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 i wish that i could be like the cool kids (jamoren)

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le voleur de vie

ÂGE : trente-quatre ans
STATUT : en couple avec la fiancée de son meilleur ami présumé décédé revenu d'entre les morts... c'est compliqué
MÉTIER : professeur de biologie à l'université de Brisbane
LOGEMENT : apt. 128 redcliffe, Cleo

POSTS : 1735 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : daltonien, le monde en nuances de gris › il a une fille de treize ans, Mila, dont il ne connait pas l'existence › en contrepartie, il élève Cami la fille de Cleo et de Matteo
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : adrielcleoheidi #2jamesonjameson #2 › jameson fbheidi et matteo
RPs EN ATTENTE : camber
PSEUDO : Luleaby
AVATAR : ian somerhalder
DC : ezra.b › kaecy.w › debra.b
INSCRIT LE : 01/12/2015

MessageSujet: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Mer 4 Mai - 14:22

Le soleil tapait fort ce jour là. Et Soren en avait déjà marre alors qu’ils étaient qu’en début d’après-midi. Ca faisait bien une bonne vingtaine de minutes que leur moniteur leur parlait sans s’arrêter, ne prenant même pas en compte qu’ils étaient plutôt en train de cramer au soleil. Chose que Soren ne pouvait concevoir. Il était jeune, lui, mais à dix ans il était loin d’ignorer les problèmes que le soleil pouvait causer sur de jeunes personnes comme eux. « Maintenant, on va parler des activités de l’après-midi. » Soren leva la main, espérant attirer l’attention du jeune homme en question. « Quoi encore, petit ? » Soren lui jeta un regard noir. Il avait beau être plus vieux que lui, ça ne le dérangeait pas de défier les adultes. Il le faisait en permanence avec son père à la maison - qui avait quand même réussi d’ailleurs à le mettre dans un avion direction les Etats-Unis pour quatre semaines pendant leur vacances d'hiver -, et puis même avec son grand frère, de quatre ans son aîné, c’était en permanence la guerre. Il n’avait pas froid aux yeux, un peu provocateur sur les bords. « On peut pas bouger d’ici ? On est en train de crever de chaud, monsieur. » Le moniteur se mit à rire, d’un rire un peu sadique sur les bords qui renforça le sentiment de je m’enfoutisme que Soren éprouvait déjà à son égard. « Mon petit, dans un camp comme celui là, on est pas là pour faire les starlettes à la plage ou se plaindre de la dureté du travail. Fais avec. » Soren se leva alors d’un bond, telle une furie, et parti en direction de sa tente sur le camp. Il n’était pas question qu’il reste une seconde de plus face à cet abruti. « OH, PETIT, TU REVIENS ! » Regard noir, il se tourna une dernière fois vers le moniteur. « Je ferai ce que vous me dites quand vous nous prendrez plus pour des abrutis ! » Prenant son sac à dos près de sa tente, il s’éloigna alors du groupe, assez pour ne plus entendre la voix de l’autre idiot. Il maudissait son père à l’heure actuelle de l’avoir envoyé ici, dans ce camp alors que son frère était en train de se la couler douce en Thaïlande à visiter des lieux magnifiques.




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ÂGE : Trente-six ans.
SURNOM : Jaimie. Jam' par certains. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi. Jamichou, à mon grand désespoir.
STATUT : Célibataire. Je ne suis pas sûre de savoir aimer, ou être aimée.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une superbe villa bien trop grande... et vide.

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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : PhoenixKyteEzékhielEliseBerliozSorenSoren #1Soren #2RomaneEthan

Nous rêvions juste de liberté...

This one's for the man who taught me
Loyalty, Sacrifice and Bravery


She believed she could save my heart, so she did ♥

We be of one blood, ye and I

You are my sonshine


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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Mer 4 Mai - 15:01

i wish i could be like one of the cool kids
Soren & Jameson, Yellowstone, USA - 1993

J’étais assise sur une pierre en train de tailler un bâton pour m’en faire une lance à l’aide d’une pierre. Ça marchait pas vraiment, l’un était trop friable et l’autre pas assez aiguisé. Ça m’emmerdait mais j’avais pas eu le droit d’apporter mon canif alors fallait faire avec les moyens du bord. Ce camp de vacances était vraiment minable. Comment ils voulaient que j’apprendre à survivre dans la nature si la seule arme qu’on m’autorisait était ce spray merdique censé repousser les ours bruns et grizzli attaché à ma ceinture ? Vraiment, c’était une grosse blague. Ça faisait une semaine que j’étais là et je sentais que l’été allait être vraiment long. Quelle connerie ! Mes rocheuse Canadiennes me manquaient. Là-bas il faisait frais. Et là-bas je pouvais me promener tranquillement sans qu’un connard ne se mette à paniquer dès que je sortais de son angle de vue. Parlant de connard, le moniteur se mit à se la jouer dur à cuir avec un gamin aux yeux pâles qui avait pas l’air de vouloir se laisser marcher sur les pieds. Intriguée, je me suis relevée, et j’ai observé la scène par-dessous ma casquette en toile. J’ai ricané en entendant l’autre abruti prétendre qu’on était dans un camp « à la dure ». Personnellement j’avais pas l’impression qu’on foutait grand-chose à part dessiner des plantes sur des cahiers et pointer du doigt des bouses de bison sur le côté du sentier. C’est pas comme ça que j’allais devenir ranger, et ça aussi, ça m’emmerdait. Le gosse a fini par craquer et se tirer du groupe, pendant que notre superviseur essayait de faire de l’autorité. J’ai pas hésité, j’ai sauté sur mes pieds et trotté dans sa direction.

- JAMESON !, beugla-t-il dans mon dos. Où est-ce que tu crois que tu vas comme ça ?
- Le chercher, j’ai répondu en arquant un sourcil. On a déjà fait ce parcours la semaine dernière : j’ai pas qu’on me réexplique comment repérer les bornes, j’me souviens du chemin.
- Mais ce n’est pas ton coéquipier !
- Bah, change les équipes.

J’ai haussé les épaules : je voyais pas le problème. J'avais cette insolence d’une gamine consciente d’avoir un don pour l’argumentation – et aussi un don pour refuser l’autorité et faire chier les adultes. Et en plus, j’avais pas envie de me retrouver avec ce crétin de Murphy qui allait encore essayer de me prendre la main.

- Bon, concéda notre moniteur après un moment d’hésitation (durant lequel il avait dû réaliser qu’il ne pouvait pas décemment abandonner une vingtaine de gamins au milieu du parc pour aller courir après deux d’entre eux). Mais je compte sur toi pour lui faire entendre raison ! On se retrouve dans une heure à côté de la cabane du lac, d'accord ?... D’ACCORD ?
- OUAI OUAI, j’ai gueulé en reprenant ma course.

Tu parles. Qu’est-ce que j’en avais à faire de sa sortie kayak. J’étais venue ici pour m’immerger dans la nature comme mes ancêtres amérindiens, et aussi pour voir des loups. Et c’était pas en restant assise dans une barque avec un gilet fluo que ça allait se produire.

- Eh !, j’ai crié en apercevant la tête de mon compagnon rebelle au loin. Soren ! Attends-moi !

J’ai accéléré le pas pour le rattraper et n’ai ralenti qu’une fois que j’étais à son niveau. J’ai relevé ma casquette, essuyant la transpiration qui perlait sur mon front, et je l’ai regardé avec un sourire appréciateur.

- Tu comptes aller où comme ça ?, j’ai demandé, histoire de le tester un peu.


