ∆ Hope is being able to see that there is light despite all of the darkness.

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Camus ∆ Friendship is being there when someone's feeling low and not being afraid to kick them.

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Lewilly ∆ Some people will only "love you" as much as they can use you. Their "loyalty" ends where the benefits stop...

(8/6)
AnwarLewilly #2Zoya #4Charlie #2Freya #3Las Posadas chez les LewisThe Sand WitchesAngus
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Pré-lien du groupe The Sand Witches
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Message(#) Sujet: Re: You don't have to run (cameya #2) You don't have to run (cameya #2) EmptyJeu 17 Mar - 17:06



You don't have to run
Chaque fois qu’il mettait les pieds sur son voilier, Cameron était en proie à une nostalgie immense. Jusqu’à il y a peu, il y avait encore des bouteilles de bière vides, des vestiges de son ancienne vie qui lui semblait si lointaine à présent. Le cœur gros, il avait passé une soirée complète à tout nettoyer pour qu’il n’y ait plus aucune trace de cette fête qui avait eu lieu sur son voilier quelques jours à peine avant son accident de juillet dernier. Même si ce n’était pas toujours évident et qu’il ne voyait pas forcément plus de gens que ces derniers mois, le brun reprenait lentement goût à passer du temps dans son antre où il tentait tant bien que mal de se remettre à l’écriture. Malheureusement, toutes ses tentatives étaient infructueuses comme en témoignaient les nombreuses boulettes de papier qui jonchaient le sol de la cabine. Frustré d’avoir perdu la main après tous ces mois sans écrire, il abandonna le projet pour aujourd’hui et il se dirigea vers le pont avec l’une des nombreuses guitares qu’il possédait. Après s’être installé, il souffla sur l’instrument pour en retirer la poussière avant d’en caresser les courbes du bout des doigts sans pouvoir réprimer l’esquisse d’un sourire. Il n’avait que six ans lorsqu’il avait tenu une guitare dans ses mains pour la première fois. Depuis ce jour-là, il passait rarement plusieurs jours sans au moins en gratter une pendant quelques minutes. Du moins, c’était ça sa réalité avant que son monde ne bascule. Au bout d’un moment, il se racla la gorge puis il ferma les yeux tandis que les premières notes de musique résonnaient sous ses doigts pour la première fois depuis bien trop longtemps. C’est en balançant son corps au rythme de la musique qu’il se mit à chanter une chanson qu’il aimait particulièrement.

« Northwest is where I'm headed,
Underneath the golden sky
I'm searching for a wisdom
That every man seeks to find
I've got wicked thoughts a brewin'
Many even deeds I've done
I'm looking for a reason
For a reason not to run
I've always been dark
With light somewhere in the distance. »

Lorsqu’il rouvrit les yeux et que son regard croisa celui de Freya qu’il ne s’attendait pas du tout à voir ici, il s’interrompit soudainement en plaquant sa main contre les cordes de sa guitare pour couper le son. « Salut. » Il avait beau avoir l’habitude de performer devant des milliers de personnes à travers le monde, à cet instant il avait l’impression que la brune s’était introduite dans son intimité sans qu’il ne l’ait invitée. « Qu’est-ce que tu fous ici?! » eut-il le réflexe de demander alors qu’il était mal à l’aise de s’être fait surprendre pendant qu’il renouait avec sa guitare pour la première fois depuis son accident. « Je…Je ne voulais pas t’interrompre. » Il passa la courroie de sa guitare par-dessus sa tête pour s’en libérer, déposant ensuite son instrument sur la banquette à proximité. Après s’être redressé sans sa canne à l’inverse de leur dernière rencontre, il rapporta son attention sur la jeune femme qui venait le rejoindre sur le pont du voilier. C’est avec les sourcils haussés qu’il laissa son regard glisser sur la silhouette élancée de la jeune femme. « Tu as le goût du risque, venir en talons hauts à la marina... » Avec les vagues, les quais demeuraient rarement immobiles et la suédoise aurait pu finir par terre ou encore pire à l’eau. Ses choix vestimentaires surprenaient guère le musicien, cependant, considérant qu’elle avait une apparence soignée chaque fois qu’il la voyait. « Tu as oublié ton téléphone chez moi l’autre soir et j’ai pensé que tu voudrais le récupérer. Bien sûr, je me doute que tu en as sans doute un autre, depuis le temps, mais il était tombé sous l’assise du canapé et je ne m’en suis pas rendue compte. » L’autre soir, il y a cinq mois plutôt. Il prit le téléphone qu’elle lui tendait puis il interrompit rapidement le léger contact lorsque leurs doigts s’effleurèrent. S’il appréciait auparavant les contacts physiques avec les autres, ils le rendaient maintenant mal à l’aise alors qu’il avait l’impression de vivre dans un corps qui n’était pas le sien. Il les fuyait comme la peste et il tentait de se convaincre qu’il n’en avait pas besoin même si cette distance avec les autres ne l’aidait pas à se libérer de ses complexes. Il balança le téléphone sur la banquette avant de la remercier. « Merci. J’ai beaucoup de photos dessus. » De Hannah, entre autres, et considérant la vitesse avec laquelle la petite changeait à son âge, il était bien content de retrouver ces souvenirs. « J’ai téléphoné chez toi. Ta mère m’a dit que je te trouverais ici. » Il leva les yeux au ciel en lâchant un ricanement. « Évidemment qu’elle a dit ça, ça aurait bien trop simple que tu déposes seulement le téléphone là-bas. » Il soupira en secouant négativement la tête, agacé par toutes les manigances de sa mère pour l’obliger à voir des gens. « C’est impossible d’avoir la paix avec elle, si elle pouvait m’envoyer une fanfare, je pense qu’elle le ferait. » ajouta-t-il en faisant tourner l’une de ses bagues autour de son doigt.  

« C’est donc ça, l’Octopussy ? Très bon choix, il a l’air chouette. » Il fronça les sourcils, surpris par l’attitude de Freya qui n’avait absolument rien à voir avec la façon dont elle avait agi avec lui lorsqu’il était allé chercher Dallas chez elle quelques mois plus tôt. « Ça va là-dedans? Tu fais de la fièvre? » La dernière fois, elle avait beaucoup plus d’assurance et moins de tact qu’en ce moment et il se demandait bien ce qui avait pu changer son attitude du tout au tout. Cameron savait qu’il n’avait pas été le plus agréable avec elle la dernière fois, mais ce n’était pas la première fois et leurs retrouvailles s’étaient terminées sur une meilleure note qu’elles avaient commencé au final. « Tu veux une bière? » Sans même attendre sa réponse, il quitta vers la cabine de son voilier pour aller chercher deux bières dans le mini-réfrigérateur. C’était peut-être loin de la qualité du cépage qu’elle lui avait offert lorsqu’il était chez elle, mais c’était tout ce qu’il avait à bord et il faudrait donc s’en contenter. Lorsqu’il fut de retour sur le pont, il décapsula les deux bières avec son t-shirt et il lui en tendit ensuite une. Si elle ne la voulait pas, tant pis, ça en ferait une de plus pour lui. « C’est quand même dommage que son nom me fasse penser à un poulpe. » Il l’observa attentivement pendant qu’il prenait une gorgée de sa bière. « Davy Jones, poulpe… c’est quoi l’affaire? T’as une passion un peu étrange, Frayeur? » demanda-t-il en riant légèrement tout en la dévisageant.
© Laueee


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Dernière édition par Cameron Lewis le Ven 18 Mar - 11:04, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: You don't have to run (cameya #2) You don't have to run (cameya #2) EmptyVen 18 Mar - 6:58




You don’t have to run
Freya Vranken & @Cameron Lewis You don't have to run (cameya #2) 873483867

En un mouvement d’une magnificence inouïe, la suédoise leva les yeux au ciel ; c’était une gestuelle subtile qu’elle ne manquait pas de travailler – et de perfectionner – à ses côtés. Elle le regarda passer la courroie de sa guitare par-dessus son crâne puis déposer l’instrument sur la banquette rembourrée du trois-mâts, sa silhouette svelte marchant droit sur lui. Elle ne manqua pas de remarquer, d’ailleurs, l’assurance qu’il avait gagné ces cinq mois durant ; avec cette jambe artificielle dont il avait tenté de ne pas se servir et qu’il avait misérablement dissimulé derrière l’usage d’une canne, les épaules voûtées sous l’effet de son propre poids. Sur ce point cependant, la brune choisit de ne pas faire de remarques. « Je n’avais pas prévu d’y venir, figure-toi. Surtout pour te rendre visite en petite robe fleurie et talons hauts comme si j’étais ton rencard. » rétorqua-t-elle, ses iris céruléennes plongeant distinctement dans son regard de bronze. Le smartphone de Cameron entre ses doigts, Freya laissa échapper un juron sous le choc d’une faible secousse. La vague qui venait de heurter la coque du voilier exerça sur elle un effet qu’elle jugea pour le moins surprenant ; elle n’avait jamais mis les pieds sur le pont d’un bateau. « Mais comme tu le vois, je suis là. Et tu n’es pas obligé de me regarder comme ça. » le repris-t-elle avec ses lèvres pleines et sensuelles.

La jeune femme s’était rendue compte de sa réaction, ce haussement de sourcils particulier qu’elle ne savait pas déchiffrer. Cameron la rendait nerveuse, avec cet air de voyou qu’il affichait en sa présence et les railleries qu’il lui lançait sans la moindre délicatesse. Une lueur implorante traversa ses prunelles tandis qu’elle ouvrait la bouche, prête à lui dire d’aller se faire voir ; mais elle se ravisa. Après tout, ne se fichait-elle pas éperdument de son avis ? D’un geste lent Freya lui tendit la raison de sa venue ; puis fit un pas en arrière, retrouvant cette distance qu’elle pensait rassurante. Être trop proche d’un Lewis, ça attirait les emmerdes. « À quel moment exactement est-on sûr de pouvoir décréter qu’on a le mal de mer ? » l’interrogea-t-elle en feignant l’apparition d’une nausée. Agité de soubresauts factices, son buste se pencha dangereusement vers l’avant, sa main fine et manucurée plaquée contre sa poitrine. Elle le supplia du regard, les sourcils arqués vers le bas ; en détresse, impuissante, avant de se redresser pour éclater d’un rire clair et mélodieux. « Tu verrais ta tête Lewis… Non, je n’ai pas l’intention de vomir sur ton bateau. » Freya était le composé caractéristique d’une insolence délicieuse et d’une enviable confiance en soi. Une jeune femme qu’il ne fallait pas échauffer au risque d’en déclencher les foudres.

La suédoise pivota de sorte à momentanément lui tourner le dos ; par crainte et, sans doute aussi, dans le vague espoir qu’il ne soit pas aussi cruel qu’il pouvait l’être. « Elle pensait que ça te ferait plaisir de me voir. » souffla-t-elle d’une voix basse. Un frisson d’appréhension lui parcourut la colonne vertébrale tandis qu’elle présageait sa réponse. Elle ne désirait pas l’affronter ; pas aujourd’hui, pas cette fois. Quand elle l’entendit soupirer lourdement, l’air agacé, son visage devint d’une pâleur blafarde ; comme ce jour où il avait vidé son chargeur de railleries à ses dépens et qu’elle s’était sentie à sa merci. Elle n’en attendait pas moins aujourd’hui. Freya savait ce que c’était que d’être le choix numéro un de quelqu’un, tout comme le fait de ne jamais l’être. Et elle n’était certainement pas le sien ; son nom devait probablement se situer tout au bas de la liste. Ce qui était étonnant, en revanche, étaient les profondes convictions d’Ana Maria. Comment pouvait-elle croire que son fils appréciait la suédoise ? Il la détestait – si tant est que ce mot soit suffisamment fort –. Elle se retourna vers lui et l’examina de la tête aux pieds, d’un regard qui n’avait rien d’inamical.  « Je pense bien qu’elle en serait capable. » répondit-elle en éclatant d’un rire franc. Cet instant ne pouvait pas être plus surréaliste qu’il ne l’était déjà ; Freya se surprenait à rire à ses plaisanteries, sautant à pieds joints dans l’existence. Et ce n’était pas l’envie qui lui manquait.

« Je me demande d’ailleurs pourquoi elle s’entête à surprotéger un fils qui a clairement hérité des gênes d’un piranha. » Son impudence la fit glousser ; elle pouvait être si spontanée. La brune sentait de plus en plus le regard de Cameron peser sur elle, sur sa silhouette ; mais elle jubilait. « Je vais bien, merci de t’en inquiéter. » déclara-t-elle en esquissant une courbette exagérée, pleine de désinvolture. Tandis qu’il s’éloignait en direction de la cabine, Freya s’avança vers la filière, soutenue par des chandeliers en inox qui reflétaient majestueusement les rayons de l’astre solaire. Mille constellations semblaient briller sous ses yeux émerveillés, comme ceux d’une petite fille qui aurait découvert les flocons de neige ou l’étoile la plus scintillante d’un arbre de Noël. La nature n’avait pas besoin d’une opération pour être belle. Elle l’était, tout simplement. « Avec plaisir. » répondit-elle quand il proposa de lui offrir une bière, pourtant loin de vouloir finir comme une queue de pelle.

Lorsque Cameron refit surface, la jeune Vranken le regarda avec intérêt, réprimant un rictus qui aurait – à son sens – peut-être parut déplacé. Cinq mois s’étaient écoulés depuis leur dernière rencontre et, durant toutes ces semaines, les choses avaient changé. Il ne grimaçait plus quand il s’appuyait sur cette jambe sur-mesure et paraissait beaucoup plus détendu, retrouvant le charme naturel qu’il avait toujours dégagé. C’était l’un des avantages de la beauté, on pardonnait plus facilement les attitudes de sombre connard. « Je comprends pourquoi tu aimes venir ici. C’est… calme. » Relaxant ; loin des difficultés du quotidien et des tourments que pouvaient impliquer l’existence. Elle prit une gorgée de la cannette qu’il lui tendit puis lui offrit un sourire en guise remerciement. « Pas vraiment, en fait. Mais je pourrais te retourner la question. Pourquoi Frayeur ? » La brune se tenait légèrement appuyée sur une jambe, un bras replié sous la poitrine, l’autre maintenant la cannette de liquide ambré. Elle attendait aussi silencieusement qu’il pouvait l’être des fois – rarement –, le dos droit et le menton haut. Elle voulait se sentir digne ; détenir plus de valeur que ce misérable qualificatif qu’il se faisait une joie de lui donner. La suédoise s’accrocha à cette pensée en espérant que son apparence reflétait cette dignité.

« Je peux ? » demanda-t-elle en désignant son instrument. Elle avait brossé ses longs cheveux bruns qui tombaient dans son dos en une cascade scintillante, et n’avait que légèrement sublimé ses traits délicats. « Elle est magnifique. » Ses paumes douces et aux sous-tons safranés effleurèrent le bois de la guitare, timidement, comme si elle pouvait l’abîmer en la pressant trop fort. Elle se demandait ce que cela faisait d’être sur scène, devant des millions de personnes qui ne le connaissaient guère – du moins pas de manière personnelle – et si cela lui manquait. Se sentait-on… libre ? « Ça… Ça te dirait de reprendre là où tu en étais ? »



As long as i can feel the beat.
il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.  ✻ (j. vranken)

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Message(#) Sujet: Re: You don't have to run (cameya #2) You don't have to run (cameya #2) EmptyMer 13 Avr - 16:18



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« Je n’avais pas prévu d’y venir, figure-toi. Surtout pour te rendre visite en petite robe fleurie et talons hauts comme si j’étais ton rencard. Mais comme tu le vois, je suis là. Et tu n’es pas obligé de me regarder comme ça. » Était-ce le petit sourire qui était apparu au coin des lèvres de Cameron lorsque Freya avait laissé échapper un juron qui la faisait réagir ainsi? Parce que oui, ça l’amusait un peu beaucoup de la voir alors qu’elle n’était pas dans sa zone de confort comme lors de leur dernière rencontre. À l’inverse, cette fois-ci, le musicien était sur son territoire et même si la présence de la jeune femme le rendait un peu mal à l’aise puisqu’elle l’avait surpris pendant qu’il jouait de la guitare pour la première fois en plusieurs mois, il se sentait bien plus en contrôle que lorsqu’il était allé chercher Dallas chez elle. « Te regarder comment? » demanda-t-il innocemment en croisant les bras contre son torse avant de pincer ses lèvres pour s’empêcher de rire. Une fois de plus, son regard parcourut sa silhouette tandis qu’il repensait à la conversation qu’ils avaient eues quelques mois plus tôt. « Comme si tu ne savais pas en partant de chez toi avec mon téléphone qu’on risquait de se voir pour que tu me le rendes. J’ai l’air con à ce point? » Suspicieux? Absolument. Il était difficile de ne pas l’être quand sa mère manigançait depuis des mois pour le faire sortir. « Tu voulais tellement me convaincre que je te trouvais de mon goût la dernière fois et là tu débarques sur mon bateau en petite robe… Je vais vraiment commencer à me faire des idées, Vranken. » ajouta-t-il rien que pour la faire réagir même s’il ne croyait pas réellement qu’elle tentait de lui plaire. Ça l’amusait de la faire réagir et il était persuadé qu’elle ne tarderait pas à lever les yeux au ciel comme elle savait si bien le faire.

