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 confidential, we've got potential (Cristina&Camil)

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Camil Smith
Camil Smith
les grandes ambitions
les grandes ambitions
confidential, we've got potential (Cristina&Camil) V5Pnm5h Présence réduite
ÂGE : quarante-cinq ans. (23.11)
SURNOM : cam.
STATUT : 404, fatal error. (mais debbie dort la majorité du temps avec lui, donc c'est déjà une petite victoire)
MÉTIER : élu à la chambre des représentants, et exerce son nouveau rôle avec dévotion.
LOGEMENT : sixtine a repris sa chambre, et debbie a recommencé à investir ses placards au 525, water street (spring hill).
confidential, we've got potential (Cristina&Camil) Ca0109e50f9f92780e0aa68a62a98bb70f8b346f
POSTS : 977 POINTS : 70

TW IN RP : mensonge, manipulation, sexe, nudité, armes, attentats, religion.
ORIENTATION : J'aime les jolies filles.
RPs EN COURS : hassan #3 ; deborah #8 ; ambrose #4 ; savannah ; cristina
RPs TERMINÉS : deborah ; primrose ; yasmine ; cora ; sixtine ; raelyn ; jessian ; skylar ; deborah #2 ; skylar #2 ; nolan ; hassan ; deborah #3 ; sixtine ; skylar #3 ; sixtine #2 ; ivy ; irina ; leena ; anastasia ; byron ; lexie ; sixtine #3 ; deb&six ; heïana ; calen&six ; lexie #2 ; calen ; deborah #4 ; lexie #3 ; hassan #2 ; sixtine #4 ; calen (fb) ; andhra ; vladilena ; deborah #6 ; deborah #5 ; lexie #4 ; ivy #2 ; ambrose ; ambrose #2 ; sixtine #5 ; deborah #7 ; ambrose #3
AVATAR : alexander skargård.
CRÉDITS : gif : unknown ; avatar : casper.
DC : baby simon, sexy naomi.
INSCRIT LE : 29/11/2015
https://www.30yearsstillyoung.com/t23397-camil-smith

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Message(#) Sujet: confidential, we've got potential (Cristina&Camil) confidential, we've got potential (Cristina&Camil) EmptyMer 23 Aoû 2023 - 20:01



Cette fois-ci, le rendez-vous avait été fixé au Suncorp Stadium. Surpris, Camil avait néanmoins esquissé un sourire malicieux quand Cristina Weatherton lui avait fait parvenir l’information. C’était malin, de se rencontrer dans un lieu (presque) vide la journée, à l’écart de l’agitation ambiante, et loin des oreilles et des yeux indiscrets. Et le politicien connaissait suffisamment Cristina pour deviner que leur discussion mensuelle n’aurait pas lieu directement dans les tribunes, et encore moins au milieu de la pelouse ; elle avait le sens de la réception, l’héritière de l’empire Kearns. Il jeta machinalement un coup d’oeil à sa montre, et réalisa qu’il serait, une fois de plus, en retard à leur traditionnelle réunion. Il soupira, et appela aussitôt sa secrétaire pour lui indiquer deux choses : la première, qu’il ne pourrait recevoir aucun appel cet après-midi, sauf indication contraire. La seconde, c’était qu’il avait besoin de toute urgence d’un coursier.


