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 Calex #84 - nobody warns you before the fall

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Message(#) Sujet: Calex #84 - nobody warns you before the fall Calex #84 - nobody warns you before the fall EmptyMar 1 Aoû - 3:48





We didn't know that we had it all
But nobody warns you before the fall
Je suis sous le choc, une boule dans la gorge, les yeux pleins de larmes qui ne cessent de couler depuis plusieurs heures. Par intermittence, parfois par torrent, parfois une seule larme glisse le long de mes joues mais mes yeux sont rougies par l'émotion que je ressens. J'ai le corps en vrac, les émotions en vrac, le cerveau en vrac, ma vie est en vrac et j'ai l'impression d'avoir perdu tout contrôle sur les dernières heures de ma vie et sur les prochains mois de ma vie. Je suis perdue, incapable de penser, de réfléchir, de saisir ce qu'il vient de se passer. Rachel est à mes côtés, elle conduit, me guide, réponds aux questions alors que je semble incapable de parler. Moi, la bavarde de service, je n'ai plus les mots face à cette situation. J'ai crié, j'ai pleuré, j'ai hurlé à l'annonce de la nouvelle et depuis plus rien. Tout va trop vite, tout est trop, tout me semble improbable et je ne veux pas que ça ne soit réel. Rachel a conscience de cette réalité, moi non. Rachel est responsable, moi non. Rachel tient le coup, moi non. Rachel n'est pas enceinte, moi si. Et je ne veux pas. Je ne veux pas être enceinte, je ne veux encore moins être enceinte de 5 mois, je ne veux pas apprendre qu'un bébé est présent en moi depuis si longtemps, je ne veux pas accepter cette idée que mon corps a tenu secret pendant 5 mois. Je veux encore renier cette réalité, encore un peu. Mon corps m'a trahit, et bien moi je veux trahir le reste du monde. Ne rien dire parce que je ne veux pas de ce bébé, je ne veux pas de cette responsabilité, je ne veux pas de cette réalité. Et je ne sais pas comment y faire face dans l'immédiat. C'est trop. Trop d'un coup pour moi et je m'effondre, physiquement et émotionnellement. Mon corps ne peut pas gérer cette réalité et les symptômes qui arrivent l'un après l'autre. Mon esprit ne peut pas gérer ce que cette nouvelle signifie et les responsabilités qui vont avec. C'est beaucoup trop pour moi et face à une telle information, je suis incapable de gérer, de faire face, d'accepter. Je suis incapable de prendre conscience qu'à partir de maintenant ma vie ne sera plus jamais la même et que je vais devoir prendre soin d'un autre être humain alors que je suis incapable de prendre soin de moi. « Non, non, non je t'interdis d'en parler, je ne veux pas, je ne suis pas prête. » Ce que tu ne sais pas Alex, c'est que cette décision changera ta vie. Je m'énerve après Rachel, je m'énerve après le monde entier, je m'énerve après moi, mais je ne veux pas en parler. Voilà tout ce que je sais. Je ne veux pas que ça soit réel et qu'importe que ça le soit déjà, dans mon esprit et sur mon corps, pour encore quelques heures, ça ne se voit pas, donc ça n'est pas réel.

Rachel m'a ramené chez Caleb après les examens passés. Elle m'a ramené dans cet endroit ou je passe la plupart de mon temps, dans ce lieu ou mes affaires traînent un peu partout et rappellent à quel point je me suis accaparée l'espace dans ce petit appartement, dans celui de mon petit-ami. On ne vit pas ensemble non, mais presque. Pourtant ce n'est pas quelque chose que l'on a vraiment évoqué, je suis juste là tout le temps et c'est bien comme ça. Mais, un bébé, on en a pas parlé non plus, mais je ne veux pas en parler. Rachel a voulu rester avec moi jusqu'au retour de Caleb, pour m'aider à gérer, pour m'accompagner, pour me soutenir, j'ai refusé. Je ne suis pas prête. Je ne veux pas en parler. Je ne veux plus entendre parler de ce bébé, de cette condition dans laquelle je suis, de ce ventre qui va me trahir d'ici quelques heures ou quelques jours, de tous les symptômes de la grossesse qui vont apparaître et qui sont déjà présents. Je ne veux plus de tout ça, je ne peux plus gérer ça. C'est trop, beaucoup, beaucoup trop pour moi. Je veux ma vie d'avant. Celle ou je pouvais boire, faire la fête, m'amuser comme les autres jeunes de 21 ans, immature, débile et insouciant. C'est injuste, pourquoi ça ? Pourquoi à moi ? Pourquoi ? Je veux cette vie. Ma vie d'avant cette annonce. Je ne veux pas d'une vie avec un bébé, ce n'est pas cet avenir que je veux, ce n'est pas dans mes projets de vie de devenir mère à 21 ans. Je ne veux pas de ça pour moi, pour nous. Je ne peux pas imposer ça à Caleb, je ne peux pas nous imposer un bébé alors qu'il a toute sa vie à vivre, qu'il a tous ses rêves et surtout que moi je ne veux pas d'un bébé. Il va me détester de nous faire vivre ça. « STOP ! » C'est à mon corps que je m'adresse, c'est à ma tête que j'hurle de s'arrêter, parce que les pensées vont trop vite, me donnent des migraines et des nausées, et je ne peux plus suivre. Je veux revenir en arrière de quelques heures. C'est tout ce que je demande, revenir à ce matin ou je me suis réveillée dans les bras de mon copain, heureuse, insouciante, amoureuse. Et pas enceinte. Enfin si mais à cet instant je le savais pas et c'était tellement mieux comme ça.

Mon parfum me donne la nausée. Mon propre parfum devient insupportable pour moi et c'est après une longue douche, durant laquelle j'ai pleuré encore un peu les quelques larmes qu'il me restait que j'ai fini par réussir à supporter cette idée. Non pas que je l'ai accepté. Mais j'ai accepté l'idée que je ne pouvais pas faire face et par protection ou par lâcheté, sans doute un peu des deux, j'ai voulu oublier. M'accorder un peu de répit avant d'être submergée par la réalité. Enfin oublier n'est pas le bon terme, parce que c'est inoubliable comme nouvelle, mais j'ai fini par faire ce que mon corps a fait très bien pendant 5 mois : j'ai prolongé le déni de grossesse. Même si techniquement ce n'était plus vraiment possible parce que je le savais. Mais, à défaut de savoir comment gérer, refuser de gérer semble être une idée. Pas une bonne idée, mais la seule que je peux réussir à gérer dans l'immédiat. Et puisque mon parfum devient insupportable pour moi, c'est avec le t-shirt de Caleb et son pull que je me suis habillée, profitant de la fraîcheur de ce mois de Juillet pour cacher ce corps que je déteste désormais. J'ai ensuite caché du mieux que je pouvais les cernes et les marques de cette journée passée à pleurer. J'ai caché mon corps, caché mes cernes, et j'ai fini par tomber de fatigue sur le canapé de Caleb, épuisée par cette journée et par mon corps qui subit tous ces symptômes.

Je sursaute quand j'entends la clé de Caleb déverrouiller la porte de son appartement. Et la réalité me frappe à nouveau, ce n'était pas un cauchemar, tout ça est vrai. Cette journée vient de sceller l'avenir de ma vie et sans doute celle de Caleb aussi. Je peine à ouvrir les yeux mais quand je réussis, il est là face à moi et quand je le vois, son sourire, quand je vois son visage toujours pareil, toujours aussi doux et beau. Quand je le vois, heureux de finir sa journée et heureux à l'idée de me revoir, je réalise ô combien nous n'avons pas vécu la même journée et je crois qu'à cet instant j'envie sa journée. J'envie son innocence. Son insouciance. Je l'envie de ne pas avoir vu sa vie s'effondrer aujourd'hui, de ne pas avoir vu son avenir s’assombrir d'un coup. Et c'est à ce moment précis, en voyant son sourire, en réalisant que sa vie était toujours la même que je me suis convaincue de ne rien dire. Parce que je ne suis pas prête à l'embarquer avec moi dans cette aventure dont l'issue n'aura rien de positive. Parce que pour le moment je ne suis pas prête à évoquer cet avenir que je ne veux pas. Parce que ce soir, en le regardant, pendant quelques secondes j'ai l'impression de pouvoir croire que rien de ce que j'ai vécu aujourd'hui n'est vrai. Parce que pour lui ça n'existe pas, alors ce soir, avec lui à mes côtés ça ne va pas exister. Je me redresse, je lui souris, premier sourire depuis plusieurs heures et il est pour lui parce que malgré tout ce que je viens de vivre, le voir me fait un bien fou, même si une part de moi me fait aussi atrocement souffrir à l'idée qu'un jour je vais devoir lui dire et gâcher sa vie et il va me détester. Et je ne supporterai pas qu'il me déteste. Mais sa présence à ce moment précis m'apporte un semblant de normalité dans une journée ou tout a été irrationnel. « Bonsoir, désolée je me suis endormie. » Les cheveux coiffés dans un chignon mal fait, la fatigue est visible sur mon visage mais c'est sur lui que je me concentre, être fatiguée ces derniers temps n'a rien de trop étonnant au vue de mon rythme de vie, alors je tente de faire comme si tout était normal. Parce qu'il n'y a rien à dire sur ma journée. Ou beaucoup trop à dire dont je ne me sens pas encore prête à parler. « Tu as passé une bonne journée ? » Parler, encore et encore pour ne plus penser. Parler pour oublier, parler pour que cette soirée semble normale. Rien ne sera plus comme avant mais ce soir face à lui je prolonge l'illusion d'un monde parfait, ou du moins j'essaye, parce que ce monde me plaît, cette vie me plaît, et j'aime cette vie. Sans enfant. Sans grossesse. Juste Caleb et moi dans son petit appartement, c'est mon quotidien et je voudrais que ça ne change jamais.