« À quel moment exactement est-on sûr de pouvoir décréter qu’on a le mal de mer ? » La langue du brun claqua contre son palais pendant qu’il secouait sa tête de droite à gauche. « Ton pauvre estomac est fragile à ce point? Je ne suis pas trop impressionné là, le voilier est encore attaché après le quai! » Il la croyait plus aventureuse et, surtout, plus courageuse que ce qu’elle lui montrait à l’instant et il se retint d’aller détacher son voilier pour l’amener en mer avec lui et qu’elle affronte les vagues pour vrai, mais elle ne tarda pas à lui faire comprendre qu’elle se moquait de lui à son tour. « Tu verrais ta tête Lewis… Non, je n’ai pas l’intention de vomir sur ton bateau. » Il soupira en la fusillant du regard. « Ne viens pas te plaindre si je ne te prends pas au sérieux le jour où tu auras vraiment peur. » Parce que non il ne comptait pas la ménager même s’il faisait attention à la météo pour ne pas mettre ses invités en danger lorsqu’ils partaient à l’aventure. « En tout cas, tu ne serais pas la première à être malade ici. » Avec toutes les fêtes qu’il avait organisées sur son voilier, il avait eu sa dose de vomi à ramasser. Malgré ça, il était bien content de constater que Freya n’avait pas réellement la nausée parce que s’il y avait bien une chose qui ne lui manquait pas des fêtes qu’il n'organisait plus, c’était le ménage qu’il devait faire ensuite. Le rire mélodieux de la jeune femme ne fut que de courte durée et Cameron fronça les sourcils lorsqu’elle lui tourna soudainement le dos. Elle semblait avoir du mal à lui tenir tête, à affronter son regard comme elle le faisait la dernière fois et ce changement soudain dans son attitude le déstabilisait légèrement. « Elle pensait que ça te ferait plaisir de me voir. » Il devinait à sa posture et son ton de voix qu’elle redoutait probablement sa réponse et s’il poussa un long soupir, il était destiné à sa mère qui le mettait dans une situation malaisante. S’il avait dix ans de moins, il aurait probablement ricané avant de se moquer d’elle, mais il ne voulait plus être cet adolescent cruel qu’il avait longtemps été. Freya l’avait aidé avec Dallas et elle était l’une des rares à ne pas le prendre en pitié. D’un autre côté, ils n’étaient plus proches depuis tellement longtemps qu’il ne savait pas comment réagir, la rassurer n’était pas naturel pour lui. Il ouvrit la bouche sans trop savoir quoi dire et il se contenta pour le moment de la refermer sans avoir prononcé le moindre mot, laissant un silence s’installer entre eux tandis qu’il se caressait la nuque d’une main. « Elle t’aime beaucoup. » répondit-il finalement en grimaçant face à son choix de réponse qui suffit apparemment à convaincre Freya de se retourner pour lui faire face. Silencieusement, il scruta ses traits pour essayer de savoir comment elle se sentait et il se sentit un peu rassuré lorsqu’elle se mit à rire. « Je pense bien qu’elle en serait capable. » Finalement, il sourit à son tour en hochant vivement la tête, un sourire qui disparut aussitôt qu’elle ouvrit de nouveau la bouche. « Je me demande d’ailleurs pourquoi elle s’entête à surprotéger un fils qui a clairement hérité des gênes d’un piranha. » Même si elle n’avait pas toujours approuvé l’attitude son fils, plus particulièrement à l’adolescence alors qu’il terrorisait d’autres étudiants, Ana Maria était toujours derrière Cameron. Comme avec tous ses enfants, elle l’avait toujours encouragé à poursuivre ses rêves et à le pousser à être quelqu’un de meilleur. Peut-être qu’il ne devrait pas prendre la relation qu’il entretenait avec sa mère pour acquis, mais le brun savait que sa mère serait toujours là pour lui peu importe les mauvaises décisions qu’il pourrait prendre au cours de sa vie. Il était dur avec elle, comme avec la majorité de son entourage, mais l’espagnole ne perdait pas espoir de retrouver le garçon souriant qu’il était avant son accident. En attendant, elle continuait à l’aider en s’occupant d’Hannah, le plus beau cadeau qu’il aurait sans doute pu lui faire et même s’il ne le montrait pas toujours, il était reconnaissant de tout l’aide que ses parents lui donnaient avec sa fille. « Un piranha? » Non il n'était pas du tout impressionné par la comparaison parce que même si sa confiance en lui avait pris un sacré coup depuis son accident, il se savait bien plus agréable à regarder que ce poisson à la dentition aussi aiguisée que des couteaux de cuisine. « Attends que je dise ça à mes parents, ils vont apprécier! C’est lequel des deux, le piranha dont je retiens? » Parce qu’il ressemblait certainement à au moins un de ses parents, même si @Zoya Lewis se faisait un plaisir d’essayer de lui faire croire qu’il était adopté depuis qu’il était haut comme trois pommes. (C’est cadeau)

En plus d’être beaucoup plus timide que lors de leur dernière rencontre, Freya complimenta son voilier alors qu’il s’attendait plutôt à ce qu’elle se moque de son choix de nom plus que douteux. Surpris une fois de plus, il lui demanda si elle faisait de la fièvre, ce qui expliquerait au moins son changement soudain d’attitude. « Je vais bien, merci de t’en inquiéter. » Sans la quitter des yeux, il fronça les sourcils d’un air dubitatif. « Tu es bizarre aujourd’hui en tout cas. » Sans s’éterniser sur le sujet, il s’absenta une minute le temps d’aller chercher des consommations dans la cabine de son voilier. Depuis maintenant quelques mois, il réussissait à se déplacer avec moins de difficultés, malgré qu’une légère boiterie demeurait. Retrouver un peu de son indépendance lui faisait le plus grand bien même s’il avait encore beaucoup de travail à faire sur lui-même pour se sortir la tête de l’eau. Il était toujours autant perdu par rapport à son avenir, il n’avait aucune idée de ce qu’il désirait faire de la maison que Willow et lui possédaient tout comme il ne savait pas du tout s’il allait un jour se sentir prêt à remonter sur scène ou s’il devait plutôt penser à un plan B. Les mois passaient sans qu’il ne trouve réponses à ses questions pour l’instant et son manque de prise de décisions commençait à irriter certaines personnes de son entourage, il s’en rendait bien compte. « Je comprends pourquoi tu aimes venir ici. C’est… calme. » Il détourna la tête pour observer l’horizon, cette vue dont il ne se lassait pas malgré les années qui passaient. C’était ici qu’il venait lorsqu’il avait besoin de se ressourcer et il espérait que cette fois-ci encore, la mer l’aiderait à trouver le chemin qu’il devait prendre. « Parfois c’est bruyant, mais il suffit de partir en mer pour retrouver un peu de tranquillité. » En attendait, l’espèce d’obsession de Freya pour les poulpes le faisait bien rire et il tenta de savoir d’où cet intérêt un peu bizarre venait. « Pas vraiment, en fait. Mais je pourrais te retourner la question. Pourquoi Frayeur ? » Il fit durer le suspense en portant sa bière à ses lèvres. À dire vrai, il ne savait pas trop ce qui l’avait inspiré à la surnommer ainsi, l’histoire derrière ce surnom n’avait absolument rien de bien intéressant. « Freya, Frayeur… ça se ressemble un peu. » dit-il en haussant une épaule.

« Je peux ? » La voix de Freya le sortit de ses pensées et il se contenta d’acquiescer d’un hochement de tête lorsqu’il comprit que l’objet qui captivait son intérêt était la guitare qu’il tenait sur ses cuisses quelques minutes plus tôt. « Elle est magnifique. » L’esquisse d’un sourire apparut au coin des lèvres du brun tandis qu’il l’observait caresser son instrument avec beaucoup de prudence. La musique lui avait toujours permis d’engager facilement la conversation avec ceux qui se montraient moindrement curieux au sujet de sa passion comme le faisait actuellement la suédoise, mais cette époque lui semblait bien lointaine maintenant alors qu’il boudait cette partie de sa vie depuis des mois. Un peu plus et la musique était devenue un sujet tabou tout comme son amputation. « Merci. Je l’ai achetée dans une vieille boutique aux États-Unis. » Sa collection n’était pas encore très grande, mais il essayait d’acheter une guitare dans un pays différent chaque fois que son groupe et lui partaient en tournée. Celle-ci était loin d’être celle avec le plus de valeur, mais elle était l’une des premières qu’il avait ramenées et elle faisait partie de ses préférées. « Ça… Ça te dirait de reprendre là où tu en étais ? » Hésitant, il plongea son regard dans celui de la jeune femme pour déceler ses intentions. Sa confiance en lui avait pris un sacré coup depuis son accident et il ne se sentait pas assez solide pour être insensible à des moqueries sur ce sujet en particulier. Les intentions de son invitée ne semblaient pas mauvaises, toutefois, il s’approcha donc d’elle pour doucement reprendre sa guitare malgré le malaise qu’il ressentait. « Hum… okay. » Il posa sa bière dans un porte-gobelet et il repassa la courroie de la guitare par-dessus sa tête pendant qu’il reprenait place sur la banquette à proximité. « C’est uh… une chanson de City and Colour, pas des sorcières de Salem. » précisa-t-il en levant furtivement les yeux vers les siens avant de se racler la gorge. Sans attendre davantage, il reprit la chanson où il avait arrêté lorsqu’elle l’avait interrompu.

« I've got no destination
No place to call my own
I'll explore the constellations
Till I find the course I mean to hone
But come fever or come famine
Come the biting winter cold
Just put two coins upon my eyelids
So I can pay the poor man's toll
I've always been dark
With light somewhere in the distance
I've been so unforgiving
Stranded in old traditions
I've always been dark
With light somewhere in the distance. »

Lorsqu’il était en compagnie de quelqu’un, Cameron détestait les silences et c’est sans doute pour cette raison que ses doigts s’attardèrent sur la dernière note. Il aimait encore chanter et jouer de la guitare, mais à cet instant, il ne ressentait pas cette fierté qu’il avait l’habitude d’éprouver lorsqu’il performait devant un public, aussi petit soit-il. Il n’avait rien perdu de son talent, mais les émotions qu’il ressentait étaient contradictoires et ne faisaient qu’alimenter ses doutes par rapport à sa carrière musicale. Il préférait rester dans le déni plutôt que de penser à son avenir incertain alors qu’il était incapable de savoir ce qu’il désirait et qu’il ne se comprenait plus. Dès que le son de sa guitare laissa place à ses acouphènes, il retira la courroie de sa guitare sans oser regarder Freya. « C’est ça… » Il déposa sa guitare à côté de lui puis il se leva pour descendre quelques secondes de son voilier. Après avoir défait les noeuds qui retenaient l’Octopussy au quai, il remonta à bord. « Je te conseille d’enlever tes souliers si tu ne veux pas te tordre une cheville, ça pourrait brasser sur l’eau. » Pas question d’être le seul à se montrer plus vulnérable ce soir en sortant de sa zone de confort.
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MÉTIER : détentrice d’un diplôme en histoire de l’art, elle exerce dans le centre culturel du QAGOMA depuis 2019. chargée d'événementiel, freya a rapidement su se forger une réputation et un réseau solide dans lequel gravitent collectionneurs, journalistes, commissaires d’expositions et galeristes partenaires.
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simeya ⊹ uc. ☽

RPs EN ATTENTE :
(scénario & pré-lien)
rafael, le grand frère

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INSCRIT LE : 27/10/2021
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You don’t have to run
Freya Vranken & @Cameron Lewis You don't have to run (cameya #2) 873483867

Cameron Lewis se retenait de rire, elle en était persuadée ; avec ses bras croisés contre son torse et ses lèvres pincées, le jeune homme la scrutait d’un regard de bronze difficile à déchiffrer. Les coins de sa bouche s’étiraient sans qu’il ne parvienne à les maîtriser et lui donnaient l’air impudent de jubiler. « Comme ça. » rétorqua-t-elle en désignant l’expression qui venait d’éclore sur sa figure. Son intuition, qui s’était largement affinée pendant les vingt-six dernières années, ne l’avait jamais trahie ; les obsidiennes du fils Lewis détaillaient chaque portion de l’imprimé fleuri, chaque parcelle de sa peau nue pour finir par remonter effrontément vers ses prunelles azurées et ses yeux plissés. Qu’était-il en train de supposer ? Croyait-il qu’elle s’était apprêtée dans l’unique but de le retrouver ? Freya entrouvrit les lèvres pour protester mais aucun son n’en sorti. Il lui fallut toute sa constance pour ne pas objecter par une kyrielle d’inepties et simplement déclarer : « Ce n’est pas ce que tu crois. » tandis qu’il s’entêtait à la fixer avec une désinvolture teintée d’un culot évident. Une voix douce s’éleva des méandres de son esprit, comme un murmure indistinct qui lui soufflait d’être sincère et d’exulter d’authenticité. Elle détourna les pupilles quelques secondes avant d’accrocher ses yeux sombres à nouveau, saisie d’un semblant d’appréhension. « En fait… J’étais soulagée d’apprendre que tu ne serais pas là. » avoua-t-elle d’un ton où se mêlaient remords et mélancolie. Elle sentait un nœud lui étreindre le cœur à mesure qu’elle prononçait ces paroles abruptes et sans détour, presque honteuse à l’idée qu’elles puissent franchir la délicate barrière de ses lèvres. Mais la brune ne pouvait s’empêcher d’exprimer, d’une certaine manière, la crainte qu’elle ressentait chaque fois qu’elle devait lui faire face à nouveau. Comme une part d’ombre qu’elle aurait retenue pendant des années, Freya sentait l’incertitude l’envahir à son contact ; comme un appel, un avertissement inconscient empreint des reliques de l’adolescence. Un sentiment plus fortuit encore dominait le reste de son esprit ; une culpabilité inhabituelle qui l’assaillait maintenant jusque dans ses veines. « Mais quand Ana Maria s’est extasiée sur le fait que ‘tu serais heureux de me voir’, je n’ai pas su lui dire non. Je n’ai jamais réussi à lui refuser quoi que ce soit. » Sa bouche, d’une jolie nuance de rose, s’étira en un sourire contrit. C’est à ce moment que la jeune femme crut voir une autre émotion poindre sur le visage du brun. Elle ne voulait pas le heurter – pas volontairement – mais elle ne se sentait pas en mesure de le rassurer et de lui faire savoir que depuis la lointaine époque de l’adolescence, bien d’autres sentiments l’animaient quand elle était à ses côtés.

Lorsque le fils Lewis renchérit sur son allure, ses iris céruléennes roulèrent hâtivement vers le ciel ; allégorie parfaite de l’état d’esprit dans lequel elle se trouvait. Freya grimaça succinctement avant de faire glisser ses doigts fraîchement manucurés dans sa crinière brune ; d’un geste lent, lascif, sensuel. Elle posa une main impudique et libertine sur sa cuisse dénudée, remontant progressivement le long de sa peau séraphique avec la pointe de son ongle, tandis qu’un sourire carnassier se formait aux coins de ses lèvres. « Parce qu’elle te plaît, cette robe ? » l’interrogea-t-elle d’une voix suave. La manière – lubrique – dont elle le regardait cherchait manifestement à réveiller ses penchants pour les plaisirs de la chair. Elle essayait de l’attirer, de doucement provoquer en lui la même contrariété qu’il avait générée chez elle. Et si ce parfait simulacre pouvait – en prime – lui coller le rouge aux joues, elle n’en serait que plus ravie. Un rire clair et mélodieux s’échappa de sa gorge tandis qu’elle se délectait de cette vendetta improvisée et clairement surjouée. Depuis leur dernière rencontre, Freya prenait un plaisir certain à l’offusquer ; les cils papillonnants, la créativité à son apogée et l’humeur fantaisiste. « Peur ? » s’enquit-elle devant son avertissement. Elle attendit un moment pour épier la réaction qu’elle pourrait lire sur ses traits et dans ses prunelles chocolatées ; parce qu’elle savait qu’elle ne se trouverait jamais dans pareille situation. « Te porterais-tu seulement à mon secours si c’était le cas ? » demanda-t-elle, inquisitrice. La jeune femme pencha légèrement la tête sur le côté, arquant un sourcil, mais la vérité qui brillait dans les yeux du brun était incontournable. Évidemment que non. Il n’était connu ni pour sa bienveillance, ni pour sa finesse et avait jadis inspiré la crainte à un nombre impressionnant d’élèves. « Il me semble que le modèle ‘Cameron Lewis’ ne comporte pas l’option ‘preux chevalier’. » continua-t-elle, la raillerie claquant dans son palais. Ses lèvres pressées l’une contre l’autre formaient une fine ligne aux sous-tons carnés tandis qu’elle se remémorait sa notoriété passée. « Combien ? » lâcha-t-elle. Quelques mèches brunes s’agitèrent sous le souffle tiède du zéphyr, caressant la finesse de sa nuque, effleurant ses clavicules délicates. « Combien de personnes t’ont restitué leur repas sur ce pont ? » Il y avait encore en elle des fragments de souvenirs des boat party dont elle avait souvent eut ouïe dire et, d’une certaine manière, elle n’avait aucun mal à se représenter une bande d’énergumènes avec plus d’alcool que d’hémoglobine dans les veines.

