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 (louney) i don't know how it got so bad

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Finnley Coverdale
le jumeau délaissé
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ÂGE : trente et un ans, sans commentaires (huit août)
SURNOM : finn (« victime » pour les intimes #tmtc)
STATUT : célibataire, charmé par une petite brune au fort caractère
MÉTIER : coursier (st-vincent's hospital), les avertissements qui s’accumulent et le licenciement qui se rapproche
LOGEMENT : appartement #13 à fortitude valley avec wernicke, son chien alternativement à l’article de la mort ou d’une énergie fatigante, ça dépend de l’humeur du jour
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POSTS : 3761 POINTS : 150

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : mère toxique, père décédé, jumelle rejetée, cadette expatriée : beau schéma familial, en somme ≈ a été contraint d’arrêter ses études pour élever sa petite sœur, il regrette encore d’être passé à côté de ses rêves et envies ≈ a un chien, wernicke, âgé de quatorze ans, borgne et amputé d’une patte, mais pas (encore) à l’article de la mort ≈ a un sérieux penchant pour l’alcool depuis quelques mois, qui s’intensifie de plus en plus ≈ très curieux, a toujours une soif d’apprendre inépuisable ≈ bienveillant et gentil ou distant et franc, il ne fait pas dans la demi-mesure avec les autres.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (louney) i don't know how it got so bad Tumblr_mlpv3hE11q1r08976o7_r1_250
louney ⊹ so put your lips on my scars and teach me to love, give my slow heart the rhythm of a blood drum. don't you know that i, don't you know that i'm going mad and in the moment i fall for you.

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coverdale² (fb) ⊹ hey brother, there's an endless road to rediscover. hey sister, know the water's sweet but blood is thicker.

(louney) i don't know how it got so bad Y8bh
jinn ⊹ the night's still good for a gram or two, i'll be drinking late with you until the morning comes around. yeah, i must be good for something, oh sinners come down, come gather 'round.


RPs EN ATTENTE : douglas › andy › jack 02 › victoire › mitchell
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FLASHBACKS : matt
RÉALITÉ ALTERNATIVE : event halloweensujet commun (df)
ABANDONNÉS : saulbryn 01jimmyevejill & theomercure (dz)

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PSEUDO : leave
AVATAR : caleb landry jones
CRÉDITS : kane. (ava), loonywaltz (userbar), jesaisplus (gifs)
DC : la pile électrique (alfie maslow)
INSCRIT LE : 01/01/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t13131-finn-there-is-no-doubt-even-a-rejection-can-be-the-shadow-of-a-caress http://www.30yearsstillyoung.com/t13151-finn-lonely-one http://www.30yearsstillyoung.com/t13150-finnley-coverdale

(louney) i don't know how it got so bad Empty
MessageSujet: (louney) i don't know how it got so bad   (louney) i don't know how it got so bad EmptyVen 2 Nov 2018 - 22:10




LOU & FINNLEYThis place is so empty, My thoughts are so tempting. I don't know how it got so bad, Sometimes it's so crazy That nothing can save me, But it's the only thing that I have.
À l’issue de son service, c’est avec une précipitation qui lui est inhabituelle que Finnley quitte l’hôpital, lui qui d’ordinaire ne rechigne pas à faire durer sa garde ou à enchaîner sur quelques heures de bénévolat à la fin celle-ci. Contrairement à la plupart des gens, Finn voit en cet hôpital un lieu qui tend à l’apaiser, qui se veut presque réconfortant, sécurisant même, où son rôle est clairement défini – quoi qu’on en dise – et ses habitudes bien ancrées. Un dernier ancrage dans cette réalité qui semble lui échapper, raison pour laquelle il y passe plus de temps que nécessaire. Y passait, à vrai dire, car ce dernier repère menace de s’effondrer lui aussi et aujourd’hui cet endroit lui est devenu aussi anxiogène qu’il ne l’est pour le commun des mortels. La faute à une personne ; il ne sait simplement pas si celle-ci incombe à lui ou à Jude. Jude qui a disparu de la circulation depuis plusieurs jours, sous couvert d’un arrêt maladie à la crédibilité sérieusement remise en question par le rouquin, le même dont la fiabilité des souvenirs est là aussi propice à de nombreux questionnements dont il tente de trouver les réponses – ou de faire taire celles-ci – dès l’instant où il met un pied hors de l’hôpital ; dans le fond des bouteilles d’alcool bon marché achetées à la supérette du coin dont il est devenu, ces derniers jours, le client le plus fidèle. Et c’est avec le même empressement qu’il rejoint son appartement, effectuant mécaniquement les mêmes gestes depuis presque une semaine ; sortir Wernicke, appeler (sans succès) Jude, nourrir Wernicke, tenter une nouvelle fois d’atteindre Jude, grignoter un paquet de bonbons ou de chips en guise de seul repas, s’exaspérer face au silence de Jude, tenter de ne pas céder à l’appel de vice, balancer son téléphone dans un coin suite à un énième appel en absence, boire la première gorgée de la première bouteille de la soirée, espérer que cela fasse taire les tourments que sont ses pensées.

C’était un chien errant, à en croire Jude, et ce sont les seules paroles que Finn est, pour l’instant, capable de se remémorer. Le discours de son collègue lui était apparu comme confus – ou était-ce son esprit qui l’était ? Jude avait insisté sur cette deuxième option le lendemain de cette soirée de blackout total dont les contours commencent seulement à se dessiner, difficilement, douloureusement. C’était dans sa tête, il avait abusé de l’alcool, il ne savait pas ce qu’il disait, ce qu’il croyait avoir vu. Et puis, plus rien. Jude ne répondait plus aux messages, ni aux appels, ne s’était pas présenté au travail, laissant Finn seul avec le puzzle à reconstituer de cette soirée. Peut-être était-ce volontaire, toujours est-il que le trentenaire ne sait quoi faire avec ces bribes d’informations qui se rappellent doucement à lui ; les accepter, les assumer, ou tenter de les reléguer dans les méandres de son esprit comme c’était le cas à l’origine, et où elles auraient dû rester. Et Finn qui ne peut s’empêcher de penser, cogiter, réfléchir, constamment, rendant ces rappels de la soirée difficiles à anesthésier sans l’aide d’une bouteille. Et d’une bouteille qui s’accompagne de nouveaux flashs persistants, à une seconde à laquelle se remémorent des souvenirs sans équivoque, à toute sa réserve pour trouver une quiétude nécessaire. Et la consommation qui s’accentue pour faire disparaître les questions et les doutes ; brièvement, jamais entièrement. Il le sait, Finn, qu’il n’arrivera pas à faire taire son esprit tant que Jude et lui n’auront pas eu cette conversation sur ce qu’il s’est passé ce soir-là, cette même conversation que son collègue repousse perpétuellement par son silence, et que Finn se retrouve à avoir seul, dans une vaine tentative de comprendre, de trouver des explications rationnelles à ce ressenti, à cette impression d’avoir fait quelque chose de mal qu’il sait au fond ne pas être qu’un mauvais pressentiment, mais une réalité.

