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 (naomi #7) an art of observation

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AuteurMessage
Carl Flanagan
Carl Flanagan
le marasme des illusions
le marasme des illusions
(naomi #7) an art of observation IAeu3cF Absent
ÂGE : 24 années d'errance et de désillusions (04.01.2000) ♑︎
SURNOM : Carlito, le weirdo sur les réseaux, Carliméro pour Maisie mais juste, épargnez-lui Carlyle.
STATUT : il n'a plus à rougir de regarder Adèle avec les yeux en coeur ni à contenir son envie de l'embrasser car il peut enfin le dire : oui, il a une petite amie (pincez-le très fort, il croit encore rêver)
MÉTIER : valet à l'Emerald Hotel, il a repris ses études et entamé un Bachelor en Mathématiques d'une durée de 3 ans – respire, Carl.
LOGEMENT : en colocation avec Adèle, Chelsea et son frère Keefe au #77 Kent Street (Fortitude).
POSTS : 7426 POINTS : 10

TW IN RP : cyberstalking, autodépréciation et self-body shaming, troubles obsessionnels, cyberharcèlement, maltraitance infantile, prostitution (client), mention d'agression physique.
TW IRL : nc.
GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION : Je n'aime que ma moitié.
CODE COULEUR : seagreen ; darkseagreen
AVATAR : fionn whitehead
CRÉDITS : @homemade (avatar), @loonywaltz (userbars), @nairobi (gifs signa+profil), @ovgifs3 (gif flanagans), @lonelywolfgifs (gif floriarty), @vicsdeangelis (gif flowe), @keetikagifs (gif naomi), @jen ♡ (crackship adèle), @poisaens (gif enid), @tcssagifpacks (gif lily), @fuckyougifs (gif chelsea), @watson-emma (gif fline), @recsbylotte-gifs (gif marceline), @fuckyougifs (gif wendy), @mapartche (dessin carl), stairsjumper (starter pack)
DC : eddie yang (ft. lee know) & mickey reeves (ft. abel tesfaye)
PSEUDO : ladyfame (clémence)
Femme (elle)
INSCRIT LE : 13/12/2021
https://www.30yearsstillyoung.com/t41966-carl-merry-crisis-and-happy-new-fear
https://www.30yearsstillyoung.com/t42089-carl-one-thousand-lonely-stars-hiding-in-the-cold
https://www.30yearsstillyoung.com/t42110-carl-flanagan
https://www.pinterest.fr/ladyfamee/carl-flanagan/

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Message(#) Sujet: (naomi #7) an art of observation (naomi #7) an art of observation EmptyLun 13 Nov 2023 - 18:53


☾ an art of observation
What are you looking at? Strike a pose. Look around, everywhere you turn is heartache, it's everywhere that you go. You know you can do it, all you need is your own imagination. So use it, that's what it's for. Go inside for your finest inspiration, your dreams will open the door. Beauty's where you find it, not just where you bump and grind it.
@NAOMI CARLSON ☆ CARL FLANAGAN
gifs by (c) keetikagifs et (c) nairobigifs


Quand il admettait lui-même la nécessité de faire une virée shopping, ce n'est pas tout à fait l'idée que Carl s'en faisait puisqu'il n'est pas question de refaire sa propre garde-robe aujourd'hui, comme en témoigne le temps infini qu'il peut passer du côté des boutiques aux devantures féminines. Une en particulier a retenu son attention depuis la vitrine, le motivant à en passer les portes sans imaginer toutefois qu'il hésiterait deux longues heures à l'intérieur – car les robes y sont nombreuses, toutes plus jolies les unes que les autres, et Carl est incapable de faire le choix qui s'impose. S'il tient à mettre toutes les chances de son côté pour sa séance photos avec Naomi en proposant à celle-ci deux tenues, c'est finalement avec quatre robes sous les bras que le garçon se dirige vers les caisses en pouvant déjà présumer que le prix de ses emplettes va être salé. Il dirait que rien n'est trop beau pour celle qui l'aide à faire progressivement tomber ses barrières, pourtant certain que Naomi n'a pas besoin d'une robe pour être sublimée mais c'est aussi à l'atmosphère de ses photos que Carl se met à penser, en tentant déjà de les visualiser. Une robe blanche pourrait leur donner le fameux côté angélique dont ils avaient parlé, quand bien même la séance se déroulera finalement dans une chambre de l'hôtel et non sur son toit, où le garçon préfère ne pas prendre le risque de s'aventurer pour commencer. Une robe noire, nettement plus courte, pourrait lui permettre de jouer la carte de la sensualité et il sait déjà que celle-ci rendra tout particulièrement bien sur Naomi, dont les interminables jambes ne manqueront pas de ressortir. Une robe rouge aux détails raffinés et au généreux décolleté donnerait à la fois un côté romantique et osé à ses clichés, une couleur qui semble même pouvoir facilement l'inspirer. Et enfin, une robe partiellement transparente dont il ne parvient pas vraiment à définir la couleur offrirait certaines possibilités de jouer avec son tissu, en fonction de ce que Carl souhaiterait ou non dévoiler. Elles n'ont certes pas grand-chose à voir les unes avec les autres mais c'est aussi ce qui plait au garçon, désireux de laisser le choix à Naomi quant à ce qu'elle portera pour ses photos même s'il s'attend lui aussi à devoir trancher – et dire qu'il n'a pas secrètement sa petite préférence serait mentir, bien sûr. Son avis pèsera forcément sur la balance car l'escort a toujours eu à cœur de le consulter, mais n'est-ce pas aussi l'occasion de varier les tenues pour que cette séance en soit d'autant plus riche ? Elle ne sera pas forcée de n'en porter qu'une seule, et c'est sans doute ce qui pourra rentabiliser les achats du garçon dont le porte-monnaie vient à coup sûr d'en prendre un coup. Carl a d'ailleurs conservé les tickets de ces robes dans l'hypothèse où il lui faudrait les rendre ou les échanger, car choisir des vêtements pour les autres n'a rien de simple quand on peine déjà à le faire pour soi-même. Son seul souhait est que la taille soit au moins la bonne, à défaut d'avoir nécessairement visé juste sur le reste car s'il est bien convaincu d'une chose, c'est de n'y connaître strictement rien en matière de mode et ce depuis toujours. Et ces larges sacs qu'il traine à présent jusqu'à l'arrêt de bus, Carl n'a plus qu'à leur trouver une place dans sa chambre sans attirer l'attention de ses colocataires – et sans éveiller la curiosité de l'une d'elles, en particulier. Il ne sait pas vraiment ce qu'il répondrait à Adèle si cette dernière l'interrogeait à ce sujet et n'est pas non plus certain de vouloir trahir le secret de ses rendez-vous avec une professionnelle, d'autant plus lorsque ceux-ci l'amènent à contourner quelque peu son rôle de valet dans l'hôtel qui l'emploie. Carl prend après tout un risque et il le sait, mais il ne peut pas tous les jours être un employé modèle.

C'est ainsi qu'il se retrouve à réserver une chambre pour deux, en comptant sur l'un de ses collègues pour le couvrir en cas d'inspection soudaine du registre. Son uniforme est quant à lui laissé au placard à la seconde même où Carl passe la porte de la suite #323, dont l'autre clé attend Naomi à l'accueil pour éviter qu'ils ne soient vus ensemble et, surtout, que la désertion de son poste ne puisse se remarquer. Par chance, ce n'est pas un jour de trop grande affluence à l'Emerald et les missions qui l'attendent ne sont pas nombreuses, de quoi l'autoriser à s'éterniser quelque peu dans cette chambre sans que sa responsable ne vienne trop rapidement lui courir après. Mais Carl doit malgré tout redoubler de vigilance et se tenir prêt à reprendre du service si son complice lui fait signe, d'où la nervosité qui l'anime tandis qu'il prépare son matériel en attendant que ne le rejoigne Naomi. C'est sa première vraie séance photos avec un modèle vivant et il a inévitablement la pression, celle de parvenir à rendre justice à la beauté de l'escort alors qu'il a encore et toujours du mal à se considérer comme un artiste. Les clichés du jour viendront ou non le confirmer, et c'est évidemment pour l'une des plus belles chambres que Carl a opté afin de leur garantir un cadre de qualité. Le lit sur lequel trône une somptueuse parure est immense, la moquette donne à elle seule une idée du luxe régnant ici et la pièce est aussi lumineuse que spacieuse, offrant à l'apprenti photographe un certain nombre de recoins intéressants où sa muse pourrait poser. En bon garçon prévoyant qu’il sait être, Carl a aussi fait le plein de pellicules comme il s'y était engagé, refusant de se retrouver à court de réserves et de devoir ainsi limiter ses clichés. Professionnel ou éternel angoissé à l’idée de mal faire, à moins qu’il ne s’agisse un peu des deux.

Lorsqu'on toque à la porte, un frisson le parcourt en imaginant son petit plan s'effondrer en un temps record mais une rapide vérification lui certifie que Naomi se trouve bel et bien derrière celle-ci, préférant de toute évidence être invitée à entrer plutôt qu'utiliser sa clé. Carl balaie furtivement le couloir du regard puis offre à l'escort un sourire apaisé, saisissant sa main pour l'entrainer à l'intérieur avant que quiconque ne puisse les démasquer. « Hey. J'ai réservé l'une des plus belles chambres de l'hôtel, j'espère vraiment qu'elle te plaira. » Une chambre qui n'est en l'occurrence pas souvent occupée et dont il ne doutait pas vraiment de la disponibilité, car il va sans dire qu'y dormir a un coût. Et Carl, s'est-il ruiné pour y garantir leur tranquillité ? Bien sûr que non, c'est un arrangement vu avec son collègue là encore mais il est acté que si le plan tourne mal, il sera le seul à en payer les pots cassés. Dérobant un baiser à Naomi comme c'est désormais de coutume entre eux, le premier réflexe du garçon consiste à verrouiller la porte pour enfin se permettre de souffler un coup, le plus dur étant officiellement fait à ses yeux. « Tu veux peut-être profiter un peu de la vue avant de commencer ? En attendant, je peux disposer sur le lit les tenues que j'ai préparé de mon côté. » Il se dirige alors vers les grands sacs dont il extirpe les robes une à une, avant de les étendre dans l'ordre suivant : la rouge tout d'abord, suivie de la noire, la blanche et enfin la semi-transparente. « Je t'avoue que j'ai eu beaucoup trop de mal à me décider dans la boutique, du coup je me suis dit que tu pourrais en porter plusieurs, qu'est-ce que t'en dis ? » Si Naomi a déjà une préférence, elle ne doit pas hésiter à le lui dire car de son côté, Carl n'est toujours pas certain de celle qui l'attire le plus. Peut-être bien la rouge, ou la noire, le choix reste pour ainsi dire cornélien et ses pensées s'affolent finalement en songeant au fait qu'elle se changera possiblement devant lui. Car n’est-il pas censé donner le ton des essayages comme du reste, tel un véritable chef d'orchestre ? « Dis-moi honnêtement si tu les aimes, je t'en voudrais pas du tout si tu m'avoues le contraire. » finit-il par souffler en se pinçant les lèvres, doutant comme toujours de lui-même et de ses capacités à bien faire. Son regard passe alors en revue les différentes robes sur le lit, priant pour que l'une d'elles plaise à Naomi afin de pouvoir y gagner quelques maigres points de confiance en lui.









(naomi #7) an art of observation 5DLeWJlg_o

:burger::

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Naomi Carlson
Naomi Carlson
le fruit défendu
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Message(#) Sujet: Re: (naomi #7) an art of observation (naomi #7) an art of observation EmptyDim 26 Nov 2023 - 23:23

Séance photo. Ces deux mots résonnaient avec malice et impatience dans son esprit. Depuis qu’elle avait découvert le travail de photographe de Carl, elle avait nourri l’envie qu’il l’immortalise. Elle avait sincèrement aimé l’attention qu’il donnait aux couleurs, et à la luminosité. Conquise, elle allait, le temps d’une fin d’après-midi, devenir sa muse. Elle en était honorée ; elle savait que, d’ordinaire, il ne photographiait que la nature. Aujourd’hui, il franchissait un nouveau cap en sa compagnie en acceptant de faire d’elle son premier sujet vivant. Sa source d’inspiration, sa muse. La pression était grande, sur les épaules de Naomi ; mais elle était prête et déterminée à relever ce défi. Debout devant son armoire, les mains posées sur ses hanches, l’Australienne était hésitante. Comment devait-elle s’habiller, pour un rencard où elle devrait changer de tenue à plusieurs reprises ? Elle ne savait pas comment Carl appréhendait les choses ; sans doute avec retenue et inquiétude, fidèle à ses habitudes. Elle esquissa un léger sourire, amusée par cette attitude qu’il ne parviendrait probablement jamais à complètement gommer, malgré tous les efforts qu’il faisait. On ne changeait pas un homme ; mais l’escort-girl savait qu’il pouvait encore évoluer. Naturellement, il ne lui avait rien de ce qu’il avait planifié, laissant planer le doute. Seul le lieu de rendez-vous lui était connu — l’Emerald Hotel, où il travaillait depuis plusieurs mois. La vibration de son téléphone portable lui rappela soudainement que, si elle ne se dépêchait pas, elle serait en retard à leur rendez-vous. Elle attrapa donc plusieurs ensembles de lingerie, de couleurs, de formes, de coupes, et de matières différents, qu’elle balança au fond d’une valise de voyage. Sur ce coup-là, on ne pourrait pas l’accuser d’être passive : elle avait toujours mis du coeur à l’ouvrage, et poursuivrait dans cette voie.


