AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Aide les nouveaux à se sentir chez eux
Deviens parrain ou rejoins un groupe d'intégration.
Le forum a besoin de vous pour vivre
N'oubliez pas de voter autant de possible

Partagez | 
 

 i'll never let them take the light behind your eyes + aisling

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
le tatoueur au coeur tendre
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : vingt-sept ans, né le 26 janvier 1990.
STATUT : il n'a d'yeux que pour sa belle blonde.
MÉTIER : tatoueur, propriétaire de son propre salon, wild ink.
LOGEMENT : #55, pine rivers [appartement], avec son colocataire

POSTS : 524 POINTS : 110

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Il a un chat noir et blanc. + Il adore lire et regarder des documentaires. + Il a une sœur cadette. + Il déteste qu’on le prenne en photo. + Il fume, boit et se fiche de ce que les gens pensent, mais il n’a jamais touché à la drogue. + Il se spécialise dans les tatouages personnalisés. + Il adore dessiner. + Il aime les chats, la crème glacée à la pistache, les musées, les livres de recettes. + Il n'aime pas les épinards, les huîtres, le marron, les imbéciles et les gens bornés.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : caro + triss + aisling #3 + lisbeth
RPs TERMINÉS : adaline #1 | #2 + kenny + harley #1 | #2 | #3 | #4 + aisling #1 | #2 + kane + isaac #1 | #2
AVATAR : andy biersack. ♥
CRÉDITS : alegria
DC : aucun pour l'instant.
INSCRIT LE : 01/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7497-sid-si-tu-m-appelles-sydney-j-te-promets-que-tu-vas-le-regretter-termine http://www.30yearsstillyoung.com/t10973-we-all-need-a-friend-or-two-sid http://www.30yearsstillyoung.com/t7552-sid-bauer#270693

MessageSujet: i'll never let them take the light behind your eyes + aisling   Ven 9 Juin - 5:19


i'll never let them take
the light behind your eyes
Aisling + Sid

Le couteau glisse avec facilité sur la planche de bois. La lame tranche nettement les légumes à chaque va-et-vient. Tout en préparant son repas, Sid chantonne au rythme de la musique rock qui sort du petit haut-parleur portatif qu’il a posé sur le comptoir. Une fois qu’il a terminé de préparer les ingrédients, il sort un gros poêlon, y verse un filet d’huile d’un mouvement de poignet et allume le feu. Il avale une gorgée de sa bière, qu’il avait un peu oublié en se concentrant sur le dîner, et grimace en constatant qu’elle a tiédit à cause de son inattention. La sonnerie de son téléphone retentit dans la pièce, le distrayant de son dégoût. Il attrape l’appareil pour jeter un coup d’œil à l’écran. Dès qu’il voit qu’il s’agit d’Aisling, il s’empresse de répondre. Ça faisait un petit moment qu’il n’avait pas eu de ses nouvelles. Assez longtemps, en tout cas, pour qu’il commence à se demander s’il ne l’avait pas froissée sans faire exprès la dernière fois qu’ils s’étaient vus.

« Hey! » Il s’attend à ce que la voix enjouée d’Aisling lui réponde, mais ce n’est pas exactement ce qui se passe. C’est bien la jeune femme au bout du fil, mais elle est totalement paniquée. Et, comme elle parle si vite qu’il n’a pas le temps de comprendre grand-chose, il n’a aucune idée de ce qui la met dans cet état. « Aisling? » Elle ne se rend même pas compte qu’il a parlé et continue sur sa lancée comme s’il n’avait rien dit. Il écoute encore quelques secondes de ses propos incohérents, une boule d’angoisse dans l’estomac, avant de craquer. « Aisling! » Il a parlé un peu plus fort, un peu plus brusquement et, cette fois, elle se tait. « Ralentis, j’ai rien compris. » Il l’entend prendre une longue inspiration presque directement dans le combiné, sa respiration saccadée hachurant le grésillement de la ligne. Puis, elle reprend plus calmement et, cette fois, il arrive à suivre. Coincée dans un hangar près du port, elle aurait besoin qu’il vienne la chercher d’urgence. Il accepte aussitôt.

Sentant qu’elle va lui donner une adresse, il se précipite dans le salon où il attrape un carnet et un crayon pour la noter. Il arrive tant bien que mal à griffonner ce qu’elle lui dicte en continuant à tenir le téléphone. Sans couper l’appel, il passe au mode haut-parleur et lance une recherche rapide dans Google. Un simple coup d’œil à la carte lui permet de constater que le hangar en question se trouve dans un quartier plutôt louche de la ville, le genre d’endroit où il vaut mieux ne pas traîner trop longtemps après la tombée du soleil. Il sent son cœur se serrer en imaginant son amie seule dans ce hangar sordide.
(d’ailleurs, qu’est-ce qu’elle fout là toute seule?)
Il n’a pas vraiment le temps de méditer trop longtemps sur cette question. Au bout du fil, il devine Aisling qui recommence à paniquer. « Ok, j’arrive. J’en ai pour une vingtaine de minutes, peut-être un peu moins. » Une odeur bizarre lui chatouille les narines et il lui faut une seconde pour se rappeler qu’il avait allumé le poêlon. Il laisse échapper un juron tout bas en se précipitant vers la cuisinière. Il éteint le rond et retire l’instrument de cuisine de la zone surchauffée, soulagé de s’en être souvenu avant de trouver son appartement complètement cramé. Le danger évité, il ramène son attention à la conversation. « Trouve-toi un endroit à peu près sécuritaire dans le hangar et attend-moi. »
(c’est mieux dans le hangar que sur le trottoir. ça risque moins de donner de drôles d’idées aux mauvaises personnes)
« D’accord? » Silence, puis un reniflement et, enfin, un murmure d’assentiment. Tout en parlant, le téléphone collé entre son oreille et son épaule, il a déjà réussi à enfiler ses bottes. Il ne lui reste plus qu’à trouver ses clés, qu’il a miraculeusement placées sur le crochet à l’entrée pour une fois. « Je vais descendre à ma voiture et je ne reçois pas de signal dans le parking. Je te rappelle dès que je remonte à la surface. » Il raccroche, attrape le trousseau de clés et sort de l’appart. Dans le couloir, il s’arrête à peine le temps de verrouiller la porte, puis il se jette sur la cage d’escaliers. En dévalant les marches quatre à quatre, il manque à deux reprises de dégringoler, se rattrapant de justesse à la rampe de métal.

Une fois installé dans sa voiture, il branche son téléphone au système et démarre sur les chapeaux de roue. Dès qu’il s’est engagé dans la rue, il rappelle Aisling, comme il l’a promis. La tonalité sonne une fois, puis deux, trois… Finalement, c’est la boîte vocale qui lui répond. Malade d’inquiétude, Sid roule comme un fou dans les rues relativement tranquilles de Brisbane. Partagé entre l’envie de brûler tous les feux rouges et la crainte de se faire prendre, et donc, d’être retardé, il hésite à rouler aussi vite qu’il le voudrait. Et pourtant, il réussit tout de même à se garer devant l’adresse que lui a donnée Aisling un peu plus de douze minutes après être parti de l’appartement. Il sort du véhicule. La portière claque derrière lui. Prudent, le tatoueur évalue son environnement avant de s’approcher du hangar. Le bâtiment est aussi délabré et louche qu’il ne l’avait imaginé. Les rayons orangés du soleil de fin de journée, qui étirent toutes les ombres, rendent l’endroit encore plus lugubre. Même si le quartier dans lequel il se trouve ne donne pas directement sur le port, Sid entend tout de même la rumeur de la machinerie lourde qui s’active sur les quais pour charger les conteneurs de marchandise sur les bateaux. Autour de lui, aussi loin que son regard porte, il n’y a que de la grisaille industrielle recouverte de crasse, de graffitis ou des deux.
(sérieusement, qu’est-ce qu’Aisling foutait par ici?)
Encore cette question sans réponse qui le chicote depuis qu’il a reçu l’appel de son amie et qu’il rumine en s’approchant de ce qui semble être la porte principale du hangar. Il songe sans joie que, dans les séries américaines, c’est à ce moment que les policiers brandiraient tous leur revolver en un geste parfaitement coordonné. Mais lui n’a aucune arme, sinon ses poings et ses pieds. Pas très rassuré, mais trop orgueilleux pour se l’avouer, il bombe le torse et entre dans le bâtiment.