Une étrange sensation la traversa tandis qu’elle se détournait de Cameron et pivotait vers l’avant du trois mâts, ses yeux clairs cherchant avec détresse la ligne d’horizon. Comme la charge électrique qui s’accumulait dans l’air avant un orage, la suédoise était prise d’un sentiment fébrile, fugace et insaisissable qu’elle n’était pas en mesure de décrire. C’était comme tenter de ne pas perdre pieds face à une situation qui la déstabilisait ostensiblement et lui donnait l’impression d’être mise à nue. Le souffle du jeune homme lui parvint comme dans un rêve ; vague, distant, profond. C’était un son creux, prompt et impatient, qui la fit presque se tourner à nouveau. Les ténèbres recommençaient à s’insinuer dans sa réalité ; le poids des souvenirs faisant plier son corps sous l’appréhension, la peur commençant à pulser en elle au rythme de son myocarde qui se mettait à battre de plus en plus vite et de plus en plus fort. Elle savait qu’elle avait fait l’erreur d’ouvrir cette brèche en lui confiant ouvertement les pensées d’Ana Maria. Elle n’avait aucun doute quant au fait qu’il ne les partageait en rien et qu’il ne tarderait pas à saisir cette perche pour l’abattre violemment sur elle. C’était une sensation qu’elle connaissait, bien qu’elle se pensait à présent suffisamment solide pour se relever. Le battement de tambour qui martelait sa poitrine devenait presque insupportable quand il fit le choix surprenant d’être complaisant, amical ; humain. Elle se retourna, le buste secoué par un rire franc, même si elle se serait volontairement passée de devoir lui faire face à nouveau quelques minutes plus tôt. « Je l’aime beaucoup aussi. » déclara-t-elle d’une voix rauque. La quinquagénaire était pourvue d’une personnalité rayonnante dont le halo s’étendait bien au-delà de ses cheveux de jais joliment bouclés. Elle était dotée d’une inébranlable conviction concernant sa descendance et, plus particulièrement au sujet de son second fils, qu’elle refusait catégoriquement de laisser sombrer dans un désespoir sans fin, même si cela supposait d’engager un orchestre cacophonique. « D’accord, peut-être pas un piranha. » Freya jeta un regard autour d’elle, faisant mine de chercher une autre comparaison, différente, plus proche de la réalité, avant de simplement déclarer : « Quoi que… Tes parents ne sont pas réellement concernés par cette question puisque, d’après Zoya, tu ne serais pas un vrai Lewis. » Elle plongea ses yeux dans les siens, jubilant intérieurement de cette touche d’humour qui lui donnait – elle en était certaine – l’avantage jusqu’à sa prochaine réplique.

Les pernicieuses tiges de la curiosité s’enroulèrent autour de son encéphale, s’accrochant à elle et la rendant prisonnière de l’intérêt qu’il suscita presque immédiatement par son affirmation. « Bizarre ? » Elle pouvait sentir son regard peser sur sa silhouette svelte, ses yeux sombres examiner son visage à la recherche de ses pensées et de quelque chose – elle ne savait quoi – qui expliquerait son froncement de sourcils et son air dubitatif. Elle pouvait presque le sentir, tapi à la périphérie de son esprit, prêt à enfoncer l’entrée d’un coup de bélier pour démolir les fragiles barrières de son intellect. « Qu’est-ce que tu veux dire par là ? » demanda-t-elle en plissant les paupières. Son corps se dressa à la manière d’un cobra qui étendrait sa coiffe, prêt à combattre et à cracher toute l’ampleur de sa toxicité par les crochets fixés à l’avant de sa mâchoire. Malgré elle, la suédoise conservait l’absurde réflexe de se préserver de ses actes et paroles, tâchant ne pas fléchir les épaules devant la timide confusion qui la gagnait. Elle allait peut-être réaliser, finalement, ce qu’il avait voulu dire quand il avait affirmé avoir mûri, cinq mois plus tôt, à l’instar du fluide vermillon qu’elle aimait particulièrement sentir sur ses papilles. Quand il disparut de son champ de vision, Freya demeura silencieuse, ses talons aiguilles la portant jusqu'à la filière en acier qui s’étendait de part et d’autre du voilier. Elle réfléchissait, ses billes lapis-lazulis tournées vers l'horizon, ressentant pour lui un élan de sympathie qui la désarçonnait. Il était probablement toutes sortes de choses mais il faisait aujourd'hui preuve de gentillesse à son égard ; il lui avait parlé, vraiment parlé, alors qu'il ne l’avait plus fait depuis des années. Et sous un mince vernis de froideur, la brune avait cru percevoir de brefs moments d'humour, d’émotion et de compassion qui lui donnait presque l'envie de le découvrir à nouveau. « Qu’est-ce qu’on ressent lorsqu’on est seul au milieu de l’océan ? » La suédoise tourna de nouveau le regard vers lui, détaillant longuement ses traits réguliers et masculins ; ses yeux rieurs, sa mâchoire angulaire et sa barbe naissante. Il paraissait se consumer devant l’étendue d’eau salée et la réverbération de l’astre solaire, en proie à une inflexible sensation de manque, comme s’il ne s’y était pas aventuré depuis bien trop longtemps. Que ressentait-il, d’ailleurs, lorsqu’il se risquait à déserter la marina ? Le jeune homme ne semblait pas se rendre compte qu’elle l’observait attentivement ; ses prunelles translucides cherchant à le sonder pour rapidement se soustraire aux siennes dès qu’il obliqua vers elle. « Tu sais, tu devrais vraiment demander conseil à quelqu’un avant de prendre une décision concernant les noms et les surnnoms. Tes goûts laissent franchement à désirer. » lança-t-elle, le sourire aux lèvres.

Piquée par la curiosité, elle s’approcha lentement de l’instrument au manche large et plat, ondulant imperceptiblement des hanches, effleurant du bout des ongles la massive caisse de résonnance. « Tu es allé aux Etats-Unis ? » La brune avait soudain envie d’échanger avec lui, le menant hors de sa zone de confort, d’une manière plus douce et heureuse d’avoir à y mettre si peu d’efforts. « Quel est l’endroit que tu as préféré découvrir à cheval sur ton nimbus 2000 ? » Elle pouvait sentir l’amorce d’un rictus sur ses lèvres, transformant ses paroles en une demie plaisanterie tandis qu’elle caressait timidement les cordes en fibres de nylon. Freya se demandait s’il accepterait de jouer pour elle, l’espace de quelques minutes, s’attendant si peu à ce qu’il ne tombe d’accord qu’elle ne réussit à émettre qu’une maigre supplique. Il hésita pendant un moment ; le désir, non souhaité, mais indéniable semblant papillonner au creux de son ventre. Comme un prédateur qui se serait attaché à l’odeur de sa proie, son regard de bronze ne la quittait pas. « S’il te plaît… » l’encouragea-t-elle d’une voix qui se voulait douce, rassurante. Freya lui tendit l’instrument prudemment, qu’il saisit d’une manière étonnamment délicate, avant de prendre place sur la banquette feutrée du trois mâts, ses iris rivées sur lui. La guitare lovée contre son torse, Cameron semblait méconnaissable, obscur, presque impénétrable. Et lorsque ses doigts rencontrèrent la finesse des cordes, sa voix parut s’éveiller, devenant étrangement basse et apaisante. Les notes qui s’échappaient de sa gorge provoquaient un frisson le long de l’épine dorsale de la jeune femme, la transportant dans un univers parallèle sans qu’elle ne puisse y faire quoi que ce soit. Elle ne pouvait s’empêcher de le contempler, appréciant sa beauté masculine anguleuse et ses larges mains ornées d’anneaux. Son âme semblait animée par une chose mystérieuse qui décuplait divinement son aura, affectant sa respiration qui s’était presque imperceptiblement modifiée et la manière dont ses yeux, déjà intenses, s’illuminaient encore davantage. Son timbre, grave et hypnotique, attiraient indéniablement la suédoise qui eut le sentiment d’être – momentanément – captive de son être et de sa voix. « C’est magnifique... » souffla-t-elle d’un son à peine audible. Sa respiration se fit plus courte encore lorsqu’il passa à nouveau la courroie par-dessus son crâne ; ses prunelles étincelant, comme si de minuscules étoiles venaient de s’y loger.

Le visage de Cameron ne révélait maintenant rien d’autre qu’une ferme détermination et toutes traces de vulnérabilité s’étaient envolées – si elle ne les avait pas seulement imaginées au départ –. Il s’élança vers l’avant de la manière furtive d’un lynx, semant dans l’air les volutes d’un parfum sauvage. « Attends… » Freya appuya son regard pâle, probablement ahuri, sur lui quand elle le vit traverser le pont en direction du quai, d’un pas décidé. « Cam ! » lança-t-elle en se levant, plus très sûre de l’attitude à adopter. Le corps tendu comme un arc, elle éructa un juron quand elle se rendit compte de la manière dont elle venait de le nommer et se mua hâtivement à sa suite. « Qu’est-ce que tu fais ? » s’écria-t-elle, ses talons claquant contre les planches en teck du voilier. La suédoise pencha le buste par-dessus la filière, tentant d’apercevoir ce qu’il faisait, complètement tétanisée devant ce qui se dégageait de lui à cet instant. Il semblait tenir entre ses doigts une épaisse corde d’amarrage, résolu à libérer l’Octopussy au moyen d’un large nœud qu’il défit sans sourciller. Pour quelque étrange raison, il paraissait trouver l’idée amusante, ce qui confirmait dans l’esprit de la jeune femme qu’il n’était pas seulement talentueux, mais aussi complètement givré. Elle réprima un cri lorsqu’une secousse heurta la coque du trois-mâts, libérant – d’un geste incertain – ses chevilles des brides qui les enserraient. La suédoise tenta un instant d’assimiler les paroles de Cameron, puis décida de faire semblant qu’elle ne les avait pas entendues. « Où est-ce que tu m’emmènes ? » Ses iris céruléennes cherchaient désespérément les siennes, ses pieds nus foulant hâtivement le pont derrière lui. Elle se sentait comme un récipient vide dont le contenu viendrait d’être déversé ; la peur inscrite dans ses pupilles dilatées. Allait-il seulement prendre le temps de la rassurer et de lui prouver que, pour cette fois, elle pouvait abandonner ses peurs et glisser sans retenue ses doigts dans les siens ?



As long as i can feel the beat.
il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.  ✻ (j. vranken)

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Cameron Lewis
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You don't have to run (cameya #2) 7vHkInU ÂGE : 27 ans (16 avril 1995)
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MÉTIER : Guitariste et choriste dans un groupe de musique post-hardcore appelé The Sand Witches
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Lewinett ∆ Hope is being able to see that there is light despite all of the darkness.

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Camus ∆ Friendship is being there when someone's feeling low and not being afraid to kick them.

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Lewilly ∆ Some people will only "love you" as much as they can use you. Their "loyalty" ends where the benefits stop...

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Message(#) Sujet: Re: You don't have to run (cameya #2) You don't have to run (cameya #2) EmptyMar 3 Mai - 23:49



You don't have to run
Les rôles étaient aujourd’hui inversés et le simple fait de constater à quel point Freya n’était pas dans sa zone de confort suffisait à faire étirer les lèvres de Cameron en un sourire insolent qu’il était incapable de retenir. « Comme ça. » Avait-il seulement envie de ravaler son sourire? Non, au contraire, l’agacement qu’il lisait sur les traits de la jeune femme ne faisait que l’amuser davantage et le motivait un peu plus à essayer de la faire réagir. À ce jeu, il pouvait être particulièrement doué lorsqu’il le voulait, Zoya en savait d’ailleurs quelque chose puisqu’elle était sa victime de choix depuis leur plus tendre enfance. « Ce n’est pas ce que tu crois. » Il haussa les épaules en lui adressant son éternel sourire charmeur. « Si tu le dis, c’est toi qui le sais. » La vérité l’importait peu, Freya pouvait au moins goûter à sa propre médecine, comprendre peut-être un peu comment il s’était senti la dernière fois lorsqu’elle insistait et qu’elle semblait tenir à ce point à ce qu’il soit attiré par elle malgré tout ce qu’il pouvait dire. Il faisait peut-être le fier, Cameron, son expression changea toutefois du tout au tout lorsque les paroles de la suédoise eurent l’effet d’une claque en pleine figure. « En fait… J’étais soulagée d’apprendre que tu ne serais pas là. » Il fut incapable de freiner le mouvement involontaire de ses sourcils qui trahissait, si on y portait moindrement attention, la douleur qu’il éprouvait face à ses propos. « Mais quand Ana Maria s’est extasiée sur le fait que ‘tu serais heureux de me voir’, je n’ai pas su lui dire non. Je n’ai jamais réussi à lui refuser quoi que ce soit. » Même si le cœur n’y était pas, il se força à répondre au sourire de Freya en espérant donner l’impression que ses paroles ne l’atteignaient pas. Avec ces mots, elle lui confirmait qu’elle n’était ici que pour faire plaisir à sa mère et non parce qu’elle avait envie de le voir et il ne comprenait pas tout à fait pourquoi ça le dérangeait autant alors qu’ils n’étaient plus proches depuis bien des années maintenant. Réalisait-il enfin que même s’il essayait de repousser tous ses proches depuis son accident, que ce n’était pas réellement ce qu’il voulait, au fond? Après Willow qui avait appelé un agent d’immeuble pour mettre leur maison en vente malgré tous ses refus et son agent qui commençait à lui mettre la pression pour qu’il retourne sur scène ou que le groupe parte en tournée sans lui, il avait déjà l’impression que tout son entourage voulait s’éloigner de lui et maintenant Freya s’ajoutait à la liste. « Maintenant que tu as terminé ta besogne, rien ne t’oblige à rester. » dit-il en désignant d’un mouvement de tête le téléphone qu’elle était venue lui rendre. Le message était clair, elle ne désirait pas se retrouver en sa présence, mais pourtant, elle restait et il avait du mal à s’en expliquer les raisons qu’il ne comptait pas lui demander dans tous les cas.

Alors que Cameron était jusqu’à maintenant en contrôle de la situation, Freya prit le dessus tandis qu’il s’en attendait le moins et c’était maintenant elle qui menait la danse et qui le menait lui par le bout du nez. Et si elle avait raison lorsqu’elle avait affirmé qu’on pouvait être surpris de constater tout ce que l’on pouvait désirer sans même le savoir? Parce qu’il se surprit à suivre la trajectoire de son doigt sur sa peau dénudée avec son regard concupiscent, à apprécier un peu trop la vue qu’elle lui offrait pour l’attraper dans ses filets afin de se moquer un peu plus de lui. Une vengeance bien méritée après tout ce qu’il avait dit à son propos lors de leur précédente rencontre. « Parce qu’elle te plaît, cette robe ? » Sa voix suave attira instantanément son attention et son regard dont les pupilles étaient dilatées par l’effet qu’elle lui faisait. Il prit conscience de l’erreur de débutant qu’il venait de commettre lorsque les battements de son cœur se mirent à lui marteler les tympans dès que son regard croisa celui de la brune dont il n’était clairement pas la première victime. Il découvrait une nouvelle facette de la personnalité de Freya, une facette qui n’était pas pour lui déplaire et qui produisait chez lui certaines sensations enivrantes qu’il n’avait pas éprouvées depuis son accident, mais contre lesquelles il s’efforçait de lutter parce qu’il ne se sentait pas prêt à assumer l’envie qu’elle éveillait en lui. « Elle te va bien. » répondit-il d’une voix rauque avant qu’elle éclate de rire. Agacé qu’elle s’amuse d’un sujet toujours sensible pour lui, il serra la mâchoire en la fusillant du regard même s’il le méritait et il le savait. Œil pour œil, dent pour dent.

Maintenant que les moqueries tournaient autour d’un sujet qui l’importait peu, il se permit de reprendre son souffle pour se détendre un peu. « Peur ? Te porterais-tu seulement à mon secours si c’était le cas ? » Il posa son index sur son menton pour faire mine de réfléchir avant de secouer négativement la tête. « Et prendre le risque que tu m’entraînes dans ta chute? Non merci. » Enfin, tout dépendait de la situation, évidemment, il ne laisserait pas même son ennemi terminer en nourriture pour requin, mais il ne donnait pas très chère de sa peau s’il sautait à l’eau pour sauver quelqu’un alors qu’il n’avait qu’une seule jambe pour nager et soutenir son poids ainsi que celui de la personne qu’il aiderait. S’il s’agissait d’une situation un peu moins dangereuse telle que Freya qui aurait simplement peur de se retrouver au large, il en profiterait probablement pour se moquer à son tour plutôt que de tenter de la réconforter. « Il me semble que le modèle ‘Cameron Lewis’ ne comporte pas l’option ‘preux chevalier’. » Une fois de plus, il secoua la tête de droite à gauche en levant les yeux au ciel. « Tu pourrais être surprise, mais peu importe. » Se contenta-t-il de répondre même s’il aurait très bien pu lui parler de Zoya pour se justifier. Parce que malgré sa petitesse et sa jambe en moins, c’est sans hésiter qu’il s’était proposé pour aller rendre visite au père de Chloé pour qu’il la rende à Zoya. Avec la présence de Deklan et Ezekiel, mais ça Freya n’avait pas besoin de le savoir non plus… « Combien ? Combien de personnes t’ont restitué leur repas sur ce pont ? » Il haussa les épaules en riant. « Aucune idée, je n’ai pas tenu de journal pour m’en rappeler, je ne savais pas que cette information insignifiante intéresserait un jour quelqu’un. » répondit-il sur un ton moqueur.

Cameron aurait certainement pu prendre une décision émotive et profiter de la vulnérabilité de Freya alors qu’elle lui offrait sur un plateau d’argent la possibilité de l’atteindre à son tour, mais même si ses propos d’un peu plus tôt l’avaient affecté, il avait compris à sa façon d’agir qu’elle ne l’avait pas fait volontairement et il n’avait pas envie de retomber dans ses vieilles habitudes, de retrouver cette version de lui-même dont il était tout sauf fier. La suédoise n’était pas non plus n’importe qui, il s’agissait de la meilleure amie de sa sœur et elle demeurait quelqu’un avec qui il partageait beaucoup de souvenirs agréables pendant l’enfance. Pour sa mère, il savait que Freya avait une importance particulière, qu’elle la considérait presque comme sa fille même si le sang des Lewis ne coulait pas dans ses veines et c’est donc pour cette raison qu’il se contenta de répondre qu’elle l’aimait plutôt sans vraiment commenter la partie de sa réponse qui le concernait lui. « Je l’aime beaucoup aussi. » Ce qui ne le surprenait guère considérant qu’elle avait le numéro de téléphone de sa mère et que les deux femmes se connaissaient depuis tellement longtemps maintenant. « D’accord, peut-être pas un piranha. Quoi que… Tes parents ne sont pas réellement concernés par cette question puisque, d’après Zoya, tu ne serais pas un vrai Lewis. » Évidemment que @Zoya Lewis ne s’était pas contentée de faire cette blague pourrie en sa présence, qu’elle n’avait pu s’empêcher de raconter ces conneries à qui voulait bien les entendre. « La même Zoya qui racontait n’importe quoi pour justifier l’absence de Chloe pendant des semaines? » demanda-t-il en arquant un sourcil. Oui il jugeait cette décision douteuse que son ainée avait prise, mais il n’en demeurait pas moins qu’il était dans les premiers à la défendre lorsque c’était nécessaire, ce que les gens ne réalisaient pas toujours étant donné la relation complexe qu’ils entretenaient depuis toujours. « Il ne faut pas toujours croire ce qu’elle dit, tu devrais le savoir depuis le temps. » Elle était loin d’être blanche comme neige, la sauce soya.