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Dernière édition par Jameson Winters le Jeu 5 Mai - 13:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Mer 4 Mai - 15:39

Soren ne faisait même plus attention à ce que pouvait bien dire le moniteur, il ne l’entendait plus de toutes façons au fur et à mesure qu’il avançait. C’était bien mieux. Pour bien montrer qu’il était énervé, tel l’enfant qu’il était, il trainait des pieds en tentant de marcher aussi vite qu’il le pouvait. Personne ne pouvait le voir, mais il avait besoin de montrer qu’il était énervé, pour son bien être personnel. « Eh ! » Soren se retourna légèrement pour voir qui le hélait, mais étant dans un moment où il faisait sa tête de cochon, il ne prit pas plus attention que ça à Jameson qui semblait tenter de le rattraper. « Soren ! Attends-moi ! » Il soupira. « Non, laisses moi tranquille, j’ai pas besoin de baby-sitteur ! » S’il avait bien horreur de quelque-chose, c’était quand on le surveillait par dessus on épaule. Il n’était pas grand en âge, mais comme toute personne de dix ans, il pensait qu’il était grand et pouvait se débrouiller seul. Jameson n’était pas bien plus âgée que lui, mais assez proche en âge de son frère, Adriel, pour ne pas supporter l’idée d’avoir quelqu’un dans son dos. Il tenta alors d’accélérer le pas, arrêtant de trainer des pieds parce-qu’il se rendit comptes qu’au final, il ne pouvait pas être rapide et montrer qu’il était énervé. Il finit par entendre les pas de Jameson réellement accélérer, mais il n’avait pas envie de faire plus d’effort que ça pour la distancer. Il était déjà assez loin du camp pour sembler libéré un peu, et ça faisait du bien. « Tu comptes aller où comme ça ? » « Qu’est-ce que ça peut te faire de toutes façons ? » Ronchon un jour, ronchon toujours. Ils restèrent alors quelques instants à marcher sans rien se dire, Soren voyant que la jeune fille n’allait pas le lâcher s’il ne disait rien. Il leva alors les yeux au ciel en soupirant. « J’irai là où j’arriverai. Loin de ce camp, ça me suffit. Et j’ai demandé de l’aide de personne, hein. » Ils arrivèrent à ce moment là à la lisière de la forêt, qui montrait deux chemins différents. Soren, sans même prendre le temps de vérifier une seule carte, prit celui de droite sur un coup de tête. Il n’était jamais allé par là, et ça lui semblait pourtant bien plus intéressant que tous les chemins qu’ils avaient emprunté avec l’autre idiot de moniteur pendant toute la première semaine. « C’est pas pour les fillettes la forêt, tu peux rentrer. » Ronchon et provocateur. A dix ans. Ca promettait de belles choses pour l’avenir.




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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Mer 4 Mai - 16:24

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J’ai haussé les épaules. Soren avait raison, j’en avais pas grand-chose à faire de l’endroit où il voulait aller – aussi parce que je me doutais qu’il ne le savait pas lui-même. Je cherchais une occasion de quitter le groupe d’attardés dans la plaine, et il m’en avait fourni une. Et je m’ennuyais aussi. Il avait beau être un gamin – 3 ans de moins c’est quand même grave jeune quoi – mais sa tête de mule me rappelait un peu Kylian, mon meilleur pote de quand j’étais gamine en Irlande. Et ce gars-là me manquait tellement que ça faisait mal parfois. Alors au lieu de me tirer toute seule comme je l’aurais fait en temps normal, j’ai marché à ses côtés en silence. Au final, je crois qu’il a compris que je démordrais pas, parce qu’il a encore sortit les crocs.

- Qui a dit que j’étais là pour t’aider ?, j’ai bougonné à mon tour.

Ça m’énervait qu’il comprenne pas qu’on était pareil lui et moi. Que j’étais pas son ennemie. A ce moment, on est arrivés à la lisière d’une forêt, et j’ai fermé les yeux, emplissant mes poumons de cette douce odeur de pins que j’aimais tant. J’avais hâte de me glisser entre les arbres et de laisser l’ombre rafraichir mon corps bouillant. On s’est retrouvé face à deux chemins. A gauche, le truc défriché et balisé qui menait au lac. Et à droite, celui qu’on nous avait dit de ne pas prendre seuls. Celui qui m’attirait le plus. Et celui que Soren prit sans même savoir où il foutait les pieds, m’insultant au passage. J’ai senti ma gorge se serrer. J’étais sûre que c’était de la rage – parce que ça pouvait pas m’avoir blessée, n’est-ce pas ? J’avais l’habitude qu’on me reproche de pas être un garçon. Mes parents avaient été les premiers déçus. Ils étaient tellement frustrés qu’ils m’avaient quand même appelée Jameson. Puis mes potes, qui croyaient que parce qu’il me manquait un bout de peau entre les jambes, je pouvais pas jouer comme eux. Enfin, sauf Kylian. Il avait toujours su que j’étais aussi tarée que lui.

- T’es vraiment un gros nul, j’ai répliqué, vexée. En plus c’est mauviette que tu voulais dire. Être une fille c’est un genre, pas une insulte.

Treize ans, et déjà une 'casse couille de féministe', dixit un de mes profs (que j’avais fait renvoyer par la suite). J’en avais pas honte, j’étais plutôt fière. J’étais déjà en colère contre le monde et je me battais dans tous les sens, parce que je voyais des injustices partout et que j'arrivais pas à choisir mes batailles. J'ai plissé les lèvres sans trop savoir quoi faire. J’avais pas envie d'emboiter le pas de Soren, ce serait comme admettre ma défaite. Mais j’avais encore moins envie de rejoindre les autres au lac. Alors j’ai avancé tout droit, escaladant une roche deux fois plus haute que moi qui menait à une sorte de sentier de terre battue moyennement praticable.

- Et les mauviettes, ça reste sur les routes balisées, j’ai ajouté d’un air de défit en m'aidant de mes bras pour me hisser au sommet, où je me suis fièrement redressée. Les vrais aventuriers, eux, ils savent quand sortir des sentiers battus !

Et j’étais une vraie aventurière, j’en étais persuadée. Je ressentais l’appel de la nature de tout mon être, comme si j’étais faite pour y vivre. Alors si elle m’appelait, c’est que je devais y aller, non ? Après tout, j’avais pas peur des bêtes sauvages. J’adorais les animaux. J’avais envie de croire qu’ils m’adoreraient aussi.

 
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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Ven 13 Mai - 18:30

