AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Besoin d'un coup de main pour t'intégrer ?
Clique ici pour trouver un parrain et relever les défis du nouveau !
Le forum a besoin de vous pour vivre
N'oubliez pas de voter autant que possible.
Le Deal du moment : -35%
Climatiseur électrique mobile – TECTRO ...
Voir le deal
114 €

 first step (freya&simon)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Simon Johnson
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : trente ans. (01/12)
SURNOM : sissi. il a longtemps détesté, et finalement, il a fini par s'y faire.
STATUT : célibataire. ce n'est pas un mauvais bougre, mais s'attacher n'est pas son fort.
MÉTIER : membre du groupe epsilon. ancien agent de terrain, reconverti dans la cybercriminalité.
first step (freya&simon) 3c47c886fa12970d1846977722b82d16
POSTS : 591 POINTS : 0

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
RPs EN COURS : 2022 : jackson ; teresa
2020 : freya
AVATAR : zayn malik
CRÉDITS : all souls (avatar)
DC : camil smith + naomi carlson.
INSCRIT LE : 05/06/2016

first step (freya&simon) Empty
Message(#) Sujet: first step (freya&simon) first step (freya&simon) EmptyJeu 7 Avr 2022 - 16:52



L’été n’était pas encore complètement installé, mais la chaleur qui s’abattait sur Brisbane était déjà écrasante. Le soleil brillait haut dans le ciel, les éclats de rire fusaient, et les exclamations de joie des enfants venaient semer une cacophonie auditive dans ce temple béni des gamins : la fête foraine. En jetant un rapide coup d’oeil autour de lui, Simon ne put que constater qu’il était entouré de bambins bruyants, et de parents inquiets ou exaspérés. N’était-ce pas trop, pour un premier rendez-vous ? N’avait-il pas fait une erreur ? Il se morigéna, et  se promit mentalement qu’on ne l’y reprendrait plus. Son image que mec cool et détendu risquait d’en prendre un coup, après ce qu’il considérait déjà comme un échec. Il avait beau connaître Freya depuis des semaines, et savoir qu’elle n’était pas du genre à s’attarder sur des détails futiles, cela ne suffisait pourtant pas à le rassurer. Pourquoi n’avait-il pas opté, tout simplement, pour une séance de cinéma ? À la réflexion, c’était l’endroit parfait pour de premiers balbutiements : une salle plongée dans la pénombre, un film d’horreur plus ou moins réussi, un bras glissé derrière la nuque de sa voisine et, si le courant passait, la possibilité de l’embrasser avant la fin de la séance. Clap de fin, l’affaire était pliée — ou presque.


Les mains dans les poches, bondissant d’un pied sur l’autre, Simon attendait l’arrivée de Freya. Il se demandait si, comme lui, elle était tendue et stressée par ce rendez-vous. Il se demandait si elle avait eu le temps de reparler à leurs amis communs, qui leur avaient lancé ce pari débile. Il se demandait si elle avait déjà eu une histoire sérieuse, sur du long terme. Il se demandait comment elle allait réagir et comment elle allait se comporter. Bref, il se posait tout un tas de questions qui restaient sans réponse — pour le moment en tout cas, puisqu’en relevant la tête, il vit la brune qui s’avançait dans sa direction. Il inspira profondément, et enclencha un décompte dans sa tête. Cinq, quatre, trois, deux, un… « Je suis content que tu sois venue. » Malgré les circonstances particulières dans lesquelles ils avaient convenu de leur premier rencard, Simon n’avait pas douté un seul instant de la présence de Freya. Cette dernière avait été piquée au vif, comme lui, lors de leur soirée de nouvel an. Il voyait encore les regards amusés et les sourires rieurs de leurs amis communs qui, les pointant du doigt sans vergogne. Simon avait intercepté leurs messes basses et leurs ricanements, dont il avait été systématiquement exclu — en toute logique, puisqu’il était le premier concerné par les diaboliques idées de ses amis. Ceux-ci, fiers et absolument certains de leur petit effet, n’avaient  rien trouvé de mieux à faire que de mettre au défi Freya et Simon d’essayer de construire quelque chose ensemble, puisqu’ils étaient visiblement incapables, l’un comme l’autre, de s’attacher à autrui. Foutaises. Désormais, ils étaient face à face comme deux idiots, couverts d’une timidité nouvelle. « Est-ce qu’il y a une attraction par laquelle tu aimerais commencer ? » Demanda le policier, souhaitant impérativement mettre fin à ce lourd silence. Ils s’étaient vus à de nombreuses reprises, s’étaient toujours bien entendus, et aujourd’hui aurait dû être différent ? Non, certainement pas ; Simon refusait de se laisser impressionner par un rencard où il n’y avait a priori aucun enjeu. Il décida donc de jouer franc-jeu, et de parler en toute transparence. « Écoute… J’avoue ne pas être franchement à l’aise avec toute cette histoire. » Admit-il en faisant la moue. C’était le moins que l’on puisse dire ; il y avait bien longtemps qu’il n’avait pas eu un date aussi formel. « Mais je suis sûr que si on fait abstraction du nouvel an et des conneries de nos potes, on pourrait passer un bon moment sans se prendre la tête. » Il ne mentait pas ; il était convaincu de ce qu’il avançait. Comment aurait-il pu en être autrement ? Il appréciait Freya et, finalement, la fête foraine était un lieu convivial où ils pourraient se découvrir autrement. « Alors je te propose qu’on profite, et advienne que pourra. » Ce serait une façon comme une autre d’évacuer la pression. « Deal ? » Il tendit sa main, attendant qu’elle tape dedans pour conclure cet étrange marché.


@Freya Vranken



Slip inside the eye of your mind Don't you know you might find A better place to play You said that you'd never been But all the things that you've seen Slowly fade away » (Oasis - don't look back in anger)
Revenir en haut Aller en bas
Freya Vranken
Freya Vranken
l'autre moitié
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : vingt-six pétales de roses. (deux décembre)
STATUT : célibataire, freya est incapable de se perdre dans les effluves de l'amour et s’applique à entretenir le mystère. la vérité est toute autre, son cœur n’appartient qu’à un seul homme : rafael, le grand-frère qu’elle admire au-delà du raisonnable, défend envers et contre tous et qu’elle adule de façon démesurée. il est celui qu’elle place sur un piédestal et dont personne n’arrive -et n’arrivera jamais- à la cheville.
MÉTIER : détentrice d’un diplôme en histoire de l’art, elle exerce dans le centre culturel du QAGOMA depuis tout juste deux ans. chargée d'événementiel, freya a rapidement su se forger une réputation et un réseau solide dans lequel gravitent collectionneurs, journalistes, commissaires d’expositions et galeristes partenaires.
LOGEMENT : #71 st pauls terrace, dans le quartier de spring hill. un loft qu'elle occupe seule avec son chat du bengal ; zeus.
first step (freya&simon) Tumblr_pk5yd7URal1vczxrao2_500
POSTS : 1173 POINTS : 270