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Message(#) Sujet: Re: Calex #84 - nobody warns you before the fall Calex #84 - nobody warns you before the fall EmptyMar 15 Aoû - 17:39


Calex
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BUT NOBODY WARNS YOU BEFORE THE FALL
JUILLET 2011 - C’est une longue journée qui est en train de toucher à sa fin. Une très longue journée. Depuis quelques semaines j’enchaîne les heures supplémentaires afin de m’aider à arrondir les fins de mois qui ne sont pas toujours simples. J’aime mon travail plus que tout et pour rien au monde je n’y changerais, en revanche en tant que simple commis débutant dans le métier on ne peut pas dire que je gagne beaucoup d’argent. Malheureusement. Et depuis qu’Alex m’a parlé de l’accompagner à Londres cette année afin de me faire découvrir son milieu et sa ville je travaille deux fois plus pour pouvoir me permettre ce voyage. Elle veut tout me payer. Les billets d’avion, l’hôtel et je suis même sûr qu’elle serait capable de vouloir payer une partie de mes dépenses et de nos restaurants là-bas mais je refuse catégoriquement. Contrairement à moi son compte en banque est déjà plein à craquer mais je refuse de me faire entretenir par son argent, bien que j’apprécie tout de même le geste, parce que venant d’Alex ça vient d’une très bonne attention. J’aimerais pouvoir lui offrir tout un tas de choses, des supers voyages ainsi que des nuits dans ses supers hôtels sans vider mon compte en banque voire me mettre à découvert mais j’en suis tout bonnement incapable. Alors pour pouvoir assurer et assumer ce futur voyage tous les deux je travaille. Beaucoup. Je mets de l’argent de côté tous les mois et c’est avec beaucoup de hâte que j’attends ce futur voyage. Pour la première fois de ma vie je vais quitter le territoire Australien et ce sera pour passer du temps avec ma petite-amie et visiter son pays et plus précisément la ville dans laquelle elle a grandi. Je passe une partie de mon temps libre à faire des recherches sur Londres, essayant de nous y trouver des occupations – bien qu’elle doive sûrement pouvoir me renseigner là-dessus d’elle-même. Aujourd’hui je suis partie de chez moi vers huit heures ce matin pour pouvoir préparer et assurer le service de ce midi et des recherches sur l’Angleterre et Londres c’est ce que j’ai fait lors de ma pause après le coup de feu. Mon premier choix fut d’appeler Alex pour discuter avec elle – chose que l’on fait tous les deux de temps en temps – mais elle n’a ni répondu à mon appel ni à mon message de ce matin. Sûrement occupée avec Rachel, comme bien souvent lorsqu’elle n’est pas joignable elle est en compagnie de sa meilleure amie en train de faire les mêmes magasins pour la énième fois dans le mois. Je me demande d’ailleurs comment est-ce qu’elles ne connaissent pas les magasins et leurs rayons par cœur. J’aurais normalement dû rentrer chez moi par la suite mais après avoir demandé au patron de me laisser faire des heures supplémentaires cet après-midi il a accepté et je me démène à faire le ménage partout dans l’établissement. Pas que ce soit quelque chose qui me dérange de toute façon. Je nettoie de fond en comble les cuisines et quand les meubles de la pièce brillent je m’attaque à la salle, au bar et la machine à café. Je prends même le temps de faire la mise en place dans la salle afin d’avancer les collègues pour le service de ce soir et j’en fais de même en aidant à la préparation du coup de feu du soir en cuisine et après une dizaine d’heures au travail je prends enfin le chemin du retour pour rentrer chez moi.

Épuisé et vidé de toutes mes forces, je pousse la porte de mon appartement et si habituellement j’y vois Alex bien éveillée devant la télé ou en train de rire avec Rachel sur le canapé, ce soir c’est une Alex qui se réveille seulement que je retrouve. Un sourire s’étire sur mes lippes quand je la vois ouvrir les yeux et je me penche vers elle pour l’embrasser doucement. « Bonsoir, désolée je me suis endormie. » Je pars dans la cuisine pour me servir et verre d’eau et sans même lui demander si elle en souhaite un également je lui en sers un pour lui ramener. « Qu’est-ce que tu as fait aujourd’hui pour être si fatiguée ? » que je lui demande légèrement amusé avant de boire quelques gorgées d’eau. « Tu as passé une bonne journée ? » J’hausse doucement les épaules. « Fatiguant. Et toi ? Tu étais avec Rachel aujourd’hui ? » Non je ne lui reproche pas vraiment son silence radio ce matin ni même mon appel ce midi qui n’a jamais eu de réponse, mais il s’agit tout de même d’un comportement inhabituel de sa part que j’essaie de comprendre. « Je passe sous la douche et je reviens. » Je pose mon verre d’eau sur la table basse et avant de m’éclipser dans la salle de bain c’est cette fois sur sa joue sur mes lèvres se posent. C’est après une douche rapide que je rejoins ma petite-amie dans le salon, simplement vêtu d’un pantalon de jogging pour dormir ce soir. Je m’installe sur le canapé à ses côtés, allongeant ses pieds sur mes cuisses. « Ça te va si on commande ce soir ? Sushis ou pizza ? Je suis beaucoup trop fatigué pour cuisiner. » Ce qui est rare de ma part mais après une journée au travail de dix heures ça n’a finalement rien d’étonnant. Mes doigts se baladent avec douceur sur ses jambes en attendant son choix pour le dîner.

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Message(#) Sujet: Re: Calex #84 - nobody warns you before the fall Calex #84 - nobody warns you before the fall EmptyJeu 17 Aoû - 1:08





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Cette journée pourrait sans doute être classée parmi les pires de ma vie. Elle sera suivie de plusieurs autres qui marqueront ma vie, mais celle ci est une des plus importantes dans ma vie. Je ne le sais pas encore, ou plutôt je le sais mais je ne sais pas à quel point elle va changer ma vie. A quel point cette journée, cette nouvelle et cette décision que je suis en train de prendre face à Caleb, va bouleverser nos vies à tout les deux. Je le vois, fatigué mais souriant. Je sens ses lèvres se poser sur les miennes, tout est pareil, une soirée qui commence comme tant d'autres. Un sourire, un baiser, sa présence, son appartement, c'est notre quotidien et pourtant aujourd'hui dans notre bulle de bonheur, il y a une troisième personne qui s'est invitée, un intrus dans le paysage qui vient tout bouleverser. Il ne le sait pas encore. Et, je crois que je ne suis pas prête à lui annoncer. La grossesse, le déni de grossesse, le bébé, et le fait que je n'en veuille pas. C'est ça qui me terrifie véritablement, je ne veux pas que notre vie change, que notre couple change, que tout change. Et pourtant je sais que tout est déjà en train de changer, sauf qu'il ne le sait pas et une partie de moi commence à se dire que c'est peut-être mieux ainsi. Il est heureux, il a l'esprit léger, il n'a pas le cœur lourd et la tête pleine de doutes et de peurs. Et je n'ai pas la force de lui faire vivre ce que je viens de vivre. C'est égoïste parce que c'est plutôt moi qui n'ait pas la force de faire face et d'assumer la réalité, m'enfermant dans un déni qui me permet de ne pas m'effondrer à nouveau. De ne pas m'écrouler totalement. Je suis épuisée et je n'ai plus la force de faire face ce soir. J'ai besoin d'une soirée normale. D'une dernière soirée normale, dans notre bulle de bien-être et d'amour. J'ai besoin de son amour avant que son amour ne se transforme en colère ou en haine quand je lui dirais que je ne veux pas de son enfant. Que je ne veux pas être mère, que je ne peux pas supporter cette vie. Une dernière soirée normale avec mon petit-ami, c'est tout ce que je demande. « Qu’est-ce que tu as fait aujourd’hui pour être si fatiguée ? » Et là voilà, la première question qui va décider de ce que je vais faire ce soir. La première question sur ma journée. Lui dire toute la vérité ? Lui mentir ? C'est maintenant que tout ce décide. Je lui dis ? Je lui cache ? J'assume ? Je prolonge le déni ? C'est maintenant que tout se joue. « Pas grand chose, la routine. » Le regard dans le vide, je défais mon chignon pour le refaire, occuper mes mains, occuper mon esprit, j'ai peur d'affronter son regard, j'ai peur qu'il sente le mensonge dans ma voix, qu'il comprenne que je cache quelque chose. « Les boutiques comme d'habitude. » Une journée que j'invente, une journée crédible tant je passe beaucoup de temps dans les boutiques alors c'est plutôt un mensonge facile. Mais c'est visiblement le chemin que j'ai choisis. Mentir. C'est à ça que j'en suis résolue ? Mentir à mon petit ami  pour éviter d'avoir à lui dire que dans 4 mois il sera papa. Pour éviter d'avoir à lui dire que j'ai passé la journée à faire des examens, des rendez-vous, des prises de sang. Pour éviter de lui dire que j'ai passé la journée à pleurer, sous le choc de l'annonce. Je bois une gorgée d'eau qu'il m'a ramené, cherchant à éviter de croiser son regard alors que je me sens mal de lui mentir, mais je sais que je me sentirais encore plus mal de lui dire la vérité. « Fatiguant. Et toi ? Tu étais avec Rachel aujourd’hui ? » Il boss beaucoup pour réussir, pour gagner de l'argent, parce qu'il ne vient pas du même milieu que moi, pour lui tout est plus dur, tout demande plus de travail, et un enfant la dedans c'est pas possible non ? Les excuses toujours les excuses, alors que la seule vérité actuellement c'est que je ne veux pas d'un enfant, je ne peux pas, je ne veux pas, je ne suis pas prête et je ne serais jamais prête à être mère. Je ne suis pas une mère, pas même encore une adulte, pas responsable, incapable de prendre soin de moi, alors d'un autre. C'est moi qui ne veut pas, moi qui me cherche des excuses, moi qui refuse d'assumer, mais mon corps m'a menti, je peux bien mentir un peu moi aussi non ? « Oui oui, elle avait pas de cours aujourd'hui, elle m'a accompagné toute la journée. » Et ça ce n'est pas un mensonge parce que c'est la vérité. Rachel m'a accompagné toute la journée, elle m'a soutenu, elle a géré pour moi et peut-être qu'elle aurait du aussi gérer face à Caleb, parce que moi j'en suis incapable. « J'avais oublié mon téléphone dans sa voiture, j'ai pas vu le temps passer, désolée de ne pas t'avoir répondu aujourd'hui.» Nouveau mensonge et c'est que je deviens douée à ce jeu. Ou pas d'ailleurs, puisque le mensonge est à moitié vrai, j'avais vraiment oublié mon téléphone chez elle après le choc de l'annonce. Mais ça non plus je ne peux pas lui dire. Enfin je pourrais mais j'en suis incapable. Je mens sans réfléchir, les excuses arrivent d'elles même, plus faciles que la vérité à dire et à assumer. « Tu as bossé tard encore ce soir. » Ce n'est pas un reproche, juste une constatation en réalisant l'heure qu'il est, et en lien avec sa journée fatigante. On est deux à être épuisés ce soir alors mais pas pour les mêmes raisons. « Je passe sous la douche et je reviens. » Je secoue la tête, n'osant pas lui dire que les odeurs de nourritures qui sont imprégnées sur lui me dérange. Non, ça je ne peux pas lui dire alors je me tais et à peine la porte de la salle de bain refermée, je me lève et alors que je croise mon reflet dans un miroir, je soulève le pull de Caleb, je soulève son tee-shirt aussi et je constate que mon corps commence déjà à me trahir. Que mon corps commence réellement à changer et que cette grossesse commence à être visible. Très légèrement mais mon corps parfait ne l'est plus puisqu'il est gâché par cette petite forme qui se dessine très légèrement mais que je vois et que je sens et je ne veux pas. Je ne peux pas. Je refuse. Je rentre mon ventre, je veux retrouver ce ventre plat, je veux mes abdos, je veux mon physique d'avant et ma vie d'avant.

Citation :
A Taylor S. Je ne peux pas lui dire, j'arrive pas, je veux pas Rach. Je veux pas être enceinte, je veux pas de ce bébé, je veux pas tout gâcher. Je peux pas gérer c'est trop dur. »

De Taylor S. Dis lui Alex, il va t'aider à gérer, tu ne peux pas gérer ça toute seule. Je sais que tu es terrifiée, tu as besoin de lui. Je suis là si tu as besoin de quoique ce soit, je serai toujours là quoiqu'il arrive.


