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 (priadji) I wanna love me, the way that you love me

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AuteurMessage
Edge Price
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ÂGE : 36 ans (12.04.85)
SURNOM : edge est déjà ton surnom, on t'appelle aussi par ton nom de famille et seuls quelques privilégiés ont le droit au prénom complet, Edgerton, sans que tu ne grinces des dents
STATUT : you’re really different, baby, you might be the main thing...
MÉTIER : ancien photographe judiciaire (2012-2020), tu fais désormais partie de l'équipe du Brisbane Times, tes clichés viennent compléter certains articles depuis fin janvier 2021
LOGEMENT : propriétaire d’une maison dans toowong (#45), la deuxième chambre est à louer et les colocataires vont et viennent, sans oublier une certaine brune qui elle aussi à commencer à bien s’établir chez toi
(priadji) I wanna love me, the way that you love me  EdP7kccH_o
POSTS : 738 POINTS : 370

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : originaire de Melbourne • a été élevé par une mère comptable, ton père a toujours été absent de ta vie, tu reste proche de ta famille néanmoins, en particulier de tes trois cousins • photographe de métier, c'est ta passion depuis toujours, tu as presque toujours un appareil sur toi • grand fan des voyages, incapable de rester au même endroit plus de quelques mois • ancien boxeur, c'est ton autre passion, que tu as abandonné des suites d'un mauvais combat de rue (Nov 2019) • sobre depuis Déc 2019 • plusieurs colliers toujours autour de ton cou : un y et une hamsa •
RPs EN COURS :
(priadji) I wanna love me, the way that you love me  AaEJ7Im0_o
priadji • I might just recline the seat when I want it, give you a set of keys 'cause you own it, pull up, pull up on me, no second-guessing, checking the rearview, ain't looking back unless it's right at you, make me wanna stay through the night, I will never leave from by your side, don't you know you got a ride or die...

(2021) sohan#4 jo#4margot#1lawrence#1aileen#1priadji#20
(2019) jackson#1
(2016) priadji#19

RPs TERMINÉS : (fiche de liens)
AVATAR : ricky whittle
CRÉDITS : (av) malibu; (gifs profil & sign) ssoveia & malibu
DC : lara pearson & nicholas hurley, les artistes
PSEUDO : malibu
Fluide/non-binaire (iel/ellui)
INSCRIT LE : 26/06/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t24693-i-am-a-sinner-who-s-probably-going-to-sin-again https://www.30yearsstillyoung.com/t24719-edge-motherland-drip-on-me https://www.30yearsstillyoung.com/t29722-edge-price https://www.30yearsstillyoung.com/t39100-edge-price

(priadji) I wanna love me, the way that you love me  Empty
Message(#) Sujet: (priadji) I wanna love me, the way that you love me (priadji) I wanna love me, the way that you love me  EmptyLun 22 Nov 2021 - 14:42