L’intérieur n’est pas en bien meilleur état que la façade. Sur le sol jonché de ferraille, Sid aperçoit des taches de ce qu’il croit être de l’essence et… d’autre chose. Il préfère ne pas penser à ce que ça pourrait être. Il enjambe un bout de tuyau…
(tu devrais peut-être le ramasser, au cas où?)
(mais non voyons, ne sois pas ridicule)

…et pénètre un peu plus dans le hangar. Il y fait plus sombre qu’à l’extérieur et il doit plisser les yeux pour arriver à distinguer les ombres entre elles. « Aisling? » D’abord, seul l’écho de sa voix lui revient, amplifié par l’acoustique caverneuse du hangar, puis il entend un drôle de bruit. On aurait dit un genre de gémissement, peut-être de douleur ou de peur et, comme il croit reconnaître la voix de son amie, il presse le pas dans la direction d’où semblait provenir le son en prenant garde à où il met les pieds.



I could've sworn I'd saved myself
from all the demons here


Dernière édition par Sid Bauer le Lun 17 Juil - 5:30, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 23 ans.
SURNOM : Ash, Leen ou Lily par ses amis. Mais pour le reste du monde elle est Ivanna Rose.
STATUT : Elle fuit ce à quoi elle aspire.
MÉTIER : Suicide Girl (modèle érotique), serveuse & danseuse burlesque
LOGEMENT : Appartement #353 à Redcliffe

POSTS : 180 POINTS : 45

PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique prononcé. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane, mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien, si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et la dope destinée à anesthésier sa honte. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son coeur à sa place. Parfois, elle couche sur le papier le tumulte de ses sentiments et se prends à les chanter timidement. Mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : CamberPhoenixSid [3]Mitchell
RPs EN ATTENTE : Robin ♡ Nissrin ♡ Debra
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Mellisa Clarke
CRÉDITS : MØRPHINE, Neon Demon & tumblr
DC : Jameson la louve & Kyte le vieux type louche
INSCRIT LE : 07/09/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t11388-aisling-run-away-try-to-find-that-safe-place-you-can-hide http://www.30yearsstillyoung.com/t11572-aisling-hayes-would-you-love-a-creature-like-me http://www.30yearsstillyoung.com/t12436-aisling-hayes

MessageSujet: Re: i'll never let them take the light behind your eyes + aisling   Mar 13 Juin - 19:37




I'll never let them take the light
behind your eyes
Sid & Aisling •• Brisbane, juin 2016

Aisling hoche la tête dans le vide. Elle aimerait supplier Sid de rester au téléphone encore un peu plus longtemps. De ne pas l’abandonner. Mais elle sait bien que si elle le retient il mettra plus de temps à arriver. Alors elle se mord les lèvres pour ne pas tenter de le retenir, et ses doigts tremblants se resserrent autour du téléphone comme pour se raccrocher à ces dernières paroles, cette dernière présence. Et puis il raccroche, et pendant quelques secondes interminables, la tonalité du téléphone fait comme un bruit assourdissant dans sa tête douloureuse. Il va me rappeler dans quelques minutes. Il m’a promis qu’il allait me rappeler. Et Sid tient ses promesses. Aisling essaie de se raisonner, pour ne pas se laisser à nouveau emporter par la panique. Elle écarte maladroitement le petit téléphone portable de son oreille et le glisse dans la poche de son jean. Elle prend quelques inspirations, pour essayer de se concentrer sur autre chose que la douleur sourde qui bat dans ses tempes, l’odeur âcre de son sang et les courbatures de ses muscles raidis par le choc. Et s’il revient ? S’il a essayé de tirer de l’argent sur mon compte et réalisé qu’il ne reste que trois fois rien ? Un sanglot terrifié s’échappe des lèvres d’Aisling et son corps se secoue de sanglots qui ne font qu’augmenter sa douleur et l’anxiété qui la ronge. Il va me tuer. Il va me tuer. Il va me tuer ! Sa respiration saccadée lui donne l’impression de s’étouffer. Elle essaie de reprendre le dessus, de se réguler, mais ce qu’il lui faudrait c’est un valium et Steinberg lui a pris tout ce qu’il lui restait. « Pour rembourser sa dette », qu’il disait, mais Aisling se demande si ce n’est pas plutôt pour la punir plus encore.

Un bruit métallique la fait sursauter. Aux aguets, Aisling tend l’oreille pour essayer de comprendre d’où il provient et à quoi il est dût. C’est surement une barre de fer qui est tombée sur le béton. Ça, ou bien son dealer qui s’en revient de son siphonage de compte peu fructueux et s’amuse à la terroriser avant de lui assener la raclée de sa vie. Cette fois, le sang d’Aisling ne fait qu’un tour et l’adrénaline réveille son instinct de survie (pourtant maigre d'ordinaire). Trouve toi un endroit à peu près sécuritaire, il a dit. Se remémorant les conseils avisés de son ami, Aisling bondit sur ses pieds et se déplace discrètement en essayant d’ignorer la douleur qui émane de son tibia. Qu’importe, il faut bouger : ici, elle est trop exposée. Ses yeux parcourent les ténèbres autour d’elle, seulement perturbées par quelques rayons de lumière orangée qui filtrent à travers les murs ébréchés de l’immense hangar. L’inquiétude la prend de nouveau lorsqu’elle réalise qu’il n’y a littéralement rien pour se cacher. A moins que… Son regard s’attarde sur une rangée de containers tout au fond, superposés sur deux niveaux. Oui, si elle parvient à grimper là-haut, elle sera difficilement visible. Retenant son souffle, elle boitille jusqu’à une petite échelle en ferraille et gravit les échelons en espérant que le bruit léger de ses pas ne parviennent pas jusqu'à l’intrus. Si intrus il y a. Arrivée en haut, elle se glisse sur le caisson métallique et se recroqueville dans un coin d’ombre pour sortir son téléphone, car Sid ne devrait pas tarder à la rappeler. D’ailleurs, elle s’étonne de ne pas l’avoir déjà entendu vibrer dans sa poche. Ce n’est que lorsqu’elle remarque l'écran noir qu’elle en comprend la raison : plus de batterie. Les battements de son cœur s’accélèrent à nouveau et la sensation de solitude s’abat sur ses épaules avec tant de force que son corps chancelle et a tête lui tourne. Ok. Du calme. Elle se dit en s’allongeant sur le métal tiède et humide. Il est en route. Il viendra. Inspiration, expiration. Et s’il ne me trouve pas ? S’il a un accident ? S’il n’avait jamais eu l’intention de me rappeler et qu’il est encore chez lui parce qu’il a mieux à faire que de récupérer une junkie à problèmes dans un hangar ? Inspiration. Inspiration. Inspiration. Expiration. Inspiration. Expiration. Expiration. La danse erratique de ses poumons semble s’accorder avec les battements irréguliers de son cœur pour former une cacophonie assourdissante. Je fais trop de bruit, il va me repérer ! Les larmes coulent le long de ses joues meurtries, et ses sanglots ricochent contre le silence. Les secondes s’étirent et se transforment en minutes, mais il ne vient pas. Il n’a peut-être jamais remis les pieds ici après lui avoir pris son portefeuille en l’échange de quelques bleus et diverse coupures.

Et puis soudain, des bruits de pas. Légers, comme lorsqu’on cherche à être le plus discret possible. Et une voix qui déchire le silence et se répercute contre la taule métallique. Une voix qu’Aisling aurait reconnue entre mille. Le soulagement est tellement intense que son corps ose enfin laisser échapper le gémissement qui grondait en elle depuis ce qui lui semble être une éternité. Un son presque animal, qui ne serait pas loin de l’effrayer si elle n’était pas certaine qu’il soit sorti de sa propre bouche. Apparemment, c’est venu aux oreilles de Sid, car il presse bientôt le pas dans sa direction. Alors elle se redresse mollement et se traîne jusqu’au bord du container pour essayer de l’apercevoir.

- Sid ? Elle appelle d’une petite voix, toujours sur ses gardes. Sid, je suis là !

Et puis elle le voit enfin, bravant les ténèbres de ce triste lieu pour tenter de se repérer au son de sa voix. Sans plus attendre, Aisling redescend le long de l’échelle. Le bruit de ses bottes tapant contre le métal se répercute dans tout le hangar à présent, mais l’irlandaise n’en a plus rien à faire. Sid est là à présent, et il ne pourra plus rien lui arriver de mal. Elle voudrait courir jusqu’à lui, mais la douleur et la honte la retiennent. Alors elle marche lentement dans sa direction. La tête baissée pour essayer de cacher son visage tuméfié derrière ses cheveux emmêlés et collés par le sang.

