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 (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE

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Amos Taylor
Amos Taylor
les raisins de la colère
les raisins de la colère
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(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  IAeu3cF ÂGE : 45 ans (02/05/1977)
STATUT : Elle a gommé ses ratures, effacé ses coquilles. Elle lui a rappelé que derrière le tragique se terrent parfois de belles histoires d'amour. Elle est sa renaissance, son renouveau et, aujourd'hui, ils sont ensemble parents d'une petite Micah née en décembre 2021.
MÉTIER : Propriétaire d'un casino que Raelyn a appelé "Octopus". Bras droit de Raelyn au Club, il gère l'acheminement et la revente des armes illégales.
LOGEMENT : Il vit depuis janvier 2021 avec Raelyn au 721 Daisy Hill Road à Logan City, dans un loft dont il tait l’adresse. Il possède également un catamaran dans un emplacement privé et, lui aussi, inconnu tous. Rae et lui, pour leur couverture, louent aussi un appartement "témoin" pour recevoir leurs proches et, de cette manière, conserver le secret de leur adresse.
(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  Jola
POSTS : 4263 POINTS : 0

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Il ne cuisine pas, mais il sait faire à manger › C'est un excellent nageur › Après l'accident, il n'a plus plongé pendant des années. Il a recommencé récemment grâce à Raelyn › Alcoolique notoire. Il l'admet et essaie de se soigner après que les médecins lui ont promis une mort anticipée s'il n'arrêtait pas › La mauvaise foi est son arme préférée › Il fume beaucoup trop pour son bien › Il est obsédé par la sécurité de Raelyn, mais aussi celle de Micah. Sa peur de la perdre est grandissante et ne semble pas vouloir s'éteindre.
CODE COULEUR : #66cc66
RPs EN COURS :
(08)
Amelyn #76Amelyn #77Kelly #3Cian #6Chad #3Midas #2Anwar #1Finnley #1

(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  0ca41f4f930cbaeae8e9a2d29a926cecd384086c
Amelyn #76 & #77 › ⊹ I was lost until I found me in you. I saw a side of me that I was scared to, but now I hear my name and I'm running your way. I still look at you with eyes that want you. When you move, you make my oceans move too. It's my desire that you feed, you know just what I need. ☽ 1234567891011121314151617181920212223242526272829303132333435363738394041424344454647484950515253545556575859606162636465666768697071727374757677

(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  56314a9c59aee1395475bcb536c1c83e8a68d224
Cian #6I am the key to the lock in your house. That keeps your toys in the basement. Do not cry out or hit the alarm, you know we're friends till we die.

(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  Tumblr_nm1d3lw4051qg8dzlo4_r1_250
Taylor & Sterling Chad #3 & Midas #2By faith, being moved by the fear of God, he made ready an ark for the salvation of his family

UNIVERS ALTERNATIFS :


(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  Deuy
Amelyn UAchp 11Everybody knows that baby's got new clothes, but lately I see her ribbons and her bows have fallen from her curls. She takes just like a woman. She makes love just like a woman and she aches just like a woman. But she breaks just like a little girl. ☽ 1234567891011

RPs EN ATTENTE : Olive
RPs TERMINÉS : Liste mise à jour dans la fiche de liens.


AVATAR : Bradley cooper
CRÉDITS : harley (avatar, gifs signature & crackships profil), WALDOSIA. (code signature), sophiexrph.
DC : Joshua Tennenbaum
PSEUDO : Ci!
Femme (elle)
INSCRIT LE : 16/12/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t28495-amos-taylor-my-senses-have-been-stripped https://www.30yearsstillyoung.com/t28558-amos-taylor-ace-of-spades https://www.30yearsstillyoung.com/t29131-amos-taylor

(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  Empty
Message(#) Sujet: (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  EmptyJeu 20 Oct 2022 - 14:52







FIGHT FIRE WITH FIRE  

Je me souviens avoir demandé à Raelyn de me garder enfermé dans la chambre - ou dans n’importe quelle autre pièce du loft - et loin de la petite si, d’aventures, je perdais le contrôle au profit de mon assuétude. Je me rappelle aussi avoir déploré qu’elle n’ait pas pris l’initiative d’une telle mesure plutôt qu’autoriser la désertion de mon foyer. Je n’ai pas regretté : je ne lui tiens pas rigueur de ne pas avoir choisi ce combat étant donné l’énergie que je déploie à l’en tenir à l’écart. En revanche, tandis que je piétine au milieu du salon, que je tourne comme un lion en cage en attendant l’arrivée de Ruth, je cherche sans succès une façon d’expier mes récentes fautes. Notre dernière dispute, elle était indue et injuste par bien des aspects. Certes, certains reproches étaient coulée de force jugée - par moi, je ne peux ignorer mes chagrins ou mes vexations -, mais n’ont-ils pas perdu en poids dès lors que j’ai craché plus de fiel qu’un serpent ? Comme de coutume, je n’ai pas pensé le trois-quarts des mots persiflés, la rage au cœur et la déception me tapissant l’âme. Le trop-plein, inutile et infondé, il m’a été dicté par le manque d’alcool et, bien entendu, j’ai honte désormais. L’envie de me cacher dans un trou est un film d’albumine qui me colle à la peau. Il est gênant et, à l’intérieur, il y fait chaud. Je sue à grosses gouttes, mais pas seulement à cause d’un désir de picoler. Cette fois, il s’agit de la conséquence de ce qui nous attend à présent que Ruth écoute attentivement les recommandations prescrites par Raelyn. “Nous ne rentrerons pas tard” - je l’espère de tout mon coeur - “nous serons rentrés pour la mettre au lit.” - et je prie pour que nous soyons dans de meilleures dispositions.

Cette réunion, organisée mensuellement par l’organisation afin d’aider les proches à mieux comprendre, je rêve qu’elle éveillera mon couple sur l’autre raison de cette tempête qui a gonflé sur le loft. Je n’ai pas demandé à ma complice de m’accompagner pour qu’elle me comprenne. L’addiction, elle y a goûté, elle s’en est tirée, ce qui pèse sur mes épaules au quotidien d’ailleurs. Je suis fier d’elle, mais j’ai peur d’être le maillon faible si j’échouais dans ma quête vers l’abstinence. Non ! Si j’ai enfin accepté de saisir la main qu’elle me tend régulièrement, c’est parce que je nourris le dessein qu’elle saisira - m’invitera ? -  à ne plus remettre les pieds à ces assemblées qui ne m’apportent rien. Je ne remets pas en cause l’efficacité des AA pour les autres, je considère celle qu’elle a sur moi et elle est quasiment nulle. Jamais je ne présenterai d’excuses à Sarah. Je n’en déposerai pas davantage aux pieds de ma mère. Les personnes pour lesquelles j’affecterais de ne pas être vaniteux ne sont pas nombreuses. En tête de peloton vient mon épouse qui, d’un signe de la tête, m’indique que nous pouvons y aller. Chacun à notre tour, nous embrassons le front de Micah. J’ai inspiré amplement son parfum à l’instar d’un naufragé qui sortirait la tête de l’eau in extremis. J’ai ensuite été ému par le tableau de la mère et la fille, comme souvent, et j’ai emboîté le pas à ma partenaire par galanterie.

Je l’ai suivie de la porte à la voiture sans piper mot, fort qu’il convient de se taire lorsque nous n’avons rien à dire. Est-ce seulement vrai ? Ne devrais-je pas la préparer à ce qui l’attend ? A ce qui aura contribué à me faire péter les plombs ? Ne serait-il pas de bon ton de lui confier un avant-goût de cette décision que j’ai prise, pour moi, mais que je n’entérinerai pas seul ? Pas cette fois ? Je suis tétanisé à l’idée de choisir la mauvaise option. Dès lors, je brise la glace, tout du moins, j’essaie. «Je ne prends pas souvent la parole.» Pas de précision : c’est vain. Rae sait que l’important tombe parfois sur le tapis sans crier gare. «Mais, la dernière fois, je me suis disputé avec l’animateur.» Ce soir où j’ai été incapable de maîtriser mes humeurs. «Il m’a dit que j’étais un homme obtus.» Pour être honnête, il a souligné que je ne gagnerais rien à l’être, mais c’est du pareil au même. J’ai ouï dans son ton une pointe d’appréciation critique et, qui plus est, négative. J’ai estimé qu’il avait outrepassé son rôle et j’ai ressassé de l’heure de mon retour jusqu'au départ du feu de notre torrentielle querelle. «Il va probablement vouloir reparler de ça aujourd’hui et, je ne veux pas que tu penses que je ne fais aucun effort.» J’ai déterré de l’énergie normalement consacrée à d’autres endroits. «Il y a juste des concessions que je ne suis pas prêt à faire. Ils veulent que…je présente des excuses, pour le mal que j’ai fait autour de moi, ce qui comprend mon ex.» ai-je avoué, cessant de tourner autour du pot. Je suis chatouillé d’un moment d’hier à propos de Lola. Cette fois-là aussi, j’ai essayé de noyer le poisson dans son bocal. Je n’y ai récolté que jalousie et si, aujourd’hui, ce n’est pas le sentiment qui la traversera, je profite d’avoir stationné la voiture pour pivoter mon regard en direction de ma dulcinée. « J’ai fait la liste de toutes celles que je te devrais, si tu en avais besoin ou si je ne les ai pas encore faites.Mais pas elle. Je ne lui ai rien fait.» J’ai souffert de la perte de notre enfant, comme elle. Est-ce un crime d’avoir mal ? Je n’ai pas pu me relever avec sa rapidité. Est-ce un drame d’avoir posé tant d’amour sur les épaules de mon aînée ? J’ai bu pour oublier la culpabilité. N’est-ce pas elle qui l’a instillée en moi ? Je lui ai couru après, elle m’a rejeté par la faute de l’adultère. Dois-je envisager de ce que la boisson l’aura provoqué quand notre vie affective était plus sèche que le désert du Sahara en pleine journée ? Je pourrais lister les questions et les réponses à l’envi. Au lieu de ça, je récupère la main de ma conjointe dont j’embrasse le dos. «Ils expliqueront mieux pourquoi c’est supposé être important une fois à l’intérieur. Merci d’être là, d’ailleurs.» Merci de me transmettre cette motivation nécessaire à ouvrir la portière de la voiture et a cheminé, sans lâcher mon principal et primordial soutien, de la main et du regard : j’aurais trop peur qu’elle ne s’envole.  



--- and suddenly
i was there, caught up in a dream, running after a new reality.

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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
le mont des vanités
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(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  Hu5cwsy ÂGE : 35 ans (23.12.1986) - capricorne ascendant scorpion
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Amos a bouleversé toutes ses certitudes : la reine des glaces est loin, désormais. Leur fille, Micah, est née le 26.12.2021 et il se sont mariés à l'abri des regards en avril 2022.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Copropriétaire avec Amos de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021. Baronne de la drogue, reine de la nuit et jeune maman, une vie somme toute bien remplie.
LOGEMENT : Maintenant à trois, dans un vieil entrepôt transformé en luxueux loft au 721 Daisy Hill Road à Logan City. L'adresse de leur domicile est un secret que le couple garde jalousement.
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POSTS : 23464 POINTS : 1550

TW IN RP : Prise et mention de drogues dures, overdose, violences verbales et physiques banalisées, banalisation du meurtre, menaces, univers de la pègre, alcool.
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › longtemps volage, elle l'a été jusqu'à ce qu'elle tombe amoureuse d'Amos : ils se sont mariés le 9 avril 2022 › a récupéré le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle
RPs EN COURS :
― raelyn's theme ―

(07) mitchell #6solas #2saül #2aisling #2 (2020)amos #76amos #77spencer #9

(ua) amelyn UA #11zombie amelyn #2spencer (UA slasher)amos (UA bunyip)

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amelyn #76 & #77I don't know just how it happened, I let down my guard, swore I'd never fall in love again but I fell hard. You came into my crazy world like a cool and cleansing wave. Before I knew what hit me, baby, you were flowing though my veins. I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of.

