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 as scary as it gets, it's just turbulence (made #4)

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Atlas Siede
Atlas Siede
le raz de marée
le raz de marée
as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) FQgUS3L Présent
ÂGE : quarante et un an, né un soir d'halloween quatre-vingt-deux.
SURNOM : Siede pour la plupart des gens, Capitaine pour ses frères d'armes.
STATUT : sa vie sentimentale n'est qu'une série d'opportunités manquées
MÉTIER : pilote de l'aéronautique navale, capitaine du squadron 816. en arrêt prolongé suite à son accident.
LOGEMENT : il a accepter de partager son canapé de la déprime avec Ginny au #21 hardgrave road, west end.
as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) YlkH
POSTS : 7306 POINTS : 40

TW IN RP : crise de panique/angoisse, excès de colère, accident, douleur physique.
GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : second né de la fratrie Siede › s'est engagé dans l'armée après le Lycée, il a n'a fait que grimper les échelons pour arriver au grade de capitaine › a eu un accident de vol fin novembre 2021 › il a perdu trois ans de souvenirs (période 2018 à 2021) › il aimerait être père mais n'a jamais su se poser dans sa vie, en attendant il est le tonton cool pour les enfants de ses amis › amoureux de Matilda depuis toujours.
CODE COULEUR : Atlas donne des ordres en seagreen
RPs EN COURS : (06) ginny #1 (fb)ally #1amos #8ginny #2lewis #1

as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) Yarvcat3
ginny #1 & #2 › i passed the pictures around of all the years that we stood there on the sidelines, wishing for right now. we are the kings and the queens. you traded your baseball cap for a crown. when they gave us our trophies, and we held them up for our town, and the cynics were outraged screaming, "this is absurd". 'cause for a moment, a band of thieves in ripped up jeans got to rule the world

as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) Brd6p7wz
lewis #1 › if i was dying on my knees, you would be the one to rescue me and if you were drowned at sea i'd give you my lungs so you could breathe. i've got you brother

as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) 5abv93b7
ally #1 › in our family portrait we look pretty happy. we look pretty normal, let's go back to that. in our family portrait we look pretty happy. let's play pretend, act like it goes naturally. can we work it out? can we be a family? i promise i'll be better, mommy i'll do anything.


RPs EN ATTENTE : louis #1


RPs TERMINÉS : (2023) matilda #2channinghaydenautumn #3amos #6lucy #1matilda #4matilda #5 (fb)matilda #6evelynmatilda #7ava #2

(2022) matilda #1

(flashbacks) matilda #3 (2001)matilda #5 (2002)ava #1 (2011)
AVATAR : ryan gosling
CRÉDITS : harley (avatar), pinterest (gif profil), rainbowkarolina (gif ginny), putalittleloveonme (gif lewis), emziness (gif ally), hqgifhunting (gif signa), loonywaltz (ub)
DC : shiloh atkins, la reconstruction (ft. haley lu richardson), arthur coventry, l'aigle de sang (ft. françois civil), nina craine, le coeur abandonné (ft. suki waterhouse)
PSEUDO : paindep.
INSCRIT LE : 26/12/2017
https://www.30yearsstillyoung.com/t48003-we-re-a-world-of-strangers-chasin-signs-atlas
https://www.30yearsstillyoung.com/t48240-atlas-i-used-to-recognize-myself-it-s-funny-how-reflections-change
https://www.30yearsstillyoung.com/t48612-atlas-siede

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Message(#) Sujet: as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) EmptyMar 28 Fév 2023 - 22:27



TW: crise d'angoisse

L’ambiance était lourde, comme lors de ces journées d’été où le soleil au zénith venait faire bouillonner l’asphalte. Atlas avait la sensation de suffoqué, comme pris dans un étau de chaleur sans pouvoir en distinguer la source. Entre ses mains, il pouvait sentir le cuir abîmé du levier de son hélicoptère, une sensation jamais perdue, à jamais ancrer dans les entrailles de sa mémoire dans un mimétisme des gestes maintes fois répétés au cours des années. Tout autour de lui résonner le bruit rythmé et mécaniques des pales d’un engin prêt au décollage. Clouer sur place, dans l’incapacité la plus totale de bouger ses doigts, Atlas se retrouvait à la merci de son appareil. Il avait beau tirer de toutes ses forces, chercher le deuxième levier de sa main gauche, ses doigts ne rencontrait que le vide dans leur recherche frénétique. Et il y avait ce bruit qui ne cessait d’augmenter, venant buzzer dans ses oreilles, chaque chlac chlac des pales qui tournent à plein régime venant faire augmenter son rythme cardiaque dans une angoisse qui venait se faufiler insidieusement entre ses veines. Atlas se sentait perdre pied, le paysage n’était que l’accumulation d’un horizon flou et de tout ce qu’il avait connu par le passé, il se savait dans son hélicoptère, il se savait capable de pouvoir gérer, mais une force indescriptible le laissa clouer sur place. Même lorsque les alarmes s’enclenchèrent les unes après les autres. Il s’entendit aboyer des ordres sans que jamais son corps ne suit le mouvement, il se sentait tomber, il entendait les autres lui hurler de faire quelque chose et toujours ce bruit mécanique des pales au-dessus de sa tête. Puis soudainement, c'est la chute et le bruit sourd du métal qui rencontre le macadam… Atlas se réveilla en sursaut, en nage au milieu de ses draps, la poitrine compressée par ses respirations bien trop courtes et trop rapides pour l’aider à reprendre son souffle. Les battements frénétiques de son cœur faisaient écho au bruit des pales, l’empêchant de faire la distinction entre le rêve et la réalité. Plus Atlas cherchait à s’extirper du songe, plus sa respiration se faisait chaotique lui donnant la sensation de se noyer à chaque seconde. Une main sur la poitrine, il hyperventilait sans trouver le moyen de se calmer, hanter par un bruit qui effrayait sa mémoire, emprisonner dans un rêve qui lui paraissait trop réel pour être banal. Il ne savait combien de minute se sont écoulé avant qu’un bruit à l’extérieur ne le ramène brutalement à la réalité, avec juste assez de conscience pour prendre compte de ce qui l’entourait, son lit, les murs de sa chambre, sa télévision. La sensation des draps entre ses doigts, la transpiration sur sa peau, le parfum de son gel douche et finalement le tic-tac léger de l’horloge dans le couloir. Le cauchemar était passé. Ce n’était que le quinzième cette semaine, après tout.

Bien entendu, Atlas fut incapable de se rendormir. Il avait couru dans la salle de bain pour vomir ses tripes dans les toilettes avant de se glisser sous le jet brûlant de la douche jusqu’à ce que l’eau tourne froide. Il était tôt, il n’avait dormi que deux heures comme tout le reste de la semaine. Il n’était plus possible de cacher les cernes qui venait creuser ses yeux clairs, sa barbe n’avait pas été taillée depuis des jours, il avait un peu l’air d’un fou. Son petit-déjeuner fut constitué d’un café amer et d’une dose bien trop importante d’anti-douleur. Il avait besoin d’oublier ce bruit mécanique qui le poursuivait et ses bribes de faux souvenirs qui le hantait. Il était tôt, Autumn était absente et Atlas savait qu’il ne pourrait pas rester seul aujourd’hui, alors il attrapa les clés de sa voiture, son portefeuille et s’empressa de rejoindre l’extérieur.

Il n’avait pas véritablement prévu le reste. Par instinct, il s’était retrouvé dans ce café qu’il avait si souvent fréquenté dans sa jeunesse. Les pâtisseries et autres viennoiseries venaient tout juste d’être sorties du four et leur odeur familière l’avait poussé à l’achat. Il avait pris plus que nécessaire, avait ajouter deux cafés et deux petites bouteilles de jus. Et sans mettre plus de réflexion dans le process, parce que les bruits de la ville le faisaient sursauter, parce qu’il sentait l’angoisse se faufiler sous son épiderme, il s’était rendu dans ce quartier, avait garer sa voiture dans cette allée, comme si c’était naturel, comme si c’est là qu’il devait être. Pourtant, il avait ignoré Matilda ces derniers jours. Elle avait posé des questions, trop de questions auquel il ne voulait pas répondre. Alors Atlas avait joué l’autruche. Elle allait en poser plus encore avec son allure, mais il ne pouvait pas rester seul et les habitants de cette maison lui inspiraient le refuge. En remontant l’allée, il aperçut son amie avec sa fille dans les bras. Une matinée calme chez les Sylte, un début de week-end comme les autres, il allait pouvoir jouer le jeu. Il colla un sourire de circonstances sur ses lèvres, frappa trois petits coups contre le panneau de bois et poussa la porte d’entrée. « J’ai ramené le petit-déjeuner. » Qu’il annonça en guise de bonjour, présentant ses mains remplies de victuailles. Il savait que Matilda allait reconnaître l’enseigne, qu’elle allait deviner qu’il avait acheté ses viennoiseries favorites. Il espérait que cela serait suffisant pour faire diversion, juste un temps.