« Qui a dit que j’étais là pour t’aider ? » Elle avait répondu en bougonnant, et Soren ne prit pas la peine de répondre en retour. Il était trop fier de s’être rebellé contre le moniteur et d’avoir pris le chemin de la forêt sans personne sur son dos pour admettre qu’il était vrai qu’elle pourrait être là juste pour marcher aussi. Il avait tellement eu l’habitude que les personnes autour de lui veuille l’aider qu’il en avait oublié que d’autres personnes pourraient juste n’en avoir rien à faire et faire les mêmes choses que lui. Ils arrivèrent alors à l’embranchement de la forêt et Soren prit comme instinctivement le chemin de droite, celui qu’ils ne devaient absolument pas prendre avec les moniteurs. Comme si un monstre des cavernes allait sortir de nul part et les manger. Il n’avait plus cinq ans, il savait que ce n’était pas vrai et que c’était simplement que les moniteurs avaient la frousse. « T’es vraiment un gros nul. En plus c’est mauviette que tu voulais dire. Être une fille c’est un genre, pas une insulte. » Voilà que demoiselle Jameson n’était pas contente de sa réplique. Il soupira, se tournant vers elle pendant l’espace de seulement quelques secondes. « Les filles sont des mauviettes, alors c’est la même chose. » Levant les yeux au ciel, il continua d’avancer. Cependant, ce n’était pas le chemin qu’il venait de prendre qu’il l’inquiétait - et même si c’était ça, il ne l’admettrait jamais -, c’était qu’il n’entendait plus ni les pas de Jameson, ni sa douce voix mélodieuse qui ronchonnait. En somme, ce n’était pas normal et quelque-chose se passait dans son dos. Se retournant une nouvelle fois - son côté j’ai envie d’aider les gens n’était pas le côté qu’il aimait faire ressortir, il préférait de loin celui du gros dur, mais si quelque-chose lui était arrivée il s’en voudrait -, il vit que la fillette était en train d’escalader un des gros rochers qui séparaient les deux sentiers balisés. « Mais qu’est-ce que tu fais ? Tu vas te faire mal ! J’te soigne pas moi ! » « Et les mauviettes, ça reste sur les routes balisées. Les vrais aventuriers, eux, ils savent quand sortir des sentiers battus ! » Soren soupira. Il devait avouer que l’idée de monter sur ce gros rocher le tentait. Cependant, Jameson avait déjà eu du mal pour bien monter sans glisser ni tomber, et elle faisait une bonne vingtaine de centimètres de plus que lui. Mais comme lui c’était un garçon, il devrait forcément y arriver. Ni une, ni deux, rassemblant tout son petit courage il revint vers la grosse pierre et commença à monter dessus. L’escalade fut périlleuse, ses pieds glissèrent plusieurs fois et il s’écorcha même le genoux à peine arrivé en haut du rocher. « Merde… » Dix ans et il était déjà impoli lorsqu’il était énervé. « C’est malin, j’vais mourir maintenant. » Il savait qu’il exagérait, mais comme il était de mauvaise foi, il voulait par quelconque moyen tenter de faire culpabiliser Jameson. Il ne savait pas si ça allait marcher, mais il tentait. « T’as pas de pansement dans ton sac de tortue ? » C’était plus pour éviter d’avoir ses fringues à passer à la brosse lorsqu’il rentrerait au camp - ce que le moniteur leur avait promis de faire le premier jour - que parce-qu’il avait réellement peur pour sa jambe. Les deux joyeux lurons repartirent rapidement par la suite, s’enfonçant dans les feuillages et les hautes herbes. Le temps était en leur faveur, si bien que Soren put rapidement enlever son pull qui lui donner beaucoup trop chaud pour une randonnée. Il s’arrêta alors sur un côté - si on pouvait appeler ça un côté puisque le chemin n’était pas balisé - pour mettre son pull dans son sac à dos. Il en profita pour boire un coup. C’était justement exactement à ce moment là qu’un petit lézard eut l’idée de venir monter sur la jambe de Soren, qui se mit à crier d’une voix stridente, jetant sa courbe et se levant pour courir quelques mètres plus loin.




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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Sam 14 Mai - 18:00

i wish i could be like one of the cool kids
Soren & Jameson, Yellowstone, USA - 1993

J’ai pas pu retenir le sourire de satisfaction qui fendit ma face quand j’ai vu Soren s’attaquer aux roches à son tour. J’aimais bien ça, convaincre les gens. Je savais pas encore que ça présageait une carrière professionnelle aussi brillante qu’emmerdante. En temps normal, je lui aurais tendu la main pour l’aider à grimper mais j’étais encore un peu énervée par sa remarque alors j’ai décidé de le laisser galérer pour lui apprendre. A peine arrivé au sommet, il se pencha vers son genou écorché, jurant et dramatisant légèrement sa situation. J’ai levé les yeux au ciel. J’étais encore qu’une gosse, mais je me prenais pour une ado et j’avais l’impression d’être la maturité incarnée.

- Fais pas ton gros bébé, j’ai soupiré. Tu saignes à peine.

Pourtant, j’ai fouillé dans mon sac et j’en ai sorti un pansement que j’ai moi-même appliqué sur le genou de Soren. J’avais beau être un peu dure dans mes paroles, j’avais pas envie que ça s’infecte ou qu’il se tape un truc plus grave – on savait jamais. Et puis peut être que je me sentais un peu responsable aussi : après tout, c’était moi qui avais décidé de l’entraîner sur ce sentier. Après ça, on a repris la route en silence. Y’avait pas à dire, le chemin était quand même vachement plus intéressant que ceux sur lesquels nos moniteurs nous amenaient ! Et puis il y avait moins de touriste. En fait il n’y avait personne. Et ça c’était cool, parce qu’il n’y a rien de mieux pour vous pourrir le paysage que des touristes asiatiques ou européens qui s’esclaffent et vous bloquent le passage en mettant trois heures à prendre une photo à la con. Sur le coup, ça m’a pas semblé bizarre de ne pas croiser d’humains dans cette partie du parc. J’avais un plan des randonnées dans mon sac, et puis je faisais confiance à mon sens de l’orientation pour faire le reste. Je ne réalisais pas trop qu’on s’enfonçait dans l’arrière-pays et que derrière le versant de la colline qu’on était en train de gravir, s’étendait des hectares de nature à l’état brute, loin de toute civilisation. J’avais pas peur. Du moins jusqu’à ce que Soren se mette à hurler comme un couard dans mon dos. J’ai sursauté et fait volte-face, alors qu’il me dépassait en courant après avoir semé ses affaires en chemin. Les yeux écarquillés, j’ai scruté la forêt, à la recherche de ce qui l’avait fait flipper. Quand j’ai compris qu’il s’agissait d’un lézard, j’ai explosé de rire.

- Me dis pas que t’as peur d’une toute petite bête de rien du tout ?!

Je l’ai taquiné, moqueuse. J’ai poussé le vice jusqu’à me pencher pour ramasser le reptile et le laisser jouer un peu sur ma main avant de le reposer sur des branchages. Je faisais la fière, mais la vue d’une araignée suffisait à me donner des sueurs froides. Seulement ça évidemment je ne l’aurais jamais avoué. J’allais lui faire remarquer que finalement c’était plutôt les garçons les mauviettes, quand j’ai entendu un gros CRAC suivi de bruits de frottement. Un peu comme de très grosses griffes, sur un très gros tronc d’arbre. J’ai mis mon indexe sur mes lèvres pour faire signe à Soren de rester discret et j’ai fait quelques pas sur le côté pour tenter d’apercevoir d’où ça venait. Et là, j’ai cru que mon cœur allait s’échapper par ma gorge. C’était bien des grosses griffes contre un arbre, et elles appartenaient à un grizzli. Ou un ours brun. Je savais pas trop, mais il était ÉNORME. Comme il m’avait pas vu, j’ai fait un pas en arrière, la main sur le spray toujours accroché à ma ceinture. Je réalisai que je savais même pas m’en servir. Et quand on voyait un ours, fallait faire quoi déjà : courir ou rester immobile ? Merde, ça dépendait de l’espèce. Comment on faisait quand on savait pas ?

- Soren… ? Faut qu’on y aille… discrétos…

J’ai chuchoté, la bouche de côté. J’avais prévu de marcher à reculons la tête haute. Genre je maîtrise la situation. Sauf que quand l’ours a tourné sa tête vers moi, j’ai pas pu retenir un couinement de souris stressée. Il a reposé ses deux pattes sur le sol en laissant un reniflement menaçant s'échapper de ses narines, et j’ai attrapé Soren par la main.

- Cours !, j’ai soufflé en l’entraînant en haut de la colline.

J’avais pas de plan à part mettre le plus de distance possible entre moi et l’ours : j’avais lu qu’un randonneur en moyenne mourrait d’une attaque d’ours tous les ans à Yellowstone. Je ne comptais pas qu’il s’agisse de moi en 1993.

