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 walking disaster | jameson

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Ariel James
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ÂGE : vingt-neuf ans sur le papier, plutôt dix-neuf dans sa tête (09.04.1990)
SURNOM : ari, si t'as la flemme de prononcer les deux dernières lettres. james, aussi.
STATUT : entre plusieurs coeurs et corps. célibataire, pas taillée pour les idylles.
MÉTIER : ghost writer, elle écrit les mots des autres. aussi journaliste freelance spécialisée dans le cinéma.
LOGEMENT : 19 james street, fortitude valley. un studio dans lequel elle vit depuis déjà quatre ans, et qu'elle a la flemme de quitter faute de moyens... pour le moment.
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POSTS : 369 POINTS : 1225

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : née à brisbane, elle y a grandi et n'a jamais mis un pied hors de l'australie ☽ elle n'a pas fait d'études supérieures ☽ hormis le cinéma, le surf est sa plus grande passion ☽ végétarienne, elle milite pour la protection des animaux. ☽ elle est aussi féministe ☽ a des problèmes avec l'autorité en général ☽ elle a deux chats qu'elle adore, dana scully et fox mulder ☽ elle écoute beaucoup de musique mais est incapable de faire un accord sur une guitare ☽ elle a cinq tatouages
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : edgelizzieremiarianegabrielcharlie (2)jameson (fb)evelyn (fb)charlie (3/ds)


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arison ★ she's a rebel, she's a saint, and she's holding on my heart like a hand grenade

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chariel ★ you're always so near we're always so far, we come from the dust where we hopelessly rise

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freyel ★ i'm only happy when it rains, i feel good when things are goin' wrong, so pour your misery down on me

walking disaster | jameson T8Xehe7
edgiel ★ it's such a long way away from the top and i know that you'll be there to catch me if i stumble down this road
.
RPs EN ATTENTE : dimitri ☆ matt ☆ robin ☆ justine ☆ terry+harvey ☆ yasmine

à ouvrir: terry

.
RPs TERMINÉS : freyacharlie+freyacharlie ☾ (...)
PSEUDO : venus victrix (manon)
AVATAR : kristen stewart
CRÉDITS : (ava) mermaid tears ; (signa) astra ; (icons) pinterest ; (ub) loonywaltz
DC : n/a
INSCRIT LE : 09/05/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t24024-ariel-i-m-that-bad-type https://www.30yearsstillyoung.com/t24153-ariel-i-pray-for-the-wicked-on-the-weekend https://www.30yearsstillyoung.com/t24278-ariel-james#996492 https://www.30yearsstillyoung.com/t25044-ariel-james#1030859

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Message(#) Sujet: walking disaster | jameson walking disaster | jameson EmptyVen 26 Juil - 15:56



walking disaster
@jameson winters


Brisbane, 2004.

C'est moins bien qu'au cinéma, un procès.

Déjà, y'a pas la musique qui amène le suspense et qui fait craindre la sentence pour le personnage principal. Y'a pas les gros plans sur le visage du juge au regard d'acier, sur l'avocat véreux à l'air chafouin, sur les témoins dont les yeux écarquillés trahissent la nervosité. On ne voit non plus pas les paupières de certaines femmes se fermer, leurs sourcils se froncer et leurs lèvres murmurer une prière silencieuse pour que la personne injustement accusée soit blanchie. Et puis, l'éclairage laisse à désirer, comme les costumes et le décor, en fait. Ça se voit que dans la réalité toutes les bonnes gens qui se pressent au tribunal n'ont ni styliste ni coiffeur personnel pour les arranger et les aider à capter la lumière. Il n'y a pas non plus de bons et de méchants, c'est plus difficile de savoir si le juge est corrompu, si les avocats cachent de lourds secrets, si le prévenu est innocent. Et lorsque le verdict est prononcé il n'y a pas d'explosion de joie, ni de générique, ni de "to be continued" pour connaître la suite de l'histoire au prochain épisode.
C'est une marée de gens qui se lèvent, plus ou moins satisfaits, plus ou moins fatigués, pour sortir de la salle et se retrouver entre eux, ou bien se disperser selon les chemins que leur routine quotidienne d'une banalité affligeante a déjà tracés pour eux.
Ariel en fait partie.
Elle a quatorze ans, et elle vient d'échapper à une peine pour mineur.

Ce n'est qu'en sortant de la salle qu'elle réalise à quel point il faisait chaud dedans, et elle accueille avec soulagement l'air frais des couloirs du tribunal. Celui-là est petit: elle en a déjà vu des plus grands à la télé mais elle est secrètement reconnaissante que son procès ne se soit pas déroulé dans un bâtiment plus impressionnant. Déjà que ses mains tremblent encore, alors, elle n'ose pas imaginer ce que ça aurait donné si ça s'était vraiment passé comme dans les fictions. Sûrement qu'elle aurait été coupable et envoyée moisir Dieu sait où. Parce-qu'après tout, même si elle est (ou est censée être) le personnage principal de sa propre vie, dans les séries, surtout les américaines qui peignent le monde en noir et blanc, on aime toujours être du côté de la justice.
Du pauvre mec qui s'est fait voler son portefeuille et sa montre, rayer sa Mercedes et qui a retrouvé sa piscine pleine de mousse.