(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  3c127edd2db06ac22f08a8fa29af15fa2fe6852f
spencer #9You know there's still a place for people like us, the same blood runs in every hand. Take another walk out of your fake world, please put all the drugs out of your hand. You'll see that you can breathe without no back up, so much stuff you got to understand.

(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  C252cb1f2f1cdac1bd3bff749a25119abd4cf532
mitchell #6You can say what you have to say, 'cause my mind's made up anyway, I'm taking the high road going above you. This is the last time that I'm gonna trust you. But you can say what you want about me, keep talking while I'm walking away.

(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  57bad798c0947776e83082fbd8a0661ad3156642
carly (scénario libre)What brings you to the lost and found, dear ? Won't you pull up a seat ? Everybody got a price around here to play, make me an offer, what will it be ? Welcome to the playground, follow me. Tell me your nightmares and fantasies, Sink into the wasteland underneath.


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(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  B59055a75dd7112e5443a505e7c79a1ee60cfe76
amelynI was lost until I found me in you. I saw a side of me that I was scared to, but now I hear my name and I'm running your way. I still look at you with eyes that want you. When you move, you make my oceans move too. It's my desire that you feed, you know just what I need. You got power, you got power over me ☽ 1234567891011121314151617181920212223242526272829303132333435363738394041424344454647484950515253545556575859606162636465666768697071727374757677

(ua) 1234567891011

POUR INFO :
dialogues en indianred.
j'écris à la première personne du singulier et au présent.
+ crédits complets dans mon moodboard

AVATAR : Lady Gaga
CRÉDITS : me/stairsjumper (avatar) & harley (crackships)
DC : Megan Williams (ft. Sydney Sweeney) & Midas Sterling (Dacre Montgomery)
PSEUDO : stairsjumper
Femme (elle)
INSCRIT LE : 21/02/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t23235-raelyn-you-can-try-to-break-me-i-cut-my-teeth-on-people-like-you https://www.30yearsstillyoung.com/t23281-raelyn-if-you-re-a-strong-female-you-don-t-need-permission https://www.30yearsstillyoung.com/t23333-raelyn-blackwell https://www.30yearsstillyoung.com/t24159-raelyn-blackwell

(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  Empty
Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  EmptyJeu 20 Oct 2022 - 20:37



fight fire with fire
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  873483867

Ma promesse d’être toujours là pour lui est toujours aussi vraie, toujours aussi authentique qu’au premier jour de son sevrage et, pas une seule fois, les paroles dures où les scènes causées par le manque ne m’ont faite vaciller. Lorsqu’il est blessant, je me rappelle qu’il n’est pas tout à fait lui mais, pourtant, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur notre dernière dispute en date. Elle n’est à mes yeux ni une preuve de désamour de sa part, ni une raison pour moi d’entamer le processus, mais je me demande toutefois quelle part de ces choses qu’il m’a jetées au visage étaient fondées. Je connais Amos. A cause de sa mauvaise foi et de son excessivité, son mode opératoire est le même à chaque orage. Pendant les plus violents, il me hurle des horreurs, parfois, il s’agit juste d’injustices. Mais il est toutefois rare qu’il n’y ait pas une part de tout ce qu’il me dit de fondée, déformée et amplifiée, mais fondée : en plus de deux ans et demi de relation - et de hauts et de bas - je crois que ce n’est pratiquement jamais arrivé. Cette fois encore plus que toutes les autres, faire le tri est compliqué puisque le manque est une nouvelle variable à prendre en compte. Je suis habituée à le ressentir, mais pas à le gérer et si la prise de recul n’est pas réellement difficile - je sais que je l’aime et que je suis faite pour lui - certains éclats de voix sont douloureux.

Il n’ont rien changé à ma volonté de l’aider à traverser ça, pas plus qu’ils n’ont changé la façon dont je le vois et je n’ai l’intention de revenir sur aucune des promesses que je lui ai faites. Celle de l’accompagner à une séances des alcooliques anonyme en fait partie, une ouverture aux familles et, après avoir glissé quelques consignes et informations à Ruth, nous nous glissons ensemble dans la voiture pour prendre la direction du dovercourt center, centre associatif dans lequel Amos se rend pour ses séances de soutien. Moi, je me demande à quoi elles vont ressembler. Devrai-je intervenir ? Me demandera-t-on, en tant que pilier et conjointe d’Amos, si je sais ce qu’il traverse pour l’avoir traversé ? J’ai tendance à penser que non, mais je n’en mettrai pas ma main au feu et je n’ai pas envie de ”remuer la merde” en parlant de mon addiction ou de ce que l’assemblée qualifiera de problèmes de couples. Notre intimité n’appartient qu’à nous, et je ne sais pas quoi attendre vu le questionnaire que mon complice a dû remplir. Les questions étaient personnelles, très personnelles, et je n’ai pas envie de nous mettre à nu en tant que couple. Dans la voiture, je ne suis donc silencieuse que parce que je suis songeuse et que je me demande à quelle sauce je vais être mangée. C’est Amos le premier qui brise le silence de l’habitacle. « Je ne prends pas souvent la parole. » J’esquisse un sourire léger après avoir tourné la tête dans sa direction. « Tu seras peut-être surpris, mais je m’en serais doutée. » Parce qu’il est taiseux, Amos. Moins avec moi, mais diablement lorsqu’il est face à une assemblée, une assemblée d’inconnus qui plus est. « Mais, la dernière fois, je me suis disputé avec l’animateur. » Ah ? « Il m’a dit que j’étais un homme obtus. » A nouveau, je ne suis pas particulièrement surprise. Je ne le suis pas beaucoup moins : Amos et moi-même apprenons doucement ensemble le pouvoir du compromis, ne l’appliquant pour autant qu’à notre moitié, certainement pas au reste du monde. Alors, le terme obtus est peut-être un peu fort, mais il est borné et bourru, sans l’ombre d’un doute. Il ne serait pas autant à fleur de peau à cause du sevrage que je le lui aurais fait remarquer avec un sourire sur les lèvres. A la place, j’attends la suite, puisque je le soupçonne de ne pas avoir terminé de se livrer. « Il va probablement vouloir reparler de ça aujourd’hui et, je ne veux pas que tu penses que je ne fais aucun effort. » - « Y aller, c’est déjà un effort. Je penserai pas ça. » Pour autant, je m’interroge sur la cause de leur divergence. « Qu’est-ce que tu lui as dit ? » Pour qu’ils se soient emportés, il y a forcément une raison.

« Il y a juste des concessions que je ne suis pas prêt à faire. Ils veulent que…je présente des excuses, pour le mal que j’ai fait autour de moi, ce qui comprend mon ex. » Surprise, je lève un sourcil. Présenter des excuses à Sarah ? Et pourquoi, pour l’avoir quittée alors qu’elle n’avait plus de femme que le nom ? Pour avoir tourné la page ? Je comprends qu’Amos soit buté : son ex-femme ne mérite même pas de respirer le même air que lui, que moi, et que notre bébé. Sans surprise, je ne serais pas capable d’être objective même si l’animateur me présentait des arguments en béton. « Sarah ? Qu’est-ce que tu lui as confié pour qu’il considère que tu lui dois des excuses ? » Moi, je ne vois pas ce qui pourrait justifier qu’il fasse son mea culpa. J’aimerais le guider, j’aurais l’impression d’être peut-être un peu plus utile pour Amos dans sa démarche, mais Sarah étant la coupable désignée de tous mes maux, j’ai bien du mal à arriver à me mettre à la place de l’homme qui a donné ce conseil à mon compagnon. « J’ai fait la liste de toutes celles que je te devrais, si tu en avais besoin ou si je ne les ai pas encore faites. Mais pas elle. Je ne lui ai rien fait. » Peut-être certaines concernent-elles notre dernière dispute. Peut-être que cet exercice nous permettra d’en reparler la tête froide et le cœur ouvert. Du reste, je n’ai pas l’impression qu’il m’en doive, ou qu’il m’en doive encore. « Ils expliqueront mieux pourquoi c’est supposé être important une fois à l’intérieur. Merci d’être là, d’ailleurs. » Je secoue la tête. « Tu n’as pas besoin de me remercier. » C’est normal, ma place sera toujours à ses côtés s’il en ressent le besoin. Et il a besoin, que je vienne voir de mes propres yeux comment les choses se passent là-bas, je le sens. « Et c’est censé apporter quoi, de lui présenter des excuses ? » Sarah appartient au passé, un passé douloureux et si je peux comprendre qu’Amos ait besoin de faire la paix avec ce passé, je considère plus qu’il s’agit d’une paix intérieure dont il est question. Pas de présenter des excuses à celle qui, à cause de son attitude, a entretenu le cercle infernal et vicieux dans lequel il était enfermé. « Je comprends. Je trouve pas qu’elle mérite des excuses. » Même s’il était question de faire la paix avec lui-même en étant apaisé par rapport à cette époque, je ne considérerais pas qu’elle les mérite pour autant. Lorsqu’il claque la portière, et que l’air chaud de l’extérieur m’enveloppe, je jette des coups d'œil à l’homme qui semble accueillir le reste du groupe, un peu plus loin. « S’il pense que tu es obtus, qu’est-ce qu’il dira de moi ? » Je lui glisse la phrase à l'oreille en souriant et en glissant ma main à l’intérieur de la sienne. J’observe de loin les individus qui entrent dans la salle, et je me fais la réflexion qu’il n’y a rien de surprenant à ce qu’Amos se considère comme différent de ces gens. Ce n’est guère étonnant venant de moi : je me considère - et je considère ma famille par extension - comme supérieure à l’écrasante majorité. Et pour ce qui est de mon complice, il y a bien longtemps que je ne suis plus objective, tout comme lui. « Comment ça va se passer ? Moi et le reste des plus un, on va juste écouter une séance classique ? Le programme a été chamboulé pour l’occasion ? » Je suis nerveuse, même si je tente de feindre le contraire.





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Amos Taylor
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Amelyn UAchp 11Everybody knows that baby's got new clothes, but lately I see her ribbons and her bows have fallen from her curls. She takes just like a woman. She makes love just like a woman and she aches just like a woman. But she breaks just like a little girl. ☽ 1234567891011

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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  EmptyLun 21 Nov 2022 - 23:26