Elle était arrivée pile à l’heure, comme toujours lorsqu’elle était en compagnie d’un client. Sur la moquette du couloir, ses talons ne faisaient plus aucun bruit. Elle avança en direction de la chambre qui leur avait été réservée et, une fois devant la porte, hésita quant à l’attitude à adopter. Devait-elle se servir de la carte magnétique qui lui avait été remise à l’accueil ? Ou devait-elle frapper, pour indiquer au photographe qu’elle était arrivée ? Elle opta pour la seconde option, laissant le loisir à Carl de finaliser son éventuelle installation. Comme toujours, il réagit promptement : à peine avait-elle eu le temps de jeter un coup d’oeil à sa montre que, déjà, la porte s’ouvrait sur l’Irlandais. Elle fit un pas dans ce qui serait bientôt leur antre et, bien vite, leurs lèvres se rencontrèrent. « Avec plaisir. » Déclara-t-elle en traversant l’appartement, jusqu’à se retrouver devant la baie vitrée. Elle ne voulait pas perturber le rituel de son futur amant ; elle savait que Carl avait besoin d’être dans ses petits souliers pour se sentir à l’aise, en confiance, et ainsi se laisser porter par les moments qui lui étaient donnés de vivre. Elle le comprenait, et l’acceptait : elle savait que, plus le temps passait, et plus il lâchait prise en sa compagnie. « La vue est splendide. » Dit-elle en se retournant légèrement, pour jeter un coup d’oeil à l’Irlandais. Elle se pencha légèrement, et un large sourire vint étirer ses lippes. « Et il y a un balcon ! » Comme si Carl n’était pas déjà lui-même au courant de ce détail, qui pourrait avoir potentiellement un intérêt dans son projet photographique. « Est-ce que cette chambre est réservée, ou s’agit-il d’un emprunt pas franchement légal ? » Demanda l’Australienne. De la réponse du valet de chambre dépendait la fin de la soirée de l’escort-girl ; s’il avait effectivement réservé la suite 323, elle ne manquerait pas d’y dormir — ne serait-ce que pour avoir le plaisir de regarder le soleil se lever sur la ville. Elle quitta son poste d’observation, et fit quelques pas pour rejoindre l’artiste après qu’il ait terminé de déposer les robes sur le lit. En silence, elle passa son regard sur chacune des pièces choisies par Carl préalablement. Lentement, elle se pencha sur le lit, pour s’approcher de ce qu’elle porterait probablement dans quelques instants. « Elles sont magnifiques. » Murmura-t-elle en effleurant du bout des doigts les étoffes qui étaient exposées à sa vue. Elle n’avait eu aucun doute à ce sujet, mais elle pouvait officiellement le confirmer : Carl ne s’était pas moqué d’elle pour cette séance photo. Les tissus étaient de qualité, tout comme les coupes et le soin apporté aux finitions. « Tu as bon goût. » Dit-elle en jetant un coup d’oeil par dessus son épaule, échangeant un sourire qui se voulait complice avec l’Irlandais. Pour sa part, elle était impatiente de pouvoir enfiler chacune des robes qui avaient été sélectionnées pour la sublimer. « Elles vont me rendre irrésistible, j’en suis convaincue. » Il lui aurait été difficile de dire quelle robe était sa préférée, tant les styles étaient variés. Elle nota, en revanche, qu’elles avaient toutes un point commun : celui de dévoiler, au moins partiellement, ses jambes. Un atout majeur en matière de séduction, mais qui trahissait aussi les préférences de Carl. « Tu avais un fil conducteur, ou tu as laissé parler tes goûts ? » Interrogea la brune, désireuse de comprendre le cheminement de pensée de son ami. Avant qu’il n’ait eu l’occasion de répondre à sa question, un coup sec mais sonore fut frappé à la porte. « Ne t’en fais pas. » Souffla la brune en se redressant. Elle s’approcha de Carl, resté figé et apparemment inquiet depuis qu’il avait entendu quelqu’un les interrompre. Elle déposa un baiser aérien sur ses lèvres, avant de faire un pas en direction de l’entrée. « Je pense que ce sont mes affaires. » Précisa la brune avec un clin d’oeil. Par acquit de conscience, elle jeta un coup d’oeil dans le judas et constata qu’un membre du personnel de l’hôtel attendait impatiemment qu’on lui ouvre la porte. « Je vous remercie. » Dit-elle en glissant un billet dans la main du valet, qu’elle avait soigneusement empêché de rentrer. Désormais, cette suite 323 était leur antre, leur espace privé, leur coin protégé. Carl pouvait souffler : elle comprenait l’embarras dans lequel il pourrait être plongé, s’il était découvert ici. Elle referma la porte, et se retourna vers son client. Alors qu’elle voyait son regard interrogateur dévier vers la petite valise, elle répondit à sa question silencieuse. « J’ai pris des paires de chaussures. Et… Quelques sous-vêtements, aussi. Je ne savais pas si tu y penserais, ou si tu en aurais l’utilité mais… » Un simple regard en direction de l’Irlandais lui permit de constater que ses joues étaient devenues rosées. Moment de gêne, ou projection dans un futur proche ? « Au moins, j’ai le nécessaire pour parer à toute éventualité. » Prévoyante, Naomi. Mais elle pourrait aussi bien se dénuder complètement, si le photographe l’exigeait : elle n’était pas pudique, et lui avait de toute façon besoin de se familiariser avec ses courbes. L’escort-girl fit glisser sa valise jusqu’au pied du lit, et elle se retourna finalement vers Carl et lui offrit un sourire aussi large que sincère : « Alors l’artiste, par quoi commençons-nous ? »


@Carl Flanagan


 

.up to no good.

You sit there in your heartache, Waiting on some beautiful boy to, To save you from your old ways, You play forgiveness, Watch it now, here he comes, He doesn't look a thing like Jesus, But he talks like a gentlemen, Like you imagined when you were young.
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Carl Flanagan
Carl Flanagan
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Message(#) Sujet: Re: (naomi #7) an art of observation (naomi #7) an art of observation EmptySam 9 Déc 2023 - 20:08


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@NAOMI CARLSON ☆ CARL FLANAGAN
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La ponctualité de Naomi l'empêche au moins de trop longuement cogiter sur son projet du jour, vis-à-vis duquel Carl manque encore un peu d'aisance et de sérénité. Si jouer les photographes en dehors de son cadre habituel tend à l'impressionner par principe, il veut tout de même croire qu'avoir opté pour une séance à l'hôtel lui permettra en quelque sorte d'œuvrer en terrain conquis – car il connait les chambres de l'Emerald comme sa poche pour y avoir effectué de nombreux passages en tant que valet, et pouvait donc y effectuer sa sélection en fonction de ce qu'il recherchait. Un décor inspirant pour ses photos, oui, mais aussi une pièce à la hauteur d'une femme comme Naomi, dont le regard et le sourire lui indiquent bien vite qu'il ne s'est pas trompé. « La vue est splendide. Et il y a un balcon ! » C'était un peu la moindre des choses à ses yeux car autant profiter de ses connexions dans cet hôtel pour faire les choses bien s'est-il dit, Carl ayant également vu en ce balcon un spot intéressant puisqu'il imagine déjà Naomi, cheveux aux vents et se tenant à la balustrade, ou y prenant simplement l'air entre deux prises. « Est-ce que cette chambre est réservée, ou s’agit-il d’un emprunt pas franchement légal ? » La question de Naomi est légitime, bien sûr, et le garçon est au moins heureux de pouvoir lui répondre qu'il a pu organiser proprement les choses si l'on met de côté le fait qu'il ne l'a pas vraiment payée. Un nom apparaît bel et bien sur le registre lorsqu'on s'intéresse à la suite 323, signifiant donc qu'elle ne peut être attribuée à quelqu'un d'autre et que leur tranquillité y sera assurée, à moins que son collègue ne décide finalement de le trahir. Mais il veut y croire, Carl, au fait que ce dernier acceptera jusqu'au bout de le couvrir afin que les conséquences pour lui restent minimes. « Je me suis arrangé pour qu'elle nous soit officiellement réservée, oui. Ça veut dire que personne ne devrait nous déranger, du moins jusqu'à ce que je doive retourner travailler. » Il grimace légèrement en soulignant l'idée, conscient pourtant que plusieurs heures devraient leur être offertes avant que ses responsabilités ne viennent le rattraper. Là encore, Carl s'est assuré d'avoir la paix et c'est une chance que ce rendez-vous soit tombé sur une journée où le personnel est loin d'être débordé car par solidarité, il n'aurait assurément pas pu abandonner ses collègues. Ses trouvailles à présent disposées sur le lit, c'est un regard soucieux que le garçon reporte vers Naomi dans l'attente d'un verdict : ces robes correspondent-elles à un style voué à lui plaire, ou a-t-il un peu trop écouté ses propres envies ? « Elles sont magnifiques. » Ce n'est qu'en interceptant ces mots que Carl s'autorise à respirer, soulagé que sa dernière initiative ne se solde pas par un échec car au-delà de l'argent investi, l'espoir était grand lui aussi. « Tu as bon goût. » Lui, capable de bon goût vestimentaire pour la première fois de sa vie ? Il peinerait presque à le croire et pourtant, Naomi ne le laisse certainement pas entendre par hasard après s'être fait une idée plus précise des différentes robes. Un fin sourire glisse alors le long de ses lèvres, empreint d'une fierté encore bien trop rare chez lui. « Oh ? Je pensais pas être capable de choisir des vêtements pour les autres, mais j’ai plutôt bien aimé. » Un comble qu'il se sente à l'inverse si perdu dès qu'il s'agit de sa propre garde-robe, ne sachant jamais quoi essayer pour se mettre en valeur et cela en évitant surtout la moindre prise de risque. Un jean, un t-shirt et une chemise à carreaux font le plus souvent l'affaire, dans des tons habituellement bien trop tristes. « Elles vont me rendre irrésistible, j’en suis convaincue. » Ou peut-être qu'irrésistible, Naomi l'est déjà en vérité, Carl détenant bien évidemment son avis sur la question. Il ne perd alors rien de son sourire, détaillant du regard la silhouette de l'escort comme pour se donner une idée du rendu de ces robes pour finalement se convaincre que oui, elles ne pourront que lui aller à ravir. « Tu avais un fil conducteur, ou tu as laissé parler tes goûts ? » Hochant doucement la tête, le garçon peut dès lors confirmer qu'il n'a pas totalement improvisé dans la boutique, où le choix n'en a pas moins été difficile. « J'ai été vers les couleurs et les tissus qui m'inspiraient le plus, et puis.. » Il s'est aussi imaginé ce qu'ils pourraient tenter de faire ensemble avec tout ça, d'un point de vue artistique cela s'entend, mais un bruit provenant de la porte l'empêche de poursuivre.

