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 jariane + it won't kill ya

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le sextoy de joanne
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ÂGE : 36 ans (05/06/81)
SURNOM : Jay
STATUT : So done.
MÉTIER : Rédacteur en chef @GQ Australia (juillet 2017). Philanthrope, président de la fondation Oliver Keynes pour jeunes en détresse. Ambassadeur WWF et SANE. Papa d'un petit bonhomme nommé Daniel, âgé de 1 an et demi, qu'il ne voit qu'un weekend sur deux. Occupé, très occupé.
LOGEMENT : #98 Bayside (auparavant #42 Logan City durant cinq ans)

POSTS : 15848 POINTS : 20

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Anglais, né à Londres. Fils de Lord, et l'est lui-même. ≈ A recueilli deux chiens abandonnés: Ben, un golden retriever, et Milo, un teckel. ≈ Végétarien. ≈ N'aime pas le surplus de technologie ≈ Grand passionné d'art. Il est peintre et mécène. ≈ Sanguin, ses poings dépassent parfois sa pensée ≈ Sait cuisiner et adore ça. ≈ Diagnostiqué borderline il y a un an, sous traitement à la demande du juge suite à sa condamnation pour violences domestiques (nov.2016) ≈ S'est fait tatouer la date de naissance de son fils sur l'omoplate gauche.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Joamie #114 - Joamie (v.a) #3 - Irene #4 - Zamissan - Ariane #2 - Joamirene (what if) - [6/6]


JOAMIE ► Who says truth is beauty after all? And who says love should break us when we fall? But if we're strong enough to let it in, we're strong enough to let it go.
RPs TERMINÉS : Beaucoup trop.


PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : luke evans
CRÉDITS : loonywaltz
DC : lou aberline & benjamin brody & kelly ward
INSCRIT LE : 27/03/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t1188-jamie-elle-m-a-fait-la-bise-langoureusement http://www.30yearsstillyoung.com/t11382-love-who-loves-you-back http://www.30yearsstillyoung.com/t1525-jamie-keynes http://www.30yearsstillyoung.com/t2243-jamie-keynes

MessageSujet: jariane + it won't kill ya   Mar 10 Oct - 0:02



Comme une fleur, j'apparais sur le coin du bureau d’Ariane, la bouche en cœur. Les mains dans mon dos et mon petit sourire laissent présager que je prépare un mauvais coup -rien de bien terrible pourtant. Sans cérémonie, je ne tarde pas trop à mettre fin au suspense ; si la jeune femme se souvient des évènements de son calendrier, elle se rappelle qu’elle a accepté de m'accompagner à une certaine soirée d'une certaine importance pour moi un certain jour, et ce jour, c'est aujourd'hui. Elle n’a sûrement pas oublié, d'ailleurs, que sa lamentable défaite au baby-foot le soir même de cette promesse m’a permis de gagner le droit de choisir ce qu'elle portera, ce qui n’avait rien d'un mauvais gage car Ariane doit bien se douter que je ne compte pas l’enlaidir s'il est question qu'elle soit à mon bras. Et puis, ce n’est pas tant une corvée de se faire offrir une robe de couturier, sûrement plus chère que ce qu'elle pourrait s'offrir avec un an de salaire. Je tire donc de mon dos le sac opaque du pressing et le dépose sur sa table avec précaution. “Comme prévu : ta robe.” Elle peut grimacer autant qu'elle veut, la demoiselle n’a pas le choix si elle veut tenir parole -et elle a plutôt intérêt. Elle découvrira la pièce de tissu plus tard, a moins qu'elle ne puisse pas résister à la pression de ses collègues qui la harcèleront pour la voir avant de la découvrir sur les photos de la soirée et les réseaux sociaux. Cela, je la laisse gérer, et j'observerai sûrement du coin de l'oeil avec un sourire amusé. “Je te laisse accessoiriser. Pas de faute de goût je t'en prie.” Cela va de soi, mais je le souligne tout de même ; qu'elle s'attende à être passée au scanner avant d'avoir le droit de