C'est trop dur, je suis perdue, totalement perdue dès qu'il n'est plus là. Perdue parce que je suis terrifiée par cette réalité qui risque de nous détruire en tant que couple, en tant que jeune adulte, qui risque de détruire notre avenir aussi. Je souffre, je suis perdue, sous le choc, je n'ai pas encore accepté cette réalité, pas encore fait le deuil de mon ancienne vie, pas encore prête à faire face. Et mon comportement aujourd'hui le prouve, mon comportement face à Caleb le prouve aussi. Je ne peux pas gérer cette grossesse. Mon corps le savait, alors il m'a menti mais aujourd'hui je me retrouve dans une situation ou je m'effondre petit à petit sans savoir comment gérer et à quoi me raccrocher. La porte de la salle de bain s'ouvre à nouveau et je me réinstalle sur le canapé, allongée avec un plaid en plus pour cacher mon corps. Pour cacher mon ventre. Il s'installe à côté de moi et je suis soulagée quand il s'installe à mes pieds et qu'il ne cherche pas à venir me serrer contre lui. Et je réalise à ce moment que ce dont j'aurais le plus besoin, je ne pourrais pas lui demander. Je veux ses câlins, je veux ses bras, je veux sa douceur, mais je ne peux même pas me l'autoriser et cette pensée me fait mal. « Ça te va si on commande ce soir ? Sushis ou pizza ? Je suis beaucoup trop fatigué pour cuisiner. » Je sens ses doigts se balader sur mes jambes et je ferme les yeux quelques secondes profitant de ce contact, sans doute le seul que je pourrais avoir ce soir, ou plutôt la seule zone de mon corps que je vais lui laisser toucher. « J'ai pas très faim prends ce qui te fait envie. » Je n'ai vraiment pas faim et pourtant je dois manger, le médecin me l'a rappelé, manger, et bien manger. La liste des interdits m'a été répété plus d'une fois et je repense à ça, visiblement si je pensais être absente, mon esprit lui a retenu quelques trucs puisque je réagis brusquement d'un coup sans logique. « Pas de sushis, j'ai pas le. » Droit. Mais je ne peux pas dire ça non plus et je m'arrête net. « J'ai pas envie de sushis, prends la pizza que tu veux et je grignoterais avec toi. » Je n'ai pas plus envie de pizza mais je vais devoir manger et je sais que Caleb s'inquiéterait si je ne mange pas alors autant prendre un truc dont j'ai pas envie mais que je peux manger non ? « Ton patron n'a pas été trop dur avec toi aujourd'hui ? Tu as fais quoi de beau pendant ta pause ? J'ai vu que tu avais essayé de m'appeler, c'était pas important ? » Et si habituellement j'ai toujours plein de trucs à lui raconter, de plus ou moins intéressants j'en ai conscience, ce soir c'est sur sa journée que je veux me concentrer, sur lui, parce que la mienne je veux juste l'oublier. Tout simplement oublier tout de cette journée et de ma vie qui vient de prendre une tournure à laquelle je ne suis pas encore prête à adhérer.

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Message(#) Sujet: Re: Calex #84 - nobody warns you before the fall Calex #84 - nobody warns you before the fall EmptySam 2 Sep - 22:29


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JUILLET 2011 - Si cette journée qui vient de se terminer fut charger de par mon travail de mon côté, Alex ne travaille pas et semble bien plus fatiguée qu’à l’accoutumée. « Pas grand chose, la routine. » qu’elle me répond, le regard perdu dans le vide tout en venant refaire son chignon. Elle semble ailleurs, ou bien est-ce qu’elle est en train de me mentir ? C’est bien l’impression que j’ai en voyant son comportement alors que je ne suis rentré qu’il y a quelques minutes. Elle ne me regarde pas, ne s’est pas levée pour venir m’embrasser à mon arrivée et n’a pas l’air de s’intéresser à ma présence. Je me fais sûrement des films. Je m’inquiète pour rien. Comme d’habitude. Elle est fatiguée. Juste fatiguée. Rien de plus. Rien de moins. C’est bien ce qu’elle m’a dit d’elle-même. Alors je dois m’efforcer de la croire sans me poser tout un tas de questions qui me font clairement paniquer intérieurement. « Les boutiques comme d'habitude. » Lentement j’acquiesce d’un signe de tête. Cette impression de non-dit ne disparait pas bien au contraire. Faire les boutiques toute la journée fait effectivement parti de sa routine quasi quotidienne, c’est vrai je le sais mais pourtant il y a tant de choses dans son comportement qui me crient qu’elle ne me dit pas toute la vérité. Même quand je lui apporter un verre d’eau c’est sans un regard vers moi qu’elle me prend le verre des mains pour s’hydrater un peu. Son attitude me questionne toujours et me fait d’ailleurs froncer légèrement les sourcils. Elle est juste fatiguée, Caleb. Elle est juste fatiguée.   « Oui oui, elle avait pas de cours aujourd'hui, elle m'a accompagné toute la journée. » Peut-être qu’elle s’est disputée avec Rachel ? Ce qui expliquerait cette sensation que quelque chose ne va pas ce soir, mais ce que je ne comprends toujours pas c’est la raison pour laquelle elle ne m’en parlerait pas. « J'avais oublié mon téléphone dans sa voiture, j'ai pas vu le temps passer, désolée de ne pas t'avoir répondu aujourd'hui.» Alex qui oublie son téléphone c’est presque lunaire et je pourrais avoir presque beaucoup de mal à la croire. Raison pour laquelle mes sourcils se froncent un quart de secondes avant que je ne lâche un léger rire, comme si j’essayais de détendre l’atmosphère tendue qui règne dans l’appartement. « Toi qui oublies ton portable ? T’es sûre que ça va ? Tu dois être malade. » que je dis en riant toujours un peu. Alex est toujours collée à son portable et prête à répondre à mes messages au plus vite alors imaginer qu’elle ait pu réellement oublier son téléphone dans son voiture me confirmerait presque que la journée qui vient de se terminer n’est pas comme elle l’a qualifié comme étant la routine. « Tu as bossé tard encore ce soir. » « Oui oui désolé. J'ai demandé au patron de faire des heures supplémentaires. » Parce que je n’ai pas beaucoup d’argent et que financièrement je peux clairement pas assumer ce voyage à Londres. Bien qu’elle ait payé l’avion et je ne doute pas qu’elle voudra prendre en charge l’intégralité du prix de l’hôtel mais je tiens tout de même à en payer au moins une partie.

L’espoir que ce temps sous la douche ne me remette mes idées en place afin de m’aider à y voir plus clair dans l’attitude étrange de ma petite-amie est bien mince et j’ai bien fait de ne pas trop y croire. Car en ressortant de la douche je ne comprends toujours pas pourquoi elle semble si absente ce soir. Si distante. Comme si son corps était bien présent et installé sur le canapé mais son esprit complètement ailleurs. J’y vois là une autre explication : j’ai dû faire ou dire quelque chose de mal. Quelque chose qui ne lui a pas plu et qui l’a blessé. Sauf que je ne vois pas du tout ce que cela pourrait être, donc me voilà de retour à la case départ et c’est l’esprit toujours plein de question que je la rejoins sur le canapé, posant ses jambes sur mes cuisses pour les caresser avec douceur et tendresse. « J'ai pas très faim prends ce qui te fait envie. » Voilà l’une des premières choses qui ne me parait pas si étrange que ça. Parce qu’Alex n’a pas le plus grand appétit et selon moi, elle n’apprécie clairement pas la nourriture à sa juste valeur. Quand on s’est mis ensemble je me suis promis de faire changer ça mais je pense que j’ai cruellement échoué. Malheureusement. Mais il me reste encore du temps pour lui faire aimer la nourriture autant que moi je ne l’aime, pas vrai ? « Pas de sushis, j'ai pas le. » Je tourne la tête vers elle tout en fronçant les sourcils. « J'ai pas envie de sushis, prends la pizza que tu veux et je grignoterais avec toi. » J’attrape mon portable tout en prenant soin de toujours laisser les doigts de mon autre main se balader sur ses jambes. « Ton patron n'a pas été trop dur avec toi aujourd'hui ? Tu as fais quoi de beau pendant ta pause ? J'ai vu que tu avais essayé de m'appeler, c'était pas important ? » Les yeux rivés sur mon portable je lui réponds. « Ça va, pas plus que d’habitude. » je commence, tout en haussant les épaules. « Non non, rien d’important t’en fais pas. Je regardais ce qu’on pourrait faire à Londres dans quelques mois et j’ai vu qu’ils faisaient des petits tours pour nous montrer des lieux de tournage d’Harry Potter. Ça te dit qu’on le fasse ? » Je relève tout de même le regard de mon portable en lui posant cette question. « Et ils vont ouvrir au public les studios de tournage l’année prochaine. Il faudra qu’on y retourne… » Cette fois c’est avec un sourire que je lui dis ça, me penchant même vers elle pour déposer mes lèvres sur sa joue. Je termine ma commande : sa pizza préférée en grand format avec deux tiramisus au chocolat avant de reposer mon portable sur l’accoudoir du canapé. « La pizza arrive dans 35 minutes… On peut faire beaucoup de choses en trente-cinq minutes tu ne penses pas ? » le regard plein de sous-entendus mes mains remontent doucement et bien plus sensuellement le long de ses cuisses. Je bouge, changeant complètement de position pour me retrouver au-dessus d’elle sur le canapé, j’embrasse avec tendresse son cou avant de venir l’embrasser d’une façon qui laisse clairement comprendre ce que j’ai en tête. Ma langue cherche à trouver la sienne alors que mes mains remontent lentement vers le haut de son corps.

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Message(#) Sujet: Re: Calex #84 - nobody warns you before the fall Calex #84 - nobody warns you before the fall EmptyMar 5 Sep - 5:07





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But nobody warns you before the fall
Je mets une distance avec Caleb et je m'en veux parce que si vous saviez à quel point j'ai besoin de lui. Si vous saviez comme j'envie son ignorance, comme j'envie sa journée. Pourtant je déteste cuisiner, mais j'aurais tout donné pour que cette journée je l'ai passé aux fourneaux plutôt que dans les cabinets médicaux. J'envie sa vie qui est la même qu'hier et qui sera la même demain. Je veux oublier, je ne veux pas que tout ceci soit réel, ça ne l'est pas pour lui et j'espère qu'il arrive à me faire oublier cette réalité. Par miracle, par magie, par amour, j'en sais rien mais je ne peux plus faire face à tout ça. Je suis fatiguée de cette journée, fatiguée de cet état dans lequel je suis et je n'arrive même pas à faire semblant. Je ne lui mens pas, enfin normalement je le fais pas, mais ce soir la vérité est insupportable alors je me réfugie dans des mensonges que j'invente, des mensonges crédibles mais auxquels je n'arrive même pas à croire moi même. Et je doute que Caleb y croit lui aussi, alors j'évite son regard, je suis lâche mais je n'ai pas la force de lui faire face et de lui parler de ce que j'ai appris aujourd'hui. Une partie de moi ne veut pas qu'il le sache, jamais pour que notre couple, pour que notre histoire ne change jamais. C'est impossible, je le fais mais je ne veux pas être celle qui gâche sa vie, et je ne veux pas qu'il me déteste non plus. Alors je lui mens, c'est sans doute la pire chose à faire, mais je n'arrive pas à me résoudre à lui parler et plus j'attends, plus finalement ça me semble être une bonne idée. « Toi qui oublies ton portable ? T’es sûre que ça va ? Tu dois être malade. »  Il rit un peu et si habituellement son rire a le don de me faire rire ou au moins sourire, ce soir j'esquisse à peine un sourire, parce qu'il a raison en soit. Je suis malade. Voilà c'est une bonne excuse ça. Et je sais que les femmes enceintes n'aiment pas être considérées comme malade, que la grossesse n'est pas une maladie, mais un truc qui vous donne envie de vomir, qui vous fatigue, qui vous fait vous sentir énorme et qui vous change votre corps, je suis désolée mais c'est une maladie. C'est ce que je ressens du moins. Voilà je suis malade. « Ca va aller. » Faux, mensonge, plus rien ne va aller, plus jamais. « J'ai un peu la tête ailleurs désolée, j'ai été fatiguée toute la journée, je pense que je vais être malade. » C'est peut-être la première fois que je suis crédible, parce que tout ce que je dis c'est vrai finalement. J'ai la tête ailleurs, je suis fatiguée, et je vais être malade, pour les 4 prochains mois, je vais être sacrément malade. « Oui oui désolé. J'ai demandé au patron de faire des heures supplémentaires. »  Il boss comme un fou et je sais que c'est en partie pour moi, pour suivre mon train de vie, pour subvenir à ses besoins et me faire plaisir, je sais qu'il ne vient pas d'un milieu riche, je sais qu'il a du travailler toute sa vie plus dure pour réussir et moi je viens lui mettre dans sa vie un goss. Ca coûte cher un goss, ça prends du temps un goss, ce n'est pas dans mes projets un bébé, j'ai 21 ans putain. Je n'ai pas de boulot fixe, incapable de me nourrir seule, incapable de gérer le quotidien seule, incapable d'être une adulte et là on me demande d'être responsable d'un goss ? Je ne veux pas, je ne peux pas, je ne sais pas être cette personne et Caleb ne pourra pas le comprendre.

