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 Conscience begs for time

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AuteurMessage
Connor Myers
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ÂGE : 35 ans, le 10 mars 1987
STATUT : récemment couplé et certainement bientôt fiancé ;
MÉTIER : CEO de Myers prospecting, l'entreprise familiale, depuis quelques mois. Il est arrivé à sa tête suite à la défection de son père, pour couvrir un scandale ;
LOGEMENT : Spring Hill, 224 edward street - un grand appartement luxueux, spacieux, lumineux et surtout impersonnel ;
Conscience begs for time 4deb581e64e577d7ff2c6f37d89d27b7a1a82fd5
POSTS : 269 POINTS : 645

TW IN RP : Névroses, Pathologies mentales
GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
RPs EN COURS : Conscience begs for time 8a33c6ecf943436891a915ef4f0c6d5fb36ee976
Claire ∆ And I try to fall for her touch, but I'm thinking of the way it was ; Said I'm fine and said I moved on. I'm only here passing time in her arms, hoping I'll find a glimpse of us ; Claire#2

Caelan#1 - Phoebe#2
Savannah#1 - Carmine#1 Channing#1
RPs EN ATTENTE : Greta#1
RPs TERMINÉS : Phoebe#1
Claire#1
AVATAR : Liam Hemsworth
CRÉDITS : @lilypops
DC : Non
PSEUDO : Zouni
Femme (elle)
INSCRIT LE : 04/09/2022
https://www.30yearsstillyoung.com/t46072-todo-pasa-connor-myers https://www.30yearsstillyoung.com/t46142-connor-if-you-are-going-through-hell-keep-going https://www.30yearsstillyoung.com/t46213-connor-myers#2346317

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Message(#) Sujet: Conscience begs for time Conscience begs for time EmptyMer 12 Oct 2022 - 17:35




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Conscience begs for time, 'Cause you can't fight the clock ticking inside
feat Claire Henderson
Sept jours. Sept jours s’étaient écoulés depuis sa dernière entrevue avec Claire et il se trouvait là, les fesses vissées par terre à regarder un mur blanc fixement. Dire que cette réunion l’avait troublé serait un euphémisme.
Tous son système de valeurs, de certitudes, tout ce qui l’avait fait tenir depuis quelques années, venait de définitivement voler en éclats. Il avait tenté tant bien que mal, à coups de déni, de compromis, de vernis, de tenir toutes les pièces du puzzle en place. Parce qu’il pensait qu’il n’avait pas le choix. Que c’était lui l’homme de la situation, celui qui tiendrait sa famille à bout de bras. Peut-être même qu’on le remercierait un jour pour tous les sacrifices qu’il avait fait. Quelle idiotie. Quelle arrogance !
Deux jours. C’est le temps que Connor resta reclus dans son appartement. Il prévint tous ses collaborateurs qu’il était souffrant et se barricada chez lui. Le premier jour lui permis de se remettre de l’infâme gueule de bois provoqué par ses excès de la veille chez Channing. Le second lui servit à végéter, simplement. Ne rien faire, juste réfléchir. Prendre acte de ce que tout ceci impliquait et surtout de ce que cela avait provoqué chez lui. Puis surtout ressasser, sans cesse, tous les mots qui avaient pu sortir de la bouche de Claire. La colère était sourde. Elle grondait même, de plus en plus fort. Le terrain - ces dernières années de frustration- était propice à une explosion. Il pensait réussir à l’ignorer et à la contenir encore quelques temps. Il devait garder toute sa raison pour ne pas faire d’erreurs. Il devait juste découvrir ce qu’on lui cachait, se disait-il. Mais pour être tout à fait honnête, c’était le désir de revanche qui commençait à lentement le consumer. Il n’envisageait plus ce qui pourrait advenir après.
Le jour suivant il se décida tant bien que mal à reprendre le costume et à sortir de chez lui pour retourner dans ses bureaux. Il put croiser James, qui l’avait harcelé les jours précédents, étant même allé jusqu’à toquer à sa porte. Connor avait déjà compris, et James le lui confirma. La personne qui l’avait berné et manipulé, ce n’était pas son adjoint malgré ses méthodes peu éthiques, c’était bien son père. Il avait juste besoin d’ouvrir les yeux sur ce qui se déroulait juste devant son nez depuis tant d’années. C’était peut-être l’électrochoc dont il avait besoin. Une prise de conscience nécessaire s’il ne voulait pas continuer à sombrer dans cette spirale dans laquelle il n’était pas acteur. Connor voulait désormais avoir le choix.
Puis il passa deux jours à se questionner. Parce qu’il avait besoin de comprendre. Il eut beau regarder par tous les canaux possible et accessibles à son niveau, Connor ne trouvait pas de liens entre les noms dans ce dossier et son père, ou même ses directeurs. Il y en avait pourtant forcément un. James partageait son avis. Il n’aurait jamais constitué un tel dossier, fait suivre sa fiancée puis caché toutes les preuves si ça ne le concernait pas. Il leur manquait juste la clé, le lien, qui leur permettrait de relier toutes les pièces du puzzle. Connor eut pourtant beaucoup de mal à se résoudre à solliciter l’aide à Claire. Il ne pouvait décemment pas lui demander de s’impliquer alors qu’il avait gardé le silence tout ce temps.  Puis il y eu cette note sur son bureau.
Alors, il passa les deux jours suivants à chercher comment contacter Claire.

Tout ceci mena à cette situation, lui, assis par terre non loin de la porte d’entrée de l’avocate, à attendre son retour en fixant le mur. Cela faisait peut-être une demi-heure qu’il s’était résigné à s’asseoir. C’était le seul moyen qu’il avait trouvé pour augmenter les chances qu’elle ne se dérobe pas. Il n’avait pas été facile d’obtenir sa nouvelle adresse. Il ne pouvait pas se renseigner auprès de Greta au risque qu’elle l’envoi sur les roses et en informe Claire. Non, sa seule solution était d’utiliser son statut, une fois de plus. Il missionna un de ses employés pour se renseigner auprès du cabinet Sherman et Mancini. Il ne pourrait pas dire comment, ni avec quels moyens, mais celui-ci parvint à lui délivrer le saint graal.
Maintenant qu’il était ici, l’anxiété commençait doucement à l’éroder. Il avait tout le loisir de ruminer. L’image de Claire devant les portes de cet ascenseur. Son regard perdu, sa colère disparue de ses traits l’espace d’un instant, pour laisser entrevoir son trouble qu’elle avait si bien caché. Il s’était sentit absolument démuni et avait été incapable de répondre quoi que ce soit avant que les portes ne se ferme sur son visage lui faisant face. Comment aurait-il pu répondre quelque chose ? Il y avait tant de choses à dire et qu’il avait ardemment caché. Tant et si bien que tout ceci s’était enraciné et qu’il se trouvait empêtré dans ses propres non-dits.
Il tenta de se répéter mentalement ce qu’il allait pouvoir lui dire en la voyant. Bonjour serait un bon début. Peut-être « excuses-moi de te déranger » ? Non c’était parfaitement idiot. Il en était désolé c’est vrai, mais le mot déranger était certainement mal choisi. Il ne savait plus comment il allait pouvoir amener les choses, tout s’emmêlait. Cela faisait peut-être une heure qu’il était ici et pourtant, les mots et tournures s’étaient toutes envolées.
Il n’avait pas même conscience de son apparence et n’y avait pas réfléchi avant de venir. Il ne s’était pas occupé de sa barbe depuis une semaine et des cernes encore plus importants que d’ordinaire lui cerclaient les yeux. Connor avait l’impression d’être dans un tunnel depuis sept jours. Il n’avait plus qu’une idée en tête, complètement obsédé par celle-ci : il devait savoir ce qu’on lui cachait, à commencer par ce dossier sur Claire. Il en avait perdu l’envie de dormir, de manger ou de simplement se détendre. Sa seule source d’énergie était devenue peu à peu cette obsession et cette rancune grandissante. C’était peut-être le coup de trop, après des mois d’acharnement pour garder le bateau à flots.
« BAM » Il sursauta en entendant une porte claquer. Il se releva rapidement, comme il put, et releva le regard vers l’origine du bruit. Ses bras étaient ballants, le long de son corps, et les sons semblèrent se coincer dans sa gorge et sa tête se vider. Un simple « Claire... » réussi à passer la barrière de ses lèvres. Et maintenant quoi ? Il fallait qu’il bouge, qu’il réagisse, elle n’allait pas l’attendre.

- J’ai besoin de te parler, t’en vas pas s’il te plait.

En réalité il avait besoin de bien plus que de lui parler. Il n’était pas préparé, peu sûr de lui, et tout ceci ne lui ressemblait pas. Il devrait faire preuve de beaucoup de persuasion et ne savait même plus ce qu’il allait lui dire ni comment. C’est devant cette constatation affligeante qu’il se sentit soudain bien misérable.  

@Claire Henderson Conscience begs for time 1336066658


Your memory is a monster; you forget—it doesn’t. It simply files things away. It keeps things for you, or hides things from you—and summons them to your recall with a will of its own. You think you have a memory; but it has you!
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Claire Henderson
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ÂGE : 36 ans (23.05.86).
STATUT : célibataire pour le meilleur & pour le pire. L'amour est une douce utopie sur laquelle elle a tiré un trait tout simplement.
MÉTIER : avocate pénaliste au cabinet Sherman & Mancini.
LOGEMENT : un appartement à Springhill - #155 Edward Street
Conscience begs for time GAsBwc50_o
POSTS : 185 POINTS : 245

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Elle est née à Melbourne + C'est l'ainée de la fratrie Henderson + Elle n'est pas peu fière de sa réussite professionnelle, elle qui a pourtant grandi très modestement + En 2020, Connor Myers a rompu leurs fiançailles quelques semaines avant le mariage + Fumeuse occasionnelle, elle ne l'assume pas du tout. + Sportive & film-addict.
CODE COULEUR : #660000
RPs EN COURS :
Conscience begs for time QiDeI1gK_o
connor - it's not a silly little moment. it's not the storm before the calm. this is the deep and dying breath of this love that we've be working on.

