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 and the god's honest truth is that the pain was heaven (flora)

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Malone Constantine
Malone Constantine
le poids des regrets
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and the god's honest truth is that the pain was heaven (flora) 7vHkInU ÂGE : trente-trois ans, l'âge du christ sans en avoir eu le comportement.
SURNOM : (jaq) lonnie, pendant un temps - révolu désormais. constantine fera largement l’affaire le reste du temps, s’il faut vraiment.
STATUT : célibataire, parce-que c’est toujours plus simple que d’expliquer qu’il a préféré choisir l’addiction à l’autre amour de sa vie, et qu’elle a refait sa vie avec un autre alors qu’il porte toujours son alliance autour de son cou. il n'essaie pas de la reconquérir, il se contente d'apprendre à être présent pour leur fils - et c'est déjà beaucoup de travail.
MÉTIER : ancien militaire mis à la retraite bien trop tôt. agent de sécurité à l’emerald hotel pour avoir l’impression de toujours toucher un peu à ce qu’il aime. parrain chez les na+aa où il garde un œil très attentif sur les nouveaux protégés (parce-qu'il est trop bien placé pour ce genre de rôle, malheureusement). donne des coups de main pour servir les repas avec homeless connect. occupé, très occupé - entre ça et risquer la rechute, le choix est rapidement fait.
LOGEMENT : un deux-pièces mal isolé dans fortitude valley, où il est facile de suivre le programme télévision des voisins et leurs histoires de couple depuis son propre canapé.
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TW IN RP : deuil, maladie, drogues, addiction, overdose, idées noires/pensées suicidaires, perte de garde d’enfant.
GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
CODE COULEUR : royalblue.
RPs EN COURS :
(sept) — present: ambrose #3ambrose #4arthurlouisspencervittorio | past: flora

RPs EN ATTENTE : james › yara
RPs TERMINÉS : (2022) ambroseambrose #2 | alternative: raelyn (bd)
AVATAR : jack lowden.
CRÉDITS : harley (avatar+gifs) › loonywaltz (userbars).
DC : ezra beauregard, le coeur navré (ft. sam claflin) › damon williams, les illusions perdues (ft. rudy pankow) › ruben hartfield, la main de midas (ft. harry styles) › millie butcher, le fantôme du présent (ft. haley lu richardson).
PSEUDO : luleaby.
INSCRIT LE : 13/06/2021
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Message(#) Sujet: and the god's honest truth is that the pain was heaven (flora) and the god's honest truth is that the pain was heaven (flora) EmptyMar 1 Nov - 16:13




and the god's honest truth is that the pain was heaven

Sa gorge était sèche, le grattait; il avait l’impression d’avoir mille et une lames de rasoir qui faisaient tranquillement leur travail alors qu’il n’avait jamais demandé une intervention de leur part et de cette sorte. Personne n’avait daigné lui donner une explication digne de ce nom - à ses yeux, du moins -, du pourquoi il devait supporter les lunettes à oxygène jour et nuit depuis qu’il avait été admis à l’hôpital, mais il fait décrété que ce n’était pas une bonne idée. Et le pire, réellement, c’était la perfusion accrochée à son bras: elle grattait comme sa gorge, le brulait comme ses yeux, lui donnait presque la nausée même à force de voir le liquide disparaitre à travers sa peau, dans ses veines. En d’autres termes: rien n’allait, tout se comportait de façon à énerver le jeune homme, les personnes s’occupant de lui avaient beau être surement très charmantes il ne pouvait plus les voir en peinture, la lumière du soleil qui perçait à travers les rideaux était trop vive et lui faisait mal aux yeux, la télévision était trop forte pour des programmes qui n’en valaient pas la peine.

Bref, Malone ressentait le manque comme il ne l’avait jamais ressenti auparavant.

