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 Every breath you take... (ft. Debbie)

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Adorján Cardwell
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ÂGE : Il a fêté ses 38 printemps, le 17 janvier dernier.
SURNOM : On le surnomme Adrian ou Dorian pour aller plus vite. Il n'aime beaucoup les surnoms parce qu'il est plutôt fier de son prénom.
STATUT : Il est toujours célibataire, père d'un petit garçon qui fêtera ses 5 ans le 20 avril prochain, prénommé Timothy.
MÉTIER : Il travaille depuis des années comme présentateur de télévision, c'est sans doute la raison pour laquelle son visage ne vous est pas inconnu.
LOGEMENT : #24 Sherwood Road - Toowong
Every breath you take... (ft. Debbie) Tnit11
POSTS : 35 POINTS : 65

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
RPs EN COURS : <font style="font-size: 9px; color: grey">∆ <a href="https://www.30yearsstillyoung.com/t44126-every-breath-you-take-ft-debbie">Every breath you take...</a> ≈ Debbie</font>
AVATAR : Chris Hemsworth
CRÉDITS : Avatar : greenhouselab ; Gif : LauraTylerJosh
DC : -
PSEUDO : Alex
Homme (il/lui)
INSCRIT LE : 09/04/2022
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Message(#) Sujet: Every breath you take... (ft. Debbie) Every breath you take... (ft. Debbie) EmptyMer 13 Avr 2022 - 12:01




Every breath you take...
La vie a parfois une drôle de façon de vous rappeler votre passé. Alors qu'il s'évertue à finir ses travaux de peinture, Adorján voit Deborah refaire irruption dans sa vie...
L'automne commençait à poindre sur Brisbane. Alors que tout l'hémisphère nord découvrait les fleurs écloses et assistait au verdoiement des végétaux, ici, en Australie, les coeurs et les mentalités se préparaient à l'hiver, comme tous les ans. Quand il avait vécu en Irlande, cela lui avait fait bizarre de passer les mois de juillet et août avec un soleil magnifique et non des tempêtes de neige. Simple question d'adaptation. Bon, après, Dublin n'était guère connu pour son climat et pour la possibilité qu'elle offrait d'aller se baigner, pas même pour le surf. Du coup il n'avait pas trop profité du beau temps, même pendant son temps libre. En revanche, il avait aimait les petits matins pluvieux passés avec Debbie. ah... Debbie... c'était un doux euphémisme que de dire qu'il pensait à elle régulièrement. Timothy lui ressemblait beaucoup. Il possédait ce même regard, à la fois pétillant, doux et désinvolte. Même son caractère transpirait de sa génitrice, il était fougueux, vif. Souvent, il lui donnait un peu de tracas, parce qu'il grandissait vite et qu'il courait partout. La nuit, surtout, il vivait de véritable terreurs nocturnes, amenant Adorján à le prendre dans son lit et à le réconforter longuement. Il faisait avec. D'après le pédopsychiatre, inutile de chercher très loin l'origine de cette souffrance inconsciente. L'abandon dont il avait fait l'objet, à sa naissance puis son placement temporaire dans une famille d'accueil, ressortaient aujourd'hui.

S'il repensait à Deborah en dehors de cela, il éprouvait une forme de tendresse. Son coeur n'était pas tout à fait guéri de son départ. Par contre, quand il constatait les dégâts, c'était la colère qui prenait le dessus. Il n'arrivait toujours pas à comprendre pourquoi Debbie avait gardé l'enfant si c'était pour l'abandonner. Soit elle avait eu une raison véritable la poussant à agir ainsi, peut-être une perte d'emploi ? Soit... il refusait de croire qu'elle soit un monstre. Alors intérieurement, à mesure que le temps passait, il ne cherchait pas à excuser mais à expliquer son geste. Un jour, ils en discuteraient sans doute ? En se levant ce matin-là, il était loin de se douter que le destin allait lui jouer un tour peu agréable. Il avait confié Tim à l'une de ses soeurs pour la semaine. Il comptait profiter du fait qu'il était tout seul pour refaire un peu de peinture chez lui. Après avoir passé tout son week-end à emballer les affaires dans des cartons hermétiquement fermés pour éviter toute catastrophe, il avait couvert les meubles et entreprit de peindre, tout seul, les différentes pièces. Il termina, la veille par le hall d'entrée où il passait la deuxième couche. A l'aubre, il commença à débâcher et à passer un coup rapide pour retirer la poussière. Quand il eut terminé, il attaqua les portes. Pour elles, il s'organisait de sorte de les peindre et de les raboter à l'extérieur, sur le perron de sa maison. Ne le cachons pas, les voisins pouvaient allègrement en profiter pour admirer le spectacle. Comme c'était une tâche physique, Adorján avait laissé tomber son t-shirt, pendant à l'arrière de son jean. Il avait un peu de peinture sur sa peau et il était un peu rouge. Il fallait le préciser, mais après tant d'efforts, il se sentait assez courbaturé. D'ici midi, quand il aurait tout finalisé, il irait se prendre un bon bain chaud pour se détendre. En attendant, il ne ménagea pas sa peine.

Il était travailleur, indéniablement. Il mettait tout son coeur à l'ouvrage. Pour se donner de la motivation, il sifflotait Eye of the tiger, accompagnant ses coups de rabots et de pinceaux d'un rythme enthousiaste. Au bout d'un moment, il sentit que quelqu'un l'observait. Il ne leva pas le regard. En vérité, ce genre de moments, il s'y était habitué... entre celles et ceux qui le reconnaissaient, ses voisins parfois intrusifs et puis également les vendeurs qui passaient dans le coin pour lui faire acheter une cohorte de breloques ne servant à rien... Il ne voulait pas établir le contact, pour s'épargner de perdre du temps et puis là, il n'avait tout simplement pas envie de discuter. Il sentit quand même que cette présence se faisait un peu plus insistante. Du coin de l'oeil, il vit une silhouette approcher. Ok, il s'agissait très probablement d'un commercial en quête de son super client. Il allait être servi, parce qu'Adorján n'était pas connu pour son matérialisme et encore moins pour son manque de franchise. Sans un regard, tout occupé qu'il était à donner des coups de pinceaux appliqués et précis sur l'encadrement de sa porte dégondée, il leva l'index et sa voix fendit l'air :

- Bonjour ! Je vous arrête tout de suite, je n'ai pas besoin de panneaux solaires, ni d'une cheminée, ni de sex-toys, ni d'une couverture pour piscine. Alors, vous pouvez rebrousser chemin dès maintenant et aller emmerder quelqu'un d'autre.

Finalement, il posa ses yeux durs, au couleur de l'azur sur la personne. Et c'est alors qu'il devint blême. Son coeur manqua bondir hors de sa poitrine. Alors c'était à ça qu'elle servait la cage thoracique, en fait ?

- Debbie ??? Qu'est-ce que tu fais ici ?

Ce furent les premiers mots qui sortirent de sa bouche, alors qu'il la regardait, partagé entre cette attirance, toujours présente chez lui et puis cette colère qui le prenait aux tripes. Avec les années, la rage était retombée, un peu. Adorján était beaucoup plus apte à la réflexion et au dialogue qu'auparavant.
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Deborah Brody
Deborah Brody
l'obscure clarté
l'obscure clarté
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ÂGE : Trente-quatre ans. (26.02)
SURNOM : Deb, Debbie, parfois Brody.
STATUT : Le cœur éteint par le désir de ne plus voir demain.
MÉTIER : Cacher une dépression derrière un sourire de façade est un métier à plein temps.
LOGEMENT : Appartement au #151 à Oxlade Drive (Fortitude Valley), désespérément seule.
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POSTS : 23118 POINTS : 230

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : A Brisbane depuis l'été 2016. Avant ça, elle a toujours vécu à Dublin en Irlande. • Elle vient d'une famille très catholique mais elle est athée. • Elle a donné naissance à un petit garçon le 20 avril 2017 qu'elle a mis à l'adoption. • Elle n'a jamais eu de relation longue bien qu'elle soit un véritable cœur d'artichaut. • Se bat contre une dépression depuis qu'elle a appris faire une grossesse nerveuse fin octobre 2021.
RPs EN COURS :

Every breath you take... (ft. Debbie) 9hob
KEEDY – Un nouvel univers où les larmes, les peines ne seraient qu'un mythe, qu'une putain de légende urbaine.

Every breath you take... (ft. Debbie) M4kd
SMIDY – Un jeu de crétins? Peut-être bien, mais c'était notre jeu!

Every breath you take... (ft. Debbie) Gfi2
MIDY – Kinda hate myself for justifying your mistakes. Took a minute but I learned that shit the hard way.

2021 – Sergio & Gabriel#UAIsaac#UASunan#1

2022 – Jordan#1Cade#1Mabel#1Camil#8Joseph#8Louisa#1Caleb#1Jackson#3



RPs EN ATTENTE :
RPs TERMINÉS :
2018 –
Joseph#1Ben#1Vitto#1Kane & Wren#1Wren#UA
2019 – Elwyn#1Mitchell#1Austin#1Allie & Nino#1Camil#1Raelyn#1Raelyn & Joseph#2Joseph#3Raelyn#3One shotJoseph#4Calie#1Camil#2Joseph#5Mitchell#2Wren#2
2020 – Camil#3Camil#4 (& Sixtine#1)Joseph#UAJoseph#6Jax#1Jax#2Camil#5Wren#3
2021 – Camil#6Svetlana#1Wren#4Joseph#7Jean#1Heather#1Jackson#1Camil#7
2022 – Harold#1Jackson#2Jordan#UAAdorján#1

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AVATAR : Daisy Lowe.
CRÉDITS : cocaïne (ava) • beylin (code sign) • joseph (le potager)
DC :
PSEUDO : Cocaïne.
INSCRIT LE : 28/11/2018
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Message(#) Sujet: Re: Every breath you take... (ft. Debbie) Every breath you take... (ft. Debbie) EmptyMar 19 Avr 2022 - 6:34




Every breath you take...
La guérison du coeur passe parfois par la nécessité de réparer les pots cassés. Sous les conseils de son psy, Deborah s'apprête à annoncer l'impardonnable...
Debbie n’était franchement pas favorable à l’idée de son psy. Lui parler de sa première grossesse et des traumatismes qui en avaient découler était une chose. En parler au principal concerné, autrement dit Adorján, c’était autre chose. Elle n’avait jamais évoqué son nom lors de ses séances mais il avait suffi d’une petite faille pour que le psy s’y engouffre et devine sans trop de difficulté que si elle le voulait vraiment, elle pourrait le retrouver et lui faire face. Il n’avait pas besoin d’un nom, seulement de la convaincre que c’était le seul moyen pour elle de soulager sa conscience et de, peut-être, stopper sa grossesse nerveuse. Néanmoins, Debbie était une véritable tête de mule, persuadée de pouvoir guérir sans en passer par là, elle avait passé des semaines sans prendre en compte ce conseil mais les derniers événements médiatiques l’obligeaient à envisager cette option. La pseudo-nouvelle avait fuité : une putain de photo publiée sur le net lors d’un après-midi où elle s’était autorisée à sortir avec Camil en dépit de ses fausses rondeurs. Elle maudissait cette personne qui avait sûrement reconnu Camil et qui n’avait pas conscience des conséquences de son acte de poster une photo de célébrité sur le net. La rumeur de sa grossesse était lancée et la machine était inarrêtable. Bonne image pour le blond et leur soi-disant couple stable, mauvaise nouvelle pour Debbie parce qu’il fallait se rendre à l’évidence que ça n’arrangeait pas son état – autant pour sa grossesse nerveuse que pour la dépression dans laquelle c’était en train de l’entraîner.