- Je suis là. Elle reprend timidement. Je suis désolée de te déranger à cette heure-là… je ne savais pas qui appeler, je…

Un bruit sourd la fait sursauter et un hoquet terrorisé s’échappe de ses lèvres, interrompant brusquement le flot de ses paroles. Elle courre presque pour franchir les derniers mètres qui la séparent de Sid et s’accroche à son avant-bras comme à une bouée de sauvetage.

- Il faut y aller, il va peut-être revenir.

Elle souffle d'une voix blanche. Tout son corps est agité de tremblements à présent, et ses dents claquent malgré la tiédeur ambiante. C'est comme si tout le stress qu'elle a éprouvé au cours de la dernière heure se déverse d'un coup dans ses veines pour s'échapper de son corps. Comme si le mécanisme de survie qui l'avait maintenue en état de fonctionner se faisait brusquement la malle, la laissant seule avec le traumatisme de cette agression, et la peur qu'elle se répète.

- Sid, je t'en prie, ramène moi à la maison...

Elle insiste, comme son ami semble hésiter sur la conduite à tenir. Mais Aisling n'a pas vraiment envie de le voir attendre pour affronter Steinberg, ni qu'il l'amène à l'hôpital ou dans une station de police pour faire une déposition. Ce qu'il lui faut maintenant, c'est une couverture chaude, une présence rassurante, une tisane et une peluche. Et les blessures de son âme comme de son corps ne guériront qu'avec le temps. Comme d'habitude.


black pumpkin & whitefalls


Oh I love the taste of cyanide, oh how I love to feel it burn Inside. I'm on the hour and I've been there for a long time but somehow I feel like I'm fading out of line. •• Crashdïet
Revenir en haut Aller en bas
avatar
le tatoueur au coeur tendre
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : vingt-sept ans, né le 26 janvier 1990.
STATUT : il n'a d'yeux que pour sa belle blonde.
MÉTIER : tatoueur, propriétaire de son propre salon, wild ink.
LOGEMENT : #55, pine rivers [appartement], avec son colocataire

POSTS : 524 POINTS : 110

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Il a un chat noir et blanc. + Il adore lire et regarder des documentaires. + Il a une sœur cadette. + Il déteste qu’on le prenne en photo. + Il fume, boit et se fiche de ce que les gens pensent, mais il n’a jamais touché à la drogue. + Il se spécialise dans les tatouages personnalisés. + Il adore dessiner. + Il aime les chats, la crème glacée à la pistache, les musées, les livres de recettes. + Il n'aime pas les épinards, les huîtres, le marron, les imbéciles et les gens bornés.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : caro + triss + aisling #3 + lisbeth
RPs TERMINÉS : adaline #1 | #2 + kenny + harley #1 | #2 | #3 | #4 + aisling #1 | #2 + kane + isaac #1 | #2
AVATAR : andy biersack. ♥
CRÉDITS : alegria
DC : aucun pour l'instant.
INSCRIT LE : 01/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7497-sid-si-tu-m-appelles-sydney-j-te-promets-que-tu-vas-le-regretter-termine http://www.30yearsstillyoung.com/t10973-we-all-need-a-friend-or-two-sid http://www.30yearsstillyoung.com/t7552-sid-bauer#270693

MessageSujet: Re: i'll never let them take the light behind your eyes + aisling   Sam 17 Juin - 20:59


i'll never let them take
the light behind your eyes
Aisling + Sid

L'atmosphère dans le hangar est suffocante. Dehors, on respire mieux : le vent frais de l’automne serpente dans les rues et, avec le soleil qui est sur le point de se coucher, la chaleur est tombée. Dans cette immense boîte de conserve, toutefois, l'humidité stagne et alourdit l'air tiède, se mêlant aux relents d'huile à moteur et d'essence. Sid avance prudemment dans la pénombre. Il avait d’abord songé à sortir son téléphone pour utiliser la lampe de poche, mais il s’était ravisé par crainte d'attirer l'attention sur lui. C'est stupide de sa part, mais il n’arrive pas à oublier la voix terrifiée d’Aisling au téléphone. Influencé par l’atmosphère lugubre et oppressante du lieu, il a du mal à contrôler son imagination trop fertile et il voit une silhouette menaçante dans chaque ombre qui se dresse sur son chemin. Depuis le gémissement, il n’y a eu aucun autre son qui aurait pu lui indiquer la présence d’Aisling, aussi s’arrête-t-il un instant pour tendre l’oreille. Malheureusement, il n’entend rien d’autre que des couinements, sans doute émis par un ou deux gros rats, quelque part sur sa gauche, vers le mur. Il fronce le nez, vaguement dégoûté par cette idée. Devant lui, il n’y a presque rien, sauf le vide qui s’étend presque à l’infini et de gros conteneurs en métal bosselé, tout au fond du hangar. C’est vers eux que Sid se dirige lentement, d’abord parce que c’est de là que la voix semblait provenir, et ensuite parce que, si la jeune femme a suivi son conseil et a essayé de se cacher, il ne voit pas où d’autre elle aurait pu le faire dans cet endroit.
(à moins qu’il ne lui soit arrivé quelque chose après que tu as raccroché)
L'image du corps menu d'Aisling gisant dans un bain de sang sur le béton danse devant ses yeux. Angoissé, il cille trois fois pour la chasser.

Finalement, une voix transperce le silence, rebondissant sur les murs pour se rendre jusqu’à Sid et l’interpellant. Il presse le pas pour traverser la quinzaine de mètres qui le sépare du conteneur. Les yeux levés vers l'endroit d'où émanait le son, il scrute l’espace au-dessus des conteneurs. C'est ainsi qu'il voit une forme à peu près humaine se redresser. La chevelure sombre d'Aisling se fond si bien dans l'obscurité qu'il ne distingue presque rien, sinon le faible éclat de sa peau claire. La silhouette s’agite, puis se glisse le long d’une petite échelle de métal qui ne semble pas particulièrement solide. Heureusement, la jeune femme n'est pas lourde et elle réussit à descendre sans que les barreaux rouillés ne cèdent sous son poids. Sid laisse échapper un soupir de soulagement lorsque ses pieds touchent enfin le sol. Cependant, sa joie est de bien courte durée, car il constate aussitôt qu’Aisling est blessée. Elle avance lentement en clopinant, visiblement endolorie. Elle fixe le sol, peut-être pour éviter de trébucher et peut-être pour éviter son regard. Comme un rideau de cheveux dissimule ses traits, il n’arrive pas à voir dans quel état elle se trouve. Piteuse, elle s'excuse de l'avoir dérangé. Sid hoche la tête. « Mais non, ne t'en fais pas. Je suis content que tu m'aies appelé. » Un bruit retentit dans le hangar. Le tatoueur est à peu près certain qu’il provenait du port – sans doute une grue qui a déposé un peu brusquement de la marchandise sur un bateau –, mais Aisling, qui semble croire qu’il s’agit d’autre chose, bondit littéralement vers lui comme un cerf effrayé.

Elle s'accroche de toutes ses forces à l'un de ses bras et lui souffle qu’il va peut-être revenir. Pas besoin d’être clairvoyant pour comprendre qu’elle parle de son agresseur. « D’accord, » dit-il doucement. En fait, il doute que l’homme revienne si tôt sur les lieux du crime. Il pose sa main libre sur l’épaule de d’Aisling, qui tremble de tous ses membres, pour essayer de la calmer. « Sid, je t'en prie, ramène moi à la maison. » Il fronce les sourcils. Ce n'est pas du tout ce qu'il avait en tête, car il se doute qu’elle aura besoin de soins qu'il ne pourra pas lui prodiguer. Sauf qu'il sait aussi que ça ne sert à rien de protester tout de suite. Pâle comme un fantôme, elle le regarde toujours de ses yeux ronds terrifiés. Convaincu qu’il n'arrivera pas à lui faire entendre raison tant qu'elle sera dans cet état, il l’entraîne doucement dans la direction d’où il est arrivé en évitant de répondre directement à sa demande. « Viens. » Au début, ils se traînent lentement vers la porte parce qu’Aisling a de la difficulté à s’appuyer sur sa jambe. Après que Sid rajuste sa prise sur la jeune femme pour supporter une partie de son poids, ils avancent mieux et ils rejoignent assez rapidement la porte. Dans la rue, les derniers rayons du soleil frôlent l’horizon et sont sur le point de disparaître, mais il y fait tout de même plus clair qu'à l'intérieur. Sid guide sans peine son amie jusqu’au flanc de la voiture, contre lequel il l’aide à s’appuyer. Aisling tremble toujours, sans doute plus de choc que de froid, mais le tatoueur se penche tout de même pour ouvrir la portière et attraper son hoodie sur la banquette arrière.