FIGHT FIRE WITH FIRE  

“Il n’est pas étouffé par la honte” penserait les fidèles spectateurs d’un soap opéra dont nous serions les principaux protagonistes et je ne l’aurais pas volée, cette critique. Après les horreurs dont les murs de la chambre ont été témoin, toutes ces absurdités que j’ai psalmodiées avec la conviction d’un dément, j’ai tenu pour acquis que ma complice m’accompagnerait à la réunion AA organisée pour proches des “malades”. La preuve étant, je n’ai pas reposé la question afin de glaner la certitude auprès de ma partenaire. Je le lui ai rappelé le jour précédent, plus penaud que je ne l’ai jamais été post-querelle et, quoiqu’un morceau de moi se rassura de son affirmation, d’autres ont songé : “évidemment”. N’a-t-elle pas promis qu’elle me soutiendrait ? Qu’elle s’opposerait à moi jusqu’à ce que j’accepte qu’elle me serve de béquilles ? Suis-je un sale type dès lors que, sur le départ, pourtant à l’abri dans la voiture, de ne pas revenir sur l’ouragan qui a soufflé sur le loft ? Suis-je odieux ? Peut-être pas aujourd’hui, mais je l’ai été. Je l’ai été comme il m’arrive d’être égoïste et ouvrir la conversation sur l’épreuve à vivre ce soir avant de présenter d’humbles excuses exemplifie mon défaut à merveilles. Evidemment, ce n’est pas toujours la norme. Je me le répète en déclarant timidement qu’elle les mériterait et que j’en suis conscient. Toutefois, je m’attarde sur les tentatives d’humour qui, sans nul doute, sont destinées à détendre l’atmosphère. «Je ne le suis pas tant que ça.» ai-je donc enchaîné avant de surenchérir à propos de l’essentiel : ce qui nous attend au sein de cette assemblée. Je lui rends compte de mon altercation avec l’animateur - l’un des moteurs  de ma nervosité et, par conséquent, de notre altercation -, sans rentrer dans les détails et je la bénis de ne pas me juger. Là encore, c’était couru d’avance. Il suffit que j’évoque Sarah et ce qu’on attend de moi vis-à-vis d’elle pour récolter tous les suffrages. Je remporte les élections à l’unanimité, si bien que j’accueille sa curiosité pour ce qu’elle est : de la bienveillance. « Oh, que c’était de la connerie, que je n’avais rien à me faire pardonner, qu’il parlait sans savoir… Enfin, ça, c’est pour la version édulcorée.» ai-je confessé en dardant en direction de Raelyn un furtif coup d’oeil. «Avec la meilleure volonté du monde, je n’aurais pas pu garder mon calme face à ça.» Toute la mesquinerie de mon ex-femme m’a sauté à la gorge. Il s’est matérialisé par la résurrection inopinée et non bienvenue des résidus de ma colère, celle dont je n’ai jamais réussi à me débarrasser pleinement. Au moins ai-je pris la mesure de ce qu’elle me contrôle encore, que je n’en suis pas assaini et qu’elle justifie certainement, en plus de la culpabilité, mon besoin d’alcool. Ce sont ces vieilles ennemies que j’entreprends de noyer dans la bière ou dans le malt d’un whisky. « Quant à ce que je lui ai confié, c’est… comment expliqué…» Peser les mots. Les tarer de tout ce qui serait superflu. L’exercice est compliqué et je conviens de rappeler ou d’expliquer - enfin - un pan de mon histoire. « On n’a pas réagi de la même façon au décès de Sofia. Elle m’a donné l’impression de se relever si vite que… je me suis senti faible. Je n’arrivais pas à être content pour elle. Je ne la jugeais pas, mais… j’étais furieux.» J’étais en rage puisqu’elle définissait, grâce à sa robustesse, les contours de l’image que l’armée a esquissée de moi, pour moi et sans moi. «A priori, c’était égoïste et pour ça, je devrais demandé pardon, pour ça et pour ma réaction.» La dépression et l’alcoolisme, ai-je tu par choix. Cela va sans dire et aucune de ses confessions n’intensifie mon aura. Elle brille faiblement : je n’ai rien fait, durant ces dernières semaines, pour attirer sur moi de la fierté ou de la superbe. Certes, j’en récupère en remerciant ma dulcinée. J’en grappille un brin à l’aide d’un sourire. Il n’y a toutefois pas assez de poussières d’or pour redorer mon blason. «Et, c’est toute la question. Je ne comprends pas. Pourquoi je le ferais ? Je vois pas en quoi ça me “soignerait”. Et, puis, ça aussi, ça me casse les couilles. Je ne suis pas malade.» Eux, ils ne choisissent pas de développer une pathologie. Moi, j’ai volontairement avalé de la merde au goulot sans pondération. « C’est pour ne pas l’être que j’y vais, non ? » Je détaille derechef Raelyn en quête d’un assentiment. Il tombe et mon soulagement est tel que je me risque à caresser sa main tombée sur sa cuisse du bout des doigts. Pour peu, je l’emporterais jusqu’au levier de vitesse. Or, je n’ose pas. Je l’y invite, mais je ne m’exécute pas. Je pose les premières pierres de mon mea culpa en respectant les préceptes des couples mariés : la sincérité. N’ai-je pas une chance inouïe d’être bercé par son indulgence ? Elle achève mon geste, me souffle même quelques mots à l’oreille et, abordant un feu rouge - il tombe à point nommé - je lui vole un baiser délicat, un baiser délicat, un bonbon acidulé au goût de reconnaissance. « Te fais pas de bile. A priori, ils vont surtout te demander comment tu vis la situation ou ce genre de trucs. De quelle manière tu es impactée… Rien que je ne sache déjà en réalité.» Je ne suis pas idiot : je suis lucide sur l’enfer dans laquelle je l’oblige à vivre quotidiennement. Je suis source d’inquiétude à bien des niveaux et que j’en sois désolé ne nous secoure en rien. «En gros, c’est une moitié de séance classique si des membres osent se confier devant des inconnus et puis, la parole est à vous. Pour moi, c’était surtout important que tu te rendes compte de comment ça se passe ou de ce qu’on attend de moi. De ce que je ne peux pas faire non plus, parce que c’est au-dessus de mes forces. Il y a des limites à ce que je peux endurer.» Mon sens du sacrifice n’est pas sans limite. J’ai de la ressource, mais elle s’épuise, comme le reste. Tout le reste.  



--- and suddenly
i was there, caught up in a dream, running after a new reality.

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Raelyn Blackwell
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(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  Hu5cwsy ÂGE : 35 ans (23.12.1986) - capricorne ascendant scorpion
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Amos a bouleversé toutes ses certitudes : la reine des glaces est loin, désormais. Leur fille, Micah, est née le 26.12.2021 et il se sont mariés à l'abri des regards en avril 2022.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Copropriétaire avec Amos de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021. Baronne de la drogue, reine de la nuit et jeune maman, une vie somme toute bien remplie.
LOGEMENT : Maintenant à trois, dans un vieil entrepôt transformé en luxueux loft au 721 Daisy Hill Road à Logan City. L'adresse de leur domicile est un secret que le couple garde jalousement.
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TW IN RP : Prise et mention de drogues dures, overdose, violences verbales et physiques banalisées, banalisation du meurtre, menaces, univers de la pègre, alcool.
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › longtemps volage, elle l'a été jusqu'à ce qu'elle tombe amoureuse d'Amos : ils se sont mariés le 9 avril 2022 › a récupéré le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle
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mitchell #6You can say what you have to say, 'cause my mind's made up anyway, I'm taking the high road going above you. This is the last time that I'm gonna trust you. But you can say what you want about me, keep talking while I'm walking away.

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carly (scénario libre)What brings you to the lost and found, dear ? Won't you pull up a seat ? Everybody got a price around here to play, make me an offer, what will it be ? Welcome to the playground, follow me. Tell me your nightmares and fantasies, Sink into the wasteland underneath.


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amelynI was lost until I found me in you. I saw a side of me that I was scared to, but now I hear my name and I'm running your way. I still look at you with eyes that want you. When you move, you make my oceans move too. It's my desire that you feed, you know just what I need. You got power, you got power over me ☽ 1234567891011121314151617181920212223242526272829303132333435363738394041424344454647484950515253545556575859606162636465666768697071727374757677

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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  EmptyMar 22 Nov 2022 - 9:57



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Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  873483867

« Je ne le suis pas tant que ça. » - « Je n’ai pas dit que tu l’étais. » Mais le léger et doux sourire qui flotte sur mes lèvres, témoin de mon amusement, prétend qu’il n’est pas non plus un exemple de tolérance et d’ouverture d’esprit. Obtus, il ne l’est pas lorsqu’il s’agit de moi, mais je suis l’une de ses exceptions autant qu’il est l’une des miennes. Autrement et, même avec moi dans ses mauvais jours, il est souvent borné et persuadé qu’il n’existe qu’une seule façon de voir les choses : la sienne. Je ne suis pas surprise qu’il ait été qualifié de tel par l’animateur de son groupe de soutien, mais je suis interpellée. Je me demande ce qui, dans l’attitude de mon compagnon, l’a poussé à noter ce trait de caractère chez lui. Amos veut guérir, je le sais et je l’imagine mal s’opposer aux méthodes conseillées par les alcooliques anonymes, puisqu’il s’est prêté au jeu de leur questionnaire. Que lui a-t-on demandé de faire ? Sur quoi a-t-on tenté de lui ouvrir les yeux. Il me donne vite ma réponse : il s’agit de Sarah, et comme lui, je ne considère pas qu’il lui doive des excuses. Peut-être ne suis-je pas objective. Certainement, même. Je suis également trop rancunière pour pouvoir voir le bien fondé de cette démarche. Sarah est l’ennemie, c’est tout ce que je vois de ma fenêtre, elle s’est longtemps posée en obstacle à notre couple et il devrait lui présenter des excuses ? Elle y verrait une chance de le récupérer. Elle y verrait une preuve qu’il regrette et je sais que je serais incapable de rester de marbre face à cette entreprise. Bien sûr, je veux qu’il aille mieux. Mais je suis fière, et il y a des choses que je ne sais pas accepter sans ciller. Par chance - en est-ce vraiment ? En étant différents, nous nous ressemblons pourtant sur tant de points - il semble partager mon opinion sur le sujet. « Oh, que c’était de la connerie, que je n’avais rien à me faire pardonner, qu’il parlait sans savoir… Enfin, ça, c’est pour la version édulcorée. Avec la meilleure volonté du monde, je n’aurais pas pu garder mon calme face à ça. » - « Je n’aurais pas pu non plus, je sais pas si c’est rassurant… » Parce que je ne suis pas plus mesurée et ouverture d’esprit qu’il ne l’est. « Mais je peux difficilement te jeter la pierre. » Je l’aurais envoyé chier, l’animateur, et Amos le sait. Je lui aurais craché au visage s’il malgré ça, il avait tenté de m’ouvrir les yeux sur le bien fondé d’une telle démarche. Cet inconnu, sait-il à quel point le comportement de son ex est l’une des choses qui a longtemps nourri le sentiment d’Amos de ne pas être à la hauteur ? Qui a nourri sa culpabilité ? Qui est-il pour affirmer que les horreurs qu’elle lui a dites doivent-être remerciées par des excuses ?

« Quant à ce que je lui ai confié, c’est… Comment expliquer… On n’a pas réagi de la même façon au décès de Sofia. Elle m’a donné l’impression de se relever si vite que… je me suis senti faible. Je n’arrivais pas à être content pour elle. Je ne la jugeais pas, mais… j’étais furieux. » Comme a chaque fois qu’il parle de Sofia et de la période qui a suivi la mort de la jeune femme, je l’observe avec sérieux et gravité. « A priori, c’était égoïste et pour ça, je devrais demander pardon, pour ça et pour ma réaction. » - « Tu avais tous les droits d’être en colère à cause de la situation. » Considérer qu’il lui devait des excuses, n’est-ce pas nier ce fait-là ? N’est pas absoudre Sarah pour le venin qu’elle a craché sur lui pendant cette période, puis lorsqu’il est enfin allé de l’avant et qu’il a décidé de la quitter ? Elle ne la mérite pas, l’absolution, si on me demande mon avis. Je ne pouvais pas comprendre, avant Micah, la puissance de la douleur qu’il a dû ressentir. Aujourd’hui, le simple fait d’y penser me coupe le souffle. Si on me l’enlevait, si on me la prenait, je tuerais de mes propres mains chaque personne responsable de près ou de loin sans jamais considérer que je suis en tort. Puis-je m’ouvrir à lui ? Est-ce grave de reconnaître que depuis la naissance de notre fille, je comprends mieux ce qu’il a fait ? « S’il arrivait quelque chose à Micah je… » Je réfléchis. « Furieuse, ça serait pas assez fort comme moi pour décrire comment je me sentirais. » Je pense que moi aussi, j’en voudrais au monde entier. En tant que couple, nous serions plus fort que l’adversité, je veux le croire puisque je suis faite pour ses mains. Mais je brûlerais le reste du monde pour mon bébé, sans jamais me retourner pour prendre le temps d’observer ces vies que j’ai détruites.

« Et, c’est toute la question. Je ne comprends pas. Pourquoi je le ferais ? Je vois pas en quoi ça me “soignerait”. Et, puis, ça aussi, ça me casse les couilles. Je ne suis pas malade. C’est pour ne pas l’être que j’y vais, non ? » Pensive, je penche la tête sur le côté. « Tu m’as dit que j’étais malade, tu sais. » Après mon overdose, pour justifier les décisions qu’il a dû prendre et que je ne lui reproche pas d’avoir prises. Elles étaient nécessaires et elles nous ont permis de retrouver notre chemin l’un vers l’autre. « J’ai dit que c’était pas le cas. Mais tu avais raison. » Je n’étais plus moi-même et, à un autre degré - Amos n’est pas tout à fait au stade d’addiction auquel j’étais, ou peut-être que les drogues dures sont plus aliénantes encore que l’alcool - ce n’est plus tout à fait son cas non plus. Pas tout le temps. Je ne lui dis pas qu’il a tort puisque je ne suis pas sûre qu’il soit capable de l’entendre sans provoquer une nouvelle dispute entre nous. Je lui rappelle seulement ce qu’il a pensé, a situations inversées. Je cherche à lui ouvrir les yeux comme il l’a fait avec dureté avec moi à l'époque, parce que c’était la seule chose que je comprenais. « J’étais malade. » Malade d’addiction. Une addiction qui, souvent, me faisait basculer du côté de la folie.

