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 (vittaïa) where does the good go

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Gaïa Salvatori
Gaïa Salvatori
la justicière au stylo
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(vittaïa) where does the good go MTtf4TM ÂGE : 32 ans (21/08)
STATUT : un double des clés partagé, dommage qu'il ne se rende pas compte qu'il l'a blessée...
MÉTIER : rédige des articles sur les koalas écrasés et le festival du géranium pour The Australian
LOGEMENT : #179 Edward Street, Spring Hill, avec son chat noir, Talia
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POSTS : 1943 POINTS : 0

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Italienne pure souche ☾ Deuxième d’une fratrie de 5 enfants ☾ Née et a vécu toute son enfance à Sorrente, superbe ville côtière italienne. ☾ A choisi de partir étudier à Rome à sa majorité ☾ Ambitieuse, obstinée (carrément têtue) et surtout très carriériste ☾ noie ses daddy issues dans du vin hors de prix ☾ cuisine à merveille les plats surgelés ☾ pense que la pizza est un légume
RPs EN COURS : 5/7

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☾ Vittaïa (#6) >> Hope that you fall in love and it hurts so bad, the only way you can know is give it all you have...

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(abandons: adèle (2016) - grace - laya - stephen - maze (2014) - liviana - leena - dean - vitto(2015) - giulia - ☾ eleonor )


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AVATAR : Blanca Suàrez
CRÉDITS : avatar @vellichor - signature @bat'phanie - userbars @loonywaltz - crackships @bleeding_light
DC : l'interne irlando-australienne
PSEUDO : kahleera
Femme (elle)
INSCRIT LE : 19/10/2017
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Message(#) Sujet: (vittaïa) where does the good go (vittaïa) where does the good go EmptyDim 5 Sep - 14:26


where does the good go
Gaia Salvatori &   @Vittorio Giovinazzo
Look me in the eye and tell me you don't find me attractive, look me in the heart and tell me you won't go, look me in the eye and promise no love's like our love, look me in the heart and un break broken, it won't happen...

ALICE SPRINGS' HOSPITAL
S’il y a quelques semaines quelqu’un lui avait dit qu’elle terminerait aux urgences à cause d’un avion, Gaïa lui aurait très certainement rit au nez, avant de lui expliquer en détails et point par point pourquoi cette conjecture était plus qu’improbable. Et pourtant. Allongée dans son lit d’hôpital, elle comate, son bras en écharpe la faisant grimacer au moindre mouvement. Sa tête semble peser des tonnes, et le simple fait de la tourner vers la droite ou la gauche lui donne envie de vomir. Et entre deux nausées, l’Italienne oscille entre conscience et inconscience, en permanence réveillée par les contrôles qu’elle doit subir toutes les heures. De ce qu’on lui a dit, elle est restée dans les vapes un bon moment, et ce dès que les ambulanciers l’ont embarquée avec quelques autres, une fois l’avion posé. Cet avion de malheur. Le temps d’une seconde, elle se demande comment va sa voisine de vol, celle à qui elle a parlé pendant la quasi totalité des turbulences. Celle à qui elle a déballé la totalité de ce qu’elle avait sur le coeur, la jeune femme a qui elle avoué des choses qu’elle n’arrivait même pas à admettre elle-même. Une seconde seulement, puisqu’elle ne réussit pas à rester trop longtemps focalisée sur la même pensée. La jeune femme est épuisée, mais on ne la laisse pas dormir, du moins pas longtemps. Souvent, le sommeil l’emporte et quelques minutes plus tard on vient la réveiller, pour un énième contrôle, puis un autre, et un autre. Si on lui posait la question, Gaïa ne serait pas capable de dire depuis combien de temps ça dure. Trois ou quatre heures? Plus? Beaucoup plus? Ça, la brune serait bien capable de l’affirmer.
Après une longue période de conscience et de nombreux essais infructueux, l’Italienne finit par réussir à se lever, une première fois depuis son arrivée, juste après le passage d’une infirmière, qui prend le temps de rester une seconde de plus, afin de s’assurer que Gaïa ne va pas s’étaler par terre avant d’avoir atteint la minuscule salle de bain. S’appuyant avec son bras valide contre le pied à perfusion qui la suit partout, l’effort lui semble titanesque, mais l’envie de soulager sa vessie était devenue trop pressante pour qu’elle l’ignore encore un fois. Face au miroir de la pièce qui sent la javel, ridicule par sa taille, l’Italienne croise son reflet pour la première fois depuis son arrivée, et se fige. Pâle comme la mort, la seule chose qui apporte un peu de couleur sur son visage, c’est l’entaille suturée sur son front, qui oscille entre le rouge et le violet, seule preuve visuelle du traumatisme crânien qui l’accable. Elle fixe un instant son double immatériel, avant de détourner les yeux. Elle est bien loin, la prestance qui l’anime habituellement, mais au moins, elle est encore en vie. Et pour cela, Gaïa s’estime chanceuse. Lorsqu’elle ressort de la pièce, l’infirmière l’a attendue, et l’aide à regarder son lit aux draps rêches, où Gaïa se rallonge en soupirant. Fatiguée par l’effort qu’elle vient de fournir, et qui paraît pourtant bien insignifiant d’un point de vue extérieur, elle s’endort sans même s’en rendre compte, et rejoint un sommeil sans rêves.

