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 (yassan) are we back now where it all began

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Hassan Jaafari
le barbapapa
le barbapapa
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ÂGE : 37 ans (19/08/1981)
SURNOM : hassou
STATUT : divorcé, vacciné de toute forme d'engagement, actuellement charmé par les mini-shorts d'une entraîneuse de l'UQ
MÉTIER : professeur de géographie politique @ university of Queensland ~ consultant géopolitique/Moyen-Orient @ ABC studios ~ coach des 8-12 ans @ logan city rugby club
LOGEMENT : #25 logan city, avec Spike le berger allemand & Bandit le bouvier australien à trois pattes
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POSTS : 12787 POINTS : 465

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : traité pour une leucémie entre fin 2013 et mai 2015, en rémission ☆ 5 tatouages ☆ lecteur bénévole à l'hôpital (pédiatrie) et au lycée (cours de soutien) ☆ australo-iranien, a vécu 9 mois à Téhéran en 2000 ☆ en couple/marié de 2004 à 2014 ☆ parle farsi (persan) + niveau d'arabe intermédiaire ☆ une tentative de suicide en avril 2016, tente de soigner sa dépression ☆ ne consomme ni porc ni alcool ☆ joueur de rugby depuis ses 6 ans, champion universitaire (2005) ☆ membre d'Amnesty International ☆ musulman modérément pratiquant ☆ amateur de plantes vertes et de tapis anciens ☆ bricoleur hors pair
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : sophiayasmine #15rhettalfiejustinejoanne #16asherkelly #3ginny #3sohan #3 (10/10)

FLASHBACKS & ALTERNATIFS : ariane (2014)joanne (2004)jamie (au)kyte (au)

همیشه ببخشید
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2019yasmine #14

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PSEUDO : yumita (élodie)
AVATAR : dominic cooper
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INSCRIT LE : 20/09/2015
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MessageSujet: (yassan) are we back now where it all began   (yassan) are we back now where it all began EmptyLun 10 Juin - 21:45




yasmine & hassan
are we back now where it all began

It was you who picked the pieces up when I was a broken soul, and then glued me back together, returned to me what others stole. I don't want to hurt you, I don't want to make you sway like I know I've done before, I will not do it anymore. I've always been a dreamer, I've had my head among the clouds, now that I'm coming down won't you be my solid ground ? ☆☆☆



Certaines occasions étaient plus propices que d’autres à la sensation que le temps n’avait pas eu d’emprise, que les choses étaient toujours les mêmes. Il n’y avait rien de plus faux, dans le cas d’Hassan, mais pourtant alors qu’il se tenait en bordure de terrain ce dimanche matin, son sifflet autour du cou et la main en visière au-dessus de ses yeux pour observer comme il se devait les deux groupes d’enfants – une majorité de garçons, mais aussi quelques filles plus nombreuses d’année en année – s’échangeant des ballons dans une discipline relative et à la hauteur de leur jeune âge, il avait eu la sensation d’assister à cette scène exactement de la même façon qu’il le faisait six ou sept ans plus tôt. Les matinées fraiches et humides du mois de juin n’avaient pas changé elles non plus, et d’apparence Hassan ne différait lui que par les pattes d’oie un peu plus creusées au coin de ses yeux et par l’impression de flotter un peu plus qu’à une époque dans la veste de survêtement aux couleurs du Logan City Rugby Club. Comme toujours dissipés – pour les plus énergiques – ou encore à demi endormis – pour les autres – au début de la matinée les enfants atteignaient le pic de leur concentration entre neuf heures et demi et dix heures, puis cédaient à nouveau progressivement à la déconcentration générale passée la pause collation. Un dimanche matin comme le brun en avait vécu tant d’autres depuis qu’il avait décidé de les consacrer à ces sportifs en culottes courtes, et qui n’avait pas vocation à se démarquer de tous les précédents, en somme … Et pourtant. « Est-ce que Zoe elle va plus être ma copine ? » Reniflant discrètement à intervalles réguliers, le petit blessé du jour semblait néanmoins s’être donné pour mission de ne pas verser la moindre larme – et Hassan avait fait mine de ne pas voir les deux ou trois à avoir malgré tout glissé sur ses joues lorsque l’interne était venu examiner son bras une première fois. « Qu’est-ce que tu en dis ? Tu as envie qu’elle ne soit plus ta copine, toi ? » Secouant la tête pour témoigner de son désaccord, le gamin avait utilisé son bras valide pour essuyer sans aucune grâce son nez avec le revers de sa manche, et attrapant un mouchoir dans le distributeur à proximité le brun le lui avait tendu avec un sourire. « Alors je suis sûr que Zoe n’en aura pas envie elle non plus. Elle a pleuré un peu parce qu’elle a eu peur quand tu t’es fait mal, mais si quand vous vous reverrez tu lui expliques que tu n’es pas fâché contre elle, vous continuerez d’être copains comme avant. » La dénommée Zoe, auteure malheureuse du plaquage ayant conduit le petit Jack aux urgences du Saint Vincent en ce dimanche midi, semblait en effet plus inconsolable encore que le véritable blessé, au point que les pompiers se soient d’abord mépris sur l’identité de leur client du jour, et qu’Hassan se soit mentalement noté de passer un coup de téléphone aux parents de la petite dans l’après-midi afin de la rassurer sur l’issue de cette mésaventure. « Est-ce que Maman arrive bientôt ? » Machinalement et avant de répondre, le brun avait vérifié l’heure sur son téléphone puis assuré en s’armant d’un sourire tranquille « Bientôt, oui. Pourquoi tu ne me racontes pas ce que tu as fait hier, en attendant ? Je t’ai entendu dire au pompier tout à l’heure que tu étais allé faire une longue balade à vélo ? » Malgré tout, il espérait presque aussi fort que Jack pour que sa mère soit belle et bien arrivée jusqu’à eux d’ici à ce que l’enfant ait terminé de conter les péripéties de l’escapade en vélo dans laquelle l’avaient embarqué oncle, tante et cousins.

