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 (vittaïa) washing what you know out to sea

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Vittorio Giovinazzo
Vittorio Giovinazzo
le tatoué impudique
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ÂGE : 33 ans (24/01/86)
SURNOM : vitto par à peu près tout le monde, totti par ses frères
STATUT : locataire (plus si) occasionnel d'un lit de spring hill
MÉTIER : moniteur polyvalent (sports de combat) chez Hibiscus Sports ~ en cours du soir pour obtenir une équivalence à son diplôme de droit italien
LOGEMENT : #34 pine street (bayside), avec Brusco le chien errant adopté dans un moment de faiblesse & Ariane, il parait
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POSTS : 2291 POINTS : 300

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : à brisbane depuis septembre 2016 ☆ 2 demi-frères et une demi-soeur, à sa connaissance ☆ ceinture noire de full-contact ☆ parle italien & napolitain, accent à couper au couteau ☆ bénévole dans un centre pour SDF ☆ aucun sens de l'orientation ☆ se déplace à vélo ☆ SDF au début de ses études ☆ ancien procuratore sostituto au barreau de Rome ☆ honte de ses origines ☆ (trop) carriériste ☆ frère aîné en prison, cadet qui en sort ☆ tient un journal intime ☆ ne réprime pas toujours ses manières de voyou ☆ jamais passé son permis de conduire ☆ croyant, fréquente régulièrement l'église
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : nino #5matthias #2benjamin #2gaïa #3edgevittaïarianecora #4 (07/08)
RPs EN ATTENTE : abel ☆ deborah #2 ☆ ariane #4
RPs TERMINÉS : 2019nino #4 2018deborah #1ariane #3cora #3benjamin #1nino #3ariane #2heidi #3rooftop nightariane #1gaïa #2cora #2 2017kaecy #2kane #1livia #2rossinazzetti #1nino #2gaïa #1finnley #1heidi #2sofia#teamburgerlivia #1nino #1kaecy #1heidi #1 2016cora #1matthias #1chelsea flashbacksariane (2010)

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PSEUDO : yumita (élodie)
AVATAR : andré hamann
CRÉDITS : avatar@eilyam & sign@ohroseweasley & userbar@loonywaltz
DC : hassan & tommy & anwar
INSCRIT LE : 04/10/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t11778-piuttosto-can-vivo-che-leone-morto-vittorio https://www.30yearsstillyoung.com/t11831-nuje-vulimme-na-speranz-vittorio https://www.30yearsstillyoung.com/t11891-vittorio-giovinazzo http://madebyumita.tumblr.com

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Message(#) Sujet: (vittaïa) washing what you know out to sea (vittaïa) washing what you know out to sea EmptyDim 11 Aoû - 19:27




gaïa & vittorio
washing what you know out to sea

I stared up just to see, with all of the faces you were the one next to me. You can feel the light start to tremble, washing what you know out to sea., you can see your life out the window tonight. If I lose myself tonight, it'll be by your side. ☆☆☆



Comment en étaient-ils arrivés là ? Comment lui en était-il arrivé là, lui qui ne pardonnait jamais, lui dont la rancœur n’égalait que la rancune, et qui voyait pourtant les deux s’envoler chaque fois qu’il mettait les pieds dans l’ascenseur qui le menait jusqu’à l’appartement de Gaïa ? Il aurait dû continuer de la haïr, aussi fort que lui manquaient Rome et son Italie, la faute à un exil dont elle était la cause … Et pourtant, loin de s’en sentir encore capable il avait même laissé malgré lui la journaliste devenir un ancrage rassurant dans l’existence en demi-teinte qu’il avait tenté de construire dans cette ville. Et il s’en voulait, autant de ne pas la détester à sa juste valeur que de s’habituer à sa présence, parce qu’elle finirait par repartir et qu’il refusait d’être celui qui donnerait l’air de le regretter. Il n’était pas dupe, il voyait bien sans qu’elle n’ait jamais eu à le dire clairement que sa présence sur le continent ne se justifiait plus – si tenté qu’elle se soit réellement justifiée un jour. Il voyait bien le creux des articles qu’elle rendait par email à son employeur de l’autre bout du monde, les sujets triviaux et l’écriture sans passion – il lisait, elle ne savait pas mais il lisait, guettait son nom dans les articles parus sur le site internet du quotidien – si loin des sujets de fond traités avec esprit et cette plume toujours incisive qui avait été la sienne. Il en avait été la cible, il était on ne peut mieux placé pour le savoir, et si cet épisode restait une tache indélébile entre elle et lui, il la savait capable de bien plus grandes choses que les articles de fond de tiroir qu’elle rendait à son rédacteur dans l’unique but de continuer à justifier le salaire qu’il lui versait chaque mois malgré sa fuite à l’autre bout du globe. Cela ne durerait pas éternellement, parce qu’il jetterait l’éponge ou parce qu’elle ne pourrait plus se contenter de gâcher ainsi le potentiel dont elle disposait, mais Vittorio savait les jours de la journaliste comptés pour ce qui était de son escapade australienne, et une partie de lui ne pouvait s’empêcher d’y penser avec un pincement dans la poitrine chaque fois qu’il tâchait de se faire une raison. C’eut été de toute façon mal le connaître que d’espérer qu’il l’admette, car ce regret l’italien ne l’assumait ni auprès de lui-même ni auprès de la principale intéressée – surtout pas auprès de la principale intéressée.

