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 In my lonely luxury (FB) [Byron #1]

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Dave Cooper
Dave Cooper
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ÂGE : 39ans
SURNOM : Dae
STATUT : Célibataire
MÉTIER : Auteur du Bestseller Heart me et du roman As the seagull flies
LOGEMENT : En colocation avec Adriana au 148 Oxlade Drive
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POSTS : 37 POINTS : 0

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Mon livre n'est pas vraiment un bestseller, mais pour l'instant, personne ne le sait.
RPs EN COURS : Lincoln #1, Adriana #1, Rosalie #1, Byron #1, Leslie #1, Owen
RPs TERMINÉS : Abandonné : Samuel
AVATAR : Adam Brody
DC : Le seul et l'unique
PSEUDO : Noah
Femme (elle)
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Message(#) Sujet: In my lonely luxury (FB) [Byron #1] In my lonely luxury (FB) [Byron #1] EmptyMar 10 Mai 2022 - 7:07



In my lonely luxury
In my lonely luxury (FB) [Byron #1] Tumblr_inline_o9ofgg3gxQ1rifr4k_1280
@Byron Oberkampf
Février 2018.
En ligne, il y a deux heures.
Je regarde Messenger comme si c’était les nouvelles du matin. J’ai l’impression qu’une bombe peut m’exploser en plein visage à toute heure. C’est un peu comme lors du 11 septembre. Le monde entier avait arrêté de tourner, corolairement tout le monde était fixé devant son téléviseur. Rien d’autre ne comptait à part les tours jumelles et les morts. Hélas, la bombe — ma bombe à moi : elle n’explose jamais. Il se connecte et se déconnecte depuis des jours. Il me garde au bout de sa perche, comme un poisson niais. J’imagine qu’il vit sa vie comme si je n’avais jamais existé. Il n’est pas désorganisé par mon absence et mon silence. Moi, j’ai une dizaine de messages laissés sur vues pour prouver mon désarroi, ainsi que douze messages qui n’ont même jamais été ouverts.
Il y a deux semaines, Byron m’a confié faire du travail du sexe pour assurer sa subsistance. Sur le coup, j’ai cru à une mauvaise blague. On se voyait depuis combien de temps déjà ? Six mois ? Je n’avais rien vu. Je donnais le boyfriend experience. Je l’invitais partout où ça avait de l’importance. Je parlais de lui à mes amis. (Combien de fois avais-je rabattu les oreilles de Leslie avec son nom ?) C’était comme un mantra pour moi. Byron, il m’a dit qu’il croyait en moi. Est-ce que je t’ai dit comment il aime ce que j’écris ? L’autre jour, il m’a dit que je comptais pour lui. Il sent quelque chose de spécial entre nous. Moi aussi… Mais je n’allais pas l’admettre au début. Je ne pouvais compromettre notre relation. Puis, si je reconnaissais que je l’aimais, il risquait de partir, de prendre peur. Non, aimer est un bien trop grand mot, je ne peux pas m’autoriser ce sentiment… Si ? Regarde le dernier chapitre de mon manuscrit ! Est-ce que ça parait que je parle de lui ? Est-ce que c’est trop ? Tu as raison… Ça fait longtemps que je ne me suis pas sentie comme ça. Il me fait sentir des choses… Serait-ce vraiment si grave de lui en parler ? — C’est comme ça que je vis depuis des mois.

En ligne, il y a deux heures.

La porte de la voiture claque alors que je quitte l’habitacle. Je suis devant l’hôtel parce que j’ai traqué son téléphone. Deux semaines de silence c’est trop pour moi. J’ai besoin de réponse. La dernière fois qu’on s’est vue, j’ai pété un câble. Je lui ai dit qu’il pouvait abandonner son travail et que je pouvais subvenir à ses besoins. Je lui ai dit qu’on pouvait être heureux tous les deux. Il n’a pas voulu. Il disait que c’était inconcevable. Il prétend aimer son boulot. Je n’y crois pas. Je l’ai vu le bonheur dans ses yeux, au creux de la nuit. Impossible que ce bonheur existe hors de moi.
Je tire un petit sachet de poudre de ma poche de manteau. Ma clef se glisse dans l’ouverture, passe sous mon nez alors que j’inspire… Je vais lui parler, avec un coup de pouce de ma vieille amie. J’ai l’impression de planer jusqu’au restaurant de l’hôtel. Je reste planté devant le présentoir de l’hôtesse en cherchant du regard l’homme que j’aime. C’est son rire qui attire mon attention. Dans un coin de la salle, il sirote un verre avec un type d’à peu près mon âge. Sans doute un client. Je sers mon cellulaire dans ma main. Il est tellement beau quand il est heureux. Je croyais qu’on l’était ensemble.

En ligne, il y a deux heures.

Le monsieur se lève et fait signe qu’il va vider sa vessie. Byron est confiant et poli. Je comprends qu’il va l’attendre ici. Une fois seul, il prend son cellulaire. Il est tellement beau mon homme, quand il est un peu tête en l’air. Une mèche rebelle se dresse au-dessus de son front. Se sont-ils déjà embrassés ? Embrasse-t-il ses clients ? Ou est-ce que c’était réservé à moi ? Combien de fois avais-je gouté à sa bouche, alors qu’il avait encore la saveur des autres étampée sur les lèvres?

En ligne.