Le retour à la conscience est douloureux. Réveillée en sursaut par la souffrance que lui inflige son épaule abîmée, son corps meurtri ayant probablement essayé de bouger pendant le sommeil. Un faux mouvement inconscient lui infligeant un sentiment de brûlure si fort qu’elle prie pour que la prochaine fois son sommeil soit totalement immobile. En prise à un nouveau vertige, elle tend l’autre bras pour appuyer sur un bouton rouge, priant pour que quelqu’un arrive avant que la nausée ne devienne trop forte. Une infirmière, toujours la même, « Olivia » d’après son badge, arrive et après quelques mots échangés avec l’Italienne, décide de bidouiller quelque chose avec sa perfusion, tout en surveillant les constates de sa patiente. Patiente qui elle a déjà oublié sa présence, trop occupée à se demander si Vittorio s’est rendu compte qu’elle n’est jamais arrivée à Perth. Peut être qu’il ne l’a pas encore remarqué, qu’il ne s’est pas passé tant de temps depuis le déroutement de l’avion. La journaliste a perdu la notion du temps il y a un moment déjà, son sommeil étant constamment interrompu, elle n’arrive  parfois plus à savoir si c’est le soleil qui illumine la fenêtre, ou simplement les réverbères. Elle sursaute quand sa soignante se rapproche pour attirer son attention.
« Ça devrait aller mieux maintenant. Et vos constantes s’améliorent, c’est bien. Je vais demander un avis, mais je pense qu’on va pouvoir commencer à espacer les tests. Toutes les deux heures, ça devrait aller. »
Incapable d’articuler une phrase, la gorge sèche, l’Italienne se contente de hocher la tête, et récolte un sourire. Après avoir promis qu’elle reviendrait bientôt, « Olivia » disparaît hors de la vue de la journaliste, probablement pour aller courir après un médecin, pour obtenir ce fameux avis médical dont elle lui parlé. La nausée qui l’écrasait est en train de s’estomper, et c’est tant mieux. Puisqu’on lui en donne l’occasion, Gaïa est bien décidée à dormir plus de trente minutes d’affilé, pour une fois.

Quand l’infirmière revient réveiller Gaïa, deux heures plus tard, elle ne sait toujours pas quelle heure il est. Mais ce qui est sûr, c’est qu’elle souffre un peu moins, la douleur lancinante qui lui martyrisait les tempes a fini par diminuer.  Et son épaule ne la fait plus souffrir, en fait, elle ne la sent plus du tout. L’Italienne se sent mieux, si bien qu’elle arrive à aligner quelques mots et parvient même à soutenir le regard de sa soignante, quand cette dernière ne lui envoie pas un faisceau de lumière dans les yeux.
Le temps passe, file, défile… Gaïa songe à ses proches, à Vittorio, à Maze… Son téléphone ayant perdu la vie durant l’accident d’avion, elle n’a pu joindre personne. La journaliste sombre à nouveau, moins douloureuse certes, mais toujours aussi faible. Les appels attendront.

Quand elle se réveille pour la millième fois, la vision floue, elle remarque immédiatement qu’il y a quelqu’un avec elle. Avachi sur le fauteuil, juste à côté du lit, l’Italienne sait de qui il s’agit avant même de pouvoir le voir clairement. Immobile, Vittorio a les yeux fermés. La jeune femme ne sait pas comment il a atterri là, mais ça n’a pas d’importance, elle aura tout le temps de lui poser la question, s’il ne lui raconte pas de lui-même. Tout ce qui importe à l’instant présent, c’est qu’il soit là.
Muée d’une envie irrépressible, elle tend doucement son bras valide autant qu’elle le peut, venant effleurer le dos de la main de l’Italien. Juste pour sentir la chaleur de sa peau sous ses doigts. Juste pour s’assurer qu’il est bien réel.


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Dernière édition par Gaïa Salvatori le Mar 12 Oct - 18:45, édité 1 fois
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Vittorio Giovinazzo
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le mal du pays
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SURNOM : vitto par à peu près tout le monde, totti par ses frères
STATUT : elle a un double de ses clefs, il a un double des siennes, dommage qu'elle ne retourne plus ses appels (juré il n'a -presque- rien à se reprocher ...)
MÉTIER : sa vocation pour le droit s'est éteinte, il se résigne à donner tout son temps à Hibiscus Sports et supervise le pôle sports de combats en espérant retrouver l'étincelle
LOGEMENT : #34 pine street (bayside), un petit duplex qu'il partage avec Brusco, le chien qu'il a adopté (ou qui l'a adopté, on ne sait pas trop)
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GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : à brisbane depuis septembre 2016 ☆ deux demi-frères et une demi-soeur ☆ ceinture noire de full-contact ☆ parle italien & napolitain, accent anglais déplorable ☆ a obtenu une équivalence à son diplôme de droit italien fin 2020, mais perdu la vocation en route ☆ bénévole chez FareShare, il distribue des repas aux sans-abris ☆ zéro sens de l'orientation ☆ se déplace à vélo ☆ SDF au début de ses études ☆ ancien procuratore sostituto au barreau de Rome ☆ (trop) carriériste ☆ élevé dans une cité, il en a parfois encore l'attitude ☆ attaché à la religion, fréquente régulièrement l'église
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VISCONAZZETTI › passion or coincidence once prompted you to say "pride will tear us both apart" - well, now pride's gone out the window, cross the rooftops, run away

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Message(#) Sujet: Re: (vittaïa) where does the good go (vittaïa) where does the good go EmptyMer 22 Sep - 20:28



Vitto ne parvenait pas à comprendre quel était l'intérêt. Des écrans de télévision dans une salle de sport, c'était à ses yeux comme un distributeur de bonbons dans la salle d'attente d'un dentiste : contre-productif. Mais comme toutes les salles de sports « branchées » du vingt-et-unième siècle, Hibiscus possédait son lot d'écrans plats, passant en muet des clips musicaux ou les informations en continu tandis que sportifs du dimanche s'activaient sur les tapis de course en n'y jetant qu'un oeil distrait, casque de musique enfoncé sur les oreilles. Il aurait pu argumenter durant des heures avec Donnie sur ce point que l'un et l'autre auraient continué de camper sur leurs positions, aussi ne s'en donnait-il pas la peine, se contentant de grogner dans sa barbe en maudissant l’employée absente à cause de laquelle il se retrouvait bloqué à l’accueil au lieu d’occuper le sous-sol, son domaine habituel. « Vous faites des cours de pilates ? » Bonjour, excusez-moi, s’il vous plaît ? ‒ Il n’avait pas le courage, et s’était contenté sans un mot de tendre le prospectus de présentation d’Hibiscus en désignant la liste des cours collectifs proposés au dos.

