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 (penisy #23) i don’t want you to disappear from my side

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Penny Stringer
Penny Stringer
l’ère de l'apaisement
l’ère de l'apaisement
(penisy #23) i don’t want you to disappear from my side Hu5cwsy Présent
ÂGE : trente-et-un ans (03.08.1992)
SURNOM : Penny étant déjà le surnom de Penelope, difficile de faire bien plus court.
STATUT : deux ans qu'il lui fait vivre la plus folle et la plus belle des histoires, Isaac est tout pour elle et plus encore.
MÉTIER : actrice et bénévole dans plusieurs organismes.
LOGEMENT : la maison à Toowong commence à se faire petite entre Jude, Maia et l'arrivée imminente des jumeaux.
(penisy #23) i don’t want you to disappear from my side F0c82cd6bbcf2807fee54a1977213311e7cfc0c2
POSTS : 13683 POINTS : 0

TW IN RP : mentions d'agression sexuelle, neurodiversité, parentalité, mentions d'abandon d'enfant.
GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : elle a un jeune frère autiste qu'elle aime plus que tout et surprotège › fière belle-maman de Jude (13.09.2018) et maman de Maia (14.06.2022) et les jumeaux Jack et Mila (01.08.2023) › bénévole auprès des enfants malades depuis 2020 › être devant la caméra lui manque, mais elle sait son temps auprès des siens plus précieux que jamais.
CODE COULEUR : Penny crée des malaises en mediumorchid ou en teal.
RPs EN COURS : (03)flora #2micah #4scarlett.

+ the one and only (04)isaac #21isaac #22isaac #23isaac (ff)isaac (tel).
RPs EN ATTENTE : eddie #3 › rory #12 › you?

(penisy #23) i don’t want you to disappear from my side Pennyyytinder
compte actif d'avril à juillet 2021.
RPs TERMINÉS :
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penisycause baby, the best part of me is you.
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cf. fiche de liens (chronologie des sujets tenue à jour.)


(penisy #23) i don’t want you to disappear from my side Wqmp
AVATAR : emma roberts.
CRÉDITS : (av. harley) › (sign. siren charms) › (crackships penisy. harley & gwennifergifs ♡) › (crackship cringer. nairobi ♡) › (tinder profile. AMGK ♡) › (dessin. mapartche ♡) › (gifs signa. gwennifergifs) › (userbars. loonywaltz)
DC : autumn galloway (ft. lucy boynton)
PSEUDO : vlastuin › marie.
Femme (elle)
INSCRIT LE : 27/10/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t34526-when-the-party-s-over-penny
https://www.30yearsstillyoung.com/t40283-penny-never-let-me-down-just-lead-me-home
https://www.30yearsstillyoung.com/t34574-penny-stringer
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Message(#) Sujet: (penisy #23) i don’t want you to disappear from my side (penisy #23) i don’t want you to disappear from my side EmptyJeu 23 Nov 2023 - 8:44



mi-novembre, résidence jensen, toowong.
tw. mention d’auto-mutilation.


Les journées passent et se ressemblent. S’il y a bien une chose que tu as apprise de la parentalité dans les dernières années, mais surtout de la maternité, c’est qu’une routine est aussi essentielle qu’elle n’est parfois contraignante. Essentielle parce qu’il te serait impossible de mener tout ton petit monde d’un point A à un point B sans un semblant de plan et de continuité, mais contraignante parce que tu oublies parfois qui tu es, en dehors de ton rôle de mère. Les jumeaux sont petits encore, quelques mois à peine, Maia n’a même pas dix-huit mois encore alors ce n’est pas un mensonge que de dire que Isaac et toi, vous êtes encore au beau milieu de la tempête. La tempête de couches et de nuits blanches, de coliques et de tâches de vomi qui abîme chacun de vos vêtements. C’est une période compliquée, là où tu as l’impression que ta personne et ton couple sont forcés de prendre un pas de recul face à tout le reste, mais la plupart du temps, tu veux croire que vous gérer assez bien la situation, Isaac et toi. Entre Jude qui s’ajuste encore et toujours à son rôle de grand frère, tout en réalisant de plus en plus l’absence de sa mère, à Maia qui n’apprécie pas particulièrement d’avoir perdu son rôle de bébé de la famille et les jumeaux qui s’alternent à vous faire passer des nuits blanches l’un après l’autre, tu sais que vous faites une équipe soudée Isaac et toi, à prendre le relais quand l’autre en a besoin, à constamment vous assurer que tous les besoins de vos quatre petits humains sont bien remplis, au maximum de vos capacités.