≈ ≈ ≈
{ I wanna love me,
the way that you love me }
crédit/(ssoveia) ✰ w/@Yasmine Khadji  :l:
Les jours sont passés beaucoup trop lentement.
Voilà ce que tu dis, esquissant un sourire face à l'écran de ton téléphone portable, ta réponse pour Yasmine est déjà rédigée et tu appuies sur l'option envoyer sans vraiment d'hésitation, avant de reposer le bijou technologique sur la petite table en face de toi. Plutôt que de retourner à ton bouquin, tu relances ta playlist, écouteurs bien enfoncés dans tes oreilles, et ton regard se porte sur la fenêtre et le paysage australien qui défile, tantôt trop rapidement pour distinguer quoi que ce soir en dehors d'un flou un peu artistique, et parfois lentement au point que tu peux apercevoir les gens à quelques mètres de toi, en train de mener leur petite vie tranquille et de vaquer à leurs occupations. Tu as plus pris l'avion que le train dans toute ta vie, c'est certain, et pourtant, tu ne peux t'empêcher de comprendre pourquoi, par bien des aspects et pour Yasmine, ce mode de transport parait beaucoup plus sûr et beaucoup plus apaisant. Pas suspendu à des milliers de kilomètres du sol, pas trop rapide, il y a une certaine inertie et dans un sens, le temps lui-même semble suspendu dans le wagon et cela permet de réfléchir un peu et de respirer correctement. C'est bien pour cela qu'elle est partie, pas vrai ? Parce que l'air de Brisbane était un peu trop étouffant, parce que tout lui rappelait sa fausse couche et que malgré tes meilleurs efforts, toi aussi, tu as été marqué et toi aussi, tu avais tes propres blessures à panser. Ce qui a marqué votre couple, ce qui t'a fait hésiter et maintenant, tu regrettes tous ces moments de flottement, tous ces instants un peu trop amers, tu sais que tu ne peux pas retourner en arrière mais il a fallu que Yasmine parte pour que tu réalises que oui, ton comportement envers elle a et avait changé.
Rien de conscient, rien de voulu, c'est presque imperceptible la façon dont tu t'es éloigné d'elle, ayant besoin de réfléchir à toutes les possibilités et dans un sens, dire proprement au revoir à ce que vous avez perdu, mais tu l'as fait, et quand on sait à quel point tu t'attaches, et à quel point Yasmine est réceptive et attentive à toutes tes émotions, cela n'a pas vraiment dû l'aider. Alors quand elle a annoncé son désir de s'éloigner, sur le coup, tu n'as pas compris, tu n'as pas haussé le ton et tu n'as pas tenté de la dissuader, au contraire, tu fuis ta propre demeure depuis des années à la recherche de quelque chose que tu n'as jamais trouvé, et dans un sens, tu n'as pas été surpris de voir que ta très mauvaise habitude a été transmise à Yasmine aussi... Qu'elle fuie un peu quelques temps, voilà ce que tu t'es dit chaque matin en te réveillant sans la brune à tes côtés, elle en a besoin, elle le mérite, voilà ce que tu t'es répété à chaque fois que son absence s'est faite ressentir. Et elle s'est faite ressentir, tu l'as déjà confié par messages à la brune et tu n'as pas l'intention de jouer les braves ou les durs à cuire, non. Elle t'a manqué, pas juste le genre d'absence passagère, tu l'as ressenti physiquement, jusqu'au creux de tes os, mal dans un sens, comme si tu avais perdu un de tes membres ou une partie de ton cœur.
C'est dramatique, c'est un peu démesuré, mais tant pis, la brune est devenue trop importante pour ne pas être là, pour ne pas faire partie de ton quotidien et dans quelques heures, vous serez de nouveau réunis. C'est une pensée réconfortante et c'est avec un nouveau sourire sur le visage, que tu récupères ton bouquin. Qui ne te distrait que quelques heures, tu n'es pas vraiment concentré et tu ne cesses de fixer le paysage. Tu as un appareil photo sur toi et tu pourrais immortaliser tout ce que tu vois, mais pour une fois, une grande première, tu n'as pas envie de le faire, tu serais incapable de capturer la beauté des côtés qui se dessinent devant toi, ou ce que tu ressens à cette seconde précise, un soulagement certain, une nervosité totalement injustifiée et une excitation sourde. Comme si tu allais la revoir pour la première fois, comme si. Tu te trouves un peu idiot, mais ce n'est pas la première fois, tu finis par abandonner ton bouquin, tu dors quelques heures même et tu fais même la conversation avec la personne assise à côté de toi, quand après un énième stop, quelqu'un occupe enfin le siège adjacent au tient.