@Matilda Sylte as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) 4014933344 :l:




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Message(#) Sujet: Re: as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) EmptySam 1 Avr 2023 - 12:08


Tu es persuadée d’avoir vu toutes les heures défiler cette nuit, entre les multiples réveils d’Isobel et la terreur nocturne d’Eli. Malgré le vide laissé par l’absence de Nico, il est rare que tu te retrouves seule dans ton lit, chose que tu apprécies autant que tu trouves cela difficile à gérer. Les nuits sont compliquées cette semaine et tu sais que tout cela a avoir avec ton retour à l’hôpital, avec la nouvelle routine dans laquelle tu essayes d’installer les enfants sans que personne n’y soit réellement confortable jusqu’à maintenant. Si Eli est encore paisiblement endormi sur son côté du lit, Issy elle gazouille depuis plusieurs minutes à tes côtés alors que tu peines à ouvrir les yeux. Tu es lourde de fatigue et d’inquiétude, lourde d’appréhension face aux semaines et aux mois à venir, te demandant s’il viendra réellement le jour où tout te semblera plus facile à gérer, où ta peine prendra moins de place au centre de ta vie et où tu parviendras pleinement à tenir ton rôle de mère célibataire auprès de tes deux enfants qui méritent tellement mieux selon toi. Tes doigts caressent naturellement le ventre de ta fille alors que celle-ci fait aller ses jambes et ses bras dans une danse dont elle seule connaît la routine, et c’est quand elle se met à crier trop fort que tu décides à contre-coeur de sortir du lit, pour permettre à ton fils de rattraper le sommeil qui lui manque vu les nuits écourtées dernièrement.

Tu viens à peine d’installer Issy dans sa chaise haute lorsque tu entends quelques coups frappés contre la porte d’entrée. Il est bien trop tôt pour recevoir de la visite, même bien trop tôt pour recevoir un colis quelconque considérant que c’est le week-end et que le facteur passe généralement en fin d’après-midi, et puis franchement tu ne te souviens pas avoir commandé quoique ce soit. Tu baisses les yeux sur ce que tu portes, ne serait-ce que pour t’assurer que tu es décente. Ton allure est loin de te préoccuper comme ce fut le cas autrefois. Tu es simplement reconnaissante pour le fait que tu portes un pantalon de pyjama sans trou et un débardeur sans tache de vomi ou de nourriture et on ne parlera même pas de l’état de tes cheveux qui ont besoin d’être lavé depuis trop longtemps pour que tu n’oses compter les jours. On aurait pu croire que cela ferait automatiquement de toi la grande gagnante de l’allure la plus délabrée entre toi et ton visiteur surprise, mais quand tu ouvres la porte et y découvres Atlas, tu réalises qu’il t’offre une compétition plutôt rude, ce qui installe automatiquement un air inquiet sur ton visage. La fatigue que tu ressens semble te faire face sur le visage du Siede sous la forme de cernes qui creusent son visage normalement si éveillé. Sa barbe est plus longue que tu n’as l’habitude de la voir, et ses traits sont si tirés que tu jurerais qu’il a perdu du poids depuis la dernière fois que tu l’as vu. Et si ça te fait plaisir de voir Atlas, même de si bon matin, rien de ce que tu ne vois ne te rassure, surtout lorsque tu penses aux quelques messages échangés il y a quelques jours. Le sourire que le blond t’offre se veut sincère mais tu le connais trop bien pour ne pas voir ce qu’il tente de dissimuler. « J’ai ramené le petit-déjeuner. » Ton regard quitte finalement son visage pour apercevoir les cafés et les jus ainsi que le sac qu’il tient entre les doigts de ce café que vous aviez l’habitude de fréquenter quand vous n’étiez encore que de simples adolescents qui n’avaient pas la moindre idée de tout ce qui les attendaient. « C’est gentil. Viens, entre. » D’un geste familier, tu t’empares du contenant dans lequel repose tous les breuvages et tu ouvres la porte davantage pour l’inviter à rentrer avant de refermer doucement derrière lui. « Tu t’y prends tôt pour un samedi matin. Même Eli dort encore. » que tu lances doucement dans une voix qui se veut sans jugement, mais qui laisse sous-entendre que tu vois clairement l’état dans lequel il est et que tu ne trouves pas cela particulièrement normal de le retrouver sur le pas de ta porte à une telle heure. Sans te laisser dépasser par toutes tes pensées, tu sors le nécessaire pour le petit-déjeuner de ta fille ainsi qu’une assiette que tu déposes au milieu de la table de la cuisine pour les viennoiseries apportées par Atlas. « T’es loin de chez toi, c’est les croissants qui t’ont convaincu de venir jusqu’ici? » que tu demandes avec un sourire quand vraiment, la réelle question est plutôt : qu’est-ce que je peux faire pour toi, Atlas?
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Message(#) Sujet: Re: as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) EmptySam 8 Avr 2023 - 21:48



On dit souvent que les habitudes ont la vie dure. Des années durant Atlas avaient su trouver refuge auprès de Matilda, ce n’était pas quelque chose de conscient, mais un mécanisme qu’il avait intégré à son quotidien. Dès que quelque chose n’allait pas, c’est auprès de Matilda qu’il allait se confier, elle avait tout entendu, il ne lui avait jamais rien caché même si parfois la vérité avait mis un peu de temps à se délier entre eux. Avoir retrouvé Matilda, malgré les années passées, malgré tout ce qui semblait désormais les distancier, avait réveillé cet instinct chez Atlas. Il ne savait pas comment l’expliquer, mais il avait besoin de la rejoindre même quand une part de sa raison venait lui crier qu’il ne pourrait plus jamais occuper la place qu’il avait eue fut un temps aux côtés de la Sylte. « C’est gentil. Viens, entre. » Atlas n’en avait pas eu conscience, mais il avait retenu sa respiration depuis qu’il s’était garé dans l’allée et cet accueil tout ce qu’il y avait de plus naturel, venait de délier la tension qui c’était installer dans sa cage thoracique. Il était encore le bienvenu sous son toit, qu’importe l’heure ou la raison. Encore plus quand il amenait les gourmandises pour le petit-déjeuner, il le savait depuis le temps. Matilda se chargea de le débarrasser de ses victuailles sans pour autant détourner le regard, elle était en train de l’analyser et Atlas détestait cela. Il était sous le radar et elle finissait toujours par viser juste, à son grand malheur. « Tu t’y prends tôt pour un samedi matin. Même Eli dort encore. » La maison était encore calme et Matilda avait du temps à lui consacrer, parce que la petite Issy était en passion avec sa sippy cup et qu’elle ne réclamait pas l’attention de sa maman. Alors, Atlas tenta de jouer la carte de la nonchalance. « J’ai toujours été matinal voyons. » Il n’y avait que Matilda et la famille Siede pour savoir qu’avant l’armée Atlas était du genre à traîner dans son lit pendant des heures. Il était toujours le dernier levé et le dernier couché, avant que son rythme de vie change du tout au tout. Aujourd’hui, ce ne serait plus un mensonge de dire qu’il était un homme matinal, mais Matilda savait et elle était déjà en train de comprendre.

Issy vint offrir la parfaite distraction à un Atlas qui tentait de faire abstraction de ce bruit qui semblait le poursuivre de partout. La petite fille venait de remarquer sa présence et s’exclama en tapant sa tasse sur le plateau de sa chaise haute. « Bonjour mademoiselle. » Un sourire se dessine sur les lèvres du blond alors qu’il se rapprocha d'Issy pour venir caresser sa joue en douceur. Une fois encore, elle laissa échapper un cri strident, sa manière de l’accueillir, avec un grand sourire et un regard si doux qu’il permit à Atlas de souffler un peu. Pourtant, le bruit était encore là, juste au-dessus de son oreille. Ce son mécanique, suivant toujours le même rythme et qui réveille des angoisses qu’Atlas n’était plus en capacité de comprendre. Il venait de passer en mode survie, dans cette cuisine qu’il avait cru pouvoir être son échappatoire. Chaque nouveau bruit le faisait grimper sur sa garde, les petits éclats de rire d'Issy venait à tendre ses nerfs et le regard inquisiteur de Matilda lui donnait simplement l’envie de s’écrouler dans un coin de la pièce pour que plus rien ne l’atteigne. « T’es loin de chez toi, c’est les croissants qui t’ont convaincu de venir jusqu’ici? » Il ne voulait pas qu’elle le questionne, il aimerait qu’on le laisse tranquille. Atlas n’était venu que pour amener le petit-déjeuner, il n’avait pas le droit de faire cela sans qu’on remette en doute ses actions ? « T’as dit que t’en avais envie l’autre jour, mais que t’avais jamais le temps. » Laisse-moi tranquille Matilda. Il voulait qu’elle s’éloigne, mais il était proche d’Issy, parce que la petite fille dégageait une auréole lumineuse qui l’aidait à oublier ce fichu bruit. Elle venait d’attraper l’un de ses doigts de sa petite main potelé et Atlas se raccrochait à cela, la sensation de ses doigts boudinés et un peu baveux qui serrait son doigt. Comme si le bébé avait compris qu’il avait besoin d’un point d’ancrage. Le regard de Matilda ne quittait toujours pas son profil et Atlas entendait encore ce bruit. « Je pouvais pas rester tout seul. » Il y avait Autumn à l’appartement, mais elle avait déjà dû gérer trop de crises ces derniers jours. Atlas avait conscience qu’il avait mis trop de temps à répondre, qu’il ne cessait de se déconnecter avec le temps présent. « T’as pas de la musique ? Un truc à faire ? » Il se devait de s’occuper, de diriger ses pensées vers quelque chose de concret. « Eli voulait que je répare un truc l’autre fois, non ? » Il fallait qu’elle comprenne, il ne saurait pas lui dire, mais il fallait que le bruit s’en aille, sinon Atlas allait perdre pied.




