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 (darker #4) we're all so fake happy

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Eleonora Parker
Eleonora Parker
le mal a l’âme
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ÂGE : trente années de mauvaises décisions (27.05.1992)
SURNOM : Leo pour presque tout le monde, Nora quand elle se la joue double vie (surtout auprès d’Arthur.)
STATUT : fout la merde partout où elle passe, ça l'amuse un peu trop d'ailleurs.
MÉTIER : dernière employée au vignoble O’Reilly, un emploi décroché grâce à Albane et qu’il ne faudrait pas foutre en l’air en deux minutes, idéalement.
LOGEMENT : se cache chez Albane au #49 James Street, pas certaine qu’on puisse appeler ça une colocation puisqu’elle paye pas grand chose.
(darker #4) we're all so fake happy 5afa7e423a23aeb220a3b4fa237bb2173c81bee4
POSTS : 413 POINTS : 60

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : peste, chieuse, ingrate, des petits mots doux à ses oreilles › manque d'ambition, aucune éthique, elle enchaîne les boulots merdiques sans jamais se donner la chance de faire autre chose › caractère explosif, langue de vipère et pleine de jugements, elle n'hésite jamais à dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas › mère décédée, père inconnu, elle vit très mal toute forme d'abandon, réelle ou imaginée.
RPs EN COURS : (7)albane #4arthurfreyahugolarawinstonwyatt #3

flashbacksethel (juin 2013).

(darker #4) we're all so fake happy A0fcf9a68a7f8b9e4ab299eaa33a439e4b70f7a0
parkers ☽ at the bottom just surviving. reaching for the truth such a longing. the distance driving the nail straight through. just try to hold steady, the world's getting heavy. when you can't hold the weight any longer. cry for help, cry like rain. let it fall down your face. let the dam break. cry for help. ease the pain. when you can't hold the weight. it's okay to cry for help.

(darker #4) we're all so fake happy B9f50a0a47a59f9ec455a000d5ff493c80b257f8
cover ☽ testing, testing, i'm just suggesting. you and i might not be the best thing. exit, somehow i guessed it right. but i still want ya, don't mean to taunt ya. if you leave now, i'll come back and haunt ya. you'll remember, return to sender now, now. well, i just wish we could go back one more time and begin it. back before i lost myself somewhere, somewhere in it. i've been stuck now so long. we just got the start wrong. one more last try. i'ma get the ending right. you can stop this and i must insist. that you haven't had enough.

(darker #4) we're all so fake happy 71
darker ☽ i'm gonna get you to burst just like you were a bubble. frame me up on your walls, to keep me out of trouble. like a moth getting trapped in the light by fixation. truly free, love it baby, i'm talking no inflation. too many war wounds and not enough wars. too few rounds in the ring and not enough settled scores. too many sharks and not enough blood in the waves. you know i give my lover a four letter name. and i love the way you hurt me, it's irresistible.

(darker #4) we're all so fake happy 54a39038e51feb66a176405de99d1413557697aa
caitriona ☽ we stayed afloat for just a while. we dared to swim alone. dark water left your sinking heart to drown. i know it's much too late to try. you're never coming home. when the tide came in you left without a sound. we don't say, what we should say. we get lost beyond the answer we find loneliness. we pretend but in the end. we get lost beyond the answer we find loneliness.

RPs EN ATTENTE : caitriona #4 › mac #2 › seth #2.
RPs TERMINÉS : (2022)albane #1albane #2albane #3 & caitriona #3rhettwyatt #2

(2021)wyatt #1arianesethcaitrionamacjina & caitriona #2.
AVATAR : saoirse ronan.
CRÉDITS : (av. proserpine) › (sign. siren charms) › (gif abigail. swanmakes) › (gif. françois&orlando. harley) › (icons. pinterest) › (userbars. loonywaltz)
DC : penny › rosalie › autumn › trent.
PSEUDO : vlastuin › marie.
Femme (elle)
INSCRIT LE : 09/12/2021
https://www.30yearsstillyoung.com/t41893-eleonora-she-s-so-mean https://www.30yearsstillyoung.com/t41911-eleonora-shot-at-the-night https://www.30yearsstillyoung.com/t41916-eleonora-parker https://www.30yearsstillyoung.com/t43622-eleonora-parker

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Message(#) Sujet: (darker #4) we're all so fake happy (darker #4) we're all so fake happy EmptyLun 9 Mai 2022 - 15:04


we're all so fake happy

ELEONORA PARKER & @ALBANE DUMAS

Le bruit des essuie-glaces contre le pare-brise de ta voiture donne l’impression que tout autour de toi est sur le point de s’effondrer, et c’est loin d’être seulement une métaphore. La pluie tombe sans relâche depuis plusieurs heures déjà, et les routes se font de plus en plus dangereuses et glissantes avec le surplus d’eau qui n’a de cesse de s’accumuler. La distance entre le fast-food où tu avais travaillé dans les derniers mois et ton appartement n’était pas des plus grandes et pourtant, dans ces conditions, ça semblait être le périple d’une vie tant les gens semblaient ne plus savoir comment conduire. La visibilité était quasiment nulle et si ce n’était pas du fait que tu avais absolument besoin de ton dernier chèque de paye vu tes fonds désormais inexistants, jamais tu ne serais sortie de chez toi dans un temps pareil. Tu peines à voir les différentes routes qui s’offrent à toi, même si c’est un chemin que tu connais par cœur à force de l’avoir fait des centaines de fois dans les derniers mois. C’est quelque chose qui devrait être aussi naturel que de compter jusqu’à dix ou de chanter l’alphabet, mais voilà que tout le monde autour rendait une tâche des plus simples en quelque chose de terrible compliqué, mais surtout, dangereux. Tu pouvais entendre les gens klaxonner dans les voitures aux alentours, les gens qui s’impatientent de ceux qui trop sont trop prudents, ceux qui se frustrent de l’imprudence des plus téméraires et toi, tu te contentes de grommeler contre le monde en entier ce qui ne fait pas réellement changement de d’habitude. Tu veux seulement rentrer, même si ça veut dire mettre les pieds dans un appartement où tu n’as pas envie d’être, en compagnie de Seth qui te tombe royalement sur les nerfs, en place des menaces d’éviction qui ne cessent de planer au-dessus de vos têtes parce qu’une fois encore, ni lui ni toi n’avez les moyens de payer votre putain de loyer. Mais si tu ne vas pas là, où irais-tu vraiment, quand tes options semblent s’amincir jour après jour?

Tu ne sais pas si tu as manqué de vigilance pendant quelques secondes ou bien si c’est l’autre conducteur qui a oublié dans quel sens conduire en Australie, mais tu aperçois les lumières qui clignotent avant d’entendre le klaxon qui témoigne de l’accident à venir. C’est d’un coup de volant brusque que tu parviens à éviter le pire, ta voiture qui se retrouve en bord de route, soudainement coincée dans un trou d’eau qui ne manque pas de faire pencher ton vieux tas de ferraille dans un angle qui n’a absolument rien de rassurant. Tu mets quelques secondes avant de réaliser ce qui vient de se passer, quelques secondes de plus pour reprendre tes esprits et laisser ton cœur retrouvé un rythme plus ou moins approprié avant de tenter vainement de redémarrer ta voiture qui n’a pas apprécié le changement de trajectoire. Évidemment que c’est le moment qu’elle choisit pour rendre l’âme, toi qui ne pensais même pas qu’elle survivrait si longtemps vu le peu d’attention que tu étais en mesure de lui accorder. Normalement, c’est Reese que tu aurais appelé pour qu’il vienne te filer un coup de main. Reese qui aurait fait le strict nécessaire pour que tu puisses continuer de rouler dans ton tas de ferraille ambulant à défaut de pouvoir t’offrir quoique ce soit de mieux. C’est son nom que tu fais apparaître sur l’écran de ton téléphone d’ailleurs, un réflexe qui mettra encore bien du temps avant de se dissiper, même s’il n’est plus dans les environs, le Grigson. Il a disparu, du jour au lendemain, à peine un message pour dire où il allait, aucune information vraiment précise ni sur la destination, ni sur la durée. Départ indéterminé, un autre. Un abandon non-prémédité, un autre. Ça pince, plus que la contusion que tu t’es fait quand ta tête est venue frapper le toit de ta voiture, celle que tu n’as même pas ressenti dans le choc du moment. Tu soupires. Tu n’es qu’à quelques blocs de ton appartement. Tu peux marcher. Ce n’est pas comme si tu avais les moyens de t’appeler un taxi, ni même une remorqueuse pour ta caisse que tu préfères abandonner sur le bord de la rue pour le moment. Ce sera un problème à gérer une autre fois.