« Te fais pas de bile. A priori, ils vont surtout te demander comment tu vis la situation ou ce genre de trucs. De quelle manière tu es impactée… Rien que je ne sache déjà en réalité. » Ma première réaction, c’est d’avoir envie de dire que je ne veux pas parler de comment je me sens face à une foule d’inconnus. Mais n’est-ce pas ce qu’il doit faire dans le cadre de ces sessions ? N’est-ce pas ce que j’ai exigé de lui pour qu’il aille mieux ? Puis-je tenir un discours contradictoire ou tenter de me justifier en disant que je n’en ai pas besoin. Je l’ignore mais je tranche : si lui en a besoin, je le ferai du mieux que je peux. Je n’ai pas particulièrement de talent pour la mise à nu de mes sentiments. Rien que je ne sache déjà en réalité. Sait-il comment je me suis sentie, lorsqu’il a pris la fuite ? Lorsqu’il m’a quittée pendant un peu plus d’une semaine pour se réfugier sur le bâteau ? Lorsqu’il m’a refusé le privilège d’être à ses côtés par fierté ou manque de confiance ? Je suis songeuse, et mon silence l’invite à poursuivre. « En gros, c’est une moitié de séance classique si des membres osent se confier devant des inconnus et puis, la parole est à vous. Pour moi, c’était surtout important que tu te rendes compte de comment ça se passe ou de ce qu’on attend de moi. De ce que je ne peux pas faire non plus, parce que c’est au-dessus de mes forces. Il y a des limites à ce que je peux endurer. » Je hoche la tête doucement et je n’ai pas le temps de rajouter grand-chose de plus : il se gare déjà devant la salle polyvalente qui accueille les réunions. Moi, Raelyn Blackwell, il ne sera pas dit que je suis nerveuse à l’idée d’affronter une foule d’alcooliques et leurs proches. Avant de descendre de voiture, je vole un dernier baiser à Amos, avant de murmurer contre ses lèvres, mes mains autour de sa nuque. « Ça va bien se passer. » Est-ce pour moi ou pour lui ? Je lui adresse un sourire avant de descendre du véhicule et de me diriger vers l’entrée, le menton bien droit.

La séance est tout ce que mon complice m’en avait dit. Les bras croisés sous ma poitrine, le corps penché imperceptiblement vers celui d’Amos, j’écoute en silence. Quand bien même les récits de ces inconnus ne m’intéressent guère, je reste attentive à la façon dont ils sont reçus parce que ça compte, la façon dont Amos se sent à ces réunions, même s’il a peut-être l’impression que c’est faux. C’est simplement la seule solution que j’ai entrevue à sa descente aux enfers. « Et vous, Raelyn c’est ça ? Il y a quelque chose que vous souhaitez partager au groupe ? » A l’évocation de mon prénom, je tourne tout de suite mon visage en direction de l’intervenant pour planter mon regard dans le sien. « Sur la façon dont tout ça impacte votre couple, à Amos et vous. » Je n’ai aucun respect pour le reste de la gent féminine. Pourtant, je suis capable de reconnaître qu’il y a du courage dans le fait de s’ouvrir comme certaines femmes et conjointes l’ont fait. Je ne respecte ni n’estime la fragilité. Je n’ai pas de pitié pour celles qui ont versé des larmes. Mais elles se sont confiées. Demandez moi de prendre la parole devant une assemblée de malfrats, je le ferai le menton droit et avec une assurance hors du commun. Parler de mon intimité, de ma vie de couple a toujours été plus difficile que moi. Je suis secrète. Je ne m’épanche sur ce que je ressens qu’avec Amos et j’apprends encore, à dire les choses au lieu de systématiquement me dire que les montrer ou faire ressentir suffira. « Je suis là pour lui. Je serai là pour lui aussi longtemps qu’il en aura besoin. » Je m’indigne presque que quiconque puisse penser ou supposer le contraire. Parce que c’est vrai. Mais c’est oublier ma partie de l’histoire. C’est oublier que moi aussi, je ressens. Que moi aussi, j’ai le droit d’être blessée. « Amos nous a confié qu’il avait quitté votre domicile pendant plusieurs jours. Vous voulez nous dire comment vous vous êtes sentie ? » A quoi rime cet exercice ? A nous permettre de communiquer plus facilement ? Je bats des paupières à quelques reprises, pour chasser mon regard noir, mécanisme de défense classique lorsque je suis destabilisée par une situation. Je jette un coup d'œil à Amos et c’est suffisant pour me rappeler que c’est pour lui que je suis là. Que pour lui, et parce que s’il y a la moindre chance que ces séances l’aident, alors je dois me prêter au jeu. « Je me suis sentie rejetée. » Il le sait, non ? « Je me suis sentie laissée en arrière. Et j’étais en colère. » Blessée aussi. Sauf que je ne suis pas armée pour être capable de le confier tout de go. A Amos, je le dirai. Mais pas à une foule d’inconnus. L’intervenant hoche la tête, avant de fixer son regard sur Amos. « Vous le saviez, Amos ? » Bien sûr, comment le contraire pourrait être possible ? Parfois, j’oublie ce que je lui répète pourtant si souvent : que communiquer est primordial.





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(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  IAeu3cF ÂGE : 45 ans (02/05/1977)
STATUT : Elle a gommé ses ratures, effacé ses coquilles. Elle lui a rappelé que derrière le tragique se terrent parfois de belles histoires d'amour. Elle est sa renaissance, son renouveau et, aujourd'hui, ils sont ensemble parents d'une petite Micah née en décembre 2021.
MÉTIER : Propriétaire d'un casino que Raelyn a appelé "Octopus". Bras droit de Raelyn au Club, il gère l'acheminement et la revente des armes illégales.
LOGEMENT : Il vit depuis janvier 2021 avec Raelyn au 721 Daisy Hill Road à Logan City, dans un loft dont il tait l’adresse. Il possède également un catamaran dans un emplacement privé et, lui aussi, inconnu tous. Rae et lui, pour leur couverture, louent aussi un appartement "témoin" pour recevoir leurs proches et, de cette manière, conserver le secret de leur adresse.
(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  Jola
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GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Il ne cuisine pas, mais il sait faire à manger › C'est un excellent nageur › Après l'accident, il n'a plus plongé pendant des années. Il a recommencé récemment grâce à Raelyn › Alcoolique notoire. Il l'admet et essaie de se soigner après que les médecins lui ont promis une mort anticipée s'il n'arrêtait pas › La mauvaise foi est son arme préférée › Il fume beaucoup trop pour son bien › Il est obsédé par la sécurité de Raelyn, mais aussi celle de Micah. Sa peur de la perdre est grandissante et ne semble pas vouloir s'éteindre.
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Amelyn #76Amelyn #77Kelly #3Cian #6Chad #3Midas #2Anwar #1Finnley #1

(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  0ca41f4f930cbaeae8e9a2d29a926cecd384086c
Amelyn #76 & #77 › ⊹ I was lost until I found me in you. I saw a side of me that I was scared to, but now I hear my name and I'm running your way. I still look at you with eyes that want you. When you move, you make my oceans move too. It's my desire that you feed, you know just what I need. ☽ 1234567891011121314151617181920212223242526272829303132333435363738394041424344454647484950515253545556575859606162636465666768697071727374757677

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Cian #6I am the key to the lock in your house. That keeps your toys in the basement. Do not cry out or hit the alarm, you know we're friends till we die.

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Taylor & Sterling Chad #3 & Midas #2By faith, being moved by the fear of God, he made ready an ark for the salvation of his family

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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  EmptyJeu 24 Nov 2022 - 15:51







FIGHT FIRE WITH FIRE  

Le verbe arrondit les angles que l’on a récemment défini comme obtus, au sens plus péjoratif que mathématique du terme. En revanche, le sourire de Raelyn détrompe le propos avec légèreté. Je ne peux pas m’en vexer : il affirme avec sagesse que ma tolérance est bornée par les remparts de mon éducation patriarcale et que ce n’est pas sans impact sur ma personnalité. Je semble parfois austère, j’en suis assurément soupe au lait, j’en deviens aussi têtu que de mauvaise foi. Dès lors, je lui renvoie la délicatesse en haussant les épaules, l’air de ne pas y toucher, de ne pas comprendre l’allusion tacite, confirmant l’inverse d’une grimace identique à la sienne. Ce manège, il est ravigotant. Il dédramatise un peu ce qui m’attend - nous attends - au cours de cette réunion des alcooliques anonymes. Certes, il ne me permet pas d’oublier la honte de traîner ma dulcinée dans ce genre d’endroit, mais je relativise en m’accrochant à mon objectif : ne plus y mettre les pieds. Je dénombre trop de raisons pour m’infliger cette thérapie qui ne peut fonctionner sur moi. Certains discours de l’animateur ressemblent à s’y méprendre à ceux de ma mère ou de mon Sarah. De plus, le système me réclame une sincérité sans limite et c’est impossible. Je ne peux parler des activités que je mène dans l’ombre et que j’ai acceptées pour soutenir mon épouse. Pas plus que j’ai envie de rapporter mes méfaits liés à ma vengeance. La mort de Sofia demeure un sujet délicat, faute à la perte et, non négligeable, à la douleur de l’absence. Je ne vois rien de bon à m’en souvenir après tous les efforts que j’ai fournis pour vivre en paix avec sa disparition. J’ai empoigné mon courage à bras-le-corps afin de démystifier mon aînée et ainsi m’autoriser à aimer la mère de ma seconde petite fille. J’ai déployé des trésors de force mentale pour ne pas comparer ces deux fillettes, respectant par la même qu’elles ont et auront chacune une identité propre. A quoi bon remuer la merde avec un bâton ? Pourquoi me plierais-je à cet exercice ? Plus grave encore, de quel droit peut-on espérer que je présente des excuses à l’épouse endeuillée qui, de par ses jugements, de par son choix de se guérir dans l’adultère, de par le mépris qu’elle m’aura manifesté des années durant ? La question aura été à l’origine d’une anicroche qui a scellé ma décision de ne plus fréquenter cette assemblée. Avant cela, j’étais disposé à supporter, a minima pour rassurer Raelyn qui redoute les conséquences de l’alcool sur ma santé déclinant. Plus maintenant.

Dans l’habitacle de cette voiture, je me distingue par l’authenticité puisque s’il est toujours questions d’apaiser ma conjointe, j’aspire à ce que nous trouvions ensemble une autre solution, une solution viable qui implique moins de frustration et, en conséquence, moins de risque de replonger plus profondément dans les eaux troubles de mon addiction. «Peut-être qu’il aurait mieux compris si j’avais parlé de son type par exemple. Mais, tout ça n’est pas lié à l’alcool. Ce n’est pas à cause de ça que je bois. Et puis, il est supposé guider, pas juger, et encore moins exiger.» L’a-t-il fait ? Je ne confierais pas ma tête à un bourreau. Néanmoins, le sentiment, le mien, a existé, ce qui l’a rendu légitime, bien plus que mes réticences à m’humilier devant une femme qui a creusé une tombe, commandé une pierre tombale à mon nom et n’a pas hésité à me pousser pour que j’enfonce déjà un pied dans la terre meuble fraîchement remuée. «Et je sais que ça ne servait à rien de lever le ton, mais… il devenait lourd.» Il insistait avec une détermination telle qu’il a réveillé ma vanité et, surtout, une furieuse envie de boire. Il a secoué cette bête endormie par la honte d’avoir causé du chagrin à Raelyn et par ce besoin de guérir motivé par des raisons identiques aux siennes. « Alors, ça me fait du bien… que tu me comprennes…et de savoir que tu aurais réagi pareil.» ai-je avoué en jetant un coup d'œil fugace en direction de ma conjointe. Je suis soulagé qu’elle ne m’invite à reconnaître que mon alcoolisme aurait causé du tort à mon mariage et, qu’en conséquence, elle puisse me pousser à obéir aux diktats de cette étape du processus quoique ma séparation l’ait arrangée. J’aurais mésestimé qu’elle crache dans la soupe qu’elle boit au quotidien. Sans surprise, elle est noble, Rae. Elle l’est bien plus qu’elle n’en a elle-même conscience. Aurais-je eu besoin d’une preuve qu’elle me l’aurait livrée là, à mes pieds.