Je ne suis plus moi même, je le sais, je le sens, je le vois dans le miroir quand je croise mon reflet. Je ne suis plus la même que ce matin en me levant, mais pour le moment je ne sais plus vraiment qui je suis et ce que je dois faire. Gérer cette annonce, je n'ai pas le choix. Gérer cette grossesse, c'est une réalité qui m'est tombée dessus avec en prime l'annonce que je n'avais pas la possibilité de décider ce que je voulais faire avec mon corps, parce qu'il est là, bien là, accroché depuis 5 mois. Je n'en voulais pas, je n'en veux toujours pas, sauf que je n'ai pas le choix. Ma vie a changé, j'ai changé, je ne sais pas encore à quel point mais même mon attitude avec Caleb est différente. Ce n'est pas volontaire, au contraire, je voudrais que tout soit comme avant. Je voudrais qu'il y ait au moins une chose encore normale dans ma vie. Je voudrais me retrouver avec lui, aussi heureuse que la veille, je voudrais juste être dans ses bras et pouvoir l'embrasser comme j'aime tant le faire. Mais, je ne peux pas. Je ne peux même pas m'autoriser ça parce que mon corps a déjà commencé à changer, parce qu'il aime bien me trahir lui. Il m'a trahit pendant 5 mois et il ne peut pas attendre encore quelques heures pour me laisser le temps d'accepter, de comprendre, de réaliser, de décider de comment je vais gérer ça. Non, il est là et bien là et je ne peux plus me blottir dans les bras de mon copain, je ne peux plus sous peine de devoir lui dire tout ça et à cet instant, je ne suis pas prête.  Je le laisse caresser mes jambes, je le laisse commander à manger en sachant bien que l'appétit ce soir ne sera pas au rendez-vous. J'ai le regard dans le vide, perdue dans mes pensées mais je tente de me concentrer sur lui, sur sa journée, sur la seule chose normale qui soit aujourd'hui. Il a travaillé, c'est normal. Il a fait des heures supp c'est normal. On est chez lui, sur son canapé, c'est normal. Il est normal avec moi et c'est ce sur quoi je veux me concentrer. « Ça va, pas plus que d’habitude. Non non, rien d’important t’en fais pas. Je regardais ce qu’on pourrait faire à Londres dans quelques mois et j’ai vu qu’ils faisaient des petits tours pour nous montrer des lieux de tournage d’Harry Potter. Ça te dit qu’on le fasse ? » Et c’est là que je réalise un autre élément. Le futur avec lui, nos projets, nos voyages, tout ce qu’on était en train d’écrire vient de tomber à l’eau. Je ne sais pas où je serais dans quelques mois, mais sans doute pas à Londres avec lui à rire et à profiter. Mes prochains mois viennent de s’obscurcir et avec cette nouvelle c’est tout mes projets qui tombent à l’eau. Ce voyage que l’on se faisait une joie de faire, ce voyage pour lequel il boss tant, il ne verra jamais le jour. Parce que je suis enceinte et que je ne veux pas de ça. Parce que je suis enceinte et qu’au moment où je lui dirais la vérité et ce que je veux et surtout ne veux pas, il va me détester. Et il aura raison. Je me déteste déjà. Il n’y aura pas de voyage, pas de Londres, pas même de nous ? Il se projette. Penses à nous, à notre avenir, à notre histoire alors que je suis à peine capable de penser à demain. A peine capable de penser à ce qui m’attends sans suffoquer. Ce voyage ça devait être une joie, c’est juste en train de me montrer à quel point toute ma vie est en train de m’échapper. Je dois renoncer à ce voyage mais je n’ai pas la force de le dire à Caleb. Je n'ai pas la force de briser ses rêves, pas ce soir, pas alors qu'il me partage ses idées avec enthousiasme. « Si tu veux oui, c'est une bonne idée, je n'ai jamais fais en plus. » Et c'est vrai, c'est quelque chose que je n'ai jamais fais et que je ne ferais sans doute pas avec lui non plus, mais j'arrive à lui mentir, j'arrive à lui faire croire que cette idée m'enchante. Et ce n'est pas tant un mensonge, j'aurais été ravie de faire ce voyage avec lui, je voulais tant lui faire découvrir mon Pays, le faire quitter son Australie natale pour découvrir l'Europe et Londres surtout. Je voulais tout ça, et je le veux toujours mais on vient de me priver de tous mes projets, et je ne veux pas qu'il vive la même chose que moi. « Et ils vont ouvrir au public les studios de tournage l’année prochaine. Il faudra qu’on y retourne… » Il se projette encore. Plus loin dans l'avenir mais qu'en sera-t-il quand il apprendra ce que je vis ? Quand il apprendra ce que j'ai en tête ? Quand il découvrira celle que je suis réellement ? « Attends de voir le climat de Londres au moins une fois avant de vouloir y retourner. » Voilà à quoi j'en suis réduite ? Parler de la météo de Londres pour ne pas lui promettre un second voyage alors que je sais que le premier n'aura sûrement jamais lieu ? « Mais si tu veux, on peut repousser le voyage à l'an prochain pour voir les studios, comme ça on voit tout en même temps et ça fera moins de dépenses. » L'an prochain ou dans quelques mois, finalement c'est la même chose. Une fois que je lui aurais annoncé la vérité, il n'y aura plus de voyage, plus de nous, il n'aura plus d'amour pour moi et je ne peux pas me résoudre à supporter ça. Et je m'en convaincs, je suis persuadée que cette histoire va tout changer, pour moi, pour lui, pour nous. Je sais qu'un enfant ça change la vie, mais pas comme ça normalement. Je lui mens, je n'assume rien, je cache la vérité par peur de ce qu'il va penser, va dire, va vouloir. Par peur de devoir assumer avec lui. Par peur de ne qu'il pourrait dire, ou penser, ou me faire penser. Parler de ce voyage qui ne verra pas le jour, pas dans quelques mois, c'est peut-être la première chose de normale dans ma soirée. C'est ce que l'on fait régulièrement depuis que je lui ai offert ces places d'avions pour Londres, et bien que je sache très bien que tout ceci ne rime plus à rien, ça a quelque chose de rassurant, de réconfortant, et de douloureux aussi et paradoxalement la douleur que je ressens semble gérable contrairement à d'autres émotions face auxquelles je ne sais pas comment réagir. « Tu as vu d'autres trucs que tu aimerais faire ? Londres je connais donc je peux organiser ça mais si tu veux faire des choses en particulier, je peux les ajouter au programme. » Quel programme Alex ? Le programme imaginaire qui ne verra jamais le jour ? Le programme imaginaire qui fera que quand tu verras chaque lieu de ce programme à l'avenir tu penseras à lui ? Quel programme ? Alors que le seul programme dont tu devrais être en train de lui parler, c'est le programme de l'accouchement et du devenir de ce bébé. Quel programme ? Alors que dans ton esprit, tu es déjà en train de t'éloigner de lui ? Quel programme ? Je sais que j'ai tord, je sais que tout ça ne rime à rien, mais j'ai l'impression que ma vie est foutue, et je ne veux pas ruiner la sienne aussi et ce soir, je fais comme si tout était normal. « La pizza arrive dans 35 minutes… On peut faire beaucoup de choses en trente-cinq minutes tu ne penses pas ? » C'est sa voix qui me ramène à la réalité. Rien n'est normal ce soir. Et il est sur moi, quelque chose qui en temps normal aurait été parfaitement agréable, devient ingérable dans ma situation actuelle. Et pourtant, j'ai juste envie qu'il me serre dans ses bras à ce moment. « Non Caleb arrêtes. » Je réagis vivement d’un coup alors que je sens ses mains remonter sur mon corps réalisant que dans quelques secondes ses mains seront sur mon ventre et je ne peux pas le laisser faire ça. Je devrais peut être. Il verrait que quelque chose a changé et il comprendrait de lui même et je n’aurais pas à lui dire parce que je n’en ai pas la force. Mais je l’arrête. Assez violemment, peut-être trop violemment. Comme jamais je ne l’ai fais par le passé. Je me redresse, m’éloigne un peu de lui, honteuse je n’ose pas le regarder et y’a de quoi être honteuse. « S’il te plaît pas ce soir, je ne suis pas en forme pour ça. » J’essaye de me rattraper, la vérité c’est que j’aurais tellement besoin d’être dans ses bras à cet instant précis mais je ne peux même pas m’autoriser ça parce que je sais que ses mains se baladeraient avec tendresse sur mon corps et qu’il finirait par passer ses mains sur mon ventre et ce malgré les couches de vêtements que j’ai utilisé pour recouvrir mon corps. « Je suis désolée, mais je suis vraiment fatiguée et je crois que tu as raison, je dois vraiment être malade, j'ai froid et j'ai mal à la tête. » Je viens déposer un baiser sur sa joue pour essayer de me rattraper, parce que je sais que ma réaction a été excessive, enfin pour lui elle peut sembler excessive et il aurait raison. Je viens poser ma tête sur son épaule en éloignant mon corps du sien et en me couvrant de son plaid. « Tu m'en veux ? » S'il doit t'en vouloir c'est pour autre chose, et c'est ce dont tu devrais t'inquiéter un peu plus Alex ... « On a 35 minutes, tu peux mettre une série si tu veux ou mettre un film pour ce soir, je te laisse choisir pour une fois. » Un film, une série, peu importe au final ce qu'il choisira parce que je sais que mon esprit ne pourra pas se concentrer sur ça. Voilà comment tu t'apprêtes à passer ta dernière soirée avec lui alors ? Devant la télé à lui refuser l'accès à ton corps et surtout à lui refuser la vérité parce que tu as peur ? Tu es lâche Alex, lâche et faible, et même un peu pathétique, et injuste aussi avec lui. Et tu vas faire quoi après ? Lui mentir jusqu'à la naissance et revenir comme si de rien était auprès de lui ? Lui mentir toute sa vie ? Dis-lui. « Caleb ? » Je l'interpelle et quand il me regarde, quand je le regarde, j'en suis juste incapable. « Je sais que tu boss beaucoup pour ce voyage mais je ne veux pas que tu te ruines pour ça. » Il ne se ruinera pas, puisque ce voyage n'aura pas lieu et je le sais au moment ou je réalise que je suis tout bonnement incapable de lui dire la vérité.

