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 (louney) i don't know how it got so bad

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le jumeau délaissé
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ÂGE : trente et un ans, sans commentaires (huit août)
SURNOM : finn (« victime » pour les intimes #tmtc)
STATUT : célibataire, charmé par une petite brune au fort caractère
MÉTIER : coursier (st-vincent's hospital)
LOGEMENT : appartement #13 à fortitude valley

POSTS : 2730 POINTS : 1485

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : mère toxique, père décédé, jumelle rejetée, cadette expatriée : beau schéma familial, en somme ≈ a été contraint d’arrêter ses études pour élever sa petite sœur, il regrette encore d’être passé à côté de ses rêves et envies ≈ a un chien, wernicke, âgé de douze ans, borgne et amputé d’une patte, mais pas (encore) à l’article de la mort ≈ a un sérieux penchant pour l’alcool depuis quelques mois, qui s’intensifie de plus en plus ≈ très curieux, a toujours une soif d’apprendre inépuisable ≈ bienveillant et gentil ou distant et franc, il ne fait pas dans la demi-mesure avec les autres.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
louney ⊹ et si la terre est sombre, et si la pluie te noie, raconte-moi, qu’on puisse trembler ensemble. et si le jour ne vient pas dans la nuit des perdus, raconte-moi, qu’on puisse crier tout bas.


coverdale² ⊹ hey brother, there's an endless road to rediscover. hey sister, know the water's sweet but blood is thicker.


Jinn ⊹ the night's still good for a gram or two, i'll be drinking late with you until the morning comes around. yeah, i must be good for something, oh sinners come down, come gather 'round.


RPs EN ATTENTE : douglas › andy › jameson › cora 04 › jack 02
RPs TERMINÉS : cora 01lydialoucynthialou 02cora 02vittoriobryn 02bryn 03lou 03cora 03jack

(da) event halloweensujet commun (df)
(ab) saulbrynjimmy
PSEUDO : leave
AVATAR : caleb landry jones
CRÉDITS : homemade (ava) loonywaltz (userbar), westerncowboys (gifs)
DC : nope
INSCRIT LE : 01/01/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t13131-finn-there-is-no-doubt-even-a-rejection-can-be-the-shadow-of-a-caress http://www.30yearsstillyoung.com/t13151-finn-lonely-one http://www.30yearsstillyoung.com/t13150-finnley-coverdale

MessageSujet: (louney) i don't know how it got so bad   Ven 2 Nov - 22:10




LOU & FINNLEYThis place is so empty, My thoughts are so tempting. I don't know how it got so bad, Sometimes it's so crazy That nothing can save me, But it's the only thing that I have.
À l’issue de son service, c’est avec une précipitation qui lui est inhabituelle que Finnley quitte l’hôpital, lui qui d’ordinaire ne rechigne pas à faire durer sa garde ou à enchaîner sur quelques heures de bénévolat à la fin celle-ci. Contrairement à la plupart des gens, Finn voit en cet hôpital un lieu qui tend à l’apaiser, qui se veut presque réconfortant, sécurisant même, où son rôle est clairement défini – quoi qu’on en dise – et ses habitudes bien ancrées. Un dernier ancrage dans cette réalité qui semble lui échapper, raison pour laquelle il y passe plus de temps que nécessaire. Y passait, à vrai dire, car ce dernier repère menace de s’effondrer lui aussi et aujourd’hui cet endroit lui est devenu aussi anxiogène qu’il ne l’est pour le commun des mortels. La faute à une personne ; il ne sait simplement pas si celle-ci incombe à lui ou à Jude. Jude qui a disparu de la circulation depuis plusieurs jours, sous couvert d’un arrêt maladie à la crédibilité sérieusement remise en question par le rouquin, le même dont la fiabilité des souvenirs est là aussi propice à de nombreux questionnements dont il tente de trouver les réponses – ou de faire taire celles-ci – dès l’instant où il met un pied hors de l’hôpital ; dans le fond des bouteilles d’alcool bon marché achetées à la supérette du coin dont il est devenu, ces derniers jours, le client le plus fidèle. Et c’est avec le même empressement qu’il rejoint son appartement, effectuant mécaniquement les mêmes gestes depuis presque une semaine ; sortir Wernicke, appeler (sans succès) Jude, nourrir Wernicke, tenter une nouvelle fois d’atteindre Jude, grignoter un paquet de bonbons ou de chips en guise de seul repas, s’exaspérer face au silence de Jude, tenter de ne pas céder à l’appel de vice, balancer son téléphone dans un coin suite à un énième appel en absence, boire la première gorgée de la première bouteille de la soirée, espérer que cela fasse taire les tourments que sont ses pensées.

