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 enough of the silence (Winston #2)

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Albane Dumas
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ÂGE : vingt-sept ans (27.03)
SURNOM : bane, babe pour les intimes, banane pour les affectueux
STATUT : célibataire à la dérive
MÉTIER : infirmière à l'hôpital sur les journées, numéro qu'on appelle à la ruche au moindre pépin médical
enough of the silence (Winston #2) Eecfe94eddb0ec1e09d58253b4d29986bdc57c57
POSTS : 55 POINTS : 30

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
RPs EN COURS : Jake + Lou + Asher + Lara + Winston #2 + Dani & Melchior
RPs TERMINÉS : Winston +
AVATAR : victoria pedretti
CRÉDITS : (avatar) imaginelion (gifs) killer love
DC : sergio aka papa gugu
PSEUDO : tiphaine
Femme (elle)
INSCRIT LE : 09/10/2021

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Message(#) Sujet: enough of the silence (Winston #2) enough of the silence (Winston #2) EmptyDim 21 Nov - 0:06


enough of the silence

Feel like I'm just passing by. It's not love it's just a guy, and it's got me feeling right for the night but in the morning when he's gone, I'm alone with all my thoughts. So I gotta drink 'em up 'til I'm numb. And it's never enough, pass me the cup. Got nowhere to run, so pour me another one. I'm taking it all, I'm getting lost. I'm making a fool of myself with all these vices

Cela n’avait jamais été dans les habitudes d’Albane, d’être en colère, d’être rancunière. De ne pas vouloir laisser une chance à quelqu’un de s’expliquer, et de juste passer à autre chose. C’était probablement parce qu’elle ne savait pas s’y prendre que cela l’étouffait autant. Presque dix jours désormais depuis la dispute avec Winston dans les vestiaires, depuis qu’elle lui avait bien fait comprendre qu’elle ne voulait plus le voir. Dix jours, au moins dix fois plus de tentatives de sa part de lui parler. Elle avait beau avoir bloqué, puis supprimé son numéro, elle savait d’où venaient ces notifications permanentes d’appels et de messages indésirables. C’était tentant de les ouvrir, de céder et de lire ce qu’il avait à lui dire. Tout comme ça la démangeait à l’hôpital de l’attraper par le col et de le tirer à la première pièce vide pour qu’ils puissent enfin discuter. A la place, la française lui offrait le traitement du silence, du regard glacial. C’était moche. Ça ne lui ressemblait pas. Et ils avaient eu beau se dire qu’ils n’étaient rien, qu’ils ne se devaient rien, pour une raison absurde, il lui manquait. Cet abruti lui manquait. Leur petite vie secrète quand ils abandonnaient leur blouse et le milieu médical, leurs discussions légères et bon enfant, leurs chamailleries puériles, les sorties improvisées, les bras de l’autre. Quand il arrêtait de se comporter comme un con, c’était facile d’être avec Winston. Ça lui changeait les idées, lui donnait une impression de normalité qu’elle cherchait désespérément. C’était presque stable ce qu’ils avaient, même si ce n’était certainement pas fait pour durer. Alors le contre-coup avait été violent pour la blonde, qui dans sa fierté blessée, avait dû se mentir à elle-même, se promettre que ce serait bien mieux ainsi. Qu’elle n’avait pas du tout besoin de lui. C’était une histoire comme une autre ; elle avait d’autres amis. Ce n’était pas comme s’ils étaient amoureux, comme si c’était une histoire d’amour qui débouchait sur une peine de cœur. Elle pouvait facilement le remplacer.

C’était avec ce genre de réflexions que sans s’en rendre compte, elle était repartie en roue libre. Parce qu’il fallait combler le temps, parce que vivre à l’hôpital n’était pas une solution. Ce soir, elle était allée jusqu’à rouvrir une application de rencontrer quelconque, discuter avec le premier venu et accepter d’aller boire un verre. Ce serait sympa, s’était-elle dit. L’occasion de rencontrer quelqu’un de nouveau. De passer une bonne soirée. Et puis le bar où ils s’étaient donné rendez-vous était chouette lui aussi. C’était facile de parler quand les verres s’enchaînaient, de déconnecter son esprit en écoutant ce type parler, mener la discussion comme un grand. Lui raconter ses voyages, sa participation dans des tas d’associations environnementales, la fois où il s’était retrouvé à nager avec une baleine. Elle aussi, elle aimait les voyages, la plongée. C’était presque générique de raconter son road-trip autour du pays, de montrer des photos des paysages, de rajouter un nouveau verre entre deux récits en se disant que ça la décoincerait un peu. Mais au fond, c’était comme se retrouver en pilote automatique. L’alcool lui donnait juste la sensation d’être engourdie, d’essayer de nouer des liens avec des récits déjà tout prêts. Ceux qui sont joyeux, qui forcent l’admiration, l’enthousiasme, le rêve. Elle lui vend une image où tout va bien, où elle est une jeune femme fière, forte, indépendante. Il n’y a pas le prénom de sa sœur décédée qui franchit ses lèvres, le récit de son meurtre, son addiction à la morphine, sa participation dans les activités d’un gang. Qu’est-ce qu’il foutrait de ces informations de toute manière, quand il la plaque contre le mur à la sortie du bar pour lui foutre sa langue dans la bouche et déposer ses mains sur ses hanches, persuadé qu’il y a une histoire à créer entre eux ? De quoi la débecter. Elle ne passe pas une bonne soirée, bien loin de là. Et même l’esprit embrumé par l’éthanol, elle le repousse. Elle a pas envie d’être là.