Il s’était mis en route dès réception de sa commande, et avait avalé les kilomètres en passant quelques coups de téléphone avant d’être complètement accaparé par son rendez-vous. En arrivant sur place, il constata qu’il ne perdrait pas davantage de temps : il n’avait aucune difficulté à se garer en pleine journée. Hormis le personnel de l’organisation des manifestations, et la poignée d’hommes d’entretien qui travaillait quotidiennement ici, il n’y avait pas foule. L’après-midi risquait d’être un peu plus dynamique, si les joueurs de rugby s’entraînaient — et encore ; s’il n’y avait pas de match le week-end suivant, alors les supporters seraient moins nombreux. Le politicien se présenta à l’homme de l’accueil, qui hocha la tête lorsqu’il se présenta. « Madame Weatherton vous attend. » Précisa-t-il d’une voix neutre. Naturellement, songea le blond avec amusement. Il était toujours en retard, là où Cristina était parfaitement ponctuelle. Camil avait toujours lié ça à leurs professions respectives ; lui parlait, parlementait, et charmait ses auditeurs. La brune, en revanche, devait que s’assurer que tout était prêt en temps et en heure, pour le bien-être de ses clients. Mais peut-être était-ce juste une question de tempérament, ou d’éducation. « Prenez l’ascenseur sur votre gauche, et montez jusqu’au dernier étage. La loge réservée se trouvera sur votre droite. » Il hocha la tête, remercia son informateur, et obéit aux consignes qui lui avaient été données. Et, quelques secondes plus tard, il poussait la porte de ladite loge dans laquelle son amie l’attendait déjà, les yeux rivés sur son smartphone. Camil s’avança vers elle, posa une main sur la table ronde, une autre sur le dossier de la chaise de Cristina, et se pencha pour déposer brièvement ses lèvres sur sa tempe. « Désolé d’être en retard. » Murmura-t-il. Quand il se redressa, il déposa devant elle et avec un sourire enjôleur un bouquet de tulipes multicolores. Il était poli et bien élevé, Camil. Et il savait comment désamorcer une potentielle bombe — qu’il avait, paradoxalement, lui-même larguée. Il fit quelques pas, tira sur la chaise qui faisait face à la brune, et s’installa. « Tu vas bien ? » Demanda-t-il machinalement, mais en attendant une réponse claire et sincère de la part de son amie. Ce n’était pas juste une manière de démarrer une conversation, pas juste une question que l’on pose sans réellement s’intéresser à la réponse : c’était une véritable question, à laquelle Camil attendait une véritable réponse. « C’était une bonne idée, ce point de rendez-vous. » Déclara-t-il simplement, avant de se mettre plus à l’aise. Avec elle, il n’avait pas besoin de jouer la carte du politicien et de porter en permanence un déguisement ; elle le connaissait trop bien pour s’arrêter aux apparences. Il retira sa cravate, et ouvrit les deux premiers boutons de sa chemise. « J’ai libéré mon après-midi pour toi. » Annonça le politicien, en relevant les manches de sa chemise. Une fois ses avant-bras découverts, il déposa ses coudes sur la table et plongea son regard clair dans celui de son interlocutrice. « J’ai l’impression qu’on va avoir du pain sur la planche, aujourd’hui. » Et encore, ça relevait de l’euphémisme : depuis qu’Ambrose avait décidé de lever le voile sur les agissements de Saül Williams, il passait le plus clair de son temps à échafauder des plans, à mettre au point des tactiques, et à parer des attaques minables. Le tourbillon médiatique s’était abattu sur Ambrose et avait, par ricochet, partiellement entraîné Camil. Mais ils auraient tout le temps d’en échanger, il en était persuadé.


@Cristina Weatherton


 

.WELL, THAT WAS SAUCY.

And it's holding me, Morphing me, And forcing me to strive, To be endlessly Cold within And dreaming I'm alive, 'Cause I want it now, I want it now, Give me your heart and your soul, I'm not breaking down, I'm breaking out, Last chance to lose control.
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Cristina Weatherton
Cristina Weatherton
la dame de fer
la dame de fer
ÂGE : trente-trois ans. (18/11/1989)
STATUT : mariée à James depuis 2016. leur union est libre et la jalousie en est absente. cette dernière paraîtrait bien fade en miroir du reste, bel hybride de chaos et de grâce.
MÉTIER : héritière et ceo de kearns hotels group, groupe hôtelier et entreprise familiale. elle officie au siège de brisbane et s’implique plus particulièrement dans la gestion de l’Emerald Hotel.
LOGEMENT : #40 latimer road, logan city, là où les verres se brisent et les insultes fusent au milieu d’autres précieux moments d’intimité.
confidential, we've got potential (Cristina&Camil) X63OzCiA_o
POSTS : 466 POINTS : 2230

TW IN RP : relations toxiques, violence verbale, troubles de la fertilité, mentions de fausse couche, violences médicales, classisme, capitalisme
GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Impitoyable en affaires, bourreau de travail, ultra-libérale, ultra-riche. Flamboyante et caractérielle, ne se voyait pas épouser quelqu’un d’autre que son rigide de mari : le pousser à bout la challenge d’autant plus. À eux deux, ils peuvent s’offrir presque tout sauf ce qu’elle désire le plus profondément : un bébé. Amoureuse des belles choses. Philanthrope et mécène. Aucunement sentimentale mais plus sensible qu’il n’y parait. D’origine cubaine et anglaise par sa mère, elle en a gardé son accent britannique et un goût prononcé pour les danses latines. Daddy issues for sure.
CODE COULEUR : #763E67
RPs EN COURS : james#1 (fb) ; james#2 ; jonah#1 ; ambrose#1 ; auden#1 (fb) ; camil#1 ; malone#1 ; finnley#1 ; evelyn#1 (fb) ; evelyn#2 ; damon#1 ; raelyn#1 ; arthur#1 (14/10) (full full full)

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crimes 1 (fb 2015), 2 ≈ we think the fire eats the wood. we are wrong. the wood reaches out to the flame. the fire licks at what the wood harbors, and the wood gives itself away to that intimacy, the manner in which we and the world meet each new day.

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kearns (pré-liens) ≈ so many people didn't bother ; a kind of stupidity... a lack of vision, or purpose. anyone who said they just woke up and found themselves in the place they'd always wanted to be was lying ; and anyone who believed such a person was a fool. it was all a matter of will.