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
RPs EN COURS : first step (freya&simon) Giphy.gif?cid=790b7611eaaa607bcd1472c5932cc647d6bbb025ebaa115c&rid=giphy
rafael (scénario libre) ⊹ 'cause we were just kids when we were separated. i know we'll be alright this time. honey, just hold my hand. i see my future in your eyes. i have faith in what i see. i'm dancing in the dark, with you between my arms. Barefoot on the grass, listening to our favorite song. ☽
first step (freya&simon) Giphy.gif?cid=790b7611725f98b6e86dd3b137d87be0e54a5dcd49963639&rid=giphy
zoeya #2 ⊹ when i was young i would look in the mirror. didn't know it then but now it couldn't be clearer. that i remember being filled with such wonder. ☽ #1
first step (freya&simon) 0e9897d062c41d2ddd001c21c64b586e1aa990f6
cameya #2 ⊹ 'cause we were just kids when we were separated. i know we'll be alright this time. honey, just hold my hand. i see my future in your eyes. i have faith in what i see. i'm dancing in the dark, with you between my arms. Barefoot on the grass, listening to our favorite song. ☽ #1

(06/06)
eleonoraletosimeya

Pour info : dialogues en thistle ou rosybrown.
RPs EN ATTENTE : gaïa, jordan, you ?
RPs TERMINÉS : cameya #1zoeya #1freddya #1nanowrimo
AVATAR : taylor marie hill.
CRÉDITS : © bambieyestuff (avatar) ; angelixtaylorhill (gif) ; vocivus (sign) loonywaltz (userbars).
DC : scott whistler, le double jeu.
PSEUDO : itsafreenzy ; céline.
Femme (elle)
INSCRIT LE : 27/10/2021
https://www.30yearsstillyoung.com/t41216-my-black-fire-s-burning-bright-maybe-i-ll-go-out-tonight-freya-vranken https://www.30yearsstillyoung.com/t43821-and-there-s-no-remedy-for-memory-freya-scott https://www.30yearsstillyoung.com/t41977-freya-vranken#2099638 https://www.30yearsstillyoung.com/t42106-freya-vranken#2109377

first step (freya&simon) Empty
Message(#) Sujet: Re: first step (freya&simon) first step (freya&simon) EmptyMer 13 Avr 2022 - 19:12



first step
Freya Vranken & @Simon Johnson first step (freya&simon) 873483867

C’était une merveilleuse journée pour la capitale tropicale du Queensland, au ciel limpide et à la chaleur écrasante. Les rayons de l’astre solaire échauffaient son grain de peau aux sous-tons safranés pour se réfléchir, plus véhéments encore, sur les verres de soleil ombrés qu’elle exhibait savamment. La forme ‘oversized’ des cercles donnait la singulière impression d’avoir été dessinée pour elle, mais lui conférait un air de ‘dame du monde’ dont Freya se serait très franchement passée. À l’inverse de l’illustre figure paternelle dont elle avait hérité, la suédoise n’appréciait guère d'être remarquée. Si bien que lorsqu’elle aperçut Simon, au loin, qui patientait, elle saisit les fines branches de ses lunettes pour les placer au sommet de sa tête. Les mains enfoncées dans les poches d’un jean — presque trop serré —, l’australien tressautait avec vivacité, d’une jambe sur l’autre, trépignant d’impatience devant une attente qu'il lui était difficile de chiffrer. Était-il là depuis longtemps ? Ses lèvres d’un rose délicat se retroussèrent en un sourire amusé tandis que de petits éclats de lumière se mirent à danser dans ses yeux. Elle songea, avec une agréable surprise, qu’il ne devait pas avoir grandement peur des défis et, de surcroît, qu’il était en train de réussir avec brio celui-là. Freya s’était attendue à ce qu’il ne refuse catégoriquement l’idée qui lui avait été suggérée en fin d’année ; celle de l’inviter à un rendez-vous galant pour l’unique raison que, tout comme lui, elle semblait s’être radicalement fermée à l’amour. Mais peut-être était-il curieux de découvrir si, comme le pensaient leurs amis, ils avaient en eux le pouvoir de creuser une fine brèche dans les remparts qu'ils avaient chacun édifiées autour de leur cœur.

La jeune femme avança jusqu'à lui, écartant l'idée qu'il ne fasse le pied de grue plus longtemps — la ponctualité était sans conteste l'un des maître-mots de la fratrie Vranken — puis inspira profondément. Un curieux sourire incurvait les lèvres de Simon, à la fois ravi et incommodé, comme s’il était soucieux de la voir arriver. « Je suis contente que tu m’aies invitée. » rétorqua-t-elle d’une voie enjouée. Son corps jubilait et se tendait ; des milliers de courants électriques la parcouraient. Elle n’aurait su dire si cette étrange sensation était dû à la nervosité ou à l’excitation qu’elle ressentait. Peut-être un peu des deux. « Et donc… Où est ton cheval blanc ? » plaisanta-t-elle en jetant un coup d’œil circulaire. Un éclair de vulnérabilité traversa ses prunelles céruléennes mais la partie égoïste de son esprit fit le choix d’ignorer ce sentiment, préférant se complaire dans l’idée que ce rencard n’était qu’une sorte de divertissement. Rien d’autre qu’une bagatelle et, de ce fait, probablement pas quelque chose de sérieux. L’espace d’un instant, la suédoise l’imagina tout droit sorti d’un conte de fées, vêtu d’une parure emblématique contenant le réputé collant de danse, des fils d’or et des lettres brodées. C’était plus fort qu’elle, elle ne put rien y faire. Ses lèvres se pincèrent de sorte à retenir un gloussement tandis qu’elle le contemplait accueillir la question. C’était tellement plus simple de tourner la situation en dérision.  « J’ai cru comprendre qu’il fallait absolument qu’on passe du temps ensemble tous les deux. » La jeune femme crut le voir s’humecter les lèvres — ce devait être un tic nerveux — et cela la rassurait de savoir qu’il n’était peut-être pas aussi à l’aise qu’elle aurait pu se l’imaginer. « Mais je ne pensais pas que tu m’inviterais pour de vrai. » Lorsque leurs regards s’accrochèrent l’un à l’autre, Freya ressentit une nouvelle fois cette étrange sensation ; elle s’amplifiait pour presque l’empêcher de respirer. La brune devait ressembler à une statue de marbre qui aurait pris vie et se serait échappée d’un musée, avec ses traits tirés par l’anxiété. « C’est bizarre, pas vrai ? » poursuivit-elle, captive de l’emprise de ses iris. Elle sentait son pouls battre à la base de son cou, ce qui avait un effet des plus déconcertants. Bordel, c’était encore plus stressant d’avoir un rendez-vous arrangé que de s’adonner aux plaisirs de la chair le temps d’une soirée.