 
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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Dim 22 Mai - 15:51

« Fais pas ton gros bébé. Tu saignes à peine. » Soren tira la langue à Jameson avant que celle ci finisse quand même par trouver un pansement à lui donner dans son sac. Mieux même, elle vint directement lui mettre sur sa blessure. Sur ce moment là, Soren l’avouerait facilement, il s’est réellement senti comme un gros bébé se faisant soigner ses blessures par sa mère mais il ne dit rien, au moins il allait arrêter de saigner ou sa blessure serait au moins couverte. C’était juste après ce petit incident de rocher qu’ils reprirent leur randonnée. Et qu’un lézard décida que c’était le bon moment pour grimper sur la jambe de Soren. Il devait être maudit, ce n’était pas possible autrement, deux moments gênants en face de Jameson qui lui arrivaient en moins d’une heure, il n’y avait pas d’autre possibilité. Surtout que lorsque cette dernière s’aperçut qu’il s’agissait seulement d’un petit lézard, elle prit un malin plaisir à se foutre de sa gueule. En riant ouvertement. « Me dis pas que t’as peur d’une toute petite bête de rien du tout ?! » Soren se releva, la mine très fermée pour montrer à quel point il était mécontent de la situation dans laquelle il s’était retrouvé. Il ne voulait pas donner d’autres raisons à la jeune fille de se foutre de lui, un lézard c’était assez gros comme ça pour lui donner ce malin plaisir. Elle vint d’ailleurs le prendre dans sa main comme si tout était normal. Il se releva alors, remettant son sac à dos sur son dos, l’air plus que décidé à partir sur le champ et ne plus la revoir. Jamais. Surtout pas au camp où elle aurait l’occasion de raconter leur aventure avec bien sûr tous les détails. Et ce fut juste au moment où Soren allait parler pour la prévenir qu’il partait que Jameson se tourna vers lui en lui indiquant par un indexe sur ses lèvres de ne plus faire de bruit. Soren fronça les sourcils, mais en dit rien. Il était ronchon, borné et il ne voulait à la jeune fille mais il n’était pas débile. Et même si c’était encore une blague vaseuse, il préférait s’en prendre plein la face plus tard parce-qu’il y avait cru que de ne pas croire le regard légèrement inquiet que portait Jameson en ce moment. La jeune fille se décala alors légèrement sur le côté pour regarder derrière l’épaule de Soren, et au bout de quelques secondes il faillit reprendre la parole pour lui dire que ça marchait pas avec lui quand elle eut une expression de réelle peur sur le visage. Comme si elle venait de voir le pire des monstres en personne, ou quelque-chose dans ce genre. Un truc qu’on pourrait trouver dans les pires livres d’histoires pour enfants. « Soren… ? Faut qu’on y aille… discrétos… » Il décida alors que c’était peut-être le temps de regarder ce qu’il se passait derrière son épaule. Et quand il vit ce qui se tenait derrière lui, il se dit qu'il aurait peut-être du ne jamais se retourner. Le lézard de tout à l’heure l’avait surpris, mais il n’en avait pas eu peur. Autant là, l’ours immense qui se tenait derrière lui…Sans chipoter, il lui foutait carrément la frousse. Il déglutit difficilement en acquiesçant par un hochement de tête Jameson. Ils devaient se barrer. Rapidement. Mais quand l’ours les aperçut et tourna la tête vers eux, Soren fut quasiment sur que la logique arrêta de fonctionner en même temps dans la tête de Jameson que dans la sienne, car elle lui prit rapidement la main et lui dit comme dans un soupire un peu de désespoir. « Cours ! » Ni une, ni deux, Soren ne réfléchit pas plus longtemps et se laissa entraîner par la jeune fille. Ses jambes semblaient courir automatiquement, comme si elles savaient que quelque-chose n’allait pas et qu’il fallait qu’elles mettent le plus de distance possible entre l’action d’avant et le moment présent. Il sembla à Soren qu’ils coururent pendant longtemps et un temps ultra court à la fois. S’enfonçant encore plus dans la forêt. A un moment, ils durent comprendre tous les deux en même temps qu’ils étaient tirés d’affaire car ils ralentirent et Soren s’empressa de retirer sa main de celle de Jameson. C’était pas possible qu’il tienne la main d’une fille plus longtemps, ça faisait petit garçon, c’était pas du tout son style. « On est tranquille. » Son souffle, à l’époque, supportait encore bien la course sans la cigarette pour l’écourter et il le reprit rapidement. Il défit son sac de son dos une nouvelle fois, cherchant sa gourde. Mais il soupira au bout de quelques dizaines de secondes de recherche. « J’ai fait tomber ma gourde à cause du lézard tout à l’heure… » Il finit alors par se laisser tomber en arrière de sa position assise pour venir s’allonger dans les hautes herbes de la mini clairière dans laquelle ils avaient atterri. Soren commença alors à comprendre ce qui venait juste de se passer. Et un fou rire commença à monter dans sa gorge. S’amplifiant à chaque prise d’air qu’il avait. Il laissa à un moment, entre deux hoquets de fou-rire, passer une phrase. « On a échappé à un ours ! » Il n’en revenait pas. Ils vendent de jouer aux aventuriers comme les grands.




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SURNOM : Jaimie. Jam' par certains. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi. Jamichou, à mon grand désespoir.
STATUT : Célibataire. Je ne suis pas sûre de savoir aimer, ou être aimée.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Dim 22 Mai - 19:47

i wish i could be like one of the cool kids
Soren & Jameson, Yellowstone, USA - 1993

Je ne savais pas trop combien de temps Soren et moi avons couru. Tout ce que je savais, c’est qu’il valait mieux trop que pas assez. Tandis que mes pieds enjambaient roches et crevasses, une petite voix me disait bien que si l’ours voulait nous rattraper, il l’aurait déjà fait. Seulement, on n’était jamais trop prudent. Et je n’osais pas vraiment regarder par-dessus mon épaule pour avoir une confirmation visuelle. Alors on a continué, nous enfonçant plus profondément dans la forêt jusqu’à ce qu’on débouche sur une jolie clairière. En fait, on avait carrément traversé la forêt puisque de hautes herbes jaunes s’étendaient à nos pieds jusqu’à un ruisseau où un troupeau de wapiti s’abreuvaient tranquillement. C’est quand je les ai remarqués que j’ai arrêté de courir. Parce que s’ils n’avaient pas peur, c’est que l’ours n’était pas sur nos traces, et que nous ne risquions plus rien. J’ai lâché la main de Soren et hoché la tête quand il confirma qu’on était tranquille. Peuh, comme si je n’étais pas capable de le remarquer. Je m’abstins pourtant de tout commentaire pour la bonne et unique raison que j’étais trop occupée à cracher mes poumons. Je repris cependant rapidement mon souffle. Je n’étais pas particulièrement sportive, mais je passais ma vie dans la montagne au Canada, alors j’étais non seulement habituée à l’altitude mais à marcher pendant des heures. Et puis, avantage que je ne soupçonnais pas à l’époque : j’étais jeune. Soren aussi avait rapidement récupéré. Il me parla de sa gourde et je relevai les yeux vers lui.

- Bah, t’inquiète. On la récupèrera en revenant tout à l’heure.

J’ai répondu en haussant les épaules. J’ai regardé autour de moi et réalisé que je ne savais même plus ou nous étions par rapport au camp. Mais sur le moment, ça ne m’a pas inquiétée outre mesure. J’étais plutôt confiante en notre capacité à retourner sur nos pas pour retrouver l’endroit où nous nous étions éloignés du chemin. Sur le moment, j’ai pas réalisé que nous étions plus occupés à courir pour sauver nos fesses qu’à prendre des notes sur d’éventuels points de repère. J’ai pris une inspiration et regardé Soren avec un sourire léger alors qu’il explosait de rire. Comme ça, sans prévenir. Juste parce qu’on venait d’échapper à un ours et que cette réalisation venait de faire lâcher ses nerfs. Et les miens aussi, apparemment. Parce que j’ai pas eu le temps de penser à me maitriser que déjà ma gueule se fendait à son tour alors que j’explosais de rire en le rejoignant sur le sol. C’était plutôt cool. On a essayé de se calmer pendant un moment, sauf que dès que mes yeux s’accrochaient à son regard d’eau, j’étais repartie pour un tour. On avait vraiment eu peur, mais on s’en était sortis comme des héros.

- Ah, c’est mieux que leur après-midi kayak, hein ?

J’ai plaisanté en essuyant les larmes de joie qui coulaient au coin de mes yeux. Puis je me suis rassise et j'ai attrapé une brindille pour l'enrouler autour de mon doigt (j’aimais bien m’occuper les mains).