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Message(#) Sujet: Re: as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) EmptyLun 10 Avr 2023 - 13:41


Recevoir de la visite de si bon matin n’avait généralement pas bon augure. Ce n’est pas que tu n’étais pas heureuse de voir Atlas, bien au contraire, tu aimais bien le fait que vous sembliez retombé dans vos vieilles habitudes, comme si vous n’aviez pas passé les dernières années à seulement prendre des nouvelles l’un de l’autre à distance, menant jusqu’à un silence complet que tu n’avais pas su comblé. Mais avec les bonnes vieilles habitudes revenaient aussi inévitablement cette facilité déconcertante de se comprendre sans avoir besoin de dire quoique ce soit. Atlas pourrait lire ta fatigue sur ton visage aussi aisément que tu pouvais lire celle sur la sienne, et si tu avais les bonnes excuses des enfants et de ton deuil pour expliquer ton allure, Atlas n’avait pas le même avantage, ce qui ne manquait pas de t’inquiéter avant même qu’il n’ouvre la bouche. « J’ai toujours été matinal voyons. » Tu roules des yeux au même moment qu’un rire t’échappe. Tu possèdes une banque de souvenirs en entier qui prouvent le contraire, du temps où il n’y avait pas de téléphone portable pour harceler l’autre ou le réveiller tôt le matin, de ceux où tu te rendais au parc bien avant lui, en attendant le moment qu’il daigne rejoindre le monde des vivants. « On peut dire merci à l’armée pour ça. » que tu commentes sur un ton humoristique. Malheureusement, tu ne pouvais t’empêcher de te demander si l’on pouvait aussi dire merci à l’armée pour l’air exténué et les traits tirés sur son visage. Il y avait l’accident oui, mais quoi d’autre avais-tu manqué pendant ces années de silence? À quel point est-ce que les dernières années avaient pu endommagé le Siede? Et pouvais-tu réellement l’aider comme tu l’avais fait autrefois, à coup de vérités bien rythmées avec les meilleures des intentions?

« Bonjour mademoiselle. » Isy accueille l’attention d’Atlas avec des petits cris aigus et son gobelet qui tape à répétitions sur le cabaret de sa chaise haute, un spectacle musical qui ne manque jamais de te faire sourire. C’est qu’elle est pétillante et sociale, ta fille, a toujours vouloir s’assurer que sa présence ne passe pas inaperçue. Tu t’actives avec les croissants et les cafés, tu t’occupes les mains à défaut de laisser toutes tes questions l’assaillir d’un coup trop sec, trop tôt le matin. Il fut un temps, tu ne te serais même pas posé la question. Tu aurais exigé des réponses, des vrais, et tous les moyens auraient été bons pour y parvenir. Aujourd’hui, rien n’est aussi simple et un certain doigté est de mise, même si cela n’a jamais été ta spécialité avec le Siede. « T’as dit que t’en avais envie l’autre jour, mais que t’avais jamais le temps. » C’est vrai que tu as dit ça, mais ça ne justifie pas non plus faire le tour de la ville pour des viennoiseries et une visite dès la première heure, chose qu’il sait toutefois sans que tu n’aies besoin de la lui spécifier. « Je pouvais pas rester tout seul. » qu’il murmure finalement, ses doigts jouant machinalement avec ceux de ta fille et ton cœur se serre à cette vérité. « Ma porte est toujours ouverte. » Et ça, c’est ta vérité. Celle qu’il a besoin d’entendre, celle qui a infiniment plus d’importance que toutes les questions ou tous les conseils que tu pourrais tenter de lui offrir alors que tu es loin de comprendre ou même de savoir ce qui pèse sur ses épaules. Les secondes filent dans un silence qui n’est pas complètement confortable et si ses doigts continuent de s’activer contre ceux d’Issy, tu sais parfaitement qu’Atlas n’est pas complètement autour de cette table. Qu’au contraire, il est loin, beaucoup trop loin et tu ne sais pas quoi dire pour le ramener à toi. Tes doigts tapotent distraitement ton verre à café et le nouveau son semble le ramener dans le moment présent. « T’as pas de la musique? Un truc à faire? » Tu fronces légèrement les sourcils, surprise par le changement de conversation. « Eli voulait que je répare un truc l’autre fois, non? » « Alors c’est ça, ton nouveau truc? T’occuper les mains pour éviter de me dire ce qui va pas? » Si c’est vraiment ce qu’il voulait faire, ce n’est pas les trucs à faire qui manquaient chez toi. Il y avait un évier plein de vaisselles qui ne demandaient qu’à être laver, l’équivalent de deux semaines de lavage qui devait être plier, un robinet qui fuit depuis des mois dans la salle de bain des enfants et une bonne dizaine d’autres petites choses comme ça qui demandaient de l’attention et du temps que tu n’avais pas à offrir. Mais ce n’est pas ce dont il avait réellement besoin. Ce n’est pas ce qu’il cherchait sincèrement en venant jusqu’ici et tu le savais. Il ne restait qu’à voir combien de temps Atlas mettrait avant de finalement le comprendre lui aussi. « T’es pas venu ici pour faire ma vaisselle ou réparer des jouets Atlas. » Doucement, tu tends une main dans sa direction, tes doigts se posant contre le dos de sa main dans un contact léger et incertain. « Parle-moi. S’il-te-plaît. » Parce que le silence et les hypothèses étaient sur le point de te rendre complètement folle.
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Message(#) Sujet: Re: as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) EmptyMar 25 Avr 2023 - 22:02



« Ma porte est toujours ouverte. » Elle n’avait pas hésité, sa réponse était venue en un battement armé d’une force qui ne laisse pas l’ombre dans un doute entre ses mots. La porte se tenait en métaphore de toute autre chose, le totem d’une amitié souvent ébranlé, mais dont les fondations restaient inchangées. Atlas avait beau vouloir se cacher, il pouvait continuer à prétendre, Matilda restait la seule personne sur cette terre à le connaître mieux que quiconque. Elle avait vu au-delà du geste anodin d’un petit-déjeuner ramener dans l’idée de grappiller quelques instants de légèreté auprès d’une famille qui n’était pas la sienne. Le regard de la brune s’était infiltré au travers de ces failles dès l’instant où Atlas avait franchi le pas de la porte d’un air absent. Chaque seconde devenait un interrogatoire silencieux venant titiller cette sensation irrationnelle d’attaque imminente qui vint verrouiller chacun des muscles d’Atlas. Son corps répondait à des instincts vieillissants d’un militaire qui avait connu le combat. Dans un geste empli de raideur, Atlas se repositionna de manière à laisser son dos face au mur, laissant chacune des portes et fenêtres dans son champ de vision. Il se retrouvait comme perdu, oscillant entre le songe et la réalité sans toucher du doigt ce qui lui paraissait le plus réel. Il ne lui était pas nécessaire de fermer les yeux pour entendre à nouveau la danse métallique des pales au-dessus de sa tête. Atlas aurait pu jurer entendre la voix d’un de ses hommes, à trois-quarts au-dessus de son épaule droite. Il se menait batailler pour rester ancrer dans le présent, se raccrochant à la sensation des doigts d’Issy contre sa paume ou du son rythmé des ongles de Matilda qui venait frapper contre sa tasse à café. Atlas avait besoin de temps pour ne pas décrocher, mais les inquiétudes de son amie venaient provoquer ses instincts les plus primaires. Elle allait porter les coups, demander des explications, quand Atlas se savait sur le point de flancher et qu’il quémandait la moindre distraction. « Alors c’est ça, ton nouveau truc? T’occuper les mains pour éviter de me dire ce qui va pas? » Elle ne comprenait pas. Atlas avait besoin de se sortir de ce cauchemar qui lui collait à la peau, il fallait que son esprit se concentre sur une activité qui lui demandait toute son attention. Ce n’était pas un caprice pour éviter une conversation, il avait littéralement besoin de s’occuper les mains. « T’es franchement mal placé pour me faire la morale. » Son ton était agressif, sur la défensive. Atlas montrait les crocs dissociant la présence de Matilda avec cette peur qui lui collait à la peau depuis son réveil sans qu’il ne puisse en trouver la cause. « T’es pas venu ici pour faire ma vaisselle ou réparer des jouets Atlas. » - « C’est vrai que Matilda Style sait toujours tout mieux que tout le monde. » Il n’avait pas su retenir le flot de paroles, il voulait qu’elle s’éloigne.

Matilda ne l’entendait pas ainsi, elle venait de s’approcher encore et lorsque ses doigts entrèrent en contact avec la peau d’Atlas, c’est comme si ce dernier avait reçu une décharge. D’un mouvement brusque, il retira sa main, se prenant presque les pieds dans la chaise haute d’Issy. Probablement surprise par le changement d’ambiance et les mouvements brusques d’Atlas, la petite fille laissa échapper un sanglot qui vint déstabiliser le militaire. Il n’était pas de son intention que d’effrayer la gamine ou même de hausser le ton contre sa mère. Atlas se sentait pris au piège dans cette tourmente qui venait le ronger jusqu’à l’os, le pourchassant en dehors de son sommeil, cette angoisse qu’il savait lier à son accident, mais qui persistait dans un brouillard si opaque que rien ne pouvait faire sens. Il n’était plus en capacité de tout gérer de front, il aurait aimé s’échapper dans un coin, se recroqueviller jusqu’à en disparaître, mais il restait bloquer sur place. « Parle-moi. S’il-te-plaît. » Elle insistait avec sa douceur légendaire, il pouvait sentir toute l’inquiétude qui s’était emparée de Matilda, mais rien ne pouvait y faire. À chercher ses mots, Atlas réalisa qu’il n’était pas capable d’articuler le moindre son. Comment parler lorsqu’il était incapable de comprendre le cauchemar qui le poursuivait depuis des jours ? Comment transmettre un mal-être quand son esprit lui refusait l’accès à des informations qui se devait d'être capitale ? À force de bégayer, Atlas se laissa submerger par une angoisse inexpliquée. Il aurait aimé pouvoir dire, mais il ne savait pas traduire tout ce qui était en train de le dérégler de l’intérieur. Le cauchemar lui faisait peur, mais son esprit s’y accrochait avec force faisant barrage avec la réalité, celle qui se devait de retrouver pour ne pas s’effondrer. Il connaissait les techniques de diversion, Atlas avait été formé après une mission particulièrement difficile qui l’avait laissé avec une sensation de panique des semaines durant. Il savait se sortir de là, mais les mots s’entassaient au fond de sa gorge sans trouver la porte de sortie. Il avait conscience d’être en train d’effrayer son amie et la petite fille toujours assise dans sa chaise, mais à trop vouloir se battre sur tous les fronts, le cerveau d’Atlas n’était plus en capacité de traiter toutes les informations. L’ordre de réponse était devenu un chaos sans nom, tout allait trop vite et trop fort qu’Atlas perdit la connexion. Juste un instant, quelques secondes, plus rien ne pouvait répondre, la peur de son cauchemar vint l’avaler tout entier, faisant résonner le bruit de l’hélicoptère dans ses oreilles de manière assourdissante. Dans un mécanisme vieux comme le monde, il vint plaquer ses deux paumes contre ses oreilles, cherchant à chasser le bruit tandis que sa langue semblait trébucher sur les mots qu’il n’arrivait plus du tout à former. Atlas était en train de paniquer sans trouver le moyen de demander de l’aide à Matilda.