Alors il ne savait pas, comment ils en étaient arrivés là. Mais pourtant il y revenait toujours, jouant les éphèbes arrivé là presque par hasard, elle autant que lui semblant se satisfaire de cet accord tacite où ni l’un ni l’autre n’abordait le fait que le « hasard » n’en était plus un et que l’exceptionnel s’était peu à peu mué en habitude. Habitude rôdée au point qu’il puisse débarquer sans s’annoncer un sac de nourriture japonaise à la main, certain à la fois d’avoir visé juste quant à la commande destinée à Gaïa et d’être accueilli sans que sa présence ne soit plus en rien une surprise. Appuyé contre le cadran de la porte, il avait patiemment attendu qu’on vienne lui ouvrir après avoir actionné la sonnette, et bardé d’un de ces sourires de lover dont il avait le secret il avait prétexté « J’ai pas le mot de passe pour entrer. Mais j’ai des sushis, ça marche ? » avant de s’inviter dans l’appartement à peine s’était-elle décalée pour le laisser rentrer. Parfois, et de manière totalement psychosomatique, il avait presque l’impression de pouvoir encore sentir les effluves du whisky que sa colère lui avait fait répandre sur l’îlot central de la cuisine l’année précédente. Le temps passant, les souvenirs de ce soir-là étaient devenus confus, comme le fruit d’un rêve que l’on sentait nous échapper à mesure que le corps s’éveillait pour de bon ; N’avaient alors subsisté que les sensations, les odeurs, et un sentiment grisant qu’il tentait d’ignorer mais qui depuis ce soir-là s’emparait un peu plus de lui chaque fois qu’ils faisaient l’amour. Et à nouveau il se le demandait : comment en étaient-ils arrivés là ? « Tu bossais encore ? » Chassant tout ce qui parasitait ses pensées d’un vague mouvement de la tête, il venait de déposer le sac contenant leur repas sur le plan de travail de la cuisine lorsque sa vision périphérique avait remarqué l’ordinateur portable encore ouvert sur la table basse, et la tasse – probablement de café – abandonnée à côté.








    - they were once three brothers,
    who were travelling along a lonely winding road -

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Gaïa Salvatori
Gaïa Salvatori
la justicière au stylo
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ÂGE : 30 ans (28/02)
STATUT : abonnée aux visites nocturnes (et diurnes) d'un compatriote
MÉTIER : Journaliste d’investigation pour The Australian
LOGEMENT : #179 Spring Hill
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POSTS : 1032 POINTS : 60

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Italienne pure souche ☆ Deuxième d’une fratrie de 4 enfants ☆ Née et a vécu toute son enfance à Sorrente, superbe ville côtière italienne. ☆ A choisi de partir étudier à Rome à sa majorité ☆ Ambitieuse, obstinée (carrément têtue) et surtout très carriériste ☆ Véritable séductrice, on a parfois l’impression qu’il lui suffit de claquer des doigts pour qu’un homme tombe à ses pieds… Assurément, elle charme, elle envoute. ☆ Elle ne fait pas confiance aux hommes. Après tout, une femme n’est-elle pas capable de faire le même travail, en mieux? C’est son point de vue. ☆ Passionnée par son métier
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : 4/5
❊ vittaïariane
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❊ vitto #3
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PSEUDO : Nahimana, Gaïapagos
AVATAR : Blanca Suàrez
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INSCRIT LE : 19/10/2017
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Message(#) Sujet: Re: (vittaïa) washing what you know out to sea (vittaïa) washing what you know out to sea EmptyLun 12 Aoû - 17:42


Vittorio & Gaïa
I STARED UP JUST TO SEE, WITH ALL OF THE FACES YOU WERE THE ONE NEXT TO ME. YOU CAN FEEL THE LIGHT START TO TREMBLE, WASHING WHAT YOU KNOW OUT TO SEA., YOU CAN SEE YOUR LIFE OUT THE WINDOW TONIGHT. IF I LOSE MYSELF TONIGHT, IT'LL BE BY YOUR SIDE.

▼▲▼

Cette conversation ne mènera nul part. C’est couru d’avance, et le simple fait d’avoir espéré que la discussion prenne une autre direction tôt ou tard m’a déjà fait perdre un temps précieux. Malgré tous mes efforts, ma mère ne peut s’empêcher de faire l’éloge de ma cousine Aria, de trois ans ma cadette, qui attend son deuxième enfant, puis de mon petit frère Pablo, qui vient apparemment de se fiancer. Mes parents n’ont jamais vraiment compris mon désir de faire carrière, quitte à souvent faire passer mes études avant les nombreuses fêtes de famille, et comme je sais très bien que ni l’un ni l’autre ne changera d’avis de sitôt, je me contente d’écouter ma mère déblatérer au téléphone, ne cherchant surtout pas à l’interrompre, de peur qu’elle finisse par dévier sur un sujet épineux. Sujet qui ne tarde pas à revenir sur le tapis, comme à chaque fois, tel un boomerang revenant toujours, et ce peu importe la force avec laquelle on le renvoie.
« Tu sais, ils ont choisi un endroit magnifique, je suis sûre que ça te plaira, tu verras, ce sera superbe j’en suis sûre. Ah, et ton frère voudrait savoir si tu vas venir accompagnée au mariage, il faut que Nina ait le bon nombre d’invités pour le traiteur, et… »
Subtil, très subtil. Mais je sais très bien que ce n’est pas mon frère qui est derrière cette question,  ce n’est pas son genre, mais bien mon interlocutrice, qui s’évertue à chaque appel à demander comment se porte ma vie sentimentale. Classique.
« Ma, on en a déjà parlé… »
Mais ça ne l’empêche pas de venir fouiner, à chaque fois. Comme si elle ne pouvait pas s’en empêcher, ce qui est sûrement vrai. Et bien sûr, suite à cela ma patience s’évapore à vitesse grand V, et je n’ai plus qu’une envie, raccrocher, pour pouvoir échapper à un interrogatoire dans les règles, alors qu’elle argumente pour m’inciter à lui en dire plus.
« Il faut que j’y aille, j’ai un double appel. Je téléphonerai bientôt à Pablo pour lui donner une réponse, c’est promis. Ciao. »
Je lui laisse à peine le temps de répondre raccroche, et soupire. Ce n’est pas totalement un mensonge, puisqu’il faut que j’appelle mon patron ce matin. Il faut que je lui parle de quelque chose d’important, et il risque de ne pas apprécier. Mais j’ai enfin réalisé qu’il fallait que les choses changent, professionnellement. Il m’a fallu du temps pour m’en rendre compte. Beaucoup trop. Du temps, et plusieurs dizaines d’articles presque bâclés, fades, sans passion. Presque 3 ans, à ramer de plus en plus pour écrire quelque chose de convenable, pour rendre des papiers que je n’aurais jamais osé renvoyer pour publication quelques années auparavant. Des heures d’appel vers l’autre bout du monde, à essayer de convaincre mon employeur que l’article suivant serait meilleur, que la distance n’affectait en rien mon travail, et que je serais bientôt de retour sur le sol italien. Foutaises. Plus les jours passent et plus l’inspiration s’effaçait. Irrémédiablement. J’ignore comment j’ai pu tenir jusque là, comment j’ai pu accepter de frôler la médiocrité, moi qui recherche toujours la perfection dans l’écriture. Oui, j’ai mis du temps à me décider. Mais je suis enfin sûre de ce que je dois faire. J’inspire un grand coup, reprend mon téléphone et compose le numéro d’un des derniers contacts que j’ai appelé.