Il faut dire qu'il se raidit totalement en comprenant qu'ils pourraient avoir de la visite, inquiet que sa couverture soit déjà compromise ou que son collègue vienne lui annoncer qu'ils ont besoin de lui. Mais non, rien de tout cela à en juger la première réaction de Naomi, pas le moins du monde surprise par ce coup donné à la porte. « Ne t’en fais pas. » Est-ce que cela veut dire qu'il peut recommencer à bouger sans craindre de faire du bruit ? Le baiser déposé sur ses lèvres a un effet apaisant sur ce corps que le garçon relâche doucement, comprenant enfin que l'escort attend quelqu'un et que le potentiel danger qu'il se figure n’existe pas. « Je pense que ce sont mes affaires. » Si tout ceci était prévu alors oui, Carl se sent déjà un peu mieux. Il croit d'ailleurs reconnaître la voix d'un autre collègue mais se garde bien de manifester sa présence, se prémunissant ainsi du risque que ce dernier puisse ensuite commettre une maladresse. Trouvant aussitôt refuge dans un coin de la pièce pour se rendre invisible depuis la porte, il attend sagement que Naomi ait terminé pour revenir vers elle et constater la valise que l'on vient de lui remettre, interrogeant silencieusement son contenu. « J’ai pris des paires de chaussures. Et… Quelques sous-vêtements, aussi. Je ne savais pas si tu y penserais, ou si tu en aurais l’utilité mais… » Et sans surprise, c'est la mention des sous-vêtements qui vaut à ses joues de prendre bien vite quelques couleurs, comme quelqu'un que ces choses-là intimideront toujours. Il en devient curieux Carl, peut-être même un peu trop au fond de lui, mais il redoute aussi le genre de vue inédite qui lui sera bientôt acquise, présumant que tout ceci s'inscrira dans une sorte de suite logique. Naomi, plus dévêtue que jamais face à lui et ses yeux qui, probablement, l'observeront à la fois avec timidité et envie. « Au moins, j’ai le nécessaire pour parer à toute éventualité. » –  « Tu as bien fait. » souffle-t-il dans un petit sourire, malgré la sensation de chaleur entourant encore son visage. Ce n'est pas le moment de se perdre dans certaines pensées et il le sait, pas avant que tout ça ne devienne vraiment réel. « Alors l’artiste, par quoi commençons-nous ? » Il s'agirait effectivement d'attaquer cette séance pour optimiser leur temps ensemble, quand bien même Carl comprend qu'il doit endosser un rôle pour lequel il est encore très novice. Pas question d'un tête-à-tête avec la nature cette fois, sa muse est désormais aussi vivante qu'envoûtante et son effet sur lui pourrait bien influencer la tournure de cette séance, comme finalement l'ensemble de leurs rendez-vous jusqu'ici. Prenant une grande inspiration, c'est avec sérieux que le garçon se déplace autour du lit, ses yeux naviguant entre les quatre robes et Naomi. « J'ai bien envie que tu essaies d'abord la rouge, parce que je visualise quelques photos sur le lit et avec la parure blanche, ça pourrait joliment ressortir. J'ai même amené quelques pétales de rose, mais ce sera peut-être un peu trop. » Cela mérite d'être tenté mais il se pourrait en effet que la robe et celle qui la portera se suffisent à elles-mêmes, sans besoin d'en rajouter. « Et puis.. si jamais tu as des sous-vêtements de la même couleur, on pourra peut-être tenter, hum.. sans la robe, ensuite ? » Il le propose cette fois avec beaucoup plus de prudence, comme s'il mettait les pieds sur un terrain interdit que Naomi a pourtant été la première à lui suggérer. « Du coup, je t'imaginais t'allonger sur le lit et me regarder pendant que moi, je me tiendrais au-dessus pour te capturer en plongée. Ça me permettrait d'ajuster tes cheveux et ta robe, pour dévoiler un peu tes jambes si tu es d'accord. » Carl ne serait pas Carl s'il ne s'assurait pas d'en obtenir la permission au préalable, qu'importe tous les feux verts et les libertés dont l'escort a déjà pu le gratifier. « Je voyais quelque chose de mystérieux et sensuel, ou disons.. glamour si tu préfères. » Il ne sera pas difficile sur les mots, considérant qu'ils iront tous très bien au teint de Naomi et si une légère agitation le gagne après ça, c'est bien pour la raison que l'on devine. « Et donc hum.. je peux me retourner si tu veux, pendant que tu te changes. » C'est par politesse que Carl le propose, n'osant pas exprimer le souhait contraire sous peine d'être accusé de vouloir se rincer l'œil alors même que son initiation passera aussi par là, tôt ou tard.









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Naomi Carlson
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Message(#) Sujet: Re: (naomi #7) an art of observation (naomi #7) an art of observation EmptyLun 18 Déc 2023 - 22:09

Il avait déjà foulé le sol de l’Emerald, à plusieurs reprises : certains de ses clients avaient l’habitude de séjourner ici, lorsqu’ils étaient à Brisbane. Mais être en compagnie d’un des employés de ce lieu emblématique, dans une suite somptueuse, était une première… et ça avait surtout un délicieux goût d’interdit, qui ne déplaisait pas à Naomi. Elle aimait transgresser les règles, repousser les limites, franchir les lignes blanches ; en bref, elle aimait prendre des risques pour pimenter sa vie. En était-il de même pour Carl ? Rien n’était moins sûr ; il ne devait pas être spécialement serein, à l’heure actuelle. « C’est parfait. » Déclara-t-elle en inclinant la tête. « Est-ce que tu as prévu de filer directement lorsque nous aurons terminé ? » Ou, cette fois-ci, franchiraient-ils une étape supplémentaire en partageant le même lit cette nuit ? Les deux options étaient sur la table, mais le choix final reviendrait à Carl. Elle ne le contraindrait à rien, consciente que le brusquer ne l’aiderait pas à avancer et à vaincre ses peurs. Son client la mena ensuite vers ses trouvailles, fièrement étalées sur le lit. Lorsque Carl lui avait annoncé qu’il s’occuperait du choix des tenues, Naomi n’avait rien trouvé à y redire. Elle n’avait pas été spécialement inquiète : elle savait que la motivation de l’Irlandais résiderait principalement dans le fait de la rendre jolie, voire désirable. À ce jour, et parce qu’ils n’avaient pas encore atteint les objectifs du brun, elle demeurait pour lui une figure de fantasme. Ça lui convenait bien, à Naomi : elle aimait plaire, elle aimait séduire, elle aimait sentir qu’elle avait une sorte de pouvoir sur les hommes qui posaient un regard sur elle. « Pour une première fois, tu t’en tires bien, je trouve. » Déclara-t-elle avec sincérité. Les robes étaient toutes faites dans un tissu de qualité, et les coupes savamment étudiées pour mettre en valeur les attributs féminins de chacune. « Peut-être que je ferai appel à ton oeil d’expert, la prochaine fois que j’irai faire du shopping. » Dit-elle en souriant, amusée à l’idée de les imaginer tous les deux, allant de cabine d’essayage en cabine d’essayage. Pretty Woman n’avait qu’à bien se tenir. « Il n’y a pas de vert. » Fit remarquer l’escort-girl en relevant la tête vers son client. Elle choisit de le titiller un peu, amusée. « T’avais peur de succomber immédiatement à mes charmes ? » Comme un signe venu du destin, quelques coups furent frappés à la porte de leur chambre — laissant à Carl tout le loisir de ne pas lui répondre. Il se décala dans un coin de la pièce, stratégiquement placé pour être dissimulé de la vue de son collègue, et attendit que le champ soit libre pour réapparaître.


« Parfait. » Concéda-t-elle en inclinant la tête. Elle ne savait pas s’il lui demanderait d’enfiler chacune des robes, mais il fallait bien qu’il y ait un début à cette nouvelle expérience. « Et pour les pétales, c’est comme tu veux. » Peut-être gagnerait-il à essayer de la photographier sans, et à les ajouter ensuite ? Elle ne se permettrait pas de faire la moindre remarque à ce sujet, qu’elle estimait être du ressort de son client. Après tout, c’était lui l’artiste, lui qui avait le meilleur oeil pour déceler ce qui était le mieux, lui qui savait où il voulait aller. Comme elle le lui avait déjà dit précédemment, ce soir, elle lui ferait une confiance aveugle. Elle serait à la fois sa poupée, et sa muse. Elle plongea son regard dans celui de Carl, et ses lippes s’étirèrent en un sourire malicieux. « Qui êtes-vous et qu’avez-vous fait de Carl Flanagan ? » Plaisanta-t-elle, dévoilant indirectement la pointe de surprise ressentie lorsqu’il avait évoqué de la photographier uniquement vêtue de ses sous-vêtements. Elle lui fit un clin d’oeil, et ajouta : « Aucun souci, l’artiste. Tu me dis, et je m’exécute. » Lors de l’un de leurs précédents rendez-vous, elle avait fait savoir à son client qu’il n’avait pas forcément besoin de quémander pour l’embrasser. Elle lui avait assuré qu’elle ne voyait aucun inconvénient à ce qu’il prenne des initiatives ; aujourd’hui, son discours restait le même. Elle s’accroupit pour ouvrir sa valise, et en retirer un ensemble rouge en tissu satiné, avec une finition en dentelle. Quelque chose de complètement opaque, pour ne pas immédiatement faire rougir de gêne l’innocent photographe, qui allait par ailleurs pour la première fois s’essayer à un modèle vivant. « Comme tu voudras. » Dit-elle en haussant les épaules. Elle dénoua la ceinture qui marquait sa taille, et la robe retrouva toute sa fluidité. Naomi descendit ensuite de ses talons aiguilles, qu’elle abandonna sur le sol, avant défaire un par un les boutons de sa robe. Ainsi, si Carl souhaitait se soustraire à cette vision, il aurait tout le loisir de s’en détourner lorsque cela deviendrait trop gênant pour lui. L’escort-girl fit glisser le tissu dans son dos, et le récupéra pour le déposer sur le coin du lit, dévoilant au passage un ensemble noir élégant. Machinalement, elle jeta un coup d’oeil furtif à son client et constata que son regard semblait s’être perdu sur ses courbes. Elle sourit en baissant la tête, à la fois satisfaite de voir l’effet qu’elle avait sur lui, et satisfaite de voir qu’ils avaient fait suffisamment de chemin tous les deux pour ne pas qu’il détourne les yeux dès qu’elle dévoilait une parcelle de peau. « C’est un de mes ensembles favoris. » Confessa la brune, cherchant à rompre le silence. Elle disposa face à elle la robe que l’Irlandais avait choisi, et les prochains sous-vêtements qu’elle devrait enfiler. Elle passa ses mains dans son dos, et dégrafa son soutien-gorge. Elle s’en débarrassa bien vite, et fit subir le même sort à son bas. Désormais complètement nue, elle entreprit d’enfiler les pièces qui constitueraient la première étape de ce photoshoot. Elle abandonna l’idée de mettre un soutien-gorge — avec une telle robe, elle n’en avait pas besoin. Elle fit quelques pas pour se positionner devant un miroir qui trônait dans la chambre, et vérifia que tout était correctement mis en place. « Tu en penses quoi ? » Demanda Naomi en se retournant vers Carl, les mains posées sur ses hanches. Elle se soumettait volontiers à son regard critique, et attendait que la sentence tombe. « Est-ce que tu souhaites que je me maquille différemment ? » Elle avait pris toute la panoplie, là encore pour éviter que quelque chose ne vienne à manquer. Elle comptait surtout miser sur les différents rouge à lèvres ; ce serait le moins long à appliquer et à démaquiller. Pour le reste, elle avait opté pour un maquillage nude — qui s’adaptait bien au changement de tenues.  « Je peux attacher mes cheveux aussi, si ça t’arrange. » Proposa-t-elle, alors qu’elle fit quelques pas en direction du lit. L’artiste avait fait place nette, sans doute pendant qu’elle s’arrangeait devant le miroir. « Prêt ? » Elle n’attendit pas sa réponse, et se laissa tomber sur le couvre-lit blanc. Elle serpenta le long, et s’arrêta une fois qu’elle sentit les oreillers lui chatouiller la nuque. Elle se redressa sur ses coudes, et plongea son regard dans celui du photographe. « Carl ? » Son enveloppe corporelle était bien présente, elle n’avait pas de doute là-dessus. Mais c’était son esprit, qui avait l’air d’être parti loin. Elle esquissa un sourire bienveillant lorsque leurs regards se croisèrent. « Fais de moi la plus belle de Brisbane, ce soir. » Réclama-t-elle, avant que l’Irlandais ne prenne finalement l’initiative de monter sur le lit. Elle laissa à nouveau sa tête reposer sur les oreillers, et attendit que l’artiste se mette à l’oeuvre.

@Carl Flanagan


 

.up to no good.

You sit there in your heartache, Waiting on some beautiful boy to, To save you from your old ways, You play forgiveness, Watch it now, here he comes, He doesn't look a thing like Jesus, But he talks like a gentlemen, Like you imagined when you were young.
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Carl Flanagan
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le marasme des illusions
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Message(#) Sujet: Re: (naomi #7) an art of observation (naomi #7) an art of observation EmptyMer 3 Jan 2024 - 19:24