Dans la lumière du jour qui meurt, les blessures de la jeune femme sont bien visibles. Des bleus foncés sont déjà apparus un peu partout sur son visage. Ses bras n'ont pas été épargnés non plus et, en l'aidant à enfiler le hoodie, il remarque l'un d'entre eux, bien en évidence sur son biceps. Il ressemble à l'empreinte d'une main, avec chacun des doigts clairement définis. Une boule de fureur brûlante se forme dans l'estomac du tatoueur, qui serre la mâchoire pour en laisser paraître le moins possible. Ce n'est pas le moment de laisser libre court à sa colère : il doit continuer à se montrer calme et rassurant pour son amie.
(n'empêche, si le bâtard qui t'as fait ça se trouve un jour sur mon chemin, je vais m'assurer qu'il n'aura pas l'occasion de recommencer)
Le sang qui a glissé le long du menton d'Aisling le distrait de ses pensées assassines. Il tend la main pour repousser doucement ses cheveux vers l'arrière, dégageant du coup une coupure de quelques centimètres qui s'étire du front à la tempe de la jeune femme. Une folle envie de laisser échapper quelques jurons bien colorés le traverse, mais il se retient de le faire. Il réfléchit plutôt à la situation et, plus précisément, à tout ce qu’il ignore de la situation. Comment Aisling s’est-elle retrouvée dans ce hangar? Qui l’a agressée et pourquoi? Se trouvait-elle simplement au mauvais endroit au mauvais moment? Même s’il meurt d’envie de comprendre, il décide de remettre l’interrogatoire à plus tard. C’est qu’il vaut mieux choisir ses batailles et, pour l'instant, le plus important est de la convaincre d'aller voir un médecin. Il pourra toujours lui poser des questions plus tard, une fois qu’elle se sera calmée. « Je pense vraiment qu'on devrait aller à l'hôpital. Ou au moins à une clinique. » Il parcourt rapidement ses blessures du regard. « Tu pourrais avoir une commotion cérébrale, une jambe ou des côtes cassées… Et je crois qu'il te faudrait des points de suture. » Il est à peu près certain qu'ils devraient aussi aller faire une déclaration au poste de police le plus près, mais il se doute bien que, si elle n'a pas envie d'aller se faire soigner, elle voudra encore moins parler à un policier. « Si tu ne veux absolument pas aller à l'hôpital, il faudra arrêter à une pharmacie pour acheter de quoi te faire des bandages et refermer cette coupure, » ajoute-t-il prudemment. Il préfère de loin la première option, mais ce n'est pas comme s'il allait traîner contre son gré une Aisling récalcitrante et traumatisée jusqu’aux urgences.



I could've sworn I'd saved myself
from all the demons here
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 23 ans.
SURNOM : Ash, Leen ou Lily par ses amis. Mais pour le reste du monde elle est Ivanna Rose.
STATUT : Elle fuit ce à quoi elle aspire.
MÉTIER : Suicide Girl (modèle érotique), serveuse & danseuse burlesque
LOGEMENT : Appartement #353 à Redcliffe

POSTS : 180 POINTS : 45

PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique prononcé. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane, mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien, si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et la dope destinée à anesthésier sa honte. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son coeur à sa place. Parfois, elle couche sur le papier le tumulte de ses sentiments et se prends à les chanter timidement. Mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : CamberPhoenixSid [3]Mitchell
RPs EN ATTENTE : Robin ♡ Nissrin ♡ Debra
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Mellisa Clarke
CRÉDITS : MØRPHINE, Neon Demon & tumblr
DC : Jameson la louve & Kyte le vieux type louche
INSCRIT LE : 07/09/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t11388-aisling-run-away-try-to-find-that-safe-place-you-can-hide http://www.30yearsstillyoung.com/t11572-aisling-hayes-would-you-love-a-creature-like-me http://www.30yearsstillyoung.com/t12436-aisling-hayes

MessageSujet: Re: i'll never let them take the light behind your eyes + aisling   Dim 25 Juin - 18:07




I'll never let them take the light
behind your eyes
Sid & Aisling •• Brisbane, juin 2016

Ses yeux dans les siens, Sid semble hésiter. Mais pourquoi il hésite ? Enfin, le regard de son ami s’adouci et il place sa main autour de ses épaules meurtries pour l’entraîner hors de cet endroit terrifiant. Aisling n’a pas besoin de se faire prier. Elle hoche vigoureusement sa tête et clopine docilement à ses côtés. Alors que l’adrénaline et le choc s’éloignent peu à peu, la douleur reprend ses droits et elle éprouve une difficulté grandissante à s’appuyer sur sa jambe. Heureusement, Sid le remarque et passe un bras autour de sa taille pour la porter à moitié, et Aisling est tellement touchée par ce soutien discret, cette petite marque de considération, que les larmes menacent de monter à nouveau jusqu’à ses yeux humides.

Et puis enfin, ils sont dehors. L’odeur de l’iode, le bruit lointain des vagues et la lumière tamisée du début de soirée forment un tableau d’un calme qui semble déplacé par rapport à l’ouragan qui agite Aisling de l’intérieur. Elle n’arrive pas à s’y accrocher, à inspirer cette sérénité pour s’apaiser. Comme un automate, elle suit Sid jusqu’à sa voiture et le laisse la déposer contre la taule. C’est comme si elle était à l’extérieur de son corps. Elle ne réalise qu’elle tremble que lorsque Sid l’enroule dans un hoodie trop grand pour elle. Ne prend conscience de cette affreuse coupure sur son visage que lorsqu’il écarte les quelques mèches de son front et qu’elle lit la peine et la colère dans son regard. Cette colère qui l’effraie soudain. Cette colère qu’elle pense avoir provoqué. Tout comme cette situation. Et toutes les merdes qu’elle attire comme un aimant. La honte lui brûle les entrailles et le visage pareil. Aisling baisse les yeux pour ne plus avoir à affronter cette lueur dans le regard de Sid. L’espace de quelques secondes, elle regrette de l’avoir appelé. Elle aurait tant aimé qu’il ne la voit jamais ainsi. Rester pour lui cette amie avec qui manger des frites et regarder des épisodes de série télévisées et parlant de leurs musiques préférées. Se sentir normale et sereine en sa compagnie, tout en sachant qu’il ignorait tout de sa capacité phénoménale à attirer les ennuis. Elle avait été si naïve de s’imaginer qu’elle pourrait plus longtemps protéger leur amitié de sa réalité. Car la paix, la vraie, Aisling ne sait pas ce que c’est. Elle ne l’a jamais connue. Pourrait-il en être autrement, lorsqu’on est née comme elle dans les ruines d’une ville déchirée par une guerre civile ? L’irlandaise est tellement habituée à avoir le chaos pour quotidien qu’elle ne sait même pas ce qu’elle ferait si un jour il l’abandonnait à son tour. Au fond, cet éternel tourment est presque rassurant. Prévisible.

Plongée dans ses pensées, Aisling sent le présent lui échapper. Réfugiée dans son monde imaginaire, elle se sent presque en sécurité. Mais la voix de Sid la ramène finalement à la réalité, et sa suggestion de l’emmener à l’hôpital lui fait comme un coup de poignard. Elle relève la tête et n’essaie même pas de cacher l’appréhension qu’affichent ses grands yeux. Les battements de son cœur s’accélèrent et elle secoue négativement la tête. Elle n’est peut-être pas très futée, mais elle sait bien une chose : à l’hôpital, on lui demandera comment elle s’est fait tout ça. Et puis on la forcera à faire une déposition. Et Aisling, elle ne parle pas à la police. Question de principe. La police, c’est l’ennemi. C’est les types qui débarquent en hurlant au milieu de la nuit. Ceux qui l’arrachent à son lit et fouillent son matelas à la recherche d'armes illégales. Ceux qui brutalisent sa mère et emmènent son père en prison. Ceux qui abattent les siens en pleine rue s’ils refusent de décliner leur identité ou ont le malheur de s’exprimer en gaélique avec fierté. Éirinn go brách!, un dernier cri avant la mort. Et puis ici, la police vérifierait son identité. Et alors il ne leur faudrait pas longtemps avant de réaliser qu’Aisling est en Australie sans visa. Moins de temps encore pour la jeter dans le premier avion pour Belfast, ou plus rien ne l’attend sinon la douleur et la honte.

