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 KELLY & JOSHUA #1 {THE LAST NICE GUY IN BRISBANE}

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Joshua Tennenbaum
Joshua Tennenbaum
l'obsession démesurée
l'obsession démesurée
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ÂGE : 48 ans
SURNOM : Josh
STATUT : Marié
MÉTIER : En faillite
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KELLY & JOSHUA #1 {THE LAST NICE GUY IN BRISBANE} 1669023324-tumblr-n6k5wlucok1qeyop9o2-250
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JOLLY
12
Entre moi et mon miroir, l'habitude et le hasard. Entre le soleil et le brouillard qui me racontent des histoires. Ou je te rencontre à l'écart du drôle de monde qui est mien. Je t'attends. Je t'attends, un peu comme un enfant, même si je ne crois plus au Père Noël. Je t'attends, je t'attends. Un peu comme un printemps, avec le coeur aussi grand qu'un soleil.

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SHEBAUM
1(FB)2
La tendresse que tu mets dans ma voix, tous tes gestes sans orages, ni combats. Les larmes que tu n'as pas fait couler, tous ces drames que tu as su m'éviter. C'est de l'or que tu mets dans mon corps, des trésors d'amour qui me dévorent. C'est un sort que tu lances à mon corps, des accords d'ivresse qui s'évaporent. Oui, c'est de l'or.

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TENFLAY
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Je l'ai connue trop tôt mais c'est pas de ma faute, la flèche a traversé ma peau. C'est une douleur qui se garde, qui fait plus de bien que de mal. Mais je connais l'histoire, il est déjà trop tard. Dans son regard, on peut apercevoir qu'elle se prépare au long voyage. Je veux juste une dernière danse avant l'ombre et l'indifférence, un vertige puis le silence.


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TOI?.1OU TOI?.1
You leave in the morning with everything you own in a little black case. Alone on a platform, the wind and the rain on a sad and lonely face. Father will never understand why you had to leave, but the answers you seek will never be found at home, the love that you need will never be found at home. Run away, pushed around and kicked around, always a lonely boy. You were the one that they'd talk about around town as they put you down.

AVATAR : J. Phoenix
CRÉDITS : Herbyflowers (avatar)
DC : Amos Taylor, les raisins de la colère
PSEUDO : Ci !
Femme (elle)
INSCRIT LE : 24/08/2022
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Message(#) Sujet: KELLY & JOSHUA #1 {THE LAST NICE GUY IN BRISBANE} KELLY & JOSHUA #1 {THE LAST NICE GUY IN BRISBANE} EmptyJeu 1 Sep 2022 - 23:28