Est-ce que ça faisait un peu beaucoup, comme on le lui a (pas si gentiment) suggéré? Est-ce qu'elle a tendance à tirer sur la corde? Peut-être. Elle ne s'en rend pas compte. Tout ce qu'elle sait, c'est que ce mec, qui travaille aux impôts, a essayé d'intimider sa tante Jenna. Ou un truc dans le genre. Elle n'a pas très bien compris exactement de quoi il en retournait: elle a simplement compris que c'était injuste que ce type menace auntie Jen et fasse des commentaires plus que désobligeants sur sa situation. Même si elle avait séché ses larmes quand Ariel a débarqué dans la cuisine après avoir écouté aux portes, Jenna n'a pas pu faire comme si tout allait bien. Elle a simplement dit que les choses seraient un peu difficiles jusqu'à nouvel ordre.
C'est fou comme c'est facile de retrouver quelqu'un. Dans l'annuaire, en demandant, en se renseignant. C'est aberrant comme c'est facile d'obtenir un nom, une adresse, et de se planquer derrière une grosse haie de fleurs pour surveiller quelques allées et venues. Facile, facile: facile de sauter la barrière, facile de s'introduire par les portes-fenêtres ouvertes du salon: facile de glisser dans sa poche montre et portefeuille, facile de vider dix bombes de mousse à raser dans la piscine au bleu turquoise hypnotisant, facile de partir en écrivant asshole sur la Mercredes à l'aide de ses clés.

Moins facile quand la police frappe à la porte deux jours après.
Mais de toute façon, il l'avait mérité. Ariel n'a pas besoin d'être de ces ados brillants et très intelligents pour se rendre compte qu'il n'y a qu'une seule sorte de justice dans ce monde: celle qu'on fait soi-même. Et elle compte bien s'y tenir, à son principe.
Certes, les choses auraient peut-être été plus faciles pour elle si elle n'était pas déjà connue des services de police dans le quartier. Les trucs classiques: petits vols, participation à des manifestations, bagarres, tags de bâtiments publics, intrusion dans des lieux privés... alors, peut-être, comme lui a dit l'un des mecs au commissariat, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Pshh, elle s'en fout bien, du vase. Si ça ne tenait qu'à elle, elle l'exploserait contre un mur, et libérerait toute l'eau de ses méfaits.

Mais Ariel a du promettre qu'elle ne recommencera pas, et qu'elle se tiendra à carreau car c'est son dernier avertissement.
Ariel a dit oui, avec toute la conviction dont elle était capable.
Ariel a pensé fuck you, avec toute sa hargne d'adolescente.

Et maintenant... Maintenant elle est libre. Mr. Impôts semble positivement furieux qu'elle n'ait pas été envoyée au bagne casser des cailloux. Alors qu'il jette un regard noir de haine dans sa direction, elle lui adresse un sourire vicieux. Karma, bitch.
Enfin, non. Techniquement, elle ne doit rien au karma. Sa faiseuse de miracles s'appelle Maître Jameson Winters et c'est grâce à elle qu'elle est encore capable de garder la tête haute. D'ailleurs, où est-elle? Ariel tourne la tête, aperçoit l'élégante silhouette de son avocate, et se rue vers elle. "Maître Winters!" Dans sa voix, la reconnaissance. Dans ses yeux, de l'admiration. "Je voulais vous dire merci. Ma tante Jenna dirait que c'est la moindre des choses, mais pour de vrai. Vous m'avez sauvé la vie. Du coup, je suis libre c'est ça?"

Elle attend le oui salvateur avec impatience, pour pouvoir sortir et aller raconter son incroyable épopée judiciaire à ses amis - après tout, ce n'est pas tous les jours qu'on gagne un procès.


❝ don't say it's unholy ❞
I KINDA LIKE WHAT IT'S LIKE IN MY MIND AND I DON'T WANNA BE SAVED


:rainbow: :
 



Dernière édition par Ariel James le Lun 2 Sep - 22:44, édité 2 fois
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Jameson Winters
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ÂGE : A l'aube de la quarantaine
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Succombe parfois aux plaisirs sans lendemain.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une immense villa bien trop vide.
walking disaster | jameson Hini
POSTS : 5985 POINTS : 55

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Phoenix [f.b.]Gaby [2]Gaby [f.b #2]FinnleyArianeAriel [f.b]Zelda & Gabriel

Réalités alternatives ↠ Zombinson [d.z.]Sir Thomas [d.f.]Bloody Gaby [d.f.]Bosie me boy [d.f.]Witchy Robin [d.f.]

↟ ↟ ↟

walking disaster | jameson 5si5
PHOENIX — I want to heal, I want to feel like I'm close to something real, I want to find something I've wanted all along: somewhere I belong. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.

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ROBIN — Her eyes look sharp and steady into the empty parts of me. Still my heart is heavy with the scars of some past belief.

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GABRIEL — I'll keep your heart safe in the palms of my hands until it can beat on its own again.

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ARIEL — All you have is your fire, and the place you need to reach. Don't you ever tame your demons, but always keep 'em on a leash.


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KYTE — Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins.



RPs EN ATTENTE : Aodhan [f.b.] ↟ Martin ↟ Gaby, Harvey & Terrence ↟ Phoenix [2] ↟ Robin [4] ↟ Robin & Phoenix [r.a. 2] ↟ Abel
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : Birdie (avatar), anaëlle. (signature), loonywaltz (UB)
DC : Kyte le vieux fou & Aisling l'ex junkie candide
INSCRIT LE : 08/03/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t7655-jaimia-winters-you-were-expecting-me-to-be-a-man-my-father-was-too https://www.30yearsstillyoung.com/t13536-jameson-winters-lone-wolf-looking-for-her-pack https://www.30yearsstillyoung.com/t12178-jameson-winters