- Non pas l’hôpital, je t’en prie ! Elle plaide d’une voix désespérée. C’est inutile, c’est rien. C’est beaucoup plus moche que dangereux. Un truc qui se confond entre le rire et le sanglot s’échappe de sa bouche. Je t’assure, j’ai l’habitude. Je le saurais si c’était grave.

Elle dit pour le rassurer, sans réaliser à quel point ses paroles trahissent l’anormalité de sa situation. Mais pour Aisling, ce n’est pas étrange, c’est le quotidien. Les coups pleuvaient dans son enfance. Et même si ça la terrifiait, elle sait que les bleus guérissent d’eux-mêmes et les bossent partent avec le temps. Que les coupures cicatrisent et ne laissent que quelques griffures blanches sur sa peau pâle. Le plus difficile c’est de les retirer de son cœur. De ne pas sursauter lorsque quelqu’un hausse la voix. De ne pas se protéger de ses mains au premier geste brusque. De se retirer de la tête que tout le monde finira par la blesser, que tous les hommes ont la violence dans le sang, et que le jour viendra ou même Sid la trouvera tellement idiote qu’il ne pourra pas s’empêcher de lui mettre une raclée. Et ce jour-là, elle aura mal, mais plus que son corps, c’est son cœur qui sera meurtri. Elle hoche néanmoins la tête lorsque Sid semble trouver un compromis.

- D’accord pour la pharmacie.

Elle finit par accepter. Elle sent bien que cette option ne satisfait que moyennement son ami, et elle s’en veut de lui infliger ça sans rien lui dire. Mais ses lèvres restent scellées jusqu’à ce qu’il ouvre finalement la porte et l’installe sur le siège passager. Elle attache sa ceinture de sécurité et ses yeux se perdent dans le vague, errant sur le bord de la route qu’ils longent. Les accords de guitare qui s’échappent de l’autoradio font comme un baume sur son cœur. Au bout d’un moment, elle jette un regard en biais vers Sid, et elle déteste la tension qu’elle voit dans ses traits et qui trahissent l’inquiétude et les questionnements qui le rongent. Il ralenti, et s’arrête sur le côté de la route. Probablement pour aller chercher les médicaments qui lui semblent nécessaire. Et brutalement, Aisling ne supporte plus ce silence et ces non-dits. C’est comme si elle ne peut pas le laisser quitter la voiture sans une demi explication, une once de gratitude.

- Sid ? Elle appelle d’une petite voix. Je suis vraiment désolée de te mêler à tout ça. J’sais bien que tu mérites mieux que ça. Mais je voulais te dire merci. Je m'attendais vraiment pas à ce que tu viennes.

Ni à ce qu'il respecte sa volonté de ne pas vouloir se rendre à l'hôpital, mais elle n'a pas trop envie d'insister là-dessus, étrangement.


black pumpkin & whitefalls


Oh I love the taste of cyanide, oh how I love to feel it burn Inside. I'm on the hour and I've been there for a long time but somehow I feel like I'm fading out of line. •• Crashdïet
Revenir en haut Aller en bas
avatar
le tatoueur au coeur tendre
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : vingt-sept ans, né le 26 janvier 1990.
STATUT : il n'a d'yeux que pour sa belle blonde.
MÉTIER : tatoueur, propriétaire de son propre salon, wild ink.
LOGEMENT : #55, pine rivers [appartement], avec son colocataire

POSTS : 524 POINTS : 110

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Il a un chat noir et blanc. + Il adore lire et regarder des documentaires. + Il a une sœur cadette. + Il déteste qu’on le prenne en photo. + Il fume, boit et se fiche de ce que les gens pensent, mais il n’a jamais touché à la drogue. + Il se spécialise dans les tatouages personnalisés. + Il adore dessiner. + Il aime les chats, la crème glacée à la pistache, les musées, les livres de recettes. + Il n'aime pas les épinards, les huîtres, le marron, les imbéciles et les gens bornés.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : caro + triss + aisling #3 + lisbeth
RPs TERMINÉS : adaline #1 | #2 + kenny + harley #1 | #2 | #3 | #4 + aisling #1 | #2 + kane + isaac #1 | #2
AVATAR : andy biersack. ♥
CRÉDITS : alegria
DC : aucun pour l'instant.
INSCRIT LE : 01/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7497-sid-si-tu-m-appelles-sydney-j-te-promets-que-tu-vas-le-regretter-termine http://www.30yearsstillyoung.com/t10973-we-all-need-a-friend-or-two-sid http://www.30yearsstillyoung.com/t7552-sid-bauer#270693

MessageSujet: Re: i'll never let them take the light behind your eyes + aisling   Lun 3 Juil - 6:24


i'll never let them take
the light behind your eyes
Aisling + Sid

Comme il s'y attendait, sa réaction lorsqu’elle entend le mot hôpital est loin d'être positive. Tout son visage se décompose comme une aquarelle diluée par la pluie. Dans ses yeux qui s'ouvrent tout grands de frayeur, il lit une supplication pas du tout voilée, le même genre d'expression qu'un animal aurait en chemin pour l'abattoir. Comme si ce n'était pas suffisamment crève-cœur en soi pour le convaincre d'ignorer son instinct, elle en rajoute une couche. Il est à peu près certain qu'elle n’a pas conscience de l’incongruité de ses paroles. Comment peut-elle dire qu’elle a l’habitude d’être recouverte de bleus et de bosses comme si c'était la chose la plus naturelle au monde? Et cette révélation un peu tordue le fait tout à coup douter de lui-même. Se baladait-elle avec une constellation de blessures lorsqu’ils passaient du temps ensemble? A-t-il été aveugle au point de ne pas voir que son amie avait besoin d'aide? Et, surtout, aurait-il pu faire quelque chose avant qu'elle ne se fasse tabasser dans ce hangar? À cette idée, Sid sent son cœur se tordre dans sa poitrine comme si quelqu’un venait de l’empoigner fermement et de l’écraser. Il hoche la tête. « D'accord, d'accord. Pas d'hôpital, promis. » Elle se détend aussitôt. Le mouvement est presque imperceptible, mais le tatoueur, qui a toujours les mains posées sur les épaules d’Aisling, sent ses muscles se délier sous ses doigts. Rassurée, elle accepte au moins d'arrêter à la pharmacie. C’est une maigre consolation pour Sid, qui sent déjà venir la nuit d'insomnie. Il sait qu’il ne pourra pas s’empêcher de vérifier à toutes les heures que son amie dort normalement et pas parce qu’une commotion cérébrale non détectée l'a envoyée dans le coma. Tout en gardant un œil sur Aisling, au cas où elle perdrait l’équilibre, il se penche pour ouvrir la portière. Il aide ensuite la jeune femme à se glisser dans le siège passager, la soutenant lorsqu’elle doit s’appuyer sur sa mauvaise jambe pour monter. Une fois qu’elle est bien installée, il referme la portière et contourne le capot pour prendre place côté conducteur. Il démarre la voiture et boucle sa ceinture avant de jeter un coup d’œil discret dans la direction d’Aisling pour s'assurer qu'elle en a fait autant.