Un silence embarrassé s’abattit peu à peu sur eux. Freya ne voulait pas qu’il s’imagine qu’elle se forçait en quoi que ce soit ; elle appréciait réellement Simon, tout comme les éclats de rire et les courts instants qu’ils avaient jusqu’alors partagés. « Peut-être que l’on pourrait commencer par quelque de… calme ? » s’enquit-elle en se dirigeant vers le gigantesque panneau sur lequel figurait un plan. C’était un schéma très approximatif avec une multitude d’allées, d’illustrations numérotées, de symboles explicités, accompagnés d’une légende qui semblait ne pas avoir de fin. Cette fois, ce fut elle qui s’humecta les lèvres tandis qu’elle fixait attentivement la carte. « La grande roue, le carrousel ou… la ‘rivière enchantée’ ? » La manière dont elle prononça le nom de la dernière attraction la fit sourire. C’était une proposition enfantine, loin d’être attrayante, mais sans doute la plus à même de favoriser un échange. « À moins que tu ne préfères t’essayer à ça. » déclara-t-elle en pointant du doigt un bras articulé d’une hauteur de trente mètres. Rien que le fait de s’imaginer trôner au sommet, la brune se sentit défaillir. Ses yeux rencontrèrent de nouveau les siens, expectatifs des propos qui ne tarderaient pas à franchir la barrière de ses lèvres. Mais quand il pivota vers elle, ce ne fut pas pour émettre un simple choix. Son expression réservée la rendit nerveuse ; il y avait quelque chose de différent en lui, une subtilité sur laquelle elle ne parvenait pas à mettre le doigt. Freya plissa subtilement les paupières, prête à s’abreuver des réponses qu’il allait bientôt lui apporter.

Quand il se tut, elle s’humecta les lèvres une nouvelle fois ; une barre soucieuse plissant son front. Pourquoi l’avait-il invitée à un rendez-vous s’il ne souhaitait pas que les prochaines heures se déroulent comme telles ? La suédoise ferma brièvement les yeux pour les rouvrir sur des prunelles plus calmes et amicales. « Deal ! » s’exclama-t-elle en joignant, d’un geste bref, sa paume à la sienne. « Puisque ce rencard n’en est pas vraiment un, j’ai le droit de poser toutes les questions que je veux, n’est-ce pas ? » Un court silence les enveloppa tandis que l’ébauche d’un rictus se dessinait sur ses lèvres. Elle s’attendait à ce qu’il émette une objection, mais il sembla plutôt intrigué par cette proposition. « Même les plus embarrassantes ? » poursuivit-elle prudemment. Freya adorait l’idée de le mettre mal à l’aise. Elle ne savait pas pourquoi, mais c’était bien meilleur que de passer du temps à échanger des banalités dont elle ne se souviendrait probablement pas le lendemain. « Je serai très curieuse de savoir si Mona, qui se vante d’avoir terminé la nuit du nouvel an avec toi, dit vrai. » Ses yeux se tournèrent vers elle et pendant un bref instant, elle sentit son esprit essayer de s’insinuer dans le sien. « Alors ? Qu’avez-vous à répondre à cette question, agent Johnson ? » s’enquit-elle en se redressant de toute sa hauteur, un rictus empli de malice étirant ses lèvres.



As long as i can feel the beat.
il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.  ✻ (j. vranken)

:l::
Revenir en haut Aller en bas
Simon Johnson
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : trente ans. (01/12)
SURNOM : sissi. il a longtemps détesté, et finalement, il a fini par s'y faire.
STATUT : célibataire. ce n'est pas un mauvais bougre, mais s'attacher n'est pas son fort.
MÉTIER : membre du groupe epsilon. ancien agent de terrain, reconverti dans la cybercriminalité.
first step (freya&simon) 3c47c886fa12970d1846977722b82d16
POSTS : 591 POINTS : 0

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
RPs EN COURS : 2022 : jackson ; teresa
2020 : freya
AVATAR : zayn malik
CRÉDITS : all souls (avatar)
DC : camil smith + naomi carlson.
INSCRIT LE : 05/06/2016

first step (freya&simon) Empty
Message(#) Sujet: Re: first step (freya&simon) first step (freya&simon) EmptyMer 20 Avr 2022 - 18:46



« Je l’ai garé à l’extérieur, je voulais être ici incognito. » Répondit-il du tac-o-tac, alors que ses lèvres s’étiraient en un sourire malicieux. Il n’avait rien du prince charmant, et Freya en était parfaitement consciente ; c’était ça, l’avantage et le désavantage de déjà bien se connaître. Elle savait à quoi s’attendre, et elle n’ignorait rien de sa réputation. Sans être considéré comme un Dom Juan, il était cependant clair pour tout leur entourage qu’il était incapable de se caser sur le long terme. « Et toi, Cendrillon ? Tu as la permission de minuit ? » Demanda-t-il en lui faisant un clin d’oeil. Il n’était pas expert en dessin animé, mais possédait quand même quelques bases — les classiques, tout au moins. « Tiens donc, toi aussi ? » Questionna Simon, faussement étonné. Leurs amis avaient été d’un lourdeur sans précédent, lors de leur soirée du nouvel an. Sans trop savoir pourquoi, ils s’étaient mis en tête que l’association des deux éternels célibataires — ou plutôt, des deux éternels insatisfaits — pourraient fonctionner. « Tu pensais que j’allais me dégonfler ? » Demanda Simon en arquant un sourcil, amusé par la réaction de la brune. Qu’avait-elle imaginé, au juste ? Qu’il avait paradé comme un coq devant leurs amis lors de leur soirée de nouvel an pour finalement ne pas agir ? Ou qu’il aurait plutôt opté pour un lieu de rendez-vous nettement plus conventionnel, ou ils auraient tous les deux pu s’enivrer ? Quitte à avoir un vrai rencard, Simon avait préféré être plus subtil. Même si cela le mettait dans un étrange état — il n’était pas coutumier du fait, en réalité. « Trop bizarre. » Concéda-t-il en haussant les épaules. Mais ça ne l’empêcherait pas de passer une bonne soirée, foi de Simon.