Tu sais. Ou du moins, tu veux savoir. Tu veux croire, si fort. Si si si fort.
Mais tu n’es pas si naïve que ça.

Les indices s’accumulent sous tes yeux depuis des mois, et ce n’est pas que tu ne les vois pas ou que tu veux les ignorer, c’est seulement que tu veux le croire Isaac, quand il te rassure, quand il te murmure dans le creux de l’oreille que tout va bien, qu’il t’aime, qu’il s’occupe de lui et que tout va bien aller. Mais tu les vois, ses traits qui s’étirent. Les heures de sommeil qui manquent et qui ne sont pas toujours la faute d’un enfant ou d’un autre. Tu les vois, les marques sur son corps qui s’accumulent. Celles pour lesquelles il semble toujours avoir une excuse, une explication logique quand pourtant, c’est tout ton être qui te crie que ce n’est pas logique, que ce n’est pas normal et qu’il faut que tu t’inquiètes. Tu as beau tenter de lui en parler, de lui rappeler que tu es là, qu’il peut te parler, qu’il peut compter sur toi pour ramasser les pots cassés, pour panser les blessures, pour le rassurer, tu as l’impression de tourner en rond. Tu sais qu’il a ses démons, Isaac, et tu sais qu’ils sont persistants et sans doute plus près que tu ne veux l’admettre, mais tu ne sais plus quoi faire pour les tenir éloignés. Tu ne sais plus quoi dire pour les chasser, tu crains de ne pas être assez pour les faire disparaître et tu ne sais pas comment lui dire que tu paniques un peu plus à chaque jour, de le voir perdre le contrôle et perdre la bataille contre lui-même. Alors à défaut de ne pas savoir quoi dire, tu essayes du mieux que tu peux, avec autant de douceur et de tendresse que la situation le permet. Tu as attendu le bon moment, après avoir lu 3 histoires à Jude pendant que Isaac berçait une Maia somnolente, elle qui ne cesse de réclamer tous les moments possibles avec son papa. Les jumeaux dorment depuis une bonne heure déjà, et tu espères qu’ils vous en offriront encore une ou deux avant le prochain réveil parce que vous avez besoin d’un moment seul à seul, Isaac et toi. Tu aimerais dire que c’est un moment d’accalmie dans le tourbillon de vos journées, mais tu crains que la discussion que tu veux amener sur la table n’est rien de bien reposant, malheureusement. Tu rejoins Isaac dans votre chambre, les jumeaux étant installés dans la pièce d’à côté pour tenter de favoriser de bonnes nuits de sommeil, même si force est d’admettre que votre lit se remplit bien souvent au fil des heures. Les différents moniteurs pour bébés sont allumés et te rassurent une dernière fois que toute votre progéniture est belle et bien endormie, et c’est avec une nervosité nouvelle que tu t’approches de ton amoureux. « Je m’inquiète pour toi. » que tu murmures faiblement en venant te blottir contre lui, ta tête venant se poser naturellement contre son torse, là où tout ton être semble avoir élu domicile il y a plus de deux ans de cela maintenant. « Je t’ai vu tantôt, dans la cuisine… » Il n’y a pas d’accusation dans ta voix, tu ne relates qu’un fait qui serait tout ce qu’il y a de plus anodin, si ce n’était pas des marques laissées contre sa peau. Tes mains glissent le long de ses avants-bras, s’attardent légèrement sur les manches de son chandail avant de les relever doucement pour afficher les marques de brûlures que tu l’as vu s’infliger un peu plus tôt aujourd’hui, quand il pensait que tu avais le regard ailleurs. « Je pense pas que c’était un accident. » que tu ajoutes, avant même de lui laisser la chance de se justifier. « Parle-moi Isy. » que tu l’implores pratiquement, le regard mouillé d’inquiétude et d’amour, alors que tu attrapes l’un de ses poignets avec délicatesse avant d’y déposer un simple baiser là où la peau est scarifiée, abîmée, mais pas moins parfaite et aimée à tes yeux. Exactement comme l’homme qui se trouve devant toi.
@Isaac Jensen (penisy #23) i don’t want you to disappear from my side 2396639051