Alors forcément, ce jour-là, son verre d’alcool vide à la main, elle repensait à son psy, à son conseil et indubitablement à Adorján. Sa mâchoire se serrait instantanément. Aucune colère dans ce geste, bien au contraire – sauf peut-être contre elle-même finalement – juste un moyen vain de retenir ses larmes. Si jusqu’à maintenant leur belle et simple histoire avait su passer du baume sur son cœur meurtri par sa finalité, aujourd’hui elle n’était plus capable de faire face. Elle n’était plus capable de retenir que la tendresse, les bons moments, les rires effacés dans des sourires sincères et presque permanents. Elle s’en voulait tellement qu’à la moindre pensée, elle ne se souvenait que du coup de couteau qu’elle lui avait mis dans le dos. Leur dernière nuit avant de disparaitre avec un polichinelle dans le tiroir, ses silences face à ses appels et ses messages, la naissance puis l’abandon. Peut-être que son psy avait raison : il était temps !

Un dernier verre d’alcool pour se donner du courage et un tour dans sa boite à souvenir plus tard, elle garait sa voiture dans la rue pavillonnaire de Cardwell. Elle était restée visée à son siège quelques minutes encore, l’observant concentré sur son travail à quelques mètres de là. Une boule d’angoisse se formait dans son estomac, nouait sa gorge et lui donnait envie de vomir. Elle avait beau souffler, fermer les yeux par moment en souhaitant bêtement que de ne pas le voir lui permettrait d’évacuer, mais il n’y avait rien à faire. Le stress faisait quelque peu trembler ses mains alors qu’elle se décidait enfin à descendre de son véhicule, fourrant ses paluches dans les poches de son perfecto pour tenter de se maîtriser – perfecto et combat boots qui cassaient le côté strict de sa robe assez ample pour cacher ses rondeurs. Elle s’était lentement approchée, comme si elle venait à lui sans pour autant vouloir le déranger. Elle se sentait de trop ici. Elle était de trop. C’était un quartier familial, une maison de famille, elle n’avait rien à faire là. Est-ce qu’il en avait une, de famille ? Question fugace qui traversait son esprit et qui tordait son cœur jusqu’à la déchirure. Il n’y avait aucune jalousie à voir dans ce sentiment, seulement de l’amertume à l’idée qu’il puisse en avoir une – et donc, l’avoir voulu – et qu’elle l’ait privé de ça en fuyant sans un mot cet été 2016 là.

Pendant un instant, elle le bénissait de lui demander de la fermer par son geste et de dégager par sa parole. C’était exactement ce que son cœur lui disait de faire : fuir à nouveau. C’était pourtant son cerveau qui prenait le dessus et la clouait au parvis de sa maison, toujours silencieuse. Elle était incapable de parler, incapable de l’aborder pour engager une conversation. Elle avait la sensation que si elle ouvrait la bouche, elle allait clairement lui vomir dessus. Alors elle ne disait pas un mot mais elle ne bougeait pas pour autant. Maintenant qu’elle était là, elle pouvait plus faire demi-tour. Elle ne pouvait pas lui faire ça, pas une seconde fois, quand bien même elle s’apprêtait à lui annoncer le pire, bien loin d’elle l’idée qu’il puisse être au courant et qu’il avait même la garde du petit bout à qui elle avait donné naissance. Sans même parler de sa propre guérison, elle se devait de lui dire parce qu’il était en droit de savoir et dès lors que son regard clair se posait sur elle, elle savait : c’était maintenant ou jamais. Les secondes où ils se regardaient en chien de faïence semblaient être une éternité. Il avait choisi les bons mots dès le début : qu’est-ce qu’elle foutait là. Incapable de cacher son angoisse qui se voyait aisément dans sa manière de se tenir et surtout de fuir son regard autant qu’elle le pouvait, comme toujours, elle faisait dans l’humour pour se cacher derrière. « Si “aller emmerder quelqu’un d’autre” tient toujours, je comprendrais. » une belle façon de lui faire comprendre que s’il ne voulait pas la voir, elle était prête à l’écouter et faire demi-tour sans demander son reste.

Et pour cause, elle n’avait qu’une envie : fondre en larmes. Il la connaissait assez pour savoir qu’elle n’était pas femme à montrer facilement ses sentiments et d’autant plus sa détresse alors forcément, son stress apparent devait lui mettre la puce à l’oreille quant à l’importance de sa visite spontanée. « Je suis désolée de te couper dans ton travail mais je sais sincèrement pas si j’aurais assez de courage pour revenir un jour où tu seras moins occupé. » A moins d’avoir un excès d’alcool dans le sang ce jour-là mais elle n’y tenait franchement pas, la conversation à venir – s’il l’autorisait – était trop importante pour le faire en état d’ivresse. Les deux verres qu’elle s’était autorisée n’était que pour tenter de se détendre un peu – et c’était visiblement loupé. « Est-ce qu’on peut entrer ? Je connais les commères de voisins dans ce genre de quartier à la Desperate Housewives et je ne tiens pas franchement à ce qu’ils spéculent sur ce que j’ai à te dire. » Ni même à ce qu’une photo d’elle discutant avec un homme autre que Camil ne lance une énième rumeur infondée.
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the smell of a broken heart
des maux en l'absence de mots
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Adorján Cardwell
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SURNOM : On le surnomme Adrian ou Dorian pour aller plus vite. Il n'aime beaucoup les surnoms parce qu'il est plutôt fier de son prénom.
STATUT : Il est toujours célibataire, père d'un petit garçon qui fêtera ses 5 ans le 20 avril prochain, prénommé Timothy.
MÉTIER : Il travaille depuis des années comme présentateur de télévision, c'est sans doute la raison pour laquelle son visage ne vous est pas inconnu.
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Message(#) Sujet: Re: Every breath you take... (ft. Debbie) Every breath you take... (ft. Debbie) EmptyMer 20 Avr 2022 - 6:44




Every breath you take...
La vie a parfois une drôle de façon de vous rappeler votre passé. Alors qu'il s'évertue à finir ses travaux de peinture, Adorján voit Deborah refaire irruption dans sa vie...
Adorján n'esquissa pas le moindre sourire quand elle tenta un peu d'humour. Autrefois, cela aurait amené un échange plus que courtois, plaisant même. C'est qu'ils s'étaient découverts avec un humour assez similaire et cela contribuait à le faire partir dans quelques délires hilarants de façon régulière. La magie n'opérait plus, du moins en façade. Intérieurement, il l'observait, il la jaugeait. Elle semblait avoir pris quelques rondeurs, sans doute le résultat de sa grossesse. Ce détail ne le gênait absolument pas, au contraire. Le temps la bonifiait, car elle était encore plus belle que dans ses souvenirs. Confronté à cette contradiction silencieuse, où il se voyait baladé entre la colère et la nostalgie, il afficha un air impassible, une véritable "pokerface" comme on pouvait le dire dans le jargon moderne ! Déformation professionnelle sans doute, parce que dans le fond, ça lui faisait du bien de la revoir, en bonne santé. Même s'il ignorait la raison de sa présence ici et surtout comment elle avait fait pour le retrouver. Enfin... quoique... il était un personnage connu à la télévision. Comme lui, Debbie devait surement enquêter depuis des semaines pour trouver où il habitait. Avait-elle d'autres informations sur sa vie actuelle ? Il en doutait, car il ne laissait rien filtrer. Adorján disposait de comptes sur les réseaux sociaux, parce que c'était son métier. Sur aucun, il ne postait de contenu sur sa vie privée. Et les quelques voyeurs qui tentèrent d'en grapiller des morceaux, se souviendraient longtemps de lui. Six procès intentés en justice, six gagnés, sans grande difficulté. Certes, sa réputation n'avait rien de commode et il agissait sans pitié dès qu'on s'en prenait à son cocon. Il le défendait farouchement, parfois avec excès. Il avait du s'expliquer au commissariat une fois, après qu'il ait poursuivi un photographe peu scrupuleux sur plusieurs mètres dans la rue, avec une pelle, qu'il ait attrapé le bougre, lui ai arraché son appareil et l'ait confisqué pour en détruire la pellicule à l'aide de son outil. L'histoire n'avait pas abouti à une plainte, mais la police lui recommanda de faire preuve de plus de retenue. Peut-être... si on lui foutait la paix ! Il fronça les sourcils quand elle reprit la parole. Son air si grave ne lui disait rien qui vaille. Elle marquait cependant un point en invoquant sa volonté de discrétion. Il se radoucit légèrement :

- Euh... oui, bien sûr... entre. C'est un peu en désordre, je suis en train de faire des travaux, comme tu as pu le voir.

Il ouvrit sa porte d'entrée et attrapa son t-shirt pour l'enfiler. Celui-ci n'était pas des plus beaux, ni des plus propres, comme l'on pouvait aisément s'y attendre. Il conduisit Debbie dans la cuisine, la pièce la plus rangée. Il ouvrit un meuble contenant les verres pour en sortir deux. Il les remplit ensuite et en tendit un naturellement à la jeune femme. C'était purement instinctif, il la sentait tellement nerveuse et tellement tendue qu'il craignait qu'elle ne fasse un malaise ! Boire lui permettrait peut-être de se détendre ! Il l'espérait... Qu'est-ce qui pouvait bien l'amener chez lui après tout ce temps ? Des aveux ? Honnêtement, Adorján n'y croyait plus du tout. Tant et si bien qu'il ne pensa même pas à cette éventualité. L'air grave et stressé de Deborah traduisait plutôt une détresse. Peut-être s'agissait-il de son frère ? Ou de quelqu'un de sa famille qui avait passé l'arme à gauche ? Son nouveau conjoint qui lui faisait du mal ? Il la connaissait suffisamment pour savoir que quelle que soit la raison de sa visite, il ne fallait pas la brusquer, parce qu'elle peinait vraiment pour exprimer ce qu'elle ressentait.

- Tiens, tu devrais boire un peu, tu n'as pas l'air dans ton assiette...