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Message(#) Sujet: Re: as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) EmptySam 29 Avr 2023 - 15:23


La présence d’Atlas chez toi si tôt ce matin ne s’apparentait pas simplement à une visite de courtoisie. L’excuse était belle et parfaite avec le café et les viennoiseries et toutes les tâches qu’il pouvait trouver chez toi pour s’occuper les mains et l’esprit, mais tu voyais clair derrière les belles paroles et les sourires maladroitement placardés sur ses lèvres. Tu n’avais jamais réellement connu d’autre manière de procéder que celle de l’honnêteté brusque, et si tu ne cherchais pas à mettre le blond au pied du mur dès la première heure, la vérité était que tu ne savais pas comment l’aider s’il ne te disait pas clairement ce qui n’allait pas. Tu tentes tout de même d’y aller doucement, avec un sourire sur tes lèvres et de l’humour plein la voix, mais le message ne semble pas passer aussi calmement que tu l’aurais espéré. « T’es franchement mal placée pour me faire la morale. » « Pardon? » que tu ne peux t’empêcher de répondre aussitôt, surprise par le ton agressif qu’usait le Siede à ton égard. Il avait beau y avoir de nombreuses années qui séparaient vos dernières vraies interactions, tu n’avais jamais été habituée à un tel comportement de la part d’Atlas. Oui certes, il avait son caractère et il n’était pas le genre à se laisser marcher sur les pieds, mais rien de cette conversation, ni du ton que tu avais employé jusqu’à maintenant n’expliquait une réaction si vive de sa part et cela ne faisait que t’inquiéter un peu plus sur son état. « C’est vrai que Matilda Sylte sait toujours tout mieux que tout le monde. » Les mots se voulaient blessants, mais tu ne les laissais pas camoufler ce qu’il tentait désespérément de camoufler. « Tu penses pas ce que tu dis. » que tu murmures doucement, ton regard tentant de lire celui d’Atlas sans jamais y parvenir puisqu’il ne t’y donnait pas accès. Il était sur ses gardes, avait érigé un mur tout autour de lui que tu ne saurais abattre malgré toute ta bonne volonté et tu en venais presque à te demander ce qu’il espérait de toi.

Peut-être avait-il simplement besoin que tu sois son échappatoire, le temps de quelques heures, et tu voulais pouvoir répondre à ce besoin sans trop lui en demander, mais tu ne savais pas comment faire dans le silence, sans comprendre. Tu étais trop proche, tu insistais trop fort, et Atlas te le fit comprendre lorsqu’il refusa ton contact, se levant en trombe et effrayant ta fille au passage. Jamais tu ne l’avais vu ainsi auparavant et tu détestais voir la frayeur s’installer dans le fond de son regard. Lorsqu’il vint boucher ses oreilles de ses mains, tu compris qu’il n’était pas complètement avec vous, que son corps se trouvait peut-être au milieu de ta cuisine mais son esprit était ailleurs, bien trop loin. Les pleurs de ta fille s’intensifiant, tu t’approchas d’elle pour la sortir de sa chaise-haute, sans jamais toutefois quitter Atlas des yeux, lui qui semblait chercher ses mots sans jamais être capable de prononcer quoique ce soit. Tu berças doucement Issy contre toi de manière à la calmer, et la petite fille redevenue silencieuse, tu t’approchas doucement du militaire sans toutefois entrer dans sa bulle, juste assez pour lui faire comprendre qu’il avait de nouveau toute ton attention. « Respire Atlas. » que tu lui ordonnes, levant la main lors de tes inspirations, et la redescendant lors de tes expirations, tentant de l’inciter à suivre le même rythme. « Inspire à un et expire à deux avec moi, ok? » que tu lui demandes, joignant les chiffres aux mouvements de ta main qui annonçaient le rythme de ta respiration, le rythme que tu voulais qu’il retrouve à son tour. Tu ne sais pas exactement combien de temps tu passes à compter un et deux à répétition, mais la manœuvre te semble éternelle avant que le Siede ne retrouve un semblant de contenance. Le silence persiste, mais tu ne l’incites pas à te dire quoique ce soit. Pas comme ça, pas alors que tu le sens encore si fragile et faible après la crise qui semble toujours secoué son corps malgré sa respiration calmée. Ses mains tombent à nouveau le long de son corps et tu espères que cela veut dire que peu importe le bruit de ses terreurs, ce dernier s’est éteint dans son esprit, ne serait-ce que pour un petit moment de répit.

« Continue comme ça. Je reviens. » Tu l’encourages doucement et une fois que tu le sais assez calme, tu viens déposer ta fille au salon, là où Eli semble s’être installé sans que tu ne t’en aperçoives dans les dernières minutes, n’ayant pas besoin de ton aide pour mettre ses bonhommes préférés sur la télévision. « Maman revient dans deux minutes et on va déjeuner, d’accord? » que tu annonces au garçon qui hoche la tête, bien peu dérangée par sa sœur qui est déjà partie à l’exploration des nombreux jouets décorant la pièce. Atlas n’a pas bougé d’un poil lorsque tu reviens dans la cuisine, et si tu hésites d’abord, tu finis par t’approcher de lui et déposer une main avenante sur son épaule. « Assieds-toi, tout va bien. Tu es en sécurité ici, d’accord? » Tu ne saurais réellement expliquer pourquoi, mais ça te semblait essentiel de le préciser. Tu viens t’asseoir sur la chaise juste à côté de la sienne, la tournant légèrement pour pouvoir lui faire face, quelques mètres à peine vous séparant l’un de l’autre et dans un besoin nécessaire de lui faire comprendre que tu es là, tu viens déposer ta main contre son genou. « Je suis désolée, je voulais pas… » Pas le mettre dans un tel état, exacerbé la crise qui semblait déjà bouillir dans son sang avant même qu’il n’arrive chez toi. Tu n’étais plus certaine de savoir comment être sa bouée de sauvetage, mais ça ne t’empêcherait certainement pas d’essayer autant que possible. « Tu peux réparer tous les jouets que tu veux, si c’est ce dont tu as besoin. » que tu tentes avec une touche d’humour, te retenant de lui demander une fois de plus de lui demander ce qui ne va pas, ou même depuis combien de temps est-ce qu’il fait des crises de panique, les questions pourtant bien présentes entre vous deux sans que jamais tu n’aies besoin de les énoncer.
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Atlas Siede
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le raz de marée
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ÂGE : quarante et un an, né un soir d'halloween quatre-vingt-deux.
SURNOM : Siede pour la plupart des gens, Capitaine pour ses frères d'armes.
STATUT : sa vie sentimentale n'est qu'une série d'opportunités manquées
MÉTIER : pilote de l'aéronautique navale, capitaine du squadron 816. en arrêt prolongé suite à son accident.
LOGEMENT : il a accepter de partager son canapé de la déprime avec Ginny au #21 hardgrave road, west end.
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PETIT PLUS : second né de la fratrie Siede › s'est engagé dans l'armée après le Lycée, il a n'a fait que grimper les échelons pour arriver au grade de capitaine › a eu un accident de vol fin novembre 2021 › il a perdu trois ans de souvenirs (période 2018 à 2021) › il aimerait être père mais n'a jamais su se poser dans sa vie, en attendant il est le tonton cool pour les enfants de ses amis › amoureux de Matilda depuis toujours.
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Message(#) Sujet: Re: as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) EmptyVen 12 Mai 2023 - 13:51



