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 (yassan) are we back now where it all began

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Hassan Jaafari
Hassan Jaafari
le barbapapa
le barbapapa
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ÂGE : 38 ans (19/08/1981)
SURNOM : hassou
STATUT : divorcé, vacciné de toute forme d'engagement, actuellement charmé par les mini-shorts d'une entraîneuse de l'UQ
MÉTIER : professeur de géographie politique @ university of Queensland ~ consultant géopolitique/Moyen-Orient @ ABC studios ~ coach des 8-12 ans @ logan city rugby club
LOGEMENT : #25 latimer road (logan city), avec Spike le berger allemand & Bandit le bouvier australien à trois pattes
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POSTS : 13592 POINTS : 185

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : traité pour un cancer entre fin 2013 et mai 2015, en rémission ☆ 5 tatouages ☆ bénévole à l'hôpital (pédiatrie) et au lycée (cours de soutien) ☆ australo-iranien, a vécu 9 mois à Téhéran en 2000 ☆ en couple/marié de 2004 à 2014 ☆ parle farsi (persan) + niveau d'arabe intermédiaire ☆ deux tentatives de suicide 2016, une dépression se soignant doucement ☆ ne consomme ni porc ni alcool ☆ joueur de rugby depuis ses 6 ans, champion universitaire (2005) ☆ membre d'Amnesty International ☆ musulman modérément pratiquant ☆ amateur de plantes vertes et de tapis anciens ☆ bricoleur hors pair
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : owen #2 ☆ camil ☆ sohan #4justinejoanne #17jeansophiayasmine #15rhettalfiekelly #3ginny #3 (12/10)

FLASHBACKS & ALTERNATIFS : joanne (2004)jamie (au)kyte (au)

همیشه ببخشید
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RPs EN ATTENTE : evelyn ☆ jamie #6 ☆ tad #3 ☆ edge ☆ soheila ☆ellie
RPs TERMINÉS :
(yassan) are we back now where it all began VDnnWJA

2019joanne #16asher #1yasmine #14

2018sohan #3joanne #15tad #2sohan #2yasmine #13khadjaafavis #1owen #1chad #1carlisle #1kelly #2yasmine #12jamie #5tadassanny #1joanne #14blazemariannaleena

2017tad #1clara #1kelly #1ginny #2mia #2joanne #13mia #1jamie #4priam #2yasmine #11joanne #12joanne #11ginny#1joanne #10jamie #3yasmine #10joanne #9priam #1joanne #8

2016hannahyasmine #9joanne #7joanne #6yasmine #8yasmine #7jamie #2sauljoanne #5yasmine #6yasmine #5yasmine #4joanne #4yasmine #3enzokennethellayasmine #2

2015sohan #1jamie #1joanne #3yasmine #1jordanleela #2joanne #2jayantleela #1joanne #1

flashbacks › ariane (2014)

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PSEUDO : yumita (élodie)
AVATAR : dominic cooper
CRÉDITS : avatar@mistspell & sign@rhoraf & userbar@loonywaltz
DC : tommy & vittorio & anwar
INSCRIT LE : 20/09/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t4591-there-s-more-life-left-to-go-hassan http://www.30yearsstillyoung.com/t4618-hassan-but-i-know-better-than-to-leave-and-let-it-die http://www.30yearsstillyoung.com/t4679-hassan-jaafari http://www.30yearsstillyoung.com/t14530-hassan-jaafari http://madebyumita.tumblr.com/

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Message(#) Sujet: (yassan) are we back now where it all began (yassan) are we back now where it all began EmptyLun 10 Juin - 21:45




yasmine & hassan
are we back now where it all began

It was you who picked the pieces up when I was a broken soul, and then glued me back together, returned to me what others stole. I don't want to hurt you, I don't want to make you sway like I know I've done before, I will not do it anymore. I've always been a dreamer, I've had my head among the clouds, now that I'm coming down won't you be my solid ground ? ☆☆☆



Certaines occasions étaient plus propices que d’autres à la sensation que le temps n’avait pas eu d’emprise, que les choses étaient toujours les mêmes. Il n’y avait rien de plus faux, dans le cas d’Hassan, mais pourtant alors qu’il se tenait en bordure de terrain ce dimanche matin, son sifflet autour du cou et la main en visière au-dessus de ses yeux pour observer comme il se devait les deux groupes d’enfants – une majorité de garçons, mais aussi quelques filles plus nombreuses d’année en année – s’échangeant des ballons dans une discipline relative et à la hauteur de leur jeune âge, il avait eu la sensation d’assister à cette scène exactement de la même façon qu’il le faisait six ou sept ans plus tôt. Les matinées fraiches et humides du mois de juin n’avaient pas changé elles non plus, et d’apparence Hassan ne différait lui que par les pattes d’oie un peu plus creusées au coin de ses yeux et par l’impression de flotter un peu plus qu’à une époque dans la veste de survêtement aux couleurs du Logan City Rugby Club. Comme toujours dissipés – pour les plus énergiques – ou encore à demi endormis – pour les autres – au début de la matinée les enfants atteignaient le pic de leur concentration entre neuf heures et demi et dix heures, puis cédaient à nouveau progressivement à la déconcentration générale passée la pause collation. Un dimanche matin comme le brun en avait vécu tant d’autres depuis qu’il avait décidé de les consacrer à ces sportifs en culottes courtes, et qui n’avait pas vocation à se démarquer de tous les précédents, en somme … Et pourtant. « Est-ce que Zoe elle va plus être ma copine ? » Reniflant discrètement à intervalles réguliers, le petit blessé du jour semblait néanmoins s’être donné pour mission de ne pas verser la moindre larme – et Hassan avait fait mine de ne pas voir les deux ou trois à avoir malgré tout glissé sur ses joues lorsque l’interne était venu examiner son bras une première fois. « Qu’est-ce que tu en dis ? Tu as envie qu’elle ne soit plus ta copine, toi ? » Secouant la tête pour témoigner de son désaccord, le gamin avait utilisé son bras valide pour essuyer sans aucune grâce son nez avec le revers de sa manche, et attrapant un mouchoir dans le distributeur à proximité le brun le lui avait tendu avec un sourire. « Alors je suis sûr que Zoe n’en aura pas envie elle non plus. Elle a pleuré un peu parce qu’elle a eu peur quand tu t’es fait mal, mais si quand vous vous reverrez tu lui expliques que tu n’es pas fâché contre elle, vous continuerez d’être copains comme avant. » La dénommée Zoe, auteure malheureuse du plaquage ayant conduit le petit Jack aux urgences du Saint Vincent en ce dimanche midi, semblait en effet plus inconsolable encore que le véritable blessé, au point que les pompiers se soient d’abord mépris sur l’identité de leur client du jour, et qu’Hassan se soit mentalement noté de passer un coup de téléphone aux parents de la petite dans l’après-midi afin de la rassurer sur l’issue de cette mésaventure. « Est-ce que Maman arrive bientôt ? » Machinalement et avant de répondre, le brun avait vérifié l’heure sur son téléphone puis assuré en s’armant d’un sourire tranquille « Bientôt, oui. Pourquoi tu ne me racontes pas ce que tu as fait hier, en attendant ? Je t’ai entendu dire au pompier tout à l’heure que tu étais allé faire une longue balade à vélo ? » Malgré tout, il espérait presque aussi fort que Jack pour que sa mère soit belle et bien arrivée jusqu’à eux d’ici à ce que l’enfant ait terminé de conter les péripéties de l’escapade en vélo dans laquelle l’avaient embarqué oncle, tante et cousins.

***

Moins d’une heure plus tard, Hassan avait finalement laissé Jack aux bons soins de sa mère – que l’inquiétude semblait avoir mise au bord de la crise de nerfs avant que le médecin ne vienne lui assurer que son fils serait de nouveau comme neuf d’ici quatre ou cinq semaines, tout au plus – et attendait d’avoir quitté le sas des urgences pour passer un coup de téléphone à Phil. À la fois parce qu’il était président du Club et avait géré le reste de la troupe pendant qu’Hassan grimpait dans l’ambulance pour accompagner leur blessé de guerre, mais également parce que le brun avait laissé une grande partie de ses affaires dans le vestiaire, y compris son casque et ses clefs de moto, et espérait ne pas trouver porte close à son retour. Ayant remonté presque tout le couloir jusqu’à la salle d’attente, il avait à nouveau croisé la silhouette de Yasmine, déjà entraperçue en coup de vent plus tôt dans la matinée alors qu’elle gérait ses propres urgences. Et alors qu’il lui faisait signe qu’il s’apprêtait à s’en aller elle avait de son côté usé de sa plus efficace gestuelle pour le convaincre de l’attendre. Combien de temps ? Il n’en avait en revanche pas la moindre idée, mais l’arrivée au compte-goutte de ce qui semblait être la relève de l’après-midi avait fini par le persuader que la brune n’en aurait pas pour longtemps. Une fois passées les portes automatiques de l’entrée, il lui avait fallu traverser le nuage de nicotine qui semblait stagner devant les portes de tout lieu public qui se respectait, lui faisant presque un quart de seconde regretter de ne pas avoir lui aussi une cigarette à se mettre dans le bec, et à peine avait-il convenu avec Phil de laisser un double des clefs du vestiaire à portée de main pour lui que Yasmine était réapparue, délestée de sa tenue de travail et encore occupée à dénouer ses cheveux pour leur rendre un brin de liberté. « C’est pas exactement l’endroit où je prévoyais de passer mon dimanche midi. » qu’il avait aussitôt fait remarquer pour tenter un brin d’humour, visant à dissiper le malaise qu’il craignait de voir s’installer dès le début de la conversation. Après avoir soufflé le froid durant des semaines sans qu’Hassan n’y trouve de véritable explication, la jeune femme soufflait désormais le chaud sans qu'il ne sache du coup plus sur quel pied danser, partagé entre un certain soulagement et l’impression, malgré tout, que Yasmine se rajoutait à ceux qui croyaient pouvoir entrer et sortir de sa vie comme d’un moulin au gré de leurs humeurs. Peut-être le Ramadan y était-il pour quelque chose, peut-être en avait-elle profité pour décider de changer son fusil d’épaule avec lui – mais le pourquoi et le comment, encore une fois, il n’en savait rien. Arrête de te poser tant de questions. « Y’aurait de la place pour moi sur votre siège passager, Nurse Khadji ? » Dénouant la veste de sport jusque-là serrée autour de sa taille, il l’avait enfilée en réprimant un frisson, réalisant que là-dehors le temps était resté humide et le ciel plus couvert encore qu’il ne l’était le matin. « J’ai laissé ma moto au club, et il parait qu’on va dans la même direction. » Fut un temps où elle ne lui aurait pas demandé de l’attendre, et aurait même peut-être prétexté en avoir encore pour un moment, guettant le moment où il aurait débarrassé le plancher pour en faire de même de son propre côté. Et faute d’y comprendre quoi que ce soit, Hassan avait fini par se persuader qu’apprendre à s’en contenter était la seule solution pour que Yasmine ne lui glisse pas définitivement entre les doigts.