Il avait été prévenu pourtant, que cet état allait lui tomber dessus assez rapidement. Apparemment, c’était le syndrome de sevrage, le temps que son organisme s’habitude à ne plus être alimenté de substances qui le rendaient pourtant heureux mais qui le tuaient à petit feu. C’était ce qui le rendait à peine aimable, qui lui donnait envie de mettre le feu à tout l’hôpital, qui lui coupait toute envie de continuer de vivre mais qui d’un autre côté était à deux doigts de lui arracher les larmes aux yeux parce-que tout lui manquait, de ses proches à ses doses régulières midi et soir surtout. Tout allait trop vite, tout allait trop lentement. Il avait l’impression que tous les nerfs de son corps étaient à vif, comme si on le dépeçait avec une lenteur délectable. Que ses poumons allaient lâcher à tout moment s’il ne se mettait pas à hurler et à extérioriser ce tourbillon d’émotions qui stagnait à l’intérieur de lui.

Cependant, alors que Flora entrait dans sa chambre d’hôpital, il ne pouvait se permettre de montrer la moindre chose de tout ce qu’il pouvait ressentir. Malone avait été égoïste, et pendant trop longtemps. Aujourd’hui, alors que pourtant il était au plus mal de ce qu’il avait pu être il lui semblait, il n’avait pas le droit de continuer de l’être. Parce-que la jeune femme qui prenait le temps de lui rendre visite, qui sacrifiait d’autres choses pour être à ses côtés, était aussi la personne qui lui avait sauvé la vie. Si Flora n’était pas arrivée à temps chez lui - que diable venait-elle faire là restait encore un mystère entier à ses yeux -, il ne serait plus de ce monde pour se plaindre de tout ce qui n’allait pas en ce moment chez lui et dans le monde. Si elle n’avait pas par miracle poussé la porte de ce qui lui faisait encore office d’appartement, la lumière du jour aujourd’hui n’aurait pas eu l’occasion de lui sembler pénible. Pourtant, alors que son visage se faisait désormais visible pour lui, l’ainé de la fratrie Constantine ne broncha pas un mot en première intention. Parce-qu’il savait justement à quel point il avait été égoïste, à quel point il avait pu la blesser, à quel point il s’était comporté comme un sombre idiot. Le mal-être qu’il transportait en lui n’avait pas à déteindre sur ses proches; ces derniers étaient plus ou moins conscients et attentifs à ce dernier, mais qu’importe leur degré d’implication, aucun ne méritait de gérer un tas d’émotions sans aucune direction potable qui n’était pas le leur. C’était peut-être la métaphore qui ressemblait le plus à ce que Malone était aujourd’hui: un tas d’émotions auquel il manquait une direction à suivre, auquel la vie semblait bien fade.

Il mit plusieurs minutes avant d’oser ouvrir la bouche, de cette voix roque qu’il possédait ces derniers jours alors que la climatisation de sa chambre d’hôpital lui ruinait petit à petit les cordes vocales. « Je t’ai gardé la crème dessert de ce midi. » Parce-que ce n’était pas de ce type de substances là dont il avait faim, que son organisme réclamait, alors il s’était dit dans son seul élan de générosité de la journée qu’il pouvait toujours la mettre de côté au cas où Flora aurait un petit creux - si jamais elle avait encore le courage de passer le voir. Quatre jours qu’il était là, allongé dans son lit dans cette chambre aseptisée, et quatre jours qu’elle ne manquait pas à l’appel. Les autres Constantine, tout comme les Weatherton, eux avaient brillé par leur absence mais ça n’avait en rien était le cas de la jeune femme. Pas étonnant qu’elle eut toujours été la préférée de son grand frère. « Pistache, je crois. Elle est sur la table de nuit. » Il n’avait cependant pas relevé un seul instant le regard dans sa direction, Malone, craignant de voir une fois de plus la peur mélangée à la déception dans le regard de sa petite soeur. Il n’avait pas besoin de ça - bien qu’il soit presque lucide du fait qu’il était l’auteur d’une telle oeuvre; c’était comme croiser son regard dans le miroir, ce n’était pas là une chose qui lui semblait nécessaire. « Je te l’aurais bien donné, mais… » Ce ne fut qu’à ce moment là qu’il montra les bandes de contention accrochées des deux côtés de son corps, restreignant ses bras contre le lit et contre son corps. De ce qu’il avait retenu, c’était parce-qu’il tentait trop souvent d’arracher sa perfusion que ça avait été nécessaire à être mis en place. Et puis parce-qu’il avait déjà essayé de s’échapper une fois depuis qu’il avait été admis. S’il avait pourtant toujours su suivre les ordres, depuis quatre jours ce n’était pas son fort au blond.