Je me faufile près du bar. Tire une nouvelle clef du sachet. Essuie mon nez du bout des doigts et me regarde brièvement dans l’écran de mon téléphone. Je n’ai pas vraiment dormi dans les derniers jours, parce que j’ai une bombe dans l’estomac. Byron ne partage pas mon combat. Il ne sait pas ce que c’est d’aimer comme je l’aime. Je plante mes ongles dans la peau de mon poignet pour me sentir en vie. Je me dis que ça va aller et que c’est un mauvais rêve. Tous ces messages non lus, ce n’est qu’un oubli. Alors je ne fais ni une ni deux et prend la direction de sa table. Mes pieds me portent sur le carrelage. Ma main empoigne la chaise. Mon postérieur se pose sur le cuir. Je n’arrive pas à rencontrer son regard. Mon cœur palpite comme si c’était lui qui allait exploser. « Hey By ! » Je secoue la tête comme un golden retriever. « Long time no see. » Avec effort, je tente de croiser son regard. Ça me prend tout mon courage pour le soutenir. J’ai les joues qui brulent comme si j’avais passé la journée au soleil. « Je crois que t’as des messages non lus. »
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Byron Oberkampf
Byron Oberkampf
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PETIT PLUS : J'ai un beau petit chien, un beagle du nom de Diablo.
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Message(#) Sujet: Re: In my lonely luxury (FB) [Byron #1] In my lonely luxury (FB) [Byron #1] EmptyMer 18 Mai 2022 - 5:58






In my lonely luxury
Je jette des regards réguliers sur mon téléphone. Je reçois notifications sur notifications. Je les ignore. Je les mets en sourdine. J'ai d'autres choses à penser. Je préfère fuir la réalité. Le fuir lui. Et toute l'attention qu'il me porte. Je l'apprécie énormément. Son exaltation et la passion qu'il met dans son art m'ont plu. J'ai aimé l'inspirer, lui servir de muse. J'avais la sensation qu'il portait un autre regard sur moi. Qu'il voyait autre chose que le garçon recouvert de cicatrices, résultat de souffrances enfantines. Et j'avais besoin de cette attention là pour avancer. Son aura me rassurer. Plus âgé que moi, ses bras et la chaleur de sa peau. Et il a su me conquérir. J'ai su accepté de m'ouvrir à lui. Pour le meilleur. Et pour le pire. J'ai vite déchanté. Lorsque j'ai senti que, petit à petit, je perdais mon indépendance et que, doucement, il s'imposait de plus en plus dans ma vie. Parce que nous étions en couple. Beaucoup de mal à l'admettre. À l'accepter. Et je me suis rendu compte, peut-être trop tardivement, que nous n'éprouvions pas les mêmes sentiments. Les siens sont beaucoup trop puissants pour moi. Il me touche, avec toutes les attentions qu'il me porte. Même si je le soutiens dans sa démarche créatrice, j'éprouve énormément de difficultés à accepter de devenir le centre de son monde. J'ai eu le besoin de m'éloigner de lui. De le 'tromper' et d'aller voir ailleurs. Pour mes finances. Et ma santé mentale. Afin d'évacuer certaines frustrations. Mon 'travail' d'escort a été un échappatoire à notre relation trop exclusive à mes yeux. Une bouffée d'air.

Jusqu'à ce qu'il découvre mon secret. L'expression de son visage était limpide. J'ai senti l'étonnement, la surprise, le choc. Je n'ai pas supporté ce regard. Et le jugement qu'il me lançait. J'ai préféré le laisser là. Ne pas répondre à ses questions. Et trouver asile chez une âme charitable qui respecterait mon silence. Sans ciller. Et je me suis éloigné de lui, laissant ses messages, ses appels, sans réponse. Je n'ai pas la force de m'expliquer et d'entendre ses remontrances. Je n'attends qu'une chose de sa part, qu'il me quitte, parce que je lui fais honte. Est-ce égoïste de ma part de penser que la découverte de mon secret est un mal pour un bien ? Une manière de le faire fuir et de mettre fin à son obsession et à notre relation qui me pèse désormais.

Visiblement. Je ne le connais pas. Il m'envoie des messages. Encore. Toujours. Pourquoi ? Il est persévérant. Je tente de faire abstraction. De continuer à vivre. Comme si de rien n'était. Comme si son insistance n'était qu'un mirage. Ma vie continue. Et j'honore les sollicitations de mes clients. Comme ce soir à l'Emporium Hotel. Lieu de mon rendez-vous. Je suis en agréable compagnie. Un quarantenaire au regard vert hypnotique et au timbre de voix ravageur. Il me fait beaucoup rire tandis que nous nous délectons des cocktails. J'apprécie sa compagnie. Même si je le sens fébrile à l'idée que nous nous retrouvions seuls, dans quelques minutes, dans la chambre qu'il a réservé. Il m'avoue à demi mot son inexpérience en la matière. Je suis son premier escort. Il craint de ne savoir faire. Délicatement, je pose une main sur sa cuisse. Il sursaute. Je lui susurre au creux de l'oreille qu'il n'a aucune crainte à avoir. Je saurais le guider et satisfaire ses envies. Il n'en doute pas. Et, avant que nous poursuivions l'aventure dans la chambre, il m'annonce prendre congés. Quelques instants. Et je le vois disparaître vers les toilettes.

Son siège ne reste pas vide bien longtemps. Il apparaît sous mes yeux. Il me salue de son temps habituel. Enjoué. Pourtant, il n'est pas serein. Il fuit mon regard : « Salut toi ! » Réponds-je par courtoisie. Je jette un coup d’œil vers les toilettes. « Qu'est-ce que tu fous là ? » Poursuivis-je, sans une once de chaleur. « Tu me suis maintenant ? » Je jette un regard sur mon téléphone. « Une vingtaine, non ? » Finis-je grinçant. Je termine mon cocktail. « Tu sais que je ne suis pas seul... » J'ai un contrat à remplir. J'espère qu'il ne va pas tout faire capoter. Les aiguilles de l'horloge tournent... Mon client risque de revenir à tout moment. Comment risque-t-il de réagir à l'arrivée impromptue de Dave ? Et ce dernier, j'ai la crainte qu'il perde ses nerfs et s'emporte pour un rien. « Qu'est-ce que tu veux ? » J'espère qu'il ne va pas tergiverser et me dire ce qu'il a sur le cœur. « Tu découvres l'envers du décor de mon activité secrète ! » Et ses avantages. Siroter un cocktail à l'Emporium, ce n'est pas donné à tout le monde. Je m'estime chanceux.





