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 don't be scared, you are my rock | aisling

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Sid Bauer
le tatoueur au coeur tendre
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ÂGE : vingt-neuf ans, né le 26 janvier 1990.
STATUT : célibataire.
MÉTIER : tatoueur, propriétaire de son propre salon, wild ink.
LOGEMENT : #55, spring hill [appartement]
don't be scared, you are my rock | aisling EHMn5Dwf_o
POSTS : 1121 POINTS : 540

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Il a un chat noir et blanc. + Il adore lire et regarder des documentaires. + Il a une sœur cadette. + Il déteste qu’on le prenne en photo. + Il fume, boit et se fiche de ce que les gens pensent, mais il n’a jamais touché à la drogue. + Il se spécialise dans les tatouages personnalisés. + Il adore dessiner. + Il aime les chats, la crème glacée à la pistache, les musées, les livres de recettes. + Il n'aime pas les épinards, les huîtres, le marron, les imbéciles et les gens bornés.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : aisling #6 + phoenix + joey + archie + harvey #2 + caro + auden
RPs TERMINÉS : harley #1 | #2 | #3 + aisling #1 | #2 | #3 | #4 | #5 + zelda + jo + harvey #1
AVATAR : andy biersack. ♥
CRÉDITS : alegria (avatar) + astra (signature) + ilyria (gifs)
DC : gabriel, le manager.
INSCRIT LE : 01/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7497-sid-si-tu-m-appelles-sydney-j-te-promets-que-tu-vas-le-regretter-termine http://www.30yearsstillyoung.com/t10973-we-all-need-a-friend-or-two-sid http://www.30yearsstillyoung.com/t7552-sid-bauer#270693

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MessageSujet: don't be scared, you are my rock | aisling   don't be scared, you are my rock | aisling EmptyDim 10 Fév - 6:49





don't be scared, you are my rock
Darling, please take my hand, please get up, rise to stand. I can't be the one to sing your song ‘cause I believe it's not your fault. Don't be scared, you are my rock, nothing's gonna hold you down for long. In good time, you'll come to know, when you release, when you let go, you can find yourself where you belong, you're not a curse, you're not too much, you are needed here, you are enough and nothing's gonna hold you down for long. ► Wildfire, SYML

Celui qui a dit que la danse était une activité facile ne savait visiblement pas de quoi il parlait. Il faut tenir compte de tellement de choses à la fois : la musique et le rythme, l’enchaînement des pas, la technique, mais aussi son partenaire, la position sur le plancher de danse des autres couples… Sid trouve la liste carrément interminable. Dire qu’il avait trouvé le yoga difficile! À côté de la valse, c’est pourtant un jeu d’enfant. Heureusement qu’Aisling est douée. Plus souvent qu’autrement, c’est elle qui le guide, même si, en principe, c’est lui qui est censé mener la danse. Ce n’est pas le premier cours qu’ils suivent, mais il se sent encore comme un éléphant maladroit dans un minuscule magasin de porcelaine. Et il n’a pas l’impression que c’est aujourd’hui que ça va changer.

Le front en sueur, les pieds endoloris, les jambes fatiguées, le tatoueur enchaîne une fois de plus les pas qu’ils ont appris aujourd’hui sous le regard aiguisé de leur professeur, un vieil homme au visage ridé et à la posture irréprochable. Convaincu de s’être encore emmêlé les pieds, il n’a pas trop espoir d’avoir impressionné l’expert. C’est cependant un compliment qui franchit ses lèvres : « Bravo, vous y êtes arrivé! » Le finalement est largement sous-entendu, mais Sid est si content d’avoir réussi qu’il ne relève pas. Il lâche plutôt la taille d’Aisling, où il avait posé le bras, pour esquisser un geste de victoire. Son bonheur s’accroît encore lorsqu’il constate que les aiguilles de l’horloge indiquent que le cours est terminé. Le prof, qui s’en est lui aussi rendu compte, boucle la séance en leur suggérant quelques exercices qu’ils pourront effectuer avant le prochain cours pour améliorer leur coordination. À voir la façon dont les prunelles délavées du vieil homme ne le quittent pas pendant qu’il explique les exercices, Sid se doute bien que c’est surtout à lui que s’adressent ces exercices, mais que leur professeur est trop poli pour le viser directement.

Au fond de la salle, un long banc de bois foncé est appuyé contre le mur à côté de la rangée de casiers. C’est là que Sid se dirige. Il meurt d’envie d’enlever ses chaussures de danse qui lui écrasent les orteils. Il espère qu’à force de les porter, elles s’assoupliront parce que, pour l’instant, ce sont de véritables cages de cuir trop raide. Aisling ne l’a pas suivi. Elle est restée sur le plancher de danser, où elle discute timidement avec le prof. En dénouant ses chaussures, Sid la couvre d’un regard affectueux. Depuis quelques semaines, elle semble aller de mieux en mieux. Ils passent beaucoup de temps ensemble et la légèreté de leur relation l’étonne presque. Ils n’avaient encore jamais connu une telle période d’accalmie et il croise fermement les doigts pour qu’elle persiste à long terme. Il est incroyablement fier de son amie et du chemin qu’elle a parcouru, mais, toujours aussi maladroit avec les mots, il ne sait pas trop comment le lui dire. Il n’a pas non plus trouvé comment expliquer les sentiments troubles qui l’animent de plus en plus souvent quand ils sont ensemble (et même quand ils ne le sont pas). Alors, faute de mieux, il se tait et essaie de laisser ses gestes parler d’eux-mêmes. Comme pour ces cours de danse qu’il suit malgré son manque de talent manifeste, simplement parce qu’il sait que ça lui fait plaisir. (Et puis, un peu aussi parce qu’il s’amuse bien même s’il ne sait pas trop ce qu’il fait.)

Maintenant libérés, ses pieds ont retrouvé le confort de leurs bottes de combat habituelles et les chaussures de danse, elles, sont retournées dans leur boîte. Par habitude, Sid sort son téléphone de la pochette de sac où il l’avait glissé au début du cours. L'écran s'allume et révèle un torrent de notifications. Outre les dix appels manqués, il a aussi plusieurs messages dans sa boîte vocale. Surpris par cette activité inhabituelle, il déverrouille le téléphone et ouvre la liste des appels. Huit d’entre eux proviennent de son père et les deux autres, d'un numéro inconnu qui, d'après une brève recherche Google, appartient à l'hôpital St-Vincent. Le cœur au bord des lèvres, il compose le numéro de sa boîte vocale. Il doit s’y reprendre à trois fois, car ses doigts engourdis par l'inquiétude appuient n’importe où sur l’écran.

Au bout du fil, la voix désincarnée de la machine lui répond. Sans attendre la fin de son monologue, il martèle son mot de passe et appuie frénétiquement sur le 1 jusqu'à ce que le premier message commence. La voix de la machine est remplacée par celle de son père, tendue par l’inquiétude. Sid, rappelle-moi. C'est urgent. Il supprime le message. Sid, qu'est-ce que tu fous? Rappelle-moi dès que tu auras ce message. Celui-là finit aussi à la corbeille. Cette fois, au lieu de la tonalité de baryton de son père, c'est la voix flutée d'une jeune femme qui retentit dans son oreille. Bonjour, Monsieur Bauer. Je m’appelle Grace et je vous appelle de l'hôpital St-Vincent. Votre sœur a été admise aux soins intensifs… Le reste du message est occulté par un crépitement désagréable. Sid comprend à retardement que ce sont les battements désordonnés de son propre cœur qui résonnent jusque dans ses tempes. Autour de lui, le décor s’est mis à onduler comme s’il se trouvait sous l’eau. Il se lève, mais n’ose pas avancer, rebuté par la texture anormalement spongieuse du sol. Dans sa main, une vibration. Ahuri, il baisse la tête et se rend compte que c’est son téléphone qui en est la source. À en juger par la notification, c’est un texto de son père. Il ne le lit pas. Désemparé, il relève plutôt la tête en direction d’Aisling. Elle parle toujours avec leur professeur. Il voudrait l’appeler pour attirer son attention, mais il n’y arrive pas. Les mots restent coincés dans sa gorge, bloqués par l’angoisse brûlante qui a pris toute la place.



you hate to be vulnerable. yeah you've been hurt and it shows. i've never known one like you before, so much love it overflows. i feel you're almost giving up, saying please don't let me down. i won't turn 'round, i won't head for the door. girl, I'm yours for better or worse, darling, know that you're never alone. i will lay here with you until the hurting is gone. • until the hurting is gone, billy raffoul

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Aisling Hayes
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ÂGE : 23 ans.
SURNOM : Ash ou Leen par ses amis. Ivana Rose sur instagram.
STATUT : Fuit ce à quoi elle aspire.
MÉTIER : Cam girl & Suicide Girl (modèle érotique), stripper quelques soirs par semaine.
LOGEMENT : Appart' #353 à Redcliffe
don't be scared, you are my rock | aisling Pcdc
POSTS : 435 POINTS : 125

PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique prononcé. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane, mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien, si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et la dope destinée à anesthésier sa honte. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son coeur à sa place. Parfois, elle couche sur le papier le tumulte de ses sentiments et se prends à les chanter timidement. Mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Sid [6]Robin [2]AndyCaroline

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Sid ♡ I see all those angry faces and I'm afraid that could be you and me; talking about what might've been, thinking about how it used to be.

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Robin ♡ you lead the blind you lead the stream, the current ways are much to lean, you are the captain of the team!

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Lou ♡ Oh I love the taste of cyanide, oh how I love to feel it burn inside. I'm on the hour and I've been there for a long time but somehow I feel like I'm fading out of line.

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Phoenix ♡ I need a hero, I'm holding out for a hero 'til the end of the night. He's gotta be strong and he's gotta be fast, and he's gotta be fresh from the fight. He's gotta be larger than life!

RPs EN ATTENTE : Gabriel ♡ Clément ♡ Caro ♡ Phoenix

Je ne prends que 3 RPS à la fois.


PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Mellisa Clarke
CRÉDITS : Tearsflight + Frimelda + Loonywaltz
DC : Jameson la louve & Kyte le vieux type louche
INSCRIT LE : 07/09/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t11388-aisling-run-away-try-to-find-that-safe-place-you-can-hide http://www.30yearsstillyoung.com/t11572-aisling-hayes-would-you-love-a-creature-like-me http://www.30yearsstillyoung.com/t12436-aisling-hayes

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MessageSujet: Re: don't be scared, you are my rock | aisling   don't be scared, you are my rock | aisling EmptyJeu 7 Mar - 19:30



don't be scared, you are my rock
Sid & Aisling
Les violons tournent comme son corps, le piano martèle son âme et ses pieds virevoltent en rythme. Un sourire radieux sur ses lèvres, Aisling se laisse porter par la musique et les temps que marque le professeur pour leur donner un repère. Et trois, deux, un. Trois, deux, un… répètent en écho les battements de son cœur. La main de Sid a trouvé sa place au creux de sa taille et ce contact l’ancre dans le présent, la retient de s’envoler dans le néant. Comme ils se sont rapprochés ces dernières semaines, déterminés à se lancer dans des activités ludiques pour se distraire de leurs manques ; d’abord le yoga et maintenant la danse. Aisling se réjouit de ces séances qui lui donnent une bonne excuse pour s’abandonner dans ses bras sans avoir à lui ouvrir son cœur, sans s’exposer à un rejet. Elle s’enivre de ces instants volés, de cette tendresse à demi-avouée, de ces regards qu’ils échangent et de ces rires qu’ils partagent chaque fois qu’ils s’emmêlent les pieds ou réussissent un enchaînement. Comme ce soir, où un rire léger franchit ses lèvres framboise alors que Sid prend un instant pour célébrer sa victoire. Aisling en profite d’autant plus qu’elle sait comme les barrières remontent dès l’instant où la musique s’arrête pour la renvoyer dans la réalité. Alors elle s’écarte vivement, remet ses courts cheveux noirs derrière ses oreilles avec un sourire gêné, retrouve toutes ses réticences et toute sa maladresse qu’elle retient derrière ses bras croisés. L’air appliqué, elle se concentre sur leur professeur et écoute ses recommandations avec un froncement de sourcil. C’est étrange, comme toutes ces notions lui semblent incompréhensibles lorsque le vieil homme les parle, et comme tout s’éclaire lorsqu’il performe enfin devant ses yeux. Alors, elle n’a plus qu’à débrancher son cerveau défectueux et imiter ses mouvements souples sans se poser la moindre question.