THE LAST NICE GUY IN BRISBANE
Les chasseurs face à leur proie ne tremblent pas. Les mains tenant leur chevrotine ne sont pas moites. Leur regard ne se voile d’ombre, l’ombre de la panique. Leur acuité ne s’amenuit pas non plus à se poser mille questions. Il ne se demande pas quoi faire devant l’animal inconscient de sa présence silencieuse, de ses yeux braqués dans sa direction. Sont-ils sereins parce que leur loisir est anobli par une véritable communauté d'amateurs ? Que l’activité est soutenue par des fédérations justifiant leur meurtre ? A moins que le résultat de ma traque - mes pupilles fuyantes, mes paumes suintantes de sueur autour du volant et mes jambes en papier mâché sur la pédale de ma voiture - témoigne que je n’appartiens pas à cette catégorie d’individus que je juge malsain. (Qui s’amuse à tirer sur des bêtes innocentes ? ). Peut-être que je peux en déduire que filer Kelly Ward depuis des mois n’est pas la bizarrerie d’un doux dingue, à moins que… à moins que ça ne soit le contraire ? Que tous ses symptômes devraient normalement m’alerter sur ce que je deviens ? Qu’ils sont supposés m’aider à réaliser que j’ai le comportement d’un désaxé ? Si c’était le but du sort, je le contourne. Je m’interroge, certes, mais juste un moment, un instant fugace supplanté par un désir fulgurant : l’approcher, l’aborder, découvrir l’odeur de son parfum ailleurs et autrement qu’en le respirant depuis le vaporisateur de son flacon abandonné dans sa salle de bain. Mon bon sens a le pion damé par cette obsession, mais que vais-je lui dire ? Quels sont les bons mots pour lui inspirer de la confiance ? Je dois me décider rapidement. Je dois balayer de mon esprit troublé les idées propres aux dragueurs les plus lourdauds avant qu’elle ne m’échappe. Elle a le pas leste, l’élégance personnifiée. Elle ne se balade pas. A cette heure, je présume qu’elle empruntera bientôt l’itinéraire jusqu’à son domicile. Combien de temps ai-je à disposition pour trouver la parfaite avance. Pour ce faire, elle doit être délicate, éloquente et pleine d’esprit. Puis-je reproduire une scène romantique du cinéma ? Un mouchoir s’envole depuis son sac à main, atterrit sur le sol et moi, mu par le fruit du hasard, je le ramasse, la hèle et la salue avec, sur les lèvres, un sourire éclatant de bonhomie. Sauf que je ne suis pas Hugh Grant ou Richard Gere. Je ne suis qu’un pauvre type dont la boîte est en déperdition, qui cohabite avec son père malade, que sa fille dépeint comme un vieux con et dont la mère a disparu, à l’instar de River.  Je suis un pauvre gars que chacun abandonne, qui s’agrippe à des illusions, à des rêves usagés qu’il jette les uns après les autres dans une poubelle à Kleenex et qui confie son gamin à sa tante parce que sa propre peine l’accâble. Ma peine. Fait-elle écho à celle que je crois déceler chez Kelly ? Quittant enfin l’habitacle de ma voiture, je la suis à pas de loup, la tête grouillant de suppositions téléphonées et je les remarque ces changements dans sa démarche. Ils me sautent aux yeux. Il me semble qu’elle porte désormais le poids du monde sur ses épaules et je songe d’emblée à l’en défaire, à soutenir avec elle sa croix, quelle qu’elle soit, à l’image d’une Marie accourant vers son fils supplicié par les Romains. Alors, me fiant à la banalité, à mon instinct qui me hurle de ne pas lui permettre de me “filer” entre les doigts, je me presse pour l’atteindre. Je tends la main en direction de son épaule, mais je ne la touche pas, cette beauté ensorcelante. Je réprime mon geste in extremis à défaut de retenir les mots. «Vous animez une émission culinaire. Je ne rate jamais un épisode.» ai-je balancé, penaud, peu convaincu par le choix opéré pour ne pas l’effrayer et, surtout, la charmer de ma sympathie naturelle, de cette bonhomie qui se déploie autour de moi. «Vous êtes photogénique. Souriante à l’écran. Vous me mettez de bonne humeur.» Je parle trop à cause de la nervosité. Mon éloquence ? Elle a plié bagage et, déçu de moi-même, je frotte mes mains sur mon jeans pour me débarrasser de leur humidité tandis qu’une perle de sueur coule le long de ma tempe. «Désolé. Je suis un peu nerveux. Je ne me suis jamais retrouvé devant une célébrité, je n’ai rien préparé du coup.»Foutaises. J’ai imaginé cette scène des centaines de fois et, dans chacun de ses scenarii, je n’étais pas pathétique ni effrayant. «Ce que j’essaie de vous dire, c’est que… » J’ai reculé d’un pas : je baisse les bras, déjà. «C’est que vous ne devriez pas vous balader toute seule, pendant la nuit, alors que n’importe qui pourrait vous reconnaître…» Et vous agressez, ai-je tu de peur d’enchérir sur un “Je peux vous accompagner, faire quelques pas avec vous, vous serez en plus sécurité. « Un taxi, ce serait mieux.» ai-je finalement jeté à la volée, comme sorti de nulle part et le regrettant aussitôt. Se fierait-elle à mon conseil que je perdrais ma chance de partager avec elle un peu plus qu’une brève de trottoir.  




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Kelly Ward
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le second souffle
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ÂGE : 39 ans (30/09/83), désormais elle traque les rides devant le miroir
SURNOM : Lee, elle préférera d'ailleurs cela à son prénom complet, un brin trop fifille à son goût
STATUT : elle pensait qu'il serait son nouveau prince charmant, finalement cette histoire goûte la pomme empoisonnée
MÉTIER : ex-candidate de tv réalité, gagnante de Race of Australia. Host de son talk show culinaire "Chop & Talk", tous les jours sur Network 10 (S2). Sommelière de métier, propriétaire de la cave Divino. Revient du tour promotionnel de son livre de cuisine.
LOGEMENT : #24 latimer road, logan city, un voisinage (presque) irréprochable
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POSTS : 1838 POINTS : 0