RPs TERMINÉS : Connor #1
AVATAR : Gugu Mbatha-Raw
CRÉDITS : murdock (avatar).
DC : Aucun.
PSEUDO : quiet riot.
Femme (elle)
INSCRIT LE : 21/08/2022
https://www.30yearsstillyoung.com/t45843-underneath-that-pretty-face-is-something-complicated https://www.30yearsstillyoung.com/t45867-claire-tout-simplement

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Message(#) Sujet: Re: Conscience begs for time Conscience begs for time EmptyJeu 13 Oct 2022 - 20:53





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CONSCIENCE BEGS FOR TIME, 'CAUSE YOU CAN'T FIGHT THE CLOCK TICKING INSIDE.
with Connor Myers

20h45. Claire étouffe.  Elle suffoque, dans ce bar bondé, terne, où l’air circule à peine convenablement. Claire ne devrait pas être là. De toute façon, elle n'est pas faite pour ce genre de soirée, encore moins ce genre de rencard arrangé de toute pièce par ses amis. Elle avait dit oui pour qu’enfin ils la laissent tranquille. À présent, elle le regrette. Elle regrette le rouge pourpre sur ses lèvres annonçant un enthousiasme qui pourtant peine à se voir sur son visage. Elle a pourtant essayé. Mais dernièrement, Claire ne trouve plus plaisir à faire de nouvelles rencontres masculine. Surtout lorsqu’elle sait d’avance qu’ils en attendent plus qu’elle ne pourra jamais leur offrir. Ses sourires. Sa présence. Tout son être. Une relation, vraie. Ce serait beaucoup trop lui en demander. Claire n’a pas connu de réelle relation depuis deux ans. Depuis l’échec de ses fiançailles. Elle en a eu des histoires sans lendemain, mais sans plus. Parce que malgré le temps passé, l’envie n’y est plus réellement. L’envie de construire quelque chose avec quelqu’un. De recommencer à zéro. D’accorder toute sa confiance au risque de se trouver à nouveau dupé. Claire n’en a point, d’envie, d’énergie. Et elle n’est pas plus sûre d’en être même capable.

Je dois rentrer, j’ai oublié de nourrir mon chien. Je suis désolée… Tu me ramènes? Qu’elle annonce à l’homme en face d’elle, à peine désolée. Elle vient de rompre le cours de la soirée. Elle a tout de même tenu une heure.
Claire, à peine dans l'habitacle, elle allume la radio sans demander la permission. Pour meubler les silences, tenir les conversations à distance. Trajet interminable, trop lent à son goût. Elle se dit alors qu’elle aurait du prendre sa voiture. Lorsqu'ils s'arrêtent enfin devant la bâtisse à 3 étages, elle s'extirpe de la voiture. Elle se baisse devant la vitre. « Thanks  for the ride. Cetait sympa. Bonne nuit » Pas de à bientôt ou d'invitation pour un dernier verre afin de ponctuer son message. Ce serait mal venu. D'une hypocrisie extrême. Claire se dirige vers la porte. Elle gravit les quelques marches, ses doigts courants sur la rampe  avant de se retourner pour lui adresser un dernier sourire désolé. Ca fera l'affaire, qu'elle pense.

Elle entre dans l’immeuble où le calme ambiant l’apaise rapidement. Elle lance un simple bonsoir au concierge quelle croise avant de continuer au fond du couloir. Elle tourne à droite tout en cherchant vigoureusement ses clés au fond de son sac exigu, ses talons claquant sur le carrelage. Elle trouve d’abord son paquet de cigarette menthole. Elle en sort fébrilement une qu’elle passe derrière son oreille prête à l’emploi une fois qu’elle entrerait enfin chez elle. Une mauvaise habitude qu’elle prend bien soin de garder rien que pour elle, ne cherchant pas à entacher d’avance son image de femme - presque - parfaite. La main toujours dans son sac, Claire lève la tête distraitement alors qu’elle arrive presque devant sa porte. Elle s’arrête net. Et elle sursaute presque, lorsqu’elle aperçoit une silhouette par terre, là à quelques mètres d’elle. Le contenu de son sac vient de se déverser par terre dans un long bruit. Ses clés font leur apparition. Les mains devant la bouche, Claire a du mal à cacher sa surprise . « Mais que… » Elle ne termine pas sa phrase. L’avocate n’a pas fini d’être surprise. Il lui faut quelques secondes pour reconnaître la personne en face d’elle lorsque celui-ci se lève enfin. Est ce réellement lui? Encore, que pense Claire, étonnée. Mais que fait-il donc ici ? Chez elle. Devant sa porte. Elle sait qu’elle ne rêve pas lorsqu’il entend sa voix, et son prénom à elle. Claire aimerait croire en une simple coïncidence, mais la belle n’est pas à ce point crédule. Ça en ferait beaucoup de coïncidences. En deux ans, elle n’a pas une seule fois croisé le chemin de son ex. A présent cela fait deux fois en une semaine. Connor, que cherches tu donc? Comme s’il parvenait à lire dans ses pensées, il luit annonce qu’il a besoin de lui parler. Et où pense-t-il donc qu’elle puisse bien aller? Rebrousser chemin? Partir loin de chez elle? Rappeler son rencard? Connor a bien penser sa stratégie en venant ici. Claire ferme les yeux un instant en secouant imperceptiblement la tête. « Connor, peu importe… tu ne devrais pas être ici. » Et peu importe ce dont-il s'agira, ce n'est d'avance pas une bonne idée. L'écho de la conversation précédente n'est encore que trop présent. James. Le dossier de Logan Myers. Leur face à face devant l’ascenseur. Claire ne veut pas y penser à cet instant et encore moins en parler. Elle ne lui laisse d’ailleurs pas le temps de répondre. « Tout a été dit dans la réunion, il n’y a rien de plus. Et comment as-tu obtenu mon adresse? … M’enfin peu importe. » Claire se pose dix milles questions à cet instant. Et elle l'observe. Du regard, elle parcoure ses traits qu'elle connaît par coeur. Il n'a pas changé. Toujours cette même fatigue sur ce visage, mais cette fois-ci avec la barbe mal rasée. Ça ne lui ressemble pourtant pas. Et Claire devine à ses cernes, qu’il a du peut-être encore passé les dernières 24h au bureau. Auparavant elle s’en serait inquiétée. Mais ce n’est plus le cas à présent. Connor n’est plus son affaire.

Finalement l’avocate se baisse et ramasse ses affaires avec une rapidité qui la surprend elle-même. Entre elle et son appartement se tient Connor. D’un pas décidé, elle passe devant lui sans un mot, sans un regard. Elle tourne la clé dans la serrure, prête à prendre refuge dans son appartement. Prête à fuir Connor et cette confrontation de plus. Mais Claire le sait, un problème reste un problème tant qu’il n’aura pas trouvé de solution. Tant qu’elle n’aura pas fait face. Et comme toujours, Claire est tiraillée entre ce qu’elle devrait faire et ce qu’elle voudrait réellement. Ce qu’elle devrait faire, c’est entrer chez elle et refermer la porte derrière elle. Tourner le dos à Connor. Tirer une fois pour toute un trait sur cet engrenage incessant. Lui. Elle. Encore et encore. Rien de bon n’en est sorti jusqu’ici. Il n’y a pas de raison que cela change aujourd’hui. Il lui a causé une douleur telle, qu’elle ne devrait prendre le risque que ses plaies soient à nouveau ouvertes. Mais en même temps, Claire voudrait des réponses. Des réponses à ces questions qu’elle s’est posée pendant tout ce temps. Elle se retourne finalement pour le regarder. Et enfin, Claire sort de son mutisme. Aurait-elle peut-être dû y rester.  « Ce n’est pas juste… Tu n’as pas à réapparaître de la sorte après tout ce temps, après tout ce qui s’est passé. Que peux tu donc bien avoir à me dire? » A mesure qu’elle parle, les images, les fourbes, embrouillent son esprit. Des images d’elle, de lui. Avant, lorsque tout allait encore bien. Lorsque tout semblait les destiner à un avenir ensemble. Heureux. Arrête, Claire. Sois forte. Ne t’emporte pas. Claire déglutit difficilement, faisant passer ces mauvaises pilules que sont les images du passé. Ressaisis-toi. Alors elle le soutient du regard quand celui-ci la regarde. « Dis moi seulement, pourquoi je devrais t’écouter? Pourquoi ne devrais-je pas seulement entrer et oublier tout ceci. » Les mains toujours dans le dos, sur la poignée, elle est prête. Prête à fuir s’il le faut et à ne pas regarder en arrière. Mais pour l’instant elle est là. Cherchant une réponse, peut être une raison, d’attendre un peu plus longtemps. De l’écouter. Et au fond, elle espère qu’il y en ait une. Pour qu’enfin à son tour, elle puisse se soulager du lourd poids de la rancoeur qui lui pèse depuis si longtemps.

 

@Connor Myers Conscience begs for time 674657830


    memories
    It's like you're screaming, and no one can hear. You almost feel ashamed that someone could be that important, that without them, you feel like nothing. You feel hopeless like nothing can save you.△ J'étais cool, assis sur un banc, c'était au printemps. Ils cueillent une marguerite, ce sont deux amants. Overdose de douceur, ils jouent comme des enfants. Je t'aime un peu, beaucoup, à la folie, passionnément
    (c)endlesslove
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Connor Myers
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Message(#) Sujet: Re: Conscience begs for time Conscience begs for time EmptyLun 17 Oct 2022 - 17:52



