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 (willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain

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Auden Williams
Auden Williams
le complexe de Dieu
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ÂGE : 38 ans. (25/12/1983)
SURNOM : Mari, père, frère, amant, partenaire, bourreau, artiste, Dieu, maître suprême, oeuvre d'art,... il répond à tout, même les insultes.
STATUT : Qu'est-ce que vous n'avez pas compris dans 'mari' ? Ce n'est qu'un détail si sa femme vit à 750 kilomètres de là et qu'il ne lui a pas échangé le moindre mot depuis six mois.
MÉTIER : Meilleur peintre d'Australie, en toute humilité. Nouveau collaborateur de la maison Weatherton, mais surtout de James.
LOGEMENT : #517, Bayside, à nouveau seul et c'est bien mieux ainsi.
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POSTS : 16522 POINTS : 955

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Né en Italie, il est bilingue › Bisexuel assumé depuis toujours, les états d'âme féminins l'agacent pourtant › A quitté l'école à 16 ans pour vagabonder en Italie, c'est à partir de là qu'il a commencé à travailler son art › La peinture est sa raison de vivre, il touche à toutes les formes d'art par besoin de créer › Ne boit pas, ne fume pas (longue histoire) › Ambidextre › Égoïste, rancunier, colérique, manichéen, un vrai Enfer à vivre au quotidien › Père de Damon (2000) et de Sloan (2020), deux mères différentes qui le détestent › Fuit dès qu'il développe des sentiments pour autrui
RPs EN COURS : (07)rivercesar #3james #4savannah #8ornella #2eliana #3vernissage (tc)


(willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain Peaky-blinders
famiglia › intense, graphic, sexy, euphoric, provocative, edgy, thought-provoking, technically and visually stunning. a compelling work of science fiction, a suspenseful exposé. cinema like you've never seen it before. the exotic, bizarre and beautiful world. this is your invitation to enter.

(willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain 30c116b999e27949516a0e6293213722e415b792
williagni › io c'ho vent'anni e non mi frega un cazzo. c'ho zero da dimostrarvi. non sono come voi che date l'anima al denaro dagli occhi di chi è puro siete soltanto codardi. e anche se ho solo vent'anni dovrò correre, per me.

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willton › i tried to run and wait it out but i've become a mess of doubts. i know i'm hard to be around when i'm down and now. i'm just using up your trust. too much, it's always too much. i'm addicted to the rush. tell me am, i on your mind?

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matthew › (scénario) i let you down, it's what i always do best. i found my way under your skin and somehow crept into your chest. you can fall to your knees and pray 'cause i'm a sinner and i won't be saved. i've been lying to you more each day.

RPs TERMINÉS : (willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain 25dxp5w4
(willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain OnoekxN

cf. fiche de liens
AVATAR : Louis Garrel
CRÉDITS : zsavatars (avatar) › harley (gif profil & willton) › loonywaltz (ub)
DC : Charlie, Lily, Swann & Rhett
PSEUDO : Kaelice
Femme (elle)
INSCRIT LE : 28/05/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t24284-auden-canicule-en-ete-mamie-va-y-passer https://www.30yearsstillyoung.com/t37070- https://www.30yearsstillyoung.com/t24386-auden-williams https://www.30yearsstillyoung.com/t24554-auden-williams

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Message(#) Sujet: (willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain (willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain EmptyMer 30 Mar - 15:49



Spoiler:

Ils n’ont plus vu la lumière du jour depuis de nombreuses heures, et cela n’a rien à voir avec un ciel couvert ou des rideaux trop opaques. La nuit est tombée depuis longtemps, voilà tout ce que cela signifie. Ni l’un ni l’autre ne s’en est rendu compte, occupés à travailler d’arrache pied sur une pièce qu’ils finiront par détester, comme toutes les autres avant elles. Ils ne s’entendent sur rien sauf le besoin de perfection de chaque chose, haut niveau qu’ils n’arrivent jamais à atteindre comme ils le voudraient, en résultant à de nouvelles esquisses et autres dessins encore une fois roulés en boule jusque dans un coin de l’atelier. Auden pourrait en faire une oeuvre d’art, de ces merdes, si jamais il avait justement l’esprit capable de tabler sur autre chose que ce projet de défilé dont il est à l’initiative et qui, à défaut d’avancer ou même stagner, semble réellement reculer. Ce sont autant de jurons qu’il ne garde pas pour lui, sauf peut-être ce soir où tout semble être un peu mieux, un peu moins pire. Une accalmie avant une nouvelle tempête, sans doute, mais c’est bien assez pour que son cœur se remplisse d’un espoir nouveau tout en ayant la sensation que la douleur dans son poignet à force d’avoir usé et abusé des différents crayons soit justifiée. Les médecins lui ont dit d’y aller doucement, et il a miraculeusement hoché de la tête en pensant “allez vous faire foutre” et en obéissant à aucune recommandation. Son pied est encore dans un état misérable mais il a retrouvé des forces au fil des mois écoulés, assez pour marcher presque convenablement et faire dix mètres sans être essoufflé - ça se complique à onze, cependant. Assez, aussi, pour avoir su reprendre la garde de son fils, chez tonton Saül pour la nuit puisqu’Auden avait déjà anticipé qu’il ne rentrerait pas avant son réveil. Et puisque le petit dort, justement, il n’a pas l’impression de rater le moindre moment de sa vie: il sera là à son réveil et toute la journée ensuite ; il trouvera le temps de dormir plus tard ou jamais, peu importe, il a des choses à faire. Ils ont des choses à faire et un projet à mener, les choses semblant finalement avancer comme ils l’espèrent. Bien que largement en retard sur tous les délais possibles et inimaginables, aucun des deux hommes ne semble perdre espoir en leur projet commun, largement convaincus de sa viabilité. Ils sont doués, très doués. Ils savent travailler ensemble et les insultes et autres menaces de mort ne sont qu’un moteur. Il n’y a rien qui puisse raisonnablement les tenir éloignés de l’exécution d’un parfait chef d'œuvre, en toute honnêteté.

La soirée est placée sous le signe du café pour Auden, du vin pour James. Ce dernier vide petit à petit la cave de l’Italien sans que ce dernier n’y voit le moindre problème, lui qui n’aurait de toute façon jamais rien fait de ces bouteilles dont il ne sait pas laquelle vaut trois dollars ou trois mille. C’est Saül qui tournera de l’oeil en voyant ça, et c’est justement ce qu’il y a de plus amusant dans cette histoire, surtout alors qu’il lui dira en avoir lui-même bu, comme en cet instant alors qu’il finit par dérober le dernier quart de l’immense verre de l’Australien - le genre de verre qui peut contenir un litre et qu’on appelle ‘verre’ simplement pour la forme. Un sourire en coin, éternellement assis sur le sol de la pièce et ses bras ne servant qu’à retenir sa tête sur la table basse de l’atelier, il observe en silence - ô Miracle - le styliste apporter sa touche personnelle à ses propres dessins, hérésie qu’il n’aurait jamais tolérée de la part de qui que ce soit d’autre. Son trait est fin, assuré. Il apporte des idées auxquelles Auden aurait pu penser par lui-même, c’est évident, mais cela prouve bien qu’elles ne sont pas totalement stupides pour autant. L’italien laisse sa tête rouler contre son épaule, expirant doucement alors qu’il ressent peut-être pour la première fois des signes de fatigue. A l’horizon, il en est certain, il peut déjà observer l’obscurité devenir relative et le soleil se lever. Ils en auront la confirmation dans quelques minutes, quand Brisbane tout entier se lèvera de nouveau et qu’une nuée d’employés prendront possession des lieux, à son plus grand malheur. “J’aime bien l’idée mais si tu veux mon avis, je me contenterais pas d’ajouter ça à une robe. J’en ferais la pièce en elle-même.Ça, ce qui n’est aujourd’hui qu’un coup de crayon doré, ce qui sera demain un véritable travail de minutie et d’artiste, arboré par un mannequin pas choisi pour ses diplômes comme l’a dit James lui-même.