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Message(#) Sujet: Re: walking disaster | jameson walking disaster | jameson EmptyMer 31 Juil - 18:51


walking disaster
Ariel & Jameson - Brisbane, 2004
Le marteau retomba sur le bois avec un bruit sec qui claqua dans le silence du tribunal, annonçant la fin du procès. Autour de nous, les voix s’élevèrent pour emplir l’atmosphère. Soupirs soulagés, jurons irrités, envolées philosophiques sur la justice et les châtiments alloués. Celles et ceux venus pour le spectacle s’évadaient déjà vers le jardin derrière le bâtiment, où ils flâneront au soleil avec leur tout nouveau sujet de conversation. Les autres rangeaient leurs dossiers, serraient quelques mains avec une expression grave ou réjouie, se pressaient vers les voitures qui les attendaient pour les ramener à la maison. Moi, je prenais mon temps. Je souriais à tout va en emplissant mes poumons. Je savourais la fierté qui irradiait dans ma poitrine, grisait mes sens, fourmillait dans le bout de mes doigts. Premier véritable emploi après un stage interminable. Première affaire, commise d’office, dans le droit criminel en plus, pas vraiment ce à quoi je me destinais. Et aussi première victoire à la barre, face à un type réputé, un type grassement payé, affilié au gouvernement qui plus est. Autant dire que je ne touchais plus le sol, et comme la gosse rebelle qui n’avait jamais quitté mon âme, je n’ai pas pu m’empêcher d’adresser un signe de tête à mon confrère, souligné d’un sourire victorieux qu’il ne sembla que très moyennement apprécier.

Mes dossiers sous le bras, je me frayai un chemin parmi les badauds pour retrouver la sortie. Engoncée dans un tailleur que je n’avais pas l’habitude de porter, les pieds massacrés par des chaussures magnifiques que j’avais visiblement très mal choisies étant donné le mal de chien que j'en tirais, j’avais du mal à rattraper Ariel. La gosse libre, la môme rebelle, la raison de ma présence en ces lieux si austères aujourd’hui. Enfin, je finis par l’apercevoir, quelques pas plus bas sur les escaliers blancs qui bordaient l’édifice. Un sourire sur sa bouille de fripouille, elle plissa ses jolis yeux pour les protéger d’un rayon de soleil qui venait dessiner des reflets chatoyants sur ses cheveux en bataille. Belle comme un cœur, coriace comme du granit, le genre de môme livrée à elle même qu’on retrouve dans les circuits de la justice. Ceux pour lesquels j’avais envie de me battre, et qui me donnaient la force de me lever tous les matins et de m’enfermer dans le bureau poussiéreux au premier étage d’Ashburn Rose, un des cabinets les plus réputés de la ville et au sein duquel je rêvais de gravir les échelons comme les étages.

« Maître Winters ! » Me harangua la jolie môme, ses yeux tout pétillants d’une lueur qui s’y était allumée récemment, bien différente de la méfiance et de l’ennui qu’elle m’avait réservé lors de notre première rencontre. Elle voulait me remercier, avec la fraîcheur adolescente qui la caractérisait encore, ce petit souffle de vie loin des conventions que je m’appliquais déjà à suivre religieusement. Elle trouvait que je l’avais sauvée, me demanda si elle était libre et mes lèvres se tordirent légèrement alors que je répugnais à ternir ses espoirs en lui expliquant plus clairement l’issue de son procès. « Pas tout à fait. » J’avouai en plaçant une main dans son dos pour l’encourager à avancer et dégager ainsi le chemin pour la foule qui s’amassait derrière nous. « Tu n’auras certes pas à séjourner dans un centre de redressement comme le voulait la prosécution, mais le juge tenait tout de même à ce que tu écopes d’une amende pour marquer le coup. » Pour ces vieux fous qui ne juraient que par l’argent, le seul moyen pour Ariel d’apprendre sa leçon serait de payer une somme d’argent à un type qui n’en avait vraisemblablement pas besoin, afin de couvrir les frais occasionnés par sa petite visite nocturne. Ce que ces crétins manquaient toujours de voir, c’est qu’une gosse qui a du mal à joindre les deux bouts ne risque pas de se responsabiliser à travers une telle punition. Au contraire, c’est typiquement le genre de connerie qui pousse à plus de délits, car alors elle n’aurait probablement pas d’autres choix que de voler autrui pour s’acquitter de sa dette. « Je l’ai convaincu de transformer ça en travaux d’intérêt général. » Voyant sa mine inquiète et le pli entre ses sourcils châtains, je m’arrêtai pour la regarder d’un air encourageant. « Allons, ce n'est que l’affaire de 60 heures, soit une dizaine de jours, et tu pourras les effectuer le weekend en fractionné ou pendant tes vacances. Crois-moi, ça aurait pu être bien pire ! » Et pour avoir fait un tour par la case détention juvénile, j’en savais malheureusement quelque chose. Mais contrairement à ma petite protégée, je ne m’étais pas contentée de rentrer chez un vieux plouc pour voler sa tune et rayer sa bagnole. Non… comme une imbécile j’avais sorti le grand jeu en volant des animaux d’élevage dans un abattoir avant d’y foutre le feu. Bon sang, chaque fois que j’y pensais, j’avais froid dans le dos. Qu’est-ce que m’était passé par la tête ? J’avais eu une chance inouïe que mes parents daignent alors protéger leur réputation en me payant un des meilleurs avocats du pays, m’assurant ainsi d’être jugée comme une mineure et d'obtenir une peine clémente. Et même si mon casier était redevenu vierge à ma majorité comme le voulait la loi, je vivais dans la peur constante que quelqu’un découvre ce terrible secret de mon passé. Un employeur, un client, ou tout simplement des opposants qui voudraient me déstabiliser. Une avocate hors la loi ! Pire, une écoterroriste ! Bon sang, ça ferait tâche pas vrai ? A mes côtés, Ariel hésitait, s’attardait. Je reportai mon attention sur elle et me demandai si elle avait quelque part où aller, si elle n’avait pas besoin de souffler avant de retrouver sa tante et sa réalité. « C’était une longue matinée. Ça te dit d’aller prendre un smoothie près de la plage ? Ils en font de très bon à quelques pas d’ici. » Je proposai avec un sourire, une main en visière pour protéger mes yeux clairs. Je n'étais pas contre l’idée de souffler quelques minutes moi aussi. Et je n’avais surtout absolument aucune envie de retourner me noyer parmi mes dossiers.  