- Regarde, on a de la compagnie.

J’ai désigné le ruisseau d’un signe de tête, deux cents mètres en contrebas. Avec tout ça, j’étais pas sûre que Soren ait remarqué les wapitis qui s’abreuvaient toujours. Notre abruti de moniteur nous avait raconté une histoire saugrenue comme quoi ils pouvaient être dangereux quand ils chargeaient, mais pour moi c’était juste de gros cerfs. Donc de gros Bambis. Et je ne voyais pas vraiment comment ça pouvait être dangereux. D’autant que si on se faisait discrets, il n’y avait pas de raison pour qu’ils chargent. Je le savais parce que j’avais fait l'expérience avec des élans dans les rocheuses Canadiennes, et qu’il ne m’était jamais rien arrivé.

- Tu veux qu’on aille les voir de plus près ?

Je ne savais pas trop pourquoi, mais j’avais envie que Soren aime la nature comme je l’aimais. Parce que je sentais que c’était un rebelle, et que j’aimais bien ça. Et parce que grâce à son petit coup de gueule, on s’était quand même foutrement bien amusés, alors j’avais envie de faire un geste, en quelques sortes. Je me suis relevée avec un sourire et je lui ai tendu la main pour l’aider à en faire de même. C’était un peu pour faire la paix aussi, parce que je réalisais que j’avais pas été hyper tendre à me foutre de sa gueule comme ça tout à l’heure.    

 
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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Dim 22 Mai - 20:54

C’était peut-être un peu capricieux de la part de Soren de penser à sa gourde dans un moment pareil, mais ils venaient de pas mal courir et il commençait à avoir soif. « Bah, t’inquiète. On la récupèrera en revenant tout à l’heure. » Il soupira. Elle n’avait pas réellement tord. Les ours ne mangeaient pas de ferraille, elle serait sûrement posée là où il l’avait laissé tomber. Il aurait juste à la reprendre sur le chemin retour. Ce fut donc après que la situation se soit calmée que Soren eut son fou rire. Et apparemment, il ne fut pas le seul car quelques instants plus tard, Jameson le joignit dans son rire et s’allongea elle aussi dans l’herbe. En fin de comptes, ils étaient bien là tous les deux, à juste profiter. Leur fou rire dura quelques temps, n’arrivant pas à correctement s’arrêter. Et pour la première fois depuis qu’ils étaient partis, Soren se dit qu’elle n’était peut-être pas aussi chiante qu’elle y paraissait. Ce qui était un bon point. Et puis, ils venaient de vivre une aventure de fous tous les deux, et ça non plus ce n’était pas rien. « Ah, c’est mieux que leur après-midi kayak, hein ? » « C’est même pas comparable ! » Et pour la première fois aussi, Soren lui avait décroché une réponse avec un ton aimable. C’était plutôt quelque-chose d’extraordinaire que Soren passe en aussi peu de temps d’une humeur massacrante à un fou rire avec des réponses aimables. En règle générale, ça lui prenait des jours pour redevenir sociables auprès des gens contre qui il avait une dent - légitime ou non. Et puis, Jameson avait raison. Leur sortir canoë, à côté, c’était une sortie pour les tous petits. Soren n’aurait jamais eu un fou rire d’amusement pareil avec les moniteurs, pour sûr. Il vit ensuite que Jameson s’était rassise. « Regarde, on a de la compagnie. » Soren se releva alors à son tour pour voir de quoi elle parlait. Il suivit son mouvement de tête du regard pour remarquer qu’ils avaient en fait atterris prêt d’un ruisseau - il n’y avait pas porté une seule seconde d’attention depuis qu’ils avaient mis les pieds dans la clairière. Il vit également que des animaux - dont il ne connaissait pas encore l’espèce à l’époque - s’abreuvaient tranquillement, comme si de rien n’était. « Wahou… » Cette réaction, Soren la laissa s’échapper comme elle vint. Il ne lui semblait pas qu’il est à se contraindre de nouveau devant la jeune fille. Et puis, en Australie, il n’avait pas l’habitude de voir ce genre d’animaux. Il était plus habitué à voir éventuellement des kangourous ou des mygales s’il s’aventurait dans les déserts. Mais il n’avait jamais vu en dehors d’en photos des animaux de cette espèce. « Tu veux qu’on aille les voir de plus près ? » Il n’eut pas le temps de lui répondre que Jameson était déjà debout, lui tendait une main pour l’aider à se relever. Pendant quelques instants, le regard de Soren navigua de la main de Jameson à son visage. Il était peut-être encore jeune, mais le coup de la poignée de mains pour fixer la paix, il connaissait. Et après quelques secondes d’hésitation, il attrapa celle de Jameson et se releva. Ils ramassèrent leurs affaires et marchèrent lentement en direction de cette troupe d’animaux dont Soren ne connaissait toujours pas le nom mais qui semblaient fascinants. Lorsqu’ils furent plus qu’à quelques mètres, il ralentit, tournant son regard vers Jameson. « T’es sûr qu’on va pas les déranger ? Ils ont l’air tranquilles… D’ailleurs, tu sais ce que c’est comme animaux ? » Oui, il venait de demander de l’aide ou quelque-chose qui s’y apparentait à la jeune fille. Mais bon, il avait bien fait la paix quelques instants plus tôt, non ? Alors il n’avait pas à s’en vouloir de lui poser une question. Un animal du troupeau releva d’ailleurs sa tête au moment où Soren avait parlé, ce qui le fit définitivement s’arrêter. Après l’attaque - ou presque attaque - de l’ours, il ne voulait pas avoir à parcourir le reste de la forêt pour échapper à ses bêtes qui semblaient pouvoir courir beaucoup plus vite que l’ours.




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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Mar 24 Mai - 18:33

i wish i could be like one of the cool kids
Soren & Jameson, Yellowstone, USA - 1993

J’étais contente que Soren soit impressionné par mes wapitis. Plus encore quand il a pris ma main pour se relever et accepté de me suivre à travers les hautes herbes de la plaine. Mon sac à dos sur les épaules, je profitais de cette promenade non encadrée. Pour la première fois depuis que j’étais arrivée à Yellowstone, je me sentais libre. Moi qui était venue ici pour de l’aventure, j’avais été horrifiée de voir les activités qu’on nous proposait depuis le début des vacances. C’étaient des trucs de gamins peureux et attardés. Mais là, on avait suivi un chemin interdit – puis plus de chemin du tout – et on avait même vu un ours ! J’étais aux anges. Je ne réalisais pas que nous étions dans un parc naturel qui recelait de dangers pour deux gosses de notre trempe. J’avais pas cet instinct d’auto préservation comme la plupart des personnes. Je fonctionnais plutôt par essai-erreur. C’était comme ça que je m’étais souvent retrouvée à partir en promenade dans les rocheuses Canadiennes pour finalement oublier de rentrer et m’y perdre plusieurs jours, jusqu’à ce que des rangers me retrouvent. Mais je ne regrettais aucune de ces expériences. Elles m’avaient plus appris qu’aucun de mes professeurs ou des éducateurs particuliers que mes parents s’acharnaient à payer pour « parfaire mon éducation ».  

- T’inquiète, dis-je en ralentissant à mon tour. Tant qu’on ne fait pas de bruit et qu’on ne s’approche pas trop près, on ne les dérangera pas.    