Ils n’auraient jamais dû se revoir. Connor avait bien conscience qu’il ne devrait plus apparaître ainsi devant elle après ce qu’il avait fait. Il s’était persuadé pendant ces deux dernières années qu’il était résigné à tirer un trait sur elle, sur leur histoire et un possible futur. Même après les révélations de la réunion, puis sa discussion avec James, il était resté ferme sur la question : il ne demanderait pas d’aide à Claire. Il ne souhaitait pas la tourmenter, bien au contraire. Mais le sort ne semblait pas du même avis. C’est par la force des choses qu’il se trouva dos au mur et qu’il dû choisir entre tout laisser tomber ou obtenir sa collaboration. C’est parce qu’il avait choisi la deuxième option qu’il se trouvait à présent devant elle. Son propre cœur battait à tout rompre, redoutant déjà sa réaction. Beaucoup trop de choses dépendait de son intervention, et il détestait cela.
Par conséquent il avait essayé d’étudier sa venue. Connor ne laissait généralement rien au hasard quand il s’agissait d’obtenir ce qu’il voulait. Il connaissait très bien son principal défaut, qu’il trainait avec lui depuis gamin : son impulsivité. Pour contrebalancer au mieux ce trait de caractère, il avait appris à baliser, anticiper et finalement contrôler beaucoup d’aspects de sa vie et notamment ses interactions. Alors, presque inconsciemment, il avait préparé cette entrevue comme on prépare une présentation compliquée. Le choix de l’endroit avait été réfléchi ainsi. Malheureusement, ce qu’il avait sous-estimé dans tout ça était sa capacité à perdre ses moyens en sa présence.
Le stress avait déjà beaucoup miné son jugement et sa capacité de concentration. Les enjeux lui semblaient trop important, tout comme le malaise qu’il ressentait à l’idée de pouvoir lui demander quelque chose après tout ce qu’il s’était passé. Mais c’était sans compter son apparition devant lui. Tout comme la dernière fois qu’ils s’étaient vus, quelques jours auparavant, son attention fut totalement obnubilée par la silhouette de l’avocate l’espace de quelques secondes.  Malgré la gravité de la conversation à venir, malgré l’inconfort qu’elle affichait, malgré la tension qui s’installait, il ne put s’empêcher de remarquer qu’elle était particulièrement mise en valeur. Ce qui ne manqua pas de l’émouvoir un peu plus. Puis une autre pensée insidieuse fit également son chemin : était-elle avec un homme ? C’était une des raisons possibles à sa mise. Il se flagella intérieurement de penser à une chose pareille maintenant. D’autant plus que ce n’était pas une interrogation sans conséquences, cette impression le mit clairement un peu plus mal à l’aise.
Heureusement pour lui, il n’eut pas le loisir de creuser cette question, Claire avait déjà repris sa contenance pour lui signifier ce qu’il savait déjà : elle ne souhaitait pas le voir, et encore moins discuter avec lui, qu’importe le sujet. Elle lui laissa pourtant une petite chance. «Et comment as-tu obtenu mon adresse? … M’enfin peu importe.» Aussi petite soit cette ouverture, Connor compris instinctivement qu’il devait la saisir. Ceci pouvait paraître anodin, d’autant plus que l’explication ne risquait bien entendu pas de lui plaire. Mais il s’agissait tout de même d’une question, et donc d’une possibilité pour Connor de lui répondre. Alors malgré ce « peu importe », malgré l’inconvenance de sa réponse, il rétorqua rapidement :

- J’ai demandé à quelqu’un de mon équipe de la chercher auprès de ton cabinet.

C’était une manière détournée de lui démontrer sa bonne foi. C’était une pente glissante. Au fond il y avait encore beaucoup de choses qu’il n’était pas prêt à lui dire. Mais il n’avait qu’une seule aspiration à cet instant : la convaincre de coopérer.  
Il haussa les sourcils en la voyant se baisser pour ramasser le contenu de son sac et se rapprocha d’elle instinctivement pour l’aider. Il n’eut cependant pas même le temps de se baisser qu’elle s’était déjà débrouillée seule. Il se mordit la joue et se contenta de la suivre du regard tandis qu’elle le dépassait pour se diriger vers sa porte. Le silence le rongea. Il sentait l’étau se refermer lentement sur sa gorge et la voyait déjà ouvrir la porte de son appartement pour rentrer et ne jamais lui laisser l’occasion de s’exprimer. Il ne pouvait que contempler son dos et la voir mettre fin à sa tentative. Il avait envisagé cette issue en venant ici, même plusieurs fois, mais elle n’en était pas pour autant plus agréable à vivre.

Quelle ne fut pas sa surprise alors quand, contre toute attente, il l’entendit finalement lui répondre :
« Ce n’est pas juste… Tu n’as pas à réapparaître de la sorte après tout ce temps, après tout ce qui s’est passé. Que peux tu donc bien avoir à me dire? »
Que pouvait-il répondre à ça ? Non en effet, ce n’était pas juste. Et en mettant en exergue l’égoïsme de sa démarche, ça ne la rendait que plus inavouable. Il continua simplement de la regarder, démunis.
Dis moi seulement, pourquoi je devrais t’écouter? Pourquoi ne devrais-je pas seulement entrer et oublier tout ceci.
Il laissa un léger silence s’installer, essayant de réfléchir rapidement à ce qu’il pouvait lui dire. L’espoir revenait malgré tout. C’était sa chance, la première vraie porte qu’elle lui ouvrait. Connor ne devait pas la rater. Claire était impressionnante à sa manière, et peut-être ne le faisait-elle pas consciemment, mais il sentit qu’il n’avait pas le droit à l’erreur. Sa bouche ne voulait cependant pas former de mots et sa gorge retenait tous les sons de sortir. Savoir qu’il n’aurait pas de seconde chance ne faisait qu’ajouter de la pression sur le choix de sa prose. C’est finalement presque machinalement, appréhendant qu’elle ne lui tourne à nouveau le dos s’il ne lui répondait pas rapidement, qu’il dit :

- Je pense que…tu pourrais toi aussi avoir intérêt à découvrir pourquoi on t’a espionné. Pour éviter qu’on essaye de te manipuler.

En réalité, il s’agissait surtout de ses craintes à lui mais il ne pouvait décemment pas lui expliquer tous les tenants et aboutissants sur le pas de sa porte.  Peut-être était-il en train de devenir parano… peut-être était-ce aussi la fatigue et le stress qui le faisait se méfier autant. Après tout, il n’arrivait pas à comprendre comment certaines informations le concernant arrivaient toujours aux mauvaises personnes. Lui-même, finalement, arrivait à en obtenir par des moyens détournés. Tout lui semblait désormais possible.  
Il se rendit cependant bien compte qu’il lui en demandait peut-être beaucoup, en lui donnant peu et en si peu de temps. Il fit un pas en sa direction, se rapprochant un peu plus d’elle, tout en gardant son regard fixé dans le sien :

- Je sais que ça peut paraître flou et que tu ne me dois rien, Claire, mais…

Mais quoi ? Mais il avait besoin d’elle ? Certainement le pire argument qu’il pouvait lui opposer dans cette situation.

- Si tu me laisses entrer quelques minutes je pourrais t’expliquer.

Il aurait aimé qu’elle comprenne tout d’un simple regard et celui qu’il lui jetait contenait tout ce qu’il était incapable de lui dire.


@Claire Henderson Conscience begs for time 2523491165


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Message(#) Sujet: Re: Conscience begs for time Conscience begs for time EmptyDim 30 Oct 2022 - 16:16





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with Connor Myers

Laisse-moi tranquille une bonne fois pour toutes. Laisse-moi vivre en paix. Laisse-moi faire semblant d’être passer à autre chose. D'être heureuse. Laisse-moi vivre cette vie, celle où tu ne vivrais plus que dans mes souvenirs. Ceux qui, tard le soir, quand je peinerais à trouver le sommeil, scrutant la nuit, viendraient me hanter sans relâche, comme pour me rappeler ce que nous avons raté. Ce à quoi tu as tourné le dos. Laisse-moi seule, Connor, s'il te plaît. Simplement.
Ca lui écorche la gorge. Lui brûle les lèvres. Pauvre Claire. Et plus il la dévisage, plus les mots menacent de franchir la barrière de ses lèvres. Mais elle n’a pas envie de l’affronter, pas ici. Pas maintenant. Rentre chez toi et ferme cette putain de porte Claire. Ferme-la. Et qu’il disparaisse, à jamais, que lui martèle incessamment cette voix dans sa tête. Sa propre voix. En effet cette option serait la plus sage pour tous les deux. Y mettre un terme dès maintenant avant que la situation n’empire… Parce que Claire n’est pas dupe. Parce que s’il y avait pensé un peu plus avant de venir ici, se présenter devant elle, Connor aurait dû savoir que ce n’était pas une bonne idée. Que cet instant seul, ces simples regards, suffisent à réveiller les douleurs passées dans lesquelles Claire n’a point envie de se replonger. Mais Connor est prêt à tout. Même à user de sa position pour trouver l’adresse de l’avocate et s’y rendre sans même y avoir été invité. À croire que certaines choses ne changent pas. L’homme qu’elle connaît n’a jamais accepté un « non » pour réponse. Il force le passage pour atteindre son but sans que rien ne puisse l’en empêcher. L’on aurait pu penser qu’une once d’égard pour Claire l’en aurait peut-être empêché. Une certaine retenue compte tenu de tout ce qui s’est passé entre eux. Connor n’en a que faire… Mais c’est sans savoir à qui il a affaire. Parce que Claire ne saurait garder longtemps pour elle ce qui lui tracasse l’esprit à cet instant. Et Claire veut le lui faire comprendre qu’il n’a pas à être là. Elle veut lui faire comprendre que c’est une démarche déraisonnable. Qu’elle ne tolèrerait pas une prochaine fois. Mais l’avocate a aussi envie de savoir pourquoi il est là. Pourquoi a-t-il pris la peine de venir jusqu’à elle aujourd’hui. « Je pense que…tu pourrais toi aussi avoir intérêt à découvrir pourquoi on t’a espionné. Pour éviter qu’on essaye de te manipuler. » Claire serre un plus son emprise sur la poignée de la porte et fronce un peu les sourcils. Espionné… Peut être qu’il serait temps de partir maintenant. L’idée de savoir que le père de Connor avait un dossier sur elle lui avait suffisamment fait froid dans le dos la première fois. Mais il lui parle maintenant d’espionnage? Claire a tout d’un coup l’impression d’être dans un mauvais film. D’être ce personnage principal dont la fin est incertaine… Pourquoi le patriarche Myers l’aurait il fait espionner? Et Connor, a-t-il réellement des réponses à ses questions comme il semble le faire croire. Ou est-ce simplement une façon d’attirer l’attention de l’avocate. Non. Il avait aussi prononcé ces quelques « toi aussi ». Ce n’est pas uniquement par charité qu’il partage ses informations avec elle ; il en va aussi de son intérêt propre. Cependant Claire ne sait pas encore exactement de quoi il s’agit. Elle serre la mâchoire lorsque Connor se rapproche un peu plus mais soutient son regard sans lâcher. « Je sais que ça peut paraître flou et que tu ne me dois rien, Claire, mais…  Si tu me laisses entrer quelques minutes je pourrais t’expliquer. » Elle le regarde sans ciller, ne sachant quoi répondre. Ça ne paraît pas simplement flou. C’est incompréhensible. Et pourtant il demande à entrer. À s’expliquer. Autrement, il lui demande de lui faire confiance. Mais la mérite-t-il seulement, sa confiance? Et Claire en serait elle-même capable, de lui faire à nouveau conscience. Certainement que non. « T’as raison, je ne te dois rien du tout. Et j’avais vraiment espéré ne pas avoir à revivre ce genre de… situation, avec toi » À devoir se parler plus que nécessaire. À se revoir, être en la présence de l’autre, tout simplement. Parce qu’à cet instant, l’avocate est tiraillée. Sa fierté lui dicte de ne pas l’écouter et lui claquer la porte au nez. Mais là au fond d’elle, elle se dit aussi qu’elle n’a rien à perdre à l’écouter, et à savoir ce que le patriarche Myers détient à son encontre. Par ailleurs, Claire sait d’avance que ce sujet ne sera clos que quand Connor aura obtenu satisfaction. Ce qu'il veut. Il ne part jamais sans demander son reste. Que ce soit maintenant ou encore dans un mois. Claire détourne le regard quelques instants avant de reporter son attention sur son ex. « Cinq minutes » qu’elle dit tout simplement. Rien de plus. Et elle s’en veut aussitôt qu’elle prononce ses quelques mots. Parce qu’elle a l'impression de faire un saut en arrière. De retomber à cette époque où elle était bien trop insouciante. Bien trop influençable. Et à cet instant, Connor l’énerve un peu. Pour lui donner cette impression de n'avoir guère changé. De l'être toujours, cette Claire-là.
Sans dire un mot de plus, elle se retourne et pousse enfin la porte, ouvrant la marche. Elle entend ses pas derrière elle. Sent son regard posé sur elle. Ça la déstabilise un peu plus. Et elle l’imagine aussi, entrain d’examiner l’appartement. De découvrir son salon, sa cuisine, ses affaires. Son espace tout simplement. Un espace qu’elle s’est construite sans lui, car il ne fait plus partie du tableau. Elle dépose son sac sur le canapé, toujours prenant bien soin de ne pas regarder Connor. Elle passe ensuite devant lui sans un mot pour se diriger vers la cuisine. Elle revient ensuite, un verre d'eau à la main. Elle n’a pas réellement soif, mais à besoin de quoi se distraire pendant le temps que prendra cette conversation qu’elle regrette déjà. L'avocate s'installe alors au bout du canapé laissant une distance de sécurité, nécessaire. D’un simple geste de la main, elle invite Connor à s’assoir à son tour, enfin. Claire est mal à l’aise, et cela se voit certainement. Les deux restes silencieux un court instant. Le chef d’entreprise semble attendre qu'elle parle. Et elle ne sait par où commencer. Elle pose son verre sur la table d’appoint et plaque ses mains sur ses jambes. Les croise, pour mieux les délier quelques secondes plus tard. Finalement, Claire est un peu nerveuse. Mais elle essaye de le cacher tant bien que mal. « Je ne m’attendais pas à te voir à cette réunion. Ou même à te revoir tout simplement… C’était un moment particulièrement étrange pour moi, et j’imagine que pour toi aussi » Les mots sortent tout seul, s’échappent. « Je ne vais pas prétendre être à l’aise avec ça » qu’elle dit, faisant référence à eux deux, à cette conversation, à cette situation. « Donc j’espère que ceci n’est pas un jeu pour toi, et que tu n’as pas autre chose en tête… ou même ton père ou James » conclut-elle d’une voix posée. Son regard glisse sur Connor, remonte la courbe de son dos pour venir se poser sur son profil. Elle scrute son visage, tentant d’y déceler la moindre expression. Et elle se demande s’il allait se lever pour partir après ces quelques mots. Il a certainement connu l’avocate plus chaleureuse, mais ce n’est malheureusement pas le moment des sentiments. Et Claire a encore moins l’intention de faire semblant. Feindre que tout va bien. Qu’ils ne sont que de vieux amis reprenant contact après de longs mois. Il n’en est rien. Leur histoire est beaucoup plus compliquée. Beaucoup plus douloureuse. Et le revoir devant elle, ce visage familier. Ces mêmes yeux bleus. Cela rend la tâche encore moins facile. L’avocate le sent, là, tout au fond. Son âme est en peine.  « Je t’écoute » qu’elle dit enfin.