Les yeux rivés sur l’écran de mon ordinateur portable, installée confortablement dans mon canapé, je relis pour la troisième fois l’article que je viens de terminer. Ce n’est pas encore ça. Je peux faire mieux, j’en suis certaine, il faut juste que je trouve une meilleure façon de tourner cette phrase. Un instant déconcentrée, mon regard dévie vers ma tasse de café, presque vide. Et au moment où je me lève pour aller la remplir, une sonnerie retentit. Je repose ma tasse sur la table basse, sachant très bien qui se trouve derrière la porte d’entrée en ce moment. Ça ne peut être que lui, étant donné que je n’attendais personne. Je sens mon corps se relâcher, débarrassé de la tension accumulée au cours de la journée, alors que je m’en vais lui ouvrir, oubliant presque immédiatement mon problème de phrase mal tournée. Et c’est bien lui, un sourire charmeur peint sur les lèvres, sac en plastique à la main, qui se pointe à une heure tardive, comme une fleur.
« J’ai pas le mot de passe pour entrer. Mais j’ai des sushis, ça marche? »
Je m’écarte avec un sourire, pour qu’il puisse passer, ce qu’il fait sans attendre. Je referme la porte derrière lui, alors que mon estomac se manifeste, se rappelant ainsi brusquement à mon esprit, qui tendait à l’avoir oublié depuis de matin.
« Ça ira pour cette fois, t’as de la chance. »
Ces visites nocturnes sont presque devenues une habitude, et c’est plaisant, il faut l’avouer. Il m’arrive même, certains soirs, d’espérer qu’il va débarquer à l’improviste, particulièrement quand la journée a été une catastrophe. Mais ça, pas question de lui avouer, quand je peine moi-même à le reconnaître. Vittorio fait son petit chemin dans l’appartement, déposant son sac en plastique dans la cuisine.
« Tu bossais encore ? »
Retournant vers la table basse, je ferme l’ordinateur, récupère la tasse de café froid, et le rejoins dans la cuisine.
Je vide le contenant dans l’évier, et entreprend de nettoyer la tasse.
« Plus ou moins. J’ai démissionné ce matin. »
Je pose la tasse propre sur l’égouttoir, et continue sur ma lancée, alors que les bruits de plastique froissés se sont arrêtés dans mon dos.
« J’ai répondu à une demande d’emploi, et ils avaient l’air intéressés, alors j’essaye d’écrire un petit article sur un sujet qu’ils m’ont proposé, une sorte de mise à l’épreuve pour voir ce que je vaux comme journaliste. Au vu de mes derniers articles, je les comprends… Comment j'ai pu me laisser aller à ce point, je me le demande...»
Heureusement qu’ils ont fouillé un peu plus loin dans mes écrits, sinon cette possible offre d’emploi me serait passée sous le nez. Je me retourne vers Vitto, et au moment où je m'apprête à me lancer dans un nouveau babillage inutile, je me rends compte qu'il s'est figé. Et j'en viens même à me demander s'il a entendu ce que je viens de lui dire.


CODAGE PAR AMATIS



all we need is time
Burnt lips when the wind blows, black tint on the windows, I can't see what the future holds but I wanna know...
the faim

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Vittorio Giovinazzo
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Message(#) Sujet: Re: (vittaïa) washing what you know out to sea (vittaïa) washing what you know out to sea EmptyMar 1 Oct - 8:03