« Bizarre ? Qu’est-ce que tu veux dire par là ? » Pendant une fraction de seconde, il envisagea de laisser planer le mystère sans lui expliquer le fond de sa pensée. Il détestait qu’on lui fasse le coup, ça le rendait fou et il était prêt à parier que la brune en serait autant agacée que lui. « Tu n’es pas comme d’habitude. » Que savait-il sur la façon dont elle se comportait habituellement, maintenant qu’ils ne passaient plus de temps ensemble depuis plus d’une dizaine d’années? Pas grand-chose, il se fiait naïvement à leur dernière rencontre, assumant que l’attitude qu’elle avait alors était sa façon d’être. « Pas comme la dernière fois, en tout cas. » Se corrigea-t-il avant de quitte vers la cabine pour revenir peu de temps après avec des consommations dans les mains. « Qu’est-ce qu’on ressent lorsqu’on est seul au milieu de l’océan ? » La question pouvait paraître anodine, mais c’était la première fois qu’on lui posait et il avait toujours eu plus de facilité à écrire ce qu’il ressentait plutôt que de le dire. La tête tournée vers l’horizon, il réfléchit un long moment pour trouver les bons mots et peut-être un peu aussi le courage de partager avec elle ses pensées. « Ça peut être propre à chaque personne. » commença-t-il en portant sa bière à ses lèvres pour en prendre une gorgée avant de poursuivre. « On se sent libre, mais si petit à la fois face à l’immensité de l’océan qu’on voit à perte de vue. Là-bas, on n’a pas besoin de porter un masque pour satisfaire tout le monde, on ne doit rien à personne. Il n’y a que nous, nos pensées et le bruit des vagues. » Surtout ni problèmes, ni paparazzi et il s’y sauvait régulièrement dans le passé pour être tranquille. « Tu sais, tu devrais vraiment demander conseil à quelqu’un avant de prendre une décision concernant les noms et les surnoms. Tes goûts laissent franchement à désirer. » Voilà la Freya dont il se rappelait et qu’il s’attendait de voir aujourd’hui. « Mes même goûts qui aimaient bien ta robe? Faut croire que tes goûts laissent à désirer aussi si on a les mêmes. » répliqua-t-il avant de lui adresser un clin d’œil.

« Tu es allé aux Etats-Unis ? » Il fronça les sourcils, surpris qu’elle ne connaisse pas la réponse à sa question, bien que ce n’était pas tellement surprenant qu’elle ne soit pas au courant de son parcours puisqu’ils ne se parlaient plus. Il fallait croire que Zoya parlait moins de lui qu’il le croyait, désolé de te décevoir Cameron. « Oui, souvent. On s’est promené un peu partout pendant nos tournées. » Il y avait bien des pays où il n’avait encore jamais mis les pieds, mais son travail l’avait amené à pas mal voyager pour son âge et il s’en comptait chanceux. « Quel est l’endroit que tu as préféré découvrir à cheval sur ton nimbus 2000 ? » Il ne put réprimer son sourire en découvrant que Freya semblait avoir un petit côté intello dont il ne se doutait pas, peut-être avaient-ils plus de côtés en commun qu’ils le croyaient. « Tu dois être redoutable dans les jeux de quizz sur les films. » dit-il en riant avant de froncer les sourcils en se caressant la nuque. « Mon endroit préféré… difficile de choisir, hum… » Il grimaça, puis il porta son regard sur elle. « Je dois avouer que j’ai bien aimé Dublin, en plus nous étions là-bas pendant la Saint-Patrick. T’aurais aimé ça je pense, t’aurais pu voir plein de lieux où les films d’Harry Potter ont été tournés. » Des paysages à couper le souffle qu’il garderait en mémoire pour le reste de sa vie, tout comme les tournées de son groupe qui ne seraient peut-être plus rien d’autre que de lointains souvenirs alors qu’il se sentait incapable de remonter sur scène malgré les mois qui étaient passés depuis son amputation. Encore devait-il réussir à jouer devant un public et la présence de Freya suffisait à le rendre inconfortable. « S’il te plaît… » Elle lui demandait tellement gentiment que comme elle avec sa mère, il fut incapable de lui dire non malgré la sensation désagréable qui prenait toute la place dans son ventre. Dès qu’il reprit possession de sa guitare, il se jeta à l’eau en se concentrant sur sa respiration plutôt que sur Freya dont la présence l’intimidait. « C’est magnifique... » Il n’était pas d’accord et c’est pour cette raison qu’il haussa une épaule en grimaçant. « Bof, je suis rouillé et ça parait. » Perfectionniste et ambitieux, il avait toujours voulu être le meilleur et le manque de confiance qu’il avait depuis son accident ne l’aidait pas du tout à ne pas être trop dur avec lui-même. Plutôt que de souligner cette petite victoire d’avoir enfin réussi à jouer, il s’arrêtait plutôt sur sa respiration inadéquate et sur les quelques fautes qu’il avait pu faire que Freya n’avait probablement même pas remarquées étant donné qu’elle ne s’y connaissait pas. Désirant se sortir de cette situation au plus vite, il descendit du voilier rapidement afin de le détacher.  « Attends… Cam ! Qu’est-ce que tu fais ? » Il releva la tête en lui montrant la corde qu’il tenait entre les doigts. « C’est évident, non? » Évident pour lui, peut-être moins pour elle qui ne lisait pas dans ses pensées. Avant que l’embarcation ne s’éloigne trop du quai, il regagna le pont pour prudemment s’éloigner avant de déployer les voiles. « Où est-ce que tu m’emmènes ? » Histoire de faire durer un peu le suspense, il prit le temps de mettre ses lunettes de soleil et sa casquette à l’envers avant de lui répondre, tout sourire : « Où tu veux! Tu voulais savoir comment on se sentait au milieu de l’océan, tu vas le savoir. » Il se pencha pour soulever le coussin d’un des bancs duquel il sortit deux vestes de sauvetage. Il enfila la sienne sans l’attacher, puis il tendit l’autre à la jeune femme. « Comme ça je n’aurai pas besoin de te secourir. » Parce que l’option preux chevalier n’existe pas, tu te souviens? « Et cette peur-là! » ajouta-t-il en pointant les yeux de Freya d’une main avec amusement tout en se dirigeant vers la barre du bateau. Elle ne faisait plus la fière et c’était au tour du brun de retrouver sa zone de confort et de se moquer un peu d’elle. « Tu ne vas pas mourir, de quoi t’as peur? » Il se concentra jusqu’à ce qu’ils soient suffisamment éloignés du port pour ne plus craindre de collisions. C’est seulement au large qu’il se permit enfin de fermer les yeux en humant l’air salin et qu’il profita du vent qui caressait au passage la peau de son visage.
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Freya Vranken
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MÉTIER : détentrice d’un diplôme en histoire de l’art, elle exerce dans le centre culturel du QAGOMA depuis 2019. chargée d'événementiel, freya a rapidement su se forger une réputation et un réseau solide dans lequel gravitent collectionneurs, journalistes, commissaires d’expositions et galeristes partenaires.
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Message(#) Sujet: Re: You don't have to run (cameya #2) You don't have to run (cameya #2) EmptyVen 27 Mai - 10:02




You don’t have to run
Freya Vranken & @Cameron Lewis You don't have to run (cameya #2) 873483867

Lorsqu’elle confessa les sentiments qu’elle avait éprouvé avant de le rejoindre sur le pont du trois-mâts, la suédoise essaya de détourner le regard. Elle avait la sensation qu’il l’observait, épiant ses moindres faits et gestes tandis que, de son côté, elle tentait de reprendre le contrôle sur son cœur battant la chamade. Freya ressentait une multitude d’émotions qui la remuaient entièrement, ne sachant de quelle manière y faire face et regrettant les douces années de l’enfance ; époque durant laquelle elle n’avait jamais eue à se soucier des questions relationnelles qui ne concernaient que les grandes personnes. Retranchée dans un profond mutisme, captive des obsidiennes du fils Lewis, la jeune femme observa la joyeuse mimique de Cameron s’effacer pour laisser place à une expression bien plus sérieuse, qu’il lui était difficile de déchiffrer. Il y avait de nouveau cette chose qui habillait ses traits, ce détail qu’elle identifiait parfaitement chez lui et qui la saisissait au point qu’elle en oubliait de cligner des paupières. C’était comme un voile, indéfinissable, une sorte de simagrée qu’il portait continuellement sur son visage. Soudain, il esquissa un maigre sourire qui disparut aussi rapidement qu’il était venu, mais qui lui donna largement le temps de remarquer la pluie incandescente qui semblait tomber dans ses prunelles de bronze. Elle tenta de lui rendre son rictus, mais ne réussit qu’à demi, interrompue par sa voix grave totalement désincarnée, dépouillée de toute inflexion, et vide de toute couleur ; comme l’expression de sa figure. Elle lui donnait la sensation d’avoir fait quelque chose de mal ; de pénible et d’horrible. À cet instant, la jeune femme avait l’impression d’avoir de nouveau huit ans et d’accueillir une réprimande pour s’être mal conduite. Sa gorge se serra, presque douloureusement, puis elle détourna ses iris azurées, chargée du sentiment d’être étrangement coupable. « Cameron… » La pure férocité de ses paroles lui avait coupé le souffle et sa parfaite spontanéité. Elle sentit ses épaules ployer de manière défensive et se força à redresser le buste, relevant le menton vers lui d’un air de défi. Ses pupilles, aussi sombres que le jais, contrastaient furieusement avec l’éclat qui scintillait dans ses prunelles. — De loin, on aurait pu croire qu’un phare les illuminaient de l’intérieur —. Sans ambages, elles harponnèrent les siennes. « Va te faire foutre, Lewis. » marmonna-t-elle d’une voix basse. Elle avait tenté de dissimuler l’amertume qui flottait dans ses mots, là où son cœur lui aurait primitivement dicté d’être douce et conciliante, mais quelques débris avaient réussi à franchir la fine barrière de ses lèvres. « Tu sais quoi ? Je devrais rester juste pour voir à quel point ‘tu es heureux de me voir’. » renchérit-elle. Elle esquissa un bref sourire mais ses yeux, eux, n’exprimaient rien de chaleureux. « C’est vrai quoi. Ça crève les yeux. » ironisa-t-elle.

La répartie de la jeune femme pouvait être aussi cinglante que les intempéries et piquante qu’un morceau de piment ‘Carolina Reaper’ ; définitivement vainqueur sur l’échelle de Scoville. Il était de notoriété publique qu’elle n’acceptait jamais de céder le dernier mot — à moins que la partie adverse ne possède une sublime crinière brune et ne porte le doux nom de Zoya —. Cette pensée la fit franchement sourire, d’ailleurs ; car l’australienne semblait être leur faiblesse à tous deux. En tant qu’enfants, ils avaient toujours formé une excellente paire : elle était calme quand il était féroce ; il se montrait réfléchi quand elle débordait d’effronterie. Mais aujourd’hui, Zoya Lewis semblait faire figure de no man’s land entre deux âmes qui auraient oublié de mûrir. D’un geste aérien, la jeune femme plongea ses doigts dans ses interminables cheveux bruns, les laissant s’aventurer jusque sur sa cuisse galbée. Elle éprouvait une envie soudaine de se soustraire à l’éclat coupant de ses prunelles pour remonter, lascivement, jusqu’au tissu estival de sa robe. Naturellement, elle continua. Quand elle avait quelque chose en tête, la suédoise ne s’arrêtait habituellement pas avant d’avoir pu exprimer l’intégralité de sa pensée. Et en cet instant, elle désirait lui faire payer son arrogance. Freya s’immobilisa, penchant la tête vers l’arrière et usant de sa silhouette pour créer une certaine fébrilité dans son regard ; une fébrilité teintée d’exaltation. Puis elle éclata de rire ; d’un éclat mélodieux et cristallin qui, cette fois, prit naissance dans un large sourire et des épaules qui s’agitaient frénétiquement. Mais lorsque Cameron prononça ces mots ; ceux qui révélaient la façon dont il la trouvait ; son myocarde décida brusquement de s’emballer et sa gorge se serra comme si elle se repliait sur elle-même. La robe lui plaisait ; elle ‘lui allait bien’. Freya réprima son élan d’hilarité tout en prenant la mesure de ses propos. Elle n’aimait guère cette sensation, cet insidieux signe de ce qui pourrait suivre si son palpitant décidait de poursuivre sa course effrénée dans sa cage thoracique. Elle n’avait d’autre choix que de refouler ce désagréable sentiment d’être subitement comprimée et prisonnière d’un étau ; il était strictement exclu qu’elle se laisse submerger par une fiévreuse vague de sentiments lorsqu’elle était avec lui. Le nuage rose et les papillons dans le ventre, ce n’était pas pour elle.

Presque aussi incisives que la lame d’un couteau, ses iris harponnèrent les siennes ; d’une teinte vibrante. Elle avait — en prime — plissé les paupières et croisé les bras sous sa poitrine, outrée d’entendre qu’il n’aurait jamais eu l’intention de lui venir en aide si elle en avait eu besoin. « Quel courage ! » lança-t-elle. « Même Zoya serait plus téméraire. » Elle avait prononcé ces mots d’une voix  ferme, sans jamais le quitter des yeux ; prête à se délecter des éclairs qu’elle ne tarderait pas à voir éclore dans ses prunelles de bronze. Puis, avec une certaine élégance, Freya pivota de trois quarts. Ses lèvres se réunirent en une ligne fine tandis qu’elle humait de délicates volutes d’air iodé. Cela sentait si bon. Elle pourrait s’en enivrer jusqu’à en défaillir, respirant religieusement cette senteur marine aux notes venues d’ailleurs. « Vraiment ? Surprends-moi, je n’attends que ça. » le défia-t-elle en se tournant vers lui. Une possibilité qu’elle n’avait aucun intérêt à envisager ; il était inutile d’attendre quoi que ce soit du fils Lewis. Pourtant, elle percevait très nettement son attention peser sur elle et sa silhouette svelte. « Qu’y a-t-il ? Tu ne t’en sens pas capable ? » insista-t-elle, le sourire aux lèvres. Ils se fixèrent mutuellement durant d’interminables secondes avant que la suédoise ne décide d’arpenter le pont du trois-mâts, pensive. Elle avait la fugace impression — celle qui lui murmurait insidieusement à l’oreille — que l’insolence dont il faisait continuellement preuve ne formait qu’une fine couche de vernis. L’espace d’un instant, elle baissa la tête pour lui cacher les expressions que pourraient lui révéler ses traits. C’était de nouveau cette étrange sensation qui, sans crier gare, venait se loger dans son esprit pour lui insuffler des pensées nostalgiques ; des bribes d’enfance et d’adolescence, des fragments de joie, de tristesse et déception… Dans ces moments-là, elle avait l’impression de le connaître parfaitement sans que ce ne soit réellement le cas. Puis ce sentiment s’estompa et elle n’y pensa plus. « Tu aurais dû. » déclara-t-elle. « Ana Maria ne t’a jamais appris que chaque détail avait son importance ? »

Sa mâchoire se serra lorsqu’il évoqua les multiples mensonges de Zoya concernant l’absence de Chloe en fin d’année. C’était un sujet qui, encore aujourd’hui, était relativement sensible. « La même. » L’inflexion de sa voix, plus sèche que d’ordinaire, trahissait la rancœur qu’elle nourrissait encore à l’égard de celle qu’elle avait toujours considérée comme sa sœur. « Qu’est-ce qu’elle t’a raconté ? » La suédoise aurait aimé le comprendre, là, tout de suite ; savoir décrypter ses attitudes, sa gestuelle, pouvoir lire ses pensées. Elle aurait voulu tout connaître de ce qui traînait derrière ses yeux sombres car elle était persuadée que pas mal de réponses aux secrets que Zoya entretenait se noyaient dans leurs eaux. « Parce que tu serais plus fiable, peut-être ? » Le regard qu’elle lança sur lui aurait fait s’enflammer un bloc de glace. Le ressentiment qu’elle éprouvait à l’égard de sa sœur s’était évanouit, remplacé par son incommensurable affection et sa loyauté, indéfectible. Cette nécessité de la défendre, qu’importe les griefs qui les séparaient, semblait provenir du plus profond d’elle-même. Elle hésita un moment, avec l’impression qu’il y avait davantage à ajouter, n’étant pas certaine de ce que c’était, mais ses lèvres restèrent figées.