TW IN RP : Homophobie, religion
TW IRL : Aucun
GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Divorcée de Chad depuis 2017. Banale, conformiste, sans faux plis, sans drama. Fille unique, ses parents sont témoins de Jéhovah. Vit dans une bulle de clichés et de stéréotypes. Traverse une foule de remises en question liées à son divorce et sa stérilité. Souriante, trop gentille, ne sait pas dire non. Ne donne jamais son avis, n’aime pas débattre. Elle conçoit une partie de ses robes, ne le mentionne jamais. A une incroyable mémoire. Maîtrise le small talk comme personne. A un chien, Tobey le Beagle. Excommuniée, elle n'a plus le droit de parler à ses parents.
CODE COULEUR : la bienveillance en #9966ff
RPs EN COURS : (4/5)

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Chad #6
You start to wonder why you're here not there and you'd give anything to get what's fair, but fair ain't what you really need.

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Hassan #8
Now my heart feel like an ember and it's lighting up the dark, I'll carry these torches for ya that you know I'll never drop.

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Amos #3
Sometimes you gotta run from a broken heart, before I turn into a ghost need a brand new start

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Joshua #1
It's like a book elegantly bound but in a language that you can't read just yet


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Hazel (scénario)
I keep it simple and not too bright we'll take the quiet, over the crowd with empty pockets we'll live out loud

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Clarence (scénario)
We had such a hell of a time on the banks of the river drinking too much wine

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RPs TERMINÉS : Kane #1 - Joanne - Hassan #1 - Leena #1 - Chad #1 - Kane #2 - Casey - Kane #3 - Hassan #2 - Evelyn - Joanne #2 - Hassan #3 - Chad #2 - Casey - Amos - Hassan #4 - Spencer - Chad #3 - Kane #4 - Leena #2 - Amos #2 - Hassan #5 - Chad #4 - Hassan #6 - Bennett - Emily - Sofia - Hassan #7 - Sofia #2 - Chad #5 - Casey #2

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Message(#) Sujet: Re: KELLY & JOSHUA #1 {THE LAST NICE GUY IN BRISBANE} KELLY & JOSHUA #1 {THE LAST NICE GUY IN BRISBANE} EmptyMer 12 Oct 2022 - 22:43