☾ an art of observation
What are you looking at? Strike a pose. Look around, everywhere you turn is heartache, it's everywhere that you go. You know you can do it, all you need is your own imagination. So use it, that's what it's for. Go inside for your finest inspiration, your dreams will open the door. Beauty's where you find it, not just where you bump and grind it.
@NAOMI CARLSON ☆ CARL FLANAGAN
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La prochaine question de Naomi le prend de court et pour cause, il n’avait pas encore osé penser à l’issue de cette journée. Depuis le départ Carl se tient prêt à reprendre son service une fois cette séance terminée mais qu’en est-il de la suite, et du fait que cette chambre ait été réservée jusqu’à demain ? Ses pensées s’agitent en imaginant que ce lit pourrait également devenir le sien, signant ainsi sa toute première nuit passée auprès de Naomi alors que l’idée en tant que telle n’a vraiment rien pour le déranger. Ce n’est pas cette proximité éventuelle qui inquiète le garçon, pas alors qu’ils finiront tôt ou tard par partager les mêmes draps car cette finalité-là, Carl en est plus que conscient. Où est le problème, alors ? Il en perçoit possiblement deux à cet instant, et se retrouve aussitôt envahi d’une culpabilité qu’il n’avait pas vue venir. Aussi, le jeune valet remue la tête, visiblement en proie à une intense réflexion. « Justement j’y pensais, je pourrais te retrouver ici une fois ma journée terminée mais.. » Mais il y a son travail dans cet hôtel d’une part qui ne l’y autorise pas, alors que les risques pris aujourd’hui ne manquent déjà pas. Carl n’est pas censé occuper la moindre chambre avec une cliente, ce genre de chose risquerait fortement de déplaire à ses supérieurs si elle venait à se savoir mais n’est-ce pas aussi une excuse que le garçon se cherche dans le fond ? Car il y a aussi ses colocataires et les questions que ces dernières pourraient se poser – et une, en particulier. Désire-t-il vraiment expliquer à Adèle la raison pour laquelle il aura découché ? Carl réalise que la chose le chagrinerait si les rôles venaient à s’inverser, alors même que leur relation ne revendique encore aucune étiquette. Craignant d’en faire part à Naomi et que celle-ci s’imagine qu’il n’est pas suffisamment concentré, il préfère avant tout souligner la première raison l’amenant à hésiter. « Ce serait peut-être pas très correct ? Je veux dire, tu imagines si quelqu’un de l’hôtel s’en rend compte.. » Lui ne préfère pas y penser à vrai dire, car la chose serait évidemment bien moins risquée dans un hôtel où le garçon n’aurait pas le tort de travailler. Son choix n’est pas fait, Carl reste en proie à un important dilemme et cela fait assez bien écho à son récent lèche-vitrine, quand trouver la robe parfaite pour Naomi s’est finalement soldé par l’achat de quatre modèles. Il n’est rien que le valet sache entreprendre avec assurance, quand bien même sa dernière initiative s’avère plutôt payante du propre aveu de l’escort. « Pour une première fois, tu t’en tires bien, je trouve. » Ce qu’il voudrait Carl, c’est qu’on puisse en dire autant de son autre première fois, mais ils n’en sont pas encore tout à fait là. Sera-t-il capable de prendre les bonnes décisions là aussi ? Il ne peut que l’espérer au fond de lui. « Peut-être que je ferai appel à ton œil d’expert, la prochaine fois que j’irai faire du shopping. » Et pourquoi pas, se dit-il. Il a apprécié l’exercice à sa grande surprise et il était seul, de quoi laisser penser que l’enjeu lui plaira encore plus sous l’angle que Naomi lui présente. Donner son avis Carl sait faire, bien mieux que de prendre des décisions à dire vrai. « Ça me ferait plaisir de t’accompagner, je crois même qu’on en avait parlé. » Il lui semble que la question a en effet été évoquée et qu’à ce moment-là, déjà, Carl n’avait rien contre. S’il peut ainsi se rendre utile, pourquoi diable s’en priverait-il ? « Il n’y a pas de vert. » remarque après ça Naomi, le sortant de ses pensées pour le mettre face à l’évidence : il n’a pas opté pour sa couleur préférée, c’est vrai, et il n’est pas capable d’affirmer que ce choix était conscient ou non. « T’avais peur de succomber immédiatement à mes charmes ? » C’est un petit rire nerveux qui lui échappe, trahissant peut-être bien un début de vérité quand fort heureusement ou non, une visite inattendue l’extirpe d’une réponse qu’il ne saurait pas vraiment comment formuler. Sauvé par le gong, ou presque.

Tout va bien, se répète-t-il en comprenant que sa couverture n’est pas encore près d’être anéantie. Il ne fait techniquement rien de mal Carl, c’est en tout cas ce qu’il préfère se dire pour ne pas endosser le poids d’une inquiétude constante durant cette séance, et ce avant d’exposer sa vision artistique à Naomi. Le garçon sait déjà un peu ce qu’il veut, il a pour ainsi dire eu le temps d’y réfléchir mais certaines idées lui viennent sans être préméditées, manifestement un peu trop inspiré. « Qui êtes-vous et qu’avez-vous fait de Carl Flanagan ? » S’il esquisse un sourire amusé à son tour, Carl espère ne pas trop en attendre en suggérant qu’elle ne garde ensuite que ses sous-vêtements. Après tout, c’est Naomi elle-même qui a souligné les différents ensembles qu’elle avait apporté alors pourquoi ne pas leur faire honneur, s’il parvient à conserver un regard relativement professionnel ? Son œil de photographe risque pourtant de ne pas rester insensible à cette peau que l’escort dévoilera devant lui, mais c’est peut-être bien le client derrière qui ferait mieux de s’y préparer, aussi. « Aucun souci, l’artiste. Tu me dis, et je m’exécute. » C’est encore si étrange pour lui d’être aux commandes, bien plus habitué à recevoir des directives que le contraire et cela depuis toujours. La suite, Carl parvient à la rendre délicate tout seul alors qu’il propose de se retourner pendant que Naomi entreprendra de se changer, à moins qu’il ne soit surtout perturbé par la lingerie qu’elle vient de sortir juste devant lui. « Comme tu voudras. » Pas de préférence donc, le choix lui revient quant à savoir s’il affrontera ou non cette vision déshabillée de l’escort et pour l’heure, le garçon ne détourne pas le regard de celle dont les gestes s’activent. Elle se déchausse puis retire progressivement les boutons de sa robe, cette dernière terminant à ses pieds sous l’œil timide du valet. Peut-être bien qu’il s’attarde un peu trop sur ses courbes, oui, admirant celles-ci en parvenant presque à ne pas rougir. L’effet que Naomi a sur lui ne date pas d’hier mais il n’a pas le souvenir d’en avoir déjà vu autant d’elle, quand la seule chose l’empêchant encore de la voir dans le plus simple appareil s’avère être un ensemble en dentelle. L’un de ses favoris dit-elle, et il comprend sans mal pourquoi à bien l’observer, supposent même qu’il pourrait également devenir l’un de ses préférés.

Ce n’est qu’en la voyant se défaire d’un premier sous-vêtement que Carl se résout à tourner sur lui-même, laissant à l’escort l’intimité qu’elle mérite. Elle finira par se dénuder complètement devant lui, l’inverse sera d’ailleurs vrai aussi, mais il cherche peut-être bien à se préserver de ce qui pourrait perturber sa concentration pour la suite de cette journée. « Tu en penses quoi ? » Comprenant que Naomi a terminé de se changer, il lui fait à nouveau face pour mieux constater que cette première robe met incroyablement bien sa silhouette en valeur. Ce qu’il en pense ? Il faudrait déjà que Carl retrouve le fil de ses pensées, plus émoustillé qu’il n’oserait ici l’avouer. « On dirait que la robe a été faite pour toi, c’est.. vraiment une couleur qui te va bien. » Une coupe aussi, à croire qu’il n’aurait vraiment pas pu mieux la choisir. Pour peu, Carl se jetterait presque des fleurs. « Est-ce que tu souhaites que je me maquille différemment ? » C’est à l’artiste qu’elle le demande, et c’est donc l’artiste qui s’emploie à lui répondre. « Oh, pas la peine. C’est joli ce que tu portes, ça me convient très bien. » Et cela ira surtout avec toutes les tenues prévues aujourd’hui, au cas où il douterait encore du fait que Naomi a pensé à tout. « Je peux attacher mes cheveux aussi, si ça t’arrange. » Elle se souvient certainement de son petit faible pour les cheveux relevés dévoilant sa partie préférée chez une femme, l’une des toutes premières choses que le garçon lui avait confiées. Si sa préférence n’a pas évolué, Carl tente toutefois de la mettre de côté. « Peut-être plus tard ? Pour commencer j’imaginais vraiment tes cheveux relâchés sur le lit. » Ce qui ne ferme pas la porte à quelque chose de différent par la suite, Carl s’en tient simplement à sa première idée car c’est tout ce qu’on attend de lui : donner à cette séance une direction puis s’y tenir. « Prêt ? » D’un vif hochement de tête, le garçon lui donne son feu vert mais elle ne l’attend pas pour prendre d’ores et déjà possession du lit. De son côté, le valet prend soin d’ajuster une dernière fois son objectif. « Carl ? » Il relève son regard vers elle, puis se rapproche doucement pour l’observer de plus près. « Fais de moi la plus belle de Brisbane, ce soir. » La pression est grande sur ses épaules mais Carl n’a pas le temps de trembler. Il grimpe alors sur le lit et la surplombe déjà sans en attraper le vertige, l’une des craintes qu’il n’avait pas osé formuler. Quant à son équilibre, il s’avère aussi bien meilleur que ce qu’il aurait objectivement pu prédire. « Alors hum.. je veux bien que tu te penches un peu sur le côté avec ton bras pour soutenir ta tête, en repliant légèrement tes jambes aussi. » Le voilà officiellement dans son rôle, dirigeant son modèle avec certes un peu de maladresse, mais pas au point de se sentir ridicule. « Tu peux placer ton autre bras sur ta hanche par exemple, et simplement me regarder ensuite. » Carl tâche de trouver les bons mots pour lui donner une idée de la position qu’il visualise, espérant surtout que Naomi parviendra à le suivre. Et c’est le cas alors que le résultat est à la hauteur de ce qu’il avait en tête, l’amenant à effectuer ses tous premiers clichés dans l’inspiration du moment, sans perdre l’occasion d’essayer même plusieurs angles. « Oui, c’est parfait comme ça. » commente-t-il, les photos s’enchaînant alors pendant que Naomi varie très légèrement les positions en-dessous de lui. Celles de sa tête et de ses mains, mais aussi de ses jambes plus ou moins étendues jusqu’à même l’être entre les siennes. « C’est chouette aussi les vrais modèles, j’arrive pas à croire que j’ai attendu tout ce temps pour m’y mettre. » Mieux vaut tard que jamais dirait-on, et s’il venait de se trouver une nouvelle spécialité à côté des paysages à photographier ? L’expérience méritera peut-être d’être réitérée, Carl se surprend en tout cas à sérieusement y songer. « Bon. C’est suffisant pour cette robe je crois, maintenant tu peux sans doute.. » Garder seulement ce qu’elle porte en dessous ? C’est bien l’idée mais il sent quelque chose s’agiter en lui au moment de le dire, oubliant même que Naomi a fait l’impasse sur un soutien-gorge alors que cela se devine. « Oh, attends. » Sur ces mots, Carl s’abaisse à sa hauteur pour s’agenouiller à ses côtés, l’une de ses mains délaissant son appareil pour se poser tout près d’elle, là où un détail l’interpelle. « Tu as une plume d’oreiller dans les cheveux, mais c’est pas forcément dérangeant. » Il s’interroge en vérité, est-ce que cette plume peut apporter quelque chose à ses photos ? Il ne pourra pas la retirer de celles déjà prises à moins de les retoucher, et s’agace finalement de sa capacité à douter face à de telles broutilles. Soupirant un coup, Carl reporte un regard navré vers Naomi. « J’aimerais vraiment être sûr de moi comme la plupart des photographes tu sais, mais il faut encore que je prenne l’habitude. » D’être celui menant la danse, et de ne consulter que lui-même après avoir passé toute sa vie à s’en remettre aux autres. Son regard se perd alors un instant dans celui de son modèle, oubliant presque l’objet de sa précédente requête. Une tenue un peu plus légère pour la suite, et une posture qu’il ferait sans doute mieux de retrouver en se redressant avant de se perdre entre son rôle de photographe et celui de client.









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Naomi Carlson
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Message(#) Sujet: Re: (naomi #7) an art of observation (naomi #7) an art of observation EmptyMar 23 Jan 2024 - 23:06

Lorsque Carl lui avait confirmé la réservation d’une chambre d’hôtel à l’Emerald en guise de décor  pour leur shooting, Naomi s’était interrogée : était-ce une solution de facilité, ou un prétexte pour se retrouver à deux avec un lit à proximité ? Si l’Irlandais avait été plus entreprenant et confiant, elle n’aurait eu aucun doute quant à l’issue de cette soirée. Mais son manque d’assurance et ses craintes étaient probablement encore trop grandes pour qu’il ne parvienne à s’en affranchir. Ses soupçons furent confirmés à l’instant même où elle lui demandait s’il comptait finir la nuit en sa compagnie ; déjà, ses yeux balayaient le sol en guise d’excuse. « Mais… ? » Encouragea la brune, cherchant à savoir derrière quelle serait la bonne excuse qui le sauverait pour cette fois. Elle ne l’en blâmait pas ; elle avait toujours insisté sur le fait qu’il doive être prêt, et qu’il ne doive rien faire par obligation. « Si tu as payé cette chambre, elle t’appartient momentanément. » Fit remarquer l’escort-girl. Elle haussa les épaules ; elle n’allait pas se lancer dans une tirade pour essayer de le convaincre. Carl était suffisamment grand et mature pour faire ses propres choix, et elle ne voulait pas le voir se braquer inutilement. « Tu as peur que tes collègues apprennent que tu prennes du bon temps, ou tu as peur du qu’en dira-t-on ? » Demanda la brune en cherchant son interlocuteur du regard. Si elle était toujours plutôt discrète quant à ses activités professionnelles, peut-être que certains employés attentifs avaient deviné comment la brune gagnait sa vie. La prostitution était bien sûre interdite — a fortiori dans ce genre d’établissement huppé, qui jouissait d’une solide réputation. Mais si jamais l’un des collègues de Carl venait à découvrir le pot-aux-roses, les deux pourraient arguer qu’ils ne faisaient que prendre des photos, et qu’il n’y avait donc rien de répréhensible à cela. Ça n’aurait d’ailleurs pas été mentir : il y avait en effet peu de chance pour que Carl se laisse séduire ce soir, malgré les magnifiques tenues qu’il avait sélectionnées pour sublimer l’Australienne. De la couleur, des coupes qui mettaient en valeur, et des tissus de qualité : il ne s’était pas moqué d’elle. Elle le lui fit remarquer, et proposa qu’ils se rencontrent à l’occasion d’une séance shopping. « Vraiment ? » Demanda Naomi en arquant un sourcil. Il devait être l’une des exceptions qui confirmait la règle ; l’escort-girl ne se souvenait pas d’avoir rencontré beaucoup d’hommes qui acceptaient volontiers de faire du shopping avec leur petite-amie — sauf peut-être s’il s’agissait de choisir des sous-vêtements, et encore. « Tu ne sais pas dans quoi tu t’embarques. » Plaisanta la brune, même si elle ne pouvait nier son appétence pour le lèche-vitrine. Son péché mignon ? Les chaussures, évidemment. Jolies et élégantes, avec un talon aiguille d’une bonne dizaine de centimètres minimum, de préférence. Mais puisqu’il ne semblait pas craintif, Naomi ajouta : « On en reparlera en temps voulu, dans ce cas. » Et le petit sourire espiègle qu’elle lui adressa en disait long.