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Isaac Jensen
Isaac Jensen
le coeur au bout des doigts
le coeur au bout des doigts
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(penisy #23) i don’t want you to disappear from my side FQgUS3L Présent
ÂGE : 39 ans (13.05.85)
SURNOM : Isy
STATUT : Penny est le soleil et l'amour de sa vie, l'évidence avec laquelle il écrit sa plus belle histoire et s'autorise à réaliser des rêves de bonheur
MÉTIER : Infirmier au service des urgences, vice-président de l'association Run for Judy, infirmier bénévole à la Croix Rouge et aux Flying Doctors, sapeur-pompier volontaire et surtout : papa comblé de Jude (13.09.2018), Maia (14.06.2022), Jack et Mila (01.08.2023)
LOGEMENT : Sa maison, située au #17 toowong, est devenue leur foyer en octobre 2021, duquel irradient épanouissement, plénitude et bienveillance
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POSTS : 28492 POINTS : 100

TW IN RP : dépression, anxiété, automutilation, idées suicidaires, tentative de suicide, mentions d'abandon d'enfant
PETIT PLUS : Emménage à Brisbane en 2003 ∆ il exerce en qualité d'infirmier au st vincent's depuis 2006 puis est affecté aux urgences en 2013 ∆ une suite de blessures anéantit sa carrière de joueur de football australien en 2010 ∆ il attente à ses jours en mars 2018 et reprend le travail en septembre 2018 ∆ finaliste de ROA en 2020 ∆ il se soigne contre son anxio-dépression, après avoir longtemps refusé son diagnostic
CODE COULEUR : Isy s'exprime en #9966ff ou slateblue
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RPs EN ATTENTE :
amy ∆ caitriona #2 ∆ lexie ∆ angus #2

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(compte désactivé en juillet 2021)

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(roa, juin 2020)
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grisy
(s1) lancementlove #4grace #1grace, greg, siennaweek-end #1grace #2grace #3
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(s3) elias, kieran, grace, sienna, jack
(s4) épreuve semaine 4grace #6martin
(s5) épreuve 1 semaine 5épreuve 2 semaine 5épreuve 3 semaine 5résultats
(finale) grace #7raftinggrace #8grace #9
AVATAR : Julian Morris
CRÉDITS : eternal-lust (ava), solosands (sign), loonywaltz (ub), la confiserie (illustration personnalisée), am (tinder), harley (gifs), Drink Positive (gif maddy/isy), may0osh (gif olivia), wcrldofresources (gif matilda), truelove (gif grisy)
DC : Kai Luz & Max Novak
INSCRIT LE : 08/04/2018
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Message(#) Sujet: Re: (penisy #23) i don’t want you to disappear from my side (penisy #23) i don’t want you to disappear from my side EmptyLun 1 Jan 2024 - 15:21



Souvent, il s'agissait d'un besoin urgent, impérial, dévastateur ; une nécessité qui brûlait ardemment mes synapses et m'obnubilait au point que la seule manière de m'en libérer était d'y céder. Une idée violente et omniprésente qui sévissait en souverain dans mon organisme, ébranlait mon corps à l'en faire trembler d'angoisse, le déroutait à mettre sens dessus dessus la sémantique d'instinct de survie en lui. J'imaginais, sans conviction, que ces moments-là étaient initiés, propulsés, embrasés par ce que beaucoup nomment triggers. Puis, il y avait les simples occasions qui se présentaient, les tentations inopinées que l'on peine à ne pas saisir, comme le fumeur qui ne refuserait pas une cigarette alors qu'il a déjà flambé son quota. Ces viles tentations irrésistibles, que probablement je provoquais moi-même, par mon esprit gangréné de ce poison qui s'imaginait spontanément comment le contexte pouvait me suggérer un écart ; j'imaginais que ces moments-là reflétaient ce que certains nommaient dépendance.