Pourtant, plutôt que de prendre le chemin qui mène jusqu’à chez toi, c’est une autre rue que tu empruntes, un autre chemin que tu connais bien. Tu ne devrais pas aller par là-bas, il n’y a plus rien pour toi de ce côté-là de la ville. Reese est parti. Et Albane, elle? Ça fait quelques semaines déjà, depuis ton passage à l’urgence et c’est le silence radio depuis cette rencontre d’infortune. Elle devait te dire, si elle décidait de partir. Ça aurait dû te rassurer de ne pas avoir de ses nouvelles et pourtant, tu avais eu assez de preuves dans les derniers mois pour savoir que peu de gens tenaient réellement leurs paroles. Si ça se trouve, tu vas te retrouver devant une porte qui mène à un appartement vide, ou pire encore, habiter par des nouveaux locataires que tu ne connais pas. C’est là quand même que tu te rends, et tu es complètement détrempée lorsque ton poing vient frapper à plusieurs reprises contre le panneau de bois. Combien de temps est-ce que tu dois attendre avant de te rendre à l’évidence? Que Reese n’est plus là et qu’Albane non plus? Combien de secondes, de minutes peut-être, avant que ça ne devienne complètement pathétique, tout ça? Tu as la tête qui élance, le corps qui frissonne et tu soupires, prête à faire demi-tour lorsque la porte s’ouvre finalement et que tes yeux se posent sur une silhouette que tu connais. Elle n’est pas partie. « Ma voiture est tombée en panne. » Mais ce n’est pas vraiment pour ça que tu es là, pas vrai? Pourquoi est-ce que tu es là, au juste? « J’étais pas certaine qu’il y aurait quelqu’un. » Tu vas me le dire hein Bane, que Reese est vraiment parti, que je l’ai pas halluciné, ce putain de texto qui dit rien mais tout à la fois? « Je savais pas où aller. » Et elle est là, la triste vérité, quand le monde autour de toi fait de moins en moins de sens et qu’inconsciemment, c’est vers la française que tu es retournée, sans pouvoir te l’expliquer.




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Albane Dumas
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ÂGE : vingt-huit ans (27.03)
SURNOM : bane, babe pour les intimes, banane pour les affectueux
STATUT : célibataire à la dérive
MÉTIER : infirmière à l'hôpital sur les journées, numéro qu'on appelle à la ruche au moindre pépin médical
LOGEMENT : #49 james street, fortitude valley. une colocation avec einstein le chat
(darker #4) we're all so fake happy 71
POSTS : 805 POINTS : 180

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Boule de gentillesse, trop naïve et trop sensible ≈ A pour vices secrets la cigarette, l'alcool en trop grande quantité et la morphine ≈ Pourtant intègre et remplie de valeurs, elle trafique des ordonnances médicales et vole des stocks de médicaments pour le compte de la Ruche ≈ Homosexuelle planquée dans son placard ≈ Passionnée de plongée ≈ Française à l'accent bien prononcé ≈ En roue libre depuis le décès de sa petite soeur en 2019.
RPs EN COURS : (darker #4) we're all so fake happy Angry-birds-puppy-eyes

Eliot + Lou #2 + Jake #3 + Leo #4 + Hugo + Wine #5 +

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Message(#) Sujet: Re: (darker #4) we're all so fake happy (darker #4) we're all so fake happy EmptyJeu 12 Mai 2022 - 0:44



so fake happy

Tell all my friends that I'm sorry for leading them on. I made 'em think I was fine but I knew something was wrong. I thought that time would prove, it's all in my head. Now I'm in too deep and alone, and more scared than I've ever been. 'Cause it's so hard for me to be honest these days. I tell myself I'm doing okay, I don't want the world to think I'm weak

Les choses changeaient vite, dans une vie. Albane s’était fait la réflexion quand Jake avait débarqué chez elle pour essayer de mettre fin aux tensions entre eux qui avaient durées depuis bien trop longtemps. Mais maintenant, la française réalisait que cela s’appliquait aussi pour elle. Il avait suffi d’un mois pour que les derniers remparts de stabilité de sa vie sautent. L’hôpital n’avait plus rien de réconfortant désormais, pas alors que c’était prendre le risque de croiser Winston à chaque détour de couloir, d’affronter de plein fouet la conséquence de ses erreurs. Son appartement, qui avait retrouvé un peu de vie en la présence de Reese, était à nouveau vide, la ramenait brutalement trois ans plus tôt quand elle avait dû apprendre à faire le deuil de sa petite sœur. Et plutôt que d’y donner suite, la jeune femme avait déchiré son issue de secours, jetant l’offre d’emploi de l’hôpital de Byron Bay à la poubelle. Elle s’était condamnée de son plein gré à rester à Brisbane, à rester dans la même routine qui lui faisait lentement perdre la tête. C’était comme essayer de construire un château de sable en pleine tempête. Tout finissait par s’envoler, partir dans les airs. Tout ce qu’elle essayait de mettre en place, tout ce à quoi elle essayait de s’accrocher. Elle en était toujours responsable d’une manière ou d’une autre et chaque pas en avant lui valait deux pas en arrière, semblait-il. Dehors, le ciel sombre et la pluie battante contribuaient à rendre l’ambiance électrique, presque au point de la mettre mal à l’aise dans son propre appartement. Ce n’était pas un temps à remettre les pieds dehors, elle se retrouvait donc avec ces heures à tuer. La véritable question était de savoir si elle parviendrait à faire les bons choix ou si elle opterait encore pour s’auto-saborder. Le seul contrôle qu’elle possédait encore était de ne pas augmenter le dosage de ses cachetons, de garder le strict minimum pour ne pas souffrir du manque. Mais le soir venu, quand elle tournait en rond dans son lit, se repassant le film de toutes les erreurs commises ces derniers mois, la tentation de la morphine devenait bien trop puissante. Surtout sous forme liquide. Puisque les journées fraîches revenaient et que Winnie ne voulait plus la voir, personne ne serait témoin des traces d’aiguille sur ses bras. Le tout était de prétendre que tout allait bien, d’adopter ces comportements tristement classiques. Comme mettre de la musique en fond sonore, se servir juste un verre de vin, se lancer dans une mission de sauvetage de ses plantes vertes délaissées, le tout une cigarette aux lèvres. Il n’y aurait personne non plus pour la reprendre. C’était une forme de liberté, la solitude.

Cela faisait presque illusion. Jusqu’à ce que les coups à la porte retentissent, brisent cette bulle durement acquise. La sérénité retomba, le cœur se serra. Elle commençait à détester les visites à l’improviste. Parce qu’elles apportaient au choix des problèmes ou des faux espoirs, et que la française ne se sentait plus de taille à supporter ce roller-coaster permanent. Elle jura en écrasant son mégot dans le cendrier, balayant le salon du regard pour s’assurer que rien de douteux ne traînait. Elle fut même tentée de ne juste pas ouvrir, pendant une seconde. Pourtant, elle finit par y aller, se retrouver face à une Leo déconfite, trempée jusqu’aux os. Evidemment que cela devait être Leo. Parce qu’elle semblait toujours être là dès que Bane parvenait à se la sortir de la tête. Elle était cette foutue pomme empoisonnée, et malgré tout, la brune n’arrivait pas à avoir le moindre ressentiment envers elle. C’était même l’inverse, ce soir, parce qu’elle n’aurait pas à se cacher. Elles étaient à la fois les antipodes les plus opposés qui soient, mais collectionnaient les points communs qui les faisaient se sentir proches, à leur manière tordue. « Je t’avais promis de te le dire, si je décidais de partir. » Alors oui, elle était encore là. Reese, non. Elle aurait aimé pouvoir dire ce qui l’avait piqué, pourquoi est-ce qu’il avait décampé à plusieurs heures d’ici subitement. Mais il n’avait pas réellement donné d’explications, avait laissé leurs routes se séparer sans que cela n’ait une quelconque importance. « Entre. » L’invitation à rester à l’appartement n’avait jamais cessé de tenir. Surtout maintenant qu’il y avait largement l’espace nécessaire. Après un rapide coup d’œil, la française s’éclipsa jusqu’à la salle de bain pour prendre une serviette qu’elle rapporta à la blonde. « Tu ressembles à un chien trempé. » Elle la dévisagea de la tête aux pieds et dans un soupir, refit demi-tour pour cette fois aller dans sa chambre. Elle ouvrir son armoire, piocha un pantalon de jogging et un tee-shirt au hasard qu’elle revint tendre à Leo. « T’éviteras de choper une pneumonie, comme ça. T’as qu’à mettre tes fringues à sécher sur le radiateur. » Elle lui offrit un sourire, tentant d’ignorer cet air familier de déjà-vu. La blonde qui se pointe à l’improviste, la bouteille ouverte, l’appartement vide, la quasi-certitude que rien ne se passera comme il le faudrait ce soir. « Journée de merde aussi ? » finit-elle par demander face aux traits tirés de la Parker. A croire que parfois, une journée de répit était trop demander.

@Eleonora Parker


 
© GASMASK



everything's great

Cause it's so hard for me to be honest these days, I tell myself I'm doing okay. I don't want the world to think I'm weak, and so i repeat it 'til I believe it. Everything's going great! Just don't ask me how I really feel. • sheepirl.