Il est minuit et elle titube dans les rues de Brisbane, la brise nocturne frappant son visage. Elle n’a pas envie de rentrer, pas envie de se retrouver seule, pas envie que le même cirque recommence le lendemain. L’alcool lui retire toute inhibition, lui donne envie de faire les mauvais choix, d’envoyer chier ses propres principes. Elle reconnaît le quartier à force de marcher, ne sait même plus si elle y est par hasard. En tout cas, ses pas et son cerveau savent où ils se dirigent quand elle s’arrête face au 333, tape le code sur l’interphone pour pénétrer dans l’immeuble. L’ascenseur est là, sa chaleur accueillante prête à l’amener à destination, même si son trajet semble prendre une éternité. Elle a le temps de se dévisager dans le miroir, de croiser un regard qu’elle reconnaît à peine. Il y avait une époque où elle avait une vie bien rangée, où ce genre de dérapages nocturnes restait un cas isolé. Où elle se faisait encore confiance pour gérer sa propre vie sans enchaîner les conneries. Sans venir toquer frénétiquement à la porte d’un parfait imbécile pour régler ses comptes durant la nuit, aussi.

Il y a des aboiements à l’intérieur, et elle doit patienter quelques longues secondes avant qu’enfin, la porte ne s’ouvre. Elle se retrouve nez à nez avec Winston et pendant un instant, elle est décontenancée. Elle n’avait pas pensé aussi loin, n’a pas imaginé ce qu’elle pourrait bien lui dire. Ou alors, elle l’avait fait un milliard de fois en étant sobre et n’était plus capable de s’en souvenir. Il n’y avait plus que les émotions brutes ici, l’envie de vider son sac une bonne fois pour toute parce qu’elle était incapable de supporter ce genre de tensions avec son petit cœur d’artichaut. Et ça finit par lui échapper ; la claque part brusquement, s’écrase sur la joue du brun dans un bruit sonore. « Ça, c’est pour m’avoir poussée à te détester. » Et maintenant qu’elle lui a mis cette gifle qu’il aurait tant mérité dans la salle de repos, il restait quoi ? Elle était bien venue pour une raison. C’est plus fort qu’elle, le naturel revient au galop, ses bras viennent s’accrocher à lui dans une étreinte ferme, son visage enfoui dans son torse. « Tu l’mérites même pas. » Elle marmonne, les yeux fermés. Elle n’est même pas sûre de savoir de quoi elle parle. Du fait qu’elle perde son temps à lui en vouloir, ou qu’elle ait finalement décidé de lui passer son attitude méprisante de l’autre jour ? L’un comme l’autre, il faudrait assumer le lendemain.

@Winston Ackerman


 
© GASMASK



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'Cause it's so hard for me to be honest these days, I tell myself I'm doing okay. I don't want the world to think I'm weak, and so i repeat it 'til I believe it. Everything's going great! Just don't ask my how I really feel. • sheepirl.
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Winston Ackerman
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ÂGE : 28
SURNOM : Winnie
STATUT : Célibataire particulier
MÉTIER : Interne en chirurgie orthopédique et traumatologique
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GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Amputation transtibial de la jambe droite ☽ + ☽ accro aux jeux ☽ + ☽ endetté jusqu'au cou
RPs EN COURS : .
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Message(#) Sujet: Re: enough of the silence (Winston #2) enough of the silence (Winston #2) EmptyVen 26 Nov - 20:59




ENOUGH OF THE SILENCE

ϟ
-T- u ouvres un œil, paupière lourde. Ton chien aboie frénétiquement et, à tâtons, tu cherches du bout des doigts ton téléphone sous ton oreiller pour y découvrir l’heure. Il était minuit et demi, et tu entends des coups sur ta porte. Tu te redresses à la force de tes bras, passe une main dans tes cheveux décoiffés. Ton cerveau se réveille lentement pour tenter de comprendre la situation. Tu allumes la lumière. Tes yeux se plissent, agressés par l’ampoule. Tu enfiles ta prothèse maladroitement, et te diriges vers l’entrée.
Dans un silence complet, tu t’approches à pas de velours de ta porte, pour jeter un œil à travers le judas. Tu reconnais toute de suite le visage d’Albane et automatiquement, ta main se pose sur les clés pour déverrouiller la serrure sans que tu ne puisses prendre le recul sur la situation.