Un reportage sur le futur village olympique, hm.
C’est toujours mieux que les clips débiles de l’autre chaîne, remarque.
Je me demande si on pourra gratter des places pour certains sports avec Hibiscus.
J’espère que j’me serais barré d’ici avant 2032, cela dit.
Elle me casse les pieds celle-là, j’m’en tape de tes cours de pilates, va emmerder quelqu’un d’autre.
Le hausse du prix du charbon, des vieilleries exposées au QAGOMA, un atterrissage d’urgence à Alice Springs, le nouveau plan économique du ministre …
Oh mais j’en sais rien, j’ai une tronche à faire du yoga ?
J’me demande si son avion a atterri ‒ c’était pas Alice Springs, d’ailleurs ?
Raaah le charbon, je sais, on s’en fiche, reparle moi de l’avi- … Blessés légers ? Hm.
Mais dégage de mon champ de vision toi, avec ta grosse tête.
En même temps elle m’aurait appelé. Ou envoyé un message au moins. Non ?


    C’est où déjà que t’es partie ?

    On s’appelle ce soir ?

    C’était Alice Springs ?

    Bon t’auras le droit de te moquer, mais ils parlent d’un souci d’avion aux infos, du coup … Bref, tu peux m’appeler ?

    ??


***

Le naturel avec lequel cela lui était sorti avait quelque chose de déconcertant. Alors bien sûr, Vitto n’était jamais le dernier pour bluffer et maniait la discipline avec suffisamment de recul désormais pour que n’importe quel mensonge passant ses lèvres paraisse crédible … Mais que son cerveau n’ait pas rencontré la moindre hésitation au moment de se présenter comme le « fiancé » l’avait laissé songeur. Quelques secondes à peine, cela dit, car aussitôt la conversation téléphonique coupée il avait fallu se mettre en quête d’un avion pour Alice Springs ‒ Huit-cent dollars pour un vol intérieur, vraiment ? ‒ prévenir Donnie qu’il s’absentait pour la fin de la semaine, et faire les yeux doux à l’une des employées pour la convaincre (la supplier) de prendre Brusco chez elle quelques jours. Pour le reste il gardait la tête froide : l’infirmière qu’il avait eu au téléphone lui avait assuré qu’il ne s’agissait de rien de grave, et que Gaïa ne restait en observation chez eux que par précaution. Précaution ou pas, il comptait bien faire le trajet de retour avec elle ; Et il n’accepterait à ce sujet aucun commentaire, merci bien.

La cadre de santé qui lui avait barré la route à son arrivée était un peu moins commode, et il avait fallu quelques photos de Gaïa et lui dans son téléphone et l’intervention d’une infirmière ‒ celle qu’il avait eu au téléphone, semblait-il ‒ pour qu’on lui laisse accéder à la chambre de sa compatriote sans craindre qu’il soit un individu dérangé ou un toxicomane souhaitant dévaliser la pharmacie. De quoi rendre Vittorio encore plus bougon, lui qui n’avait presque pas fermé l’oeil ni dans l’avion ni durant la nuit, et avalé un café d’aéroport lui ayant donné plus de maux d’estomac que d’énergie. Gaïa quant à elle semblait dormir profondément lorsqu’il avait passé la porte de sa chambre, et un peu vexé que l’infirmière se soit sentie obligée de lui demander de ne pas la réveiller ‒ avait-il l’air à ce point stupide ? ‒ il s’était installé sans un mot sur le fauteuil près du lit, tentant de se rendre aussi silencieux que possible sans qu’aucune position ne lui semble véritablement confortable. La fauteuil était bancal, et la seule option finalement avait été celle dans laquelle il avait fini par s’assoupir : la tête enfouie dans ses bras, avachi sur un coin du matelas d’où Gaïa sommeillait.

Avant toute autre chose, ce qui lui avait échappé lorsqu’on l’avait tiré du sommeil était un grognement. L’impression qu’il venait à peine de s’endormir ‒ et peut-être était-ce le cas, après tout ‒ prenait le pas sur le reste et il n’avait qu’une seule envie : qu’on le laisse tranquille. Au fil des secondes cependant son esprit embrumé avait commencé à relier les points, le brouillard à se dissiper pour lui redonner accès aux souvenirs de ces vingt-quatre dernières heures, et lorsqu’enfin il avait réalisé que c’était la main de Gaïa qui venait de l’effleurer il s’était redressé dans un sursaut, les yeux papillonnant de fatigue et le sang bourdonnant à ses oreilles d’avoir retrouvé aussi brusquement une position verticale. « Hm ? Hein … ? Hey. » Tout un vol et un trajet en taxi pour y réfléchir, mais il n’avait pas mieux à proposer qu’un “Hey” endormi ‒ Vittorio n’était un baratineur qu’un jour sur deux, à l’évidence. « Tout va bien ? Tu veux que j’appelle une infirmière ? » C’était une chose à laquelle il n’avait pas réfléchi en parcourant les deux-mille cinq cent kilomètres qui séparaient Brisbane d’Alice Springs : la justification qu’il en donnerait. Car s’inquiéter était un truc de gonzesse, et Vitto n’en était pas une ‒ de gonzesse.