Pendant que la jeune femme se perdait dans ses pensées, le silence s’épaissit jusqu’à en devenir palpable. Ce moment hors du temps fut néanmoins rapidement interrompu par la voix masculine de Cameron et sa désinvolture, qui fit tressaillir son cœur. Une main en visière afin de bloquer les rayons ardents de l’astre solaire, la suédoise l’interrogea : « Tu trouves ? » Cette phrase pour le moins énigmatique tournoyait dans son esprit ; peut-être avait-elle mal comprit ? Elle se figea, lui adressant un long sourire indéchiffrable pour finalement laisser apparaître un rictus qui ne signifiait rien, à part de la politesse façon Freya Vranken. « Et comment j’étais, la dernière fois ? » Elle l’observa se retourner pour aller leur chercher un rafraîchissement —  si tant est qu’une canette de bière puisse remplir avec succès cet objectif —. Cameron était si concentré sur ce qu’il lui était arrivé que la jeune femme doutait qu’il soit tout à fait conscient de ses progrès, ou de son attrait. Au-delà d’avoir perdu un membre, le fils Lewis était devenu réellement séduisant. Il se déplaçait encore en boîtant, avec sa démarche de corsaire des océans, mais n’avait plus l’usage de sa canne. Depuis combien de temps ? Elle esquissa un faible sourire lorsqu’il lui tendit sa cervoise puis regarda autour d’elle, essayant de ne pas rester bouche bée devant le spectacle fascinant qui s’étalait jusqu’à l’horizon. « Tu te sens obligé d’en porter un ? » Sa voix ne fut qu’un souffle de vie ; un mince filet d’air qui s’évapora instantanément au contact de l’impitoyable chaleur estivale. « Un masque. » précisa-t-elle. Elle essaya d’ignorer la façon dont son cœur avait commencé à palpiter dans sa poitrine à cette idée ; et ses yeux fouillèrent les siens. « Tu n’es pas obligé de jouer un rôle pour entrer dans une case. Tu as le droit de ressentir ce que tu ressens, de ne pas coller à l’image que tout le monde se fait de toi. » Elle n’aurait su dire si ces paroles lui étaient réellement destinées, ou si elle les avait seulement énoncées à voix haute dans le but de les intégrer. Son visage poupin s’était figé à mesure que les mots s’étaient échappés, comme absorbé par une autre réalité ; lointaine, différente, mélancolique. Charles ne s’était jamais prié pour lui cracher à la figure tout le venin que sa bouche contenait, tâchant de lui faire comprendre — avec un mépris non dissimulé — qu’elle ne serait jamais aussi parfaite qu’il voulait qu’elle soit. Après tout, comment le pourrait-elle ? Jade ne partageait pas un centième de son sang et Freya, pas une goutte de plus. Le souffle tiède du zéphyr la fit lentement revenir à elle, brisant la chaîne maussade de ses pensées. La jeune femme obtempéra, le sourire jusqu’aux oreilles. « Touché. Tu n’as peut-être pas si mauvais goût que ça, finalement. »

À cette distance, elle avait une vue imprenable sur son regard de nouveau teinté d’un absolu contrôle de soi. Il semblait calme, moins crispé qu’à l’accoutumée, et plutôt à l’aise de se trouver à ses côtés. Toutes leurs tensions s’étaient évanouies avec le clin d’œil de Cameron et le sourire de Freya, on ne peut plus radieux. L’illusion de leur complicité s’en trouvait presque irréelle. « Je n’y ai jamais été. » lâcha-t-elle. « Enfin… Je n’ai jamais cherché à aller ailleurs qu’à New-York. » Elle se figea et ils se regardèrent l’un l’autre dans le blanc des yeux. Sur le moment, Freya n’ajouta rien. Elle ne parvenait même pas à réfléchir correctement car la seule image qui réussit à franchir la barrière de son intellect fut celle de Rafael. Le métal chaud de son regard déchira le sien — Cameron pourrait perforer n’importe quel mur avec s’il s’en donnait la peine — et la brune revint à elle. Il ne lui fallut que quelques secondes pour faire preuve d’une nouvelle touche d’humour, imaginant très distinctement le fils Lewis traverser le ciel à califourchon sur son balai. Lorsqu’il éclata d’un rire sauvage, totalement à son image, la suédoise esquissa un large sourire pour finalement rire avec lui. « J’ai peut-être un certain talent ! » affirma-t-elle, sans ambages. Le regard terriblement direct que lui lança Cameron, juste après, fut déstabilisant. Il semblait tout à coup habité par ses souvenirs ; les tournées qu’il avait faites, les paysages dont il s’était imprégné… Son esprit assemblait toutes les pièces d’un puzzle afin de peser le pour et le contre pour lui donner la réponse la plus juste possible. « C’est vrai ? Il faudrait que j’y aille alors ! » L’expression qui s’afficha sur son visage était une réaction claire à ses propos : il avait piqué sa curiosité ; tant au niveau de Dublin que des Sorcières de Salem. Elle eut tout à coup envie de l’entendre jouer, de découvrir cette part qui avait tant fait vibrer son âme et qu’elle ne connaissait pas. Cet entêtement stupide fit apparaître sur ses lèvres roses un sourire tout nouveau, tout neuf, et étrangement captivant, d’une certaine façon. Il révélait des traits juvéniles empreints de sincérité ; car pour une fois, la jeune femme n’avait aucune intention de se moquer. Ce fut sans doute ce qui le convainquit à interpréter un titre du groupe ‘City and Colour’ avec finesse. Freya tenta d’ignorer son myocarde qui roulait férocement dans l’écrin de sa cage, comme s’il était prisonnier d’un ressac aux élans agités. Sa prestation lui avait mis une sacrée claque ; cet idiot de Lewis était doué de talent. « Tu ne devrais pas être si dur. » répliqua-t-elle quand il rejeta poliment son compliment.

Puis, avant même qu’elle n’ait eu le temps de réagir ou de capter ce qu’il pouvait avoir à l’esprit, il libéra l’Octopussy de ses liens. « Et tu feras quoi si j’ai vraiment le mal de mer ? Tu me laisseras gentiment vomir par-dessus bord ? » ironisa-t-elle. L’inflexion de sa voix était plus aiguë, trahissant l’anxiété qui s’immisçait progressivement en elle. La jeune femme sautilla sur place, retirant ses talons et suivant ses indications, tâchant de trouver une raison à cet acte qui ait un peu de sens. Le processus était incroyablement frustrant puisqu’elle ne parvenait pas à expliquer son geste. Que comptait-il faire ? Où l’emmenait-il ? « Je… Je n’en sais rien. » répondit-elle en attrapant le gilet de sauvetage. Elle harponna ses prunelles des siennes et vit l’éclair de triomphe qui scintillait dans ses yeux ; la brune comprit qu’elle avait fait exactement ce qu’il attendait d’elle. « Je n’ai aucune idée de comment enfiler ça. » Freya fit tourner l’objet plusieurs fois entre ses mains avant de passer les bras dans les ouvertures prévues à cet effet, et de serrer la sangle située sous sa poitrine jusqu’à ne plus pouvoir respirer. Elle marmonna des mots inintelligibles tout en se pinçant fortement l’arête du nez à l’aide du pouce et de l’index. Pour quelle fichtre raison s’infligeait-elle cela ? Avait-elle encore le temps de rejoindre l’asphalte rassurante du port ? Probablement que non. « Je n’en sais rien, peut-être que tu prévois de me laisser aux requins ! » lança-t-elle, ses nerfs éclatant façon pop-corn. Cameron Lewis ne perdait rien pour attendre, surtout lorsqu’il s’agissait d’étirer ce large sourire carnassier taillé dans le givre. « Moque-toi autant que tu veux. Ce n’est pas moi qui suis en train de te kidnapper sur mon voilier. » rétorqua-t-elle d’un ton ferme. Malgré sa jambe récalcitrante, cette teigne de Lewis n’avait rien perdu de son caractère. Il était resté le même, indocile et arrogant ; particulièrement lorsque cela l’arrangeait. À cet instant, la suédoise et l’australien ressemblaient à deux fauves, se grondant et se tournant autour, prêts à se donner de gros coups de griffes. « Si tu voulais passer du temps avec moi, il suffisait de me le dire. » Les yeux de Cameron — fermés jusqu’alors — cherchèrent de nouveau les siens, les trouvant et la tenant captive. « M’avouer que je t’ai manqué, c’est pas compliqué. »



As long as i can feel the beat.
il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.  ✻ (j. vranken)

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STATUT : En couple avec Charlie depuis octobre, la tête remplie de questions
MÉTIER : Guitariste et choriste dans un groupe de musique post-hardcore appelé The Sand Witches
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TW IRL : Deuil périnatal, prématurité
GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Originaire de Brisbane, a deux frères et une sœur ∆ A une petite fille nommée Hannah, née le 13 janvier 2020 ∆ A un doberman de 5 ans nommé Dallas ∆ Possède un voilier surnommé Octopussy sur lequel il organisait des fêtes ∆ Amateur de jeux de société, de tir à l’arc et de paintball ∆ Jambe gauche amputée sous le genou depuis juillet 2021
CODE COULEUR : #993366
RPs EN COURS : You don't have to run (cameya #2) Giphy-downsized-large
Lewis ∆ Admit it, eating stolen chocolate from your sibling's share tasted much better than yours!

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Cameya ∆ Just because we don't talk doesn't mean I don't think about you. I'm just trying to distance myself because I know I can't have you.

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Lewinett ∆ Hope is being able to see that there is light despite all of the darkness.

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Camus ∆ Friendship is being there when someone's feeling low and not being afraid to kick them.

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Lewilly ∆ Some people will only "love you" as much as they can use you. Their "loyalty" ends where the benefits stop...

(8/6)
AnwarLewilly #2Zoya #4Charlie #2Freya #3Las Posadas chez les LewisThe Sand WitchesAngus
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Pré-lien du groupe The Sand Witches
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PSEUDO : Miss O'N3d
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Message(#) Sujet: Re: You don't have to run (cameya #2) You don't have to run (cameya #2) EmptyLun 6 Juin - 15:19



You don't have to run
« Va te faire foutre, Lewis. » Il plissa les yeux, le regard flamboyant, prêt à soutenir le sien aussi longtemps qu’il le faudrait pour ne pas perdre ce combat pathétique. Cameron détestait se retrouver en position de vulnérabilité et il était prêt à mordre pour défendre l’animal blessé qu’il était à l’instant. Attaquer avant que l’autre ne constate la brèche qui se creusait de plus en plus dans la palissade qu’il avait érigée autour de lui pour se protéger. Il n’était plus assez fort psychologiquement depuis son accident pour subir les remarques sans que ça ne l’atteigne et à chaque insulte, le couteau s’enfonçait un peu plus profondément. Et si les gens avaient raison? À force d’entendre les mêmes propos méprisants à son sujet, le doute s’insinuait en lui et son estime en prenait un coup. Il en venait à croire qu’il devait mériter ce qui lui était arrivé et les conséquences que son amputation avait sur sa vie. « Tu sais quoi ? Je devrais rester juste pour voir à quel point ‘tu es heureux de me voir’. C’est vrai quoi. Ça crève les yeux. » Pour l’emmerder plutôt, oui. « C’est toi qui m’envoies chier?! Il rit en secouant négativement la tête. « T’es incroyable. » Pas dans le bon sens du terme. Croyait-elle vraiment qu’il allait l’accueillir sur son bateau à bras grands ouverts après ce qu’elle venait de lui confier? « Tu débarques sur mon bateau en précisant que tu n’as pas envie de me voir et après t’es froissée quand je te dis que tu n’es pas obligée de rester?! Comment j’aurais été supposé de réagir au fait? » Le dos droit pour se donner davantage de prestance, il leva le menton en croisant les bras contre son torse, impatient de voir comment elle allait se justifier sur ce coup-là.

« Quel courage ! Même Zoya serait plus téméraire. » Zoya par-ci, Zoya par-là. Comme si Cameron devait forcément être comme son ainée parce qu’ils partageaient le même sang. Peut-être était-il aveugle ou qu’il ne voulait tout simplement pas l’admettre, mais sa sœur et lui se ressemblaient beaucoup et c’était sans doute la raison pour laquelle ils se prenaient aussi souvent la tête. Heureusement, ils ne restaient en général pas en froid bien longtemps. « Depuis quand Zoya est devenu l’exemple à suivre? » demanda-t-il en fronçant les sourcils. Étant donné le lien que les deux jeunes femmes entretenaient, Cam était persuadé que la suédoise devait être au courant des actes récents de sa sœur concernant sa fille. À ça pouvait s’y ajouter les mille et un plans farfelus d’Ezekiel et l’infidélité de Cameron lors de sa première relation amoureuse. On ne pouvait pas dire que les Lewis étaient connus pour leur excellente prise de décision, à l’exception peut-être de Deklan, mais Cameron ne connaissait pas suffisamment son grand frère pour se faire une opinion sur le sujet. « Vraiment ? Surprends-moi, je n’attends que ça. » Il aurait dû se douter qu’elle le mettrait au défi, mais il était prêt à parier qu’il ne s’agissait que de paroles en l’air. « Je ne suis pas sûr que tu apprécierais. » Parce que pour la sauver, il fallait bien qu’elle se retrouve en position précaire, n’est-ce pas? « Qu’y a-t-il ? Tu ne t’en sens pas capable ? » Il soupira en levant les yeux au ciel. Elle faisait peut-être la fière, Freya, mais il était persuadé qu’elle changerait d’idée à la seconde où il ferait semblant de la pousser à l’eau pour pouvoir la sauver. Il envisagea le faire – faire semblant, pas la pousser – mais il se ravisa. Il faut choisir ses combats, qu’on dit, et il n’avait pas envie d’avoir Zoya sur le dos si Freya se plaignait de lui en déformant ce qu’il s’était passé. « Tu aurais dû. Ana Maria ne t’a jamais appris que chaque détail avait son importance ? » Il secoua la tête en haussant un sourcil. « Pas vraiment, non. » Elle avait toujours mis l’importance sur leurs rêves, au diable les détails insignifiants.

Freya n’avait toujours eu que de bons mots à l’égard de Zoya, du moins devant son cadet, pourtant, il sentit une certaine irritation lorsqu’il évoqua la situation dans laquelle sa sœur avait mis son enfant. « La même. Qu’est-ce qu’elle t’a raconté ? » Qu’est-ce que ça changeait réellement? Peu importe ce que la photographe pouvait bien lui avoir dit, que ce soit la même chose qu’à Freya ou non, ça ne changeait pas qu’elle avait mis Chloe à risque et Cameron aurait eu du mal à lui pardonner s’il était arrivé quelque chose à sa nièce. « Elle m’avait dit qu’elle avait commencé à laisser la petite à son déchet de père de temps en temps. » Il n’avait jamais rencontré Freddy, mais ce que Zoya lui avait dit sur lui et ses agissements lorsqu’il avait littéralement pris Chloe en otage lui suffisaient à ne pas l’aimer. Il ne comprenait toujours pas pourquoi sa sœur avait attendu si longtemps et qu’elle n’avait pas appeler la police. Heureusement, la petite allait bien maintenant, mais peut-être que la conclusion aurait pu être différente. « Mais pas qu’il l’empêchait de la récupérer… Et quand elle s’est absentée quelques semaines, elle a dit que c’était pour le boulot et que Chloe et elle allaient bien. » Dès qu’il avait appris la vérité à Noël, il s’était proposé pour aller rendre une petite visite à ce Freddy pour récupérer la petite, mais sa sœur avait préféré ne rien faire. Encore.  « Parce que tu serais plus fiable, peut-être ? » Il fronça les sourcils, le regard froid. Visiblement, la suédoise était prête à défendre son amie, peu importe les torts de cette dernière et Cameron n’appréciait pas particulièrement qu’elle se mette à la critiquer pour défendre celle qu’ils avaient en commun. « Jamais je n’aurais mis Hannah dans cette position. » répondit-il sèchement sans la quitter des yeux. Il était conscient qu’il était loin d’être un père exemplaire depuis son accident, mais la sécurité de sa fille restait sa plus grande priorité.

Il était indéniable que lui comme elle avaient beaucoup changé en vieillissant et qu’ils ne ressemblaient donc en rien aux enfants qu’ils étaient à l’époque où ils se côtoyaient plus régulièrement. À l’adolescence, Cameron avait su se démarquer des autres jeunes de son âge, mais pas toujours pour les bonnes raisons et c’est ainsi que la jeune femme se rappelait de lui. Pouvait-il vraiment lui en vouloir alors que son opinion d’elle était aussi fondée sur des souvenirs qui remontaient à plusieurs années? « Tu trouves ? Et comment j’étais, la dernière fois ? » Il haussa les épaules avant de replacer sa casquette en soupirant. « Je ne sais pas, t’étais plus… constante? » répondit-il en haussant un sourcil, pas tellement certain d’être très clair dans sa réponse. En novembre, Freya n’avait pas peur de lui dire ce qu’elle pensait au risque de le froisser. Aujourd’hui, elle lui faisait part de ses pensées avec beaucoup moins d’assurance, le regard inquiet, comme si elle n’assumait pas de le contrarier. « Je ne sais pas, ton attitude… t’es plus changeante aujourd’hui. Moins chiante. » Il porta sa bière à ses lèvres pour en prendre une gorgée sans pouvoir réprimer son petit sourire moqueur, oubliant presque les commentaires blessants qu’elle avait pu lui faire. « Tu te sens obligé d’en porter un ? Un masque. » Il se dandina d’une jambe à l’autre en fixant la bouteille ambrée qu’il tenait dans une main tout en balançant sa tête au même rythme que son corps. « Oui. » Son entourage voulait qu’il en revienne de son accident, qu’il passe à autre chose comme s’il ne s’agissait que d’un évènement banal. On voulait qu’il reprenne sa vie où il l’avait laissée, on l’attendait. « Tu n’es pas obligé de jouer un rôle pour entrer dans une case. Tu as le droit de ressentir ce que tu ressens, de ne pas coller à l’image que tout le monde se fait de toi. » Il rit légèrement en lançant un regard furtif en direction de la brune. « Dis ça à mon agent. Ce n’est pas bon de rester dans l’ombre si longtemps, Cameron. Tu devrais aller parler à la presse pour un coup de pub, Cameron. Il faut remettre la tournée de l’été dernier, Cameron. » Il leva les yeux en ciel en prenant une autre gorgée de sa bouteille, irrité rien qu’à penser à son agent qui pensait davantage à son compte en banque qu’à la santé mentale du musicien qui ne se sentait pas prêt à retourner dans le feu de l’action. Pas tout de suite. Il était incapable de faire semblant rien que pour faire un coup d’argent. « Même toi, tu n’avais pas le même discours en novembre. Tu voulais que j’en revienne. » lui rappela-t-il en scrutant son regard à la recherche de réponses. Qu’est-ce qui l’avait fait changer d’opinion soudainement? « Touché. Tu n’as peut-être pas si mauvais goût que ça, finalement. » Cameron retrouva son sourire alors qu’ils abordaient un sujet beaucoup plus léger que le précédent. « Je t’avais dit que je pouvais te surprendre. » dit-il en lui adressant un clin d’œil.