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evelyn 1 (fb 2021), 2 ≈ it all depends on what you want. you can trust me to stick with you through thick and thin, to the bitter end. and you can trust me to keep any secret of yours, closer than you keep it yourself. but you cannot trust me to let you face trouble alone, and go off without a word.

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camil #1 ≈ when everyone was busy playing their cards, guessing others hands and counting chips, we took a deck and a bottle and a corner table. at the end of that night, rattles stopped, bottles emptied, everyone gone. but there on our table was this beautiful house erected of cards, stories, hopes and secrets.

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finnley #1 ≈ there was nowhere they could go ; nowhere that the truth of who they were wouldn’t come chasing them. maybe it wasn’t enough after all. not when every last obstacle was arrayed against you, all the odds stacked to make you fail. “okay,” they said, as the universe quietly rent itself in two.

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raelyn #1 ≈ looks like a girl, but she's a flame. so bright, she can burn your eyes, better look the other way. you can try, but you'll never forget her name. she's on top of the world, hottest of the hottest girls. say we got our feet on the ground and we're burning it down.
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INSCRIT LE : 27/07/2023
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Message(#) Sujet: Re: confidential, we've got potential (Cristina&Camil) confidential, we've got potential (Cristina&Camil) EmptyMer 30 Aoû 2023 - 23:48



confidential, we've got potential.
Suncorp Stadium, Toowong.
Cristina Weatherton & @Camil Smith :l:

Cristina n’attendait pas, ça n’était pas son genre et elle détestait ça. Ses collaborateurs n’étaient pas sans l’ignorer, ses proches non plus. Quant aux autres, ils apprenaient très vite cet état de fait à l’expérience, découvrant sur place qu’ils n’avaient pas été excusés en effet, Cristina décidant très rapidement de passer à l’impératif suivant sans s’encombrer davantage de patience si celle-ci n’était pas en mesure de lui apporter autre chose que des points de bienséance. Si tant est qu’ils espéraient encore pouvoir faire affaire avec elle, ils s’arrangeaient ensuite pour ne plus laisser cette situation se reproduire ; la méthode avait fait ses preuves avec le temps et Cristina, comptant sur le bon sens de chacun, n’avait été que très rarement déçue par cette dernière. Elle n’avait que peu d’effets néanmoins sur son rendez-vous du jour et elle ne pouvait pas dire que cela l’étonnait, ni même qu’elle s’en montrait aussi agacée qu’elle ne l'aurait été avec n’importe quel autre de ses contacts. Camil était un homme occupé, évidemment, ça n’était cependant pas en cette qualité qu’elle était disposée à lui accorder cette faveur et il en était parfaitement conscient. Cela expliquait sans doute pourquoi les libertés qu’il s’octroyait paraissaient de plus en plus grandes et ce fut finalement cette réflexion qui traversa son esprit alors qu’elle entendit la porte s’ouvrir silencieusement derrière elle. « Désolé d’être en retard. » L’excuse ne tarda pas, tout contre sa tempe, et bien que ne lui en tenant pas rigueur plus que cela, Cristina entendait bien profiter de la perche tendue tant celle-ci paraissait lui offrir la parfaite occasion de jouer l’indifférence fâchée. « Mmh mmh. » Concentrée sur la teneur de son dernier e-mail, elle choisissait ainsi de ne pas relever, ses doigts sobrement manucurés continuant leur danse et apposant les dernières directives qui clôtureraient son message. Si Camil la connaissait bien, l’inverse valait également et bien consciente qu’en politique, un avis neutre ne demandait qu’à être conquis, elle ne doutait pas de sa capacité à ne pas s’émouvoir de sa réaction, s’attendant au contraire à ce qu’il se montre fidèle aux tactiques de son milieu, se gardant bien d’avancer une justification quelconque ou une nouvelle excuse compromettante. Comme pour prouver son point, ce fut un bouquet de fleurs qui interrompit son numéro et Cristina suspendit son point final, les tulipes apparaissant devant son écran en même temps qu'un sourire illisible aux coins de ses lèvres. L’attention la touchait, le choix de la composition également et se doutant bien qu’il n’allait pouvoir s’empêcher de se vanter d’avoir réussi son coup, elle daigna tout de même poser son téléphone sur la table pour se saisir des tulipes. « Elles sont magnifiques. » admit-elle, un éclat malicieux faisant néanmoins briller ses pupilles une seconde, comme pour admettre, bonne joueuse, qu’il venait là de remporter le premier point. Il n’y avait pas à dire, les négoces étaient choses parfois difficiles tant ils avaient appris à se connaître avec les années, mais c’était sans doute là ce que Cristina trouvait le plus attrayant.