Ce sont des bonnes distractions et le rythme est lent et mesuré, tu pars à l'assaut de tes snacks quand la nuit tombe et tu t'amuses à observer quelques passagers de ton wagon, leur imaginant des vies fictives et te demandant pourquoi est-ce qu'ils se rendent à Sydney... Est-ce qu’eux aussi ils vont chercher des réponses ? Retrouver des parties d'eux-mêmes ? Impossible de le savoir, ce n'est pas inscrit sur leur visage, tout comme cela n'est pas inscrit sur le tien. Plus que quarante de minutes, que quelqu'un derrière toi marmonne et tu en profites pour aller dans les toilettes plus que spacieuses, pour te débarbouiller un peu et changer de chemise. Quand tu reviens, c'est perceptible, le wagon bourdonne d’une énergie différente, certains s'étirent, d'autres rangent déjà leurs affaires et cherchent leurs sacs et tu suis l'exemple, envoyant même un message à Yasmine pour lui dire que tu ne devrais pas tarder. Tu lui as déjà envoyé les détails de ton itinéraire et le numéro de ton train, mais lui confirmer que tu es proche est tout aussi important. Et tu le sais que tu as un immense sourire sur le visage quand le train finit enfin par s'arrêter, ayant atteint sa destination finale, avec seulement une quinzaine de minutes de retard. Tu es déjà sur tes deux pieds et ton sac à dos est déjà bien à sa place, l'autre trouvant tes épaules et dans la queue pour sortir du train, tu comptes les secondes pour ne pas perdre patience. Tu prends une profonde inspiration quand l'air de Sydney et la nuit t'accueillent et tu fais quelques pas, te demandant si tu ne devrais tout simplement par sortir ton téléphone portable et appeler Yasmine, c'est avant que ton regard ne se pose sur la brune, justement, juste à quelques mètres de toi.
Et tu en es certain, ton cœur manque un battement en reconnaissant sa silhouette plus que familière, son visage anguleux et ses yeux verts et... ses boucles brunes plus courtes que d'habitude. Il n'y a aucune hésitation de ta part quand tu franchis la distance qui vous sépare et encore moins quand tu passes un bras autour de la jeune femme pour la soulever de terre et pour l'embrasser. C'est cliché à souhait mais tu t'en moques, tout prend sens juste là, quand son visage effleure le tien et que ses lèvres sont pressées contre les tiennes pour les prochaines secondes. Quand tu la reposes, ce n'est pas pour la lâcher pour autant non, elle a le droit à un baiser sur le front, puis sur sa joue droite et sur sa joue gauche, son nez, et même son menton. "Hey, Khadji." Que tu articules dans un sourire. "Tu t'es coupée les cheveux... ça te va bien."



Hit me with your eyes, I never seen that kind of view, You walkin' over here, The way that it went down, that's when I knew, We be talkin' all night, But I can tell you need to work on you, you, you...
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Yasmine Khadji
Yasmine Khadji
le coeur sur la main
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ÂGE : 33 ans (19.02.88)
SURNOM : yas par tout le monde ; khadji par lui ; benthi par ses parents ; mrs price par erreur (ou pas)
STATUT : every night i'm with you i fall more in love
MÉTIER : ancienne infirmière-urgentiste au service des urgences du st-vincent's hospital (2010-2020), elle a décidé de prendre ses distances avec la profession suite aux retombées d’un voyage humanitaire de huit mois au niger (octobre 2017-mai 2018). plus de deux ans très difficiles à gérer, aussi bien professionnellement qu’émotionnellement parlant, et un échec inattendu à l’examen d’entrée à l’école de médecine plus tard, elle s’est donnée les moyens de profiter de sa démission (mi-juillet 2020) pour faire le point sur son avenir et surtout, trouver une meilleure façon de donner de sa personne sans que ça ne l’atteigne davantage. après beaucoup de recherches, elle a enfin trouvé une alternative, et a rejoint le staff médical de l’hibiscus sports (mi-janvier 2021). retrouvant ses repères au milieu des sportifs zélés dont elle s’occupe en cas de petites ou grosses blessures, elle se sent à nouveau utile. malgré ce nouveau poste, elle reste tout de même bénévole au service pédiatrique de son ancien lieu de travail
LOGEMENT : #221 orchid street, redcliffe, dans un appartement chaleureux qu'elle partage avec une boule de poils qui s'appelle sasha et une colocataire envahissante, mais attendrissante, qui n’est autre que sa collègue et amie, molly. mais de plus en plus, elle se perd du côté de toowong et de cette jolie maison située au #45
(priadji) I wanna love me, the way that you love me  8re1b38d_o
POSTS : 2331 POINTS : 210