***

Moins d’une heure plus tard, Hassan avait finalement laissé Jack aux bons soins de sa mère – que l’inquiétude semblait avoir mise au bord de la crise de nerfs avant que le médecin ne vienne lui assurer que son fils serait de nouveau comme neuf d’ici quatre ou cinq semaines, tout au plus – et attendait d’avoir quitté le sas des urgences pour passer un coup de téléphone à Phil. À la fois parce qu’il était président du Club et avait géré le reste de la troupe pendant qu’Hassan grimpait dans l’ambulance pour accompagner leur blessé de guerre, mais également parce que le brun avait laissé une grande partie de ses affaires dans le vestiaire, y compris son casque et ses clefs de moto, et espérait ne pas trouver porte close à son retour. Ayant remonté presque tout le couloir jusqu’à la salle d’attente, il avait à nouveau croisé la silhouette de Yasmine, déjà entraperçue en coup de vent plus tôt dans la matinée alors qu’elle gérait ses propres urgences. Et alors qu’il lui faisait signe qu’il s’apprêtait à s’en aller elle avait de son côté usé de sa plus efficace gestuelle pour le convaincre de l’attendre. Combien de temps ? Il n’en avait en revanche pas la moindre idée, mais l’arrivée au compte-goutte de ce qui semblait être la relève de l’après-midi avait fini par le persuader que la brune n’en aurait pas pour longtemps. Une fois passées les portes automatiques de l’entrée, il lui avait fallu traverser le nuage de nicotine qui semblait stagner devant les portes de tout lieu public qui se respectait, lui faisant presque un quart de seconde regretter de ne pas avoir lui aussi une cigarette à se mettre dans le bec, et à peine avait-il convenu avec Phil de laisser un double des clefs du vestiaire à portée de main pour lui que Yasmine était réapparue, délestée de sa tenue de travail et encore occupée à dénouer ses cheveux pour leur rendre un brin de liberté. « C’est pas exactement l’endroit où je prévoyais de passer mon dimanche midi. » qu’il avait aussitôt fait remarquer pour tenter un brin d’humour, visant à dissiper le malaise qu’il craignait de voir s’installer dès le début de la conversation. Après avoir soufflé le froid durant des semaines sans qu’Hassan n’y trouve de véritable explication, la jeune femme soufflait désormais le chaud sans qu'il ne sache du coup plus sur quel pied danser, partagé entre un certain soulagement et l’impression, malgré tout, que Yasmine se rajoutait à ceux qui croyaient pouvoir entrer et sortir de sa vie comme d’un moulin au gré de leurs humeurs. Peut-être le Ramadan y était-il pour quelque chose, peut-être en avait-elle profité pour décider de changer son fusil d’épaule avec lui – mais le pourquoi et le comment, encore une fois, il n’en savait rien. Arrête de te poser tant de questions. « Y’aurait de la place pour moi sur votre siège passager, Nurse Khadji ? » Dénouant la veste de sport jusque-là serrée autour de sa taille, il l’avait enfilée en réprimant un frisson, réalisant que là-dehors le temps était resté humide et le ciel plus couvert encore qu’il ne l’était le matin. « J’ai laissé ma moto au club, et il parait qu’on va dans la même direction. » Fut un temps où elle ne lui aurait pas demandé de l’attendre, et aurait même peut-être prétexté en avoir encore pour un moment, guettant le moment où il aurait débarrassé le plancher pour en faire de même de son propre côté. Et faute d’y comprendre quoi que ce soit, Hassan avait fini par se persuader qu’apprendre à s’en contenter était la seule solution pour que Yasmine ne lui glisse pas définitivement entre les doigts.