Tu ouvres la porte, découvrant la française hésitante. Elle reste plantée là, dans un silence gênant, la mine pensive. Tu ne sais pas quoi faire. Parce que tu ne pensais pas qu’elle serait venue d’elle même à ta rencontre. Au mieux, tu aurais opté pour le fait qu’elle craque après une énième tentative de reprise de contact. C’était pour ça que tu continuais de lui envoyer des messages avec le téléphone de Reese et que tes regards étaient aussi insistants alors qu’elle était dans ton bloc. C’était presque du harcèlement, à bien y réfléchir. Mais c’était difficile de te défaire d’elle. « Tout va bien Albane? » Tu finis par briser le silence, curieux de la raison de sa visite improvisée. Tu ne savais pas dans quelle optique elle était venue se confronter, ce soir. Mais tu l’apprends bien rapidement.
La claque retentit, marquant la paume de sa main sur la peau pâle de ta joue d’un rouge flamboyant. Elle y avait mis une certaine force qui te surprenait, venant de sa part. Du revers de main, tu essuies ta joue, comme si elle avait été salie. Mais tu encaisses silencieusement. Parce qu’elle avait sans doute raison. « Ça, c’est pour m’avoir poussée à te détester. » Tu n’as pas le temps de prononcer l’esquisse d’une phrase, surpris par ses mots. Tu ne sais pas si elle les avait soigneusement choisis. Mais un poids se pose sur ton thorax après ça. T’as l’air à la fois surpris et troublé. Mine de rien, savoir qu’elle te déteste, ça te fait mal. « Ok... »
Ses bras t’enlacent, et sa tête se pose sur ton torse. Tu es sur qu’elle peut entendre ton coeur raisonner trop fort dans ta cage thoracique. Le revirement de situation te fait frissonner, et elle malmène ta tension à changer si soudainement de cap. « Tu l’mérites même pas. » Tu poses doucement tes mains dans son dos, réflexe encore bien encré malgré les dix jours où tu as vécu comme un vrai célibataire. Parce qu’avec Albane, il fallait le dire, tu avais des habitudes de mec casé. Tu passais ton temps à lui envoyer de messages, tu la voyais presque tous les soirs, tu dormais plus souvent avec elle que seul. Vous aviez tout d’un couple. Sauf peut être l’amour. Mais une affection forte était là. « Non. » Tu assumes, ne faisant qu’appuyer ses propos. Tu n’étais pas en droit de rétorquer quoi que ce soit quand elle te dévoilait enfin ses faiblesses après une longue semaine de silence.
« Et tu me détestes toujours autant ce soir? » Tu lui murmures, doucement, ne souhaitant pas brusquer celle qui te manquait depuis plusieurs jours. Tu resserres un instant ton étreinte, profitant de ce moment suspendu qui soulage ton âme. Albane était devenue très vite importante à tes yeux malgré toutes tes négligences et tous les mots déplacés quant à son métier.
Pendant quelques secondes, ton esprit se perd sur un autre visage. Cette situation évoque le discours d’Alma dans un fracas assourdissant. Les quelques similitudes te serrent le cœur, qui battait trop vite. Tu ne voulais pas penser à elle dans ces circonstances, et pourtant. Après un an d’ignorance, il suffisait de t’être noyé dans son regard profond quelques secondes pour repartir de zéro. Encore une fois, trop de choses te faisaient penser à elle. Encore une fois, tu allais devoir lutter contre ta nostalgie et tes sentiments pour mieux les enfouir et tenter de te raisonner.
Alors ce soir tu tentes encore. Tu reportes ton attention sur l’infirmière, et glisses doucement ta main sur son dos. Vous restez ainsi durant de longues secondes et tu profites de cet instant qui t’avait manqué trop longtemps.
« Tu veux rentrer? » Tu défais doucement ton étreinte à contre coeur. Tu observes ses pupilles fatiguées et son état anormal qui te poussent à te dire qu’elle avait consommé plus qu’une bière ce soir. Tu te doutes bien que tu étais une conséquence d’une soirée trop arrosée ce soir, et que sobre, jamais elle ne serait venue. Mais ça t’allait. Profiter d’une situation n’était pas nouveau, pour toi. Si c’était de cette manière que tu te réconcilieras avec elle, alors ça te va. Parce que l’important, c’est de sentir de nouveau son parfum dans ton appartement. « Tu as beaucoup bu? » Tu demandes ensuite doucement, empruntant un ton rassurant, et évitant la moindre sonorité de jugement. Tu es doux, pour te faire pardonner. C’était ta manière à toi de faire. Montrer ton meilleur jour quand ça n’allait plus, pour ne pas tout perdre. Et ce soir c’était pour ne pas la perdre. Mais encore une fois, tu te dis que ce sera suffisant. Qu’ils feront avec tes mauvais jours. Qu’elle fera avec. Parce qu’elle conciliante Albane. « Je vais te chercher un verre d’eau. » Tu laisses la Française entrer pendant que tu t’avances dans la cuisine ouverte sur le reste de l’appartement. Tu attrapes un grand verre dans un meuble en hauteur, sors une bouteille d’eau fraîche du frigo, et tu remplis le contenant. Une fois que tu l’aperçois dans le salon, tu le lui tends. Ton chien s’agite autour d’elle, jappant sans cesse pour obtenir son attention. Visiblement, les retrouvailles pour lui étaient une grande source de joie. Il dérape même à plusieurs reprises à force de lui tourner autour, tu crains même qu’il finisse par lui faire perdre l’équilibre. « File. » Tu souffles à l’animal, qui après une hésitation flagrante, se jette sur le canapé pour vous observer d’un peu plus loin, dans l’attente que vous le rejoignez. « On discutera peut être plus demain. »  Ce n’était pas un peut être. Juste une politesse pour inviter Albane à aller dormir. Parce que rien de bon ne ressortira d’un échange avec quelqu’un qui ne se souviendra que de la moitié de ses mots et aura une interprétation très approximative des tiens.  
 