Loin d’être échaudée par cet échange, l’escort-girl entreprit de retirer ses vêtements pour enfiler l’une des robes choisies par l’Irlandais. Positionnée face au miroir de plein-pied qui trône à proximité du lit, elle ajusta le tissu pour s’assurer qu’il tombait bien sur ses formes. Elle déposa ses mains sur ses hanches, et se tourna d’un côté puis de l’autre pour observer son profil — qu’elle trouva satisfaisant. Ses jambes semblaient interminables, et sa poitrine était joliment mise en valeur. Ce n’est qu’après ce constat qu’elle s’autorisa à demander son avis à son client, en espérant qu’il apprécierait la vue et serait content de son choix. « Tu me flattes. » Dit-elle en souriant, baissant les yeux pour faire croire à une pointe de timidité. Elle était, en réalité, ravie : le regard de Carl ne la quittait pas des yeux. « Ça me donne un petit côté femme fatale, tu ne trouves pas ? » Demanda-t-elle en arquant un sourcil. « J’aurais dû postuler pour être une James Bond girl, je le savais. » Plaisanta-t-elle, s’imaginant déjà devenir la nouvelle Vesper — la seule, à son sens, qui avait été digne d’intérêt. Elle s’interrogea ensuite sur le maquillage qu’elle portait, et pour lequel elle avait opté par souci pratique. Devait-elle l’assortir à la tenue ? Ou ce nude, joli et discret, conviendrait-il aux attentes du photographe ? Il valida la seconde option, et répondit en même temps à sa question concernant sa coiffure. Le décor était désormais planté ; Carl n’avait plus qu’à prendre son rôle à coeur, et à faire parler ses talents de photographe. Sentant qu’il n’était pas le plus à l’aise dans avec cette nouvelle fonction, elle réclama qu’il fasse d’elle la plus belle de la ville. Et elle avait hâte, honnêtement, de voir le résultat de cette séance : les photographes faisaient souvent parler leurs clichés, mettaient l’accent sur tel ou tel point, sublimaient ou exacerbaient un détail de leur modèle. Que choisirait-il de mettre en valeur ? Qu’est-ce qui allait attirer son oeil, et donc son objectif ? Les questions se bousculaient dans son esprit, tandis qu’il se positionnait au-dessus d’elle et lui donnait ses premiers ordres. Elle se laissa volontiers guider, obéissant sagement aux requêtes formulées par l’Irlandais. Et tandis qu’ils trouvaient leur rythme de croisière, l’Australienne s’autorisa quelques mouvements — de bras, de cheveux, de hanche. Elle se sentait à l’aise dans son rôle de modèle, et sentait que Carl s’épanouissait dans son rôle de photographe. « Pourquoi tu n’as pas testé avant ? » Demanda l’escort-girl, avant de suggérer : « Tu n’as jamais osé, ou ça ne t’avait simplement jamais traversé l’esprit ? » Les deux options lui semblaient possibles. Il décréta que cette première tenue avait fait son temps, et Naomi se redressa sur le lit, prenant appui sur sa main droite. Elle allait se relever pour se changer, quand elle entendit un soupir à fendre l’arme émaner des lippes de l’Irlandais.


Elle lui prit la plume des mains, et l’observa pendant quelques secondes. Alors qu’elle entendait le photographe soupirer, probablement déçu de ne pas l’avoir remarquée plus tôt, les lippes de l’escort-girl s’évitèrent en un sourire espiègle. « Ce n’est rien. » Assura-t-elle en inclinant légèrement la tête. Ses cheveux cascadèrent, et elle les remit machinalement vers l’arrière. Elle approcha la plume du visage de Carl, et vint chatouiller son menton avec. Il ne fallait pas que cet élément perturbateur vienne entacher sa première expérience. « Ne sois pas trop dur avec toi-même. » Dit-elle, alors qu’elle dessinait les contours de la mâchoire de l’Irlandais en un touché aérien, du bout de la plume. « Tu l’as dit : c’est la première fois que tu testes avec un modèle vivant, et la première fois que tu es dans ce décor pour autre chose que le travail. » Il avait déjà fait preuve d’audace et de courage ; n’était-ce pas là une source de satisfaction ? S’il ne l’avait pas rencontrée, aurait-il osé faire ne serait-ce que la moitié de ce qu’il était en train de faire ? Peut-être que oui, peut-être que non. « Tu vas prendre de l’assurance avec l’expérience. » Déclara la brune en inclinant légèrement la tête. Elle s’abstint de lui préciser que cette maxime était applicable à bien des domaines ; il aurait le temps de le découvrir par lui-même. Elle laissa son corps retomber sur le matelas, et tandis le bras pour déposer la plume sur la table de chevet. « On continue ? » Suggéra-t-elle, aucunement échaudée par cet interlude. Elle se redressa pour être à la hauteur de l’artiste, et plongea son regard dans le sien. Il avait l’air quelque peu ennuyé et, pour éviter que la déception ne prenne le dessus, elle l’interrogea pour qu’il se focalise sur un autre sujet : « Tu veux que je change de robe ? » Elle avait encore trois jolies tenues à enfiler. Mais, comme elle le lui avait aussi proposé, elle pouvait aussi rester en  petite culotte ou remettre un soutien-gorge, s’il voulait l’immortaliser presque dénudée. « Je peux aussi simplement la retirer. » Proposa-t-elle à voix basse, comme si elle lui confiait un secret. Elle voulait lui énumérer les possibilités, pour l’encourager à choisir l’option qui le tentait le plus. Si elle ne lui tendait pas la perche, oserait-il lui demander de se dévêtir ? Elle n’en était pas convaincue ; il était encore probablement trop pudique pour cela. Elle fit glisser ses mains dans son dos, et tira lentement sur la fermeture éclair qui maintenait la robe en place en attendant que le photographe lui donne ses prochaines directives. « Continue de me guider ; tu t’en es très bien sorti jusqu’à maintenant. »


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Message(#) Sujet: Re: (naomi #7) an art of observation (naomi #7) an art of observation EmptySam 17 Fév 2024 - 19:23


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@NAOMI CARLSON ☆ CARL FLANAGAN
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C'est un sacré dilemme face auquel Carl se retrouve, et il ne l'avait bêtement pas anticipé. Deux options s'offriront à lui une fois leur séance photo terminée : retourner travailler pour la rejoindre ici un peu plus tard et passer la nuit à ses côtés, ou laisser Naomi profiter de ce grand lit seule tandis qu'il rentrera sagement chez lui. Réserver cette chambre pourrait après tout l'autoriser à y dormir, c'est même ce que Naomi ne manque pas de lui rappeler mais dans cet hôtel, il y a certainement des limites aux libertés que le garçon peut s'octroyer. « Si tu as payé cette chambre, elle t’appartient momentanément. » C'est un fait contre lequel Carl ne peut pas tellement aller et pourtant, il garde en tête son statut de valet et le fait qu'il ne doive pas fréquenter d'aussi près les clientes, selon un règlement si logique qu'il n'a même pas besoin d'être officiellement stipulé. « Tu as peur que tes collègues apprennent que tu prennes du bon temps, ou tu as peur du qu’en dira-t-on ? » S'il baisse lentement la tête c'est peut-être bien parce qu'une part de lui ne l'assume pas totalement, non. Ce n'est pas d'elle dont il a honte, mais bien de lui. Honte que l'on découvre quel genre de débutant il peut être, si désespéré qu'il fait appel à une professionnelle jusque sur son lieu de travail, de quoi lui garantir de longs mois de remarques et de regards curieux si cela devait se savoir. Alors bien sûr, Carl est encore libre de raconter ce qu'il veut mais peut-il réellement arranger la vérité avec une capacité à se trahir comme la sienne ? « Un peu les deux, je crois. » il avoue tout d'abord avant de laisser échapper un soupir, aussi bref soit-il. Ce que ses collègues pourraient en penser lui importe, Carl a passé les trois dernières années de sa vie à fuir une réputation qui lui collait à la peau alors en récolter une nouvelle, à peine plus glorieuse, le garçon n'y tient pas. « Je suis pas censé être ici, pas sur mes heures de travail, et puis.. » Il y a l'autre raison, celle que le garçon admet moins facilement et pour cause, il ne sait pas si ces deux aspects de sa vie personnelle peuvent sereinement se conjuguer. Ses entrevues avec Naomi d'un côté et son intérêt pour une certaine demoiselle, de l'autre. La première ne serait sans doute pas gênée d'apprendre l'existence de la seconde mais le contraire serait-il vrai ? Ce risque, Carl n'est pas certain d'être prêt à le prendre si cela doit aussi signifier anéantir ses chances. « Je sais pas comment je l'expliquerai à mes colocataires, ça m'arrive presque jamais de découcher. » C'est surtout à Adèle qu'il craint de voir l'expliquer en vérité, Chelsea étant déjà au courant pour cette histoire de première fois tarifée et jusqu'à présent, la rousse a heureusement su tenir sa langue. Un pluriel bien commode donc, quand la seule réellement susceptible de remarquer son absence n'est autre que la Shephard, passant depuis quelques temps certaines de ses nuits auprès de lui. Il leur arrive de dormir ensemble, c'est vrai, mais il sera quoi qu'il arrive amené à découcher lorsque les choses s'engageront de façon particulièrement charnelle avec Naomi et ça, il s'agirait tout de même de ne pas l'oublier. C'est alors un regard teinté d'appréhension que Carl relève vers celle-ci, tiraillé quant à la meilleure façon de procéder. « Je compte pas partir comme un voleur tu sais, ça m’empêchera pas de rester une partie de la soirée avec toi. » C’est en tout cas ce qui lui semble être le plus raisonnable car ne prendrait-il pas aussi un risque à partager ses draps, compte tenu de la tentation qu'un tel moment pourrait susciter ? Si la finalité de leurs entrevues est aujourd'hui bien connue, Carl n'est pas tout à fait prêt à franchir le cap que l'on sait quand bien même l'envie est présente, et son but plus proche d’être atteint que jamais. « Vraiment ? » Le garçon sort de ses pensées pour revenir dans cet échange où il est désormais question d'une future séance shopping, rien qui ne puisse en somme le rebuter. « Tu ne sais pas dans quoi tu t’embarques. » Carl en sourit, ça ne peut pas être aussi terrible que Naomi le prétend et cela finira par se vérifier, l'histoire ne dit juste pas encore quand. « Oh tu sais, j’ai connu bien plus effrayant dans ma vie. » souligne-t-il d'une voix amusée, nettement plus détendu qu'il y a quelques minutes. Porter ses sacs et lui donner son avis devrait être dans ses cordes, voilà surtout ce que Carl en conclut de son côté. « On en reparlera en temps voulu, dans ce cas. » Et il hoche simplement la tête, acceptant de remettre ce sujet-là à plus tard car son accord est de toute façon donné, il ne lui manque limite plus qu'à signer.