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Yasmine Khadji
le coeur sur la main
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ÂGE : 31 ans (19.02.88)
SURNOM : yas, la plupart du temps ; benthi, un peu moins souvent, et uniquement par ses parents
STATUT : célibataire, sans enfants, au grand désarroi des anciens qui la soupçonnent (à raison) de ne pas y mettre beaucoup de volonté pour trouver LE bon parti à épouser
MÉTIER : infirmière-urgentiste au st-vincent's hospital, bénévole régulière au service pédiatrique, envisage timidement de reprendre des études de médecine après une mission humanitaire de huit mois au niger
LOGEMENT : #121 logan city, le cocon familial, juste le temps de se réacclimater à brisbane
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POSTS : 1517 POINTS : 240

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : marocaine d'origines ☽ musulmane modérément pratiquante ☽ syndrome dit du retour, souffre aussi de crises d'angoisses dues à une agression survenue en 2016 ☽ noob, commence à utiliser instagram ☽ douée avec les enfants, rêve de chirurgie pédiatrique ☽ loyale à l’extrême ☽ proche de sa famille ☽ karaoke queen ☽ conduit une vieille jeep, ne l’échangerait pour rien au monde ☽ sait parfaitement gérer l'urgence, mais pas le conflit ☽ parle l'arabe, vaguement le français ☽ bonne chanteuse et conteuse ☽ alcool et porc proscrits ☽ beyoncé stan
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : camil#1tad#2hassan#4sohan#3atelier street art [5/6]
RPs EN ATTENTE : norah#2 ☽ nicolas
RPs TERMINÉS : (2019) norah#1hassan#3joanne#1isaac#2
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PSEUDO : ssoveia
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DC : evelyn pearson
INSCRIT LE : 01/05/2018
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MessageSujet: Re: (yassan) are we back now where it all began   (yassan) are we back now where it all began EmptySam 15 Juin - 16:38