Contre toute attente, les escapades chez Gaïa étaient pratiquement la seule habitude dont Vittorio ne s’était pas encore lassé. La seule constante qui ne lui donne pas encore la sensation insupportable de tourner en rond et de s’enfoncer dans un quotidien fait de demi-satisfactions et de « faute de mieux » à n’en plus finir. Il restait en colocation faute de mieux, il travaillait dans une salle de sport faute de mieux, il étudiait le droit privé faute de mieux … L’italien avait l’impression de revoir sans cesse ses objectifs à la baisse, et pour quelqu’un d'aussi ambitieux rien d’étonnant au fait que cela s’apparente pour lui à une véritable torture. Aussi illusoire était-elle, la sensation qu’il retrouvait auprès de Gaïa d’un « comme avant » momentané le grisait suffisamment pour qu’il y revienne sans cesse, et s’il n’était clairement pas prêt à admettre que de quelconques sentiments pour la jeune femme puissent être impliqués eux aussi, il prenait en tout cas le parti d’en profiter tant qu’il en avait l’occasion. D’autant plus à mesure que le tic-tac de sa présence australienne semblait raisonner avec plus de vigueur, au rythme de la frustration qu’il pouvait percevoir chez la jeune femme chaque fois qu’il était question de près ou de loin de son travail. Mais encore bien loin de ces considérations, Vitto n’aspirait dans l’immédiat qu’à obtenir son laisser-passer habituel dans l’appartement de sa compatriote, et s’y était attelé à l’aide de sushis en provenance directe du traiteur au bout de la rue – un ticket d’entrée qui avait déjà maintes fois fait ses preuves. « Ça ira pour cette fois, t’as de la chance. » Appelons cela la chance, oui. Affichant un air satisfait, l’italien avait déambulé dans l’appartement avec habitude et déposé son butin sur le plan de travail de la cuisine, le poids de sa journée de travail semblant quitter peu à peu ses épaules avant que la bombe lancée par Gaïa ne lui explose presque au visage : « Plus ou moins. J’ai démissionné ce matin. » Pivotant pour reporter toute son attention sur la journaliste, Vittorio avait pris une seconde à peine de réflexion avant que ne lui échappe un « Tu as quoi ? » incrédule. Se détournant de l’évier dans lequel elle venait de déposer sa tasse, Gaïa avait posé les yeux sur lui et repris avec un calme presque olympien « J’ai répondu à une demande d’emploi, et ils avaient l’air intéressés, alors j’essaye d’écrire un petit article sur un sujet qu’ils m’ont proposé, une sorte de mise à l’épreuve pour voir ce que je vaux comme journaliste. » en noyant Vitto dans beaucoup trop d’informations pour qu’il ne parvienne à toutes les assimiler du premier coup. Il avait fallu attendre qu’elle assène « Aux vues de mes derniers articles, je les comprends … Comment j'ai pu me laisser aller à ce point, je me le demande ... » sur un ton plus dépité pour qu'enfin l’italien lui offre une autre réaction que la bouche bée et le regard bovin : « Il est toujours temps de redresser la barre. » Bien que la formule puisse sembler un peu abrupte, il s’agissait d’un compliment – d’un aveu qu’il la pensait capable de mieux, sans pour autant renier ses principes et le fait qu’il n’était pas du genre à enrober les choses avec gentillesse si elles ne le méritaient pas. Et l’écriture de Gaïa s’était laissée aller, c’était un fait et c'eut été une insulte de tenter de lui assurer l’inverse. « Mais du coup tu ... Ça veut dire que tu rentres ? À Rome, j’entends. » S’appliquant au mieux à ne pas trahir la déception que lui inspirait cette perspective, il avait joué la carte de l’indifférence et fait mine de s’intéresser grandement au contenu du sac de nourriture qu’il avait amené, quand en réalité il n’avait qu’une envie : obtenir plus d’informations. « On dîne et ensuite je promets de me faire tout petit et d’être sage comme une image pendant que tu termines cet article ... Deal ? » Il avait même de quoi réviser dans son sac, quitte à devoir donner le change jusqu’au bout. Tout pour ne pas avoir à admettre que la nouvelle le laissait mi-figue mi-raisin, de façon purement subjective et égoïste. « Je meurs de faim. » avait-il d’ailleurs affirmé en remettant le nez dans son sac plastique, étalant finalement le butin sur le plan de travail et séparant d’un côté son repas et de l’autre celui de Gaïa – là-dessus au moins il ne mentait pas, il était affamé, faute d’avoir pris le temps de déjeuner le midi.








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Message(#) Sujet: Re: (vittaïa) washing what you know out to sea (vittaïa) washing what you know out to sea EmptyLun 28 Oct - 19:27



Vittorio & Gaïa
I STARED UP JUST TO SEE, WITH ALL OF THE FACES YOU WERE THE ONE NEXT TO ME. YOU CAN FEEL THE LIGHT START TO TREMBLE, WASHING WHAT YOU KNOW OUT TO SEA., YOU CAN SEE YOUR LIFE OUT THE WINDOW TONIGHT. IF I LOSE MYSELF TONIGHT, IT'LL BE BY YOUR SIDE.

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Au vu de sa réaction, ma déclaration l’a secoué. Quand je lui dis que j’ai démissionné, il se sent obligé de me faire répéter, comme s’il pensait avoir mal entendu. Devant ses yeux vides et son air consterné, je continue sur ma lancée, le noyant sous une tonne d’informations sans même m’en rendre compte.
« Il est toujours temps de redresser la barre. »
Sa première réaction ne m’étonne pas le moins du monde. Parmi tout ce que j’ai débité, il a retenu la dernière phrase, toutes les autres ayant probablement quitté au moins partiellement son esprit, pour éviter l’encombrement. Je lui adresse un sourire triste.
« Je me demande si je n’ai pas trop attendu. Si tu avais lu ce que j’ai écrit dernièrement… Mais passons. Tu as raison, je ne peux pas me laisser abattre aussi facilement. »
Les yeux rivés sur le sac en plastique dans lequel il farfouille bruyamment, il finit par rompre le silence qui s’était installé, la voix égale.
« Mais du coup tu... Ça veut dire que tu rentres? À Rome, j’entends. »
Je le regarde, perplexe.
« Il faut que je te le dise en quelle langue? J’ai démissionné, Vitto. Donc non, je ne rentre pas à Rome, je n’ai plus rien à y faire. Pas pour l’instant en tout cas. »
Et bizarrement, l’avoir dit à voix haute, à Vittorio qui plus est, me décharge d’un poids. Je respire mieux, et je sens les muscles de mes épaules se détendre peu à peu. Toute la frustration et le stress accumulés ces dernières semaines sont en train de s’effacer lentement. Un léger pincement au coeur cependant, le paysage romain s'affichant un instant devant mes yeux, avant de disparaître. Même si je n’ai pas parlé sèchement, je ne peux pas m’empêcher de rajouter quelque chose, d’une voix plus douce.
« Cependant, je vais retourner en Italie quelques jours, d’ici la fin du mois. Mon petit frère se marie, ce qui annonce de grandes retrouvailles familiales. Et un interrogatoire en règle concernant ma vie sentimentale, de la part de ma mère. »
Je soupire. Vittorio connaît peu de choses sur ma famille, mais assez pour savoir que ces retrouvailles en grandes pompes ne m’enchantent pas, et que si je vais me confronter à ma famille -très- nombreuse, c’est uniquement parce que c’est important pour mon frère. Je secoue la tête, chassant cette idée contrariante de mon esprit. Il est trop tôt pour commencer à se tourmenter à ce sujet. Je retourne vers la table basse, vers mon ordinateur portable dont l’écran est resté allumé.
« On dîne et ensuite je promets de me faire tout petit et d’être sage comme une image pendant que tu termines cet article ... Deal ? »
Je ferme mon pc et vais m’assoir sur une chaise, non loin de Vitto qui est toujours debout et en train de se battre avec ses sacs en plastique.
« Deal. »
Il est en train de terminer de sortir les différents plats, les séparant distraitement en deux tas. La nouvelle de tout à l’heure, qui semblait l’avoir surpris, pour ne pas dire ébranlé, semble maintenant avoir complètement déserté son esprit.
« Je meurs de faim. »
Je ne réponds rien, et me contente d’attendre en l’observant attentivement, un léger sourire accroché aux lèvres. Il finit par venir s’assoir avec moi, posant ce qu’il a apporté sur la table faisant glisser une boîte dans ma direction. Je jette un oeil dedans, et souris. Il connaît parfaitement mes goûts, et je ne regrette pas le moins du monde de l’avoir laissé entrer, son laisser-passer du soir est plus que parfait.
« C’est bon tu es officiellement autorisé à rester. »
Parce que oui, s’il s’était planté, je l’aurais mis dehors. Ou en tout cas j’aurais essayé, sans grand succès probablement.