Ce n’était pas un chien errant, et Finnley commence seulement à le comprendre. Commence seulement à l’accepter. Il a tenté de toutes ses forces de se remémorer les propos de Jude ; mieux, d’y croire, mais malgré la conviction de son ami, malgré son esprit embrumé, malgré le taux d’alcoolémie dans ses veines ce soir-là, il n’est pas parvenu à accorder le crédit nécessaire aux paroles de son collègue pour se fier à cette version. La violence du choc l’a privé de toutes ses facultés pendant quelques jours (et certaines marques subsistent sur son corps, dont ces égratignures à la tempe et à la joue), l’alcool l’a aidé à rester dans le déni, mais la réalité l’a rattrapé aujourd’hui à l’hôpital, lorsqu’il a appris au détour d’une conversation de couloir, qu’un « brillant avocat comme lui allait sûrement finir sa vie dans un fauteuil à la suite d’un délit de fuite ». Les informations distillées au cours de cette discussion qu’il n’a pas pu s’empêcher d’espionner, couplées à ses bribes de souvenirs, ont rendu le lien limpide, et l’ivresse indispensable.

C’est un homme que Jude a renversé, qu’ils ont renversé. À ce constat, à l’acceptation de cette pensée, son estomac se noue, son souffle se coupe. Il apaise ces sensations à l’aide d’une gorgée de gin pur, n’a pas le temps pour une bière qui serait plus agréable, mais moins efficace pour faire taire les tourments. Finn n’était pas au volant, il n’en demeure pas moins passager, impliqué et surtout, silencieux. La bouteille se porte à nouveau à ses lèvres, alors que le jeune homme songe à cet homme qu’ils n’ont pas seulement renversé ; ils ne l’ont pas aidé. Et si les secours étaient venus tout de suite, serait-il cloué dans ce lit d’hôpital, dans le même état ? La situation aurait-t-elle pu être différente ? Très certainement, et à cette conclusion le liquide vient une nouvelle fois brûler sa gorge. Et si Jude se mure dans le silence afin d’élaborer une stratégie, un plan, n’importe quoi qui lui permettrait de s’en sortir en rejetant la faute sur Finn, en rejetant la faute sur celui pour lequel il a pris la voiture en premier lieu, celui dont le taux d’alcoolémie ne lui permettrait pas d’affirmer ou de contester sa responsabilité, tant les souvenirs, même s’ils lui reviennent, ne demeurent pas clairs pour autant ? La gorgée suivante lui amène une sensation de haut le cœur, mêlée à une impression de tanguer, d’être plus léger, aussi, et à cette idée un sourire se dessine sur ses lèvres, disparaissant bien vite à la pensée des conséquences de son acte, ou est-ce celui de Jude ? Il ne sait plus vraiment. Tout ce qu’il sait, c’est qu’en prendre la responsabilité s’apparente à ce point de non-retour auquel il essaie tant bien que mal de résister depuis des mois ; mais sa volonté s’amenuise, à mesure que cette bouteille se vide. Ce serait la chose à faire, pourtant, ça aussi, il le sait. Il a toujours assumé, Finn. De ses responsabilités de père avant l’heure à ses impairs parfois difficiles à admettre, mais jamais ses erreurs passées n’ont été aussi conséquentes que celle présente. Celle susceptible de tout gâcher, de lui faire perdre les rares personnes qui se tiennent encore à ses côtés, d’achever définitivement de lui ôter tout espoir d’un avenir meilleur, plaisant. Et quand il songe à toutes ces choses qu’il pourrait perdre, cette bouteille ne quitte plus ses lèvres. Des choses matérielles sans grande importance – son job, cet appartement, sa voiture, ses envies de reprendre des études, à ces personnes qu’il ne supporterait pas de voir disparaître de sa vie – Lou, Jill, Matt, Lonnie, Jack, Bryn et même Cora. Cette perspective l’angoisse, le terrifie, et le maigre sentiment d’apaisement recherché ne lui parvient qu’à l’issue de la dernière gorgée, une sensation à laquelle il ne goûte que brièvement avant que ses paupières ne se ferment et que sa conscience ne l’abandonne définitivement, le temps de quelques heures, du moins.

Le vacarme à l’origine de son réveil brutal (et quelque peu douloureux) n’est pas à mettre sur la faute de Wernicke – comme c’est habituellement le cas. Il lui faut quelques instants pour comprendre qu’on tambourine à la porte, sans aucune gêne, quand bien même l’heure ne s’y prête pas. La courte accalmie qui s’ensuit le convainc de ne pas bouger de son canapé – de toute évidence, il n’en est pas vraiment capable, et une visite surprise est la dernière chose dont il a besoin à l’heure actuelle. Pas seulement en vue de son état, mais également parce qu’il peine à faire le tri dans ses pensées et qu’il préfère être seul dans ces moments-là. Ses pensées qui, enfin, se veulent silencieuses, ou du moins, pas aussi épuisantes qu’elles ne l’étaient quelques heures auparavant. Ce calme est plus bienvenu, et c’est un soupir de soulagement qui s’échappe d’entre ses lèvres. Le fait d’être dans un état second lui est pour une fois agréable et non aussi contrariant que d’ordinaire. Mais il n’a pas le temps de réellement savourer ces instants que le fracas contre la porte reprend de plus belle. Ce n’est que lorsqu’il songe à la possibilité que ce soit Jude qui ait répondu à son invitation de passer le voir – l’heure aidant à rendre cette idée crédible, qu’il prend enfin l’initiative de se lever de son canapé, titubant, mais parvenant à rester sur ses deux jambes – l’habitude aidant, aussi triste que cela soit à admettre. Passant une main sur son visage, puis dans ses cheveux, dans une vaine tentative d’avoir l’air présentable, c’est après quelques instants de silence qu’il réalise que la personne sur le palier n’est pas celle qu’il aspirait à voir – pas dans ces conditions, du moins. Le sourire qui est habituellement le sien lorsqu’il se retrouve face à Lou a fait place à une mine surprise, fermée par cette honte qui l’envahit. « Lou ? Tu fich-… Enfin, tu… qu’est-ce que tu fais ici ? » Il demande avec difficulté, mettant la faute à ce réveil brutal et son esprit encore endormi. Reculant d’un pas, demeurant dans l’embrasure de la porte qu’il n’ouvre pas au-delà pour ne pas permettre à la jeune femme de jeter un œil à l’intérieur, il affiche un sourire gêné. « C’est… enfin, hm, tu sais que c’est toujours une bonne surprise de te voir, mais… enfin là, c’est… c’est pas vraiment le moment. » L’hésitation pas nécessairement dû à son état, mais plus à sa difficulté à se passer de la compagnie de la jeune femme, ne trouvant pas les mots justes, sonnant faux, lui qui habituellement demande sa présence. Mais ce soir, il ne la veut pas. Et encore une fois, ce n’est pas nécessairement lié à son état – parce qu’il demeure capable de tenir sur ses jambes autant que de tenir une conversation, mais à ses pensées. Celles dont il a voulu se débarrasser, celles qui lui reviennent alors qu’il se rend compte qu’il pourrait ne plus jamais avoir de telle surprise, celles qui l’empêcheraient de la préserver comme il le souhaite, celles qu’il voudrait partager avec elle, juste pour se sentir mieux, mais qu’il ne peut que garder pour lui. Et son sourire pas aussi sincère que d’ordinaire, ses petits yeux fatigués, sa difficulté à rester statique, sa tempe encore décorée d’un peu de sang séché, sa joue égratignée, cet œil encore teinté de violet, peut-être que l’ensemble des éléments lui feront comprendre que ce n’est pas le moment, que ce n’est pas le soir, que ce n’est pas son soir.