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Message(#) Sujet: Re: Calex #84 - nobody warns you before the fall Calex #84 - nobody warns you before the fall EmptyMer 13 Sep - 18:12


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JUILLET 2011 - Il ne me faut pas longtemps pour me rendre compte que l’attitude d’Alex est tout, sauf habituelle. Je pourrais simplement croire qu’elle a passé une longue journée et qu’elle se sent fatiguée, après tout c’est ce qu’elle me dit. Mais je la connais assez pour savoir que ce n’est pas vrai ou en tout cas, qu’elle ne me dit pas tout. Je suis rentré depuis déjà quelques minutes et je remarque assez vite qu’elle évite clairement le contact visuel. Ce n’est jamais vraiment bon signe ce genre de chose, pas vrai ? Sauf que j’essaie de passer au-dessus de cette impression. Elle est sûrement fatiguée. C’est ce qu’elle m’a dit. Elle doit être fatiguée. « Ca va aller. J'ai un peu la tête ailleurs désolée, j'ai été fatiguée toute la journée, je pense que je vais être malade. » Voilà. Avec ses explications tout s’explique, non ? À peu près. Plus ou moins. Elle explique au moins avoir mal à la tête ce qui pourrait expliquer sa fatigue et le fait qu’elle semble être totalement ailleurs mais par contre ça ne justifie absolument pas le fait qu’elle évite à tout prix mon regard. « Oh…tu as besoin de quelque chose ? Je vais te préparer un thé. » Sans même attendre sa réponse je me lève pour repartir vers la cuisine afin de lui préparer sa boisson chaude et avant de partir me rafraîchir sous la douche après cette longue et dure journée de travail je lui apporte un thé à la menthe comme je sais qu’elle l’aime. Avant qu’Alex n’entre dans ma vie je n’étais pas un grand consommateur de thé mais je dois dire qu’elle a réussi à me le faire apprécier grandement. Quand je la rejoins après ma douche rien n’a changé. Je lui parle de notre voyage Londonien qui aura lieu dans quelques mois et j’ai même la désagréable impression qu’elle ne m’écoute même pas. Je parle, et il y a un temps de latence qui me semble interminable avant qu’elle ne me réponde. « Si tu veux oui, c'est une bonne idée, je n'ai jamais fais en plus. » J’acquiesce une fois d’un signe de tête, je me note mentalement d’ajouter ça à l’organisation de nos vacances les prochains jours. « Attends de voir le climat de Londres au moins une fois avant de vouloir y retourner. » Si elle avait ri en me disant cela, ça aurait pu être une blague. Sauf que je comprends bien au son froid de sa voix et son regard toujours évitant le mien qu’elle est sérieuse. « Mais si tu veux, on peut repousser le voyage à l'an prochain pour voir les studios, comme ça on voit tout en même temps et ça fera moins de dépenses. » Son attitude glaciale était déjà perturbante mais est-elle réellement en train d’essayer de se débarrasser de ce voyage dont on parle depuis maintenant plusieurs mois ? Est-ce qu’elle est en train d’essayer de me dire qu’elle ne veut plus que l’on parte ensemble à Londres ? « Quoi ? Non, je n’ai pas envie d’annuler ce voyage… » que je lui réponds d’un air presque démuni. C’est surtout que je suis blessé de son comportement que je ne comprends pas, et en plus de constater le fait qu’elle ne semble pas contente de passer du temps en ma compagnie ce soir j’ai l’impression qu’elle essaie de me faire comprendre que ce voyage n’aura jamais lieu car elle ne veut pas partir avec moi. C’est peut-être moi le problème. C’est sûrement ça, oui. « Tu as vu d'autres trucs que tu aimerais faire ? Londres je connais donc je peux organiser ça mais si tu veux faire des choses en particulier, je peux les ajouter au programme. » Elle parle presque de manière robotique et si cette phrase aurait pu me donner une pointe d’espoir quant à ce voyage, j’ai presque l’impression qu’elle récite un texte appris par cœur sans en avoir envie. « Non c’est bon, laisse tomber… » J’essaie une dernière chose. Une dernière approche afin de me connecter avec ma petite-amie mais même là, je me prends un mur. Et pas un tout petit. Mon corps au-dessus du sien, mes lèvres qui embrassent avec tendresse et délicatesse son cou et mes mains qui commencent à remonter doucement pour caresser son corps ce sont avec des mouvements violents qu’Alex réagit pour m’éloigner d’elle. « Non Caleb arrêtes. » Extrêmement blessé par sa réaction c’est à mon tour d’avoir le regard fixé dans le vide. Le problème n’étant pas qu’elle n’ait pas envie de coucher avec moi ce soir. Ce n’est pas la première fois que ça arrive en revanche, jamais elle n’avait été aussi violente dans ses gestes et dans sa manière de faire. Un peu comme si mes mains, mes lèvres et mon corps la dégoûtaient soudainement. Oui ça doit être ça. Et dire que je ne savais pas que cela finirait pas arriver serait un mensonge, mais ça ne rend pas la situation moins douloureuse pour moi. « S’il te plaît pas ce soir, je ne suis pas en forme pour ça. Je suis désolée, mais je suis vraiment fatiguée et je crois que tu as raison, je dois vraiment être malade, j'ai froid et j'ai mal à la tête. » Je ne réagis pas à son baiser déposé sur ma joue mais quand je sens sa tête se poser sur mon épaule c’est à mon tour de briser ce contact entre nous en me levant pour me rendre dans la cuisine, la laissant seule sur le canapé. De toute façon ma présence à ses côtés semble être désagréable ce soir et je n’ai pas envie de lui imposer. « Tu m'en veux ? » Tout en me servant un nouveau verre d’eau je la regarde rapidement. « Tu pouvais juste me dire que tu n’en n’avais pas envie, pas la peine d’être aussi violente en me repoussant. » Elle me connait assez pour savoir qu’une réaction aussi virulente de sa part serai très blessante pour moi. « On a 35 minutes, tu peux mettre une série si tu veux ou mettre un film pour ce soir, je te laisse choisir pour une fois. » Je reviens vers elle avec mon verre d’eau m’installant le plus loin possible d’elle sur le canapé. Elle m’a bien fait comprendre qu’elle ne voulait pas me sentir trop proche d’elle alors je lui laisse tout l’espace qu’elle voulait. « Je n’ai pas envie de mettre un film ou une série, tu peux regarder ce que tu veux ça m’est égal. » Je pose la télécommande entre nous sans un mot de plus. Ma réaction est sûrement ridicule, mais je lui en veux énormément de la violence de ses gestes qui ne vient qu’alimenter tout un tas d’autres sentiments désagréables qui émanent d’elle depuis que je suis rentré. « Caleb ? » Je la regarde et pour la première fois depuis ce matin, elle me regarde elle aussi. « Je sais que tu boss beaucoup pour ce voyage mais je ne veux pas que tu te ruines pour ça. » Et c’est la raison pour laquelle elle se montre aussi froide et distante ? Non Caleb, et ça tu le sais très bien. « Je travaille pour justement ne pas me ruiner pour ce voyage. » Je me dis qu’elle essaie sûrement encore de trouver une excuse pour tout annuler, et celle de mes moyens financiers plus que limités semble être parfaite pour elle. Elle ne veut plus partir avec moi, c’est évident. Elle ne veut plus me regarder alors qu’elle n’ait plus envie de moi semble être une évidence. « J’ai fait quelque chose de mal ? » que je lui demande d’une petite voix laissant toute ma peur et vulnérabilité déborder alors que je prends mon courage à deux mains pour affronter son regard en attendant sa réponse.

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Message(#) Sujet: Re: Calex #84 - nobody warns you before the fall Calex #84 - nobody warns you before the fall EmptyLun 16 Oct - 13:21





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Je suis perdue, à ma démarche qui ne le serait pas après une telle journée ? Je n'ai jamais pensé à la maternité, je n'ai jamais pensé à avoir un enfant, je n'ai jamais voulu d'une telle chose. Je ne l'ai même jamais imaginé et ça me tombe dessus, comme ça, du jour au lendemain je passe de la jeune femme insouciante, joyeuse et irresponsable à une femme enceinte de cinq mois dont on attends qu'elle gère cette grossesse non désirée, non voulue, non assumée, non gérable pour moi. Je n'y arrive pas et petit à petit je m'effondre intérieurement, je suis incapable de savoir comment gérer cette situation. Je ne veux pas, je ne peux pas, je ne sais pas. Le peu de certitude que j'avais dans ma vie se sont envolées et je lutte ce soir pour donner le change face à l'homme que j'aime mais à qui je suis incapable de parler. J'évite son regard par peur de craquer, par peur qu'il réalise ce qu'il se passe. Il ne peut pas se douter un instant de ce que je vis, personne ne le peut, mais je ne veux pas prendre le risque qu'il me questionne par peur de craquer, par peur de m'effondrer aussi. Je cache mon attitude derrière une maladie fictive pour ne pas lui dire que je suis enceinte. Je cache mes maux et mes angoisses, je cache ce que je vis parce que la réalité est insupportable encore et que je n'ai plus la force d'y faire face ce soir. « Oh…tu as besoin de quelque chose ? Je vais te préparer un thé. » Je secoue la tête et pourtant il y va quand même. Il prends soin de moi, il s'occupe de moi, il est au petit soin et je ne mérite pas toute son attention. Je ne le mérite pas, je l'ai toujours pensé, d'autres aussi l'ont pensé et finalement aujourd'hui je leur donne raison. Caleb s'éclipse pour prendre sa douche et j'essaye de boire une gorgée du thé qu'il m'a préparé mais la nausée s'empare de moi, et je renonce sans même essayer plus longtemps.