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Message(#) Sujet: Re: (vittaïa) washing what you know out to sea (vittaïa) washing what you know out to sea EmptyLun 11 Nov - 16:17


Il était comme ça Vittorio, imaginant le pire par principe parce qu’il n’y avait rien qu’il détestait plus que l’idée d’être pris au dépourvu par une nouvelle désagréable. Et si le retour de Gaïa en terres italiennes n’était pas ce qu’on pouvait appeler le pire, cela restait une perspective peu réjouissante – bien moins qu’il ne l’aurait imaginé en tout cas. Face à une interrogation que l’homme estimait légitime, la journaliste avait donc adopté un ton teinté d’impatience, rétorquant aussitôt « Il faut que je te le dise en quelle langue ? J’ai démissionné, Vitto. Donc non, je ne rentre pas à Rome, je n’ai plus rien à y faire. Pas pour l’instant en tout cas. » Mais ce qui semblait couler de source pour elle continuait de sembler un brin étrange pour le juriste – qui voudrait rester sur ce maudit caillou plus que de raison ? Rien ne la retenait ici, ou du moins rien du calibre de ce qui retenait Vittorio à Brisbane. Nino était parti pour rester de façon indéterminée, et si son cadet restait là alors lui se devait d’en faire autant … Loyauté fraternelle, sans doute. Et Dieu sait pourtant qu’elle lui avait déjà coûté beaucoup. Incapable de trouver une réponse acceptable à fournir, refusant de témoigner d’un trop plein d’enthousiasme qu’il n’assumerait pas mais ne voulant pas non plus verser dans la totale indifférence, il avait été sauvé par le fait que Gaïa reprenne la parole pour ajouter « Cependant, je vais retourner en Italie quelques jours, d’ici la fin du mois. Mon petit frère se marie, ce qui annonce de grandes retrouvailles familiales. Et un interrogatoire en règle concernant ma vie sentimentale, de la part de ma mère. » lui permettant ainsi de noyer le poisson en reprenant son habituel air nonchalant et son sourire narquois. « Ça vend du rêve. » Il n’avait pas besoin de connaître la famille de Gaïa pour savoir qu’il s’agissait ni plus ni moins d’un traquenard – parfois il était presque reconnaissant à sa mère de ne pas avoir été une mère « normale » … parfois seulement. « Tu m'excuseras de ne pas être volontaire pour t’accompagner. » avait-il de ce fait préféré ajouter avec un brin d’ironie. « Mais tu n’auras qu’à dire à Mamma que tu t’es trouvé un petit banquier australien … Ça rassure, les banquiers. » Pas qu’il soit expert dans ce qui rassurait les mamans, mais enfin. Préférant noyer le poisson un peu plus, il avait proposé de remettre à plus tard la fin de son article et de contenter d’abord leurs estomacs, un plan auquel Gaïa avait adhéré d’un « Deal. » entendu avant de s’installer à table tandis que son compatriote déballait son butin du jour. Ils étaient devenus tristement prévisibles l’un et l’autre, le menu souvent le même sans qu’ils s’en soient encore lassés, la jeune femme se permettant même un « C’est bon tu es officiellement autorisé à rester. » narquois après avoir jaugé ce que Vittorio avait choisi pour elle. « Encore heureux, sinon j’aurais remballé toute ma marchandise avec moi. » Et il l’aurait très probablement fait dans le simple but de tenter d’avoir le dernier mot de leur chamaillerie. Fouillant dans un des tiroirs de la cuisine pour trouver le décapsuleur, il avait ouvert les deux bières que contenait le sac et en avait tendu une à Gaïa avant de s’installer en face d’elle de l’autre côté de la table. « Bon ap' » Là-dessus il n’avait pas menti, il n’avait pas mangé le midi et mourrait littéralement de faim, assez pour se jeter sur ses sushis sans demander son reste. Reste que la situation le faisait cogiter, le fait que Gaïa ait décidé de rester dans le coin, le fait qu’elle prévoit un bref retour en Europe – que lui n’osait plus espérer – et le fait qu’elle semble vouloir se jeter dans le grand bain en rebootant sa carrière … Tout cela le laissait pensif, pour tout un tas de raisons. « Ça ne te manque pas ? » avait-il finalement repris, après ce qui aurait bien pu être une éternité de silence. « Rome. Le pays, tout ça … » Elle avait le choix, elle. Elle pouvait retourner en Italie et choisir de ne finalement pas revenir, elle pouvait retrouver ses habitudes, ses repères … Et sans doute que si Vitto se questionnait autant c’était qu’il l’enviait d’avoir le choix.








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Message(#) Sujet: Re: (vittaïa) washing what you know out to sea (vittaïa) washing what you know out to sea EmptyMar 12 Nov - 23:00



Vittorio & Gaïa
I STARED UP JUST TO SEE, WITH ALL OF THE FACES YOU WERE THE ONE NEXT TO ME. YOU CAN FEEL THE LIGHT START TO TREMBLE, WASHING WHAT YOU KNOW OUT TO SEA., YOU CAN SEE YOUR LIFE OUT THE WINDOW TONIGHT. IF I LOSE MYSELF TONIGHT, IT'LL BE BY YOUR SIDE.