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Lou Aberline
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ÂGE : 30 ans (29/10/88) #AMAGAD #WTF #HELP
SURNOM : Parce que Lou c'est pas assez court comme ça ?
STATUT : célibataire, voit la vie en roux
MÉTIER : vient de lâcher les cupcakes pour le monde burlesque du Rocky Horror Picture Show où elle joue Magenta. Chanteuse des Street Cats, petit band des bars
LOGEMENT : ballottée de motel en motel par Anwar pour sa protection, ex coloc d'Eireen (2016) puis de Lene après un passage en désintox (2017)
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POSTS : 1881 POINTS : 45

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Son vrai nom est Grimes. Fille unique et choyée d'un couple aisé. Vit mal la solitude et l'ennui, très fêtarde, bavarde. Tombée dans la drogue à 16 ans. Ses parents lui ont coupé les vivres depuis 5 ans. A trahi Mitchell et le Club malgré elle. A vécu dans un squat pendant des mois et s’est prostituée. Sa mauvaise influence a causé plusieurs morts qui la hantent. Tente de reprendre sa vie en main, sobre depuis un an.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Finn #4 - Aisling #2 - Jack - Mitchell - 4/5

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STEET CATS ► Take me some place where there's music and there's laughter, I don't know if I'm scared of dying but I'm scared of living too fast, too slow

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STRANGERLINE ► When you're halfway to hell you could just keep on running or turn around and face yourself.

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LOUNEY ► I won't let go, I'll be your lifeline tonight. Cause we all get lost sometimes, you know? It's how we learn and how we grow.

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LOUMY ► He didn't mean to do no harm and he holds me tight. Oh, he did it all to spare me from the awful things in life that comes, I know he knows that he’s killing me for mercy

RPs EN ATTENTE : Cole #2 - Anwar #2
RPs TERMINÉS : Jimmy - Aisling - Archer - Archer #2 - Finn - Cole&Nathan - Mitchell - Lene - Jimmy #2 - Finn #2 - Street Cats - Liam - Anwar - Finn #3 - Cole - Lene #2
PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : emily browning
CRÉDITS : loonywaltz
DC : jamie keynes & benjamin brody & kelly ward
INSCRIT LE : 16/05/2015
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(louney) i don't know how it got so bad Empty
MessageSujet: Re: (louney) i don't know how it got so bad   (louney) i don't know how it got so bad EmptyLun 10 Déc 2018 - 22:14




LOU & FINNLEYThis place is so empty, My thoughts are so tempting. I don't know how it got so bad, Sometimes it's so crazy That nothing can save me, But it's the only thing that I have.
L’univers est en mouvement et je me raccroche aux branches. Le monde tourne, accélère, et alors que je me sens secouée de toutes parts comme du linge dans le tambour d’une grande machine à laver, peu de choses me permettent encore de marcher droit. Parfois, je suis terrifiée. Pétrifiée, les heures passent sans moi, la vie défile sous mes yeux, et je suis spectatrice de l’illusion d’un quotidien que je tente d’entretenir. Parfois, cette peur pourtant si étouffante, si oppressante, en devient ambiante, et cet état d’absence tourne au naturel, devient un peu plus moi. La Lou qu’on dépersonnalise, qu’on entrave, que l’on fait douter de la moindre sensation de sécurité. La Lou qui se terre, fait la morte, comme un animal apeuré, un lézard face au danger. Les choses me glissent entre les doigts. Les choses, un tout ; de la situation dans son entièreté, de mes convictions d’être une bonne personne, une meilleure personne que celle que je fus il y a un an, jusqu’à ce grand verre de limonade que je me suis servi il y a dix, vingt, trente minutes de cela, qui pétille, crépite discrètement, et s’écrase finalement par terre dans un grand fracas de verre mélangé à du sucre liquide. Un sursaut, et je réalise le désastre à mes pieds, juste encore un à ajouter à la liste avec tous les autres, des grands, les petits, ceux du quotidien et ceux d’une vie. Néanmoins la cassure du verre résonne comme un écho lointain, et mes réflexes sont mous, mes gestes sont lents, automatiques. Comme sous l’eau, et nageant vers le fond, coulant certainement, le monde est sourd, opaque, oppressant. Plus de boulot, plus de semblant de chez-moi, les amis qui se raréfient ; je ne veux pas céder à la panique et faire ce plaisir à Strange, je ne veux pas lui accorder cette victoire sur moi. Mais il y a ce souffle froid dans ma nuque, celle de l’omniprésence du danger ; ce murmure dans un coin de mon crâne qui me persuade que me battre n’est qu’une perte de temps, un délai, le mirage d’une force que je ne pourrais feindre plus longtemps. Et je me souviens de l’adresse d’un de mes anciens dealers, peut-être même que son numéro est encore dans mon répertoire. Je me dis que ça ne ferait pas de mal, une échappatoire, juste une fois. Un break sur un nuage, un court instant dans cet oasis où rien n’a d’importance. Sauf que toutes les rechutes sont à base de ces “juste une fois”. Et que dirait Lene ? Que dirait Cole ? Que dirait Finn ? La réponse est limpide lorsque je jette les morceaux de verre dans la poubelle ; t’es un déchet. Je lève le pied et le couvercle retombe dans un mouvement sec. La télévision continuellement allumée sur National Geographic narre la première chasse d’un bébé lion qui miaule encore comme un petit chat. C’est la troisième rediffusion en une semaine.

Comme pris d’une crise d'épilepsie, mon téléphone se met à vibrer et clignoter. Numéro non-enregistré, la ligne de chiffres m’inspire les prémices d’une crise de panique. Et si c’était lui ? Ne réponds pas, est soufflé à mon oreille par le chérubin apeuré. Réponds, ordonne l’espèce de bikeuse BDSM sur l’autre épaule. Fuck that. Mon pouce glisse, mon bras porte l’appareil à mon oreille, et je remets ma voix sur rails du mieux que je peux pour conserver un maximum de contenance tandis que j’articule un “allô” discret, tremblant au rythme de mon coeur qui bat dans ma gorge, mes tempes, mes doigts. Et bien que ce ne soit pas le grand méchant loup au bout du fil, pour une raison inconnue, ma bouche reste sèche et ma main reste moite tout le long de la courte conversation. Une bonne nouvelle, au final, un branche supplémentaire à laquelle m’accrocher. Nouveau job, pas idéal, mal payé. Je raccroche après des remerciements moins enthousiastes que je ne l’aurais voulu. Quand je remets le téléphone dans ma poche, papa et maman lion copulent histoire de donner un petit frère à bébé lion. C’est peut-être la scène, la crinière, ou la soudaine impression que ces quatre murs me font manquer d’air, mais je songe à Finn, aussi fort que je songe à l’ancien dealer ; son numéro, son adresse. Mon sac jeté sur l’épaule, je claque la porte et file comme un courant d’air.