Bref, Malone ressentait le manque comme il ne l’avait jamais ressenti auparavant.
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Flora Constantine
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ÂGE : vingt neuf ans (02.02.1993)
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STATUT : célibataire, terrifiée à l'idée d'être prise pour une idiote. l'amour l'effraie, elle préfère le fuir pour s'éviter de quelconques désillusions
MÉTIER : joli minois à tout faire chez Weatherton, elle est également barmaid et serveuse au Death Before Decaf - oui, cirer des chaussures et courir d'un showroom à l'autre n'est pas suffisant pour payer son loyer et les soins de son père
LOGEMENT : au #03 james street à fortitude valley, le nom de la rue est un pur hasard c'est promis. elle partage cet appartement avec Millie, des cochonneries entassées dans les placards et de précieux rouleaux de tissus dans un coin du salon
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PETIT PLUS : née à Sydney, elle vit à Brisbane depuis ses six ans › terrible cuisinière, elle mange toutes les cochonneries qui lui tombent sous la main › elle ne sait pas nager › elle a développé une peur phobique de l'obscurité suite à un accident de voiture › artiste, elle passe des heures à dessiner tous les jours › elle adore les animaux, peu importe qu'ils soient mignons ou non › maladroite, deux pieds gauches et un sourire innocent pour s'excuser d'avoir renversé votre café › elle rêve de voyages et d'évasion › très douce, grande enfant
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ELIORA › you still know of dawn, but you always return. when you hid under my black wings, they couldn't have protected you from anything. once in flight they would have let go. you would have once again wound up below. only broken, indeed, its wrong to keep you near me. one could call me cruel and deceiving, but in your sacred air i am full of light.

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WEATHERTINE › under the surface, you don't know what you'll find until it's your time. no second chances but all we can do is try. i made up my mind. i can't see you but i hear your call. baby, hold on now, we're going home. if we make it or we don't, we won't be alone. if you're waiting all your life, you won't ever go. when I see your light shine, i know i'm home.

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AURA › i see the wires pulling while you're breathing. you knew you had a reason, it killed you like diseases. i can hear it in your voice while you're speaking, you can't be treated. mr know-it-all, had his reigns and his fall. at least that is what his brain his telling all.

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CARL › so no one told you life was gonna be this way, your job's a joke, you're broke, your love life's doa. it's like you're always stuck in second gear, when it hasn't been your day, your week, your month or even your year. but i'll be there for you, 'cause you're there for me too.

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Message(#) Sujet: Re: and the god's honest truth is that the pain was heaven (flora) and the god's honest truth is that the pain was heaven (flora) EmptyMar 8 Nov - 19:20