FRIMELDA & MODS WHITEFALLS


Follow in no footsteps, listen for the true guides

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start.

:l::
 
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Ariel James
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Message(#) Sujet: Re: walking disaster | jameson walking disaster | jameson EmptyLun 2 Sep - 0:31



Elle se voit déjà sortir du tribunal, ses lunettes de soleil sur le nez, en slow motion, un sourire aux lèvres pendant que les accords de Bad Reputation résonnent à fond en accompagnant sa marche de la victoire. Peut-être même qu'on pourrait rajouter une explosion? Maître Winters à ses côtés, l'air fier et triomphant. Il lui manque juste une veste en cuir pour compléter le tableau, mais on y est. Libre, elle est blanchie, elle est... "Pas tout à fait".

L'image se fige, la musique cesse, le scénario se déchire. Comment ça, pas tout à fait?! "Quoi?" Moins éloquent, certes, mais ça a le mérite de traduire sa pensée. Jameson lui jette un regard bienveillant, et l'encourage doucement à avancer alors qu'elle procède aux explications. Et plus l'avocate livre les détails des délibérations, plus Ariel se sent blanchir. Une amende? C'est le pire scénario, c'est la pire punition possible. Elle, elle n'a pas un rond, sa mère de toute évidence reste incapable de gagner quoique ce soit, et tante Jenna... tante Jenna éprouve déjà des difficultés à boucler les fins de mois (d'où la vengeance sur le contrôleur des impôts, n'avaient-ils pas compris ça, ces abrutis?), mais payer une somme probablement faramineuse pour réparer ses conneries, c'est impossible. Inconcevable. Et déjà, au rythme d'une panique diffuse, les plans de secours commencent à affluer dans l'esprit de la jeune fille - car il lui en faut un, de plan de secours. Et vite. N'importe quoi pour payer une somme qu'elle ne possède pas. Hors de question de demander, de toute façon personne ne l'aiderait de son plein gré. Ariel avait beau être encore jeune, elle n'ignorait pas que sa famille ne jouissait pas d'une excellente réputation - encore moins depuis les évènements de l'année dernière. Ils avaient été des 'putains de hippie', des 'gosses de camés', des 'cas sociaux', des 'marginaux irresponsables'. Mais les insultes étaient supportables lorsqu'ils se retrouvaient tous les quatre, papa, maman, Sky et elle, pour faire front. Leurs relations n'avaient jamais été ni très saines, ni très stables, mais face à l'adversité, les James se serraient les coudes. Maintenant, il ne restait plus qu'elle, et le regard des adultes et du monde en général, déjà peu généreux, avait achevé de se transformer en un jugement froid et irrévocable, teinté de mépris et de pitié. Elle haïssait ce sentiment, cette condescendance hypocrite dont les donneurs de leçons se paraient fièrement pour affirmer, pauvre gamine, ce n'est pas de sa faute vu sa situation, mais bon, c'est déjà une mauvaise graine. Elle finira comme eux, morte, camée, ou en prison.

Non.
Jamais.

Et si elle doit piquer de l'argent à ses professeurs, à ses voisins, même au premier ministre du pays, elle le fera. Sans hésiter. Elle le fera, parce-que - "Je l’ai convaincu de transformer ça en travaux d’intérêt général".

Ariel lève ses grands yeux verts vers son avocate, une interrogation lisible sur son visage. Pas d'amende, donc? Avec douceur, sa sauveuse continue, probablement pour la rassurer sur le contenu de la sentence, et Ariel acquiesce lentement. À vrai dire, peu importe la sanction, tant qu'elle ne doit pas payer, voler, ou humilier encore sa tante. De toute évidence elle n'est pas non plus enchantée à l'idée de passer ses heures de libre à écumer les rues de la ville pour repeindre les graffitis ou ôter les ordures des trottoirs, mais c'est mieux que l'alternative.

Alors, Ariel s'arrête un instant, un sentiment mal identifié donnant à ses traits un air presque fragile. "Merci, Maître Winters. Sincèrement... je sais que c'est votre job et tout, mais je ne pourrai jamais assez vous remercier. Vous n'étiez pas obligée de faire tout ça. De changer la peine et tout. La plupart des gens se foutent bien de ce qu'il pourrait m'arriver. Je sais que ça aurait pu être pire. Elle hausse les épaules, le fatalisme familier de ces jours-ci laissant son empreinte dans sa voix. Puis, jette les ondes négatives d'un soupir, et offre à l'avocate un brillant sourire. Mais vous en faites pas, ça m'dérange pas, de faire ça. Ça m'fera une bonne anecdote à raconter à la rentrée et avec un peu de chance, je me ferai des copains!" L'avantage d'être une mauvaise graine, c'était que si elle ne parvenait pas à socialiser avec les plantes qui poussaient droit, elle trouvait toujours, où qu'elle soit, des cas qui lui ressemblaient. D'autres mauvaises graines, un peu isolées, au mauvais endroit au mauvais moment. Et puis, elle pourrait toujours réinventer l'histoire et faire courir le bruit qu'elle avait presque fait de la prison... il serait toujours temps d'affiner son image de badass plus tard.