J'étais persuadé être seul, ce soir, dans la cuisine, quand en sortant le plat bouillant du four, j'ai convoité sa tôle. J'étais convaincu n'avoir absolument aucun témoin, que Penny se trouvait à l'étage avec les petits. Le regard fixe et le geste sûr, j'avais plaqué mon poignet contre le rebord du plat. La douleur aigüe s'était imposée moins d'une seconde après l'agression, mes nerfs en alerte fulgurante ; néanmoins, mon épiderme s'était marquée de rouge et c'est uniquement lorsque je ne sentais plus rien, le plat tiède, que j'avais séparé ma chaire du point de contact, sans scrupule aucun. Un soupire s'était dérobé de mes lèvres, que je n'oserais pas qualifier de soulagement, quand pourtant, au-delà de la honte cuisante qui m'envahissait, c'est ce dernier qui trônait en moi. Un acte censé, que je contrôlais et qui m'aidait : voilà comment je le décrivais. Cela ferait sourciller probablement n'importe qui à qui j'oserais le décrire ainsi.

La routine avait repris son cours, le quotidien défilant aussi normalement que possible, mon poignet douloureux dissimulé sous la manche de mon haut telle une soupape en arrière-pensée de celles qui me traversaient lors des discussions à table. Puis, les étapes vers le coucher des enfants s'étaient succédées. Je venais tout juste de parvenir à endormir Maia quand Penny me rejoignait dans notre chambre, après avoir offert une nouvelle prestation extraordinaire des personnages du recueil d'histoires qu'avait reçu Jude pour son anniversaire et qu'il tenait être lues par sa belle-mère. Je jetais un coup d'œil aux moniteurs démontrant le sommeil profond des jumeaux et de leur aînée et je m'asseyais sur le rebord du lit, songeur et fatigué, avant d'être rejoint par mon amoureuse.

« Je m’inquiète pour toi. » Son corps vint se coller au mien, sa tête se posa contre mon torse. Naturellement je glissais mon bras derrière ses épaules, l'enlaçant tendrement, déposant délicatement un baiser sur son front. Néanmoins, l'appréhension gelait déjà mes veines, tranchant mon organisme de part et d'autres au passage. J'étais incapable de retenir les battements de mon coeur de se rapprocher progressivement ni leur arrêt brutal l'espace d'un cycle lorsque Penny ajoutait : « Je t’ai vu tantôt, dans la cuisine… » Je mordillais discrètement ma lèvre inférieure, nerveux, coupable, mon regard voletant d'un point invisible à un autre dans notre chambre, comme si ma conscience espérait se cacher derrière un bibelot ou un meuble, alors que Penny me faisait grâce de ne pas encore confronter mon regard, stipulant uniquement les faits de sa voix douce et sans jugement avec laquelle elle accueillait toujours chaque partie d'ombre de moi-même.