La nuit est bel et bien tombée maintenant et Sid doit allumer les phares avant de s'engager dans la rue déserte. Ils roulent un moment parmi les immeubles gris. Bientôt, ils laissent derrière eux ce quartier plutôt mal famé de Brisbane pour retrouver la ville que le tatoueur connaît bien. Dans l'habitacle, aucune parole. Il n’y a que le ronronnement du moteur et le gémissement des guitares électriques qui s'échappe de la radio. Sid se concentre sur la route pour s’occuper l’esprit. De cette façon, il arrive à ignorer les questions sans réponse qui tourbillonnent dans sa tête. Les mains serrées sur le volant, il reproduit distraitement du bout des doigts le rythme de la chanson qui passe à la radio. Il y a tant de choses qu'il ignore d'Aisling : qui elle est vraiment, ce qu’elle a vécu, les gens qu'elle côtoie… Ils discutent beaucoup, oui, mais rarement de sujets sérieux ou de leur vie. Il sait quel est son groupe fétiche et qui est son idole, quel film elle écoute pour rire et lequel l'endort à tous les coups. Mais il ne sait pas grand-chose sur elle, ni sur son histoire. Elle vient d'Irlande, ça il le sait. Mais a-t-elle des frères? Des sœurs? Ses parents sont-ils encore vivants? Et si oui, ont-ils des nouvelles de leur fille? Tout ce qu'il connaît d'elle, ce sont les détails qui flottent à la surface. Il ignore ce qu’elle peut bien cacher au plus profond d’elle-même et il ne peut s'empêcher de se demander si, parmi ces choses qu'il ignore, justement, il n'y en aurait pas une qui expliquerait ce qu’elle faisait dans ce hangar ou pourquoi elle a l'air d'avoir perdu un match de boxe.

Il tourne dans une rue un peu plus achalandée et remarque une petite pharmacie encore ouverte malgré l'heure tardive. Craignant que celle de son quartier soit fermée, il décide de s’arrêter là. Il se gare en douceur sur le bord de la chaussée et éteint le moteur, mais pas la radio. La main sur la poignée, il cherche ce qu’il devrait dire. Au final, il n’a pas besoin de se casser la tête parce qu’Aisling l'interpelle. Il se tourne vers elle. « Je suis vraiment désolée de te mêler à tout ça. J'sais bien que tu mérites mieux que ça. Mais je voulais te dire merci. Je m'attendais vraiment pas à ce que tu viennes. » Étonné par cette confession inattendue, il hausse les sourcils. « Mais qu’est-ce que tu racontes? Tu peux compter sur moi, tu sais. Si tu as besoin d'aide, je serai là. » Une étincelle de doute s'allume dans les prunelles d’Aisling. Le tatoueur soutient son regard, comme s'il pouvait lui prouver toute sa sincérité par ce simple contact visuel. Il pose une main sur l’avant-bras de la jeune femme, le presse doucement. « J'en ai pour une dizaine de minutes tout au plus. Ça va aller si je te laisse toute seule ici? » Elle acquiesce d'un petit hochement de tête. Satisfait, il lui sourit et sort de la voiture.

Songeur, il pousse la porte du petit commerce. Le commentaire d’Aisling le laisse perplexe, encore une fois. Pourquoi ne serait-il pas venu à son secours? Il suppose qu’il pourrait être vexé par ce qu'elle semblait insinuer sur sa personnalité, mais il ressent plutôt une vague tristesse. Ce genre de désespoir ou de résignation ne naît pas de rien. Pour en arriver à ce point, elle a dû être abandonnée à de nombreuses reprises. La voix d'une employée qui lui demande d'un ton inquiet s'il a besoin d'aide le tire de ses pensées. Ça doit faire un petit moment qu'il réfléchit tout seul dans l'entrée parce qu'elle l'observe d'un drôle d'air. « Euh... non merci, ça va. » Il parcourt rapidement les rayons du regard pour repérer celui des premiers soins. Sur les tablettes, il y a des dizaines de produits et il les examine avec l’impression d’être complètement dépassé par les événements. C'est pas le moment de craquer. Il inspire profondément pour retrouver ses esprits. En revoyant mentalement les blessures qu’il a remarquées sur son amie, il choisit des pansements de différentes tailles, un tube d’onguent antibiotique, une pommade pour les bleus et une boîte de Stéristrips. À peu près convaincu d’avoir tout ce dont il a besoin, il se rend à la caisse pour payer ses achats. Sac en main, il ressort de la pharmacie et va se rasseoir dans la voiture. Les pansements échouent sur la banquette arrière, puis Sid rallume le moteur. « On n’en a plus pour très longtemps, on est presque arrivés chez moi. » Aisling voulait retourner chez elle, mais le tatoueur sait qu’elle habite au dernier étage d’un immeuble sans ascenseur. Avec sa jambe blessée, elle aurait certainement eu du mal à grimper jusqu’à son appartement. L’immeuble de Sid, lui, a un ascenseur. Ce n’est qu’une petite cage, à peine assez grande pour que quatre personnes y prennent place, et tellement lente que le jeune homme trouve les escaliers plus rapides, mais qui sera ce soir très utile.

La voiture s’engage enfin dans le parking sous-terrain de l’immeuble. Sid se gare dans son stationnement désigné qui, heureusement, ne se trouve pas très loin de la porte. Il attrape ses achats et s’empresse d’aller aider Aisling, qui a déjà détaché sa ceinture et ouvert la portière. Il lui tend la main pour l’aider à garder l’équilibre. Une fois qu’elle est debout, il glisse à nouveau un bras autour de sa taille pour la soutenir. Ils avancent lentement jusqu’à l’ascenseur. Les portes s’ouvrent dès que le tatoueur appuie sur le bouton et ils entrent dans la cage. Il leur faut un bon deux minutes pour atteindre le cinquième étage, mais ils finissent par rejoindre l’appartement de Sid. Une fois qu’ils sont entrés, le jeune homme entraîne Aisling jusqu’au canapé, où il la fait asseoir. Il dépose ensuite son nouveau kit de premiers soins sur la table basse du salon. Il s’y installe à son tour, face à la jeune femme. « Est-ce que je peux m’occuper de tes blessures? » Il préfère demander parce que la dernière chose qu’il veut, c’est la mettre mal à l’aise. « Et… » Il ne sait plus s’il a vraiment envie de poser la question qui le hante depuis qu’il a reçu l’appel de la jeune femme. Car, même s’il brûle de comprendre, il a de plus en plus l’impression que la réponse lui déplaira profondément. Et pourtant, il faut bien qu’il se lance… « Est-ce que tu veux me parler de ce qui t’est arrivé? »



I could've sworn I'd saved myself
from all the demons here
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 23 ans.
SURNOM : Ash, Leen ou Lily par ses amis. Mais pour le reste du monde elle est Ivanna Rose.
STATUT : Elle fuit ce à quoi elle aspire.
MÉTIER : Suicide Girl (modèle érotique), serveuse & danseuse burlesque
LOGEMENT : Appartement #353 à Redcliffe

POSTS : 180 POINTS : 45

PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique prononcé. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane, mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien, si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et la dope destinée à anesthésier sa honte. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son coeur à sa place. Parfois, elle couche sur le papier le tumulte de ses sentiments et se prends à les chanter timidement. Mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : CamberPhoenixSid [3]Mitchell
RPs EN ATTENTE : Robin ♡ Nissrin ♡ Debra
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Mellisa Clarke
CRÉDITS : MØRPHINE, Neon Demon & tumblr
DC : Jameson la louve & Kyte le vieux type louche
INSCRIT LE : 07/09/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t11388-aisling-run-away-try-to-find-that-safe-place-you-can-hide http://www.30yearsstillyoung.com/t11572-aisling-hayes-would-you-love-a-creature-like-me http://www.30yearsstillyoung.com/t12436-aisling-hayes

MessageSujet: Re: i'll never let them take the light behind your eyes + aisling   Mar 11 Juil - 22:08




I'll never let them take the light
behind your eyes
Sid & Aisling •• Brisbane, juin 2016

Tu peux compter sur moi. Si tu as besoin d’aide, je serai là. Les mots qui sortent de la bouche de Sid résonnent dans le cœur d’Aisling et toute son âme aimerait y croire. Et si c’était vrai ? Ne vient-il pas de le prouver, après tout ? Cette fois oui. Peut-être encore la prochaine. Mais la suivante ? Sid n’est qu’humain, il finira par se lasser. Par comprendre que t’es qu'une cause désespérée. Comme tous les autres, il disparaîtra quand t'auras le plus besoin de lui. Le contact des doigts de son ami sur la peau de son avant-bras l’arrache à ses doutes avec un frisson. Il lui demande si elle se sent de rester seule dans la voiture, et elle hésite quelques secondes. La solitude la terrifie. Il y a bien trop de terreurs cachées dans les recoins les plus sombres de cette ruelle la nuit. Mais l’idée de sortir, d’affronter le regard de la pharmacienne sous le puissant éclairage des néons la paralyse encore plus. Alors elle finit par hocher la tête et Sid s’échappe de la voiture après lui avoir adressé un sourire compatissant. Elle le suit des yeux lorsqu’il traverse la route, jusqu’à ce qu’il soit engouffré par la boutique. Et là, elle se concentre sur la musique. Tout pour éviter de sombrer à l’intérieur d’elle-même. Elle y arrive plutôt bien d’ailleurs. Son esprit en veille, son regard perdu dans le vague. Ce serait mieux avec des opiacés ou encore du valium. Voilà ce dont elle aurait réellement besoin. Voilà ce qui la guérirait mieux que des pansements et du désinfectant. Mais évidemment, ça, elle ne peut pas le dire à Sid. Ça doit rester un secret. Un secret qui la bouffe de l’intérieur et qui finira par la faire crever.