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Dave Cooper
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Message(#) Sujet: Re: In my lonely luxury (FB) [Byron #1] In my lonely luxury (FB) [Byron #1] EmptyVen 20 Mai 2022 - 6:30



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@Byron Oberkampf
Mon cœur bat au rythme de la cavalcade de la monture des cavaliers de l’apocalypse vers les portes de l’enfer. La mort, la famine, la guerre et la… « Salut toi ! » Conquête. « Qu’est-ce que tu fous là ? » Selon les époques, les cavaliers étaient interprétés différemment, un ou plusieurs ; simultanément ou successivement ; une image ou la réalité. Dans ce cas-ci, les cavaliers, c’est je, me, moi. Du côté de mon interlocuteur, ses lèvres pulpeuses sont figées dans le sourire sec et candide de celui qui ne se laisse pas démonter. Je penche la tête, mon regard oscille entre lui et la salière. Les mots me fuient, mais la poudre me donne la confiance du centurion. « Je devais voir par moi-même. » Il y a un cerne sous le verre du client. Est-ce une maladresse ou la condensation ? « Tu me suis maintenant ? » L’idée qui revient souvent est que le cavalier chevauchant successivement quatre montures serait le Christ châtiant et triomphant des adorateurs d’idoles. « Je devais trouver une façon de te parler, au moins une dernière fois. » Pourquoi est-ce que je pense à la Bible ?
« Une vingtaine, non ? » Un nerf fatigué fait sauter ma pupille dans l’œil droit. Le voit-il ? Je me frotte l’orbite du revers de la main. Depuis combien de temps n’avais-je pas dormi ? Je ne me donne pas la peine de répondre au grand brun. Il n’y a rien a justifié. « Tu sais que je ne suis pas seul… » Mais lui, le sait-il que mes journées ont été ruinées par son silence ? Le sait-il que j’ai arrêté de me présenter au resto pour mes quarts, parce que je n’avais pas le courage de ramper hors du lit ? Comprend-il l’impact qu’il a sur ma vie ? « Tu n’es jamais seul. » Je le dis avec amertume. Je lui reproche le temps qu’il ne m’accorde pas. Je le fais silencieusement. J’aimerais qu’il devine mes intentions ; mes besoins. « Qu’est-ce que tu veux ? »
Je veux un peu de tout, tout le temps. Je te veux toi et les autres. Je veux que ta mère vienne bruncher le dimanche à notre appartement. J’ai envie qu’on sorte avec tes amis et que tes doigts s’enroulent autour des miens pendant la soirée. J’ai soif de te regarder danser au club, de voir la sueur colorer le dos de ton t-shirt. J’ai désir que tu m’enlaces et feindre le dégout parce que nos vêtements sont mouillés. Je veux que tu fasses la grasse matinée pendant que j’écris mon roman. Je souhaite que l’odeur de la marque de café que tu préfères embaume l’air. J’envisage que tu redécores le salon, parce que tu trouves que je suis un rustre. J’espère que tu me boudes puisque j’ai oublié d’acheter l’épice spécifique à la recette que tu voulais faire. « Je veux que tu viennes avec moi à la maison et que les choses reviennent comme avant. » Une petite voix me murmure que rien ne peut-être comme avant. Avant, je croyais qu’il m’était fidèle, puis au fond… « Tu découvres l’envers du décor de mon activité secrète ! » Avait-il lu dans mes pensées? Ma paume s’abaisse violemment sur la table. Les verres vibrent, une fourchette cogne une cuillère, il n’y a pas de douleur cuisante dans ma main. Est-ce que j’existe vraiment ? Tout est surréel. « Chic type, hôtel tape-à-l’œil et puis quoi encore ? »
Au fond qu’est-ce qu’il voulait, Byron ? Si c’était une question d’argent, je pouvais essayer de le lui offrir. Je suis certain que mon prochain livre sera une bombe. En attendant, je peux toujours prendre un autre boulot, puis un deuxième, voir un troisième… Pourvu qu’il ne me quitte pas lui aussi. Une petite voix me souffle que c’est lui le problème. Byron est un hypocrite. Il n’était pas honnête avec moi. Il s’est servi de moi. « Don’t you feel a little bit silly? » J’essuie machinalement mon nez du revers de la main. Je pointe dans toutes les directions, il y a plein de gros bonnets ici. Combien de mecs s’était-il tapés dans cet hôtel ? « Devoir vendre son cul au plus offrant, c’est le résultat d’un monde malade. C’est censé être en dernier recours, après l’aliénation… » Mes mots s’embrouillent. Où avais-je lu ça ? Le Capital ? Surement pas.
« Arrête de lancer des œillades vers les toilettes. T’as peur de moi maintenant ? Tu veux que ton daddy vienne te sauver ? » Combien de pages avait-il écrites sur le Oberkampf lui ? Probablement aucune. Pour cet homme, Byron était vraisemblablement un pansement : un exutoire. Pour moi, il est la muse qui dirige mes textes. C’est lui la lumière du jour qui m’éveille. Pourquoi ne le voit-il pas ? « Regarde-moi ! » Je me relève légèrement et me penche au-dessus de la table. « You never loved me don’t you? » C’est l’insécurité qui parle au travers de l’hyper fixation. Si l’attention n’est pas constante et égale, cela signifie qu’elle n’a jamais existé. « Ou est-ce qu’il faut que j’te paie moi aussi ? » En prononçant ces mots, j’ai l’impression de donner une claque au destrier du dernier cavalier.
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Message(#) Sujet: Re: In my lonely luxury (FB) [Byron #1] In my lonely luxury (FB) [Byron #1] EmptyLun 23 Mai 2022 - 21:44