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Message(#) Sujet: Re: (darker #4) we're all so fake happy (darker #4) we're all so fake happy EmptyVen 27 Mai 2022 - 14:54


we're all so fake happy

ELEONORA PARKER & @ALBANE DUMAS

Tu pourrais encore faire marche-arrière. Il n’est pas trop tard, tu n’as pas encore franchi toutes les limites ce soir. Ton poing n’a pas encore touché le bois de la porte, tu pourrais retracer tes pas, retourner sous la pluie et marcher les quelques kilomètres qui séparent l’appartement d’Albane du tien. De ce taudis que tu partages encore avec Seth, sans savoir quand le propriétaire allait vous mettre à la porte pour faute de paiement. Tu pourrais. Ce serait vraiment facile de le faire, même. Ce serait bien plus censé que de rester. Que de risquer de te retrouver devant elle, ou pire encore, de réaliser qu’elle n’est plus là. Il y a quelque chose de drôlement apaisant, dans l’ignorance. Et on ne sait jamais vraiment à quel point jusqu’au moment où on ne l’est plus. Tu l’avais appris de la manière la plus dure qui soit quand tu avais su la vérité sur ton géniteur, et puis sur cette famille qui était la sienne mais qui ne serait jamais la tienne, peu importe que Caitriona et ses frères possèdent en partie le même sang que toi. Les pensées se bousculent constamment dans ta tête, tu trembles alors que tes vêtements mouillés semblent peser trois tonnes contre ton corps fatigué, et tu persistes à hésiter, à tanguer d’un côté et puis de l’autre, cherchant à faire du sens de ta simple présence ici. Ça ne fait pas de sens, et pourtant, c’était aussi ce qui te semblait être le plus sensé. Et tu t’abandonnes finalement à ce besoin étouffant de savoir, si derrière la porte, il y aura toujours cette brune à l’accent français. Celle que tu as charmé trop facilement, celle qui s’est imprégné sous ta peau et dans ta peau sans que tu ne saisisses l’ampleur de ce qui était en train de se produire, celle dont tu prétends te foutre éperdument, mais vers qui tu reviens constamment. Celle pour qui tu brises inconsciemment toutes les règles que tu t’efforces à mettre en place lorsqu’il s’agit d’interactions humaines depuis toujours, celle pour qui le jeu n’a aucun attrait, mais avec qui t’évertues de continuer à jouer, qu’elle le veuille ou non.

Quand la porte s’ouvre enfin pour faire apparaître la silhouette de la française, il y a le soulagement qui fait grandement compétition à cette voix dans ta tête qui te dit que tu as pris la mauvaise décision. C’est que tu les collectionnes pourtant, les mauvaises décisions et il semblerait que ce soit le cas d’Albane aussi, elle qui avait l’opportunité parfaite de fuir et qui pourtant a choisi de rester. « Je t’avais promis de te le dire, si je décidais de partir. » « T’aurais pas été la première à ne pas tenir ta promesse. » Et si la Dumas faisait confiance aveuglement, tu étais plutôt de ceux qui s’attendaient à être déçu au moindre tournant, t’assurant donc d’être la première à décevoir, constamment. « Entre. » Tu ne te fais pas prier, refermant la porte derrière toi alors qu’Albane s’éclipse rapidement, te laissant seule pour observer une scène que tu connais trop bien. Le verre de vin bien remplit abandonner sur la table-basse à côté d’un cendrier déjà bien rempli, l’odeur de cigarette encore fumante et une Albane à l’état que tu devines déjà altéré, et pas seulement par l’alcool qui coule sans doute dans ses veines. Ça ne vous avait pas réussi, la dernière fois, et la tendance voudrait sûrement que ce ne soit pas le cas ce soir encore. Combien de fois est-ce que vous pouviez commettre les mêmes erreurs sans que tout n’éclate de manière permanente? La brune revient avec une serviette qu’elle te tend et tu restes figée pendant quelques secondes, cherchant toujours à comprendre ce que tu faisais là. « Tu ressembles à un chien trempé. » « Et toi tu ressembles à un chiot piteux. » Avec ses grands yeux tristes et la fatigue que tu lis trop facilement sur son visage aux traits tirés. C’est facile de répliquer, c’est une seconde nature chez toi, un besoin constant d’avoir le dernier mot alors qu’elle agit de manière altruiste envers toi, pas que tu aies mérité la moindre attention de sa part jusqu’à maintenant.

Elle disparait une fois de plus, vers sa chambre cette fois et reviens avec des vêtements qu’elle tend dans ta direction. Tu te retrouves rapidement avec les mains pleines, entre la serviette et le linge, mais tu restes toujours aussi immobile, comme si tu hésitais vraiment à faire demi-tour d’une seconde à l’autre. « T’éviteras de chopper une pneumonie, comme ça. T’as qu’à mettre tes fringues à sécher sur le radiateur. » Elle pointe ledit radiateur d’un léger mouvement de la tête et tu tournes enfin le regard dans la direction. Tu laisses tomber le jogging et le top sur le sol, avant de te départir de ton t-shirt trempé et de ton jean qui colle contre tes cuisses. La politesse aurait certainement voulu que tu ailles dans la salle de bain plutôt que de te déshabiller au beau milieu du salon, mais elle sait comme toi que le savoir-faire, ça n'a jamais été dans tes priorités. « Merci. » que tu lui souffles quand même alors que tu utilises finalement la serviette pour sécher ta peau désormais glacée, et puis au dernier moment, tu décides de lui tourner le dos avant de détacher ton soutien-gorge lui aussi complètement trempé et enfiler le débardeur offert par Albane. Tu viens glisser le jogging le long de tes jambes et puis viens machinalement poser ton linge sur le radiateur déjà allumé, comme elle te l’avait proposé. « Journée de merde aussi? » Le aussi t’arrache un léger sourire. Évidemment qu’elle respire la misère Albane, évidemment qu’elle aussi, elle accumule le bordel qui se place sur son chemin, de manière consciente ou pas depuis trop longtemps. C’est ce qui vous ramène l’une à l’autre, de la manière la plus tordue qui soit. « L’inverse relèverait du miracle en ce moment. » que tu te contentes de répondre sur un ton qui se veut nonchalant, mais qui témoigne un peu trop fort de la fatigue et du désarroi que tu te trimballes depuis trop longtemps. « Tu me verses un verre ou tu préfères que je pique le tien encore? » que tu ne peux t’empêcher de mentionner, le ton joueur qui revient dès l’instant où tu t’approches un peu trop de la française. Mais il y a ton regard qui dévie vers la chambre de Reese, cette pièce que tu sais vide désormais et l’éclat dans ton regard se dissipe aussitôt, se remplaçant inconsciemment par une colère qui n’est pourtant pas adressée à Albane, mais dont elle risque tout de même de faire les frais, malgré elle. « Qu’est-ce qui t’arrive? » que tu lui demandes, pour concentrer ton attention sur autre chose que cette boule de rancœur qui se forme dans le fond de ton ventre.




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Albane Dumas
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ÂGE : vingt-huit ans (27.03)
SURNOM : bane, babe pour les intimes, banane pour les affectueux
STATUT : célibataire à la dérive
MÉTIER : infirmière à l'hôpital sur les journées, numéro qu'on appelle à la ruche au moindre pépin médical
LOGEMENT : #49 james street, fortitude valley. une colocation avec einstein le chat
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GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Boule de gentillesse, trop naïve et trop sensible ≈ A pour vices secrets la cigarette, l'alcool en trop grande quantité et la morphine ≈ Pourtant intègre et remplie de valeurs, elle trafique des ordonnances médicales et vole des stocks de médicaments pour le compte de la Ruche ≈ Homosexuelle planquée dans son placard ≈ Passionnée de plongée ≈ Française à l'accent bien prononcé ≈ En roue libre depuis le décès de sa petite soeur en 2019.
RPs EN COURS : (darker #4) we're all so fake happy Angry-birds-puppy-eyes

Eliot + Lou #2 + Jake #3 + Leo #4 + Hugo + Wine #5 +

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RPs EN ATTENTE : Lena + Solas + Jules +
RPs TERMINÉS : Winston + Lou + Jake + Asher + Winston #2 + Jordan + Deklan + Winston #3 + Eleonora #2 + Lara + Eleonora & Reese + Jake #2 + Jordan + Jake & Melchior + Leo #3 + Drew + Winston #4 + Dani +
(abandonnés): Dani & Melchior + Reese + Ciarán +
AVATAR : victoria pedretti
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DC : sergio aka papa gugu et emery
PSEUDO : tiphaine
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Message(#) Sujet: Re: (darker #4) we're all so fake happy (darker #4) we're all so fake happy EmptyVen 3 Juin 2022 - 22:31