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Gaïa Salvatori
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Message(#) Sujet: Re: (vittaïa) where does the good go (vittaïa) where does the good go EmptyJeu 23 Sep - 23:28


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Gaia Salvatori &   @Vittorio Giovinazzo
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ALICE SPRINGS' HOSPITAL
Il est là. Et il est réel. Aussi réel que sa peau est chaude sous les doigts de l’Italienne. Bras croisé sur son matelas, et la tête plongée entre ceux-ci, il semble dormir profondément, à défaut de paisiblement. Muée d’une irrépressible envie, la journaliste continue d’effleurer sa main, jusqu’à obtenir un bruit qui s’apparente à un ronchonnement. Elle a réussi à l’éveiller un minimum, à croire que son sommeil n’était pas si lourd. Il cligne des yeux plusieurs fois, l’air complètement perdu et même un long moment avant de réaliser que sa compatriote est consciente, et qu’elle l’observe en silence, dans son regard un mélange d’amusement et d’interrogations. Le plaisir que lui provoque sa présence se dessinant lui dans un sourire discret.
« Hm ? Hein … ? Hey. »
Un unique mot compréhensible marmonné tout en simplicité, au travers d’autres grognement bien moins significatifs. Une salutation bien vite accompagnée d’une phrase précipitée, sans laisser le temps à la journaliste d’en placer une.
« Tout va bien ? Tu veux que j’appelle une infirmière ? »
Surtout pas. Quelques instants volés, loin de tout personnel médical, est-ce trop demandé? Malgré la gentillesse dont a fait preuve Olivia, ainsi que toutes les autres personnes qui sont passées par cette chambre ces dernières heures, la seule personne que Gaïa veut avoir dans son champ de vision, là, maintenant, tout de suite, c’est Vittorio. Avant qu’il puisse se lever ou dire quoique ce soit pour mettre sa menace à exécution, elle attrape sa main, la serre.
« Non! »
Un peu précipité, trop peut être, il ne faudrait pas que l’Italien se fasse des idées… Alors la blonde se reprend, et retrouve un ton plus serein, ton qu'elle obtient après un effort considérable.
« Non. Ça va, pas besoin d’appeler qui que ce soit d’autre. Je vais bien, et de toute façon, on ne restera pas seuls longtemps. »
Malheureusement. La jeune femme ne sait toujours pas quelle heure il est, mais ces derniers temps elle n’a pas eu trop l’occasion d’être seule, ni même de dormir véritablement. Et une infirmière finira forcément par passer le pas de la porte de la chambre, pour venir vérifier ses constantes, comme d’habitude. En attendant, une question s’insinue doucement dans l’esprit de la jeune femme, qui se ne peut s’empêcher de la poser.
« Comment tu as su? »
Ça l’intrigue, vraiment. Son téléphone ayant plus que souffert pendant le terrifiant intermède aérien, elle n’a pas pu le prévenir, ni lui ni personne d’autre. Alors comment? Est-ce qu’il a eu une intuition, est-ce qu’il a été informé d’une façon ou d’une autre? Et l’Italienne se rend soudain compte que finalement, elle a peut être passé plus de temps dans ce lit d’hôpital que ce qu’elle imaginait. Ce ce moment précis que choisit Olivia pour faire irruption dans la chambre, en chantonnant doucement pour elle-même, avant de se figer en se rendant compte que non seulement sa patiente est réveillée, mais qu’elle est accompagnée. La jeune femme a un instant d’hésitation, puis ses yeux s’illuminent, comme si elle avait une révélation. Enfin, elle se dirige vers les deux italiens, un bloc notes entre les doigts. L’aide soignante salut Vittorio, dont la main est restée emprisonnée entre celles de sa compagne, qui s’y accroche, au cas où ce dernier aurait été effleuré par l’idée saugrenue de s’éloigner d’elle. Olivia s’étant bien rendue compte de la manoeuvre, elle se retourne vers sa patiente, avec un sourire.
« Votre fiancé peut rester s’il veut, je n’en ai pas pour très longtemps. Et il ne me gêne pas. »
La journaliste arque un sourcil en entendant les mots utilisés. Et alors qu’elle hoche mécaniquement la tête, la seconde d’après, Gaïa se retrouve aveuglée par un faisceau lumineux braqué sans préambule dans ses prunelles. Mais ce qu’elle voit semble satisfaire l’infirmière, puisque la torture ne dure pas longtemps, alors que la soignante préfère se détourner un instant pour récupérer du matériel, laissant à la journaliste l’opportunité de se pencher vers son compatriote.
« Fiancé? J’ai dû louper un épisode… Ou deux. »
Qu’elle murmure, l’Italienne, espiègle. Et après un coup d’oeil au moniteur qui bipe régulièrement, après une prise de tension et une prise de sang, l’infirmière décide de mettre les voiles, sans avoir à promettre qu’elle serait de retour bientôt. Les deux italiens se retrouvent de nouveau en tête à tête, enveloppés sans un silence confortable, le regard de la jeune femme se perdant sur les lèvres de Vittorio.