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Yasmine Khadji
Yasmine Khadji
le coeur sur la main
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ÂGE : 31 ans (19.02.88)
SURNOM : yas, en général ; khadji, de temps en temps ; benthi, un peu moins souvent, et uniquement par ses parents
STATUT : célibataire et sans enfants, au grand désarroi de ses parents qui la soupçonnent (à raison, d'ailleurs) de ne pas y mettre beaucoup de volonté pour trouver le bon parti à épouser
MÉTIER : infirmière-urgentiste au service des urgences du st-vincent's hospital, elle est aussi bénévole au service pédiatrique du même hôpital. à son retour d'une mission humanitaire au niger qui a duré huit mois avec la hodge fondation, elle a pris une longue année pour préparer comme il se doit l'examen d'admission à l'école de médecine de l'université du queensland qu'elle rejoindra en fonction de ses résultats et des places disponibles
LOGEMENT : #221 orchid street, redcliffe, dans un petit appartement qui convient parfaitement à son besoin récent d'indépendance
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POSTS : 1693 POINTS : 220

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : marocaine d'origines ☽ musulmane modérément pratiquante ☽ syndrome dit du retour, souffre aussi de crises d'angoisses dues à une agression survenue en 2016 ☽ noob, commence à utiliser instagram ☽ douée avec les enfants, rêve de chirurgie pédiatrique ☽ loyale à l’extrême ☽ proche de sa famille ☽ karaoke queen ☽ conduit une vieille jeep, ne l’échangerait pour rien au monde ☽ sait parfaitement gérer l'urgence, pas le conflit ☽ parle l'arabe, vaguement le français ☽ bonne chanteuse et conteuse ☽ alcool et porc proscrits ☽ beyoncé stan ☽ croit en l'infaillibilité de la pinky promise
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :
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SOHAN#4 ☽ take pictures in your mind of your childhood room memorize what it sounded like when your dad gets home remember the footsteps remember the words said and all your little brother's favorite songs i just realized everything i have is someday gonna be gone
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HASSAN#4 ☽ i am your sweetheart psychopathic crush drink up your movements still i can't get enough i overthink your p-punctuation use not my fault just a thing that my mind do
(yassan) are we back now where it all began Y3bz
EDGE#4 ☽ patience could've done us well 'cause i could tell that all we lack was presence then i would've fell you could've helped but here's to being honest neither of us knew what we wanted but all we knew is that we cared still all we painted was a moment

norah#3 (4/6)

RPs EN ATTENTE :
justine ☽ camil#2 ☽ clara#3 ☽ ariel ☽ rhett

RPs TERMINÉS :
(2019) norah#2edge#2soheila#1edge#1camil#1tad#2sohan#3atelier street artnorah#1hassan#3joanne#1isaac#2
(2018) fox#1sohan#2tad#1clara#2sloan#1ginny#1chadna#1sohan#1hassan#2khadjaafaviscaseykaneisaac#1noamia#1clara#1hassan#1

PSEUDO : ssoveia
AVATAR : shanina shaik
CRÉDITS : ©rosewins (av) ☽ ©rogers&hvkate (code sign&gifs) ☽ ©loonywaltz (userbars)
DC : evelyn pearson
INSCRIT LE : 01/05/2018
http://www.30yearsstillyoung.com/t19795-land-called-far-away-yasmine http://www.30yearsstillyoung.com/t19812-treacherous-yasmine#777009 http://www.30yearsstillyoung.com/t19839-yasmine-khadji#777730 http://www.30yearsstillyoung.com/t20969-yasmine-khadji#832062 http://www.30yearsstillyoung.com/t26136-f-libre-bryce-dallas-how

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Message(#) Sujet: Re: (yassan) are we back now where it all began (yassan) are we back now where it all began EmptySam 15 Juin - 16:38


are we back now where it all began
hassan & yasmine


La paperasse faisait partie intégrante du travail d'infirmière. C'était une tache fastidieuse, particulièrement longue et rebutante aux yeux de tous ceux qui avaient choisi ce métier dans l'idée d'échapper au travail administratif. Yasmine avait souvent été témoin de la désillusion des nouveaux arrivants au sein du service des urgences à l'instant où ils se retrouvaient trop brusquement confrontés à leur pire cauchemar. La pâleur de leur visage reflétait le mal d'une génération apeurée par le simple fait de devoir traiter des feuillets déconstruits ; ça expliquait aussi l'informatisation bienvenue des dossiers médicaux qui s'entassaient moins sur les bureaux, mais qui, malgré leur dématérialisation, il fallait tout de même remplir, vérifier et faire confirmer par les titulaires. Un enfer administratif comme on les dépeint dans les documentaires anxiogènes du dimanche après-midi, où les erreurs fatales sont communes et les pertes nombreuses. A ce stade, le service juridique de l'hôpital n'en finissait plus de s'arracher les cheveux, accumulant, eux aussi, maintes piles de plaintes sur leurs bureaux. Ils ne cessaient de chercher des solutions moins contraignantes au laisser-aller général concernant la paperasse de l'établissement ; alors oui, la paperasse, c'était ennuyeux, c'était pourtant nécessaire de se montrer régulier dans son traitement, Yasmine en avait toujours eu conscience. Si certains s'exemptaient de cet exercice en le refilant aux autres, elle de son côté restait très assidue dans la gestion de la paperasse dont elle devait s'occuper, autrement, elle avait l'impression constante de faire du travail bâclé. Il était inutile de préciser que grâce à sa définition très précise de l'éthique professionnelle, passer outre ce pénible exercice ne faisait pas partie de sa façon d'envisager son métier qu'elle s'était toujours tenue d'exercer dans ses bons et ses mauvais côtés, et cela même quand s'il s'agissait de rester assise une heure de plus à cocher des cases, ou à vérifier des transmissions établies à l'arrache entre deux interventions délicates.
Malgré toute sa bonne volonté, ça ne l'empêchait pas d'en soupirer de lassitude, contrainte et forcée d'en découdre avec le matériel informatique de l'hôpital avec lequel elle avait toujours un peu de mal, beaucoup plus à l'aise avec un stylo à la main qu'avec une souris qui fonctionnait une fois sur deux. Elle en était d'ailleurs à parcourir du regard les derniers onglets d'un rapport informatique quand son attention fût attirée par une silhouette qu'elle connaissait bien et sur laquelle ses yeux clairs s'arrêtèrent pour la seconde fois de la matinée. Debout derrière un poste informatique transportable, elle plissa les paupières pour faire le point sur ce qu'Hassan était en train de faire de son côté, retiré dans le sas des urgences qu'il avait rejoint, le téléphone à la main. Aussitôt, elle fit danser ses longs doigts avec hésitation au-dessus du clavier, tachant de ne pas se laisser gagner par l'impression erronée que s'il était dans le coin à cette heure-ci, c'était forcément parce que quelque chose n'allait pas chez lui ; des vieux restes de l'époque où il n'était pas au meilleur de sa forme et qui resurgissaient parfois. Parce que c'était comme ça, et qu'il avait beau être guéri aujourd'hui, des pensées positives et des projets qui l'étaient tout autant remplissant désormais son esprit, elle savait que toute sa vie, elle s'inquièterait pour lui.

Elle n'avait pas eu le temps de s'en soucier véritablement tout à l'heure, lorsqu'elle l'avait croisé pour la première fois. L'adrénaline de l'urgence sur laquelle elle devait intervenir l'empêchant d'envisager le pire, sa redescente soudaine lui laissa cependant tout le loisir de se poser des questions ; des questions qu'elle ne mit pas bien longtemps à chasser d'un mouvement de tête, consultant en troisième vitesse la liste des admissions de la matinée, et s'apercevant dans la foulée que le jeune homme n'était présent qu'en tant qu'accompagnant. Un sourire fendit son visage, et tandis qu'il lui faisait signe qu'il partait, elle lui fit comprendre par des gestes brefs, mais précis, qu'elle finissait bientôt, le sommant gentiment de l'attendre. Hassan accepta, au plus grand plaisir de Yasmine qui le gratifia d'un pouce levé. Elle ne pouvait s'empêcher de s'enthousiasmer à l'idée que ça leur donnerait l'opportunité de retrouver un semblant de bonnes habitudes, à l'image des nombreuses fois où ils s'étaient attendus devant l'hôpital dans le passé. La jeune femme se mordit la lèvre inférieure en se hâtant de terminer ce qu'elle était en train de faire, charmée par la perspective de terminer son service sur une bonne note.
Faire marche-arrière, redevenir plus saisissable, voire plus transparente… ça lui était venue après sa dernière visite chez le jeune homme ; une visite tendue, qui lui avait laissé un goût amer dans la bouche, mais pas autant que la pilule qu'elle s'était contrainte à avaler à sec, et qui contenait la formule anticipée d'une amitié brisée par sa faute. Elle avait compris que battre en touche sous des prétextes nébuleux ne servirait pas la cause qu'elle défendait en secret, et qui s'avérait peut-être trop ambitieuse pour être juste – qui sait, elle s'était peut-être trompée, finalement. Ça lui faisait du mal d'imaginer qu'Hassan ait choisi de fréquenter Ginny sans lui en parler plus ouvertement, mais lui devait-il des explications à ce sujet ? Pas vraiment, avait-elle finit par se sermonner, prenant conscience un peu trop tard que sa jalousie latente l'avait desservie.

