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 nothing is ever lost in the name of art (eddie)

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Bennett Giller
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ÂGE : 37 ans, l'approche tranquille de la quarantaine, esprit libéré de la crainte des années.
SURNOM : Ben pour les intimes, et c'est à peu près tout.
STATUT : Son mariage l'a sauvé à beaucoup d'égards. Ils l'ont sauvé : elle et Jonah, né le 7 juillet 2018.
MÉTIER : Sculpteur de rêves, ciseleur d'illusions, polisseur d'images en trois dimensions. Il voue sa vie à l'art du volume, pétrit les formes pour les dompter, cherche dans ses doigts le contour d'un autre monde.
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POSTS : 68 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : n'est rien sans ses proches, essaye de les mériter ▲ fait semblant d'avoir arrêté de fumer et de boire depuis la naissance de son fils ▲ amoureux de la nature ▲ calme et cartésien jusqu'à ce que ses vieux défauts ressurgissent ; vanité, arrogance, colère, il les collectionne. ▲ a trouvé sa voie tardivement mais se sait fait pour l'art ▲ défendra ses amis dans le tort ▲ sujet aux cercles vertueux comme aux cercles vicieux, multiplicateur d'émotions ; son silence est trompeur
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : Auden + Ginny 3 (fb) + Eddie + Ginny 4 (fb) + Archie + Ginny 6 + Kelly
RPs TERMINÉS : Ginny (fb) + Ginny 2 + Ginny & Auden
AVATAR : Joseph Gordon-Levitt
CRÉDITS : Balaclava
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INSCRIT LE : 21/12/2020
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Message(#) Sujet: nothing is ever lost in the name of art (eddie) nothing is ever lost in the name of art (eddie) EmptyVen 22 Jan 2021 - 23:49



On ne pouvait pas qualifier Bennett de bourreau de travail, tout simplement parce qu’il ne travaillait pas. Sculpter, créer, ça ne pouvait pas s’appeler du travail. Travail… Du travail, c’était ce qu’il faisait quand il avait vingt ans et un train de vie d’adolescent foireux à payer, se lever le matin, trimer pour pas grand-chose, emprunter à droite, rembourser à gauche… aujourd’hui, il se levait le matin… il sculptait toute la journée, pour pas grand-chose… il lui arrivait encore de rembourser des broutilles, sa banque n’était pas très souriante… mais ça n’avait strictement rien à voir. Il y pensait tout le temps. Il y pensait quand il marchait dans la rue et qu’il revoyait brusquement un détail d’une argile inachevée qu’il brûlait de rebrousser chemin pour corriger – ça pouvait le rendre malade, toute la journée durant ; il y pensait quand il déjeunait et qu’observer un peu trop attentivement le visage de sa femme lui renvoyait une erreur de proportion dont il devrait s’occuper tantôt sur une commande... Il y pensait quand on lui parlait de quelque chose qui l’intéressait ou qui ne l’intéressait pas, quand il conduisait ou sur le siège passager, à droite ou à gauche du trottoir, en remplissant ses fiches d’impôts ou en comptant sa monnaie – il y pensait même quand il n’y pensait pas. (Alors, non, Bennett n’était pas un bourreau de travail simplement parce qu’il pouvait passer quinze heures ininterrompues dans l’atelier.) Dans ce cas, comment on appelait quelqu’un qui se faisait ces réflexions, seul dans son atelier depuis de longues heures, de l’argile plein les mains et les mains ankylosées ? (Allez au diable.) Les doigts de Bennett pétrissent, modèlent, forment et reforment, enlèvent la matière pour l’injecter ailleurs, donnant de la vie où il en manquait, et regardant l’inerte s’animer dans le creux de ses paumes brunies. Aujourd’hui la glaise, demain la pierre, après-demain le marbre. Son métier se résumait à éprouver la résistance des choses et à la vaincre, mais pas trop, pour la pousser juste là où elle se superposerait à l’idée fixe qui dansait dans ses yeux comme une flamme, une hallucination, une maladie. Et puis toutes les commandes finissaient par se confondre. Il se laissait emporter par sa propre imagination au lieu de se référer strictement aux énoncés qui devraient lui permettre de finir le mois ; bustes et décors, curiosités modernes et visages divers, tout cela prenait les couleurs et les nuances qui lui passaient par la tête. Une intention passait avec une autre, un peu de toute cette vie immobile se mélangeait dans les mains de Bennett, et il étalait de cette glaise qui respirait sur toutes les œuvres qui le regardaient en silence s’échiner. Les heures pouvaient bien passer, elles n’étaient ici qu’un chiffre idiot, au mieux un symbole.