Je suis en chemin, il ne répond pas. Peut-être que Finnley ne sera même pas là, et que j’aurais à faire le pied de grue devant la porte comme une potiche. Après tout, j’ai promis de ne plus entrer par effraction chez lui, même pour lui faire une surprise. Le rythme de mon pas est d’une régularité à mettre “An other one bites the dust” droit dans la tête. Je connais les chemin par coeur, assez pour que mon cerveau se mette sur pause, et une fois devant la porte de l’immeuble, avoir complètement oublié comment je suis arrivée là. Les étages, les couloirs, prennent tous de longues formes inquiétantes dans le noir ; la lumière a sauté lorsque j’ai appuyé sur l’interrupteur, mes pieds ont décollé du sol dans un sursaut de peur. Bientôt, ma propre ombre me fera décamper. Je frappe, de ces deux coups secs qui disent “hé, c’est moi”, et que le rouquin saura reconnaître. Alors je sais que j’aurais droit à un sourire pour m’accueillir, qu’il réchauffera mes membres tièdes, mes tripes froides, mes joues pâles. Que tout ira mieux, instantanément.

J’imagine que le monde serait moins drastiquement décevant si je cessais de me faire des scénarios idéaux de chaque situation. Je vois la mine de Finn, sa surprise de me voir, cet embarras que je cause par ma présence remplacer le sourire que j’attendais. Sa silhouette dans le cadre de la porte me garde du mauvais côté de celle-ci, et je devine que je ne suis pas vraiment bienvenue ce soir. Mais je décide d’en faire fi, croise les bras, dégaine le rictus rebelle au coin des lèvres. “J’ai besoin d’une raison valable ?” je rétorque de ce ton qui m’acceptera aucune autre réponse que celle attendue, mutine, taquine, plus joueuse que je n’ai réellement la patience de l’être. Et c’est pourquoi je m’invite sans cérémonie, battant de la main dans l’air d’une façon princière afin que le jeune homme dégage du chemin. “Bien sûr que c’est le bon moment.” A l’allure, à l’odeur, au bordel dans l’appartement, il est évident que Finn a au moins autant besoin de ma présence que moi de la sienne. Et quand bien même j’espérais venir pour réclamer et prendre sans donner, une partie de moi ne peut décemment pas rester indifférente face à la dégaine de chien errant du jeune homme. Près de lui, mon pouce frôle sa pommette égratignée, un brin soucieuse. “On dirait que tu es passé sous un buffle.” je commente, sans oser demander ce qu’il s’est passé, sans pousser, mais toujours prête à écouter le récit s’il venait à me narrer la naissance de ces blessures sur sa jolie frimousse. “Ca te donne un air de gros dur. Enfin, presque.” j’ironise également, espérant lui arracher un semblant de sourire, un discret souffle amusé, un n’importe quoi de plus plaisant que sa précédente intention de me laisser sur le pas de la porte. De si près, je sens également l’alcool. Pas l’effluve du verre réconfortant après une dure journée, mais même le petit péché mignon pour le plaisir de la brûlure, la décontraction des muscles et des nerfs. Mais une senteur forte, prenante, intense. Les excès d’éthanol pourraient suinter des pores de sa peau. “Je vais faire du café.” j’annonce avec un sourire, l’air de rien, parce que Finn n’a décidément pas besoin d’un verre, et que je passerais sûrement une nuit de plus sans fermer l’oeil. Mes petits pieds foulent le parquet jusqu’à la cuisine où j’ai mes repères ; la boîte de café, le sucre, les tasses et les petites cuillères jonglent entre mes doigts. “En fait, j’avais bel et bien une raison valable de venir, si tu veux tout savoir.” je reprends, sans trop hausser la voix malgré la distance pour épargner tout volume désagréable à la gueule de bois ambulante. Je me tourne vers lui, comme s’il était attentif, comme s’il en avait quelque chose à faire, parce qu’il le devrait, parce que c’est important pour moi. Et dans un petit pas de danse, je lui annonce ; “Tu as devant toi la nouvelle membre de la troupe du Rocky Horror !” Le souvenir de notre soirée là-bas est une catastrophe, mais il est paradoxalement précieux. Quoi qu’il en soit, c’est un endroit qui compte pour moi, ce cinéma, ce show, c’est un univers qui me colle à la peau et Finn sait tout ce que cette intégration dans la troupe peut représenter pour moi. Ce n’est pas aussi rangé de la vente de cupcakes. Mais ce sujet-là, je ne l’aborderais pas. “J’ai auditionné à la va-vite ce matin, par Facetime, ils m’ont dit que j’étais prise il y a une heure. Cool, non ?” Certes, c’était une drôle de manière d’auditionner, mais ce n’est pas comme si on pouvait attendre de ces gens de faire quoi que ce soit traditionnellement, ce qui me convient parfaitement. Avant que mes pensées ne formulent le moindre espoir concernant la réaction de Finnley à ce sujet, s’il était capable d’en avoir une, je remballe tous les encouragements, l’enthousiasme ou la fierté que j’aimerais qu’il éprouve pour moi. Parce que, à le voir, qu’importe à quel point je le voulais en venant ici, tout ne sera pas à propos de ma personne. “Sinon, qu’est-ce que tu fêtais sans moi ?” je demande plus stupidement que je ne le suis, sortant la Lou naïve, celle qui tapote du bout du bâton en faisant mine de ne pas y toucher. Car je sais, mieux que personne, qu’offrir la possibilité d’une porte de sortie face à un fait déplaisant vaut mieux qu’une confrontation. Qu’on peut vouloir nier, en sachant que l’autre jouera le jeu et détournera le regard, ou accepter de se confier sans le poids du jugement.





And I don't understand how they got me And I don't understand why they hold me Please, oh god, nothing more I can give them And I don't get a chance to resist them

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Finnley Coverdale
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PETIT PLUS : mère toxique, père décédé, jumelle rejetée, cadette expatriée : beau schéma familial, en somme ≈ a été contraint d’arrêter ses études pour élever sa petite sœur, il regrette encore d’être passé à côté de ses rêves et envies ≈ a un chien, wernicke, âgé de quatorze ans, borgne et amputé d’une patte, mais pas (encore) à l’article de la mort ≈ a un sérieux penchant pour l’alcool depuis quelques mois, qui s’intensifie de plus en plus ≈ très curieux, a toujours une soif d’apprendre inépuisable ≈ bienveillant et gentil ou distant et franc, il ne fait pas dans la demi-mesure avec les autres.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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louney ⊹ so put your lips on my scars and teach me to love, give my slow heart the rhythm of a blood drum. don't you know that i, don't you know that i'm going mad and in the moment i fall for you.