    memories
    It's like you're screaming, and no one can hear. You almost feel ashamed that someone could be that important, that without them, you feel like nothing. You feel hopeless like nothing can save you.△ J'étais cool, assis sur un banc, c'était au printemps. Ils cueillent une marguerite, ce sont deux amants. Overdose de douceur, ils jouent comme des enfants. Je t'aime un peu, beaucoup, à la folie, passionnément
    (c)endlesslove
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Connor Myers
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ÂGE : 35 ans, le 10 mars 1987
STATUT : récemment couplé et certainement bientôt fiancé ;
MÉTIER : CEO de Myers prospecting, l'entreprise familiale, depuis quelques mois. Il est arrivé à sa tête suite à la défection de son père, pour couvrir un scandale ;
LOGEMENT : Spring Hill, 224 edward street - un grand appartement luxueux, spacieux, lumineux et surtout impersonnel ;
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Claire ∆ And I try to fall for her touch, but I'm thinking of the way it was ; Said I'm fine and said I moved on. I'm only here passing time in her arms, hoping I'll find a glimpse of us ; Claire#2

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Message(#) Sujet: Re: Conscience begs for time Conscience begs for time EmptyJeu 3 Nov 2022 - 18:08




« T’as raison, je ne te dois rien du tout. Et j’avais vraiment espéré ne pas avoir à revivre ce genre de… situation, avec toi » Des mots qui touchaient toujours juste. Bien que Connor ne s’attendait pas à une autre réponse, il n’en devait pas moins l’encaisser. Il avait beau comprendre, savoir qu’il allait les entendre et s’y être même préparé, constater empiriquement que leur lien était brisé le chamboulait plus que ça n’aurait dû. C’était peut-être ça qui n’était pas normal. Il n’avait pas oublié. Claire, bien que s’emportant rarement, savait parfaitement manier les mots et leurs tranchants. C’était même le pire, le calme apparent avec lequel elle pouvait dire cela.
Il est vrai que Connor acceptait difficilement que les choses n’aillent pas dans son sens. Un énième attribut lié à son statut de gosse de riche ? Peut-être. On lui a très vite fait comprendre qu’il aurait une position de domination dans la plupart de ces relations sociales, en tant qu’homme, hétérosexuel, blanc et fortuné. Outre même ces constatations, il était important dans son éducation qu’il apprenne à exercer cette prééminence. Il était plutôt rare qu’on lui refuse quoi que ce soit, et ce depuis qu’il était tout jeune. Il était établi qu’il avait le droit de réclamer beaucoup de choses et que le refus n’était bien souvent qu’un obstacle. Passer outre, convaincre, faire pression, utiliser des moyens détournés, persévérer, tout ceci était devenu naturel et faisait parti de sa boite à outils.    Aux yeux des autres, cela pouvait passer pour des qualités, et en fonction du point de vue, on pouvait considérer cela comme de la détermination. Mais ça pouvait également agacer, voir offusquer, et on pouvait alors considérer qu'il s'agissait d’entêtement et parfois aussi peut-être, d'une trop haute estime de ses propres intérêts au détriment de ceux des autres.
Cependant, à plus d’un égard, Connor avait tout de même changé. Tout du moins avait-il l’impression d’avoir changé, au contact de Claire et tout au long de leur relation. Ils avaient eu un lien intime comme il n’en avait eu avec personne d’autre. Et ce qu’il avait vite compris en la fréquentant, c’est que Claire ne se laissait pas imposer les choses facilement. Elle lui avait appris à se résigner, à considérer l’autre, ses besoins et ses désirs, à perdre (souvent) et puis surtout à attendre. Mais ces progrès n’avaient que difficilement dépassé la sphère personnelle. Le rôle qu’on lui attribuait restait toujours le même en dehors de leur bulle et ce qu’on attendait de lui également. Dès lors que cette brèche que Claire avait ouverte avait été colmaté, il n’avait plus bénéficié de cet espace. Chassez le naturel et il revient au galop.
Il n’en retint pas moins son souffle. Depuis le début, c’était l’avocate qui avait les clés de cet échange. Si elle souhaitait le mettre à terre, elle en avait parfaitement les armes. Il en était suspendu à ses lèvres, comprenant – ou espérant- que ceci n’était pas un non définitif. Qu’il y avait peut-être encore une petite chance. Il tentait d’interpréter son silence, ses micro-expressions, pour y déceler une réponse. « Cinq minutes »

Il en ferma les yeux l’espace d’une seconde de soulagement. Il avait envisagé ses chances comme proches du néant en arrivant ici. Si bien qu’il en oublia qu’il comptait improviser pour le reste de cette conversation.
Quand il les rouvrit, il se rendit compte de sa situation. Elle lui ouvrait la porte de son appartement. Et l’espace d’une seconde, il eut l’impression que la porte qu’elle ouvrait était celle de son ancien appartement, celui qu’ils avaient partagé. Une autre brèche se formait. Cet appartement n’existait plus et il allait découvrir l’endroit où elle vivait désormais, sans lui.  Entrer dans une intimité qu’ils ne partageaient plus. Ça non plus, de manière certainement très innocente, il n’avait pas imaginé que ça l’affecterait en venant ici.
Il l’a suivi, anticipant les prochains souvenirs douloureux qui ne manqueraient pas de le submerger. Dès lors qu’il passa le pas de la porte et la referma derrière lui, son regard se posa machinalement tout autour de lui, le cœur serré. Pourquoi est-ce qu’il réagissait ainsi ? Il ne comprenait pas. Pourtant tout lui sautait au visage. Ce meuble à chaussure, ce canapé, cette table de salon… Il n’y avait plus rien d’eux. Il ne reconnaissait absolument rien. Et dans le même temps, cette décoration lui semblait familière, certainement car elle correspondait aux goûts de son ex-fiancée. Goût dont lui-même était dénué, ce qui avait provoqué de grands débats à leur emménagement, et qui lui revinrent ainsi en tête. Claire lui avait donné un chez lui, un endroit où rentrer. Un chez lui qui n’existait plus que dans ses souvenirs désormais. Peut-être cherchait-il des bribes auxquels se raccrocher, en tout cas, à force de chercher il fini par trouver une lampe. C’était tout bête. Une lampe plutôt simple, posé sans prétention sur son meuble d’entrée. Une lampe qu’il visualisait très bien dans leur ancien salon. Et cette constatation provoqua chez lui un sentiment ambivalent. Du soulagement mais aussi de la mélancolie.
Il la remarqua finalement revenir de la cuisine pour passer devant lui et la suivie du regard, ramenant ses mains dans ses poches pour se donner une contenance. Il se sentait comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Il ne savait pas comment se comporter, bien conscient que Claire avait déjà fait un grand pas vers lui en acceptant de l’écouter. Elle pouvait encore changer d’avis à tout moment et il ne souhaitait pas que ce soit par sa faute, pour une parole malencontreuse ou un geste inadapté.
Il la détailla s’installer sur le canapé, ne pouvant s’empêcher de remarquer une nouvelle fois la manière dont elle s’était habillée et apprêtée ce soir-là. Elle était séduisante. Le moment était parfaitement inapproprié pour se faire cette réflexion une fois encore. Malheureusement, plus il se blâmait pour cela, plus son esprit se faisait un malin plaisir de le lui rappeler. Il hocha la tête quand elle lui indiqua de s’asseoir et s’exécuta. N’osant pas se tourner vers elle, il se contenta de regarder dans le vide devant lui, les coudes sur ses cuisses et les mains jointes entre ses genoux. Il avait encore du mal à se rendre compte qu’elle était bien là, à seulement une longueur de bras.  
Son regard se tourna machinalement vers le bas quand elle brisa finalement le silence :  «Je ne m’attendais pas à te voir à cette réunion. Ou même à te revoir tout simplement… C’était un moment particulièrement étrange pour moi, et j’imagine que pour toi aussi » Etrange ne voulait pas dire particulièrement désagréable. Il fut reconnaissant du choix de ses mots. « Je ne vais pas prétendre être à l’aise avec ça. Donc j’espère que ceci n’est pas un jeu pour toi, et que tu n’as pas autre chose en tête… ou même ton père ou James ». Ses sourcils se froncèrent automatiquement. D’incompréhension, de trouble… L’espace d’un instant, il ne comprit pas comment elle pouvait envisager qu’il puisse se jouer d’elle. Connor avait ses défauts, mais il ne lui semblait pas que le sadisme était au rang de ceux-ci. Claire aurait dû le savoir. C’est ainsi qu’il put se rendre compte de l’ampleur du fossé qui s’était creusé en deux ans. En la quittant sans un mot. Aucun retour en arrière n’était possible. La gorge serrée, il tourna la tête vers elle quand elle lui indiqua qu’elle l’écoutait, la regardant dans les yeux. Certainement à la recherche d’une confirmation de son constat, ou pour créer un pont.