Après notre rupture, je lui ai rapporté, à l’aide du dossier de police et des photos du rapport d’autopsie, d’où je tenais ma motivation. J’ai tenté de lui expliquer que rien de ce qu’elle avait sous les yeux ne l’obligeait à endosser le dossard n°2 dans mon coeur ou dans ma vie. Me croire lui était alors incoercible, mais aujourd’hui, la donne a changé. Elle est mère, à présent. Elle aussi serait prête à voler, à traquer et à tuer quiconque priverait notre bébé de sa vie. Elle devine mieux l’ampleur de ce qu’a été ma douleur et je suis bouffi de reconnaissance. «Il n’y a pas de mots pour décrire tout ce qu’on ressent. Toutes les émotions se mélangent… et la colère en fait partie, sauf qu’il y a d’autres étapes avant d’y arriver… et, parfois, de s’y enfermer.» ai-je admis, prêchant pour ma chapelle sans utilité. Ma partenaire en a fait les frais. En outre, elle lit en moi comme dans un livre ouvert : ma fureur l’a tantôt séduite tantôt blessée, voire effrayée. Sur l’heure, elle l’est, sans quoi, elle m’aurait évité cette remarque. «Je suis malade, c’est vrai.» ai-je soufflé en cherchant du regard une place de parking. «Mais, si ce n’était pas d’alcoolisme. Si j’étais juste malade de rage, d’une rage proche du désespoir et que l’alcool était le moyen que j’utilise pour qu’elle se taise ? » Ce n’est pas une question rhétorique destinée à la moucher. Je me la suis plutôt posée mille fois et, aujourd’hui, le fruit de l’arbre de mes égarements est tombé près du tronc. Je confesse ma théorie sans volonté de manipuler, mais bien dans l’espoir que Raelyn change de paires de lunettes. Je rêve qu’elle reconsidère son point de vue sur bien des niveaux et, le premier - le plus important - surgit sur le chemin en ligne sinueuse de notre conversation. La coutume aidant, j’ai veillé à apaiser Rae à l’aide de doux mots et d’une caresse sur sa cuisse. J’ai attrapé également sa main que j’ai gardée, qu’elle m’accompagne jusqu’au levier de vitesse. J’ai esquissé un sourire encourageant signifiant : je suis là. Je te lâche pas. Je le suis comme toi. Je m’accroche avec toi. Toutefois, au plus nous avançons vers notre rendez-vous, au plus la nervosité me crispe et, dans l’espoir de nous entourer de courage, j’affirme à mon tour : «Évidemment que ça se passera bien.» Qu’est-ce que ces gens face à ce que nous avons traversé depuis la genèse de notre histoire ?

∞∞∞∞∞

La rencontre s’est déroulée telle qu’elle nous l’avait été décrite, si bien que je me suis détendu. Le contact perpétuel entre Rae et moi est un soutien incomparable. Qui plus est, je jurerais reconnaître dans son regard qu’elle saisit l’amplitude de mes réticences. Il lui est impossible de trouver, en ces gens–là et moi, un autre point commun que notre besoin de picoler. Aurais-je dû m’inquiéter que tout se passe aussi bien ? Pourquoi mon instinct s’est-il tu ? Pourquoi ne m’a-t-il pas alerté qu’un événement déplaisant agiterait mon cœur et alarmerait ma colère ancestrale ? Entendre résonner le prénom de ma dulcinée dans la pièce m’a d’emblée tendu. Quant à l’interrogation qui suivit l’interpellation, elle a serré ma mâchoire avec une telle violence que je m’en serais brisé les molaires. N’aurais-je pas été d’abord rasséréné par la réponse de Rae que j’aurais réagi. Au lieu de ça, j’ai affiché un sourire que la suite de l’aveu a éteint peu à peu. Incapable de cacher ma surprise, les mots pour me défendre se sont coincés dans ma jugulaire. Je me doutais qu’elle était peinée. J’étais à des kilomètres d'envisager ce qu’elle ressentait comme cocktail d’émotions. Je n’ai pas mesuré qu’ils oscillaient entre colère. Je me suis senti con, faute à ce flagrant délit d’ignorance et j’ai versé une dose d’agressivité mesurée dans ma coupe. «Oui ! » J’étais au courant, ai-je menti éhontément. « C’est sur la liste de ce dont je parlerais si j’avais besoin d’une thérapie de couple.» Or, nous ne sommes pas là pour ça.

∞∞∞∞∞

Proposant plus tôt que nous nous arrêtions dans un petit restaurant indien, un de ceux où il n’y a pas d’alcool à la carte - l’émotion m’a creusé l’estomac - j’ai observé mon verre d’eau avec un intérêt démesuré. Que suis-je supposé lui dire, à ma dulcinée ? J’ose à peine lever les yeux dans sa direction et, pourtant, le silence me pèse ce soir. C’est rare. Il ne m’a jamais mis mal à l’aise auparavant. Aujourd’hui, il dépose une chape de béton sur mes épaules et je crains que mes reins ne puissent en supporter le poids plus longtemps si je prononce pas quelque chose d’intelligent rapidement. Mais quoi ? Un geste vaut-il mieux ? Lequel, dans ce cas ? Mes doigts glissent sur le dos de sa main, je fends mes traits d’un sourire timide, je demande : «Comment tu te sens ?» avant de réaliser que j’ai attrapé le bon fil de la pelote de laine qu’aurait emmêlé un chat espiègle. « Après cette réunion, la question, ma réaction et…. et mon départ ou mon retour.» Comment tu vas, Raelyn. Dans quel état vais-je te récupérer si je t’autorise à me soutenir tout au long de cette épreuve ? Seras-tu à bout de force ? M’aimeras-tu encore ? M’en voudras-tu de t’avoir épuisée ? Deviendrais-je le même genre de gars que Sarah décrivait, soit une perte de temps ?





--- and suddenly
i was there, caught up in a dream, running after a new reality.

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Raelyn Blackwell
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(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  Hu5cwsy ÂGE : 35 ans (23.12.1986) - capricorne ascendant scorpion
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Amos a bouleversé toutes ses certitudes : la reine des glaces est loin, désormais. Leur fille, Micah, est née le 26.12.2021 et il se sont mariés à l'abri des regards en avril 2022.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Copropriétaire avec Amos de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021. Baronne de la drogue, reine de la nuit et jeune maman, une vie somme toute bien remplie.
LOGEMENT : Maintenant à trois, dans un vieil entrepôt transformé en luxueux loft au 721 Daisy Hill Road à Logan City. L'adresse de leur domicile est un secret que le couple garde jalousement.
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TW IN RP : Prise et mention de drogues dures, overdose, violences verbales et physiques banalisées, banalisation du meurtre, menaces, univers de la pègre, alcool.
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › longtemps volage, elle l'a été jusqu'à ce qu'elle tombe amoureuse d'Amos : ils se sont mariés le 9 avril 2022 › a récupéré le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle
RPs EN COURS :
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amelyn #76 & #77I don't know just how it happened, I let down my guard, swore I'd never fall in love again but I fell hard. You came into my crazy world like a cool and cleansing wave. Before I knew what hit me, baby, you were flowing though my veins. I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of.

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spencer #9You know there's still a place for people like us, the same blood runs in every hand. Take another walk out of your fake world, please put all the drugs out of your hand. You'll see that you can breathe without no back up, so much stuff you got to understand.

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mitchell #6You can say what you have to say, 'cause my mind's made up anyway, I'm taking the high road going above you. This is the last time that I'm gonna trust you. But you can say what you want about me, keep talking while I'm walking away.

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carly (scénario libre)What brings you to the lost and found, dear ? Won't you pull up a seat ? Everybody got a price around here to play, make me an offer, what will it be ? Welcome to the playground, follow me. Tell me your nightmares and fantasies, Sink into the wasteland underneath.


RPs TERMINÉS : liste tenue à jour dans ma fiche de liens


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amelynI was lost until I found me in you. I saw a side of me that I was scared to, but now I hear my name and I'm running your way. I still look at you with eyes that want you. When you move, you make my oceans move too. It's my desire that you feed, you know just what I need. You got power, you got power over me ☽ 1234567891011121314151617181920212223242526272829303132333435363738394041424344454647484950515253545556575859606162636465666768697071727374757677

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POUR INFO :
dialogues en indianred.
j'écris à la première personne du singulier et au présent.
+ crédits complets dans mon moodboard

AVATAR : Lady Gaga
CRÉDITS : me/stairsjumper (avatar) & harley (crackships)
DC : Megan Williams (ft. Sydney Sweeney) & Midas Sterling (Dacre Montgomery)
PSEUDO : stairsjumper
Femme (elle)
INSCRIT LE : 21/02/2019
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  EmptyJeu 24 Nov 2022 - 22:31



fight fire with fire
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  873483867

Est-ce important au fond, qu’il m’ait amenée ici pour me convaincre d’ouvrir les yeux sur le fait que la politique des alcooliques ne lui convient pas ? Dois-je me sentir manipulée ? Dois-je estimer qu’il cherche à se donner bonne conscience ? Je crois qu’avant de voir, je choisis de décider que ça n’a pas la moindre importance. Je crois aussi que, dans son esprit, je lui ai imposé cette solution dont il ne veut pas alors que c’est faux. Je lui ai imposé d’en trouver une, de solution. D’en chercher une serait plus juste, tant il s’est entêté à se convaincre qu’il pouvait s’en sortir seul, qu’il était différent, qu’il n’avait pas de problème. Je n’ai pas supporté d’assister à son auto sabotage, impuissante. Je ne laisserai pas l’homme que j’aime - le seul que j’ai jamais aimé - se détruire parce qu’il est trop fier pour admettre qu’il perd pied. Moi-même, j’ai fait fi de la mienne de fierté, il l’a piétinée en m’enfermant sur le catamaran et, une fois sevrée, je ne l’ai pas regretté un seul jour. Je la jette aux ordures aujourd’hui encore, d’une façon bien différente, mais cela me coûte d’admettre que je ne suffit pas à l’aider. De supposer que des inconnus pourraient peut-être le faire mieux que moi.

« Peut-être qu’il aurait mieux compris si j’avais parlé de son type par exemple. Mais, tout ça n’est pas lié à l’alcool. Ce n’est pas à cause de ça que je bois. Et puis, il est supposé guider, pas juger, et encore moins exiger. » L’animateur est-il coupable du crime dont Amos l’accuse ? Je suis bien placée pour savoir qu’Amos se sent plus souvent jugé et mésestimé qu’il ne l’est. J’ai depuis longtemps choisi de me fier à l’hypothèse qui dit que c’est à cause de son propre manque de confiance en lui, qu’il croit recevoir des autres des jugements qu’il porte parfois sur lui-même. Sommes-nous dans un cas comme celui-là ? Manque-t-il de clairvoyance, entend-t-il simplement ce qu’il a peur d’entendre ? Craint-t-il que Sarah et sa colère à son égard soit la source de son alcoolisme ? Est-ce pour ça qu’il se refuse à utiliser ce mot ? A admettre qu’il est malade et qu’il ne contrôle plus rien ? « Et je sais que ça ne servait à rien de lever le ton, mais… il devenait lourd. Alors, ça me fait du bien… que tu me comprennes…et de savoir que tu aurais réagi pareil. » - « Je m’en fous que tu aies levé le ton. Je m’en foutrais même si tu l’avais insulté. » C’est à moi qu’il parle, pas à une putain de bien-pensante. « Si c’est ça qui t’inquiète, je m’en fous. » Mais il n’est pas question que de ça, si ? Se justifie-t-il parce qu’il a peur que moi aussi je le pense, qu’il souffre encore à cause de Sarah, et que j’en tire la désagréable intention qu’elle compte encore d’une certaine façon pour lui ? « Est-ce que tu as peur que je le pense ? Que tu bois encore à cause d’elle, d’une certaine façon ? » Est-ce pour ça qu’il m’a donné l’impression d’aborder le sujet en marchant sur des œufs ? Parce qu’il a peur que je le pense et que cela me fasse de la peine ? Que mon esprit se remplisse de doute ? Est-il seulement si précautionneux parce qu’il a peur de ma réaction s’il affirmait qu’il ne remettra plus les pieds là-bas à cause de son altercation avec l’animateur ?