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Message(#) Sujet: Re: (vittaïa) where does the good go (vittaïa) where does the good go EmptyJeu 14 Oct - 23:13


C’était l’épuisement plus que le retour d’une quelconque tranquillité d’esprit qui l’avait poussé à s’endormir, malgré la position inconfortable et le sentiment qu’il ne s’assoupirait pas longtemps. Impossible d’ailleurs pour lui de dire s’il s’était écoulé une minute ou une heure depuis qu’il avait fermé les yeux, lorsque la main de Gaïa était venue titiller la sienne et le sortir de sa torpeur. Il lui avait fallu quelques secondes pour atterrir, et quelques autres encore pour que son regard fasse la mise au point et croise celui de la jeune femme, qui le gratifiait d’un léger sourire. Partagé entre le soulagement et un brin d’inquiétude, il avait aussitôt proposé d’aller chercher une infirmière et posait déjà la main sur le bouton d’appel lorsque la jeune femme l’en avait dissuadé prestement, un « Non ! » lui échappant avec précipitation et arrachant à l’italien une expression surprise. « Non. Ça va, pas besoin d’appeler qui que ce soit d’autre. Je vais bien, et de toute façon, on ne restera pas seuls longtemps. » En d’autres circonstances peut-être ne se serait-il pas laissé convaincre aussi facilement, mais Gaïa semblait en meilleure forme qu’il ne pensait la trouver en arrivant et cela suffisait à ce qu’il n’insiste pas – il avait de toute façon tellement dû faire des pieds et des mains pour arriver jusqu’à cette chambre qu’il n’était pas pressé de voir qui que ce soit venir les interrompre. Attrapant sa main dans la sienne, Gaïa avait demandé « Comment tu as su ? » et machinalement le brun avait resserré ses doigts autour de ceux de la journaliste. « Quoi, tu pensais que les journalistes étaient les seuls à avoir un sixième sens ? » avait-il répondu avec un brin d’amusement, mais retrouvant malgré tout son sérieux la seconde d’après il avait repris « Ils ont parlé de l’incident aux infos. Et il n’y a qu’un seul hôpital à Alice Springs. » Se serait-il arrêté au fait qu’il y en ait plusieurs ? Bien sûr que non, retrouver la trace de Gaïa aurait simplement pris un peu plus de temps. Le plus long avait été d’accomplir le trajet depuis Brisbane, en définitive.

Donnant raison à la remarque faite par l’italienne quelques instants plus tôt quant au fait qu’ils ne seraient pas seuls bien longtemps, une infirmière à laquelle le brun n’avait jusqu’ici pas encore eu affaire avait fait irruption dans la chambre, sourire enjoué aux lèvres en saluant les deux compatriotes. S’apprêtant à se remettre debout, Vitto avait été interrompu dans son élan par la nouvelle venue qui, s’adressant à Gaïa, avait assuré « Votre fiancé peut rester s’il veut, je n’en ai pas pour très longtemps. Et il ne me gêne pas. » Puisqu’il ne “gênait pas” alors. Qu’elle se soit sentie obligée de mentionner la manière dont il s’était présenté à voix haute n’arrangeait en tout cas pas ses affaires, mais lorsque Gaïa s’était penchée vers lui en murmurant « Fiancé ? J’ai dû louper un épisode … Ou deux. » il avait fait mine de rien et répondu au même volume « Je t’expliquerai. » Pas question de dévoiler la supercherie en présence de la paire d’oreilles indiscrètes de l’infirmière. Fort heureusement cette dernière ne s’était pas attardée beaucoup plus longtemps, et quelques instants plus tard elle quittait la chambre avec son tensiomètre et quelques tubes du sang qu’elle venait de prélever à sa patiente.

Pendant un instant il avait pensé s’en sortir sans avoir besoin de se justifier, comme si le “je t’expliquerai” n’attendait pas vraiment après une véritable explication … Mais à la manière dont Gaïa s’était mise à le fixer dès l’instant où ils s’étaient de nouveau retrouvés en tête à tête, il avait compris qu’il ne s’en sortirait pas aussi facilement. « L’infirmière que j’ai eu au téléphone hier refusait de me donner de tes nouvelles si je n’étais pas un membre de la famille … j’ai dû improviser. Et j’ai bien fait, celle que j’ai croisé en arrivant tout à l’heure a l’air d’être un vrai dragon. » Il aurait tout aussi bien pu prétendre qu’elle était sa soeur, mais pour une raison qu’il ne s’expliquait pas cela lui avait semblé moins plausible que le choix du fiancé … Et pas uniquement pour le détail du nom de famille. Haussant les épaules avec désinvolture, comme pour la persuader de ne pas accorder trop de crédit à tout cela, il avait rapproché le fauteuil du lit pour être plus près d’elle et enfermé la main de Gaïa entre les deux siennes. « Bon, mais comment tu te sens ? Tu sais s’ils comptent te garder ici longtemps ? » Il espérait que non, à la fois parce qu’il se doutait qu’elle ne passait pas le meilleur moment de sa vie, mais aussi parce que lui-même n’était pas spécialement à l’aise avec les hôpitaux. Et il ne parlait même pas de cette ville, perdue au beau milieu du désert et faisant subitement presque passer Brisbane pour le paradis … Quand il pensait que ce pays ne pouvait pas faire pire, il parvenait encore à être surpris.