J’ai repéré une petite roche un peu en hauteur et je me suis assise dessus, laissant mes jambes se balancer dans les hautes herbes jaunes qui nous entouraient, et j’ai fait signe à Soren de prendre place à mes côtés. Sur notre perchoir improvisé, nous avions une vue imprenable sur la vallée, et c’était à couper le souffle. Du moins, je pensais. Mon cœur battait fort dans ma poitrine, émerveillé par la splendeur du ruisseau coupant la plaine qui s’étendait sur des kilomètres jusqu’aux grandes montagnes qui déchiraient le ciel bleu. Mais j’étais encore plus excitée par la présence des majestueux animaux sauvages qui s’abreuvaient à quelques mètres de nous. L’un d’eux se tourna d’ailleurs vers nous, et un sourire fendit mon visage quand je remarquai que Soren n’était pas vraiment rassuré. C’était pas moqueur. Moi aussi j’avais eu peur, la première fois que je m’étais retrouvée nez à nez avec un animal aussi grand. Dans mon cas, c’était un élan. Il m’avait regardé en mâchonnant une écorce et avait poursuivi son chemin sans plus faire attention à moi. Mais cet instant était resté gravé dans ma mémoire.    

- Ce sont des wapitis, j’ai répondu. Tu peux les reconnaître parce qu’ils sont beaucoup plus gros que des cerfs. Presque aussi grands que des chevaux ! Mais leurs bois sont plus fins que les élans. Tu vois ?

Il y avait une pointe d’excitation dans ma voix. J’espérais que mes explications n’allaient pas le barber. J’étais tellement passionnée par la nature et les créatures merveilleuses qui y vivaient que j’avais du mal à gérer mon flot de parole quand on me questionnait sur ce sujet. Sauf que moi, contrairement à notre moniteur à la con, j’aimais l’étudier dans son véritable cadre. C’est-à-dire pas en jouant avec de fausses traces de pattes en plastique ou des fourrures poussiéreuses arrachées cinquante ans plus tôt à des animaux abattus dans le parc. Ça, ça me rendait dingue.  

- Regarde là-bas !, j’ai dit brusquement en pointant une femelle wapiti sur la droite. Il y a un petit avec elle !

J’étais euphorique. Parce que pour le coup, c’était la première fois que j’en voyais un. Je me souvenais vaguement avoir lu que la saison des amours était en automne, et il me paraissait normal qu’on puisse voir des faons en été, seulement d’ordinaire les femelles les cachaient jusqu’à ce qu’ils puissent échapper aux prédateurs. Mais ce petit là n’était clairement pas vieux puisqu’on voyait encore les tâches sur son dos. J’ai fouillé dans mon sac et sortit mon appareil photo compact pour essayer d’immortaliser le moment, mais vu la distance, on ne pourrait voir grand-chose. Si j’avais été seule, je me serais approchée. Mais j’avais pas trop envie de mettre Soren dans la merde alors j’ai essayé de me retenir.

- Tu viens d’où au fait ?, j’ai demandé pour m’éviter de bondir sur mes pieds et courir sur le malheureux bébé wapiti. Plutôt la ville ou la nature ?

Je ne reconnaissais pas trop son accent. C’était pas Canadien, ni Irlandais. Les deux seuls que je savais identifier, à vrai dire.    

 
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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Ven 27 Mai - 13:14

« T’inquiète. Tant qu’on ne fait pas de bruit et qu’on ne s’approche pas trop près, on ne les dérangera pas. » Jameson alla rapidement se percher sur un gros rocher qui se situait à quelques mètres d’eux, et qui permettait de voir les animaux correctement sans avoir à les approcher de trop près pour ne pas les déranger. Soren s’y hissa à la suite de la jeune file, et la vue qui s’offrait maintenant à lui était à couper le souffle. Il n’avait surement jamais rien vu quelque-chose de tel. Le ruisseau, les animaux, le vent soufflant doucement sur leurs visages. C’était quelque-chose que, s’il ne s’était pas rebellé contre le moniteur, Soren n’aurait jamais vu de sa vie surement. « Ce sont des wapitis. Tu peux les reconnaître parce qu’ils sont beaucoup plus gros que des cerfs. Presque aussi grands que des chevaux ! Mais leurs bois sont plus fins que les élans. Tu vois ? » Soren regardait donc les wapitis qui semblaient être paisibles juste à leurs pieds. Il écoutait également attentivement ce que disait Jameson, car malgré des débuts difficiles avec elle lorsqu’ils étaient partis du campement, elle semblait faire des efforts envers lui et en plus, elle semblait passionnée lorsqu’elle parlait de ces animaux. Ce qui était beaucoup lus agréable à écouter aussi. « Je vois oui. Tu connais plein de choses quand même ! » Le petit Soren était, il fallait l’admettre, impressionné. Il n’en connaissait vraiment pas autant sur les animaux de son côté. Mais c’était agréable d’être avec quelqu’un qui avait des connaissances. « Regarde là-bas ! Il y a un petit avec elle ! » Soren sursauta un peu lorsqu’elle eut son petit cri de surprise, mais releva la tête par la suite pour mieux voir de quoi elle parlait. En effet, un bébé wapiti se tenait aux côtés de sa mère, ce qui était… Mignon et impressionnant à voir à la fois. « Wahou, il est tout petit lui… » Si au début, il avait maudit son père de l’avoir envoyé ici pour les vacances, plus la journée avançait, plus Soren était content d’être ici. Même s’ils allaient se faire remonter les bretelles en rentrant au camp, Ca valait le coup. Largement le coup même. Les deux enfants restèrent pendant quelques instants à regarder les animaux vivent tranquillement leur petite vie, des étoiles plein les yeux. C’était le cas pour Soren tous cas. Même s’il n’y ne fera jamais le rapprochement, ce moment là fut un des moments qui induiront son choix de carrière plus tard. « Tu viens d’où au fait ? Plutôt la ville ou la nature ? » Soren tourna lentement son regard vers Jameson. C’en était une drôle de question ça. « Australie, et de la ville. Une grande ville qui s’appelle Brisbane. Tu connais pas ? » A cette époque là, Soren pensait que Brisbane était un peu la ville au centre de l’univers et que tout le monde se devait de la connaître. Elle était grande - pour ses yeux d’enfant - et regorgeait de tout ce dont une personne avait besoin. Lorsqu’il voulait aller jouer au parc, il y en avait un à côté de chaises parents. Le gymnase où il allait faire du volley était à dix minutes à pieds - il pouvait y aller tout seul - et son professeur de musique mettait moins de quinze minutes pour venir chez lui le mercredi après-midi. « C’est chouette comme endroit. Et puis il fait soleil toute l’année. Et beaucoup plus chaud qu’ici d’ailleurs. Il y a des kangourous ! » Soren fit un petit sourire fier. Les kangourous, il adorait ça. Il aimait beaucoup quand ses parents l’emmenaient pour aller en voir, plus loin dans le désert. Il avait même pu en caresser un une fois, parce-qu’il était calme et sûrement trop vieux pour partir en courant ou les attaquer. « Tu viens d’où toi, pour connaître autant la forêt et ses animaux ? Et puis, tu parles pas avec le même accent que moi, tu connais pas l’Australie au final non ? »




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SURNOM : Jaimie. Jam' par certains. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi. Jamichou, à mon grand désespoir.
STATUT : Célibataire. Je ne suis pas sûre de savoir aimer, ou être aimée.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
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PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Ven 27 Mai - 16:44

i wish i could be like one of the cool kids
Soren & Jameson, Yellowstone, USA - 1993

J’ai hoché la tête quand Soren m’a dit qu’il venait d’Australie. Le nom de sa ville ne me disait rien, mais son pays m’inspirait des étendues désertiques, des kangourous et des énormes roches rouges. J’étais alors loin de savoir que Brisbane deviendrait plus tard ma ville d’adoption et que j’y vivrai de longues années. Que j’y ferai carrière, même, et que j’y rencontrerai certaines des personnes les plus importantes de ma vie. C’est étrange comme la vie vous donne régulièrement des petits indices qui ne prennent leur sens que des années plus tard.

- Non, je n’en ai jamais entendu parler.

Je voyais bien à son regard que le petit brun était surpris. Lui qui avait trouvé quelques minutes plus tôt que je connaissais plein de choses serait déçu de ce côté-là. Et mes éducateurs aussi. Seulement les villes et les pays, ce n’étaient pas mon truc. Tout ce qui découlait de l’humain, en fait. J’avais comme un blocage. En revanche, les animaux, les paysages et les phénomènes naturels me passionnaient. Par contre, quand Soren me parla de kangourou comme s’il avait l’habitude d’en voir, mon regard s’éclaira.