"Je vois vraiment pas pourquoi. Il fait tellement bon vivre dans les hôpitaux, surtout aux urgences." répondit-elle avec une fausse innocence, battement de cils inclus. Une main plongée dans ses longs cheveux parfumés, qu'elle secoua en sortant par la grande porte des urgences, elle avait troqué sa tenue de travail au profit d'une tenue de ville basique – un regard au ciel couvert de Brisbane, et elle estima avoir fait un bon choix en décidant de ressortir sa vieille parka. S'avançant dans la direction d'Hassan, c'est parce qu'elle prenait tout aussi à cœur que lui de ne pas laisser la bonne ambiance environnante retomber comme un soufflé qu'elle s'approcha plus près pour lui donner une accolade pas trop serrée. Mimant soudain la réflexion, le menton posé furtivement sur l'épaule du jeune homme, Yasmine rompit leur courte étreinte, et tout en feignant de repousser une longue mèche de cheveux par-dessus son épaule quand il lui demanda si elle avait une place pour lui du côté passager, elle lui répondit avec légèreté "Rares sont ceux que je laisse grimper, mais c'est si gentiment demandé que je m'en voudrais beaucoup de refuser, professeur Jaafari." Elle tenta un clin d'œil (raté, comme toujours), et fit valser son sac à l'intérieur de sa Jeep qu'elle déverrouilla d'un même mouvement. Ces derniers temps, motivée par un mois de jeûne et par l'introspection qui allait souvent de paire avec ce dernier, elle s'était aperçue qu'en plus d'être puérile, son attitude envers le jeune homme depuis son retour du Niger était atrocement injuste. Ça ne lui demandait pas tant d'efforts que ça, éviter Hassan étant moins naturel pour elle que le contraire, mais elle s'était reprise, doucement, disséminant textos et bonne volonté pour lui prouver qu'elle avait manqué de discernement, bien qu'elle ne fût pas sans imaginer que tout ce chambardement dans leurs habitudes devait paraître bien étranges aux yeux du jeune homme. Elle s'expliquerait. Peut-être. S'il lui demandait les vraies raisons de son changement brutal d'attitude. Elle s'y attendait, quand tout se tasserait, à ce qu'il tente de creuser… pour l'heure, elle monta dans sa voiture, et l'expression de son visage radieux permutant en un froncement de sourcils tout professionnel, elle reprit le court de la conversation "J'ai su pour le petit. Jack, c'est ça ?" Dans un soupir mêlant sentiments de joie et de fatigue, elle posa l'arrière de sa tête sur le haut de son siège. Yasmine marqua une pause, juste le temps de l'observer quelques instants étirés, avant d'ajouter tout doucement "Il devrait bien s'en remettre, sois pas inquiet." Elle resta immobile encore une poignée de secondes, cherchant son regard comme elle reprenait une inspiration ; puis elle se ranima d'un bond, lançant plus énergiquement "Bon, alors ! Le club, je suppose ?" Elle inséra sa clef pour démarrer, vérifia le point-mort en tout premier et enfin, fit ronronner le vieux moteur de son véhicule qui grinça un peu quand elle se renfonça dans son siège "Faudrait pas laisser croire à ta dulcinée que tu la délaisses pour les beaux yeux d'une autre." Elle parlait de la moto, évidemment. Faisant jouer son volant pour le débloquer, elle ajouta sur le même ton enjoué "A ce propos, tu me dois encore une balade. Ça fait un an maintenant, il serait temps d'honorer ta promesse."


    i like my girls just like I like my honey sweet a little selfish like my women like i like my money green a little jealous cause i'm a beautiful wreck a colorful mess but i'm funny i'm a heartbreak vet with a stone-cold neck yeah i'm charming.

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Hassan Jaafari
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Message(#) Sujet: Re: (yassan) are we back now where it all began (yassan) are we back now where it all began EmptySam 13 Juil - 20:14



Peut-être était-ce sa mère ? Bien que l’idée ne l’enchante pas – elle avait même tendance à lui faire de la peine – Hassan envisageait de manière de plus en plus plausible que le regain d’accessibilité de Yasmine à son égard ne soit que l’œuvre de remontrances plus ou moins voilée que Fatima aurait pu faire à sa cadette, lassée de la voir jouer les filles de l’air dès qu’il était question que le brun fasse un saut chez eux comme s’il était soudainement devenu le porteur d’une maladie contagieuse dont elle souhaiterait se préserver. L’infirmière, pourtant, ne lui donnait pas l’impression de se forcer lorsqu’elle lui avait fait signe de l’attendre, et ne s’était pas cachée derrière l’excuse du travail pour s’éviter une énième conversation dont Hassan lui-même n’avait de toute façon pas osé prendre l’initiative. Alors il ne savait pas trop, il ne savait plus, et de gamberger sans cesse à ce sujet ne faisait que creuser un peu plus l’amertume qu’il ressentait envers Yasmine tout en se détestant pour ça. Mais il n’avait qu’à demander, au fond. Il aurait pu questionner, exiger une explication, crever l’abcès quitte à en subir les conséquences ensuite … Simplement il n’y arrivait pas, pas le courage suffisant, et pour cette seule raison il ravalait tout ce qui lui serrait la gorge et se contentait d’accepter qu’il ne valait peut-être pas mieux qu’elle, au fond, préférant l’illusion qu’à éviter tous les deux l’éléphant au milieu de la pièce ils finiraient par oublier cet accro à une relation dont le brun avait de plus en plus de mal à distinguer les contours. Il n’avait pas son pareil pour faire l’autruche, ces dernières années l’avaient prouvé, et malgré un pincement au cœur désormais récurrent il avait affiché un sourire aussi sincère qu’il le pouvait lorsque l’infirmière l’avait rejoint. « Je vois vraiment pas pourquoi. Il fait tellement bon vivre dans les hôpitaux, surtout aux urgences. » Lui rendant son étreinte avec habitude, la réflexion de la brune lui avait arraché un éclat de rire un brin sarcastique et lui avait fait secouer la tête « Plus suffisamment exotique pour moi, la magie des débuts n’opère plus. » Jouant les faux blasés, il avait enfoncé un peu sa nuque dans ses épaules comme il le faisait parfois en osant un brin d’humour qu’il n’assumait pas totalement ; Il avait depuis longtemps passé le cap de rire de ses propres déboires médicaux, mais savait qu’autour de lui la chose mettait encore parfois mal à l’aise. Qasim en était la preuve la plus parlante, encore trop souvent sujet aux sourires crispés. « Rares sont ceux que je laisse grimper, mais c'est si gentiment demandé que je m'en voudrais beaucoup de refuser, professeur Jaafari. » reprenait de son côté Yasmine tandis qu'il tentait de négocier la place de copilote, et se fendant d'un « Quel honneur. » il s'était accaparé le siège passager dès le véhicule ouvert. Maintenant qu'il y songeait, il n'était pas remonté dans cette voiture depuis avant le départ de la jeune femme pour le Niger, soit presque une éternité. Mais tombée à pic pour l'empêcher de gamberger à nouveau la réflexion de la brune était tombée à pic « J'ai su pour le petit. Jack, c'est ça ? » Et Hassan d'acquiescer. « Il devrait bien s'en remettre, sois pas inquiet. » La main attrapant la boucle de sa ceinture de sécurité, il avait secoué la tête et assuré avec légèreté « Oh, je ne suis pas inquiet … C'est le métier qui rentre. » avant de s’attacher. « Mais les enfants m’épateront toujours. Il n’a pratiquement pas versé une larme, et il était bien plus inquiet à l’idée que la petite qui l’a fait tomber ne veuille plus lui parler que par le fait d’être bon pour un bras dans le plâtre. » Épaté, attendri, Hassan n’y voyait en définitive qu’une preuve supplémentaire qu’eux adultes ne méritaient pas l’innocence et la gentillesse naturelle des enfants. Visiblement sujette à un regain subit d’énergie, Yasmine avait de son côté fait démarrer la Jeep « Bon, alors ! Le club, je suppose ? Faudrait pas laisser croire à ta dulcinée que tu la délaisses pour les beaux yeux d'une autre. » Provoquant d’abord un léger blanc chez Hassan, bien incapable de comprendre où se situait le sous-entendu et ce qu’il était supposé en faire, l’infirmière s’était finalement vu offrir un sourire moqueur tandis que le brun s’en sortait par l’une de ses habituelles pirouettes « Ça va c’est géré, Phil et moi on a décidé d’être un couple libre maintenant qu’on cumule quatre divorces à nous deux, il sera pas jaloux. » Le véhicule à peine en mouvement Hassan avait abaissé la vitre de la portière et s’y était accoudé, tournant à nouveau la tête vers Yasmine alors qu’elle reprenait « A ce propos, – vraiment ? S’était-il questionné – tu me dois encore une balade. Ça fait un an maintenant, il serait temps d'honorer ta promesse. » et le quittait ensuite des yeux pour manœuvrer et prendre la direction de la sortie du parking. Malgré la tentation furtive de faire remarquer que les mois qu’elle avait passé à l’éviter y étaient sans doute un peu pour quelque chose, il avait à nouveau ravalé cette bile de négativité dont ni elle ni lui n’avaient besoin, et opté pour une approche un peu moins tranchée en soulignant simplement « Mais le champ est toujours libre, j’attends seulement que tu me fasses de la place dans ton emploi du temps de ministre. » avec une apparente légèreté. « Je me voyais déjà t’emmener en virée au cinéma après que tu m’aies supplié de t’accompagner pour aller voir Aladdin, mais à l’évidence la vie d’adulte a terminé de te priver de ton âme d’enfant. » Soupir un brin exagéré, air boudeur, et après avoir marqué un temps de pause il avait ajouté « Et ça Khadji, c’est triste. » en arquant un sourcil à l’instant où elle quittait une seconde la route des yeux pour poser le regard sur lui. Un an déjà. Après coup la réflexion de la brune lui avait fait prendre conscience du temps déjà passé depuis son retour du Niger, et avant qu’Hassan ne loupe visiblement le coche d’une évolution dont Yasmine avait préféré le tenir à l’écart. A moins que ce ne soit lui qui ne s’en soit tenu à l’écart, sans le savoir. Le sourire s’effaçant de son visage alors que s’y creusait machinalement la ride du lion, il avait poussé un soupir appuyé puis brusquement changé son fusil d’épaule « Tiens, tu fais quoi cet après-midi ? En dehors de jouer les taxis pour mon humble carcasse, j’entends. » L’idée folle qu’elle lui ait fait sa remarque dans le but de lui tendre une perche ayant furtivement traversé son esprit, il l’avait saisie à la volée entre brin d’espoir et réelle incertitude.