Il était évident que, contrairement aux autres fois où ils s’étaient croisés, les deux jeunes adultes n’étaient pas à leur aise. Simon s’interrogea : les gens pouvaient-ils percevoir la légère tension entre eux ? Avaient-ils conscience qu’il s’agissait d’un premier rendez-vous, pour deux experts en relations courtes ? Indirectement, leurs amis avaient placé sur leurs frêles épaules des attentes qu’ils ne seraient peut-être pas capables de tenir. Et il était évident que, tôt ou tard, on leur demanderait des comptes sur ce rencard — au grand désespoir de Simon, qui n’avait pas pour habitude d’étaler sa vie privée. Le policier emboîta le pas de la jeune suédoise, et se pencha sur le plan pour observer les différentes attractions qu’elle pointait du doigt. « La rivière enchantée ? Mais qu’est-ce que c’est supposé être, au juste ? » S’il se projetait sur la dénomination, Simon imaginait qu’il s’agissait d’une attraction enfantine, probablement sur l’eau. « Tu aimes les sensations fortes ? » Demanda-t-il en posant son regard sur la brune, après avoir observé pendant quelques instants le bras articulé monter à la verticale, pour ensuite mettre ses occupants la tête en bas. Qu’elle réponde positivement ou négativement ne le dérangerait pas ; pour sa part, Simon n’avait rien contre l’idée d’être maltraité par un manège quelconque, puisqu’il adorait tout ce qui lui envoyait des décharges d’adrénaline. C’était d’ailleurs l’une des raisons qui l’avait poussé à devenir officier de police ; l’adulte qu’il était devenu gardait une partie adolescente en lui. « Je m’en voudrais de te faire tourner la tête dès la première attraction. » Plaisanta Simon en souriant. Il se morigéna en réalisant que sa phrase pouvait être interprétée de bien des manières ; ne pouvait-il donc pas faire preuve d’un peu de retenue, pour une fois ? « Restons sur la rivière enchantée pour débuter. Ce sera moins risqué. » Encore que… Non, pas tellement. La promiscuité pouvait les gêner, dans ce contexte si particulier. L’idée même d’être en rendez-vous avec une personne qu’il connaissait et qu’il n’avait jamais envisagé sous un angle plus… romantique le mettait profondément mal à l’aise. Pourquoi leurs amis avaient-ils lourdement insisté ? Quelle mouche avait donc pu les piquer, ce soir de nouvel an ? Et, surtout, pourquoi avait-il fallu que Freya et Simon soient si fiers et si entêtés ? Pleinement conscient que les heures qui allaient suivre risquaient d’être biaisées par des malaises occasionnés par des phrases à double-sens ou par des propos difficiles à interpréter, Simon choisit de mettre les deux pieds dans le plat pour dédramatiser la situation. Il soupira discrètement de soulagement lorsque Freya accepta son deal, et retint sa main dans la sienne pendant une fraction de seconde. Il croisa son regard clair, et s’y perdit le temps d’un instant. Comment pouvait-on avoir les yeux d’un bleu si clair, d’un bleu si… Envoûtant ? Le policier s’empressa de rompre le contact visuel, et laissa échapper un « Hmm… » de méfiance, lorsque la Suédoise lui fit remarquer qu’elle était en droit de lui poser toutes les questions possibles et imaginables — à commencer par les plus indiscrètes. « Ah ouais, donc on ouvre les hostilités d’emblée. » Commenta le brun, dont le sourire amusé trahissait la position. Il n’eut pas le temps de dire ouf que, déjà, Freya évoquait une connaissance commune. Le policier manqua de s’étouffer, avant de dire : « Je suis vraiment obligé de répondre à ça ? » Il fit la moue, lorsqu’il croisa le regard malicieux de son interlocutrice, qui ne manqua pas de le titiller sur son statut professionnel. « C’est cruel ! » Pesta-t-il en secouant la tête, alors qu’ils se faufilaient dans la file d’attente pour accéder à l’attraction enfantine pour laquelle ils avaient opté, dans un premier temps. Simon prit appui sur les rondins de bois, et se positionna face à Freya. « Il n’y a pas de bonne réponse à cette question, hein ? » Demanda-t-il en soupirant. La question était plus rhétorique qu’autre chose, à vrai dire. « Si je réponds par la positive, je passe pour un coureur de jupons. À l’inverse, si je réponds par la négative, j’aurais l’air d’être un dégonflé. » Il avança de quelques pas, et reprit sa position initiale. Il soupira, ferma les yeux, et avoua finalement la vérité : « Elle dit vrai. » Il croisa le regard clair de Freya, et ajouta : « Mais vu ton air malicieux, j’en déduis que tu te méprends sur ce qui s’est passé. Ou que Mona a fantasmé cette fin de soirée. » Corrigea le policier en haussant les épaules. Il n’aurait été qu’à moitié surpris ; Mona lui faisait un rentre-dedans persistant depuis des semaines. Simon aurait pu en être flatté, s’il n’avait pas été particulièrement au fait du tempérament quelque peu excessif et borderline de cette connaissance commune. Pas question de lui donner le moindre faux espoir ; elle s’y accrocherait avec acharnement, et pourrait clairement pourrir la vie de l’officier. « Et toi, avec Matt ? » Demanda Simon en croisant le regard de Freya. Puisqu’ils en étaient aux questions indiscrètes… Il n’allait pas s’en priver. « Histoire ancienne, ou pas ? Parce que si j’ai un rival dans les parages, j’ai besoin de le savoir. » Déclara Simon, avant de faire un geste de la main pour laisser Freya s’engouffrer la première dans la rivière enchantée. Il lui emboîta le pas, attendant avec impatience qu’elle l’éclaire sur l’état actuel de sa relation avec celui qu’il pensait être son compagnon. À moins que…


@Freya Vranken



Slip inside the eye of your mind Don't you know you might find A better place to play You said that you'd never been But all the things that you've seen Slowly fade away » (Oasis - don't look back in anger)
Revenir en haut Aller en bas
Freya Vranken
Freya Vranken
l'autre moitié
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : vingt-six pétales de roses. (deux décembre)
STATUT : célibataire, freya est incapable de se perdre dans les effluves de l'amour et s’applique à entretenir le mystère. la vérité est toute autre, son cœur n’appartient qu’à un seul homme : rafael, le grand-frère qu’elle admire au-delà du raisonnable, défend envers et contre tous et qu’elle adule de façon démesurée. il est celui qu’elle place sur un piédestal et dont personne n’arrive -et n’arrivera jamais- à la cheville.
MÉTIER : détentrice d’un diplôme en histoire de l’art, elle exerce dans le centre culturel du QAGOMA depuis tout juste deux ans. chargée d'événementiel, freya a rapidement su se forger une réputation et un réseau solide dans lequel gravitent collectionneurs, journalistes, commissaires d’expositions et galeristes partenaires.
LOGEMENT : #71 st pauls terrace, dans le quartier de spring hill. un loft qu'elle occupe seule avec son chat du bengal ; zeus.
first step (freya&simon) Tumblr_pk5yd7URal1vczxrao2_500
POSTS : 1173 POINTS : 270