▼▲▼

Quand je finis par lui avouer que la perspective de subir un interrogatoire maternel lors de mon prochain retour en Italie, un sourire moqueur se peint sur son visage alors qu’il affiche son flegme habituel. J’aurais presque pu parier une réaction de ce genre.
« Ça vend du rêve. Tu m'excuseras de ne pas être volontaire pour t’accompagner. »
J’ai un léger pincement au coeur dans sa phrase arrive à mes oreilles. Cette idée m’a traversé l’esprit, le temps d’un court instant quand j’ai eu ma mère au téléphone ce matin même. Quand elle a abordé le sujet de ma vie sentimentale, remplie d’un vide sidéral à ses yeux. Une unique seconde, et j’ai du mal à me l’avouer à moi-même. Jamais je n’aurais osé lui proposer, c’est certain. Mais la présence de Vittorio m’aurait sûrement rassurée, en quelques sortes, peut-être qu’il aurait pu me servir de bouclier humain contre la curiosité dévastatrice de la plupart des femmes de ma famille. Mais sa réponse teintée de moquerie ne laisse planer aucun doute, et je m’efforce de noyer ce sentiment de déception naissant, surtout qu’il continue sur sa lancée.
« Mais tu n’auras qu’à dire à Mamma que tu t’es trouvé un petit banquier australien … Ça rassure, les banquiers. »
Je grimace. Pas sûr que ça la rassurerait, elle qui a toujours considéré les banquiers comme étant des escrocs manipulateurs au possible et sans coeur. Une femme éternellement sourde à tous les arguments qui pourraient la convaincre du contraire, laissant mon père s’occuper d’absolument tout ce qui touche à l’argent. Et puis de toute façon…
« Ça rassure certaines personnes, pas elle. Et puis ça m’enfoncerait encore plus, puisqu’après ça je devrais documenter le mensonge avec des photos ou je sais pas quoi encore, et je devrais au final trouver quelqu’un à lui ramener, pour espérer avoir enfin la paix. Et avant de faire une crise de nerfs surtout. »
Ce qui est sur, c’est qu’en ce moment son acharnement joue sur ma santé mentale. La raison de la présence de Vitto revient sur le tapis, et bientôt nous sommes attablés en face à face, mon article et mon anxiété envoyés au diable pour le moment. Je salive en voyant ce qu’il a ramené, lui intimant la seconde suivant qu’il peut rester, pour peu qu’il en ait douté à un moment donné.
« Encore heureux, sinon j’aurais remballé toute ma marchandise avec moi. »
Je n’ajoute rien, bien consciente que oui, il l’aurait certainement fait, en pure provocation. Il se lève et s’éloigne pour aller farfouiller dans les tiroirs de la cuisine, visiblement à la recherche de quelque chose, et je le suis des yeux, le détaillant du regard sans me priver. Il trouve rapidement ce qu’il cherchait, à savoir un décapsuleur et revient dans mes parages, pour décapsuler des bières qu’il sort d’un autre sac. Il m’en passe une, que j’accepte avec un fin sourire, avant de retrouver sa place à la table.
« Bon ap' »
Je lui rends la politesse, et le regarde se précipiter sur son repas comme s’il n’avait pas mangé depuis des jours, avant de me focaliser sur mon propre repas. S’en suit un silence tranquille, me donnant presque envie de soupirer d’aise tant j’avais besoin d’une parenthèse apaisante. De temps en temps, je lève les yeux pour observer discrètement Vitto, sans pouvoir me résigner à interrompre le flot de pensées qui défile dans ses yeux. Et d’un coup…
« Ça ne te manque pas ? »
Si abrupt que sur le coup, je ne comprends pas. Silencieuse, j’attends qu’il continue, incapable de prononcer un mot ou de faire un mouvement tant qu’il n’a pas ajouté quelque chose.
« Rome. Le pays, tout ça … »
Déstabilisée, je prends mon temps avant de répondre, cherchant quoi lui dire, et surtout comment lui dire, alors que certains émotions reviennent m’étrangler subitement.
« Si. »
Je prends une longue inspiration.
« Bien sûr que ça me manque, comment je pourrais ne pas regretter tout ça. Cette ville, les gens, tout. »
La vie est tellement différente ici. Mais pas forcément en mal, quand on y réfléchit. Il y a des pour et des contre, le tout dans un équilibre qui n’a pas encore réussi à me faire fuir. Et la raison qui m’a poussée à venir jusqu’à cette île qui est tellement loin de chez moi, est floue. Toujours là quelque part, toujours ancrée, mais floue, voilée. Trop facilement remplacée par la nostalgie qui m’étreint le coeur depuis la question de Vittorio. Par les souvenirs qui ressurgissent.
« Je pensais pas rester aussi longtemps. Mais finalement changer de continent m’a permis de trouver les réponses que je cherchais, de fuir certaines choses et d’en retrouver d’autres… »
J’accroche le regard de Vittorio, avant de baisser les yeux sur mes mains.
« Ici j’ai trouvé une liberté que je n’arrivais pas à avoir là-bas, j’ai pu m’émanciper un peu plus encore. Faire le tri. Je vais peut-être même avoir la chance d’élargir mes horizons professionnels, après avoir fait du surplace pendant des mois… Je retournerais à Rome. Mais pour l’instant… »
Pour l’instant, je suis ici. Soulagée, je soupire, un poids en moins sur les épaules. Après un moment, je finis par relever les yeux, incertaine de la suite. Après tout ça, une question me brûle les lèvres, et pourtant, j’ai peur de la réponse qu’il pourrait donner, même si ça me tuerait de l’avouer.
« Et toi, pourquoi tu es encore là? »

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Message(#) Sujet: Re: (vittaïa) washing what you know out to sea (vittaïa) washing what you know out to sea EmptyHier à 4:17