« Quoi ? Non, je n’ai pas envie d’annuler ce voyage… » Moi non plus je n'ai pas envie d'annuler ce voyage, s'il savait combien de fois j'ai pensé à ce voyage, combien de fois je me suis imaginée avec lui sous la neige de Londres, combien de fois j'ai rêvé de ce séjour à deux, mais je sais que je n'aurais pas le choix. « Je ne veux pas annuler le voyage, c'était juste une idée pour tout faire en même temps. » Dans 3 mois, dans 6 mois ou dans 12 mois je sais que ce voyage n'aura pas lieu de toute manière. Je le sais parce que quoique je fasse je sais que notre couple n'y survivra pas. J'ai cette pensée qui s'est incrustée dans mon cerveau, cette pensée qui ne me quitte plus et je sais que cette grossesse vient sceller la fin d'une histoire d'amour magnifique mais à laquelle je m'apprête à renoncer. « Non c’est bon, laisse tomber… » Je lève les épaules et si habituellement je ne suis pas du genre à laisser tomber bien au contraire, aujourd'hui je l'écoute. Je laisse tomber parce que je n'ai plus de force, plus d'énergie. Je suis en train de renoncer à ce voyage, mais plus encore je suis en train de renoncer à nous, à mon bonheur, à notre amour. Je suis en train de me résigner à l'idée que je dois laisser tomber ma vie à cause de cette grossesse. Un peu dramatique comme pensée ? Pourtant c'est réellement ce que je ressens à cet instant. Je vais mal et quand c'est le cas, j'ai besoin de Caleb mais aujourd'hui, si l'envie d'être dans ses bras est forte, je ne peux pas me l'autoriser. Je ne peux pas le laisser me prendre dans ses bras et me réconforter parce qu'il verrait, parce qu'il sentirait, parce qu'il comprendrait sans doute et je préfère qu'il m'en veuille plutôt que de voir son regard sur moi changer. J'ai besoin de lui mais je le repousse. J'ai besoin de ses bras et de son corps mais je l'éloigne de moi violemment parce que ses mains se rapprochent de mon ventre, parce que ses mains sont douces avec un corps que je déteste désormais et que je ne supporte plus. Parce qu'il y a ce ventre, cette petite mais perceptible forme qui se détache et qui rappelle la violence de cette journée et de celles qui m'attendent. Parce qu'il y a eu ces examens médicaux, ce ventre qui est devenu un objet d'étude que l'on a touché, regardé, palpé, observé, analysé. Parce qu'il y a ce truc en moi que je ne peux dire, que je ne peux évoquer et je ne peux pas le laisser me toucher. Je me déteste, je le déteste. Ce bébé, ce truc en moi, cette vie que je ne veux pas et qui vient me pourrir la mienne. Je déteste ma vie et je déteste ma réaction aussi mais je repousse Caleb et je vois à son attitude à quel point je l'ai blessé et je m'en veux. Il ne mérite pas ça, clairement pas. Je lui mens, je le repousse, je le blesse, tout ça parce que j'ai peur de lui avouer que je ne veux pas de son enfant. Tout ça pour ne pas lui avouer que je suis ce genre de personne qui veut abandonner son enfant, tout ça pour ne pas avoir à affronter son regard, tout ça parce que j'ai trop peur de ce qu'il pourrait penser de moi. Son avis a toujours été très important pour moi, primordial même et je ne peux pas vivre dans un monde ou Caleb ne me regarde pas avec amour, je n'y arriverais pas. Et, pourtant avec mes actions, avec mes choix, je crois que je fais tout pour qu'il finisse pas m'en vouloir. Il me laisse sur le canapé seule, il part sans un mot, blessé par mon attitude et je sais que je n'aurais pas du réagir comme ça, mais j'ai paniqué encore une fois. « Tu pouvais juste me dire que tu n’en n’avais pas envie, pas la peine d’être aussi violente en me repoussant. » Il a raison et c'est sans doute ça le plus difficile à accepter, c'est qu'il a raison et si j'ai des explications à lui donner, je ne peux pas le faire. Je ne peux pas lui dire que j'ai eu peur qu'il caresse mon ventre et qu'il découvre que je ne suis plus la même, que mon ventre plat ne l'est plus vraiment. Je ne peux pas expliquer mon comportement parce que je n'arrive pas à lui expliquer ce qu'il se passe dans ma tête et dans mon corps surtout. « Je suis désolée d'avoir réagis comme ça je ne voulais pas te blesser. » Je suis sincère sur ça. Je n'ai jamais eu l'intention de le blesser, de lui faire du mal mais même sur ça j'échoue. Il se réinstalle sur le canapé mais en laissant une grande distance entre nous et ça me fait mal et pourtant c'est moi qui l'ais repoussé, c'est moi qui ait mit cette distance entre nous en première. Mais j'avais besoin d'une soirée normale, j'avais besoin d'oublier ma journée, j'avais besoin de retrouver cette sécurité et ce bien-être que je ressens dans notre cocon mais ce soir tout semble exploser et je ne retrouve rien de tout ça. Peut-être parce que je suis différente, peut-être parce que ce cocon à deux a explosé depuis que je sais que nous ne sommes plus vraiment deux ? Peut-être que plus rien ne sera plus jamais pareil. Sur ça je peux enlever le peut-être, je sais que rien ne sera plus jamais pareil. Mais je voulais un dernier moment avec lui, sans cette grossesse, sans ce bébé, sans cette nouvelle vie qui m'attends et que je refuse encore. « Je n’ai pas envie de mettre un film ou une série, tu peux regarder ce que tu veux ça m’est égal. » En temps normal j'aurais pris la télécommande, mit n'importe quoi juste pour éviter le silence de la pièce mais ce soir mes pensées prennent trop de place, je ne peux pas les faire taire et aucun programme ne pourra venir calmer mon esprit. Alors, je laisse le silence, je lutte à l'idée de me rapprocher de Caleb, je lutte avec cette envie contradictoire qui me pousse à vouloir être prêt de lui alors que je sais que je ne peux pas l'être véritablement. Je me déteste, je déteste mon corps, je déteste ma vie. Je l'appelle, je le regarde, je veux lui dire, mais au moment ou ses yeux se posent sur moi, j'en suis incapable et je réalise à ce moment que j'en serais peut-être finalement jamais capable ? Ni ce soir, ni jamais ? Et c'est sur ce voyage que je sais déjà plus d'actualité que je le questionne. « Je travaille pour justement ne pas me ruiner pour ce voyage. » Tu peux arrêter de te tuer à faire des heures sup, parce que ce voyage n'aura pas lieu. J'aurais pu lui dire ça, mais je ne veux pas, je ne peux pas. Enfin rien ne m'en empêche si ce n'est ce filtre en moi qui m'empêche de me confier à lui sur ce que je suis en train de vivre. « Oui je sais, mais tu travailles beaucoup, et je veux pas que tu en fasses trop pour moi. » Je ne le mérite pas, je ne te mérite pas Caleb. « J’ai fait quelque chose de mal ? » Je sens sa peur et sa vulnérabilité au moment ou il prononce cette phrase et quand son regard croise le mien je vois toutes ces émotions dans ses yeux et je me sens envahie de toutes les émotions. Envahie n'est sans doute même pas assez fort comme terme. Je me sens submergée. Je ne suis déjà pas toujours douée pour gérer mes émotions en temps normal mais ce soir je découvre quelque chose d'encore nouveau et ses émotions, les miennes, celles de la journée, le tout exacerbées par les hormones en vrac, je suffoque presque en sentant la boule au fond de ma gorge qui se forme alors que mes yeux s'emplissent de larmes et que je dois lutter pour ne pas m'effondrer en larmes. Je secoue la tête d'abord pour lui répondre. « Non, non, tu n'a rien fais de mal. » Je renifle, je serre les dents et je soupire pour tenter de contrôler la tornade d'émotion qui me gagne. Il n'a rien fait de mal, jamais. Il est parfait et il ne mérite pas ça. « Tu es parfait comme toujours, je suis désolée de t'avoir blessé ce soir, je ne voulais pas te faire du mal. » Je suis désolée pour toutes les blessures que je vais t'infliger à l'avenir. Il ne mérite pas cette situation, il ne mérite pas quelqu'un comme moi. Caleb mérite quelqu'un de mieux, quelqu'un comme lui, quelqu'un qui saura l'aimer et être à la hauteur de l'homme parfait qu'il est. Et ce n'est pas moi. On était pas fait pour être ensemble, ce ne sont pas mes mots mais ceux que j'ai pu entendre, comprendre, deviner dans les pensées de certaines personnes et elles avaient raisons, parce que ce que je fais ce soir n'est pas à la hauteur de Caleb. Je le sais et j'ai honte. Mais, je n'y arrive pas, j'ai peur, j'ai atrocement peur de ce qu'il va arriver ensuite. Je suis terrifiée et paniquée et j'arrive à peine à respirer par moment. Je ne peux pas parler, je ne peux pas le regarder et lui dire la vérité, je ne peux tout simplement pas et j'ai honte mais je n'y arrive pas. « Je veux juste passer une soirée normale avec toi. » Une soirée normale alors que rien n'est normale. Que cette soirée est la fin de quelque chose. Tu ne sais pas encore la fin de quoi mais tu sais au fond de toi que cette soirée est tout sauf une soirée normale. Je pose ma main entre nous, vers lui en espérant qu'il l'a prenne mais je ne vais pas chercher sa main par peur qu'il me repousse encore. Il aurait le droit, c'est bien ce que j'ai fais moi et ce n'est pas sa main que j'ai repoussé mais son corps entier. « J'ai tellement pensé à toi aujourd'hui, j'avais besoin de toi, je me sentais pas bien et ce soir je voulais juste te retrouver et être avec toi. » Tout ce que je lui dis est sincère cette fois, il n'y a pas de mensonge, que des émotions sincères. Oui j'ai pensé à lui, j'ai pensé à notre histoire toute la journée, oui j'avais besoin de lui mais j'ai refusé de faire appel à lui, et oui j'avais juste hâte d'être dans ses bras et de me réveiller avec lui de ce cauchemar interminable. « J’espérais que ça irait mieux mais je suis vraiment pas en forme mais c'est pas ta faute. » C'est moi qui ait mal géré ma contraception, c'est moi qui n'aies pas réussi à réaliser que j'étais enceinte, c'est moi qui lui ment, c'est moi qui le repousse, c'est moi qui décide quoi faire de cette nouvelle. C'est moi qui décide de le tenir éloigné de cette situation, qui décide que je vais gérer ça seule parce que tout est de ma faute. Gâcher ma vie, je l'accepte, gâcher la sienne il en est hors de question.

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Message(#) Sujet: Re: Calex #84 - nobody warns you before the fall Calex #84 - nobody warns you before the fall EmptyJeu 9 Nov - 15:23