Un symbole qui fait soudain du bruit dans l’entrée – une présence humaine sollicitant son attention finit par le tirer de sa transe. Peut-être qu’on l’appelait déjà depuis dix minutes, absorbé qu’il était, artiste à domicile pas bien foutu d’ouvrir quand ça sonnait. L’horloge lui confirme qu’il ne s’agissait pas d’Emily, et sa mémoire vient à sa rescousse sans qu’il n’ait besoin de consulter l’ennuyeux agenda répertoriant les visites de la clientèle. Eddie Yang devait passer aujourd’hui voir l’avancée du travail de décor qui changeait un peu des commandes qui s’entassaient chez Bennett ; et le visage qu’il trouve quelques secondes plus tard le confirme dans son intuition. « Je t’en prie, entre, » qu’il fait en ouvrant la porte, en même temps qu’il avait déjà oublié s’il tutoyait Eddie ou pas, la tête entre les clients, ceux qui venaient et ceux qui ne venaient pas, ceux qui le prenaient en grippe et ceux qui voulait trainer leurs doigts sur les créations en cours – eux n’avaient de l’honneur de rester longtemps dans l’atelier. Mais il ne doutait pas qu’un danseur, qui avait fait le choix de consacrer sa vie à l’art – seul choix qui en valait la peine selon Bennett – aurait la décence de ne pas faire preuve d’une telle indélicatesse. (Voilà qu’il pense encore, qu’il parle dans sa tête au lieu d’émerger ; l’atelier lui avait vraiment bouffé l’esprit.) Toujours est-il qu’il se décale pour laisser le jeune homme entrer, maudissant intérieurement la faiblesse de ses mains sur la poignée luisante. Porte refermée, il devance son hôte dans le couloir, silencieux et plein de précautions, par l’habitude qu’il avait de ne pas faire de bruit, Jonah oblige. Mais le bambin n’est pas là cet après-midi, et Bennett étouffe ses pas pour rien jusqu’à l’atelier où il se décide enfin à reprendre la parole. « Alors… » Puis Bennett n’est pas du genre à s’encombrer de formalités, les bonjour et autres météorologies lui paraissaient absolument inadéquats dans un lieu aussi sacré et passionnant (à ses yeux) que l’atelier – pour le plus grand malheur d’Eddie qui n’aurait pas le droit au sempiternel « ça va ? » des conversations mortes d’avance. Au lieu de ça, l’artiste fait de la place, passe ouvrir un peu plus les rideaux pour mettre l’endroit sous son meilleur jour. Tout ici est absolument impeccable, à l’exception des mains du sculpteur qu’il a précipitamment essuyées avant d’ouvrir, mais le voilà qui replace un objet ici et là, traverse le large espace de long en large en esquivant les tables, chevalets et créatures en suspens qui hantaient les lieux. « Faudrait me rappeler où on en était, j’ai dû mettre ça derrière pour faire de la place… » Il s’embourbe dans le fond de l’atelier, qui, quoiqu’aussi minutieusement ordonné que le reste, ne cessait de gagner du terrain sur la partie en pleine lumière. Il n’avait pas dû les mettre bien loin, ces commandes de décor, puis ça ne faisait pas si longtemps qu’il avait renoncé à une énième correction pour leur mettre l’étiquette ‘prêt’. « Ça leur a plu, la dernière ? » Lance-t-il en continuant de soulever les morceaux de tissu qui couvraient les sculptures achevées, jetant un coup d’œil derrière lui pour vérifier qu’il n’avait pas complètement perdu son client.


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— and the telegraph poles I've seen desperation explode into flames And I don't want to see it again ; From all of these signs saying "Sorry, but we're closed"  φ  All the way down the Telegraph Road —
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Eddie Yang
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ÂGE : vingt-cinq ans (18/04/1995) ♈︎
SURNOM : oppa (오빠) uniquement par sa soeur, le traitre pour ses collègues
STATUT : trop absorbé par son travail aka sa passion il n'a pas une minute à accorder à sa vie amoureuse laissée à l'abandon
MÉTIER : danseur pour la Northlight Company, et chorégraphe depuis peu. il est aussi professeur particulier sur son temps libre histoire de vivre à 100% pour la danse
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PETIT PLUS : né à Sydney de parents coréens, originaire de Daegu en Corée du Sud ☆ a déménagé à Brisbane vers ses dix ans ☆ double nationalité australienne et coréenne ☆ une petite soeur qu'il surprotège et des parents exigeants dont il a brisé toutes les attentes ☆ membre et leader d'un groupe de danse underground ☆ gaga de ses deux chats, seuls colocataires qu'il tolère ☆ traine une sale réputation dans la compagnie où il travaille car très opportuniste ☆ mène une vie à cent à l'heure entre la danse et la moto, quitte à brûler la chandelle par les deux bouts.
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Message(#) Sujet: Re: nothing is ever lost in the name of art (eddie) nothing is ever lost in the name of art (eddie) EmptyDim 31 Jan 2021 - 16:23




Cracks in the road that I would try and disguise
He runs his scissors at the seam in the wall
He cannot break it down or else he would fall



C'est qu'il commence à bien connaitre le chemin menant à l'atelier Eddie, pour n'en être vraiment pas à sa première venue dans le coin. Et s'il fait le déplacement aujourd'hui sur ses heures de travail c’est pour checker l’avancée de la commande qu’il a passé au nom de la Northlight il y a quelques semaines de ça. Un show d’assez grande ampleur se prépare et à l’origine Eddie devait seulement gérer la partie chorégraphique comme sa double casquette le stipule, seulement ses récentes initiatives semblent avoir donné l'envie à Charles de lui filer de nouvelles responsabilités - et plutôt casse-gueule, celles-ci. Puisqu’il a contacté Bennett pour fournir les sculptures du futur décor sans consulter personne dans le but de se faire bien voir, il va devoir assumer l'entière charge de la dimension esthétique du projet et faire sortir de sa tête aussi bien une chorégraphie sur mesure que tout un univers pour aller avec. C’est la première fois qu’Eddie se retrouve à chausser les bottes d’un metteur en scène et il n’aurait jamais parié dessus, étant donné que ce n’est pas son domaine et qu'il n'a jamais reçu de formation pour ce métier-là. Il ne sait pas ce que Charles a en tête, s’il fonde en lui une confiance aveugle ou s’il désire surtout le tester là-dessus, mais est quand même plus probable que tout cela vise à lui faire passer l’envie de prendre des libertés et à lui rappeler où est sa place. Pas de quoi l'effrayer toutefois, car en bonne tête brûlée qu’il est Eddie le voit comme un excellent challenge à relever en ce début d’année. Alors oui c'est corsé, oui il est certainement attendu au tournant là-dessus et il est aussi loin de jouer en terrain connu, mais il lui suffit de songer à tous ces gens qui attendent d’assister à son premier foirage pour puiser en lui sa plus belle motivation. Ce n'est pas encore cette fois qu'il leur offrira le plaisir de le voir se rétamer, quel dommage, vraiment.