are we back now where it all began
hassan & yasmine


La paperasse faisait partie intégrante du travail d'infirmière. C'était une tache fastidieuse, particulièrement longue et rebutante aux yeux de tous ceux qui avaient choisi ce métier dans l'idée d'échapper au travail administratif. Yasmine avait souvent été témoin de la désillusion des nouveaux arrivants au sein du service des urgences à l'instant où ils se retrouvaient trop brusquement confrontés à leur pire cauchemar. La pâleur de leur visage reflétait le mal d'une génération apeurée par le simple fait de devoir traiter des feuillets déconstruits ; ça expliquait aussi l'informatisation bienvenue des dossiers médicaux qui s'entassaient moins sur les bureaux, mais qui, malgré leur dématérialisation, il fallait tout de même remplir, vérifier et faire confirmer par les titulaires. Un enfer administratif comme on les dépeint dans les documentaires anxiogènes du dimanche après-midi, où les erreurs fatales sont communes et les pertes nombreuses. A ce stade, le service juridique de l'hôpital n'en finissait plus de s'arracher les cheveux, accumulant, eux aussi, maintes piles de plaintes sur leurs bureaux. Ils ne cessaient de chercher des solutions moins contraignantes au laisser-aller général concernant la paperasse de l'établissement ; alors oui, la paperasse, c'était ennuyeux, c'était pourtant nécessaire de se montrer régulier dans son traitement, Yasmine en avait toujours eu conscience. Si certains s'exemptaient de cet exercice en le refilant aux autres, elle de son côté restait très assidue dans la gestion de la paperasse dont elle devait s'occuper, autrement, elle avait l'impression constante de faire du travail bâclé. Il était inutile de préciser que grâce à sa définition très précise de l'éthique professionnelle, passer outre ce pénible exercice ne faisait pas partie de sa façon d'envisager son métier qu'elle s'était toujours tenue d'exercer dans ses bons et ses mauvais côtés, et cela même quand s'il s'agissait de rester assise une heure de plus à cocher des cases, ou à vérifier des transmissions établies à l'arrache entre deux interventions délicates.
Malgré toute sa bonne volonté, ça ne l'empêchait pas d'en soupirer de lassitude, contrainte et forcée d'en découdre avec le matériel informatique de l'hôpital avec lequel elle avait toujours un peu de mal, beaucoup plus à l'aise avec un stylo à la main qu'avec une souris qui fonctionnait une fois sur deux. Elle en était d'ailleurs à parcourir du regard les derniers onglets d'un rapport informatique quand son attention fût attirée par une silhouette qu'elle connaissait bien et sur laquelle ses yeux clairs s'arrêtèrent pour la seconde fois de la matinée. Debout derrière un poste informatique transportable, elle plissa les paupières pour faire le point sur ce qu'Hassan était en train de faire de son côté, retiré dans le sas des urgences qu'il avait rejoint, le téléphone à la main. Aussitôt, elle fit danser ses longs doigts avec hésitation au-dessus du clavier, tachant de ne pas se laisser gagner par l'impression erronée que s'il était dans le coin à cette heure-ci, c'était forcément parce que quelque chose n'allait pas chez lui ; des vieux restes de l'époque où il n'était pas au meilleur de sa forme et qui resurgissaient parfois. Parce que c'était comme ça, et qu'il avait beau être guéri aujourd'hui, des pensées positives et des projets qui l'étaient tout autant remplissant désormais son esprit, elle savait que toute sa vie, elle s'inquièterait pour lui.

Elle n'avait pas eu le temps de s'en soucier véritablement tout à l'heure, lorsqu'elle l'avait croisé pour la première fois. L'adrénaline de l'urgence sur laquelle elle devait intervenir l'empêchant d'envisager le pire, sa redescente soudaine lui laissa cependant tout le loisir de se poser des questions ; des questions qu'elle ne mit pas bien longtemps à chasser d'un mouvement de tête, consultant en troisième vitesse la liste des admissions de la matinée, et s'apercevant dans la foulée que le jeune homme n'était présent qu'en tant qu'accompagnant. Un sourire fendit son visage, et tandis qu'il lui faisait signe qu'il partait, elle lui fit comprendre par des gestes brefs, mais précis, qu'elle finissait bientôt, le sommant gentiment de l'attendre. Hassan accepta, au plus grand plaisir de Yasmine qui le gratifia d'un pouce levé. Elle ne pouvait s'empêcher de s'enthousiasmer à l'idée que ça leur donnerait l'opportunité de retrouver un semblant de bonnes habitudes, à l'image des nombreuses fois où ils s'étaient attendus devant l'hôpital dans le passé. La jeune femme se mordit la lèvre inférieure en se hâtant de terminer ce qu'elle était en train de faire, charmée par la perspective de terminer son service sur une bonne note.
Faire marche-arrière, redevenir plus saisissable, voire plus transparente… ça lui était venue après sa dernière visite chez le jeune homme ; une visite tendue, qui lui avait laissé un goût amer dans la bouche, mais pas autant que la pilule qu'elle s'était contrainte à avaler à sec, et qui contenait la formule anticipée d'une amitié brisée par sa faute. Elle avait compris que battre en touche sous des prétextes nébuleux ne servirait pas la cause qu'elle défendait en secret, et qui s'avérait peut-être trop ambitieuse pour être juste – qui sait, elle s'était peut-être trompée, finalement. Ça lui faisait du mal d'imaginer qu'Hassan ait choisi de fréquenter Ginny sans lui en parler plus ouvertement, mais lui devait-il des explications à ce sujet ? Pas vraiment, avait-elle finit par se sermonner, prenant conscience un peu trop tard que sa jalousie latente l'avait desservie.