- Ce n’est pas un jeu, Claire, je peux te l’assurer… ça ne l’a jamais été.

Son regard se porta sur l’espace entre eux et la distance qui les séparait. Il se mordit la joue et se décida à parler, en gardant en tête qu’elle pourrait ne pas croire ce qu’il allait lui dire. Ce qu’il n’avait pas imaginé en arrivant ici.

- Pour te donner un peu de contexte, on a appris l’année dernière qu’un dossier était en train d’être monté sur une affaire de corruption dont mon père serait coupable- il se reprit-… dont il est coupable. Tu sais qu’on l’a toujours soupçonné de magouiller mais il ne m’avait jamais mis au courant de ses affaires. J’ai toujours pensé que c’était rien de très grave. On a étouffé le scandale pour protéger la boite et j’ai juste repris la direction. Mais..

Il hésita à reprendre la suite, levant les yeux vers elle. Si elle ne lui faisait plus confiance, est-ce que lui le pouvait ? C’était idiot de se poser la question maintenant. Il n’avait pas le choix que de prendre ce risque. Au fond, il n’arrivait pas à envisager que Claire puisse chercher à lui nuire.

- Il y a quelques semaines, j’ai découvert des documents qu’il avait classé. C’était clairement une histoire de blanchiment de fraude fiscale. J’ai essayé de dérouler le fil, et j’ai l’impression d’en découvrir un peu plus à chaque fois. Mon père veut pas en entendre parler et certains de mes directeurs, proche de mon père, font tout pour me mettre des bâtons dans les roues. Je sais que tu te demandes en quoi ça te concerne, et j’y arrive..  

Le contexte était posé. Il savait parfaitement que tout ce qu’il venait de lui dire pourrait en soi être retenu contre lui. Il avait totalement participé à tout ça, depuis le début. Sans se rendre compte de ce qu’il faisait, il avait signé des papiers, laissé des traces écrites. Il pensait bêtement qu’il participait à l’effort, qu’il s’agissait de son devoir. Sans se rendre compte qu’il se donnait en pâture.

- La liste de fichiers que t’a montré James font typiquement parti de dossiers que gardait mon père quand il surveillait des personnes qui pouvait lui nuire. Il m’en a jamais parlé directement mais j’ai pu voir comment il fonctionnait quand on a géré le scandale l’année dernière. Je sais pas pourquoi c’est ton cas. Les deux hommes que t’as défendu n’ont pas l’air d’avoir de liens direct avec mon père. De ce que je comprends c’était des affaires de détournement de fond et de fraude fiscale encore. Et tu as gagné, à chaque fois. J’ai accès à rien d’autre à mon niveau. Mais.. on m’a bien fait comprendre avant-hier qu’ils continuaient à te surveiller.

Une manière de lui dire clairement que dans ce contexte, ce n’était pas Connor qui avait les commandes. A l’appui, il chercha dans la poche intérieure de sa veste pour lui tendre la photo qu’on lui avait déposé sur son bureau quelques jours auparavant. Celle-ci représentait Claire sortant du bâtiment dans lequel s’était tenu la réunion, avec les vêtements de ce jour-là. Il virait peut-être parano… mais il n’arrivait pas à croire que le message derrière cette photo était autre chose qu’un avertissement. Une manière de lui faire peur ? Ce qui eut pour effet n’ont pas de le convaincre d’arrêter de creuser dans les affaires sordides de l’ancienne direction mais bien au contraire, de persévérer. Il n’envisageait pas qu’on puisse encore maintenant utiliser sa relation avec Claire, ou plutôt son ancienne relation, contre lui.
Il remonta son regard vers le sien, tentant de percer ce qui pouvait passer par la tête de l’avocate. Il ne savait toujours pas s’il avait fait le bon choix en venant jusqu’ici. Il regarda sa montre rapidement et se permit d’ajouter.

- Je pense que j’ai dépassé les 5 minutes. Je peux répondre à tes questions si t’en as. Je peux m'en aller aussi, si tu préfères.  

Il voulait rester. Il ne savait d’ailleurs même pas réellement pourquoi il tenait tant à prolonger leur échange. Il redoutait sa réaction. Pourtant, tout comme quand il l’avait revu dans cette salle de réunion, il se prenait à désirer rester aussi longtemps que possible, avant de devoir de nouveau fermer le rideau. Comme un dernier salut, interminable, avant la sortie de scène.


Your memory is a monster; you forget—it doesn’t. It simply files things away. It keeps things for you, or hides things from you—and summons them to your recall with a will of its own. You think you have a memory; but it has you!
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Claire Henderson
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STATUT : célibataire pour le meilleur & pour le pire. L'amour est une douce utopie sur laquelle elle a tiré un trait tout simplement.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Elle est née à Melbourne + C'est l'ainée de la fratrie Henderson + Elle n'est pas peu fière de sa réussite professionnelle, elle qui a pourtant grandi très modestement + En 2020, Connor Myers a rompu leurs fiançailles quelques semaines avant le mariage + Fumeuse occasionnelle, elle ne l'assume pas du tout. + Sportive & film-addict.
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connor - it's not a silly little moment. it's not the storm before the calm. this is the deep and dying breath of this love that we've be working on.

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Message(#) Sujet: Re: Conscience begs for time Conscience begs for time EmptyLun 7 Nov 2022 - 18:55