Les prochaines minutes sont comme une mise à l'épreuve pour Carl, une sorte de test que lui ferait passer l'univers quant à savoir s'il pourra résister à l'envie d'admirer la vue que Naomi peut lui offrir. Un test auquel le bonhomme estime ne pas échouer si l'on considère le respect qu'il s'emploie à ne surtout pas perdre, en laissant à l'escort l'intimité qui lui revient sans trop envahir celle-ci. Disons surtout que ses yeux ne glissent pas longtemps sur ses courbes en comprenant qu'elle se dénudera totalement devant lui s'il n'impose pas lui-même certaines limites, alors même que ce corps qu'il se refuse encore à observer dans sa globalité n'aura bientôt plus aucun secret pour lui. Carl y pense bien sûr, cette perspective reste même bien ancrée dans son esprit mais il évite d'en faire présentement une idée fixe, le but n'étant pas de se laisser perturber par certaines pensées quand une certaine robe y parvient déjà très bien, à en juger son effet immédiat sur lui. « Tu me flattes. » Il dit surtout très honnêtement ce qu'il en pense, à savoir que cette première tenue la rend absolument divine car pourquoi s'en cacher, quand il peut en plus s'accorder le mérite de l'avoir aussi bien choisie ? « Ça me donne un petit côté femme fatale, tu ne trouves pas ? » Bien forcé de lui donner raison sur ce point que personne ne pourrait contester, Carl hoche énergiquement la tête sans pouvoir à nouveau s'empêcher de l'admirer. Cette robe est une formidable invention mais Naomi n'est elle-même pas en reste car il faut une silhouette aussi renversante que la sienne pour obtenir un tel rendu et cela donne sacrément hâte au garçon de débuter ses photos puisque l'inspiration, elle, est déjà au rendez-vous. « J’aurais dû postuler pour être une James Bond girl, je le savais. » S'il n'a pas la prétention d'être un grand connaisseur, Carl saisit tout de même la référence en ne pouvant qu'imaginer Naomi incarner un tel rôle avec succès – car de quel homme ne ferait-elle pas tourner la tête, agent secret ou non. « T'aurais pas été ridicule du tout, ça c'est sûr. » Carl préférait pourtant l'imaginer sous les traits d'une certaine aventurière mais il ne rappellera pas sa fascination pour Lara, la comparaison ne l'ayant pas totalement convaincue. Et qu'importe finalement à qui elle ressemble le plus car c'est sa muse qu'elle est aujourd'hui avant tout, son œil affuté et ses gestes soignés témoignant du sérieux que Carl peut investir dans son rôle une fois la séance débutée. Il dirige alors les choses telles qu'il peut les sentir, laissant parler son instinct de photographe et peut-être même celui d'artiste, comme s'il avait une vision pour le moins précise de ce qu'il désire. Et c'est le cas, Carl visualise ses clichés avant même de les capturer, guidant Naomi d'une pose à une autre tout en appréciant les touches personnelles que celle-ci peut y apporter. L'exercice a encore tout d'inédit mais le garçon y prend déjà goût, découvrant une nouvelle façon de faire qui n'est sûrement pas pour lui déplaire et ce, au point de regretter de ne pas s'être laissé tenter plus tôt par un tel exercice. « Pourquoi tu n’as pas testé avant ? » Il aurait pu, y a même plus d'une fois songé mais pour ça comme pour bien d'autres choses hélas, c'est en partie le courage qui lui a manqué. « Tu n’as jamais osé, ou ça ne t’avait simplement jamais traversé l’esprit ? » La première option est évidemment la bonne, comme il vient timidement le confirme. « Oh si, j'y pensais déjà. Mais j'imagine que je capturais des paysages par habitude et par confort, parce que c'était plus facile que d'essayer un autre registre pour lequel je serais peut-être moins doué. » Du Carl tout craché, éternel grand adepte de la facilité. « C'est très différent en terme de technique, j'avais déjà du mal à apprécier mon travail avant alors bon, tu imagines. » C'était un risque à prendre pour un garçon qui ne se trouvait déjà aucun talent, autant dire que Carl avait besoin d'un déclic ainsi que d'une personne prête à se soumettre à l'exercice, préférable il faut l'avouer. « Et j'avais pas forcément le bon modèle pour ça non plus, avant toi j'avais quasiment montré mes photos à personne parce que je pratiquais beaucoup dans mon coin. » Ce qu'il a désormais le mérite de faire un peu moins, quand bien même Carl n'est pas près d'exposer fièrement ses photos. Et si celles du jour changeaient enfin la donne ? Il n'y a plus qu'à l'espérer, aussi sûr soit-on qu'elles ne seront pas à mettre entre toutes les mains.

Il faut toutefois un intrus pour troubler légèrement les choses, celles-ci se déroulant jusqu'ici un peu trop bien. « Ce n’est rien. » Une plume, c'est ce qui parvient à le déconcentrer sans que Carl ne sache dire si son apparition peut faire office d'ajout intéressant à ses photos. Si Naomi désamorce sans attendre la chose et s'amuse même à le titiller avec sa trouvaille, le garçon se laisse en réalité gagner par de vilains doutes en réalisant qu'il faut encore bien peu de chose pour avoir raison de la moindre fierté qu'il peut se vouer. S'épanouir dans son rôle était de toute évidence trop beau, Carl ne met pas longtemps à complexer sur son peu d'expérience et sur l'assurance dont il aimerait faire preuve lorsqu'il entreprend quelque chose, loin de battre des records d’aisance et de confiance dès qu'il saisit la première occasion pour se comparer à d'autres. « Ne sois pas trop dur avec toi-même. » La plume effleure toujours ses traits et sa douceur n'a pas grand-chose à envier à celle teintant au même instant les paroles de Naomi. « Tu l’as dit : c’est la première fois que tu testes avec un modèle vivant, et la première fois que tu es dans ce décor pour autre chose que le travail. » Ce n'est pas rien quand il y pense, n'est-ce pas d'ailleurs la preuve que Carl progresse et sort chaque jour un peu plus de sa zone de confort ? Le voir sous cet angle peut être séduisant, il est vrai. « Tu vas prendre de l’assurance avec l’expérience. » Naomi en semble convaincue, comme s'il s'agissait là de la seule évolution possible des choses et cette remarque inspire au garçon une question, plutôt timide. « C'est valable pour tout tu penses ? » Elle pourra saisir à son regard que tout concerne aussi leurs moments plus intimes, durant lesquels Carl aimerait être capable de prendre des initiatives sans être constamment freiné par sa maladresse ou ses complexes. Est-ce que cette autre expérience peut également faire de lui un garçon plus assuré, et peut-il même espérer profiter du savoir-faire d'une experte pour ne pas rester un débutant trop longtemps ? Voilà qu'avec tout ça, Carl en oublierait presque sa mission première. « On continue ? » Son regard retrouve celui de Naomi à qui il vient doucement sourire, confirmant en silence que son intention n'est aucunement d'avorter cette séance. « Tu veux que je change de robe ? Je peux aussi simplement la retirer. » Le choix lui est ainsi laissé et Carl mentirait s'il disait ne pas grandement hésiter. D'un côté il y a ces autres robes qu'il lui tarde de voir sur elle et de l'autre cette petite tenue qu'elle pourrait uniquement garder, attiré par l'idée de photos un peu plus osées. Une preuve de plus que le garçon se noierait facilement dans un verre d'eau, ses yeux se raccrochent alors à ceux de l'escort tandis qu'une envie grandit en lui, le tout étant maintenant d'oser l'énoncer. « Continue de me guider ; tu t’en es très bien sorti jusqu’à maintenant. » Le bruit de la fermeture s'abaissant lentement affole un peu plus ses pensées et c'est après un silence de quelques secondes que Carl annonce : « Je veux bien que tu la retires alors. » Et qu'elle reste en l'occurrence en sous-vêtements pour les prochaines photos, c'est tout du moins ce que Carl a en tête avant qu'un détail ne le fasse sursauter. Tout semble indiquer que Naomi s'est un peu plus tôt défaite de son soutien-gorge lorsqu'il avait le dos tourné, et c'est donc une solution que le garçon tente déjà de trouver. « Oh, hum.. tu peux utiliser le drap pour cacher le haut, je crois même que ça apporterait quelque chose à la photo. Tu penses que.. tu arriverais à le tenir d'une seule main ? » Pas évident de détailler le genre de pose lui venant à l'esprit mais Carl fait pour autant de son mieux, laissant ensuite Naomi retirer sa robe derrière le drap alors que celui-ci cache ce qui doit l'être – pour ne pas nommer une poitrine plus vraie que nature. Reprenant son appareil, le garçon se hisse à nouveau sur ses deux jambes pour l'immortaliser sous différents angles car l'inspiration l'anime toujours autant. « J'adore. Le blanc ressort vraiment bien sur ta peau. » C'est pourquoi il est convaincu que la robe de la même couleur lui ira également à ravir, quand bien même elle ne sera pas forcément la prochaine sur sa liste. « Naomi ? Hum, regarde-moi comme si tu voulais me.. séduire. » souffle-t-il sans être tout à fait certain des mots qui lui viennent, alors que face à lui Naomi n'a pas à se faire prier pour se rendre deux fois plus enjôleuse. Son regard perçant le saisit à travers l’objectif et un frisson lui traverse même l'échine, loin d'être insensible aux charmes ravageurs de l'escort et d'une silhouette partiellement dénudée qui ne l'aide pas à refroidir ses pensées. « Bon, je crois que là même mon appareil a chaud. » Derrière son petit rire, nerveux au possible, Carl tâche de rester concentré du mieux qu'il le peut mais impossible de nier l'effet des dernières photos sur lui, ses mains moites en donnant à elles seules une assez nette idée. Le bon moment pour faire une pause avant que son esprit ne surchauffe, sans doute.









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Naomi Carlson
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le fruit défendu
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Message(#) Sujet: Re: (naomi #7) an art of observation (naomi #7) an art of observation EmptyLun 1 Avr 2024 - 14:41

Naomi n’était pas surprise par la réaction de Carl : en lui demandant s’il comptait rester et passer la nuit avec elle, elle était quasiment sûre d’avoir droit à un refus. Seulement, elle s’interrogeait : pour quelle raison s’obstinait-il à la fuir ? Craignait-il qu’elle se montre trop entreprenante ? Trop insistante ? Craignait-il ses propres réactions ? Son manque d’expérience ? L’escort-girl n’ignorait rien de ses troubles et de ses inquiétudes ; il avait été franc d’emblée, et elle avait su dans quoi elle s’engageait quand elle avait accepté cette relation presque suivie avec lui. « C’est dommage. » Concéda la brune en haussant les épaules, déplorant le fait qu’il soit si sensible au qu’en dira-t-on. C’était un simple constat, dénué de jugement : il était difficile de s’affranchir des racontars extérieurs. Carl n’avait besoin de personne pour lui mettre des bâtons dans les roues ; il le faisait très bien tout seul. « Tes colocataires ? » Répéta-t-elle, un peu surprise. Elles étaient absentes, lorsque l’Irlandais avait invité l’escort-girl chez lui. « Je ne savais pas que vous étiez proches au point de tout vous dire. » Elle songea à sa propre relation avec AJ, et à leur projet d’aménager ensemble. Devrait-elle, elle aussi, se montrer transparente à l’égard de son meilleur ami ? Elle n’y comptait pas, et n’en attendait pas moins d’AJ : tous les deux avaient droit à leur vie privée. Mais le jeu était peut-être biaisé parce qu’ils avaient eu une relation, par le passé. Elle esquissa un sourire léger lorsqu’il lui fit remarquer que, même s’il ne comptait pas partager ses draps cette nuit, il prendrait le temps nécessaire avec elle. « Tu feras comme tu veux, comme tu le sens. » Déclara-t-elle simplement, avec douceur, avant d’enchaîner : « Il n’y a aucune obligation. » Ils étaient liés par un contrat tacite. C’était lui le client, lui qui choisissait ce qu’il voulait, lui qui réclamait ce dont il avait envie. Naturellement, elle le bousculait parfois pour ne pas qu’il s’installe dans une routine qu’il maitriserait de bout en bout. Elle le challengeait, pour qu’il sorte de sa zone de confort et qu’il ne s’endorme pas sur ses acquis. Ce soir, elle verrait jusqu’à quel stade elle pourrait aller sans qu’il ne se braque.


Pour Naomi, enfiler une robe magnifique et de jolis escarpins n’était pas un exercice nouveau. Sans aller jusqu’à dire qu’elle avait l’habitude, cela lui arrivait assez régulièrement, notamment avec des hommes d’affaires qui souhaitaient impressionner leurs interlocuteurs. Leurs demandes étaient d’ailleurs souvent les mêmes : mettre une robe sexy sans être vulgaire, afficher un sourire  enjôleur et mutin, et papillonner des yeux pour donner un semblant de sentiment de séduction. Elle savait que, pour ces clients-là, elle était un argument marketing. Un trophée que l’on exhibait fièrement, et qui faisait saliver d’envie les autres. Une poupée que l’on pouvait manipuler à sa guise, et que l’on pouvait baiser sans qu’elle n’y trouve jamais rien à redire. En compagnie de Carl, les cartes étaient redistribuées. Elle n’était plus uniquement la professionnelle qui allait s'occuper de lui. Elle n'était plus seulement le morceau de viande sur lequel on pouvait loucher, ni le corps que l’on pouvait toucher à sa guise. Il la considérait d’égal à égal, et elle était sincèrement surprise qu'il soit capable d’occulter ses antécédents avec la gent masculine pour se focaliser sur les moments qu'ils passaient ensemble. Ainsi vêtue de sa robe rouge, elle se sentait belle et désirable, mais aucunement dévalorisée par un regard d'homme trop insistant. Le photographe la couvait des yeux, et elle se plongea volontiers dans son nouveau rôle de modèle. Dissimulé derrière son appareil, l’Irlandais avait gagné en assurance. Dans un silence presque religieux, il immortalisait son nouveau décor, mouvant cette fois-ci. Il n’était pas soumis aux aléas de la lumière et du temps ; il lui suffisait de réclamer pour que Naomi s’exécute. Elle profita de ce moment privilégié pour l’interroger sur sa passion, et elle esquissa un sourire. « Le jour où tu auras confiance en toi, ta vie changera radicalement. » Fit-elle remarquer, alors qu’elle inclinait légèrement la tête pour offrir un nouvel angle de vue au brun. En avait-il au moins conscience ? Rien n’était moins sûr. Mais Naomi était optimiste : elle espérait que, au fur et à mesure de leurs rencontres, Carl deviendrait plus sûr de lui. Ou, à défaut, moins craintif. « Tu parles au passé. Est-ce que tu commences à apprécier la qualité de tes photos ? » Demanda-t-elle en passant une main dans ses cheveux, pour les rejeter derrière ses épaules. « Avant moi. » Répéta-t-elle en arquant un sourcil. « Est-ce que cela signifie que tu les as montrées à d’autres personnes ? » Demanda-t-elle, alors qu’un sourire malicieux venait étirer ses lèvres. Avait-il été rassuré par ses réactions, au point de se sentir suffisamment en confiance pour dévoiler son travail à d’autres ? Elle l’espérait : Carl avait beau être bourré de complexes, il n’en restait pas moins talentueux. « En tout cas, j’ai hâte de voir le rendu de cette séance. » Admit-elle avec un sourire malicieux. Elle était convaincue que le résultat serait satisfaisant. « Je compte sur toi pour m’organiser un petit vernissage en bonne et due forme. » Plaisanta-t-elle, en se laissant basculer sur le matelas. Elle savait que l’Irlandais conserverait précieusement ces premiers clichés, d’un autre genre. Qu’il les garderait pour lui, presque jalousement, comme un trésor. Un trésor qu’il accepterait de partager avec la principale concernée, ni plus, ni moins.