Calex
WE DIDN'T KNOW THAT WE HAD IT ALL
BUT NOBODY WARNS YOU BEFORE THE FALL
JUILLET 2011 - Quelque chose ne va pas. Je le vois, je le sens et je dois avouer que cette constatation m’effraie au plus haut point. Voilà quelques minutes que je suis rentré après une longue journée de travail et j’ai l’impression qu’Alex est complètement éteinte. Elle n’essaie même pas de faire illusion, évitant à tout prix mon regard comme si elle cherchait à se protéger de quelque chose. Ou bien peut-être que si elle cherche à tout prix à ne pas me regarder c’est tout simplement parce qu’elle a honte. De quoi ? De qui ? Je n’en ai pas la moindre idée. Mais elle est distante ce soir, Alex. Que ce soit physiquement mais aussi mentalement. Un peu comme si son corps était présent mais son esprit, loin. Très loin. Complètement déconnecté. « Je ne veux pas annuler le voyage, c'était juste une idée pour tout faire en même temps. » Ou bien un moyen pour elle de me faire comprendre que ce voyage n’aura jamais lieu car elle n’a jamais eu l’intention de me faire découvrir Londres cet été ? Ce qui pourrait être étonnant parce que c’est bien elle qui a eu l’idée de ce voyage il y a déjà plusieurs mois de ça, et si habituellement c’est avec enthousiasme qu’elle m’en parle ce soir j’ai surtout la désagréable sensation qu’elle regrette d’avoir prévu des vacances avec moi. Cette impression me serre doucement la poitrine. Et encore, le pire reste à venir mais je ne le sais pas encore. Je ne sais pas que le lendemain soir à cette même heure en rentrant chez moi je trouverai un appartement étrangement vide et silencieux. Je ne sais pas que si Alex est si distante et pensive c’est parce qu’elle va me quitter. Me lâcher. M’abandonner, plutôt. Parce qu’elle n’aura même pas le respect de me quitter, non. Elle va juste, partir sans un mot. Sauf que tout ça je ne le sais pas. Comment pourrais-je le savoir de toute façon ? Je vois bien qu’elle me ment à chaque fois qu’elle ouvre la bouche. Je sens bien qu’elle ne m’aime plus et la violence avec laquelle elle vient me repousser n’en est que la preuve. Triste, pas vrai ? Mais tout ça me fait mal. Vraiment très mal. Parce que j’ai toujours su qu’Alex finirait par se lasser. Parce qu’elle est beaucoup trop bien pour être en couple avec un garçon comme moi, alors bien évidemment que ce matin elle a ouvert les yeux en se demandant enfin pourquoi restait-elle enfermée avec un loser comme moi. « Je suis désolée d'avoir réagis comme ça je ne voulais pas te blesser. » Oh, si elle a réagi ainsi c’est simplement parce que sentir mes mains se poser sur son corps l’a dégouté au plus haut point. Peut-être qu’elle ne voulait pas me blesser. Ou bien peut-être que si c’est exactement ce qu’elle voulait. Mais dans tous les cas son attitude me fait mal, oui, et elle me connait assez pour savoir qu’une telle démonstration de dégoût à mon égard serait difficile à digérer. Bien que ce soit douloureux pour moi, je respecte son envie et son besoin d’être loin de moi. Je m’installe à l’autre bout du canapé et qu’elle se rassure, je ne la toucherai plus de la soirée. « Oui je sais, mais tu travailles beaucoup, et je veux pas que tu en fasses trop pour moi. » Ce qu’elle ne comprend pas c’est que je ne le fais pas pour elle, mais pour nous et surtout, pour moi. Pour qu’elle ne se sente pas obligée à tout me payer une fois arrivés en Angleterre. Je sais, elle n’arrête pas de me dire que si elle le fait c’est par plaisir et parce qu’elle le peut, mais moi aussi j’ai envie de lui prouver que je peux m’occuper de moi-même. Sauf que ce voyage n’aura jamais lieu, pas vrai, Alex ? « Non, non, tu n'a rien fais de mal. » Je l’entends renifler alors je tourne le regard vers elle et c’est en fronçant légèrement les sourcils que j’ouvre la bouche pour la première fois depuis plusieurs minutes. « Pourquoi tu pleures ? » Une pointe d’inquiétude dans la voix mais aussi énormément d’incompréhension. C’est elle qui m’impose une distance énorme entre nous. Physiquement et émotionnellement, alors je ne comprends pas pourquoi elle réagit ainsi. « Tu es parfait comme toujours, je suis désolée de t'avoir blessé ce soir, je ne voulais pas te faire du mal. » Ses excuses manquent cruellement de sincérité et elle me prouve donc une chose : elle me ment. Je commence à douter qu’elle soit désolée de m’avoir blessé, elle savait très bien ce qu’elle faisait et elle ne voulait surtout pas de mes mains sur son corps ni même de mes lèvres sur les siennes. Mon cœur se serre à nouveau. « Je veux juste passer une soirée normale avec toi. » Alors que son attitude me prouve complètement le contraire. Habituellement elle m’aurait accueilli avec un sourire aux lèvres, même si elle n’est pas au meilleur de sa forme. Elle m’aurait embrassé et si elle n’avait pas envie de coucher avec moi ce soir, me l’aurait simplement dit au lieu d’avoir ce mouvement de dégoût en me repoussant violemment comme elle l’a fait. Elle me ment. Alex n’est pas bonne menteuse, et c’est quelque chose que je découvre aujourd’hui. Mes yeux se posent rapidement sur sa main qu’elle glisse entre nous et si habituellement, je saisis chaque possibilité de contact physique entre nous, cette fois je ne le fais pas. « J'ai tellement pensé à toi aujourd'hui, j'avais besoin de toi, je me sentais pas bien et ce soir je voulais juste te retrouver et être avec toi. J’espérais que ça irait mieux mais je suis vraiment pas en forme mais c'est pas ta faute. » Je doute fortement qu’elle ait pensé à moi une seule fois aujourd’hui. Une nouvelle fois je n’entends que du mensonge dans sa voix, mais s’il y a bien une chose sur laquelle je la rejoins : ce n’est pas ma faute. Je ne pense pas avoir fait quelque chose de mal. « Tu me mens. » que je lui dis en plantant mon regard dans le sien. « Mais tu dois vraiment me prendre pour un imbécile si tu penses réellement que je ne le verrais pas. » En même temps elle a raison, j’en suis sûrement un, d’imbécile. « Si tu avais vraiment eu besoin de moi, ou si tu avais vraiment pensé à moi toute a journée comme tu dis, tu m’aurais appelé. C’est ce que tu fais habituellement. » Pas pendant le coup de feu mais elle m’appelle régulièrement pendant ma pause déjeuner. « Enfin…je sais que tu me mens sur toute la ligne, pas seulement sur ça - » et je n’ai pas le temps je terminer parce que je me lève pour aller ouvrir la porte dès que j’entends la sonnette de l’appartement retentir. Je paye le livreur et retourne dans le salon. Cette fois ce n’est pas sur le canapé que je m’installe mais par tête, posant la pizza sur la table basse. Elle a rein raison, Alex. Parce que même si je sais qu’elle me ment depuis que je suis rentré, bêtement c’est sa pizza préférée que j’ai acheté, même si elle m’a affirmé ne pas avoir faim, parce que : « Tu devrais quand même manger. Et boire un peu. » que je lui dis simplement en lui tendant une pointe de pizza.

© nightgaunt


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Message(#) Sujet: Re: Calex #84 - nobody warns you before the fall Calex #84 - nobody warns you before the fall EmptyDim 3 Déc - 21:51





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But nobody warns you before the fall
Juillet 2011 - Cette journée a été horrible, sans doute à ce jour la pire journée de ma vie et de loin. D'autres suivront mais ça je ne le sais pas encore même si je commence à en avoir conscience à mesure que cette journée se déroule et que je prends conscience de cette réalité qui est la mienne. Je suis heureuse, j'ai des projets de voyages, je fais la fête, j'ai un homme dont je suis folle amoureuse. Ou plutôt j'avais tout ça, parce que désormais je ne suis plus heureuse. Comment pourrais-je l'être après une telle journée ? Je n'ai plus de projets de voyage. Comment pourrais-je en avoir alors que mes prochains mois me semblent si sombres ? Je ne fais plus la fête. Je ne peux même plus boire pour oublier, fumer pour me détendre. Je ne peux plus et je n'ai plus la tête à ça. Et si devant moi, j'ai encore cet homme dont je suis folle amoureuse, je sais que demain tout sera différent. Je sais que mon choix va nous faire du mal à tout les deux, je sais qu'il va me détester mais je ne veux pas de cet enfant. Je ne veux pas de son enfant et je suis même incapable de lui dire. Faible et lâche. Égoïste et une vraie connasse. Voilà ce que je suis et il mérite mieux. Il mérite tellement mieux qu'une femme qui ne veut pas de son enfant, qui ne veut pas de cette vie avec lui. Je le blesse, je le vois et je m'en veux. Je m'en veux de la repousser aussi violemment, je m'en veux quand je vois sa souffrance dans ses yeux, je m'en veux parce que j'ai terriblement besoin de lui mais je le repousse. Je ne peux pas lui laisser poser ses mains sur mon corps à nouveau. Il le connaît par cœur, et il sentirait les changements instantanément. Je ne peux pas le laisser découvrir ce que je ne peux lui dire. Pourtant ce serait sans doute plus simple, je n'aurais pas à parler, mais je n'aurais pas à lui mentir non plus. S'il venait à le découvrir, mais je ne veux pas et je fais tout pour qu'il ne puisse pas le savoir.