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Lorsqu’elle invite finalement Connor à entrer, Claire est soudain en proie au doute. Parce qu'elle a accepté sans réellement être sûre. Parce qu’au fond, sa curiosité le lui avait dicté un peu. Cinq minutes, qu’elle lui a donc annoncé. C’est le temps qu’elle a décidé de lui accorder. Le temps qui lui est imparti afin de dire ce qu’il avait à dire. C'est suffisamment long pour qu'il puisse lui expliquer le fond de la chose et à la fois suffisamment court pour qu'aucun point de non retour n’ait le temps d’être franchi. Mais la brune aurait aimé que sa voix soit plus ferme. Plus convaincante. Peut-être qu'alors, elle y aurait cru. Peut-être qu'alors, la directive aurait trôné en maître dans son esprit, la bridant dans le moindre de ses faits et gestes. Parce qu’à mesure qu’elle traverse le corridor, avec le bruit des pas de son ex qui là suit de près, pour enfin se retrouver l’un en face de l’autre sur le canapé, le doute et la confusion s’installent. Et si finalement c’est une erreur ? Et si Claire n'est en réalité pas prête à rouvrir cette page de sa vie, à faire ce bon dans le passé, ne serait-ce qu'un peu ? Parce qu'une fois déviée, Claire, il sera trop tard. Un pas, un mot de travers, et tout s'effondre. Et ce sera à nouveau le cercle infernal de la douleur. Tu ne veux pas lui donner ce pouvoir là. Pas une deuxième fois. Mais il est trop tard maintenant pour reculer. Connor est là. Et Claire se rend compte seulement maintenant à quel point elle est fragile, cette bulle qu'elle s’est construite pendant ces deux dernières années. Cette armure qu’elle prend le risque ce soir d’exposer ainsi, au vue de celui qui en est à l’origine… C’est un beau bordel dans sa tête. « Ce n’est pas un jeu, Claire, je peux te l’assurer… ça ne l’a jamais été » Elle arque un sourcil, mais ne dit rien.  Parce qu'elle serait tentée de dire le fond de sa pensée et rien de bon n’en sortirait pour le chef d’entreprise. Parce qu'elle se demande s’il y croit vraiment à ce qu'il dit. Y a-t-il pensé cette fois là, lorsqu’en un soir, du pieds, il a piétiné ce qu’ils avaient construits ensemble. Tel un jeu dont on décide d’effacer sciemment la sauvegarde… Mais Claire s’efforce d’écouter sans l’interrompre. Elle s’efforce de taire la colère qui là, au fond d’elle, à chaque instant menace de s’échapper un peu. Parce qu’elle se rend compte à chaque parole, chaque regard, qu’ils ne pourront jamais passer outre cette distance, ce malaise entre eux. Pas tant qu’ils n’auront pas parlé de ce qui s’est passé entre eux. Tant que l’avocate n’aura pas mis de mots sur ce qu’elle a ressenti à ce moment là et pendant ces deux dernières années. Sur ce qu’elle ressent toujours. De la colère. De l’amertume. De l’abandon. Et ce sentiment de trahison, de honte, qui semble définitivement s’être ancré en elle… Mais là n’est pas le sujet. Ce n’est pour cela, pas pour ce nous qu’il formait avant, que Connor est là. Et plus vite il terminerait, plus vite il sera parti.
Claire, elle remarque le regard de son ex qui prend la mesure de l’espace entre eux. Cette distance de sécurité, volontaire… Elle ne relève pas, et plante son regard dans le sien. Elle l'écoute silencieusement, mais attentive. Elle prête attention à chacun de ses mots pour éviter à tout prix d'avoir à lui demander de les répéter. Il s'arrête un instant, comme hésitant à poursuivre. Et Claire ne laisse rien transparaître. Elle ne pose pas de question et ne l’encourage pas non plus à poursuivre. Elle ne sait pas quelle sera la suite ; s’il juge peut-être qu’il serait préférable de ne pas en parler, ça ne serait pas elle qui objecterait. Quelques secondes passent avant qu’il ne poursuive enfin. « Il y a quelques semaines, j’ai découvert des documents qu’il avait classé. C’était clairement une histoire de blanchiment de fraude fiscale. J’ai essayé de dérouler le fil, et j’ai l’impression d’en découvrir un peu plus à chaque fois… » La brune plisse les yeux mais ne bouge toujours pas d'un pouce. Impatiente, Claire se demande déjà là où il veut en venir bien qu'elle pressent d'avance que la suite de cette histoire ne lui plairait pas. Elle a toujours su que le patriarche Myers est loin d'être un homme d'affaires irréprochable ; pour ne pas dire peu honnête en affaires. Cependant l’avocate n'a jamais eu à affaire à lui directement bien qu’elle ait travaillé sur plus d'un dossier qui à un moment ou un autre, l’ont impliqués de près ou de loin. Elle a toujours été soulagée de ne pas avoir eu à aller plus loin le concernant, dans aucune de ses affaires. Parce qu'après tout il s'agissait du père de Connor, qui plus est ne l’aimait pas plus que cela. Et aujourd'hui, alors que son histoire avec Connor n’est plus, et ce depuis longtemps, elle a un peu de mal à comprendre le sens de tout ceci. « … Mais.. on m’a bien fait comprendre avant-hier qu’ils continuaient à te surveiller. » Et Claire écarquille les yeux à mesure que les mots prennent sens. Elle le suit du regard alors qu’il semble chercher quelque chose dans sa poche. Lorsqu’il lui tend la photo qu’il tient entre les mains, Claire accuse le coup. C’est non sans une certaine hésitation qu’elle prend la photo. Jamais elle n’aurait pensé que sa propre image lui procurait un tel effroi. Elle n’a pas besoin de réfléchir longtemps pour savoir quand cette photo a été prise. Une fois de plus, elle a l’impression de se retrouver dans un mauvais film. Son regard passe tour à tour de Connor à la photo avant qu’elle ne repose doucement cette dernière sur le canapé à côté d’elle. Elle rejette la tête en arrière et vient la poser contre le dossier du canapé, les yeux fermés. « Des questions… si j’en ai? Sérieusement.. » Claire est prises d’un rire nerveux. Ce n’est pas ce qu’elle avait imaginé, pas une seule fois. C’est pire. Comment-est-elle sensée réagir à ça? Elle se lève soudain, pour se diriger vers la baie vitrée du salon, donnant sur le jardin. Elle passe une main dans ses cheveux en soupirant longuement. « C’est ton père qui me fait suivre... il n’y a pas de doute. Tu le sais bien. » Elle le dit simplement, sans intonation particulière. Ce n’est pas une question. Elle en est certaine de ce qu’elle dit. « Je ne sais pas à quel sujet précisément, mais c'est forcément lié à un de mes dossiers. Aux procès pour blanchissements. » Parce que Myers Prospecting était impliqué dans toutes ces affaires. L'avocate est d'ailleurs surprise que Connor n’en sache pas d’avantage. L’homme qu’elle connaissait aurait été plus vigilant. Plus regardant. Avant de reprendre un tel empire… Toujours debout devant la vitre, Claire a le regard rivé sur le dehors. «  Merci de m’avoir informé de tout ceci. Tu n’as plus à t’en préoccuper. Je m’en occuperai » qu’elle lâche d’un ton exagérément assurée. Pourtant elle n’en est pas vraiment certaine. Par où commencerait-elle d’ailleurs? Elle n’en sait rien. Mais Claire veut se donner un peu de contenance. Elle veut garder la face. Prouver que cela ne l’ébranle que très peut bien que le choque soit plus que réel dans le fond. Elle ne sait pas si elle doit rire ou plutôt prendre peur. Mais elle ne laisse rien transparaître devant Connor. « Un chose qui est peut-être un peu rassurante c’est qu’ils ne sont pas très à jour sur leurs informations - pour t’envoyer ça à toi » Elle accompagne sa phrase d’un sourire qui pourtant d’atteint pas ses yeux. Elle fait référence à la photo. Elle n’a pas besoin de préciser pourquoi ; Connor le sait certainement déjà. Parce qu’ils ne sont plus ensemble depuis bien longtemps et il n’y a ainsi aucune raison qu’ils utilisent leur relation. Claire se retourne finalement, les bras croisés et se mordant la joue. « C’est tout ce que tu avais à me dire? » Elle soutient son regard. Elle le détaille, parcoure ses traits comme pour déjà y déceler une réponse. Parce que Claire, elle se rappelle de ses propres mots. Cinq minutes, qu’elle avait dit, pas plus. Parce qu’elle sait que plus les mènerait peut-être dans un terrain un peu caillouteux qui forcément ne la laisserait pas totalement indemne. Mais à la fois, Claire veut savoir, si finalement c’est sur ces mots qu’ils se quitteraient ce soir. Si Connor a donc tout dit. Ou s’il essaierait d’en dire plus. Essayer. Ça sonne un peu faux parce que trop invraisemblable que pour pouvoir y croire. Invraisemblable qu’eux deux, puissent peut-être tourner la page, comme des adultes.



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    It's like you're screaming, and no one can hear. You almost feel ashamed that someone could be that important, that without them, you feel like nothing. You feel hopeless like nothing can save you.△ J'étais cool, assis sur un banc, c'était au printemps. Ils cueillent une marguerite, ce sont deux amants. Overdose de douceur, ils jouent comme des enfants. Je t'aime un peu, beaucoup, à la folie, passionnément
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Connor Myers
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ÂGE : 35 ans, le 10 mars 1987
STATUT : récemment couplé et certainement bientôt fiancé ;
MÉTIER : CEO de Myers prospecting, l'entreprise familiale, depuis quelques mois. Il est arrivé à sa tête suite à la défection de son père, pour couvrir un scandale ;
LOGEMENT : Spring Hill, 224 edward street - un grand appartement luxueux, spacieux, lumineux et surtout impersonnel ;
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TW IN RP : Névroses, Pathologies mentales
GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
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Claire ∆ And I try to fall for her touch, but I'm thinking of the way it was ; Said I'm fine and said I moved on. I'm only here passing time in her arms, hoping I'll find a glimpse of us ; Claire#2

Caelan#1 - Phoebe#2
Savannah#1 - Carmine#1 Channing#1
RPs EN ATTENTE : Greta#1
RPs TERMINÉS : Phoebe#1
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Message(#) Sujet: Re: Conscience begs for time Conscience begs for time EmptyJeu 10 Nov 2022 - 19:41



Là, assis sur ce canapé, le silence seul répondant à la fin de sa dernière phrase, il repensa aux mots de Channing une semaine avant. Claire et lui ne se sont pas oubliés, qu’’ils le vivent plus ou moins bien chacun de leur côté. Connor n’avait pas voulu l’entendre. Comme à chaque fois que le sujet Claire revenait sur le tapis, il s’était complètement fermé et avait fait taire toutes ses réflexions. La chose lui revint pourtant en pleine face comme une évidence quand il la regarda à nouveau, dans l’attente. Comment avait-il fait pour passer à côté de ça ? Comment avait-il fait pour ignorer le trou abyssal qui s’était formé dans sa poitrine ? Cette réflexion lui glaça le sang. C’était effrayant. C’était donc ça qu’il n’avait pas voulu voir, ce vide sous ses pieds, prêt à le happer jusqu’à une issue incertaine. Il n’y arrivera jamais. Il était définitivement condamné à devoir regretter cette femme. Elle l’avait marqué de manière indélébile.
C’est le rire de l’avocate qui brisa finalement le silence. Un rire jaune, qui sonna atrocement à ses oreilles et le surpris. « Des questions… si j’en ai? Sérieusement.. » Il était pourtant sincère. Il n’y avait pas d’arrière-pensée, pas de protection. Il ne comprit pas tout de suite le sens de cette réaction, avant de penser qu’il s’agissait certainement de ses nerfs qui cédaient. Il ne put que la détailler se lever, son propre visage se décomposant un peu plus en se rendant compte de son agitation.  Il baissa les yeux devant son affirmation sur son père. Était-il tout à fait prêt à croire son paternel capable de tels vices ? Certainement, de plus en plus. Mais le plus important surtout, était-il prêt à agir en fonction de cette information ? Il serra les mâchoires et prit toute la mesure de ce qu’elle lui indiquait, son genou battant de nouveau la mesure tandis qu’il tentait de faire des connexions entre les évènements.
Cette histoire ne semblait pas la surprendre autant que lui l’avait été. C’était certainement le plus déroutant. Connor n’avait pu avoir accès a aucune information pouvant émaner d’un dossier du cabinet de l’avocate. Il avait bien essayé. Puis il avait très vite compris que malgré toute l’influence dont il pourrait user, certains secrets restaient bien garder. Claire avait de toute évidence bien plus de billes que lui pour comprendre les raisons de cette surveillance. Ceci n’allait pas pour le rassurer pour autant.