In my lonely luxury
« Une dernière fois ? Tu dramatises Dave ! Il faut redescendre sur terre ! ». Il a une mine affreuse. Des poches sous les yeux. Il est fatigué. Et ses yeux divaguent. Il fait peine à voir. Un vrai déchet ambulant. Je lui signale qu'il m'importune. Il n'en a cure. « Arrête tes âneries, veux-tu ? Je travaille, que ça te plaise ou non. Et j'ai eu besoin de me poser. De réfléchir. Sans être troublé par ton acharnement ! » Et je suis gentil. Les messages qu'il m'a envoyé, depuis des jours et des jours, ce n'est plus de l'acharnement. Mais du harcèlement. En a-t-il conscience ? Je ne crois pas. Je le sens complètement à côté de la plaque. Submergé par ses émotions. Sans attendre une seconde de plus, je lui demande ce qu'il veut. Il n'est pas là, juste pour me faire une crise existentielle. Après quelques secondes. Il lâche le morceau. Je pointe mes iris bleues vers les siennes. Il entend ce qu'il vient de dire ? Doux rêveur qu'il est. Comment espère-t-il que les choses redeviennent comme avant ? Maintenant qu'il connaît le secret de certaines de mes soirées et de mes nuits. Je le vois son regard, empli de jugements. « Quelque chose s'est brisé lorsque tu as découvert que je rencontrais des personnes, contre rémunération. Crois-tu que tu puisses l'accepter? » Pourtant, il me semblait avoir trouvé un juste équilibre entre mon travail en cuisine, mes quelques extras de ci, de là, cette activité moins reluisante. Et Dave. Nous avons vécu des moments magiques, hors du temps, de l'espace. Des moments de parfaite osmose et complémentarité. Il me faisait du bien. En retour j'étais là pour l'épauler, le pousser à écrire et à révéler son art. Et notre relation a basculé. Vers quelque de chose de beaucoup trop exclusif pour moi. Et le travail, quel qu'il soit, a été un échappatoire, à cette chaîne qui, doucement m'entravait.

Sa remarque sur notre environnement, teintée de sarcasme, tend à démontrer qu'il n'accepterais jamais cela. À quoi bon lutter ? Je ne dis rien. Je l'observe. Je tente de déceler tout ce qui m'avait plu chez lui. Tout en observant  du coin de l’œil le couloir menant aux toilettes. Son visage s'approche du mien. Il est nerveux. Je m'aperçois que ses pupilles sont dilatées. Il sue. Je vois une goutte de sueur perler le long de sa tempe. Il a pris une drogue. J'en mettrais ma main à couper. Je sens son souffle sur moi. En temps normal, j'apprécierais cela. Sentir l'effet de sa respiration sur moi. Et le frisson qu'elle me procure tandis que nous serions à deux doigts de nous embrasser. Là, je reste de marbre. « Bête ? C'est plutôt toi qui devrais l'être ! Être là, à me fliquer... » Je le vois observer les alentours. Et regarder tous les hommes qui était là. « Mais qu'est-ce que tu fais là ? » Demandé-je irrité. J'ai la sensation qu'il fait les comptes. « Tu crois quoi ? Que je vais enfiler client sur client ce soir ? » M’emporte-je. Ses yeux se reposent sur moi. Et, dans un souffle, je l'écoute lâcher sa diatribe. Je bouillonne de l'intérieur, mais je le laisse terminer, par respect. Décidément, je ne comprends pas les raisons véritables de sa venue ici. Comment peut-il espérer que nous revenions en arrière, comme si de rien n'était, en tenant de tels propos. « Tu as raison ! Mon cul est une tirelire ! » Craché-je, dépité. Amer. Et je fuis son regard. Vers les toilettes. Dans l'espoir que mon client revienne. Pour couper court à cette conversation qui s'envenime. Je suis grillé. Il m'interpelle. Sa voix devient plus puissante lorsqu'il m'impose de le regarder. Je plonge alors mon regard perçant dans les siens et je tranche. « Je n'ai besoin de personne pour prendre ma défense. Je crains seulement qu'il assiste à ce spectacle pitoyable où mon mec pète un câble pour un rien. Déjà qu'il n'a pas particulièrement confiance en lui... Je doute qu'il soit ouvert à un plan à trois ! » Et Dave est trop exclusif, je pense, pour se laisser tenter par une telle expérience. Mais lui me pose une question plus intime. Plus sérieuse. Plus inattendu. « Euh... » Je lui souris, niaisement. Je pose une main sur la sienne. « Dave... » Je ne sais trop quoi dire. Les mots me manquent. « J'ai aimé les moments passés ensemble... Frais, vivifiants. Est-ce des sentiments ? Je ne sais pas ! Plutôt une vraie affection, même si tu en doutes présentement ! » Et même si je ne lui ai pas montré ces derniers jours. J'apprécie sa présence, à condition qu'il ne me l'impose pas trop. J'ai besoin de solitude, d'indépendance. De moments sans lui. Une position qui va à l'encontre de ses envies à lui. Il me veut pour lui. Il est prêt à payer pour m'avoir. Et mettre à bas ses principes, comme un ultime recours. « Non, tu ne vas pas me payer pour me baiser... Tu t'entends ? » Silence. « En fait, ça te plaît bien cette situation... Pour que je sois ta chose ! » Il refuse que d'autres puissent profiter de mes charmes mais lui veut s'octroyer cette chance. Parce qu'il est accro à moi. Je suis sa drogue. Et il ne peut s'en passer.





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GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Mon livre n'est pas vraiment un bestseller, mais pour l'instant, personne ne le sait.
RPs EN COURS : Lincoln #1, Adriana #1, Rosalie #1, Byron #1, Leslie #1, Owen
RPs TERMINÉS : Abandonné : Samuel
AVATAR : Adam Brody
DC : Le seul et l'unique
PSEUDO : Noah
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Message(#) Sujet: Re: In my lonely luxury (FB) [Byron #1] In my lonely luxury (FB) [Byron #1] EmptyDim 12 Juin 2022 - 19:31