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Yasmine Khadji
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MÉTIER : infirmière-urgentiste au service des urgences du st-vincent's hospital, elle est aussi bénévole au service pédiatrique du même hôpital. à son retour d'une mission humanitaire au niger qui a duré huit mois avec la hodge fondation, elle a pris une longue année pour préparer comme il se doit l'examen d'admission à l'école de médecine de l'université du queensland qu'elle rejoindra en fonction de ses résultats et des places disponibles
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Message(#) Sujet: Re: (yassan) are we back now where it all began (yassan) are we back now where it all began EmptyMar 16 Juil - 22:26



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hassan & yasmine


"Comme quoi, c'est pas la taille qui fait la force." commenta Yasmine, parée à quitter le parking de l'hôpital. C'était pour cette raison qu'elle aimait travailler avec les tout-petits, parce qu'elle était persuadée qu'on avait plus à apprendre auprès de citoyens miniatures qui, parfois confrontés à l'horreur à peine le bout de leur petit nez pointé à l'extérieur de leur cocoon si douillet, se souciaient davantage de leur poupée ou de leurs petites voitures que des soins éprouvants qu'ils recevaient quotidiennement. Elle aurait aimé prétendre au même niveau de courage que la plupart des petits malades qu'elle côtoyait très régulièrement, mais c'était comme les dents de lait, finalement : le courage, on le perdait en grandissant, et sans même recevoir une quelconque récompense de la part d'une Fée préposée. Cependant, ce n'était pas toujours le cas, comme en témoignait Hassan qui faisait partie de la catégorie de personnes qui, au yeux de Yasmine, avaient été les bouc-émissaires du Destin. Elle retint un petit rire gentiment sardonique en se disant que ça lui allait bien de parler avec autant de détachement du prompt rétablissement de son poulain, alors que lui-même avait été capable de se remettre de tant d'épreuves, non sans démontrer quelques signes de faiblesses, n'empêche qu'il était bel et bien là ; installé à côté elle, dans sa voiture, à ne pas se rendre compte d'à quel point elle l'aimait pour avoir été celui qui lui avait régulièrement donné des leçons de courage qu'elle tentait timidement de mettre en pratique, sans grand succès. A certain moment, elle avait peut-être craint qu'il ne tienne pas le coup, épuisé par ses traitements et ses hospitalisations, mais Hassan la surprenait toujours. Même aujourd'hui, alors qu'un court silence accompagna la boutade qu'elle laissa échapper à propos de la supposée jalousie d'une amoureuse.
Il devait avoir décidé de tourner le tout en dérision, ayant sans doute remarqué la soudaine raideur dans la nuque de sa chauffeuse. La façon dont il géra la situation, ça l'allégea d'un poids qu'elle sentit peser sur sa poitrine quand elle se dit qu'elle était peut-être allée trop loin en se permettant ce trait d'humour. C'était anodin, mais l'existence supposée de quelqu'un dans la vie d'Hassan n'avait pas été la raison pour laquelle Yasmine s'était éloignée de lui durant tout ce temps ? N'était-il pas trop tôt pour elle que de risquer cette pente glissante avec une telle décontraction ? "Emploi du temps de ministre, n'exagère pas." laissa-t-elle échapper, prenant une mine dont l'éloquence surjouée la fit ressembler à une actrice de télénovela – et pas la meilleure dans le genre, loin de là. Sous couvert de théâtralité, elle devait bien admettre néanmoins que cette tendance qu'il avait à toujours remettre son emploi du temps sur le tapis commençait à l'agacer, dans le fond. Oui, elle savait qu'elle était l'unique responsable de leurs rendez-vous manqués, des semaines qu'ils avaient passé à ne faire que se croiser, et elle s'en voulait assez pour ça, au demeurant. Était-ce vraiment nécessaire de remuer constamment le couteau dans la plaie, et de faire tourner la situation en rond ? D'autant qu'elle tachait de faire amende honorable, convaincue que la façon dont elle avait agi était aussi injuste que puérile. Yasmine essayait de se rattraper, d'expier les fautes qu'elle avait commise, quand bien même si le concept était tout chrétien : elle se donnait les moyen de le faire, de gommer sa maladresse pour que le charme agisse de nouveau, et que leur relation retrouve sa légèreté d'antan. Ça devait compter pour quelque chose, et elle aurait aimé qu'Hassan le remarque.

Elle ravala doucement son ressentiment, resserrant ses doigts autour de son volant. Saisissant la perche que le jeune homme lui tendit de bon gré, elle lui répondit sur un ton qu'elle tenta de faire paraître aussi léger que possible, malgré la sensation d'aigreur qui remonta le long de sa trachée "C'est parce que je suis toujours pleine d'amertume à l'idée qu'ils ne nous aient pas contactés pour jouer les rôles principaux. J'aurais enfin eu une bonne excuse pour sortir mon costume à un autre moment qu'à Halloween, mais noooon…" Par dépit, elle secoua la tête tout en s'engageant vers la sortie de l'hôpital. Lui adressant un regard à la dérobée, concentrée sur la route qui se présentait devant elle, elle laissa ses sourcils se hausser "Si tu m'offres l'occasion de retarder mon retour à la maison, je suis bien tentée de te dire que je suis libre comme l'air." mais pour être sûre, il faudrait quand même que je consulte mon emploi de ministre avant, retint-elle de justesse, s'éclaircissant la gorge à la place pour mieux se préparer à reprendre – assez subitement d'ailleurs "Hassan ?" commença-t-elle, et elle profita de l'arrêt imminent de son véhicule devant un feux tricolore pour se tourner vers lui de trois-quarts, et poser les yeux avec détermination sur son profil qu'elle observa attentivement. Dans une très grande inspiration – elle fit trembler sa poitrine, ses lèvres entrouvertes et remuer les cheveux qui se trouvaient à proximité de ces dernières –, Yasmine lui demanda "T'es fâché contre moi ?" Elle ne lui laissa pas le temps de répondre, car elle ajouta aussitôt, oubliant un temps qu'elle était au volant de sa voiture et qu'elle risquait de s'attirer les foudres des conducteurs impatients si elle mettait trop de temps à redémarrer "Je te connais. Je sens que les quelques fois où je t'ai évité ne sont pas bien passées et je comprends pourquoi, mais…" Ses yeux clignèrent frénétiquement tandis qu'elle cherchait ses mots qui, pourtant, n'attendaient que d'être prononcé ; à croire qu'elle cherchait à ménager son effet "Si on passe l'après-midi ensemble, autant crever l'abcès et repartir sur des bases saines." Parce que lui reprocher constamment ses indisponibilités n'étaient sûrement pas la meilleure méthode à adopter, qu'on se le dise.
Un premier klaxon se fit entendre, et même si c'était tentant de rester campés devant le feux tricolore pour ennuyer l'homme qui passa la tête par la vitre de sa voiture en vociférant que les bonnes femmes étaient toutes des dangers publics avec une voiture entre les mains, Yasmine reprit prudemment la route en même temps que la parole "Pose-moi toutes les questions qui te viennent à l'esprit. J'y répondrai aussi honnêtement que possible, c'est juré." Et elle dégaina son petit doigt dans l'espace qui les séparait dans l'espoir qu'il vienne y crocheter le sien pour sceller la promesse qu'elle venait de lui faire. Et sans le vouloir, elle lui donna tort, à lui qui, pour la blague, venait de l'accuser d'avoir perdu son âme d'enfant. La preuve que non, puisqu'à 30 ans bien entamés, Yasmine était intimement convaincue que le Serment du Petit Doigt était un gage irréfutable d'honnêteté.