- Purée, c’est géant !, m’exclamai-je avec excitation. Et tu as déjà pu en approcher ? C’est gentil comme animal ?

Moi, je n’en avais jamais vu qu’en photo, mais je les trouvais fascinant, avec leur tête de biche, leurs petites mains, leurs grand pieds et leur poche à bébés. Ça me donnait envie d’en adopter. Mais ça, à la réflexion, c’était un peu ce que je ressentais à l’égard de toutes les bestioles que je trouvais mignonnes, et il y en avait un sacré paquet.

- Mon accent, c’est Irlandais, j’ai répondu avec un sourire. C’est là-bas que je suis née, mais en fait j’habite à Vancouver, au Canada. Tu connais ? C’est plutôt une grande ville aussi. J’aime bien, mais ce que je préfère c’est que les montagnes rocheuses sont juste à côté.

J’ai replié mes jambes contre mon corps et j’ai posé ma tête sur les genoux, le regard toujours perdu dans le vague (et du côté de mes wapitis) alors que je répondais à Soren.

- Ma grand-mère était amérindienne et vivait dans une réserve des Rockies. J’allais souvent la voir quand j’étais petite (parce que là, j’étais clairement grande). Elle m’a appris pas mal de trucs.

J’ai gardé le silence un moment et j’ai incliné la tête, ma joue toujours posée sur mes genoux, de façon à pouvoir regarder Soren.

- J’ai pas envie de retourner au camp ce soir, j’ai soupiré. Ils vont nous défoncer de ne pas les avoir rejoints.

Dans le fond, je ne sais pas ce qui m’embêtait le plus. Me faire engueuler, ou simplement revoir leurs sales faces, écouter leurs leçons théoriques minables et dormir enfermée dans les petites chambres de l’auberge qui nous hébergeait. Probablement un peu des trois. Revoir ce crétin de Murphy ne me tentait pas non plus. En fait, j'étais à deux doigts de proposer à mon nouveau copain de faire du camping sauvage.
 

 
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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Ven 27 Mai - 17:03

« Non, je n’en ai jamais entendu parler. » « C’est dommage, c’est vraiment cool comme ville. Tu aimerais peut-être pas en fait. T’aimes bien les animaux toi, et à Brisbane y’a pas beaucoup d’animaux en liberté, ils sont tous dans le désert. » Soren fit une petite moue. Il était vrai qu’au sein même de la ville, les seuls animaux qu’il voyait, c’étaient ceux qui étaient au zoo ou alors les animaux domestiques. Mais les animaux sauvages, eux, ils se planquaient bien loin de la ville pour être en sécurité et pas emmerdés. Soren parla alors dans kangourous, les animaux qu’il préférait de toute l’Australie, mais qu’on ne voyait presque que dans le désert maintenant. « Purée, c’est géant ! Et tu as déjà pu en approcher ? C’est gentil comme animal ? » En voyant à quel point Jameson était excitée lorsqu’il lui a dit avoir des kangourous dans son pays, Soren ne put s’empêcher de sourire en hochant de la tête très fortement. Pour une fois qu’il connaissait quelque-chose que la jeune fille ne connaissait pas sur les animaux, il fallait bien qu’il en profite non ? « Ouais, j’en ai déjà touché un même. Mais il faut faire attention, ils sont pas toujours très gentils. Parfois il chasse les humains avec leurs pattes quand ils sont vraiment pas contents. Mais c’est pas souvent ça, heureusement, ça fait mal quand ils tapent avec leurs pattes. Mais sinon, on peut les approcher de près en général, et ils disent rien. Du moment qu’on les embête pas trop longtemps. » Le plus rigolo, c’était lors des sorties scolaires dans le désert et que les kangourous suivaient le petit bus parce-qu’ils étaient intrigués. C’était surtout pour les bêtes vivant le plus proche de la ville, car si vous alliez dans le désert profond, aucun kangourou ne prendrait le risque de vous approcher. Soren demanda ensuite en retour d’où venait Jameson. « Mon accent, c’est Irlandais. C’est là-bas que je suis née, mais en fait j’habite à Vancouver, au Canada. Tu connais ? C’est plutôt une grande ville aussi. J’aime bien, mais ce que je préfère c’est que les montagnes rocheuses sont juste à côté. » « Wahou, c’est loin l’Irlande ! J’y suis jamais allé. Je suis jamais allé au Canada non plus, on a failli une fois pour les vacances mais Azel était malade alors on est pas parti. Et il fait beau chez toi, comme chez moi ? » Il n’avait même pas prêté attention au fait que Jameson ignorait totalement qui était Azel, tellement il lui parlait beaucoup plus librement par rapport au moment où ils s’étaient rencontrés. C’était ça avec Soren, depuis qu’il était tout petit. Quand il ne connaissait pas, il parlait peu et avec des phrases plutôt sèches et cyniques, mais dès qu’on grattait un peupla surface il devenait quelqu’un de plutôt agréable et de bonne compagnie. Mais allait gratter. « Ma grand-mère était amérindienne et vivait dans une réserve des Rockies. J’allais souvent la voir quand j’étais petite. Elle m’a appris pas mal de trucs. » « C’est grâce à elle que tu connais les animaux aussi ? » Il y eut ensuite un petit silence entre les deux, comme s’ils savaient ce qui allait arriver par la suite mais qu’ils ne voulaient pas le dire. Comme lorsqu’ils savaient qu’ils allaient se faire gronder par leurs parents respectifs mais qu’ils ne voulaient pas les regarder dans les yeux pour ne pas avouer leur bêtise. Jameson finit par tourner sa tête vers Soren et parler la première. J’ai pas envie de retourner au camp ce soir. Ils vont nous défoncer de ne pas les avoir rejoints. » Soren fit une petite moue un peu désolé. Elle avait raison. Ils étaient partis sans l’autorisation des moniteurs, ils allaient se faire tuer en rentrant. Ils devaient déjà d’ailleurs avoir appelé les pompiers la police et les parents. Soren soupira à son tour. « J’ai pas envie de rentrer non plus. » Il joua avec un cailloux blanc qui écrivait sur la pierre, dessinant des grands sapins - plus ou moins abstraits. Soudain, il tourna son regard de nouveau vers Jameson, un regard plein de malice. « Si on veut pas rentrer, on a qu’à pas rentrer. On se fera tuer de toutes façons. Autant rester un peu plus ? On est des aventuriers après tout ! » Un sourire commençait de nouveau à se former sur le visage de Soren. Oui, ça lui semblait être une bonne idée ça. « T’as déjà fait du camping sans les adultes toi ? » Après tout, elle était plus âgée que lui, elle devait connaître plus de choses. Et lui il n’avait pas froid aux yeux. Il lui semblait même avoir une veste en plus de son pull dans son sac, ça pourrait lui être utile pour la nuit.




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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Ven 27 Mai - 18:03

i wish i could be like one of the cool kids
Soren & Jameson, Yellowstone, USA - 1993

J’étais fascinée par ce que Soren me racontait sur son pays, l’Australie. Mais plus encore par ce qu’il avait à dire au sujet des kangourous. Il avait l’air d’en connaître tout un rayon et j’étais carrément jalouse qu’il ait pu en approcher d’aussi près, en toucher, et peut être même devenir ami avec eux. J’ai pas pu retenir un éclat de rire quand il m’a raconté qu’il fallait quand même se méfier de leurs petites pattes, parce qu’ils pouvaient nous ravager la tronche avec s’ils n’étaient pas contents.

- Je comprends maintenant pourquoi on parle de Kangourou boxeurs ! Je pensais que c’était un mythe. J’aimerais tellement voir ça.