« Tu penses pas ce que tu dis. » Non il n’en pensait rien, mais elle était trop proche et trop insistante, alors que l’esprit d’Atlas ne cessait de lui jouer des tours, le balançant entre la réalité de cette cuisine et l’angoisse de son cauchemar permanent. Son propre instinct s’en venait à jouer contre lui, le forçant à tout repousser d’une rage aveugle qui n’entrait dans aucune logique. Il fallait que Matilda recule, qu’elle cesse de le presser et il n’avait trouvé qu’une rhétorique glaciale pour qu’elle comprenne le message. Elle avait insisté malgré tout, perpétuant une mécanique vieille d’une vingtaine d'années où chacun se devait d’être franc avec l’autre. S’il était venu pour échapper à son propre esprit, Atlas était en train de se faire rattraper par son cauchemar oubliant alors tout ce qui avait un jour créer son amitié avec la jeune femme. Il voulait hurler mais les mots s'entrechoquent entre les parois de sa gorge sans jamais trouver la sortie entre ses lèvres. Jamais il ne s’était retrouvé ainsi piégé dans son propre corps, sans être dans la capacité de différencier le rêve de la réalité. Atlas perdait pied dans une tempête de panique qui n’avait guère de sens au milieu de cette conversation banale dans la cuisine de Matilda. A trop cherché à s’échapper, il avait fini par être rattrapé par cette ombre noire qui avait décidé de le poursuivre en pleine journée. Les minutes défilèrent sans qu’Atlas ne trouve une manière cohérente de s’exprimer, luttant à chaque inspiration pour ne pas s’étouffer dans cette spirale qu’il avait tant de peine à contrôler. Les mots ne venaient plus, en prise avec sa propre angoisse, pantin désarticulé, la vision d’Atlas se brouillait de point noir. « Respire Atlas. » Depuis combien de temps Matilda répétait-elle le même mantra, planter fermement face à son visage sans jamais franchir la limite qui aurait rendu l’expérience bien pire. Entre deux battements de cœur assourdissant, il paraissait entendre sa voix de plus en plus clairement bravant le brouillard qui était venu s’emparer de son esprit. Il fallait qu’il respire. « Inspire à un et expire à deux avec moi, ok? » Se raccrochant à cette voix familière, Atlas prit plusieurs minutes avant de retrouver un semblant de maîtrise sur sa respiration. Inspire à un. Expire à deux. Le brouillard semblait lentement se dissiper, laissant apparaître le visage inquiet de Matilda et sa main libre qui ne cessait de monter et descendre dans l’effort de lui indiquer le rythme à suivre. Un puis deux, routine entêtante sur laquelle il vint fixer toute son attention au fil des secondes.

« Continue comme ça. Je reviens. » Par automatisme, Atlas lui adressa un hochement de tête pas encore pleinement présent, mais juste assez pour chercher à se reconnecter pleinement avec la réalité. Les techniques il les connaissait, son psychologue lui avait assez martelé que c’est ce qui pourrait l’aider lorsque son esprit et ses trous de mémoire lui joueraient des tours. Respire Atlas. De façon protocolaire, il se mit à lister ce qu’il était capable de voir au travers du brouillard : la chaise haute d’Issy, la tasse de café abandonné par Matilda, un jouet sur le comptoir, le sachet des viennoiseries et plus loin au-delà de la fenêtre, une voiture garée dans l’allée des voisins. Il pouvait entendre le son étouffé des dessins animés couvrant à peine la voix de Matilda qui s’adressait à ses enfants. Sous ses doigts la sensation de son jean l’amenait à se reconcentrer sur lui-même, sentant ses pieds s’ancrer dans le sol et sa respiration retrouva enfin un rythme normal et régulier. Dans son champ de vision se dessine une Matilda hésitante qui finit tout de même par s’approcher de lui comme on s’approcherait d’un animal blessé. « Assieds-toi, tout va bien. Tu es en sécurité ici, d’accord? » En sécurité dans une maison à mille lieues de toute base militaire. Atlas savait tout cela et pourtant il s’était perdu dans une angoisse indescriptible. « Je suis désolée, je voulais pas… » Il devrait être celui qui s’excuse pour s’être emporté ainsi, pour n’avoir eu aucune maîtrise sur ce qui pourtant le poursuit depuis des jours. Mal à l’aise, conscient du regard que lui portait son amie, Atlas baissa les yeux, juste à temps pour voir la main de Matilda venir se loger sur son genou. Elle cherchait à l’aider et il aurait préféré disparaître plutôt que de sentir son regard sur lui. Epuisé et conscient que tenir debout allait s’avérer compliqué, il resta néanmoins cloué sur sa chaise, se recroquevillant peu à peu sur lui-même.

« Tu peux réparer tous les jouets que tu veux, si c’est ce dont tu as besoin. » Un rire nerveux lui échappa avant qu’il ne vienne cacher son visage entre ses mains, les coudes appuyés sur la table. « Je suis désolé. » Atlas avait parfaitement conscience qu’une excuse aussi simple n’allait pas contenter Matilda, qu’elle allait continuer à s’inquiéter mais qu’au vu de sa dernière réaction elle ne le pousserait plus à répondre. Il aurait pu se contenter de ce silence lentement bercé par les petits rires d’Eli dans la pièce d’à côté. Atlas laissa défiler les minutes, s’ancrant à la réalité au travers du poids de la main de Matilda sur sa jambe, avant de finalement baisser les mains pour croiser le regard de celle qui faisait preuve d’une patience légendaire avec lui. « Je fais des cauchemars. » L’aveu était simple, rien qui n’aurait pu déclencher une telle réaction en soit et pourtant… « Je saurais pas réellement t’expliquer. » La voix d’Atlas sonnait plus rauque qu’à l’ordinaire tandis qu’il cherchait ses mots pour tenter de donnés un sens à ce qui n’en avait pas réellement. « Ca ressemble à un cauchemar, mais en beaucoup trop réel. » Il avait soudainement la sensation d’être un enfant confiant ses terreurs nocturnes à sa mère, sa jambe commença à s’agiter sous la table, Atlas perdant patience à mesure qu’il se trouvait incapable de formuler ses pensées de manière cohérente. « J’entends les pales d’un hélicoptère comme si j’étais juste en-dessous. » Comme s’il se retrouvait à nouveau dans son cockpit. « Et après… Je sais pas Matilda, j’ai l’impression de tomber et généralement ça me réveille en sursaut. La plupart du temps j’arrive juste pas à me rendormir, mais en ce moment c’est pire. » Depuis quelques jours, les répercussions de ses cauchemars se faisaient plus importantes, des réactions physiques liées à une angoisse qui venait se coller à sa peau comme une matière gluante dont il était incapable de se débarrasser quand bien même il pouvait passer une heure à frotter sa peau sous le jet d’eau chaude. « Je sais que c’est lié à l’accident, mais j’ai beau passé des heures à me concentrer en dehors de ce fichu rêve, j’arrive pas à me souvenir ! » Atlas était en colère, pas contre les autres, mais envers sa propre mémoire qui ne cessait de lui faire défaut. « On n'aurait jamais dû tomber, c’est pas normal. Il y avait du vent, mais j’ai lu le rapport fait par les autres gars présents, c’était pas une tempête, j’ai connu pire en pleine mer, on était même pas à une altitude trop élever, mais on s’est quand même crashé et ça fait pas de sens, je suis pas un débutant, j’arrive pas à comprendre. » Cette pensée n’avait fait que virer à l’obsession dès l’instant où Atlas avait enfin eu accès au rapport et qu’on avait fait une part de lumière sur cette journée dont il n’avait aucun souvenir. « Un de mes hommes, Josh, il est paralysé maintenant. » Et tout le monde s’était bien gardé de l’en informer. Même Sam, même ceux en qui il avait entièrement confiance, on lui avait caché l’état de santé de Josh soi-disant pour le préserver, mais Atlas avait fini par l’apprendre et désormais il se laissait ronger par sa culpabilité grandissante. « C’est de ma faute et en même temps je me souvenais même pas de lui, parce que c’était l’un des derniers à avoir intégré mon escadron. » Elle lui avait demandé de parler et Atlas venait de vider son sac à ses pieds. Il n’en avait jamais dit autant et désormais il se sentait épuisé, comme passer sous un rouleau compresseur. Une douleur écrasante était en train de s’enrouler autour de son crâne et d’une main il vint frotter ses yeux brûlés par le manque de sommeil. « Alors tu vois quand je m’occupe les mains, j’ai moins envie de me frapper la tête contre un mur pour tenter de retrouver mes souvenirs. » Il avait tout dit et il aurait aimé partir, ne voulant recevoir la pitié que Matilda allait lui servir, mais dans la pièce à côté Eli continuait à ricaner au rythme de son dessin animé et Atlas se sentait en sécurité.




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Message(#) Sujet: Re: as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) EmptyVen 19 Mai 2023 - 13:29


Tu n’as jamais vu Atlas dans un tel état de panique. Tu l’as toujours connu comme étant un homme en contrôle de la situation, en contrôle de ses émotions. Mais pas aujourd’hui. Pas alors qu’il semble y avoir une tempête qui danse dans le fond de son regard, un désastre qui n’attend qu’à exploser sans que tu ne saches quand et comment cela allait se produire. Il n’y a pas de recette miracle pour le calmer, pour le ramener dans le moment présent avec toi, mais tu fais de ton mieux. Pour l’inciter à prendre de grandes inspirations, pour lui rappeler où il est, avec qui il est. Qu’il est en sécurité ici et que peu importe ce qui lui joue dans la tête présentement, rien de tout cela n’est vrai. Les minutes défilent ainsi, et tu le sens qui revient tranquillement à lui. Son regard te fuit quand tu t’approches assez de lui jusqu’à poser une main contre son genou. Tu voudrais lui dire qu’il n’a pas à avoir honte. Qu’il n’a jamais besoin de se gêner ou de se cacher devant toi. Que tu ne le jugeras jamais pour ce qu’il vit ou pour ce qui lui arrive et que toujours, toujours tu répondrais présente quand il en a besoin. Les mots te manquent toutefois, tout comme tu ne souhaites pas le bombarder de mots, surtout d’informations qu’il connaît déjà alors qu’il se remet à peine de ce qui t’a tout l’air d’être une crise d’angoisse.