Et finalement, de la feuille autrefois blanche et aujourd’hui colorée de mille teintes différentes, c’est plutôt sur le visage fatigué de l’australien qu’Auden laisse son regard vaciller. Il a toujours aimé la lueur différente que prenait son regard dès lors qu’il se voulait concentré sur son travail, tout comme il a toujours su noter le moindre tique nerveux dont James lui-même n’a sûrement jamais eu connaissance, éternellement happé par ce même travail. C’est un artiste, lui aussi, et qui plus est un putain de bon artiste dont le seul défaut reste encore de se battre trop souvent avec ses mèches de cheveux pour que ce ne soit pas synonyme de temps perdu - mais n’osez pas demander à Auden pour autant s’il pense qu’il devrait les couper. La réponse serait négative. S’il avait ne serait-ce que pris le temps de peser le pour et le contre dans son esprit, sans doute en serait-il à nouveau venu à une réponse toute aussi négative à la question ‘est-ce que c’est une bonne idée?’ mais justement, Auden n’a jamais aimé suivre les bonnes idées. L'instant est suspendu dans le temps, leur esprit est rempli de mille nouvelles idées de tenues et autres dessins. Il l'observe travailler ainsi depuis des semaines et des semaines, l'australien, tant et si bien que ses bonnes résolutions de se concentrer sur leur travail ne peuvent qu'être reléguées au second plan. L'art prône toujours sur tout le reste mais c'est justement leur passion commune qui le pousse à agir de la sorte.

Ainsi, son premier geste se résume à prendre le crayon dans sa propre main pour le retirer de celle du styliste et le reposer un peu plus loin sur la table, soucieux de ne pas gâcher le dessin qu’il juge terminé - James voudra encore et toujours le perfectionner jusqu’à le rendre illisible, il le connaît. Son deuxième geste, c’est sa main encore abîmée par le passage de la balle qui l’initie, se plaçant à l’arrière du crâne du blond pour, sans aucune surprise finalement, venir poser ses lèvres contre les siennes dans un baiser qu’il veut passionné, langoureux et, surtout, nécessaire. Tout ce qu’il regrette, finalement, c’est que leur dernière discussion en date l’ait dissuadé de l’embrasser bien plus tôt, dès qu’il en a retrouvé l’envie pour la première fois, et ce peu importe toutes les merdes qu’il a pu raconter sur sa vie privée et tout ce qui s’en suit. Ce n’est qu’un baiser, il le lui assurera dès qu'ils y auront mis fin.


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James Weatherton
James Weatherton
le gant de velours
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(willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain 7vHkInU ÂGE : trente-et-un ans (17/08/90 - lion)
SURNOM : Birdie le surnomme Dracula, il est vrai qu'il ne prend pas souvent le soleil.
STATUT : il s'insinue constamment dans ses pensées. lui, sa plus grande faiblesse.
MÉTIER : styliste et directeur artistique d'une maison de haute couture, Weatherton.
LOGEMENT : #40 Latimer Road, une maison de caractère à Logan City. son chat réserve en général un accueil chaleureux (non) à ses visiteurs.
(willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain Dbma
POSTS : 2827 POINTS : 1205

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : australien par son père, canadien par sa mère › compte les personnes dont il est vraiment proche sur les doigts d'une main mais ne donne pas sa confiance à la légère › son compagnon est mort trois ans plus tôt dans un accident de moto, il vit depuis un deuil silencieux › peu enclin à montrer ce qu'il ressent, il s'est forgé une carapace dont il est difficile de venir à bout › les femmes le fascinent et lui inspirent la majeure partie de ses créations › plus souvent fourré dans son atelier que n'importe où ailleurs › se sent seul mais préférerait se faire couper une jambe que de l'admettre.
RPs EN COURS :
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jarchie #15i think i'm drowning, asphyxiated. i wanna break this spell that you've created. you're something beautiful, a contradiction. i wanna play the game, i want the friction. you will be the death of me.

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gina (scénario libre)everyone has to feel loneliness, are we the ones who create this? i can steal the pain in your heart. i steal in the running night. i swim in the lakes of tears on your face. be the only sound in silence and let me be your voice forever.

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willton #4faces in the crowd will smile again and the devil may cry at the end of the night. they will parade upon your victory, you'll put a smile upon their faces. the world will be yours for the taking, the story you birth will be ageless. just learn to love pain and be patient.

(willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain Ricr
adèle #1our paths have crossed in the order of things, we're just so lost. and closer still if we think with our heads we can feel so high. and losing ground so the distance between us can keep us alive. are we only a few lonely hearts killing time in an empty jar? are we ever apart? a delusion much greater than we first thought.

(willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain Omzv
weatherburry #2remember those walls i built? well, baby they're tumbling down. and they didn't even put up a fight, they didn't even make a sound. i found a way to let you in, but i never really had a doubt. standing in the light of your halo, i got my angel now.

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weatherton (pré-liens libres)fashion should be a form of escapism, and not a form of imprisonment. - Alexander McQueen


(09/07) adèleandrewauden #4archie #15halston #3 (fb jan. 2022)mabel #2 & alyssa (event)elianabirdie #2

(ua) swann (bébou)

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RPs EN ATTENTE : itziar #2 › lou #3
RPs TERMINÉS : (2022) auden #3dianaarchie #14mabel

(2021) archie #4archie #6archie #7shiloh #1archie #8event open houseraphael #1archie #9 & mad #1archie #10channing #1mila #1eddie #1 & gabrielle #1archie #11lou #2raphael #2birthday party (halston #2 & eddie #2)auden #1archie #13madison #2shiloh #2

(2020) archie #1archie #3itziar #1 (secret santa)lou #1birdie #1

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(ua slasher) eddie #3michaelaauden #2


rps abandonnés:

(willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain 4tta

AVATAR : cody fern.
CRÉDITS : avatar @selfmade, crackships jarchie & willton @harley, crackship weatherburry @cristalline, dessin @mapartche, userbars @loonywaltz.
DC : rory craine & colin brenner.
PSEUDO : nairobi, charlotte.
Femme (elle)
INSCRIT LE : 26/11/2020
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Message(#) Sujet: Re: (willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain (willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain EmptyMar 12 Avr - 17:18




(c) harley
tastes so sweet but leave you feel sick pain.

Rien n'était plus apaisant aux yeux de James qu'un atelier désert donnant sur une ville partiellement endormie. Seule la présence d'Auden réchauffait l'atmosphère des lieux et l'aidait à tromper sa solitude – et c'était bien l'unique compagnie qu'il aurait accepté à ses cotés ce soir, alors qu'ils avaient un projet de défilé sur le feu et que celui-ci daignait enfin avancer après une trop longue stagnation. S'il n'avait jamais tenu rigueur à l'italien d'avoir atterri à l'hôpital et du économiser ses forces à son retour chez lui, James s'était promis de ne pas perdre une seule seconde de plus lorsque l'état du peintre leur permettrait de se mettre au travail. Et c'est ce qu'il faisait plusieurs soirs par semaine, s'éternisant volontiers entre ces murs jusqu'à parfois apercevoir les premiers rayons du soleil se lever sur Brisbane. Le temps n'était plus qu'accessoire dès qu'ils commençaient à créer. Dès que la mine d'un crayon se posait sur une feuille et redessinait les contours d'une future création, comme ici tandis que James retravaillait les tracés minutieux de l'italien pour y apporter sa touche personnelle et une vision qui leur appartienne à tous les deux. Quatre mains, voilà ce qu'il fallait pour accomplir un projet à la hauteur de leurs ambitions, et aucun d'eux n'avait l'intention d'économiser son énergie ou de laisser filer une seule minute qu'ils pourraient consacrer à parfaire ces dessins. Chaque journée en comptait toujours trop peu, quoi qu'ils fassent, ainsi chaque divergence d'opinion entre les deux artistes ne durait jamais bien longtemps avant qu'ils n'en reviennent à l'essentiel. Même deux tempéraments aussi marqués que les leurs ne sauraient altérer leur professionnalisme et leur besoin d'aller au bout du défi qu'ils s'étaient lancés. Il arrivait encore que le ton monte et que les esprits s'échauffent, bien sûr, tout comme certains crayons volaient parfois à travers la pièce lorsque la tension y était trop forte, mais ils parvenaient la plupart du temps à se raisonner. Il y avait de la place pour leurs deux esprits créatifs, entre ces murs, et ils avaient bien plus à gagner à travailler ensemble qu'à se faire la guerre. C'est précisément parce qu'il était convaincu depuis le premier jour qu'Auden et lui sauraient faire des merveilles en unissant leurs forces que James était ici, ce soir.