Tout cela était un peu abstrait pour lui. Le fait d’imaginer ce genre de famille où l’on se préoccupait tellement des autres membres qu’on pouvait en être étouffant, ce genre de parents qui s’intéressaient, se questionnaient, s’inquiétaient ou tout simplement avaient une opinion sur ce qu’il advenait de leurs enfants … Tous ces concepts étaient un peu étrangers à Vittorio, habitué depuis toujours à une indépendance poussée à l’extrême à la lueur de laquelle sa mère les avaient toujours poussés Gennaro, Nino et lui à faire preuve de débrouillardise pour ne pas l’importuner à tout bout de champ, l’intéressée estimant leur avoir déjà fait un cadeau suffisamment privilégié en les mettant au monde. Parce qu’il n’avait jamais connu rien d’autre et dû mettre cela en perspective avec l’absence d’un père et la ribambelle d’hommes peu scrupuleux dont sa mère s’était entichée bien trop de fois, il n’avait pas la sensation d’avoir manqué quelque chose d’indispensable … Il en avait voulu un temps à sa mère, bien sûr, avait détesté la paumée qu’elle était et le déchet qu’elle était devenue, mais malgré tout il pensait qu’elle avait fait de son mieux avec son peu de capacités, et il n’avait jamais été capable de la détester ni même de la mépriser. Il se demandait si Gaïa méprisait sa famille. Ce n’était ni un jugement ni une supposition, mais une question véritable – et que jamais il ne poserait. Mais il se disait qu’une famille qui mettait son nez dans les détails de son existence devait être une disait bien supérieure à une famille qui ne s’en donnait pas la peine … Quelque chose ne tournait sans doute pas rond chez lui. « Ça rassure certaines personnes, pas elle. » n’avait en tour cas pas manqué d’assurer Gaïa à propos de cette histoire de banquier. « Et puis ça m’enfoncerait encore plus, puisqu’après ça je devrais documenter le mensonge avec des photos ou je sais pas quoi encore, et je devrais au final trouver quelqu’un à lui ramener, pour espérer avoir enfin la paix. Et avant de faire une crise de nerfs surtout. » Autrement dit elle n’aurait véritablement la paix qu’après s’être fait passer la bague au doigt et avoir pondu deux ou trois mouflets. Deux garçons et une fille, tous sages – évidemment – doués à l’école et ne rechignant pas à aller au catéchisme le mercredi après-midi. « Pour une journaliste, je trouve que tu manques cruellement d’imagination. » Se moquant gentiment, il avait dégainé son téléphone portable et l’avait attrapée par la taille sans lui laisser le temps de réagir, immortalisant par un selfie maladroitement cadré le moment où ses lèvres étaient allées embrasser le coin de celles de la jeune femme. « Il ne te reste plus qu’à trouver un nom et un métier au bel Apollon que tu as péché sur une plage du Pacifique, et assurer qu’il serait venu avec plaisir s’il n’avait pas la phobie de l’avion. » Avait-il le moindre scrupule à lui suggérer ni plus ni moins de servir un tissu de mensonges à ses proches ? Absolument pas. Il comptait simplement sur elle pour trouver un prénom et un métier qui avaient de la gueule et lui rendent justice – pas Robert ou Roger, il valait mieux que ça. La photo transférée sur le téléphone de Gaïa la seconde suivante par SMS, l’italien avait eu un sourire en coin au moment d’ajouter l’air de rien « J’éviterais d’étaler les messages juste au-dessus de la photo en revanche, si j’étais toi. » À moins qu’elle ne souhaite également partager avec sa Mamma les échanges peu catholiques avec Apollon, ponctués de pêches et d’aubergines qui donnaient un tout nouveau sens à la suggestion de manger cinq fruits et légumes par jour.

Pas mécontents de commencer à manger, l’un et l’autre avaient gardé le silence un moment sans sentir le besoin de se forcer à la conversation – le silence n’était  pas toujours une mauvaise chose. L’esprit vagabondant de broutille en broutille, de question en question, Vittorio avait néanmoins fini par reprendre la parole en réalisant que les décisions de Gaïa le laissaient plus songeur et moins insensible qu’il ne l’aurait cru. « Si. » avait-elle alors admis sans tourner autour du pot, quant au fait d’avoir le mal du pays. « Bien sûr que ça me manque, comment je pourrais ne pas regretter tout ça. Cette ville, les gens, tout. » Mais pourtant elle décidait de ne pas y retourner, et comptait s’enterrer ici suffisamment longtemps pour y chercher un nouvel emploi. Et Vittorio ne comprenait pas pourquoi. « Je pensais pas rester aussi longtemps. Mais finalement changer de continent m’a permis de trouver les réponses que je cherchais, de fuir certaines choses et d’en retrouver d’autres … » Marquant une pause, elle avait semblé sonder son regard à la recherche d’une réaction puis avait fini par baisser les yeux avant de reprendre « Ici j’ai trouvé une liberté que je n’arrivais pas à avoir là-bas, j’ai pu m’émanciper un peu plus encore. Faire le tri. Je vais peut-être même avoir la chance d’élargir mes horizons professionnels, après avoir fait du surplace pendant des mois… Je retournerais à Rome. Mais pour l’instant … » mais de s’arrête presque au moment le plus important, provoquant chez son compatriote un brin de frustration. Pour l’instant, donc. Et s’il jalousait l’incertitude qui prouvait la possibilité toujours présente de rentrer chez elle un jour, le fait qu’elle questionne à son tour « Et toi, pourquoi tu es encore là ? » avait forcé l’italien à se poser lui-même véritablement la question. Pourquoi restait-il, quelle était la vraie raison parmi toutes celles plus ou moins valables qui lui venaient à l’esprit et qu’il hésitait à sortir en guise de réponse ? « Où est-ce que j’irai, sinon ? » Avait-il alors questionné à son tour, sans vraiment attendre de Gaïa qu’elle ne fournisse de réponse. « J’ai plus de carrière, plus de famille, ni à Rome ni en Campanie. » Et il estimait lui faire une fleur en ne rappelant pas à qui la faute, pour sa carrière tuée dans l’œuf. Hésitant quelques instants il avait fini par ajouter « Et mon frère a décidé de rester ici, lui. Alors … » Alors où Nino décidait de rester Vittorio décidait de rester aussi, cela ne surprendrait probablement personne, et pouvant déjà sentir le jugement dans le regard de Gaïa à ce sujet il s’était légèrement renfrogné et avait marmonné « Tu peux pas comprendre. » avant de baisser le nez sur sa rangée de sushis. Elle pourrait d’autant moins comprendre qu’elle n’avait pas toutes les cartes en mains, ignorait tout de la récente paternité de Nino qui l’enchaînait désormais pour de bon à ce pays de malheur, et de la promesse qu’avait fait Vitto d’aider son cadet, persuadé que cette fois-ci son frère avait réellement décidé de se ranger des voitures. Mais ça Gaïa n’y croirait jamais – Vittorio lui-même n’était pas toujours certain d’y croire.