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Elle le voit encore lorsqu'elle ferme les yeux. Son corps inerte, dodelinant sous les secousses provoquées par ses mains s'agrippant désespérément à ses épaules - la vision la hante, de jour comme de nuit. Le teint blafard de sa peau, ses lèvres violacées, la sueur de son front et l'absence totale de réaction malgré ses plaintes et ses pleurs. Flora avait initialement pris la décision de lui rendre visite à l'improviste en fin de journée, après son service au death before decaf, avec pour seul but de sourire niaisement sur le pas de sa porte en tombant nez à nez avec ses yeux bleus. Elle avait subtilisé quelques cookies - les invendus du jour, les avait glissés dans un sachet cartonné et avait pris la direction de l'appartement de son grand frère avec son butin, son éternel optimisme sur les traits et prête à s'attarder sans raison dans son salon. Elle n'avait pas eu d'objectif spécifique en tête, ni de requête à lui faire, rien d'autre en ligne de mire que l'idée de passer un petit moment privilégié avec lui comme ils s'en accordaient le plaisir de manière impromptue. Son vélo abandonné en bas de l'immeuble, ses doigts s'étaient attardés sur l'interphone et ce jusqu'à ce que la brunette se glisse finalement dans l'ouverture de la porte à la sortie d'un couple - il n'avait jamais été bien rapide pour répondre de toute façon. Elle avait avalé les quelques marches et avait ensuite pris son mal en patience sur son seuil, se plaignant à voix haute avant de clencher la poignée de la porte et d'entrer dans l'appartement en appelant son nom. et son nom, son maudit prénom, elle l'avait appelé encore et encore en faisant le tour du logement. Elle l'avait ensuite sangloté en tombant à genoux à ses côtés, se précipitant à sa hauteur en reconnaissant sa silhouette à même le sol, saisie d'une panique avec laquelle elle n'arrivait pas à composer. Son regard avait cherché le sien, elle l'avait imploré de se réveiller, avait été saisie d'un horrible sentiment de déjà vu et avait finalement saisi le numéro des urgences sur le pavé de son portable. Elle avait fait la chose qu'elle aurait dû faire pour leur père il y a des années, celle qui lui avait coûté la vie - lui en avait toutefois arraché l'intérêt et la saveur, et s'était refusée à être une nouvelle fois la coupable d'un scénario où une responsabilité plus grande qu'elle ne pouvait en assumer les conséquences lui était remise. Elle ne se souvenait pas exactement de ce qu'elle avait balbutié à la personne au bout de la ligne, mais avait en revanche eu le temps d'imprimer dans sa mémoire les moindres traits du visage de celui qu'elle se refusait à perdre. Il ne pouvait pas, pas lui et pas à son tour, mourir sur elle. Sa conscience serait déjà bien assez traumatisée si elle avait à nouveau la chance, un jour, de plonger ses yeux dans les siens.

et finalement, ils en avaient eu un peu ce soir-là, de la chance. Malone avait été pris en charge juste à temps, et probablement que ces quelques malheureux cookies abandonnés dans le salon avaient sauvé la vie de son frère. C'est ce que disaient les médecins, vantant une chance rare que nombre ne se voyaient pas accordée. Flora elle avait du mal à percevoir la chance au coeur de ce scénario qui lui valait des cauchemars et des insomnies à la chaîne, la brune ayant un mal fou à se détacher de l'image d'horreur de celui à qui elle attachait un amour sincère - plus grand que celui qu'il ne se portait à lui-même. Elle avait du mal à réaliser, du mal à croire qu'il puisse être vivant et alité entre ces murs, entre de ce qu'il devait avoir du mal à se persuader être de bonnes mains. Elle se demandait ce à quoi il pensait - si ce n'est reprendre une dose, comment il se sentait, elle s'interrogeait aussi quant à savoir ce qu'elle pouvait faire pour rendre ses journées moins pénibles. Elle pensait à lui plus qu'elle ne pensait à elle-même, plutôt douée à ce petit jeu de se préoccuper davantage de ses proches que de son propre bien-être, mais aussi et surtout car elle refusait de regarder ses démons dans le blanc des yeux. Prendre soin des traumatismes des autres était plus facile que de se préoccuper des siens - du moins, c'est ce qu'elle pensait. Elle avait définitivement échoué quelque part pour que Malone en arrive là.