Et il ne regrettait pas sa décision, peu importe à quel point les choses avaient pu dégénérer la dernière fois que certains sujets sensibles avaient été effleurés et leurs deux egos mis à mal par certaines vérités. Ça n'avait pas d'importance, seul comptait tout ce qu'ils pourraient accomplir même avec peu d'heures de sommeil et un peu (trop) de vin ingurgité. James avait imposé ses conditions dès le départ et avoir le libre accès à la cave de l'italien en faisait partie, parce qu'il était dur en affaires et qu'il fallait bien qu'il y ait aussi quelques avantages à avoir entretenu une liaison avec son nouveau collaborateur. Ce passif leur permettrait simplement quelques familiarités, à l'instar de cette main qu'Auden aventurait bien souvent en direction du verre de vin du styliste et que James laissait faire sans même broncher. Il arquait parfois un sourcil, faussement contrarié, mais ne pensait même plus à faire la moindre remarque. Si le café seul ne suffisait plus à nourrir l'esprit créatif de l'italien, il en allait de son devoir de faire en sorte qu'il ne soit jamais en panne d'inspiration. Qu'était donc un verre de vin, au milieu de ce qu'ils créaient ici ? Aussi divin soit le vin en question. “J’aime bien l’idée mais si tu veux mon avis, je me contenterais pas d’ajouter ça à une robe. J’en ferais la pièce en elle-même.” Les remarques du peintre était généralement pertinentes, mais celle-ci frisait presque le génie. James le savait au moment où il avait accepté qu'ils travaillent ensemble et s'il avait toujours pensé en son for intérieur qu'Auden était un précurseur, il constatait à nouveau qu'aucune limite ne pouvait arrêter l'italien. Mais voilà, justement, des limites ils devaient s'en imposer que ça leur plaise ou non. « Ce serait surréaliste et dramatique à souhait. Et te méprends pas, c'est exactement ce que je recherche moi aussi pour cette collection. » Ils n'étaient pas là pour faire dans la demi-mesure, et ni Auden ni lui n'avaient pour habitude de s'encombrer de subtilité au moment de donner vie à leurs idées. C'est comme ça que les toiles de l'italien étaient aussi grandioses que parfois dérangeantes, et que plusieurs des robes que James avait pu présenter au fil des années avait déjà laissé le public médusé. Ils osaient tout, c'est en ça qu'ils se complétaient si bien. Seulement, il y avait un mais. « Mais ici on réalise des vêtements que les gens pourront porter, pas des œuvres d'arts destinées à finir dans un musée. L'idée est géniale, sur le papier, mais en pratique personne ne pourrait sérieusement se mouvoir avec ça. » Et à nouveau qu'il ne se méprenne pas, James lui-même était parfois allé à l’encontre de ce genre de logiques pour donner forme à des créations que beaucoup disaient trop avant-gardistes ou immettables. Mais la raison pour laquelle Auden était peintre et lui couturier, c'est que leurs arts se voulait autant semblables que drastiquement opposés. Une robe qui pèserait quarante kilos ou vous empêcherait de vous asseoir pourrait faire sensation, sans le moindre doute, mais vous prendriez le risque de n'en vendre aucune et de vous tirer une balle dans le pied. Ce qui n'empêchait pas James de nourrir la certitude qu'ils étaient faits pour travailler ensemble, précisément parce qu'ils tombaient rarement d'accord et faisaient toujours valoir leurs deux points de vue. Et c'est pour cette raison qu'il se remit au travail, leur vision commune recrée au fil de ses coups de crayons et chaque nouvelle idée couchée sur le papier, prête à être à nouveau débattue durant de longues minutes.

Un geste initié par l'italien le coupa cependant dans son élan et James n'eut pas même le temps de réagir que son crayon lui glissa entre les doigts pour atterrir entre ceux d'Auden. « Auden, j'ai pas fi- » La suite non plus, il ne l'avait pas vu venir, quand bien même la façon dont le peintre approcha son visage et déposa finalement ses lèvres contre les siennes eut tout de familier. Un élan qui trouvait parfaitement sa place dans la relation qu'ils partageaient autrefois, lorsqu'il était courant qu'une rencontre prétendument anodine amène à un énième rapprochement physique que ni l'un ni l'autre n'avait jamais pris la peine de freiner. A l'époque, James aurait exactement su comment répondre à ce baiser et il n'aurait pas hésité une seconde à glisser ses mains sous la chemise de l'italien et à plaquer son corps contre le mur le plus proche. Mais aujourd'hui ces automatismes avaient laissé la place à une hésitation nouvelle, une surprise imprégnée jusque dans chacun de ses muscles, raidis depuis plusieurs secondes. Parce qu'il retrouvait dans ce contact la passion qui avait toujours animé le peintre et qui si souvent avait su réchauffer son cœur à l'époque. Une passion désarçonnante, aujourd'hui pourtant, et qui lui valut de ne mettre fin à ce baiser qu'après quelques instants. « Qu'est-ce que tu fous ? » La question se voulait presque rhétorique à ce stade, alors qu'il sentait encore le goût de ses lèvres contre les siennes. Ce baiser, voilà ce qu'il tentait de comprendre, parce que si c'était loin d'être leur premier il n'en était pas moins synonyme de surprise après la manière dont leur échange avait tourné, la dernière fois, chez le peintre. James n'était pas assez naïf pour croire que l'attirance d'autrefois avait complètement disparu lorsqu'Auden était réapparu dans sa vie, mais c'était une chose de laisser la nostalgie l'envahir en se remémorant le passé et une autre de s'abandonner à ses pulsions comme s'il ne s'était rien passé. Et puis Auden avait Léo, aujourd'hui. Ce fichu Léo qui était peut être bon pour lui, après tout. « C'était quoi, ta manière de me faire comprendre que t'es heureux de travailler avec moi ? » Si ça n'était vraiment que ça, ils en riraient pour passer rapidement à autre chose, seulement James savait bien que même un impulsif comme Auden savait se contenter de mots lorsque c'était suffisant. « Depuis quand t'es devenu aussi difficile à suivre ? » Tout était simple, à l'époque, comme ce qu'ils partageaient. Et Auden était peut être adapte des coups de sang mais lorsqu'ils se retrouvaient tous les deux, James savait toujours à quoi s'attendre et qu'ils passeraient de bons moments sans jamais demander plus. Aujourd'hui, pourtant, il sondait ce même regard qu'il avait observé de si nombreuses fois sans savoir dire ce qui s'y passait. « Sois pas stupide. Imagine que Léo t'ait suivi et qu'il sabote tes freins. » D'accord, du peu qu'il avait vu du jeune homme il n'avait pas l'air de représenter la moindre menace, mais il lui avait bien dit qu'Auden s'était fourré dans le merdier en hébergeant cet amoureux transi. Et très franchement, James ne tenait pas à être mêlé à cette histoire plus qu'il ne l'était déjà. Surréaliste et dramatique étaient deux mots qui la dernière fois résumaient déjà suffisamment son échange avec l'italien.



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PETIT PLUS : Né en Italie, il est bilingue › Bisexuel assumé depuis toujours, les états d'âme féminins l'agacent pourtant › A quitté l'école à 16 ans pour vagabonder en Italie, c'est à partir de là qu'il a commencé à travailler son art › La peinture est sa raison de vivre, il touche à toutes les formes d'art par besoin de créer › Ne boit pas, ne fume pas (longue histoire) › Ambidextre › Égoïste, rancunier, colérique, manichéen, un vrai Enfer à vivre au quotidien › Père de Damon (2000) et de Sloan (2020), deux mères différentes qui le détestent › Fuit dès qu'il développe des sentiments pour autrui
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willton › i tried to run and wait it out but i've become a mess of doubts. i know i'm hard to be around when i'm down and now. i'm just using up your trust. too much, it's always too much. i'm addicted to the rush. tell me am, i on your mind?

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matthew › (scénario) i let you down, it's what i always do best. i found my way under your skin and somehow crept into your chest. you can fall to your knees and pray 'cause i'm a sinner and i won't be saved. i've been lying to you more each day.