pénétrer dans la salle de réception et allégée de tout ce que je jugerai superflu ou inadapté. Cela ne sera pas tant un moment de festivités pour moi qu'une autre facette de mon travail ; des heures supplémentaires, en somme, payées en champagne et bonne cuisine. J'appréhende, mais il n’est pas question de le laisser transparaître ; je suis un peu comme un comédien avant d'entrer en scène, le ventre tordu de bon trac. De toute manière, que pourrait-il bien se passer de terrible ? “Le rendez-vous est à dix-neuf heures mais sois là-bas pour huit, cela nous donnera juste assez de retard.” Parce qu'il faut savoir se faire désirer, c'est une règle de base, mais pas trop lorsque l'on est l'attraction principale de la soirée. Il faut pouvoir arriver sur place et avoir assez de mains à serrer, et ne pas être celui qui attend qu'on lui serre la main à l'entrée en somme. L'horaire étant fixé, je laisse Ariane à son travail. Je ne passerai pas la chercher chez elle, et contrairement à ce que cela laisse penser, c'est une marque d'attention ; comme ce fut le cas avec Joanne, comme pour toutes les premières sorties avec une femme, rendez-vous ou pas, je laisse ainsi à celle-ci tout loisir de partir quand elle le souhaite sans dépendre de moi. Que pourrait-il y avoir de pire que de se sentir piégé d'un endroit où l'on ne veut finalement pas être parce que votre chauffeur décide de rester ? Abhorrant les contraintes moi-même, c'est un détail auquel je pense constamment. Et connaissant le spécimen roux de l'autre côté de l'open space, cette porte de secours sera toute appréciée. J'arrive sur place avant elle, car de toutes les personnes à faire attendre, votre cavalière est tout en bas de la liste. Être en retard, certes, mais être présent pour l'accueillir tout de même. Cela fait partie du jeu. Mais cela fait plus de dix minutes que j'attends dans le hall en faisant régulièrement signe à l'hôtesse que, oui, je finirai par rejoindre la réception. Dix minutes deviennent quinze, vingt… encore cinq minutes, me dis-je à chaque fois afin de ne pas me résigner à l'idée simple qu'elle ne viendra pas. Peut-être a-t-elle cru que je n'étais pas si sérieux que ça, peut-être a-t-elle changé d'avis. Je lâche un soupir qui résonne avec l'écho des conversations dans la grande salle qui traverse les grandes portes. Je suppose que j'affronterai le banc de requins seul dans ce cas. Le bon trac a eu le temps de laisser place à une vraie angoisse. Et si tous étaient au courant que les premières semaines furent loin d'être roses ? Et si les deux premiers numéros parus n’étaient pas appréciés ? Et si c'était un bain d'hypocrisie la plus infecte dans lequel je devrais plonger et passer la soirée ? J’ai envie de faire marche arrière, mais ce genre de caprices d'enfant ne sont plus tolérés depuis longtemps -s’ils l’ont été un jour. Alors j'inspire profondément afin de réunir le courage nécessaire pour me mêler aux invités, lève le menton et… “Parker !” Dès que mon regard tombe sur elle je rends l'espace du hall pour la rejoindre. Pour le moment, impossible de déterminer si je suis en colère ou soulagé. “Je sais que le retard c'est chic, mais plus d'une heure c'est indécent, qu'est-ce que tu…” Mon oeil attrapé par la brillance d'un collier dévie totalement ma concentration vers le reste de la silhouette de la jeune femme. J’observe, scrute, lui tourne autour en inspectant le moindre détail, des chaussures aux cheveux, les mesures du vêtement, chaque chose à sa place. Et je suis plus impressionné, plus surpris aussi, et plus visuellement satisfait que je ne saurais l'avouer au delà de ce “pas mal” un peu bougon que je lâche -et qui est tout ce que je parviens à articuler à ce sujet tant que je ne parviens pas à remettre de l'ordre dans mes pensées.