« Il n’y a pas de mots pour décrire tout ce qu’on ressent. Toutes les émotions se mélangent… et la colère en fait partie, sauf qu’il y a d’autres étapes avant d’y arriver… et, parfois, de s’y enfermer. » Je suis toujours avide de mieux comprendre Amos, ce qu’il a ressenti et comment cela peut parfois impacter ce qu’il a ressenti et, paradoxalement, je ne veux jamais comprendre. Je ne veux pas savoir ce que cela fait de perdre un enfant. Rien que l’idée de penser à une vie où l’on m’aurait pris ma fille me donne une envie furieuse de foutre le feu à toute la ville, à tout le pays. S’il arrivait quelque chose à Micah, personne ne serait à l’abri, je ferais payer ma souffrance à toute personne que j’estime responsable en me moquant bien que des innocents deviennent des dommages collatéraux. En me moquant bien de qui je tuerais sur ma route. Amos en est revenu. Il a failli être détruit, mais il en est revenu et, rien que pour ça, il devrait s’accorder un peu plus de crédit. Doucement, je caresse sa joue, je le laisse dérouler le fil de sa pensée. « Je suis malade, c’est vrai. » Je retiens ma respiration sans le quitter des yeux, tandis que ma main ne quitte sa joue que pour aller chercher la sienne. « Mais, si ce n’était pas d’alcoolisme. Si j’étais juste malade de rage, d’une rage proche du désespoir et que l’alcool était le moyen que j’utilise pour qu’elle se taise ? » Je l’observe un instant en silence, pour ne pas le couper, pour ne pas lui donner l’impression que je réfute sans chercher à comprendre, sans chercher à me mettre à sa place. « Je crois pas que ce soit le cas. » Parce qu’il y a eu ces quelques mois où il buvait moins, un peu avant et juste après la naissance de Micah. Parce qu’il n’est pas que ça, sa rage. « Ta rage, elle m’a attirée. » Il le sait. Il sait qu’à cause de ou grâce à elle, j’ai eu envie de me frotter à lui, de m’approcher un peu pour voir si je pouvais me brûler. « Mais c’est pas pour elle que je suis restée. » Ce n’est pas grâce à ça que je suis tombée amoureuse. « Ce que je cherche à dire, c’est que je pense pas que ce soit vrai. Que t’es bien plus que ça. » Je ne cherche pas mes mots : en revanche, je les pèse, je les réfléchis pour qu’ils expriment clairement ce que je ressens. « Mais que si c’était le cas, je ne bougerais quand même pas. » Parce qu’elles sont là, toutes ces autres choses. Parce qu’il est toujours là, l’homme dont que j’aime à en crever. « Si c’est le cas, ce sera pas grave, parce que tu nous as, Micah et moi. » Et que nous faisons ressortir tout ce qui en lui, n’a pas le moindre rapport avec sa colère dévorante. Mais si c’était le cas, ce serait une raison de plus de te faire aider. Je ne l’ajoute pas. J’attends de voir ce qui nous attend et qui, d’après Amos, se passera bien.

Observer m’aurait suffi. Je ne prends peur devant rien, mais je me serais épargnée un déballage de mes sentiments en public. Interrogée, je livre une réponse bien plus laconique que celles de la plupart des partenaires présentes à l’occasion de cette journée ouverte aux familles. Elles ont besoin de se livrer, chacune a étalé sa vie privée sous les yeux d’inconnus, mais je ne le ferai pas. Elle ne concerne que nous, Amos et moi, et m’arracher une confession est de loin le meilleur moyen pour me braquer. Je ne m’ouvre que parce que ce serait hypocrite, d’attendre d’Amos qu’il arrive à parler pour exorciser ses démons quand je ne suis pas capable d’adresser plus de quelques mots à l’animateur. Sans doute se dit-il que je suis froide, glaciale, et je m’en moque : il est loin d’être le premier à le penser. Ma colère m’échappe, devenant le bouclier de toute la souffrance que j’ai ressentie lorsqu’il est parti. La colère la masque, la protège du monde extérieur mais je crois qu’elle se lit sur mon minois et je me braque un peu plus encore. Je ne croise pas mes bras sous ma poitrine. En revanche, je reste droite, le menton levé bien haut et je soutiens le regard de l’intervenant sans que le mien ne soit habité par la moindre chaleur. Lorsqu’il prend Amos à partie, je brûle du désir d’immoler l’inconscient sur place. Mais Amos se braque, et mon attention est instantanément détournée dans sa direction. « Oui ! C’est sur la liste de ce dont je parlerais si j’avais besoin d’une thérapie de couple. » Je tourne la tête vers lui. Il semble en colère et frustré, et je dois admettre que je ne m’attendais pas à ce genre de réaction. Je l'observe sans froncer les sourcils, sans montrer de signe extérieur de mes interrogations mais je n’en pense pas moins. M’en veut-il ? De m’être confiée ? Il ne peut pas tomber des nues, je n’arrive pas à l’envisager, certainement aveuglée par l’évidence pour moi-même de mes propres sentiments, oubliant que la fierté me rend parfois plus difficile à lire que le journal intime cadenassé d’une adolescente.


❈❈❈❈


L’animateur n’a plus réussi à tirer le moindre mot d’Amos et, certainement échaudé par l’altercation que mon amant m’a rapportée, il n’essaye pas plus de lui tirer les vers du nez. Il passe à un autre couple et, moi, je passe le reste de la séance concentrée sur mon complice et époux. J’observe les réactions qui s’impriment de façon éphémère sur son visage, j’écoute le rythme de sa respiration et je suis attentive à celui des battements de son cœur. Sur le parking, il ne me parle que pour discuter de la suite du programme. Quelques phrases laconiques plus tard, et nous nous dirigeons vers un restaurant indien, sans que je n’ignore pourquoi il l’a choisi : pour l’absence d’alcool à la carte. J’ai du mal à savoir s’il est anxieux, en colère ou blessé et je suis désarçonnée : j’ai l’habitude de le lire mieux que ça. Lorsque nous sommes installés sur une table à l’écart, à l’intérieur du restaurant, et que le serveur s’éloigne après avoir pris notre commande, il me surprend en caressant la main avec tendresse et en s’adressant à moi avec sollicitude. « Comment tu te sens ? » Je peux rayer en colère de la liste de mes suppositions. Mon homme ne sait pas cacher son ire. Elle empeste et prend toute la place et, aujourd'hui, je ne relève aucune trace de sa présence. Il m’aurait abordée avec froideur et de façon brusque, pas avec cette tendresse que je sens dans sa voix et dans sa main qui caresse toujours doucement le dos de la mienne. Doucement, je pivote mon avant-bras pour que nos paumes se rencontrent ainsi que pour entrelacer nos doigts. « Après cette réunion, la question, ma réaction et…. et mon départ ou mon retour. » - « Ça fait beaucoup de questions à la fois. » Et surtout beaucoup de réponses différentes, et je ne suis pas certaine que toutes l’intéressent autant. Je pressens que c’est la dernière, celle qui lui semble capitale, celle qui l’inquiète et l’interpelle peut-être. Ce n’est pas par celle là que je débute. Ce n’est pas vraiment pas une de ses questions, d’ailleurs. « Je ne t’ai jamais forcé à aller là-bas, tu sais. » S’il l’a interprété comme ça, il a mal compris. « Et je te forcerai pas à y retourner. » Parce que c’est celle-là l’image que je désire gommer en premier, celle de la dictatrice, du tyran qui veut régir ses moindres faits et gestes comme il m’a accusé de le faire lors de sa dernière crise de manque. « La seule chose que je t’interdis de faire, c’est rien. Parce que je t’interdis de crever, et que j’ai peur. » Venant de la bouche d’une femme qui compte parmi ses mantras celui qui dit que la peur n’est pas une option ou qu’elle est une vue de l’esprit, c’est une confession lourde de sens. J’ai peur. Voilà comment je me sens aujourd’hui. « Tu veux savoir comment je me suis sentie quand tu es parti ? » Je ne desserre pas ma main de la sienne, je ne le lâche pas des yeux et je m’exprime avec calme. « Comme je l’ai dit. Tu ne m’as pas juste fait mal au cœur, tu m’as mise en colère. Ça m’a mise hors de moi que tu me crois capable de baisser les bras et de te rejeter. » Que tu doutes de moi, que tu reprennes une partie de la confiance que tu as en moi et en nous.





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(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  IAeu3cF ÂGE : 45 ans (02/05/1977)
STATUT : Elle a gommé ses ratures, effacé ses coquilles. Elle lui a rappelé que derrière le tragique se terrent parfois de belles histoires d'amour. Elle est sa renaissance, son renouveau et, aujourd'hui, ils sont ensemble parents d'une petite Micah née en décembre 2021.
MÉTIER : Propriétaire d'un casino que Raelyn a appelé "Octopus". Bras droit de Raelyn au Club, il gère l'acheminement et la revente des armes illégales.
LOGEMENT : Il vit depuis janvier 2021 avec Raelyn au 721 Daisy Hill Road à Logan City, dans un loft dont il tait l’adresse. Il possède également un catamaran dans un emplacement privé et, lui aussi, inconnu tous. Rae et lui, pour leur couverture, louent aussi un appartement "témoin" pour recevoir leurs proches et, de cette manière, conserver le secret de leur adresse.
(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  Jola
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GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Il ne cuisine pas, mais il sait faire à manger › C'est un excellent nageur › Après l'accident, il n'a plus plongé pendant des années. Il a recommencé récemment grâce à Raelyn › Alcoolique notoire. Il l'admet et essaie de se soigner après que les médecins lui ont promis une mort anticipée s'il n'arrêtait pas › La mauvaise foi est son arme préférée › Il fume beaucoup trop pour son bien › Il est obsédé par la sécurité de Raelyn, mais aussi celle de Micah. Sa peur de la perdre est grandissante et ne semble pas vouloir s'éteindre.
CODE COULEUR : #66cc66
RPs EN COURS :
(08)
Amelyn #76Amelyn #77Kelly #3Cian #6Chad #3Midas #2Anwar #1Finnley #1

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Amelyn #76 & #77 › ⊹ I was lost until I found me in you. I saw a side of me that I was scared to, but now I hear my name and I'm running your way. I still look at you with eyes that want you. When you move, you make my oceans move too. It's my desire that you feed, you know just what I need. ☽ 1234567891011121314151617181920212223242526272829303132333435363738394041424344454647484950515253545556575859606162636465666768697071727374757677

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Cian #6I am the key to the lock in your house. That keeps your toys in the basement. Do not cry out or hit the alarm, you know we're friends till we die.

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Taylor & Sterling Chad #3 & Midas #2By faith, being moved by the fear of God, he made ready an ark for the salvation of his family

UNIVERS ALTERNATIFS :


(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  Deuy
Amelyn UAchp 11Everybody knows that baby's got new clothes, but lately I see her ribbons and her bows have fallen from her curls. She takes just like a woman. She makes love just like a woman and she aches just like a woman. But she breaks just like a little girl. ☽ 1234567891011

RPs EN ATTENTE : Olive
RPs TERMINÉS : Liste mise à jour dans la fiche de liens.