Il se sent coupable, il me demande ce qu'il a fait de mal, et je n'ai rien à lui reprocher, absolument rien et c'est sans doute ça le pire. Tout est ma faute. De la gestion de la contraception à la grossesse, c'est moi qui suis responsable. C'est mon corps qui a fait un déni de grossesse, et c'est moi qui refuse de lui en parler, qui refuse de lui avouer que je porte son enfant mais que je n'en veux pas. Parce que pour moi, c'est une réalité trop difficile encore à porter. Mais, il pense avoir fait quelque chose de mal et cette remarque de sa part me touche et me bouleverse même. Caleb a toujours été parfait et il mérite tellement mieux que moi, aujourd'hui, c'est juste la réalité qui nous rattrape et qui me donne raison. « Pourquoi tu pleures ? » Du dos de la main je frotte mes yeux pour effacer les traces de larmes, et je serre les dents en évitant de le regarder pendant quelques secondes. Je mets du temps avant de lui répondre pour ne pas fondre en larmes justement, pour ne pas m'effondrer devant lui, pour ne pas craquer totalement parce que je crains de ce que je pourrais dire ou faire si je venais à lâcher prise totalement. « Pour rien, laisse tomber, je suis juste fatiguée. » Il sait que j'ai la larme facile mais peut-être pas autant que ce soir, mais la fatigue est une excuse comme une autre non ? Surtout que c'est la vérité. Je suis épuisée, vidée, lessivée, à bout de force ce soir et pourtant je tiens comme je peux, tant bien que mal face à lui, tout ça pour qu'il ne découvre pas la vérité que j'ai du mal à accepter encore. Je suis épuisée mais j'avais besoin d'être avec lui ce soir, d'être encore, pour une nuit, à ses côtés, dans notre bulle qui est en train d'exploser en morceaux par ma faute. Je le repousse, je m'éloigne de lui, je suis distante et pourtant ma main s'approche de la sienne, ma main a besoin de ce contact avec lui, mais il ne réagit pas, enfin si et c'est sans doute pire. Puisqu'il regarde ma main que je viens de poser entre nous et il choisit de ne pas la prendre, et ça fait mal, ça fait réellement mal mais je l'ai mérité. Je l'ai repoussé violemment, et s'il est bien moins violent que moi, son geste me fait mal, vraiment mal mais je ne peux même pas le montrer. Je n'ai plus aucune force, et même si j'ai terriblement besoin de lui, je ramène ma main vers moi et je m'enroule sous le plaid. A défaut de sa chaleur à lui, je me contente de ce plaid sous lequel je peux cacher mon corps et mes secrets. J'ai besoin de lui, j'ai besoin d'être avec lui, peut-être aujourd'hui plus que jamais, mais j'ai tout gâché et il doute même de ça désormais et quand je l'entends me dire : « Tu me mens. » Je baisse les yeux, à la fois honteuse et touchée par le fait qu'il ne me croit pas, alors que les mots que je viens de lui dire étaient sans doute les plus sincères de la soirée. Mais, en soit, il a raison, je lui mens ce soir, mais pas sur ce que je viens de lui dire. J'ai pensé à lui aujourd'hui, il ne m'a pas quitté une seconde mais il ne me croit pas et je ne peux même pas le blâmer. « Mais tu dois vraiment me prendre pour un imbécile si tu penses réellement que je ne le verrais pas. » Tu ne le vois pas Caleb. Si seulement tu pouvais le voir, si seulement je pouvais me trahir. Finalement je ne suis pas une si mauvaise menteuse. L'idée qu'il découvre la vérité me terrifie, et pourtant une partie de moi voudrait qu'il comprenne, qu'il sache, qu'il devine, qu'il réussisse à voir au delà de mon mensonge. Mais, je ne lui laisse aucune chance pour ça. « Je te mens pas Caleb, sinon je ne serais pas chez toi ce soir et je ne t'ai jamais pris pour un imbécile, jamais. » Peut-être que je ne devrais pas être là avec lui ? Peut-être que je ne mérite pas de passer cette soirée avec lui ? Sûrement oui mais j'ai besoin de lui. Et je ne peux même pas lui dire à quel point j'ai besoin de lui et pourquoi, alors je ne dis rien de plus. « Si tu avais vraiment eu besoin de moi, ou si tu avais vraiment pensé à moi toute a journée comme tu dis, tu m’aurais appelé. C’est ce que tu fais habituellement. » Il a raison et je passe beaucoup trop de temps sur mon téléphone à lui écrire, à lui envoyer des textos, à lui parler, même Rachel me le dit. Mais aujourd'hui, je ne l'ai pas fais, pas parce que je n'ai pas pensé à lui, mais parce que j'étais complètement sous le choc et je crois que je le suis encore mais je gère les choses comme je le peux. Mal, mais je n'arrive pas à faire autrement. Pourtant j'essaye de me contenir, de me contrôler, de contrôler cette émotion qui me noue le ventre et l'estomac. « Tu étais au boulot, je voulais pas te déranger et tu n'aurais rien pu faire de plus. » Ce n'est pas un reproche, ce n'est même pas une vraie explication, et c'est surtout très faux, parce que je sais qu'il aurait été à mes côtés tout le temps, qu'il m'aurait soutenu, qu'il m'aurait aidé à surmonter cette journée, mais je ne lui ai pas donné la possibilité de le faire. Et je ne le laisserais pas tenir ce rôle. Je ne sais pas de quoi demain sera fait, mais nous deux parents, nous deux heureux, ça me semble désormais impossible. « Enfin…je sais que tu me mens sur toute la ligne, pas seulement sur ça - » J'ai un frisson quand je l'entends me dire que je lui mens et pas seulement sur ça. J'ai peur, peur qu'il comprenne, qu'il découvre, qu'il me demande d'arrêter de mentir. Mais je suis sauvée par le livreur et pendant qu'il va chercher la pizza, je me retrouve seule avec mes pensées et je ne les aimes pas. Je ne sais pas ce que je dois faire. Je ne sais pas comment éviter de le blesser plus. Je ne sais pas comment je peux garder le secret alors qu'il a comprit que je mentais. Je mens très mal, à ma décharge je n'ai pas vraiment eu l'occasion de développer mes capacités de menteuse avec lui, n'ayant jamais eu envie de lui mentir avant aujourd'hui. N'ayant jamais eu besoin non plus. Alors oui je mens mal, et je n'ai pas la force de faire mieux que ça, parce que je suis épuisée, parce que mon corps change et moi avec, et je n'ai pas la force de gérer tout ça ce soir. Peut-être que je n'aurais pas du rentrer chez lui ce soir ? C'est ce que je me dis quand je vois dans que son regard est marqué par les événements de ce soir. Je n'ai jamais eu l'intention de le blesser, je n'ai jamais voulu le faire souffrir, je vais le faire, je le sais, mais ce soir je ne voulais pas le blesser, mais j'ai pensé à moi. A ce que j'avais besoin et j'avais besoin de cette soirée avec lui, croyant sans doute de façon totalement conne que j'aurais le droit à une soirée normale pour oublier cette journée cauchemardesque. J'avais besoin de lui, comme depuis plus d'un an. J'avais besoin de son amour, de sa présence, de notre histoire pour tenir le coup mais rien n'est plus comme avant, et rien ne sera plus jamais pareil. Je le sais et j'en prends conscience encore un peu plus ce soir. Il revient avec la pizza et le coup de grâce arrive au moment ou il se pose par terre, loin de moi. J'ai tout fais pour l'éloigner et j'ai réussi mais ça me fait mal, vraiment mal. Je m'apprête à parler mais il le fait avant moi. « Tu devrais quand même manger. Et boire un peu. » Il veut que je mange, que je boive aussi et il n'a même pas idée à quel point c'est important que je le fasse, encore plus que d'habitude, mais je n'ai pas faim et pourtant je prends la pizza qu'il me tends. Je n'ai vraiment pas faim mais je n'ai pas la force de lutter encore une fois, pas la force de lui dire que mon estomac est tout retourné, pas la force de lui dire que mon corps se transforme et que je me sens ballonnée, lourde, et surtout enceinte. Je n'ai pas la force de lui mentir encore, alors je prends la part et je la porte à ma bouche. La première bouchée passe bien, la seconde me sert l'estomac et la troisième me donne un haut-le-cœur et je repose la fin de la part de pizza. « Je suis désolée mais je peux pas manger plus. » Je suis désolée pour bien plus de chose que juste ça, mais j'ai essayé, j'ai mangé un peu, je n'ai pas cherché à entrer en conflit avec lui, j'en ai plus la force. « Je voulais juste passer la soirée avec toi ce soir, crois moi s'il te plaît je ne te mens pas Caleb. » Pas sur ça du moins. Sur pleins d'autres choses certes mais pas sur ça. Je suis épuisée, je suis vidée de toute mon énergie, cette journée, cette chose en moi, me puisse toutes mes forces et je n'ai même plus la force de m'énerver ou de lutter. Je regarde Caleb assit par terre, j'ai besoin de lui plus que jamais ce soir, mais je ne peux même pas venir me blottir contre lui et finalement le savoir si proche et pourtant en pas pouvoir le toucher, ne pas pouvoir être proche de lui physiquement, c'est une torture. «Regardes moi Caleb.  » Je lui demande, j'ose le regarder, j'ose lui montrer à quel point j'ai une mine affreuse et un regard perdu ce soir. J'ose me montrer tel que je suis ce soir, parce que je ne veux pas qu'il puisse penser encore que je lui mente. «Je veux juste oublier cette journée et cette soirée, juste ce soir, je veux juste être avec toi. Je ne voulais pas te blesser, je suis désolée d'avoir tout gâché. » Je veux être prêt de lui, avec lui, sans pour autant l'être vraiment, et c'est sans doute ça le plus difficile finalement, mais je sais que je l'ai repoussé, je sais que je lui ai menti, et il le sait aussi, et je sais que cette soirée, notre dernière soirée, ne sera pas celle dont j'avais besoin, mais je suis là avec lui, une dernière fois et je veux juste penser à ça. A ce nous qui n'existera plus bientôt.

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Message(#) Sujet: Re: Calex #84 - nobody warns you before the fall Calex #84 - nobody warns you before the fall EmptyMar 12 Déc - 21:08


Calex
WE DIDN'T KNOW THAT WE HAD IT ALL
BUT NOBODY WARNS YOU BEFORE THE FALL
JUILLET 2011 - « Pour rien, laisse tomber, je suis juste fatiguée. » Peut-être que je devrais la croire quand elle me dit pleurer à cause de la fatigue mais pourtant sa réponse n’est pour moi absolument pas crédible. Alex n’est pas la même aujourd’hui et je sais que ce n’est pas parce qu’elle a mal à la tête ou qu’elle est juste fatiguée comme elle me le dit pourtant là. Je la connais assez pour savoir quand elle me ment ou quand elle essaie de me cacher quelque chose et ce soir je sens qu’elle manque cruellement d’honnêteté avec moi. Et c’est assez douloureux, je dois dire. Constater qu’elle ne me dit pas totalement la vérité sur son mal-être aujourd’hui me fait presque tout aussi mal que le mouvement de recul et de rejet extrêmement intense que mes mains sur son corps ont provoqué chez elle. Sauf qu’elle est têtu, Alex et puisque je constate qu’elle ne me dira pas la vérité sur quoi que ce soit ce soir, je décide d’abandonner. « Je te mens pas Caleb, sinon je ne serais pas chez toi ce soir et je ne t'ai jamais pris pour un imbécile, jamais. » Tristement, là encore une fois, je ne la crois pas. M’a-t-elle déjà pris pour un imbécile ? Avant ce soir ma réponse aurait été à la négative mais là, je ne peux pas m’empêcher de douter de ses mots. Quelque chose ne va pas ce soir. Et je ne sais pas quoi puisqu’elle m’assure être simplement malade, or, j’ai déjà pu voir Alex malade et je sais que ce n’est pas ainsi qu’elle se comporter. Donc je sais qu’elle me cache quelque chose et qu’elle semble me croire assez bête pour ne pas m’en rendre compte. Une nouvelle chose qui blesse. « Tu étais au boulot, je voulais pas te déranger et tu n'aurais rien pu faire de plus. » S’il y a un point sur lequel elle a raison c’est quand elle me dit que je n’aurais rien pu faire de plus. Elle a sûrement raison bien que je ne sache toujours pas de quoi parle-t-elle exactement. Sauf que : « Depuis quand tu as peur de me déranger au travail ? » Voilà une nouvelle preuve que les excuses qu’elle se donne sont complètement bidons. Même si je ne pense pas qu’elle se mente à elle-même en se donnant des excuses, elle doit sûrement être en train d’essayer d’en trouver une autre que son imbécile de petit-ami finirait encore par croire.

Si j’étais ravi et soulagé de quitter le travail après cette longue journée pour rentrer chez moi et retrouver ma petite-amie, cette soirée semble tourner au véritable cauchemar pour moi. Au lieu de ça, je retrouve une Alex froide, distante, extrêmement dégoûtée par ma présence et surtout le moindre contact physique entre nous et je dois bien avouer qu’avec ce comportement je n’ai absolument plus envie d’initier quoique ce soit entre nous. Jamais de ma vie on ne m’avait repoussé de la sorte, comme si j’étais un monstre hideux voulant toucher son corps parfait de princesse. Et puis c’est ce que je suis finalement. Hideux, répugnant, et elle une jolie princesse qui a enfin ouvert les yeux et qui va sûrement passer les prochains jours à réfléchir sur une stratégie pour se débarrasser de moi. La pizza posée sur la table basse du salon, je m’installe par terre et si elle m’a affirmé lors de ma commande ne pas vouloir manger ce soir, comme l’imbécile que je suis, c’est tout de même sa pizza préférée que j’ai commandé dans le plus grand format pour lui donner potentiellement envie de manger tout de même un peu. Mais elle ne le fait pas. Une seule petite bouchée. Voilà ce qu’elle a pris. « Je suis désolée mais je peux pas manger plus. » je lève furtivement les yeux vers elle pour la regarder poser sa part de pizza. J’aimerais lui demander ce qu’il lui arrive une nouvelle fois mais je sais que c’est peine perdue, alors je me tais. C’est ce que je fais de mieux de toute façon, n’est-ce pas ? « Je voulais juste passer la soirée avec toi ce soir, crois moi s'il te plaît je ne te mens pas Caleb. » J’aimerais ne pas douter d’elle autant mais j’ai tout simplement l’impression que chaque mot qui ressort de sa bouche ne sont que des mensonges. «Regardes moi Caleb.  » Je mène mon verre d’eau à ma bouche pour y boire quelques gorgées, et puis j’en fais de même avec une nouvelle part de pizza avant d’enfant, relever les yeux vers elle comme elle me l’a demandé. «Je veux juste oublier cette journée et cette soirée, juste ce soir, je veux juste être avec toi. Je ne voulais pas te blesser, je suis désolée d'avoir tout gâché. » Doucement, je soupire en venant mordre dans ma part de pizza et encore une fois je ne lui réponds pas. Pas tout de suite du moins. Parce qu’elle peut me dire tout ce qu’elle veut, je vois qu’elle ne me dit pas tout et cette impression de la voir me mentir encore et encore ne semble pas vouloir disparaître. « Laisse tomber. » que je finis enfin par répondre. Oui elle m’a blessé et je doute qu’une personne sur Terre ne le soit pas en se faisant repousser de la sorte par sa propre copine. Mais comment pourrais-je lui en vouloir de ne plus vouloir laisser un monstre l’approcher ? « Je vais dormir sur le canapé ce soir, pour que tu puisses avoir toute la place que tu veux dans le lit. » Surtout parce que je ne veux en aucun cas lui infliger la possibilité que dans la nuit, mes mains puissent par habitude se poser sur son corps. Et c’est sûr de ma décision que je me lève pour débarrasser la table et m’enfermer dans la salle de bain pour me préparer à aller dormir. Si seulement tu savais pourquoi Alex agit ainsi. Elle aurait simplement dû te dire être enceinte. SI seulement tu savais que demain à cette heure en rentrant tu découvriras que toutes ses affaires ont disparues. Dans quelques jours tu comprendras qu’elle t’a plaqué comme un moins que rien, et ton cœur sera complètement brisé.

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