C’était un chien errant, à en croire Jude, et ce sont les seules paroles que Finn est, pour l’instant, capable de se remémorer. Le discours de son collègue lui était apparu comme confus – ou était-ce son esprit qui l’était ? Jude avait insisté sur cette deuxième option le lendemain de cette soirée de blackout total dont les contours commencent seulement à se dessiner, difficilement, douloureusement. C’était dans sa tête, il avait abusé de l’alcool, il ne savait pas ce qu’il disait, ce qu’il croyait avoir vu. Et puis, plus rien. Jude ne répondait plus aux messages, ni aux appels, ne s’était pas présenté au travail, laissant Finn seul avec le puzzle à reconstituer de cette soirée. Peut-être était-ce volontaire, toujours est-il que le trentenaire ne sait quoi faire avec ces bribes d’informations qui se rappellent doucement à lui ; les accepter, les assumer, ou tenter de les reléguer dans les méandres de son esprit comme c’était le cas à l’origine, et où elles auraient dû rester. Et Finn qui ne peut s’empêcher de penser, cogiter, réfléchir, constamment, rendant ces rappels de la soirée difficiles à anesthésier sans l’aide d’une bouteille. Et d’une bouteille qui s’accompagne de nouveaux flashs persistants, à une seconde à laquelle se remémorent des souvenirs sans équivoque, à toute sa réserve pour trouver une quiétude nécessaire. Et la consommation qui s’accentue pour faire disparaître les questions et les doutes ; brièvement, jamais entièrement. Il le sait, Finn, qu’il n’arrivera pas à faire taire son esprit tant que Jude et lui n’auront pas eu cette conversation sur ce qu’il s’est passé ce soir-là, cette même conversation que son collègue repousse perpétuellement par son silence, et que Finn se retrouve à avoir seul, dans une vaine tentative de comprendre, de trouver des explications rationnelles à ce ressenti, à cette impression d’avoir fait quelque chose de mal qu’il sait au fond ne pas être qu’un mauvais pressentiment, mais une réalité.

Ce n’était pas un chien errant, et Finnley commence seulement à le comprendre. Commence seulement à l’accepter. Il a tenté de toutes ses forces de se remémorer les propos de Jude ; mieux, d’y croire, mais malgré la conviction de son ami, malgré son esprit embrumé, malgré le taux d’alcoolémie dans ses veines ce soir-là, il n’est pas parvenu à accorder le crédit nécessaire aux paroles de son collègue pour se fier à cette version. La violence du choc l’a privé de toutes ses facultés pendant quelques jours (et certaines marques subsistent sur son corps, dont ces égratignures à la tempe et à la joue), l’alcool l’a aidé à rester dans le déni, mais la réalité l’a rattrapé aujourd’hui à l’hôpital, lorsqu’il a appris au détour d’une conversation de couloir, qu’un « brillant avocat comme lui allait sûrement finir sa vie dans un fauteuil à la suite d’un délit de fuite ». Les informations distillées au cours de cette discussion qu’il n’a pas pu s’empêcher d’espionner, couplées à ses bribes de souvenirs, ont rendu le lien limpide, et l’ivresse indispensable.

C’est un homme que Jude a renversé, qu’ils ont renversé. À ce constat, à l’acceptation de cette pensée, son estomac se noue, son souffle se coupe. Il apaise ces sensations à l’aide d’une gorgée de gin pur, n’a pas le temps pour une bière qui serait plus agréable, mais moins efficace pour faire taire les tourments. Finn n’était pas au volant, il n’en demeure pas moins passager, impliqué et surtout, silencieux. La bouteille se porte à nouveau à ses lèvres, alors que le jeune homme songe à cet homme qu’ils n’ont pas seulement renversé ; ils ne l’ont pas aidé. Et si les secours étaient venus tout de suite, serait-il cloué dans ce lit d’hôpital, dans le même état ? La situation aurait-t-elle pu être différente ? Très certainement, et à cette conclusion le liquide vient une nouvelle fois brûler sa gorge. Et si Jude se mure dans le silence afin d’élaborer une stratégie, un plan, n’importe quoi qui lui permettrait de s’en sortir en rejetant la faute sur Finn, en rejetant la faute sur celui pour lequel il a pris la voiture en premier lieu, celui dont le taux d’alcoolémie ne lui permettrait pas d’affirmer ou de contester sa responsabilité, tant les souvenirs, même s’ils lui reviennent, ne demeurent pas clairs pour autant ? La gorgée suivante lui amène une sensation de haut le cœur, mêlée à une impression de tanguer, d’être plus léger, aussi, et à cette idée un sourire se dessine sur ses lèvres, disparaissant bien vite à la pensée des conséquences de son acte, ou est-ce celui de Jude ? Il ne sait plus vraiment. Tout ce qu’il sait, c’est qu’en prendre la responsabilité s’apparente à ce point de non-retour auquel il essaie tant bien que mal de résister depuis des mois ; mais sa volonté s’amenuise, à mesure que cette bouteille se vide. Ce serait la chose à faire, pourtant, ça aussi, il le sait. Il a toujours assumé, Finn. De ses responsabilités de père avant l’heure à ses impairs parfois difficiles à admettre, mais jamais ses erreurs passées n’ont été aussi conséquentes que celle présente. Celle susceptible de tout gâcher, de lui faire perdre les rares personnes qui se tiennent encore à ses côtés, d’achever définitivement de lui ôter tout espoir d’un avenir meilleur, plaisant. Et quand il songe à toutes ces choses qu’il pourrait perdre, cette bouteille ne quitte plus ses lèvres. Des choses matérielles sans grande importance – son job, cet appartement, sa voiture, ses envies de reprendre des études, à ces personnes qu’il ne supporterait pas de voir disparaître de sa vie – Lou, Jill, Matt, Lonnie, Jack, Bryn et même Cora. Cette perspective l’angoisse, le terrifie, et le maigre sentiment d’apaisement recherché ne lui parvient qu’à l’issue de la dernière gorgée, une sensation à laquelle il ne goûte que brièvement avant que ses paupières ne se ferment et que sa conscience ne l’abandonne définitivement, le temps de quelques heures, du moins.