Elle s'annonce d'un bref cognement contre la porte avant de la pousser, pénétrant dans la pièce aseptisée et impersonnelle dans laquelle bon nombre de pensées doivent s'entrechoquer à longueur de temps. Son regard croise silencieusement le sien, son sourire étire un peu ses lèvres, et seul le souffle provoquée par la paroi qu'elle repousse dans son logement se fait entendre dans le vide de la pièce. Elle passe le voir, chaque jour sensiblement à la même heure, et ce sans attendre quoique ce soit de sa part - elle ne lui réclame pas d'explications, n'exige pas vraiment de conversation, et se contente de s'asseoir sur le même tabouret inconfortable pendant un moment en échangeant quelques banalités simplement pour lui faire part de sa présence. De son soutien, de son amour, de sa ténacité et toutes les autres choses stupides qu'elle lui porte. « Je t’ai gardé la crème dessert de ce midi. » Elle attire le tabouret à ses côtés, redresse la tête vers lui à l'entente de sa voix rauque et frisonne une seconde. Elle sait qu'il n'est pas particulièrement gourmand, probablement l'est-il encore moins en ce moment qu'au quotidien, mais l'attention la surprend un minimum tandis qu'elle effleure sa main de sa sienne - pour satisfaire un quelconque besoin inavoué de contact, sa liberté de mouvement considérablement réduite et sa pudeur quant à en quémander intacte. Ou peut-être est-ce sa fierté à elle qui s'y refuse, consciente qu'elle a toujours été la plus friande d'étreintes que tous ses frères réunis. « Elle est si infâme que ça ? » murmure-t-elle doucement, dans une tentative peu enjouée de plaisanter - elle sait très bien qu'il ne le lui a pas réservé uniquement parce qu'elle est immangeable, mais mentionner l'idée à voix haute fragilisera peut-être l'ambiance étrange qui flotte autour d'eux. « C'est gentil, merci. » ajoute-t-elle d'une voix plus basse, suivant son regard lorsqu'il lui désigne d'un signe de tête où trouver la crème dessert. Son estomac est tordu par l'image qu'il renvoie, son appétit coupé depuis quelques jours déjà, et ce même si son visage s'efforce de ne pas le faire culpabiliser davantage. Elle fait des efforts, elle-aussi, pour ne pas rendre toute cette situation plus difficile qu'elle ne l'est déjà. « Pistache, je crois. Elle est sur la table de nuit. » Son attention s'y reporte, et elle fait lentement rouler son assise jusqu'à la table de chevet pour se saisir - sans grande conviction, mais avec une envie sincère de bien faire, du dessert précieusement conservé. L'instant suivant, elle revient à son emplacement initial près du lit, ses yeux ondulant sur la texture douteuse du dessert - pas qu'elle ne soit pas habituée à manger tout et n'importe quoi, ayant préparé bien pire et plus susceptible de l'empoissonner que cette gelée sûrement un peu fade mais tout à fait saine. « Je te l’aurais bien donné, mais… » « Mais tu as essayé de t'enfuir et ils t'ont attaché. » murmure-t-elle doucement en le regardant, attendant patiemment qu'il daigne croiser ses yeux. Il n'y a pas de reproche dans sa voix, pas non plus d'animosité ou de rancœur dans son regard, simplement une profonde fatigue accentuée par la peine qui l'empêche de trouver le sommeil à la nuit tombée. Elle est triste de le voir ainsi, mais est bien incapable de lui en vouloir pour autant - elle ne le voit pas comme le coupable de cette histoire, davantage comme la victime. Elle aimerait pouvoir faire plus pour lui, pour l'aider, elle aimerait comprendre comment ils en sont arrivés là et pourquoi elle n'est pas à la hauteur pour lui faire garder la tête hors de l'eau. Elle aimerait comprendre, savoir comment faire pour suffire et pouvoir aider ceux qu'elle aime, mais les réponses manquent à ses interrogations. « Pourquoi tu as essayé d'ailleurs ? Tu n'espérais pas vraiment y parvenir... si ? » le questionne-t-elle doucement. S'agissait-il d'un réflexe primaire et incontrôlé, ou avait-il vraiment espéré parvenir à s'évader sans être retrouvé ? L'aurait-il, délibérément, abandonnée elle aussi en tournant le dos à tous ceux qui essayaient de lui venir en aide ? Elle rebascule lentement son regard sur la crème dessert, y plongeant mollement sa cuillère sans en porter le contenu à ses lèvres. « Tu sais que je ne te juge pas, Mal. Je suis simplement triste, et je veux savoir comment t'aider... c'est tout. » Sa voix est petite, timide et sincère. Mais elle veut lui tendre la main, qu'il veuille de son aide ou non.
rainmaker



    
my love i confess to you ☽i am only here to break your heart in two, the very flower you chose that day. i only warned you with a lowered voice, be wary of my river's undertow, it flows with water from the coldest source.