Hors du tribunal, le soleil illumine les dalles blanches du bâtiment et donne un éclat particulièrement pur au bleu du ciel. Le genre de matinée de rêve. Hors de question d'aller retrouver Jenna: par des temps peu glorieux, mieux vaut éviter de déranger sa tante au travail. La bonne nouvelle (et la moins bonne) l'attendront plutôt ce soir, au repas. Ce qui lui laisse comme option, pour tuer le temps, de passer chercher son skate à la maison et de repartir sillonner les rues de Brisbane pour rejoindre la bande d'amis avec laquelle elle traîne en ce moment. Pas non plus des exemples: presque tous fument, boivent et passent plus de temps au skatepark ou à tester leurs nouvelles techniques de shoplifting qu'à écouter assidûment en classe. Et presque tous viennent de familles brisées. Qui se ressemble...

Et, bien sûr qu'elle a hâte de leur raconter, Ariel. De pouvoir les retrouver, surfer sur son quart d'heure de célébrité, raconter une histoire à sa sauce. Pourtant... elle aimerait bien rester avec Maître Winters. Il émanait de cette femme quelque chose de rassurant, de bienveillant; une aura qui forçait le respect, une classe absolue dans son attitude, une lueur de détermination dans le regard qui fascinaient Ariel. Elle n'avait pas d'ambitions, mais elle se dit à cet instant qu'elle aimerait bien lui ressembler. Un jour. Plus tard. Quand elle aurait grandi, et que ça irait mieux. "Bon, bah..." Incapable de cacher la réticence dans sa voix, Ariel se tourne vers son avocate. Merci et au revoir, allait-elle dire. J'garde vos coordonnées pour une prochaine fois, on sait jamais, je pourrai en avoir besoin. Ce genre de connerie, typique. Elle eut une pensée pour la petite fille qu'elle était encore seulement quelques années voire mois auparavant, qui se laissait encore appeler Juniper et qui n'avait pas été forcée de grandir à coup de drames familiaux. À une époque, elle avait souhaité plaire, être polie, être quelqu'un de bien.
À une époque.  

"C’était une longue matinée. Ça te dit d’aller prendre un smoothie près de la plage ? Ils en font de très bon à quelques pas d’ici." Interloquée, Ariel se tourne vers Maître Winters qui lui adresse en retour un sourire complice. Okay, now that was weird. "Sérieux? La méfiance familière pointe le bout de son nez, forçant Ariel à monter ses défenses habituelles. C'est une vraie proposition, ou c'est par pitié?" Elle sait bien, au fond, que la femme qui se tient devant elle n'aurait jamais émis une telle idée si elle était motivée par de la pitié, mais ses réflexes sont trop profondément ancrés.
Elle est trop profondément blessée.

Mais finalement, elle se laisse convaincre, la petite. Parce-que pour une fois, elle a l'occasion de faire quelque chose qui sort de l'ordinaire, quelque chose de moins triste que son petit quotidien. Parce-que Jameson est flamboyante, magnétique, et qu'Ariel se sent soudain prête à bouffer des litres de smoothies pour que cette journée placée sous le signe de la victoire (partielle, but still) ne s'arrête pas maintenant. "Bon, okay alors. Mais c'est moi qui offre. Et promis, c'est pas de l'argent volé. En route, Maître Winters!" Elle n'aurait peut-être pas dû promettre que son argent n'était pas volé, parce-que c'est faux, mais comme ça part d'un bon sentiment, Ariel décide facilement que ça ne compte pas.

Et de se mettre à avancer en direction de la plage, le sourire aux lèvres.
On n'est pas sérieuse quand on a quatorze ans.



❝ don't say it's unholy ❞
I KINDA LIKE WHAT IT'S LIKE IN MY MIND AND I DON'T WANNA BE SAVED


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Jameson Winters
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ÂGE : A l'aube de la quarantaine
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Succombe parfois aux plaisirs sans lendemain.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une immense villa bien trop vide.
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POSTS : 5985 POINTS : 55

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Phoenix [f.b.]Gaby [2]Gaby [f.b #2]FinnleyArianeAriel [f.b]Zelda & Gabriel

Réalités alternatives ↠ Zombinson [d.z.]Sir Thomas [d.f.]Bloody Gaby [d.f.]Bosie me boy [d.f.]Witchy Robin [d.f.]

↟ ↟ ↟

walking disaster | jameson 5si5
PHOENIX — I want to heal, I want to feel like I'm close to something real, I want to find something I've wanted all along: somewhere I belong. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.

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ROBIN — Her eyes look sharp and steady into the empty parts of me. Still my heart is heavy with the scars of some past belief.

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GABRIEL — I'll keep your heart safe in the palms of my hands until it can beat on its own again.

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ARIEL — All you have is your fire, and the place you need to reach. Don't you ever tame your demons, but always keep 'em on a leash.


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KYTE — Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins.