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Message(#) Sujet: Re: (willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain (willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain EmptyMer 13 Avr - 2:05



L’idée n’est pas qu’une idée. Je ne prends pas de mon temps pour me contenter de lui donner des conseils qu’il peut, ou non, décider d’écouter. Notre temps est précieux, le sien comme le mien, et personne n’a le loisir de le gâcher dans des instants futiles. Notre travail doit avancer, autant parce que c’est là le cours normal des choses que parce que nous avons déjà trop perdu de temps - par ma seule faute, je l'admets. « Ce serait surréaliste et dramatique à souhait. Et te méprends pas, c'est exactement ce que je recherche moi aussi pour cette collection. » Je souris sans un mot, mes yeux rencontrant les siens pour donner un maigre répit aux traits qu’il incruste sur le papier et dont je juge de la précision et de l’intelligence, comme si cette esquisse était une œuvre à part entière. Si le côté dramatique n’est pas nécessairement ce que je recherche, le surréaliste l’est bien plus. Notre collaboration sera quelque chose d’unique, inédit et, surtout, d’impossible à copier, peu importe le nom ou la renommée de la personne en face, imbue dans sa bulle de mannequins en sous-vêtements et qui ne pense qu’au profit. « Mais ici on réalise des vêtements que les gens pourront porter, pas des œuvres d'arts destinées à finir dans un musée. L'idée est géniale, sur le papier, mais en pratique personne ne pourrait sérieusement se mouvoir avec ça. » Bien sûr qu’il y avait un mais : rares sont les instants où nos deux avis convergent et se superposent parfaitement. Et si je suis loin d’être le premier à accepter une éternelle critique, celle de James sonne comme une presque mélodie à mes yeux - autant qu’elle m’exaspère tant toute la mauvaise foi du monde ne permet pas de totalement balayer ses idées du revers de la main. Cette dernière idée, bien trop portée sur les limites de son monde plutôt que sur l’idée de la pièce en elle-même, m’intéresse pourtant bien moins que tout le reste. “Fais de celle-là une oeuvre d’art et reproduit le motif en miniature ailleurs, si ton monde est aussi refermé que ça sur lui-même.” Je souffle, à moitié exaspéré seulement, peu intéressé par les codes précis de la mode. Il n’a qu’à reprendre le motif sur d’autres robes, d’autres accessoires, des chaussures même peut-être. Qu’importe. Je ne doute pas un seul instant que le Monde se l’arrachera de toute façon. Et un jour, comme les plus grands noms du monde de la couture avant lui, je ne doute pas que cette œuvre trouvera sa place dans un musée à son nom. Mais ça, il n’a pas besoin de moi pour le savoir. “Tes mannequins qui ne sont pas choisis pour leurs études sauraient marcher avec.” Et les photographes photographier, les invités s’ébahir, le monde entier s’émerveiller. Voilà tout ce qui m’intéresse, moi, bien au-delà de l’aspect pratique. Le monde doit s’adapter à l’art et non l’inverse, il n’y a qu’ainsi que les choses peuvent évoluer.

Rapidement, toute idée de débat se veut pourtant repoussée à plus tard, sûrement à notre prochaine réunion qui ne sera pas plus tard que demain (ou ce soir, j’imagine, précision oblige). Les lèvres scellées, la tête reposée contre mes bras croisés sur la table, je l’observe tirer des traits sur le papier sans penser à tout ce que je pourrais reprocher à son coup de crayon. Au contraire. Certains ont besoin de mots doux et de mélodies pour être apaisés ; cela n’a jamais été mon cas. Ma respiration se calme jusqu’à devenir parfaitement inaudible, mon esprit se vide un temps de tous problèmes et questionnements. Je ne réfléchis plus à rien lorsque mes doigts délivrent les siens du crayon de bois, ce à quoi il répond par de maigres mots. « Auden, j'ai pas fi- » Je ne réfléchis plus à rien non plus lorsque mes doigts retrouvent leur ancrage dans la nuque de l’artiste et que mes lèvres, elles, s’enivrent des siennes et de tous les vins qu’il a pu goûter récemment. Le geste n’est pas nouveau, absolument pas, et ce ne sont pas les années écoulées sans qu’il ait été exécuté qui auraient pu me le faire oublier le moins du monde. Et encore moins toutes les sensations qui en découlent.

Pourtant, si chaque action connaît effectivement ses propres conséquences, jamais je n’aurais pu imaginer que ce baiser connaîtrait une fin aussi abrupte, avortée bien avant l’heure. Mon visage recule de quelques centimètres, sans doute bien moins que le sien. Ce sont pourtant sur mes traits que la surprise se lit le plus sans que je ne l’ai appelée à comparaître. « Qu'est-ce que tu fous ? » Vraiment ? Le rôle du sainte nitouche qui n’a rien vu venir et qui jamais ô grand jamais n’aurait pensé prendre un tel chemin ? Non, il va trop mal à son teint pour que James puisse me laisser croire qu’il veut en jouer le rôle. Pire encore, je n’arrive pas à comprendre sa réaction et surtout pas ce qui la motive. Il y a peu de temps encore, il n’émettait pas la moindre objection. “Et toi alors ?” Je demande à mon tour, ces quelques mots pourtant lourds de sens alors que, de toutes les suites possibles à ce baiser, je n’aurais pas su en imaginer une aussi peu grisante que celle-ci. La surprise faisait partie intégrante de la majorité des schémas, mais jamais elle ne prenait une telle forme. Jamais James ressemblait autant au commun des mortels : et le problème n’est pas qu’il soit mortel, mais justement commun. « C'était quoi, ta manière de me faire comprendre que t'es heureux de travailler avec moi ? » - “Tu me vois comme un chien qui remue la queue avant sa promenade du jour ou quoi ?” Il le sait, James, que s’il joue le jeu des provocations alors je ne saurais que lui rendre la pareille, tout en ajoutant de l’huile sur le feu au passage. Je ne veux pas parler de notre travail, je veux encore moins parler de mes sentiments et, surtout, je ne veux pas parler du tout. Tout était simplement résumé dans ce baiser et je suis certain qu’il l’aurait compris, s’il n’avait pas eu ce besoin d’y mettre un terme aussi rapidement. Ses questions appellent les miennes et blessent mon ego au passage, ce qui n’est jamais une bonne nouvelle pour personne.

« Depuis quand t'es devenu aussi difficile à suivre ? » Je m’offusque dans un froncement de sourcils, ne voyant ni la raison, ni l’utilité de tels mots. Je ne suis jamais arrivé avec un manuel pour qu’il sache comment m’appréhender, je n’ai jamais non plus cherché à ce que ce soit les cas. Les confessions, les aveux, il est le seul à les avoir amenés tant ils sont rares de ma personne. Ce qui n’est pas rare, c’est le nombre d’autres personnes avec qui j’ai partagé une nuit ou plusieurs ; et aucune d’entre elles n’a entendu de tels mots de ma part. “De quoi tu parles ?” Je sais, bien sûr, qu’il fait une allusion à peine voilée à la dernière véritable conversation que nous avons eue, laquelle avait très certainement pour but de poser des barrières inutiles entre nous. Ou tout du moins, c’est ce qu’il en aura compris quand, de mon côté, je ne cherchais qu’à gagner du temps pour mieux minimiser un passé commun. Il ne fait jamais bon de donner trop de force à un paramètre hors de contrôle, uniquement maintenu par des souvenirs communs et immuables. Il valait mieux, pour tout le monde, qu’il ne les voit que sous le prisme d’une relation charnelle et rien d’autre, simplement animée par des pics d’inspirations artistiques. Alors oui, c’est à mon tour de déjà jouer au con et de feindre l’ignorance, simplement parce qu’il s’agit là du moyen le plus rapide pour lui expliquer mon point de vue, encore largement embrumé, sur la situation. Notre situation. « Sois pas stupide. Imagine que Léo t'ait suivi et qu'il sabote tes freins. » J’ai un rire amer, bien plus à cause du sens de ses mots que de la possibilité d’une vendetta de la part du gamin. Lui non plus, je ne m’étais pas attendu à le voir utilisé comme un argument. Contre moi, qui plus est. “Tu as appris que j’étais marié et ton seul problème c’est un gamin avec qui j’ai aucun lien ?” Et qu’il n’ose pas un seul instant parler de Ginny, ce n’est pas ce que je dis. Je ne lui donne pas de pistes pour qu’il me trouve des reproches, je m’occupe simplement de creuser et révéler les faiblesses des siens, trouvés à la va-vite. “Depuis quand t’en as quoi que ce soit à foutre, même ?” Il a sa vie, j’ai la mienne, et tant que cela n’impacte pas négativement notre art, et aujourd’hui notre collaboration, alors il est de mise de ne pas chercher à en savoir plus que nécessaire sur la façon dont l’autre occupe son temps. Personne n’a clairement statué cette règle mais ce n’est pas pour autant qu’elle n’existait pas. “Il est parti. Léo.” J’annonce froidement, sans aucune émotion, n’ayant de toute façon pas à lui en cacher tant que ça. Il fait sa vie, lui aussi, je m’en moque bien. Je me recule un peu plus encore de lui, assez pour pouvoir observer le moindre trait de son visage et non plus les nuances claires de ses yeux. “Donc si tu voulais l’utiliser comme une excuse, cherche encore, je t’en prie.Et cherche vite, James. Mon regard est infiniment plus dur, mes réactions animées uniquement par la blessure qu’il vient de créer et dont je n’aurais jamais cru nécessaire de me protéger, venant de lui. Ce n’est pas la première fois qu’un baiser est revu sous un angle raisonnable, à peine consommé simplement pour être repoussé à plus tard parce que pour le moment encore le travail et l’élan d’inspiration artistique est la seule chose qui importe, mais je sais qu’en cet instant il n’y a rien de tout ça. Alors vas-y, James, je t’en prie. Explique-moi. A défaut d’avoir encore toute la nuit, une nouvelle journée s’offre déjà à nous.