« Tu vas bien ? » Le naturel dont elle faisait preuve marquait manifestement son aisance au contact du délicat alors que Cristina n’attendit pas d’avoir fini d’arranger distraitement quelques tiges ici et là du bouquet pour répondre : « Je ne fais la une d’aucun quotidien à scandale et ça n’est même pas mon nom qui est sur toutes les lèvres depuis quelques temps, en dépit du lien de famille plutôt évident. » Ses mots le furent bien moins, délicats, en vue du sujet ici effleuré avec désinvolture et un sourire creusa une nouvelle fossette dans le creux de sa joue alors qu’elle finit par décaler définitivement les fleurs sur le côté pour faire face à Camil prenant place de l’autre côté de la table. « De quoi pourrais-je me plaindre ? » La situation évoquée n’avait rien d’amusant. La gravité des évènements relatés dans la presse des semaines auparavant était même sans doute amplifiée en raison de l’exact lien de parenté la liant à la victime du scandale. Mais il en fallait plus pour la faire frissonner, Cristina, ou lui faire baisser les yeux devant l’inconvenance de sa dérision. Elle prenait en compte son interlocuteur en outre et savait adapter ses discours en fonction de ceux-ci ; Camil n'était définitivement pas l’un de ceux capables de s’offusquer d’un rien la concernant. « C’était une bonne idée, ce point de rendez-vous. » À ses mots, elle se contenta d’acquiescer plus simplement, laissant son regard traverser les larges vitres de la loge. Elle l’appréciait également, la vue dégagée sur les gradins désertés et la pelouse en contre-bas ; elle appréciait toujours les endroits vides mais habités. Sa réussite dans sa branche d’activité tenait entre autres à cette qualité aussi après tout : son besoin obsessionnel de détecter le potentiel de chaque lieu vierge à acquérir, puis d’y injecter de la vie. « Tu as déjeuné ? Je n’ai encore rien commandé, mais c’est facilement arrangeable. » L’effort d’imagination ici n’était pas difficile, qu’elle pensa alors qu’elle avait quitté la table et s’approchait des baies vitrées, tant l’endroit semblait encore vibrant des ardeurs du dernier match.

« J’ai libéré mon après-midi pour toi. » Esquissant un fin sourire, elle se tourna vers la machine expresso et l’interrogea du regard avant d’y insérer une capsule. « Tu dis ça à tout le monde. Pour qu'on se sente important. » C’était là la mission de tous les politiques dans le fond, donner l’illusion de. Elle se moquait, Cristina, ironisait calmement et tournant le dos au comptoir, elle s’y appuya pour faire face à son ami, croisant contre sa poitrine ses bras que les manches asymétriques de sa robe cintrée libéraient élégamment. « J’ai l’impression qu’on va avoir du pain sur la planche, aujourd’hui. » « T’as bonne mine. » Qu’elle commenta simplement, s’autorisant à poser ses yeux d’un point à l’autre de son visage comme pour s’assurer de la véracité de son affirmation. C’était plus que ça en réalité : avec sa barbe taillée de près, ses quelques mèches savamment dégagées en arrière et sa chemise aux manches retroussées d’une blancheur immaculée, Camil semblait aussi à l’aise et élégant qu’à l’ordinaire. Elle en était presque rassurée bien qu’elle n’ait que peu douté. « Tes joues rougissent, c’est adorable. Je sais flatter un homme moi aussi. » Elle ajouta malicieusement, rehaussant cette nouvelle touche de sarcasme supposée répondre à son attention précédente d’un haussement d’épaules avant de récupérer les deux tasses de café encore fumantes. « Je sais ce que tu vas me dire, l’odeur du sang ne t’a jamais effrayé, au contraire. » En déposant une devant le parlementaire, elle reprit ensuite place et conclut sobrement : « Mais que celle du tien vienne se mêler aux autres ne faisait pas partie du plan, j’imagine. » Il saurait lire entre les lignes : qu’avait-il prévu pour stopper l’hémorragie, et désirait-il son avis sur les grandes lignes de son plan d’action ?




❝ That’s the cost. That’s the price.❞ But if I’m it, the last of my kind, the last page of human history, like hell I’m going to let the story end this way. Because if I am the last one, then I am humanity. And if this is humanity’s last war, then I am the battlefield.
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Camil Smith
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Message(#) Sujet: Re: confidential, we've got potential (Cristina&Camil) confidential, we've got potential (Cristina&Camil) EmptyMar 12 Sep 2023 - 22:01



Il y avait bien longtemps que Camil avait fait une croix sur le fait d’arriver à l’heure à ses rendez-vous, tant professionnels que personnels. Les affaires passaient toujours en priorité, et seules les urgences surpassaient lesdites affaires. Pour le reste, personne n’était sans ignorer que l’Américain était un bosseur acharné, et dévoué à son travail ; les gens avaient donc dû apprendre à devenir patients, ou s’étaient tout bonnement effacés de son quotidien. Cristina, elle, demeurait — et était une précieuse alliée, mais aussi une précieuse amie, du politicien. Il déposa le bouquet de tulipes face à la brune, espérant que cette douce intention réparerait, au moins partiellement, son inacceptable retard. « A l’image de mon interlocutrice. » Fit-il remarquer avec un sourire enjôleur, jouant outrageusement la carte de la séduction. Ils se connaissaient depuis suffisamment longtemps, et étaient suffisamment proches, pour que Camil se sente en mesure de se permettre une telle audace. L’éclat de malice qui passa sur les traits de Cristina réchauffa l’atmosphère ; apparemment, ce ne serait pas encore aujourd’hui qu’elle lui en tiendrait rigueur.