Cameron était pris de nostalgie en se remémorant tous ces souvenirs de tournées avec son groupe. En dehors des spectacles en eux-mêmes et les rencontres avec les fans, il y avait aussi la découverte de tous ces pays qu’il avait eu la chance de visiter comme en témoignaient les nombreuses photos de voyage publiées sur son compte Instagram. « Je n’y ai jamais été. Enfin… Je n’ai jamais cherché à aller ailleurs qu’à New-York. » La curiosité piquée, il l’observa un instant en silence, les sourcils froncés. « Et pourquoi New York? Non attends, ne me dis pas… » Les yeux plissés, il réfléchit en se caressant le menton du bout des doigts. « Les virées shopping? Broadway? » Il pouvait l’imaginer à la recherche de la robe parfaite pour son prochain évènement, sans oublier la paire d’escarpins pour aller avec ses vêtements. Le brun était loin de se douter de la raison véritable qui avaient amené Freya à s’arrêter dans la mégapole. « J’ai peut-être un certain talent ! » Une redoutable adversaire, il ne s’en serait jamais doutée. « Intéressant, je ne t’imaginais pas comme ça. » Tout comme les gens qu’il invitait chez lui étaient majoritairement surpris de découvrir l’immense collection de jeux de sociétés qui décoraient son salon. « C’est vrai ? Il faudrait que j’y aille alors ! » Satisfait, il lui sourit en levant son index pour ajouter un détail important. « Si tu fais un détour par l’Écosse, tu peux prendre le train aussi, comme dans les films. » Et sans doute bien trop d’autres attractions qu’il oubliait après tout ce temps, mais ça n’avait plus d’importance maintenant que sa guitare monopolisait toute son attention. L’instant d’une chanson, il parvint à oublier ses tracas et son environnement, trop occupé à laisser chaque note envahir la moindre parcelle de son corps. La musique lui avait toujours fait tant de bien, même s’il était dur avec lui-même après tout ce temps. « Tu ne devrais pas être si dur. » Il se força à sourire, mais aucun mot ne franchit la barrière de ses lèvres alors qu’il n’avait pas l’habitude que la suédoise le complimente et qu’il ne savait pas comment réagir face à cet élan de gentillesse de sa part.

Quoi de mieux pour dissiper son malaise que de prendre le contrôle de la situation pour sortir Freya de sa zone de confort? « Et tu feras quoi si j’ai vraiment le mal de mer ? Tu me laisseras gentiment vomir par-dessus bord ? » Il pencha la tête en posant sur elle un regard faussement attendri. « Je te tiendrai les cheveux? » Il lui sourit à pleines dents d’un air innocent avant de se concentrer sur son voilier qu’il devait diriger hors du port. « Je… Je n’en sais rien. » Il était fier de son coup, Cameron, et il était incapable de cesser de sourire en voyant Freya s’agiter sur le pont. « Je n’ai aucune idée de comment enfiler ça. » « Tu réussis à t’habiller toute seule le matin? » Il arqua un sourcil en pointant la veste de sauvetage d’une main sans quitter la mer des yeux. « C’est la même chose, tu mets tes bras dans les trous. Tu n’as jamais été en bateau de ta vie ?! » se moqua-t-il en lançant un regard furtif vers la jeune femme. « Je n’en sais rien, peut-être que tu prévois de me laisser aux requins ! » Il leva les yeux au ciel en soupirant. Le croyait-elle vraiment capable d’une telle chose? Et comment allait-il expliquer son absence alors que sa mère savait qu’ils étaient probablement ensemble? « T’as vraiment beaucoup d’estime pour moi, c’est gentil. Je ne ferais jamais une chose pareille, sinon t’imagine comment Zoya serait sur mon dos pour le reste de ma vie? No thanks. » De toute manière, Cameron Lewis ne serait jamais capable de faire mal à quiconque. S’il jappait beaucoup à l’époque en se moquant des autres, il était tout simplement incapable de mordre. « Moque-toi autant que tu veux. Ce n’est pas moi qui suis en train de te kidnapper sur mon voilier. » Une lueur espiègle dans le regard, il pivota son corps pour lui faire face, son éternel sourire charmeur au coin des lèvres. « Je t’ai forcée à monter? » Non, elle était montée d’elle-même. « Rien ne t’oblige à rester, allez je t’en prie. » ajouta-t-il en l’invitant à sauter d’un geste du bras avant de reprendre le contrôle du voilier jusqu’à ce qu’ils soient suffisamment éloignés du port pour éviter une collision. « Si tu voulais passer du temps avec moi, il suffisait de me le dire. » Alors qu’il humait l’air salin les yeux fermés, les paroles de la jeune femme le sortirent instantanément de ses pensées. « M’avouer que je t’ai manqué, c’est pas compliqué. » Le regard plongé dans le sien, il demeura un long moment silencieux comme s’il essayait de lire ses pensées. Malgré les sourires et les rires qu’ils s’étaient échangés depuis, il ne pouvait se sortir de la tête les paroles qu’elle lui avait dites plus tôt. Elle était soulagée de savoir qu’il ne serait pas là. « Ça te ferait plaisir que ce soit le cas? » demanda-t-il sans l’ombre d’un sourire, le plus sérieux du monde.
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SURNOM : frey, pour les intimes.
STATUT : célibataire, freya est incapable de se perdre dans les effluves de l'amour et s’applique à entretenir le mystère. la vérité est toute autre, son cœur n’appartient qu’à un seul homme : rafael, le grand-frère qu’elle admire au-delà du raisonnable, défend envers et contre tous et qu’elle adule de façon démesurée. il est celui qu’elle place sur un piédestal et dont personne n’arrive -et n’arrivera jamais- à la cheville.
MÉTIER : détentrice d’un diplôme en histoire de l’art, elle exerce dans le centre culturel du QAGOMA depuis 2019. chargée d'événementiel, freya a rapidement su se forger une réputation et un réseau solide dans lequel gravitent collectionneurs, journalistes, commissaires d’expositions et galeristes partenaires.
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cameya #3 ⊹ 'cause we were just kids when we were separated. i know we'll be alright this time. honey, just hold my hand. i see my future in your eyes. i have faith in what i see. i'm dancing in the dark, with you between my arms. Barefoot on the grass, listening to our favorite song. ☽ 12
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simeya ⊹ uc. ☽

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(scénario & pré-lien)
rafael, le grand frère

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rafael (scénario libre) ⊹ 'cause we were just kids when we were separated. i know we'll be alright this time. honey, just hold my hand. i see my future in your eyes. i have faith in what i see. i'm dancing in the dark, with you between my arms. Barefoot on the grass, listening to our favorite song. ☽

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Message(#) Sujet: Re: You don't have to run (cameya #2) You don't have to run (cameya #2) EmptyMar 28 Juin - 15:29




You don’t have to run
Freya Vranken & @Cameron Lewis You don't have to run (cameya #2) 873483867

Après cette phrase prononcée d’une voix émotive et tremblante de ressentiment, la suédoise fronça davantage les sourcils et plissa très légèrement les lèvres. Son regard s’attarda quelques secondes sur la gestuelle du fils Lewis qu’elle trouva aussi absurde qu’inappropriée. Son offense s’étalait à sa vue mais il ne pouvait, du reste, s’en prendre qu’à sa petite personne. « Parce que tu en avais envie, toi ? Tes poils se hérissent dès que j’entre dans le périmètre. T’es le premier à être désagréable et à me faire ressentir à quel point tu préfèrerais être n’importe où ailleurs plutôt qu’avec moi. » Une petite bourrasque fit virevolter une mèche brune qu’elle replaça vivement derrière son oreille. Sa voix avait frémi, mais ses prunelles avaient l’éclat de l’acier. « Tu serais sacrément gonflé de jouer le type vexé alors que t’en manque pas une pour m’injurier. » Sans crier gare, sans discussion, sans qu’elle ne puisse l’en empêcher. À croire qu’il avait été destiné à déblatérer des paroles indélicates sans jamais pouvoir les retenir. Le côté mi-torturé, mi-misanthrope de Cameron avait beau lui donner le charme décalé et caractéristique des artistes, garder la bouche close une fois de temps en temps ne ferait pas de mal à son image. Elle l’améliorerait, tout au plus.
Depuis que sa jambe s’était envolée un malencontreux jour de juillet, lui volant au passage le bonheur primaire de marcher, le fils Lewis semblait avoir irrémédiablement changé. Il mettait une éternité à se remettre de son accident et rien ne semblait suffisamment fort ou précieux à ses yeux pour constituer une thérapie. Il avait beau tenter de poursuivre sa vie en allant de l’avant, sans regarder derrière, parce qu’il était encore jeune et que des bas, il y en aurait d’autres, comme le lui répétait régulièrment Ana Maria, rien n’y faisait. Quand il essayait de se concentrer sur d’autres projets, son esprit se mettait systématiquement à vagabonder pour en revenir à sa vie d’avant. Celle qu'il n'avait plus et qu'il ne pourrait récupérer d'aucune façon, emportant avec elle ce qu'il avait de plus précieux. C'était en ce sens, peut-être, que sa sœur s'était élevée au rang de modèle.

L’aînée des Lewis avait une soif d’aventure certaine, une espèce de charme à l’italienne qui, à l’instar des créatures siciliennes, la rendait infiniment vivante, spontanée et insaisissable. D’une manière tout à fait particulière — que son entourage jugeait très souvent irréfléchie —, elle voguait sur l’océan de la vie en prenant garde de laisser derrière elle toutes les épreuves difficiles. Il y avait un décalage évident entre l’image qu’elle renvoyait d’elle — celle d’une jeune femme libre comme l’air — et celle de son cadet dont les sourcils formaient à présent un parfait accent circonflexe. « Depuis que tu t'es perdu en chemin. » Certaines choses appartenaient à son passé et, probablement qu'il le savait, mais Cameron continuait d'agir comme le mufle qu'il avait bien voulu devenir. Dans sa bouche, les blagues sarcastiques restaient une valeur sûre, peu importe le contexte ou la situation. Pourtant — Ana Maria n’en démordait pas —, son foudroyant changement de vie pourrait, dans son malheur et son incompréhension, propulser son talent sur des chemins qu'il n'avait encore jamais empruntés s'il s'en donnait seulement la peine. « En omettant Deklan que je n'ai pas vu depuis des lustres, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Ezekiel porte fièrement la casquette du crétinisme et toi celle du goujat. » acheva-t-elle avec un sourire factice. Dans l'immédiat, la suédoise ne l'imaginait pas faire l'impasse sur le déchirement qui lui scarifiait l'âme et afficher un air ravi devant ses très nombreuses fans. Faire bonne figure, ne pas oublier la chance qu'il avait de rencontrer le succès, se focaliser sur le plaisir qu'il transmettrait à leurs petits cœurs fébriles ; ce n'était pas de cette manière qu'elle visualisait le fils Lewis. Du moins ; pas encore. « Je ne pense donc pas me tromper en donnant ma voix à Zoya. » Cameron se tenait trop loin pour qu’elle puisse décrypter ce qui errait dans ses yeux sombres, mais dix billets que ce n’était ni très élogieux, ni très bienveillant à son égard.

Elle se sentie diminuée, faible, presque amputée de sa force vitale lorsqu’elle prit conscience des mots qu’il avait choisi pour qualifier Freddy Mulligan. « Son déchet de père ? » s’enquit-elle. Elle s’agita légèrement sur place, un peu à la manière de ceux qui cherchaient à se réchauffer lorsqu’il faisait froid, trahissant le fait qu’elle n’était pas à l’aise avec le sujet. « Est-ce qu’elle t’a dit qui c’était ? » La jeune femme détestait la vulnérabilité qui ressortait dans l’inflexion de sa voix ; comme si elle risquait de s’effondrer d’un instant à l’autre. Elle s’exprimait vite, meublant la conversation parce qu’elle sentait qu’à l’instant, il s’était passé quelque chose. Quoi donc ? Un mur qui s’écroulait ? Une traversée du miroir ? Une porte ouverte sur la quatrième dimension ? Cela la rendait nerveuse et poussait son regard à faire des allers-retours entre les iris de Lewis et ses lèvres pleines. L’angoisse de devoir se soumettre à son jugement sans le vouloir la crispait de l’intérieur. « Je vois. J’imagine qu’elle a une version différente pour chacun d’entre nous. » lâcha-t-elle d’un ton sec. L’adrénaline faisait bourdonner chacune de ses veines jusque sous ses tempes ; si c’était bien de cela qu’il s’agissait. Car bien qu’elle soit d’un naturel prolixe, il fut difficile pour Freya de poser des mots sur l’émotion qui venait de la percuter. Pour quelle raison Zoya ne lui avait-elle rien dit ? Et pourquoi avait-elle jugé bon de lui mentir ? « Crois-le ou non mais, je le sais. » rétorqua-t-elle lorsqu’il lui assura qu’il n’aurait jamais mis en danger Hannah. « J’ai croisé ta mère l’autre fois et elle m’a beaucoup parlé d’Hannah. Elle m’a aussi parlé de toi et du fait que, malgré le contexte, tu faisais toujours en sorte qu’elle ne manque de rien. » Le ton de sa voix était calme ; un bel exemple de maîtrise de soi quand l’énergumène qui se tenait devant elle harponnait son regard du sien, définitivement accusateur et irrité. Une grimace vint incurver le pli de ses lèvres tandis qu’elle l’affrontait sans ciller. « En somme, tu as l’air d’être meilleur dans le rôle de père que d’homme. »

Le silence reprit ses aises, s’étirant sur le pont du trois-mâts pour se replier sur lui-même et se briser sous le poids de sa voix, plus basse de quelques octaves. Qu’avait-elle de différent exactement ? Cameron dégageait une aura nébuleuse que la jeune femme ne parvenait pas tout à fait à cerner. Elle fut happée par ses traits doux et son air incroyablement énigmatique. « Constante ? » répéta-t-elle, pas très sûre de comprendre ce qu’il avait voulu dire. Elle l’observa quelques secondes, interdite, avant d’entrouvrir les lèvres pour finalement les refermer tout aussi rapidement. Moins chiante ?! C’était trop facile. Freya ricana en secouant doucement la tête. « Tu sais, je crois qu’il y a une date de péremption à certains types de discussions. » Ça aussi, c’était trop facile. Elle se mit à tapoter la surface froide de la cannette avec ses ongles, le regardant en boire une gorgée. Puis, pour une raison qui lui était inconnue, souhaita presque pouvoir arrêter le temps afin de le déchiffrer. Elle avait la sensation singulière qu’il venait de lui en dire bien plus à travers son silence qu’à travers ses mots. « Pourquoi ? » demanda-t-elle. Elle plissa les yeux, ce qui devait lui donner l’air aussi attentif qu’un fauve humant l’odeur du sang sur son territoire de chasse. Pourquoi s’obliger à porter un masque ? « Pourquoi ne pas simplement être… toi ? » Son accident avait formé une carapace dont il ne semblait plus vouloir se détacher, ce qui était sans doute sa manière à lui d’y survivre. Les prunelles de la jeune femme étudièrent sa silhouette agitée de soubresauts, détaillant finalement le souvenir indélébile causé par un tiers et qui remplaçait aujourd’hui sa chair. Rapidement, elle releva les yeux en direction de son visage. Freya n’avait pas eu l’intention de se montrer impolie, mais elle avait subitement l’impression que c’était ce qu’elle venait de faire. « On s’en fout de ton agent. Qu’il aille botter le cul d’Aaron, ça lui ferait les pieds, tu ne crois pas ? » Tête penchée vers l’arrière, elle rit. Puis son regard percuta le sien comme un train lancé à grande vitesse et elle ravala un hoquet discret. Celui qu’elle avait connu, jadis, avait laissé une empreinte indélébile dans sa mémoire. Son cœur se mit à battre comme un tambour ; roulant sans discontinuer dans sa poitrine tandis qu’elle avait l’étrange sentiment de pouvoir lire sa détresse. « Et je le veux toujours. » C’était presque étouffant, comme sensation. Elle se sentait acculée, essayant de détourner ses deux perles azurées, au loin, n’importe où ailleurs que dans ses deux puits sans fond, sans toutefois y parvenir. Ce devait être à ça que ressemblait le fait d’être prise au piège dans la toile d’une araignée… une cannette de bière en moins. « Ne me demandes pas pourquoi. Je sais que je devrais n’en avoir rien à faire. » Une petite brise balaya la chevelure de la suédoise. « Mais… Je ne sais pas… Je crois qu’au fond ça me réconforterait de savoir que tu vas bien. » murmura Freya, telle une bouée de sauvetage lancée juste avant la noyade.