Le vacarme à l’origine de son réveil brutal (et quelque peu douloureux) n’est pas à mettre sur la faute de Wernicke – comme c’est habituellement le cas. Il lui faut quelques instants pour comprendre qu’on tambourine à la porte, sans aucune gêne, quand bien même l’heure ne s’y prête pas. La courte accalmie qui s’ensuit le convainc de ne pas bouger de son canapé – de toute évidence, il n’en est pas vraiment capable, et une visite surprise est la dernière chose dont il a besoin à l’heure actuelle. Pas seulement en vue de son état, mais également parce qu’il peine à faire le tri dans ses pensées et qu’il préfère être seul dans ces moments-là. Ses pensées qui, enfin, se veulent silencieuses, ou du moins, pas aussi épuisantes qu’elles ne l’étaient quelques heures auparavant. Ce calme est plus bienvenu, et c’est un soupir de soulagement qui s’échappe d’entre ses lèvres. Le fait d’être dans un état second lui est pour une fois agréable et non aussi contrariant que d’ordinaire. Mais il n’a pas le temps de réellement savourer ces instants que le fracas contre la porte reprend de plus belle. Ce n’est que lorsqu’il songe à la possibilité que ce soit Jude qui ait répondu à son invitation de passer le voir – l’heure aidant à rendre cette idée crédible, qu’il prend enfin l’initiative de se lever de son canapé, titubant, mais parvenant à rester sur ses deux jambes – l’habitude aidant, aussi triste que cela soit à admettre. Passant une main sur son visage, puis dans ses cheveux, dans une vaine tentative d’avoir l’air présentable, c’est après quelques instants de silence qu’il réalise que la personne sur le palier n’est pas celle qu’il aspirait à voir – pas dans ces conditions, du moins. Le sourire qui est habituellement le sien lorsqu’il se retrouve face à Lou a fait place à une mine surprise, fermée par cette honte qui l’envahit. « Lou ? Tu fich-… Enfin, tu… qu’est-ce que tu fais ici ? » Il demande avec difficulté, mettant la faute à ce réveil brutal et son esprit encore endormi. Reculant d’un pas, demeurant dans l’embrasure de la porte qu’il n’ouvre pas au-delà pour ne pas permettre à la jeune femme de jeter un œil à l’intérieur, il affiche un sourire gêné. « C’est… enfin, hm, tu sais que c’est toujours une bonne surprise de te voir, mais… enfin là, c’est… c’est pas vraiment le moment. » L’hésitation pas nécessairement dû à son état, mais plus à sa difficulté à se passer de la compagnie de la jeune femme, ne trouvant pas les mots justes, sonnant faux, lui qui habituellement demande sa présence. Mais ce soir, il ne la veut pas. Et encore une fois, ce n’est pas nécessairement lié à son état – parce qu’il demeure capable de tenir sur ses jambes autant que de tenir une conversation, mais à ses pensées. Celles dont il a voulu se débarrasser, celles qui lui reviennent alors qu’il se rend compte qu’il pourrait ne plus jamais avoir de telle surprise, celles qui l’empêcheraient de la préserver comme il le souhaite, celles qu’il voudrait partager avec elle, juste pour se sentir mieux, mais qu’il ne peut que garder pour lui. Et son sourire pas aussi sincère que d’ordinaire, ses petits yeux fatigués, sa difficulté à rester statique, sa tempe encore décorée d’un peu de sang séché, sa joue égratignée, cet œil encore teinté de violet, peut-être que l’ensemble des éléments lui feront comprendre que ce n’est pas le moment, que ce n’est pas le soir, que ce n’est pas son soir.








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