Il pénètre dans l'antre de Bennett sans s'annoncer, et se positionne simplement en retrait au niveau de l'entrée en attendant qu'on le remarque car loin de lui l'envie de brusquer l'artiste. Ce dernier vient à sa rencontre après quelques minutes d'errance tout à fait supportables pour le danseur, et l'impression qu'il s'en est faite lors de ses dernières visites se confirme là encore. Bennett lui est très vite apparu comme quelqu’un qui n’avait pas de temps à perdre, et surtout pas à se conformer aux codes sociaux qu’Eddie trouve lui aussi profondément stupides et dépassés, et en ça ils sont assez susceptibles de s’entendre en mettant de côté ce cadre professionnel qui subsiste malgré tout. Dès leur première entrevue il lui avait épargné les conventions courantes auxquelles le commun des mortels est encore si attaché, et tutoyé de surcroît, ce qu'Eddie avait trouvé rafraichissant sur le moment et ce qui l'avait tout de suite fait se sentir dans son élément ici. Ceux qui vont droit au but et qui prouvent qu’ils ne sont pas formatés par une société encore trop ancrée dans les traditions gagnent en principe facilement des points avec lui - comme quoi, ce n'est pas si compliqué de déjouer son intolérance légendaire. Eddie a beau être familiarisé avec l'atelier depuis le temps il n'y prend pas ses aises pour autant, respectant le travail de son collaborateur et gardant donc soigneusement ses mains dans ses poches. Il n'aimerait pas non plus qu'on vienne en touriste dans son studio et qu'on se permette de farfouiller ici et là - et avec sa grande indélicatesse il aurait vite fait d'occasionner des dégâts, sa maladresse n'étant plus à prouver depuis longtemps. Alors il touche mais simplement avec les yeux, et à mesure qu'il s'enfonce à travers cette multitude d'œuvres sculptées Eddie se sent de plus en plus petit, comme avalé par cet autre monde statique. Un monde en opposition avec le sien, en constant mouvement, une expression de son art différente aussi de la sienne mais qui éveille malgré tout en lui une sensibilité rare. Il ne s'était jamais intéressé à la sculpture avant sa rencontre avec Bennett, mais sa curiosité tend à s'éveiller au fil de ses visites. Lui qui ne sait rien faire de ses deux mains se demande forcément comment d'autres peuvent avoir autant d'or dans les leurs, et c'est un travail d'un réalisme et d'un sens du détail qui l'étonneront toujours.

La voix du sculpteur s'élève pour solliciter auprès de lui un petit rafraichissant de mémoire, le tirant ainsi de ses pensées brumeuses. « On en était restés à Pierrot. » il indique sans cérémonie à son tour, et si d'un point de vue extérieur cet apport d'informations semble bien mince ça devrait pourtant parler à Bennett qui n'a pas eu à traiter plus d'un Pierrot ici dernièrement, du moins il en doute fort. Pierrot et sa mandoline, ce zanni bien connu emprunté à la commedia dell'arte et qu'Eddie a choisi de mettre en avant dans ce nouveau spectacle, imaginé sur une thématique céleste et autour du rêve. C'est un personnage tout en candeur qui trônera d'abord comme sculpture dans le décor et qui prendra ensuite vie à travers l'un des danseurs, la distribution n'est à vrai dire pas encore terminée - et ne dépend pas non plus de lui - mais Eddie a déjà tout en tête. Il sait ce qu'il veut pour le décor et comment il le veut, il n'y a pas de place pour l'approximation quand il est aux manettes et ça tombe bien, Bennett n'est pas non plus du genre à se contenter d'un travail plus ou moins bien fait. Il demande d'ailleurs un petit feedback sur la dernière sculpture avec laquelle Eddie est reparti, et justement ces deux-là sont connectés car il comptait y venir. « La lune a fait un carton oui, elle se marie déjà très bien dans le tableau. C'est parfait, vraiment, juste que.. » C'est aussi pour ça qu'il est là, il se trouve qu'il a une nouvelle demande à formuler car il s'est entre temps rendu compte que la lune en question n'avait pas l'impact escompté dans le fameux décor. « Il faudrait la même, mais deux fois plus grande. Pas tellement plus lourde par contre, car comme tu sais on prévoit de la suspendre. » Une requête avec une sacrée contrainte qui n'est peut-être même pas réalisable, mais il tente tout de même le coup. La lune symbolise le rêve dans lequel Pierrot trouve refuge pour fuir l'absurdité du monde, c'est juste l'élément principal du tableau alors Eddie veut exploiter tout l'espace qu'il pourra, quitte à ce qu'il doive sacrément galérer pour la ramener au théâtre ensuite. Mais que Bennett se rassure il n'a pas travaillé pour rien, la première lune a d'ors et déjà une place toute trouvée qui ne sera simplement pas au centre de la scène comme c'était initialement prévu. « Si c'est possible pour toi bien sûr, ton prix sera évidemment le mien. » il balance comme s'il allait sérieusement avancer l'argent de sa poche. Bien sûr que non, ce sont les sous de la compagnie ce qui l'encourage du coup à voir les choses en grand, voire en très grand. « Je sais pas si ça t'intéresse d'ailleurs, mais tu dirais quoi de voir ton dur labeur prendre vie quand le show sera lancé ? » C'est proposé comme ça, sans qu'il sache si Bennett a pour habitude d'aller contempler ses créations une fois que celles-ci ont rejoint leur ultime destination ou si au contraire il se tient volontairement à l'écart de tout ça. Il peut aussi prendre le temps d'y réfléchir, le grand lancement n'étant pas prévu avant le printemps. Mais si jamais il est curieux de voir le rendu final il sait en tout cas que c'est possible, car Eddie n'est pas du genre à faire miroiter des choses dans le vent. « Je peux te mettre une place de côté sans problème, enfin pour toi et pour qui tu voudras. » il précise en étirant un sourire tranquille car une, deux ou trois places ne feront pas de grosse différence. Encore une fois ce ne sont pas ses sous, alors ils auraient l'un et l'autre tort de se priver.