► the last nice guy in brisbane

@Joshua Tennenbaum & KELLY WARD


Elle maintint le sourire illusoire juste le temps de distancer la vitrine du pressing de quelques mètres puis relâcha la tension dans ses joues. Serrant ses robes plastifiées contre elle, Kelly soupira en songeant qu’il ne lui restait plus qu’à prendre le chemin de la maison. Elle passerait inévitablement devant la maison d’Hassan et, comme à chaque fois depuis son retour, elle s’obligerait à garder le regard distrait, évasif. Cela la peinerait d’appliquer cette stratégie pour n’importe quel voisin, elle qui prêchait l'harmonie au sein de la communauté du quartier, mais, d’un autre côté, elle ne réserverait pas pareil traitement à n’importe quel voisin. Il fallait bien des pas de côté pour obtenir de la brune une réaction négative, il en fallait encore plus pour mériter la punition silencieuse. Fatalement, elle ralentit le pas. Le son de ses talons sur le trottoir prenait le rythme d’un métronome, régulier, las. Le pressing n’était pas bien loin de chez elle, cela lui ferait prendre l’air, avait-elle pensé. Les rues de Logan City étaient calmes, elles l’étaient toujours, bien plus qu’au coeur de la ville. On pouvait entendre le froissement de ses sacs, la brise entre les feuilles entre deux passages de voiture. Les rideaux métalliques tombaient sur les devantures des boutiques. A travers les fenêtres entrouvertes des habitations, on devinait le menu de ce soir pour chaque foyer. Lee, elle, n’était attendue à la maison que par son chien. Ironiquement, la princesse des fourneaux ne dégusterait sans doute, pour dîner, qu’un bout de fromage sur du pain accompagné d’un pinot. Plus de vin que d’alimentation solide n’avait rien d’une surprise dans son quotidien. Parfois, elle songeait à la nourriture comme un accompagnement de la boisson et non l’inverse, une excuse pour rendre le verre légitime. Mais elle ne se permettrait pas de sauter le moindre repas, non, jamais, sans quoi elle se jugerait plus fort que n’importe qui, devant le miroir, en observant ses bras trop fins, ses clavicules saillantes et la manière dont l’éclairage de sa chambre creusait un peu plus ses joues, lui ajoutant facilement cinq ans d’âge. L’autre jour, Kelly s’était surprise à étirer la peau de son front comme le faisait sa mère avant elle. Petite, elle ne comprenait pas. Aujourd’hui, elle n’avait pas d’enfant à elle pour la regarder comme si elle était la plus belle femme du monde et lui faire oublier les marques du temps qui passe, les pores, les cernes. Lorsque de nouvelles publicités étaient affichées pour l’émission ou son livre, elle louait systématiquement Photoshop de la rendre plus radieuse qu’elle ne se figurait l’être. Parfois, elle le détestait aussi d’ainsi la condamner à être à la hauteur de ces images à chaque instant, même lorsqu’elle ne s’aimait pas beaucoup. Tous les followers du monde ne résolvaient cela que temporairement. «Vous animez une émission culinaire, fit la voix qui émergea de derrière elle. Je ne rate jamais un épisode.» Malgré la portée du show, Lee ne se faisait pas vraiment arrêter dans la rue. Elle pouvait reconnaître l’expression de quelqu’un l’ayant reconnue, mais on ne se jetait pas à son cou pour un selfie ou un autographe partout où elle se rendait. Elle n’en était pas peu contente, pour être honnête. Elle n’était ni Ellen, ni Oprah, et cela lui convenait bien. «Vous êtes photogénique. Souriante à l’écran. Vous me mettez de bonne humeur.» Comme beaucoup, la brune ne s’aimait pas à l’écran. Cela n’était pas vraiment important en comparaison avec l’impact que ces images pouvaient avoir pour d’autres. “... Merci. Je suis flattée.” Son regard détailla enfin l’homme à qui appartenait la silhouette qui lui avait arraché un sursaut quelques secondes plus tôt. Remise de sa surprise, elle put observer son visage, le front large, les yeux perçants, et de luxuriantes boucles poivre et sel ; le tout ne cochait aucune case du persona de son audimat tel que décrit par le service marketing de la chaîne. En tout cas, il paraissait inoffensif -pas que Kelly eut réellement la capacité de déceler le moindre danger en qui que ce soit. «Désolé. Je suis un peu nerveux. Je ne me suis jamais retrouvé devant une célébrité, je n’ai rien préparé du coup.» Voilà un terme qu’elle n’utiliserait ô grand jamais pour se qualifier. Un terme si exagéré, à son avis, qu’elle en lâcha un petit rire. “Ne soyez pas désolé, et il n’y a vraiment pas de raison d’être nerveux.” Elle, elle ne l’était pas. Dénuée de méfiance, douce, patiente, elle gardait le sourire en attendant que l’homme retrouve le fil de sa pensée. Elle s’attendait à devoir signer quelque chose, poser pour une photo, entretenir quelques minutes de conversation superficielle jusqu’à ce qu’il ne la libère ; elle n’oserait pas écourter l’échange, de peur de sembler rustre. «Ce que j’essaie de vous dire, c’est que… C’est que vous ne devriez pas vous balader toute seule, pendant la nuit, alors que n’importe qui pourrait vous reconnaître… Un taxi, ce serait mieux.» Les yeux de l’australienne devinrent ronds comme des billes. Il n’y avait rien au monde qui puisse justifier qu’on lui veuille du mal, ou simplement d’être une cible potentielle pour qui que ce soit. Elle n’était personne, juste une femme faisant de la cuisine et parlant de vin à la télévision. “Vous sonnez comme mon attachée de presse.” plaisantait-elle en se remémorant le nombre de fois où elle lui avait rabâché de faire plus attention. Lee, elle, persistait à accorder bien trop de crédit au genre humain. “Je vis juste à côté et c’est un quartier vraiment très tranquille, ne vous inquiétez pas. Mais merci de vous en soucier.” Ce n’était pas tout. L’homme ne l’avait vraisemblablement pas arrêtée dans la rue pour l’inciter à prendre un taxi, elle devinait qu’il jonglait avec ses pensées le temps que son intimidation ne passe. En attendant qu’il reprenne contenance, Kelly avait toute une armada de sujets passe-partout à éplucher pour lui être agréable. “Comment vous vous appelez ?” était un bon début, mais alors qu’elle s’apprêtait à renchérir sur des interrogations banales comme son métier, sa famille, sa recette préférée de l’émission, son vin de prédilection, un déjà-vu s’empara de la sommelière. “Je vous avais déjà croisé auparavant ? Vous vivez dans le coin vous aussi ?” Lee avait une excellente mémoire, tous sens confondus. Elle n'oubliait pas un visage, un prénom, une date. C’était cette mémoire qui la rendait bonne dans son travail, mais aussi dans ses relations. Si elle avait cette intuition, alors il y avait des chances que celle-ci soit avérée. Ce qui la titillait était de ne pas parvenir à remettre les conditions de cette rencontre.