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Hassan Jaafari
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Message(#) Sujet: Re: (yassan) are we back now where it all began (yassan) are we back now where it all began EmptyVen 26 Juil - 17:47



Il y voyait un brin d’ironie, dans le fait qu’elle réclame maintenant du temps qu’il avait promis de lui accorder dans l’euphorie et la satisfaction de son retour à Brisbane, mais dont elle était si habilement parvenue à se défaire durant les mois qui avaient suivi. Il n’avait jamais cru à cette excuse de vouloir le « laisser vivre » et n’y voyait qu’une année entière perdue en enfantillages dont il aurait été incapable de dire comment ils avaient débutés … ni comment ils s’étaient résolus. Et résolus ils ne l’étaient peut-être même pas réellement, à la lueur des dernières décisions prises par Hassan. Pour l’heure, et faute de l’énergie suffisante pour entretenir cette querelle dans laquelle il peinait à trouver son rôle, le brun s’était forcé à une apparente légèreté, tendant des perches si faciles à saisir que Yasmine n’aurait pas eu d’autre choix que de s’engouffrer dans la brèche à son tour. « C'est parce que je suis toujours pleine d'amertume à l'idée qu'ils ne nous aient pas contactés pour jouer les rôles principaux. J'aurais enfin eu une bonne excuse pour sortir mon costume à un autre moment qu'à Halloween, mais noooon … » Malgré tout elle était parvenue à lui arracher un sourire avenant, et après avoir machinalement passé le bout de ses doigts sur la partie de barbe lui recouvrant la mâchoire, le brun s’était accoudé à la fenêtre en lui affirmant « C'est qu'on n’est pas suffisamment trash pour Hollywood, toi et moi. » Alors ils avaient loupé le coche de cette séance de cinéma qui aurait eu le goût sucré de la nostalgie, soit. Elle n’avait pas proposé, lui non plus, une occasion manquée supplémentaire à ajouter à la liste qui s’allongeait, et face à laquelle Hassan s’était renseigné sur les projets de Yasmine pour le reste de l’après-midi comme on tentait d’empêcher l’eau de s’échapper entre ses doigts. « Si tu m'offres l'occasion de retarder mon retour à la maison, je suis bien tentée de te dire que je suis libre comme l'air. » Presque comme si un rayon de soleil était parvenu à s’infiltrer entre l’épaisse couche de nuages, le sourire du brun s’était fait plus affirmé l’espace d’un instant et il avait répondu d’un signe de tête, un « Vendu. » léger en guise de ponctuation. Le projet, néanmoins, n’était pas parvenu à dissiper entièrement le sentiment de malaise qui subsistait dans l’habitacle de la voiture dès que les mots manquaient, et le silence à nouveau était venu s’abattre sur ses passagers telle une chape de plomb à la lourdeur insupportable. Arrêtée à un feu tricolore, la Jeep ronronnait en leur offrant un vague fond sonore auquel l’enseignant ne prêtait même plus attention, à nouveau accoudé à la fenêtre et visiblement absorbé par le paysage pourtant déjà observé cent fois. « Hassan ? » - « Hm ? » Peut-être parce qu’il avait senti le léger tremblement de sa voix, le brun avait continué de fixer la rue et les quelques piétons allant et venant sur le trottoir plutôt que de tourner la tête vers l’infirmière. Et il avait bien fait, s’était-il dit alors que Yasmine demandait enfin « T'es fâché contre moi ? » ne lui laissant même pas le temps de répondre avant de se justifier maladroitement « Je te connais. Je sens que les quelques fois où je t'ai évité ne sont pas bien passées et je comprends pourquoi, mais … » Mais quoi ? « Si on passe l'après-midi ensemble, autant crever l'abcès et repartir sur des bases saines. » Crever l’abcès et repartir sur des bases saines, n’était-ce pas ironique, ça aussi ? Elle ne niait même plus l’avoir évité sciemment, mais attendait des explications et de l’honnêteté de sa part là où elle-même n’avait pas su – ou pas voulu – en faire preuve. « Je ne suis pas fâché. » qu’il avait alors assuré dans un mensonge éhonté, s’enfonçant un peu plus dans son siège d’un air renfrogné. Mais comment espérait-il l’en convaincre alors qu’il n’y croyait même pas lui-même ? Bien sûr, qu’il était fâché. Et plus encore il était peiné, tant par la situation que par la façon qu’avait Yasmine de faire comme si sa réaction n'avait pas de sens. Le coup de klaxon ayant retenti dans leur dos les avait fait sursauter, et se résolvant à redémarrer sans avoir obtenu de véritable réponse l’infirmière avait appuyé sur l’accélérateur et laissé le chauffard pressé les distancer de quelques mètres avant de reprendre « Pose-moi toutes les questions qui te viennent à l'esprit. J'y répondrai aussi honnêtement que possible, c'est juré. » En guise de gage de sa bonne foi, la brunette avait tendu son petit doigt au-dessus du levier de vitesse : une promesse d’enfant, pour un désaccord d’adulte, dont Hassan doutait qu’ils se relèveraient avec aussi peu de séquelles que lorsque les chamailleries visaient la dernière glace du congélateur ou la partie de cache-cache un peu trop intense. Le cœur serré, il avait fixé la main de la jeune femme un court instant avec tristesse, avant de détourner à nouveau le regard sans s’en saisir. Elle lui mentait depuis des mois, l’époque où ils se disaient les choses avec honnêteté était révolue. « Je suis pas stupide Yas’, je sais très bien pourquoi tu t’es mise à m’éviter. » qu’il lui avait alors admis, certain de ce qu’il avançait, et la gorge serrée par la déception. « Et c’est vrai, ça m’a fait de la peine que tu réagisses comme ça alors que ça fait des mois que vous me tannez tous avec le fait que je dois arrêter de me lamenter sur ce que j’ai perdu, penser à l’avenir, faire des projets … » Et il essayait, il essayait vraiment de ne plus être ce type-là, celui qui crashait sciemment sa voiture par lâcheté, celui qui pensait ne jamais se remettre de sa rupture avec Joanne, celui qui n’avait plus goût à rien … Il essayait, pas ce n’était à l’évidence pas suffisant. « Mais j’aurais encore préféré que tu sois honnête et que tu me dises franchement que tu étais contre, plutôt que de m’éviter comme tu l’as fait. Ça m’aurait au moins empêché de me torturer l’esprit des nuits entières en me demandant ce que j’avais bien pu faire de travers cette fois-ci, avant de relier les points moi-même. » Est-ce que cela valait plusieurs mois de pénitence et le fait de ne pas être tenu au courant de ses projets d’aller s’installer à mille kilomètres de Brisbane pour autant ? Il était certain que non, peu importe l’opinion qu’elle avait concernant ses choix de vie. Yasmine, enfin, s'était résolue à arrêter la voiture sur le bas côté – il y avait de ces conversations qui méritaient plus d'attention qu'une oreille distraite et les yeux qui regardaient la route. « Qu’est-ce qui s'est passé, Yas' ? Quand est-ce qu'on a arrêté de se dire les choses ... ? » Avait alors murmuré Hassan avec tristesse en tournant la tête vers l’infirmière, conscient sans oser l'avouer que les choses s’étiolaient depuis son séjour au Niger ; Peut-être même avant cela. Il le réalisait juste un peu trop tard.



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Yasmine Khadji
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MÉTIER : infirmière-urgentiste au service des urgences du st-vincent's hospital, elle est aussi bénévole au service pédiatrique du même hôpital. à son retour d'une mission humanitaire au niger qui a duré huit mois avec la hodge fondation, elle a pris une longue année pour préparer comme il se doit l'examen d'admission à l'école de médecine de l'université du queensland qu'elle rejoindra en fonction de ses résultats et des places disponibles
LOGEMENT : #221 orchid street, redcliffe, dans un petit appartement qui convient parfaitement à son besoin récent d'indépendance
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : marocaine d'origines ☽ musulmane modérément pratiquante ☽ syndrome dit du retour, souffre aussi de crises d'angoisses dues à une agression survenue en 2016 ☽ noob, commence à utiliser instagram ☽ douée avec les enfants, rêve de chirurgie pédiatrique ☽ loyale à l’extrême ☽ proche de sa famille ☽ karaoke queen ☽ conduit une vieille jeep, ne l’échangerait pour rien au monde ☽ sait parfaitement gérer l'urgence, pas le conflit ☽ parle l'arabe, vaguement le français ☽ bonne chanteuse et conteuse ☽ alcool et porc proscrits ☽ beyoncé stan ☽ croit en l'infaillibilité de la pinky promise
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :
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SOHAN#4 ☽ take pictures in your mind of your childhood room memorize what it sounded like when your dad gets home remember the footsteps remember the words said and all your little brother's favorite songs i just realized everything i have is someday gonna be gone
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HASSAN#4 ☽ i am your sweetheart psychopathic crush drink up your movements still i can't get enough i overthink your p-punctuation use not my fault just a thing that my mind do
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EDGE#4 ☽ patience could've done us well 'cause i could tell that all we lack was presence then i would've fell you could've helped but here's to being honest neither of us knew what we wanted but all we knew is that we cared still all we painted was a moment