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Message(#) Sujet: Re: (vittaïa) where does the good go (vittaïa) where does the good go EmptyVen 15 Oct - 22:55


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ALICE SPRINGS' HOSPITAL
Les infos. Gaïa aurait pu y penser, mais puisqu’elle avait quelque peu perdu notion du temps, le fait que l’évènement ait déjà été relayé par les différentes chaines de télé ou autre ne lui serait pas venu à l’esprit. Mais maintenant que Vittorio la mettait devant le fait accompli, et qu’il était là, en face d’elle, la jeune femme se fichait bien de la façon dont il l’avait trouvée. Il était arrivé jusque là, et c’est tout ce qui importait à la journaliste. Et le fait qu’il n’y ait eu qu’un seul et unique hôpital à Alice Springs, au lieu d’une multitude comme dans certaines villes, n’enlevait rien, à ses yeux en tout cas, au mérite qu’avait eu Vittorio à la retrouver jusqu’ici. Peu de temps après, l’infirmière était revenue dans la chambre de l’Italienne, pour une nouvelle prise de constantes, et la jeune femme espérait, comme à chaque fois qu’elle voyait Olivia, que cette dernière lui donne enfin de bonnes nouvelles, qu’elle puisse enfin rentrer à Brisbane. Avec son compatriote, si possible. En attendant, elle s’accrochait à la main que l’italien lui avait accordée, et au moment où ce dernier avait quand même fait mine de vouloir se lever, la soignante l’avait arrêté.
« Votre fiancé peut rester s’il veut, je n’en ai pas pour très longtemps. Et il ne me gêne pas. »
L’italienne avait tiqué, arquant un sourcil. Mais au moment où la jeune femme s’apprêtait à demander le pourquoi du comment à Vittorio, Olivia commençait ses tests, accaparant toute l’attention de sa patience. C’est quand l’infirmière s’était enfin retournée pour préparer le matériel pour une prise de sang, que Gaïa avait réussi à récupérer l’attention de l’italien à ses côtés, en chuchotant.
« Fiancé ? J’ai dû louper un épisode … Ou deux. »
L’air impassible, l’italien avait marmonné à son tour un « Je t’expliquerai. ». Il ne perdait rien pour attendre, la jeune femme comptait bien lui fait cracher le morceau dès qu’Olivia aurait mis les voiles. Et un court moment plus tard, l’infirmière quittait la chambre de sa patiente, notes et tubes de sang en main, laissant à Gaïa l’opportunité de dévisager Vittorio sans gêne et surtout sans un mot, en attendant patiemment que ce dernier se mette à table de lui même. Ce qu’il n’avait pas tardé à faire, heureusement pour lui.
« L’infirmière que j’ai eu au téléphone hier refusait de me donner de tes nouvelles si je n’étais pas un membre de la famille … j’ai dû improviser. Et j’ai bien fait, celle que j’ai croisé en arrivant tout à l’heure a l’air d’être un vrai dragon. »
Il avait haussé les épaules, comme si ce n’était pas grand chose. Gaïa n’avait pas croisé grand monde depuis qu’on l’avait amenée ici. Elle avait croisé une ou deux fois un médecin dont elle avait complètement oublié le nom, mais le seul visage qui lui était vraiment familier restait celui de son infirmière attitrée. Et pour que Vittorio ait dû mentir pour avoir de ses nouvelles, l’italienne le croyait bien volontiers quant au caractère dragonesque de l’infirmière de l’accueil. Et plutôt que de s’attarder sur le sujet, il avait préférer se rapprocher d’elle pour saisir ses mains.
« Bon, mais comment tu te sens ? Tu sais s’ils comptent te garder ici longtemps ? »
La journaliste espérait que non, qu’elle pourrait bientôt sortir et rentrer à Brisbane, retrouver le confort de son appartement - ou de celui de Vittorio.
« Je n’en sais rien. J’espère qu’on pourra sortir d’ici assez vite. Juste avant que tu arrives, l’infirmière m’a dit qu’elle allait pouvoir commencer à espacer les tests, c’est que ça doit aller mieux. Avant on me réveillait toutes les heures… »
Elle avait soupiré, lasse, et s’était laissée retomber contre ses oreillers. Ces dernières heures, on lui avait demandé régulièrement comment elle se sentait, à tel point que la phrase avait presque perdu de son sens. Mais comme c’était Vittorio qui le demandait, ça changeait tout… Et elle était prête à faire un effort.
« Ça va, Vitto. »
Devant son air sceptique, la jeune femme s’était sentie obligée d’argumenter un petit peu plus.
« Ça va mieux en tout cas. J’ai une migraine du diable et une épaule en vrac, mais ça aurait pu être pire. La morphine ça aide pas mal pour ça. »
Et elle s’estimait heureuse d’être suffisamment résistante à la douleur pour n’avoir besoin que d’une petite dose, quand une plus forte aurait pu la faire délirer. Et c’était la dernière chose qu’elle aurait souhaité, délirer. Pas quand son esprit lui semblait plus clair que jamais, si on faisait abstraction de la douleur sous jacente. Retrouvant le regard de l’Italien, la journaliste l’avait soutenu un instant, avant de détourner les yeux.
« Je dois vraiment avoir une sale tête. »
Gaïa, qui était si attachée aux apparences d’habitude, toujours impeccable jusqu’au bout des ongles, se retrouvait affublée d’une blouse d’hôpital absolument immonde, ses traits abîmés, les yeux cernés et le teint blafard. Mais au final, quand la jeune femme repensait à l’évènement… Elle ne s’en tirait peut être pas si mal que ça, au final. Un frisson l’avait parcourue, et la journaliste s’était un instant retrouvée à nouveau dans la carlingue de l’avion.
« C’était horrible, Vitto. »
Et elle aurait beau essayer, aucun mot ne rendrait jamais justice au souvenir de l’angoisse profonde qui l’avait envahie alors que les lumières s’étaient éteintes en même temps, pour plonger le monde dans un noir abyssal.