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Message(#) Sujet: Re: and the god's honest truth is that the pain was heaven (flora) and the god's honest truth is that the pain was heaven (flora) EmptyMer 16 Nov - 21:21




and the god's honest truth is that the pain was heaven

S’il s’était finalement mis à parler, ce n’était que parce-qu’il savait pertinemment que Flora finirait par rompre le silence à un moment donné; il voulait juste lui montrer que les efforts pouvaient également venir de lui, qu’il savait en faire aussi, bien qu’il n’ait pas la motivation réelle derrière. La jeune femme arrivait à sacrifier un bout de son emploi du temps déjà bien chargé pour passer du temps, tous les jours, auprès de son frère aîné dans un hôpital qui avait surement hâte de le mettre à la porte tant il était peu supportable, alors au moins pour elle il pouvait tenter de faire des efforts. « Elle est si infâme que ça ? » L’essai d’humour de la part de Flora, contre toute attente, fit mouche du côté de Malone et un maigre sourire étira un instant ses lèvres. Il n’avait que trop peu d’énergie pour montrer davantage qu’il appréciait l’attention, mais c’était toujours mieux que rien. « Affreuse même. » C’était surtout parce-que son appétit à lui ne se dirigeait pas vers de la nourriture, mais en direction d’autres substances auxquelles il n’avait pas accès depuis qu’il avait été admis à l’hôpital. Alors, il faisait au moins l’effort de toucher un peu à son plat, de prétendre que le dessert l’intéressé aussi mais qu’il le mangerait plus tard - dans son esprit, il savait pertinemment qu’il n’y toucherait pas mais il avait de la chance d’avoir une petite soeur plus gourmande que lui. « C'est gentil, merci. » Du menton, il lui indiqua où se trouvait le trésor tant reconnu en otage. Puisque, de toutes façons, les efforts de Malone ne pouvaient pas aller bien au delà de simplement donner des incitations à la jeune femme. Ses bras faisaient presque qu’un avec le matelas du lit, et ce n’était pas avant quelques heures ou si une envie pressante se faisait ressentir qu’il pourrait se défaire de ses liens. Et ce, sous un regard attentif. « Mais tu as essayé de t'enfuir et ils t'ont attaché. » Une petite moue coupable s’empara de ses lèvres, alors qu’il détournait le regard de sa soeur, le reportant plus loin vers le bord du lit. Machinalement, son pouce s’était mis à gratter des peaux imaginaires sur les autres doigts de sa main - il irait jusqu’à se les arracher à sang surement lorsqu’elle serait repartie de la chambre. « Entre autre, oui. » Qu’il avoua à demi-mots. Parce-qu’il avait effectivement tenté de s’enfuir de l’hôpital dès le second jour où il avait été admis - il lui avait fallu un petit laps de temps avant de reprendre connaissance et complètement conscience, si bien qu’il avait sans faire exprès laissé vingt-quatre heures de répit et de tranquillité aux infirmiers et aux médecins.

« Pourquoi tu as essayé d'ailleurs ? Tu n'espérais pas vraiment y parvenir... si ? » La première réponse de Malone à cette question fut de garder le silence. Bien sur qu’il était persuadé, lorsqu’il était sorti de la chambre sur ses jambes encore tremblantes la première fois, qu’il pourrait s’échapper sans que personne ne le voit. Cependant, ce n’était pas parce-qu’il cherchait à s’enfuir de l’établissement qu’il s’était fait prendre la main dans le sac, mais parce-qu’il s’était mis en quête de la réserve à médicaments afin de satisfaire des envies bien plus grandes que simplement celle de grand air. Si Malone avait pris le chemin le plus court pour sortir de l’hôpital, Flora n’aurait pu être à ses côtés aujourd’hui à jouer - il voyait bien qu’elle ne mangeait pas - avec la crème dessert qu’il avait conservé pour elle; il serait resté des jours durant introuvables jusqu’à ce que mort s’en suive surement, une fois la dose de trop prise et effective cette fois-ci. « Tu sais que je ne te juge pas, Mal. Je suis simplement triste, et je veux savoir comment t'aider... c'est tout. » - « Je sais… » Il prononça ces mots du bout des lèvres, alors qu’il n’arrivait pas à relever son regard vers sa soeur. Il la savait entièrement sincère lorsqu’elle lui disait ne pas le juger, mais ce n’était pas pour autant qu’il ne ressentait pas cette situation comme un jugement perpétuel de la part de tout le monde. Ce n’était pas sa faute, ou pas totalement, s’il en était arrivé à une telle situation. Il n’était pas l’élément déclencheur de tous ses problèmes, lui n’avait fait qu’en sorte de réussir à s’en sortir. « C’était pas pour réellement m’enfuir que je suis sorti de mon lit. » Parce-qu’il était tout de même difficile pour lui de verbaliser ce qu’il ressentait, de mettre des mots sur les maux. Surtout alors que cela redirigeait systématiquement ses pensées vers le manque qui lui brulait les veines à chaque seconde de chaque heure écoulée. Mais Flora méritait un peu plus que du simple mutisme de sa part, elle qui avait été le dernier espoir alors que sa vie ne tenait qu’à un fil. « C’était pour trouver des médicaments. Et ils sont déjà au courant, c’est pas un scoop. » Qu’il s’empressa de préciser en seconde partie, ne voulant pas laisser la jeune femme penser apprendre une nouvelle à reporter au personnel médical alors qu’il ne s’était en rien caché lorsqu’ils l’avaient pris la main dans le sac.