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PSEUDO : ssoveia
AVATAR : shanina shaik
CRÉDITS : ©rosewins (av) ☽ ©rogers&hvkate (code sign&gifs) ☽ ©loonywaltz (userbars)
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INSCRIT LE : 01/05/2018
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Message(#) Sujet: Re: (yassan) are we back now where it all began (yassan) are we back now where it all began EmptyDim 28 Juil - 12:14



are we back now where it all began
hassan & yasmine


Le suspens, trop peu pour Yasmine. Elle s'y était frottée néanmoins, retenant sa respiration, dans l'attente de la promesse qu'elle proposait à Hassan de sceller, le petit doigt dressé dans l'espace qui les séparait, et le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine. Elle pouvait deviner à quel point les bases de leur relation s'était effritée et évidemment, elle en prenait l'entière responsabilité. Elle ne se serait pas donnée autant de mal pour réparer ses erreurs de jugement si elle avait pensé ne serait-ce qu'une seconde qu'Hassan avait quelque chose à voir avec sa décision de le laisser vivre de son côté. Mais quelque part, il avait quelque chose à voir avec tout ça, c'était pour cette raison que c'était si difficile finalement, parce que d'un côté comme dans l'autre, chacun d'eux avaient une part détournée de responsabilités, même si lui n'en était pas tout à fait conscient, Yasmine s'évertuant à prendre la plus grosse pour lui éviter l'indigestion.
Aussi naïf que ça paraissait, elle était convaincue que faire preuve de bonne volonté suffirait sans doute à assainir l'atmosphère ; ça avait toujours sa méthode, celle qu'elle avait masterisé avec le temps. Mais elle avait ses failles, et elle s'en rendit compte, réalisant un peu trop tard que sur ce coup-ci, elle se trompait lourdement. Hassan détourna la tête, accordant un regard indéchiffrable à la main qu'elle récupéra sans plus de cérémonie. Quelque chose se brisa en elle, et elle ne sut déterminer si c'était son cœur qui avait reçu un coup de trop, ou si c'était la confiance qu'elle lui avait toujours accordé qui venait d'éclater en mille morceaux et que cette fois, elle ne réussirait pas à rassembler pour pouvoir les recoller prudemment, se disant que ça tiendrait le coup quelques temps encore, même si elle savait en elle-même que ce ne serait pas le cas. La boule qui s'était formée au fond de sa gorge remonta douloureusement quand elle déglutit en fixant le panorama qui s'étalait devant ses yeux, et même si l'envie était prégnante, elle s'interdit de se mettre à pleurer, considérant que ce serait beaucoup trop facile de le faire maintenant – beaucoup trop gênant, aussi. Ses doigts se resserrèrent autour de son volant, faisant jouer le cuir usé entre ses paumes humides, et elle se redressa un peu dans son siège, se dandinant avec inconfort. Sa main, celle qu'elle lui avait présentée, pesa soudain beaucoup trop lourd au bout de son poignet, et alors qu'elle tacha de se reconcentrer sur sa conduite, ignorant les invectives vulgaires de l'homme qui avait dépassé la Jeep à toute vitesse, elle se somma avec force de ne pas céder à la tristesse, et encore moins à la panique qui menaçaient toutes les deux de pointer le bout de leur vilain nez.

Il lui disait avoir compris pourquoi elle l'évitait, ce qu'elle ne niait plus avoir fait puisque de toutes les façons, elle avait beau s'en défendre autant que faire se peut, elle lisait dans ses yeux qu'il ne croyait pas un mot de ce qu'elle lui avait dit l'autre fois, lorsqu'elle s'était pointée chez lui pour lui fournir des explications montées à l'arrache – qui n'étaient pas mensongères ceci dit, même si elle avait préféré taire le fond du problème, se cachant derrière des suppositions qu'il avait visiblement fini par démêler. Cette idée la pétrifia un court instant, et parce qu'elle était toujours en pleine possession de ses moyens à ce moment-là, la tête suffisamment froide pour se rendre compte que ce ne serait bientôt plus le cas, elle décida qu'il était plus prudent de faire une halte sur le bas-côté. Doucement, elle dériva de sa trajectoire, laissant le moteur bruyant de sa voiture combler le silence qu'elle avait laissé s'étirer entre deux bribes de phrases prononcées par le jeune homme. Ce silence pris de l'ampleur, prenant ses aises, étirant ses longs membres – sans aucune gêne, il s'installa pour de bon sur la planche arrière lorsqu'elle coupa le moteur qui cessa ses grognements. Ses mains restèrent agrippées à son volant, tant elle hésitait à affirmer ou infirmer ce qu'il lui disait avoir enfin saisi. Après tout, il n'avait pas accepté sa promesse, alors était-elle vraiment obligée de la respecter, et d'être aussi honnête que possible, comme elle lui avait assuré qu'elle le serait ? Elle était épuisée par cette situation, alors effectivement, elle était obligée, quand bien même elle ne se sentait pas tout à fait prête à admettre la vérité, trop consciente que ça ne ferait rien d'autre qu'empirer les choses. Cependant, c'est après un instant de réflexion pénible qu'elle prit une grande inspiration, du genre profonde et douloureuse, mais qui lui permit de se concentrer sur ce qu'elle avait retenu des paroles qu'il avait laissé filer, le regard perdu partout ailleurs, sauf sur elle. Yasmine sentit alors qu'il tournait la tête dans sa direction, que son regard se posait sur son profil et cette fois, c'est elle qui préféra ne pas le regarder, tandis que la tension dans ses muscles s'affirmait aussi résolument que l'idée que le temps était venu de dire les choses telles qu'elles étaient.

"C'est toi qui me poses la question, vraiment ?" lui demanda-t-elle, les yeux cherchant un point d'ancrage auquel se raccrocher, valdinguant de part et d'autre du pare-brise en même temps que ses sourcils se froncèrent subtilement, et qu'elle reprenait avec une toute nouvelle détermination – un peu fragile, mais son ton restait assez ferme pour que le tremblement de ses lèvres passe encore inaperçue "Ça t'a fait quoi d'apprendre que j'envisage de partir de la bouche de maman, Hassan ? Ça t'a fait du mal, je le sais… alors mets-toi à ma place, et comprends que ça m'a fait autant de mal d'apprendre que tu fréquentes Ginny depuis un moment, et que de son avis, ça a l'air plutôt sérieux." Ses sourcils se froncèrent plus fort, et elle laissa un sourire nerveux, sans joie et même un peu amer, fendre son visage qu'elle s'obstinait à ne pas tourner dans sa direction. Ses yeux continuèrent à s'agiter, ne réussissant pas à se fixer sur un point, pendant quelle murmurait en secouant légèrement la tête de droite à gauche "T'as prétendu que t'étais pas prêt pour ce genre de relation, tu m'as textuellement dit que ça faisait plus partie de tes projets de t'impliquer dans ce genre d'histoire." lui rappela-t-elle, et son sourire s'élargit légèrement, mais disparut quand elle tourna enfin la tête de son côté et qu'elle poursuivit avec, cette fois-ci, un petit trémolos dans la voix "Je sais que ça me regarde pas, mais j'ai jamais dit que j'étais contre. En fait, je la trouve parfaite pour toi." Même si c'était douloureux à admettre, elle le fit avec beaucoup de sincérité, vite remplacée par la tristesse qu'elle avait tant cherchée à repousser depuis tout à l'heure "Comment tu peux penser que ça me pose un problème de te voir heureux avec quelqu'un d'autre ?" Pourtant, c'était un peu le cas, même si elle avait fini par se faire à l'idée que tous les quelqu'un d'autres du monde vaudraient mieux qu'elle, qu'elle n'avait aucune chance, qu'elle avait toujours été, et qu'elle serait toujours, hors-jeu ; il lui fallait peut-être une conversation de cette teneur pour se l'ancrer définitivement en tête, et passer à autre chose. Toutefois, ça la blessait profondément qu'il puisse avoir la certitude que ses intentions étaient mauvaises, et que seule la désapprobation qu'elle aurait prétendument ressentie à propos de cette histoire soit la seule cause de sa prise de distance. Yasmine affronta ses yeux pour les sonder avec autant de volonté que si elle avait été à la recherche d'un trésor perdu, ne réussissant pas à mettre la main sur l'énigme qui semblait voiler son regard aussi sombres que les siens étaient clairs ; elle ne réalisa même pas qu'elle était en train de se fourvoyer, de tomber dans son propre piège "J'ai besoin de prendre l'air." finit-elle par dire en secouant promptement la tête, faisant fatalement retomber les cheveux qu'elle avait plusieurs fois coincés derrière ses oreilles devant ses yeux, et rompant le contact visuel avec initiative. D'un coup d'épaule, elle poussa brusquement la portière de sa Jeep avec autant de hardiesse, s'en extirpant d'un bond pour emplir ses poumons d'une goulée d'air beaucoup trop tiède pour que ça soulage véritablement les relents de panique qui remontaient résolument le long de son sternum.


    i like my girls just like I like my honey sweet a little selfish like my women like i like my money green a little jealous cause i'm a beautiful wreck a colorful mess but i'm funny i'm a heartbreak vet with a stone-cold neck yeah i'm charming.