Les élèves se dispersent après de timides applaudissements, et Aisling profite de ce moment de confusion pour s’approcher timidement de leur professeur tandis qu’il récupère son CD dans le lecteur à côté des grandes baies vitrées. Un sourire fané froisse son visage sévère lorsqu’il la remarque, déjà habitué à ses petites visites et grandes questions. Ils s’entretiennent à mi-voix ; elle avec l’impression de lui faire perdre son temps, lui avec la joie de voir une jeune femme qu’il devine perturbée s’impliquer ainsi dans son cours. « Vous faites des progrès, Miss Hayes. Vous avez déjà fait de la danse, n’est-ce pas ? » Les joues rosies par ce compliment, l’irlandaise hoche la tête. « Du classique, quand j’étais petite. J’aimais bien mais il ne m’en reste pas grand-chose. » Elle élude avec un haussement d’épaules désinvolte, honteuse d’avoir remplacé cette danse majestueuse par le pole dance. Mais ce n’est pas les pointes ni son tutu qui lui permettraient de payer ses factures. Et quand bien même elle aurait le niveau, les gens se fichent pas mal de sa performance dans le fond. Ils viennent pour les vêtements de latex qui révèlent sa peau laiteuse, paient pour les déhanchements lascifs qui attisent leur désir. Une sensation de malaise enfle dans ses tripes et noue lentement ses poumons. La honte, le dégoût, l’angoisse. Elle serre les poings, savoure la douleur des ongles qui se plantent dans la peau tendre de ses paumes pour y laisser des empreintes en demi-lune et chasse son envie de s'anesthésier. « C’est agréable de voir de jeunes… gothiques… s’intéresser à l’art de la valse. Votre compagnon s’améliore lui aussi. Il faut juste qu’il apprenne à se laisser aller » Continue leur professeur, une lueur d’allégresse illuminant son regard délavé. Aisling se pince ses lèvres pour retenir un petit rire joyeux en se remémorant leur première séance, puis hoche la tête pour le remercier. « C’est ce que je lui dis toujours. » Elle se détourne pour chercher son ami du regard sans interrompre sa conversation badine. « Mais c’est tout Sid ça, il faut toujours qu’il- » Sa phrase reste en suspens lorsqu’elle le repère enfin, debout près des bancs. Something’s wrong. C’est dans sa posture tendue, sa main agrippée au téléphone comme à une bouée de sauvetage, l’autre plaquée contre le mur comme pour l’empêcher de tomber. Le cœur en vrac, Aisling cherche instinctivement son regard pour se rassurer mais est assaillie par l'angoisse qui émane de ses yeux océan. « Je… excusez-moi. » Elle bredouille et s’échappe sans attendre la moindre réponse.

Aisling traverse la salle d’un pas feutré, un pas qui ne lui semble pas assez rapide, mais qu’elle essaie tout de même de contrôler pour ne pas avoir l’air d’une idiote au cas où elle aurait mal interprété son expression. Seulement ses derniers doutes disparaissent lorsqu’elle se retrouve enfin à ses côtés : la mâchoire contractée, le teint pâle, les sourcils froncés, Sid donne l’impression de la fixer sans la voir et le vide dans ses yeux est terrifiant. Elle ne l’a jamais vu comme ça, pas même après la disparition d’Harley. La gorge serrée, les tripes baignées dans l’acide, l’ex-junkie se demande immédiatement si c’est de sa faute, si le club a décidé de se retourner contre Sid pour la blesser, s’il vient de découvrir quelque chose de compromettant sur elle. Et puis immédiatement cette pensée est remplacée par la possibilité tout aussi terrifiante de tout un tas d’autres causes atroces qu’elle n’ose même pas imaginer. « Sid, ça va pas ? Qu’est-ce que tu as ? » Elle demande d’une petite voix, le visage incliné pour tenter de capter son regard. Mais c’est comme s’il n’était pas tout à fait là, pris dans les rouages d’une transe bien étrange. « Tu veux aller prendre un peu l’air ? » Elle propose alors en attrapant délicatement sa main pour le tirer vers l’extérieur. Sa peau est anormalement froide, ses muscles si contractés qu’on dirait une statue de pierre. Mais le plus étrange c'est cette vibration incessante qui semble se répercuter dans ses membres, et il faut quelques secondes à Aisling pour comprendre que ça vient de son portable. « Sid… y’a ton téléphone qui arrête pas de sonner. » Elle commente d’une voix blanche, comme si c’était pas évident, comme s’il pouvait ne pas l’avoir remarqué. Elle devrait ignorer ce détail, éteindre ce téléphone et prendre le visage de Sid entre ses mains pour le ramener dans le présent et le pousser à exprimer ce mal qui le ronge. C’est ce qu’il aurait fait avec elle, c’est ce qu’il a déjà fait maintes fois par le passé. Seulement, retenue par sa peur d’être ridicule ou trop intense, Aisling reste focalisée sur l’idée fixe que ce coup de fil est peut-être la clef de toute cette histoire et qu’il faut absolument y répondre pour en avoir le cœur net. Alors, s’armant de toute la bravoure dont elle est capable pour étouffer son anxiété téléphonique, elle offre courageusement : « Tu… euh… tu veux que je réponde ? C’est peut-être important. »
No, you'll never be alone. When darkness comes, I'll light the night with stars, hear my whispers in the dark.
Pando



like a moth to the flame
Let me wash away and let go of the pain. Feel my heart race, breathe a sad sigh. Just look away and turn a blind eye. Close the blinds so I can come down and take my hand so we can both drown.
F R I M E L D A
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Sid Bauer
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MessageSujet: Re: don't be scared, you are my rock | aisling   don't be scared, you are my rock | aisling EmptyJeu 14 Mar - 4:44





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Darling, please take my hand, please get up, rise to stand. I can't be the one to sing your song ‘cause I believe it's not your fault. Don't be scared, you are my rock, nothing's gonna hold you down for long. In good time, you'll come to know, when you release, when you let go, you can find yourself where you belong, you're not a curse, you're not too much, you are needed here, you are enough and nothing's gonna hold you down for long. ► Wildfire, SYML

Perché tout en haut du toboggan, il a une vue imprenable sur le reste du terrain de jeu. Il n’y a personne dans l’aire des grands. Seuls sa sœur et lui ont été assez courageux pour braver le soleil tapant de midi. Dans l’aire des tout-petits, qui bénéficie, elle, de l’ombre de quelques gros arbres, une poignée de bambins accompagnés de leurs parents s’amusent à faire des châteaux. Gondolé par la chaleur qui émane du sable doré, l’horizon bleuté ondule. « Sid! » La voix flutée de sa sœur l’arrache à sa contemplation. Debout à l’ouverture du toboggan, elle l’observe en faisant la moue. « J’veux monter moi aussi! » Elle n’a que six ans, mais elle se prend déjà pour une aventurière intrépide. « Viens, je vais te faire une place. » Après avoir hoché la tête, elle s’avance, l’air déterminé et les sourcils plissés par la concentration. Elle prend son élan, mais n’arrive pas à se hisser sur le dessus du toboggan tubulaire. Elle recommence une fois, puis deux, sans plus de succès. « Tu devrais prendre appui là, » lui suggère Sid en pointant du doigt la rambarde. « D’acc’! » Comme elle est déjà grande pour son âge et plutôt flexible, elle arrive sans mal à poser le pied sur le barreau supérieur de la rambarde, qu’elle utilise pour se pousser vers le haut. Propulsée vers l’avant, elle s’accroche au rebord du toboggan pour garder l’équilibre pendant que Sid recule prudemment pour qu’elle puisse s’installer devant lui. Il ne lui reste plus qu’à balancer une jambe par-dessus le rebord, mais au moment d’effectuer la manœuvre, elle glisse. Comme dans un cauchemar, son frère la voit essayer de se rattraper sans arriver à trouver une prise sur le plastique lisse du toboggan. Elle chute.

Il se souvient encore de la terreur qu’il avait ressenti en voyant Caroline glisser et s’écraser au sol. Cloué sur place, un goût métallique dans la bouche, il avait été incapable de bouger ou même d’appeler à l’aide. Les sanglots bruyants de la fillette avaient fini par alerter les parents de l’un des bambins. Ce n’était qu’en les voyant se pencher sur sa sœur qu’il avait retrouvé sa mobilité. Il s’était précipité en bas du toboggan. Dans sa hâte, il avait bien failli tomber à son tour, mais, trop inquiet, il ne s’en était même pas rendu compte. Les adultes l’avaient aidé à ramener Caro à la maison. Elle s’était mérité une visite aux urgences et un plâtre pour son bras fracturé.

Aujourd’hui, c’est cette même terreur qui l’immobilise. Il a l’impression qu’elle a grugé ses neurones pour les empêcher de communiquer le moindre mouvement à ses membres, le rendant aussi inutile qu’un pantin dont on aurait coupé les ficelles. Lui qui a l’habitude d’être toujours en contrôle, d’être la personne sur qui tout le monde peut compter, l’homme de la situation, peu importe ce qui se passe, il déteste se sentir aussi impuissant. Aisling s’est approchée. À en juger par son air inquiet, elle a remarqué que quelque chose ne tourne pas rond. Elle veut comprendre ce qui se passe, sa main se glisse dans la sienne et elle essaie de le sortir de sa torpeur en lui proposant d’une toute petite voix d’aller prendre l’air. Les yeux de Sid se braquent sur le visage de son amie. Il s’accroche à ses prunelles claires et essaie d’y trouver les mots qui lui échappent. Il sait ce qu’il devrait dire – Caro est à l’hôpital, je sais pas ce qui s’est passé, mais c'est grave – sauf qu’il n’y arrive pas. Sa voix refuse de se matérialiser, emprisonnée derrière ses dents serrées à en faire mal.

La jeune femme lui indique timidement que son téléphone sonne. Les vibrations de l’appareil, qu’il percevait à peine quelques secondes plus tôt, deviennent tout à coup insoutenables. Il baisse le regard vers le portable. La luminosité de l’écran l’agresse et semble brûler dans ses rétines la silhouette des lettres qui y sont affichées. Elle lui propose de répondre à sa place, mais il refuse d’un minuscule hochement de tête. Il a un but maintenant, une toute petite tâche à effectuer. Il n’a qu’à faire glisser son pouce sur l’écran et à poser le téléphone contre son oreille. Après avoir pris une longue inspiration, il s’exécute. « Bordel de merde, Sid! Ça doit faire au moins vingt fois que je t’appelle. » La voix tendue de son père jaillit si violemment du haut-parleur qu’il est presque certain qu’Aisling peut tout entendre. « Ta sœur… » La mâchoire enfin déliée, Sid l’interrompt : « …est à l’hôpital. Je sais. » Il sent contre sa paume les doigts d’Aisling tressaillir comme si elle voulait retirer sa main. Angoissé à l’idée de perdre ce contact rassurant, il resserre sa prise. « Elle a eu un accident, mais j’en sais pas beaucoup plus. » Devant ses yeux danse l’image du corps mutilé et sanglant de sa sœur coincé dans la carcasse fumante d’une voiture. « Ils ne t’ont rien dit à l’hôpital? » Le silence au bout du fil est lourd de sens. « T’y es pas encore allé. » Ce n’est pas une question et Randy ne répond pas immédiatement. « Non, » finit-il par avouer. « Écoute, il faut que tu y ailles. Moi, je… je suis à Sydney avec les Devils. Je vais partir dès que je peux, mais pour l’instant… » Vraiment, plus ça change, plus c’est pareil, songe le tatoueur avec amertume. Il soupire avant de répondre sèchement : « Ça va, ça va. Ça sera pas la première fois que je m’occupe d’elle à ta place, hein? » Sans lui laisser la chance de rétorquer, il lui raccroche au nez, regrettant de ne pas avoir la satisfaction de remettre violemment le combiné du téléphone sur son socle.

Machinalement, il glisse son téléphone dans la poche de son jean. Par habitude, il sort du même coup son trousseau de clés. « Je dois aller à l’hôpital. Caro… » Il ne termine pas sa phrase. De toute façon, Aisling doit bien avoir compris ce qui se passe, même en ayant seulement entendu sa moitié à lui de la conversation. « Est-ce que… » Les yeux résolument collés au plancher, il passe une langue râpeuse sur ses lèvres sans réussir à les humecter. Quand sa bouche s’est-elle autant asséchée? « Est-ce que tu peux venir avec moi? J’ai pas envie d’y aller seul. » Il a parlé vite, si vite que les mots s’entrechoquent les uns contre les autres, pour camoufler la vérité qui remue quelque part au fond de ses tripes : s’il se retrouve seul dans les couloirs aseptisés de l’hôpital, il va craquer. Mais il a si peu l’habitude de demander, lui qui préfère toujours donner plutôt que recevoir, qu’il n’ose exprimer à quel point il est bouleversé. « Et je devrais probablement pas conduire, » ajoute-t-il en constatant que le poing dans lequel il a serré son trousseau de clé n’arrête pas de trembler.