RPs EN ATTENTE : Aodhan [f.b.] ↟ Martin ↟ Gaby, Harvey & Terrence ↟ Phoenix [2] ↟ Robin [4] ↟ Robin & Phoenix [r.a. 2] ↟ Abel
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : Birdie (avatar), anaëlle. (signature), loonywaltz (UB)
DC : Kyte le vieux fou & Aisling l'ex junkie candide
INSCRIT LE : 08/03/2016
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Message(#) Sujet: Re: walking disaster | jameson walking disaster | jameson EmptySam 14 Sep - 23:45



walking disaster
Ariel & Jameson - Brisbane, 2004
La revoilà, l’ombre de la méfiance. A peine mes paroles prononcées, elle vint assombrir le regard de l’adolescente qui me dévisageait désormais avec suspicion. Un demi-sourire aux lèvres, je fronçai légèrement les sourcils d’incompréhension, puis laissai échapper un petit rire franc en comprenant soudain la raison de son attitude. « Je t’assure que c’est une vraie proposition. Je n’ai aucune envie de retrouver le réfectoire déprimant de mon cabinet, alors je préfère largement manger quelque chose sur la plage avant de retourner travailler. » Puis, décidant de retourner habilement la situation, j’ajoutai sur le ton de la confidence. « Si tu veux vraiment me remercier - ce que tu n’as absolument pas à faire au demeurant parce que c’est mon métier et puis c’est bien la moindre des choses, merde, quand on voit à quel point le système est à chi- » Je me mis à grommeler sans trop m’en rendre compte, par pur plaisir de critiquer notre société. Et puis l’inconfort de mes vêtements trop près du corps me rappelèrent à ma condition d’avocate et je coupai subitement ma tirade, reprenant dignement mon idée première : « BREF, je disais donc que si tu tiens à me remercier, je te prie de m’accompagner un peu pour me donner une bonne raison de m’attarder en dehors du bureau. » J’exposai avec un sourire complice. En vérité, j’avais surtout envie de passer un peu de temps en sa compagnie, d’apprendre à connaître cette môme brisée par la vie en dehors de nos rendez-vous obligatoires pour préparer cette séance. Je voulais savoir d’où elle venait, où elle allait, tout ce genre de trucs absolument pas professionnels contre lesquels personne ne nous mettait en garde pendant nos études ou même nos stages. Seulement voilà, j’avais comme l’impression d’avoir recueilli Ariel dans un nid un peu crados et je n’étais pas prête à l’y reposer sans aucune autre forme de procès. J’avais envie de lui lisser les plumes, de vérifier si ses petites ailes étaient assez fortes pour qu’elle puisse prendre son envol en toute sécurité, de lui montrer les baies qu’elle pouvait grignoter et celles à éviter absolument. Mais ça bien sûr, j’allais pas lui avouer. D’ailleurs, même moi je n’étais pas entièrement consciente de tout ce qui se jouait entre nous, ni de ce qu’elle réveillait chez moi. Je me disais juste que je m’étais retrouvée dans une situation difficile moi aussi autrefois, et j’aurais vraiment aimé que quelqu’un prenne le temps de s’intéresser à ce que je traversais pour m’aider à sortir la tête du purin dans lequel je m’étais enfoncée. « Alors, on y va ? » Je proposai encore avec un sourire, désignant du menton la ruelle qui descendait vers l’océan. La lueur d’énergie revint sur le beau visage si atypique de ma petite protégée et je sus qu’elle allait accepter. « Bon, okay alors. Mais c'est moi qui offre. Et promis, c'est pas de l'argent volé. En route, Maître Winters! » J’éclatai de rire et secouai la tête. Une partie de moi était plutôt mal à l’aise à l’idée de me faire inviter, car j’avais largement plus les moyens de payer ce smoothie que l’adolescente, mais je savais qu’elle avait sa fierté, et qu’il était important pour elle de faire ce geste, symboliquement. « D’accord. » Je répondis donc en hochant la tête avec un sourire complice. « A condition que tu arrêtes de m’appeler Maître Winters, parce que ça me donne vraiment l’impression d’être une vieille bique. » Je plaisantai de bon cœur. « Tu peux m’appeler Jameson. » Je n’étais pas encore prête à être Maître Winters, pas tout à fait. Mais je sentais dans mon cœur que je n’étais déjà plus Jaimie, abandonnée quelque part sur les routes australiennes quelques mois plus tôt, le cœur tout desséché et les rêves naïfs éventrés. Un livre se terminait, un autre s’ouvrait.

Nos pas ont foulé le bitume, jusqu’à effleurer le sable. Là, je me suis arrêtée quelques secondes pour inspirer l’air marin, sentir le vent sur mon visage et dans mes cheveux, fermer les yeux. J’avais toujours été une fille de la montagne et des forêts mais depuis quelques mois je m’étais découvert une nouvelle passion pour l’océan et cette ode à la liberté qu’il m’évoquait. Ou plutôt, les souvenirs d’une étreinte passionnée que toutes ces sensations réveillaient. J’ai pensé à Phoenix, je me suis demandée ce qu’il faisait en ce moment, j’espérais qu’il poursuivait toujours ses rêves avec le courage et la ténacité qui le caractérisaient. Et puis ce petit rituel effectué je me suis remise en mouvement l’air de rien, longeant la plage pour rejoindre le bar à smoothie dont je venais de vanter les mérites. A moins d’avoir une sorte de sixième sens, Ariel n’avait probablement rien remarqué. J’avais toujours été plutôt réservée, mais ces derniers mois j’étais passée maîtresse dans l'art de verrouiller mes émois. Le métier voulait ça, ma propre survie aussi. Il y avait trop de choses qui cherchaient à me détruire à l'intérieur, et je savais que si je me risquais à fouiller, j’allais tout simplement m’y noyer et m’effondrer. Et fallait pas. « Voilà, on y est ! » Je prévins en grimpant les petites marches en bois. J’ai posé mes affaires sur une chaise et me suis laissée retomber à ma table de prédilection. « J’ai pris l’habitude de venir ici chaque fois que je suis dans le coin, ça m’aide à décompresser. » J’expliquai en me redressant pour corriger ma posture. « Tu verras, leurs smoothies sont magnifiques et très colorés. » Une serveuse pétillante choisit ce moment pour nous saluer avec énergie et nous donner la carte des boissons. Elle nous détailla le contenu des smoothies et jus du jour et je la regardai avec un sourire poli en essayant de me concentrer sur les ingrédients que j’oubliais au fur et à mesure. Qu’importait, je prenais toujours la même chose de toutes les façons. Au loin, des gamins courraient vers les vagues en poussant des cris, et je sentis un sourire étirer mes lèvres. « C’est marrant, là d’où je viens au Canada on avait la plage aussi mais c’était rare qu’on puisse s’y baigner. Je me suis toujours demandé ce que ça faisait de grandir ici à Brisbane, et si c'est vraiment très différent. J'imagine que oui, quelque part... » Je partageai, songeuse. Lorsque mon regard croisa celui d’Ariel je réalisai que j’avais enfin l’occasion de satisfaire ma curiosité sur le style de vie des autochtones ET d'en apprendre plus sur mon enfant rebelle : « Comment tu occupes tes soirées et tes vacances d'habitude ? »