your name is
the strongest
positive and negative
connotation in any langage
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@Albane Dumas


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I promise I won't budge
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Albane Dumas
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Message(#) Sujet: Re: enough of the silence (Winston #2) enough of the silence (Winston #2) EmptyHier à 23:29


enough of the silence

Feel like I'm just passing by. It's not love it's just a guy, and it's got me feeling right for the night but in the morning when he's gone, I'm alone with all my thoughts. So I gotta drink 'em up 'til I'm numb. And it's never enough, pass me the cup. Got nowhere to run, so pour me another one. I'm taking it all, I'm getting lost. I'm making a fool of myself with all these vices

Albane peut encore sentir la paume de sa main crépiter à cause de la violence de la gifle. Elle ne sait même pas si elle lui a vraiment fait mal, sa propre douleur se mélangeant dans tous les sens à cause de l’alcool qui coule dans son sang. Elle ne sait pas être violence ou agressive, ne sait pas être rancunière. Elle est la première blessée durant les conflits, à cause de sa tendance à accorder trop d’importance à ce qui lui tient à cœur. Alors ses bras désormais fermement crochetés autour de la taille de Winston, son visage enfoui dans son torse, elle ferme les yeux et se laisse aller pendant plusieurs longues secondes. Elle n’a pas envie de parler, de s’expliquer, pas envie de bouger d’un pouce. Elle a juste besoin de savoir qu’il est là, qu’elle n’est pas seule. Que ce n’était pas si grave, cette dispute. Qu’elle n’avait pas vraiment besoin de mettre à terme à ce qu’ils avaient, même si l’idée venait d’elle. La française pourrait rapidement perdre la notion du temps ici, à juste se concentrer sur le bruit du cœur battant, sur le mouvement de respiration de son torse, ou sur l’odeur de son parfum. Pour la première fois depuis quelques jours, elle se sent presque bien. Une présence plus efficace que l’alcool, toujours moins que la morphine. Réconfortante malgré certains aspects peu reluisants. Est-ce qu’elle le détestait encore ? C’était une bonne question. A part Lou, et Strange, et chaque atome de ces gangs, la blonde n’était pas vraiment capable de détester. Evidemment qu’elle lui en voudrait encore un peu le lendemain, qu’ils seraient obligés de revenir sur cette soirée qui les avaient menés à l’explosion. Elle finirait par lui pardonner, c’était certain. Mais probablement pas ce soir. L’unique chose qui le sauvait était probablement le fait qu’il ne l’avait pas laissée partir si facilement. Elle ne comptait plus le nombre de messages et d’appels bloqués, royalement ignorés. Alcool ou non, elle était ici pour une raison. « Ne pense pas que tu vas t’en tirer comme ça. » finit-elle par marmonner contre lui, abdiquant finalement.