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MessageSujet: Re: don't be scared, you are my rock | aisling   don't be scared, you are my rock | aisling EmptyJeu 11 Avr - 20:16



don't be scared, you are my rock
Sid & Aisling
Sa tête dodeline et Sid semble sortir de sa transe un tout petit peu. Juste assez pour porter son téléphone à ses oreilles avec des gestes saccadés, comme si les mouvements ne lui venaient plus naturellement. Ça gueule à l’autre bout du fil, une voix d’homme, rude, déformée par l’angoisse et la technologie. Aisling devrait s’éloigner, laisser à son ami l’espace de gérer cette situation en tout intimité, mais alors qu’elle esquisse un mouvement pour s’écarter, les doigts de Sid se resserrent autour de sa paume. Alors elle reste bien sagement là où il veut d’elle, ajoute son autre main autour de son avant-bras tendu pour lui apporter un soutien supplémentaire. Les yeux rivés sur le sol pour ne pas fixer le visage du brun, l’estomac lourd d’inquiétude, l’irlandaise tente de recoller les morceaux pour comprendre la situation : un accident, l’hôpital, un type inquiet et tout plein de nerfs. Lorsque la voix de Sid coupe sèchement l’air avant de raccrocher sur un reproche amer, elle réalise que l’homme en question est peut-être bien son père. Le cœur serré, elle relève vers lui son visage plein de questions auxquelles il ne tarde pas à répondre d’une voix monotone tant elle est chargée d’angoisse. C’est sa sœur qui est à l’hôpital, et malgré la gravité apparente de sa condition, leur père n’a pas jugé utile de faire le trajet pour être à ses côtés. Comme elle, Sid n’a pas été gâté avec ses parents, sauf que contrairement à elle, il s’en est sorti fort et indépendant, solide sur ses deux pieds face aux ouragans de la vie. Mais ce soir, la bourrasque est trop forte et Aisling le sent chanceler. Elle voudrait dire quelque chose pour le rassurer, mais toutes les formules de réconfort lui semblent vulgaires et vides de sens. Elle sait bien que quand une existence se déchire, les mots ne servent à rien. Alors elle reste comme paralysée, ignorant quoi faire pour lui rendre cette réalité moins dure. Heureusement Sid a une idée qu’il ne tarde pas à lui suggérer en lui demandant de l’accompagner à l’hôpital comme il ne veut pas être seul. « Mais oui, bien sûr, t’as même pas à me demander ! » Elle répond sans hésiter, tellement soulagée de savoir enfin quel rôle jouer dans cette histoire qu’elle en oublie ses hésitations maladroites. Ses doigts appliquent une petite pression sur la main de Sid comme pour traduire sa pensée et aussi réchauffer sa peau glacée. « Et je devrais probablement pas conduire. » Les sourcils légèrement froncés, Aisling examine son visage marqué par ses traits tirés, et elle lui trouve une beauté dramatique toute pleine de poésie. Aisling, c’est pas vraiment le moment ! Elle s’insurge, prise au piège d’une pensée fourbe profitant ainsi de son trouble pour s’immiscer dans son esprit. Elle se détourne rapidement et comprend le sens de ses paroles lorsque ses yeux glissent vers les clefs agitées de soubresauts dans son poing crispé. « Non, probablement pas. » Elle confirme alors en prenant délicatement le trousseau de ses mains pour le fourrer dans son sac, comme on le ferait avec un ami qui a trop bu. Du moins, elle suppose, parce que non seulement normalement c’est elle la nana trop défoncée pour gérer quoi que ce soit, mais en plus elle n’a pas le permis. C’est qu’obtenir sa licence n’est pas vraiment une priorité quand chaque denier qu’on gagne passe dans la merde qu’on avale pour s’évader. Heureusement, les transports en commun, ça la connaît. « T’inquiète, je t’amène. » Elle assure, confortée par les étapes logiques qui s’enchaînent devant eux et sa propre utilité. « Faut juste que je… » Elle ne finit pas sa phrase mais désigne ses affaires d’un petit signe de tête contrit avant de s’écarter le temps d’échanger ses chaussures de danse pour une paire de converses usées. Tant pis pour ses vêtements, elle se contente d’enfiler un gros hoodie par-dessus sa tenue de danse et hisse son sac sur une épaule avant de repêcher la main de Sid. « Elle est à quel hôpital ? » Elle demande, dégainant déjà son smartphone pour trouver le meilleur itinéraire sur son application fétiche tandis qu’ils avancent d’un pas vif vers la sortie. Ses doigts tapent sur le clavier sans même qu’elle en prenne conscience, et bientôt le petit écran affiche les informations. « On devrait pas mettre plus de vingt minutes. » Elle annonce en l’entraînant vers l’arrêt qu’elle avait déjà repéré la première fois, au cas où Sid ne pourrait pas la raccompagner un soir. Ils ne sont qu’à quelques pas lorsque le bus apparaît au bout de la rue. Aisling tend la main pour faire signe au chauffeur et accélère : pas question de le manquer. Le cœur au bord des lèvres, elle grimpe dans l’habitacle et la porte se referme juste derrière eux. Ouf ! Le bus reprend sa marche dolente tandis qu’elle badge deux fois pour couvrir leur trajet, puis elle l’entraîne vers le fond du bus, un petit club quatre où elle a l’habitude de s’installer pour regarder la ville au dehors et les passants en dedans. Et là commence l’attente. Celle qui semble peser sur les épaules et les poumons. Qui enfle et créé une distance qu’il est plus difficile de combler à mesure que les minutes défilent avec une lenteur exaspérante. « Tu veux… euh… des bonbons ? » Elle demande alors maladroitement et sans attendre la moindre réponse, tire quelques friandises roses et jaune de son sac pour les déposer dans le creux ses mains. Ils ont l'air un peu mous, pas vraiment naturels, et en toute honnêteté elle ne sait pas s’ils sont très bons non plus. Mais elle les avait trouvé jolis dans la vitrine sur le chemin, et s’était alors dit que ça pourrait être bien utile après la danse pour remonter le niveau de sucre dans son sang.          
No, you'll never be alone. When darkness comes, I'll light the night with stars, hear my whispers in the dark.
Pando



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Sid Bauer
le tatoueur au coeur tendre
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ÂGE : vingt-neuf ans, né le 26 janvier 1990.
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PETIT PLUS : Il a un chat noir et blanc. + Il adore lire et regarder des documentaires. + Il a une sœur cadette. + Il déteste qu’on le prenne en photo. + Il fume, boit et se fiche de ce que les gens pensent, mais il n’a jamais touché à la drogue. + Il se spécialise dans les tatouages personnalisés. + Il adore dessiner. + Il aime les chats, la crème glacée à la pistache, les musées, les livres de recettes. + Il n'aime pas les épinards, les huîtres, le marron, les imbéciles et les gens bornés.
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MessageSujet: Re: don't be scared, you are my rock | aisling   don't be scared, you are my rock | aisling EmptyMar 23 Avr - 5:47





don't be scared, you are my rock
Darling, please take my hand, please get up, rise to stand. I can't be the one to sing your song ‘cause I believe it's not your fault. Don't be scared, you are my rock, nothing's gonna hold you down for long. In good time, you'll come to know, when you release, when you let go, you can find yourself where you belong, you're not a curse, you're not too much, you are needed here, you are enough and nothing's gonna hold you down for long. ► Wildfire, SYML

Aisling accepte sans hésiter de l’accompagner à l’hôpital. Sid est tellement soulagé de ne pas avoir à affronter seul les longs couloirs blancs stériles qu’il sent presque ses jambes lâcher sous lui. Pour éviter de s’écrouler au sol comme une poupée désarticulée, il se concentre sur la main d’Aisling qui s’est enroulée autour de son bras. Même s’il savait très bien qu’elle n’avait aucune raison de le faire, il craignait qu’elle refuse. Il s’en veut d’avoir prêté foi à ses doutes, même malgré lui. Sa petite voix intérieure lui souffle avec indulgence que c’est normal de ne pas s’attendre à trouver un appui solide sur son chemin quand on est habitué à être son propre roc. Il veut remercier son amie, mais il est presque certain qu’il se mettra à chialer s’il ouvre la bouche alors il se tait. Il lui offre tout de même un signe de tête et un petit sourire sincère. S’il ne s’oppose pas à ce qu’elle prenne le trousseau de clés qu’il lui tendait de toute façon à moitié, il doit se faire violence pour ne pas la supplier de rester lorsqu’elle brise le contact qui les unissait. Il la laisse plutôt aller et, pendant qu’elle récupère ses affaires, il inspire profondément et redresses les épaules. Son téléphone en main, Aisling se dirige vers la sortie du studio de danse. Sid la suit. Alors qu’ils avancent d’un pas rapide, elle lui demande à quel hôpital ils doivent se rendre. La question sort le tatoueur de sa torpeur et l’aide à retrouver sa voix. « Elle est à St-Vincent’s. » Il essaie de situer l’hôpital sur sa carte mentale de la ville, mais son esprit paniqué n’y arrive pas. Heureusement, la jeune femme gère comme une pro. En deux temps trois mouvements, elle a entré l’adresse dans son téléphone. En jetant un coup d’œil à l’écran par-dessus son épaule, le tatoueur voit le trajet s’illuminer. Lorsqu’ils poussent la porte du studio, le soleil l’aveugle momentanément. Dans sa hâte, il n’a pas pensé à mettre ses verres fumés avant de sortir. Il n’a pas le temps de remédier à la situation, cependant, car il voit le bus qui se trouve au coin de la rue et Aisling qui s’élance comme une gazelle dans sa direction en agitant les bras.

Ses réflexes prennent le dessus. Il accélère lui aussi le rythme, laissant ses muscles tendus l’entraîner au pas de course jusqu’à l’arrêt. Aisling s’engouffre la première dans le bus, suivie de près par Sid qui se souvient à la dernière seconde de baisser la tête pour ne pas se prendre le montant supérieur de la porte en plein front. Il se retrouve assis au fond du bus, une épaule pressée contre la vitre froide et l’autre contre son amie qui s’est assise à côté de lui. Malmené par l’angoisse et leur course folle, son cœur se débat violemment dans sa poitrine. Il écoute son rythme inégal du bout de ses doigts posés sur sa poitrine en espérant que quelque part dans une petite chambre de l’aile des soins intensifs, Caroline arrive à faire la même chose. Aisling se tait et lui aussi. Il observe sans vraiment les voir les autres passagers et les publicités colorées affichées au-dessus des sièges, son regard nerveux sautant brusquement d’un point à l’autre. Étonné par la douleur aigüe qui traverse son pouce, Sid se rend compte qu’il a renoué avec une vieille manie. Ses dents ont sectionné l’ongle trop près du lit et il observe avec une fascination morbide le sang qui perle au bout de son doigt. Il ne s’était pas rongé les ongles depuis des années. Il croyait sincèrement avoir vaincu pour de bon cette mauvaise habitude.

La voix d’Aisling le fait sursauter. Il réussit au prix d’un effort étonnant à se concentrer sur son visage. Des bonbons? Elle dépose dans sa main ouverte un quatuor de friandises colorées. Une pointe d’amusement traverse momentanément son angoisse. Où a-t-elle bien pu les trouver? Il accepte d’un hochement de tête et en choisit un au hasard, un rectangle rosâtre qu’il déballe machinalement et glisse entre ses lèvres. Une saveur de melon d’eau synthétique lui agresse aussitôt les papilles. Le bonbon n’a pas tout à fait résisté à la chaleur australienne. Il est recouvert d’une couche collante et mollasse qui jure avec la texture solide de l’intérieur, mais il n’est pas mauvais et, surtout, ça lui occupe la bouche et lui enlève l’envie de se gruger les ongles jusqu’au sang. « Merci. » Cette fois, il se force à le dire. Les yeux collés au sol, il suce distraitement le bonbon en essayant de réunir ses pensées en un tout à peu près cohérent. Le bus s'immobilise et la carrosserie toute entière se met à vibrer, secouée par le ronronnement du moteur. Il n’a pas besoin de regarder le paysage défiler par la fenêtre pour savoir que le mastodonte de fer se traîne à la vitesse d’une tortue dans les rues de Brisbane. Devrait-il rappeler l’hôpital pour annoncer à Grace qu’il est en route? Cette idée le terrifie. Il ne sait pas ce que le personnel a le droit de révéler au téléphone, mais la dernière chose qu’il voudrait, ce serait d’avoir à prendre une décision de vie ou de mort dans ce vieil autobus moche et mal climatisé. Il ne veut pas être distrait par le motif hideux des sièges ou la cacophonie de conversations d’une bande d’adolescents en décidant de donner ou non le droit à un chirurgien de plonger son scalpel dans la chair de Caroline.