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Dernière édition par Eddie Yang le Ven 19 Fév 2021 - 20:52, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: nothing is ever lost in the name of art (eddie) nothing is ever lost in the name of art (eddie) EmptyLun 8 Fév 2021 - 21:04



Eddie est toujours là, ne s’est pas perdu dans la ligne droite qui mène d’un monde à l’autre, l’un de repos apaisé, l’autre d’acharnement et d’yeux écarquillés dans le vide. Espace de poussière qui s’accumulait au bout du burin, de clients insatisfaits et d’optimisation incessante de chaque centimètre carré exploitable ; les studios de danse étaient loin du compte. « On en était à Pierrot. » Pierrot, bien sûr, quel abruti. Voilà Bennett qui rebrousse précautionneusement le chemin pour se diriger dans la direction diamétralement opposée, côté de l’atelier qu’on ne regardait pas du fait de l’agencement général ; et sans fouiller plus, le voilà qui soulève le voile gris de la table la plus proche. Quatre maquettes argileuses s’y alignaient sagement – quatre Pierrot issus de leur première discussion à ce sujet, et doublée des recherches personnelles de Bennett sur le personnage, sa culture dramatique n’effleurant même pas le seizième siècle italien. De taille modeste, travaillés pour servir de direction d’esprit à la vision du plus jeune, les valets regardaient l’atelier dans le blanc des yeux. « Le classique… » Enumère-t-il, pointant d’abord la plus banale interprétation qu’il avait pu s’en faire, vêtement pendant à plat sur le corps, visage naïf à la Candide, bouche entrouverte, mandoline ébauchée au bout de la main. Étonné par on ne savait quoi, perdu, sans doute. On l’appellerait par son prénom qu’il sursauterait. « …plus ingénu, » effleurant le plus joyeux des quatre, paume sur la poitrine – « …pensif… », avec une variation de position, Pierrot accroupi observant son instrument (quelle idée, il s’en mordrait les doigts s’il fallait exécuter cette posture grandeur nature), et enfin : « …classique triste, en bonus. » Le dernier Pierrot, debout les mains sur les hanches, tête légèrement penchée et visage, pour ce qu’on en voyait à l’état d’embryon, vaguement plus soucieux. Pierrot déprimé d’amuser la galerie, révolté contre son créateur. Même les bouffons ont des crises existentielles. Et si Eddie était passé quelques jours plus tard, il aurait sans doute eu le droit à Pierrot jouant aux cartes, Pierrot poignet cassé, Pierrot tombé par terre, par cette tendance à multiplier les variations qui remplissait l’atelier de matière inutile et de fantômes destinés à ne jamais prendre de forme définitive. Parfois, c’était juste pour tuer le temps en attendant les remarques des commanditaires. Souvent, c’est que ses livraisons de matériaux tardaient à arriver. « Ça te parle, ou pas encore ? » Ses yeux passent alternativement des hommes d’argile à Eddie, comme si cette absurde comparaison lui donnerait la valeur de son travail. Les maquettes, c’était encore peu de souffrance ; de la pâte à modeler, du jeu d’esquisses à grands traits, minimalistes et expressives ; c’était avec le définitif que commençait la peine et la rage, à essayer d’arracher au dur ce qu’il avait de vivant – autant dire de faire danser la pierre, le plâtre ou la résine. Et quoi ? Eddie dansait, et ce serait sa roche qui n’en aurait pas le droit ? Et puis la lune, aussi, la lune… « La lune a fait un carton oui, elle se marie déjà très bien dans le tableau. C'est parfait, vraiment, juste que… Il faudrait la même, mais deux fois plus grande. Pas tellement plus lourde par contre, car comme tu sais on prévoit de la suspendre. » Aussi abominablement cliché que ça en avait l’air, c’était son boulot de rendre l’impossible possible. Il en voyait passer, des types qui lui demandaient la lune dans un sens plus métaphorique que celui employé par Eddie ; des moues et des remarques, des aberrations parfois ; c’était son boulot de transformer les aberrations en réalités, quitte à tricher ou à saler l’addition. L’art, lorsqu’il s’agissait de se conformer à des commandes, s’envisageait comme une vaste fumisterie d’invisibles procédés de contournement de problèmes qui formerait, à terme, l’œuvre constituée. Son métier était une fraude par nature ; il recherchait la vie dans du plâtre et de la caillasse inerte.

La lune ? Il adorait travailler sur du grand, il trouverait bien un subterfuge… la ferait plus en creux, s’aventurerait dans des moulages risqués, des expériences chimiques. Ça ne tenait pas du genre de critique devant lesquelles Bennett roulait des yeux en se demandant quelle religion interdisait le paradis aux personnes capable de lui sortir une telle énormité. « Si c’est possible pour toi bien sûr, ton prix sera le mien. » Bennett secoue la tête comme un homme qui en avait les moyens – ce qui n’était pas le cas, mais on est grand seigneur où on ne l’est pas… (La passion ne lui remplisse le ventre et il n’en était pas à rogner à ce point sur les redites.) « T’as le droit à une erreur de proportion dans le genre avant que je commence à doubler le tarif, » lâche-t-il, sans avoir besoin de préciser que cela n’arriverait – normalement – pas, en même temps qu’il note quelque chose sur un support apparu miraculeusement entre ses mains, et qui disparait tout aussi miraculeusement. « Je sais pas si ça t’intéresse d’ailleurs, mais tu dirais quoi de voir ton dur labeur prendre vie quand le show sera lancé ? » C’était assez audacieux de proposer ça à un monomaniaque comme Bennett, dont la vie tournait plus au moins exclusivement autour de son atelier et de sa famille. Les êtres multitâches lui sont suspects ; et s’il perdait l’un des pôles de son existence, sans doute se jetterait-il à corps perdu dans l’autre plutôt que de quémander ailleurs une source de joie. Pas d’aristocratisme esthétique ici… mais le théâtre… la danse… (un peu pareil d’ailleurs, des gens qui gesticulent)… ça lui paraissait loin. « Je peux te mettre une place de côté sans problème, enfin pour toi et pour qui tu voudras. » En même temps qu’Eddie parle, Bennett laisse tomber sur la table les quelques esquisses à partir desquels les maquettes avaient été élaborées, pour comparaison. Pensif, il garde quelques secondes le silence. « Tu dirais quoi pour convaincre un type qui a jamais mis les pieds dans un théâtre ? » Drôle d’aveu à trente-sept ans et une vie qui se dirigeait tranquillement vers la conventionnalité, quoique son esprit recelait du même chaos ordonné qu’à dix-sept. Il fait un geste large vers les visages et formes pâles qui les fixent depuis leur socle ou leur trébuchet. « Les gens qui bougent c’est pas vraiment mon domaine de prédilection. » Il repasse derrière la table, Pierrot et autres Pierrots lui tournant désormais le dos. Il ne pouvait nier qu’il y avait quelque chose de particulier dans un art temporaire, qui n’existait que pendant l’action créatrice et disparaissait pour ne laisser d’écume que dans le souvenir des spectateurs. Le sculpteur choisissait une éternité factice, et l’abandon de son œuvre ; le danseur se réalisait dans l’immédiat et ne se dissociait pas. « Tu passes des commandes, tu dois bien connaître ta promo, » ajoute-t-il en passant un ongle gratteur sur Pierrot accroupi.