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
RPs EN COURS : first step (freya&simon) Giphy.gif?cid=790b7611eaaa607bcd1472c5932cc647d6bbb025ebaa115c&rid=giphy
rafael (scénario libre) ⊹ 'cause we were just kids when we were separated. i know we'll be alright this time. honey, just hold my hand. i see my future in your eyes. i have faith in what i see. i'm dancing in the dark, with you between my arms. Barefoot on the grass, listening to our favorite song. ☽
first step (freya&simon) Giphy.gif?cid=790b7611725f98b6e86dd3b137d87be0e54a5dcd49963639&rid=giphy
zoeya #2 ⊹ when i was young i would look in the mirror. didn't know it then but now it couldn't be clearer. that i remember being filled with such wonder. ☽ #1
first step (freya&simon) 0e9897d062c41d2ddd001c21c64b586e1aa990f6
cameya #2 ⊹ 'cause we were just kids when we were separated. i know we'll be alright this time. honey, just hold my hand. i see my future in your eyes. i have faith in what i see. i'm dancing in the dark, with you between my arms. Barefoot on the grass, listening to our favorite song. ☽ #1

(06/06)
eleonoraletosimeya

Pour info : dialogues en thistle ou rosybrown.
RPs EN ATTENTE : gaïa, jordan, you ?
RPs TERMINÉS : cameya #1zoeya #1freddya #1nanowrimo
AVATAR : taylor marie hill.
CRÉDITS : © bambieyestuff (avatar) ; angelixtaylorhill (gif) ; vocivus (sign) loonywaltz (userbars).
DC : scott whistler, le double jeu.
PSEUDO : itsafreenzy ; céline.
Femme (elle)
INSCRIT LE : 27/10/2021
https://www.30yearsstillyoung.com/t41216-my-black-fire-s-burning-bright-maybe-i-ll-go-out-tonight-freya-vranken https://www.30yearsstillyoung.com/t43821-and-there-s-no-remedy-for-memory-freya-scott https://www.30yearsstillyoung.com/t41977-freya-vranken#2099638 https://www.30yearsstillyoung.com/t42106-freya-vranken#2109377

first step (freya&simon) Empty
Message(#) Sujet: Re: first step (freya&simon) first step (freya&simon) EmptyJeu 16 Juin 2022 - 20:55




first step
Freya Vranken & @Simon Johnson first step (freya&simon) 873483867

Avec Simon, Freya n’avait pas besoin de prétendre ou d’user de simulacres comme elle se sentait parfois l’obligation de le faire avec Charles. Il y avait quelque chose en lui de singulier, d’inhabituel, qui la poussait à se défaire des préceptes inculqués par l’éminent homme d’affaires ; à oublier, l’espace d’un instant, son regard froid et l’attitude faussement aristocratique qu’il aimait se donner. Elle ne comptait plus les fois où elle avait subi un minutieux examen de sa part — voué à épier sa bonne tenue en société —, ses observations mesquines et ses remarques caustiques ; le silence s’abattant finalement sur eux, aussi lourd que des billes de plomb. Ce mutisme réciproque signalait indubitablement la fin de la partie ; remportée par l’insensible patriarche, comme à chaque fois. « Parce que tu ne veux pas qu’on nous voit ? » s’enquit-elle en le fixant de ses yeux bleus, dont la couleur luisait faiblement. L’australien était l’un des rares hommes pour qui elle avait peu de secrets ; chose étonnante lorsque l’on considérait le fait qu’elle ne le fréquentait que depuis quelques semaines et connaissait peu de choses de son passé. « Ou parce que tu as des choses à cacher ? » Simon ne semblait pas du genre à s’étendre sur son histoire personnelle ou à souhaiter la lui conter volontairement ; toutefois, il semblait épanouit face à la vie qu’il menait. Sa réputation n’était plus à faire, le précédant largement qu’importe le périmètre dans lequel il se trouvait et les personnalités qu’il y rencontrait. C’était à la fois attrayant et frustrant de composer avec cette idée ; celle qu’il ne prenait pas le risque de s’engager sur du long terme et se lassait, en quelques semaines, des courbes graciles de sa dernière conquête. Ces faits lui donnaient immanquablement l’allure du mauvais garçon, du baratineur tatoué à la profession périlleuse et sans le moindre état d’âme. Mais Freya sentait qu’il y avait plus que cela, qu’il était davantage qu’un simple mâle Alpha se dirigeant entre les cuisses des femmes comme Moïse s’était engouffré dans la mer. Elle réprima une grimace et ses lèvres s’incurvèrent en un fin sourire. « Ça fait bien longtemps que ma permission va au-delà de minuit ! »

La question qu’il lui posa ensuite la prit au dépourvu. « En fait, je n’en avais aucune idée. » Simon l’observait attentivement, le sourcil gauche dressé vers le ciel — il n’aurait pu être aussi transparent même s’il avait essayé —. « J’ai cru comprendre que ce n’était pas dans tes habitudes de passer ce genre de moments avec une femme. En position verticale. » Les mains enfoncées dans les poches de son jean, l’australien jouait la carte de la désinvolture mais elle crut noter un changement dans son attitude. Un détail subtil, mais indéniablement là. La suédoise fronça le nez, puis ajouta : « Et toi ? Est-ce que tu étais certain que j’allais accepter ? » Un sourire en coin déformait l’arc de ses lèvres et, à la manière dont elle s’était exprimée, il était facile de comprendre que sa réponse l’intriguait. Avait-il hésité avant de l’inviter ? N’était-ce qu’une simple formalité pour s’acquitter d’un pari ? Peut-être était-ce une question d’égo ? Même s’il ne dura que quelques secondes, son silence donna une voix à l’une de ses inquiétudes. Peut-être s’était-il forcé ? Droite comme un « i », les yeux rivés aux siens, Freya tenta de discerner ses expressions dans ses yeux couleur charbon ; puis, elle se dirigea vers le gigantesque plan du parc, sa jupe diaphane flottant gracieusement autour de ses jambes. « C’était ton idée ? » Le dessin schématique de l’endroit lui fit froncer les sourcils. Comment était-on censé se repérer quand le dessin du parc était plus qu’approximatif ? « La fête foraine. » précisa-t-elle. Elle n’était pas sûre qu’il lui réponde — franchement, tout du moins — mais lorsque la tessiture de sa voix résonna dans l’air, ses prunelles se plongèrent à nouveau dans les siennes. Le visage de Simon était incroyablement serein, comme à chaque fois. Déformation professionnelle ? « Je ne sais pas. J’imagine que ça doit être une sorte de balade sur l’eau. Probablement sur une rivière artificielle. » déclara-t-elle lorsqu’il lui demanda des précisions sur l’attraction. L’interminable légende qui agrémentait le panneau sur lequel figurait le plan n'offrait aucune description précise, toutefois il ne fallait pas être né de la dernière pluie pour comprendre de quoi il s’agissait. « Ça ne te branche pas ? Je comprends. Cette proximité… Toi et moi…Sans échappatoire…Ça te met la pression, pas vrai ? » ironisa-t-elle. C’était une habitude qu’elle avait prise lorsqu’elle ne savait pas de quelle façon agir avec un homme ; elle essayait bêtement de le déstabiliser. C’était puéril, Freya en convenait, mais c’était ainsi et elle ne pouvait rien y faire.