Il ouvre la bouche pour demander l’avis d’Aisling, mais c’est une toute autre question qui jaillit : « Tu crois qu’elle va bien? » Une fois de plus, l’image du corps tordu et sanglant de sa sœur s’impose devant ses yeux. « Je ne sais même pas ce qui lui est arrivé. Je sais qu’elle est aux soins intensifs et je sais qu’elle était vivante il y a trois quarts d’heure. Mais je… je sais pas si elle gravement blessée ni si elle est en danger. » Souffre-t-elle? A-t-elle peur? Est-elle alerte ou dans le coma? Sait-elle que personne ne s’est encore rendu à son chevet? Laissé aux affres de son imagination trop fertile, il se fait un sang d’encre. « J’ai toujours pensé qu’on avait une connexion, que je saurais si elle avait des problèmes. Mais je sens rien. Je devrais savoir si elle est… si… » Il n’arrive pas à finir sa phrase, n’arrive pas à prononcer ces deux syllabes pourtant si simples. « Je devrais le savoir, mais il y a juste une grosse boule de vide dans ma poitrine et je… j’arrive pas à respirer. » Ce n’est pas une image. Même si son torse se soulève au rythme de ses inspirations trop rapides, il a l’impression de suffoquer. Il comprend confusément qu’il est en pleine crise de panique mais ce constat, loin de le rassurer, ne fait que l’angoisser un peu plus. Il tourne un regard terrifié vers Aisling, la suppliant silencieusement de faire quelque chose, n’importe quoi pour chasser le monstre qui lui comprime les poumons.



you hate to be vulnerable. yeah you've been hurt and it shows. i've never known one like you before, so much love it overflows. i feel you're almost giving up, saying please don't let me down. i won't turn 'round, i won't head for the door. girl, I'm yours for better or worse, darling, know that you're never alone. i will lay here with you until the hurting is gone. • until the hurting is gone, billy raffoul

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Aisling Hayes
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PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique prononcé. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane, mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien, si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et la dope destinée à anesthésier sa honte. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son coeur à sa place. Parfois, elle couche sur le papier le tumulte de ses sentiments et se prends à les chanter timidement. Mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux.
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MessageSujet: Re: don't be scared, you are my rock | aisling   don't be scared, you are my rock | aisling EmptyVen 10 Mai - 19:04



don't be scared, you are my rock
Sid & Aisling
Aisling essaie de ne pas trop fixer Sid, mais elle ne peut s’empêcher de guetter les changements sur ses traits contractés tandis qu’il regarde la paume de ses mains avec un air d’incompréhension. Puis le coin de ses lèvres frémit et il hoche la tête avant de glisser un bonbon orange vif sur sa langue. Soulagée, l’irlandaise s’autorise enfin à respirer et elle croque à son tour dans une friandise jaune pétant au goût de citron sucré. « Pas d’quoi. » Elle voudrait en dire davantage mais la peur d’empirer les choses scelle ses lèvres. Incapable de deviner ce dont son ami a besoin, elle fuit le poids du silence en se forçant à regarder par la fenêtre pour éviter que ses yeux ne reviennent immanquablement étudier le visage du grand brun. Elle essaie de s’imaginer à sa place pour comprendre le tourment de ses sentiments, mais impossible de savoir ce que son cœur serré éprouverait si un de ses frères ou sa sœur se trouvait dans la même situation que Caroline. Ils n’ont jamais pris soin les uns des autres comme dans la famille de Sid et elle ignore tout de leur vie depuis qu’elle a quitté l’Irlande six ans plus tôt. Elle pince les lèvres, se giflerait de son inutilité et se demande quel genre de super pouvoir possède donc son ami pour savoir toujours quoi faire pour apaiser son esprit tourmenté par la drogue ou ses angoisses et colmater un peu le vide béant qui ronge son cœur. Elle voudrait tellement être une ancre rassurante pour lui comme il l’est pour elle, à l’image de celle qu’il a tatouée sur sa cuisse quelques semaines plus tôt et dont elle n’a pas osé lui révéler la signification. La gorge nouée par l’inquiétude et la culpabilité, Aisling baisse les yeux vers son vernis sombre qu’elle effrite nerveusement pour s’occuper les mains et passer le temps. La voix de Sid brise enfin cette atmosphère étrange mais Aisling se retrouve bien désarçonnée lorsqu’il lui demande si elle pense que Caroline va bien. « Je sais pas Sid. » Elle murmure dans un souffle. Elle aimerait tellement lui dire quelque chose de plus rassurant, mais elle n’ose pas trop s’avancer, de peur que le choc soit encore plus violent à l’hôpital. Des réflexes de son enfance dans les rues d’une Belfast déchirée par la guerre civile lui reviennent comme un écho : se préparer au pire protège parfois les cœurs, mais il ne faut pas oublier d’avoir la foi, et de rester attentifs aux signes d’espoir. « Elle vivante, j’en suis certaine. Ils auraient rappelé ton père si ça avait changé et il t’a rien dit là-dessus il y a cinq minutes. » Elle élude l’autre partie de sa question, refuse de penser à toutes les possibilités atroces qui pourraient découler d’un tel accident, encore un mécanisme du passé. Et puis une citation résonne dans son esprit avec force et réchauffe son cœur d’un doux sentiment trop longtemps oublié : Le malheur atteint souvent le juste, mais l’Eternel l’en délivre toujours. Elle aimerait partager ça avec Sid mais réalise qu’elle ignore ses sentiments vis-à-vis de la religion, alors elle cherche à traduire ce que ça lui évoque de façon plus pragmatique mais au même moment son ami s’inquiète de la connexion qu’il pensait avoir avec sa sœur adorée, comme un signal qui devrait le prévenir de son état de santé.

Ses mots butent et le cœur d’Aisling chute dans sa poitrine alors qu’elle voit son roc se briser devant ses yeux, ses émotions d’ordinaire si bien contenues éventrées dans ce petit bus austère. Elle s’attend à voir les larmes couler, mais ses sanglots restent bloqués dans sa gorge, empêchant l’air de circuler. Abonnée aux crises de panique et à l’hyperventilation, Aisling ne reconnaît que trop bien ces symptômes. Mon Dieu donne-moi la force, c’est pas du tout le moment de flancher à mon tour. Mais sa propre anxiété reste stable, comme enrobée dans du coton, alors sans réfléchir Aisling prend le visage de Sid entre ses mains et plante ses yeux dans les siens. « Hey, regarde-moi. » Sa voix est étonnamment douce et calme en dépit du soupçon d’inquiétude qui y perce. « Ça va aller, ok ? » Ses yeux glissent vers les lèvres de Sid. Si elle avait un petit sac, elle le lui aurait collé sous le nez pour qu’il respire dedans jusqu’à ce que ses poumons décident de coopérer. Mais elle n’a rien de tout ça, alors à défaut Aisling y dépose un baiser, se dit que c’est pour court-circuiter ses pensées nocives et essaie d’ignorer son cœur qui part en vrille et ce n’est pas vraiment à cause de Caroline. L'instant d'après elle se défile, glisse alors ses bras autour du cou de Sid et l’attire contre elle dans une étreinte plus prudente. Le menton désormais sur son épaule, elle inspire son odeur et papouille les mèches brunes sur sa nuque avec l’espoir de faire taire ses angoisses au moins un tout petit peu ; comme il le fait parfois avec elle lorsqu’elle est sur le point de s’endormir, la poitrine compressée par le manque et la gorge nouée de hoquets terrifiés à peine contenus. Comme leur position doit sembler étrange vue de l’extérieur : lui courbé contre elle et elle presque à genoux sur son siège pour palier à leur différence de taille. Mais pour une fois, Aisling n’y prête pas la moindre attention. « Tu sais, moi j’y crois super fort à ces trucs-là. » Elle avoue dans un souffle. « Alors si tu ne ressens rien c’est surement qu’elle est hors de danger et que les médecins font tout ce qu’il faut pour la remettre sur pieds. » Elle s’écarte enfin, juste assez pour tenter s’accrocher son regard troublé. « Quand j’étais enfant ça arrivait que mon père disparaisse pendant des jours et alors aux infos on entendait parler de bombes et puis de morts et on savait pas s’il en faisait partie ou pas et ma mère elle répétait qu’on devait pas ouvrir la porte au désespoir tant qu’on ne savait pas exactement ce qu’il s’était passé. » Elle parle pour le distraire, pour éviter de trop penser, pour maintenir leur envie de paniquer à distance. « C’est un peu pareil pour Caroline, ça se trouve c’est pas aussi grave que tu le crois, et quand bien même, elle est entre les mains des seules personnes qui peuvent la sauver et dans pas longtemps tu seras à ses côtés. » Elle ignore si ces paroles le rassurent ou l’irritent, s’il les entend seulement dans la cacophonie d’angoisses qui lui bombardent l’esprit. Le hurlement des freins interrompt ses interrogations et son dos frappe brutalement contre le siège. Derrière les vitres, les grands murs tristes de l’hôpital indiquent qu’ils sont arrivés. « On ferait bien d’y aller. » La main d’Aisling attrape celle de Sid pour l’encourager à la suivre dans les allées désertes du bus qui les recrache sur le bord de la chaussée et redémarre dans un grand bruit sans autre forme de procès. A l’extérieur, le soleil tape encore et elle aime y voir un signe positif, mais rapidement le grand bâtiment les avale et l’agitation de ces couloirs bat dans ses tempes tandis que l’odeur du désinfectant agresse ses narines. Elle fait face pourtant, fidèle à sa mission, les yeux vifs cherchant à se repérer sur les panneaux indiquant invariablement toutes les directions sauf l’accueil. Enfin, elle repère le grand bureau coloré et s’y arrête en effectuant une petite pression sur la main de Sid. « Je crois qu’on y est. »  
   
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MessageSujet: Re: don't be scared, you are my rock | aisling   don't be scared, you are my rock | aisling EmptyMar 14 Mai - 5:28





don't be scared, you are my rock
Darling, please take my hand, please get up, rise to stand. I can't be the one to sing your song ‘cause I believe it's not your fault. Don't be scared, you are my rock, nothing's gonna hold you down for long. In good time, you'll come to know, when you release, when you let go, you can find yourself where you belong, you're not a curse, you're not too much, you are needed here, you are enough and nothing's gonna hold you down for long. ► Wildfire, SYML

Sa vue s’obscurcit, obstruée par une multitude de points noirs qui virevoltent autour de lui comme autant de mouches. Il étouffe, il suffoque, ses poumons remplis de ciment n’arrivent plus à se remplir d’air et au moment où sa psyché malmenée lui hurle de respirer, respirer à tout prix, la voix ferme d’Aisling s’immisce dans la panique. Il n’a pas vraiment compris les mots, mais il obéit au ton, se laisse guider par les mains douces qui se sont posées sur son visage et l’obligent à plonger son regard dans celui de la jeune femme. Il cille et lorsqu’il rouvre les paupières, les lèvres de son amie se sont posées contre les siennes. Qu’est-ce que…? D’un coup, le vent de tempête qui soufflait dans sa tête se tait. Le calme revient. Il n’entend plus que les battements de son cœur dans ses tempes. Le baiser ne dure que quelques secondes et prend fin avant même que Sid n’ait vraiment compris ce qui s’est passé. Blotti contre Aisling, il presse son visage contre son épaule et s’accroche de toutes ses forces à sa taille. Il sait qu’il doit la serrer trop fort, qu’elle est probablement inconfortable, mais on dirait que ses muscles sont verrouillés, il n’arrive pas à lâcher prise. Il se concentre sur sa respiration, oblige sa poitrine à se soulever au même rythme que celle de la jeune femme. Elle lui parle et, cette fois, il s’efforce de l’écouter et de comprendre. Elle lui dit qu’elle croit aux connexions qui unissent deux êtres chers, que s’il ne sent rien, c’est parce que Caro va bien et que si elle est mal en point, les médecins s’occupent d’elle. Il boit ses paroles, assoiffé d’espoir. Il veut tellement croire qu’elle a raison, laisser ses mots recoller les lambeaux de son cœur lacéré, sauf qu’il est terrifié. Et si elle avait tort? Et si, au bout du tunnel, il ne trouvait qu’un cadavre bleuissant et rigide au lieu de la lumière tant espérée? Son cœur, qui s’était calmé, reprend du service, accélère à nouveau comme un cheval lancé au galop sans cavalier. Pour se calmer, il s’ancre au discours de son amie, à ces souvenirs qu’elle n’évoque presque jamais. Il essaie de s’imaginer comment c’était de vivre parmi les bombes et les tirs de fusil, de grandir en craignant pour sa vie et celle de sa famille, de prier pour le retour d’un père qui dispensait plus de coups que d’amour. Il n’y arrive pas, ne peut comprendre les marques indélébiles de toute cette violence sur l’existence d’une personne, mais l’activité l’occupe suffisamment pour qu’il arrive à repousser, au moins pour l’instant, l’angoisse et la terreur qui l’empêchaient de respirer. Il s’écarte enfin. La chaleur d’Aisling lui manque aussitôt. Il renifle et passe une main sur sa joue, étonné de la trouver humide. Fasciné, il observe les larmes qu’il a recueillies sur sa paume. Il ne s’était même pas rendu compte qu’il pleurait.