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L’invitation avait été automatique, machinale. Albane s’était décalée du pas de la porte pour laisser entrer Leo sans y réfléchir à deux fois. Comme si c’était devenu naturel entre elles, alors qu’il n’aurait pas fallu. Quelques semaines plus tôt, la française s’accrochait encore péniblement à ses principes, à son besoin de garder leurs distances pour éviter des dégâts inutiles. Elle avait encore la présence d’esprit de se méfier de ce que la blonde pourrait lui apporter. Mais maintenant, ce soir en particulier, ça n’avait plus vraiment de sens. Et du sens, elle ne cherchait même plus à en trouver. Elle n’avait aucune idée de pourquoi elle accordait autant d’importance à la blonde, de pourquoi elle ne pouvait pas juste être indifférente. C’était juste comme ça. Pour l’heure, elle était la seule compagnie qu’elle aurait ce soir, la seule personne aussi avec qui Bane savait qu’elle n’aurait pas à dissimuler le fait qu’elle était une épave. Elle mettait déjà trop d’énergie à prétendre auprès du monde entier qu’elle était une personne bien dans ses baskets, parfaitement fonctionnelle. Au moins réussissait-elle à sourire de manière à peu près sincère avec Leo. Un sourire doux mais coupable. Si elle avait finalement décidé de partir, elle était prête à parier qu’elle ne l’aurait pas tenue, sa promesse. Elle aurait coupé contact avec tout le monde, aurait prétendu prendre un nouveau départ. Elle se serait efforcée d’y croire jusqu’à ce qu’elle trébuche à nouveau. Ça se serait probablement terminé par un message larmoyant motivé par l’alcool ou par un retour à Brisbane la queue entre les pattes. Il y avait un certain cynisme dans cette pensée. Elle aurait fait une erreur monumentale en acceptant ce boulot, elle en était certaine désormais. Mais cela ne rendait pas son quotidien plus savoureux, bien au contraire. Ça ne lui avait pas donné envie de se reprendre en main, loin de là. L’état de son appartement en disait long sur son état mental ces derniers temps. Einstein ne lui ferait pas la morale, ne se plaindrait pas de tous les trucs qui traînaient et pourraient lui servir de lit ou de jouet. Une fois le masque tombé, c’est vrai qu’elle ne devait pas avoir fière allure. Malgré tout, la répartie de la Parker eut le don de l’amuser. « Tout le monde aime les chiots piteux. » Même s’ils faisaient de la peine. C’était cohérent, dans un sens. Leo lui avait déjà dit qu’elle était pathétique, après tout.

Rien n’avait vraiment changé entre elles, et à la fois, tout semblait différent. Que ce soit l’attitude sur la réserve de Leo, plantée dans le salon, le fait qu’elle daigne la remercier plutôt que de considérer que cette gentillesse lui était due. Jusqu’à cette soudaine pudeur, à se retourner pour finir de se déshabiller. Une observation que la française n’aurait jamais dû pouvoir faire. Elle n’aurait pas dû laisser traîner ses yeux, comme si elle s’attendait à avoir droit à ce spectacle. Ça n’aurait pas été la première fois. Cette pensée incita la brune à détourner le regard, partagée entre une drôle sensation de déception et d’embarras. Elle préféra à la place reporter son attention sur ce qui pouvait traîner dans son salon, confirmer le fait qu’elle n’attendait vraiment personne ce soir. Elle ne pouvait pas s’empêcher de se demander à quoi cela ressemblerait entre elles, aujourd’hui. Si ça se finirait en longue discussion, en dispute, en baisers rejetés. Tout lui conviendrait, du moment qu’elle se sortait la tête de la spirale dans laquelle elle avait l’impression d’être coincée. Il faudrait plus d’alcool que ça pour espérer une ambiance joviale. « A qui le dis-tu. » Encore une fois, elles ne formaient pas la meilleure des paires. Le piquant perpétuel de la blonde avait au moins le don d’animer quelque chose en elle, même si c’était pour faire référence à cette soirée qui l’avait définitivement foutue dans la merde. « J’apprécie ta notion du partage Leo, mais je vais plutôt aller t’en chercher un. » Elle se dirigea vers la cuisine ouverte, attrapa un verre dans le placard, la bouteille dans le frigo. En se retournant, elle put sentir que l’attention de Leo n’était pas sur elle, mais en direction de la porte entre-ouverte. Celle qui était vide, à nouveau. Cette pièce que Bane aussi se surprenait à observer parfois. Les souvenirs remontaient quand elle s’y attendait le moins, généralement. Comme la première fois où les sœurs Dumas avaient visité l’appartement, que Blanche avait décrété que c’était l’endroit parfait. Elle avait jeté le dévolu sur cette chambre spécifique pas pour sa taille, sa vue, mais parce qu’elle pouvait avoir la tête de lit qui pointerait vers le sud. C’était parfait pour son sommeil, paraissait-il. C’était plus facile quand Reese était là, qu’il chassait les fantômes de sa présence. Yeux baissés, la française remplit le verre de Leo, généreusement. Ce qui lui arrivait ? A ce stade, la question était surtout de savoir ce qui ne lui arrivait pas, vu la manière qu’avait sa vie de s’écrouler comme un château de cartes. « Rien de grave, j’imagine. Je paye juste les conséquences de mes actions. » Elle vint coller le verre entre les mains de la blonde, sondant son regard du sien. Elle n’avait pas envie que ça fasse comme la dernière fois, ce soir. Qu’elle se retrouve à être celle qui parle trop. « T’as envie d’en parler ? » De Reese ? De ce qui semblait la peser au point d’apparaître aussi paumée sur le pas de sa porte ? « C’est à propos de ce qui est arrivé à Cait ? » Parce qu’elle pensait commencer à la saisir, la Parker. Elle accuserait le coup pour son meilleur ami, ravalerait sa colère jusqu’à ce que ça déborde. C’était une émotion qu’elle connaissait. Mais l’accident de voiture de cette demi-sœur qui la laissait si amère, c’était plus complexe.

@Eleonora Parker


 
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Cause it's so hard for me to be honest these days, I tell myself I'm doing okay. I don't want the world to think I'm weak, and so i repeat it 'til I believe it. Everything's going great! Just don't ask me how I really feel. • sheepirl.

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Eleonora Parker
Eleonora Parker
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ÂGE : trente années de mauvaises décisions (27.05.1992)
SURNOM : Leo pour presque tout le monde, Nora quand elle se la joue double vie (surtout auprès d’Arthur.)
STATUT : fout la merde partout où elle passe, ça l'amuse un peu trop d'ailleurs.
MÉTIER : dernière employée au vignoble O’Reilly, un emploi décroché grâce à Albane et qu’il ne faudrait pas foutre en l’air en deux minutes, idéalement.
LOGEMENT : se cache chez Albane au #49 James Street, pas certaine qu’on puisse appeler ça une colocation puisqu’elle paye pas grand chose.
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parkers ☽ at the bottom just surviving. reaching for the truth such a longing. the distance driving the nail straight through. just try to hold steady, the world's getting heavy. when you can't hold the weight any longer. cry for help, cry like rain. let it fall down your face. let the dam break. cry for help. ease the pain. when you can't hold the weight. it's okay to cry for help.

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cover ☽ testing, testing, i'm just suggesting. you and i might not be the best thing. exit, somehow i guessed it right. but i still want ya, don't mean to taunt ya. if you leave now, i'll come back and haunt ya. you'll remember, return to sender now, now. well, i just wish we could go back one more time and begin it. back before i lost myself somewhere, somewhere in it. i've been stuck now so long. we just got the start wrong. one more last try. i'ma get the ending right. you can stop this and i must insist. that you haven't had enough.

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darker ☽ i'm gonna get you to burst just like you were a bubble. frame me up on your walls, to keep me out of trouble. like a moth getting trapped in the light by fixation. truly free, love it baby, i'm talking no inflation. too many war wounds and not enough wars. too few rounds in the ring and not enough settled scores. too many sharks and not enough blood in the waves. you know i give my lover a four letter name. and i love the way you hurt me, it's irresistible.

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caitriona ☽ we stayed afloat for just a while. we dared to swim alone. dark water left your sinking heart to drown. i know it's much too late to try. you're never coming home. when the tide came in you left without a sound. we don't say, what we should say. we get lost beyond the answer we find loneliness. we pretend but in the end. we get lost beyond the answer we find loneliness.

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Message(#) Sujet: Re: (darker #4) we're all so fake happy (darker #4) we're all so fake happy EmptyDim 5 Juin 2022 - 15:58


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ELEONORA PARKER & @ALBANE DUMAS

Dès l’instant où tu franchis la porte d’entrée, tu sais que tu ne repartiras pas. Pas à moins que les choses ne dérapent encore comme elles savaient pourtant si bien le faire entre vous, mais quelque chose te disait que peu importe les réserves qui existaient encore entre vous il y a quelques semaines, ces dernières n’existaient plus. C’est la conclusion que tu te faisais de l’état d’Albane autant que de l’état de l’appartement qui semblait légèrement délaissé. Reese n’était plus là pour vous faire la morale, personne ne viendrait surprendre quoique ce soit et seul le temps pourrait réellement dire quel chemin vous vous apprêtiez à emprunter. Ce n’était jamais bien cohérent, entre Albane et toi de toute façon. C’était comme deux aimants qui cherchaient à se retrouver, mais qui ne faisaient que foncer l’une dans l’autre sans être capable de s’attacher. C’était deux courants électrices au courant opposées, c’était la preuve ultime peut-être que les contraires s’attirent oui, mais ne se complètent pas pour autant. Malgré tout, la bonté d’Albane est la seule chose que tu recherches ce soir, et elle accepte ta présence et ton piquant sans que tu ne puisses t’expliquer pourquoi. « Tout le monde aime les chiots piteux. » Sa réplique t’arrache un sourire. Oui, tout le monde semble les prendre en pitié. Mais surtout, tout le monde semble savoir exactement quoi faire et quoi dire pour les utiliser à leur avantage. « Tout le monde abuse d’eux aussi. » Et Albane n’était certainement pas l’exception à la règle, bien au contraire. La preuve reposait sur le fait même qu’elle t’avait ouvert la porte, malgré tout ce que tu avais pu lui dire, malgré les situations de merde dans lesquelles tu l’avais placé à plusieurs reprises par le passé. Tu ne doutais pas non plus du fait que tu n’étais certainement pas la seule à abuser de sa gentillesse et de sa bonté et tu te demandais quelle limite devrait être franchie pour qu’elle décide enfin de se protéger un peu, quitte à se protéger de toi comme elle aurait dû le faire depuis longtemps. « T’es pas tannée? » Tannée de jouer à la conne de service? De donner constamment sans jamais rien recevoir en retour? Peut-être que tu pourrais lui apprendre à se tenir debout. Peut-être que tu pourrais lui apprendre la définition du mot non. Ou peut-être que tu pourrais simplement continuer de prendre tout ce qu’elle t’offre, sans jamais te soucier du reste. La dernière option te ressemblait bien plus et pourtant, avec elle, tes actions ne criaient jamais l’ordinaire.