Les mains noués, il déposa son menton dessus et observa les traits détendus de son amie. Vraisemblablement, elle éprouvait une certaine fierté, et probablement un énorme sentiment de satisfaction, à l’idée de ne pas être placée au centre de l’attention par les médias. L’Australien ne pouvait que la comprendre ; être dans l’oeil du cyclone n’était jamais plaisant. Les journalistes se nourrissaient des informations qu’ils parvenaient à se mettre sous la dent, et les distillaient jusqu’à la dernière goutte. Et le pire était sans doute les moments où ils n’avaient rien — ou rien de concret. C’était là qu’ils étaient les plus hargneux, les plus dangereux, les plus intrusifs. C’était là où le danger atteignait son paroxysme. « Pour le moment. » Fit remarquer l’Américain en arquant un sourcil. « Je te trouve franchement détendue. » Déclara le blond en plissant les yeux, sondant les prunelles de son interlocutrice. Avait-elle une longueur d’avance dont il ignorait tout ? Ou était-elle persuadée que ce scandale ne la toucherait pas, en dépit de son lien de parenté avec la victime ? « Je ne crierai pas victoire trop vite, si j’étais toi. » Les éléments pouvaient faire évoluer les choses très vite, et pas forcément en leur faveur. Mais Cristina et Camil étaient suffisamment malins pour éviter les écueils évidents, et suffisamment roublards pour s’associer et s’arranger pour que ce scandale ne les éclabousse pas. La preuve : dès qu’Ambrose avait publié sa vérité, les deux compères s’étaient donnés rendez-vous dans un délai très court. « Non. » Répondit-il simplement, rejoignant son amie devant les vitres qui donnaient sur un stade vide. Mais la bonne nouvelle, c’était qu’il était affamé. « Je te fais confiance sur le menu. » Déclara-t-il, apportant une réponse détournée à sa question. Il croisa les bras autour de son torse, et observa l’un des employés qui semblait vérifier le marquage au sol. « Tu crois que cet homme sait ce qu’est le stress ? » Demanda le politicien en fronçant légèrement les sourcils. Probablement, à son niveau. Il aurait été prétentieux de sa part de supposer que, sous prétexte qu’il n’était pas exposé et que son travail n’était pas constamment scruté, cet employé ne subissait aucune pression.


Interpellé par le bruit de la machine en café qui se mettait en route, l’australien se retourna vers la brune alors qu’elle se moquait de lui. « C’est vrai. » Admit Camil, alors que ses lèvres s’étiraient en un sourire goguenard. À quoi bon prétendre l’inverse ? Elle le connaissait depuis des lustres, et utilisait les mêmes méthodes que lui pour séduire ses interlocuteurs. Ensemble, ils jouaient sur un même terrain, avec les mêmes règles ; ils se comprenaient comme personne, et c’en était parfois troublant. « Mais tu es importante. » Ajouta-t-il, en insistant volontaire sur les mots. Elle n’était pas simplement une alliée ; elle était beaucoup plus que cela. Et il était bon de le rappeler, parfois ; bon de ne pas laisser le moindre doute s’installer. Elle était bien plus qu’une alliée pour Camil ; elle était une amie, une personne digne de confiance. Et pour lui qui n’accordait sa confiance qu’à une poignée de privilégiés, cela signifiait beaucoup. Flattée par son interlocutrice sans l’avoir anticipé, le politicien fit la moue. « J’en avais pas le moindre doute. » Confia le blond, persuadé des savoirs et autres talents de Cristina. « Tu n’es pas arrivée là où tu en es par hasard, je le sais très bien. » Elle avait dû se battre, se faire un chemin, éviter les écueils. Elle avait dû s’imposer dans un monde souvent masculin, dû asseoir son autorité. « Mais au cas où tu l’aurais oublié, tu n’as pas besoin de la flatterie pour réussir. » Joli compliment de la part d’un homme, qui usait lui-même outrageusement de cette technique pour séduire ses pairs et adversaires. Il ricana lorsque, finalement, elle consentit à lui parler à demi-mot de leur affaire urgente. L’Américain posa partiellement son postérieur sur le coin de la table, et croisa les bras sur son buste. Pas tellement inquiet, même si le poisson auquel il s’attaquait était bien plus gros que les autres. « Pas vraiment, non. » Concéda-t-il en haussant les épaules. Il n’irait pas jusqu’à dire que ça lui était complètement indifférent, mais presque : cette fois-ci, il n’était qu’un acteur secondaire. Un deuxième rôle, qui lui allait comme un gant. Son nom n’était sorti que parce qu’Ambrose travaillait avec lui, désormais. « Mais ce n’est pas si grave ; j’ai des comptes à régler avec Saül Williams. » Des comptes professionnels et personnels, ce qui n’était pas peu dire. L'image de Savannah flotta un instant dans son esprit, avant qu'il ne la chasse pour se concentrer sur l'instant présent. Camil ne lui épargnerait rien, ne lui ferait aucun cadeau ; en politique, les enfants de choeur ne faisaient pas long feu. « Je savais qu’il finirait par chuter. Quand, comment… Ça, par contre, ça n’était pas déterminé. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Ambrose a frappé un grand coup. » Même si, avant tout, il restait une victime. Camil ne le perdait pas de vue, et Cristina non plus. « Comme quoi, faire preuve de patience… Ça finit toujours par payer. » Fit remarquer l’élu en souriant, presque amusé.