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : australo-marocaine ☽ musulmane pratiquante ☽ crises de panique et insomnies récurrentes ☽ un voyage humanitaire traumatisant au niger au compteur ☽ douée avec les enfants, rêvait de chirurgie pédiatrique ☽ loyale, proche de sa famille ☽ karaoké queen ☽ conduit une vieille jeep, ne l’échangerait pour rien au monde ☽ sait gérer l'urgence, pas le conflit ☽ parle l’arabe ☽ bonne chanteuse et conteuse ☽ alcool et porc proscrits ☽ beyoncé stan ☽ croit en la pinky promise ☽ tatouée (اثني عش) ☽ amatrice de bijoux, tient au e et à la fiole qu'elle porte autour du cou ☽ fausse-couche récente
RPs EN COURS :
(priadji) I wanna love me, the way that you love me  QZd6Bpr0_o
PRIADJI ☽ sunrise with you on my chest no blinds in the place where i live daybreak open your eyes cause this was only ever meant to be for one night still we're changing our minds here be yours be my dear so close with you on my lips touch noses feeling your breath push your heart and pull away yeah be my summer in a winter day love i can't see one thing wrong between the both of us be mine be mine yeah anytime anytime
(priadji) I wanna love me, the way that you love me  Tumblr_inline_o2gg76iIqT1qlt39u_250
KHADJI² ☽ we can sit on the edge of your bed tell me all of the fears in your head and i'll sing you your favourite song till the pain and all the tears are all gone i'll be there with you no matter what you're going through i'll be there with you anytime that you need me to
(priadji) I wanna love me, the way that you love me  RfXeUqBc_o
YASSAN ☽ and i knew how you took your coffee and your favourite songs by heart i read all of your self-help books so you'd think that i was smart stupid emotional obsessive little me you found someone more exciting and you left me there cryin' wonderin' what i did wrong 'cause all i ever wanted was to be enough for you

[2021] georgia#1 ☽ edgerton#20edgerton#19 (fb 2016) ☽ sohan#8 ☽ clara#4danika#1norah#7hassan#7
RPs TERMINÉS : cf. fiche de liens
AVATAR : shanina shaik
CRÉDITS : ©ssoveia (av&gifs) ☽ ©mayoosh (gif profil) ☽ ©siren charms (code sign) ☽ ©loonywaltz (userbars)
DC : evelyn pearson & jo carter
PSEUDO : ssoveia
Femme (elle)
INSCRIT LE : 01/05/2018
https://www.30yearsstillyoung.com/t19795-land-called-far-away-yasmine https://www.30yearsstillyoung.com/t19812-treacherous-yasmine#777009 https://www.30yearsstillyoung.com/t28923-yasmine-khadji https://www.30yearsstillyoung.com/t30594-yasmine-khadji https://www.30yearsstillyoung.com/t38981-libre-rahul-kohli

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Message(#) Sujet: Re: (priadji) I wanna love me, the way that you love me (priadji) I wanna love me, the way that you love me  EmptyHier à 9:21