Le vide est terrifiant lorsque Sid s’installe à ses côtés. Un peu plus et elle serait tombée dedans. Elle essaie de s’éloigner des bords qui l’angoissent. De reprendre contact avec l’aspect sécurisant de l’habitacle. La chaleur des yeux de Sid. Le ronron apaisant du moteur. Elle trouve un peu de réconfort dans la voix de Sid qui lui annonce qu’ils seront presque arrivés chez lui. Alors elle hoche de nouveau la tête. Chez lui, chez elle, quelle différence ? Du moment qu’on lui donne une couverture, qu’on panse ses plaies, qu’on lui serve une tisane et qu’on l’arrache à la réalité. Chez moi il y a Halloween, proteste une petite voix à l’intérieur. Elle donnerait n’importe quoi pour sentir son chat se coucher en boule sur ses genoux, caresser son pelage si doux du bout de ses doigts et s’enivrer des ronronnements bruyants et calmes qu’elle ne manquera pas d’émettre à ce contact. Peut-être, mais chez Sid, il y a Sid. Et sa présence lui apporte toujours un sentiment de sécurité qui est devenu presque plus addictif que les drogues qu’elle a l’habitude de consommer. Plus rare et plus nouveau, aussi.

La voiture glisse bientôt dans un parking sombre. Aisling guette le moindre bruit sans s’en rendre compte. Au loin, une portière claque et la fait sursauter. Même le bruit de ses pas sur l’asphalte, qu’elle essaie de minimiser en avançant sur la pointe des pieds, lui semblent faire un capharnaüm. Aidée de Sid, elle se glisse dans l’ascenseur, puis jusqu’à l’appartement où elle se laisse installer sur le canapé. A moitié présente, à moitié absente. A mesure que la menace du danger s’éloigne, son esprit semble s’enfoncer dans un brouillard. Aisling l’accueille avec soulagement. Elle sait que cette facilité à se déconnecter du monde ne la laissera jamais tomber. Depuis sa plus tendre enfance, elle est sa plus grande alliée. Si bien qu’elle aimerait l’avoir tout le temps à ses côtés. Et peut-être même que c’est pour ça qu’elle consomme. Pour le retrouver, ce cocon de coton qui la sépare de la froideur terrifiante de la réalité. Une fois de plus, la voix de Sid l’arrache à ses demi-songes. Avec effort, ses prunelles se fixent sur le visage du tatoueur et ses sourcils se froncent alors qu’elle essaie de comprendre ce qu’il cherche à lui demander. Il lui faut un moment qui lui semble bien trop long pour comprendre qu’il lui souhaite l’autorisation de s’occuper de ses blessures. Et ça la surprend tellement qu’elle ne sait pas quoi répondre. D’ordinaire, les gens ne demandent pas. Ils prennent. Alors Aisling, elle n’a pas l’habitude de contrôler ce qui arrive à son corps.

- Euh… oui, bien sûr, vas-y.

Elle bredouille maladroitement en écartant sa frange de son visage pour laisser apparaître les bleus et coupures qui décorent certainement son front et ainsi que le reste de son visage. Elle espère que ces marques ne sont pas trop profondes. Que c’est le genre qui disparaîtront toutes seules en quelques jours. Parce que son visage, elle en a besoin pour les photoshoots. Même si elle ne le trouve pas très joli, c’est son gagne-pain. Et elle sait que personne ne voudra d’une Ivanna couverte de cicatrices. Elle s’attend à recevoir les soins de Sid. A sentir que ça pique et à essayer de rester brave, tout en sachant bien que c’est pas une qualité qu’elle possède, la bravoure. Mais rien ne vient. Alors Aisling cherche timidement le regard de son ami, et ce qu’elle y lit la trouble profondément. C’est comme s’il est en proie à un dilemme auquel il n’a pas vraiment envie de faire face. Et pourtant, il finit par se lancer.

- Oh…

Ce murmure de surprise et de compréhension mêlée pend à ses lèvres. Un peu comme lorsque le ciel s’éclaire juste avant que le grondement du tonnerre n’éclate. Et lorsqu’il frappe en elle, c’est avec violence. L’anxiété de devoir prendre une décision. Le dégoût du mensonge. La peur de la vérité et de ses conséquences. Sur elle. Sur Sid. Sur eux. Elle prend une inspiration pour se calmer mais ça lui procure l’effet inverse. Un sanglot silencieux monte dans sa gorge alors que ses lèvres se mettent à trembler. Ses cils s’affolent mais ne parviennent pas à retenir une larme qui coule le long de sa joue et qu’elle essuie du bout des doigts en détournant les yeux.

- Non, j’ai pas trop envie. Elle avoue d’une voix tremblante. Parce qu’après ça tu me verras plus pareil. Et puis… tu m’aimeras plus.

Elle déteste l’immaturité de sa réponse, expression de sa faiblesse infantile. Elle déteste ses décisions merdiques qui l’ont amenée dans cette situation. Toutes les erreurs de son passé et le futur sans espoir auquel elle s’imagine ainsi destinée. Et elle se dit que tout ce qui vient de lui arriver, elle l’a bien mérité. Les mots crus, le dédain et les coups pareil. Et alors les sanglots se font plus oppressants. Trop pour qu’elle puisse les retenir. Elle plaque les mains contre ses lèvres pour étouffer les sons paniqués qui cherchent à s’échapper de sa gorge mais ne peut lutter contre les larmes qui baignent ses joues et collent ses cheveux contre son visage tuméfié.  


black pumpkin & whitefalls


Oh I love the taste of cyanide, oh how I love to feel it burn Inside. I'm on the hour and I've been there for a long time but somehow I feel like I'm fading out of line. •• Crashdïet
Revenir en haut Aller en bas
avatar
le tatoueur au coeur tendre
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : vingt-sept ans, né le 26 janvier 1990.
STATUT : il n'a d'yeux que pour sa belle blonde.
MÉTIER : tatoueur, propriétaire de son propre salon, wild ink.
LOGEMENT : #55, pine rivers [appartement], avec son colocataire

POSTS : 524 POINTS : 110

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Il a un chat noir et blanc. + Il adore lire et regarder des documentaires. + Il a une sœur cadette. + Il déteste qu’on le prenne en photo. + Il fume, boit et se fiche de ce que les gens pensent, mais il n’a jamais touché à la drogue. + Il se spécialise dans les tatouages personnalisés. + Il adore dessiner. + Il aime les chats, la crème glacée à la pistache, les musées, les livres de recettes. + Il n'aime pas les épinards, les huîtres, le marron, les imbéciles et les gens bornés.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : caro + triss + aisling #3 + lisbeth
RPs TERMINÉS : adaline #1 | #2 + kenny + harley #1 | #2 | #3 | #4 + aisling #1 | #2 + kane + isaac #1 | #2
AVATAR : andy biersack. ♥
CRÉDITS : alegria
DC : aucun pour l'instant.
INSCRIT LE : 01/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7497-sid-si-tu-m-appelles-sydney-j-te-promets-que-tu-vas-le-regretter-termine http://www.30yearsstillyoung.com/t10973-we-all-need-a-friend-or-two-sid http://www.30yearsstillyoung.com/t7552-sid-bauer#270693

MessageSujet: Re: i'll never let them take the light behind your eyes + aisling   Lun 17 Juil - 5:18


i'll never let them take
the light behind your eyes
Aisling + Sid

Son calme de façade s'émiette d'abord doucement, puis de plus en plus rapidement, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que des ruines et des larmes, de grosses larmes qui débordent de ses grands yeux bleus et dévalent le long de ses joues. Sid a mal de la voir dans cet état, mal de ne pas comprendre ce qui lui est arrivé, mal de ne pas savoir comment l'aider. Alors il fait la seule chose qui lui paraît logique en cet instant. Il se lève et va s'asseoir sur le canapé à côté d'Aisling. Il glisse un bras autour de ses épaules pour l'attirer vers lui et, lorsque sa tête est bien calée dans son cou, il l'enlace et la serre contre lui. Secouée de sanglots, elle tremble presque dans son étreinte. Sid la laisse pleurer sa peur et sa douleur sans dire un mot, se contentant d'être une présence rassurante, une épaule sur laquelle elle peut s'appuyer. Au bout de longues minutes, elle se calme, mais comme elle ne semble pas prête à s'éloigner pour autant, il ne desserre pas son étreinte. Avec rien d'autre à faire que de réconforter tendrement son amie, Sid sent son esprit s'échauffer à nouveau en essayant de comprendre ce qui a bien pu se passer dans ce hangar. La réaction d’Aisling n’était pas particulièrement étonnante après ce qu’elle a vécu, mais Sid ressent tout de même une pointe d’inquiétude. Quel peut bien être ce secret si lourd qu’elle est convaincue qu’il prendra ses jambes à son cou en l’entendant? Sans qu’il ne puisse l’arrêter, son cerveau ne cesse d’imaginer des scénarios de plus en plus angoissants.