« Merci de m’avoir informé de tout ceci. Tu n’as plus à t’en préoccuper. Je m’en occuperai ». Connor écarquilla les yeux en l’entendant et se leva par réflexe, comme s’il pouvait changer quelque chose par cette simple action. Un simple « Claire…» traversa ses lèvres. Il n’était pas d’accord mais ne savait pourtant pas quoi lui dire et comment le lui exprimer. Il ne savait peut-être pas tout sur les procès dont elle parlait. Il ne connaissait pas non plus l’étendu des risques qu’ils prenaient à ouvrir ce dossier que tant de personnes semblaient vouloir garder clos. Cependant, il ne voulait pas que ce fardeau lui revienne à elle exclusivement. Il n’était pas venu pour ça et se demandait ce qui dans son attitude avait pu le faire croire.
Il se laissa facilement berner par l’assurance affichée de la jeune femme. Elle était pleine de ressources, intelligente et surtout, elle était solide. C’est en tout cas la manière dont il l’avait toujours considérée. Elle en était inspirante et face à elle, Connor avait dû se surpasser pour se sentir à la hauteur. Mais, il connaissait également sa propension à ne pas s’écouter et à se sacrifier quand il s’agissait d’atteindre un objectif. Et comme une vieille habitude, il s’inquiéta. C’était une bataille d’égo qui se jouait. Connor avait besoin d’elle mais ne supportait pas l’idée de faire peser entièrement sur ses épaules un problème dont il se sentait l’unique responsable. Surtout pas sur elle. Surtout pas après tout ce qu’il lui avait déjà fait subir. « Un chose qui est peut-être un peu rassurante c’est qu’ils ne sont pas très à jour sur leurs informations - pour t’envoyer ça à toi. »  Il plissa un peu plus les yeux, ne comprenant absolument pas le côté rassurant de cette information. Au contraire, pour lui il était évident que cela signifiait qu’ils cherchaient à l’atteindre directement, ayant bien trop conscience de son point faible. Elle avait achevé de le perdre, le regard de Connor remontant vers son visage tandis qu’elle lui faisait de nouveau face. « C’est tout ce que tu avais à me dire?  » Leurs regards se croisèrent pendant ce qui lui parut une éternité. Il n’arriva pas à s’en détacher et eut l’impression l’espace de cet instant que le pont qu’il pensait infranchissable s’ouvrait enfin.
Il sentit à son tour qu’elle faisait la même chose que lui quelques minutes auparavant, cherchant à savoir comment ils allaient se dire adieu, pour de bon. Mais il était pourtant hors de question pour lui que cette conversation se termine ainsi. Il s’avança vers elle sans réfléchir, poussé par la peur, et se rapprocha de toute sa hauteur jusqu’à toucher la main de l’avocate et remonter le long de celle-ci pour prendre doucement son poignet. C’est naturellement qu’il avait eu besoin de ce contact physique comme si celui- ci l’aiderait à mieux se faire comprendre. Comme si Claire pourrait lire dans sa tête ainsi.

- C’est pas pour ça que je suis venu, c’est tout le contraire. Je veux pas que tu puisses être exposé à quoi que ce soit. J’ai… besoin que tu m’expliques ce que tu sais. Ou même pas à moi, juste à James, il pourra très bien travailler avec toi si tu le veux toujours. L’idée c’est qu’on puisse t’écarter de tout ça. Je le laisserai pas te nuire ou nuire à ta carrière.

Si c’était ce qu’elle pouvait redouter. Et bien qu’il doutât beaucoup de lui-même, d’autant plus ces derniers temps, c’est avec une certitude infaillible qu’il lui donna cette assurance. Les sourcils froncés, les mâchoires serrées, tous ses signaux physiques démontraient ce qu’il avait tenté de garder pour lui en venant ici : sa colère. Il était absolument furieux qu’on l’ait impliquée dans l’échiquier. Ce jeu d’influence, dans lequel lui n’avait plus le choix que d’y prendre part, ne devait pas la concerner.
Si bien qu’il se rendit compte trop tard de son impulsivité et de la limite qu’il venait de franchir. Il sentit parfaitement le contact de ses doigts sur son poignet et compris l’erreur que cela représentait en sentant par la même occasion un frisson le parcourir. Il n’en retira pas pour autant sa main, pour une raison qu’il ignore encore.  


Your memory is a monster; you forget—it doesn’t. It simply files things away. It keeps things for you, or hides things from you—and summons them to your recall with a will of its own. You think you have a memory; but it has you!
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Claire Henderson
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connor - it's not a silly little moment. it's not the storm before the calm. this is the deep and dying breath of this love that we've be working on.

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Message(#) Sujet: Re: Conscience begs for time Conscience begs for time EmptyDim 20 Nov 2022 - 19:25




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Claire ne laisse rien transparaître, mais en réalité, la situation la dépasse un peu. Cette soirée est loin de se dérouler comme elle l'avait imaginé initialement. Le souvenir du bar dans lequel elle se trouvait une heure plutôt lui paraît maintenant loin, très loin. Pourtant elle se surprend même à souhaiter pouvoir remonter le temps et se retrouver là bas à nouveau. Passer quelques heures de plus dans ce bar terne lui paraît finalement être un moindre mal que se trouver là, en face de Connor. Mais dernièrement le destin semble vouloir se jouer d’elle à tout prix… Elle ne sait quoi penser après tout ce qu'il vient de lui dire. Par où commencer? C’est beaucoup trop d'informations, et en si peu de temps. Tout d'abord il lui a parlé de ces dossiers qu’elle avait défendu, et qu'elle avait pourtant oublié depuis bien longtemps. Ensuite il lui a avoué que le patriarche Myers se renseignait sur elle. Et enfin, il lui a aussi dit qu'elle se faisait surveiller, preuve à l'appui… Serait-elle d'ailleurs en train de se faire surveiller à cet instant ? Quelqu’un l’observerait-elle du coin de la rue? Claire ne peut s'empêcher d'avoir un frisson à cette pensée, tout en jetant furtivement un regard derrière la vitre. Elle ferme les yeux et secoue imperceptiblement la tête comme si ce simple geste parviendrait à lui faire oublier ces pensées. Ressaisis-toi, Claire. Ce n'est pas le moment. En effet, il n'est pas question de perdre ses moyens devant lui. La dernière chose dont elle aurait besoin ce serait l’aide de Connor. Claire ne veut pas susciter de la compassion chez lui. En serait-il seulement capable? A-t-il seulement encore le coeur pour ce genre de choses? Elle en doute. Mais de toute façon, elle n'a pas besoin d'aide. « Claire…» Connor se lève. Il semble protester, mais l'avocate n’y prête guère attention. Elle ne souhaite pas que cette conversation se poursuive plus longtemps. Et d'ailleurs, il n'en rajoute pas davantage. Ce qui la conforte dans sa pensée, que tout a été dit. Dans le fond, Claire se dit qu'elle aurait peut-être préféré ne pas savoir tout ça. Ne pas sentir cette pointe d'angoisse qui forme déjà une boule dans son ventre. Ne pas se demander si elle trouverait le sommeil ce soir… Elle soupire profondément, avant de se tourner à nouveau vers son ex, lui donnant une dernière fois l'opportunité de s'exprimer. Elle veut savoir, si finalement, c'était donc cela simplement qui l’avait amené ici ce soir. Elle veut savoir si il y avait plus. Peut-être des remords. Des non-dits, gardés jalousement tout au long de ces deux dernières années. Des paroles, que Claire s'était pourtant dites à maintes reprises, ne pas vouloir entendre. Et peut-être qu'elle regrettera par la suite, de lui ouvrir cette brèche. De lui donner l’opportunité de s’exprimer ainsi. Mais c’est parce que Claire se l’est imaginée, depuis qu’elle l’a croisé quelques jours plus tôt lors de cette réunion. Elle s’est imaginée ce que serait sa vie au fil du temps, à Brisbane, avec Connor dans les coulisses. Ce serait invivable. Sentir l'ombre de Connor sur elle. Il ferait en sorte, directement ou non, d'interagir dans la vie de la belle… Ce serait pourtant simple, si tous les deux tournaient la page comme il se doit. Que Connor fasse enfin la lumière sur la façon dont ils se sont quittés deux ans plus tôt. Ainsi, ils pourraient enfin avancer sans ce malaise constant qui semble leur coller à la peau. C’est ce qu’elle souhaiterait au fond, Claire. Mais elle sait qu’eux deux, ce n'est pas une histoire simple.

Alors qu’elle soutient toujours le regard du chef d’entreprise, Claire le voit s’approcher, pour finir par la toucher. Sa main empoigne le poignet frêle de la belle. Un simple et bref contact, le seul qu'il s'est permis jusqu'alors. Et Claire, son coeur s'avance un peu plus près du précipice.  «  C’est pas pour ça que je suis venu, c’est tout le contraire. Je veux pas que tu puisses être exposé à quoi que ce soit. J’ai… besoin que tu m’expliques ce que tu sais. Ou même pas à moi, juste à James, il pourra très bien travailler avec toi si tu le veux toujours. L’idée c’est qu’on puisse t’écarter de tout ça. Je le laisserai pas te nuire ou nuire à ta carrière. » Alors, elle lève la tête. Peut-être un peu trop surprise. Peut-être un peu trop brutalement. Elle arrache sa main de son emprise, poussée par cette peur futile mais bien trop réelle qu'il ne s'en détache jamais. Qu'est-ce qui lui a pris? Qu’elle se demande alors intérieurement. Outre ce contact physique bref mais inattendu, qui a laissé derrière lui une traînée de poils hérissés, les paroles du chef d’entreprise ont du mal à passer auprès de l’avocate. Connor souhaite à présent se présenter en défenseur de la belle, ou a-t-elle mal entendu? Pour quelle raison se préoccuperait-il d’elle tout à coup? Claire, elle la sent monter. Cette chaleur irradiante qui la consume à petit feu. Ca se propage, partout. Dans son ventre qui se tord. Dans son coeur qui accélère. Dans sa gorge qui devient sèche. Sur ses joues qui virent subitement au rouge. Même ses narines frémissent sous le coup de l'énervement... Ça gronde, oui. Au-dessus de leurs têtes. Et là, dans tout son être. La colère gronde. La colère ne demande qu'à imploser. Quelques misérables centimètres les séparent. Elle le détaille. Parcoure son visage d'un air qui se fait de plus en plus dédaigneux. Elle lui siffle d'une voix calme mais ferme. « Parce que t’en as quelque chose à faire de ma carrière ou même de ce que je ressens? Tu ne sais rien de ce qui pourrais me nuire. Arrête avec cette hypocrisie Connor » Acerbe, le regard noir. Elle recule, levant la main comme pour lui signifier qu'elle n'a pas fini. Cette fois-ci, elle élève un peu plus le ton sous l’effet de la colère. « Je n’ai absolument rien à te dire de ce que je sais ou ne sais pas...  Je n’ai pas besoin de ton aide, plus maintenant. Pas après tout ce qui s'est passé… Tu t'entends un peu? Te rends-tu seulement compte de ce que t’es en train de me demander? Tu te présentes devant moi comme une fleur après deux ans, prétendant vouloir m’aider, alors que tu n’a pas hésité à disparaitre comme un lâche à la première opportunité qui s’est présentée !» Claire lui lance un regard noir, à la fois perdue, médusée, et furieuse. Elle rêve de marteler son torse de ses poings. De planter ses ongles dans sa peau pour que son air surpris s'efface. Mais, Claire, elle se contente de s'approcher un peu plus. Parce que la violence, c'est pas son truc. Claire se plante là, devant lui, si proche qu'il risque d'entendre son coeur battant contre sa poitrine. « Je ne veux plus que ça recommence. » Elle le murmure. L'entends-tu Connor, cette pointe de souffrance, de peur, qui fait vibrer sa voix?  Claire cherche ses mots, son calme. Elle ferme les yeux et prend un inspiration. « Si tu n’as plus rien à ajouter, je te demanderai de partir ... s’il te plait Connor. » Elle ouvre les yeux enfin, et se perd dans cette immensité bleue, pourtant obscure. Si facile. Trop facile. Et c’est pour cette raison qu’elle finit par détourner le regard, par précaution.