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coverdale² (fb) ⊹ hey brother, there's an endless road to rediscover. hey sister, know the water's sweet but blood is thicker.

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jinn ⊹ the night's still good for a gram or two, i'll be drinking late with you until the morning comes around. yeah, i must be good for something, oh sinners come down, come gather 'round.


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FLASHBACKS : matt
RÉALITÉ ALTERNATIVE : event halloweensujet commun (df)
ABANDONNÉS : saulbryn 01jimmyevejill & theomercure (dz)

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PSEUDO : leave
AVATAR : caleb landry jones
CRÉDITS : kane. (ava), loonywaltz (userbar), jesaisplus (gifs)
DC : la pile électrique (alfie maslow)
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MessageSujet: Re: (louney) i don't know how it got so bad   (louney) i don't know how it got so bad EmptyVen 21 Déc 2018 - 19:45


Les coups soutenus cessent de mettre à mal la porte d’entrée, marquant un temps d’arrêt qui permet au rouquin d’émerger de son état comateux, tentant (vainement) de mettre de l’ordre dans ses pensées dans un temps imparti beaucoup trop bref pour lui permettre de véritablement y parvenir. Il le faudrait, pourtant, car s’il s’agit réellement de la silhouette de Jude derrière la porte en bois, les demandes d’explication fuseront avant même les politesses d’usage ; Finn se doit d’être en mesure de tenir un discours cohérent, sans quoi son collègue serait susceptible de prendre une nouvelle fois l’avantage, de se jouer du rouquin comme il l’a déjà fait, de berner son esprit affaibli par la nécessité de l’ivresse avec la même facilité qu’il y a quelques jours. Et si cette confrontation est désirée par Finnley depuis cette nuit qu’il espère encore relever d’un mauvais rêve, maintenant qu’elle semble en passe d’avoir lieu, elle ne lui inspire que de la crainte. La crainte de prendre connaissance de nouveaux détails que son esprit n’a pas encore réussi à se remémorer, la crainte d’assumer une responsabilité qu’il tend à minimiser pour se rassurer, la crainte d’admettre une bonne fois pour toute la réalité des faits, d’ainsi faire tomber cette allumette qu’il détient encore entre ses doigts dans une dernière tentative de garder le contrôle, et qui s’apprête à tout détruire sur son passage. La vague de soulagement qui l’enveloppe lorsqu’il prend connaissance de l’identité du visiteur nocturne n’est qu’éphémère ; et bientôt il regrette d’avoir laissé sa curiosité guider ses pas titubants jusqu’à la porte d’entrée. Si d’ordinaire les visites de Lou sont synonymes d’un apaisement bienvenu – du seul qui n’impose aucun poison dans ses veines, ce soir sa présence est anxiogène et évoque une confrontation qui aura peut-être lieu d’être finalement ; plus éprouvante encore que celle qu’il imaginait se dérouler il y a quelques instants. Le sourire presque automatique qu’il affiche à chaque fois que ses yeux se posent sur elle fait place à une tête baissée, alourdie par la honte, par la gêne, par tous ces sentiments contradictoires qui le traverse alors qu’il tente de la maintenir du mauvais côté de la porte. Une part de lui souhaiterait se réjouir de sa présence, réellement, comme il le fait d’habitude ; la perspective de se laisser guider par la folie douce et les humeurs du moment de la jeune femme est l’assurance de passer une soirée comme aucune autre, ces quelques heures durant lesquelles elle arrive à lui faire oublier le reste du monde et si c’est très exactement ce dont il a besoin en cet instant il ne s’agit cette fois-ci pas seulement d’une histoire familiale qui devient trop lourde à porter, de regrets qui se rappellent à lui le cap des trente ans passés, d’un besoin toxique qu’il doit remplacer par un autre, plus sain. Aucun quiproquo, aucune pizza partagée au milieu de la nuit, aucun baiser n’est susceptible de sauver cette soirée, raison pour laquelle la présence de la jeune femme n’est cette fois pas désirée ; bien au contraire, Finn ne rêve que de la voir tourner les talons – ce même acte qu’il craignait tant il n’y a pas si longtemps. Parce qu’il ne peut pas supporter que son regard se pose sur lui, parce qu’il ne peut pas lui offrir plus que des silences interminables, parce qu’il ne parvient pas à se détacher de cette mine fermée pour lui offrir le sourire sincère qui lui est d’ordinaire réservé. Mais Lou s’en fiche, n’en fait qu’à sa tête, impose sa présence ; et ce qu’il apprécie en temps normal lui provoque un bref soupir, pourtant peu traduisible de son état d’esprit alors qu’il s’écarte pour la laisser entrer quand bien même il pourrait très bien la maintenir hors de l’appartement s’il le souhaitait réellement.

Elle n’a pas besoin de raison valable, elle le sait aussi bien que le rouquin, et malgré lui ses lèvres s’étirent en un fin sourire, qui ne tarde pas à disparaître face à l’assurance – certainement surjouée – de la brune. « Je t’assure que non, Lou. Vraiment, je-. » Coupé dans son élan par le contact bref, mais pas désagréable, initié par Lou, et par ses commentaires qui lui provoquent un maigre rictus, il en oublie les mille et un discours qu’il avait en tête pour la faire déguerpir alors qu’encore une fois, elle impose sa présence comme un pansement, comme ce placebo dont l’efficacité est relative sur le long terme, mais ô combien bénéfique dans l’instant. Finnley aimerait ironiser à son tour, lui assurer qu’elle « devrait voir la tête de l’autre gars », rire de bon cœur suite à sa moquerie avant de lui voler un baiser, mais rien ne sort d’entre ses lèvres, et aucune expression ne se greffe sur son visage. Une neutralité, un vide même, et ce silence dans lequel il se plonge alors qu’il fuit son regard, s’accroche à la porte, la supplie silencieusement de regretter sa venue et de tourner les talons. S’il te plaît, Lou, va-t’en et ne me laisse pas tout gâcher. Ce goût de déjà-vu qui le renvoie à sa précédente invitation de prendre la porte ne le fait même pas sourire, et l’ironie de la situation tend à lui déplaire plus qu’à l’amuser. Les lèvres toujours scellées, le regard qui suit les petits pas de Lou qui caracole jusqu’à la cuisine ; l’aise de la jeune femme l’empêche de reformuler son déplaisir face à sa visite : il sait qu’il ne gagnerait pas à ce petit jeu, incapable d’ôter une idée lorsque celle-ci est bien implantée dans la tête de la jeune femme à moins d’user des mots comme des couteaux pour la forcer à franchir le palier comme il le fait sans sourciller avec Cora ; mais pas avec elle, pas avec Lou. Il a pris le risque de la perdre une fois ; il ne prendra pas ce risque une seconde fois. Pas de lui-même, du moins. Et à cette pensée, il prend conscience de la stratégie à adopter : cette neutralité qu’il tente d’afficher sur ses traits doit traduire de son ressenti vis-à-vis de la situation ; ne rien laisser paraître, prétendre que c’est un coup de mou comme on en connaît tous, laisser les images de l’accident de côté, quitte à accepter qu’elle vienne doublement le hanter dès le lendemain. C’est toutefois plus facile à envisager qu’à mettre en pratique, et c’est toujours plongé dans le silence et ses pensées qu’il se contente de sortir un sachet de thé noir de l’armoire ; le café n’est réservé qu’aux rares visiteurs bien qu’il songe sans-cesse à leur imposer le thé comme seule boisson chaude servie entre ces murs étant donné que même l’odeur du café lui donne un haut le cœur.