@Cristina Weatherton


 

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PETIT PLUS : Impitoyable en affaires, bourreau de travail, ultra-libérale, ultra-riche. Flamboyante et caractérielle, ne se voyait pas épouser quelqu’un d’autre que son rigide de mari : le pousser à bout la challenge d’autant plus. À eux deux, ils peuvent s’offrir presque tout sauf ce qu’elle désire le plus profondément : un bébé. Amoureuse des belles choses. Philanthrope et mécène. Aucunement sentimentale mais plus sensible qu’il n’y parait. D’origine cubaine et anglaise par sa mère, elle en a gardé son accent britannique et un goût prononcé pour les danses latines. Daddy issues for sure.
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RPs EN COURS : james#1 (fb) ; james#2 ; jonah#1 ; ambrose#1 ; auden#1 (fb) ; camil#1 ; malone#1 ; finnley#1 ; evelyn#1 (fb) ; evelyn#2 ; damon#1 ; raelyn#1 ; arthur#1 (14/10) (full full full)

confidential, we've got potential (Cristina&Camil) CozVedph_o
crimes 1 (fb 2015), 2 ≈ we think the fire eats the wood. we are wrong. the wood reaches out to the flame. the fire licks at what the wood harbors, and the wood gives itself away to that intimacy, the manner in which we and the world meet each new day.

confidential, we've got potential (Cristina&Camil) PCh3yujx_o
kearns (pré-liens) ≈ so many people didn't bother ; a kind of stupidity... a lack of vision, or purpose. anyone who said they just woke up and found themselves in the place they'd always wanted to be was lying ; and anyone who believed such a person was a fool. it was all a matter of will.

confidential, we've got potential (Cristina&Camil) SHsRQXQD_o
evelyn 1 (fb 2021), 2 ≈ it all depends on what you want. you can trust me to stick with you through thick and thin, to the bitter end. and you can trust me to keep any secret of yours, closer than you keep it yourself. but you cannot trust me to let you face trouble alone, and go off without a word.

confidential, we've got potential (Cristina&Camil) 1JUEcstQ_o
camil #1 ≈ when everyone was busy playing their cards, guessing others hands and counting chips, we took a deck and a bottle and a corner table. at the end of that night, rattles stopped, bottles emptied, everyone gone. but there on our table was this beautiful house erected of cards, stories, hopes and secrets.

confidential, we've got potential (Cristina&Camil) DR4BQftg_o
finnley #1 ≈ there was nowhere they could go ; nowhere that the truth of who they were wouldn’t come chasing them. maybe it wasn’t enough after all. not when every last obstacle was arrayed against you, all the odds stacked to make you fail. “okay,” they said, as the universe quietly rent itself in two.

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raelyn #1 ≈ looks like a girl, but she's a flame. so bright, she can burn your eyes, better look the other way. you can try, but you'll never forget her name. she's on top of the world, hottest of the hottest girls. say we got our feet on the ground and we're burning it down.
AVATAR : ana de armas
CRÉDITS : ©lemonwild (avatar+sign+gif james), ©keetika (profil), ©rostovarps (gif evelyn), ©dilfgifs (gif camil), ©feodor-dostoevsky (gif finnley), ©harleystuff (gif raelyn)
DC : none.
Femme (elle)
INSCRIT LE : 27/07/2023
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Message(#) Sujet: Re: confidential, we've got potential (Cristina&Camil) confidential, we've got potential (Cristina&Camil) EmptyMar 19 Sep 2023 - 22:21




confidential, we've got potential.
Suncorp Stadium, Toowong.
Cristina Weatherton & @Camil Smith :l:

Face à l’insolent compliment de Camil, Cristina ne se retint pas davantage à rouler des yeux, élevant sa main dans l’espace qui séparait son visage du sien, son pouce et son index se faisant pinces pour enceindre son menton et faire mine de repousser ce dernier sans jamais le toucher véritablement. Si elle était encline à accepter l'attention, ça n’était pas pour autant une invitation à tester les limites de la flagornerie. Et à l’observer prendre place face à elle, l’air satisfait et excessivement embobelineur empreint sur ses traits, il le savait sûrement, il venait d’en franchir une qu’elle ne s’empêchait pas de juger ; et de retourner à son avantage comme elle ne tarda pas à le faire, mettant en exergue la situation confortable dans laquelle elle se trouvait être si comparaison il y avait à faire. « Je te trouve franchement détendue. Je ne crierai pas victoire trop vite, si j’étais toi. » Ça l’amusa sincèrement cette fois-ci, qu’il tente ainsi de faire naitre un doute dans son esprit, désireux peut-être de l’entraîner dans un conflit qui n’était pourtant pas le sien et qui n’avait pas vocation à le devenir, elle se montrait suffisamment confiante à ce sujet en effet. Il n’y avait pas de pour le moment qui tienne et elle pouvait comprendre qu’il trouve ça regrettable dans le fond, elle aussi gardait encore des souvenirs aussi vivaces qu’ils n’étaient grisants des périodes où ils avaient eu à faire front ensemble contre un ennemi commun. « Il n’y a pas de victoire si je n’ai aucune raison d’être impliquée dans la bataille. » Qu’elle répliqua avec ce ton assuré dont elle avait le secret, capable d’engager les incertains aux yeux des autres autant qu’aux leurs. Cela ne voulait pas dire qu’elle n’était pas disposée à lui prêter main forte à sa manière malgré tout, des informations au bout des lèvres qu’elle savait partager si on les lui demandait de la bonne manière ; c’était une valse qu’ils commençaient à connaître sur le bout des doigts, tous les deux.

Ces derniers justement pianotant rapidement le nom d’une de ses enseignes de prédilection lorsqu’il s’agissait de déjeuner sur le pouce sans qu’il ne soit néanmoins question d'empoisonner son organisme de snacks industriels, elle interrompit ses pas face à la vue que la loge offrait à leur regard. « Tu crois que cet homme sait ce qu’est le stress ? » Elle haussa un sourcil, prenant le temps de finir le message qu’elle adressait à son assistante pour leur commande avant de laisser son regard divaguer jusqu’à ce qui semblait être l’objet du questionnement songeur du politicien. « Pitié, ne te pose jamais ce genre de question un jour où une caméra est susceptible d’être rivée dans ta direction. » commença-t-elle par implorer d’une voix ne témoignant pourtant d’aucune once de consternation. « Ils savent tous lire sur les lèvres aujourd’hui et aucun communicant ne saura te sauver de cette polémique. » Décroisant ses bras, elle avait poursuivi en lui adressant cette fois un regard en coin, brillant d’un soupçon de répréhension sarcastique qu’elle était de toute façon du genre à adresser à tout le monde avant de tourner le dos au tableau pour se diriger vers la machine à cafés, le claquement de ses talons hauts assourdi par l’épaisseur de la moquette immaculée à leurs pieds. « C’est vrai. Mais tu es importante. » Il y avait des convictions qu’elle jugeait dangereuses, Cristina, car susceptibles d’endormir la vigilance du plus attentif mais celle-ci en était une sur laquelle elle avait jugé acceptable de pouvoir se reposer il y a des années déjà et le sourire venant s’esquisser imperceptiblement sur ces lèvres ne servit qu’à assurer silencieusement son ami de la réciprocité de cette affirmation. C’était en s’appuyant sur cette dernière qu’elle avait laissé ses prunelles se faire plus observatrices, préférant souligner à haute voix l’impression que Camil lui donnait, la plaisanterie jamais bien loin évidemment sans que celle-ci ne soit néanmoins destinée à corrompre ses mots. « Tu n’es pas arrivée là où tu en es par hasard, je le sais très bien. Mais au cas où tu l’aurais oublié, tu n’as pas besoin de la flatterie pour réussir. » La réputation de Cristina avait souvent tendance à la précéder mais celle-ci semblait lui faire défaut sur l’instant, la réduisant ainsi à une suspecte usant de ses appâts dont la flatterie ne faisait pourtant que peu partie. « Tu me prêtes des intentions que je n’avais pas pour une fois. » Elle ignorait en outre ce qu’elle aurait eu à gagner en se prêtant au jeu qu’il lui reprochait à demi-mots ; de son point de vue, ça n’était pas elle qui avait quelque chose à tirer de cette entrevue, bien au contraire, même s’il l’ignorait encore. « J’étais plus soulagée de pouvoir le constater par moi-même qu’autre chose. » Il y avait de ces scandales qui cernaient à force de tenir éveillés et elle s’était demandé ces derniers jours si elle allait le retrouver ainsi, Camil, affecté d’une quelconque façon par une situation sur laquelle il n’avait pas entièrement la main.