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Hassan Jaafari
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le barbapapa
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ÂGE : 38 ans (19/08/1981)
SURNOM : hassou
STATUT : divorcé, vacciné de toute forme d'engagement, actuellement charmé par les mini-shorts d'une entraîneuse de l'UQ
MÉTIER : professeur de géographie politique @ university of Queensland ~ consultant géopolitique/Moyen-Orient @ ABC studios ~ coach des 8-12 ans @ logan city rugby club
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : traité pour un cancer entre fin 2013 et mai 2015, en rémission ☆ 5 tatouages ☆ bénévole à l'hôpital (pédiatrie) et au lycée (cours de soutien) ☆ australo-iranien, a vécu 9 mois à Téhéran en 2000 ☆ en couple/marié de 2004 à 2014 ☆ parle farsi (persan) + niveau d'arabe intermédiaire ☆ deux tentatives de suicide 2016, une dépression se soignant doucement ☆ ne consomme ni porc ni alcool ☆ joueur de rugby depuis ses 6 ans, champion universitaire (2005) ☆ membre d'Amnesty International ☆ musulman modérément pratiquant ☆ amateur de plantes vertes et de tapis anciens ☆ bricoleur hors pair
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همیشه ببخشید
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Message(#) Sujet: Re: (yassan) are we back now where it all began (yassan) are we back now where it all began EmptyMar 13 Aoû - 10:29



Dans un élan de trouille qu’il n’assumait même pas, Hassan s’était surpris à penser qu’il aurait mieux fait de ne pas demander à Yasmine de le raccompagner en voiture à sa sortie des urgences, et que la conversation qui venait de s’amorcer ne se serait ainsi jamais produite. Il savait pourtant très bien que les choses couvaient depuis trop longtemps, et qu’à retarder l’un et l’autre l’inévitable ils n’avaient fait qu’empirer la situation. Pris entre deux feux diamétralement opposés, le brun se sentait pris au piège dans une situation si inextricable qu’elle n’avait tout bonnement pas de solution : l’honnêteté il l’avait déjà tentée avec Joanne, et cette dernière l’avait quitté sans regrets. Ne rien dire il l’avait tenté avec Sohan, et tous les deux s’étaient éloignés presque aussi brutalement. Face à Yasmine, désormais, Hassan se sentait à un carrefour dont les deux directions le mèneraient droit dans le mur – il ne la comprenait plus, peinait à croire que l’amie qu’il avait retrouvée à son retour d’Afrique était bien la même que celle qu’il avait déposée à l’aéroport huit mois avant cela, et voyait leur relation s’étioler comme une conséquence dont il ne parvenait pas à comprendre la cause. Mais n’était-ce pas ce qu’elle lui reprochait au fond ? De ne pas voir, de ne pas comprendre, d’être incapable de réaliser lui-même l’ampleur d’une erreur dont elle lui tiendrait rigueur sans qu’il n’en ait conscience ? Hassan était las, fatigué que son quotidien ne soit plus fait que de questionnements et d’incertitudes en pagaille, et abattu que Yasmine en face désormais partie elle aussi, après qu’il se soit pourtant persuadé tellement longtemps qu’à l’image de Qasim et contrairement à tout le reste, elle ne lui ferait jamais défaut. Mais Qasim était sa famille, et les Khadji ne l’étaient pas ; Hassan pouvait y croire autant qu’il le voulait, il était temps qu’il se fasse une raison à ce sujet.

Le moteur éteint, et le silence les enveloppant de la plus désagréable des manières, le brun avait questionné en désespoir de cause et presque sans le moindre espoir d’obtenir une réponse, certain de voir Yasmine s’en sortir avec une nouvelle pirouette dont elle se défendrait des semaines plus tard. Le « C'est toi qui me poses la question, vraiment ? » reçu à la place avait donc atteint Hassan avait la force d’une gifle, le laissant interdit et permettant à Yasmine d’avoir le champ libre pour continuer « Ça t'a fait quoi d'apprendre que j'envisage de partir de la bouche de maman, Hassan ? Ça t'a fait du mal, je le sais … alors mets-toi à ma place, et comprends que ça m'a fait autant de mal d'apprendre que tu fréquentes Ginny depuis un moment, et que de son avis, ça a l'air plutôt sérieux. » D’abord heurté par ce qui semblait être l’aveu d’un mensonge par omission décidé dans le simple but de lui donner une leçon, Hassan avait ouvert des yeux ronds comme des soucoupes à la mention de Ginny « Attends … quoi ? » Sans réellement lui laisser le temps de comprendre le sens de ses paroles, Yasmine, visiblement désireuse de ne pas être coupée dans sa lancée, avait poursuivi « T'as prétendu que t'étais pas prêt pour ce genre de relation, tu m'as textuellement dit que ça faisait plus partie de tes projets de t'impliquer dans ce genre d'histoire. » sa voix se mettant à trembler mais son regard continuant d’éviter ostensiblement Hassan. « Je sais que ça me regarde pas, mais j'ai jamais dit que j'étais contre. En fait, je la trouve parfaite pour toi. Comment tu peux penser que ça me pose un problème de te voir heureux avec quelqu'un d'autre ? » La masse d’informations lui parvenant de façon brouillonne, le brun avait la sensation de s’être fait jeter à la figure un puzzle dont on aurait attendu de lui qu’il connaisse l’image finale avant même d’avoir eu le temps d’assembler la moindre pièce. Quelque chose ne collait pas, quant à Yasmine elle se défendait sur un terrain où Hassan n’avait pas choisi d’attaquer. « J'ai besoin de prendre l'air. » Peut-être à cause du manque de réaction flagrant dont il faisait preuve, elle n’avait pas attendu de réponse pour s’extirper de la Jeep et en claquer la porte, arrachant à son passager un bref sursaut.

D’abord il en avait voulu à Fatima, d’avoir une fois encore colporté ses espoirs comme s’il s’agissait de la réalité. Puis il s’en était voulu à lui-même, forcé d’admettre qu’au fil du temps il avait cessé de nier et laissé les sous-entendus vis-à-vis de Ginny couler sans plus chercher à les balayer – Fatima le laissait paradoxalement plus tranquille depuis qu’elle s’imaginait qu’il n’était plus un cœur à prendre. Et finalement il en avait voulu à Yasmine, de sauter sur la conclusion qu’il lui mentait effrontément plutôt que d’envisager un instant que sa mère puisse avoir, une fois encore, monté des hypothèses sans les vérifier, et de l’accuser d’avoir « prétendu » sans lui laisser le bénéfice du doute une seule seconde. Mais surtout, d'estimer ne plus avoir besoin de passer du temps avec lui s'il fréquentait quelqu'un, comme on se débarrassait avec plaisir d'un baby-sitting compliqué une fois les parents rentrés du cinéma. Peut-être que c'était ça au fond … La page Joanne définitivement derrière lui et les choses se tassant avec Sohan, Yasmine n'avait plus à se sentir obligée de surveiller ses arrières au cas où lui reviendrait l'idée de se foutre en l'air, et la comédie avait assez duré. Mais ça n'avait aucun sens. Et en même temps il devait regarder la réalité en face. Mais dévalorisation et paranoïa étaient deux symptômes de sa dépression dont il n'avait jamais terminé de se débarrasser, alors peut-être se faisait-il des idées. Il ne savait pas, il ne savait plus, et subitement sa ceinture de sécurité et l'habitacle de la voiture lui avaient donné l'impression d'étouffer et il s'était résolu à quitter le véhicule à son tour, ne trouvant que peu de réconfort dans l’air lourd et moite du début d’après-midi.

Les mains s’enfonçant dans les poches de sa veste de survêtement, il s’était adossée à la portière après l’avoir refermée et avait pris le temps de quelques inspirations néanmoins les bienvenues, ne souhaitant pas céder à la tentation de dire les choses sans les réfléchir. Plus de malentendus, c’était assurément la dernière chose dont ils avaient besoin. « Ginny est une amie. » avait-il enfin commencé, la tête basse mais le regard allant néanmoins chercher après le profil contrarié de Yasmine. « Je me suis beaucoup reposé sur elle quand tu es partie au Niger et que Joanne m’a quitté pour de bon, pas longtemps après. Tu connais Ginny, elle fait toujours en sorte de ne pas te brusquer et d’essayer de t’apaiser, et à ce moment-là je crois que c’est ce dont j’avais besoin. Mais ça n’a toujours été qu’une amie. » Les mains toujours vissées à ses poches, Hassan avait malgré tout entrepris de se redresser, de baisser les épaules, de relever la tête. De poser plus franchement les yeux sur Yasmine dans l’espoir de croiser son regard. « Et si tu m’avais posé la question, je te l’aurais dit. » Mais tout le monde chez les Khadji semblait plus au courant de sa vie amoureuse que lui-même, Hassan ravalant son amertume en même temps que cette remarque, bien décidé à ne pas perdre le calme avec lequel il tentait de s’exprimer. « Maintenant, puisque ça a l’air d’avoir une telle importance, je fréquente effectivement quelqu’un. Simplement j’en ai jamais parlé, parce que c’est pas sérieux et ça n’a pas vocation à le devenir, et là-dessus je t’ai jamais caché mes intentions ou prétendu quoi que ce soit. » Et puis, il avait toujours fonctionné comme ça au fond … Il n’y avait bien que Fatima pour s’imaginer qu’il n’avait connu personne entre Amal et Joanne. « Yas’, ton frère et toi vous êtes ce que j’ai de plus cher avec Qasim … Ça a toujours été le cas, ça restera toujours le cas, et même si j’avais fréquenté Ginny ou n’importe qui d’autre, je comprends pas ce qui a pu te laisser penser un seul instant que vous n’étiez plus ma priorité. » A moins, bien sûr, que Ginny n’ait été que l’arbre qui cachait la forêt, la bonne excuse tombée à pic pour éviter le véritable éléphant au milieu de la pièce. « Est-ce que c’est pour ça … ? » qu’il avait enfin osé questionner, après quelques instants et la gorge se serrant à nouveau douloureusement. « Que tu désapprouves le projet d’adoption. Parce que mes priorités risquent de changer ? » Et pourrait-il seulement promettre que ce ne serait pas le cas ? Il n’en savait rien. Sans doute que non, parce qu’il avait toujours entendu dire qu’avec un enfant les priorités changeaient du tout au tout … Mais quelles étaient de toute façon les chances que la question se pose réellement, au bout du compte ? Minces, minimes, pour ne pas dire presque inexistantes.