Cela ne cachait ni n'atténuait sa colère, mais Adorján était humain avant tout et surtout, il se rendait compte qu'il restait encore amoureux d'elle. Difficile de la traiter avec mépris et de la rejeter. Rien que par sa présence, elle suscitait encore des papillons dans son ventre.

- Bon... j'imagine qu'après m'avoir ghosté pendant tout ce temps, si tu t'es donnée la peine de me rechercher et de venir me parler, ce n'est probablement pas pour me parler de vieilles séries télévisées. Qu'est-ce que tu veux ?
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Message(#) Sujet: Re: Every breath you take... (ft. Debbie) Every breath you take... (ft. Debbie) EmptyLun 25 Avr 2022 - 19:23




Every breath you take...
La guérison du coeur passe parfois par la nécessité de réparer les pots cassés. Sous les conseils de son psy, Deborah s'apprête à annoncer l'impardonnable...
Le voir en chair et en os était étrange. Elle le voyait de temps en temps sur l’écran de sa télévision – le temps de zapper parce qu’il n’était pas question de fondre en larmes – mais ce n’était pas pareil. Si elle était là, c’était pour interagir avec lui et forcément, elle savait d’avance que ce n’était pas une discussion plaisante qui allait s’enclencher : premièrement parce qu’elle avait disparu de son radar depuis des années et deuxièmement – surtout – parce qu’elle s’apprêtait à lui balancer l’impardonnable. Elle le savait déjà, c’était horrible et égoïste. Probablement la raison du pourquoi elle avait envie de vomir : c’était elle qui se donnait la gerbe. Même si c’était une recommandation de son psy, il n’en restait pas moins affreux de faire ce genre de chose. Il allait bientôt avoir 5 ans, ce petit bonhomme dont elle voulait lui parler. Cinq ans de silence, cinq ans qu’elle pensait perdu, cinq ans où, dans son esprit, il avait été adopté depuis longtemps par une autre famille ce qui empêcherait toute démarche pour Adorján pour récupérer son fils.

Cinq ans et elle était là, prête à dire la vérité et s’en mordre les doigts. Il allait la détester parce qu’elle se détesterait si on lui faisait un coup pareil. Elle se détestait tout court. La femme qu’elle était aujourd’hui était bien différente de celle qui avait abandonné leur bébé et elle n’aimait plus cet aspect-là d’elle-même. Si elle ne regrettait pas d’avoir laissé l’enfant à l’adoption parce qu’elle savait qu’à cette époque, c’était la meilleure solution pour lui, elle s’en voulait affreusement de n’avoir rien dit, d’être partie après une dernière nuit d’adieu où elle se savait déjà enceinte mais où elle n’avait pas eu le courage de lui avouer. Les sentiments naissants pour lui, ce bébé en route, c’était trop pour la femme qu’elle était. Peureuse au possible, elle était partie sans se retourner. Aujourd’hui, si l’histoire devait se reproduire, elle n’agirait pas de la même façon, la preuve en était avec cette grossesse nerveuse qu’elle vivait en ce moment et qu’ils avaient cru réelle pendant quelques jours. De quoi la rendre d’autant plus amère envers la Deborah du passé. De quoi la stresser d’autant plus quand elle saisissait le verre d’eau qu’il lui tendait, le portant à ses lèvres sans se faire prier avant de marmonner un merci étranglé par les émotions qui la traversaient déjà.

« Je sais pas... » un aveu à demi-mots, un regard fuyant. Non, bien sûr que non elle ne savait pas ce qu’elle voulait. Elle n’avait pas envie de faire ça mais elle avait la sensation qu’elle le devait. Sa raison et son cœur se battaient en duel, néanmoins, elle forçait les choses, s’obligeant à ouvrir les lèvres et prononcer quelques mots de plus. « Je sais pas par où commencer. »« Pardon. Je suis sincèrement désolée… » C’était le premier sentiment qui la traversait, si on faisait abstraction du stress, et c’était déjà une première et bonne étape. Pardon d’avoir fuie, désolée de n’avoir rien dit, navrée de ne pas avoir parlé à temps pour lui donner le choix, pardon d’arriver trop tard et de faire une connerie encore une fois. « J’ai eu peur. J’ai eu peur des sentiments que j’avais pour toi alors je suis partie. » parce qu’elle était bêtement – et encore aujourd’hui – complètement effrayée par l’amour et plus précisément par la douleur que ce genre de sentiment peut entraîner quand les choses ne vont plus. Au moindre soupçon, elle fuyait toujours. La femme qu’elle était aujourd’hui savait que l’amour n’était pas le seul responsable d’un cœur brisé : elle l’avait appris à ses dépends avec Joseph qui lui avait brisé le cœur plus d’une fois sans même parler de sentiments amoureux.

Les jointures de ses doigts blanchies par la pression qu’elle exerçait sans s’en rendre compte sur le verre laissaient comprendre qu’elle n’avait pas terminé, que le stress ne l’avait pas quitté suite à cette révélation et pour cause, le pire restait à dire. « Ce jour-là, j’ai pas choisi Brisbane seulement pour mon frère. » Un temps de pause, le temps de finir son verre, belle occasion pour ravaler ses larmes qu’elle sentait coincées dans sa gorge, toujours incapable de le regarder en face finalement. « Je suis pas partie seule non plus... » Sa main se glissait alors dans la poche de son perfecto et elle en sortait la photo d’une échographie qu’elle posait sur le comptoir près de lui et dont elle s’éloignait immédiatement très certainement pour ne pas la voir et craquer complètement. « Je voulais avorter… » L’Irlande n’autorisait pas l’avortement à cette époque, ce qui expliquait son choix de Brisbane en plus de la présence de son frère. « ... et finalement j’ai même pas réussi à le faire. » parce qu’arrivée ici, elle s’était retrouvée humainement incapable d’avorter. A croire que l’éducation catholique de ses parents avait fait son bout de chemin dans sa caboche et qu’elle n’avait pas eu le courage de retirer une vie humaine, encore plus celle de son fils, de leurs fils. Par la même occasion, révéler qu’elle n’était pas parvenue à avorter sous-entendait que le bébé était né et dans son for intérieur, elle souhaitait qu’il devine l’abandon, qu’elle n’ait pas à le dire parce qu’elle ignorait si elle aurait la force de le faire sans finir comme une épave.
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Adorján Cardwell
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ÂGE : Il a fêté ses 38 printemps, le 17 janvier dernier.
SURNOM : On le surnomme Adrian ou Dorian pour aller plus vite. Il n'aime beaucoup les surnoms parce qu'il est plutôt fier de son prénom.
STATUT : Il est toujours célibataire, père d'un petit garçon qui fêtera ses 5 ans le 20 avril prochain, prénommé Timothy.
MÉTIER : Il travaille depuis des années comme présentateur de télévision, c'est sans doute la raison pour laquelle son visage ne vous est pas inconnu.
LOGEMENT : #24 Sherwood Road - Toowong
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GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
RPs EN COURS : <font style="font-size: 9px; color: grey">∆ <a href="https://www.30yearsstillyoung.com/t44126-every-breath-you-take-ft-debbie">Every breath you take...</a> ≈ Debbie</font>
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Message(#) Sujet: Re: Every breath you take... (ft. Debbie) Every breath you take... (ft. Debbie) EmptyVen 6 Mai 2022 - 22:48




Every breath you take...
La vie a parfois une drôle de façon de vous rappeler votre passé. Alors qu'il s'évertue à finir ses travaux de peinture, Adorján voit Deborah refaire irruption dans sa vie...
Il aurait été inhumain et faux de dire qu'Adorján n'était pas ému par le désarroi de Deborah. Il s'en voulait presque d'être aussi abrupt avec elle. Dans le fond, il n'était pas quelqu'un de méchant, son apparence servait hélas de carte de visite. Quand il circulait dans la rue, sa grande taille, sa carrure de véritable armoire à glace et ses yeux couleur azur, si froid, donnaient l'impression qu'il ne valait mieux pas lui parler. Et lorsque le gens le reconnaissaient, ils avaient en tête le présentateur TV, qui ne mâchait ni ses mots, ni ses critiques et ne donnait pas l'impression d'être quelqu'un de commode ou d'abordable au quotidien. Et pourtant... sous cette apparence quelque peu trompeuse, se cachait un coeur tendre. Et ça, Debbie le savait, pour l'avoir expérimenté dans sa vie quotidienne irlandaise. Peut-être qu'elle tira sa force de ce souvenir, puisqu'elle commença à parler, non sans hésitation. Il resta silencieux, distant. Il savait pourquoi elle était partie : pour abandonner leur fils. Ni plus, ni moins... Et s'il la jugeait aussi sévèrement, c'était bien parce qu'il ne connaissait pas son histoire personnelle. Pour lui, rien ne justifiait qu'elle ne lui laisse pas la chance d'être père et qu'en plus de l'avoir rayé de sa vie, elle en vienne à effacer aussi le fruit de leur amour passionnel. Si elle avait fait le choix d'avorter, sa colère n'aurait jamais vu le jour. Peut-être un peu, au début, parce qu'il estimait que même si la décision ne lui appartenait pas, il gardait le droit de dire ce qu'il en pensait. Certes, ils n'étaient pas en couple, ils profitaient simplement d'une relation charnelle et de bonnes ondes entre eux. Mais que savait-elle de ses sentiments naissants ? Jusqu'à aujourd'hui, il pensait qu'elle les piétinait. Mais son premier aveu lui provoqua bien plus de papillons dans le ventre qu'il ne le pensait possible ! Des sentiments qu'elle avait pour lui ? Vraiment ? Cet élan du coeur fut toutefois suspendu par la colère... Donc, parce qu'elle l'aimait, elle était partie sans rien dire à l'autre bout du monde ? Elle avait caché sa grossesse, pensé avorter puis finalement mis leur enfant au monde pour l'abandonner ??? S'il n'avait pas été là, Timothy serait surement dans un orphelinat ou une famille d'accueil... Quel genre d'amour peut amener à ces actes qu'il trouvait monstrueux ?

- Et donc, tu t'es dit que venir me voir pour me dire tout ça te permettrait de soulager ta conscience, c'est ça ?

Le visage d'Adorján avait changé. Il n'était plus vraiment froid, on y discernait la colère et la souffrance. Tout ce qu'il avait soigneusement pris le soin de faire rentrer dans sa chambre forte, verrouillée à double tour, refaisait surface. C'était aussi violent qu'épouvantable à revivre. Il ne réagissait certainement pas de la façon la plus appropriée et la plus sereine possible :

- Je t'ai cherché partout ! Je me suis inquiété quand je n'ai plus eu de nouvelles. J'ai pensé que tu avais eu une urgence familiale... les premiers jours, j'ai attendu que tu donnes signe de vie. Mais les jours ont avancé... tu restais silencieuse. Je croyais qu'entre nous deux, c'était spécial, particulier... tu me rendais heureux et je pensais que la réciproque restait vraie. Tu as eu peur ? Mais peur de quoi ? Que je te dise que j'aurais bien continué mon chemin de vie auprès de toi ? Tu as bien fait de te tirer alors...