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Message(#) Sujet: Re: Conscience begs for time Conscience begs for time EmptyJeu 24 Nov 2022 - 21:17



Cette tension ne semblait pas vouloir redescendre. Ce n’était même pas seulement la scène - Claire et lui, seuls, au milieu de ce salon – c’était désormais physique. Ses muscles qui se tendaient, sa respiration qui semblait vouloir manquer à tout moment, et son ventre qui était plus contracté que jamais. La proximité soudaine avec l’avocate avait accéléré le processus déjà bien entamé par leur conversation. Il pouvait sentir son odeur à présent. Il ne manquait plus que ça. C’était étrange comme son odeur, son parfum, lui rappelèrent tout un tas de souvenirs. Le premier qui lui vint à l’esprit fut l’un des plus marquants qu’il avait gardé d’elle et qui pourtant ne refaisait surface que maintenant.
Il visualisait nettement la scène. C’était certainement en novembre, ils étaient tous les deux sur le yacht de son père, Carmine et Greta n’étaient pas très loin sur le ponton mais ne pouvait pas les voir de là où ils étaient. Il se souvenait qu’ils n’étaient alors qu’amis, bien que lui était déjà désespérément épris depuis plusieurs mois. Il se rappela qu’il l’avait vu s’isoler discrètement, mais c’était sans compter sur le fait que Connor ne détachait jamais bien longtemps son regard de l’avocate à l’époque. Il l’avait suivi et s’était retrouvé alors devant cette scène. Dos à lui, elle faisait simplement face à la mer, pensivement et ignorante de sa présence. Il se souvint qu’il l’avait regardé pendant plusieurs minutes, paralysé. Il avait alors fini par céder à une impulsion. Il s’était approché doucement d’elle et l’avait prise dans ses bras, la serrant aussi fort que leur amitié déjà ambiguë le leur permettait. C’était alors comme un besoin, presque vital, tout du moins plus fort que lui, qu’il avait ressenti à ce moment de l’enlacer, de la toucher, et de la protéger.  
Son esprit, pervers, semblait se moquer de lui en lui remémorant cette scène particulière, attaché à un sentiment tout aussi particulier.

Il revint bien vite à la raison en la sentant dégager sèchement sa main de son emprise. Qu’est ce qui lui avait pris ? Lui-même se le demanda, tant il comprit que son geste avait pu provoquer un tel dégoût chez l’avocate. Ils ne jouaient plus sur les mêmes bases et avec les mêmes règles. La dernière fois qu’il l’avait touchée, ce geste était naturel, habituel, il était même désiré. Ce n’était bien sûr plus le cas. Et ce décalage, Connor le prit de plein fouet. Cette rebuffade créa une petite fissure, dans la grande fresque tentaculaire qu’il avait recrée autour de son déni. Et ce ne fut que le début, le regard qu’il comprit empli de dégoût qu’elle lui fixa à nouveau continua d’agrandir cette brèche, tout comme la colère qu’elle fit déferler soudain sur lui.
« Parce que t’en as quelque chose à faire de ma carrière ou même de ce que je ressens? Tu ne sais rien de ce qui pourrais me nuire. Arrête avec cette hypocrisie Connor »
Il en fonça les sourcils, d’incompréhension oui, mais aussi d’indignation. A quel moment avait-il put lui dire qu’il n’avait rien à faire de ce qu’elle ressentait ou de qui elle était ? Il avait l’impression d’avoir toujours porté énormément d’importance à son bonheur. Il savait que sa carrière était essentielle pour l’avocate et avait toujours tout fait pour la pousser à réussir. Il n’aurait jamais rien fait qui puisse nuire à celle-ci ou à l’atteinte de ses objectifs. Il s’apprêtait d’ailleurs à le lui faire remarquer avant qu’elle ne lève la main pour le faire taire avant qu’il n’ouvre la bouche, à juste raison.

« Je n’ai absolument rien à te dire de ce que je sais ou ne sais pas...  Je n’ai pas besoin de ton aide, plus maintenant. Pas après tout ce qui s'est passé… Tu t'entends un peu? Te rends-tu seulement compte de ce que t’es en train de me demander? Tu te présentes devant moi comme une fleur après deux ans, prétendant vouloir m’aider, alors que tu n’a pas hésité à disparaitre comme un lâche à la première opportunité qui s’est présentée ! »
Cette fois-ci, c’est lui qui fut piqué. Il ravala son argumentaire, littéralement, refermant la bouche.
Connor ne pouvait pas décemment dire qu’il ne s’y attendait pas. Finalement, il s’agissait de tout ce qu’il avait anticipé et redouté en venant la voir. Il pensait s’être préparé, avoir balisé, pour ne pas se retrouver sur cette pente glissante de laquelle il ne pourrait plus remonter. Parce que Connor ne s’était pas décidé à revenir sur ce qu’il s’était passé deux ans auparavant. Il savait qu’il avait été lâche, et il savait d’autant plus qu’il l’était actuellement. Parce qu’il n’était pas prêt à lui dire, ici et maintenant, des mots qui sonneraient désormais comme des excuses.  

Alors que lui, tout son corps, tout son esprit, voulait lui crier qu’il l’aimait encore, égoïstement. Parce qu’il s’en rendait ici compte, il ne l’avait jamais oublié. C’était évident. Il avait envie de lui crier qu’elle se trompait. De la supplier de redevenir comme avant, d’effacer cette expression de son visage. La frustration et la tristesse n’en fut que décuplé en la voyant se rapprocher à nouveau de lui, comme par défi. Ses yeux ne pouvaient se détacher des siens, essayant désespérément d’y trouver des bribes du passé. S’il ne l’avait pas oublié, s’il était dans un tel état en sa présence, ça ne pouvait être à sens unique. Il refusait d’y croire. Toute cette colère, ce dégoût, ça ne pouvait pas être vrai. Tous ces souvenirs, qui défilaient tout à coup et qu’il chassait à chacune de leur apparition, il ne pouvait pas être le seul à les voir. « Je ne veux plus que ça recommence. »  Que ça recommence ? Il fallut quelques secondes pour qu’il comprenne alors enfin, avec difficulté, les peurs qu’elle venait de lui exprimer. Ce n’était pas du dégoût, de l’horreur, ou même de simples représailles. Claire lui expliquait qu’elle avait souffert à cause de lui. Ses épaules s’affaissèrent, tout comme ses yeux, ressentant un profond vide à cette constatation. Il était celui qui l’avait fait souffrir.
Quelques années plus tôt, sur ce bateau, Claire était profondément triste. Une émotion qu’il avait certainement rarement vu sur ses traits. Cette vulnérabilité qu’elle offrait comme une marque de confiance, il en était désormais l’origine et n’avait plus aucun outil pour y faire face. Il y a de ça deux ans, il avait pu simplement s’approcher et l’enlacer, avec cette peur au ventre de se faire rejeter mais certainement pas cette culpabilité qui le rongeait à présent. En passant du côté de l’agresseur, avait-il perdu ce privilège d’être le sauveur ? C’était bien ça qu’elle lui exprimait ? Il n’en voulait pas.
Il la sentit si proche qu’il en perdit presque le souffle quand ses mots résonnèrent et firent éclater définitivement le mur qu’il avait si soigneusement érigé pour contenir cette bombe que représentait ses émotions. « Si tu n’as plus rien à ajouter, je te demanderai de partir ... s’il te plait Connor. » Il la détailla, son regard la suppliant de ne pas couper tout ça. Pas ainsi. Ce « s’il te plait » était bien plus déchirant qu’un « dégage ». Et la manière dont elle coupa définitivement le contact en détournant le regard l’était d’autant plus. Alors c’était ainsi ? Il devait s’en aller, ne plus jamais la revoir ? Il ne voulait pas. Comme un enfant, frustré, il ne voulait tout simplement pas admettre que c’était terminé.

Le temps sembla ralentir tandis que sa raison arrêta de guider ses gestes. Sa main remonta entre eux pour glisser sur la nuque de la jeune femme, son pouce appuyant contre sa joue pour lui faire tourner son visage vers lui. Son regard plongea une dernière fois dans le sien avant qu’il ne coupe tout contact en fermant les yeux tandis qu’il approchait son visage du sien. Il posa ses lèvres contre les siennes, les appuyant dans un baiser désespéré. Tout son corps était tendu vers le sien dans une ardeur qu’il ne maitrisait pas et sa main vint agripper sa taille, l’amenant plus proche de lui. Il n’avait pas su s’arrêter, toute pensée avait déserté sa conscience alors qu’il commettait l’irréversible. Il sentit leurs deux corps reculer sous l’impulsion du sien et de la fougue qu’il mit dans ce baiser. Il n’existait alors plus que ses lèvres, son souffle chaud et cette envie irrépressible de la retenir. Un réflexe de vie, de ressentir à nouveau ce qu’il n’avait plus senti depuis trop longtemps. Cette impression d’être animé. Il sentait son corps entier trembler et son cœur tambouriner dans sa poitrine. Sa bouche se fit plus pressante, cherchant à entrouvrir ses lèvres avec empressement, comme un addict ayant enfin accès à sa dose.  

Il n’était pas venu pour ça. Il n’avait rien éclairci. Il n’avait pas su susciter son adhésion. Il avait définitivement perdu pieds, incapable de résister à cette impulsion qui faisait parties de celles qu’on regrette parfois amèrement après y avoir succombé.


Your memory is a monster; you forget—it doesn’t. It simply files things away. It keeps things for you, or hides things from you—and summons them to your recall with a will of its own. You think you have a memory; but it has you!
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Conscience begs for time

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