AVATAR : Bradley cooper
CRÉDITS : harley (avatar, gifs signature & crackships profil), WALDOSIA. (code signature), sophiexrph.
DC : Joshua Tennenbaum
PSEUDO : Ci!
Femme (elle)
INSCRIT LE : 16/12/2019
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  EmptyLun 28 Nov 2022 - 11:58







FIGHT FIRE WITH FIRE  

Rendre compte de ma querelle avec l’animateur me fait un bien fou. Je me sens plus légitime dans mes émotions, dans mes frustrations et je m’ouvre sur la majeure partie de mes déductions à propos des tenants et des aboutissants de mon alcoolisme. J’émets les hypothèses qui m’ont gardé loin du sommeil, celles que j’ai ruminées alors que j’étais seul sur le catamaran ou recroquevillé dans le lit conjugal, après mon récent retour. Je suis confiant et je me rappelle m’être fait la réflexion que cette sensation d’être libre de respirer amplement est devenue rare. J’en profite d’ailleurs. J’abandonne même un sourire à destination de ma complice au milieu de cette conversation presque bien trop grave pour ne pas mystifier le rendez-vous qui nous attend. Au moins permet-elle d’éclaircir ce sur quoi reposent nos doutes. «Pas du tout ! » ai-je lancé avec cette spontanéité qui pousse les adolescents à lever les yeux au ciel. Je m’abstiens. Je n’en suis plus un. Qui plus est, je  déteste le geste : je ne l’infligerai pas à ma partenaire. « Ce n’était pas non plus à cause d’elle ou, en tout cas, pas tout à fait. La mèche était déjà allumée.» Elle a simplement jeté sur les cendres une allumette et du pétrole. «Ce que je ne veux pas que tu penses, c’est que je me cherche des excuses pour que rien ne change.» Je présume le lui avoir déjà expliqué, mais je m’en tape. Je préfère radoter comme un vieu sénile que de permettre à un ver d’entrer et de gâter la pomme bien rouge de notre relation. « C’est juste que j’ai longtemps vécu tout seul avec ma perte. » Et, c’est celle-là qui a conduit ma main vers une bouteille d’alcool, qui l’a guidée jusqu’à ce que je me serve un verre, un suivant et une dizaine d’autres pendant des jours, des mois, au point d’oublier jusqu’à y laisser ma dignité. C’est la disparition de Sofia, raison pour laquelle je peux jurer sans craindre d’être foudroyé que perdre Rae et Micah me serait fatal. Je chasse donc cette appréhension d’un revers invisible de la main. Hors de question d’être troublé, d’alimenter l’illusion que je me perds dans une farandole de justifications juste bonnes à me déculpabiliser. Je suis malade, je l’admets. Mais, l’alcool est-il la cause ou un symptôme ?  Remplir le formulaire aux mille interrogations, à retracer mon passé et battre la mesure de certains de mes traumatismes, je ne suis plus sûr de rien, contrairement à mon épouse. J’aime son aplomb tandis qu’elle évoque cette colère attirante et aimable finalement. Dans sa bouche, elle paraîtrait presque aguicheuse, cette rage. Comment, d’une certaine façon, ne pas l’apprécier à mon tour ? Comment empêcher que s’écroule le château de cartes érigé fragilement autour de cette théorie ? «Je présume que je suis plus que tout ça, oui.» J’ai en moi de la bienveillance. Derrière ma culpabilité, je nourris une profonde empathie. Mon coeur est occupé par une immense amour destiné à ma famille intime, étroite : Micah et Raelyn. Pourtant… «Mais, je ne suis pas né alcoolique. Il s’est bien passé quelque chose de plus marquant que le reste.» Un évènement qui m’a plongé dans cette spirale infernale. En cela, peut-être que ces réunions m’auraient aidé à dénouer le noeud serré de mes postulats. Sauf que j’ai décidé : au terme de cette expérience, j’annoncerai à mon soutien que je n’y mettrai les pieds, que ces membres ne me conviennent pas, que je m’y sens jugé. Pour ce faire, je prépare tout un argumentaire sans présager que l’animateur se distinguerait par tout ce que je déteste, tout ce que ma partenaire et moi détestons : une incursion dans notre intimité.  

Elle a pris la parole fièrement, ma conjointe. Elle est farouche : je le reconnais à son attitude étant donné que des suites de sa révélation, je l’observe attentivement du reste de cette épreuve, car ç’en est une à mes yeux. C’est difficile de restere ouvert, tolérant et attentif alors que je comprends qu’au-delà de la peine causée par mon départ, Rae m’en a surtout voulu. Mon coeur en bat plus vite. Je ne tiens plus en place sur ma chaise. Je jette des regards frénétiques sur ma montre et sur l’horloge accrochées au mur en face de moi. Ma nervosité est tellement palpable que je serre sans doute un rien trop fort la main de la mère de ma fille. Elle est prisonnière de la mienne et, quoiqu’à heure de la libération, je m’enferme dans le silence, il est la conséquence de ma déception. J’en suis l’objet : j’ai blessé ma compagne avec assez de force pour qu’elle en soit furibonde. Je ne songe pas qu’elle m’ait dupée en dissimulant cette émotion-là. Je considère qu’elle a essayé de m’en protéger et, cette abnégation, bien que je lui en sois reconnaissant, m’inquiète lourdement. Elle me tracasse assez pour que j’aborde mon âme soeur avec douceur ou délicatesse. Mes doigts caressent le dos de sa main. Mon propos est hésitant. Je souris parce que Rae y est sensible. Ainsi, je l’encourage à se mettre à table et, étonnament, ce n’est pas à propos d’elle qu’elle s’exprime, mais bien de moi. Encore moi. Toujours moi. Et il faudrait que je n’ai pas envie de m’enfuir pour la protéger ? «Tu m’as demandé de trouver une solution. Je n’en avais pas d’autres.» Autrement dit, si elle ne m’a pas mis un couteau sous la gorge, je me suis senti tiré par la main. «Mais, je ne suis pas contrarié pour ça. Je voulais que tu vois, surtout. Savoir ce que tu en pensais, que tu comprennes. C’est pour ça que tu me dis que je suis pas obligé d’y retourner ?» Est-elle consciente que chaque réunion m’habille de honte ? Que je me sens victime d’ingérence ? Que mon ego ne l’accepte pas et qu’il en souffre ? «Parce que ne plus y aller, ça ne veut pas dire que je ferai rien. Au contrarie.» J’ai en tête de rencontrer une thérapeute, peut-être deux ou trois, selon les affinités. En attendant de lui confier, je profite de récupérer une réponse à son sujet pour écouter, analyser, digérer et rassembler mes idées. «Je ne suis pas parti parce que j’ai eu peur que tu baisses les bras. Je l’ai fait parce que je ne veux pas être ton fardeau.» Ne l’ai-je pas déjà dit ? Ai-je manqué de clarté ? Raelyn a-t-elle été trop bornée pour me croire ? « Chez toi, sur le bateau…» A l’époque où nous étions séparés et que j’étais déterminé à la sauver d’elle-même. «Ce n’était pas facile pour. Je ne regrette rien. Si c’était à refaire, je referais la même chose. Mais, j’étais épuisé d’espérer que tu ailles mieux, qu’on se répare aussi. J’avais l’impression que je menais tellement de combats à la fois que…j’ai eu mal. Comme toi, je n’aurais pas baissé les bras. Jamais.» La vérité est criante dans le fond de mes pupilles. «Et je sais que tu ne le feras pas non plus. Mais, je ne veux pas que tu te sentes vannée à cause de moi. Je ne veux pas te retrouver à bout de souffle parce que je t’aurai pompé toute ton énergie. Ce n’est pas une mise à l’écart, c’est ma façon de nous protéger.» Préserver ma femme et, aussi, mon couple. «Parce que… justement, je sais que tu ne me lâcheras pas.» Même si, de temps à autre, elle sera forcée à prendre du recul pour ne pas sombrer avec moi. Or, elle ne le fera pas et j’ajoute, penaud, en guise de conclusion : «Je ne veux pas que tu sombres avec moi.»






--- and suddenly
i was there, caught up in a dream, running after a new reality.

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Raelyn Blackwell
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le mont des vanités
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(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  Hu5cwsy ÂGE : 35 ans (23.12.1986) - capricorne ascendant scorpion
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Amos a bouleversé toutes ses certitudes : la reine des glaces est loin, désormais. Leur fille, Micah, est née le 26.12.2021 et il se sont mariés à l'abri des regards en avril 2022.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Copropriétaire avec Amos de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021. Baronne de la drogue, reine de la nuit et jeune maman, une vie somme toute bien remplie.
LOGEMENT : Maintenant à trois, dans un vieil entrepôt transformé en luxueux loft au 721 Daisy Hill Road à Logan City. L'adresse de leur domicile est un secret que le couple garde jalousement.
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TW IN RP : Prise et mention de drogues dures, overdose, violences verbales et physiques banalisées, banalisation du meurtre, menaces, univers de la pègre, alcool.
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › longtemps volage, elle l'a été jusqu'à ce qu'elle tombe amoureuse d'Amos : ils se sont mariés le 9 avril 2022 › a récupéré le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle
RPs EN COURS :
― raelyn's theme ―

(07) mitchell #6solas #2saül #2aisling #2 (2020)amos #76amos #77spencer #9

(ua) amelyn UA #11zombie amelyn #2spencer (UA slasher)amos (UA bunyip)

(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  2c812e83f641f81c84131a7d9002751486832595
amelyn #76 & #77I don't know just how it happened, I let down my guard, swore I'd never fall in love again but I fell hard. You came into my crazy world like a cool and cleansing wave. Before I knew what hit me, baby, you were flowing though my veins. I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of.

(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  3c127edd2db06ac22f08a8fa29af15fa2fe6852f
spencer #9You know there's still a place for people like us, the same blood runs in every hand. Take another walk out of your fake world, please put all the drugs out of your hand. You'll see that you can breathe without no back up, so much stuff you got to understand.

(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  C252cb1f2f1cdac1bd3bff749a25119abd4cf532
mitchell #6You can say what you have to say, 'cause my mind's made up anyway, I'm taking the high road going above you. This is the last time that I'm gonna trust you. But you can say what you want about me, keep talking while I'm walking away.

(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  57bad798c0947776e83082fbd8a0661ad3156642
carly (scénario libre)What brings you to the lost and found, dear ? Won't you pull up a seat ? Everybody got a price around here to play, make me an offer, what will it be ? Welcome to the playground, follow me. Tell me your nightmares and fantasies, Sink into the wasteland underneath.


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(Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  B59055a75dd7112e5443a505e7c79a1ee60cfe76
amelynI was lost until I found me in you. I saw a side of me that I was scared to, but now I hear my name and I'm running your way. I still look at you with eyes that want you. When you move, you make my oceans move too. It's my desire that you feed, you know just what I need. You got power, you got power over me ☽ 1234567891011121314151617181920212223242526272829303132333435363738394041424344454647484950515253545556575859606162636465666768697071727374757677

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POUR INFO :
dialogues en indianred.
j'écris à la première personne du singulier et au présent.
+ crédits complets dans mon moodboard

AVATAR : Lady Gaga
CRÉDITS : me/stairsjumper (avatar) & harley (crackships)
DC : Megan Williams (ft. Sydney Sweeney) & Midas Sterling (Dacre Montgomery)
PSEUDO : stairsjumper
Femme (elle)
INSCRIT LE : 21/02/2019
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  EmptyLun 28 Nov 2022 - 16:20



fight fire with fire
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #77) ► FIGHT FIRE WITH FIRE  873483867

« Ce que je ne veux pas que tu penses, c’est que je me cherche des excuses pour que rien ne change. » - « C’est pas ce que je pense. » A aucun moment, même lorsque j’étais seule, triste et en colère, je n’ai pensé qu’il tentait d’endormir ma méfiance et que s’il s’était isolé et reclus sur le bâteau, c’était pour pouvoir se vautrer dans son alcoolisme sans bonne femme pour le harceler quant à sa consommation excessive. Je ne suis pas idiote : je sais qu’il n’est pas resté sobre tout du long sans jamais flancher. Je sais que s’il ne s’est pas levé, ce matin où j’ai été plus en colère que jamais après qu’il m’ait demandé de venir au Casino mais sans jamais me rejoindre, c’est parce qu’il avait bu. Mais je sais qu’il souffre et qu’il veut trouver une solution. Je le soupçonne en revanche d’être trop orgueilleux et fier pour être prêt à toutes les envisager, en tout cas, avant tout ça, avant qu’il ne parte, avant les alcooliques anonymes et ses crises des delirium tremens les plus importantes. « C’est juste que j’ai longtemps vécu tout seul avec ma perte. » - « T’es plus tout seul. » Et même si je ne peux pas comprendre l’étendue de la douleur que l’on ressent lorsqu’on perd un enfant, j’en devine à présent un peu mieux les contours. Et je ne veux pas savoir, jamais. J’ignore ce que je deviendrai alors, mais il y a de fortes chances que je perdrais toute humanité, si le pire arrivait à Micah ou à Amos. « Tu seras plus jamais tout seul. » Doucement et alors qu’il garde son regard fixé devant lui sur la route, je viens caresser sa joue.