Ton commentaire sur les jouets n’est qu’une blague dans le but de détendre l’atmosphère, mais tu ne pourrais dire si cela est une réelle réussite lorsque tu le vois se cacher la tête entre les mains. « Je suis désolé. » Tu secoues doucement la tête, tes doigts serrant un peu plus fort contre son genou. Il n’a pas besoin de s’excuser, certainement pas pour quelque chose dont il n’avait aucun contrôle. « Je fais des cauchemars. Je saurais pas réellement pas t’expliquer. » Tu veux lui dire qu’il n’est pas obligé de le faire, même si tu veux comprendre, même si tu veux aider, mais tu n’as pas le temps de dire quoique ce soit qu’il reprend. « Ça ressemble à un cauchemar mais en beaucoup trop réel. J’entends les pales d’un hélicoptère comme si j’étais juste en-dessous. Et après… Je sais pas Matilda, j’ai l’impression de tomber et généralement ça me réveille en sursaut. La plupart du temps j’arrive juste pas à me rendormir, mais en ce moment c’est pire. » « Pire comment? » Est-ce que c’est pire parce que les cauchemars arrivent plut tôt dans sa nuit, lui arrachant de précieuses heures de sommeil, ou bien pire parce que cela mène désormais à des crises comme celle dont tu viens d’être témoin? « Est-ce que ça t’arrive souvent, de faire des crises de panique comme ça? Est-ce que c’est récent? » Tu voulais évidemment lui demander s’il en avait parler avec son médecin, s’il avait essayé des médications ou des techniques pour l’aider à dormir, mais tu savais à quel point Atlas n’appréciait pas quand tu jouais à l’infirmière avec lui alors tu te gardais bien de la marteler de questions en tout genre, trop vite du moins.

« Je sais que c’est lié à l’accident, mais j’ai beau passé des heures à me concentrer en dehors de ce fichu rêve, j’arrive pas à me souvenir! » Tu peux trop facilement entendre la colère dans la voix du Siede, cette rage qui l’habite face au manque de contrôle qui est automatiquement associé à son accident, à l’absence de souvenir concret face à ce qui s’est passé. « On n’aurait jamais dû tomber, c’est pas normal. Il y avait du vent, mais j’ai lu le rapport  fait par les autres gars présents, c’était pas une tempête, j’ai connu pire en pleine mer, on était même pas à une altitude trop élever, mais on s’est quand même crashé et ça fait pas de sens, je suis pas un débutant, j’arrive pas a comprendre. » « Un accident Atlas, ça s’explique pas tout le temps. » Les mots quittent à peine tes lèvres que tu sais déjà qu’il va les réfuter, mais tu ne peux pas t’empêcher de le lui rappeler. Que parfois, les choses ne s’expliquent pas logiquement. Que le détail crucial expliquant l’accident se cache quelque part dans un trou noir de sa mémoire, incapable d’y accéder. « Un de mes hommes, Josh, il est paralysé maintenant. » Tu secoues légèrement la tête, surprise par les mots du Siede, par cette culpabilité que tu devines qu’il porte sur les épaules suite à ça. « C’est de ma faute et en même temps je me souvenais même pas de lui, parce que c’était l’un des derniers à avoir intégrer mon escadron. » « C’est pas de ta faute Atlas, tu peux pas croire ça, surtout que tu te souviens de rien. » À s’affliger de ce fardeau de la sorte, tu craignais qu’il ne se crée de faux souvenirs pour tenter de remplir le trou dans sa tête. « Jamais tu ne tiendrais un de tes hommes pour responsable si ça leur étaient arrivés, tu peux pas penser autrement pour toi. » Tu le regardais avec intensité, tu voulais qu’il entende tes mots, qu’il en vienne à te croire pour se départir de cette culpabilité lancinante. Il avait l’air complètement épuisé, dépassé par les événements et tu ne savais pas quoi faire pour aider à l’apaiser, ne serait-ce qu’un peu. « Alors tu vois quand je m’occupe les mains, j’ai moins envie de me frapper la tête contre un mur pour tenter de retrouver mes souvenirs. » « Alors tu peux toujours venir te réfugier ici et je trouverais de quoi t’occuper les mains. » C’est une évidence pour toi, d’être là pour Atlas, peu importe tout ce qui a pu se passer entre vous au travers des décennies. Atlas, c’est d’abord et avant tout ton meilleur ami, celui pour qui tu ferais tout et n’importe quoi, celui pour qui tu voudrais prendre tous les maux seulement pour mieux les faire disparaître. « Est-ce que tu en as parlé avec un médecin? Un psy? » Tu sais que la dernière fois que tu as approché le sujet Atlas n’était pas très réceptif, mais considérant que non seulement son sommeil, mais sa santé aussi en générale semblait se détériorer à vue d’œil, tu ne pouvais pas le laisser agir ainsi sans rien dire, sans tenter de lui venir en aide et des soins médicaux, c’était inévitablement la première chose qui te venait en tête. « Les cauchemars et l’insomnie, dans un cas comme le tien, c’est pas des trucs à prendre à la légère. » Tu avais beau tenter de prendre des gants blancs pour lui faire voir ton point de vue, tu redoutais déjà la réaction du blond.
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Atlas Siede
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le raz de marée
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ÂGE : quarante et un an, né un soir d'halloween quatre-vingt-deux.
SURNOM : Siede pour la plupart des gens, Capitaine pour ses frères d'armes.
STATUT : sa vie sentimentale n'est qu'une série d'opportunités manquées
MÉTIER : pilote de l'aéronautique navale, capitaine du squadron 816. en arrêt prolongé suite à son accident.
LOGEMENT : il a accepter de partager son canapé de la déprime avec Ginny au #21 hardgrave road, west end.
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POSTS : 7306 POINTS : 40

TW IN RP : crise de panique/angoisse, excès de colère, accident, douleur physique.
GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : second né de la fratrie Siede › s'est engagé dans l'armée après le Lycée, il a n'a fait que grimper les échelons pour arriver au grade de capitaine › a eu un accident de vol fin novembre 2021 › il a perdu trois ans de souvenirs (période 2018 à 2021) › il aimerait être père mais n'a jamais su se poser dans sa vie, en attendant il est le tonton cool pour les enfants de ses amis › amoureux de Matilda depuis toujours.
CODE COULEUR : Atlas donne des ordres en seagreen
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ginny #1 & #2 › i passed the pictures around of all the years that we stood there on the sidelines, wishing for right now. we are the kings and the queens. you traded your baseball cap for a crown. when they gave us our trophies, and we held them up for our town, and the cynics were outraged screaming, "this is absurd". 'cause for a moment, a band of thieves in ripped up jeans got to rule the world

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lewis #1 › if i was dying on my knees, you would be the one to rescue me and if you were drowned at sea i'd give you my lungs so you could breathe. i've got you brother

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ally #1 › in our family portrait we look pretty happy. we look pretty normal, let's go back to that. in our family portrait we look pretty happy. let's play pretend, act like it goes naturally. can we work it out? can we be a family? i promise i'll be better, mommy i'll do anything.


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AVATAR : ryan gosling
CRÉDITS : harley (avatar), pinterest (gif profil), rainbowkarolina (gif ginny), putalittleloveonme (gif lewis), emziness (gif ally), hqgifhunting (gif signa), loonywaltz (ub)
DC : shiloh atkins, la reconstruction (ft. haley lu richardson), arthur coventry, l'aigle de sang (ft. françois civil), nina craine, le coeur abandonné (ft. suki waterhouse)
PSEUDO : paindep.
INSCRIT LE : 26/12/2017
https://www.30yearsstillyoung.com/t48003-we-re-a-world-of-strangers-chasin-signs-atlas
https://www.30yearsstillyoung.com/t48240-atlas-i-used-to-recognize-myself-it-s-funny-how-reflections-change
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Message(#) Sujet: Re: as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) EmptyDim 28 Mai 2023 - 12:17



La pression exercée par les doigts de Matilda sur son genou agissait tel un point d’ancrage, auquel Atlas laissait son esprit se raccrocher. A chaque pression, elle venait à lui rappeler où il se trouvait, loin de la base, à des kilomètres de cette vérité dont il luttait pour se souvenir. « Pire comment? » Il aurait dû se douter que le moindre aveu de sa part, allait entraîner des questions. Matilda qui s’inquiète, Matilda qui prendra toujours soin des autres qu’importe la situation dans laquelle elle se trouve. Atlas n’était pas venu pour se faire plaindre, son instinct lui avait juste rappelé où pouvait bien se trouver son safe place. Si pour certains cela prenaient forme dans un lieu particulier, pour Atlas, il n’y avait pas d’endroit plus sécurisant qu’auprès de Matilda, même après toutes ses années et tout ce qu’il avait raté à ses côtés. « Est-ce que ça t’arrive souvent, de faire des crises de panique comme ça? Est-ce que c’est récent? » Elle savait parfaitement à quel point il pouvait haïr le besoin qu’elle ressentait de se transformer en infirmière à ses côtés, mais Matilda ne se démontait pas pour autant. Atlas venait de lui avouer une part de ce qui le torturait depuis des semaines, ce qu’elle avait lu dans ses yeux il y a bien longtemps sans jamais l’interroger. Désormais la porte était ouverte et elle n’allait plus le laisser filer. « C’est juste plus récurrent. » Minimiser ses paroles pour ne pas enclencher un interrogatoire plus intense n’était peut-être pas la meilleure des méthodes quand l’un et l’autre se connaissaient par cœur, mais Atlas ne voulait pas qu’elle s’inquiète. Sous le regard insistant de la brune, il finit par baisser les yeux à nouveau. « Je faisais pas de crises de panique avant. » C’était quelque chose de nouveau qui était venu le cueillir par surprise. La première fois, il avait cru crever seul dans son lit. Aujourd’hui, il avait la sensation de s’en sortir bien plus rapidement par la simple présence de sa meilleure amie. C’est comme si son corps avait anticipé la crise et l’avait mené ici avant que tout explose.