"Je vois vraiment pas pourquoi. Il fait tellement bon vivre dans les hôpitaux, surtout aux urgences." répondit-elle avec une fausse innocence, battement de cils inclus. Une main plongée dans ses longs cheveux parfumés, qu'elle secoua en sortant par la grande porte des urgences, elle avait troqué sa tenue de travail au profit d'une tenue de ville basique – un regard au ciel couvert de Brisbane, et elle estima avoir fait un bon choix en décidant de ressortir sa vieille parka. S'avançant dans la direction d'Hassan, c'est parce qu'elle prenait tout aussi à cœur que lui de ne pas laisser la bonne ambiance environnante retomber comme un soufflé qu'elle s'approcha plus près pour lui donner une accolade pas trop serrée. Mimant soudain la réflexion, le menton posé furtivement sur l'épaule du jeune homme, Yasmine rompit leur courte étreinte, et tout en feignant de repousser une longue mèche de cheveux par-dessus son épaule quand il lui demanda si elle avait une place pour lui du côté passager, elle lui répondit avec légèreté "Rares sont ceux que je laisse grimper, mais c'est si gentiment demandé que je m'en voudrais beaucoup de refuser, professeur Jaafari." Elle tenta un clin d'œil (raté, comme toujours), et fit valser son sac à l'intérieur de sa Jeep qu'elle déverrouilla d'un même mouvement. Ces derniers temps, motivée par un mois de jeûne et par l'introspection qui allait souvent de paire avec ce dernier, elle s'était aperçue qu'en plus d'être puérile, son attitude envers le jeune homme depuis son retour du Niger était atrocement injuste. Ça ne lui demandait pas tant d'efforts que ça, éviter Hassan étant moins naturel pour elle que le contraire, mais elle s'était reprise, doucement, disséminant textos et bonne volonté pour lui prouver qu'elle avait manqué de discernement, bien qu'elle ne fût pas sans imaginer que tout ce chambardement dans leurs habitudes devait paraître bien étranges aux yeux du jeune homme. Elle s'expliquerait. Peut-être. S'il lui demandait les vraies raisons de son changement brutal d'attitude. Elle s'y attendait, quand tout se tasserait, à ce qu'il tente de creuser… pour l'heure, elle monta dans sa voiture, et l'expression de son visage radieux permutant en un froncement de sourcils tout professionnel, elle reprit le court de la conversation "J'ai su pour le petit. Jack, c'est ça ?" Dans un soupir mêlant sentiments de joie et de fatigue, elle posa l'arrière de sa tête sur le haut de son siège. Yasmine marqua une pause, juste le temps de l'observer quelques instants étirés, avant d'ajouter tout doucement "Il devrait bien s'en remettre, sois pas inquiet." Elle resta immobile encore une poignée de secondes, cherchant son regard comme elle reprenait une inspiration ; puis elle se ranima d'un bond, lançant plus énergiquement "Bon, alors ! Le club, je suppose ?" Elle inséra sa clef pour démarrer, vérifia le point-mort en tout premier et enfin, fit ronronner le vieux moteur de son véhicule qui grinça un peu quand elle se renfonça dans son siège "Faudrait pas laisser croire à ta dulcinée que tu la délaisses pour les beaux yeux d'une autre." Elle parlait de la moto, évidemment. Faisant jouer son volant pour le débloquer, elle ajouta sur le même ton enjoué "A ce propos, tu me dois encore une balade. Ça fait un an maintenant, il serait temps d'honorer ta promesse."




    my pillows ain't giving no comfort, the fan is blowing too loud. even my heartbeat wakes me up, i can't drown it out. my eyelids ain't heavy enough, there ain't enough sheep on the ceiling to count, ain’t slept a wink since you left me, no inspiration to dream.

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