My life is now Not gonna waste it on the piling up the treasures in the sun Cause maybe tomorrow never comes I´ve been a foo and I´ve burned a few But I´ll spend all the rest with you




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ÂGE : 28 ans (13/05)
SURNOM : Parker, Scarlett, la love doctor et autres synonymes ridicules
STATUT : pas intéressée
MÉTIER : en charge du courrier du coeur pour GQ Australia, animatrice d'un podcast grivois & presqu'auteure
LOGEMENT : #07 (appartement), Bayside. Mes affaires qui s'entassent chez Sofia, indéfiniment.

POSTS : 865 POINTS : 50

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Sort d’une relation de 5 ans qui l’a beaucoup déçue. ▲ S’attache très difficilement. ▲ Préfère passer du temps seule qu’entourée. ▲ Se passionne pour les plantes en tous genres. ▲ A à cœur les conseils qu’elle donne à ses lecteurs. ▲ N’a jamais connu son père. ▲ A presque fait le tour de l’Europe. ▲ Rêve de publier un livre où elle réécrira la fin des histoires d’amour bousillées qu’on lui raconte à GQ. ▲ A quitté l’école pour devenir roadie dans une troupe de théâtre nomade. ▲ Très à l’aise avec sa sexualité.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

Leoni #2SofiaVittorio (fb)DebraCallumLysander #2Jamie #2ColeTad #2HugoHassan (fb)AloysiusTheaNino

RPs TERMINÉS : LysanderJamie Tad (fb) Rose #1

PSEUDO : hub
AVATAR : rose leslie baby
CRÉDITS : avenged in chains
DC : les McGrath, le Epstein
INSCRIT LE : 10/06/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t15563-ariane-i-think-she-knows http://www.30yearsstillyoung.com/t17242-good-things-to-come http://www.30yearsstillyoung.com/t15817-ariane-parker http://www.30yearsstillyoung.com/t16257-ariane-parker

MessageSujet: Re: jariane + it won't kill ya   Mer 18 Oct - 2:17



it won't kill ya
jariane
I know as the night goes on, you might end up with someone. So why do I bite my tongue? Oh, I wanna know ya. I'm lookin' around the room, is one of those strangers you? And do you notice me too? You're a face I won't forget. I don't know how much time is left. We haven't had a moment yet.