« Pas vraiment, non. » Évidemment. « Mais ce n’est pas si grave ; j’ai des comptes à régler avec Saül Williams. » « Ça a le mérite de rendre les choses plus intéressantes, en général. » Elle l’admettait sans peine, haussant les épaules de manière distraite, ne désirant pas plus que cela s’attarder sur les non-dits qu’elle sentait pourtant peser : les adversaires, ils étaient légion dans leur milieu et Saül Williams, plus particulièrement, semblait en être un pour grand nombre de personnes composant son entourage décidément. « Je savais qu’il finirait par chuter. Quand, comment… Ça, par contre, ça n’était pas déterminé. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Ambrose a frappé un grand coup. » Ce qu’elle comprenait surtout, c’était que Camil avait été surpris lui aussi par ces révélations, mis devant le fait accompli par la parution d’un article sur lequel il aurait dû avoir un droit d’information. Pas sur le contenu, celui-ci appartenait à Ambrose et à Ambrose uniquement, mais sur le timing, entre autres choses, le calendrier médiatique étant un corps délicat qu’il fallait pouvoir contrôler, au niveau qui était le leur. Mais il n’avait pas l’air irrité outre mesure, ou pas autant qu’elle aurait pu l’être à sa place si l’un de ses collaborateurs avait mêlé le nom de son entreprise à une affaire de cette ampleur sans l’en avoir informée au préalable. C’était une chance pour Ambrose, si tant est qu’il soit en état d’extraire quoi que ce soit de positif de toute cette histoire, mais cela engageait surtout de nouvelles interrogations dans l’esprit de Cristina : il y avait-il d’autres éléments dont il avait préféré tenir son mentor à l’écart ? « Comme quoi, faire preuve de patience… Ça finit toujours par payer. » En miroir, un sourire s’esquissa sur les lèvres de Cristina alors que cette dernière lança un regard de connivence à son acolyte de plus d’une décennie : ils n’en doutaient plus de cet adage, tous deux n’ayant pas atteint la place à laquelle ils siégeaient aujourd’hui autrement qu’en le tenant en estime. « Donc tu as l’intention t’en profiter. » Ça n’avait pas grand-chose d’une surprise, elle aurait été peut-être même un peu déçue d’entendre le contraire, la passivité n’étant jamais le mode opératoire approprié selon elle lorsqu’une occasion si belle semblait lui être offerte sur un plateau.

Mais elle résumait succinctement pour aborder ce qu’elle avait davantage de difficultés à déceler. « C’est le cas d’Ambrose également ? » Elle était curieuse de connaître l’avis de Camil à ce sujet lorsque de son côté, elle ignorait encore ce qu’il en était des véritables motivations du jeune homme ; désirait-il vengeance ou tout du moins réparation ? Avait-il l’intention de profiter de l’occasion pour se faire un nom lui aussi ? Ou n’avait-il agi comme il l’avait fait dans le seul espoir de pouvoir ainsi se libérer d’une emprise dont il ne voyait autrement plus l’issue ? « J’imagine que tu as eu l’occasion d’échanger avec lui. » Chacune de ces interrogations impliquait des réponses aux conséquences bien distinctes, elle imaginait que Camil en était le premier conscient et avait tenté d’y voir plus clair avant de se lancer dans une affaire aussi poisseuse que celle-ci promettait de le devenir. « Parce que si je suis la plus détendue, tu donnes l’impression d’être le plus optimiste. » Ses lèvres s’étirèrent en un sourire légèrement amusé, ce dernier s’effaçant presque derrière sa tasse de café dont elle savoura une gorgée, celle-ci se révélant être la première d’une journée qui n’avait été rien d’autre que chargée jusqu’à présent. « Saül Williams a peut-être un genou à terre, ça ne veut pas dire qu’il soit prêt à tomber. Il ne serait pas le premier à savoir s’en sortir si personne n’est là pour lui asséner le dernier coup. » Et puisqu’il avait l’air de se proposer pour en être le porteur, elle ne pouvait qu’espérer qu’il ait bien réfléchi à ce dernier ; et qu’il ait toutes les cartes en main également, ce dont elle doutait plus fortement. Ils le savaient tous les deux, un processus révolutionnaire n’était pas forcément synonyme de progrès ou de triomphe pour la partie adverse, pouvant tout aussi bien ne rien provoquer d’autre qu’un basculement de légitimité et de rapports de force.




❝ That’s the cost. That’s the price.❞ But if I’m it, the last of my kind, the last page of human history, like hell I’m going to let the story end this way. Because if I am the last one, then I am humanity. And if this is humanity’s last war, then I am the battlefield.
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