Dans un soupir, l’infirmière se résigne à se décoller de Winston, relever la tête pour pouvoir l’observer. Elle avait l’impression qu’il s’intéressait à elle, ce soir. C’était agréable. Alors elle hocha la tête, acceptant de rentrer dans l’appartement qu’elle connaissait plutôt bien à force. Elle avait même commencé à y prendre ses marques. Elle était persuadée d’avoir laissé une paire de culottes et un tee-shirt dans un coin de son armoire, une brosse à dent dans sa salle de bain, ce paquet de biscuits aux céréales qu’elle gobait avant de partir travailler, quand elle y pensait. Pourtant, ce soir, elle avait l’impression d’être plantée dans cette pièce qui tanguait un peu trop, incapable de savoir quoi faire de sa carcasse. La question de Win la fit grimacer, comme une gamine mécontente. « Non. » Elle n’avait aucune idée du nombre de verres qu’elle avait bu, en réalité. Mais elle était consciente de ses paroles et actions, capable de tenir une discussion s’il le fallait. Elle allait bien, la preuve, elle avait réussi à venir ici sans aide et sans incident. Elle avait ingéré assez d’alcool pour arrêter de trop réfléchir, c’était tout ce qui lui importait. Dans d’autres circonstances, elle aurait même eu l’alcool joyeux. Elle aurait aimé que ce soit le cas ce soir. Et dans un élan de mauvaise foi, la blonde se laissa aller à un soupir las théâtral et à des yeux qui roulèrent dans leur orbite. Elle n’avait pas envie de boire d’eau. S’il n’y avait que cela pour lui faire plaisir et éviter des remontrances, elle prenait. Pour l’heure, son attention fut détournée par le shiba qui s’agitait à ses pieds, visiblement ravi de cette présence. C’est qu’ils avaient eu le temps de se rapprocher quand son maître l’avait lâchement abandonné chez elle, les faisant se retrouver tous les deux seuls. Elle avait dû le sortir, le nourrir, s’assurer qu’il ne détruise rien. L’esprit un peu ailleurs, elle l’observa silencieusement. Elle se serait bien penchée pour le caresser si elle n’avait pas eu quelques doutes quant à son équilibre actuel. Son humain aurait la priorité, ce soir.

« Merci. » murmura-t-elle quand l’interne revint avec ce verre d’eau qu’elle avala sans faire d’histoires. Il y avait quelque chose de pesant dans cette atmosphère. Elle avait pensé ces derniers jours à tout ce qu’elle aurait aimé lui dire pour lui faire comprendre qu’il s’était comporté comme un trou du cul. Elle était sûre d’elle dans ses discours, dans ces décisions. Il avait raison, discuter le lendemain serait certainement plus approprié. Mais elle se connaissait assez pour savoir que le lendemain serait synonyme de retour à la réalité ; qu’elle n’aurait pas le même culot pour s’adresser à lui. « Si on attend demain, je vais juste repartir sans un mot et sans avoir l’audace de te traiter de con si c’est nécessaire. Alors non, j’attendrai pas demain. » Elle croisa les bras sur la poitrine, marquant sa détermination à lâcher tout ce qui lui passerai par l’esprit sans la moindre retenue, tel un moulin. « Je sais pas ce que c’est ton problème. J’ai aucune idée de qui t’a blessé pour que tu te comportes comme ça au quotidien, de ce qui fait que tu es incapable de faire confiance, que tu te mets dans des galères plus grosses que toi. Je connais rien de ta vie et si t’as pas envie de m’en parler, c’est même très bien. J’aurai pas à te parler de la mienne, comme ça. » De Blanche, de la Ruche, de la morphine, des vols, des trafics. « Et j’ai pas envie de te pardonner aussi facilement, j’ai envie de te voir ramer jusqu’à ce que tu me présentes de vraies excuses. J’en ai marre de me faire piétiner. » C’était le drame de sa vie dans un sens, de ne jamais savoir se défendre en retour. « La claque c’était aussi pour m’avoir traité d’hystérique. C’est pas parce que je m’inquiète pour toi que j’en suis une. Ça fait de moi une personne stupide peut-être. Mais pas hystérique. » Même alcoolisée, sa véritable nature était doucement en train de la rattraper. Il n’y avait plus de cris, de menace de tempête. Juste un côté éternellement inoffensif qui ressortait, ne demandant qu’à faire table rase de cette dispute absurde.  

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