Et je grogne. Devant le reflet que me renvoie le miroir, devant le regard plein de sous-entendus que me lance Sofia, devant la coupe qui épouse un peu trop bien mes courbes, qui me force à rester bien droite, à remonter les épaules, à redresser le dos. « J’vais emprunter ta robe, la noire, et ça sera tout. » et mon amie qui soupire, qui se laisse tomber sur mon lit, qui fixe le plafond comme si son geste trop dramatique rendait parfaitement bien et que ça me ferait plier à tous vents. La blague. « T’es folle. Il a bien choisi, t'es à tomber. Assume. » je frissonne, et pas parce qu’il fait froid. On a abusé ce mois-ci sur le chauffage, parce que la paie rentre bien, et parce qu’on en avait assez de se balader dans l’appartement les lèvres bleutées. Pour ce qui est de la robe par contre, je ne pourrais pas soupirer plus fort. Le simple fait que Jamie ait remporté la partie de babyfoot m’horripile, à savoir que j’avais probablement laissé des marques d’ongles bien ancrées dans le manche de la baguette de jeu tellement j’étais agacée d’avoir perdu. Fallait-il qu’il se la joue macho à mort, me prenant pour une poupée, une Barbie en bonne et due forme, qu’il habillerait comme toutes ses autres victimes, la bouche en coeur les yeux qui rêvent. « Et après c’est le droit de vote qui saute, et mon nom de famille. » j'exagère à peine. Ce genre de mecs-là, je le voyais venir à des kilomètres. Ils couvent leurs nanas de cadeaux, ils les complimentent, ils les font sentir comme des princesses. Et le jour où elles font un faux-pas à leurs yeux parce que la majorité du temps hausser le ton ou proposer une option qui plaît au potentiel féminin du couple n’est pas un affront en soit, c’était direction claque sur la figure. Domination patriarcale, hiérarchie du mâle. Je le voyais déjà se complaire de mon habillement pour ensuite jouer de sa posture de pouvoir à GQ pour me reléguer à un truc plus girly à son sens, la potiche aux photocopies, la nunuche qui sert le café. C’était bien mal me connaître de penser que j’allais plier, et ma rébellion commencerait par sa garde-robe que j’allais gracieusement refuser. Bien fait. « T’es folle, je répète. Et très conne. Regarde-toi comme il faut, et pas juste avec tes yeux de fille bornée. » pauvre Sofia qui avait à vivre avec moi au quotidien, avec mes hauts, et surtout mes bas. J’avais pas été la meilleure amie du monde ces derniers temps, encore moins la meilleure personne. À croire que je m’étais perdue entre Tad et tout le reste, et que j’avais laissé mon cynisme rafler tout sur son passage. Si ça m’amusait de voir les airs choqués de quiconque se frottait à ma verve piquante, envers elle, c’était pas toujours cool. Je ravale, alors qu’elle quitte mon lit pour passer à la cuisine finaliser son dîner. Je ne serai pas là ce soir pour repasser les derniers épisodes de The Bachelor avec elle en criant des bouh bien sentis à chaque réplique cheesy des célibataires au profit de ma carrière, ou du moins, d’une meilleure ambiance au bureau - j’espère qu’elle saura me le pardonner un jour. « J’te laisse la robe noire sur mon lit... par dépit. » qu’elle soufflera avant de passer le pas de ma porte, l’air las. Et j’esquisse un pas puis un autre vers le miroir à sa demande, détaillant encore une fois la silhouette, la fameuse robe surplombée d’une épée de Damocles que le patron avait laissée sur mon bureau comme si c’était normal. Merde. C’est vrai, que ça tombe bien sur mes hanches, qui ça couve joliment le reste. Et de dos, ça le fait, clairement. J’ignore ce qui me fait plus rager, entre le fait qu’il a vu juste, et l'idée que peu importe ce que je peux croire, je finirai par me plier à la tenue plutôt qu’à la pauvre robe noire qui sied tristement dans la chambre de Sofia. Un râle puis un autre, et je passe la première veste que je trouve sur mes épaules. Qu’il n’en fasse pas une habitude.