Uptown girl You know I've seen her in her uptown world She's getting tired of her high class toys And all the presents from her uptown boys








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Entre moi et mon miroir, l'habitude et le hasard. Entre le soleil et le brouillard qui me racontent des histoires. Ou je te rencontre à l'écart du drôle de monde qui est mien. Je t'attends. Je t'attends, un peu comme un enfant, même si je ne crois plus au Père Noël. Je t'attends, je t'attends. Un peu comme un printemps, avec le coeur aussi grand qu'un soleil.

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La tendresse que tu mets dans ma voix, tous tes gestes sans orages, ni combats. Les larmes que tu n'as pas fait couler, tous ces drames que tu as su m'éviter. C'est de l'or que tu mets dans mon corps, des trésors d'amour qui me dévorent. C'est un sort que tu lances à mon corps, des accords d'ivresse qui s'évaporent. Oui, c'est de l'or.

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Message(#) Sujet: Re: KELLY & JOSHUA #1 {THE LAST NICE GUY IN BRISBANE} KELLY & JOSHUA #1 {THE LAST NICE GUY IN BRISBANE} EmptyLun 28 Nov 2022 - 12:18





THE LAST NICE GUY IN BRISBANE
J’ai hésité alors que j’étais toujours dans la voiture, caché derrière mon volant, à détailler la jeune femme qui occupe mes mornes après-midis. J’ai observé sa démarche rendue scalène par le poids des vêtements qui pendent au bout de son bras maître. J’ai analysé sa tenue, songeant que son élégance paraît si naturelle que n’importe quelle femme, à côté d’elle, ressemble à une baroudeuse, à commencer par Sam, en terminant par River. River et son teint de porcelaine. River et sa jeunesse, celle qui me narguerait si, d’aventures, je nourrissais un quelconque remord à l’avoir ravie au sortir de l’adolescence. J’ai quitté mon abri de métal à l’instant même où ces deux femmes se sont invitées dans ma tête et, une fois le pied posé sur le tarmac, j’ai cheminé dans sa direction avec la hâte d’un Homme poussé dans le dos par une tempête de détermination. Peut-être à tort puisque la héler n’aura pas été le plus compliqué. Assurément résolu à ignorer les banalités d’usage j’ai rompu la quiétude de Logan City en lançant au hasard une affirmation - je vous reconnais -, suivie d’une déclaration quasi-pendable - je ne suis pas seulement fan, vous ensoleillez mon quotidien jusqu’à l’obsession - et d’un compliment, sincère, plus authentique que je ne peux l’être sur l’instant. Cette rencontre n’a rien de fortuit. Seul mon courage est surprenant : il est soudain. Or, mon geste d’aujourd’hui est l’objet d’une traque que je qualifie d'inoffensive, mais que les autorités condamneraient. Qu’à cela ne tienne, elle lève mes doutes, Kelly. Elle balaie la poussière devant ma porte : elle est flattée, elle sourit, “me sourit”, et je suis aux anges désormais. Je marche dix centimètres au-dessus du sol alors que mes traits se fendent d’une grimace identique. A-t-elle seulement conscience que sur l’heure, je nourris l’illusion d’être un privilégié ? Serait-il bon qu’elle le devine ? Mon instinct s’affecte. Il hurle : mauvaise idée. En outre, il me conseille de cesser de jouer avec mes doigts comme un gosse pris en faute. Il me chuchote de contrôler cette manie de les portes à ma bouche pour les ronger à défaut d’être autorisé par mon intuition à les lacer les uns aux autres. Il me commande de ne plus danser d’un pied sur l’autre. Me défaire de ma nervosité. Jouer les mecs cools. M’habiller de ces apparats grâce auxquels je compense d’être né laid avec un bagou qui ne transparaît pas. Pourtant, j’essaie avec l’espoir d’invoquer mes qualités. Je vais jusqu’à jouer la carte de la sincérité : j’admets, les joues rougissantes et le tambour dans ma poitrine battant la mesure d’une marche turque selon Mozart. « J’en vois plus d’une.» ai-je confessé en sondant le décor de ce quartier citadin au silence assourdissant. «Il n’y a personne d’autres que vous et moi. Et… vous pourriez vous méfier.» Est-il normal qu’elle ait l’air si serein ? L’est-elle, tranquille et simplement flattée ? « Mais, je pense ce que j’ai dit. Ce n’était