Beaucoup de choses se mélangeaient dans ses propos : la colère, l'amertume, la douleur aussi... Sans la comparer à celle que devait vivre Deborah en cet instant, il la lui jetait à la figure, incapable de savoir si les aveux de la belle brune lui faisaient du mal ou du bien. Il se poserait la question plus tard.

- Tu n'as donc pas avorté et tu as mis au monde notre enfant... pour finalement quoi ? Qu'as-tu fait ensuite ? Tu l'as abandonné lui aussi, comme tu m'as abandonné moi ??

C'était suffisamment rare pour être souligné, mais une larme roula sous sa joue alors qu'il étouffa un sanglot.

- Nous aurions pu l'élever à deux cet enfant... nous aurions pu assumer ensemble, ou si tu ne t'en sentais pas la force, tu aurais pu me le confier... me dire la vérité. Au lieu de ça, tu es partie... Je ne comprends toujours pas ce que j'ai pu faire pour te laisser penser que tu ne pourrais pas compter sur moi... pourquoi tu m'as menti... Tu n'as pas le droit de debouler comme ça dans ma vie pour tout foutre en l'air, Debbie...

Intérieurement, Adorján était face à un cas de conscience. Sa colère lui dictait de ne rien dire au sujet de l'enfant, de ne pas parler du fait qu'il l'avait adopté et qu'il l'élevait. Il voulait la tenir éloigner d'eux le plus possible. D'un autre côté, son âme gentille et généreuse le poussait à tout déballer, parce qu'il sentait bien que Deborah avait tout autant souffert de sa décision. Il prit le cliché de l'échographie et fouilla dans sa poche pour en sortir son portefeuille.

- Je veux savoir pourquoi tu es venue ici. Parce que tu tenais vraiment à me dire la vérité ? Ou pour soulager ta conscience ? Ou pour autre chose ? Et je veux la vérité, tu me dois au moins ça...
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Deborah Brody
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ÂGE : Trente-quatre ans. (26.02)
SURNOM : Deb, Debbie, parfois Brody.
STATUT : Le cœur éteint par le désir de ne plus voir demain.
MÉTIER : Cacher une dépression derrière un sourire de façade est un métier à plein temps.
LOGEMENT : Appartement au #151 à Oxlade Drive (Fortitude Valley), désespérément seule.
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GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : A Brisbane depuis l'été 2016. Avant ça, elle a toujours vécu à Dublin en Irlande. • Elle vient d'une famille très catholique mais elle est athée. • Elle a donné naissance à un petit garçon le 20 avril 2017 qu'elle a mis à l'adoption. • Elle n'a jamais eu de relation longue bien qu'elle soit un véritable cœur d'artichaut. • Se bat contre une dépression depuis qu'elle a appris faire une grossesse nerveuse fin octobre 2021.
RPs EN COURS :

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KEEDY – Un nouvel univers où les larmes, les peines ne seraient qu'un mythe, qu'une putain de légende urbaine.

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MIDY – Kinda hate myself for justifying your mistakes. Took a minute but I learned that shit the hard way.

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2019 – Elwyn#1Mitchell#1Austin#1Allie & Nino#1Camil#1Raelyn#1Raelyn & Joseph#2Joseph#3Raelyn#3One shotJoseph#4Calie#1Camil#2Joseph#5Mitchell#2Wren#2
2020 – Camil#3Camil#4 (& Sixtine#1)Joseph#UAJoseph#6Jax#1Jax#2Camil#5Wren#3
2021 – Camil#6Svetlana#1Wren#4Joseph#7Jean#1Heather#1Jackson#1Camil#7
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Message(#) Sujet: Re: Every breath you take... (ft. Debbie) Every breath you take... (ft. Debbie) EmptySam 7 Mai 2022 - 0:48



Every breath you take...
La guérison du coeur passe parfois par la nécessité de réparer les pots cassés. Sous les conseils de son psy, Deborah s'apprête à annoncer l'impardonnable...
Le regard était fuyant mais elle n’avait pas besoin de le regarder pour entendre les sentiments qui le traversaient. Contrairement à ce que son apparence pouvait projeter, Adorján était un homme de cœur et de sentiments. C’était pour ça que Debbie l’avait apprécié, un peu trop à son goût. Alors forcément, quand il commençait à s’énerver, elle ne pouvait pas lui reprocher ni même de demander de se calmer. C’était mérité de se faire engueuler quand bien même ça la brisait un peu plus à l’intérieur. La grande gueule qu’elle pouvait être parfois n’avait aucun mal à se taire cette fois. Elle était fautive, de A à Z, elle en avait bien conscience. Ça ne l’empêchait pourtant pas de sentir son cœur se serrer si fort qu’elle avait la sensation de manquer d’air. Lui non plus ne comprenait pas. Elle en venait à croire qu’elle avait été montée à l’envers, qu’elle ne pensait pas de la même façon que la majorité des êtres humains. Elle sentait son sang bouillir dans ses veines, son cœur battre à tout rompre. De peine ou de colère, elle ne savait plus très bien. De colère contre elle-même, contre lui, contre le reste de la planète parce qu’ils sont tous pareils. Incapables de se mettre à sa place, incapables de comprendre ce qu’elle avait traversé.

A sa première question portant sur la conscience, elle n’avait rien répondu, se contentant de se mordre l’intérieur de la joue pour s’empêcher de parler trop vite mais le reste… Elle n’était pas capable d’encaisser sans broncher. « Bien sûr que j’ai eu peur de tout ça, qu’est-ce que tu crois ? Parce que les choses étaient convenues à la fois entre nous et pour la suite, parce que tu devais t’en aller de toute façon ! Mets-toi à ma place deux secondes bordel, il faudrait être débile pour rester et continuer de m’attacher à un type qui devait normalement s’en aller. Excuse-moi de ne pas être devin et de ne pas avoir deviné des sentiments que, toi aussi, tu as choisi de taire. Vraiment désolée de ne pas avoir été assez maso de continuer tout en étant convaincue que ça allait mal se terminer pour moi. » L’ironie piquante s’entendait aisément dans le timbre de sa voix parce qu’elle estimait que là-dessus, sur le silence de leurs sentiments passés, ils étaient tous les deux en tort. Concernant ce point, elle avait fui pour se protéger d’un cœur brisé. A présent, savoir qu’il n’aurait pas été contre rester rendait les choses plus tristes et plus amères encore. La demoiselle de l’époque aurait eu peur mais serait restée pour mettre les points sur les i et tout stopper avant de s’en aller. La femme d’aujourd’hui aurait sûrement tenté le coup. Mais il n’était plus question de ça, pas pour elle en tout cas, persuadée que l’eau avait coulé sous les ponts pour lui aussi.

Pour le reste, elle acceptait ses torts. Concernant l’enfant, elle était la seule à avoir merdé. Si elle n’avait pas elle-même parlé d’abandon, c’était parce qu’elle savait. Elle ne tiendrait pas le choc de ces mots-là et sans surprise, les larmes lui brûlaient instantanément les pupilles quand il appuyait les mots sur ce qu’elle avait fait. Elle n’était pas la seule à retenir ses larmes – ou à ne plus savoir les retenir en l’occurrence – et ça aussi c’était douloureux à encaisser. Deborah n’était pas le genre de personne à faire du mal aux autres, encore moins à ceux qu’elle avait pu aimer à un moment ou à un autre de sa vie. Les larmes d’Adorján était de son fait et elle détestait ça. Une pièce de culpabilité en plus dans la tirelire de sa conscience. « Tu n’as rien fait... » Non, bien sûr que non il n’avait rien fait. Au contraire. Si des sentiments pour lui s’étaient développés, c’était bien la preuve qu’en 2016, il avait tout fait sauf lui donner un sentiment d’insécurité. « C’est la situation qui était merdique. J’étais partie pour avorter, ça aurait dû s’arrêter là… Je n’ai pas réussi, la grossesse est passée et quoi ? Il fallait que je revienne comme une fleur avec un bébé dans les bras pour te l’imposer alors qu’on était censé être que des amis ? Tu sais très bien que je ne suis pas comme ça… » Trop indépendante, trop tête de mule et pas assez égoïste pour imposer ses erreurs aux autres.

Haussant les épaules et chassant maladroitement les larmes de ses joues, elle s’apprêtait à mettre au clair la façon qu’elle avait eu de penser au moment de son accouchement, le pourquoi du comment. « Je te l’accorde, j’ai merdé, j’ai complètement merdé mais j’ai juste... » un hoquet de larmes l’empêchait de parler pendant un instant parce qu’il s’agissait là d’une vérité douloureuse à admettre encore aujourd’hui. « J’ai fait ce que j’estimais le mieux pour lui sur le moment… Une chance de vivre mieux qu’avec une mère incapable de lui fournir l’essentiel. » C’était des conneries que de dire que seul l’amour comptait. C’est parce qu’elle aimait éperdument cet enfant, encore aujourd’hui, qu’elle avait fait le choix de s’en séparer pour lui offrir une chance de vivre une vie de famille, avec deux parents et tout ce dont il aurait besoin, ce qu’elle aurait été incapable de lui donner à l’époque, en manque de thunes et de stabilité financière et émotionnelle. « Je sais que ça ne rattrape pas le fait de n’avoir rien dit et de t’avoir privé de tout ça, j’en suis sincèrement désolée. » que pouvait-elle dire d’autres que pardon ? Les choses étaient faites, elle ne pouvait pas revenir en arrière et corriger les erreurs, seulement les assumer et en subir les conséquences.

Conséquences qu’elle vivait depuis fin octobre. Des remords et des regrets que son corps cherchait à extérioriser par le physique à défaut d’une Debbie trop silencieuse. Des maux en l’absence de mots, son corps stigmatisait ses souffrances sous la forme d’une grossesse nerveuse. Quand il lui posait la question du pourquoi elle venait littéralement lui niquer sa vie en l’informant d’un bébé dans la nature, elle hésitait un instant. Est-ce qu’elle pouvait lui dire qu’elle faisait une grossesse nerveuse ? Est-ce qu’il n’allait pas se venger d’elle en parlant de ça en public si jamais il découvrait qu’elle était en (prétendu) couple avec Camil et qu’ils faisaient passer ça pour une vraie grossesse ? Pour le bien de Smith, elle se devait de la fermer mais elle ne comptait pas lui mentir pour autant. Si sa grossesse nerveuse ne le concernait pas et qu’elle n’était pas tenue de l’en informer, elle lui devait bien la vérité sur le reste. « En toute sincérité, je ne voulais pas le faire... » disait-elle en l’observant ranger l’échographie, de quoi la faire culpabiliser davantage sûrement malgré lui. « ... mon psy m’a fortement poussé si je voulais avancer et sortir de la dépression. » Il voulait la vérité, il l’avait et il était sûrement le premier à l’entendre formuler le nom de cette maladie. Le traumatisme de l’abandon était réel quoi que ses proches pussent en dire. Sans parler d’envie d’en finir par les actes, il fallait admettre que tous les soirs elle se couchait avec l’envie de ne jamais se réveiller. Elle s’alcoolisait pour oublier la douleur, elle se gavait de somnifères pour dormir et éteindre ses sentiments.