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Vittorio Giovinazzo
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Message(#) Sujet: Re: (vittaïa) where does the good go (vittaïa) where does the good go EmptyVen 29 Oct - 5:44


Il aurait plutôt dû se faire passer pour son frère, ou pour un cousin. Voilà la conclusion silencieuse à laquelle Vittorio était arrivé tandis que Gaïa s’appesantissait plus que nécessaire sur la qualité sous laquelle il s’était présenté pour obtenir plus facilement (et plus rapidement) accès à sa chambre. L’italien n’avait jamais bien compris l’intérêt de cette mascarade, si l’on faisait l’effort de réclamer des nouvelles de quelqu’un voir de se déplacer en personne pour la visiter, il semblait évident qu’une certaine proximité existait entre le malade et son visiteur – et les toxicomanes en quête de substances mis à part, qui aurait envie de venir traîner dans les couloirs d’un hôpital sans une raison valable ? Haussant les épaules comme pour terminer de persuader sa compatriote qu’il s’agissait d’un faux problème, il avait préféré mettre sur le tapis la sortie prochaine de cet endroit : la sienne, mais surtout celle de Gaïa, dont il s’était saisi de la main avec précaution. « Je n’en sais rien. J’espère qu’on pourra sortir d’ici assez vite. » avait hasardé la concernée, ajoutant un « Juste avant que tu arrives, l’infirmière m’a dit qu’elle allait pouvoir commencer à espacer les tests, c’est que ça doit aller mieux. Avant, on me réveillait toutes les heures … » aussitôt ponctué d’un soupir las. Un grand classique de la commotion cérébrale, donc, mais reste que la journaliste n’avait pas répondu à sa question initiale, provoquant chez Vitto une moue dubitative. « Ça va, Vitto. » avait-elle alors ajouté devant son regard insistant, lui rétorquant aussitôt « C’est vrai ce mensonge ? » parce qu’évidemment il n’en croyait pas un mot. Elle aurait dû être à Perth en train d’écrire Dieu savait quel article, pas dans un lit d’hôpital au beau milieu de nulle part. « Ça va mieux en tout cas. J’ai une migraine du diable et une épaule en vrac, mais ça aurait pu être pire. La morphine ça aide pas mal pour ça. » La dernière phrase lui avait provoqué une grimace machinale, et presque par automatisme il s’était entendu conseiller « Doucement quand même, avec ça. » et resserrer ses doigts autour de ceux de la jeune femme. Leurs regards se croisant un instant, Gaïa avait fini par détourner le sien et affichait une moue défaite « Je dois vraiment avoir une sale tête. » Un autre jour, Vitto en aurait peut-être plaisanté. Il aurait acquiescé avec exagération pour la taquiner ou tenter de la faire rire, ou bien il aurait fait remarquer que ça, cette remarque, était le plus grand piège que les femmes pouvaient tendre aux hommes car, bien sûr, la seule réponse acceptable et tolérée en retour était un “mais pas du tout chérie, tu es magnifique” récité sans l’ombre d’une hésitation. Mais pas ce jour-là, car si Gaïa n’avait pas l’air en état de plaisanter l’italien lui non plus n’en menait pas aussi large qu’il espérait le faire croire … Parce qu’il s’était inquiété, c’est vrai. Et parce que du genre à ne croire que ce qu’il voyait, il n’avait pas été entièrement convaincu par les paroles rassurantes de l’infirmière qu’il avait eu au téléphone la veille et avait dû attendre de voir Gaïa de ses propres yeux pour constater qu’en effet, elle s’en tirait à bon compte. Pour quelqu’un dont le trajet en avion s’était transformé en trajet en ambulance. « Je t’assure que non. » avait-il alors simplement soufflé d’un ton sérieux, mais y ajoutant un sourire rassurant à la seconde où elle avait à nouveau croisé son regard. Loin de lui rendre, elle avait conservé le silence un instant puis finalement murmuré « C’était horrible, Vitto. », et laissant l’une de ses mains remonter le long du bras de l’italienne, il avait tenté d’en chasser la chair de poule qui s’y installait. « C’est fini. On attend qu’ils te libèrent de ce donjon et on pourra rentrer. » En train, n’avait-il pas jugé utile de préciser. Il n’avait pas la moindre idée de comment regagner Brisbane en train depuis ce trou perdu, ni de combien de temps la chose leur prendrait, mais il était même prêt à risquer de prendre le volant sans permis si c’était la seule option qui permettrait d’éviter l’avion. Il était probablement un peu tôt pour demander à Gaïa d’y grimper à nouveau. « Tu as envie d’en parler … ? » avait-il finalement questionné, malgré tout curieux de comprendre précisément ce qui l’avait conduite ici, mais n’osant pas formuler lui-même des questions qui s’avèreraient probablement maladroites. Elles se comptaient sur les doigts d’une main, les fois où Vittorio pouvait se satisfaire d’un “non”, mais celle-ci en était une.



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Message(#) Sujet: Re: (vittaïa) where does the good go (vittaïa) where does the good go EmptyLun 8 Nov - 14:59