Jamie avait dit une heure de retard, j’ai suivi la recommandation à la lettre. Ce n’est qu’à l’entrée que je me fais arrêter dans mon élan, d’abord par un mec qui repasse la liste d’invités au peigne fin pour s’assurer que je ne suis pas une hacker russe en mission prête à faire exploser la salle avec une bombe que j’ai savamment scotchée sous mon corset. Puis par un troupeau de blondes aux lèvres agencées à leurs escarpins qui s'extasient du designer qui a bien pu faire le bout de tissu qui a tant fait jaser à l’appartement. Je reconnais le nom, hoche distraitement de la tête, complimente l’une sur sa coiffure et l’autre sur son humour, je doute seulement de la finalité, si elles comprendront que je suis sarcastique au possible ou si elles me trouveront simplement gentille. J’ose même pas terminer la réflexion, lorsque je finis par déboucher sur le hall d’entrée où Jamie m’attend, semblerait-il, de pied ferme. C’est qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort à voir son teint blafard et ses sourcils froncés. « Keynes. » et je resserre la veste sur mes épaules, encore pas tout à fait à l’aise avec son regard de faucon qui descend le long de ma silhouette et qui scrute le moindre détail comme si j’étais une mannequin chez Bloomingdales. « Juste pas mal?  » j’hausse le sourcil, joueuse, ayant bien remarqué qu’il a posé ses pupilles directement là où ça compte. Qu’il ne joue pas, je sais exactement que l’effet attendu est réussi, et mine de rien, ça rattrape un peu l’agacement que j’ai eu dès que j’ai enfilé la dite tenue. Pas le temps de parler de banalités qu’il attaque par contre, et je roule des yeux non sans tenter de retenir le mouvement. Mais il est trop tard, et son empressement, sa mention de mon pseudo retard d’à peine une poignée de minutes me semble beaucoup trop exagéré pour le laisser passer. Calmement, je justifie, l’intérêt déjà ailleurs. « On m’a arrêtée à l’entrée. Apparemment, les nouveaux visages ont besoin de se présenter sous toutes leurs coutures pour avoir le droit de se joindre à votre prestigieuse clique. » voilà qui devrait le sustenter. J’avais absolument aucun repère face à ce monde-là, et je ne m’en plaignais pas du tout. Rien qu’à voir l’opulence et les apparences qui se renchérissent pour mieux se descendre, et déjà j’avais envie de retourner me cacher dans mon vieux pyjama. « Et un peu de champagne vous fera le plus grand bien je pense. » mais je suis polie, et tout de même concernée. Un serveur qui s’approche suffit à ce que je lui agrippe deux flûtes non sans le remercier du bout des lèvres, et que j’en offre une au boss. Jamie qui retrouvait ce visage qu’il arborait à sa première journée à GQ, et ma maigre expérience à ses côtés me confirmait que c’était mauvais signe, et pour tous ceux présents ici ce soir, et pour moi. Autant assurer mes arrières, et au final les leurs. « C’est par là, les festivités? J’espère qu’on arrive à l’heure des scandales. » j’initie le mouvement vers la salle, pointant un premier petit groupe du menton. Let’s play.   

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    We get some rules to follow. That and this, these and those. Heaven smiles above me, what a gift here below. We get these pills to swallow ; how they stick in your throat. Taste like gold. Oh, what you do to me? No one knows.







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MessageSujet: Re: jariane + it won't kill ya   Jeu 2 Nov - 10:30



Un rictus se substitue à bien des mots, et suffit, dans le cas présent, à laisser deviner tous les compliments pour la jeune femme qui traversent bel et bien mon esprit, mais pas les lèvres. Je n'en suis habituellement pas avare, mais une question d'orgueil sans trop de sens me pousse à garder ces paroles sous scellé afin qu'Arianne ne s'en sorte pas en retard et admirée malgré tout. Je doute qu'elle ait réellement été retenue à l'entrée toute une heure mais si telle est l'excuse qu'elle tient à présenter alors je saurai m’en contenter. Le motif n’est pas si important après tout. “J’espère que tu leur a dit que tu es le courrier du coeur et que leurs mâchoires sont tombées de ne pas avoir affaire à une Bridget Jones.” Je suis à peu près certain que toute personne qui songe à ce poste s'imagine une Martha d'un mètre cube vivant dans un studio sombre avec ses douze chats et sa télévision constamment allumée, pas vraiment en position de conseiller qui que ce soit, mais qui sait si bien ce que c'est d'être à la recherche de la personne qui saura s'attarder sur sa beauté intérieure que ses mots sur le papier sont une véritable poésie pour les coeurs d'artichaut. J'approuve l'initiative d'aller en quête de champagne et remercie Ariane pour la première flûte salvatrice dont les bulles ne tardent pas à me taquiner le palais, de quoi se donner un peu de courage pour la suite. Nos pas nous font avancer dans la grande salle où s'agglutinent de belles gens entre les grandes tables rondes finement décorées, sur les bords d'une piste de danse qui fera inaugurée plus tard, une estrade où un groupe de jazz reprend ces classiques que nous savons tous fredonner en tapant du pied sur le parquet. La hauteur de plafond pousse à lever les yeux vers de grands luminaires sphériques donnant l’impression d'être surplombés par quelques étoiles décrochées du ciel et disposées là juste pour nous, juste pour ce soir. “Eh bien, il était temps !” Vee, bien entendu, enveloppée dans cette robe poussin devenue une véritable signature. “Vous auriez vu votre pauvre cavalier faire les cent pas dans le hall.” “Je ne…” “Teuh teuh. Tu as fait attendre tout le monde, alors pas de ça. Maintenant filez à vos places, ces riches gens meurent de faim.” D'un coup d'oeil à ma montre, je constate en effet qu'à force de traîner les jeunes femmes parées de robes trop serrées risquent de s'avancer une ambulance d'ici peu. Tant pis, ce n’est pas comme si elles avaient réellement prévu de manger. “Hm, non. Je n’ai pas terminé d'exhiber la réelle fautive. J’ose espérer que sa simple vue suffira à faire pardonner le retard.” je réponds avec un battement de cils avant d'inviter Ariane à me suivre un peu plus loin, flûte de champagne dan sla main libre, l’autre très occupée à serrer des dizaines de pinces. L’exercice ne demande plus tant d’effort à force d’année d’entraînement mais cela ne le rend pas moins lassant au bout de quelques présentations et sourire de circonstance. Et le plus souvent, avant d’aborder une personne ou un groupe, je me pense discrètement à l’oreille de ma cavalière afin de lui glisser un court briefing d’anecdotes inutiles, amusantes, farfelues au sujet des invités. Ainsi, elle m’entend tout du long lui murmurer régulièrement ; “Harry Johnson a quitté sa femme la semaine dernière pour une escort moldave, Green couchait avec anyway et il adorait s'en vanter mais je crois que Harry a toujours cru à une plaisanterie. Ginger collectionne les portes clés patte de lapin, c'est assez glauque, et Naomi est une véritable adepte de la théorie du complot, ne la lance pas dessus sinon tu entendras parler d’aliens jusqu'à la fin de la soirée. Farid est addict au crack, ça commence à se voir je trouve. Patricia, appelle la Pat, est le genre de secrétaire embauchée depuis la nuit des temps et dont personne n’arrive à se défaire, du coup ils lui ont donné un job-placard à la communication du magazine.” La Pat en question est actuellement en train de dissimuler des gougères à la courgette dans son sac à main avec l'élégance d’un babouin. Puis, une fois les mains serrées, les sourires échangés, les compliments courtois, les félicitations de rigueur, je me charge toujours d’introduire la belle rousse à mon bras ; “Ariane Parker, l’une de nos chroniqueuses, off duty.”