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James Weatherton
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(willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain 7vHkInU ÂGE : trente-et-un ans (17/08/90 - lion)
SURNOM : Birdie le surnomme Dracula, il est vrai qu'il ne prend pas souvent le soleil.
STATUT : il s'insinue constamment dans ses pensées. lui, sa plus grande faiblesse.
MÉTIER : styliste et directeur artistique d'une maison de haute couture, Weatherton.
LOGEMENT : #40 Latimer Road, une maison de caractère à Logan City. son chat réserve en général un accueil chaleureux (non) à ses visiteurs.
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GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : australien par son père, canadien par sa mère › compte les personnes dont il est vraiment proche sur les doigts d'une main mais ne donne pas sa confiance à la légère › son compagnon est mort trois ans plus tôt dans un accident de moto, il vit depuis un deuil silencieux › peu enclin à montrer ce qu'il ressent, il s'est forgé une carapace dont il est difficile de venir à bout › les femmes le fascinent et lui inspirent la majeure partie de ses créations › plus souvent fourré dans son atelier que n'importe où ailleurs › se sent seul mais préférerait se faire couper une jambe que de l'admettre.
RPs EN COURS :
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jarchie #15i think i'm drowning, asphyxiated. i wanna break this spell that you've created. you're something beautiful, a contradiction. i wanna play the game, i want the friction. you will be the death of me.

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gina (scénario libre)everyone has to feel loneliness, are we the ones who create this? i can steal the pain in your heart. i steal in the running night. i swim in the lakes of tears on your face. be the only sound in silence and let me be your voice forever.

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willton #4faces in the crowd will smile again and the devil may cry at the end of the night. they will parade upon your victory, you'll put a smile upon their faces. the world will be yours for the taking, the story you birth will be ageless. just learn to love pain and be patient.

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adèle #1our paths have crossed in the order of things, we're just so lost. and closer still if we think with our heads we can feel so high. and losing ground so the distance between us can keep us alive. are we only a few lonely hearts killing time in an empty jar? are we ever apart? a delusion much greater than we first thought.

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weatherburry #2remember those walls i built? well, baby they're tumbling down. and they didn't even put up a fight, they didn't even make a sound. i found a way to let you in, but i never really had a doubt. standing in the light of your halo, i got my angel now.

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weatherton (pré-liens libres)fashion should be a form of escapism, and not a form of imprisonment. - Alexander McQueen


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Message(#) Sujet: Re: (willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain (willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain EmptyMar 3 Mai - 17:38




(c) harley
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Quiconque connaissait Auden et James savait que deux tempéraments tels que les leurs ne cohabiteraient pas facilement même dans un atelier réputé pour être immense. Que cet endroit était bien souvent le théâtre d'interminables débats et d'affrontements par crayon interposé. Mais quiconque connaissait aussi leur désir de marquer les esprits grâce à cette collaboration d'un genre unique savait qu'ils avaient précisément choisi de travailler ensemble pour toutes ces raisons. Parce qu'ils ne tombaient que rarement d'accord, qu'il soit question des motifs d'une robe ou de la coupe d'un tailleur, et que ces divergences d'opinion menaient aussi bien souvent à de puissants et d’implacables élans d'inspiration. A croire que ça les amusait, de se pousser à bout et de tester mutuellement leurs limites jusqu'au point où chacun ressentait l'irrépressible besoin de prouver à l'autre qu'il avait les meilleures idées, quand ils se complétaient en vérité à chaque fois. Le peintre indomptable et le couturier inflexible formaient alors un duo détonant mais ô combien productif : ils savaient tous les deux qu'ils passeraient toutes leurs nuits enfermés dans l'atelier si c'était le seul moyen pour eux de réaliser la collection dans les temps et alors qu'ils ne cessaient d'avoir de nouvelles idées. Des idées pas toujours des plus réalisables, mais toutes incontestablement brillantes. “Fais de celle-là une œuvre d’art et reproduit le motif en miniature ailleurs, si ton monde est aussi refermé que ça sur lui-même.” Que sa remarque ait passablement agacé Auden n'avait rien d'une surprise lorsqu'on savait que l'italien n'avait jamais laissé la moindre règle se dresser entre lui et son art. Et pour ça, certainement que James ne pouvait s'empêcher de l'envier, ayant plus de difficultés à s'émanciper entièrement des codes qui régissaient l'univers de la mode. Il les avait transgressé à plus d'une reprise, pourtant, et même réinventé au fil des années lorsque ses choix avaient durablement permis de moderniser l'image de Weatherton. C'était une chose à laquelle il était particulièrement attaché dès l'instant où il avait pu prendre la suite de son grand-père. « Ça va peut être te surprendre, mais je t'ai pas attendu pour briser les codes Auden. » Il lui glissa une œillade malicieuse, en vérité convaincu que l'italien avait encore en mémoire tous les soirs où James lui avait longuement partagé le récit de ses prouesses, et toutes les fois où ses décisions avaient pu pousser les plus dubitatifs à le traiter d'illuminé. « Mais il y a des limites à l'excentricité que peuvent tolérer même nos clients les plus riches. » C'était eux qui étaient encore parfois étroits d'esprit, pas lui. Et c'était eux qui achetaient leurs robes et faisaient vivre Weatherton depuis des décennies. Oh bien sûr, James pourrait se contenter d'habiller des actrices et des influenceuses pour tous les tapis rouge du pays, mais ce serait cracher sur l'héritage de sa famille que de prétendre que Weatherton pouvait tourner le dos à la majeure partie de sa clientèle. Des femmes d'affaires, des politiciennes, d'éminentes journalistes aux goûts résolument plus classiques. « Je doute pas que tu détesteras chacun d'entre eux lorsque tu devras les rencontrer. » James ne prétendrait pas lui non plus qu'il raffolait de ces rencontres avec des individus bien souvent greffés à leur coupe de champagne et incapables de tenir une conversation qui n'ait pas trait à leur piscine flambant neuve. “Tes mannequins qui ne sont pas choisis pour leurs études sauraient marcher avec.” Cette fois c'est un rictus moqueur qui étira le coin de ses lèvres. « Pour une raison qui m'échappe, cette formulation a l'air de t'avoir marqué. » A moins qu'il se fasse subitement le défenseur de la veuve et de l'orphelin.

Ce que James s'expliquait encore moins, cependant, c'est la tournure que prit bientôt cet échange. S'ils avaient l'habitude que leurs discussions soient relevées par des piques moqueuses qui n'avaient bien souvent vocation qu'à les stimuler davantage, il en allait bien autrement des contacts physiques. Tout du moins depuis qu'Auden avait refait éruption dans sa vie et que les deux hommes alternaient entre reproches à peine voilés et discussions nostalgiques autour de leur passé commun. En somme, rien n'était vraiment simple depuis le début de leur collaboration mais ils n'avaient jusqu'ici partagé que des regards en coin et des sourires souvent bien plus sincères qu'ils ne voudraient l'un et l'autre l'avouer. Ce baiser, lui, venait donc contrarier les plans d'un James convaincu que ce genre de choses avaient forcément tout d'une mauvaise idée dans l'état actuel des choses. Parce qu'il n'était pas censé être question de ça, aujourd'hui, entre l'italien et lui. Parce que ça venait remuer encore plus un passé déjà sujet à diverses remontrances la dernière fois qu'ils s'étaient risqués à l'effleurer. Parce qu'Auden était censé avoir quelqu'un d'autre à l'esprit – une femme, un amant, ou dieu sait qui d'autre encore. Parce que James, lui, pensait à Archie bien trop souvent et avec bien trop d'impatience au fond du cœur pour qu'embrasser un autre homme ne le fasse pas se sentir coupable. Ce serait pourtant si simple de simplement s'abandonner à ce contact, entre les bras d'un homme qui ne craindrait pas d'assumer leur attirance ou d'avouer tout haut avoir goûté à ses lèvres. Mais parce que ce serait plus simple ne signifiait pas forcément que ce serait la bonne chose à faire. “Et toi alors ?” L’œil inquisiteur, James se tourna complètement dans sa direction et abandonna pour de bon l'idée de récupérer son crayon. « Moi ? J'essaie de bosser, je pensais que c'était ce qu'on était censé faire ensemble. » Oh, c'était probablement lâche de sa part d'invoquer cette idée comme si elle impliquait de conserver une distance de sécurité standard que ce baiser avait remis en question. Mais c'était précisément parce que le boulot était la seule chose à laquelle il puisse tenter de se raccrocher pour ne pas avoir à glisser sur un terrain épineux qu'il l'utilisait ici comme une défense. “Tu me vois comme un chien qui remue la queue avant sa promenade du jour ou quoi ?« J'en sais rien, à toi de me le dire. » Bien sûr que non, Auden n'était pas le genre d'homme à vous gratifier d'un baiser simplement pour exprimer le plaisir qu'il éprouvait à partager votre compagnie. Mais c'aurait été bien plus rassurant si ça avait été le cas, ainsi le sujet aurait été aussi vite balayé et eux auraient pu se remettre au travail.