« Oui. » Répondit simplement la brune en inclinant légèrement la tête. Les premières fois, tous domaines confondus, étaient rarement un succès retentissant. Cela n’empêchait pas de ressentir de la satisfaction, évidemment : mais la pratique, l’habitude, l’entraînement étaient des points à ne pas négliger quand on voulait s’améliorer. « Y compris pour ce que tu as en tête. » Ajouta-t-elle avant de glisser ses mains dans ses cheveux. Elle s’y arrêta, et massa son cuir chevelu pendant quelques secondes. Elle le sentait tendu, et déçu. Elle pencha la tête vers lui, et déposa son front contre le sien. « Il n’y a pas d’enjeu. » Murmura-t-elle pour rompre le silence, alors que ses doigts caressaient désormais sa nuque. « Ferme les yeux, et arrête de te torturer l’esprit. » Ordonna-t-elle d’une voix douce, avant de poser chastement ses lèvres sur sa tempe, sa joue, son nez, et finalement ses lèvres. Elle n’était pas idiote : elle savait bien que la question qu’il se posait était avant tout destinée leur rapprochement physique. Elle se sépara rapidement de Carl, et lui proposa de poursuivre leur séance photo. Devinant que l’Irlandais avait été quelque peu remué par cette plume, Naomi l’aiguilla le temps à travers quelques questions le temps qu’il retrouve ses esprits. « Ça devrait pouvoir se faire. » Elle n’excluait pas la possibilité d’un accident de drap, mais ferait au mieux pour l’éviter. Inutile de rajouter de l’embarras au stress ; l’Irlandais avait suffisamment à faire avec ses émotions. Une foi prête et correctement positionnée, elle hocha la tête, acceptant de se prêter au jeu du photographe. Docile, elle se laissait guider et dicter sa conduite sans piper mot, plaçant en Carl une confiance aveugle — qui devait sans doute résulter de leur proximité. Il n’était pas qu’un homme de passage, pas un client comme un autre : il était celui qu’elle fréquentait assidument, celui avec lequel elle était patiente, celui qu’elle bichonnait pour qu’il ne se sente pas trop submergé tant par ses émotions que ses angoisses. L’escort-girl bougea légèrement pour s’asseoir dans le lit, tout en maintenant toujours le drap contre sa poitrine dénudée. Il voulait de la séduction ? C’était dans ses cordes. Elle releva ses prunelles claires vers lui, fixant avec intensité l’objectif, comme pour le transpercer. Elle avait pour espoir d’être subjuguante, hypnotisante, et de réussir à occulter le décor dans lequel elle évoluait. Loin d’être intimidée par la situation, Naomi se redressa sur ses genoux, sans rompre le contact visuel avec l’artiste. Elle enchaîna les moues boudeuses et autres sourires discrets, inclinant tantôt la tête à gauche, tantôt à droite, alors que Carl capturait pour l’éternité ces moments précis dans un silence religieux. Les lippes de Naomi s’étirèrent avec malice lorsqu’il lui fit savoir qu’il avait vraisemblablement obtenu ce qu’il voulait, et qu’elle avait tenu son rang de séductrice. « Mission accomplie, alors. » Répondit l’escort-girl avec un sourire amusé, sans prendre conscience du trouble dans lequel le photographe était, lui aussi. Elle fit le tour de son buste avec le drap, et se redressa en veillant de ne pas trébucher en marchant jusqu’à ses affaires. De là, elle fouilla dans son sac pour en extirper des sous-vêtements blancs, qu’elle fit danser devant les yeux de Carl. « Ça te convient comme couleur pour la suite ? » Elle resta immobile pendant quelques secondes, puis gloussa devant son air ébahi. Visiblement, le valet de chambre n’était pas en mesure de réfléchir, ni même de prendre une décision. « Je vais me changer. Si le décor t’inspire, tu es le bienvenu à la salle de bain. » Déclara-t-elle sur un ton badin. Elle s’éloigna jusqu’à la pièce attenante à la chambre à coucher, et ronronna de plaisir en constatant à quel point elle était spacieuse. Douche à l’italienne, grande baignoire, et de l’espace pour disposer ses affaires : le rêve, pour une Naomi qui vivait dans un appartement ridiculement petit. Elle espérait pourtant que cela ne soit plus qu’un mauvais souvenir dans peu de temps : AJ prospectait activement pour leur trouver un endroit où ils pourraient vivre ensemble. En tout bien tout honneur : il y avait bien longtemps que leur histoire avait pris fin, mais leur entente était restée la même. Elle enfila finalement le bas de son sous-vêtement blanc, et réalisa qu’elle avait oublié la pièce principale dans la chambre. « Carl ? » Dit-elle en passant la tête dans l’embrasure de la porte de la salle de bain. Elle avait veillé à ce que son corps dénudé soit dissimulé par la porte, n’étant pas certaine que son client soit prêt à la voir ainsi révélée… même s’il devrait impérativement s’y confronter, tôt ou tard. « J’ai oublié la robe. Tu peux me la donner, s’il te plait ? » Elle tendit la main, prête à attraper sa prochaine tenue. L’artiste se mua en assistant costumier, et Naomi déposa ses lèvres sur sa joue pour le remercier lorsqu’il lui tendit la robe. Elle l’enfila aussitôt, et vérifia que la coupe tombait bien sur ses courbes. Elle observa son reflet dans le miroir, et un sourire satisfait glissa sur ses lèvres. Le décolleté était suggestif sans être vulgaire, ses jambes étaient soigneusement mises en valeur, et le drapé qui tombait à l’arrière de la robe était élégant. Carl ne s’était pas trompé dans son choix : Naomi se sentait belle et désirable. Elle passa une main dans ses cheveux et, convaincue par son apparence, retourna dans la pièce principale. « Ton appareil photo a retrouvé ses esprits ? » Interrogea la brune avec un sourire amusé, alors qu’elle faisait quelques pas dans la chambre. Elle se positionna face à l’Irlandais, et fit un tour sur elle-même pour lui donner un aperçu à 360 degrés. « Tu en penses quoi ? Ça t’inspire, l’artiste ? » Demanda-t-elle sur un ton badin, alors que ses yeux semblaient la scanner de haut en bas. Était-il en train de remettre en cause son choix de tenue ? Ou son esprit était-il déjà en train de se projeter sur la façon dont il allait la photographier ? « Si… Si elle ne te plait pas, je peux changer, tu sais. » Déclara-t-elle, espérant le faire réagir. « Il n’y a pas d’obligation. » Cette séance photo était un exercice nouveau, mais ne devait en aucun cas devenir un sujet déplaisant, tant pour l’escort-girl que pour l’artiste. Il n’y avait pas d’enjeu, et aucune contrainte : ils étaient les maîtres du jeu. « Sauf pour notre traditionnel selfie. » Ajouta Naomi avec un sourire léger et encourageant, alors qu’elle se rapprochait de l’Irlandais. Ils n’avaient jamais dérogé à cette étrange règle qu’ils avaient instauré, dès leur premier rendez-vous : un selfie à chaque fois qu’ils se croisaient.


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Message(#) Sujet: Re: (naomi #7) an art of observation (naomi #7) an art of observation EmptyMer 17 Avr 2024 - 19:59


☾ an art of observation
What are you looking at? Strike a pose. Look around, everywhere you turn is heartache, it's everywhere that you go. You know you can do it, all you need is your own imagination. So use it, that's what it's for. Go inside for your finest inspiration, your dreams will open the door. Beauty's where you find it, not just where you bump and grind it.
@NAOMI CARLSON ☆ CARL FLANAGAN
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Plus il prend le temps d'y réfléchir, et plus la perspective de passer la nuit dans cette chambre lui semble risquée sous bien des points de vue. C'est Carl lui-même qui a tenu à organiser cette séance photos dans un hôtel qu'il peut se vanter de connaître, mais le garçon réalise peut-être bien que ce choix initialement voué à le mettre à l'aise est aussi l'une des raisons l'empêchant de se sentir tout à fait libre. Il n'est pas un client entre ces murs, il est un valet de chambre soucieux de faire correctement son travail pour ne pas bêtement risquer de le perdre, et c'est évidemment ce que Carl s'imagine dans l'hypothèse où l'on apprendrait à quoi il s'adonne dans le dos de ses supérieurs – et ce, malgré la confiance placée en son collègue censé le couvrir et les précautions qu'il a prises, rendant sa trace par ici quasiment imperceptible. Il n'y a aucune raison que quiconque ait vent de ses activités secrètes avec Naomi et d'une séance qui n'est par ailleurs pas un crime, mais Carl reste fidèle à lui-même en songeant à tous les scénarios possibles. « C’est dommage. » Son regard remonte vers elle avec une pointe d'appréhension, et il n'est pas difficile de deviner ce que le bonhomme peut craindre à cet instant : la décevoir, sans grande surprise. Il n'a pas envie que ce rendez-vous laisse Naomi sur sa faim mais il ne peut pour autant pas lui promettre qu'ils partageront ce lit à l'arrivée, car ce serait faire abstraction d'une autre raison que Carl finit là encore par avouer. « Tes colocataires ? » Oh, il pourrait à vrai dire employer le singulier compte tenu de ses rapports privilégiés avec l'une d'elles, et d'une amitié qui n'en revendique pas vraiment l'étiquette dans sa tête. C'est un autre regard dont le garçon se soucie et il n'est pas sans importance, car Adèle est celle avec qui Carl a pris l'habitude de dormir dans une suite naturelle des choses. Il ne peut donc pas découcher sans le lui dire, et lui expliquer pourquoi l'obligerait sans doute aussi à lui mentir car passer la nuit avec une autre, sans même préciser le statut de celle-ci, n'est pas une chose dont Carl prévoit de se targuer face à la concernée. « Je ne savais pas que vous étiez proches au point de tout vous dire. » Ce n'est pas le cas avec Chelsea, avec tout le respect qu'il a pour la rouquine, et c'est ce qu'il vient finalement rectifier. « Je suis, hum.. proche d'une en particulier. » admet-il, en s'efforçant de toutes ses forces de ne pas rougir. « Plutôt très proche même, alors je pourrai pas disparaître toute une nuit sans qu'elle le remarque. » Pas alors que la Shephard le rejoint très souvent dans son lit, car trouver une bonne excuse risque d'être difficile. Il n'a pas un travail susceptible de le retenir pour la nuit, ni d'urgence familiale capable de lui tomber dessus avec un père refusant de le voir. Sentant toutefois que cette histoire a de quoi le faire passer pour un lâche, Carl en vient à ajouter : « Pas ce soir mais une prochaine fois, c'est promis. » Quand il aura en l'occurrence un peu mieux préparé son alibi, et quand le lieu lui permettra aussi de lâcher véritablement prise. Carl ignore où il en sera à ce moment-là mais il sait par contre qu'il finira par se glisser dans les mêmes draps que Naomi, ce point-là de l'histoire n'étant pas négociable et les rendez-vous écoulés s'avérant malgré tout encourageants pour qu'il ne soit plus très loin du grand saut qui l'attend. Ce n'est que partie remise, laisse-t-il silencieusement entendre dans un petit sourire. « Tu feras comme tu veux, comme tu le sens. » Ce qu'il ne fera pas, c'est en tout cas prendre la fuite aussitôt leur séance photos terminée car ne pas y dormir ne l'empêchera pas de profiter un moment de cette chambre avec elle, tant que Carl sait où placer ses limites. « Il n’y a aucune obligation. » Comme toujours avec Naomi, et ce n'est pas aujourd'hui que Carl prétend le découvrir. Il sait qu'elle ne lui imposera rien et cela veut bien dire que les cartes sont entre ses mains, en attendant qu'il endosse son rôle du jour et honore ses tous premiers clichés d'un nouveau genre.