Relevant finalement la tête et se décidant à croiser son regard alors qu’elle justifie une raison suffisamment valable pour s’être imposée de la sorte, Finn se veut plus soucieux qu’il ne l’était jusqu’ici, la perspective d’avoir de quoi réellement mettre en place cette stratégie envisagée auparavant attirant son attention sans difficulté. Toujours silencieux, cette fois-ci pour l’inviter à poursuivre, la nouvelle qu’elle annonce lui provoque un sourire – sincère, cette fois-ci. « Vraiment ? C’est génial. » Les réjouissances ne sont pas aussi enthousiastes qu’il ne le souhaiterait, coupées par ses pensées qui peinent à se détacher, qui peinent à lui permettre de jouer ce rôle préparé à la va-vite, qu’il n’a pas eu le temps de peaufiner avant d’entrer en scène. Hochant la tête, certifiant ainsi la bonne nouvelle que cela représente, le mutisme s’empare à nouveau de lui sans même qu’il ne le veuille. Ce n’est que lorsque la voix de Lou se rappelle à lui qu’il est forcé de trouver une échappatoire, et ce, rapidement. « Oh, je-, ça n’a pas d’importance face à ta grande nouvelle. » Il lui assure, avant de recentrer toute son attention sur elle – comme ça aurait déjà dû être le cas. « Dans quel rôle ? Je dois me préparer à te voir faire les yeux doux à un autre type ? » Il ajoute, la pointe de jalousie plus feinte que véritablement sérieuse – à moins que – dans une tentative de dissiper le malaise par l’humour. Mais le cœur n’y est pas, et la tentative retombe avant même de s’être véritablement envolée. « Je suis heureux pour toi, vraiment. Et je t’assure qu’on ira fêter la nouvelle comme il se doit d’ici quelques jours, c’est juste que ce soir c’est… c’est compliqué. » S’il s’agit d’une volonté de réorienter la conversation sur elle, il n’en demeure pas moins qu’il est sincère. Il aimerait d’ailleurs le lui prouver également par les gestes, en lui volant une bise d’encouragement, en voulant la prendre dans ses bras pour la faire tourner sur elle-même au milieu de la pièce ; mais il maintient cet éloignement. Par obligation, par crainte de la gêner, aussi, car il n’est pas stupide Finn ; il a vu la distance qu’elle a mis entre eux à peine s’est-elle rapprochée pour s’enquérir de son égratignure, et aussi naïf qu’il prétend l’être, il sait que les excès d’il y a quelques heures transparaissent sur ses traits tirés, sur le désordre autour et sur l’odeur qui règne dans l’appartement, et qui émane aussi de lui. Un coup d’œil autour de lui ne fait que confirmer cette impression à laquelle il essayait de ne pas se fier ; le chenit dans la pièce ne dissipe pas l’attention du rebut qu’il représente à cet instant. Et la stratégie s’effrite, l’envie de se retrouver seul avec sa bouteille reprend l’avantage. « Je t’en voudrais pas si tu préfères aller annoncer la nouvelle à d’autres qui sauront mieux réagir. » Il admet par la suite, faussement compréhensif, avant de laisser échapper un soupir, de passer les mains sur ses traits fatigués, et de fuir à nouveau le regard de Lou. « Je-Désolé. Je te l’ai dit, c’est pas ma soirée. C'est- enfin- j'ai eu une semaine compliquée au boulot. » Il s’excuse, optant cette fois-ci pour une stratégie visant à admettre ses torts, lui donner une raison à laquelle se raccrocher pour justifier son comportement, non sans avoir une idée derrière la tête. « Mais ça me fait plaisir pour toi, je t’assure. Je-bref, dis m’en plus, tu commences les répét’ quand ? Et je compte sur toi pour me tenir au courant de la Première. » Une brève tentative de sourire, et la silhouette de Finn qui lui tourne le dos, à la recherche de n’importe quoi, une cuillère, une tasse, sans même réaliser qu’elle s’en est déjà occupée, et les gestes qui rejoignent les paroles, décousus, incohérents, aussi déphasés qu’il ne l’est.



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Lou Aberline
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ÂGE : 30 ans (29/10/88) #AMAGAD #WTF #HELP
SURNOM : Parce que Lou c'est pas assez court comme ça ?
STATUT : célibataire, voit la vie en roux
MÉTIER : vient de lâcher les cupcakes pour le monde burlesque du Rocky Horror Picture Show où elle joue Magenta. Chanteuse des Street Cats, petit band des bars
LOGEMENT : ballottée de motel en motel par Anwar pour sa protection, ex coloc d'Eireen (2016) puis de Lene après un passage en désintox (2017)
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PETIT PLUS : Son vrai nom est Grimes. Fille unique et choyée d'un couple aisé. Vit mal la solitude et l'ennui, très fêtarde, bavarde. Tombée dans la drogue à 16 ans. Ses parents lui ont coupé les vivres depuis 5 ans. A trahi Mitchell et le Club malgré elle. A vécu dans un squat pendant des mois et s’est prostituée. Sa mauvaise influence a causé plusieurs morts qui la hantent. Tente de reprendre sa vie en main, sobre depuis un an.
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STEET CATS ► Take me some place where there's music and there's laughter, I don't know if I'm scared of dying but I'm scared of living too fast, too slow

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STRANGERLINE ► When you're halfway to hell you could just keep on running or turn around and face yourself.

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LOUNEY ► I won't let go, I'll be your lifeline tonight. Cause we all get lost sometimes, you know? It's how we learn and how we grow.