L’autobus freine brusquement. La main d’Aisling se glisse dans la sienne et l’entraîne dans l’allée, puis à l’extérieur. Tandis que le gros véhicule reprend son chemin dans un nuage de diesel puant, ils se dirigent vers les portes coulissantes de l’entrée principale. Dès qu’il a franchi le seuil de l’hôpital, Sid s’immobilise. Il a toujours détesté les hôpitaux, incapable d’oublier que des dizaines de gens y souffrent et y meurent à chaque jour. Ainsi confronté au ballet du personnel qui court dans tous les sens et des patients qui attendent, pleurent, crient et déambulent tout en même temps, la réalité le frappe de plein fouet : il est sur le point d’obtenir toutes les réponses à ses questions. Il n’arrive pas à bouger, comme si le caoutchouc de ses semelles s’était fusionné au carrelage gris pâle. Il s’oblige à inspirer profondément malgré l’odeur infecte des couloirs aseptisés. Les paroles d’Aisling lui reviennent en tête : on ne doit pas ouvrir la porte au désespoir avant de savoir ce qui s’est passé. Il se répète cette petite phrase toute simple une fois, puis deux. Il redresse l’échine, raffermit sa prise sur la main de la jeune femme et s’avance vers le bureau d’accueil. Avant même qu’il n’ait pu ouvrir la bouche, le type qui se tient derrière le bureau, un mec assez corpulent au visage poupin, pose sur le comptoir une planchette à pince sur laquelle sont accrochés un formulaire et un stylo. « Pour les urgences, vous devez remplir ça, puis aller vous asseoir là-bas, » dit-il en désignant d’un geste vague la salle d’attente déjà bondée. Le tatoueur s’éclaircit la gorge « En fait, j’ai reçu un appel de l’hôpital au sujet de ma sœur. Je crois qu’elle est aux soins intensifs. » Le préposé pianote sur son clavier. « Son nom? » Sid le lui donne, épelant par habitude leur nom de famille au cas où, même s’il n’a jamais compris qu’on puisse massacrer à ce point cinq petites lettres. L’homme se penche sur son écran, les yeux plissés – il aurait bien besoin d’une paire de lunettes –  puis se redresse. « Effectivement. Prenez l’ascenseur qui se trouve là, montez au troisième étage et tournez à droite. »

Sid le remercie poliment. Aisling sur les talons, il se rend aux ascenseurs. Il appuie une première fois sur le bouton. Cinq secondes plus tard, comme la cabine n’est toujours pas arrivée, il appuie une deuxième fois, puis une troisième pour faire bonne mesure. Rationnellement, il sait bien que ça ne change rien du tout, mais il a besoin de faire quelque chose pour extérioriser sa fébrilité. Dès que les portes s’ouvrent, ils s’engouffrent dans l’ascenseur et en ressortent, deux étages plus haut. Comme leur a indiqué le préposé, ils prennent à droite. Au bout de quelques mètres, ils arrivent devant une version miniature du bureau d’accueil et de la salle d’attente des urgences. Sid s’avance et répète son manège, donne le nom de sa sœur puis le sien. La préposée les invite à prendre place sur l’une des chaises. Il n’a pas envie de s’asseoir, préférerait nettement canaliser son énergie nerveuse en faisant les cents pas, mais il ne veut pas déranger les autres personnes qui attendent des nouvelles d’un proche. Alors il se pose sur le rebord de l’inconfortable siège de plastique. Pour se distraire, il laisse courir son pouce sur les phalanges de la main d’Aisling. « Monsieur Bauer? » Une médecin vêtue d’un sarrau et d’une tenue de chirurgien s’est avancée. Le tatoueur se lève et s’approche d’elle sur des jambes moins stables qu’il ne l’aurait voulu. « C’est moi. » Elle le salue d’un signe de tête poli. « Votre sœur a été admise à la suite d’un accident de moto. Elle souffrira probablement d’une commotion cérébrale et elle a une hanche fracturée, mais somme toute, elle s’en est bien sortie. Heureusement qu’elle portait l’équipement approprié parce qu’elle… » Le pager accroché à la ceinture de la médecin se met à sonner. Elle y jette un coup d’œil et fronce les sourcils avant de relever brusquement la tête. « Excusez-moi, j’ai une urgence, » déclare-t-elle avant de s’éloigner d’un pas rapide. Un pressentiment funeste se niche dans l’estomac de Sid. Les nerfs en boule, il suit sans réfléchir la médecin dans le corridor. La préposée s’élance dans sa direction pour le retenir, mais elle n’est pas assez rapide pour l’empêcher de voir la civière sur laquelle repose sa sœur, un membre du personnel juché au-dessus d’elle pour continuer à effectuer les manœuvres de réanimation tandis qu’ils se déplacent. Caro! Il voudrait crier, mais rien ne sort. Ses jambes flanchent comme si quelqu’un venait de les scier et il se serait écrasé au sol s’il n’avait pas pu s’appuyer sur le mur à la dernière seconde. Les yeux pleins d’eau, il regarde, impuissant, les médecins emporter sa petite sœur. Tiens bon, je t’en prie. Reviens-moi.

Spoiler:
 



you hate to be vulnerable. yeah you've been hurt and it shows. i've never known one like you before, so much love it overflows. i feel you're almost giving up, saying please don't let me down. i won't turn 'round, i won't head for the door. girl, I'm yours for better or worse, darling, know that you're never alone. i will lay here with you until the hurting is gone. • until the hurting is gone, billy raffoul

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Aisling Hayes
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ÂGE : 23 ans.
SURNOM : Ash ou Leen par ses amis. Ivana Rose sur instagram.
STATUT : Fuit ce à quoi elle aspire.
MÉTIER : Cam girl & Suicide Girl (modèle érotique), stripper quelques soirs par semaine.
LOGEMENT : Appart' #353 à Redcliffe
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POSTS : 435 POINTS : 125

PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique prononcé. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane, mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien, si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et la dope destinée à anesthésier sa honte. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son coeur à sa place. Parfois, elle couche sur le papier le tumulte de ses sentiments et se prends à les chanter timidement. Mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Sid [6]Robin [2]AndyCaroline

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Sid ♡ I see all those angry faces and I'm afraid that could be you and me; talking about what might've been, thinking about how it used to be.

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Robin ♡ you lead the blind you lead the stream, the current ways are much to lean, you are the captain of the team!

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Lou ♡ Oh I love the taste of cyanide, oh how I love to feel it burn inside. I'm on the hour and I've been there for a long time but somehow I feel like I'm fading out of line.

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Phoenix ♡ I need a hero, I'm holding out for a hero 'til the end of the night. He's gotta be strong and he's gotta be fast, and he's gotta be fresh from the fight. He's gotta be larger than life!

RPs EN ATTENTE : Gabriel ♡ Clément ♡ Caro ♡ Phoenix

Je ne prends que 3 RPS à la fois.


PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Mellisa Clarke
CRÉDITS : Tearsflight + Frimelda + Loonywaltz
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INSCRIT LE : 07/09/2016
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MessageSujet: Re: don't be scared, you are my rock | aisling   don't be scared, you are my rock | aisling EmptyJeu 16 Mai - 22:21



don't be scared, you are my rock
Sid & Aisling
La prise de Sid est ferme autour de sa main alors qu’il s’approche du bureau d’accueil. Les poumons serrés par ce lieu austère où l’angoisse règne, Aisling le suit silencieusement. Derrière le comptoir, un type à peine poli leur balance un formulaire sans même faire semblant de s’intéresser à ce qui peut bien les amener. Furieuse et offensée, l’irlandaise se demande où son ami trouve la patience de lui répondre avec un pragmatisme si courtois. Elle fronce plutôt les sourcils, prunelles haineuses dardées vers l’indélicat benêt qu’elle maudit intérieurement. Imperturbable, l’employé de l’hôpital pianote sur son clavier et révèle enfin la prochaine étape de leur mission avec aussi peu de compassion que s’il leur indiquait le rayon légumes au super marché. « Merci pour rien ! » Qu’elle lui balancerait bien, si elle avait plus de courage. Mais ses ressentiments restent bien bouillants à l’intérieur et déjà elle s’élance derrière Sid, trottinant pour tenir le rythme soutenu qu’il impose. L’impatience de son ami est palpable et surtout observable. C’est dans ses gestes nerveux et secs, ses doigts qui pianotent le long de son jean quand ils n’écrasent pas le bouton de l’ascenseur ; ses lèvres blanches, pincées en une ligne fine, sa nuque raide et ses grandes enjambées tandis qu’il la traîne d’un bout à l’autre de l’hôpital en quête des réponses qui pourront enfin libérer – ou déchirer – son cœur. Mais elles tardent à venir et les voilà une fois de plus dans l’attente, cantonnés à deux petites chaises dans un couloir blanchâtre où infirmières et membres du personnel administratif passent en coup de vent. Les doigts de Sid caressent distraitement sa peau et Aisling essaie de ne pas y penser, d’ignorer la douceur de ce geste et les sentiments qu’il évoque chez elle. Mieux vaut se concentrer sur l’horrible bande jaune qui traverse le mur à la hauteur de ses yeux et passer complètement à côté de ce bref instant de tendresse au cœur d’une soirée trop mouvementée.

« Monsieur Bauer ? » La voix surprend Aisling qui n’avait pas vu la chirurgienne arriver. Elle se lève timidement pour imiter son ami mais reste un peu en retrait, soucieuse de ne pas s’imposer dans une conversation trop privée. Bien que Sid lui ait demandé de l’accompagner, elle se sent presque comme une intruse, dépassée par l’intimité de cette problématique familiale et la crainte de paraître vulgaire en se montrant trop intéressée. Et pourtant, elle ne peut s’empêcher de tendre l’oreille pour écouter les nouvelles, de froncer les sourcils face à tous ces termes dont elle ignore la signification ou ce qu’ils disent de Caroline. Alors elle se cramponne à cette simple phrase qui dissipe d’un coup la brume de son incertitude : « somme toute, elle s’en est bien sortie. » Ils n’ont hélas pas le temps de savourer le souffle de ce soulagement que le médecin s’interrompt brutalement et les quitte d’un pas vif, courant vers une nouvelle urgence. Ou bien s’agit-il de Caroline ? À en croire l’expression angoissée qui creuse à nouveau les traits de Sid, la même pensée vient de traverser son esprit. « Sid ? » Aisling tend la main pour le retenir mais son ami est plus rapide et s’élance à la suite de la chirurgienne, l’irlandaise sur ses talons. Une secrétaire médicale jaillit de son bureau comme si sa vie en dépendait et s’interpose. Peut-être qu’elle dit quelque chose, peut-être qu’elle essaie juste de le retenir, mais sa présence s’efface face à la vision qui subjugue leur attention : une jeune femme étendue sur une civière, les lèvres diaphanes entre-ouvertes, le visage pâle comme les draps sur lesquels elle repose, inerte,  si ce n’est pour les mouvements secs du type qui s’acharne sur son pauvre corps meurtri, sans doute pour le ramener à la vie. Et sans jamais l’avoir rencontrée avant, Aisling sait dans ses tripes qu’elle se trouve face à Caroline Bauer.

Elle suit du regard le cortège funèbre, comme fascinée, et ne reprend contact avec le présent que lorsqu’il disparaît derrière une porte à double battants. Alors les sons reviennent, les images se stabilisent. Elle cherche Sid des yeux et s’étonne de le voir un peu plus loin qu’elle ne s’y attendait, cramponné au mur comme à sa vie, le visage mouillé de larmes qui s’écoulent en torrent, les yeux fixés sur les portes qui viennent d’engloutir la personne à qui il tient le plus au monde. La gorge serrée, Aisling vient se glisser sous son épaule, à moitié pour soutenir ses jambes agitées de tremblements, à moitié pour lui apporter le réconfort de ses bras qu’elle enroule autour de sa taille. Tant de fois déjà elle s’est jetée contre lui, le cœur en miettes, le visage baigné de larmes, les poumons écrasés par l’angoisse et les tripes barbouillées par sa dernière connerie. Tant de fois elle s’est cramponnée à leur étreinte comme si c’était la seule chose qui pouvait l’empêcher de perdre pied et de sombrer dans un néant d’où elle ne pourrait jamais revenir. Alors elle s’abandonnait au son de sa voix, à ses gestes posés, au calme rassurant qui ne semblait jamais vraiment le quitter. Forcément, c’est d’autant plus flippant de le voir ainsi ébranlé aujourd'hui. Le visage appuyé contre sa poitrine secouée de tristesse, elle resserre son étreinte, ferme les yeux et le berce doucement comme il le faisait avec elle. Le cœur s'emballe lorsqu'elle prend conscience de leurs visages si proches, de leurs corps emmêlés et le cerveau culpabilise immédiatement pour cette pensée. N’empêche qu’elle pourrait rester comme ça pendant des heures et ça lui irait même très bien – sauf que ce serait mieux si Sid n’était pas aussi triste pendant tout ce temps.