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@Byron Oberkampf
« Une dernière fois ? Tu dramatises Dave ! Il faut redescendre sur terre ! ». Je le prends comme une gifle sur la joue. Mon visage brule sous l’effet de la tension. On m’avait souvent dit que j’avais un tempérament sanguin. Mes poings se crispent sur mon jeans. Le tissu éponge la moiteur de mes paumes. « Arrête tes âneries, veux-tu ? Je travaille, que ça te plaise ou non. Et j’ai eu besoin de me poser. De réfléchir. Sans être troublé par ton acharnement ! » Je hoquète de façon vicieuse. Je m’attends presque à ce que les clients du restaurant se rangent de mon côté. J’ai des idées de grandeur. Je suis la victime dans cette histoire. Je suis en droit de ressentir ces sentiments. Je suis le chevalier blanc prêt à lui offrir le monde et lui, il bafoue son honneur. À croire que des promesses d’éternité, ça ne vaut plus rien. « Quelque chose s’est brisé lorsque tu as découvert que je rencontrais des personnes, contre rémunération. Crois-tu que tu puisses l’accepter ? » Je sens mon cœur battre dans mon œil. J’appuie légèrement sur ma paupière du bout des doigts. « Pourquoi toi, tu n’abandonnes pas ? » Je lui retourne la question. Répondre à la sienne serait la fin d’un chapitre. Tous les deux, nous savons que je ne pourrais pas l’accepter. Ne lui avais-je pas assez offert ? J’aurais pu… J’aurais pu lui accorder le monde et mes tripes. Il crache là-dessus. Je ne vaux rien pour lui.
« Bête ? C’est plutôt toi qui devrais l’être ! Être là, à me fliquer… » « I’m not a cop. » Dans mes relations, je l’avais souvent mis sur la table. Je suis de ceux qui croient que les gens sont agentifs et qu’ils sont capables de prendre leur décision. Pourtant, dans le cas de Byron, je commence à douter. Il y a une différence entre nous, un gouffre majeur qui séparent nos réflexions : l’âge. Était-il naïf au point de considérer qu’il pourrait assurer sa vie ainsi ? Dans le monde des hommes homosexuels, les foules n’ont de la valeur que pendant leur jeunesse. L’âgisme est un problème. Passé 30 ans, on ne vaut plus rien. Le milieu du travail du sexe n’y fait probablement pas exception. « Mais qu’est-ce que tu fais là ? » « J’espérais te raisonner, te faire comprendre que tu pouvais tout laisser tomber. » Dans ma poche, il y a un petit sachet de poudre qui m’interpelle. J’use de toutes mes forces pour l’oublier. Sait-il que je suis sous l’effet de la drogue ? Une maigre part de moi souhaite que je n’aurai pas à lui dévoiler. Je suis encore assez encrée pour savoir que de faire de la cocaïne sur la table ne serait pas distingué. « Tu crois quoi ? Que je vais enfiler client sur client ce soir ? » « Probablement, j’peux pas savoir. Tu ne m’as jamais rien dit. Tu me l’as caché. J’étais là moi, avec mes rêves de grandeur. Puis toi, toi tu… » « Tu as raison ! Mon cul est une tirelire ! » Il fuit mon œillade. Il regarde vers les toilettes. J’ai l’impression que l’univers s’effrite. J’ai envie de rire, de hurler et de pleurer. Comme il est singulier de comprendre qu’on a passé tout ce temps avec une personne, pour réaliser qu’on a en face de nous un étranger. « Je n’ai besoin de personne pour prendre ma défense. Je crains seulement qu’il assiste à ce spectacle pitoyable où mon mec pète un câble pour un rien. Déjà qu’il n’a pas particulièrement confiance en lui… Je doute qu’il soit ouvert à un plan à trois ! » C’en est trop. « Ça suffit, Byron. » Ma voix est ferme. Il fait du brouillard, espérant créer une réaction. Si ce n’était de cette table qui nous sépare, je lui sauterais probablement au visage. Je glisse les doigts sur la nappe pour m’assurer de la réalité des lieux. J’ai l’impression de rêver.
Je lui dis qu’il ne m’a jamais aimé. C’est autant une affirmation qu’une question. Il y a quelque part au fond de moi, caché dans les méandres de mon âme, un gamin qui craint l’abandon. Il pose sa main sur la mienne. « Euh… » Une pause. « Dave… » Un ton paternaliste. Byron, c’est mon inspiration. Dans la dernière année, j’ai écrit jour et nuit à son sujet. J’attrapais l’image de son torse qui se soulève doucement, alors qu’il était endormi dans un rayon de soleil. Je le mettais sur papier. Le timbre de sa voix qui se brisait dans un éclat de rire, je l’enregistrais dans un coin de mon esprit, puis je le tapais sur mon clavier. Un conseil sage susurré à l’oreille de celui qui savait entendre venait colorier les pages de mon imaginaire. Je ne peux pas le laisser partir. J’ai besoin de lui pour écrire. « J’ai aimé les moments passés ensemble… Frais, vivifiants. Est-ce des sentiments ? Je ne sais pas ! Plutôt une vraie affection, même si tu en doutes présentement ! » Mon nez pique, mes yeux chauffent. Je ne vais pas pleurer. Ma mâchoire est serrée de la même façon qu’un pitbull s’accroche à un bâton. Je comprends les mots qu’il me dit, les liens se tissent dans ma tête comme une toile. Il va me faire le discours que j’ai entendu trop souvent. Sa main est brulante sur le revers de la mienne. Il s’en faut de peu pour qu’on commence à sentir le cochon brulé. J’ai apprécié, mais ce n’est pas assez. Pire. Tu n’es pas assez. Le sac de plastique est serré dans ma poche. Il est minuscule, il tient au centre de ma paume. Pourtant, je le ressens comme une brique. Une ligne, rien qu’une. Juste pour me redonner de la force. Juste pour me faire sentir vivant… Je m’agrippe de plus belle à la nappe. Ses doigts chauds font fondre ma peau. Je deviens liquide sur la nappe, je vais bientôt me déverser sur le sol. Mon regard se perd dans le vague. « Et moi je suis ici, je t’attends au bout des promesses que tu n’as pas pu tenir. » Si j’étais intelligent, je l’aurais écrit dans mon application de note à l’époque.
J’ai besoin de me protéger, de lui montrer qu’il ne va pas gagner. Ce n’est pas lui qui va m’abandonner. Je vais ruiner la relation avant. Il se vautrera dans sa colère. Si je crée le risque, je garde le contrôle. Je ne vais pas lui offrir la satisfaction de dire qu’il a géré. C’est ma destinée, pas la sienne. Je lui demande si je dois le payer comme les autres, j’y mets toute la hargne qui me gruge les tripes. Je me laisse porter par la confiance qu’inflige la drogue. Pleurer, moi ? Non, ça jamais ! « Non, tu ne vas pas me payer pour me baiser… Tu t’entends ? » Il se tait. Je me relève au-dessus de la table. « Pourquoi pas ? J’suis mieux de régler ma dette avant que t’envoies les huissiers ! »  Mon cœur bat toujours dans mon œil. Je l’ignore pour ne pas perdre l’effet dramatique, J’ai tellement mal en dedans. Je n’ai pas dormi depuis des jours. Mon intérieur implore la pitié. « En fait, ça te plaît bien cette situation… Pour que je sois ta chose ! » J’en demeure coite. « C’est vraiment comme ça que tu me vois ? » J’inspire profondément, j’essaie de faire le vide dans mon esprit. « Tu me prêtes ce genre d’intention, alors que… » Alors que quoi ? Que tu me connais si bien ? M’a-t-il seulement connu ? J’ai la rage dans l’âme. « Parler constamment, ça ne signifie pas communiquer, pas vrai ? » Je souffle, je suis sur le point de dissocier. J’admire ma main, la ramène vers moi, examine les sillons sur ma peau.
Par chance, au même moment, le chic type revient des toilettes. Il semble déboussolé de me voir à sa place. Il approche à pas de loup, balançant son regard vers la belle et la bête. Je me recule pour lui désigner sa place. « Faut pas s’inquiéter mec. Je partais. » Je tire la chaise vers lui. Mon regard glisse sur l’homme que j’aime, comme si je le voyais pour la première fois. Le plus vite je quitte, le plus vite que je peux m’enfiler des lignes dans la voiture. Je réfléchis en replaçant mes cheveux. J’ajuste mon col en comptant jusqu’à trois dans ma tête. Puis, je tire mon portefeuille de ma poche. J’en sors quatre billets de 100. D’un geste désinvolte, je les laisse tomber sur la table. C’était ma partie du loyer. « J’ai payé ma putain. »
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Byron Oberkampf
Byron Oberkampf
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Message(#) Sujet: Re: In my lonely luxury (FB) [Byron #1] In my lonely luxury (FB) [Byron #1] EmptySam 18 Juin 2022 - 17:05