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Message(#) Sujet: Re: nothing is ever lost in the name of art (eddie) nothing is ever lost in the name of art (eddie) EmptyVen 19 Fév 2021 - 20:36




Cracks in the road that I would try and disguise
He runs his scissors at the seam in the wall
He cannot break it down or else he would fall



Il est trop tôt encore pour dire où cette collaboration va les mener, mais Eddie n'exclut pas de refaire appel à Bennett à l'avenir pour le fournir en vue d'autres décors et d'autres spectacles, peut-être plus ambitieux encore que celui qui l'a amené à lui il y a quelques semaines de ça. Et pourquoi ne pas en faire d'ailleurs un prestataire officiel de la Northlight, il y pense c'est vrai et soumettre son nom à ses supérieurs serait quelque chose de possible, car à vrai dire il n'est rien aujourd'hui qu'Eddie ne se permette pas dans sa compagnie comme dans sa vie en général. C'est un point qu'il compte aborder avec le sculpteur lorsque les choses seront un peu plus concrètes entre eux, et si Bennett continue de répondre parfaitement à ses demandes en exécutant un travail de la même qualité que la lune avec laquelle il est reparti la dernière fois. Lune dont ils doivent aujourd'hui revoir les dimensions car Eddie n'avait pas assez de recul sur ce qu'il voulait mettre en place lorsqu'il est venu le voir, mais qui n'en est pas moins une œuvre remarquablement produite. Il est content Eddie même s'il affiche une certaine retenue, car son décor s'annonce particulièrement bien. Et Bennett commence à se montrer vraiment digne de sa confiance, confiance qui se mérite et se gagne mais qui se perd aussi facilement. Les gens fiables dans ce monde se font rares alors quand il dégote une valeur sûre il n'est pas prêt de laisser filer celle-ci. Tout comme il s'efforce de récolter de très bons avis sur ses cours malgré son tempérament difficile il tient à s'entourer des meilleurs pour bosser, de vrais pros ou bien personne. En homme exigeant qu'il est Eddie n'aurait pas pu envisager une collaboration avec un sculpteur à la réputation convenable mais sans plus, pas avec ce qu'il mise sur ce spectacle et les risques qu'il prend là-dessus. Il s'est donc assuré que Bennet régnait en maitre dans son domaine avant de l'honorer de sa toute première visite, car ça c'est pareil, Eddie ne se déplace jamais pour rien. C'était donc plus ou moins acté avant même que le danseur aligne ses premiers pas dans cet atelier que Bennet et lui allaient être amenés à travailler ensemble, et maintenant que leur première entrevue est assez loin derrière eux il est curieux de voir ce qui en est ressorti et l'interprétation que le sculpteur a pu en faire.

Même quand il s'agit de lui soumettre les premières ébauches de son travail Bennet maitrise sa petite présentation, et les yeux d'Eddie suivent alors non sans excitation le geste du sculpteur qui vient retirer le voile pour dévoiler quatre modèles de Pierrots réduits. « Tous ces détails pour des maquettes, t'es pas un peu fou ? » En tant que client il se réjouit bien évidemment de pouvoir se rendre aussi fidèlement compte de ce qui l'attend à taille réelle, mais il ne peut pas s'empêcher d'y voir une dépense de temps et d'énergie trop importantes par rapport au sort qui sera réservé à trois de ces maquettes, car Eddie en choisit une et puis les autres, que deviennent-elles ensuite ? Et en même temps il comprend, ce n'est juste pas pareil dans son monde où on a tendance à s'économiser durant les répétitions pour tout donner le jour J. Bennett est un vrai passionné qui ne compte pas son temps ou un acharné qui aime se faire du mal, l'un n'empêchant cependant pas l'autre. Eddie prend le temps de tous les observer ces Pierrots, tenant compte des précisions du sculpteur même s'ils dégagent à eux seuls très bien les émotions dont on a cherché à les habiller. C'est là que Bennet s'impose comme un homme de talent, et là que le danseur s'incline. Il va d'ailleurs très vite trancher en faveur de l'un d'eux, car l'évidence se dresse devant ses yeux. « C'est lui. » il affirme en désignant d'un mouvement de la tête le Pierrot ingénu. Il n'y a pas de doute possible ni d'approximation dans sa voix car ce Pierrot l'appelle depuis son socle. Les autres ne le laissent pas de marbre bien qu'ils en soient possiblement faits mais il sait ce qu'il recherche Eddie, et sa place est déjà acquise dans la représentation mentale qu'il se fait du show. Tout se dessine déjà à la perfection autour de ce Pierrot, Bennett n'a plus qu'à lui faire la même chose à la taille qu'ils s'étaient dit - et qui n'évoluera pas, pour celui-là - et il tiendra là le grand protagoniste de son spectacle. « Je le vois déjà en fait, il me le faut. » Eddie se projette et se plait à le visualiser à sa taille définitive, c'est une question d'imagination et on sait qu'il n'en manque pas. Un Pierrot pur et candide, peut-être un peu benêt aux yeux de certains, qui collera à merveille avec l'univers de rêve et d'innocence qu'il a en tête. Un monde de blanc et de bleu, rafraichissant et emprunt d'une certaine naïveté. Bennett le comprend, Bennett sait écouter et retranscrire avec ses mains ses attentes pourtant complexes. Certes c'est son boulot mais ce n'est pas parce qu'on fait appel à un professionnel qu'on ne peut pas être mal compris, Eddie avait d'ailleurs cette crainte de devoir s'y reprendre à plusieurs fois pour que le sculpteur saisisse bien ce qu'il veut mais il comprend maintenant que ce ne sera pas nécessaire. Il ne peut même pas chipoter sur un détail qu'il voudrait voir autrement car vraiment, il n'aurait pas pu l'imaginer correspondre davantage à sa requête même s'il l'avait voulu. C'est toujours difficile de décrire précisément ce que l'on souhaite quand la principale référence que l'on a se trouve dans sa tête et que les mots n'en parlent pas aussi bien que l'esprit, il a même pensé après coup à des choses qu'il n'a pas dites en passant sa commande mais que Bennett est visiblement allé chercher lui-même, en trouvant on ne sait trop comment le plan d'accès à l'esprit du danseur.