« Derrière l’échographie tu trouveras l’adresse de la maternité où il est né, le jour et l’heure. » disait-elle en posant son verre, s’éloignant déjà. Elle n’avait pas plus d’informations que ça parce qu’à partir du moment où elle avait décidé d’accoucher sous x, elle n’avait rien voulu savoir de ce bébé pour ne pas finir obsédée. Elle n’avait même pas osé lui donner de prénom de peur de se retourner à chaque fois qu’elle l’entendrait dans la rue. Raté… « C’est un garçon… Je sais pas si c’est possible mais ils pourront peut-être t’aider si tu as envie de savoir ce qu’il devient… » parce qu’il n’était pas question d’en récupérer la garde. On l’avait prévenu quand elle avait accouché : elle avait quelques semaines pour se rétracter après quoi, un bébé comme lui en bonne santé allait vite trouver des parents tant les nourrissons sont rares et demandés par des adoptants. Elle en était persuadée : leur petit garçon avait trouvé une famille aimante et capable de l’élever. Ce qu’elle ignorait, c’était que cette famille qu’elle imaginait, elle l’avait en face d’elle et s’apprêtait à la quitter, la main déjà posée sur la poignée à présent qu’elle lui avait tout dit.
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Message(#) Sujet: Re: Every breath you take... (ft. Debbie) Every breath you take... (ft. Debbie) EmptyDim 8 Mai 2022 - 9:28




Every breath you take...
La vie a parfois une drôle de façon de vous rappeler votre passé. Alors qu'il s'évertue à finir ses travaux de peinture, Adorján voit Deborah refaire irruption dans sa vie...
Une dépression... Ces mots achevèrent de briser l'âme d'Adorján. Il aurait cent fois préféré qu'elle lui dise qu'elle était venu le voir pour vider son sac et reprendre sa vie. Au lieu de cela, il lui demanda la vérité et même si elle n'était que partielle, ce qu'il ignorait, la claque n'en fut pas moins brutale et douloureuse. Il ne souhaitait jamais du malheur aux gens. Au travers de sa carrière, comme de sa personnalité, il pouvait se montrer incisif, rentre-dedans, direct, parfois même froid comme un glaçon, mais il était triste de voir les autres malheureux, et ça, c'était plus fort que lui. Ce n'était pas la colère qui manquait, il lui faudrait du temps pour la chasser complètement ou s'y efforcer. En attendant, il devait jongler entre sa tendresse, sa prévenance naturelle et les sentiments houleux suscité par le retour de Deborah dans sa vie. Tandis que Deborah avait posé son verre d'eau pour s'approcher de la porte, son rythme cardiaque s'accéléra. La décision s'imposa à lui-même. Il ne pouvait décemment pas la maintenir dans l'ignorance plus longtemps, pas après cet aveu... Il ne voulait pas lui faire du mal alors qu'elle était déjà au fond du seau et que ça se voyait. Il n'était pas psy, il n'avait pas la prétention de guérir l'esprit des gens, mais il refusait de contribuer à un cercle vicieux qui risquait fort d'avoir de terribles conséquences. Que se dirait-il le matin dans la glace, en disant qu'il avait un monstre au point de cacher à une Debbie déprimée et meurtrie qu'il ne voulait plus jamais la voir ? Que dirait-il à Timothy, leur enfant, quand il allait poser sa question qui tuait : "elle est où ma maman" ? Lui répondrait-il qu'il l'avait revue puis rayé unilatéralement de leur vie ? Que si ça se trouvait, elle ne pourrait jamais lui parler parce qu'elle avait mis un terme à ses jours, emportée par le flot d'émotions qui la nécrosaient de l'intérieur ? C'était trop pour lui... il l'aimait, il s'en rendait compte encore à présent, alors même qu'il avait envie de hurler pour faire sortir la rage accumulée depuis tant d'années ! Quand on aimait quelqu'un, on lui devait une certaine bienveillance. Alors il s'avança vers elle et au moment où elle allait ouvrir la porte, il tendit son bras puissant et musclé pour la refermer et la maintenir ainsi.

- Je n'ai pas besoin de l'adresse de la maternité. Je l'ai déjà. Il s'appelle Timothy. Il est né le 20 avril 2017. Viens, je dois t'expliquer... C'est lui, il te ressemble beaucoup comme tu peux le constater.

Il avait sorti une photo du petit garçon de sa poche, pour qu'elle puisse voir à quoi il ressemblait aujourd'hui. Adorján l'amena jusqu'au canapé où il s'assit, l'invita à faire de même. Il joignit ses mains, en espérant qu'il ne regretterait pas ce qu'il allait lui dire.

- Quand tu es partie, je t'ai cherchée... et j'ai fini par apprendre que tu étais partie à Brisbane. Les témoignages que j'ai recueilli me disaient tous que tu avais arrêté de boire et que tu vomissais... je n'ai pas été dupe, j'ai compris ce qu'il t'arrivait. Et j'ai pensé à raison que tu avais été effrayée par cette grossesse non désirée. Quand j'ai quitté l'Irlande, je me suis installé à Brisbane pour te retrouver. Ce que j'ai fini par faire... en partie grâce à mon travail, l'investigation, je maîtrise à force. Et quand je t'ai vue avec ce ventre rond... j'ai eu peur de venir de toi. Je ne voulais pas provoquer un choc qui puisse te faire perdre notre bébé. J'ai lu tellement d'études à ce sujet que ça m'a angoissé. En mon for intérieur, j'étais persuadé que tu voulais garder l'enfant. Tu m'avais quitté sans dire un mot pour vivre ta grossesse loin de moi, soit par peur, soit parce que tu ne m'incluais pas dans tes projets. Ce 20 avril 2017, quand on m'a appris que tu étais entrée en maternité, j'ai pris mon courage à deux mains et je suis venu dans la salle d'attente. Je voulais être là parce qu'il s'agissait du jour le plus important de ma vie et j'avais la ferme intention de venir te parler pour te dire que tu ne m'aimais peut-être pas autant que je me l'imaginais, mais que cet enfant, nous pourrions l'élever ensemble...

Il marqua une pause, parce que la suite, il la connaissait tous les deux. La voix d'Adorján se teinta à nouveau de colère, alors que jusqu'à présent, il s'était montré doux et prévenant en confessant toute l'histoire de son point de vue. Ce n'était pas peu dire qu'il avait été blessé et que ce jour là, ça l'avait brisé.

- Quand je me suis présenté comment étant le père du bébé, la sage-femme m'a dit que j'arrivais trop tard. Tu l'avais abandonné... sous X... il allait être adopté... Je n'ai pas pu le tenir dans mes bras, ils l'ont pris et l'ont mis dans une famille d'accueil... J'ai entamé les démarches, j'ai fait un test de paternité, une procédure pour en obtenir la garde... et je l'ai finalement eu.

Il récupéra la photo de Timothy des mains de Debbie, peut-être d'une façon peu trop abrupte, qui allait de pair avec sa colère. Il la rangea dans son portefeuille et ressortit le cliché de l'échographie.

- Je t'en veux, Debbie... terriblement... mais je te remercie d'être venue même si je savais déjà tout ça. Le plus cruel pour moi a été de ne pas avoir su trouver les mots pour te dire ce que je ressentais et qu'il en ait été de même pour toi. Je n'ai pas dit la vérité à Timothy, je ne voulais pas le rendre malheureux et je suis incapable de lui dire ce qu'il s'est passé. Tu es absente de sa vie parce que nous nous sommes disputés. Nous nous sommes dit des choses horribles sous le coup de la colère et je t'ai mise dehors en t'interdisant de revenir. Je préfère me sentir coupable pour quelque chose que je n'ai pas fait, plutôt que bousiller davantage sa vie d'enfant en lui disant la vérité.
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Deborah Brody
Deborah Brody
l'obscure clarté
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ÂGE : Trente-quatre ans. (26.02)
SURNOM : Deb, Debbie, parfois Brody.
STATUT : Le cœur éteint par le désir de ne plus voir demain.
MÉTIER : Cacher une dépression derrière un sourire de façade est un métier à plein temps.
LOGEMENT : Appartement au #151 à Oxlade Drive (Fortitude Valley), désespérément seule.
Every breath you take... (ft. Debbie) Tumblr_n3zrhhYlYO1qflpz3o5_r1_250
POSTS : 23118 POINTS : 230

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : A Brisbane depuis l'été 2016. Avant ça, elle a toujours vécu à Dublin en Irlande. • Elle vient d'une famille très catholique mais elle est athée. • Elle a donné naissance à un petit garçon le 20 avril 2017 qu'elle a mis à l'adoption. • Elle n'a jamais eu de relation longue bien qu'elle soit un véritable cœur d'artichaut. • Se bat contre une dépression depuis qu'elle a appris faire une grossesse nerveuse fin octobre 2021.
RPs EN COURS :

Every breath you take... (ft. Debbie) 9hob
KEEDY – Un nouvel univers où les larmes, les peines ne seraient qu'un mythe, qu'une putain de légende urbaine.

Every breath you take... (ft. Debbie) M4kd
SMIDY – Un jeu de crétins? Peut-être bien, mais c'était notre jeu!

Every breath you take... (ft. Debbie) Gfi2
MIDY – Kinda hate myself for justifying your mistakes. Took a minute but I learned that shit the hard way.