Tes vêtements mouillés sont rapidement remplacés par des vêtements secs offerts par Albane, et si le moment aurait été propice à un premier dérapage, tu demeures étonnamment sage, allant même jusqu’à te tourner au moment d’enlever les derniers morceaux. Tu sens pourtant son regard sur ta peau, la tentation est grande de te retourner et de briser les quelques mètres de distance. Ce serait du déjà-vu, du réchauffer pratiquement, et pourtant, tu t’en empêches, te rappelant encore et encore que tu n’es pas venue pour ça. Pour quelles raisons est-ce que tu es venue d’ailleurs? Cette réponse-là, tu n’es pas certaine de savoir la trouver, pas ce soir du moins, pas tant qu’il n’y aura pas un peu – beaucoup – d’alcool dans ton système pour venir éclaircir le bordel qui fulmine dans ton esprit. « À qui le dis-tu. » Misery loves company. Peut-être bien que c’était ça, qui te ramenait constamment à elle. Parce que derrière ses airs de chiots bonté, de bonne fille, se cachait une misère, une noirceur qui elle t’était complètement familière, qui elle se mêlait à la tienne avec une facilité déconcertante. « J’apprécie ta notion du partage Leo, mais je vais plutôt aller t’en chercher un. » « Dommage. » que tu siffles amusée, avant que ton regard ne se perde sur la porte de la chambre qu’habitait Reese jusqu’à tout récemment et que cela te suffît à te rappeler à cette colère qui gronde constamment en sourdine. Tu ne sais pas si c’est parce qu’elle sent le changement dans l’air Albane, mais le verre qu’elle te sert est tout ce qu’il y a de plus généreux, chose pour laquelle tu la remercies d’un sourire un peu crispé. « Rien de grave, j’imagine. Je paye juste les conséquences de mes actions. » « Win? » C’est bien la première chose qui te vient en tête, même si de ton côté, tu n’avais rien entendu, comprenant alors que si la française était passée aux aveux, elle l’avait fait sans mentionner ton prénom. « Ça fait un moment que j’ai pas eu de ses nouvelles. J’imagine que ça aurait été différent, si tu lui avais tout dit. » Tu supposes, lui laissant le luxe de confirmer ou non ce que tu penses déjà savoir. Tu repensais aussi à votre conversation à l’hôpital, à ces demi-aveux qu’elle t’avait fait. Parviendrais-tu à connaître le fin mot de l’histoire ou serait-elle décidée à rester aussi évasive que possible, comme elle savait si bien le faire? « T’as envie d’en parler. » « Pour dire quoi? » Qu’y avait-il vraiment à dire? Reese était parti sans un mot. Il t’avait abandonné, comme Ariane avant lui, comme ta mère, comme Wyatt le ferait sans doute sous peu et comme tu t’imaginais déjà Albane le faire aussi. Everyone always leave. Ta loyauté finissait toujours par te coûter, et c’était exactement pour cette raison que tu tentais si fort de garder tout le monde à une certaine distance. Malheureusement, ça n’épargnait pas toutes les douleurs, à ton plus grand dam. « Reese est parti. Il a rien dit. Il fait chier, fin de l’histoire. » Oui, fin de l’histoire. Tu avais besoin que ce le soit, et pourtant, tout ton non-verbal criait que c’était bien plus que juste ça. « C’est à propos de ce qui est arrivé à Cait? » Cait? Caitriona? Non, pourquoi est-ce qu’elle mentionnait la rouquine alors que tu tentais désespérément d’oublier son existence? « Qu’est-ce qui est arrivé à Caitriona? » Tu n’es pas certaine de vouloir savoir et pourtant, maintenant qu’Albane a ouvert la porte, tu ne peux pas simplement l’ignorer. « Ça va me prendre quelque chose de plus fort que du vin si tu veux parler de ma demi-sœur. » Et tu en connaissais assez sur Albane pour savoir qu’elle était équipée, non pas qu’elle ait voulu partager la dernière fois.




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Message(#) Sujet: Re: (darker #4) we're all so fake happy (darker #4) we're all so fake happy EmptyMer 15 Juin 2022 - 23:03



so fake happy

Tell all my friends that I'm sorry for leading them on. I made 'em think I was fine but I knew something was wrong. I thought that time would prove, it's all in my head. Now I'm in too deep and alone, and more scared than I've ever been. 'Cause it's so hard for me to be honest these days. I tell myself I'm doing okay, I don't want the world to think I'm weak

Elle ne se serait jamais doutée la première fois qu’elle avait vu Leo, que celle-ci deviendrait aussi présente dans sa vie. Qu’elles se dirigeraient tout droit vers un magnifique désordre. La blonde était comme ces cigarettes dont Albane ne maîtrisait plus vraiment sa consommation. Au fond, elle savait que cette relation était toxique, qu’elle ne lui apporterait rien de bénéfique sur le long-terme. L’apaisement qu’elle lui apportait sur l’instant présent était juste assez puissant pour créer cette sale manie, la faire y revenir encore et encore. La française ne voulait même plus prétendre mettre des barrières entre elles deux. Ça ne fonctionnait juste pas, cela revenait à se voiler la face. Tout s’écroulait autour d’elle, ces derniers temps. Cela faisait juste du bien de se raccrocher à quelque chose. Même si ce quelque chose prenait la forme d’un caractère insolent, indomptable, chaotique. Qui plus est, rien ne pourrait rendre cette soirée plus terrible qu’elle ne l’était déjà. Une constatation qui lui rappelait malgré elle la fois où Leo l’avait appelée pathétique. Chiot piteux, c’était déjà du progrès. L’idée générale restait la même et la française ne put s’empêcher de hausser les épaules avec un regard désabusé. Est-ce qu’on abusait d’elle ? Peut-être bien. Albane ne savait pas dire non, tourner le dos à quelqu’un qui avait besoin d’elle lui était absolument impossible. Elle se démontait dès qu’il s’agissait de se défendre, et aux rares instances où elle y parvenait, cela finissait par la foutre au quatrième sous-sol. C’était le genre de personne qu’elle était, ce qui la rendait aussi faible qu’humaine. Elle n’avait jamais vraiment connu autre chose. « Ça a toujours très bien fonctionné pour moi. Je pourrais pas être en colère contre le monde entier en permanence, comme toi. J’aurais des raisons de l’être, mais ça me consumerait. J’imagine qu’on trouve notre confort où on peut. » Elle préférait encore être amorphe et servir de paillasson à l’occasion. Parce que la révolte était ce qui l’avait fait terminer dans la Ruche en premier lieu, créant un effet boule de neige avec ses mauvais choix.

Elle aspirait juste à de la sérénité, un luxe qui était probablement trop demander sans quelques recours artificiels. La présence de Leo lui servait de distraction, sortait son esprit de sa spirale de réflexion infernale. Superficiellement, du moins, car elles se connaissaient, à force. La blonde aurait la parole de travers, la question qui tue. Elles avaient leurs problèmes en suspens, ceux qu’elles ne pouvaient pas prétendre ignorer. L’un d’eux avait habité au bout du couloir, pendant un temps. Le départ de Reese avait fait un petit choc à la française, mais certainement pas pour les mêmes raisons. Elle pouvait juste imaginer et compatir avec la Parker, ici. Lui servir un verre de vin bien trop rempli, également. D’une certaine manière, et quitte à être le chiot piteux, elle aurait voulu être celle qui aidait ce soir. Pas celle qui parle de ses propres malheurs, si bien que la mention de Win la fit arborer une grimace. Probablement parce qu’elle sentit son cœur se serrer quand elle acquiesça. Il lui manquait vraiment beaucoup, c’était indéniable. Mais il n’y avait plus rien qu’elle puisse faire, à part attendre et espérer qu’il décide de la pardonner. Sans même savoir si cela arriverait. Il lui en voulait, et ce n’était probablement rien comparé à ce qu’il ressentirait, ferait, dirait s’il apprenait que la personne impliquée dans le méfait n’était autre que Leo. « T’aurais vu sa réaction… Il ne m’a même pas crié dessus, n’a même pas levé la voix. Il était juste… blessé. Dégoûté. Je pouvais pas te traîner là-dedans quand t’étais pas responsable. J’espère juste qu’il ne l’apprendra jamais. » C’était de la pure lâcheté, alors qu’elle récupéra son verre, tentant de noyer ces souvenirs douloureux dans le vin.