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MessageSujet: Re: jariane + it won't kill ya   Lun 6 Nov - 4:46


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C’est tout juste s’il ne part pas avec quelques doigts lorsque je tends la flûte de champagne dans sa direction - à croire qu’on ne le gardait pas hydraté, le pauvre. « Easy, tiger. » Je porte moi-même ma coupe à mes lèvres, distraite par la richesse des lieux, par la robe qui moule, par le fait d’être là avec le patron, et de faire comme si tout ceci n’était qu’une soirée normale, à savoir que pour lui, c’était chose commune. Le plus près de ce genre de réception où j’avais été amenée restait le bal des littéraires auquel maman avait été invitée d’honneur il y avait 7 ans, et j’avais fini dans les vestiaires avec une bouteille de vodka piquée derrière le bar et Hugo qui relatait ses dernières idées pour son manuscrit. Rien à voir avec la posture droite que je m’impose, et le bain de foule vers lequel Jamie m’entraîne, sa main se déposant au creux de mon dos. Malgré le potentiel imposant de l’endroit, malgré la rigueur des gens présents, leur statut dans la hiérarchie, le type de conversation qu’on entend à droite et à gauche, je me surprends tout de même à ne pas fuir du regard, à ne pas comploter un truc facile et simple pour m’éclipser et laisser le roi de la fête récolter tous les honneurs alors que je me dédierai au buffet du coin, là, en périphérique de l’orchestre. J’ai tout de même assez de volonté pour honorer ma décision de l'accompagner, et une gorgée plus tard suffit à me redonner la confiance nécessaire pour entrer complètement en salle aux côtés du Keynes. On l’accoste, on le salue, on hoche de la tête dans sa direction et je réalise bien vite que ce n’est pas que son CV qui est imposant, mais bien la personne en elle-même. Il est loin le patron brouillon au regard noir, au discours concis, sec, désintéressé. Il n’a peut-être pas fait la meilleure des impressions à son arrivée, mais ici, il en est à des kilomètres. Ma réflexion prend fin abruptement toutefois, quand mon champ de vision attrape une silhouette parée de jaune criard qui se dirige vers nous, un visage que je reconnaitrais entre mille, et hop, d’un coup, mains moites, jambes qui faiblissent. « C’est totalement ma faute, toutes mes excuses. » et là, je m’en fiche d’avoir la voix qui change, le ton qui est doux, docile. Vee était une institution, Vee était la queen du milieu, incontestée, inatteignable. C’était celle qu’on adorait détester, qu’on détestait adorer. Je l’avais prise en admiration depuis ma première journée à GQ, depuis bien avant même, mais je ne l’avouerais jamais, pas trop à l’aise de jouer les fangirls en public. Jamie remarquera probablement à quel point je me plie, je prends le blâme, et c’est chiant cette faiblesse qui me casse. Mais Vee, quoi. Mes yeux brillent, je me fais violence pour contenir un sourire correct, pour hocher normalement de la tête lorsqu’elle nous quitte, pour suivre d’un pas moins fier Keynes lorsqu’il relance la tournée. Vee plus loin, je finis par reprendre contrôle, ou du moins, par pincer les lèvres, ravaler, chasser la groupie en moi au profit de la cavalière désabusée qui a été sommée ce soir. C’est presque ça. « Et il reste de la place dans votre cerveau pour d’autres informations, ou leurs fun facts dédiés ont tout saturé? » un brin fascinée, quand même. Voilà que j’ai retrouvé la parole, entre deux confidences à mon oreille. C’est que Jamie a bien fait son boulot de Perez Hilton sur deux pattes, et qu’il s’assure avant chaque nouvelle présentation que j’ai de quoi me mettre sous la dent pour ruler le small talk. Entre vous et moi, ils s’en fichent de ce que je peux bien penser, vouloir ou dire, les interlocuteurs, c’est tout juste s’ils posent leurs yeux sur mon cas et encore, c’est la robe qui fait le plus jaser de nous deux, elle et moi. « Pour quelqu’un qui appréhendait ce genre de soirée, vous avez l’air d’un poisson dans l’eau. C’en est presque effrayant. » seul à seule, entre un trio de journalistes et l’arrivée de deux mannequins, je constate l’air intrigué. Ma présence ici est plutôt inutile, si ce n’est que je m’assure de lui fournir un verre lorsque l’autre se termine, et que j’occupe la conversation des +1 lorsque Jamie se dédie aux discussions principales. Non pas que je m’emmerde, mais au final, je ne suis pas des plus utiles, et ça, c’est chiant. Notre chemin finit enfin par nous mener à nos places, grande table nappée de blanc, recouverte d’argenterie et de couverts de toutes les grandeurs, de tous les styles. Je laisse le serveur tirer ma chaise, me faufile sur le siège au même moment où Jamie fait pareil à mes côtés, toujours en pleine conversation avec un Jo je pense, Jon? Jonas? M’enfin. On me tape sur l’épaule, et je tourne la tête à ma gauche. Une jolie brune aux cils plus longs que ceux d’une poupée s'extasie sur mes cheveux, me demande le numéro de ma couleur, renchérit en mentionnant à quel point je lui rappelle quelqu'un, que ma peau est impec, mais que mes ongles auraient besoin d'un traitement de cuticule. Je frissonne, serre les doigts aux cuticules mal entretenus, mal aimés autour de ma flûte, ravale pour une énième fois. « Je suis au courrier du coeur, à GQ. » qu’elle entendra, après m’avoir parlé en long et en large de la section beauté de Vogue qu’elle chapeaute depuis 1 an. J’aurais parié. Et je dois vivre la belle histoire typique de Cendrillon pour écrire sur l’amour, n’est-ce pas? « Oh, si vous aviez vu le nombre de relations foireuses dans lesquelles j’ai mis les pieds - ce sont les erreurs qui parlent, madame. » ton sarcastique, tout à fait honnête par contre. J'en suis fière, aussi étrange cela puisse paraître. On n’apprend bien qu’en échouant fort. « Les erreurs, et mon ego qui croit tout savoir sur tout. » elle rigole, même si je sens presque une bribe de pitié passer le long de ses lèvres, son diamant de fiançailles reflétant la lumière du lustre. « Et Jamie alors… il est comment comme patron? » oula. La question qui tue, et qui se voit coupée directement par un signal, un tintement, tout à l’avant de la salle. Un discours j’imagine, ou juste le début de la cérémonie du sacrifice humain qui leur assurera plénitude, luxure et richesse pour l’année à venir.