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Il ne répond pas à ma question. Je ne vais pas lui donner ce plaisir. Parce que la réponse qu'il attend n'est pas celle que je souhaite. Pour certains, je m'abaisse aux plaisirs les plus primaires de mes clients. Je me dénigre. Bêtement. Dave est l'un dans eux. Il n'a pas besoin de dire un mot pour que je comprenne, que je lise entre les lignes. À défaut de lui donner le change, je préfère contre-attaquer et l'accuser de fourrer son nez partout, de me fliquer. Parce qu'il ne reçoit pas toute l'attention qu'il aurait voulu. Et il préfère me suivre plutôt que de me laisser vivre. Pourtant, il n'a aucune prise sur mes choix de vie. Quoiqu'il me dise. Parce qu'il m'avoue que c'est pour ça qu'il est ici. Pour me faire tout arrêter. Retrouver le droit chemin. Il ne trouve pas les bons mots. Au contraire, il m'enfonce. Et la discussion s'envenime. Nous en oublions presque que nous ne sommes pas seuls. Néanmoins je ne peux le laisser dire des choses abjectes. Comment peut-il croire que je couche à tout bout de champ ? J'ai envie de le frapper. De lui remettre les idées claires. « Mais oui ! Mais tu as raison ! » Je dandine exagérément du cul en le défiant du regard. Je regarde les personnes alentours et, sans réfléchir je rentre dans son jeu. Il veut que tout le monde me passe sur le corps. Il ne va pas être déçu ! « Le serveur là-bas, je vais m'le farcir... A moins que ça soit lui qui me farcisse. Le standardiste aussi. Et le gars sapé comme un prince... » Je lui montre du doigt avant de replonger mon regard dans le sien « Lui aussi je compte qu'il me retourne... Sauvagement ! » Quelques regards se tournent vers nous. Interloqués. Choqué. Le regard d'autrui ne m'importe peu. Je suis plus inquiet par la réaction prochaine de mon client en voyant Dave. Mon ressenti ne lui plaît pas. Il me rabaisse le caquet. Mon prénom raisonne à mon oreille. Puis toute sa diatribe. J'écarquille les yeux. Selon lui, je ne l'ai jamais aimé. Je pose une main sur la sienne et je tente de le rassurer. Je scrute son visage. Ses dents sont serrées. Il ne dit rien. Et je perçois du mouvement sous la table. Qu'est-ce qu'il fait ? Je l'ignore. Il me cache quelque chose. Je n'ai pas le temps de lui poser la question qu'il prend, à nouveau, un ton dramatique. « Quelles promesses ? Qu'est-ce que tu racontes ? » Il divague. Une main toujours sous la table. « Et qu'est-ce que tu caches ? Tu te branles ou quoi ? » Il a la tête de l'enfant pris la main dans le pot de confiture mais, contre toute attente, il ne se laisse pas intimider. Et ose songer à me payer. Je n'en reviens pas. Je le remets immédiatement à sa place. Sans trop de succès.  « Ben parce que ! T'es mon mec ! Tu es pas un client bordel ! » Dis-je dans un premier temps, avant de le prendre de court. Et insinuer qu'il aime prendre le dessus sur moi. Parce qu'il aime ça. Du moins, c'est ce que j'imagine, dans la nervosité du moment. Un vrai dialogue de sourd s'installe entre nous. Chacun s'arme. Chacun prépare ses munitions pour asséner ses coups. «  Alors que ? Alors que quoi ? Qu'est-ce que je dois dire moi ? Tu crois que je baise avec tout Brisbane ! » Silence. « Autant te dire que ça fait super plaisir d'entendre ça ! » Soufflé-je, avec ironie. Je boue de l'intérieur.