Ironiquement, elles se retrouvaient toutes les deux dans le même bateau. Abandonnées et impuissantes, quoique pour une fois, la française était celle qui l’avait cherché. Elle ne comprenait pas pourquoi Reese s’était tiré, n’avait pas reçu d’explications. Pas plus que Leo, visiblement. Un départ soudain qui générait de l’inquiétude plutôt qu’autre chose du côté de la brune. C’était stupide. « J’suis désolée Leo. Ça craint. » Elle soupira. Peut-être qu’effectivement, il n’y avait rien à dire de plus. Il faudrait faire avec, fin de l’histoire. Bane n’y voyait aucune solution miracle, ne lui restait plus que la compassion. Tellement paumée à essayer de comprendre ce qui pouvait se passer dans le crâne de la Parker, elle ne réalisa pas immédiatement qu’elle venait de mettre les pieds dans le plat, d’aborder un sujet qui ne la concernait ni de près, ni de loin. Non, Leo ne savait pas pour sa demi-sœur. Etait-ce volontaire, au moins ? Est-ce Cait avait volontairement décidé de ne pas informer cette membre indésirable de la famille ? Elle se mordit la langue, hésita. « Finis déjà ton verre. » Une invitation qui ne tomba pas dans l’oreille d’une sourde, et Bane la regarda obtempérer en silence avant de finalement se lancer. « Elle a eu un accident. Une voiture l’a percutée. Ça ira, mais… » Elle n’avait pas les détails, était juste au courant grâce aux bruits d’hôpital. « Je pensais que tu savais. On n’est pas obligées d’en parler. T’as qu’à plutôt me dire ce que tu veux comme poison et j’vais te chercher ça. » Elle avait des bouteilles de trucs plus forts que le vin. Même si ce n’était pas le projet initial, Bane pourrait faire avec.

@Eleonora Parker


 
© GASMASK
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Cause it's so hard for me to be honest these days, I tell myself I'm doing okay. I don't want the world to think I'm weak, and so i repeat it 'til I believe it. Everything's going great! Just don't ask me how I really feel. • sheepirl.

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Eleonora Parker
Eleonora Parker
le mal a l’âme
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : trente années de mauvaises décisions (27.05.1992)
SURNOM : Leo pour presque tout le monde, Nora quand elle se la joue double vie (surtout auprès d’Arthur.)
STATUT : fout la merde partout où elle passe, ça l'amuse un peu trop d'ailleurs.
MÉTIER : dernière employée au vignoble O’Reilly, un emploi décroché grâce à Albane et qu’il ne faudrait pas foutre en l’air en deux minutes, idéalement.
LOGEMENT : se cache chez Albane au #49 James Street, pas certaine qu’on puisse appeler ça une colocation puisqu’elle paye pas grand chose.
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POSTS : 413 POINTS : 60

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : peste, chieuse, ingrate, des petits mots doux à ses oreilles › manque d'ambition, aucune éthique, elle enchaîne les boulots merdiques sans jamais se donner la chance de faire autre chose › caractère explosif, langue de vipère et pleine de jugements, elle n'hésite jamais à dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas › mère décédée, père inconnu, elle vit très mal toute forme d'abandon, réelle ou imaginée.
RPs EN COURS : (7)albane #4arthurfreyahugolarawinstonwyatt #3

flashbacksethel (juin 2013).

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parkers ☽ at the bottom just surviving. reaching for the truth such a longing. the distance driving the nail straight through. just try to hold steady, the world's getting heavy. when you can't hold the weight any longer. cry for help, cry like rain. let it fall down your face. let the dam break. cry for help. ease the pain. when you can't hold the weight. it's okay to cry for help.

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cover ☽ testing, testing, i'm just suggesting. you and i might not be the best thing. exit, somehow i guessed it right. but i still want ya, don't mean to taunt ya. if you leave now, i'll come back and haunt ya. you'll remember, return to sender now, now. well, i just wish we could go back one more time and begin it. back before i lost myself somewhere, somewhere in it. i've been stuck now so long. we just got the start wrong. one more last try. i'ma get the ending right. you can stop this and i must insist. that you haven't had enough.

(darker #4) we're all so fake happy 71
darker ☽ i'm gonna get you to burst just like you were a bubble. frame me up on your walls, to keep me out of trouble. like a moth getting trapped in the light by fixation. truly free, love it baby, i'm talking no inflation. too many war wounds and not enough wars. too few rounds in the ring and not enough settled scores. too many sharks and not enough blood in the waves. you know i give my lover a four letter name. and i love the way you hurt me, it's irresistible.

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caitriona ☽ we stayed afloat for just a while. we dared to swim alone. dark water left your sinking heart to drown. i know it's much too late to try. you're never coming home. when the tide came in you left without a sound. we don't say, what we should say. we get lost beyond the answer we find loneliness. we pretend but in the end. we get lost beyond the answer we find loneliness.

RPs EN ATTENTE : caitriona #4 › mac #2 › seth #2.
RPs TERMINÉS : (2022)albane #1albane #2albane #3 & caitriona #3rhettwyatt #2

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AVATAR : saoirse ronan.
CRÉDITS : (av. proserpine) › (sign. siren charms) › (gif abigail. swanmakes) › (gif. françois&orlando. harley) › (icons. pinterest) › (userbars. loonywaltz)
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Message(#) Sujet: Re: (darker #4) we're all so fake happy (darker #4) we're all so fake happy EmptyLun 27 Juin 2022 - 3:50


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ELEONORA PARKER & @ALBANE DUMAS

« Ça a toujours très bien fonctionné pour moi. Je pourrais pas être en colère contre le monde en entier en permanence, comme toi. J’aurais des raisons de l’être, mais ça me consumerait. J’imagine qu’on trouve notre confort où on peut. » Tu échappes un rire. Croyait-elle réellement que cette colère constante que tu te trimballais constamment depuis des années ne te consommait pas? Qu’elle n’était pas un fardeau dont tu tolérais de moins en moins le poids sur tes épaules? Non, bien sûr que non. Tu sais qu’Albane n’est pas bête, tout comme tu sais autant que tu détestes ce fait qu’elle te comprenne un peu trop bien, par ses ressemblances qui semblent toujours vous ramener l’une à l’autre, même si vous ne gérez rien de la même façon. Tu peinais aussi à croire que sa façon de faire fonctionnait aussi bien qu’elle le clamait. Comment est-ce que cela pouvait être le cas quand, du peu que tu savais, son constant besoin de laisser les autres prendre avantages d’elle pouvait la mettre trop facilement dans des situations qu’elle aurait pu éviter si elle osait se tenir debout, une fois de temps en temps? Tu pouvais décider de te casser la tête à essayer de comprendre quelqu’un comme Albane Dumas, si fondamentalement différente de ta personne, ou alors tu pouvais simplement décider de prendre ce qu’elle avait à t’offrir sans constamment questionner le comment du pourquoi. Si cette deuxième option ne te venait pas aussi facilement qu’à l’habitude, c’est tout de même sur cette dernière que tu tentais de t’arrêter à chaque fois que vos chemins se croisaient, bien plus souvent qu’ils n’auraient dû le faire, pour son bien et un peu pour le tien, aussi. « Si ça t’amuse. » Que pouvais-tu dire de plus? Elle, comme toi, semblait décider à rester dans son malheur, qu’importe si ce dernier n’avait pas la même forme, ou la même teneur.

La simple mention de Winston suffit à alourdir une ambiance déjà pas très joviale. Tu ne sais pas pourquoi tu cherches à savoir. Ce n’est pas ton problème. Ce n’est pas de ta faute. Ou peut-être juste un peu, mais pas vraiment. Pas assez pour que ton nom n’ait trouvé le chemin de la conversation qui a eu lieu entre ton ami et la française du moins. « T’aurais vu sa réaction… Il ne m’a même pas crié dessus, n’a même pas levé la voix. Il était juste… blessé. Dégoûté. Je pouvais pas te traîner là-dedans quand t’étais pas responsable. J’espère juste qu’il ne l’apprendra jamais. » « Tu t’attendais à quoi? Qu’il te fasse une crise? » Tu te moques. Pourquoi tu te moques? Tu devrais tout simplement être soulagée que la situation ne soit pas empirée plus que ça, pour toi. Tu ne veux pas ruiner ton amitié avec Win pour une fille, surtout maintenant que Reese vous a bêtement lâché tous les deux. Alors pourquoi est-ce que tu continues de ressasser tout ça. « Tu regrettes. » Votre nuit ensemble. De s’être laissé aller à tes avances si facilement. « Tu sais que pour une fille qui semble avoir le cœur brisé, ça a pas été difficile de te convaincre de le tromper pourtant. » Tu tournes le couteau dans la plaie. Tu insistes. Encore. Toujours. Ça va mal finir cette histoire, elle va mal virer la conversation et tu vas te retrouver de nouveau dans la rue avec nulle part où aller. Parce que tu pousses toujours trop loin Leo, parce que tu ne sais pas accepter les limites, même quand tu ne ressens franchement aucun plaisir à les franchir.