Les photos ne lui rapportent plus assez d’argent, alors elle a commencé à se prostituer et une rencontre avec un client a mal tourné.
Elle a été kidnappée, mais elle a réussi à échapper à son ravisseur au prix d’une bonne raclée, et, ne sachant où aller, elle s’est réfugiée dans ce hangar parce que c’était le premier bâtiment dans lequel elle a pu entrer.
Elle allait rencontrer un mec avec qui communiquait en ligne depuis un bon moment et elle ne s’est pas rendu compte qu’il lui avait donné rendez-vous dans l’un des quartiers les plus louches de la ville avant qu’il ne soit trop tard.
Elle se baladait tranquillement en ville et a abouti par hasard dans ce quartier. Au tournant d’une rue, elle est tombée sur un gang qui menait un commerce illicite et qui l’a bien tabassée pour ne pas qu’elle raconte ce qu’elle a vu.
Ou il y a une possibilité beaucoup plus simple et beaucoup plus logique à laquelle tu évites soigneusement de penser depuis tout à l'heure.
Elle n'a pas été enlevée.
On ne pas l'a emmenée de force dans ce hangar.
Si elle s’est retrouvée dans ce quartier mal famé, tout près du port où, c’est bien connu, les cargaisons de drogue arrivent souvent, c’était pour rencontrer son dealer. Et quelque chose a dérapé.

Plus que toutes les autres, cette possibilité lui donne froid dans le dos. Non pas qu'elle soit fondamentalement plus terrible que les autres – au contraire, elle est probablement moins pire que certains de ses autres scénarios catastrophes. Seulement, c'est une possibilité qui lui rappelle un peu trop les années difficiles qu’il a vécues et la blessure qui vient avec. Cette blessure profonde qu'il porte encore en lui et qui, si elle s'est refermée avec le temps, est loin d'être totalement cicatrisée. Les drogues l’ont toujours terrifié, car il a été témoin des ravages qu’elles peuvent causer. C’est ce qui lui a donné la force de rejeter leur paradis artificiel alors qu’il rêvait juste d’engourdir la douleur de son âme à vif. Ça n’a pas été facile. Avec l'alcool comme seul anesthésie, il vivait toujours dans la colère, une colère qui grondait en lui comme un volcan qui rougeoie, toujours prêt à se faire éruption. Il lui avait fallu tellement d’efforts et tellement d’eau pour l’éteindre, ce volcan… Il est passé à un cheveu de tout perdre et même de se perdre lui-même pour y arriver.
Il a changé, il a vieilli, c’est vrai. Il n'est plus cet ado impuissant devant l'enfer. Mais il ne sait pas s'il pourrait retomber les deux pieds dans son passé, dans cette lutte qui n’est même pas la sienne, sans redevenir ce gamin perdu.
Et ça lui fout les jetons, parce qu’il ignore s’il pourra tenir sa promesse.
Si tu as besoin d'aide, je serai là, qu’il a dit à Aisling. Et il était sincère. Il l’est toujours.
Sauf que le gouffre noir de la drogue, c'est bien la seule chose qui serait capable de l'effrayer au point de le faire fuir. Il ne veut pas se retrouver coincé entre l'arbre et l'écorce : choisir Aisling ou se choisir lui-même. Sauver la vie de son amie, ou sauver la sienne.
Il n'a jamais été doué pour se choisir lui-même.
Mais il ne sait pas s'il aurait la force de choisir Aisling non plus.

Heureusement, Mouse le tire de ses pensées avant que ses angoisses ne se gonflent comme un vent d’ouragan dans sa tête. En effet, l’animal a choisi ce moment pour se pointer le bout du nez. Il s’est approché d’eux en louvoyant entre les meubles. Stupéfait, le tatoueur voit son chat, d'habitude si prudent avec les humains, et même avec Aisling, qu'il a pourtant rencontrée plusieurs fois, venir s'enrouler autour des jambes de la jeune femme en ronronnant. Après un miaulement doux, comme un roucoulement séducteur, il bondit sur les cuisses d'Aisling, où il se roule en boule. Ébahi, Sid songe qu’il a peut-être senti son tourmentm et compris confusément qu’elle aussi a été trahie et malmenée par les humains. Profitant de ce que son amie s’est détachée de lui pour cajoler la petite bête noire et blanche, il en profite pour aller se laver les mains à la cuisine. Il remplit aussi un petit bol d’eau tiède. Après un détour à la salle de bain, où il attrape la serviette la plus douce qu’il possède, il revient se percher sur le bord de la table basse. En un tournemain, il a vidé le sac de la pharmacie et étalé les produits de premiers soins à côté de lui.

La jeune femme caresse toujours Mouse, qui étire le cou en ronronnant, visiblement satisfait de ses caresses. Sid doit donc glisser un doigt sous son menton pour qu’elle relève la tête. Après avoir mouillé la serviette, il se met à essuyer délicatement le sang qui a séché le long de son visage. Arrivé à la coupure, il remet la serviette dans le bol. L’eau se teinte aussitôt d’orange. Compresse en main, il applique du liquide antiseptique sur la coupure. Le visage d’Aisling se contracte en une grimace d’inconfort et le tatoueur esquisse un sourire désolé, le même qui orne ses lèvres lorsqu’il doit tracer une ligne à un endroit particulièrement douloureux sur le corps d’un client. Une fois la blessure bien nettoyée, il attrape la boîte de Stéristrips. Il a l’habitude de ces petits pansements collants qui permettent de refermer des coupures presque aussi bien que des points de suture. À l’époque où il se battait souvent dans les bras, il avait appris à utiliser ces petits bidules. En appliquant les bandes sur l’arcade sourcilière de la jeune femme, il songe que c’est beaucoup plus facile à placer sur les autres que sur soi-même. En quelques minutes à peine, il a terminé. Sans le sang qui avait coulé et la coupure béante, Aisling a déjà meilleure allure, même si sa mâchoire bleuie devient de plus en plus foncée.

L’incompréhension le gruge de l’intérieur. Il doit absolument savoir ce qui s’est passé, ne serait-ce que parce qu’ils ne peuvent pas envisager de continuer à bâtir une amitié solide si un tel secret plane toujours entre eux. « T’es certaine que tu ne veux pas me raconter un peu ce qui t’es arrivé? » Il a parlé d’une voix très calme, les yeux toujours rivés sur le pansement qu’il déballe. Il espère qu’elle aura plus de facilité à se confier si elle ne se sent pas observée. « Tu peux tout me dire, tu sais. Je ne m’enfuirai pas. Je ne crierai pas. Je ne serai pas fâché. Je vais juste t’écouter. » Il continue à soigner ses blessures comme si de rien n’était, comme s’il n’attendait pas, tendu jusqu’au bout des orteils, d’apprendre enfin la vérité, comme si ses tripes ne remuaient pas dans tous les sens dès qu’il songe à ce qu’elle pourrait lui révéler. Comme s’il était vraiment ce mur solide et indestructible qu’il prétend être.



I could've sworn I'd saved myself
from all the demons here
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: i'll never let them take the light behind your eyes + aisling   


Revenir en haut Aller en bas
 

i'll never let them take the light behind your eyes + aisling

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
30 YEARS STILL YOUNG :: 
voyager vers d'autres horizons.
 :: hors du temps
-