FRIMELDA & MODS WHITEFALLS


Follow in no footsteps, listen for the true guides

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start.

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Ariel James
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ÂGE : vingt-neuf ans sur le papier, plutôt dix-neuf dans sa tête (09.04.1990)
SURNOM : ari, si t'as la flemme de prononcer les deux dernières lettres. james, aussi.
STATUT : entre plusieurs coeurs et corps. célibataire, pas taillée pour les idylles.
MÉTIER : ghost writer, elle écrit les mots des autres. aussi journaliste freelance spécialisée dans le cinéma.
LOGEMENT : 19 james street, fortitude valley. un studio dans lequel elle vit depuis déjà quatre ans, et qu'elle a la flemme de quitter faute de moyens... pour le moment.
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POSTS : 369 POINTS : 1225

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : née à brisbane, elle y a grandi et n'a jamais mis un pied hors de l'australie ☽ elle n'a pas fait d'études supérieures ☽ hormis le cinéma, le surf est sa plus grande passion ☽ végétarienne, elle milite pour la protection des animaux. ☽ elle est aussi féministe ☽ a des problèmes avec l'autorité en général ☽ elle a deux chats qu'elle adore, dana scully et fox mulder ☽ elle écoute beaucoup de musique mais est incapable de faire un accord sur une guitare ☽ elle a cinq tatouages
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : edgelizzieremiarianegabrielcharlie (2)jameson (fb)evelyn (fb)charlie (3/ds)


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arison ★ she's a rebel, she's a saint, and she's holding on my heart like a hand grenade

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chariel ★ you're always so near we're always so far, we come from the dust where we hopelessly rise

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freyel ★ i'm only happy when it rains, i feel good when things are goin' wrong, so pour your misery down on me

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edgiel ★ it's such a long way away from the top and i know that you'll be there to catch me if i stumble down this road
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RPs EN ATTENTE : dimitri ☆ matt ☆ robin ☆ justine ☆ terry+harvey ☆ yasmine

à ouvrir: terry

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RPs TERMINÉS : freyacharlie+freyacharlie ☾ (...)
PSEUDO : venus victrix (manon)
AVATAR : kristen stewart
CRÉDITS : (ava) mermaid tears ; (signa) astra ; (icons) pinterest ; (ub) loonywaltz
DC : n/a
INSCRIT LE : 09/05/2019
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Message(#) Sujet: Re: walking disaster | jameson walking disaster | jameson EmptySam 26 Oct - 18:06



Elle s'attendait à moitié à ce que l'avocate se mette sur la défensive devant sa méfiance. Parce-que selon son expérience, c'est ce que tous les adultes font lorsqu'on les confronte à leurs mensonges, où à leurs promesses creuses: ils se braquent, s'emballent, contre-attaquent. Pas Jameson. Non seulement elle lui offre un sourire, une réponse drôle et un demi-aveu qui remplit Ariel de joie (le système est à chier, c'est Maître Winters qui le dit - damn right qu'elle le répètera), mais elle lui offre pour de vrai une occasion d'échapper à son quotidien morne, un moment volé au temps pour l'accompagner le temps de quelques pas au soleil. Sans pitié. Sans condescendance. Juste comme ça- et Ariel rayonne, car dans les yeux de sa sauveuse elle voit son reflet se dessiner presque comme une égale. Pas une gamine paumée, pas une cause perdue, pas une marginale. Juste une ado qui mérite qu'on s'attarde un peu sur elle. "Okay, Jameson. C'est un deal," déclare-t-elle avec enthousiasme, trop contente d'avoir le droit d'appeler son avocate par son prénom. Elle qui tutoie tout le monde, de ses profs aux inconnus, qui efface les titres devant les identités, pour la première fois se voit accorder ce privilège qu'elle transgresse d'habitude sans états d'âme. "C'est stylé, comme nom, Jameson. Ça ressemble à mon nom de famille, peut-être qu'on était destinées à se rencontrer? Moi ça me semble crédible, du coup je peux te donner toutes les raisons que tu veux pour t'attarder dehors." La malice brille dans ses yeux, et si elle ne se connaissait pas mieux elle pourrait imaginer flirter avec son aînée.

Le paysage urbain cède rapidement la place au bord de mer, et plus leurs pas les rapproche de la plage, plus Ariel se métamorphose. La mer a toujours eu cet effet apaisant sur elle ; l'odeur du sel, le bruit des vagues, le cri des mouettes. Tous ses sens sont en éveil et ses poumons se gonflent d'un air nouveau, d'un air plus pur, d'une liberté qui n'est qu'à portée de main. Souvent, elle a rêvé de se laisser dériver jusqu'à la prochaine côte, son petit corps roulé par les marées, ou au fond d'une petite barque. De se laisser happer par les vagues, prendre par la mer, de s'abandonner à l'eau corrosive et de devenir écume. Comme la petite sirène du conte danois, l'histoire originelle transformée en dessin animé par Disney et dont elle porte le prénom. Dont elle a choisi le prénom, plutôt. Pour le moment, sa vie s'approche plus du déroulement tragique du livre que du happy end américain. Et l'océan reste son refuge.