Alors oui, l'autre fois la lune a beaucoup plu et Eddie a fait forte impression auprès de ses collègues en revenant avec celle-ci, y compris auprès de Charles qui a bien dû reconnaitre que le jeunot était allé au bout de son initiative en dénichant un fournisseur de choix pour leurs décors. Bennett l'ignore mais le théâtre est un vaste monde qui pourrait lui ouvrir grand les bras si son travail tape dans l'œil de grands noms du métier, à l'image d'autres metteurs en scène qui pourraient vouloir s'approvisionner au même endroit. On puise l'inspiration chez les uns et les autres, c'est courant dans le monde du spectacle et un bon filon ne reste jamais en possession d'un seul homme s'il peut profiter à d'autres, d'où le fait qu'Eddie n'aura peut-être même pas besoin de faire la pub de Bennett en fin de compte. Mais le théâtre, pour le moment il capte que ce n'est pas du tout une terre connue du sculpteur. Il dit bien lui-même n'y avoir jamais mis les pieds, et là on imaginerait sûrement Eddie s'arracher les cheveux de la tête or non, il ne trouve pas ça tellement plus aberrant qu'autre chose. Le bonhomme a beau être très autocentré il conçoit quand même que ses intérêts ne sont pas ceux de tout le monde, toutefois il a presque envie de se lancer un challenge perso : celui de lui faire découvrir son monde vu qu'actuellement il baigne un peu dans le sien et puis de le lui faire aimer, tant qu'à faire. « Que déjà il rate quelque chose. » C'est une réponse qui coule de source venant d'Eddie, mais à ses yeux il n'est jamais trop tard pour s'initier à de nouvelles choses. Le tout étant de lui donner envie, c'est donc le moment autopromo du jour sponsorisé par une bonne dose de culot et d'amour-propre. « Et si c’était un show dans lequel je performais je lui dirais de ne pas passer à côté de l'occasion de voir sur scène l'un des meilleurs danseurs de cette ville, car c'est pas donné à autant de monde qu'on croit. » il balance avec l’assurance qu’on lui connaît, et encore il a la bonté d'inclure d'autres danseurs et d'admettre qu'il n'est pas le seul à toucher l'excellence du doigt dans ce domaine. Il n'y peut pas grand-chose Eddie, il finit simplement par croire ceux qui louent ses performances et le présentent comme un prodige. « Mais je suis aux commandes cette fois, alors cet argument n'est pas recevable. » Et Eddie ne peut pas encore trop s'envoyer de fleurs en tant que chorégraphe chaussant les pompes du metteur en scène car c'est la première fois qu'on lui confie les rênes d'un spectacle dans son entièreté, et s'il ne redescend pas très vite sur terre ça pourrait aussi bien être la dernière malgré le succès que celui-ci pourra rencontrer. Il ne cache en tout cas pas la très haute estime qu’il a de son art, même s’il en rajoute aussi un peu pour l’exercice il faut le dire, car tout danseur a ses failles et ses moments de doute. « Ceci dit tu as peut-être des enfants, et je crois - non, je sais - que c’est un spectacle qui mettra des étoiles dans les yeux de n’importe quel gosse. J’ai d’ailleurs prévu que les adultes n’y échappent pas non plus. » Comme un déferlement de magie prêt à emporter tout le monde, les grands comme les petits, les vrais amateurs de danse comme les simples curieux. Mais l’histoire racontée à travers ce ballet contemporain et aérien devrait tout particulièrement parler à un public jeune, ce qui n’est pas toujours le cas pour les spectacles de la Northlight. Eddie décide de jouer là-dessus sans même connaître la situation familiale de Bennett, car ces deux-là sont encore loin d’être intimes. S’il se plante il aura peut-être l'air con mais il aura au moins vendu comme il se doit son show, qu'il compte bien rendre aussi grandiose qu'il le dit et que les créations de Bennett participeront à rendre d’autant plus spectaculaire. La grandeur appelle la grandeur, il ne chipote donc pas sur la taille de sa lune sans être certain de l'immense différence que ça fera. « En un mot : éblouissant. » Il l'a d'ailleurs promis à Callie, qui s'attend maintenant elle aussi à en prendre plein les mirettes sans même savoir ce que son ainé prépare - elle lui fait juste confiance pour assurer, l'échec ne faisant pas partie du vocabulaire des Yang. Il ne veut pas se contenter d’un rendu qui surprendra les spectateurs le temps d’une seconde Eddie, ce qu’il veut c’est les transporter dans un autre monde et qu’ils ressortent du théâtre complètement envoûtés. Que les tableaux chorégraphiques, les costumes ou encore l’atmosphère toute entière du show les hantent et reviennent en flash quand ils ferment les yeux. Alors oui il va mettre le paquet et il croit vraiment que s’il faut répondre présent pour un show cette année ce sera pour celui-là. Il n’a pas la prétention de dire qu’il prépare le spectacle de l’année Eddie, mais certainement bien assez d’ambition et d’idées pour y prétendre. « Tu dois même plus compter les heures que tu passes sur chaque création, t'as jamais envie de voir ce qu'elles deviennent en dehors d'ici ? » Bennett ne garderait donc de ses sculptures que l'image qu'il peut s'en faire dans son atelier où la luminosité laisse un peu à désirer, et même si à force de travailler dessus il semble évident qu'il les connait sous tous les angles il doit être possible de les redécouvrir différemment dans un autre cadre, comme implantés dans un décor vivant pour le cas présent. Eddie trouverait ça gratifiant à sa place mais justement il n'est pas à sa place, alors il peut toujours interroger mais pas juger l'artiste. « La commande la plus farfelue qu'on t'ait passée, c'était quoi ? » Il se doute bien que Bennett a déjà eu à faire à bien plus alambiqué que son histoire de Pierrot, durant une carrière qu'il imagine longue sans certitude toutefois qu'il a derrière lui toute l'expérience qu'il est tenté de lui prêter.