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LOUMY ► He didn't mean to do no harm and he holds me tight. Oh, he did it all to spare me from the awful things in life that comes, I know he knows that he’s killing me for mercy

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MessageSujet: Re: (louney) i don't know how it got so bad   (louney) i don't know how it got so bad EmptySam 9 Fév 2019 - 13:23



L'atonie de Finnley a quelque chose de frustrant, d'agaçant. L’odeur qui flirte avec mes narines et embaume l’appartement n’est pas difficile à ignorer, mais la nervosité du jeune homme, claire comme de l’eau de roche, est elle plus rude à occulter. Peut-être que la déception face à sa tentative de me faire partir alimente ma parano tournant déjà naturellement à bon régime, mais ses regards, ses mots, ses émotions me paraissent toutes feintes. Pour le meilleur acteur qui soit, jouer la spontanéité est l’exercice le plus complexe ; la surprise, la peur, la découverte qui suscite la joie ou génère une blessure. La cérébralisation prend du temps, plus qu’il n’en faut pour ce qui relève du réflexe. Les réactions de Finn ont une, deux, trois secondes de retard, et l’alcool pourrait l’expliquer, son naturel effacé pourrait y être pour quelque chose, mais ce que je soupçonne, moi, c’est qu’il me joue une comédie, et qu’il n’est pas vraiment là. “Ca n’a pas d’importance face à ta grande nouvelle”. Oh please. Pas à moi. Aussi fort suis-je tentée de rouler des yeux au ciel, je me contente de hausser les épaules, manière tacite de lui infliger le terrible “comme tu veux” féminin. Celui avec un point à la fin. Je m’affaire à la préparation de deux cafés dans la cuisine, sachant pertinemment que la seule raison pouvant pousser Finnley à avoir un paquet de soluble chez lui, c’est pour anticiper mes visites -et celles d’autres buveurs dont il ne fait pas partie. Mon regard évite le rouquin, la réalité ou l’imaginaire de sa fausseté.Et malgré mes épaules crispées par la frustration, mes mouvements mécaniques, je tente de conserver le ton enthousiaste qui avait accompagné ma fameuse grande nouvelle ; “Un peu tous les rôles, mais Magenta majoritairement. Je fais les yeux doux à mon propre frère, donc. Ce qui est plutôt glauque, et plutôt drôle.” Je voulais vraiment -vraiment- adopter le look doudoune de survie et cheveux au-dessus de la tête de la soubrette folle à la fin du film. Celui qui endosse le rôle de Riff Raff est devenu un bon ami à force de visites au théâtre. Je sais que notre proximité sera un avantage pour rendre nos scènes plus drôles. Les idées fusent déjà, mais à cet instant, dans la lourdeur de cette ambiance, mes pensées demeurent statiques, focalisées sur toutes les raisons possibles poussant Finn à continuer d’essayer de me faire croire que l’envie de partir viendrait de moi. “Compliqué ?” je souffle avec ironie tandis que je mélange le sucre dans une tasse, laissant le bruit de la cuillère glissant contre la céramique remplir les vides. “Si c’est ton haleine de pilier de bar que tu appelles “compliqué”, je t’assure que j’ai vu pire.” C’est pour cela que je ne pars pas en courant, que je n’en ai pas l’intention, et que je fais abstraction de son comportement d’abruti depuis que j’ai mis le pied à l’intérieur ; je l’ai décidé moi-même, après tout, en tout état de cause. J’en ai ramassé, les poivrots baignant dans leur vomi, des junkies noyés dans leur bave ; j’en ai ramené chez eux, j’en ai pris soin, et le reste du temps, c’était moi, là, à sa place. Alors pourquoi voudrais-je aller ailleurs ? “Je commence demain, je reprend. Il faudrait que je sois au point d’ici deux semaines. Ca devrait le faire. C’est pas comme si je connaissais déjà tout le film par coeur.” Confiante, je conclus avec un clin d’oeil, tapote la cuillère sur le bord de la seconde tasse, et en attrape les poignées avant de m’avancer vers Finn, armée de la détestable odeur de café. “Ecoute, ne fais pas comme si ça t’intéressait réellement, ça rend le tout juste… bizarre. C’est pas comme si je m’attendais à ce que tu sautes au plafond, je t’assure.” Faux. Archi-faux. Mais le scénario auquel je m’étais préparé est désormais enroulé avec soin dans un carton triangulaire au sommet d’une étagère, stocké avec les autres scènes qui n’arriveront jamais, classées de la plus ridicule à la plus déceptive. Ma main dépose une tasse entre les doigts du jeune homme avec fermeté, s’assurant qu’elle ne lui glisse pas entre ceux-ci, mous comme des spaghettis trop cuits. Mon regard à la fois ferme et bienveillant se plante dans ses cernes qui creusent des tranchées jusqu’à ses joues.  “Sans commentaire, t’en a besoin. Tu sors de La Nuit des Morts Vivants.” Je ne fais pas dans l’euphémisme, lui-même a sûrement amplement conscience de son état. Mes pieds m’éloignent de lui en quelques pas tandis que mes lèvres atteignent le bord du mug fumant. Je demande, intérieurement, à ce que le rouquin ne se sente pas dans l’obligation de feindre un peu plus de joie ou d’intérêt ; ne rien dire et larver sur le canapé me conviendrait aussi bien, à condition de ne pas avoir la sensation d’être en trop. Et en cela, Finn n’est d’aucune aide. Alors je fais volte-face, laisse mes traits adopter les formes de la contrariété restreinte depuis mon arrivée. “Bon, accouche.” je crache soudainement, le coup de sommation qui lui laisse si peu de temps pour se préparer à la suite de la fronde qui va s’abattre sur son crâne engourdi. “Je suis pas stupide, Finn. Tu essayes de me mettre dehors poliment, tu fais genre de t’intéresser à ce que je dis pour pas me vexer, ta blague du mec jaloux vaut que dalle, et l’excuse du boulot, c’est tellement typique.” J’ai vu assez de films pour le savoir. J’ai vu mon père l’utiliser assez de fois pour ne pas avoir à être à la maison, son absence profitant au prof de yoga de ma mère. J’ai moi-même menti bien trop de fois pour tomber dans le panneau. “Tu peux me le dire si tu vois quelqu’un. Je suis une grande fille, j’encaisse. Est-ce qu’elle est planquée dans la douche en attendant que je me casse ? Dis-moi !”





And I don't understand how they got me And I don't understand why they hold me Please, oh god, nothing more I can give them And I don't get a chance to resist them

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LOGEMENT : appartement #13 à fortitude valley avec wernicke, son chien alternativement à l’article de la mort ou d’une énergie fatigante, ça dépend de l’humeur du jour
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MessageSujet: Re: (louney) i don't know how it got so bad   (louney) i don't know how it got so bad EmptyLun 11 Fév 2019 - 19:40