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{ I wanna love me,
the way that you love me }
crédit/(ssoveia) ✰ w/@Edge Price (priadji) I wanna love me, the way that you love me  873483867
Ava avait essayé de la soudoyer avec des baisers et des câlins pour la faire rester, et quand Mehdi s’y était mis lui aussi, elle avait eu peur de flancher. Mais finalement, Yasmine ne s’était pas laissée avoir. Il était temps de rentrer, et pas seulement parce que c’était son plan de départ, et que son séjour chez Qasim et Olivia avait toujours eu une date de fin. Ce n’était pas tant Brisbane qui lui manquait, c’était tout ce qui faisait qu’elle s’y sentait bien. Pas toujours, c’était vrai. Elle entretenait une drôle de relation avec sa ville natale depuis quelques temps, aussi une chose était sûre, cette fois-là, elle avait hâte d’y revenir. Elle avait eu besoin de s’en aller, de mettre de la distance avec les évènements douloureux qui avaient jalonnés son parcours cette année en particulier, non sans ressentir une certaine culpabilité. Seulement, il en allait de sa santé mentale. Ça n’avait pas été un choix facile à faire, de partir en laissant tout derrière elle, même si ce n’était que pour un temps relativement court. Elle s’était fatalement trouvée égoïste de faire ce choix alors que son père avait besoin d’elle, et qu’elle sentait qu’Edge était lui aussi aux prises de ce qui leur était tombés dessus. Pourtant, Olivia avait réussi à la convaincre d’être un peu égoïste en mettant le doigt sur l’idée que si elle ne prenait pas de temps pour elle, elle ne réussirait pas à faire ce pourquoi elle était drôlement douée au demeurant : prendre soin des autres. C’était une notion difficile à envisager pour Yasmine, de prendre soin d’elle pour mieux prendre soin des autres, et tout le monde savait qu’elle avait tendance à négliger la première partie par bonté, oubliant parfois de s’arrêter ce qui, elle, la tracassait vraiment, pour mieux se jeter à corps perdu dans la mansuétude instinctive qui faisait son si bon caractère. Pas cette fois. Sa fausse-couche avait été un coup de tonnerre dans son univers, et tant de choses étaient entrées en collision, qu’elle n’avait plus été apte à faire l’autruche pour soulager ce qu’elle estimait être plus digne d’être pris en charge que ce qu’elle, elle couvait — en l’occurence, ce qui méritait plus que tout d’être une priorité, c’était l’état de son père, la détresse dissimulée de sa mère face à son état, mais aussi celle de son entourage, confronté à la tragédie qui aurait pu se jouer si une bonne étoile n’avait pas plané au-dessus de la tête d’Amjad. Loin de Brisbane, elle avait mis en perspective tout ce qu’elle s’était reprochée à propos de sa fausse-couche. Elle s’en voulait encore, elle n’irait pas jusqu’à dire qu’elle se pardonnait d’avoir été assez sotte pour ne pas se rendre compte de sa grossesse, mais elle était prête à admettre que, dans tout ça, il y avait des facteurs sur lesquels elle n’aurait jamais pu agir pour faire changer les choses et donner une fin plus supportable à ce chapitre de sa vie de femme. Elle n’aimait pas s’en remettre à la destinée de cette manière, elle était cependant prête à faire la paix avec le fait que c’était comme ça que ça devait se passer, et bien que ça ne rendait pas les choses plus faciles dans le fond, ça la réconfortait un peu d’imaginer que tout ça faisait partie d’un plan défini sur la durée, et que tout irait mieux. Elle faisait en sorte que ça aille mieux en tout cas, et au milieu du travail qu’elle avait fait sur elle-même au cours de ces vingt jours d’exil, passer outre son appréhension de la thérapie et s’inscrire dans la lignée de ceux qui se prenaient en mains pour gommer les vilaines ratures d’une vie qu’elle avait passé à prétendre qu’elle était la plus à même de se soigner, c’était la prochaine étape dans laquelle elle était prête à se lancer.
Elle avait hâte de discuter de tout ça à Edgerton. Ils n’étaient pas restés sans se parler durant le temps qu’elle avait passé à Sydney, mais un accord tacite avait été passé entre eux pour ne pas explorer par texto la quête dans laquelle elle s’était lancée pour revenir apaisée, soulagée du poids qu’elle sentait encore, parfois, peser au creux de son ventre. Il lui manquait atrocement, le jeune homme. C’était aussi pour lui qu’elle avait voulu partir, parce que leurs émotions s’étaient entrechoquées en silence, et que sans s’en vouloir mutuellement, il y avait eu du changement dans leur manière de vivre leur relation. Pour la première fois depuis longtemps, elle l’avait senti hésiter, elle l’avait senti se débattre avec quelque chose qu’elle n’avait pas eu la force d’affronter avec lui, mais qu’elle avait fait en sorte d’adoucir néanmoins, même si ça avait été très maladroitement quelques fois. Ce n’était pas anormal, l’épreuve avait été douloureuse, et le temps devait faire son œuvre. De son côté, malgré tout, elle n’avait pas remis en question ce qu’elle ressentait pour Edge. Au contraire à vrai dire, ses certitudes à son sujet n’avaient jamais été aussi fermes, ancrées en elle au point qu’elle ne doutait pas qu’ils sauraient faire de tout ça une force sur laquelle compter pour avancer ensemble. Elle n’avait pas déprécié la tolérance de son partenaire au sujet de ses errances après tout ça, il avait été d’une patience dont elle s’était montrée reconnaissante à de maintes reprises ; il avait été aussi délicat qu’elle aurait dû s’y attendre si elle avait su anticiper les choses, et ça, au milieu de toutes les autres choses qui faisaient qu’elle l’aimait autant, ça scellait sa conviction que leur histoire était faite pour durer.