De quoi tu parles ?” Jouer à celui qui ne voyait pas où il voulait en venir ne lui allait pas au teint, Auden était bien trop intelligent pour être crédible un seul instant dans ce rôle. Ni lui ni l'italien n'avait vraisemblablement envie de reparler de la dernière fois, de remuer tout ce qui avait été dit mais aussi tout ce qui avait été laissé en suspend. Les confessions de l'autre soir avaient laissé la place à bon nombre d'interrogations que personne n'avait encore eu le cran de formuler tout haut. « Je pensais que les choses étaient claires entre nous depuis l'autre soir. Tu m'as donné l'impression de vouloir qu'elles le soient, en tout cas. » Lui aussi, il savait être d'une mauvaise foi redoutable, à ce jeu-là les deux hommes n'avaient jamais manqué de ressource. Et c'était bien plus simple de le rendre seul responsable de la manière dont avaient pu tourner les choses, après tout et si on lui demandait James trouverait le moyen d'accuser Auden et son maudit amant. Léo, qui aujourd'hui encore revenait au beau milieu de leur échange comme un boomerang bien décidé à vous revenir entre les mains peu importe la force avec laquelle vous pourriez le lancer. “Tu as appris que j’étais marié et ton seul problème c’est un gamin avec qui j’ai aucun lien ?” Passablement agacé de passer pour celui que cette relation obsédait, James poussa un soupire exaspéré. « Qu'est-ce que tu veux entendre ? Que je pense que ton mariage est une connerie ? » Oh, c'était sans doute une très mauvaise idée d'aller par là et James était encore assez lucide pour s'en rendre compte. Ce n'était pas pour rien s'il avait habilement évité le sujet jusqu'ici, quand bien même il l'avait surtout fait par estime pour l'italien. « A mes yeux tous les mariages le sont, c'est pas comme si je m'en étais déjà caché. » Alors qu'il ne le prenne pas personnellement : il aurait trouvé son union avec Ginny stupide même si la jeune femme partageait encore le quotidien du peintre. Le fait que ce ne soit pas le cas et qu'il n'ait probablement aucune envie d'entrer dans les détails ne faisait finalement que le conforter dans ce qu'il en avait toujours pensé.

Parce qu'Auden avait raison sur un point : ce n'était pas de le savoir marié qui lui avait valu de se sentir frustré et blessé dans une certaine mesure, l'autre soir. Parce que ce n'était pas sa femme qui partageait à ce moment-là le quotidien d'Auden, mais ce type qui semblait à peine sorti de l'adolescence et dont James supportait difficilement qu'il puisse l'avoir indirectement remplacé dans la vie du peintre. Ce n'était pas qu'il jalousait Léo, c'est qu'il avait bien moins facilement digéré le silence de son ancien amant que ce qu'il avait prétendu. Pourtant James ne lui avait jamais imposé la moindre contrainte, la moindre attache. Il n'avait jamais formulé ses sentiments à voix haute, ni même consenti à avouer ce qu'il éprouvait. Il ne l'avait jamais placé au pied du mur, n'avait jamais exigé d'être plus qu'un amant parmi ceux que l'italien était en droit d'avoir et n'avait jamais envahi son intimité sous prétexte qu'il n'était pas le seul. “Depuis quand t’en as quoi que ce soit à foutre, même ?” Instinctivement, il voulut lui répondre qu'il n'en avait strictement rien à faire mais la manière dont son poing se referma sur la surface de la table le trahirait avant même qu'il ait tenté de rendre son discours convaincant. Au lieu de ça, il tenta une réponse un peu plus franche, pas forcément plus diplomate. « Tu peux baiser qui tu veux, Auden. J'ai juste aucune envie d'être mêlé à ça, or la dernière fois c'est ce qui est arrivé. » La dernière fois que ton amant a fouillé dans ton téléphone et jugé bon de se faire passer pour toi. Un épisode rapidement balayé par l'italien mais qui avait au moins eu pour mérite de rassurer James sur un point : s'il n'avait pas hésité à le rayer de sa vie à l'époque, il avait probablement un peu trop de scrupules aujourd'hui pour recommencer aussi facilement. A moins qu'il ne fasse tout ça pour leur collaboration. Mais alors, pourquoi ce baiser ? Pourquoi après lui avoir donné toutes les raisons de penser qu'il n'y avait rien, qu'il n'y avait jamais rien eu et qu'il aurait été complètement fou de penser un jour le contraire ? “Il est parti. Léo.” Cette fois, James garda le silence plusieurs secondes avant de pivoter à nouveau son visage en direction du sien. Là, un rictus bien plus amer fendit la ligne de son sourire. Il riait jaune. « Oh, tout s'explique alors. » Cette fois il n'y avait plus la moindre place pour une quelconque subtilité : James était à nouveau blessé dans son orgueil, incapable de ne pas faire le rapprochement entre le départ de son cher Léo et le baiser d'aujourd'hui. Car c'était bien ce dont il s'agissait n'est-ce pas, d'une relation de cause à effet ? « Ta distraction du moment a fichu le camp et tu t'es dit que ce bon vieux James avait peut être encore un peu de tendresse à offrir. » Ce bon vieux James, idiot de son état, qui à l'époque s'était déjà suffisamment pris au jeu de leur liaison pour n'avoir pas su prédire le moment où Auden déciderait d'y mettre un terme. Aujourd'hui il faisait tout l'inverse, simplement parce que le type qui le regardait avec des étoiles plein les yeux avait pris ses clic et ses clac. Amusant, vous admettrez. « Il doit vraiment t'avoir brisé le cœur, ton Léo. » Après tout, tout semblait aller pour le mieux entre eux la dernière fois que James était passé et que l'italien avait tenu à lui prouver par une démonstration sans équivoque qu'il lui donnait toute la tendresse qu'il lui fallait. “Donc si tu voulais l’utiliser comme une excuse, cherche encore, je t’en prie.« Comme excuse pour quoi, refuser de te servir de lot de consolation ? » Ses deux yeux plantés dans les siens, James croisa les bras sur son torse avec l'intention de percer à jour les motivations de l'italien. L'agacement était palpable dans son regard et jusque dans la façon dont il contracta la mâchoire. « Qu'est-ce que t'espérais, Auden ? Que parce que tu te sentirais un peu seul t'aurais qu'à claquer des doigts pour que je te retombe dans les bras ? » Et après quoi, est-ce qu'il le jetterait à nouveau pour aller butiner d'autres fleurs ? Est-ce qu'il irait retrouver un amant éperdu ou une épouse envolée ? « Je sais pas si je devrais me sentir flatté ou inquiet que t'aies trouvé personne d'autre vers qui te tourner. » Est-ce qu'il s'était vraiment mis tout son répertoire téléphonique à dos pour se rabattre sur lui, après la manière dont les choses s'étaient passées entre eux ? James refusait de croire qu'il n'y avait pas quelqu'un là dehors qui aurait pu lui donner ce qu'il voulait et qu'Auden n'aurait pas traité d'adolescente contrôlée par ses émotions la dernière fois qu'ils s'étaient risqués à évoquer le passé. « Qu'est-ce qui te fait croire que j'ai besoin d'utiliser ton amant comme excuse ? » Son ton redevint plus calme, posé et presque hésitant, lorsqu'il effleura le sujet qu'il ne pensait pas un seul instant évoquer ici et maintenant. La présence d'Archie dans l'équation était une donnée encore inconnue d'Auden, pourtant elle faisait partie des nombreux facteurs pour lesquels toute cette situation était devenue subitement aussi compliquée. James ne pensait pas devoir soulever la question, ou peut être qu'il s'était convaincu de ne pas avoir de raison de le faire tant que... quoi ? Tant qu'Archie et lui ne formeraient pas un couple tout ce qu'il y avait de plus officiel ? Tant qu'Auden paraîtrait plus intéressé par l'idée de boucler cette collection que par celle de l'interroger sur sa vie privée ? Si seulement il avait pu prévoir que les choses dégénéreraient aussi vite, il aurait peut être pu prédire que les mots lui manqueraient pour démêler ce sac de nœuds.