Mais quitte à se faire mal et aborder les sujets qui fâchent, il y a Reese qui se place dans la conversation, quand tu préférerais largement qu’il reste ce qu’il est devenu : un fantôme, un sujet oublié que l’on évite autant que possible, qu’importe la douleur que le silence provoque. « J’suis désolée Leo. Ça craint. » Oui, tant pis. Sur ce sujet-là, tu n’avais certainement pas l’intention de t’étendre plus longuement. Tu lui en voulais, au Grigson, c’était clair et évident et tout autre mot sur le sujet n’apporterait rien de plus. Mais si tu avais su que le prochain sujet apporter par Albane serait Caitriona, peut-être que tu aurais encore préféré parler de Reese. Reese n’est plus là. Caitriona elle, semble être partout depuis que tu sais pour son existence et ce lien qui te relie à elle. Alors évidemment, le fait que la Dumas se sente le besoin de la mentionner n’annonçait rien de bon à ton sens. « Finis déjà ton verre. » Tu n’as pas besoin qu’elle te le dise deux fois pour obtempérer, les gorgées de vin s’accumulant dans ta gorge au point que ton verre s’en retrouve vide au bout de quelques secondes à peine. « Elle a eu un accident. Une voiture l’a percutée. Ça ira, mais… » « Mais? » Albane était trop vague à ton goût, elle qui pourtant avait emmené le sujet sur la table. « Elle est pas à l’article de la mort, c’est bon? » Si ça ira, comme elle a dit, c’est que ce n’est pas le cas, pas vrai? Ce n’est que quelques égratignures, tu as déjà envie de t’en convaincre, même si tu te doutes qu’elle ne serait pas hospitalisée pour si peu. « Je pensais que tu savais. On est pas obligées d’en parler. T’as qu’à plutôt me dire ce que tu veux comme poison et j’vais te chercher ça. » « C’est pas comme si on se parlait sur une base régulière, avec Cait. J’sais pas ce qui t’a donné cette impression. » Toujours ce ton moqueur, toujours le besoin d’en dire trop. Évidemment que la courte rencontre entre la française et ta demi-sœur n’avait pas donné l’impression d’une relation tissée-serrée entre la rouquine et toi. « T’as du fort? Et de quoi fumer? » Un joint serait le mieux, mais tu saurais te contenter d’une cigarette si c’est tout ce que Albane avait à t’offrir. « Elle est hospitalisée? Depuis quand? » Même si tu ne veux pas savoir, tu as besoin de savoir. Et ça, ça t’énerve bien plus que tu ne veux l’admettre.




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PETIT PLUS : Boule de gentillesse, trop naïve et trop sensible ≈ A pour vices secrets la cigarette, l'alcool en trop grande quantité et la morphine ≈ Pourtant intègre et remplie de valeurs, elle trafique des ordonnances médicales et vole des stocks de médicaments pour le compte de la Ruche ≈ Homosexuelle planquée dans son placard ≈ Passionnée de plongée ≈ Française à l'accent bien prononcé ≈ En roue libre depuis le décès de sa petite soeur en 2019.
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Message(#) Sujet: Re: (darker #4) we're all so fake happy (darker #4) we're all so fake happy EmptyLun 4 Juil 2022 - 9:40



so fake happy

Tell all my friends that I'm sorry for leading them on. I made 'em think I was fine but I knew something was wrong. I thought that time would prove, it's all in my head. Now I'm in too deep and alone, and more scared than I've ever been. 'Cause it's so hard for me to be honest these days. I tell myself I'm doing okay, I don't want the world to think I'm weak

Il n’y avait qu’en présence de Leo que Albane se permettait de laisser tomber les armes, d’abandonner le sourire faux et les mensonges de vie parfaite. Elle n’essayait plus de prétendre que tout allait bien, qu’elle était heureuse. Parce que de toute évidence, ce n’était pas souvent le cas. Elle ne compterait pas tant sur la drogue autrement, ne dissimulerait pas autant de mensonges aux gens qu’elle aimait. A force, elle ne savait même plus si c’était eux ou elle, qu’elle protégeait du côté plus sombre de sa vie. Et tout ça, la blonde pouvait le comprendre, dans une certaine mesure. Elle était autant brisée, si ce n’était plus, que la française. Semblait gérer sa vie comme s’il s’agissait d’un terrain miné et qu’elle avait renoncé à l’idée de les chercher, ces mines. Ça pétait de temps à autres. Ça faisait des dégâts autour. Mais il fallait passer à la suite, continuer d’avancer. Dans un sens, Bane aurait probablement préféré être à la place de Leo dans ce portrait, être capable de faire preuve d’insolence, de cynisme, de tenir tête au reste du monde autant que nécessaire. Ça devait être bien de pouvoir avancer le menton haut. Même quand tout ce qu’il y avait autour s’écroulait, que le bon se transformait en passé. Winston, par exemple. Albane ne comptait plus les mois depuis leur séparation, savait juste que cela ne devenait pas plus simple au fil du temps. Encore moins quand il l’insultait durant les journées et que le soir, c’était sur Leo qu’elle retombait. Le prochain chapitre de cette trahison à grand ampleur. Mais ça, il n’y avait pas grand monde à qui elle pouvait en parler, encore. Elle n’avait aucune envie d’admettre ce qu’elle avait fait, d’entendre qu’elle l’avait mérité et qu’il avait raison. Le ton de moquerie de la Parker ne lui échappa pas, assombrissant son visage. Oui, elle se serait attendue à ce que Win lui crie dessus, à ce qu’il ne fasse pas dans la retenue. Pas à ce qu’il lui offre son indifférence moralisatrice. Au début, du moins. « J’aurais préféré ne jamais avoir à lui dire. » Maintenant qu’elle connaissait les conséquences, elle aurait sans doute préféré vivre avec ce mensonge sur sa conscience, en espérant que cela ne lui pète jamais au visage. Mais Reese, même parti, ne lui avait pas laissé cette chance. Et si le sujet était déjà assez complexe, elle put sentir son cœur se tordre un peu aux mots de Leo. A ce qui ressemblait à une accusation. « Je regrette tout ce qu’il s’est passé depuis que je te connais. Et au fond, je sais que je devrais me tenir le plus loin possible de toi. » Et pourtant elles étaient là, la française à bien des années lumières de vouloir lui dire de partir. Parce que aussi toxique que soit ce qui les reliait, Bane s’en sentait inexorablement attirée.

Et puis, elle en avait marre de perdre des proches. Marre de voir les gens s’en aller, parce qu’ils le décidaient ou parce qu’elle les y poussait. Leo pouvait comprendre ça, alors que le fantôme de Reese semblait encore planer sur cet appartement. Elle ne connaissait que des bouts d’histoire dans la vie de la blonde, juste assez pour savoir que l’abandon était un thème récurrent. Tout comme les comportements ignobles pour tenir les autres à distance et éviter d’avoir à s’attacher. La française ne savait pas à quel point elle mettait les pieds dans le plat en abordant le sujet de Caitriona. Les relations n’avaient en rien l’air d’être au beau fixe mais d’un autre côté, le fait que Leo en ait parlé, qu’elle ait mis autant de colère à l’encontre de sa demi-sœur, suffisait à la brune pour savoir que cela avait de l’importance, à ses yeux. Dans son métier, annoncer ce genre de mauvaises nouvelles faisait partie du quotidien. Pourtant, en face de la Parker, Albane avait la vague sensation qu’il n’y aurait aucune manière de l’annoncer, aucune pincette suffisante. « Elle s’en remettra. » A priori. Rien ne laissait penser qu’il faudrait se précipiter sur son lit de mort. A croire que c’était l’unique information qui importait à Leo pour qu’elle puisse s’en moquer allègrement. « Pardon. Mais je crois juste pas à ce masque de totale indifférence. » Elle n’insisterait pas. Après tout, si la blonde ne voulait pas parler de sa relation fraternelle chaotique, elle ne forcerait pas. Ironiquement, cela collait à leur fonctionnement habituel. A la moindre occasion d’aborder un sujet privé, elles effleuraient la vérité avant de s’en éloigner aussi sec. Sur ce point, elles étaient pour ainsi dire identiques. A l’exception près que Bane s’autorisait à avoir des sentiments. Elle hocha la tête en s’approchant de la fenêtre, y attrapant son paquet de cigarettes abandonné. « J’ai refait le stock y a pas longtemps pour les bouteilles. Sers-toi. » Est-ce qu’elle devrait la suivre ? Vu comme cela s’était terminé les dernières fois, peut-être pas. « Mais j’ai rien à fumer d’autre que du tabac, désolée. Je crois… que ce serait la tentation de trop dans cet appartement. » Elle devait se retenir au quotidien de ne pas augmenter sa dose de morphine pour planer. Remplacer par de l’herbe ne serait d’aucune aide. « Je crois que ça fait deux ou trois jours. Elle est entre de bonnes mains. » C’était peu de le dire. Les collègues hospitalisés avaient toujours droit à un traitement de faveur. « Il y a une chose que je ne comprends pas. Pourquoi est-ce que tu t’acharnes à vouloir la détester quand de toute évidence, elle a une place dans ta vie ? »