Spoiler:
 








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Bennett Giller
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ÂGE : 37 ans, l'approche tranquille de la quarantaine, esprit libéré de la crainte des années.
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MÉTIER : Sculpteur de rêves, ciseleur d'illusions, polisseur d'images en trois dimensions. Il voue sa vie à l'art du volume, pétrit les formes pour les dompter, cherche dans ses doigts le contour d'un autre monde.
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Message(#) Sujet: Re: nothing is ever lost in the name of art (eddie) nothing is ever lost in the name of art (eddie) EmptyMar 23 Fév 2021 - 0:51



Moins de fierté que d’expectative, dans les regards de Bennett qui scrutent attentivement les micro-expressions de son interlocuteur. Eddie s'en sortait plutôt bien ; n'ayant pas eu la mauvaise idée de ressembler à la plupart des clients du sculpteur, puisque ce dernier semblait accorder de l'importance à sa réaction, la capter dans les moindres variations, acérer ses iris pour mieux décortiquer une éventuelle déception. « Tous ces détails pour des maquettes, t’es pas un peu fou ? » Complètement, fou à lier, à en crever, à perdre son sommeil sur d’infimes détails, à s’évader d’une chambre inutile à ses insomnies pour s’effacer dans l’atelier ; à y rester même sans avoir la force de travailler, rasséréné par la présence physique et silencieuse de formes immobiles qui lui parlaient, muettement, la langue de l’art. Et à quoi servaient les forces vives, qui passeraient avec les années, si ce n’était pour les plonger jusqu’au bout dans la seule chose qu’il savait faire à peu près correctement...? « J’ai que ça à faire toute la journée, » répond-t-il pour ne pas le confirmer trop vite dans sa première impression – il n’y aurait personne pour voir ce qu’il pouvait bien faire qu’il y resterait, dans l’atelier où l’homme se battait sans cesse avec la poussière ; son salut dans quelques dizaines de mètres carrés, sa cathédrale basse de plafond, aux idoles imparfaites. C’était moins une histoire de démence que de nécessité ; moins de perfectionnisme que de peur d’avoir les mains inertes. La bougeotte ; maladie d’art. Eddie devait le comprendre. Que les journées fassent cinquante-neuf heures au lieu de vingt-quatre ; on trouverait Bennett au même endroit, si ce n’était pour sa vie de famille. « C’est lui. Je le vois déjà, en fait, il me le faut. » Les doigts de Bennett glissent avec une tendresse méfiante sur la tête de l’heureux élu – des fois qu’il sortirait de l’argile pour grimacer à plein visage et ruiner la nuance qui avait séduit Eddie. (Connaisseur de ses bêtes, de la tendance qu’elles avaient à s’enlaidir lorsqu’il pensait enfin tenir le bon bout.) Il quitte sans regret les ébauches qui traineraient çà et là pendant quelques jours ou semaines, avant d’être épurées par les salves de ménage régulières qui formaient l’interminable dynamique de l’atelier ; Pierrot classieux, pensif et triste iraient mendier la faveur du destin ailleurs. « Il est bientôt à toi. » Parce que Bennett aussi avait le sens de la mise en scène, le tissu précédemment ôté retrouve sa place au-dessus des condamnés ; mort-nés, les pauvres innocents, crevés dans l’œuf par l’arbitraire du danseur, selon une sordide sélection naturelle. L’étincelle de satisfaction dans les yeux d'Eddie était bien la seule chose revigorante dans l’embêtante nécessité qu’il était d’accepter des commandes pour vivre au lieu de ne se livrer qu’aux projets de son âme – certes abstraits, chimériques, intangibles. « Que déjà il rate quelque chose. Et si c’était un show dans lequel je performais je lui dirais de ne pas passer à côté de l’occasion de voir sur scène l’un des meilleurs danseurs de cette ville, car c’est pas donné à autant de monde qu’on croit. » Bennett n’est pas du genre à s’irriter de l’assurance des gens ; on vivait plus dangereusement, plus intensément en étant conscient de sa force ; quant au ridicule et à la débâcle, c’était un risque à courir. Son auto-proclamé meilleur ami et peintre le plus talentueux d’Australie lui avait appris à supporter sans broncher les formes les plus élaborées de narcissisme ; ce n’était pas la fougue d’une vingtaine et demi avec la gloire (ou la chute) devant soi qui lui feraient hausser un sourcil désapprobateur. « Ceci dit tu as peut-être des enfants, et je crois – non, je sais – que c’est un spectacle qui mettra des étoiles dans les yeux de n’importe quel gosse. J’ai d’ailleurs prévu que les adultes n’y échappent pas non plus. » Mais c’est qu’il parle bien, et qu’il coche toutes les cases, le communicant du théâtre – standardiste à ses heures perdues ou carrière manquée de publicitaire. Un sourire discret passe sur le visage du sculpteur. Ce serait trop facile de penser que la mention du jeune public suffirait à convaincre Bennett, par simple levier de paternité gâteuse – ce serait trop facile ; ça l’est, en effet, et ça marche pas si mal. Même s’il doutait que son bambin de deux ans et demi soit très sensible à la subtilité d’un Pierrot ou à l’élégance chorégraphique déployée ; même s’il lui faudrait quitter son siège pour aller rassurer le môme et lui souffler que mais ça ne fait que vingt minutes, Jon, tu vas pas me faire une crise devant tout le monde, là ? Détails qui n’entraient pas dans la promotion savamment menée d’Eddie, mais on ne pouvait pas tout calculer à la perfection, pas vrai... « En un mot : éblouissant. » « Tu devrais faire les plateaux-télé, avec cette confiance, » observe-t-il, question de milieu. Le cliché de l’artiste mutin et enroué dans sa bohème intérieure devait être plus fréquent dans le plastique que dans le spectacle ; et pour ce qu’il avait rencontré de types incapables d’aligner trois mots pour vendre de quoi payer leur loyer – parfois, il en faisait partie –, Bennett savait apprécier une dose de mise en valeur. Entre le travaille en silence et la brillance assumée, Eddie avait ait son choix, non sans corroborer un certain cliché que le sculpteur aurait de cette espèce de gens dont recelait la scène. « C’est commun, de ‘prendre les commandes’ à vingt-deux ans ? » Demande-t-il en évaluant à vue de nez l’âge d’Eddie, pas le compas dans l’œil, sans doute pas trop loin non plus. La verve exigeante et enflammée du jeune homme trahissait la vingtaine de la pièce d’à côté. « Tu dois même plus compter les heures que tu passes sur chaque création, t’as jamais envie de voir ce qu’elles deviennent en dehors d’ici ? » Nuits blanches et nuits noires pouvaient bien se confondre dans le labeur le plus passionné ; après quelques jours d’idylle romantique, la maitrise de la matière redevenait ce qu’elle était fondamentalement, une angoisse, une lutte, une guerre à mort entre lui et l’idée, le schéma et sa réalisation. La multiplicité de son travail, éparse dans l’atelier, opérait comme un voile de tranquillité ; mais en face à face individuel, la sculpture finissait toujours par prendre un ascendant psychologique étrange sur lui, entamant un dialogue d’amour-haine où le rapport de l’œuvre au créateur vacillait, parfois.