L’instant suivant, un sourire en coin incurvait l’extrémité de ses lèvres roses. Accepter l’idée que Cameron Lewis la surprenne s’apparentait à voir la lune briller aussi fort que le soleil ; trop insensé, trop éblouissant à son goût. Cette prouesse tenait clairement du miracle. Elle fronça le nez, puis pressa sa paume contre son épaule, le poussant légèrement avant d’éclater d’un séduisant rire perlé. Sans qu’elle n’en ait pleinement conscience, ce court instant ressemblant étrangement à ceux qu’ils avaient partagés enfants, la transporta hors du temps. Le brun n’avait pas tellement changé — vu sous cet angle —. Ses cheveux de jais, ses pommettes bombées, son teint mat et ses yeux rieurs, les milliers de petits muscles qui animaient sa figure joviale ; même son rire semblait avoir voyagé à travers le temps. Ce n’était pas tout à fait la même décennie, certes, mais l’air avait la même odeur. Les oiseaux sifflotaient une mélodie semblable à celle de leur enfance et la plongèrent dans la nostalgie et les souvenirs du bon vieux temps ; celui où leur seule préoccupation était la manière dont ils aménageraient la cabane dans l’arbre, et de savoir si leurs parents les laisseraient y passer une nuit. Néanmoins, un soupir s’exhala des lèvres de la jeune femme, comme rattrapée par l’instant présent. Sa frimousse, qui venait de perdre toute couleur, pivota lentement en direction de l'horizon, et ses iris errèrent par-delà l'océan. C'était, d'une manière toute particulière, comme si deux armées s'affrontaient dans son esprit. Ce qui était le cas, à vrai dire. Une partie d'elle demeurait gonflée d'espoir ; celui de revoir Rafael et de pouvoir échanger avec lui plus que quelques phrases, s'imprégner de son parfum boisé, du son de sa voix, de son toucher. Et celle qui heurtait avec violence son for intérieur. Il lui arrivait de penser que tout cela n'avait aucun sens, qu'il était trop tard et qu'il valait mieux s'en tenir à la réalité plutôt que de poursuivre cette quête, tandis qu'il menait une vie à mille lieues d'elle. Peut-être n'avait-il aucun souvenir de cette sœur bien-aimée. Peut-être qu'à l'instar de sa ‘véritable identité’, Jade Rhoads s'était simplement effacée. « Ça doit être ça... les virées shopping. » déclara-t-elle avant de se noyer dans l'eau sombre de ses iris, déglutissant difficilement. À cet instant, Freya ne savait que répondre. Elle ne voulait pas risquer de s’épandre sur ses failles les plus intimes, mais elle voulait encore moins passer à côté de sa vie, prendre le risque de la nourrir de regrets, simplement parce qu’elle se serait montrée peu téméraire.

À vingt-six ans, la jeune femme était tout à fait pétillante lorsqu’on parvenait à briser un peu la réserve qui lui faisait office de carapace. Entière, passionnée, unique, et un brin dans son monde, elle n’était pas ‘faite sur le même moule’ que la plupart des gens ; elle vivait tout plus fort, plus intensément. Les sons, les odeurs, les lumières, les contacts, les événements. Et pourtant, elle restait sincèrement amochée par la vie. « Peut-être que c’est à mon tour de te surprendre. » lança-t-elle, sans le quitter des yeux. Bien qu’elle ait appris des années durant à se faire discrète et à passer inaperçue aux yeux du monde, aujourd’hui, la jeune femme n’avait pas envie de n’être qu’un visage parmi tant d’autres. « Freya Vranken à bord du Poudlard Express. » Elle rit. « Je ne suis pas sûre que Charles apprécie. » Freya était un joyau rare. Une personnalité forte et une intelligence dissimulées sous une discrétion sociale, une peau safranée et un nuage de cheveux bruns. Elle avait trouvé, au fil du temps, le courage qui lui manquait parfois pour affronter sa propre existence. Elle avait essuyé bien plus de tempêtes que d’autres mais avait malgré tout bâti une vie qui lui correspondait, choisi un métier qui l’épanouissait et acquis une certaine indépendance en dépit des circonstances.

Lorsqu’il émit l’idée de lui tenir les cheveux, une grimace revint aussitôt ourler ses lèvres. « Même pas en rêve ! » Le ton de sa voix ressemblait à celui d’un dompteur qui se trouvait face à un animal sauvage prêt à lui sauter à la gorge. Hors de question qu’elle lui fasse ce plaisir. Ils se scrutèrent l’un l’autre dans un silence qui s’épaissit au fur et à mesure que les secondes s’égrenaient. Si les yeux de la suédoise avaient été de véritables flingues, Cameron Lewis serait instantanément mort, perforé par leurs balles. Une floppée d’injures fusèrent d’ailleurs dans son esprit quand elle tenta tant bien que mal d’enfiler le gilet de sauvetage. « J’ai l’air d’être déjà montée sur un bateau ?! » Cet homme-là était différent des autres. Plus elle le voyait, plus elle le trouvait séduisant ; mais plus elle souhaitait le voir se suspendre au bout du corde, la langue outrageusement pendante. Il était devenu charmant, certes, mais ne semblait pas décidé à s’éloigner de cette invariable tendance à agir comme un sot. « Serais-tu en train de me dire que Zoya est l’unique raison pour laquelle je n’ai pas encore été jetée en pâture aux requins ? » À ces mots, ce fut automatique, la suédoise ne put s’empêcher de lui lancer un bref regard plein de défi. Puis elle leva le menton dignement, croisa les bras sous sa poitrine et se laissa choir sur la banquette matelassée du trois-mâts. « Je reste. » déclara-t-elle d’un ton ferme. La question qu’il lui posa ensuite fit bouger quelque chose en elle, une part enfuie qu’elle sentit s’effondrer. « Peut-être bien… » La jeune femme baissa les yeux quelques secondes et, lorsqu’elle les releva, ce fut pour directement les plonger dans les siens. « Mais qu’est-ce que ça change, au juste ? »



As long as i can feel the beat.
il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.  ✻ (j. vranken)

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You don't have to run (cameya #2) 7vHkInU ÂGE : 27 ans (16 avril 1995)
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MÉTIER : Guitariste et choriste dans un groupe de musique post-hardcore appelé The Sand Witches
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Lewis ∆ Admit it, eating stolen chocolate from your sibling's share tasted much better than yours!

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Cameya ∆ Just because we don't talk doesn't mean I don't think about you. I'm just trying to distance myself because I know I can't have you.

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Lewinett ∆ Hope is being able to see that there is light despite all of the darkness.

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Camus ∆ Friendship is being there when someone's feeling low and not being afraid to kick them.

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Message(#) Sujet: Re: You don't have to run (cameya #2) You don't have to run (cameya #2) EmptyVen 9 Sep - 14:26



You don't have to run
« Parce que tu en avais envie, toi ? Tes poils se hérissent dès que j’entre dans le périmètre. T’es le premier à être désagréable et à me faire ressentir à quel point tu préfèrerais être n’importe où ailleurs plutôt qu’avec moi. » La vérité était qu’il aurait probablement réagi de la même façon peu importe l’identité de celui ou celle qui lui aurait rendu une visite impromptue. Que ce soit Angus ou même Zoya, pour ne nommer que ces deux-là, il détestait les surprises et encore plus se faire surprendre dans un moment où il se sentait vulnérable comme lors de l’arrivé de Vranken sur l’Octopussy aujourd’hui. « J’en ai marre que ma mère me tende des embuscades, c’est tout! Pourquoi c’est si difficile à accepter que je veuille être seul?! » Elle voulait son bien, il l’avait compris, mais il avait le sentiment que son intimité ne cessait de se faire envahir. « Tu serais sacrément gonflé de jouer le type vexé alors que t’en manque pas une pour m’injurier. » Il fit claquer sa langue contre son palais en levant les yeux au ciel et en faisant retomber sa main mollement, exaspéré. « Tu sais quoi? Laisse tomber… » Oui il agissait comme un enfant de cinq ans qui mettait fin à la discussion alors qu’il était à bout d’arguments parce qu’il était incapable d’admettre qu’elle avait probablement raison. Et comme si ce n’était pas assez, il fallait qu’elle lance des fleurs à sa sœur qui était loin de n’avoir rien à se reprocher. « Depuis que tu t'es perdu en chemin. » « Parce que j’ai déjà été l’exemple à suivre, peut-être? » Hm hm, à d’autres. Il n’en croyait pas un mot, surtout pas avec l’opinion négative qu’elle avait de lui depuis des années maintenant. « En omettant Deklan que je n'ai pas vu depuis des lustres, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Ezekiel porte fièrement la casquette du crétinisme et toi celle du goujat. Je ne pense donc pas me tromper en donnant ma voix à Zoya. » Sa tête eut un mouvement de recul alors qu’elle insulta son petit frère. « Zeke t’a fait quoi pour mériter que tu l’insultes alors qu’il n’est même pas là pour se défendre au juste? » Il était prêt à le défendre comme Freya défendait Zoya, même s’il était le premier à dire à son frère qu’il allait se planter dès qu’il lui faisait part d’une de ses idées farfelue.

Cameron n’avait pas besoin de rencontrer le père de Chloe pour se faire une opinion sur lui, ce que sa sœur lui avait dit à son sujet lui suffisait même si elle omettait parfois certains détails pour faire en sorte qu’une histoire tourne à son avantage. Sur ce coup-ci, il lui faisait confiance et, de toute manière, même lorsque Zoya a tort, elle a raison, n’est-ce pas? « Son déchet de père ? Est-ce qu’elle t’a dit qui c’était ? » Les agissements soudainement suspects de Freya piquèrent la curiosité du musicien qui ne comprenait pas du tout pourquoi elle semblait avoir un problème avec la façon dont il décrivit le père de sa nièce. Le connaissait-elle? Si non, pourquoi était-elle agitée tout d’un coup? « Oui. C’est drôle, il ressemble un peu à Parker, mais il a l’air plus con… C’est un acteur, Freddy quelque chose… mais je suppose que tu le savais déjà? » demanda-t-il en fronçant les sourcils, le regard inquisiteur. Malgré la proximité qu’il avait avec sa sœur, il était persuadé que cette dernière se confiait davantage à sa meilleure amie et il s’attendait donc à ce qu’elle connaisse davantage de détails sur cette histoire que lui. « Tu le connais? » C’était la seule raison logique qui lui venait en tête pour expliquer le malaise de la suédoise, mais il était bien loin d’imaginer qu’elle avait couché avec lui. « Je vois. J’imagine qu’elle a une version différente pour chacun d’entre nous. » Quelle surprise… alors Freya, est-ce que Zoya était toujours aussi parfaite que tu le croyais? « Elle t’a dit quoi à toi? » Il était curieux de savoir ce que son aînée avait bien pu raconter à la brune. C’était bien naïf de sa part de croire que ses proches ne s’en parleraient jamais, bien qu’elle dût compter sur le fait que Freya et Cameron n’étaient plus proches depuis longtemps. « Crois-le ou non mais, je le sais. J’ai croisé ta mère l’autre fois et elle m’a beaucoup parlé d’Hannah. Elle m’a aussi parlé de toi et du fait que, malgré le contexte, tu faisais toujours en sorte qu’elle ne manque de rien. » Malgré lui, il laissa transparaître dans son regard une certaine vulnérabilité. Depuis son accident, il avait le sentiment qu’il décevait tous ses proches et savoir que sa mère était au moins fière de lui par rapport à ses capacités parentales mettait un peu de baume sur son cœur. Une fissure s’était frayée un chemin dans sa carapace et il le regretta dès l’instant où Freya profita de cette vulnérabilité pour le piquer une fois de plus. « En somme, tu as l’air d’être meilleur dans le rôle de père que d’homme. » Il soupira bruyamment en secouant négativement la tête en levant les yeux au ciel. « Tu ne peux vraiment pas t’en empêcher hein? » Dès qu’elle disait quelque chose de gentil, elle devait attaquer pour réinstaurer entre eux une certaine animosité. « Et qu’est-ce que tu en sais? Tu ne me connais plus depuis longtemps… » Il était persuadé que l’opinion qu’elle avait de lui devait avoir un lien avec l’infidélité qu’il avait commis quelques années auparavant, mais il y avait un contexte à toute cette histoire et il était prêt à se défendre si tel était le cas.

« Constante ? Tu sais, je crois qu’il y a une date de péremption à certains types de discussions. » Il rit légèrement en haussant une épaule d’un air innocent. « Comme tu veux. C’est toi qui voulais savoir! » Il fallait croire que la vérité n’était pas toujours bonne à entendre pour la suédoise, même si Cameron n’était peut-être pas le meilleur pour exprimer clairement le fond de sa pensée. Freya le perturbait, ne cessait de le prendre au dépourvu et il ne savait plus trop comment il était supposé agir en sa présence. Les deux marchaient sur des œufs et étaient sur la défensive en permanence, sans doute par habitude étant donné le lien mystérieux qui les unissait. « Pourquoi ? Pourquoi ne pas simplement être… toi ? » Et qui était-il, exactement? Il ne le savait plus, ne se reconnaissait plus depuis l’accident qui avait fait basculer à tout jamais sa vie. Il n’aimait pas celui qu’il était devenu depuis et il rêvait de se réveiller de ce cauchemar pour retrouver sa vie d’avant et la personne qu’il était avant cette tragédie, mais c’était impossible et il le savait. « Parce que. » répondit-il sèchement d’un air fermé. Il ne se sentait pas assez proche d’elle ni même en confiance pour aborder un sujet aussi profond. De toute manière, il était persuadé qu’elle ne pourrait pas comprendre parce que personne ne pouvait comprendre à moins d’avoir vécu ce qu’il avait vécu. « On s’en fout de ton agent. Qu’il aille botter le cul d’Aaron, ça lui ferait les pieds, tu ne crois pas ? » Il aurait aimé voir ça, mais Aaron et son agent souhaitaient la même chose. « Ils font équipe, je ne pense pas que ça va arriver malheureusement. » Il sourit tristement, bien conscient qu’il n’était qu’un poids pour les membres de son groupe qui avaient dû mettre sur pause leur vie professionnelle depuis son accident et il s’imaginait que, tôt ou tard, on finirait par lui mettre un ultimatum comme Luke lui avait fait. « Et je le veux toujours. Ne me demande pas pourquoi. Je sais que je devrais n’en avoir rien à faire. Mais… Je ne sais pas… Je crois qu’au fond ça me réconforterait de savoir que tu vas bien. » Le vent venait de tourner sans qu’il ne s’en rende totalement compte malgré son cœur qui palpitait dans sa poitrine. Freya faisait preuve d’une grande sensibilité et de sincérité sans qu’une pique ne s’en suive cette fois. Il l’observa longuement en silence en faisant tourner autour de son majeur sa bague du bout des doigts. « Je vais bien. » tenta-t-il de la convaincre avant d’ajouter à voix basse « Je vais mieux. » Ce n’était pas tout à fait un mensonge, bien qu’il était loin d’avoir la tête sortie de l’eau. Il s’agissait d’un travail de longue haleine et certaines journées étaient plus difficiles que l’autre, mais sa mère lui faisait remarquer qu’il avait fait quelques progrès ces derniers temps et il comptait là-dessus pour que Freya le croit, sans trop savoir pourquoi il y tenait tant.

Cameron n’était pas le seul à ne pas vouloir partager ses pensées aujourd’hui. Il connaissait Freya depuis suffisamment longtemps pour comprendre que ce n’était pas que les virées shopping et Broadway qui attiraient la brune à New York, mais il comprenait aussi qu’il ne servait à rien de la questionner à ce sujet, que ce n’était pas aujourd’hui qu’il réussirait à élucider ce mystère. « Ça doit être ça... les virées shopping. » Il se contenta donc de simplement hocher la tête en guise de réponse, les yeux plissés, en rangeant dans un coin de sa tête cette discussion pour ne pas l’oublier. Il y reviendrait peut-être un jour, mais il devait d’abord gagner la confiance de Freya s’il espérait obtenir une réponse honnête de sa part. Il ne pouvait pas compter sur Zoya pour en savoir plus, elle rapporterait très probablement ses questions à la suédoise, sans oublier qu’il aurait également droit à un interrogatoire puisque ce n’était pas dans ses habitudes de s’intéresser à la meilleure amie de sa sœur. Ce n’était pas demain la veille qu’il répondrait qu’il tenait quand même un peu à elle, surtout pas à celle qui ne manquerait pas une occasion de se moquer de lui et, une fois de plus, de rapporter ses paroles à la concernée. « Peut-être que c’est à mon tour de te surprendre. » Il haussa les épaules, un sourire en coin. « Peut-être bien. » Il était agréablement surpris de constater qu’ils avaient plus de points en commun qu’il le croyait. « Freya Vranken à bord du Poudlard Express. Je ne suis pas sûre que Charles apprécie. » Les sourcils haussés, il secoua la tête de droite à gauche. « Tu lui demandes encore la permission pour tout? À l’âge que t’es rendue, on s’en fou bien de ce qu’il pense… » Et là il se sentit choyé d’avoir des parents de qui il n’avait pas vraiment besoin de se soucier lorsqu’il prenait des décisions pour son avenir. Ils avaient toujours été derrière lui, même lorsqu’il avait de grandes chances de se planter. Il oubliait parfois que tous n’avaient pas la même chance que lui.