C’est sur cette vérité qu’elle avait quitté ses hôtes de quelques jours, leur faisant la promesse de leur donner des nouvelles bientôt. Elle avait humé une dernière fois le parfum de bébé de Reda, pincé son petit nez après un baiser mouillé sur ses joues potelées, et elle avait filé dans un taxi pour rejoindre la ville. Elle le savait, la journée allait être longue, et alors qu’elle s’en remettait au plan qu’elle avait en tête pour mieux accueillir Edgerton, elle ne pouvait s’empêcher de jeter des œillades à son téléphone portable qu’elle tenait fermement dans la main. Elle connaissait par cœurs les arrêts qu’ils feraient tout au long de la journée, elle se préparait à le revoir, et si elle tachait de garder une composition pour ne pas se comporter comme une adolescente enamourée, elle savait quelque part que c’était un peu ce qu’elle était. Est-ce que ça la gênait ? Pas le moins du monde, elle méritait de se sentir un peu légère, et d’envisager les trois prochains jours comme une délivrance de laquelle elle profiterait sans se priver, ayant déjà vécu plusieurs escapades avec son partenaire pour savoir qu'il était le plus à même de rendre leurs retrouvailles telles qu’elle les imaginait. Il n’y aurait rien de grandiloquent, elle chérissait la simplicité des choses Yasmine. Mais elle tenait à faire les choses biens ; l’hôtel qu’elle avait réservé était situé à quelques pas de la gare, et ce n’était pas le genre d’endroit luxueux qui faisaient briller les yeux du jeune homme, mais il n’était pas moins charmant et désuet — comme un cocon douillet dans lequel elle entra pour déposer ses valises et se changer, et dans lequel elle se sentit assez bien pour savoir qu’ici, ils se créeraient de nouveaux souvenirs.
L’heure tournait, tout comme elle qui ne savait pas où se poser pour supporter l’attente. Elle décida de quitter la chambre après avoir vérifié son apparence dans le miroir de la salle de bain, appliquant une légère couche de rouge à lèvres rose clair sur sa bouche qu’elle tamponna du plat de la main en brassant ses petites affaires ; elle plia sa veste en jean dans l’espace vide entre sa hanche et son sac qu’elle porta en bandoulière, et passa ses doigts dans le cadre court de ses cheveux qu’elle avait fait couper, là encore sous l’idée d’une Olivia enthousiasmée par le changement d’apparence de la jeune femme qu’elle avait toujours connue avec les cheveux longs. Il était peut-être un peu trop tôt pour se rendre à la gare se dit-elle en descendant pour rejoindre l’extérieur, et elle se trouva un peu démunie en ne sachant pas quoi faire pour soulager l’excitation qu’elle ressentait de minutes en minutes, ces dernières la rapprochant de l’imminence de l’arrivée d’Edge. Elle réfléchit tout en marchant, passant une fois, deux fois, trois fois devant la gare… avant d’y entrer finalement, et de s’arrêter à la boutique. Elle y dénicha un bouquet de fleurs — sans roses, elle n’aimait pas les roses —, qu’elle garda à la main quand elle s’engagea pour rejoindre le quai. Elle savait qu’elle était largement en avance, mais c’était toujours mieux de poireauter ici, plutôt que de prétendre s’occuper quand en vérité, elle n’était capable de penser à rien d’autre qu’à Edgerton et à son arrivée.