« Excusez-moi, je vais vous demander de bien vouloir attendre un peu plus loin sur le côté pour libérer le chemin. » Aisling sait qu’ils doivent se déplacer, pourtant elle hésite à prendre l’initiative, n’ayant pas envie d’abandonner Sid à son désespoir. « Mademoiselle, monsieur ! » La rappelle-t-on à l’ordre d’une voix un peu trop pressante à son goût. « Oh ! Ça va ! » Elle glapit furieusement, moyennement fière de sa répartie. C’est qu’elle aurait aimé trouver quelque chose de plus puissant à répondre, histoire de bien rappeler à la pauvre femme qu’ils vivent un moment douloureux et qu’il serait appréciable de ne pas les brusquer, mais comme rien ne vient, elle se contente de lui adresser un regard mauvais avant de relever des yeux bien plus tendres vers le visage de son ami. Elle essuie délicatement une larme qui perle au coin de ses yeux puis fouille dans ses poches pour mettre un petit paquet de mouchoirs entamé dans le creux de sa main. « Allez, viens… » Le bras toujours autour de sa taille, elle l’entraîne doucement vers une salle d’attente remplie d’autres petits sièges déprimants qui lui serrent les poumons et plongent son estomac dans l’acide. Les hôpitaux, c’est vraiment les pires endroits du monde ! La vision d’une machine à café chasse un peu le froid qui cherche à s’engouffrer dans son âme et Aisling s’écarte de Sid pour pianoter sur l’écran tactile pour choisir un chocolat chaud, la boisson réconfortante par excellence. C’est doux, c’est sucré, c’est bon et c’est sans caféine. En d’autres termes, c’est ce qu’elle peut faire de mieux sans tomber dans un cocktail de vodka agrémentée de Prozac. Un éclair d’anxiété parcourt les membres d’Aisling et vient se localiser dans le bout de ses doigts qui picotent comme sous le coup de l’électricité. Ignorant la nausée qui menace de lui tourner la tête, elle inspire l’odeur du breuvage puis remet le gobelet en plastique entre les mains de Sid. « Tiens. » Elle murmure en refermant ses doigts dessus pour qu’il le prenne. « T’es genre super pâle et j’ai pas trop envie que tu fasses un malaise et que je me retrouve toute seule à attendre de vos nouvelles à tous les deux. » Tentative d’humour maladroite pour leur changer les idées. Aisling se maudit en se mordant les lèvres et jette un coup d’œil en biais à Sid avant d’ajouter rapidement : « Et puis comme ça t’inquièteras pas Caroline quand t’iras lui rendre visite dans sa chambre tout à l’heure. » Elle lance comme si c’était une évidence qu’il allait la revoir, comme si elle irait tellement bien que le moindre de ses soucis serait alors la pâleur de son frangin ; comme l’avait fait sa mère avec elle lorsque son frère aîné avait échoppé d’une balle perdue en revenant de l’école. L’écho de cette scène la trouble plus qu'elle ne l'aurait pensé, met le doigt sur la ressemblance entre leurs caractères que depuis trop longtemps elle tente d'ignorer. Alors Aisling se raccroche au présent pour y échapper, et au bras de Sid surtout, qu'elle attrape discrètement pour l'inciter à s'assoir à ses côtés.
   
No, you'll never be alone. When darkness comes, I'll light the night with stars, hear my whispers in the dark.
Pando



like a moth to the flame
Let me wash away and let go of the pain. Feel my heart race, breathe a sad sigh. Just look away and turn a blind eye. Close the blinds so I can come down and take my hand so we can both drown.
F R I M E L D A
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Sid Bauer
le tatoueur au coeur tendre
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ÂGE : vingt-neuf ans, né le 26 janvier 1990.
STATUT : célibataire.
MÉTIER : tatoueur, propriétaire de son propre salon, wild ink.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Il a un chat noir et blanc. + Il adore lire et regarder des documentaires. + Il a une sœur cadette. + Il déteste qu’on le prenne en photo. + Il fume, boit et se fiche de ce que les gens pensent, mais il n’a jamais touché à la drogue. + Il se spécialise dans les tatouages personnalisés. + Il adore dessiner. + Il aime les chats, la crème glacée à la pistache, les musées, les livres de recettes. + Il n'aime pas les épinards, les huîtres, le marron, les imbéciles et les gens bornés.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : aisling #6 + phoenix + joey + archie + harvey #2 + caro + auden
RPs TERMINÉS : harley #1 | #2 | #3 + aisling #1 | #2 | #3 | #4 | #5 + zelda + jo + harvey #1
AVATAR : andy biersack. ♥
CRÉDITS : alegria (avatar) + astra (signature) + ilyria (gifs)
DC : gabriel, le manager.
INSCRIT LE : 01/03/2016
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MessageSujet: Re: don't be scared, you are my rock | aisling   don't be scared, you are my rock | aisling EmptyDim 26 Mai - 13:33





don't be scared, you are my rock
Darling, please take my hand, please get up, rise to stand. I can't be the one to sing your song ‘cause I believe it's not your fault. Don't be scared, you are my rock, nothing's gonna hold you down for long. In good time, you'll come to know, when you release, when you let go, you can find yourself where you belong, you're not a curse, you're not too much, you are needed here, you are enough and nothing's gonna hold you down for long. ► Wildfire, SYML

Une larme déborde, puis deux, trois et bientôt, c’est un torrent qui dévale ses joues jusqu’à son cou. Il n’essaie pas de les essuyer et encore moins de les retenir. C’est plus fort que lui, il n’arrive plus à se montrer solide et sûr de lui. Épuisé, il s’abandonne au gouffre béant qui s’est ouvert dans sa poitrine au moment où les portes battantes se sont refermées sur le personnel médical et le corps inanimé de Caro. Des bras fins s’enroulent autour de sa taille – Aisling, pense-t-il confusément – au moment où le premier sanglot franchit ses lèvres. Il se laisse tomber dans ses bras, se recroqueville sur elle. S’il le pouvait, il se plierait en quatre pour se fondre complètement dans son étreinte sécurisante. Pour la première fois depuis des années, depuis qu’il était gamin, sans doute, il rend complètement les armes, s'abandonne sans réfléchir au réconfort qu'on lui offre, sans se demander s'il en prend plus que ce qui lui revient. L’esprit engourdi, la poitrine comprimée par les larmes, il ne se rend même pas compte qu’on s’adresse à eux. Aisling s’écarte et il tressaille brusquement pour essayer de la retenir. Un hoquet pathétique, le genre de son qu'il n'aurait jamais imaginé franchir ses lèvres, s'échappe de sa bouche. Honteux, il voudrait détourner le regard mais se laisse plutôt happer par la tendresse bien visible dans les prunelles bleues de son amie. Son cœur se serre et accélère, mais ce n'est pas douloureux cette fois et, tandis qu’elle essuie délicatement ses larmes, une vague de gratitude l'envahit, si puissante qu'elle remplit le trou béant dans sa poitrine.

Il se laisse entraîner vers la petite salle d'attente d'où ils sont venus. Avant de sortir du couloir, il ne peut s’empêcher de se retourner une dernière fois vers les portes battantes. Tout est tranquille maintenant, comme si rien ne s’était passé. Ils s’arrêtent devant une machine à café, le genre qui prépare une espèce de boue visqueuse à saveur de café et au goût aussi amer que l'attente des pauvres gens coincés dans ce dixième cercle de l'enfer. Laissant à Aisling le soin d’appuyer sur les boutons pour leur préparer quelque chose, il tire un mouchoir du petit paquet pour essayer de limiter les dégâts sur son visage. Même sans disposer d’un miroir, il se doute que le résultat doit être désastreux. Il imagine déjà ses yeux rougis et boursouflés. Un peu étonné, il constate toutefois qu’il ne se sent pas si mal que ça, tout bien considéré. Ses sanglots semblent avoir libéré une bonne partie de l'angoisse qui le grugeait de l'intérieur. Il ne se sent toujours pas très solide sur ses jambes, mais c'est probablement la baisse d'adrénaline dans son système qui le ramollit comme ça. Un gobelet tiède se glisse entre ses doigts tandis qu'une main se referme dessus pour les convaincre de le tenir. « T’es genre super pâle et j’ai pas trop envie que tu fasses un malaise et que je me retrouve toute seule à attendre de vos nouvelles à tous les deux. » Il tourne les yeux vers Aisling et sourit à sa remarque. Il s’en voudrait de lui faire un coup pareil, alors il porte docilement le gobelet à ses lèvres. Le liquide est chaud, beaucoup plus qu’il ne s’y attendait, et il se brûle la langue, mais la saveur étonnamment riche de chocolat compense pour la douleur sourde qui émane de ses papilles ébouillantées.

Ils choisissent au hasard deux chaises parmi l’îlot de sièges en plastique inconfortables. Une fois assis, il entoure les épaules de la jeune femme de son bras et l’attire contre lui. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus douillet, l’accoudoir s’enfonce dans son flanc, mais il l’ignore. Normalement, il essaie de freiner sa nature plutôt tactile avec Aisling pour éviter de paraître trop envahissant, mais aujourd’hui, il a besoin du réconfort qui vient avec le toucher pour rester connecté au présent et éviter de renouer avec ses angoisses. Les yeux fermés, il s’oblige à inspirer et à expirer lentement. Il se concentre sur le mouvement de ses poumons et plonge tout au fond de lui-même, à la recherche du moindre malaise. Il repense à ce que son amie lui a dit dans le bus. Elle avait raison : il n’a rien ressenti jusqu’à ce que le pager de la chirurgienne se mette à sonner. En ce moment, il ne perçoit rien, sinon un calme étrangement fébrile. Même s’il sait qu’au fond, c’est complètement irrationnel, il s’y accroche. Caro va bien. Elle va s’en sortir, je le sens.

Surfant sur cette vague d’optimisme nouveau, il rouvre les paupières. Les yeux collés à sa tasse de chocolat qui refroidit, il prend pour une fois bien le temps de réfléchir à ce qu’il veut dire. Et puis il s’éclaircit la gorge pour attirer l’attention d’Aisling. Elle se redresse et lève la tête vers lui, l’air vaguement inquiète. Les mots se bloquent entre ses dents. Il ne sait pas ce qui le retient, peut-être la peur d’avoir l’air ridicule. Il inspire profondément, s’oblige à plonger. « Je ne pourrai jamais assez te remercier d’avoir été là pour moi aujourd’hui. » C’est une heureuse coïncidence qui les a réunis au même endroit. Il n’aurait sûrement pas pensé à l’appeler – elle ni qui que ce soit d’autre d’ailleurs. « J’y serais pas arrivé sans toi. » Il aurait sûrement essayé de conduire alors qu’il n’était pas du tout en état de le faire, ou alors il se serait perdu en sautant sur le premier bus venu. « J’crois que j’aurais perdu la tête, que j’aurais fait quelque chose de stupide. » Il n’a pas l’habitude de se montrer aussi sentimental, mais il sent encore l’ombre de la mort flotter autour d’eux. Ça lui rappelle forcément toutes les questions qui resteront sans réponse, tous les non-dits qui ne seront jamais exprimés entre sa mère et lui. Il ne veut pas en rajouter. Alors il conclut : « J’sais pas si je te l’ai déjà dit, mais je suis vraiment content que tu sois dans ma vie, Leen. » Il se rend compte tout à coup que leurs visages sont tout près l’un de l’autre. Il n’aurait qu’à courber un peu l’échine pour poser ses lèvres sur celles d’Aisling. Ce n'est pas la première fois qu’il en a envie, mais c’est la première fois qu’il n’essaie pas de chasser l’idée sur le champ. Il est même sur le point de traverser l’espace qui les sépare lorsque le bruit d’une pile de dossiers qui s’éparpille sur le sol le fait sursauter. Il tourne la tête en direction du bureau d’accueil, où la secrétaire médicale offre un sourire embarrassé à la ronde avant de se pencher pour ramasser les feuilles et les chemises cartonnées. Il ramène son attention sur Aisling, mais le charme du moment est rompu. Même s’il se dit que c’est probablement une bonne chose…
(c’est vraiment pas le moment de prendre ce genre de décision)
…il a tout de même l’impression d’avoir raté une occasion intéressante.



you hate to be vulnerable. yeah you've been hurt and it shows. i've never known one like you before, so much love it overflows. i feel you're almost giving up, saying please don't let me down. i won't turn 'round, i won't head for the door. girl, I'm yours for better or worse, darling, know that you're never alone. i will lay here with you until the hurting is gone. • until the hurting is gone, billy raffoul

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Aisling Hayes
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ÂGE : 23 ans.
SURNOM : Ash ou Leen par ses amis. Ivana Rose sur instagram.
STATUT : Fuit ce à quoi elle aspire.
MÉTIER : Cam girl & Suicide Girl (modèle érotique), stripper quelques soirs par semaine.
LOGEMENT : Appart' #353 à Redcliffe
don't be scared, you are my rock | aisling Pcdc
POSTS : 435 POINTS : 125

PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique prononcé. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane, mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien, si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et la dope destinée à anesthésier sa honte. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son coeur à sa place. Parfois, elle couche sur le papier le tumulte de ses sentiments et se prends à les chanter timidement. Mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Sid [6]Robin [2]AndyCaroline

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Sid ♡ I see all those angry faces and I'm afraid that could be you and me; talking about what might've been, thinking about how it used to be.

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Robin ♡ you lead the blind you lead the stream, the current ways are much to lean, you are the captain of the team!

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Lou ♡ Oh I love the taste of cyanide, oh how I love to feel it burn inside. I'm on the hour and I've been there for a long time but somehow I feel like I'm fading out of line.

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Phoenix ♡ I need a hero, I'm holding out for a hero 'til the end of the night. He's gotta be strong and he's gotta be fast, and he's gotta be fresh from the fight. He's gotta be larger than life!

RPs EN ATTENTE : Gabriel ♡ Clément ♡ Caro ♡ Phoenix

Je ne prends que 3 RPS à la fois.


PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Mellisa Clarke
CRÉDITS : Tearsflight + Frimelda + Loonywaltz
DC : Jameson la louve & Kyte le vieux type louche
INSCRIT LE : 07/09/2016
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MessageSujet: Re: don't be scared, you are my rock | aisling   don't be scared, you are my rock | aisling EmptySam 1 Juin - 21:39



don't be scared, you are my rock
Sid & Aisling
Les sièges sont petits, inconfortables, mais les bras de Sid, enroulés autour de ses épaules, le lui font rapidement oublier. Aisling ferme les yeux, se laisse attirer dans son étreinte, plutôt à l’aise dans son rôle de grosse peluche réconfortante. L’image la fait sourire, lui rappelle l’énorme Licorne aux sabots holographiques qu’il a un jour gagnée pour elle sur le stand d'une fête foraine. Elle se laisse bercer par les mouvements réguliers de sa poitrine qui s’abaisse et s’élève au rythme de sa respiration, se rassure du calme qui semble l’envelopper, se rappelle l’éclat de son sourire tout à l’heure et ça lui donne l’impression de faire les choses bien, de ne pas être complètement inutile. Pour une fois. Elle guette l’anxiété, attend le moment où elle se sentira une fois encore glisser dans un gouffre de vide, de peur et de malaise, mais il ne vient pas. Il n’y a que Sid et elle dans cette pièce, la réalité du présent et le temps qui semble se suspendre autour d’eux. C’est fascinant, elle trouve, comme se soucier de quelqu’un d’autre lui permet de s’oublier, d’arrêter de se focaliser sur ses propres émois qui la rongent habituellement de l’intérieur. Elle se demande alors si son obsession pour ses propres troubles ne trouve pas racine dans une forme d’égoïsme, et se dit qu’elle devrait penser aux autres plus souvent, que ça ferait d’elle une meilleure chrétienne par la même occasion.

Un son guttural la tire de ses pensées et son cœur se serre instinctivement. Elle relève vivement les yeux vers Sid, essaie de déchiffrer son expression. Son visage, toujours aussi pâle, porte les marques de ses récents sanglots. Mais ses yeux expriment quelque chose de différent, quelque chose qu’elle ne parvient pas à déchiffrer. Les mots finissent par apporter un éclairage sur la situation mais ne desserrent pas la gorge de l’irlandaise. Les sourcils légèrement froncés, elle se demande comment il peut penser une chose pareille. Combien de fois, au cours de ces derniers mois, a-t-il tout plaqué pour venir la réconforter à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit ? Dans sa tête à elle, la balance de l’amitié penche encore bien trop du côté de Sid et elle cumule des dettes affectives qu’elle n’est pas certaine de pouvoir un jour repayer. Elle ne serait pas loin de s’en offenser, mais ce ressenti se dissous aisément face à l’authenticité de Sid, empreinte d’une vulnérabilité qu’elle ne lui connait pas. Alors elle écoute, le cœur froissé d’émotions contraires, ces mots qu’elle n’aurait jamais imaginé entendre. Elle comprend soudain que Sid n’a probablement pas conscience de lui donner autant, que c’est surement pour ça que contrairement à tous les autres, il n’attend rien en retour, ne fait peser aucune pression sur ses épaules, pas même celle de s’en sortir. Qu’il pardonne les rechutes, passe l’éponge, redouble d’attentions dès qu’elle sombre encore une fois. Quelque part, c’est inscrit dans l’esprit de Sid qu’il est là pour donner sans compter et qu’il n’a pas le droit de demander de l’aide en retour. Tout comme c’est inscrit dans sa tête à elle qu’elle ne peut pas s’en sortir toute seule, qu’elle doit toujours dépendre de quelqu’un d’autre pour voler à son secours. C’est tellement évident qu’elle voudrait le lui dire, mais elle ne sait pas comment, et puis l’instant d’après cette vérité retombe dans son inconscient alors qu’elle se laisse de nouveau happer par le présent et les prunelles de Sid qui fouillent trop profond en elle. Détourner le regard serait plus confortable, mais elle se force à ne pas briser ce lien, malgré les larmes de gratitude et de surprise qui enflent dans sa gorge et picotent le coin de ses yeux alors qu’il lui avoue avec tendresse et émotion être heureux de l’avoir dans sa vie.

Le cœur déraille, ses jambes tressaillent, et Aisling essuie ses paumes toutes moites sur ses genoux crispés. Mais son visage ne bronche pas, comme attiré par celui de Sid qui se penche doucement vers elle. Le temps semble s’être arrêté. Aisling voit ses yeux pâles comme un lac en été glisser vers ses lèvres, ne peut s’empêcher d’en faire de même. Pendant une seconde insoutenable, elle est persuadée qu’il va combler la distance qui les sépare et l’embrasser. Elle ignore si l’idée la ravit ou la terrorise, si elle souhaite prendre les devants ou partir en courant, sauter dans le premier avion et ne jamais revenir. La fuite en avant ou en arrière plutôt que la torture de cette incertitude. Un grand bruit brise l’instant et la fait sursauter. Elle se détourne, les joues rouges de honte, le cœur en panique, et se réfugie derrière le rideau rassurant que lui offrent ses courts cheveux de jais. Les yeux fixés sur ses converses, elle prend conscience qu’elle porte toujours ses affaires de danse sur elle, ignore pourquoi ce détail idiot s’inscrit avec une telle ampleur dans sa tête. Elle n’ose pas relever les yeux vers Sid, effrayée de découvrir que l’instant est passé – plus angoissée encore à l’idée que l’ombre de cette tendresse puisse planer encore sur eux. Alors c’est son tour de buter sur les mots qui se mélange dans sa gorge. « Mais Sid, tu l’as déjà fait tant de fois pour moi. Je te dois tellement, tellement plus qu'une soirée. » Elle finit par articuler, le regard obstinément fixé sur la ligne grisâtre qui sépare les dalles immondes sur le sol et dont elle dessine les contours du bout de sa chaussure. Je te dois ma vie. Qu'elle aimerait lui dire, mais ces mots là restent bien englués à l'intérieur, à la racine de toutes ses peurs. Car sans lui, les drogues ou la bêtise l'auraient peut-être déjà emportée depuis longtemps. « T’aurais jamais pu faire quelque chose de stupide, t’es la personne la plus responsable que je connaisse. » Elle continue, sans réaliser que trop de gens déjà l’enferment dans ce rôle, y compris lui-même. Elle prend une inspiration pour se donner du courage, puis tente un regard dans sa direction. « Mais je suis contente d’être là avec toi. » Elle avoue avec un sourire sincère, puis ses sourcils se froncent légèrement comme si elle reprenait brutalement conscience du sérieux de la situation. « J’aurais détesté que t’aies à affronter ça tout seul. » L’écho de sa précédente révélation plane encore sur elle et l’embarras fait place à un sentiment plus doux et plus sécurisant tandis qu’elle se redresse et enroule son bras autour de celui de Sid, le caresse de sa paume. « T’es plus obligé d’être tout seul. J'suis là. » Elle conclut, osant enfin affronter son regard qu’elle soutient de nouveau, comme pour bien faire passer un message, une promesse dont elle n’est pas certaine elle-même de saisir la teneur. L’intensité de tout à l’heure cherche à reparaître pour la paralyser, et avec elle le sentiment d’incertitude qui l’effraie, mais cette fois Aisling est davantage préparée et ne se laisse pas surprendre. Elle se défile avec un sourire et fuit cette intimité naissance en s’affaissant sur sa chaise pour appuyer sa joue contre l’épaule de Sid, où elle compte bien restée nichée jusqu’à ce que le retour de la chirurgienne l’en déloge.
   
No, you'll never be alone. When darkness comes, I'll light the night with stars, hear my whispers in the dark.
Pando



like a moth to the flame
Let me wash away and let go of the pain. Feel my heart race, breathe a sad sigh. Just look away and turn a blind eye. Close the blinds so I can come down and take my hand so we can both drown.
F R I M E L D A
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Sid Bauer
le tatoueur au coeur tendre
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PETIT PLUS : Il a un chat noir et blanc. + Il adore lire et regarder des documentaires. + Il a une sœur cadette. + Il déteste qu’on le prenne en photo. + Il fume, boit et se fiche de ce que les gens pensent, mais il n’a jamais touché à la drogue. + Il se spécialise dans les tatouages personnalisés. + Il adore dessiner. + Il aime les chats, la crème glacée à la pistache, les musées, les livres de recettes. + Il n'aime pas les épinards, les huîtres, le marron, les imbéciles et les gens bornés.
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MessageSujet: Re: don't be scared, you are my rock | aisling   don't be scared, you are my rock | aisling EmptyVen 7 Juin - 5:23





don't be scared, you are my rock
Darling, please take my hand, please get up, rise to stand. I can't be the one to sing your song ‘cause I believe it's not your fault. Don't be scared, you are my rock, nothing's gonna hold you down for long. In good time, you'll come to know, when you release, when you let go, you can find yourself where you belong, you're not a curse, you're not too much, you are needed here, you are enough and nothing's gonna hold you down for long. ► Wildfire, SYML

Profitant de la distraction occasionnée par la maladresse de la préposée, Aisling s’est détournée. Le charme est bel et bien rompu. En essayant de réorganiser ses pensées, Sid contemple sans rien dire le rideau de cheveux noirs derrière lequel la jeune femme s’est repliée. Étonné de sentir son cœur se débattre dans sa poitrine, il porte machinalement la tasse de chocolat à ses lèvres. Sans trop la goûter, il avale une gorgée. Il ramène son attention sur son amie en l’entendant dire, le nez pointé vers le sol, qu’elle lui doit bien plus que cette simple soirée. Il hoche légèrement la tête : un jour, il arrivera à lui faire comprendre que l’amitié ne se quantifie pas, que la bonté ne se rembourse pas et que l’amour, le vrai, peu importe la forme qu’il prend, n’exige rien en retour. Parfois, il se dit que leurs visions de la vie sont juste trop différentes pour un jour se réconcilier ou fusionner, mais il se dit que si tous ses efforts ne mènent à rien, il aura au moins essayé. Elle semble avoir trouvé dans les tuiles du carrelage à la propreté douteuse le courage de relever la tête. Elle se redresse, se tourne vers lui. Leurs regards se croisent à nouveau, tout en nuances de bleu et de gris. T’es plus obligé d’être tout seul, j’suis là. La sincérité qui se cache derrière cette promesse lui noue la gorge sans qu’il ne sache précisément pourquoi. C’est peut-être ses émotions à fleur de peau qui se dérèglent; c’est peut-être parce que, limités par les aléas de la vie, ils n’ont jamais vraiment osé se promettre l’avenir. Ou alors c’est simplement qu’elle lui offre quelque chose dont il rêve depuis des années sans jamais avoir osé se le permettre : la possibilité de ne pas être le plus fort, de ne pas être le plus solide, de ne pas être le roc. Tandis qu’avec un sourire timide elle se détourne et vient s’appuyer contre lui, il entoure sa taille fine de son bras et enveloppe l’une de ses mains dans la sienne. Avant longtemps, le poids agréable de la tête d’Aisling, appuyée sur son épaule, et la chaleur de son corps blotti contre le sien le détendent complètement. Vidé de toute son énergie, il sent ses paupières s’alourdir. Craignant de s’assoupir et de renverser sa tasse de chocolat encore à demi-pleine, il la dépose sur une petite table à côté de lui et laisse simplement reposer sa main nouvellement libérée sur ses cuisses. Il s’abandonne à la quiétude du moment et ferme les yeux. Concentré sur sa respiration, il ne se rend pas compte qu’il s’est assoupi, la tête posée contre celle d’Aisling.

C’est une voix inconnue et la sensation qu’on le secoue plus ou moins délicatement qui le réveille. Il tressaille et papillonne des paupières en se redressant. Momentanément désorienté, il balaie du regard la pièce où il se trouve, étonné de reconnaître une salle d’attente stérile plutôt que sa chambre à coucher ou son salon. Il aperçoit enfin une femme en blouse blanche qui, debout juste devant lui, l’observe d’un air à la fois impatient et attendri. Son cerveau encore endormi comprend enfin ce qui se passe. En reconnaissant la chirurgienne, il se lève d’un bond, le cœur au bord du gouffre, et darde sur elle un regard implorant. Elle semble fatiguée, mais pas défaite. « Docteure? » Il ne se hasarde pas à poser une question plus précise, car il craint trop la réponse qu'il pourrait obtenir. La chirurgienne jette un coup d’œil à Aisling, qui se tient toujours à côté de lui, quoiqu’un peu en retrait. Il se demande s’il doit lui donner la permission de parler de l’état de Caro devant elle, comme dans les films, mais la médecin semble comprendre quelque chose en voyant leurs mains toujours liées et sourit avant de reporter son attention sur Sid. « Votre sœur a fait une hémorragie interne qui a provoqué un très court arrêt cardiaque. Nous avons réussi à la ramener et j’ai pu réparer sans problème les tissus endommagés en chirurgie. Elle est encore en salle de réveil, mais on devrait la déplacer dans sa chambre très bientôt. Elle sera fatiguée pendant un bon moment et il lui faudra du temps pour récupérer, mais elle hors de danger. » Le tatoueur est le premier surpris de constater qu’il s’est presque jeté sur la chirurgienne pour l’attirer dans une étreinte un peu trop puissante. Visiblement déroutée, elle lui tapote deux ou trois fois le dos avant qu’il ne lâche prise. Embarrassé, il essuie ses yeux pleins d’eau en s’excusant : « Désolé, je n’ai pas réfléchi. C’est juste que… » Les mots lui manquent et il n’essaie pas de les trouver. De toute façon, il connaît déjà celui qu’il lui faut. « Merci. Merci infiniment. » La chirurgienne lui sourit et le couve d’un regard indulgent. « De rien, c’est mon travail. Une infirmière va venir vous chercher dans une quinzaine de minutes environ pour vous amener voir Caroline. » Il la regarde s’éloigner, sa blouse blanche et sa queue de cheval poivre et sel dans son sillage. Il se tourne vers Aisling, soudainement inquiet en se rappelant ses paroles de toute à l’heure. « J’ai une tête à faire peur ou ça va aller? » demande-t-il, les yeux écarquillés à l’idée de se présenter avec un teint de mort-vivant devant sa sœur.