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SURNOM : Jay
STATUT : So done.
MÉTIER : Rédacteur en chef @GQ Australia (juillet 2017). Philanthrope, président de la fondation Oliver Keynes pour jeunes en détresse. Ambassadeur WWF et SANE. Papa d'un petit bonhomme nommé Daniel, âgé de 1 an et demi, qu'il ne voit qu'un weekend sur deux. Occupé, très occupé.
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MessageSujet: Re: jariane + it won't kill ya   Ven 24 Nov - 14:49



Jamais n'aurais-je pensé voir un jour Ariane se liquéfier de la sorte devant qui que ce soit, ni qu'elle soit du genre à avoir des idoles, des personnalités dignes de son admiration face auxquelles elle perdrait toute son assurance. C'est à la fois étrange et adorable de la voir réagir de la sorte en présence de Victoria, ce qui me rappelle que celle qui n’est qu'une humaine pour moi, mais surtout une amie, est bel et bien une icône pour d'autres, et une de ces légendes vivantes que l'on imagine mal simplement arpenter les rues de Brisbane comme n'importe qui. Nous échangeons un regard un brin amusé avant que la rouquine et moi nous éclipsions afin d'effectuer une première tournée de serrage de mains. “Nous serons sûrement à la même table tout à l'heure, tu penses que tu tiendras le choc ?” je lui demande tout bas, plus attendri que monqueur, bien que je ne manque pas l'occasion de rire de cette allure de petite fille qu'elle a soudainement arboré. Cette once de vulnérabilité qu'elle ne laisse jamais ressortir, encore moins face à moi. Mais ce soir n’est pas à propos de notre traditionnel rapport de force au contraire ; il s'agit d'une véritable collaboration afin que de survivre à deux dans ce bain de foule. Et puisque je doute qu'un même une personne travaillant ici depuis bien plus longtemps que moi ait eu l'occasion de rencontrer bon nombre des personnalités ici présentes, plus ou moins liées au magazine, je me permets de lui souffler tout ce que j'en sais, tout ce qui permet d'accrocher une conversation, ou d'en éviter certaines, quand il n’est pas tout simplement question de lui arracher un sourire avant d'aborder une nouvelle vague connaissance. “Les “fun facts” ne sont qu'une étagère dans une grande bibliothèque au rayon “skills de survie en milieu hostile”.” je réponds avec un air amusé, non pas parce que sa question peut paraître ridicule, mais parce que sa qualification de tout ce savoir qui n’a rien de drôle ou inutile est bien à l'opposé de ce que j'ai appris avec mon père. Car pour Edward il était important de tout savoir, et d'avoir des détails de ce genre en mémoire, des leviers. De cette habitude de grand maître des manigances, je n’ai gardé que la satisfaction d'en savoir assez sur un peu tout le monde pour avoir la paix. Ce qui n’est pas sans me rappeler une règle simple ; nous sommes ce que notre environnement fait de nous. Je suis le premier trois pièces sur mesure de mes onze ans, le premier million à treize ans, la première couverture de presse à quinze ans. Pur produit de ce que ce genre de personnes, de lieux, a de meilleur et de pire à offrir. C’est cela qui est véritablement effrayant.“Si tu avais baigné dedans depuis trente ans, ce serait aussi ton cas.” Mais heureusement pour elle, cela n’est pas son environnement naturel. Même s’il peut paraître ingrat de grimacer face à un monde de portes ouvertes et de champagne à l’oeil, il se cache derrière les rideaux plus de difficultés que ce que le commun des mortels nous autorise à évoquer. Je daigne enfin nous mener à notre table, là où nous attend la bonne compagnie de Victoria et Jonathan. Je ne prends pas trop mes aises néanmoins, sachant pertinemment que d’ici une poignée de minutes, je serai appelé sur l’estrade. Les bulles de champagne qui pétillent dans mon estomac ne suffisent pas à occulter l’appréhension. Quoi que je n’ai rien préparé de grandiloquent et que je ne compte pas beaucoup en dire. D’une certaine manière, il est plus facile d’écrire un discours pour un événement dont vous n’êtes pas le sujet central. Parler de moi est la dernière chose que je souhaite, qu’importe si cela en déçoit plus d’un. Comme prévu, le moment vient et je me retrouve derrière le micro. L’exercice s’apparente à de la torture pour mon coeur qui martèle à un rythme dangereux, sous couvert d’un fin sourire nerveux alors que des applaudissements machinaux s’estompent. Et plus le silence s’installe, plus le calme revient dans mon esprit, les idées un peu plus claires de seconde en seconde, et l’assurance qui reprend le dessus. “Comment un homme comme lui peut-il avoir un poste comme ça ?” je demande, élevant cette question pour eux, pour ceux dont les yeux me lapident, et ainsi, d’or et déjà libéré de ces mots, désacralisés dans la bouche de l’accusé et faisant l’offense de ne plus prendre le blâme. “Je sais que c'est la question que beaucoup d'entre vous se posent, et malgré tout j'apprécie votre présence, et j'admire votre curiosité qui vous a poussés à venir ce soir, je sais que cela demande de l'énergie. Néanmoins, je vous suggère de vous asseoir bien confortablement et de profiter du champagne pour compenser la frustration ; parce que je ne compte pas me justifier devant vous. Cela ne serait pas faire justice à la confiance qui est placée en moi. A la place, j'aimerais remercier Nick qui me laisse reprendre le flambeau, Nicole qui croit autant que moi que les erreurs nous rendent meilleurs, Michael qui m’a déjà fait une place dans l'équipe, Vee, qui… est Vee. J'aimerais vous dire pourquoi vous allez avoir envie d'ouvrir ce magazine et supporter cent cinquante pages de pub pour lire ce que nous avons à vous dire.” Et ce qui pourrait être l’amorce d’un long discours rébarbatif tournant autour de stratégies, d’objectifs, et ne consistant qu’à faire croire que nous avons tous ici la moindre idée de ce que nous faisons, comme si cela est important, martelant de grands principes moraux, sociétaux, et pourquoi pas économiques histoire de bien perdre tout le monde ; cela se mue en un silence soudain, et un sourire mutin. “... Ou alors vais-je vous laisser le découvrir par vous-mêmes ?” Au moins ils rient, et applaudissent, puisqu’ils ne pourront décidément pas m’arracher plus. Fier de mon coup, je tourne les talons, prêt à quitter l’estrade monopolisée si peu de temps pour ne rien dire -puis je fais demi-tour, récupère le micro un court instant ; “Oh, une dernière chose. Le mois prochain, allez voter en faveur du mariage gay, sinon vingt-cinq pourcent de notre lectorat voudra quitter le pays. Bonne soirée.” Le brouhaha d’approbation redouble d’intensité tandis que je récupère ma place, retrouvant Ariane et une coupe de champagne rapidement vidée.



My life is now Not gonna waste it on the piling up the treasures in the sun Cause maybe tomorrow never comes I´ve been a foo and I´ve burned a few But I´ll spend all the rest with you




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MessageSujet: Re: jariane + it won't kill ya   Jeu 30 Nov - 6:21



it won't kill ya
jariane
I know as the night goes on, you might end up with someone. So why do I bite my tongue? Oh, I wanna know ya. I'm lookin' around the room, is one of those strangers you? And do you notice me too? You're a face I won't forget. I don't know how much time is left. We haven't had a moment yet.