"Pas mal comme échappatoire," commente Ariel. Visiblement Jameson y a ses habitudes: à peine arrivées, Jameson sait déjà où prendre place - et à peine installées, une serveuse vient prendre leur commande. Il n'en faut pas plus à Ariel pour faire le choix le plus original, probablement le plus cher aussi. Elle se sent pousser des ailes, la môme, encore trop stupéfaite par l'instant présent pour ne pas en profiter. Personne ne veut juste partager un moment avec elle, d'habitude. Parce-qu'elle repousse tous ceux qui osent s'approcher, certes. Mais pas que. Elle est une mauvaise graine de la banlieue de Brisbane qui n'a pas de passé et pas de futur ; la probabilité qu'une personnalité comme Jameson prenne de son précieux temps pour simplement bavarder à la table d'un bar à smoothie est, sinon nulle, quasiment inexistante. Un instant de silence naît doucement entre elles, interrompu seulement par l'arrivée de la commande. Puis, avec un sourire en coin, Jameson désigne la plage. Elles ont grandi chacune d'un côté du globe, l'une dans les forêts, l'autre au milieu du sable.

"Ça va, répond laconiquement Ariel. La ville est cool, mais je passe mon temps sur la plage. Pas nécessairement ici - à force de traîner sur la côte j'ai des spots peu fréquentés, c'est mieux. Souvent, près de la ville, y'a trop de monde, trop de touristes... j'ai passé plus d'une nuit sur la plage. Quand t'es là, allongée sur le sable, des grains partout dans les cheveux, et que t'as les étoiles dans le ciel juste au-dessus... c'est magique. C'est magique chaque fois. Surtout dans les coins éloignés, où t'as pas la pollution lumineuse." Elle goûte son smoothie, laisse la texture fondre sur sa langue, le goût insolite émerveiller ses papilles. "J'sais bien que c'est la merde, mon environnement, mais j'suis bien à Brisbane. Je ne voudrais pas partir. Puis, après une seconde de réflexion, elle ajoute: D'ailleurs, j'en suis jamais partie. Mais j'ai du mal à imaginer une vie sans l'océan, sans pouvoir se baigner, surfer, nager... Tu faisais quoi, du coup, au Canada toi? Dans... les forêts et la neige?" Ariel n'a en tête du pays de Jameson que les paysages blancs, les grandes forêts, les caribous. Les clichés que le cinéma lui offre, ou les documentaires animaliers qu'elle regarde sur la télé de Jenna. Et surtout, elle ne s'est jamais vraiment posé la question, de ce que ça faisait que de vivre ailleurs. Elle s'est interrogée sur ce que ça fait de vivre dans une famille normale, avec des moyens normaux, mais jamais sur l'ailleurs. Du reste du monde, elle n'en connaît que ce qu'on en montre au journal télé, ou ce que ses copains lui racontent, surtout ceux dont les origines viennent d'ailleurs. Mais vu les profils des gosses de sa bande, y'a pas de quoi remplir un manuel de géographie.

« Comment tu occupes tes soirées et tes vacances d'habitude ? » Oh. Pas exactement la question qu'elle avait envisagé. Sans s'en rendre compte, Ariel se raidit un peu, le regard fuyant. "J't'ai dis, je passe pas mal de temps sur la plage. Soirées, vacances comprises. Ce n'est pas un mensonge en soi. La plage est véritablement son refuge. Plus que chez Jenna, où elle a toujours peur d'être une étrangère, où elle se sent malgré elle et malgré les bonnes intentions de sa tante comme une visiteuse de passage. Souvent, je regarde des films. Y'a un vidéoclub pas loin de chez ma tante, j'y vais souvent pour emprunter des DVDs. J'adore le cinéma, j'aimerais bien, j'sais pas, faire des films quand je serai plus grande. Si je meurs pas avant d'une overdose, bla bla bla, ajoute-elle d'un air nonchalant. Comme ce que ses profs lui ont souvent répété. Après tout, sa famille lui a déjà ouvert la voie. Sinon... bah, je traîne avec mes potes. Parfois Jenna m'emmène au restaurant. De temps en temps je passe au refuge pour animaux, j'aime bien voir les petits chats, j'en voudrais un plus tard." La phrase a un côté étonnament naïf dans la bouche d'Ariel. Ce n'est pas le genre de fille qu'on imagine câliner de petites boules de poil trop mignonnes, mais faut croire qu'on peut et être une délinquante juvénile, et avoir un soft spot pour les animaux sans défense. Un regard en coin à Jameson, une hésitation. Et puis, elle semble se souvenir que la canadienne est avocate, et pas flic. Elle vient de la sortir de prison, ce n'est pas pour l'y reconduire. "Je sors, aussi. Je fais la fête. Ce genre de trucs d'ados, quoi." Les mots sortent maladroitement, comme déformés, probablement parce-que ce n'est pas ce qu'elle devrait dire. Un week-end sur deux je rentre bourrée aux petites heures du matin, je vole leurs portefeuilles ou leurs téléphones aux touristes inconscients, j'écris des commentaires anonymes sur les blogs des filles de ma classe, je tague les ponts près de la gare... Ce genre de trucs d'ados, quoi. Peut-être aussi parce-qu'au fond, maintenant qu'elle discute avec Jameson, quelque chose se crée en elle. Quelque chose d'indistinct, de flou. Un désir de changement qu'elle ne sait interpréter, un appel à l'aide qu'elle ne sait pas formuler.



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