Je baissais les yeux, tapi dans mon mutisme, la cage thoracique martelée par mon palpitant. Aussi discrètement que possible, j'expirais lentement, dans une vaine tentative de décontracter mes muscles tendus, de régulariser le rythme de mon myocarde. J'invoquais mon sang-froid, mon courage, mes désillusions : quelconques ingrédients magiques qui pourraient me permettre de garantir de nouveau à Penny que ce n'était rien, que j'allais bien, que la situation était sous contrôle, qu'il ne fallait pas qu'elle s'inquiète. Tout irait bien. A chaque occurrence au cours de laquelle je lui avais servi ce discours, j'y avais cru dur comme fer moi-même et j'étais intimement convaincu de tous ces arguments : comment ils ne s'agissaient que de simples écarts - maladresses - bénignes qui s'estomperaient bien assez vite. Des petites parenthèses dérisoires. Je m'étais enfoncé dans le déni de la gravité de mes gestes, certain que dès que je le déciderais, je pourrais arrêter de me causer ce mal. Mes mutilations n'étaient que béquilles sur lesquelles je me reposais temporairement, un facile et rapide gain de contrôle me permettant de me recentrer quand je me perdais mentalement. Sauf que depuis ma reprise du travail, où j'avais dû prendre en soin cette patiente anorexique autant dans le déni que moi sur sa condition, un déclic brutal s'était opéré en moi. L'adolescente m'avait rejeté en pleine face ce que je ne pouvais voir. Je m'étais reconnu en elle tout en voyant ce qu'elle ne visualisait pas de son mal-être, obnubilé par son mécanisme de défense qu'elle jugeait légitime et indéniable. Elle m'avait brusquement, froidement, subitement, ouvert les yeux et désormais, j'étais terrorisé et accablé. Je me sentais pris aux piège de mes propres agissements, sans zone de sécurité abordable.

« Je pense pas que c’était un accident. » J'étais aussi profondément désolé, honteux et coupable d'avoir orchestré cette mascarade pendant des mois, autant j'y avais moi-même cru bec et ongle. Je me pince les lèvres, je me mords l'intérieur de la joue. Je peine à garder le souffle linéaire et les yeux clairs pendant que Penny remonte délicatement les manches de mon t-shirt. Je dévie instantanément le regard, incapable de confronter la réalité, sans pour autant me détacher de ma petite amie. Je sens les doigts fins de la jeune femme sur mes bras et je me laisse faire lorsqu'elle embrasse avec une infinie douceur mon poignet maltraitée. « Parle-moi Isy. » Je ferme quelques secondes les yeux, à la recherche de contenance, de ne pas être submergé par l'angoisse, la honte, la peur, la dépréciation de ma propre personne, la dépression royale et globale de mon être qui me paraît de plus en plus tenir de bric et de broc.

Ma gorge est nouée de cette boule indigeste de sentiments. Je déglutis laborieusement, ignorant même le sens des mots tant mon esprit est noyé par ces déferlantes émotionnelles qui me tétanisent. Qu'ai-je le droit de te dire, ma chérie ? Je pense alors que la sensation d'avoir tout fait de travers depuis des mois m'asphyxie sévèrement. Devrais-je lui confesser qu'il n'y a pas une semaine qui passe sans que je me fasse du mal ? Devrais-je lui avouer que je me mutile pour ne pas angoisser ? Devrais-je lui confier qu'il n'y a pas un soleil qui se couche sans que j'y pense et que parfois, c'est l'une des premières pensées qui me vient au réveil ? Devrais-je lui annoncer que j'essaie d'arrêter de maltraiter mes bras parce que ça se remarque au travail, et que plutôt, j'agresse l'intérieur de mes cuisses ? Devrais-je lui déclarer que j'étais réellement convaincu que ces actes étaient telle une soupape saine mais que j'ai réalisé, depuis peu, que je ne nourrissais qu'une illusion de contrôle ? Devrais-je communiquer avoir perdu pied ? Devrais-je lui exprimer que tout ceci et plus encore, je meurs de peur de le formuler à voix haute, terrifié des conséquences de ce que je pense et de ce que ressens réellement pourraient avoir sur notre quotidien, notre vie - tout ce qui compte pour moi.