Le temps passé à fixer l’inachevé dépassait largement celui à le dompter. Blanc des yeux, télépathies sourdes. Il essayait de les convaincre de se plier, avançait des arguments mentaux avant de passer en force. A l’heure de la livraison, tout ce qu’il pouvait bien avoir fait lui sortait par les yeux, il s’en débarrassait volontiers, et avec des remerciements ; plus tard, plus tard seulement il serait en mesure de prendre du recul. Il vivait sur cette corde-là ; pas trop mal, pour l’instant. « Elles finissent par me mettre hors de moi au bout de quelques semaines, elles partent sans regret, » lâche-t-il avec un sarcasme mêlé d’amusement. « Mais tu peux réserver quelques places, ta mise en scène réussira sans doute à passer au-delà de ce… souci. » Eblouissant, qu’il disait – il le prenait au mot ; Bennett adore les mots, employés parcimonieusement, avec justesse et précision. Et moins asociable qu'il y parait, pourvu qu'il garde à peu près la main. « La commande la plus farfelue qu’on t’ait passée, c’était quoi ? » La moue et la direction de ses pupilles disent bien assez l’ingratitude du métier, la difficulté de sélectionner les profils de clients tolérables lorsqu’ils n’étaient tout simplement pas assez pour remplir ses besoins – quelques visages d’une netteté fulgurante passant devant ses yeux tandis que son bras a un geste vague de négation. Le palpitant étant moins dans ce qu’on lui demandait que dans les remarques qu’on se permettait de lui faire une fois le travail entamé ou achevé. « J’ai eu une petite statue de la liberté remaniée pour un fanatique d’Elvis… des choses incompatibles avec la gravité, régulièrement… beaucoup d’autoportraits à embellir pour éviter qu’on porte plainte contre moi… et puis parfois j’accepte du contemporain, même si c’est exactement ce que tu imagines. » Bennett le chevalier de la Renaissance, renier sa belle époque d’art marchand et de chèques en clair pour du jamais-vu ? Si ça avait un sens pour ceux qui étaient prêts à mettre le prix, il n’allait les forcer dans le droit chemin. Ce qu’il en avait brodé, des symboles absurdes et des entrelacs de plâtre avec l’air profond… des horreurs, mais c’était du vendu, ça n’était pas lui. Tant pis pour la grande idée de l’art. Des histoires moins drôles, aussi. On l'avait déjà prié de ressusciter un mort dans la pierre à partir de photos, pour la tombe. L’hétérogénéité de sa profession n’avait de limites que le besoin de l’humain de se recréer des images tactiles là où il n’y avait plus rien. Deux fois, le coup du cimetière. Plus acceptable que celui du Narcisse des temps modernes qui se voulait en marbre et cristal sur sa console d’entrée… « Je vis principalement du fait que les gens ne savent pas où mettre leur argent – » des restes des contradictions du sculpteur, entre conviction de l’universalité de l’art et relents d’élitisme qui se refusaient à accepter l’avis de n’importe qui sur les choses sérieuses et inutiles qu’étaient des peintures, des œuvres en trois dimensions, ou à peu près tout ce qui pouvait tomber sous le coup de sa propre critique. « Tu travailles pas sur commande, si ? C’est très à la mode ici… » A quoi pouvait ressembler un danseur à qui on dictait ses mouvements, Bennett ne le savait pas plus qu’à quoi ressemblait un danseur tout court, en la personne d’Eddie ; mais après tout, ces temps et ceux d’avant avaient décidé de prostituer l’art jusqu’au dernier centime ; pourquoi le théâtre y échapperait ?

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the birds up on the wires
— and the telegraph poles I've seen desperation explode into flames And I don't want to see it again ; From all of these signs saying "Sorry, but we're closed"  φ  All the way down the Telegraph Road —
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