« Les sensations fortes ? » s’enquit-elle en pivotant vers l’immense bras articulé qui se dressait dangereusement vers le ciel. « Tu veux dire que c’est ce que tu veux faire ? » Son sang se pétrifia dans ses veines tandis qu’elle éclatait d’un séduisant rire perlé. Elle n’avait proposé cette idée que pour plaisanter. Dans ses songes — et dans les séries télévisées — ce type de rendez-vous se terminait principalement par le gain d’un énorme teddy bear remporté par un victorieux tir à la carabine ; jamais par le fait de rendre les restes à peine digérés de son dîner. Après une minute ou deux à contempler l’engin en mouvement, la jeune femme pivota à nouveau vers lui, manquant de se cogner le nez contre ses pectoraux. Merde, quelle sotte. Leurs regards s’accrochèrent mutuellement sans qu’un mot ne veuille sortir de sa bouche. La suédoise resta là, à fouiller son âme de ses prunelles océaniques, avant de finalement reculer d’un pas. « Parce que c’est ce que tu cherches ? Me faire tourner la tête ? » Une grimace incurva aussitôt le pli de ses lèvres. Simon venait de gracieusement lui indiquer une porte de sortie quant à sa maladresse. « Depuis quand tu as peur du risque ? » l’interrogea-t-elle en glissant sa main dans la sienne. « Je te mets au défi Johnson ! » lança-t-elle en l’entraînant sur le chemin de leur dernière heure sur Terre. Rien de tel pour séduire le sexe opposé.

Lorsqu’ils se placèrent à la fin de la chaîne humaine, Freya retira sa main de la sienne, pressant ses paumes l’une contre l’autre. Elle angoissait. Pour quelle fichtre raison avait-elle accepté de monter dans cet assemblage complexe de boulons et d’acier ? L’égo ? La fierté ? Un sourire se dessina sur ses lèvres quand elle comprit que Simon se trouvait lui aussi dans l’embarras ; qu’importe la raison. « La rivière enchantée, ce n’était peut-être pas si mal finalement. Il y a l’air d’y avoir un sacré temps d’attente pour celle-ci. » déclara-t-elle avant de switcher de file, le plus innocemment du monde. « Bien sûr que tu y es obligé. » reprit-elle en l’observant faire la moue. De quoi avait-il peur en répondant à cette question ? La décevoir ? L’australien était un être secret mais avec elle, il s’était toujours montré franc concernant ses forces et ses lacunes. Plus encore, il avait accepté les siennes. « Pourquoi y en aurait-il une mauvaise ? On a dit pas ‘pas de pression’, pas vrai ? » Derrière sa carapace, Simon Johnson était chaleureux, drôle, et quelque peu mystérieux. « Là, j’admets que tu dois développer…Je ne te suis pas, qu’est-ce que Mona aurait pu fantasmer ? » Peu de significations se cachaient derrière l’expression ‘passer la nuit avec’ ; si bien qu’elle se racla la gorge avant de sourire exagérément. Allait-il réellement clamer son innocence ? Mona lui avait donné suffisamment de détails croustillants pour qu’elle puisse imaginer l’intégralité de son anatomie et, plus particulièrement, sa masculinité. Toutefois, les dires de la jeune femme n’avaient jamais été criants de vérité. Peut-être avait-elle tout inventé. « Matt. Ouais. Mmmh… C’est vrai. » Elle eut un blanc, comme si son esprit avait planté et qu’il fallait le rebooter. Elle prit une grande inspiration. « Certainement pas à refaire. » lâcha-t-elle d’un bloc avant d’expirer une goulée d’air. Elle avait davantage marmonné ces mots pour elle qu’à l’intention de Simon. « Qu’est-ce qu’il y a ? La compétition te fait peur ? » Ce que la suédoise éprouvait en cet instant la déstabilisait. C’était une émotion aussi dérangeante que de porter un soutien-gorge trop petit : ça serrait, étouffait et coupait la circulation du sang. Il ne manquerait plus qu’elle s’étale de tout son long sous le regard ahuri de Simon. « Matt et moi, c’était une erreur. Une expérience dont je me serai bien passée. » renchérit-elle pour se changer les idées. L’australien semblait avoir retrouvé sa bonne humeur, mais la sienne semblait prendre une tournure plutôt étrange. « Tu n’as pas de concurrence. Il n’y en a jamais eu. En fait, je…Je n’ai jamais ressenti ce truc qui fait qu’une relation dure. » Elle plongea son regard dans ses yeux bruns — presque innocents dans ce visage taillé pour le péché — tandis que sa voix s’éteignait dans un souffle frêle.



As long as i can feel the beat.
il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.  ✻ (j. vranken)

:l::
Revenir en haut Aller en bas
Simon Johnson
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : trente ans. (01/12)
SURNOM : sissi. il a longtemps détesté, et finalement, il a fini par s'y faire.
STATUT : célibataire. ce n'est pas un mauvais bougre, mais s'attacher n'est pas son fort.
MÉTIER : membre du groupe epsilon. ancien agent de terrain, reconverti dans la cybercriminalité.
first step (freya&simon) 3c47c886fa12970d1846977722b82d16
POSTS : 591 POINTS : 0

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
RPs EN COURS : 2022 : jackson ; teresa
2020 : freya
AVATAR : zayn malik
CRÉDITS : all souls (avatar)
DC : camil smith + naomi carlson.
INSCRIT LE : 05/06/2016

first step (freya&simon) Empty
Message(#) Sujet: Re: first step (freya&simon) first step (freya&simon) EmptyDim 26 Juin 2022 - 14:57