Il n’essaie même pas de lutter face à ce combat perdu d’avance. Lou le pousse dans un geste théâtral qui l’aurait amusé dans d’autres circonstances ; elle s’impose comme elle l’a tant fait auparavant sans que jamais il n’en soit dérangé par cette manière de chambouler son quotidien. Mais celui-ci l’a suffisamment été au cours des derniers jours pour que Finnley n’ait qu’une envie : celle de bénéficier d’un certain répit, nécessaire, autant pour lui que pour elle. Parce que sans perdre le contrôle, Finn sent que ses muscles se tendent à mesure que Lou prend ses aises dans cet appartement dans lequel elle est habituellement la bienvenue, il se complaît dans ce mutisme qui est le sien et qui se heurte à la manière dont Lou tente de meubler une conversation à laquelle il ne fait pas l’effort de participer, il se fait violence pour ne pas que ses pensées deviennent des mots et qu’il les regrette aussitôt ses lèvres franchies. Parce qu’il pourrait blesser Lou, mais surtout parce qu’il a besoin de parler. D’en parler. De partager ses doutes, ses craintes, ce qu’il sait et ce qu’il croit savoir. Mais il ne peut pas, la seule chose qui soit à la portée de son esprit embrumé, ralenti, n’est pas cette vérité qui dérange, mais cette imposture surjouée qui manque de respect à la jeune femme. Elle n’est pas stupide, Lou, et à aucun moment il n’a pensé qu’elle l’était, qu’elle pouvait effectivement entrer dans son jeu, et il n’est finalement pas tant question d’elle que de lui, de cette tentative de se convaincre lui-même que tout va bien, qu’à force de se le répéter et de le prétendre, cela deviendra une réalité. Et dans celle-ci, dans les circonstances habituelles, Finn aurait révélé cette pointe de jalousie amusée, il aurait centré l’attention sur elle, parce que c’est son moment, parce qu’il se serait réjoui de sa grande annonce, car il sait à quel point cela a du sens pour elle. Mais rien n’a de sens à cet instant ; pas même le regard qu’elle lui inflige et qui ne fait pas écho en lui, pas même le fait qu’elle fera effectivement les yeux doux à quelqu’un, et qu’il aurait pu s’amuser de la situation qu’elle évoque. « Je t’aurais pas vu en Janet, de toute façon. » Qu’il précise à la hâte, automatiquement, parce que c’est la réflexion qui lui traverse l’esprit à cet instant, et la seule qu’il ne ressent pas le besoin de retenir, sans pour autant qu’il justifie ces quelques mots, sans pour autant en être réellement capable. S’il fouillait dans ses souvenirs, il se rendrait compte que Janet lui était apparue comme ennuyeuse lors de la représentation à laquelle ils ont assisté, et qu’elle n’est pas le personnage qu’il aurait associé à Lou. Mais Finnley ne réfléchit pas à ça, il tente simplement des excuses, là-aussi par automatisme, parce que c’est une habitude, et que pour une fois, c’est susceptible de lui sauver la mise. Mais sa bonne volonté (l’est-elle vraiment ?) se heurte à l’ironie de la jeune femme, lui confirmant une nouvelle fois qu’il la prend pour plus stupide qu’elle ne l’est. Pourtant, ce n’est pas ce sentiment de honte qu’il ressent constamment lorsqu’on lui parle d’alcool qui l’envahit à cet instant, mais une sensation de calme telle qu’il n’en a pas connue depuis longtemps. Il relève la tête après avoir fui le regard de la jeune femme durant de longues minutes, sonde ses prunelles, y cherche un indice qui supposerait qu’elle n’en a pas terminé avec lui ; qu’elle lui fera inévitablement une réflexion comme tant d’autres, qu’elle prétend comprendre durant un quart de seconde pour mieux abattre sa foudre sur lui. Mais rien ne vient, et c’est un regard presque captivé, de ceux qui découvrent quelque chose de fascinant pour la première fois de leur vie, qu’il lui offre. Parce que pour la première fois, on ne le voit pas comme s’il a un problème ; ou qu’il est le problème. Et peut-être qu’il pourrait parler des siens, finalement. Peut-être qu’il a été stupide de croire qu’elle se braquerait, qu’elle fuirait comme il l’avait envisagé, comme il lui aurait autorisé, parce que la réalité des faits est qu’elle n’est pas partie, ne s’est pas formalisée pour son haleine ou son attitude, mieux, poursuit la conversation sans la détourner sur lui. Du moins, pendant quelques instants, mais ce répit l’a suffisamment fait réfléchir – du moins, autant qu’il en est capable compte tenu de son état actuel. Et c’est certainement à cause de celui-ci qu’il ne l’écoute presque plus, qu’il cherche déjà un moyen de lui partager ce qu’il garde pour lui et qui ne demande qu’à exploser, et que cette retenue qu’il tentait de s’imposer il y a quelques instants a disparue sans même qu’il ne s’en rende réellement compte. « Non, ça m’intéresse, je t’assure, et je suis, enfin, sincère quand j’te dis qu’on ira fêter ça. C’est juste que... » Maintenant ? Comme ça ? Sans transition ? Il se mord la lèvre pour se faire taire, laisse échapper un léger soupir, se raccroche à la tasse qu’elle lui glisse entre les mains, ne proteste même pas alors que l’odeur qui vient jusqu’à ses narines lui donne un sérieux haut-le-cœur qu’il réprime péniblement alors qu’elle a le dos tourné. Tu ne peux pas. Tu ne peux pas. Tu ne peux pas. Qu’il se répète alors qu’il ferme les yeux, resserre sa prise autour de la tasse comme s’il voulait faire exploser celle-ci entre ses doigts plutôt que de laisser exploser son cœur et ses pensées. Il ne peut pas parler. C’est peut-être stupide, complètement futile, ce n’était pas lui au volant. Mais sa culpabilité est ce qu’elle est, l’état du Queensland aussi, et il s’accuse autant qu’il le sera si la vérité éclate. Finnley rouvre les yeux lorsqu’elle reprend la parole, porte la tasse à ses lèvres pour se donner de la contenance et esquisse une grimace tandis qu’elle le confronte – s’y essaie, du moins. « Quoi ? Non, non, c’est pas ça, non, bon sang, pas du tout. » Il répond immédiatement au script qu’elle propose, comme si c’était la seule chose importante, comme si c’était la seule chose dont il veut l’assurer, dont il peut l’assurer. « Je… peux pas t’en parler. » Qu’il finit par admettre, reposant la tasse à ses côtés, son estomac suffisamment dans la gorge, plus à cause de l’alcool, pour ne pas s’infliger cela. Ses mains s’agrippent sur le bord du meuble contre lequel il est appuyé, et son regard cherche un point à fixer sur le sol. « C’est pas que je veux pas, c’est juste que… je peux pas. » Parce que la grande nouvelle de Lou n’est que la première d’une longue série, il en est persuadé. Elle est heureuse, elle reprend sa vie en main, les choses s’arrangent pour elle et il. Ne. Peut. Pas. Gâcher tout ça. « Et j’sais même pas comment je pourrais en parler, j’sais même pas ce qu’il s’est passé, je crois, je-je sais pas. » À cette réflexion, il esquisse un rire, bruyant, nerveux, alors que son regard passe du sol au plafond et que ses mains du comptoir à son visage. Tu ne peux pas. Alors pourquoi est-il incapable de retenir les mots, les questionnements qui le préoccupent depuis plusieurs jours ? Pourquoi cela lui semble si naturel d’en parler à Lou alors qu’elle est la dernière personne qu’il voudrait placer dans une situation délicate ? Probablement parce que c’est elle, justement, et parce que ça a toujours été facile avec elle. « Je-j’ai merdé, Lou, j’ai merdé et j’sais pas ce que je dois faire. » Si. Il le sait, et c’est pour cette raison qu’il finit par glisser son regard sur la jeune femme. « Et tu dois partir parce que je peux pas t’en parler, c’est tout. Y’a rien d’autre, c’est comme ça, alors s’il te plaît, Lou, sors de cet appartement. » Il achève, tandis que ses prunelles papillonnent à nouveau sur le sol, s’ancrent n’importe où, partout, sauf sur la jeune femme. Surtout pas sur elle.



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