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Auden Williams
Auden Williams
le complexe de Dieu
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ÂGE : 38 ans. (25/12/1983)
SURNOM : Mari, père, frère, amant, partenaire, bourreau, artiste, Dieu, maître suprême, oeuvre d'art,... il répond à tout, même les insultes.
STATUT : Qu'est-ce que vous n'avez pas compris dans 'mari' ? Ce n'est qu'un détail si sa femme vit à 750 kilomètres de là et qu'il ne lui a pas échangé le moindre mot depuis six mois.
MÉTIER : Meilleur peintre d'Australie, en toute humilité. Nouveau collaborateur de la maison Weatherton, mais surtout de James.
LOGEMENT : #517, Bayside, à nouveau seul et c'est bien mieux ainsi.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Né en Italie, il est bilingue › Bisexuel assumé depuis toujours, les états d'âme féminins l'agacent pourtant › A quitté l'école à 16 ans pour vagabonder en Italie, c'est à partir de là qu'il a commencé à travailler son art › La peinture est sa raison de vivre, il touche à toutes les formes d'art par besoin de créer › Ne boit pas, ne fume pas (longue histoire) › Ambidextre › Égoïste, rancunier, colérique, manichéen, un vrai Enfer à vivre au quotidien › Père de Damon (2000) et de Sloan (2020), deux mères différentes qui le détestent › Fuit dès qu'il développe des sentiments pour autrui
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matthew › (scénario) i let you down, it's what i always do best. i found my way under your skin and somehow crept into your chest. you can fall to your knees and pray 'cause i'm a sinner and i won't be saved. i've been lying to you more each day.

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AVATAR : Louis Garrel
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DC : Charlie, Lily, Swann & Rhett
PSEUDO : Kaelice
Femme (elle)
INSCRIT LE : 28/05/2019
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Message(#) Sujet: Re: (willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain (willton #4) tastes so sweet but leave you feel sick pain EmptySam 7 Mai - 8:27



« Ça va peut être te surprendre, mais je t'ai pas attendu pour briser les codes Auden. » Il le sait, oui. Le reproche ne visait pas James lui-même, seulement le monde de la mode. Il ne se serait pas entiché d’un homme qui n’aurait eu que pour but de respecter les codes, cela ne fait aucun sens, et c’est justement pour tout le contraire qu’il a décelé le talent de l’australien et su l’apprécier à sa juste valeur. Simplement, tout était moins compliqué quand son propre nom n’était pas lui aussi assimilé à ses créations, parce qu’Auden rêve de toujours plus grand, toujours plus provoquant. Il n’est pas son seul maître par envie mais bien par besoin, la simple idée d’avoir une règle à suivre le rendant malade. Mais il sait, oui. Il sait que James est doué, il sait qu’il révolutionne son monde ; tout comme il sait que ce genre de chose a besoin de temps pour être acté. Alors il se contente de souffler, ne voulant pas créer un conflit sur ce point là. Ce n’est pas pour autant qu’il abandonne sa propre idée, elle se veut simplement repoussée à plus tard. « Mais il y a des limites à l'excentricité que peuvent tolérer même nos clients les plus riches. » Voilà la conclusion qu’il attendait sans vouloir l’entendre: les clients riches sont ceux qui décident du reste, que ce soit pour le monde de la mode ou celui des peintures. Simplement, en peinture au moins, personne ne regarde le temps dehors pour savoir quel tableau afficher dans son immense salon. « Je doute pas que tu détesteras chacun d'entre eux lorsque tu devras les rencontrer. » Le rire de l’italien est automatique et sincère, il en oublierait presque le sujet antérieur. “J’ai vraiment une tête à faire des courbettes ? Non non, hors de question.” Il est là pour l’art, il est là pour les idées, il est là pour James mais il n’est certainement pas pour rencontrer des investisseurs ou de possibles acheteurs. Ce n’est pas ce qui l’intéresse et, par conséquent, il ne le fera pas, enfant habitué à suivre uniquement ses désirs.

Peut-être aurait-il dû peser le pour et le contre de cette idée avant de la mener à bien, parce qu’ainsi au moins Auden aurait pu comprendre qu’embrasser James par simple envie ne lui amènerait qu’une avalanches de reproches et serait le déclencheur d’une discussion qu’il n’avait pas envie d’avoir. Pour cause, il ne l’avait pas vue venir, s’étant simplement attendu à ce qu’il réponde à son baiser par un autre et qu’ils n’en fassent pas le moindre commentaire, sauf peut-être de dire à James qu’il empeste le vin et qu’il en est de même pour Auden et le café. L’un aurait critiqué la façon d’embrasser de l’autre en disant qu’il n’avait rien connu d’aussi pire depuis leur dernière fois et le styliste aurait pu reprendre son crayon face à un Auden plus concentré que jamais sur le besoin d’avancer leur travail. Tout ça n’est arrivé que dans son esprit habitué à user d’imagination. « Moi ? J'essaie de bosser, je pensais que c'était ce qu'on était censé faire ensemble. » Désormais, ce n’est qu’un rire faux et sans nul doute blessé que l’italien esquisse, lui qui a bien vite retrouvé sa place à une distance raisonnable du créateur. “C’est sûr, on a jamais fait les deux en même temps.” Il rétorque d’un ton faux au possible, gardant pour lui des mots plus crus. Comme s’ils n’avaient jamais bossé et baisé, comme si l’un avait un jour freiné l’autre. James cherche des arguments dans l’urgence et Auden le déteste sincèrement de jouer à ce jeu là alors qu’il n’y a qu’eux dans cette pièce. « J'en sais rien, à toi de me le dire. » Aux paroles acerbes se mêle le regard noir, l’ambiance ayant chaviré bien plus rapidement que le Titanic.

Auden enrage de ne pas avoir su prédire la réaction du blond, tout comme il enrage de cette réaction en elle-même, justement. Il n’avait à ses yeux aucune raison d’agir ainsi et si finalement Auden n’a pas su prévenir de la suite des événements, cela ne peut être qu’à cause du caractère indomptable de l’artiste. Pas de lui, non, bien sûr. « Je pensais que les choses étaient claires entre nous depuis l'autre soir. Tu m'as donné l'impression de vouloir qu'elles le soient, en tout cas. » Si seulement James savait à quel point il s’en mord les doigts, de l’autre soir et de tout ce qui a été dit. Il avait besoin d’une conclusion en ce sens, mais il sait qu’il aurait pu les y amener différemment, sans doute avec un peu plus (un minimum, en réalité) de considération pour l’australien. Il devrait être habitué à ses états d’âme, pourtant, il devrait savoir que ce sont les petits détails qui tiennent leur importance dans ce genre d’instants et non les grandes tirades vouées à lui faire comprendre qu’il n’est rien ni personne. Bien sûr que si, il est quelqu’un, autant pour Auden que pour le reste du monde. Que pourrait-il bien répondre à tout ça, pourtant ? L’italien n’en sait rien, il en perd son latin autant qu’il se perd lui-même, entre mauvaise foi et incapacité à parler avec le cœur - eurk. La seule chose qui lui vienne à l’esprit, finalement, ce sont des insultes envers James destinées à lui faire comprendre qu’il est con, à ne pas comprendre l’énigme qu’Auden corse un peu plus encore à chacune de leurs rencontres. “C’était qu’une impression.” Sont finalement les mots qu’il arrive à articuler, ceux qui lui coûtent bien plus que quiconque pourrait l’imaginer. Il soutient son regard pour se donner de la contenance, l’expression figée et dure. Il a joué le rôle qu’il devait avoir, l’autre soir, voilà tout ce qu’il a fait, et sans doute avait-il espéré que James fasse semblant de se prendre au jeu simplement pour les laisser respirer et faire comme si de rien n’était. Le plan était voué à l’échec, c’est évident de complexité. Il s’est fait autant d’illusions qu’une adolescente dans son journal intime.