« Je suis désolé, » je finis par articuler en tirant sur mes manches pour cacher ma peau zébrée de mal-être. J'inspire profondément, le coeur battant, la voix qui menace de se briser. J'inspire profondément. « Tu te rappelles quand tu m'as dit que tu peux m'aider à dénouer cette sorte de tas de nœuds que je ressens dans moi ? » Je questionne, repensant à cette conversation où je n'avais pas trouvé meilleure image que celle-ci pour exprimer à Penny le mal-être qui me terrassait et que je n'arrivais pas à tacler, expier. Grâce à ma petite amie, j'avais compris que ces nœuds étaient en réalité des émotions refoulées que j'ignorais même décrire. Des émotions que j'avais toujours appris à dissimuler au fin fond de mon être et surtout, à ne jamais divulguer, exprimer, dévoiler. Elles s'étaient entassées, s'étaient enroulées, s'étaient liées pour former cette diforme tumeur psychique. « J'ai honte et j'ai peur et je te demande pardon, » j'osais enfin excommunier, passant promptement une main sur ma joue nouvellement humide. Mes épaules s'affaissaient, comme si je venais d'arracher une partie de moi pour la poser entre nous deux, la montrer à Penny. « Je ne veux pas t'inquiéter. Je ne veux pas te faire de la peine. » Je veux pas te décevoir. Je veux être un bon conjoint et un bon père. « Ce n'est pas contre toi, ce n'est pas ta faute, » j'essayais de rassurer maladroitement. La dernière chose que Penny représentait à mes yeux était bien une ennemie. « J'y croyais vraiment que j'avais tout sous contrôle. J'y croyais vraiment, » je répétais avec sincérité, des trémolos de chagrin et de frayeurs dans la voix. « Je ne te mentais pas. J'y croyais vraiment. » J'enchérissais avant de croiser les bras contre ma poitrine, comme pour me protéger d'un éventuel choc à venir, comme pour oublier les scarifications et les rendre inaccessibles. « C'est pour avoir le contrôle. » Je confiais à Penny, espérant qu'elle comprenne, aussi fou mes propos pouvaient sonner. « Mais je veux arrêter. » Je promettais, bien que j'ignorais totalement comment y parvenir. « Je veux aller mieux. » Un amer goût de vœu pieu me hantait.



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Message(#) Sujet: Re: (penisy #23) i don’t want you to disappear from my side (penisy #23) i don’t want you to disappear from my side EmptyMar 2 Avr 2024 - 7:23



Chaque mot est prononcé avec douceur et précision. Chaque regard témoigne de l’affection que tu portes à Isaac, mais aussi de l’inquiétude qui ne te quitte plus depuis un moment déjà. Tu ne cherches pas à le culpabiliser, pas plus que tu ne cherches à forcer des réponses de sa part s’il ne se sent pas capable de te parler, de t’expliquer tout ce qui le tracasse, ces pensées cruelles et amères qui l’amènent inévitablement à se faire du mal. Tu voudrais pouvoir le débarrasser de tout le poids superficiel sur ses épaules, faire disparaître chacun de ses démons, mais tu ne possèdes pas ce genre de pouvoir, et tu n’es pas naïve au point de croire que cela se fait comme un tour de magie. Mais comment est-ce que tu es censée lui venir en aide si le sujet reste éternellement évité, balayé pour prioriser les multiples demandes que consistent votre quotidien, entre tous les petits êtres qui dépendent totalement de vous? Tu refuses d’être cette mère-là, cette partenaire qui oublie le reste du monde en faveur de ses enfants. Isaac est le pilier même de votre famille, celui qui t’a permis de retrouver confiance, en toi-même et aux autres aussi, celui qui t’a fait découvrir un amour que tu n’aurais jamais cru mériter ou connaître un jour. Il mérite qu’on s’occupe de lui comme il s’occupe de tout le monde, avec toute l’attention du monde et l’abandon de celui qui s’en fait toujours plus pour les autres que pour lui-même. Il mérite tout ça et tellement plus et tu ne sais pas comment le lui dire, comment le lui faire comprendre. Tu ne sais pas comment faire disparaître la douleur qui s’impose, qui s’immisce dans les trous laissés par des blessures qui n’ont jamais pu cicatriser.