Maintenant qu’il avait ouvert les vannes, tout semblait se déverser sans qu’Atlas ne prenne un réel contrôle sur son flot de paroles. Il avait besoin de dire, à quelqu’un qui allait entendre sans juger, quelqu’un qui n’allait pas s’empresser de vouloir réparer ce qui n’allait pas chez lui. Matilda était la seule personne auprès de qui il lui paraissait facile de parler et Atlas avait retenu sa parole depuis trop longtemps déjà. « Un accident Atlas, ça s’explique pas tout le temps. » Il ne put retenir le souffle qui s’échappa d’entre ses lèvres, déflagration évidente d’un homme qui n’arrivait pas à faire entendre son point de vue. « Il y’a une forcément une raison, si elle n'est pas mécanique alors s’est forcément une erreur humaine. » Autrement dit la sienne. Il en était persuadé, mais son esprit lui livrait une guerre faite de brouillard et de souvenirs effacés. Atlas détestait de ne pas avoir la bonne réponse, de ne pas trouver une explication plausible à tout cela et la culpabilité ne cessait de venir ronger son âme à chaque jour passer dans la brume épaisse. « C’est pas de ta faute Atlas, tu peux pas croire ça, surtout que tu te souviens de rien. » Elle se voulait être la voix de la raison, mais il ne l’entendait pas ainsi. « Tu peux pas comprendre. » Personne ne semblait être en capacité d’entendre les raisons de sa fixation, pourquoi l’envie de se souvenir l’obsédait jusque dans son sommeil. Atlas se sentait impuissant, incapable d’être le contrôle comme il l’avait toujours été dans sa vie et cela venait égratigner l’image du garçon sûr de lui qu’il avait toujours cherché à être. « Jamais tu ne tiendrais un de tes hommes pour responsable si ça leur était arrivé, tu peux pas penser autrement pour toi. » - « Je suis leur supérieur Matilda, je suis responsable même quand c’est eux qui font une connerie. » Surtout quand c’est eux qui tombent de la ligne. Atlas était en charge de son équipe depuis des années désormais, il avait réussi à bâtir quelque chose de fort avec ses hommes et désormais tout ce qui lui restait était la sensation de ne pas avoir été à la hauteur pour eux. Personne n’est venu le tenir responsable de quoi que ce soit, aucun de ses hommes ne lui avait adressé des reproches, bien au contraire, Atlas se faisait du mal sur le simple principe de devoir être celui qui prenait le blâme. « Tout le monde pense que j’ai juste un peu de mal à me souvenir, mais c’est pas ça… C’est le trou noir, complet ! Je peux pas te dire ce qu’on a fait pour le dernier anniversaire de Mia, l’autre jour j’ai retrouvé quelques photos de moi avec une fille, je sais même pas son prénom ! Quand j’ai vu son visage, c’est comme si je l’avais jamais vu auparavant et pourtant il faut croire que j’ai eu une relation avec elle. » Courte la relation, puisque même Mia n’avait pas été en mesure de lui dire grand-chose sur la jeune femme. Pourtant, c’est quelque chose qui ne cessait de revenir dans l’esprit d’Atlas. Combien de nouvelles rencontres avait-il oublié ? Cette fille, Josh sur ses deux jambes, et qui d’autre encore ? « On se parlait même plus… Ça fait aucun sens. » Pourquoi ? Le mot se jouait en boucle dans l’esprit d’Atlas pour le moindre des détails, pour tout ce qu’il paraissait avoir oublié. Atlas s’épuisait à vouloir comprendre et maintenant il avait bien du mal à reprendre sa respiration à chaque journée supplémentaire sans ses souvenirs.

« Alors tu peux toujours venir te réfugier ici et je trouverais de quoi t’occuper les mains. » Il retint un rire gêné, ses yeux se relevant pour croiser le regard déterminé de Matilda. Elle l’accueillait les bras ouverts, sans hésitation et soudainement Atlas aurait tout donné pour la prendre dans ses bras. A défaut de pouvoir s’exécuter sans créer un malaise, il fit la seconde chose qui lui paraissait le plus juste, décoller les doigts de Matilda qui s’était ancrée sur son genou, pour mieux entremêler leurs doigts. Un merci silencieux, tout ce qu’ils n’avaient jamais eu besoin de se dire était véhiculé par ce simple geste. « Est-ce que tu en as parlé avec un médecin? Un psy? » - « Pas encore. » Ce n’était pas un non affirmatif, juste la réalité, il n’avait pas encore abordé ce sujet avec son psy. « Je vais le faire, Mattie. » Il se devait de le faire, parce qu’il venait de se faire peur, il n’allait pas dire le contraire. « Ça n’avait jamais été aussi fort que ces derniers jours. » C’était récent, il ne lui mentirait pas là-dessus. Atlas avait juste besoin d’un peu de temps avant d’aborder cela avec un professionnel qui allait chercher à le réparer. Il était fatigué d’être venu comme le faible auquel tout le monde se devait de faire attention. « Les cauchemars et l’insomnie, dans un cas comme le tien, c’est pas des trucs à prendre à la légère. » Matilda l’infirmière ne pouvait rester cachée dans un coin très longtemps et sa remarque poussa Atlas à libérer sa main pour se reculer dans sa chaise. « Quoi je vais finir sénile ? » Il avait eu besoin de cracher sa repartie, cherchant à se protéger à nouveau en venant croiser ses bras sur son torse. « Matilda, ce que je viens de te dire, ça ne sort pas d’ici. » Il se devait de le préciser, car dans l’inquiétude de son amie se cachait forcément une envie d’agir. « Je veux pas que Mia soit au courant, elle m’accompagne déjà de partout comme si j’étais incapable de faire quoi que ce soit par moi-même, c’est déjà trop. » Il avait la sensation que sa petite sœur avait complètement remodelé sa vie pour l’accompagner et cela lui laissait un sentiment amer. « Ce qui vaut pour Mia, vaut pour les trois autres. » L’inconvénient de connaître la jeune femme depuis l’enfance, c’est qu’elle faisait clairement partie de la famille Siede et qu’elle avait ses propres affinités avec chacun. « Je suis juste venu voir ma meilleure amie. » Il ne l’avait pas qualifié ainsi depuis des années, il en était certain, mais c’est ce lien qu’Atlas était venu chercher dans cette maison alors que son cauchemar le hantait encore. Il avait besoin de Matilda dans ces termes-là et non pas de l’infirmière ou de la vieille connaissance avec qui on restait poli. Atlas avait besoin de celle qui l’avait toujours compris.




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Message(#) Sujet: Re: as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) EmptyLun 29 Mai 2023 - 11:40


« C’est juste plus récurrent. » Tu fronces légèrement les sourcils, peu satisfaite par le fait qu’une fois encore, Atlas restait aussi vague que possible dans sa réponse. Une réponse qui n’en était pas vraiment une, qui ne te donnait pas la moindre indication à savoir depuis combien de temps et à quelle fréquence les crises de panique et les cauchemars étaient venus pourrir son quotidien. « Je faisais pas de crise de panique avant. » « Avant l’accident? » C’est le seul avant qui te semble logique au cœur de cette conversation et tu détestes l’idée que ce soit quelque chose qui l’affecte depuis des mois sans que jamais il n’en ait parlé à qui que ce soit. Tu sais que l’accident est au cœur de tout ça, c’est un élément qui est à la fois déclencheur autant qu’un élément qui lui arraché des souvenirs et des moments précieux qu’il se sent incapable de retrouver. Tu l’entends, la panique dans sa voix et l’ultime incompréhension et colère qui persistent face au manque de contrôle et de souvenirs entourant l’accident et les conséquences de ce dernier. « Il y a forcément une raison, si elle n’est pas mécanique alors s’est forcément une erreur humaine. » Il persiste et il s’entête, rien qui ne devrait te surprendre, mais tu n’as malheureusement pas les réponses pour lui prouver le contraire hors de tout doute. « Tu peux pas comprendre. » « J’essaye, Atlas. Vraiment. » que tu plaides, pour lui rappeler que tu es avec lui et non contre lui comme il semble le croire présentement. « Je suis leur supérieur Matilda, je suis responsable même quand c’est eux qui font une connerie. » Tu sens l’irritation qui grimpe en toi devant sa persistance a réfuter le moindre de tes arguments, et il te faut prendre sur toi pour ne pas tomber dans cette vieille habitude qui existe entre vous qui voudrait que vos voix s’élèvent au fur et à mesure que les arguments volent d’un côté comme de l’autre, qu’importe le ridicule que cela prend. Non, vous n’êtes plus des adolescents idiots qui tentent de prouver que l’un a plus raison que l’autre et surtout, ce dont Atlas a réellement besoin présentement, c’est ton soutien infaillible, même pour ce qui ne fait pas de sens. « Si la faute te revenait d’une manière ou d’une autre Atlas, les analyses l’auraient démontrées, tu penses pas? » que tu offres de ta voix la plus douce, convaincue que si la faute n’avait pu être mise sur rien ni personne c’est que rien n’indiquait la présence d’une erreur grave.