Et là, mon client revient. Il regarde Dave. Il me regarde. Interrogatif. Perdu. Il ne comprend pas pourquoi je suis accompagné de Dave. Il ne dit rien. Syndrome de sa timidité. Ce n'est pas moi qui brise le silence. L'intrus annonce son départ immédiat. Il se recoiffe et réajuste son col. Il est beau quand il est énervé. Il a réveillé en moi une envie irrésistible. Il est redevenu un homme désirable. Peut-être parce que je constate que je suis en train de le perdre définitivement. Avant de partir, il sort son portefeuille et je le vois en extraire quatre billets. Il les jette sur la table, littéralement, avant d'ouvertement me traiter de putain. « DAVE ! » Je lui lance une injonction. Sans succès. Il a déjà tourné les talons. « Je suis désolé pour ce navrant spectacle ! Tu ne mérites pas ça ! » Il n'a rien demandé. Et il assiste à ça. J'attrape les billets sur la table. « Je reviens ! » Je prends congés et je me dirige vers le hall. Je cherche Dave du regard. Je l'aperçois. Il s'apprête à sortir. Je le rejoins... Je lui attrape le bras. Pour qu'il se retourne. Je lui fais face et nos visages se retrouvent à quelques centimètres l'un de l'autre. Une proximité que nous 'avions pas connu depuis quelques temps. « Tiens ! Récupère tes sous ! Je n'en ai pas besoin ! » Sans lui demander son avis, je glisse les billet dans l'une de ses poches. C'est alors que je sens une boule au fond de celle-ci. Curieux, je la sors et la cale au creux de ma main. Et je reconnais un sachet de poudre blanche... Et sans me contrôler, un mot sort de ma bouche : « Putain ! » Je fixe Dave. Ses pupilles sont dilatées. Il est sous l'emprise de la cocaïne. « Et ça ? Tu veux qu'on en parle ? » Machinalement, je lui tape le sommet du crâne avant de l'entraîner dehors. À l'abri des regards. Je le pousse contre un mur et le confronte. « Tu as conscience que tu es en train de pourrir de santé ? » Et après, il ose me faire des remontrances sur ma vie dissolue. C'est l'hôpital qui se fout de la charité. « Tu te sens un sur-homme maintenant ? » J'appose mon front sur son front. Avant d'oser l'embrasser. Comme s'il m'avait hypnotisé. « En fait, je crois que tu m'a excité ! » Lui soufflé-je à l'oreille.





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Dave Cooper
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Message(#) Sujet: Re: In my lonely luxury (FB) [Byron #1] In my lonely luxury (FB) [Byron #1] EmptyJeu 23 Juin 2022 - 0:07