2021 – Sergio & Gabriel#UAIsaac#UASunan#1

2022 – Jordan#1Cade#1Mabel#1Camil#8Joseph#8Louisa#1Caleb#1Jackson#3



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2018 –
Joseph#1Ben#1Vitto#1Kane & Wren#1Wren#UA
2019 – Elwyn#1Mitchell#1Austin#1Allie & Nino#1Camil#1Raelyn#1Raelyn & Joseph#2Joseph#3Raelyn#3One shotJoseph#4Calie#1Camil#2Joseph#5Mitchell#2Wren#2
2020 – Camil#3Camil#4 (& Sixtine#1)Joseph#UAJoseph#6Jax#1Jax#2Camil#5Wren#3
2021 – Camil#6Svetlana#1Wren#4Joseph#7Jean#1Heather#1Jackson#1Camil#7
2022 – Harold#1Jackson#2Jordan#UAAdorján#1

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AVATAR : Daisy Lowe.
CRÉDITS : cocaïne (ava) • beylin (code sign) • joseph (le potager)
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PSEUDO : Cocaïne.
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Message(#) Sujet: Re: Every breath you take... (ft. Debbie) Every breath you take... (ft. Debbie) EmptyJeu 12 Mai 2022 - 6:26



Every breath you take...
La guérison du coeur passe parfois par la nécessité de réparer les pots cassés. Sous les conseils de son psy, Deborah s'apprête à annoncer l'impardonnable...
La pétillante Debbie qu’il avait connue n’était plus. L’étincelle dans son regard était éteinte, envolée. Si elle avait pris en maturité en quelques années, elle se fanait au fil des mois depuis quelque temps déjà. Elle laissait la vie lui filait entre les doigts sans rien faire de plus que de la regarder s’écouler. Au début, elle s’était battue. Elle avait feinté le monde, elle-même comprise. Le masque de façade, le sourire aux lèvres, des projets dans tous les sens, de nouvelles rencontres jusqu’au retour de bâton, le revers de médaille. Avril avait sonné le glas de sa chute. Les insomnies, les pleurs, l’angoisse, les médicaments, l’alcool. Un cocktail molotov qui l’avait mise au fond d’un trou qu’elle continuait de creuser chaque jour et dont elle n’arrivait pas à sortir. Avait-elle seulement envie d’en sortir ? Comme une punition tardive, elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle le méritait au fond. Elle avait fait du mal autour d’elle et quand bien même elle s’en voulait terriblement, elle ne trouvait toujours pas ça suffisant. C’était paradoxal pour une femme qui donnait une seconde chance – et plus – aux autres mais qui refusait de faire de même avec elle-même. Lui dire et se faire crier dessus – à juste titre – était sa punition qu’elle acceptait presque sans broncher. Les mots étaient dits, posés. Elle avait abandonné leur bébé et elle en était désolée, terriblement, mais incapable de corriger cette erreur parce qu’il était trop tard. C’était ce qu’elle se disait en tout cas, si peu consciente de ce qui allait lui tomber dessus dans quelques instants.

Instinctivement, alors qu’elle s’apprêtait à partir et que la porte commençait déjà s’ouvrir, elle levait les yeux sur sa main qui, sans grand effort, fermait la porte avant qu’elle ne l’ouvre complètement pour la franchir. A peine estompé, le stress recommençait à la prendre aux tripes, se questionnant légitimement sur ce qu’il voulait de plus. Elle n’avait pourtant pas résisté, encore une fois parce qu’elle estimait lui devoir toutes les réponses qu’elle était en mesure de lui fournir. Ses premiers mots la surprenaient un peu mais les suivants la marquaient d’autant plus. Il connaissait sa date de naissance, jusqu’à son prénom. Les choses étaient trop rapides pour qu’elle ait le temps de se demander comment. Elle se retrouvait vite avec une photo dans les mains et ses jambes la lâchaient presque quand elle prenait place sur le canapé. Elle aurait pu s’évanouir s’il n’avait pas eu la présence d’esprit de la faire asseoir avant de lui conter l’histoire. Les iris de Debbie, en dépit des larmes silencieuses qui les inondaient, ne quittaient pas la photographie. Une mimique d’Adorján, les cheveux aussi foncés que sa génitrice – parce qu’elle n’avait rien d’une mère selon elle –, les yeux bleus de son papa, les traits aussi fins que ceux de Debbie parce qu’il était encore qu’un petit garçon. Il n’y avait aucun doute à avoir, c’était bien leur fils et il le connaissait déjà. Timothy, 5 ans dans quelques jours. Un prénom et un visage qui se gravaient dans son cœur de maman, marqués au fer rouge dans sa mémoire.

Une histoire aussi. Celle du bambin qui avait commencé par la fuite de sa mère qui, elle-même, découvrait comment Adorján avait vécu les choses de son côté. Il était au courant. Il était au courant depuis le début. De quoi la faire se sentir encore plus idiote et plus coupable encore de son geste. Il lui racontait l’histoire et elle ne pipait pas un mot, les yeux sur la photo mais les oreilles bien tendues. Ses paupières se fermaient un instant pour laisser échapper quelques larmes quand il lui avouait l’avoir vu enceinte mais incapable de l’approcher de peur de faire du mal à leur bébé. Il les avait tant préservés, Timothy et elle, dès l’instant où il avait eu connaissance de cet enfant. Il s’était renseigné, il était resté loin pour leurs biens avec cette envie d’élever ce bébé avec elle. Tout ça pour se voir priver de ses droits parentaux parce qu’elle avait eu peur et qu’elle avait accouché sous X. Elle pleurait parce qu’elle se sentait monstrueuse – à juste titre encore une fois – et parce qu’elle se rendait compte au fil de ses paroles qu’il connaissait leur fils non pas en remontant le fil d’une hypothétique adoption par une famille mais parce qu’il avait lui-même fait valoir ses droits de père. Une longue procédure qui aurait pu être évitée si elle lui avait parlé. Un aveu qui lui faisait réaliser que le blond était celui que Timothy appelait papa, que ce petit bonhomme a qui elle avait donné naissance habitait cette maison avec sa famille biologique – une partie en tout cas. Immédiatement un poids s’en allait de ses épaules, si soudain qu’elle eu la sensation de chuter quand il lui retirait la photo des mains. Tout ça faisait beaucoup d’informations à assimiler et son envie de vomir refaisait surface. Probablement son corps qui cherchait à évacuer une partie de sa culpabilité. Même si les choses n’avaient pas été bien faite, elle pouvait arrêter de s’en vouloir de l’avoir privé de son rôle de père parce qu’il le jouait parfaitement.

Trop peut-être parce qu’il lui avouait par la même occasion qu’il préférait faire croire à Timothy qu’il était responsable de l’absence de sa mère – quitte à ce que le petit finisse par lui en vouloir avec les années sûrement – plutôt que de lui avouer que c’était son propre choix de ne pas être là. L’affirmation lui brisait instantanément le cœur et relever les yeux vers lui après avoir chassé maladroitement les larmes de son visage. « Tu ne peux pas fai... » elle ne finissait pas sa phrase. Elle aurait aimé lui dire qu’il ne pouvait pas faire ça, qu’il ne devait pas porter la responsabilité de ses erreurs à elle, qu’il devait dire la vérité à Timothy pour qu’il ne lui en veuille pas plus tard, que sa potentielle colère se tourne vers elle et non lui. Elle aurait aimé lui dire, oui, mais ça revenait à lui dire comment éduquer son fils et elle n’en avait plus droit depuis cinq ans déjà. S’il n’était pas venu de lui-même lui dire qu’il avait la garde du petit garçon, c’était que la raison était claire : il ne voulait plus d’elle dans leurs vies et elle ne pouvait que le comprendre. « Si c’est l’histoire que tu veux lui faire croire, je ne peux pas aller contre. Je ne veux rien imposer mais fait en sorte qu’il pense que ce soit moi qui aie dit des choses si odieuses que ça t’a obligé à me mettre dehors, que tu n’avais pas d’autres choix. » Qu’il tourne l’histoire en sa faveur à lui, qu’il fasse en sorte que l’adolescent en devenir déteste sa mère et remercie son père de l’avoir protégé d’elle. Elle était prête à ce que ce petit garçon pense qu’elle était odieuse quand bien même elle l’aimait du plus profond de son être. Qu’il en soit ainsi si c’est ce qu’Adorján voulait.

« Tu peux la garder. » disait-elle concernant l’échographie qu’il venait de ressortir de son portefeuille. Elle en avait une copie chez elle, en plus de nombreuses autres originales selon l’évolution de la grossesse. « Merci à toi, pour tout. » Pour la photo qu’il avait daigné lui montrer, pour lui avoir donné son prénom, pour lui avoir raconté l’histoire et surtout pour élever ce bébé quand elle avait été incapable de le faire. Ça la rendait plus admirative de lui qu’elle ne l’était déjà. « Si j’avais su, j’aurais fait les choses autrement. » Même si elle n’aurait probablement pas été capable d’assumer les sentiments qu’elle avait pour lui, elle lui aurait sûrement dit pour la grossesse. « Tu as tous les droits de m’en vouloir, c’est normal, mais je veux vraiment que les choses soient claires, au moins pour toi à défaut que lui sache. Ce n’est pas par manque d’amour que je l’ai laissé, au contraire. Je n’ai pas su avorter parce que je l’ai aimé à la seconde où j’ai compris que je ne serais pas capable de mettre fin à sa vie alors qu’il avait seulement la taille d’une mandarine. Aussi parce que je t’aimais toi malgré tout et que c’était comme si tu étais toujours un peu avec moi, au moins pour neuf mois. Il est le fruit d’une jolie histoire si on oublie ma fuite. Une partie de moi est restée avec lui à la maternité, il a laissé un vide qui ne sera jamais comblé, je le sais et j’apprends douloureusement à vivre avec en me disant que j’ai fait au mieux pour lui selon les circonstances de sa naissance. »

Un lourd soupir passait le seuil de ses lèvres pour faire redescendre ses larmes et reprendre un peu de constance. « Maintenant je suis sincèrement contente et rassurée qu’il fasse partie de ta vie, qu’indirectement tu as su réparer ma connerie de rien dire pour jouer le rôle qui t’était dû. J’imagine sans mal que tu lui donnes tout l’amour dont il a besoin, même au centuple et j’espère pour lui et toi que tu trouveras quelqu’un qui saura l’aimé si fort que le vide que j’ai laissé chez lui sera comblé. » parce que selon ses dires, il lui faisait croire à une histoire donc elle imaginait que l’enfant posait déjà des questions sur l’absence de sa mère. Elle en avait conclu que le présentateur n’avait trouvé personne pour tenir ce rôle et puisqu’elle ne voulait pas s’imposer en tant que telle, elle espérait sincèrement qu’il puisse aimer quelqu’un à nouveau. Assez pour présenter cette personne à son fils, bien peu consciente qu’il était toujours amoureux d’elle en dépit de son envie de la tenir éloignée. « Est-ce que je peux espérer qu’un jour tu l’estimes assez grand pour avoir cette vérité ? » Celle de l’avoir aimé si fort qu’elle l’avait éloigné d’elle en pensant à son bien tout en commettant l’impardonnable de l’avoir privé d’un père qui avait su se montrer présent malgré ça. Elle aimerait tant que Timothy le sache un jour, même s’il devait lui en vouloir pour ça. Qu’il sache que sa maman l’avait aimé et qu’elle continuait de le faire encore aujourd’hui.