Mais ce n’était pas sa faute, à Malone. Il était en manque de substances et il était malade, rendu esclave de drogues dont il ne connaissait même pas les noms encore quelques années plus tôt. Mais ce n’était pas sa faute, à Malone. Si la vie ne lui avait pas rendu son quotidien aussi compliqué, il n’en serait pas arriver à un tel point. Car il semblerait que chez les Constantine, la personne en charge d’écrire leur histoire était en manque elle d’histoire sordides et de nouveaux plans à tester: dès qu’un événement tragique devait arriver, ils étaient choisi pour être les premiers cobayes. « Je suis désolé. » Qu’il finit par réussir à prononcer, toujours du bout des lèvres car il n’était pas encore totalement sûr d’assumer ce qu’il souhaitait exprimer. Il ne savait pas avec certitude s’il était désolé pour la façon dont il s’était comporté pendant trop d’années, pour la façon dont elle avait été obligée de le retrouver dans son appartement, ou pour la façon dont il ne savait faire autre chose de mieux que de tenter de recommencer à peine la seconde chance enregistrée à son nom. « Je voulais pas te faire subir ça… » Vous faire subir ça aurait pu être correct, si seulement les autres hommes de la famille Constantine avait autant à coeur que Flora ce qui lui était arrivé. Il ne demandait pas de se presser à son chevet dès qu’ils avaient un instant de disponible ou un vide dans leur emploi du temps, mais un coup de téléphone n’avait jamais pris trop de temps à personne et était réalisable depuis n’importe quel endroit de leurs jours. Ils pourraient se montrer un brin plus présents auprès de Malone, qui avait désespérément besoin de se sentir aimé, entouré. Car s’il avait renoncé à lutter pour sa vie, contre ses démons bien trop installés maintenant en son sein, si d’autres personnes autour de lui qu’il aimait pensaient que ça valait le coup d’essayer, alors peut-être que ça valait le coup de le faire. Au du moins, peut-être que retarder ce qui lui semblait être l’inévitable était envisageable. « Je sais pas si je mérite ce que tu as fait pour moi. » Il allait falloir que la jeune femme tende l’oreille un peu plus pour entendre les paroles prononcés par son grand frère, car en cet instant il formulait à haute voix des choses qu’il n’aurait jamais pensé possible d’imaginer. Malone s’était aperçu que quelque-chose ne tournait pas rond avec lui depuis quelques temps déjà, et le fait que sa femme ne se montre plus dans l’appartement qu’ils étaient supposés partager avec leur enfant avait réussi à lui mettre la puce à l’oreille assez rapidement. Mais peut-être était-ce simplement sa présence dans ce monde, depuis tout ce temps, qui se trouvait être la problématique à traiter en premier lieu pour trouver une issue à cette situation. Et ce serait surement là une idée qui ne plairait pas à Flora: elle ne le jugeait pas, mais il n’y avait qu’à voir le regard qu’elle lui lançait pour comprendre qu’elle tenait à lui.
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