Tu ne le quittes pas des yeux sans toutefois lui imposer de te regarder droit dans les yeux, et tu attends. Tu attends qu’il se sente capable de te parler. Tu attends que les vagues cessent de l’avaler tout rond pour lui offrir une main que tu espères rassurante, réconfortante. Tu attends parce que c’est tout ce que tu peux faire. Tu ne veux pas le presser et plus que tout, tu ne veux pas lui faire plus de mal qu’il ne s’en fait déjà. Tu veux aider. Tu veux apaiser. Tu veux pouvoir être un baume pour lui comme il a toujours su l’être pour toi. « Je suis désolé. » Tu secoues la tête, prête à lui dire qu’il n’a pas besoin de s’excuser pour quoique ce soit, mais tu t’efforces à rester silencieuse, à lui donner le temps de dire tout ce qu’il veut dire, tout ce qu’il retient depuis trop longtemps. « Tu te rappelles quand tu m’as dit que tu peux m’aider à dénouer cette sorte de tas de nœuds que je ressens dans moi? » Tu hoches doucement la tête, la conversation toujours bien présente dans ton esprit. « J’étais sincère. Je veux t’aider avec les nœuds. » que tu lui rappelles, même si tu te sens toujours aussi impuissante dans la meilleure manière d’agir. Tu ne sais pas comment dénier les nœuds si Isaac te les cache. « J’ai honte et j’ai peur et je te demande pardon. » Cette fois-ci, tu ne peux t’empêcher de réfuter ses propos avec passion, hochant la tête rapidement de gauche à droite, une main venant se glisser contre sa joue, l’autre trouvant sa main à lui, tentant d’essuyer des larmes que tu ne veux pas qu’il te cache. « Tu n’as pas à t’excuser, et surtout, surtout, tu n’as pas à avoir honte. » Tu sais que c’est facile à dire et bien moins facile à contrôler, que la honte s’immisce de manière insidieuse et noircit tout contre notre gré. Tu as longtemps été victime de la honte toi aussi, d’une honte qui n’était pas tienne à porter et qui continue pourtant de teinter ton quotidien par moments, bien malgré toi.

« Je ne veux pas t’inquiéter. Je ne veux pas te faire de la peine. » Un mince sourire vient étirer tes lèvres, mais tu n’es pas certaine qu’il peut l’apercevoir, entre les larmes et son regard qui s’attarde partout sauf sur toi. « Ce n’est pas contre toi, ce n’est pas ta faute. » « Je sais mon amour. » que tu murmures pour toute réponse, tes doigts caressant doucement son visage. « Tu ne me fais pas de la peine Isy, mais tu ne peux pas me demander de ne pas m’inquiéter pour toi. T’es l’amour de ma vie, le père de mes enfants, je vais toujours m’inquiéter pour toi. Je vais toujours vouloir le mieux pour toi. » que tu lui avoues d’une voix tremblotante, espérant que cette sincérité ne soit pas un poids de plus sur ses épaules, mais bien une preuve de la main que tu offriras toujours en sa direction. « J’y croyais vraiment que j’avais tout son contrôle. J’y croyais vraiment. » Tu hoches la tête, tu le sais combien c’est difficile pour lui d’avouer ses mots, de devoir se rendre à l’évidence que ce contrôle dont il a tant besoin lui a échappé. « Je ne te mentais pas. J’y croyais vraiment. C’est pour avoir le contrôle. » « Je t’en veux pas, je t’en veux pas. » que tu répètes constamment, dans un espoir sans doute vain d’apaiser cette culpabilité qui le terrasse. « Mais je veux arrêter. Je veux aller mieux. » « Alors on va tout faire pour que tu ailles mieux. » que tu lui promets, parce que tu ne peux pas imaginer un monde dans lequel tu n’es pas prête à tout pour alléger les souffrances de celui que tu aimes. « Mais tu ne peux pas tout faire tout seul, d’accord? » Tu sais que demander de l’aide n’est pas une chose qui lui vient facilement, lui bien plus habituer à offrir un coup de main qu’à en demander un. « Je ne veux pas que tu te caches… Je ne veux pas que tu ressentes le besoin de te cacher parce que tu ne veux pas m’inquiéter. Parce que tu penses que c’est pour le mieux. » Tu ne sais pas si tu as le droit de lui faire cette demande maintenant, mais tu as besoin qu’il sache, tu as besoin qu’il comprenne à quel point être dans l’inconnu est la pire des tortures qu’il puisse y avoir lorsqu’il est question de l’homme à tes côtés. « Ensemble. On est plus forts ensemble, ok? »



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