En attendant de pouvoir monter à bord du Poudlard Express, Freya devait se contenter de l’Octopussy et Cameron s’amusait comme un petit fou de constater ô combien ça ne faisait pas son bonheur. Le musicien ne comptait pas faire durer le supplice trop longtemps, mais un peu plus longtemps quand même pour son propre amusement. « Même pas en rêve ! » D’un air innocent, il leva de part et d’autres de sa tête ses deux mains. « Okay, je te laisserai vomir sur tes cheveux si c’est ce que tu veux! » Il se mordit l’intérieur de la joue pour s’empêcher de rire même si son regard parlait pour lui. « J’ai l’air d’être déjà montée sur un bateau ?! » Ce coup-ci, il ne put s’empêcher de s’esclaffer. « Définitivement pas. » En sa présence, Freya semblait déborder d’assurance, peut-être animée par l’animosité qu’elle ressentait pour lui suite à la façon dont il l’avait traitée toute leur adolescence, mais il suffisait apparemment de la sortir de sa zone de confort pour qu’elle se montre vulnérable. Un jeu auquel Cameron risquait de prendre goût. « Serais-tu en train de me dire que Zoya est l’unique raison pour laquelle je n’ai pas encore été jetée en pâture aux requins ? » Elle le défiait vraiment? Il n’avait pas peur d’elle, surtout pas alors qu’elle était en mode survie. C’était lui qui menait la danse cette fois-ci, pas elle. « Qui sait? Je te laisse le soin d’interpréter mes paroles. » Et c’est exactement ce qu’elle fit en insinuant qu’il était content de passer du temps avec elle. Ce n’était pas tout à fait un mensonge, mais il n’était pas prêt à l’admettre, craignant qu’elle retourne cette information contre lui en se moquant. « Peut-être bien… » Un sourire spontané prit place sur ses traits tandis qu’il glissa ses doigts dans ses cheveux ébouriffés par le vent. Malgré les piques et les quelques commentaires blessants, la présence de Freya lui faisait du bien et c’était agréable de savoir qu’elle appréciait probablement autant leurs échanges que lui. Leur relation n’avait pas toujours été aussi compliquée qu’à l’adolescence et il avait l’impression de retrouver un semblant de la chimie qu’ils avaient enfants. « Mais qu’est-ce que ça change, au juste ? » Le regard plongé dans le sien, il caressa nerveusement le bord de sa canette avec son pouce en haussant les épaules. « Je ne sais pas … rien je suppose. » répondit-il d’une voix grave avant de finir d’un trait sa bière sans la quitter des yeux. « Je… je devrais probablement te ramener, t’as probablement d’autres trucs à faire. » Sans même attendre sa réponse, il reprit sa place derrière la barre qui lui servait d’échappatoire afin de retourner en direction de la marina.
© Laueee


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You don't have to run (cameya #2) 7vHkInU ÂGE : vingt-sept pétales de roses. (deux décembre)
SURNOM : frey, pour les intimes.
STATUT : célibataire, freya est incapable de se perdre dans les effluves de l'amour et s’applique à entretenir le mystère. la vérité est toute autre, son cœur n’appartient qu’à un seul homme : rafael, le grand-frère qu’elle admire au-delà du raisonnable, défend envers et contre tous et qu’elle adule de façon démesurée. il est celui qu’elle place sur un piédestal et dont personne n’arrive -et n’arrivera jamais- à la cheville.
MÉTIER : détentrice d’un diplôme en histoire de l’art, elle exerce dans le centre culturel du QAGOMA depuis 2019. chargée d'événementiel, freya a rapidement su se forger une réputation et un réseau solide dans lequel gravitent collectionneurs, journalistes, commissaires d’expositions et galeristes partenaires.
LOGEMENT : #71 st pauls terrace, dans le quartier de spring hill. un loft qu'elle occupe seule avec son chat du bengal ; zeus.
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TW IN RP : deuil, adoption.
GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
CODE COULEUR : #A092BE
RPs EN COURS : (07) letosimeyazoeya #3cameya #3las posadasedisonshiloh (secret santa)

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zoeya #3 ⊹ when i was young i would look in the mirror. didn't know it then but now it couldn't be clearer. that i remember being filled with such wonder. ☽ 12
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cameya #3 ⊹ 'cause we were just kids when we were separated. i know we'll be alright this time. honey, just hold my hand. i see my future in your eyes. i have faith in what i see. i'm dancing in the dark, with you between my arms. Barefoot on the grass, listening to our favorite song. ☽ 12
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simeya ⊹ uc. ☽

RPs EN ATTENTE :
(scénario & pré-lien)
rafael, le grand frère

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rafael (scénario libre) ⊹ 'cause we were just kids when we were separated. i know we'll be alright this time. honey, just hold my hand. i see my future in your eyes. i have faith in what i see. i'm dancing in the dark, with you between my arms. Barefoot on the grass, listening to our favorite song. ☽

gaïa, jordan, you ?

RPs TERMINÉS : cameya #1zoeya #1freddya #1nanowrimoeleonora #1zoeya #2cameya #2
AVATAR : taylor marie hill.
CRÉDITS : © harleystuff (avatar) ; rampld (gif) ; vocivus (sign) loonywaltz (userbars).
DC : .
PSEUDO : itsafreenzy ; céline.
Femme (elle)
INSCRIT LE : 27/10/2021
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Message(#) Sujet: Re: You don't have to run (cameya #2) You don't have to run (cameya #2) EmptyVen 25 Nov - 13:47



You don’t have to run
Freya Vranken & @Cameron Lewis You don't have to run (cameya #2) 873483867

Elle vit le visage de Cameron se fermer ; il affichait l’air contrarié d’un adolescent aux élans juvéniles. Mais c’était surtout son timbre qui le trahissait : vibrant, rude et plaintif à la fois. Il fit grimper sa voix au plus haut de son palais, ce qui intensifia aussitôt la tension nerveuse de la suédoise. L’irritation était si flagrante sur ses traits qu’elle détourna la tête quelques secondes, non sans lever les yeux au ciel. Son corps était tendu tel un arc, comme s’il recevait une série de mini décharges électriques à mesure que le fils Lewis déversait sa complainte. Les mouvements de ses lèvres étaient très nets et très distincts, ses propos on ne peut plus clairs. « Je ne serai pas longue, si ça peut te rassurer. » Face à elle, le visage de Cameron restait accroché au sien. Son charme, provisoirement lové dans une attitude hostile, l’atteignait — inexplicablement — mais suffisamment pour qu’elle ravale une partie de son venin. Bien évidemment que non, il n’était pas l’exemple à suivre, ne l’avait jamais été, et s’était hissé au sommet de -la renommée- à force de railleries mordantes et comportements dégradants. « Pas à ma connaissance. » souffla-t-elle sèchement. On ne lui demandait pas de l’être, de toute manière. Non qu’il n’en fût pas capable ; mais il lui restait encore de nombreuses leçons à tirer avant de pouvoir tenir ce rôle. Lewis était trop franc, trop direct, trop agressif pour être en mesure de guider toute une fratrie. Il ne pouvait dégainer d’abord pour s’excuser ensuite ; il fallait qu’il mérite d’être respecté. Ce qui n’était actuellement le cas d’aucun des fils de cette lignée ; jeunes, ambitieux, cyniques, suffisants, égocentrés, tout autant de qualificatifs que l’on pouvait leur prêter, mais certainement pas celui d’être responsables. « C’est entre lui et moi. » répondit-elle sans détour. La genèse d’un rictus factice se dessina au coin de ses lèvres roses. Elle avait mis au point tout un arsenal de sourires artificiels et d’amabilités stéréotypées derrière lesquels se dissimuler en société ; célèbre marque de fabrique de la famille Vranken : L’image et l’estime de soi avant le reste.

« Non, ça ne me dit rien. » nia-t-elle, avec un soupçon d’hésitation. Son visage devint pâle, presque spectral, feint ; comme si sa figure était couverte d’un masque aux multiples craquelures. Freya n’était pas à l’aise. Elle détestait l’idée d’avoir à cacher une vérité, même s’il s’agissait de la dissimuler à Cameron, personnage avec lequel elle n’était plus que sporadiquement en contact, comme si elle pressentait qu’elle pourrait un jour avoir besoin de lui. « Tu es sûr que c’est un acteur connu ? » s’enfonça-t-elle, trop peu consciente qu’un jour ou l’autre, cette imposture lui retomberait dessus. Et en cela, la suédoise suivait les traces de celle qu’elle considérait comme une sœur, creusant sa tombe à grands coups de pelles dans la terre meuble et fertile du mensonge. « Rien. Elle ne m’a rien dit… » La brune était passée à un cheveu, s’était approchée trop près, s’était brûlée les ailes au contact d’une Zoya cruelle, impitoyable et sanguinaire. « Je n’ai pas eu le privilège d’avoir droit à une version. » C’est alors que son imagination était entrée en scène. Freya se souvenait de ce qu’elle avait lu dans la presse au moment où sa grande sœur de cœur avait subitement cessé de lui donner des nouvelles. Barney Foy alias -le tueur au marteau-, alias -le boucher du pays d’Oz-, alias -la terreur de Down Under- sévissait dans la région. Il agressait les femmes — de préférence brunes — en plein cœur des artères australiennes, au crépuscule ; leur passait un sac-poubelle sur la tête pour les étouffer puis, une fois qu’elles étaient inconscientes et à terre, leur défonçait le crâne à coups de marteau. Il ne les violait pas, ne les touchait pas. Le profil établi par les spécialistes décrivait un homme entre trente et quarante-cinq ans, célibataire ou divorcé, ayant peu d’amis, peu ou pas diplômé, travaillant sans doute de ses mains, comme le laissait penser l’arme choisie. On le soupçonnait de repérer des femmes seules dans leur voiture ou à pied, la nuit, et de les suivre jusqu’au moment où elles s’arrêtaient. Sans qu’elle ne sache réellement pourquoi, les germes de la psychose avaient commencé à se répandre dans l’esprit de la suédoise. « On s’est disputées. On ne s’est pas parlées pendant des semaines. Aucune de nous n’a vraiment cherché à s’excuser quand on y pense, mais, c’est la raison pour laquelle je ne suis pas passée vous voir à Noël. Enfin… Ça m’étonnerait que tu l’aies remarqué. » Ses paupières s’étaient baissées durant sa tirade et le timbre de sa voix était, lui aussi, bien plus bas. Elle éprouvait une sensation bizarre, comme si ses jambes s’étaient soudain changées en plomb. Encore une fois, elle n’était pas à l’aise. Freya détestait l’idée de s’être confiée si aisément à celui qui, des années durant, avait préféré rire à gorge déployée quand ses fréquentations s’en étaient prises à elle. Parce qu’elle-même n’avait pu passer au travers. Personne ne s’y était dérobé. « Non c’est vrai, c’est beaucoup trop bon ! » lança-t-elle sans vergogne, l’instant d’après. Elle eut un faible rire, le temps que la phrase s’imprime dans son jeune cerveau émotif — le sien, au masculin —. Ce à quoi Lewis ne manqua pas de répliquer, l’air consterné. « C’est vrai. Cela dit, il me semble t’avoir entendu dire un jour qu’à l’instar du bon vin, tu te bonifiais avec le temps. » souffla-t-elle, un sourire au bord des lèvres.

Ses longs doigts repliés sur la filière, Freya dirigea son regard vers le visage de Cameron ; ses traits définitivement fermés — c’était ce qu’il lui laissait penser —, et ses mèches de cheveux noires balayant son front sous la danse du vent. Ses prunelles, plus sombres que deux obsidiennes, semblaient à la fois vides et chargées d’histoire ; un récit dont elle n’avait que quelques bribes mais qu’il lui aurait sans doute plu, si elle en avait connu la version intégrale. Dans la finalité, l’australien et la suédoise se ressemblaient bien plus qu’ils ne voulaient le croire, prenant la forme de deux êtres brisés ne demandant qu’à être réparés. « Dommage. Si tu as besoin, je serais ravie de me porter volontaire. » commença-t-elle. « Ça vaudra toujours mieux que d’envoyer Zoya…. J’avoue que, je n’ai bien saisi qui bottait réellement les fesses de qui. » Un frémissement se dessina au coin de ses lèvres avant qu’elle n’éclate d’un rire clair, ne plonge ses iris dans les siennes. L’intérêt du fils Lewis semblait prodigieusement accru ; dans le halo du contrejour, ses pupilles s’étaient sensiblement dilatées. Il allait avoir une opportunité unique de tourner sa sœur en ridicule, de rire des prouesses d’Aaron — si l’on pouvait les qualifier ainsi — et renouer, l’espace de quelques minutes, avec une amitié envolée. « En fait, je préfère ne pas savoir. » rectifia-t-elle. Plutôt mourir que d’imaginer sa meilleure amie voguer en direction du septième ciel dans les bras maigres de Lovelace. Ses sourcils prirent la forme d’un parfait accent circonflexe ; elle eut l’impression que l’air s’alourdissait. Freya détestait Lovelace. Et encore, ce terme ne semblait pas suffisant pour décrire les sentiments que la suédoise portait à son égard. Il lui donnait la nausée ; particulièrement lorsqu’il jouait son plus beau numéro de charme à Zoya, se dandinant avec la grâce d’un ours ivre de miel. C’était un raté, ni plus ni moins ; un camé de jeux d’argents qui bousillait bien plus que l’intégralité de ses cachets et de tout ce qu’il n’aurait jamais. Peut-être qu’elle craignait qu’il ne suive le même chemin, finalement. Parce que jusqu’à présent, Cameron n’avait démontré aucun talent dans l’art de choisir ses fréquentations. « D’accord. » rétorqua-t-elle en posant les yeux sur la chevalière qu’il triturait. Lewis mentait, elle en était certaine, mais le contredire aurait été le meilleur moyen de faire monter la tension. Et puis, ne venait-elle pas de faire de même ? Il y eut quelques secondes de flottement avant que la suédoise n’ajoute. « Je suis contente de l’apprendre. »

À un niveau d’analyse plus profond, Freya devait bien reconnaître que, d’une certaine manière, passer du temps avec lui changeait sa façon d’être. Elle était conciliante quand, des mois auparavant, la brune aurait cru cela impossible. C’était maigre, mais c’était un bon point de départ. La suédoise plongea ses yeux dans les siens quand il rejeta l’influence du paternel Vranken. « Si seulement… » L’homme d’affaires menait Eleanor à la baguette mais lorsqu’il s’agissait de ses enfants, il était totalement impuissant. L’avocat ne pouvait contrôler tous les faits et gestes de ses héritiers  — malgré le sentiment de crainte qu’il se plaisait à insuffler — déboursait chaque liasse de billets nécessaire à la raison même de son existence : blanchir leur image. « Tu as oublié qui était Charles Vranken ? » s’enquit-elle. « Je ne suis pas sûre qu’il ait intégré le fait que je sois une grande fille, libre de ses choix et dans sa vie. » Elle avait passé toute son enfance à suivre des règles stupides ; comme si elle n’avait pas le droit d’être elle-même, comme si elle se regardait bouger, répondre, agir. Comme s’il y avait deux Freya : celle qui s’obligeait à vivre comme Papa le désirait ; et celle qui observait la première. « S’il en a conscience, il ne l’acceptera très certainement jamais. » Il l’épiait ; tel le lion dans la savane, qui repérait le spécimen le plus vulnérable dans un troupeau d’antilopes, ne fixait que lui parmi les centaines d’animaux présents, à l’affût de la fragilité, de la faiblesse ; de l’animal qui boite, court moins vite, s’isole ou est rejeté par les autres… Charles ne la laisserait jamais tranquille. « Tu te souviens quand on s’amusait à le défier ? » Les pupilles de Freya s’étrécirent. « Je me rappelle d’une fois où il était si en colère que son visage était carrément devenu rouge. Un peu comme la fois où tu m’avais cachée dans la chambre de Zoya parce qu’on voulait faire nuit blanche tous les trois. On avait quoi… sept ans ? » Un large sourire habilla sa petite bouche rose quand elle cita ce souvenir.

L’instant d’après, elle se débattait — pas avec rage, mais presque — avec le gilet de sauvetage qu’il lui avait conseillé d’enfiler. Quelle plaie. « Sache, Cameron Lewis, que je ne te ferai pas le plaisir de vomir devant toi. » Plutôt mourir, encore une fois. Une braise de colère s’éveilla au creux de son ventre mais s’éteignit presque aussitôt. Il plaisantait ; comme lorsqu’ils étaient gosses et qu’il s’amusait à rire de ses peurs pour lui tendre la main la seconde suivante. Cette main qu’il ne lui tendait plus depuis des années et qui, bien qu’elle refuse de l’admettre, lui manquait juste à présent. Freya humecta ses lèvres et respira un grand coup. Comment pourrait-elle le lui dire ? Qu’en penserait-il ? N’en profiterait-il pas pour l’humilier encore une fois ? « Mais qu’est-ce que ça change, au juste ? » s’entendit-elle répondre. Raté. Elle s’était dégonflée. La suédoise ferma les yeux le temps d’une nanoseconde mais lorsqu’elle les rouvrit, les prunelles de Cameron étaient plus intenses que jamais, vissées aux siennes. Il y avait autre chose. Naturellement. Mais elle n’avait pas envie d’y penser. « Oui, je… j’ai pleins de trucs à faire. » rétorqua-t-elle en faisant mine de regarder les aiguilles qui défilaient sur sa montre. Lewis n’avait pas attendu sa réponse pour remettre sa casquette de capitaine, il dirigeait déjà le trois-mâts en direction de la marina. « Je pourrais au moins me vanter d’être montée sur un bateau. » déclara-t-elle avant de prendre le chemin de la banquette où elle avait laissé ses talons. Un soupir s’exhala d’entre ses lèvres ; elle avait envie de se gifler mentalement. Quel intérêt cette phrase avait-elle ? Lorsqu’ils eurent regagné le port, Freya attendit sagement que le choriste amarre l’Octopussy, puis elle le rejoignit sur le quai. « Bon…et bien… j’imagine que c’est ici que nos chemins se séparent. » Lorsqu’elle croisa son regard, son cœur chanta une complainte silencieuse, un aveu, un dernier élan nostalgique. « Embrasse Ana-Maria pour moi. » demanda-t-elle avant de s’éloigner et rompre tout contact.



As long as i can feel the beat.
il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.  ✻ (j. vranken)

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