Un rôle qui ferait presque pousser des ailes au garçon, dont la posture change dès l'instant où ses mains s'animent autour de son appareil pour faire aussi bien fonctionner ses yeux que son esprit, les deux se combinant à mesure que l'inspiration le guide. Carl n'a pas à forcer pour que cette chambre et les tenues choisies lui donnent des idées, rien de bien étonnant pour quelqu'un de très imaginatif, mais le plus gros du challenge réside avant tout dans le fait d'oser mener la danse malgré un cruel manque d'assurance et dans cet exercice, il semble même que le garçon s'en sorte bien mieux qu'il ne l'aurait prédit. C'est lui qui dirige, lui qui indique à Naomi quoi porter et comment se placer, et lui qui donne à ses photos l'aspect qu'il désire, un éventail de pouvoirs presque trop grand pour des épaules comme les siennes et pourtant, Carl maitrise. Ses mains ne tremblent pas en tenant l'appareil, ses yeux parviennent quant à eux à se focaliser sur son modèle et sa concentration est à la hauteur du cœur qu'il peut y mettre, car il ne fait aucun doute que Carl accorde à cette séance toute l'importance qu'elle mérite. Élargir ses horizons en tant que photographe ne peut être que symbolique quand on s'est limité à capturer des paysages jusqu'ici, un choix que le garçon associe volontiers à une facilité trop souvent recherchée et à des risques qu'il était bien moins disposé à prendre, de peur de se rater. « Le jour où tu auras confiance en toi, ta vie changera radicalement. » Il ne peut que s'en douter Carl, en plus de fortement espérer que cette confiance finisse réellement par venir jusqu'à lui. Sans forcément devenir ami avec son reflet du jour au lendemain, le garçon gagnerait à s'affirmer pour ne pas passer le restant de sa vie à s'excuser d'exister car c'est épuisant, en vérité. Le fameux jour dont Naomi parle n'est certes pas demain, mais elle ne semble au moins pas douter qu'il arrivera. « J'imagine que c'est génial de se sentir bien dans sa peau et dans sa tête, oui. » Que l'air doit être nettement plus respirable, que le ciel doit aussi paraître bien plus bleu et qu'une journée doit bien mieux commencer quand on ne perd pas un temps infini à se demander quelle tenue porter avant de se persuader que de toute façon, rien ne lui ira. Il ne demande pas à battre des records de confiance en lui Carl, juste à se sentir capable et légitime, peu importe dans quoi. « Mais.. j'ai quand même un peu progressé, pas vrai ? » questionne-t-il, subitement inquiet que cela ne se remarque pas assez. Naomi se souvient forcément du garçon qu'il était lors de leur premier rendez-vous, un contraste dont même lui parvient à se rendre compte avant d'évoquer les rapports autrefois compliqués avec ses photos, relatifs à des capacités que Carl ne réussissait pas à s'accorder. « Tu parles au passé. Est-ce que tu commences à apprécier la qualité de tes photos ? » Rien n'échappe à Naomi, et c'est avec un début de sourire qu'il confirme : « Je crois que oui, un peu. Je me suis même surpris à en admirer quelques unes, l'autre jour. » Ce qui le rend assez fier, à l'image de ses lèvres s'étirant de plus belle. Il ne déteste plus son travail et c'est un sacré pas de franchi, de quoi potentiellement l'amener à montrer un peu plus souvent ces photos autour de lui, ensuite. « Avant moi. Est-ce que cela signifie que tu les as montrées à d’autres personnes ? » Carl remue doucement la tête, sous-entendant qu'il a peut-être bien fait une petite exception pour elle. « Non, t'es toujours la seule à les avoir vues en dehors de mon frère, vu que lui ça compte pas vraiment. Et celles d'aujourd'hui resteront entre nous bien sûr, je me permettrais jamais de les montrer à quelqu'un. » D'autant plus si certaines se font dans une tenue pour le moins légère, des photos que le garçon gardera précieusement pour que ce moment ne leur soit pas volé, aussi certain soit-il que Naomi en recevra ses propres exemplaires. « En tout cas, j’ai hâte de voir le rendu de cette séance. » Le jeune photographe partage son impatience, alors il ne lui faudra pas longtemps pour les traiter et les développer – tout professionnel se devant de passer par l'étape de la retouche, pour y ajuster le cadrage, les couleurs ou les lumières. Naomi, elle, ne subira toutefois aucune correction tant elle est déjà parfaite. « Je compte sur toi pour m’organiser un petit vernissage en bonne et due forme. » Et s'il la prenait au mot, là-dessus ? Une chose est sûre, Carl partagera avec elle le fameux résultat qu'elle sera aussi la seule à voir, car ce premier projet est définitivement à part.

Gagner progressivement en assurance serait en tout cas dans ses cordes s'il en croit les paroles de l'escort, et de tels mots éveillent déjà certaines interrogations chez le jeune photographe. Il se rêve en garçon un peu plus hardi, certes, mais mentirait s'il disait ne pas aspirer aussi à l'être dans différents domaines. « Oui. » lui garantit alors Naomi, en le voyant sans doute parfaitement venir. « Y compris pour ce que tu as en tête. » Et inutile de préciser ce qui peut effectivement occuper son esprit, car il n'est pas difficile de saisir quel autre genre d'assurance Carl voudrait arborer. Il en sera bientôt question avec elle, de ces choses que le garçon voudrait être capable de faire sans se poser de question afin d'être pleinement dans le feu de l'action mais les doigts de Naomi parcourant sa chevelure semblent présentement l'inviter à ne pas s'en préoccuper. « Il n’y a pas d’enjeu. Ferme les yeux, et arrête de te torturer l’esprit. » Ce n'est pas le lieu ni le moment de songer à leur ultime rapprochement et à tout ce que Carl espère régler avec lui-même d'ici là alors il ferme les yeux puis soupire doucement, le temps de faire le vide dans ses pensées pour pouvoir ensuite se reconcentrer sur l'exercice. « Pardon, je réfléchis trop. » Et il ne désespère pas de le faire beaucoup moins lors du grand soir, lorsque le désir qui grondera en lui devrait tout balayer sur son passage. Il commence peut-être bien à y croire Carl, aux capacités qu'il se découvrira ce jour-là parce qu'il peut déjà prédire que son corps ne répondra plus de rien, chaque rendez-vous lui permettant de franchir un pas supplémentaire vers l'intimité qui le guette et sa prochaine requête risquant elle-même de mettre à rude épreuve ce qu'il s'efforce encore de contenir. « Ça devrait pouvoir se faire. » La prochaine pose s'annonce osée car un simple drap recouvre désormais sa poitrine, Carl ne pouvant pas ignorer de son côté ce qui se trouve sous celui-ci. En dehors même de cette idée, ce sont aussi les jeux de regards de Naomi qui menacent de lui faire perdre le fil de cette séance tandis que ses doigts tenant l'appareil se font de plus en plus fébriles, à l'image de ses yeux noisette qui ne peuvent s'empêcher de capter ceux de son modèle à travers l'objectif. Il fait d'un coup assez chaud dans la pièce, à moins que Carl ne soit surtout très réceptif au rôle de séductrice que Naomi remplit à merveille, au point de promettre des photos à la hauteur de son effet sur lui. Il en est satisfait mais ne peut pas nier que la température vient de monter, ce qui en dit assez long sur leurs futurs moments à deux entre les murs d'une autre chambre. « Mission accomplie, alors. » Il ne doutait pas qu'elle le serait en la lui confiant mais Carl s'est finalement laissé prendre au piège, en surestimant possiblement un peu son côté professionnel. Disons que ses pensées ne le seront pas restées, elles. « Ça te convient comme couleur pour la suite ? » Encore pas mal troublé, c'est un regard pour le moins confus que le garçon pose sur les sous-vêtements que Naomi agite devant lui. La couleur lui plait, les détails aussi mais le formuler s'avère de toute évidence un peu plus laborieux. « Hum, c'est.. très bien, oui. » En espérant que cela lui suffise, ce qui semble être heureusement le cas. « Je vais me changer. Si le décor t’inspire, tu es le bienvenu à la salle de bain. » Carl a beau être dans un état second, ces mots ne tombent pas dans l'oreille d'un sourd et les prochaines minutes pourraient bien le prouver. Il y passera une tête puisque Naomi l'y invite mais ne le fera que lorsqu'elle se dira prête, à moins que...

« Carl ? » C'est comme si le fait d'entendre son nom le faisait brusquement tomber de son petit nuage, alors même qu'il aurait du mal à estimer combien de temps l'escort a pu s'absenter. « J’ai oublié la robe. Tu peux me la donner, s’il te plait ? »« Tout de suite ! » s'exclame-t-il, emportant sans attendre la robe qu'elle n'a pas encore eu l'occasion de porter tout en se faisant la réflexion qu'elle sera divine sur elle, en admettant qu'une seule tenue dans le monde puisse ne pas lui aller. « Et voilà. » Positionné sur le côté de la porte, Carl tend avec précaution la fameuse robe pendant que ses yeux font en sorte de ne pas en voir plus qu'ils ne le doivent, un soin également pris par Naomi pour le préserver d'une vue qui pourrait lui faire perdre le peu de moyens qui lui restent. Les minutes écoulées ont toutefois permis au photographe de retrouver sa lucidité, un laps de temps de toute évidence nécessaire pour rassembler ses esprits. « Wow. » souffle-t-il avec spontanéité lorsque Naomi le retrouve dans la chambre, parée d'un somptueux tissu qui épouse remarquablement bien sa silhouette. « Ton appareil photo a retrouvé ses esprits ? » La question l'amuse comme son sourire le prouve, ses yeux glissant sur ledit appareil par automatisme. « Je crois que oui, mais j'en doute un peu plus pour le photographe par contre. » Il n'est pas tellement sérieux Carl, pas plus que l'humour n'est d'ailleurs un art pour lequel il excelle et c'est pourquoi il reprend vite, pour que Naomi ne l'imagine pas manquer de concentration pour la suite. « Tout va bien. » il l'informe en douceur, le même sourire ornant ses lèvres avant que son regard ne détaille plus amplement la nouvelle tenue de son modèle. Renversante, une fois de plus. « Tu en penses quoi ? Ça t’inspire, l’artiste ? » S'il est évident que Carl valide en tous points ce qu'il voit, il demeure un instant silencieux tout en continuant de l'observer avec soin. Ses pensées s'agitent, au risque d'envoyer le mauvais message à Naomi. « Si… Si elle ne te plait pas, je peux changer, tu sais. » Il remue vivement la tête malgré le peu de mots consentant à franchir ses lèvres, car absolument tout ce qui se trouve sous ses yeux ici lui plait. « Il n’y a pas d’obligation. Sauf pour notre traditionnel selfie. » Et c'est cette ultime précision qui le rend un peu plus loquace, Carl étant toujours aussi attaché à cette coutume qui ne s'est entre eux jamais perdue. « Évidemment. » il confirme dans un sourire puis s’emploie à combler son silence des dernières secondes, afin de ne surtout pas la laisser sans réponse. « La robe te va divinement bien tu sais, comme toutes les autres, c'est juste que.. je me souviens que tu rêvais d'une grande baignoire alors je me disais qu'une photo dans la salle de bain pourrait un peu changer du lit. » Il pensait aussi s'essayer à différents angles devant la fenêtre pour laisser une chance au moindre recoin de cette pièce, mais Carl réalise que ses pensées en deviennent un peu fouillis. C'est sans doute ce qui fait aussi de lui un artiste, ces idées qui fusent et ce vent de l'inspiration qu'il n'hésite pas à suivre. « Mais on peut faire ça après, d'ailleurs.. tu sais quoi ? » Naomi n'est plus qu'à quelques centimètres de lui quand il s'autorise à lui soumettre ce qui lui vient, pour honorer ce dont elle vient tout juste de parler. « La lumière à cette heure-ci est parfaite pour un selfie, on pourrait peut-être le faire devant ce mur. » Il désigne celui qui se trouve derrière eux, profitant d'une luminosité appréciable en plus de leur offrir un fond presque royal, le papier peint de cette chambre en méritant largement le titre. Carl n'entend rien presser même s'il voudrait accorder un soin particulier à cette photo qu'ils n'ont jamais manqué de prendre tous les deux, supposant qu'ils seront un peu plus pris par le temps à la fin de leur séance et que la solution pourrait être de s'y atteler dès maintenant. « Est-ce que tu peux juste vérifier que je suis pas trop mal coiffé ? » ose-t-il simplement lui demander, son regard remontant pour capturer le sien dans un signe évident de confiance. Ce ne sont pas les miroirs qui manquent aux quatre coins de la chambre mais Carl préfère malgré tout s'en remettre à elle, en se donnant ainsi une petite chance de lui plaire si Naomi le recoiffe à sa guise.









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