Elle sentit son téléphone portable vibrer dans son sac, et elle se précipita pour le consulter, sentant tout son corps se raidir quand, après un regard à sa montre, elle s’était rendu compte que ça y était, il allait arriver. Il le lui confirma dans le texto qu’elle ouvrit avec un froncement de nez extatique, et elle piétina pour s’enfoncer un peu plus loin sur le quai, là où elle s’imaginait qu’il descendrait. Et quand quelques longues minutes plus tard, elle le distingua dans la foule compacte des voyageurs qui descendaient, eux aussi, elle serra davantage ses doigts sur son bouquet de fleurs, l’autre main agrippée à l’anse de son sac qui barrait sa poitrine, et s’avança dans sa direction avec l’impression de flotter ; et c’était le cas, elle quitta terre à l’instant où elle sentit ses bras se refermer autour d’elle, et plongea son nez dans la courbe de son cou, ses bras étreignant ses épaules, et ses lèvres trouvant immédiatement l’endroit à poinçonner de quelques baisers rapides, mais doux — avant qu’elle ne redresse la tête, et qu’ils échangent leur premier baiser depuis une éternité.
Et ce n’était pas une image, elle n’avait eu droit qu’à quelques baisers sur le front depuis juillet, et si ce contact était d’un réconfort dont elle ne saurait se priver, sentir les lèvres du jeune homme contre les siennes, c’était une autre forme de réconfort qu’elle raffermit tout aussi instinctivement que toutes ces fois où ils s’étaient embrassés avant ce soir. Elle savait qu’elle souriait trop, ça rendait un peu difficile l’action de s’embrasser, mais ce n’était pas important sur le moment. Quand il la posa, et qu’il l’embrassa sur le visage, elle sentit ce dernier s’embraser et ses yeux se mouiller. Mais elle n’allait pas pleurer, elle se l’interdisait. Alors elle secoua la tête pour se remettre les idées en place, encadra le visage du jeune homme avec ses mains, dont l’une d’elle était toujours refermée sur le bouquet qu’elle avait emmené avec elle, et lui dit dans un sourire radieux "Attends, attends, laisse-moi te regarder." Elle plaça son visage bien en face du sien, et l’immobilisa pour mieux laisser ses yeux faire leur œuvre en s’intéressant à tous les détails qu’elle connaissait par cœur. Après une seconde, elle y ajouta ses doigts qu’elle fit glisser sur sa peau, dans un rituel qui n’avait pas changé, et qui partait de l’arrondi de ses yeux marrons, à la courbe de son nez de boxsuer, à celle de sa bouche qu’elle frôla du pouce, avant d’y poser ses lèvres une seconde fois ; un baiser court, qui lui permit de lui murmurer quand elle se recula, à peine "T’es pas trop fatigué, t’aurais pas dû t’imposer un trajet aussi long que celui-là." Ça la fit sourire toutefois, et sa main changea de trajectoire pour glisser sur sa poitrine, et suivre l’encolure de la chemise qu’il portait. Au travers de l’ouverture de cette dernière, elle distingua l’éclat des pendentifs qu’il portait, et tandis qu’elle ne pouvait s’empêcher de sourire, elle ajouta en penchant la tête, ses yeux retrouvant les siens "J’aime ta chemise." l’informa-t-elle, et son nez se fronça de nouveau — mais ses yeux s’ouvrirent en grands, et elle dégaina enfin le bouquet qu’elle tenait à la main pour, avec un léger rire et une fausse déférence, lui dire tout en lui tendant "Oh, j’allais presque oublier : pour toi. Bienvenue à Sydney, Edgerton."


    - - if the storm comes, if we burn up, if the wells run dry, you're my reason to believe in another life ; if it all ends and it's over, if the sky falls fire, best believe me you will see me on the other side.
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