pas de la flatterie.» ai-je ponctué, signant une note pour moi-même : à l’avenir, coudre le discours d’un fil plus solide ou le tisser avec la précision d’une dentelière. Je me sentirais moins lourdaud de souligner les anomalies de cette rencontre. Trop tard, à présent. Il me reste à m’accrocher aux branches et de progresser en dévoilant toute la bienveillance recelée au fond de mes tripes. «Et votre attachée presse est quelqu’un de bien, gardez-là.» Le pourrais-je que je renchérirais d’un “je l’ai appris à mes dépens” étant donné qu’elle m’a jeté tel un malpropre entre deux villes sur l’itinéraire de la tournée promotionnelle de son artiste. Au lieu de ça, j’élargis mon sourire et j’opère une manoeuvre de diversion. «Même si ce n’est pas très loin, je peux peut-être vous aider à porter ça sur le reste du chemin.» Je m’absous du grotesque de me présenter en parfait bodyguard. Trop point n’en faut, d’autant que cette beauté, au parfum entêtant, n’est pas farouche. Elle l’entretient, cette conversation. Elle ne me toise pas d’un regard curieux tandis que les miens lui renverraient l’expression des nigauds. «Joshua.» ai-je rétorqué en tendant la main vers ses paquets. Quel option choisira-t-elle ? Marcher sur un bout de chemin avec moi ou me saluer en usant de mon prénom, unique moteur de sa curiosité. « Mais, on m’appelle Josh, en général. Je vous demanderais bien quel est le vôtre, mais je n’ai pas menti. Je suis un fervent spectateur et récemment follower, grâce à ma fille.» S’inquiètera-t-elle de son âge, être père me rendra-t-il plus sympathique ou moins incongru, ai-je songé en la sondant d’une oeillade digne de ce qu’elle m’inspire : de la douceur, de la constance et de la vertu. Le tout, à présent, teinté de la couleur de l’intérêt. Ce n’est qu’une goutte d’aquarelle dans de l’eau, mais je jurerais que le liquide n’est plus immaculé. En naît dès lors en moi un étrange pressentiment ou, pour être exact, une certitude : lorsque Kelly ouvrira la bouche, quand nous aurons cessé de nous contempler en chien de faïence - autrement dit, quand je serai plus proche de la sérénité - tombera la question qui résonnera en moi comme le glas : il n’en découlera qu’un mensonge et ça me désole. J’en suis d’autant plus attristé que, si l’interrogation n’est pas : “que faites-vous dans la vie ?” - à titre d’exemple - elle est bien pis. Que rétorquer lorsque notre interlocuteur nous épie, nous scrute avec plus d’insistance et s’interroge à propos du “familier”. Nous nous sommes déjà croisés, elle et moi. Cela étant, je n’aurais pas misé sur ce qu’elle s’en souvenait et, quoique ça soit mon tour d’être flatté, je reste pantois. Qu’avancer ? Que prétendre ? Que je suis de ses types aux traits universels ? Avec un bec de lièvre, c’est peu crédible. A nouveau, j’avance d’un pas et je recule en quête d’une illumination. Sans doute suis-je béni par Dieu : je suis enveloppé d’un éclair de génie. Certes, il est faiblard, mais tout indique qu’il fonctionnera : il est le seul qui me vient. «Je suis livreur UPS. C’est ma tournée. » Mal rompu à l’exercice du mensonge, j’ai manqué d’ajouter : je connais bien les lieux, j’étais dans le coin pour rendre un service à un ami qui aurait oublié son chargeur de GSM chez un pote quelconque. Sauf que je n’en ai pas dans le coin. J’ai dès lors opté pour un silence à propos, bien que de courte durée, pour me plier à un vieux cliché stéréotypé : j’ai répondu par une question.. « On devrait avancer. Il commence à se faire tard. Je suppose que vous avez du travail demain, genre beaucoup et que ce n’est jamais très routinier. Comment vous faites pour garder toujours la même énergie ? » Celle qui, d’après moi, s’éteint jour après jour…  un fait que je me vante d’avoir remarqué quand d’autres l’ignorent, un fait qui à mes yeux me transfigure en élu…et j’exulte…







Darkness is your candle.
Et j'ai ramassé les bouts de verre. J'ai recollé tous les morceaux, tout était clair comme de l'eau. Contre le passé y a rien à faire; il faudrait changer les héros dans un monde où le plus beau reste à faire.


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