« Tout le monde pense que j’ai seulement un peu de mal à me souvenir, mais c’est pas ça… C’est le trou noir, complet! Je peux pas te dire ce qu’on a fait pour le dernier anniversaire de Mia, l’autre jour j’ai retrouvé quelques photos de moi avec une fille, je sais même pas son prénom! Quand j’ai vu son visage, c’est comme si je l’avais jamais vu auparavant et pourtant il faut croire que j’ai eu une relation avec elle. » Tu n’as aucun mot à lui offrir. Aucun conseil, aucune parole remplie de sagesse et de bon sens pour tenter de calmer la colère qui l’habite. Tu serais enragée pour bien moins alors évidemment qu’il est valide de ressentir tout ce qu’il ressent. « On se parlait même plus… Ça fait aucun sens. » « On avait tous les deux nos vies, on était occupés, la vie s’en ait mêlée… » Tu aimerais dire qu’il y avait une raison plus précise, mais vous en aviez discuté il y a plusieurs mois de cela et c’était la conclusion qui faisait le plus de sens, même si au fond de toi, tu craignais qu’il y ait plus derrière vos mois de silence qu’un simple éloignement sans raison. Mais la raison pour cette période n’avait plus la moindre importance, tout ce qui comptait désormais était que tu ne le laisserais pas tomber. Certainement pas maintenant alors qu’il semblait avoir besoin de toi plus que jamais. Mais ce n’était pas seulement de toi dont il avait besoin, il avait besoin d’aide professionnelle, qu’il soit prêt à se l’admettre ou non. « Pas encore. » Tu retiens un soupir, mais il est évident qu’il te connaît assez pour comprendre exactement ce que tu penses sans même que tu n’aies besoin d’ouvrir la bouche. « Je vais le faire. Ça n’avait jamais été aussi fort que ces derniers jours. » « Est-ce qu’il s’est passé quelque chose qui aurait pu déclenché ça? » C’est impossible pour toi de retenir la question, de chercher à comprendre la cause et le comment du pourquoi. Mais plus tu tentes de le mettre en garde, plus tu risques de te le mettre à dos et c’est bien la dernière chose que tu souhaites. Il te surprend quand il se lève d’un bond, vos doigts se détachant subitement, la colère tirant ses traits. « Quoi je vais finir sénile? » « C’est pas ce que j’ai dit… » Mais tu pourrais débattre encore et encore, quelque chose te dit qu’il ne t’écoute plus vraiment, le Siede.

« Matilda, ce que je viens de te dire, ça ne sort pas d’ici. » Il y a toujours quelque chose de terriblement sérieux lorsque Atlas t’appelait par ton prénom complet plutôt que ton surnom, et tu savais qu’il ne plaisantait pas avec cette requête de garder ce qui semblait être un secret. « Je veux pas que Mia soit au courant, elle m’accompagne déjà de partout comme si j’étais incapable de faire quoique ce soit par moi-même, c’est déjà trop. » « Elle s’inquiète pour toi, tu peux pas lui en vouloir pour ça. » que tu ne peux t’empêcher de répliquer, venant ainsi au secours de sa cadette. Tu connaissais le lien fusionnel entre Atlas et Mia et tu sais que si c’était l’un de tes frères dans la situation du Siede, tu serais aussi accaparante, si ce n’est pire encore. « Ce qui vaut pour Mia, vaut pour les trois autres. » « J’ai pas l’intention de parler à tes frères et sœurs Atlas. J’ai pratiquement plus de contacts avec eux depuis des années de toute façon. » que tu lui rappelles, un événement inévitable après votre séparation et encore plus de circonstances lorsque Atlas lui-même s’est lentement désintégré de ton quotidien au fil des dernières années. Ça ne change rien au fait toutefois que si tu en ressentais vraiment le besoin, tu n’hésiterais pas à envoyer un message à Mia ou Hayden, même à l’aîné de la fratrie Siede s’il était nécessaire de forcer du gros bon sens dans le crâne de ton ami qui pouvait parfois être le plus entêté de tous. « Mais faut que tu me promettes que tu vas en parler à quelqu’un, un professionnel. » Tu te fous bien de savoir si c’est son médecin traitant ou un psy, tant que c’est quelqu’un qui puisse l’aider et le guider au travers de tout ça. « Je suis juste venu voir ma meilleure amie. » Ton cœur se serre à l’entente de ses deux petits mots. Peux-tu réellement encore te considérer comme telle? Tu avais envie de croire que oui, que rien n’avait réellement changé malgré les années de distance, mais était-ce réellement possible ou seulement du wishful thinking? « Merci d’être venu. De me faire confiance. » Tu sais que ça n’a sûrement pas été facile pour lui d’être honnête, même s’il n’avait plus vraiment le choix après cette crise dont tu as été témoin. « Viens. Je suis sûre qu’Eli sera content de te voir. » Tu te lèves de ta chaise et tend une main dans sa direction avant de faire un pas vers lui et de venir l’enlacer de tes bras. Tu en as besoin et quelque chose te dit que lui aussi en a drôlement besoin. « Je te laisserais jamais tomber, ok? » Une promesse faite à dix ans, à quinze, à vingt, à trente ans et encore aujourd’hui, malgré les failles et les faiblesses du temps, tu étais toujours prête à te reprendre et faire mieux pour Atlas Siede.
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Message(#) Sujet: Re: as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) as scary as it gets, it's just turbulence (made #4) EmptySam 17 Juin 2023 - 13:23



« Si la faute te revenait d’une manière ou d’une autre Atlas, les analyses l’auraient démontrée, tu penses pas? » La part logique de son esprit ne pouvait être qu’en accord avec ce qu’avançait Matilda, mais Atlas ruminait les éléments depuis si longtemps, qu’il n’était plus réellement certain de ce qui devait être logique ou non. Il se perdait à vouloir retrouver sa mémoire, une véritable bataille contre lui-même qui venait à lui tirer sur le cœur et l’esprit. Embrouillé par ses cauchemars qui prenaient le dessus sur lui et qui l’amenaient à toujours tout remettre en question, Atlas ne savait plus réellement sur quel pied danser. Pour la première fois, il osait en parler, sans donner tous les détails, sans tout étaler sur la table, mais il commençait à dire ce qui venait le perturber depuis des semaines désormais. « Est-ce qu’il s’est passé quelque chose qui aurait pu déclencher ça? » Matilda passait en mode professionnel et il n’arrivait même plus à lui en vouloir. « Non pas vraiment. » Les séances de rééducation étaient parfois plus compliquées, il avait du mal à trouver le sommeil c’est vrai, mais en soit il n’y avait pas grand-chose qui avait changé. Si ce n’est sa prise de médicament, mais cela il n’allait pas l’avoué à une infirmière de métier.

« Elle s’inquiète pour toi, tu peux pas lui en vouloir pour ça. » Bien sûr qu’il n’en voulait pas à sa petite sœur, il comprenait ce que faisait Mia et pourquoi elle le faisait, mais il ne pouvait s’empêcher de se sentir coupable de la voir repenser toute sa vie pour pouvoir l’accompagner de partout. « C’est juste qu’elle se prive de son temps libre pour être avec moi. » Et passer la trentaine, Mia ne devrait pas autant avoir à surveiller son frère aîné de cette manière. Mais Atlas avait conscience que tous ses discours ne feraient pas changer sa sœur d’avis, elle était aussi têtue que lui sur ce genre de sujet. « J’ai pas l’intention de parler à tes frères et sœurs Atlas. J’ai pratiquement plus de contacts avec eux depuis des années de toute façon. » Il s’en doutait un peu que si lui n’avait plus de contact avec Matilda, il en était probablement de même avec le reste du clan des Siede, surtout si personne n’avait pris la peine de prévenir Matilda de son accident, mais il restait tout de même étonner de sa réponse. « Oui, pardon. » Elle n’allait rien dire, c’est bien tout ce qu’il avait envie de retenir. « Mais faut que tu me promettes que tu vas en parler à quelqu’un, un professionnel. » Atlas savait que Matilda ne lâcherait pas l’affaire à ce sujet, elle allait continuer à lui poser des questions, à lui demander s’il se faisait suivre. « Je vais le faire. » Il allait lui falloir encore un jour ou deux avants de trouver le courage de faire la démarche, mais au fond de lui il savait qu’il devait le faire, qu’il n’allait pas pouvoir s’en sortir tout seul. C’est toujours le premier pas qui est le plus compliqué à entreprendre. « Je te promets. » qu’il lâcha en silence. Il allait le faire, il n’avait juste pas dit que ce serait dès demain.

« Merci d’être venu. De me faire confiance. » Ils en revenaient toujours à la même danse, Matilda restait à la personne en qui Atlas avait le plus confiance en dehors de sa famille. Il savait qu’il serait toujours le bienvenu dans cette maison et qu’importe le rythme effréné de ses journées, Mattie aurait toujours un peu de temps à lui accorder. « Viens. Je suis sûre qu’Eli sera content de te voir. » Atlas avait hâte de passer du temps avec les enfants, de se perdre dans un monde sans problème et de les amuser avec ses grimaces et ces quelques blagues. Il fut surpris, de sentir les bras de Matilda s’enrouler autour de ses épaules, mais se laissa pleinement aller dans l’étreinte. « Je te laisserais jamais tomber, ok? » La promesse lui provoqua un frisson tandis que ses propres bras vinrent s’enrouler autour des hanches de Matilda pour la serrer encore un peu plus contre lui. Si son visage vint se perdre dans le creux de sa nuque, aucun d’entre eux ne fit le moindre commentaire et si Atlas se laissa quelques minutes pour se perdre dans la douceur de l’étreinte, pour se laisser apaiser par le parfum familier de Matilda, et bien ce n’était que parce qu’il en avait besoin. Et parce que tout cela lui avait cruellement manqué.




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