« Non, c’est simplement que je ne veux pas qu’on remarque trop facilement que je suis le prince charmant. » Plaisanta le policier, tout en ayant pleinement conscience qu’il était à des années lumières de l’idée qu’on pouvait se faire d’un tel homme. Sans être un goujat qui manquait de tact, il restait un homme vite lassé et presque impossible à retenir. Il n’avait jamais trouvé la perle rare, la personne avec laquelle il accepterait de se poser et d’être sérieux. Bien sûr, il avait déjà eu quelques coups de coeur — mais ça n’avait jamais duré. Il y avait eu une étincelle avec certaines femmes, le temps de quelques rendez-vous… Et puis, plus rien. Ses potes l’avaient charrié pendant des heures à ce sujet ; il avait d’ailleurs tout entendu : qu’il se cachait derrière une carapace pour éviter de tomber amoureux, qu’il était exigeant, qu’il était en quête d’un idéal qui n’existait pas, qu’il avait un (sérieux) problème, qu’il était narcissique et prétentieux… Mais Simon avait balayé toutes ces théories d’un revers de main ; en fait, il n’avait simplement jamais rencontré la bonne personne. Il n’avait juste pas eu de chance. « Je me fiche qu’on nous voit ensemble. » Répondit l’Australien, plongeant ses prunelles foncées dans l’océan clair de Freya. Et il ne mentait pas : il n’avait aucune honte, aucune gêne vis-à-vis de leur rendez-vous plus ou moins arrangé. Il appréciait la Suédoise, sincèrement ; il s’était toujours senti à l’aise en sa compagnie, et les quelques échanges qu’ils avaient eu précédemment avaient toujours été agréables. « Et je n’ai rien à cacher non plus. » Dit-il en haussant les épaules, amusé par la réflexion de la brune. Ses questions, un brin orientée, lui rappelait les méthodes d’interrogatoire dont il usait dans son quotidien. Elle posait une question vague, puis enchaînerait sur un autre, plus précise, et ainsi de suite. Petit à petit, l’étau se resserrait autour de l’interrogé… Et si ce dernier mentait, il lui devenait de plus en plus difficile de le faire. « Tu prêches le faux pour savoir le vrai ? » A moins que leurs amis communs n’aient dépeint un portrait peu glorieux du bonhomme… Ce qui, malheureusement, pouvait tout à fait être vrai. « On va couper court à toutes les rumeurs et autres histoires aberrantes à mon sujet que les mauvaises langues ont dû s’empresser de te raconter. » Commença-t-il, avant de lever son index sous les yeux de la brune. « Premièrement, il n’y a personne dans ma vie. » Il n’avait donc aucune raison de se cacher, aucune raison d’être vigilant ; s’il était là, c’était parce qu’il en avait envie.  Il leva ensuite son majeur, et poursuivit : « Deuxièmement, je ne suis pas papa ou en passe de le devenir. » C’était la dernière trouvaille à son sujet. L’héritage de quelques nuits endiablées avec une femme qui n’avait pas franchement supporté que son amant ne s’en aille à la levée du jour… Et qui avait voulu le retenir d’une étrange manière. « Et troisièmement, je ne considère pas les filles comme des trophées. » Même si, il en avait bien conscience, son tableau de chasse pouvait laisser penser le contraire. « D’autres questions que tu voudrais que j’éclaircisse ? » Demanda-t-il en arquant un sourcil, prêt à ôter de l’esprit de Freya les doutes qu’elle pouvait avoir à son sujet. Mais il ne lui en voulait aucunement ; lui-même, à sa place, aurait été méfiant. À vrai dire, tout en connaissant sa réputation de Dom Juan, il était même surpris qu’elle ait accepté de sortir en sa compagnie. À moins que l’idée de s’encanailler avec un mauvais garçon ne lui plaise ? La question lui brûlait les lèvres, mais Simon s’abstint de la poser. Il le ferait plus tard, s’ils étaient amenés à se revoir. « Serais-tu un oiseau de nuit ? » Demanda-t-il, un air malicieux glissant sur son visage. Ça ne lui déplairait pas, à Simon ; ses journées étaient bien remplies, et il aimait l’idée de pouvoir passer du temps avec Freya une fois la nuit tombée.


Les mains dans les poches, alors qu’ils avançaient machinalement dans les allées de la fête foraine, Simon fut soudainement surpris par les propos de la Suédoise. Qu’allait-elle s’imaginer à son sujet, au juste ? Et surtout, qu’avait-on pu lui raconter pour qu’elle en vienne à penser qu’il passait l’essentiel de son temps à batifoler dans des draps avec les innocentes qui se jetaient  aveuglément dans ses bras ? « Même si mon charme est légendaire et que ma réputation d’amant exceptionnel n’est plus à faire, je suis au regret de t’annoncer que les filles ne tombent pas comme des mouches devant ma personne. » Plaisanta le policier, exagérant volontairement ses propos pour faire réagir la brune. Alors oui, bien sûr, il n’allait pas nier qu’en fonction de la personne qu’il avait en face de lui et des circonstances des rencontres, il passait plus ou moins de temps en position verticale, comme elle le disait si bien. « Tu en es d’ailleurs la preuve vivante. » Fit-il remarquer, malicieux. S’il cherchait à la mettre dans l’embarras et à la faire rougir ? Évidemment. Ça l’amusait beaucoup, Simon. Il voulait voir où se situaient les limites de son interlocutrice — à ses risques et périls, certes. « Non. Pour être franc, je n’avais aucune certitude. » Mais plus le temps passait, et plus il se félicitait qu’elle ait accepté son invitation. Sa compagnie lui était agréable, et il ne se prenait vraiment pas la tête. « Oui, c’était mon idée. » Admit-il en haussant les épaules. Il avait hésité, s’était interrogé sur le meilleur endroit pour un premier rendez-vous. Le cinéma ? Aucun intérêt, ils n’auraient pas l’occasion d’échanger. Un bar ? Trop facile, trop cliché. Une boîte de nuit ? Certainement pas ; cela renverrait des intentions que Simon ne voulait pas qu’on lui prête. Une balade au zoo ou au parc ? Pas très original, et trop sage à son goût. Une après-midi à la plage ? Non ; on l’aurait accusé de vouloir se pavaner, tout en pouvant contempler plus ou moins discrètement les courbes de la brune. Alors, la fête foraine s’était imposée. « Elle était bonne, ou je me suis complètement planté ? » Demanda Simon, souhaitant savoir si Freya avait été déçue, surprise, ou contente de son choix. Il ne la connaissait pas suffisamment pour savoir ce qu’elle aimait, ce qu’elle attendait, ce qu’elle espérait. Elle lui proposa ensuite d’aller faire un tour sur une attraction dénommée la rivière enchantée — un endroit qui sonnait comme calme et doux, sans risque et sans adrénaline. Simon aurait volontiers accepté, si la Suédoise ne l’avait pas titillé sur un manège bien connu de la fête foraine. « Oui, énormément de pression. J’ai peur de dire une connerie et que tu me balances par-dessus bord. » Confessa-t-il, faussement inquiet. Loin d’être déstabilisé, Simon préférait entrer dans le jeu de son interlocutrice — et voir jusqu’ou tout ça les mènerait. « Pourquoi pas ? » Rétorqua-t-il, alors qu’il voyait une vague d’inquiétude déferler dans les prunelles claires de Freya. « Alors, qui est-ce qui a la pression maintenant ? » Ricana le policier, avant que la brune ne se retourne et ne manque de le percuter de plein fouet. Leurs regards s’accrochèrent et, le silence s’installa naturellement. Il n’était pas gênant, ni inquiétant ; les deux jeunes adultes se jaugeaient, s’étudiaient, se confrontaient. Lorsque la Suédoise recula d’un pas, Simon s’autorisa un léger soupir, alors qu’il lui accordait une réponse qui laissait planer un véritable doute. « Peut-être bien que oui. » Freya lui plaisait, c’était indéniable. D’ailleurs, si tel n’avait pas été le cas, il n’aurait jamais pris soin de l’inviter à sortir en sa compagnie. Alors, y avait-il quelque chose de mal à l’idée de vouloir la séduire ? Tous deux étaient adultes, et savaient dans quoi ils s’engageaient. Il n’y avait pas davantage de question à se poser. Et visiblement, sa comparse devait être du même avis. Consciemment ou pas, elle glissa sa main dans la sienne et l’entraîna à sa suite. S’il la suivit sans piper mot, son esprit tournait à plein régime, uniquement focalisé sur leurs mains nouées. Sa main était petite et chaleureuse, et sa peau aussi douce que délicate. Pendant une seconde, Simon se demanda quelle sensation cela lui procurerait si d’aventure, Freya daignerait déposer sa paume contre sa joue. Mais l’heure n’était pas à la rêverie ; bientôt, ils s’insérèrent dans la file d’attente du manège… Pour en changer quelques minutes plus tard, alors que la brune sous-entendait à demi-mot préférer une attraction plus calme.