Je ne peux nier avoir été attirée par tout ce qui bouillonnait en lui, lorsque nous nous sommes rencontrés. J’ai été intriguée et fascinée par cet homme en qui je me retrouvais. Nos parcours de vie semblaient radicalement opposés - ils l’étaient - mais, pourtant, j’ai senti en lui ces mêmes fêlures, ce sentiment que, comme moi, il avait été abîmé par la vie et que plutôt que de tomber à genoux, il était devenu dur, fier, violent et imprévisible. Mais s’il n’avait été question que de ça, que d’une malsaine attirance pour tout ce qui était brisé chez lui, notre liaison aurait été aussi destructrice qu’éphémère. Et je l’ai cru, au début. Je l’ai même espéré, quand j’étais effrayée par ce que je réalisais petit à petit - qu’il n’avait rien d’une passade - mais j’ai dû accepter ce que mon coeur et mon cerveau me soufflaient tous les deux : je suis tombée amoureuse de tout le reste. De tout ce qu’il fait qui il est. Il n’est pas juste fait pour mes mains : il est fait pour moi, chacun tempérant ou complétant l’autre en fonction des cas de figure. « Je présume que je suis plus que tout ça, oui. » - « Bien sûr que tu l’es. T’as pas besoin de présumer. » J’esquisse un sourire, à l’aise dans ce rôle de femme rassurante que lorsqu’il s’agit de lui. Le reste du temps, je suis bien plus cassante que son contraire. « Mais, je ne suis pas né alcoolique. Il s’est bien passé quelque chose de plus marquant que le reste. » Je pousse un soupir en hochant la tête. C’est humain, je suppose, d’avoir besoin de comprendre, d’avoir besoin d’une raison, d’un coupable à pointer du doigt. Dans le cadre de ma propre addiction, puis-je faire le même genre d’exercice et désigner une seule personne ou un seul événement comme unique responsable de ma chute vertigineuse ? Je pourrais dire que tout est de la faute de Carter, qu’il a été le premier à mettre un sachet de cocaïne entre mes doigts, mais s’il ne l’avait pas fait, un autre l’aurait fait à sa place. Je ne suis pas née toxicomane. Mais peut-être était-ce écrit, c’est ce que je dirais si je croyais à toutes ces foutaises de destin.


❈❈❈❈


Il n’a plus rien dit, mais il a serré ma main dans la sienne tout du long. Pendant les deux heures - trop longues, si on me demande mon avis - qu’a duré la réunion des alcooliques anonymes, et après son intervention brève et agacée, il n’a pas lâché mes doigts. Il les a même serré un peu plus fort à l’intérieur des siens et j’en déduis au moins qu’il n’est pas en colère contre moi. Il n’est peut-être, je ne peux pas l’exclure, mais certainement contre le reste du monde. Comment se sent-il ? Surpris et déstabilisé par ces révélations ? Je jurerais que je n’ai rien dit qu’il ignorait. Est-il possible que je me trompe ? Qu’en proie à ces démons, il ne se soit pas rendu compte de ce qui se jouait dans mon esprit, chez lui et loin du catamaran ? Je l’ai foudroyé du regard lorsqu’il n’est pas venu, ce matin au casino. Je me souviens lui avoir dit que c’était ridicule, et je faisais alors allusion à toute cette situation. Peut-être a-t-il cru que ma colère n’était dû qu’à son manquement, quand elle prenait sa source bien plus haut que ça. J’ai respecté son silence. J’ai jugé que, si quelqu’un devait le briser, c’était lui. Le cas contraire, je me devais de le respecter et c’est ce que j’ai fait. J’ai répondu à ses questions quant au choix du restaurant et autre futilité, mais je ne lui ai pas demandé comment il se sentait ou pourquoi il avait réagi comme il l’a fait. J’ai attendu et mon intuition était la bonne : je n’ai pas eu à le faire longtemps. Lorsque je lui réponds, c’est sans colère et sans animosité : la session du groupe de soutien n’a pas remué pour moi de désagréables sentiments, pas plus qu’elle n’a rouvert une vieille blessure. Mais si je devais être honnête, j’admettrais que la mienne n’a pas encore tout à fait cicatrisé. « Tu m’as demandé de trouver une solution. Je n’en avais pas d’autres. » - « Je t’ai demandé d’essayer. Ce que je voulais, c’est que tu essaies tout ce qu’il était possible d’essayer, sans ego, sans réserve. » Et puisque nous nous ressemblons beaucoup, je suis bien placée pour savoir à quel point c’est difficile. « Mais, je ne suis pas contrarié pour ça. Je voulais que tu vois, surtout. Savoir ce que tu en pensais, que tu comprennes. C’est pour ça que tu me dis que je suis pas obligé d’y retourner ? » Il me donne l’impression que je suis sa geôlière, et je ne le tais que parce que je suis consciente qu’il a dû l’avoir aussi, cette impression, à l’époque où il me retenait sur son bâteau pour me protéger de moi même. Peut-être est-il normal ce sentiment. Peut-être est-ce le fardeau que l’on doit porter pour réussir à aider quelqu’un dans cette situation. Sauf que de mon côté, c’est la première fois que j’y suis confrontée et il est désagréable. « Parce que ne plus y aller, ça ne veut pas dire que je ferai rien. Au contraire. » - « C’est tout ce que j’ai besoin que tu me promettes. Que tu feras quelque chose. Autre chose que te débrouiller tout seul. » Je ferme les yeux quelques secondes, avant de les rouvrir pour les plonger à nouveau dans le bleu des siens. « J’ai compris. Je comprends. » Je n’ai de toute façon jamais été certaine que ce serait la solution, je ne voulais juste pas qui l’écarte tant que je me sentais démunie, puisque ce qu’il essayait jusque-là ne fonctionnait pas. Mes doigts se referment sur les siens et je les serre un peu plus fort. « Je comprends. » Et je sais à présent que, concernant les sessions des AA, il n’est pas question que d’égo. Ce qu’on lui demande de faire va à l’encontre de tout ce dont il a essayé de se détacher : la certitude qu’il était le coupable de la débâcle de son union avec Sarah, le fait qu’il ait des excuses à présenter… L’idée aurait été intolérable pour moi aussi, et je le lui confie. « J’aurais été incapable de lui présenter des excuses, si j’avais été à ta place. J’aurais été incapable de considérer que c’est ce que je dois faire pour aller mieux. Et je pense pas que tu doives le faire. » Alors, la méthode employée par le centre qu’il fréquentait n’est pas la bonne. Mais qui pourra la trouver pour lui ? Il m’a confié ne pas vouloir rester sans essayer autre chose, à quoi pense-t-il ? Si cette solution implique encore de me quitter, de nous quitter, Micah et moi, je ne suis pas certaine d’avoir ce qu’il faut en moi pour l’accepter.

Parce qu'au-delà d’avoir été en colère, j’ai été blessée. Et c’est surprenant au final, qu’il soit plus interpellé par ma colère que par ce que je n’ai pas exprimé devant le reste de l’assemblée. « Je ne suis pas parti parce que j’ai eu peur que tu baisses les bras. Je l’ai fait parce que je ne veux pas être ton fardeau. » - « Tu m’as dit que tu ne pourrais plus te regarder dans les yeux si tu faisais ça avec moi. Que ce serait un échec pour toi. Ce que j’ai entendu, c’est qu’il était question d’ego et d'orgueil. » Et, aujourd’hui, je ne le lui jette pas au visage comme un reproche. Je le lui dit parce que j’ai besoin qu’il me dise ce que c’était, si pas ça, parce que j’ai besoin qu’il me détrompe : je souffre encore de l’idée qu’il n’ait pas su jeter sa fierté au feu quand Micah et moi étions en face dans la balance. « Tu as dit que tu avais peur que mon désamour te tue. » Qu’il ne voulait pas avoir à se demander si je l’aimais encore à chaque fois qu’il poserait les yeux sur moi. Si j’en parle sans pleurer, mais l’émotion perceptible dans le son de ma voix, c’est la pleure que je n’ai pas encore digéré, parce que je n’ai pas les clés pour interpréter ses mots autrement et m’aider à le faire. J’ai eu l’impression de prendre une gifle. Que tu m’insultais moi, et que tu nous insultais tout les deux.

« Chez toi, sur le bateau… » Mon regard est resté accroché au sien, je n’ai pas cillé malgré toute la douleur qu’il peut certainement lire dans mes yeux. Accrochée à ses lèvres, je reste à présent muette. « Ce n’était pas facile pour moi. Je ne regrette rien. Si c’était à refaire, je referais la même chose. Mais, j’étais épuisé d’espérer que tu ailles mieux, qu’on se répare aussi. J’avais l’impression que je menais tellement de combats à la fois que…j’ai eu mal. Comme toi, je n’aurais pas baissé les bras. Jamais. » - « Jamais. » Je répète, comme si je cherchais encore à le lui prouver, à l’appuyer dans son esprit pour qu’il ne soit plus jamais tenté d’en douter. « Et je sais que tu ne le feras pas non plus. Mais, je ne veux pas que tu te sentes vannée à cause de moi. Je ne veux pas te retrouver à bout de souffle parce que je t’aurai pompé toute ton énergie. Ce n’est pas une mise à l’écart, c’est ma façon de nous protéger. » Je l’entends, je l’entends et je comprends. Je crois qu’une part de moi avait besoin qu’il le répète. Je crois qu’une part de moi aura besoin qu’il le répète encore une fois ou deux de plus. « Parce que… justement, je sais que tu ne me lâcheras pas. Je ne veux pas que tu sombres avec moi. » - « Et moi, je ne veux pas que tu sombres sans moi. » Nous nous sommes fait des promesses lors de nos noces, non ? Pour le meilleur et pour le pire. Les cantiques sacrées ne représentent rien pour moi, mais ces promesses-là, je les ai faites avec sincérité et la certitude de m’y engager pour toujours. « Tu m’as dépouillée de mon rôle de garde-fou. Tu m’as fait me sentir impuissante. C’est pour ça que j’étais en colère. » Mais je ne le suis plus, en témoigne ma seconde main qui vient chercher la sienne par-dessus la table, pour la serrer à son tour. « Je suis forte. Je suis solide. T’as pas besoin de me protéger. Et t’as certainement pas besoin de me protéger de toi. Le fais plus, s’il te plait. » Ni moi, ni notre couple ou notre amour. Lui aussi est fort. Lui non plus ne faiblira pas à la moindre bourrasque. « Je savais. J’ai compris, que tu étais à bout de souffle. Que tu souffrais avec moi. » Je ne l’ai pas intégré tout de suite, évidemment, à l’époque en proie à mes propres démons. « Je t’ai déjà dit merci. Mais je ne t’ai jamais demandé pardon. » Il n’en a peut-être pas besoin, mais il me mérite. Il s’est battu pour nous deux quand j’avais jeté les armes. « Je suis désolée. Que tu aies eu besoin de te battre contre moi. D’avoir abandonné après tes confessions. » Après qu’il ait levé la vérité concernant ses mensonges. Au fond, je ne regrette pas mon overdose : sans elle, nos chemins se seraient peut-être séparés à tout jamais, et l’imaginer m’est insoutenable.





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