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SURNOM : On le surnomme Adrian ou Dorian pour aller plus vite. Il n'aime beaucoup les surnoms parce qu'il est plutôt fier de son prénom.
STATUT : Il est toujours célibataire, père d'un petit garçon qui fêtera ses 5 ans le 20 avril prochain, prénommé Timothy.
MÉTIER : Il travaille depuis des années comme présentateur de télévision, c'est sans doute la raison pour laquelle son visage ne vous est pas inconnu.
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Message(#) Sujet: Re: Every breath you take... (ft. Debbie) Every breath you take... (ft. Debbie) EmptySam 21 Mai 2022 - 8:55




Every breath you take...
La vie a parfois une drôle de façon de vous rappeler votre passé. Alors qu'il s'évertue à finir ses travaux de peinture, Adorján voit Deborah refaire irruption dans sa vie...
Bouleversé, voilà le mot qui résumait parfaitement l'état d'esprit d'Adorján, aujourd'hui... Si en se levant, quelqu'un était venu lui dire ce qui allait se produire, il ne l'aurait jamais cru. Pour Debbie ne faisait plus partie de sa vie. Ca le blessait tous les jours, parce que Timothy lui ressemblait beaucoup. Le petit garçon grandissait auprès de lui et ses traits évoquaient régulièrement ceux de sa mère. Ainsi, il devenait impossible à son paternel d'oublier cette histoire et de tourner la page. Sentimentalement, le passé revenait souvent dans son esprit, avec son lot de nostalgie et de questions. Leurs soirées endiablées en Irlande, revêtaient alors un sens tout à fait inédit, puisqu'elle suscitait à la fois une flamme, un désir toujours présent et puis également de la colère. En partant, c'était sur lui qu'elle tirait un trait, sur ces moments-là, pourtant complices et sans qu'il ne se jette des fleurs, assez agréables. Deborah vivait sa vie, loin d'eux deux, loin des deux garçons qu'elle avait décidé d'abandonner, dans une décision aveuglée par la peur et la panique. Voilà désormais qu'elle revenait sans prévenir et qu'elle avait besoin de parler, de vider son sac, de tout avouer. Après son départ, en proie aux doutes, à la solitude, elle ne put se résigner à interrompre sa grossesse, portant l'enfant pendant 9 mois... jusqu'à ce jour où elle commit le pire acte que l'on puisse commettre : l'abandon. Lorsqu'il songeait à ce moment là, Adorján peinait à maîtriser sa colère. Et pourtant, à la lumière des explications de la jolie brune, il se sentit bien incapable d'exploser. A quoi cela aurait-il servi de tirer au bazooka sur l'ambulance ? Debbie payait au centuple sa décision. Cela aurait du le satisfaire, lui qui s'était surpris, dans le mauvais sens du terme, à lui souhaiter quelques pépins, pendant des mois, tout rageux qu'il était d'avoir été écarté et que le fruit de ses entrailles soit jeté en pâture à l'adoption. Or, il n'était pas quelqu'un de méchant ou de mauvais. Le malheur des uns l'attristait plus que cela ne le contentait. Après confié qu'elle se rassurait que les choses aient pu bien se dérouler pour Timothy, elle lui posa une question quelque peu fatidique, à laquelle il ne répondit pas tout de suite, le temps de chercher la réponse au fond de lui :

- Je ne sais pas, Debbie... je suis incapable de te le dire... Je vais avoir besoin de temps... Je ne veux pas le faire souffrir, en lui disant qu'il a été abandonné, même si ce n'était pas parce que tu ne l'aimais pas... je commence à comprendre tout ce que tu as traversé... Je ne peux pas te dire non plus que je te pardonne... laisse-moi du temps, s'il te plait... Tout ça... c'est important que je puisse le digérer, tu comprends ? Tu déboules dans ma vie des années plus tard, alors que j'ai passé du temps à me reconstruire de tout ça. Je ne sais pas si je suis prêt à lui parler de la vérité, ni si je le serais un jour. Je ne pourrais jamais oublier.

C'était bien ça, le problème. Debbie restait toujours dans sa vie, par l'intermédiaire de Timothy. Il ne pourrait jamais l'oublier elle non plus... Mais finalement, avait-il besoin de tout effacer de sa mémoire pour renouer les liens ? Si cela favorisait l'environnement et le bien-être de son fils, ne devait-il pas faire l'effort, au moins pour lui ? Son corps traduisait l'incertitude, lui qui d'ordinaire rayonnait d'assurance. Il devenait facile de voir qu'il était paumé, qu'il ne savait ni quoi penser, ni quoi dire. Et ses propos résonnaient d'une sincérité épatante, quand bien même, il se contredit en reprenant la parole :

- J'ai besoin de savoir quelque chose, c'est important pour moi... si, et je dis bien, SI, tu avais la possibilité de le rencontrer, de le retrouver pour être sa maman, est-ce que tu le ferais ?

Si finalement, il émettait l'hypothèse c'est que dans le fond, il ne savait absolument pas ce qu'il devait faire. Il s'empressa de préciser :

- Je ne peux pas te dire quand cela pourrait se faire... ni si cela se fera. Je... je dois d'abord encaisser tout ça et savoir si je suis prêt... et puis je veux aussi qu'il le soit. Je veux le protéger, c'est mon rôle. S'il refuse, je respecterai son choix. S'il accepte... écoute, je ne te promets rien, mais j'essaierais de me mettre de côté et de faire abstraction de moi.

Bien sûr que ça lui couterait. La blessure sur son coeur restait douloureuse et Adorján, s'il pouvait se montrer rancunier, trouvait toutefois un alibi à Debbie. Il l'aimait. A chaque fois qu'il en prenait conscience, un coup de poignard lui perçait l'âme. La voir au quotidien, ça serait un supplice sentimental pour lui. Dans l'adversité, on ne pourrait jamais lui reprocher d'être un battant et de s'accrocher. Il restait quelqu'un d'impliqué, de déterminé et surtout de résilient. S'il devait souffrir pour que leur petit garçon soit heureux et connaisse les joies d'avoir une maman, alors ok. Sa priorité, aujourd'hui, c'était Tim. Tout le reste, ça importait peu, à commencer par son plaisir personnel. Il en faisait surement des caisses, mais il n'y avait pas que c'est Debbie que l'abandon avait eu des conséquences. Dans l'enfer de sa solitude, l'arrivée d'un bébé lui permit de ne pas sombrer et de se trouver, sur le plan personnel, un moteur. Et puis, inconsciemment, il mettait les bouchées doubles pour corriger l'absence de Debbie, du mieux qu'il le pouvait. Il en arrivait à se sentir coupable parfois lorsqu'il manquait de temps pour s'occuper de son gosse.

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Message(#) Sujet: Re: Every breath you take... (ft. Debbie) Every breath you take... (ft. Debbie) EmptyDim 3 Juil 2022 - 11:53



Every breath you take...
La guérison du coeur passe parfois par la nécessité de réparer les pots cassés. Sous les conseils de son psy, Deborah s'apprête à annoncer l'impardonnable...
« Je ne te demande pas de me pardonner si déjà ça peut t’aider, ni même de lui dire que je l’ai abandonné. Je veux juste qu’il sache que je l’aime et que mon absence ne relève pas de ta faute, c’est tout. Quoi qu’il en soit, je comprends oui. » Elle ne développait pas plus parce qu’elle se trouvait elle-même impardonnable, elle ne pouvait décidemment pas lui demander de le faire. S’il ne se sentait pas capable de dire la vérité à Timothy, que ce soit maintenant ou même tout au long de sa vie, elle n’avait pas le droit de l’imposer ou même d’argumenter dans ce sens. Ce qui la rassurait néanmoins était l’envie d’Adorján d’y réfléchir, de prendre du temps à la réflexion avant de faire ce genre de choses, ce qu’elle comprenait largement. Même en se contentant du minimum, le petit garçon allait forcément poser des questions – parce que les enfants étaient ainsi, curieux – et rien que pour ça, rien que pour la réflexion que ça allait engendrer chez leur progéniture, l’hésitation et l’absence d’envie de le faire étaient légitimes. Ne pas bouleverser cette vie et cet équilibre que son papa a mis tant de temps à trouver.

Il lui semblait alors que tout avait été dit et qu’il était temps à présent de s’en aller. Elle ne se levait pourtant pas de suite, le temps de reprendre un peu constance, de respirer. Un moment qu’Adorján avait trouvé opportun pour émettre une hypothèse : celle de rencontrer Timothy dans un premier temps puis d’apprendre à être réellement sa mère en jouant ce rôle. Même si le tout était englobé d’un « si » immense, ça avait le don de lui couper le sifflet. Il pourrait l’envisager, sous de nombreuses conditions certes, mais ne serait-ce que l’idée que ça puisse lui traverser l’esprit, non seulement ça la touchait mais ça la stressait aussi un peu. Que répondre à ça ? Son esprit partait dans tous les sens. Serait-elle capable de l’être ? Comment les choses se feraient ? Pourrait-elle l’envisager sans que ça influence quoi que ce soit pour Camil ? Tout ce qu’elle savait pour le moment était son envie d’être honnête. Maintenant que l’abcès avait été percé des deux côtés, elle ne voulait plus lui mentir. « Sincèrement, dans la situation où je suis actuellement, le rencontrer, pourquoi pas, être sa maman, non. » Elle fuyait son regard un instant et haussait les épaules. Un geste qui traduisait toute sa peine tant elle aurait aimé dire oui sur tous les plans.

« On va pas se le cacher, il faut d’abord que j’arrive à prendre soin de moi avant d’envisager de prendre soin d’un petit garçon qui n’a rien demandé et certainement pas une mère au bord du gouffre. Il faut que j’arrive à soigner ma dépression avant toute chose, si j’y parviens… » Elle aussi posait des conditions. Timothy n’avait pas besoin de retrouver une mère si c’était sous la cloche de la dépression – sans même parler de sa situation globale bien plus complexe encore. La réponse était oui à condition de s’en sortir d’abord et ça, elle ne savait pas elle-même si elle allait y arriver. Seul l’avenir avait cette réponse. S’il y avait bien une chose que les séances de psy lui avaient appris était la nécessité de prendre soin d’elle à présent. Elle avait tant pris soin des autres dans son passé qu’elle s’était mise de côté et tout lui revenait en pleine figure aujourd’hui. Ses études qu’elle avait faites pour ses parents alors que l’école n’était pas son truc. Arrêter tout ce qu’elle aimait et s’enfermer le temps de sa grossesse pour ne pas mettre en danger la santé du bébé. Prendre soin de Joseph à sa sortie de prison quand elle-même ne se sentait pas bien. Être au chevet de son frère après son accident en s’oubliant elle-même à son profit. Et finalement le tout se soldait par des échecs : des parents pas plus fiers d’elle qu’à l’accoutumée, l’absence de son fils dans sa vie, Joseph qui avait replongé et qui brillait aussi par son absence alors qu’elle avait besoin de lui plus que jamais, son frère qui était retourné au pays. Une accumulation d’échecs qui, aujourd’hui, expliquaient sa grossesse nerveuse et sa dépression. A trop vouloir fuir ses propres problèmes en prenant soin des autres pour ne pas y penser, elle s’était oubliée, elle ne réglait rien, accumulait tout et aujourd’hui ça débordait de tous les côtés. Au final, la seule personne qui prenait soin d’elle et qui avait le don d’apporter cette source de lumière dans sa vie était Camil.