@Eleonora Parker


 
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Message(#) Sujet: Re: (darker #4) we're all so fake happy (darker #4) we're all so fake happy EmptyMar 5 Juil 2022 - 22:49


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ELEONORA PARKER & @ALBANE DUMAS

Il était complètement inutile de tenter de faire du sens de ce qui te reliait désormais à Albane. Il y avait eu trop de secrets dévoilés, trop de vérités dites, même à demi-mots, pour prétendre que vous ne vous compreniez pas à un certain niveau. Qu’il n’y avait pas entre vous une sorte de lien inexplicable, en dehors de cette attirance dangereuse qui avait déjà causé bien des dommages, et qui risquait d’en faire encore plus si toute la vérité sur la tromperie de la française venait à se rendre aux oreilles du principal intéressé. Tu n’avais rien dit, quand tu t’étais retrouvée face à Winston, même que tu n’étais pas certaine d’avoir réellement saisi la nature de leur relation, lui semblant surpris et choqué à l’emploi du mot copain, elle se laissant bien trop facilement entraînée dans d’autres bras, les tiens en l’occurrence. Tout ce que tu savais, c’est que tu avais inévitablement ta part à jouer dans le tableau de destruction qui avait suivi, bien que la brune semblait décidé à t’épargner de tout ça. T’épargner de quoi exactement, tu n’aurais su réellement le dire, toi qui t’entêtais encore et toujours à voir le tout comme une blague, une très mauvaise blague. « J’aurais préféré ne jamais avoir à lui dire. » Ça te brûle la langue, de lui dire pour l’autre fois au bar, avec Win. Tu sais que ça lui ferait mal pourtant. Mais peut-être aussi, qu’elle arrêterait de se taper sur la tête. Sauf que tu n’es pas altruiste comme ça, non. Tu es purement égoïste et tu ramènes ça à toi. Toujours à toi, même quand c’est loin d’être ton problème, tout ça. « Je regrette tout ce qu’il s’est passé depuis que je te connais. Et au fond, je sais que je devrais me tenir le plus loin possible de toi. » « Et malgré tout, t’as ouvert la porte. » Tu secoues la tête, un air mutin sur les lèvres alors que tu te demandes ce que ça te fait vraiment, de l’entendre dire ce que tu lui avais pourtant précisé dès le début. Sauf que tu n’arrives pas vraiment à te l’expliquer, ce que ça te fait, alors comme tout le reste, comme tout ce que tu n’as pas envie de gérer, tu le mets de côté pour mieux te rapprocher d’Albane, pour mieux plonger ton regard dans le sien, pour mieux analyser chaque réaction qui émane de sa personne lorsque tu brises toutes les barrières qu’elle s’efforce d’ériger avec si peu de conviction entre vous. « Tu peux pas dire que je t’avais pas prévenu. » Sans lui demander son avis, ni sans lui laisser le temps de reculer, tu viens glisser une main sur sa joue, laisse tes doigts caresser cette peau que tu meurs d’envie - sans jamais vouloir te l’admettre - de redécouvrir encore et encore alors que vos visages se touchent sans que jamais tu ne forces un rapprochement de trop. La simple sensation de son souffle sur tes lèvres te suffit, pour l’instant, et tu te recules avec cette persuasion que peu importe ce qu’elle peut vouloir se faire croire, tu ne l’as pas laissé indifférente, une fois de plus.

Le vin que tu bois comme s’il s’agissait d’un simple verre de jus est loin d’avoir l’effet escompté alors que tu sens la tension montée exponentiellement à la simple mention de Caitriona. C’était de ta faute après tout, tu avais laissé l’alcool parler une fois de trop, elle s’était retrouvée sur ton chemin au pire moment et tu n’avais pas pu t’empêcher de la mettre au courant de la connerie qui te servait de famille, et des mensonges qui avaient trop longtemps été perpétrés. « Elle s’en remettra. » Tu le retiens pratiquement de force, le soupir de soulagement qui menace de passer entre tes lèvres. Si tu t’efforçais à ne pas le laisser paraître, l’idée que quelque chose puisse arriver à la Regan te pétrifiait, bien trop consciente que cela ferait disparaître complètement cette chance d’apprendre à la connaître, cette même chance que tu te refusais pourtant de prendre, préférant prétendre encore et encore qu’elle ne serait jamais rien d’autre qu’une inconnue à tes yeux, qu’importe vos liens de sang. « Pardon. Mais je crois juste pas à ce masque de totale indifférence. » « Personne t’a demandé d’avoir un avis. » que tu répliques machinalement, refusant de lui offrir encore un accès normalement interdit à ce que tu penses réellement. Tu n’avais pas demandé à savoir pour Caitriona, c’est elle qui avait abordé le sujet et elle pouvait bien endurer tes réactions, quelles qu’elles soient. Tu l’observes s’approcher de la fenêtre, là où elle attrape un simple paquet de cigarettes délaissé. « J’ai refait le stock y a pas longtemps pour les bouteilles. Sers-toi. » Sans même prétendre ne pas savoir où se trouve le nécessaire, tu rentres dans la cuisine et te diriges d’abord vers l’armoire où se trouve les verres, pour ensuite te concentrer sur celle où se trouve les différentes bouteilles de fort. Tu arrêtes ton choix sur un whisky dont le nom te dit absolument rien, mais dont le pourcentage d’alcool sait se faire convaincant. « J’te sers un verre? » C’est du déjà vu, cette scène et ça t’arrache un léger rire alors que même sans attendre sa réponse, tu as déjà sorti un deuxième verre que tu remplis tout autant que le premier. « Mais j’ai rien à fumer d’autre que du tabac, désolée. Je crois… que ce serait la tentation de trop dans cet appartement. » « T’as choisis les mauvais vices. » que tu commentes simplement, comme s’il y avait quoique ce soit qui pouvait être considéré comme un bon vice. Tant pis, tu saurais faire sans un peu de weed, tant que tu pouvais piger dans ce paquet de cigarettes qu’elle tenait toujours entre ses doigts. Avec un peu de chance, tu recevrais bientôt un nouveau texto de Rhett te demandant une nouvelle dose des médicaments que tu savais trop facilement te procurer, et avec le peu d’argent que tu ferais enfin, tu pourrais te remplir les poches de ce qui te faisait du bien à toi, quitte à l’investir dans des trucs pertinents, comme ton appartement ou de quoi bouffer.

Tu trempes tes lèvres dans ton généreux verre de whisky - gratuit - et c’est bien malgré toi que tu reviens à la charge au sujet de Cait, cherchant à connaître le comment du pourquoi d’un accident dont tu devrais pourtant te foutre. « Je crois que ça fait deux ou trois jours. Elle est entre de bonnes mains. » « Tu sais ce qu’elle a? » Les blessures, le prognostic, peu importe comment elle voulait l’appeler. Sûrement que son statut d’infirmière pouvait lui permettre de t’en dire bien plus que le peu qu’elle s’acharnait à t’offrir à petites gouttes, comme si elle tentait de prouver un point, ce qui était sans doute le cas à bien y penser. « Il y a une chose que je ne comprends pas. Pourquoi est-ce que tu t’acharnes à vouloir la détester quand de toute évidence, elle a une place dans ta vie? » « Qui a dit que je la détestais? » Peut-être toi, la dernière fois. Tu n’es pas certaine. Faut dire que tu en perds de plus en plus des bouts, quand tu bois trop, quand tu t’efforces a planer trop haut. « J’essaye de m’en foutre Bane parce qu’elle, c’est ce qu’elle a fait pendant toutes ces années qu’elle savait exactement qui j’étais et peut-être même où j’étais. » Elle entendra peut-être ici que tu essayes, non pas que tu t’en fous comme tu le cries pourtant sur tous les toits. Tu détestes le fait qu’elle soit capable de te lire comme ça, de te faire parler comme ça. « Si t’apprenais que c’est ton demi-frère qui est aux urgences, tu réagirais comment, oh Sainte Albane, celle qui se préoccupe toujours plus des autres que d’elle-même? » Elle aurait sans doute une bien meilleure réaction que la tienne, remplie d’une compassion que tu ne sais pas feindre, quand bien même tu es éprise d’une inquiétude qui t’énerve tant tu préfères prétendre qu’elle n’existe pas. « Tu dis que tu pourrais pas vivre constamment dans la colère comme moi, et bien moi au moins, j’ai pas besoin de geler ma douleur 24h sur 24 pour survivre. » À chacune son mal, à chacune sa façon de gérer et surtout, à chacune ses jugements.




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