Ils divaguèrent sur un sujet plus léger, bien qu’un brin plus dangereux : les amours du policier. Ce dernier fit la moue alors que, sans préambule, Freya le questionna sur Mona. « Les histoires passées, ce n’est jamais très glorieux… » Dit-il en soupirant, avant d’enchaîner : « Si ? » Indirectement, il cherchait une forme d’approbation de la part de la brune. Finalement, il consentit à développer le sujet épineux qu’était Mona. « C’est vrai que je suis rentré avec elle, une fois. Et je mentirais si je prétendais qu’il n’y avait pas eu une sorte de… rapprochement. » Quelques baisers enflammés, des mains baladeuses. Mais rien de plus ; Simon était vite redescendu sur terre, lorsque cette connaissance commune s’était empressée de lui faire comprendre qu’elle attendait depuis des lustres que le policier lui accorde toute son attention. « Mais j’ai coupé court quand j’ai compris qu’elle attendait beaucoup plus que ce que j’étais capable de lui offrir. » Il l’avait repoussée, s’était excusé d’avoir fait une erreur, et était parti. Et depuis… Depuis, elle continuait à lui faire un rentre-dedans monstrueux dès qu’elle en avait l’occasion, et évoquait une prétendue relation qui n’existait que dans son esprit. D’ordinaire, Simon s’en fichait ; mais là, il avait étrangement envie de faire rétablir la vérité. « Elle fantasme une relation qui n’existera jamais. » Avoua-t-il en haussant les épaules. « Je trouve ça un peu triste, d’ailleurs. » Et il espérait secrètement qu’elle jetterait, tôt ou tard, son dévolu sur un autre. « D’autres questions ? » Demanda-t-il, un brin narquois, prêt à étaler une partie de sa vie privée (et intime) à son interlocutrice. Pour sa part, il interrogea Freya sur Matt — et aussitôt, sentit un flottement entre eux. Avait-il fait une erreur en mentionnant le garçon ? Il allait lui dire qu’elle n’était pas obligée de s’appesantir sur le sujet quand elle le titilla sur la compétition. « Non. » Répondit-il en secouant la tête. La compétition, ça pouvait être grisant, frustrant, intéressant. « Mais je ne tiens pas spécialement à passer pour un briseur de ménage. » Il avait déjà suffisamment de casseroles au cul avec les femmes pour ajouter une telle étiquette à son palmarès. « Tu… Tu n’es pas obligée d’en parler, si tu n’en as pas envie. » Simon offrait à son interlocutrice une porte de sortie. Il se fichait de Matt, et de tous les autres garçons ; c’était avec lui qu’elle était ce soir, et avec personne d’autre. « Je comprends mieux pourquoi nos amis communs voulaient impérativement que nous passions du temps ensemble. » Murmura le policier, alors qu’un léger sourire venait étirer ses lèvres. Ils arrivèrent devant l’attraction, et Simon enjamba la boudin de la bouée qui les ferait voguer calmement sur l’eau. Il tendit une main en direction de la brune, pour l’aider à grimper. Ils s’installèrent l’un à côté de l’autre et, une fois qu’ils furent suffisamment éloignés des oreilles indiscrètes, Simon reprit : « Est-ce que ça te gêne, de n’avoir jamais ressenti… « ce truc », comme tu dis ? » Pour la première fois, il rencontrait quelqu’un qui vivait la même chose que lui. C’était déroutant, et ça soulevait des questions. « Est-ce que ça te fait peur ? Est-ce que tu te poses des questions sur le fait d’être… Normale ? » Demanda le brun, les prunelles fixées droit devant lui. Sur sa gauche, il pouvait sentir la chaleur qui émanait du corps de la Suédoise. Il pouvait sentir son regard, arrêté sur son profil, et qu'il avait pris soin d’éviter. Jusqu’à cet instant précis. Il tourna légèrement la tête, et plongea son regard dans celui de Freya. « Parce que moi, je me pose toutes ces questions. »


@Freya Vranken



Slip inside the eye of your mind Don't you know you might find A better place to play You said that you'd never been But all the things that you've seen Slowly fade away » (Oasis - don't look back in anger)
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

first step (freya&simon) Empty
Message(#) Sujet: Re: first step (freya&simon) first step (freya&simon) Empty


Revenir en haut Aller en bas
 

first step (freya&simon)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
30 YEARS STILL YOUNG :: 
voyager vers d'autres horizons.
 :: hors du temps :: flashbacks
-