« Qu'est-ce que tu veux entendre ? Que je pense que ton mariage est une connerie ? A mes yeux tous les mariages le sont, c'est pas comme si je m'en étais déjà caché. »
Change de sujet James, j’ai aucune envie de parler de mon mariage avec toi.

Ginny n’est peut-être plus là, et elle ne reviendra sans doute jamais, mais Auden continue de l’aimer terriblement autant qu’il ne supporte pas l’idée que le moindre reproche puisse être associé à la jeune femme et à la mère de son enfant. Même de la part de James, cela ne passe pas. La seule différence, c’est qu’un autre aurait déjà pris son poing dans le visage à ce stade de la discussion, là où l’australien a encore le droit à des conseils sincères, se résumant à se la fermer s’il tient un tant soit peu à la vie. Et cette fois-ci, il n’y a pas le moindre sous entendu à chercher et encore moins à trouver: personne n’a le droit de parler en mal de sa femme, peu importe l’état de la relation entre eux. « Tu peux baiser qui tu veux, Auden. J'ai juste aucune envie d'être mêlé à ça, or la dernière fois c'est ce qui est arrivé. » Il peut baiser qui il veut, sauf James apparemment. Auden roule des yeux, ne comprenant pas pourquoi il semble faire des montagnes d’un rien. “Il est juste passé sous ton nez James, je pense que tu vas t’en remettre.” Et il lui a envoyé quelques sms, certes, d’accord - mais pour ça au moins, Auden n’y est pour rien, et il n’aurait pas soutenu l’idée. Le fait d’embrasser Léo sous les yeux du créateur, par contre, était purement et uniquement sa propre initiative, et il n’aurait pas cru qu’il le lui reprocherait aujourd’hui encore. Des baisers, il en a échangé bien d’autres encore, celui-ci n’avait rien de particulier.

Sans doute bien malgré lui, Auden se doit pourtant de préciser l’état de sa relation avec Léo aujourd’hui et le fait que, justement, il n’y ait plus de Léo. Cet aveu marque plusieurs secondes de silence entre eux, se concluant par un sourire de la part de James. Sombre connard. « Oh, tout s'explique alors. Ta distraction du moment a fichu le camp et tu t'es dit que ce bon vieux James avait peut-être encore un peu de tendresse à offrir. » - “Je peux baiser qui je veux, non ?” Passablement agacé, ce sont les propres mots de James qu’il utilise désormais contre lui, incapable de comprendre pourquoi il semble déduire une hiérarchie sentimentale entre lui et Léo à partir d’un rien. Pire encore, il est surtout agacé qu’il ait décidé de mettre le jeune artiste sur un tel piédestal alors qu’Auden n’en aurait pas fait de même, bien moins assuré de la place qu’a tenu le canadien dans sa vie. Et si tout n’est question que de baiser, alors il n’a aucun mal à reprendre le terme pour parler d’eux deux, de lui et de James, et de résumer plusieurs années à si peu, simplement parce que c’est lâche mais ô combien arrangeant en cet instant. « Il doit vraiment t'avoir brisé le cœur, ton Léo. » A défaut de soupirer une fois de plus, c’est un sourire qu’Auden affiche, connaissant déjà sa réponse à cela. Il a toujours été ce genre de gamin à répondre par un coup de pied lancé de toutes ses forces face à une simple pichenette contre le dos de la main. “Comme moi je te l’ai brisé James, c’est ça dont tu veux parler ? Tu penses qu’il t’a vengé avec quelques années de retard ?” C’est ça, justement, dont Auden ne voulait surtout pas parler, conscient qu’aborder le sujet ne changerait rien à leur passé et n’améliorerait pas leur futur pour autant. Ils ne feraient qu’ajouter de la gêne supplémentaire là où ils n’en ont pas besoin, toute leur énergie devant être utilisée pour leur travail. Il n’est pas toi ; il le lui a dit, pourtant, mais James n’a pas voulu écouter. Pour lui avoir brisé le coeur, sans doute aurait-il déjà fallu qu’il ait développé des sentiments pour lui. Le fait qu’il comble un vide dans sa vie n’est certainement pas un sentiment, par exemple.

Au fond de lui, pourtant, Auden reste convaincu que le problème n’est pas Léo. Qu’il n’est pas Ginny non plus. Qu’il n’est pas lui-même - évidemment - et que, par conséquent, James lui cache encore quelque chose, idée qu’il n’apprécie que peu. « Comme excuse pour quoi, refuser de te servir de lot de consolation ? » Il soutient son regard sans la moindre difficulté, l’agaçante impression que leur conversation tourne pourtant en rond. James veut entendre des mots que l’ego d’Auden lui empêche de simplement prononcer, quand bien même cela pourrait aider à résoudre le nœud de bon nombre de leurs problèmes. Depuis quand James Weatherton a-t-il une aussi basse estime de lui-même ? Il l’apprécie pour ses idées impossibles, ses rêves majestueux, son talent incomparable. Jamais Auden ne verrait en lui un lot de consolation, tout comme jamais il ne donnerait la moindre importance à une telle personne, plate et inutile. “Compte pas sur moi pour te flatter et te dire mais non James, t’es tout sauf un lot de consolation, tu l’as jamais été et toutes ces merdes. Va te faire foutre.” S’il ne veut pas comprendre et s’il s’obstine à poser des mots inadéquats sur leur relation, alors ce n’est pas le problème d’Auden. Il n’a jamais aimé venir en aide à autrui et puisque l’australien est seulement animé par sa mauvaise foi et son ego abîmé, ce n’est en rien son problème. « Qu'est-ce que t'espérais, Auden ? Que parce que tu te sentirais un peu seul t'aurais qu'à claquer des doigts pour que je te retombe dans les bras ? » Oui. Bien sûr que oui, c’est tout ce qu’Auden pouvait espérer, assez naïvement, de se dire que s’il en avait envie alors il en était sûrement de même pour James, lequel avait aujourd’hui dû lui excuser son comportement passé et la façon dont il a mis un terme à leur entente (relation ? lot de consolation ?). Son silence est une réponse en soi, sa mâchoire serrée ne venant que confirmer l’évidence: James frappe dans le mille et cette idée de vulnérabilité rend Auden totalement fou en retour. Ils s’entendaient si bien avant, pourquoi ne pourraient-ils pas simplement recommencer ? “C’était qu’un baiser.” Il marmonne dans sa barbe, défense de pacotille. L’italien se préserve comme il peut dans une situation où il s’est lui-même mis dans la merde. « Je sais pas si je devrais me sentir flatté ou inquiet que t'aies trouvé personne d'autre vers qui te tourner. » Parce qu’il n’y avait que lui pour cocher toutes les cases, comme toujours. “Ferme la James.” résume plus ou moins sa pensée et son manque d’envie de lui avouer qu’il n’a pas cherché, tout simplement parce qu’il ne voulait personne d’autre. Alors qu’il décide d’être flatté ou inquiet, peu importe, à ce stade là Auden est persuadé de ne plus rien en avoir à foutre, les insultes prenant peu à peu le pas sur le reste des mots sortant de sa bouche.

« Qu'est-ce qui te fait croire que j'ai besoin d'utiliser ton amant comme excuse ? » Il comprend rien qu’à son ton que la discussion prend une tournure différente, bien plus axée sur les confessions que les reproches. Alors il lève un sourcil étonné et sans doute aussi moqueur, le tout avant de finalement laisser un rire franc mais glacial éclater. Tout ça pour ça. “Tu fais pas dans les amants, James.” Qu’il l’interprète comme il le souhaite, mais l’avis de l’italien est bien tranché. James ne fait pas dans les amants parce qu’il n’en a ni le temps ni l’envie ; James tombe amoureux comme un con et il pose des barrières autour pour se protéger, des faux mots pour ne pas appeler un chat un chat. Et l’idée de ne plus être cette personne et d’avoir perdu ce rôle - chute qu’il a lui-même orchestrée, certes - a tout pour blesser l’italien dans son estime. “Pourquoi tu m’as rien dit ?” Tout aurait sans doute été un peu plus facile, un peu moins dangereux. Au moins, l’italien aurait été fixé.


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