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Yasmine Khadji
Yasmine Khadji
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Message(#) Sujet: Re: (yassan) are we back now where it all began (yassan) are we back now where it all began EmptyLun 26 Aoû - 11:22


are we back now where it all began
hassan & yasmine


Une attaque de panique, une vraie, c'est une petite mort beaucoup moins agréable que celle colporté par tous les amants du monde qui jugent bon de faire dans la poésie de bas-étage sur le sentiment exaltant laissé par une partie de jambes en l'air ; une attaque de panique, une vraie, ça fait tellement mal à l'intérieur de la poitrine qu'une fois sur deux, l'impression de faire un arrêt cardiaque annihile toutes les angoisses qui ont engrangé ce sentiment qui vous pénètre de part et d'autre et enclenche au passage tous les systèmes d'alarmes ultraperfectionnés mis en place par votre cerveau pour vous protéger du danger immédiat. Un danger immédiat illusoire, la plupart du temps, que Yasmine avait dû affronter à de maintes reprises au cours des derniers mois, au point qu'elle était désormais capable de savoir exactement quand son corps réagirait face au trop-plein de choses qu'elle ne se sentait plus capable de gérer. Grâce à un tas de petits signes précurseurs que l'infirmière qu'elle était connaissait sur le bout des doigts en théorie, les couloirs des urgences pullulant de patients angoissés à tort ou à raison, mais dont il fallait se méfier pour ne pas les surinterpréter ; la majorité du temps, elle ne se trompait pas, même si elle aurait préféré. Au Niger, Soheila lui avait appris quelques techniques pour réussir à calmer ses attaques de panique qui survenaient encore de façon sporadiques à cette époque, lui donnant espoir quant au fait qu'elles disparaîtraient une fois qu'elle aurait retrouvé la sécurité de son cocoon australien. Il fallait s'en remettre à ses sens, se concentrer entièrement sur cinq choses qu'elle pouvait voir, quatre qu'elle pouvait toucher, trois qu'elle pouvait entendre, deux qu'elle pouvait sentir, une qu'elle pouvait goûter… ça lui permettait de s'ancrer dans la réalité, de s'accrocher férocement à l'environnement qui l'entourait et de repousser les sensations erronées produites par son esprit qui divaguaient beaucoup trop, constamment sollicité. Sur le moment, ça fonctionnait merveilleusement bien, mais sur le long terme, ça ne réglait en rien le fond du problème… en vérité, elle pouvait tout juste se satisfaire de savoir à peu près quand elle devait se retirer pour se calmer, sachant pertinemment que si quiconque prenait conscience de l'état dans lequel elle se mettait, souvent pour pas grand-chose, on lui demanderait de fournir des explications et pire encore, on lui demanderait de se faire soigner. Sauf que ça, le jugement clinique d'un spécialiste, aussi pernicieux que gorgé de jugements sévères dissimulés sous des soi-disant études du comportement pour paraître plus polis au moment des comptes-rendus de séance de thérapie, ce n'était plus une solution envisageable à ses yeux – ça ne l'était plus depuis que son ancien thérapeute l'avait accusée de se complaire dans ses angoisses pour s'éviter d'affronter ce qui la torturait vraiment. Ça, ce qu'il avait réussi à comprendre après plusieurs séances, c'est ce qui la fit quitter le siège de sa Jeep sans demander son reste.

Oppressée par le regard d'Hassan, mais aussi par le sentiment d'avoir elle-même provoqué cette situation qui lui semblait sans issue, Yasmine tacha de remplir ses poumons d'un peu d'air neuf. Mais déjà, elle sentait que le chemin était pénible, et que ça lui faisait mal d'envisager de prendre une autre goulée sans craindre que sa poitrine ne se déchire pour de bon. Elle ouvrit sa parka plus rageusement qu'elle ne le voulut, tirant sur la fermeture Eclair dans un zip sonore, laissant apparaître les lignes plus moulantes du débardeur qu'elle portait par-dessous. Le semblant d'air qui frôla sa peau lui fit du bien, même si elle se sentit frissonner sous la moiteur relative à l'état de nervosité qui la fit s'agiter. Pendant une fraction de secondes, le temps qu'elle rejoigne l'avant de la voiture pour appuyer ses reins contre la carrosserie, elle espéra qu'Hassan ne descende pas de la voiture. S'il pouvait juste la laisser faire quelques pas pour qu'elle puisse s'éclaircir les idées et se concentrer sur ce qu'elle ajouterait ou non une fois qu'elle rejoindrait le véhicule, ce serait parfait. Mais d'un autre côté, elle voulait qu'il s'amène, qu'il la force encore un peu à lui dire ce qu'elle avait sur le cœur ; parce qu'autrement, elle se refermerait pour de bon, et ne réussirait jamais à le considérer comme rien d'autre que l'ombre rassurante qui planait au-dessus de sa tête, si proche, mais si loin à la fois que, lui aussi, semblait parfois se complaire dans le rôle qu'il s'était attribué depuis trop longtemps déjà – celui de l'ami proche, beaucoup trop proche pour qu'aucun doute, pour qu'aucune ambiguïté ne fasse son chemin pour s'installer.

Elle avala sa salive lorsqu'il descendit de la Jeep. Tachant de respirer le plus silencieusement possible, même si elle était trop consciente du mouvement régulier de sa poitrine qui montait et descendait, Yasmine resta stoïque ; il ne manquerait plus qu'elle halète, ce qui aurait fini de la décrédibiliser pensa-t-elle, alors qu'elle écoutait Hassan sans l'entendre, concentrée sur les détails du panorama et cherchant à mettre en pratique la technique de Soheila ; elle restait maîtresse d'elle-même à ce moment-là, et aussi longtemps qu'elle se sentirait en mesure de le faire "Ça me regarde pas." répondit-elle alors quand il affirma que, si elle lui avait posé la question au sujet de Ginny, il lui aurait répondu de bon grès. Elle le savait, mais à quoi bon le lui faire remarquer, si ce n'est pour l'entendre lui poser d'autres questions auxquelles elle n'avait pas envie de répondre ? En tout cas, pas quand l'angoisse et la colère étaient en train de se mêler de façon si étroite, qu'en cet instant, elle ne réussissait plus à les déceler l'une de l'autre.
Elle serra les dents, et après avoir prit une grande inspiration, elle lui demanda avec une douceur certaine – une supplication vacillante, mais ferme "Ne me prends pas de haut comme ça, Hassan. Pas aujourd'hui, je t'en prie." Ce fût la façon dont il tourna sa phase qui la heurta, cette façon toute particulière qu'il laissait filer parfois que ce qu'elle ressentait n'était pas aussi valide que ce que lui ressentait, lui. Il la blessa, vraiment – puisque ça a l’air d’avoir une telle importance, ça sentait la dérision à plein nez, et c'est ce qui la fit reculer de l'endroit où ils s'étaient posés, histoire de mettre un peu de distance entre eux – une distance qu'elle ne regretta pas, car ce qu'il ajouta tout de suite après la fit semer un sourire sans joie dans sa direction. Tout en pivotant sur elle-même, les bras écartés de part et d'autre de sa silhouette engoncée dans sa parka grand ouverte, Yasmine lui dit "J'ai pas besoin que tu fasses de moi ta priorité. Je suis pas en train de te dire que j'ai manqué d'attention. Je suis une grande fille, Hassan." Encore et toujours, on doutait de sa capacité d'indépendance – un second frisson la parcourut, tandis qu'elle ajoutait "Je sais que j'en ai souvent donné l'impression, parce que c'est comme ça qu'on a toujours fonctionné, mais mon monde ne tourne pas qu'autour de toi." En même temps qu'elle le lui disait, elle comprit combien, elle aussi, elle l'avait cru pendant une bonne partie de sa vie ; que son monde, c'était en partie lui, et que rien d'autre n'était envisageable si elle voulait que ça tourne rond. A quel point avait-elle eut tort ? Elle se le demanda furtivement, mais elle ne s'y appesantit pas encore, parce que c'était le moment de lâcher le morceau, de lui dire exactement pourquoi cette non-histoire avec Ginny l'avait tant contrariée "Je suis jalouse, d'accord ? Ça va pas plus loin que ça." finit-elle par lâcher, les bras toujours écartés, comme en signe de réédition forcée, et ce sourire douloureux qui remonta ses pommettes la fit plus grimacer qu'autre chose. Pourtant, il dissimula les tremblements de son menton lorsqu'elle s'aperçut comme elle était stupide sa raison, et comme il faisait bien de la traiter comme ce qu'elle était dans le fond : une sale gamine à qui on avait subtilisé son jouet favori sans qu'elle ne puisse émettre sa désapprobation autrement qu'en tapant vigoureusement du pied.
Soudain, Yasmine eut honte d'émettre tout ça à voix haute. En plus de sa respiration qui s'emballait doucement, s'hachurant quand elle posa les doigts sur ses yeux pour qu'ils ne croisent pas ceux d'Hassan, elle sentit sa voix se gonfler de larmes au moment où elle laissa échapper quelques jurons en arabe, puis qu'en anglais, elle reprit, tout en secouant la tête – sans doute que, de nouveau, ce fût l'idée qu'il puisse penser qu'elle avait réellement des intentions ou des pensées mauvaises à son égard qui la fit pleurer pour de bon, et baisser les mains pour dégager son visage, laissant éclater le vrai chagrin qui marquait ses traits "Mais non, pourquoi je désapprouverais ?" Elle s'y efforça, à affronter son regard – pour chercher elle-même la réponse à sa question, mais sa vue était brouillée et finalement, elle n'était pas sûre qu'elle était prête à définitivement se rendre compte qu'Hassan la soupçonnait d'alimenter méchanceté et désapprobation à son propos. Restant là où elle était, les pieds si profondément ancrés dans le sol qu'elle souhaita un instant qu'il l'engloutisse, elle murmura "Ça va pas plus loin que ça, je te jure." Et là, s'il remettait sa parole en doute, elle ne pourrait plus rien pour lui.


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