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Message(#) Sujet: Re: (vittaïa) washing what you know out to sea (vittaïa) washing what you know out to sea EmptyHier à 22:46


Vittorio & Gaïa
I STARED UP JUST TO SEE, WITH ALL OF THE FACES YOU WERE THE ONE NEXT TO ME. YOU CAN FEEL THE LIGHT START TO TREMBLE, WASHING WHAT YOU KNOW OUT TO SEA., YOU CAN SEE YOUR LIFE OUT THE WINDOW TONIGHT. IF I LOSE MYSELF TONIGHT, IT'LL BE BY YOUR SIDE.

▼▲▼

Quand je lui explique rapidement que ma mère ne cédera pas un pouce de terrain avant d’avoir quelques informations à se mettre sous la dent, mon objectif est de clore cette partie de la conversation au plus vite, avant que l’anxiété qu’elle a induite ne monte encore d’un cran. Mais c’est sans compter sur Vittorio, qui se lève.
« Pour une journaliste, je trouve que tu manques cruellement d’imagination. »
Et sans plus de manières, il m’attire à lui d’une main sur ma taille, et effleure le coin de ma bouche de ses lèvres chaudes, conservant au passage un souvenir de cet instant à l’aide de son téléphone portable. Je suis surprise, à tel point que je ne peux pas articuler le moindre mot sur le moment. Puis il me lâche, rompant le contact, et va se rassoir à sa place, alors que j’entends mon propre téléphone vibrer, la table sur laquelle il est posé servant de caisse de résonance.
« Il ne te reste plus qu’à trouver un nom et un métier au bel Apollon que tu as péché sur une plage du Pacifique, et assurer qu’il serait venu avec plaisir s’il n’avait pas la phobie de l’avion. »
Je lui lance un regard en coin, amusée.
« Je dois pouvoir inventer quelque chose de plausible avec ça, et vendre l’histoire avec assez d’aplomb pour avoir la paix quelques temps… En espérant qu’elle ne découvre jamais la supercherie, sinon je ne donne pas cher de ma peau. »
En me saisissant de mon téléphone, j’ouvre la notification qui m’indique un nouveau message, de Vittorio bien évidemment. Je souris en découvrant  la fameuse photo, et l’enregistre rapidement. Pour quelqu’un d’extérieur à nous, elle est sûrement convaincante…
« Tu préfère t’appeler Christian ou Eugène? »
Et je laisse échapper un rire devant son air outré, le nom controversé de son chien faisant brusquement irruption dans la conversation, placé ici d’une main de maître.
« Scherzo. »
Il a un sourire en coin quand il décide de lancer une nouvelle remarque, qui ne manque pas de faire rosir mes joues, bien malgré moi.
« J’éviterais d’étaler les messages juste au-dessus de la photo en revanche, si j’étais toi. »
Effectivement, je vais m’abstenir de partager nos précédents échanges plutôt osés, avec ma mère plus qu’avec les autres.
« Je n’en avais pas l’intention, rassure-toi. Je préfère garder tout ça pour mon plaisir personnel… »
S’en suit un début de repas dans un silence reposant, vite interrompu par les interrogations de Vittorio, qui apparemment lui brûlaient la langue. Après une brève réflexion, ponctuée d’une  nostalgie rappelée brutalement à mon bon souvenir, je finis par lui répondre, lui expliquant le pourquoi du comment quand il m’arrive encore de me le demander à moi-même. Ensuite, c’est à mon tour de lui poser la question, alors que je sais très bien que la réponse pourrait me déplaire. Les mots libérés, je l’observe et le regarde cogiter.
« Où est-ce que j’irai, sinon ? »
Malgré la tournure de phrase, ce n’est pas vraiment une question, ou alors une qu’il se pose à lui-même plutôt que de me la poser à moi.
« J’ai plus de carrière, plus de famille, ni à Rome ni en Campanie. »
Je n’ose pas l’interrompre, préférant largement qu’il continue sur sa lancée, lui qui semble avoir encore quelque chose à dire. Notant au passage que pour la première fois, il n’a pas appuyé le fait que s’il est ici aujourd’hui, c’est en grande partie ma faute. Et le fait qu’il ne le mentionne pas est surprenant, et m’intrigue énormément.
« Et mon frère a décidé de rester ici, lui. Alors … »
Et voilà autre chose.
« Qui ça, Nino? Sérieusement? »
Bizarrement, le fait de l’avoir encore dans les parages, et encore pour un long moment apparemment ne m’enchante pas. On ne peut pas dire que nos interactions soient cordiales, ça c’est sûr, et je ne pense pas être remontée dans son estime depuis la dernière fois, pas plus qu’il n’est remonté dans la mienne. En attendant, ça fait un moment que je ne l’ai pas croisé. Ce qui m’intrigue un peu, c’est comment Nino a convaincu Vittorio de prolonger son séjour. Il aime son frère, ça je le sais, et ce dernier l’aime en retour, j’en ai suffisamment fait les frais pour en être certaine. Mais de là à rester pour lui, à cause de lui…?
« Tu peux pas comprendre. »
« Je pourrais. »
Peut-être. Si j’en savais plus. Mais je sens qu’il me manque quelques informations, ou alors c’est que l’Italien a raison, que je ne pourrais jamais comprendre ce lien qui les unis, et ce malgré tous mes efforts. En regardant Vitto, je m’aperçois qu’il s’est renfrogné. Ma question semble l’avoir fait gamberger suffisamment pour qu’il se retrouve un brin déstabilisé.
« Donc tu restes aussi. C’est… Bon à savoir. »
Et ça me fait plaisir. Mais ça m’écorcherait la langue de l’avouer à voix haute. Je recommence à manger, malgré un appétit largement réduit, et  bois une gorgée de la bière offerte par Vitto, murée dans un silence obstiné.





CODAGE PAR AMATIS



all we need is time
Burnt lips when the wind blows, black tint on the windows, I can't see what the future holds but I wanna know...
the faim

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