« En admettant que je m’en sorte et que lui-même accepte, j’apprendrais à l’être... » A être sa mère. Adorján n’était pas sans savoir qu’être parent n’était pas inné. C’était un rôle qui s’apprenait, très souvent sur le tas. Lui avait appris à être papa dès les premiers mois de son fils. Elle, si les choses pouvaient se faire, elle prendrait le train en marche, ce qui n’était pas une mince affaire. « … mais je ne pourrais pas le faire sans toi. » Parce qu’il fallait être réaliste : l’apprentissage incluait forcément des erreurs. Elle allait se planter, elle allait s’y prendre comme un pied, être maladroite, parfois oublier des choses ou mal les faire. Il était évidemment qu’elle ne serait pas la mère parfaite et elle n’envisageait pas ce rôle si Adorján se mettait trop à l’écart comme il l’avait dit. « Je ne veux pas que tu te mettes trop de côté, c’est ce qui m’a mené à ne pas aller bien. » disait-elle, ignorant totalement qu’il parlait de faire abstraction des sentiments amoureux qu’il avait toujours pour elle. « Réfléchis-y mais si c’est trop dur pour toi, ne force rien, s’il te plait. » Elle refusait que son retour puisse le mettre mal à l’aise trop longtemps, préférant de loin être absente et que Timothy ait un père bien dans ses baskets plutôt que deux parents s’ignorant royalement et rendant l’air palpable par la tension. Timothy avait besoin de son père, d’un père serein avant tout.

« Quoi qu’il en soit, peu importe dans quel sens les choses iront, je te remercie déjà d’envisager toutes les possibilités. C’est déjà beaucoup et je n’en demandais pas tant. » Pour dire vrai, en venant jusqu’ici, la seule chose qu’elle avait demandé était une oreille attentive et finalement, elle risquait de repartir avec le cœur plus léger mais davantage encore d’interrogations dans la tête. Des interrogations dont elle souhaitait avoir les réponses. Alors instinctivement, son regard balayait rapidement la pièce et dès lors qu’il se posait sur un stylo, elle se levait pour aller le chercher et mieux revenir vers Adorján. Sans se poser plus de question, elle attrapait sa main – à défaut d’avoir croisé du regard du papier – pour y noter son numéro. « Il n’a pas changé mais j’imagine que tu ne l’as plus. » Ce simple contact physique de sa main tenant la sienne le temps d’écrire lui arrachait un frisson dans l’échine, marqué par les souvenirs. « Je sais que je ne dois pas m’attendre à un appel dans les jours ou même semaines à venir mais s’il te plait, me laisse pas dans le flou éternellement. Appelle-moi ou écris-moi à un moment ou un autre, même si c’est pour me dire que c’est non ou me poser encore plus de questions, histoire que les choses soient claires et que je… qu’on puisse avancer et passer à la suite ou à autre chose. » disait-elle alors qu’elle relevait son visage vers lui à la recherche d’une promesse même silencieuse.

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the smell of a broken heart
des maux en l'absence de mots
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Adorján Cardwell
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SURNOM : On le surnomme Adrian ou Dorian pour aller plus vite. Il n'aime beaucoup les surnoms parce qu'il est plutôt fier de son prénom.
STATUT : Il est toujours célibataire, père d'un petit garçon qui fêtera ses 5 ans le 20 avril prochain, prénommé Timothy.
MÉTIER : Il travaille depuis des années comme présentateur de télévision, c'est sans doute la raison pour laquelle son visage ne vous est pas inconnu.
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Message(#) Sujet: Re: Every breath you take... (ft. Debbie) Every breath you take... (ft. Debbie) EmptyJeu 14 Juil 2022 - 9:43




Every breath you take...
La vie a parfois une drôle de façon de vous rappeler votre passé. Alors qu'il s'évertue à finir ses travaux de peinture, Adorján voit Deborah refaire irruption dans sa vie...
Adorján n'aimait pas mentir mais pour son fils, il était prêt à le faire et à assumer le mauvais rôle. Parce qu'il ne voulait pas que Timothy grandisse avec un sentiment d'abandon. Le petit garçon ne comprendrait pas, ça le rendrait malheureux et pour son père, il n'était pas question qu'il pleure sur cette situation. Il était beaucoup trop jeune pour le moment. Un jour, il lui ferait sûrement la confidence, quand il serait en capacité de comprendre. Pour l'heure, l'enfant n'avait pas la maîtrise de ses émotions. Toutes les contrariétés, toute la tristesse, il la prenait de plein fouet et ne disposait pas encore des armes pour se défendre. Il n'existerait surement jamais de moment opportun pour lui parler de tout cela, il en avait conscience. De la même façon que la colère était toujours présente, le soufflet était retombé et objectivement, si Tim avait la possibilité de rencontrer sa mère et peut-être de renouer avec elle, alors il ne s'y opposerait pas. Il estimait ne pas avoir le droit de lui permettre de la rencontrer. Le seul détail qu'il demandait, c'était qu'elle respecte son "mensonge" pour le moment... parce qu'il devait trouver la bonne façon pour expliquer à leur fils la vérité. Deborah parut troublée, hésitante concernant son hypothèse. Si Adorján évoquait quelque chose, même au conditionnel, c'est qu'il n'était pas aussi fermé à l'idée qu'il pouvait le paraître. Il écouta sa réponse, sans jugement, avec une certaine bienveillance. Elle était honnête, il en avait l'intime conviction. Quel intérêt de mentir pour elle ? Aucun. Cela le rassura un peu, car il se dit qu'elle gardait la tête sur les épaules, cette fois et qu'elle ne ferait pas de choix inconsidéré comme le fait de quitter l'Irlande.

- Debbie... si j'ai appris quelque chose de toi, c'est bien que tu es une battante et que tu n'es pas du genre à lâcher l'affaire. J'apprécie ta franchise. Je ne peux pas imaginer ce que tu ressens aujourd'hui envers toi-même. Je sais que tu y arriveras et tu me connais, ce ne sont pas des paroles en l'air, ça n'est pas mon genre... Maintenant, tu as raison, tu dois prendre soin de toi et t'assurer de soigner cette dépression avant d'avoir d'autres responsabilités. Rien ne presse.

Dans son esprit, Adorján avait déjà formalisé le fait qu'un jour, Deborah pourrait se faire appeler "maman" par Timothy, puisqu'il elle n'y était pas opposé sur le principe. Evidemment, ce jour-là serait chargé en émotions. Il écouta la suite, attentif. Elle n'avait pas interprété son dernier propos comme la présence encore bien réelle de ses sentiments pour elle. Dans un sens cela n'était pas plus mal. Adorján se ressaisit et hocha la tête :

- Je ferais ce qu'il faut pour te laisser la place d'être maman, quand tu seras prête. Et je serais là pour t'épauler, dans l'hypothèse où cela se fait un jour. Maintenant, ne va pas te mettre la pression. Je ne suis pas le papa parfait, il m'arrive de commettre des erreurs, tous les jours... je l'ai accepté et j'ai relativisé. Tant que ça ne le traumatise pas ou ne le rend pas malheureux, c'est tout ce qui compte. Tu me connais, mon seuil de tolérance est assez grand. Mais j'ai mes limites, je les connais. Et si cette idée les atteignait, je ne t'en aurais pas parlé. Hormis ton départ et ce qui en a découlé, je n'ai jamais rien eu à te reprocher. Je veux que tu le saches parce que ça me parait important pour ton processus de guérison.

Pour ce qui était des remerciements, il ne se sentait pas très à l'aise avec. Adorján avait un peu de mal à accepter les marques de gratitude, parce qu'il trouvait que tout ce qu'il faisait relevait de la normalité absolue. Il eut un geste réflexe de sa main, comme toujours, comme s'il balayait les mercis pour dire qu'il n'en voulait pas. Quand ils étaient en Irlande, déjà, il agissait ainsi. Il vivait dans la modestie, vis à vis de lui-même. Un instant, il vit le regard de Deborah se promener sur la pièce. Elle n'arrivait pas au point nommé... Il commença à se justifier :

- Ne fais pas attention à tout le désordre, je finis quelques travaux comme tu peux le voir...

Elle revint vers lui avec un stylo. Intrigué, il arqua un sourcil, sans trop comprendre ce qu'elle faisait. Quand elle lui saisit la main, il sentit son coeur accélérer dans sa poitrine, comme un cheval partirait au galop. Ses poils se hérissèrent tandis qu'un frisson lui traversa le corps. Le contact de sa peau lui avait manqué... terriblement manqué... Une multitude de souvenirs remonta dans son esprit. Leurs caresses, leur câlins d'amoureux... leurs moments de complicités, marqués par des épisodes passionnels, dont l'un d'eux était d'ailleurs responsable de la venue au monde de Timothy. Quand elle releva la tête, Adorján plongea ses yeux bleus dans les siens. Ils étaient proches, tellement proches. Autrefois, en Irlande, il n'aurait pas fallu grand chose pour allumer le brasier. Aujourd'hui, malheureusement, les coeurs s'étaient un peu brisés. Il resta passif durant ce court contact physique, trop occupé à contenir le torrent d'émotions qui le saisissaient au corps. En guise de promesse, son regard suffisait. Car outre son clignement de paupières qui marqua son approbation, ses pupilles brillaient légèrement. Comme en Irlande, peut-être de façon moins intense. En tout cas, ce qu'elle venait de faire l'avait touché. Ses yeux restaient le miroir de son âme. Il rompit le contact lui-même. Ils se saluèrent et Deborah finit par partir. Il dut s'écouler quelques minutes pendant lesquelles Adorján fixa la porte d'entrée. Reprendre ses esprits... se remettre au travail... avancer... facile à dire, maintenant... mais à concrétiser... Il se dirigea vers l'évier et à l'aide d'eau et de liquide vaisselle, il entreprit de nettoyer ce que Debbie avait écrit pour qu'il n'en reste aucune trace. En vérité, il n'avait jamais supprimé son numéro de téléphone de son répertoire... même sous le coup de la colère, il ne fut incapable. Il ne l'avait pas reconnu, parce qu'il était conscient que cela aurait trahi les sentiments qu'il éprouvait encore pour elle. Et son cerveau se souvenait parfaitement du cataclysme intérieur que ça avait déclenché... Pas question de subir à nouveau la même chose. Sauf que... le coeur a ses raisons que la raison ignore. Combien de temps allait-il maintenir cette "froideur" de façade ? Seul le temps allait le dire...

[FIN]

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