Et je m’installe confortablement dans mon siège, attentive. Jamie est appelé à la barre et le voilà tout droit devant qui prend place, parole. Si je n’avais pas particulièrement remarqué les remises en question et les piques à son égard depuis notre arrivée, force est d’admettre que ma voisine rend les choses particulièrement plus claires en une fraction de seconde. « Faut être effronté pour penser que ce soit suffisant. » qu’elle siffle au sujet de son introduction, avant de boire une lampée de champagne sous mon air effaré, sourcil haussé. « Faut être naïve pour penser qu’il vous doit quoi que ce soit. » qu’elle croit pas pouvoir gagner au jeu de la plus acide à cette table, j’avais 28 ans d’expérience en la matière. Elle ravale, son attention toujours vissée sur le patron qui mise sur quelques blagues, sur un discours qui leur fait pied de nez, qui mine de rien pique ma curiosité, l’attise même. Je le savais chiant, je le savais sauvage, mais là, c’est un tout autre volet qui ressort et de le voir défier la foule d’une poignée de mots acerbes fait briller mes prunelles d'intérêt. « Et peu importe quel genre de patron il est, va falloir vous y faire. Il est là pour rester. » qu’elle m’entendra souffler à son intention, alors que le Keynes finit par revenir se poser à mes côtés. Il fait chaud d’un coup, y’a cette ambiance survoltée qui plane au-dessus de la table, ce souffle coupé qui reprend doucement, les conversations mutées qui papillonnent tout autour. Il gobe le contenu entier de sa flûte en vitesse grand V et c’est là que je le remarque. Malgré sa stature, malgré le joli majeur verbal qu’il ait envoyé à ses haters, il a l’oeil à vif, le soupir empressé. Il est mal, plus stressé encore que je n’aurais pu le croire, plus vidé sûrement. Un signe au serveur, un sourire plus tard, « Keep them coming. » et il hoche de la tête en remplissant à nouveau les verres sous nos yeux. Je sais que je ne devrais pas encourager le vice, je sais que Jamie se porterait probablement mieux avec un verre d’eau et une bonne tape dans le dos en guise d’encouragement, mais je préfère la technique d'annihiler les sens pour la peine. Ça semble lui faire de toute façon, maintenant que je décèle sa mâchoire qui se détend au fil de la discussion qui reprend avec son propre voisin. « C’était… intéressant, comme discours. » je profite d’un moment d’accalmie pour lui glisser à l’oreille, encore un brin sous le choc du spectacle qu’il a donné, qui, pour les initiés, détonnait nettement d’avec le rôle hiérarchique qu’il s’était donné dès ses premiers jours à GQ, le roi dans sa tour d’ivoire. Là, c’était out l’autorité. « Un peu vide quand même. » y’en a qui ne tiennent pas à leur vie, je pense, alors que Jamie a probablement entendu le commentaire, et qu’il doit doucement bouillir de l’intérieur. Calmons les dégâts avant qu’ils ne s’éparpillent, limitons les dommages collatéraux. « On va danser. » je prends l'initiative, je me souviens du rôle d’alliée qu’il m’a affublé au début de la soirée, à savoir que j'étais là en guise de support. Et c’est debout, la main tendue, sans aucune intention de le laisser derrière avec les regards inquisiteurs et les attaques camouflées qui n’en finissent plus de fuser que je rajoute, la voix chantante, bien entendue « Et c’était pas une question. » Jamie qui finit par obéir et je ne m’attarde même pas à voir s’il le fait de gaieté de coeur ou s’il traîne de la patte - l’important ici, c’est de limiter les éclats de porcelaine sur la tête des autres bourges. « Ils sont toujours savage comme ça, ou c’est un traitement de faveur? » je dépose une main sur son épaule, l’autre qui enlace naturellement ses doigts. D’autres couples occupent déjà l’espace réservé à cet effet devant l’orchestre installé, ils ne nous ont probablement même pas remarqué. C’était Hugo qui m’avait appris la position, entre deux lancements de bouquin où on l’avait catapulté dans la haute. Et on en riait jadis - il serait probablement plus qu’hilare de me voir là jouer à la valse jazzy sans demander mon reste. « Même si piquer une bouteille de champagne et des entrées pour s’exiler sur la terrasse me tente, je pense que ça vaut la peine qu’on reste. » la fuite n’est pas une option ici. On est venus, on a vu, on allait conquérir. Son combat quotidien qui prend des allures de vendetta à mes yeux, et je me rends compte que peu importe la situation, tant qu’il y a de la baston et un potentiel d’attaques verbales, je suis toujours au taquet. « Y’a rien qui les fera plus chier que de voir à quel point ils se sont trompés sur votre cas. » à commencer par un semblant de sourire, et une posture droite, épaules relevées et non affaissées. Ils voulaient des apparences léchées au possible? On allait leur en donner.

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