Comme l’avait promis la chirurgienne, une petite infirmière plutôt jeune au sourire d’ange vient les chercher une dizaine de minutes plus tard. Ils la suivent dans le dédale de corridor jusqu’à l’aile des soins intensifs de longue durée. Elle leur indique la chambre de Caro mais leur demande de rester sur le pas de la porte le temps qu’elle vérifie les signes vitaux et l’état général de sa patiente. En attendant de pouvoir entrer, Sid observe la pièce. La chambre n’est pas très grande. À part le lit d’hôpital, qui prend presque toute la place, il n’y a qu’une petite chaise du même modèle que celles de la salle d’attente à la gauche et une petite télé accrochée au mur directement en face du lit. Frêle et pâle, Caro est étendue sous une mince couverture, branchée à une multitude de tubes et à des machines qui bipent doucement. La peau translucide découverte par la chemise d’hôpital est marquée de contusions violacées et d’éraflures. Comme si elle sentait la présence de Sid tout près, Caroline se réveille et s’agite. Le tatoueur n’entend que des bribes des paroles de l’infirmière, qui parle tout en poursuivant son examen, mais il comprend qu’elle lui explique où elle est et ce qui s’est passé. Quand enfin, il reçoit la permission de s’approcher, il s’empresse de venir glisser sa main dans celle de la jeune femme. Il doit faire attention aux tubes, tenus en place par du ruban adhésif, mais il savoure ce contact rassurant. Il glisse l’autre main dans la chevelure brune de Caro. « Sid? » Elle a entrouvert les yeux et même si ses prunelles bleues, si semblables à celles de son frère, sont vitreuses et confuses, il n’a jamais rien vu de plus beau de sa vie. Penché au-dessus du lit, il lui sourit. « Dors, tout va bien maintenant, je suis là. » Obéissante, elle referme les paupières avec un soupir de soulagement. Il reste là où il est pendant de longues minutes, tant pour s’assurer qu’elle s’est bel et bien endormie que pour savourer la vue de son visage paisible. Il ne s’arrache à sa contemplation que lorsque l’infirmière qui est venue les chercher rentre dans la chambre. Elle lui sourit et s’approche du lit. Tout en notant les signes vitaux et les autres résultats de son examen sur la charte de Caro, elle lui explique qu’avec le cocktail de médicaments qu’ils lui donnent, elle dormira encore plusieurs heures. « Si vous voulez aller lui chercher des effets personnels, vous avez amplement le temps de le faire avant qu’elle ne se réveille, » conclut-elle avec un sourire bienveillant avant de sortir de la chambre. Ça lui rappelle tout à coup qu’il a bêtement abandonnée Aisling sur le pas de la porte. Il se tourne vers elle : bien qu’elle soit entrée dans la pièce, elle semble un peu mal à l’aise, comme si elle ne savait pas trop où se mettre. Se sentant vaguement coupable de l’avoir laissée en plan comme ça, il s’approche d’elle en glissant ses mains dans les poches de son manteau de cuir. « Je vais passer chez elle lui chercher des vêtements et quelques trucs dont elle pourrait avoir besoin, puis je vais revenir ici. » Il jette un coup d’œil sur la forme inerte de Caro, comme pour s’assurer qu’elle dort toujours. « Il faudrait que j’aille chercher ma voiture. Tu peux nous trouver le meilleur trajet pour retourner au studio puisque t’es l’experte des autobus? » demande-t-il avec un sourire en coin.



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MessageSujet: Re: don't be scared, you are my rock | aisling   don't be scared, you are my rock | aisling EmptyVen 14 Juin - 22:41



don't be scared, you are my rock
Sid & Aisling
Les minutes s’écoulent et dans la petite salle d’attente, rien ne bouge. La respiration de Sid se fait de plus en plus régulière, et un coup d’œil discret dans sa direction apprend à Aisling qu’il s’est endormi. Alors petit à petit, ses paupières se font lourdes et elle sombre à son tour dans un demi-sommeil peuplé d’images du passé qui se mêlent désagréablement au présent. La voix de la chirurgienne l’arrache à ses rêveries dans un sursaut, et de ses songes il ne lui reste plus rien si ce n’est une sensation d’angoisse qui lui serre les poumons. L’air hagard, elle se redresse en même temps que Sid et s’étire discrètement pour tenter de chasser la douleur dans ses membres restés immobiles trop longtemps et dans son âme malmenée par tant d’émotions non miscibles. Au final, c’est la chirurgienne qui l’aide à faire redescendre la pression, grâce aux bonnes nouvelles qu’elle apporte. Le soulagement de Sid est tellement contagieux, et sa réaction si spontanée, que les nerfs d’Aisling lâchent enfin lorsqu’il se jette sur la médecin pour la serrer dans ses bras, et elle ne peut retenir un petit éclat de rire fébrile. Elle couve son ami d’un regard plein de tendresse tandis qu’il s’excuse et remercie la chirurgienne à son tour un peu maladroitement, ignorant toujours si elle est censée rester silencieuse ou bien prendre davantage de place dans ce tableau. « Merci docteure. » Personne ne la regarde bizarrement, ce qui laisse à penser qu’elle ne vient pas de commettre un terrible impair aux vues des conventions sociales. La femme s’éloigne, et Sid tourne soudainement vers elle des yeux écarquillés en lui demandant s’il a une tête à faire peur et Aisling secoue la tête avec un petit rire attendrit. « Comme ça un peu, mais si tu gardes une expression normale ça devrait le faire. » Elle le taquine avec un sourire, estimant que le plus dur étant passé, ils peuvent reprendre leur mode de communication habituel.

Quelques minutes plus tard à peine, une jeune femme en blouse de tenue de travail vient les chercher pour les conduire à la petite pièce où Caroline Bauer doit entamer sa lente guérison. Elle sent l’impatience de Sid sur le pas de la porte et caresse doucement son épaule pour l’aider à évacuer, lui redire encore qu’il n’est pas tout seul, et qu’il sera bientôt réuni avec sa petite sœur. Enfin, on leur fait signe de rentrer, alors Aisling laisse Sid s’engouffrer dans la chambre et le suit timidement, sans trop savoir si elle est censée rester sur le pas de la porte ou à ses côtés. La chambre est petite, impression renforcée par les peintures jaunes et bleues qui décorent les murs. Mais elle dégage une impression de propreté et de rangement, malgré les tubes et machines qui encombrent le corps de Caroline. Comme elle a l’air frêle et vulnérable sous ces draps rêches d’hôpital, comme sa peau est pâle, presque translucide. Mais la vie là-dessous est forte comme son pouls qui bip doucement sur un écran de pixels noirs ; Aisling le sait, parce qu’elle est bien placée pour savoir ce que ça fait que de survivre même quand on est complètement cabossée par la vie, et qu’on semble trop fragile pour s’en sortir. Elle le sait parce que c’est ce qu’elle fait depuis des années, même si ses bleus à elle, ils sont surtout à l’intérieur. La gorge serrée, elle assiste au réveil de la jeune femme, à sa confusion lorsque l’infirmière essaie de lui expliquer ce qui vient de lui arriver, à son soulagement enfin lorsqu’elle sent la main de son frère dans la sienne, sa présence réconfortante à ses côtés. Aisling ne peut pas s’empêcher de ressentir une pointe de jalousie face à ce tableau et de se dire que dans son malheur, Caroline a quand même beaucoup de chance. Elle se demande à quel point sa vie aurait pu être différente si elle avait eu un frère comme Sid, pour prendre sur ses épaules les écueils de leurs parents et la combler de l’amour et de la protection qui lui a manqué si cruellement. Une vague de culpabilité l’écrase immédiatement et elle envoie une petite prière pour tenter de se dédouaner de ses pensées douteuses. En face, la petite sœur de Sid s’autorise à refermer les yeux, sous les conseils avisés de son grand frère. Il n’y a plus de trace de peur ni de douleur sur son visage et elle semble presque sereine, angélique même, dans ce décor pourtant tristounet. Aisling décide d’y voir un bon présage et, ne sachant que faire d’autre ni comment se rendre utile, s’adonne à une nouvelle prière pour les protéger tous les deux dans cette épreuve.

Lorsqu’elle ouvre les yeux, Sid est toujours immobile près de sa frangine, et Aisling se demande si elle est censée s’éclipser discrètement pour ne pas empiéter sur son espace, ou tirer doucement son bras et le convaincre de prendre un peu l’air pour qu’il puisse récupérer. C’est qu’avec ou sans les yeux écarquillés, il a l’air épuisé. Elle n’a pas temps de statuer que déjà l’infirmière revient et c’est elle qui propose un plan en chargeant Sid d’aller récupérer les affaires de sa sœur. Aisling ressent un léger soulagement à savoir que la décision se prendra à sa place, et qu’ils pourront bientôt quitter l’hôpital, surtout. Elle vient comme elle repart, leur ange planificateur, et – comme s’il venait soudain de se souvenir de sa présence – Sid rejoint Aisling dans le petit coin qui l’abrite. Les mains dans les poches, le corps courbé par un trop plein d’émotions, il lui annonce qu’il compte repasser à l’hôpital après sa mission accomplie, ce qui semble logique s’il souhaite que Caroline puisse utiliser les affaires en question. C’est bête, mais Aisling n’y avait pas pensé, trop soulagée d’en avoir fini avec ce lieu austère pour ce soir. Puis il se souvient de sa voiture, qui attend toujours devant leur studio de danse, et l'irlandaise hoche la tête avec un sourire entendu tout en récupérant son téléphone pour lancer la mission ‘transports’. « T’inquiète, je gère. » Elle affirme avec sérieux en pianotant à toute allure sur son écran défoncé par un mélange de maladresse, de fainéantise et de manque de budget. « Le prochain bus est dans un quart d’heure, on ferait bien d’y aller pour pas le louper. » Elle conclut en remettant son sac sur ses épaules. « J’te laisse lui dire au revoir, j’vais voir si on a rien oublié à côté. » Elle serre son poignet avec un sourire d’encouragement dans un geste à la fois touchant et maladroit, puis file dans le couloir en direction de la salle d’attente qu’ils viennent de quitter.

Le sang tressaute dans ses veines, les ongles viennent se réfugier sous ses dents tranchantes pour comme si elles avaient le pouvoir de couper ses nerfs. Elle sait pas pourquoi elle panique, pourquoi elle a envie de s’échapper. Elle sait pas non plus pourquoi elle reste jusqu’à ce qu’elle voit la silhouette de Sid la rejoindre quelques minutes plus tard. Les ongles massacrés cachés dans ses manches tirées, elle mène le pas vers l’extérieur, frissonne lorsque l’air frais du soir les surprend à l’arrêt de bus. Et puis lorsque le véhicule s’approche de son allure dolente, l’angoisse est tellement forte qu'Aisling étouffe presque de l'intérieur. J’ai pas envie d’être seule ! L’idée de retrouver son appartement la paralyse, parce qu’alors les pensées qu’elle essaie de repousser ne feront plus qu’une bouchée d’elle. L’envie de prendre un valium la torture pour la énième fois de la soirée. Ça ou de l’alcool. N’importe quoi du moment que ça l’assomme complètement jusqu’au lendemain. Jusqu'à jamais... « J’viens avec toi chez Caro. » Elle annonce brusquement une fois assise dans le bus, en face de Sid dans un club quatre. « J’te ferai un sandwich ou quelque chose pendant que tu prépares ses affaires parce que j’te connais sinon tu vas oublier de manger. » Elle ajoute d’une voix un peu plus normale, avec un sourire léger comme pour donner plus de crédibilité à son prétexte vaseux. « Puis c’est pas les plateaux repas de l’hôpital qui vont t’aider à tenir… » Sujet rondement amené, elle relève un regard inquiet dans la direction de son ami, cherche à accrocher son regard bleu. « D’ailleurs, tu comptes y passer la nuit ou juste la veiller quelques heures encore ? » Elle sait pas trop pourquoi elle demande ça, Aisling, ni si elle en a vraiment le droit. Elle espère que c’est pas encore sa jalousie étrange qui s’immisce entre eux, à le voir, pour une fois, s’occuper de quelqu’un d’autre qu’elle. Mais quelque part, le doute persiste et ajoute une touche de culpabilité pesante sur le tumulte de ses émotions déjà bien casse pieds.    
   
No, you'll never be alone. When darkness comes, I'll light the night with stars, hear my whispers in the dark.
Pando


Spoiler:
 



like a moth to the flame
Let me wash away and let go of the pain. Feel my heart race, breathe a sad sigh. Just look away and turn a blind eye. Close the blinds so I can come down and take my hand so we can both drown.
F R I M E L D A
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