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@Byron Oberkampf
Dans les romans, j’ai souvent lu des phrases comme suit « et ses yeux se sont assombris » ou bien encore « son regard est devenu de marbre ». J’ai toujours trouvé ces phrases amusantes, comme si l’imagerie surpassait la réalité. Car, il fallait bien se demander ce que signifiait ce genre d’énoncé. Comment des yeux pouvaient-ils s’assombrir, si ce n’était qu’une question de lumière et de rétines. Pourtant, à ce jour, j’ai compris la signification de ces mots. J’ai vu les traits de mon homme se durcir, sa bouche se crisper et son corps se cabrer. Le visage de Byron est devenu celui de quelqu’un d’autre : sa mine est devenue celle de quelqu’un que je n’aimais pas. « Mais oui ! Mais tu as raison ! » Ces mots raisonnent en moi. N’importe qui jubilerait à les entendre. Qui n’apprécie pas se voir reconnu pour ces idées ? Or, dans le contexte, je prends chaque affirmation de la même manière que je prendrais une flagellation. Je sais que j’ai dépassé les bornes. Combien fallait-il de temps à autrui pour se faire détester ? « Le serveur là-bas, je vais m’le farcir… A moins que ça soit lui qui me farcisse. Le standardiste aussi. Et le gars sapé comme un prince… » Mon œil cil dans son socle. J’ai l’intérieur broyé par la rage et à celle-ci se succède la rancune. N’avait-il pas compris tout le mal qu’il me faisait ? « Lui aussi je compte qu’il me retourne… Sauvagement ! » À ce stade, il n’y a que la table qui nous divise. Louée soit-elle! Il fallait expliquer qu’elle est la seule chose qui me séparait de l’irréparable. Tous mes sens me hurlent de lui sauter au visage et de lui faire payer la monnaie de sa pièce.
« Quelles promesses ? Qu’est-ce que tu racontes ? » Le temps s’arrête un instant. Il n’y a plus que les néons un peu trop lumineux à mon gout, Byron et moi dans la salle. « Est-ce que tu vas aussi essayer de me dire que j’ai imaginé l’entièreté de notre relation ? » Je fulmine à mille à l’heure. J’ai l’impression que nous avons vécu dans deux mondes. Puis pourtant, les derniers mois passés avec lui me semblent bien réels. Je me raccroche à l’idée que l’une de ses chemises est encore posée sur la chaise de la cuisine. Je me souviens que l’oreiller qu’il utilise généralement est imprégné de son odeur. Allait-il me dire que tout s’était passé dans ma tête ? Mes tempes deviennent brulantes. J’ai l’impression de perdre contact avec la réalité. Je veux faire une ligne. Une seule. Rapido ! « Et qu’est-ce que tu caches ? Tu te branles ou quoi ? » Avant son intervention, je n’ai pas réalisé que j’hyperfixais sur le contenu de ma poche. « T’es obligé d’être aussi trash quand tu parles ? » Perçu et agacé, je me rebiffe. Je demande avec ironie pourquoi je n’ai pas à le payer aussi. « Ben parce que ! T’es mon mec ! Tu es pas un client bordel ! »  Bordel. Là où on pourrait te retrouver mon amour. Je passe presque à côté de l’affirmation. Il me réclame comme étant le sien. N’est-ce pas le bout du rouleau ? Je suis le sien, mais il n’est pas le mien. « Alors que ? Alors que quoi ? Qu’est-ce que je dois dire moi ? Tu crois que je baise avec tout Brisbane ! Autant te dire que ça fait super plaisir d’entendre ça ! » Je ne sais plus ce que je crois Byron. Là n’est pas la question. Je suis en train de me noyer dans la situation et je cherche désespérément de l’air. Ou une clé…  
C’est alors que je commets l’inavouable. Je lui balance mon fric. Je ne sais plus si c’est dans une optique d’humiliation ou simplement parce que je suis à bout de ressources à ce stade si. Je dois reprendre le contrôle, coute que coute. À la suite de mon geste, je lui tourne le dos. « DAVE ! » Pendant un instant, on croirait entendre mon père. Je l’ignore et fil vers la sortie. J’avais la candide impression que j’allais le choquer. Je présumais qu’il resterait là à minoucher son client et que moi, je me sauverais comme un amant éconduit. J’ai l’humeur théâtrale aujourd’hui. Car, il faut l’avouer, je me sens dans un film. C’est la drogue qui fait ça, pauvre fou. Je fais abstraction du monde extérieur et me concentre sur ma démarche, comme si ça pouvait me faire sortir plus vite. En un déclic, je suis dans le hall. Alors que je m’apprête à quitter les lieux, une main ferme m’attrape le bras. Doucement, je fais face au garçon. Je sens mon cœur battre dans la paume de sa main. Toute mon attention se mobilise momentanément sur la pression de ses doigts sur mon poignet. Nos visages se retrouvent près l’un de l’autre, assez pour que je sente l’alcool dans son souffle qui effleure mon visage. « Tiens ! Récupère tes sous ! Je n’en ai pas besoin ! » Il glisse les billets dans ma poche, il ne demande pas la permission. Il agit en propriétaire, au même titre qu’il l’aurait fait pour prendre mes clés avant de rentrer.
« Putain ! » Je reviens sur terre. Il me fixe sans se cacher. « Et ça ? Tu veux qu’on en parle ? » Il me tape le sommet du crâne comme on le ferait à un gosse qui a commis une bévue. Il agite le sac de poudre sous mon nez. Un sourire fendant m’étire les lippes. J’ai envie de jouer au mauvais garnement. Tant qu’à l’aliéner, autant le faire pour vrai. « Mes secrets contre tes secrets, maintenant on est quitte. On s’en fout. » Je soutiens son regard, une lueur de malice flamboyant au fond de mes yeux. Je travaille en cuisine depuis des années. Il s’attendait à quoi ? Voir débarquer un saint ? « Tu as conscience que tu es en train de pourrir de santé ? » Je hausse les épaules. Ça ne peut pas être pire que mon insomnie. « Y’a ben des choses qui pourrissent la santé. Faut pas charrier. » Je roule les yeux pour montrer que je suis au-dessus de tout ça.  « Tu te sens un surhomme maintenant ? » Son visage s’approche dangereusement, son front se pose contre le mien. Son haleine tiède me brule les joues. Il est à peine plus grand que moi. Pourtant, j’ai l’impression qu’il me domine de partout. « Am I ? » Il y a un délai, mon cœur bat à tout rompre. Va-t-il me sortir par le nez ? J’ai envie de l’étriper. Je soutiens son œillade comme si ma vie en dépendait. Chaque mouvement devient précis. Sans plus attendre, il me vole un baisé. D’abord, je me raidis. « En fait, je crois que tu m’as excité ! » Je le regarde avec défis, avant de lui dérober un nouveau baisé. J’inspire profondément, alors que mes lèvres cherchent les siennes. Son odeur me stimule les sens. Il est meilleur que la cocaïne. Ma main attire son cou, mes doigts glissent sur sa nuque, à l’instant où j’empoigne sa tignasse agressivement. Qu’il est bon d’embrasser quelqu’un avec qui on a l’habitude d’échanger des moments intimes. C’est une valse que nos corps connaissent. Un élan de chaleur me parcourt l’échine. Ses joues rasées de frais sont douces sous les caresses de ma bouche. Sans m’en rendre compte, je me lève sur la pointe des pieds pour le dominer de ma grandeur. Je le force à me regarder. Je veux qu’il perçoive la douleur qui m’oppresse. Je veux qu’il comprenne que le mal est fait et qu’il n’y a plus rien à réparer. Pourtant, j’ai toujours envie de chercher ses caresses. Encore, encore, aime-moi encore. « I freaking hate you. » Je le retourne pour l’appuyer sur le mur. Je lui mordille la lèvre inférieure pour l’énerver. Puis, violemment, je le repousse loin de moi. « I hate you and the things you did. I fucking hate that book. » Je parle du livre sur lequel je travaille, celui qui pourrait probablement propulser ma carrière littéraire. Je recule d’un pas, repose mes mains sur mes cuisses. J’inspire pour retrouver mon calme, mais je n’arrive plus à le regarder en face. « J’peux pas faire ça, j’peux pas endurer ça. » Je fixe mes pieds pour retrouver mon calme, mais je sens les larmes me monter aux yeux. C’est à cause de l’anxiété, de l’insomnie et du stress. J’suis pas un mec qui pleure. Tu ne peux pas me voir pleurer.
Alors, je fais la seule chose que je sais faire. Je m’élance vers lui pour le frapper. J’expulse mon mal-être par un geste complètement immature. J’ai envie de le blesser pour qu’il me déteste et me dise de foutre le camp. Parce que, je vais faiblir s’il me retient et si son regard de faon rencontre le mien. Je vais mourir si ça continue comme ça. Je vais me désorganiser en goutant de nouveau ses lèvres. Je dois en faire mon ennemie.
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