Et là, d’un coup, je me suis fait une promesse. Qu’un jour, j’irai voyager en Australie. Que j’irai dans le désert, là où les kangourous et les autres animaux locaux étaient encore sauvages, et que j’essayerai de les approcher pour les observer et mieux les connaître. Je savais pas que j’irai encore plus loin. Que je me retrouverai à manifester contre des chasseurs pour sauver les kangourous Australiens et qu’un biker viendrai me sauver la peau des fesses. Toujours ces petits hasards de la vie. Je souris à Soren quand il s’exclama que l’Irlande était loin. Un sourire amusé, et un peu triste aussi. Parce que mon pays natal me manquait cruellement et je n’y avais pas remis les pieds depuis l’âge de six ans. Soren me dit ensuite qu’il avait failli aller au Canada mais que « Azel » (j’ignorais totalement qui c’était mais j’ai supposé qu’il s’agissait d’une personne de sa famille) les en avait empêchés en tombant malade.

- C’est dommage, tu aimerais bien je pense. Les villes sont immenses et il y a plein de trucs à faire. Et la nature est super jolie. Un peu comme ici mais en plus humide. Parce que les hivers sont très froids. On a des mètres de neige des fois ! Mais l’été il fait plutôt beau. Je sais pas si c’est comme chez toi, mais comme ici, en tout cas.

Après, il me demanda si c’était grâce à ma grand-mère que je connaissais les animaux et encore une fois j’ai hoché la tête.

- Ouai, elle connaissait bien les espèces locales. Les autres, c’est plutôt dans des livres et des revues.

Depuis que mes parents avaient déménagé au Canada, on était passés d’une famille aux revenus modestes à l’une des plus grosses fortunes du pays. Comme mes parents n’en avaient rien à cirer de ma tronche, ils inondaient mon compte en banque pour panser leur culpabilité d’être des parents merdiques. Alors avec cet argent, je m’étais abonnée à plein de trucs et recevais des magazines géniaux tous les mois.

On est restés un peu silencieux après ça, perdus dans nos pensées. Peut-être qu’on était trop bien ici et que l’idée de rentrer nous plombait. Ça s’est confirmé quand Soren a répliqué qu’il n’avait aucune envie de retourner au camp lui non plus, une petite moue plutôt mignonne sur sa bouille dépitée. Puis soudain, son expression changea du tout au tout et je lu une lueur de malice dans son regard. Avant même qu’il prenne la parole, je savais que j’allais adorer l’idée. Je m’étais pas trompée : c’était un rebelle jusqu’à l’os.

- T’as trop raison ! Et les aventuriers, ça dors pas dans une piaule minable avec des crétins qui se blessent l’œil rien qu’à regarder un silex.

J’ai répondu avec un éclat de rire. Sa logique se tenait. Quitte à se faire engueuler, autant repousser le moment et profiter un peu du fait que pour l’instant, nous n’avions pas ces ploucs sur le dos. D’autant que s’ils s’inquiétaient vraiment beaucoup pour nous, ils seraient peut-être moins durs quand ils nous retrouveraient.

- Ouai, carrément.

J’ai répondu avec assurance. J’ai juste pas précisé que les quelques occasions ou j’avais dormi dans la montagne sans adultes, c’était parce que j’avais fait ma sale gosse (un peu comme aujourd’hui) et que j’avais fini par me perdre dans les rocheuses. Mais le fait est que j’avais quelques notions de survie et une confiance surdimensionnée en mes capacités à vivre en pleine nature (que j’imputais aux origines amérindiennes dont j’étais si fière). J’ai déplié mes jambes et me suis relevée.

- On va se construire un abri ?, j’ai proposé. Puis j’ai balayé la plaine du regard. Il nous faudrait une grosse pierre pas trop loin de la forêt, pour qu’on puisse poser des grosses branches contre elle et se faire une sorte de tente.
 

 
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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Ven 27 Mai - 18:44

« Je comprends maintenant pourquoi on parle de Kangourou boxeurs ! Je pensais que c’était un mythe. J’aimerais tellement voir ça. » Soren eut un petit rire. Ce n’était pas la première fois qu’il entendait cette phrase venant d’une personne ne vivant pas en Australie. Pour lui, c’était normal de savoir qu’un kangourou pouvait être dangereux avec ses pattes parce-qu’il avait grandi en sachant ça. Mais Jameson elle non. Elle lui parla ensuite de sa vie à elle, de son pays à elle. « C’est dommage, tu aimerais bien je pense. Les villes sont immenses et il y a plein de trucs à faire. Et la nature est super jolie. Un peu comme ici mais en plus humide. Parce que les hivers sont très froids. On a des mètres de neige des fois ! Mais l’été il fait plutôt beau. Je sais pas si c’est comme chez toi, mais comme ici, en tout cas. » Soren regarda alors pendant un instant Jameson avec des yeux gros comme des soucoupes. « Des mètres de neige… Genre plus grand que moi ? » Il était émerveillé. Lui, la neige, il adorait ça. Il adorait aussi la chaleur quotidien de son pays, mais le peu de fois où ils avaient été skier, il avait adoré. Il y avait quelque-chose de reposant et de serein à être là, dans la neige. Mais alors des mètres de neige tout l’hiver, ça devait être le pied ! Il ne connaissait pas Soren et il devait avouer qu’il aimerait bien connaître un jour - ce qu’il ne savait pas encore, c’est qu’il ne déménagerait jamais de Brisbane; comme quoi il l’aimait réellement beaucoup sa ville. « Ouai, elle connaissait bien les espèces locales. Les autres, c’est plutôt dans des livres et des revues. » « Moi à la maison je reçois des revues qui parlent de sciences, mais j’ai jamais eu tout un truc sur les animaux. C’est dommage. » Depuis quelques mois, depuis que le médecin avait diagnostiqué à Soren son daltonisme, il lisait des tas de choses sur sa maladie. Et du coup, ses parents l’avait abonné à une revue sur la science, étant content que leur fils s’intéresse à une chose par plaisir - mais ils pensaient déjà à l’époque qu’ils rejoindraient l’entreprise familiale, pas que cette passion deviendrait son métier. « T’as trop raison ! Et les aventuriers, ça dors pas dans une piaule minable avec des crétins qui se blessent l’œil rien qu’à regarder un silex. » Un grand sourire s’afficha sur les lèvres de Soren. Ou du moins, celui qu’il avait déjà s’agrandit encore - si c’était possible. Jameson semblait partante pour rester là elle aussi cette nuit, tenir tête aux adultes. Et puis, ce qui rassura encore plus Soren, c’est la réponse qu’elle lui donna à la dernière question qu’il lui avait posé. « Ouai, carrément. » Il leva les deux bras en l’air, comme un signe de victoire. En ce moment même, il se sentait puissant, il se sentait libre. Il n’avait que dix ans et pourtant il allait défier les adultes comme jamais, ne pas rentrer, dormir dehors, dans la grande nature. C’était un peu comme la grande aventure de sa vie. Jameson s’est relevée du rocher sur lequel ils étaient, il en fit de même. « On va se construire un abri ? Il nous faudrait une grosse pierre pas trop loin de la forêt, pour qu’on puisse poser des grosses branches contre elle et se faire une sorte de tente. » « Regarde ! » La main en visière pour mieux voir, il montra du doigt un gros rocher qui se trouvait de l’autre côté de la rivière. Il semblait être l’endroit idéal pour construire un refuge pour la nuit. « Si on trouve comment traverser la rivière, on pourrait aller de l’autre côté. En plus, le soleil tape plus fort là-bas, on aura moins froid. » Il n’avait jamais été autant livré à lui même et pourtant c’était comme si trouver toutes ces choses là, c’était naturel pour le petit Soren. Réajustant son sac à dos, il commença à marcher pour s’approcher de la rivière et trouver un endroit où ils pourraient traverser à pieds. Des poissons se trouvaient dans l’eau, d’ailleurs, ce qui fit sourire d’avantage Soren.




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