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ALICE SPRINGS' HOSPITAL
Quand il lui avait demandé comment elle se sentait, elle avait préféré dire qu'elle se sentait bien, et ce n'était qu'à moitié un mensonge. La jeune femme souffrait nettement moins qu'il y a quelques heures, ça c'est certain, et il n'y avait pas à tortiller, c'est certainement grâce aux antidouleurs dont on l'assommait. C'est pour cela que Vittorio s'était senti obligé de lui préciser d'y aller « doucement avec ça », comme si c'était son genre d'en abuser et de laisser le contrôle de côté. Un peu piquée par la remarque, la journaliste avait ravalé une remarque en se mordant la lèvre au moment où les doigts de l'italien s'étaient refermés sur les siens. Au vu de la situation actuelle, et de ce qu'elle croyait lire dans les yeux de Vittorio, elle pouvait peut être mettre la défensive de côté, pour une fois... Elle avait soutenu le regard de son compatriote, cherchant ses mots, avant de détourner les yeux, en se rappelant le masque pâle et abîmé  qu'elle présentait en ce moment.
« Je dois vraiment avoir une sale tête. »
Il n'avait pas attendu longtemps avant de répondre, et bien que la jeune femme n'en attendait pas vraiment, de réponse, quand elle l'avait vu prendre un instant pour réfléchir à quoi dire, ça lui avait fait plaisir, à l'italienne.
« Je t’assure que non. »
Sa réponse l'avait surprise et lui avait fait relever les yeux. On était bien loin des piques habituelles qu'ils aimaient se lancer, et le sérieux dont l'italien faisait preuve depuis qu'il avait débarqué dans sa chambre d'hôpital la déstabilisait bien plus que ce qu'elle voulait admettre. Et même le sourire chaleureux qu'il lui avait adressé n'avait pas réussi à la dérider, elle qui était impeccable jusqu'au bout des ongles habituellement, et dont la remarque à sa propre apparence l'avait fait repartir dans les airs...
« C’était horrible, Vitto. »
Le regard perdu dans le vague, c'est tout ce qu'elle avait réussi à dire, un frisson la parcourant de part en part. L'italienne avait essayé de rajouter quelque chose, de développer un peu cette pauvre phrase. Elle avait envie qu'il comprenne par quoi elle était passé, la jeune femme avait envie de partager ça avec lui. Mais elle se rendait compte que ce serait moins facile d'en parler que ce qu'elle avait imaginé.
« C’est fini. On attend qu’ils te libèrent de ce donjon et on pourra rentrer. »
C'est à peine si elle l'avait entendu, lui qui essayait de se montrer rassurant. Un autre jour, elle lui aurait sûrement rabâché qu'elle n'était pas une princesse, et qu'elle n'avait certainement pas besoin d'un prince charmant pour venir la délivrer. Mais pas aujourd'hui. Surtout sachant que pendant le cauchemar qu'elle avait vécu, elle aurait bien voulu qu'il soit à ses côtés, le fameux prince charmant... Les bras de ce dernier étaient venus caresser la peau de ceux de l'Italienne, et ça lui avait donné un peu de courage. C'est de ça qu'elle avait besoin, à cet instant particulier: de contact.
« Tu as envie d’en parler … ? »
Envie, pas vraiment. Qui aurait envie de parler de ce genre d'expérience, à part ceux qui ne vivaient que pour se faire plaindre par les autres? Ce n'était pas le genre de la journaliste, et si on ne peut pas dire qu'elle en avait envie, il était clair qu'elle en avait besoin. Besoin de partager ça avec quelqu'un, avec lui plus qu'avec un autre.
« Ça partait bien pourtant, tu sais... Comme d'habitude, un décollage, un atterrissage, et entre les deux, un temps calme pour bosser, ou pour rêvasser... »
La jeune femme se souvenait que peu de temps avant que tout ça commence, elle était en train de revivre en détails, somnolente, le souvenir tendre de leurs adieux, qui remontaient au matin même... Une commémoration bien agréable, surtout en comparaison avec ce qui avait suivi.
« Il y a eu une première secousse, puis une autre... Au début c'était pas grand chose, ça restait léger. Mais ça a empiré, très rapidement... »
L'italienne savait qu'elle ne serait peut être pas très claire dans ses explications, et que jusqu'à ce qu'elle ait terminé, ça partirait certainement dans tous les sens. Tout ce qu'elle espérait, c'est que Vittorio comprendrait sans trop de mal ce qu'elle essayait de lui dire.
« Il n'y avait presque plus de lumière, l'avion tremblait et grinçait toujours plus fort. Ça hurlait dans tous les sens, à chaque turbulences, et au bout d'un moment certains ont commencé à pleurer. »
L'italienne avait fait une pause, incapable d'aligner un mot de plus sans avoir repris son souffle avant. Une inspiration, une deuxième plus lente, et puis un rire nerveux.
« Quand c'est devenu vraiment violent, je me suis retrouvée cramponnée à ma voisine, que je connaissais depuis à peine dix minutes, en panique et- ... »
En réalité, les deux voisines avaient beaucoup discuté avant cet épisode, pour essayer d'oublier ce qui se passait de l'autre côté du hublot. Elles avaient abordé beaucoup de sujets, dans n'importe quel domaine... Mais ça, l'italienne ne voyait pas l'utilité de le dire à Vitto. Gaïa n'aurait jamais imaginé que ce serait si dur d'en parler, que décrire plus ou moins fidèlement l'évènement serait aussi ardu. Articuler seulement lui demandait un effort considérable.
« Et... Et la seule chose à laquelle je pouvais penser, c'est que si je mourrais maintenant, jamais j'aurais l'occasion de te dire que-... »
Et d'un coup, Gaïa s'était interrompue brusquement, avant de soupirer, le regard fuyant. À deux doigts de faire une gaffe monumentale, elle s'était mordue la lèvre, fort. La peur d'avoir cette discussion, qui semblait avoir mis les voiles depuis depuis l'épisode de l'avion, revient au galop et l'étrangle. Comme quoi, avouer les sentiments qu'on a pour quelqu'un à une inconnue est infiniment plus simple que de l'admettre face à ladite personne.
« Je suis quoi pour toi, Vitto? »
Prenant son courage à deux mains, elle avait finalement réussi à formuler cette question, qui tourne en boucle dans sa tête depuis quelques temps maintenant. Et peu importe combien de temps elle a réussi à tenir sa langue, là elle n'y parvient plus.

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